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Missive de Qhorin Fléaufort adressée à Lady Eleanor Tully

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Message Dim 28 Oct 2012 - 20:11

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis son arrivée à Castral-Roc. Les Lannisters se comportaient comme de parfait hôtes, tout du moins en apparence. Les moindres besoins de Qhorin étaient pris en charge par toute une armée de domestiques, à tel point qu'il lui était parfois difficile de retrouver ses propres affaires. C'est d'ailleurs au fond d'un coffre de sa chambre qu'il tomba nez à nez et tout à fait par hasard sur son escarcelle de voyage. Sans trop savoir pourquoi, il en parcourut le contenu. La corne dans laquelle il transportait son eau lui remémora son court passage à Vivesaigues et sa rencontre avec Lady Eleanor. Quelque soit le nombre d'années que les Dieux consentiraient à lui accorder, il doutait revivre un moment aussi singulier que celui-ci. Ses mains fouillèrent plus profondément dans le sac et finirent par extraire une vieillerie qu'il ne se rappelait pas avoir en sa possession. Entre ses doigts, le bois sombre semblait fragile, prêt à rompre à la moindre pression qu'il pouvait exercer.

Le peigne de Lady Tully....

Et là, les paroles de la jeune Dame lui revinrent aussi nettement que si leur rencontre avait eu lieu quelques heures auparavant.

"Je n'aurais pas pu supporter de le perdre ou de l'abîmer, c'eut été une vraie catastrophe pour moi…"


Lorsque le Mestre de Castral Roc avisa Qhorin, l'homme lui accorda un froncement de sourcil suspicieux. Qhorin avait eu recours plusieurs fois à ses services depuis son arrivée, pour d'autres correspondances bien différentes de celle-ci....
Il tendit la petite missive à l'homme en charge des corbeaux en se contentant de lui dire:

"Vivesaigues"

Le message était court et Qhorin avait pris soin de rester très évasif dans les termes qu'il avait employés. Il ne savait pas combien d'yeux liraient ses lignes avant qu'elles parviennent à Eleanor. Il n'avait pas non plus utiliser le sceau des Fléaufort pour le signer. Restant le plus discret possible. Même le parchemin utilisé était tout ce qu'il y avait de plus commun, son écriture minuscule afin de tenir sur la surface bien plus réduite que celle des missives habituelles.

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Message Mer 31 Oct 2012 - 21:40

La panique. Voilà le sentiment qui l'avait habitée lorsqu'elle avait quitté Qhorin pour regagner Vivesaigues. Elle avait paniqué à l'idée d'être surprise par Mère puis lorsqu'elle avait fini par se calmer, les choses avaient empirées lorsqu'elle avait découvert qu'elle avait laissé son peigne entre les mains du jeune Fléaufort, sans le moindre espoir de le revoir un jour, ne sachant même pas où il s'était rendu par la suite. La panique avait fini par laisser la place à une triste résolution, Eleanor ne se faisant pas vraiment d'illusions quant à l'avenir de ce qui n'était qu'un morceau de bois sans valeur pour la plupart des gens.

Plusieurs journées s'étaient écoulées sans qu'elle ne puisse expliquer son indicible tristesse sans avoir à raconter le reste des évènements et elle avait réussi tant bien que mal à occulter la disparition du petit peigne sans que personne ne lui pose trop de questions. Elle avait beau eu tenter de se remémorer la conversation qu'elle avait eue avec Qhorin, impossible d'avoir la moindre de la direction qu'il avait prise. Elle avait vaguement envisagé d'envoyer un corbeau mais, n'ayant aucune idée du temps qu'elle devrait attendre avant d'avoir une réponse, elle avait abandonné l'idée, non sans regret.

L'arrivée du corbeau et la missive quelque peu mystérieuse l'avait inquiétée au premier abord avant de la remplir de joie. Son précieux peigne n'était pas perdu corps et biens et, mieux encore, Qhorin songeait à le lui rendre au plus vite ! Pourtant, elle était quelque peu intriguée par les termes employés par le jeune Fléaufort dans sa missive. Après tout, il ne s'agissait que d'un objet des plus communs pour la plupart des gens et tout le mystère qui semblait entourer la lettre n'était pas sans étonner la jeune femme.
Peut-être songeait-il simplement à la protéger et à lui éviter de devoir se justifier quant aux circonstances de la perte de son peigne. Cela n'aurait pas étonné Eleanor qui se rappelait non sans une certaine gêne, la chevalerie dont il avait pu faire preuve malgré un contexte des plus délicats.

Dès que l'occasion lui avait été donnée, elle s'était précipitée en direction de la bibliothèque pour rédiger un petit billet en réponse à celui de Qhorin, essayant de rester la plus discrète possible. Il y avait là quelque chose de déroutant à agir en secret et elle n'arrivait à se décider si elle trouvait la chose amusante ou tout simplement inquiétante. Toujours est-il qu'elle allait enfin pouvoir retrouver ce qu'elle avait perdu, le reste n'avait que peu d'importance finalement.

Attablée à l'une des grandes tables de bois, elle avait écrit avec application, réfléchissant à chacun des mots qu'elle emploierait et à la façon dont elle pourrait retrouver la personne qu'enverrait Qhorin sans pour autant aviser qui que ce soit des évènements.








Messire Qhorin,

Je ne saurais vous dire à quel point j'ai été heureuse de recevoir votre missive. Outre le fait que vous semblez vous porter au mieux, elle me rassure sur le destin de ce que j'ai perdu ce jour-là.

J'étais sûre de devoir faire une croix sur cet objet qui m'est si cher et dont je ne me suis pas séparée durant des années. Tout ce qui est arrivé n'est dû qu'à ma maladresse et ma propre négligence, non la votre, vous n'êtes nullement à blâmer dans cette histoire.

Je vous remercie de songer à me le rendre aussi promptement. Comme je tiens à le récupérer sans passer par un intermédiaire, je me tiendrais en amont du lieu où nous nous sommes rencontrés sur la Ruffurque, la journée qui précèdera la nouvelle lune. Je pense que cela laissera amplement le temps au corbeau de faire le chemin jusqu'à vous et à votre homme de venir jusqu'à moi. S'il s'avère que le temps vienne malheureusement à manquer, je reviendrais la semaine suivante.

Encore une fois, je ne saurais trouver les mots pour exprimer toute ma gratitude à propos de tout ce que vous faites pour me restituer mon bien. J'espère que nos routes viendront à se recroiser un jour. D'ici là, que les Sept veillent sur vous.

Eleanor


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