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Une rencontre Fracassante - Aelana

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Message Lun 22 Oct 2012 - 21:02

[Rp se déroulant en 209, lors du tournoi]

Ahh … Les tournois … Fabuleux rassemblement d'innombrables chevaliers en quête de graver leur nom dans l'Histoire, d'honneur pour beaucoup, tout simplement de combats pour certains. D'autres encore, espéraient trouver femme en ces jours si particuliers. Après tout, n'était-ce pas un bon moyen, pour qui l'espérait, d'obtenir la main de celle qu'on nommait reine d'amour et de beauté ? Ou encore, combattre avec les faveurs d'une charmante demoiselle, et triompher de nombreux ennemis ? Oui, en ces jours, tous avaient de grandes choses à espérer.

Il y avait d'autres chevaliers, plus originaux, qui venaient à ce rassemblements pour d'autres raisons, plus … Particulières. C'était le cas d'un chevalier atypique, ser Dezial Follard, héritier de sa maisonnée, et marié à la belle lady Eriqa, née Massey. Tout deux s'étaient rencontrés au tournoi d'Accalmie, dix ans auparavant. Dès les premiers instants, le chevalier fut subjugué devant tant de beauté, et décida de porter ses faveurs, et les défendit chèrement contre une poignée d'ennemis, avant de chuter face à ser Lothar Celtigar, une vieille connaissance, rencontré lors de la bataille d'Herberouge, il est l'homme à qui le jeune chevalier doit son surnom : le miraculé. Se retrouver sur les premières lignes, si jeune, personne n'aurait parié sur son retour, et pourtant, malgré une blessure sur le pectoral droit, l'ambidextre revint quasiment indemne. Alors, en rigolant, le chevalier au crabe, le surnomma « Le Miraculé ». Enfin, pour en revenir à l'histoire qui unit Dezial et Eriqa, leur amour réciproque s'est très vite déclaré, et, pour en quelques sortes fêter leur rencontre, tout deux ne manquent aucun tournoi, se remémorant chaque fois ce jour magique.

Le tournoi dont il est question aujourd'hui, est celui se déroulant à Cendregué, en l'honneur de la naissance de la fille du lord. Et, pour l'occasion, une joute très spéciale fut organisée, des équipes de cinq, affrontant cinq autres chevaliers. L'équipe gagnante restait en place, et ainsi de suite.

En ce jour, le hasard voulu que, l'héritier de Castel-Fol tombe avec une équipe de chevaliers sans noms, et, tous perdirent très vite. L'un d'eux, cependant, un certain Joffrey, réussit à tenir quelques assauts avant de sombrer à son tour, hargneux d'avoir perdu aussi lamentablement, il devait passer sers nerfs sur quelque chose, ou quelqu'un. Ser Dezial revint très vite retrouver sa dulcinée, qui lui offrit un doux baiser sur le coin des lèvres, une « récompense bien méritée ». Il était vrai que le Follard était bien plus adroit au sol avec ses deux lames qu'à cheval avec une lance. Alors que tout deux s'apprêtaient à rejoindre les tribunes, l'homme colérique refit son apparition, interpellant le chevalier de blanc et de rouge.

« Hé bien, félicitations à notre noble Fou, qui nous a démontré tout l'étendu de son talent aujourd'hui ! Elle est bien belle la noblesse ! »


L'héritier ne fit pas cas de toute ses paroles, il souhaiter juste passer une bonne journée en compagnie de sa femme, qui, sans le savoir, était l'une des dernières occasions de pouvoir lui tenir le bras, et partager de la joie avec elle. D'autant plus que, ce que venait de dire l'étranger n'était pas tout à fait faux, Dezial avait perdu lamentablement, il n'y avait rien à ajouter. Malheureusement, ser Joffrey n'en avait pas fini. Voyant qu'on l'ignorait, sa rage monta d'un cran, et, de nouveau, il prit la parole.

« Sans doutes avait-il l'envie de retrouver les cuisses de sa femme pour s'y glisser. Je gages que celles-ci sont douce et accueillante, j'aimerais bien goûter à cela. »


Lui qui était pourtant si calme d'habitude, s'énerva prodigieusement. Serrant son poing avec force, tout en se mordant la lèvre, il abandonna sa femme, qui le laissa faire avec un léger sourire satisfait. Comme si ce qui allait se passer lui était déjà connu. Le Follard s'avança vers sa cible, les yeux injectés de sang, tout son être respirait la colère, l'envie de vengeance, de sang. Il avait eu l'habitude qu'on dise des choses sur lui. Il était l'héritier d'une petite Maisonnée, il n'était pas des plus intelligents, n'était pas un grand jouteur, et n'avait jamais fait grande choses de sa vie de chevalier, alors, il laissait passer. Mais … Sa femme, c'était différent, c'était son joyau, sa raison de vivre, sa joie. Impensable que l'on y touche, et elle, le savait très bien. Rares étaient ceux qui lui avaient manqués de respect, mais, à chaque fois, ces malheureux avaient finis dans le même état. En effet, Dezial n'était pas le plus grands des combattants, mais, ses deux épées pouvaient faire des ravages, d'autant plus que, cet homme semblait habité par une chance folle, ce qui lui valait un certain avantage contre de nombreux adversaires.

Alors, une fois proche de cet hautain personnage, qui avait sur ses lèvres un sourire provocateur, le chevalier qui était d'habitude souriant et généreux, décocha un violent crochet dans la mâchoire de son ancien coéquipier, qui se retrouva bien vite au sol, sans vraiment comprendre ce qu'il se passait, la face contre le sol, tandis que de ses lèvres s'échappait du sang, ainsi que quelques dents. Le gantelet avait fait des dégâts, c'était certain. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits, et regarda le Fou, qui dégaina ses deux lames, en lui criant dessus quelques mots.
« Dégainez ! Pour l'affront que vous avez fait, je vous donne la chance de défendre votre vie, en démontrant vos misérables talents de combattant. »


L'héritier de Castel-Fol fit un signe à Garth de le rejoindre pour lui apporter son casque, qu'il mit sur le champs, tandis que son adversaire se releva pour faire de même. Il ne prit pas la peine de prendre un bouclier, disant qu'il n'en avait pas besoin. Pour tenter de montrer sa supériorité, ce fut l'homme sans nom qui attaqua le premier d'un violent coup descendant, que l'ambidextre para sans mal de ses deux lames, avant de balancer un coup de pied dans le buste de son adversaire, qui le déstabilisa quelques instants, suffisamment pour recevoir un coup de pommeau en plein dans le visage, Ce qui le fut reculer de nouveau. Alors, les lames jumelles du blanc et rouge se mirent à danser pour frapper leur ennemis, qui tenta tant bien que mal de parer les coups. Plus le combat avançait, plus les spectateurs affluaient. Le style de Dezial semblait plaire à tous. Tous, sauf Joffrey, bien entendu. Ce dernier essaya de riposter par un estoc au visage, mais, le noble esquiva en se penchant sur le côté, tout en envoyant un direct en plein visage, suivi d'un coup d'épée dans le casque, ce qui le fit voltiger. S'ensuivit un nouveau direct dans le visage, non protégé cette fois, ce qui fit bien plus de dégâts, et, à nouveau les lames jumelles du chevaliers se mirent à danser, frappant de toute part l'armure de l'effronté, causant des dégâts ça et là, réussissant même à traverser celle-ci sur quelques endroits. Ser Joffrey finit par tomber au sol, et, le Follard en profita pour se positionner au dessus de lui, tenant ses épées telles une paire de ciseau autour de la gorge de celui-ci, prêt à faire le dernier geste, avant qu'une douce voix n'intervint pour le stopper.
« Non ! Mon très cher, ne venez pas tâcher de son sang un jour tel que celui-ci. Ne vaut-il mieux pas pour lui de vivre dans une telle honte ? »


Son époux la regarda d'un ait interrogateur, avant de se reporter à nouveau sur l'homme au sol.

« Vous avez de la chance. J'espère seulement que pour vous, il n'y aura pas de prochaine fois. Je ne serai pas aussi clément, la folie pourrait réellement m'emporter cette-fois. »


Rengainant alors ses armes, le futur seigneur se retira pour aller retrouver son épouse. Malheureusement, l'homme au sol n'était pas de cet avis, la rage montait en lui de plus en plus. Il se releva d'un bond, et se rua vers le couple, prêt à asséner un coup de poing furieux à la jeune femme. Le comble du déshonneur. Dezial s'interposa, et prit le poing dans l'épaule, alors, attrapant la tête du furieux, il lui mit un violent coup de casque dans le front, et l'envoya vers Garth, le colosse de Castel-Fol, qui, joignant ses deux mains, lui envoya un coup sur la tête surpuissant, lui faisant perdre ainsi ses esprits. Le bruit fut impressionnant.
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Message Ven 2 Nov 2012 - 12:20

En cette année 209, le tournoi de Cendregué avait été l'occasion d'un long voyage. L'évènement était organisé par le seigneur éponyme pour fêter les treize ans de sa fille, et attirait des jouteurs et des spectateurs de tout Westeros, notamment des membres de la famille royale. Lord Edward Velaryon avait profité de ce déplacement massif de gens importants pour peut-être trouver un époux convenable pour sa fille aînée, Aelana. Laissant Lamarck aux mains de son épouse, lady Ylen, il prit donc la route du continent et du Bief avec une importante escorte, ses deux frères cadets Soren et Willem, qui participaient tous deux aux joutes pour l'honneur de leur maison, et ses deux filles. Aelana, la plus âgée et indomptable des deux, avait dix-sept ans, et depuis la mort de son frère et seul héritier mâle du fief, était promise à un mariage d'intérêt qui aurait lieu le plus rapidement possible. Seule la grande exigence de son père l'avait pour le moment gardée d'un mariage forcé qu'elle ne goûtait guère. Sa jeune sœur, Laïla, avait quant à elle quatorze ans, et était aussi douce et docile que l'était sa mère. Le Sire des Marées avait décidé de lui faire profiter de ce voyage à elle aussi pour la former, et peut-être pour contracter également une alliance matrimoniale intéressante pour elle.
Le trajet séparant Lamarck de Cendregué était particulièrement long, et le temps passait encore moins vite derrière les vitres d'un carrosse. Aelana regardait le paysage défiler en sentant sa patience s'effilocher. De temps à autres, elle jetait un coup d'œil désabusé à sa sœur, très absorbée dans sa broderie au côté de leur Septa. La jeune fille se demandait comment sa cadette parvenait à quoi que ce soit avec les cahots de la route qui les secouait irrémédiablement. Fort heureusement, son oncle Willem avait réussi à faire pression sur son père pour qu'elle puisse emmener une tenue de monte pour le voyage, ainsi que sa jument, ce qui lui permettrait de chevaucher une partie du voyage. C'est avec un réel bonheur qu'elle put profiter d'une pause pour se dégourdir les jambes puis se mettre en selle aux côtés des hommes de sa famille, goûtant au simple plaisir de monter à cheval.

Après des semaines de voyage, le convoi de Lamarck parvint enfin à destination. Aelana n'en était pas à son premier tournoi, mais chaque fois elle ressentait ce même émerveillement devant le spectacle qui s'offrait à elle, cette même bouffée d'excitation absurde, un peu comme si elle-même allait jouter. Cendregué était toutefois bien plus impressionnant que les autres tournois qu'elle avait pu voir : partout, on voyait des tentes à perte de vue, se dressant dans les champs alentours en une multitude de taches bariolées. Un nombre incalculable de bannières flottaient au vent, représentant toutes des blasons de familles présentes. Elle était capable d'en reconnaître certains : le cerf noir Baratheon, le lion d'or Lannister, l'aigle Mallister, la truite Tully, la pomme rouge Fossovoie et bien d'autres... mais il en restait également qu'elle ne parvenait pas à se rappeler, malgré les connaissances qu'elle avait pu engranger en la matière. Elle se promit de remédier à cette lacune dès qu'elle serait de retour chez elle. Mestre Jehan possédait de nombreux livres et parchemins traitant des maisons des Sept Couronnes, qui ne demandaient qu'à être potassés pour parfaire ses connaissances.
Ils se rendirent à leur pavillon, vaste et placé à proximité de celui orné d'un certain dragon rouge tricéphale, afin de s'installer. En regardant autour d'elle, la jeune fille sentait une pointe de regret la tenailler, sentiment encore renforcé quand elle vit ses oncles se préparer à la joute en faisant l'inventaire de leur matériel et en allant se renseigner sur leurs adversaires. Elle aurait aimé être un homme, un chevalier, pour pouvoir prendre part à l'évènement par elle-même, et non pas depuis les gradins. Son frère aurait sans doute aimé jouter, lui aussi, mais l'Etranger l'avait pris il y a quelques années déjà... Il aurait eu vingt ans à l'heure actuelle, et Aelana ne doutait pas qu'il aurait pu se distinguer dans ces passes d'armes. Sans doute aurait-il déjà été marié, et la pression sur elle-même pour lui trouver un époux aurait sans doute été bien moins importante... Mais les choses en étaient ainsi, et elle devait s'en accommoder. Au moins son plaisir d'assister au tournoi n'était-il pas entamé.

Lorsque les joutes commencèrent, elle se retrouva installée dans les gradins auprès de son père et de sa sœur, à une place privilégiée qui lui permettrait de ne pas perdre une miette du spectacle. Des chevaliers prestigieux allaient jouter, de même que de grands seigneurs, et c'était donc des affrontements de premier choix qui aillaient se dérouler. La jeune fille aimait les démonstrations d'armes, encore plus lorsque les hommes qui les faisaient maîtrisaient des techniques particulières. Naturellement, elle supportait de tout son cœur ses deux oncles, ce qui ne l'empêchait pas de porter un œil très attentif sur les techniques de chacun. Elle avait le sens de l'observation, et le nombre incalculable d'heures qu'elle avait pu passer à regarder s'entraîner les hommes de sa famille lui avaient permis d'acquérir une certaine connaissance, à son niveau.
Nombreuses furent les passes à opposer de valeureux combattants, ce jour-là. Ils étaient réunis en équipes de cinq qui s'affrontaient, celle qui vainquait restant en place pour affronter la suivante. A chaque nouvel assaut la foule des vilains, agglutinée dans une masse compacte près des lices, où chacun se pressait contre son voisin pour mieux voir, poussait des rugissements enthousiastes. Dans les gradins, les réactions étaient plus mesurées, plus... nobles. Assise près d'Aelana, sa sœur ne pouvait parfois retenir une exclamation angoissée quand un jouteur tombait à bas de sa monture. La tête plus farcie de contes que son aînée, Laïla faisait preuve d'une innocence et d'une naïveté touchante. Aelana avait déjà vu mourir des hommes, surtout durant des tournois, aussi se montrait-elle plus... réaliste. Elle connaissait les risques courus par les jouteurs, et en conséquence, elle priait pour que rien de fâcheux n'arrive à Soren et Willem.

Après un nouvel échange où la victoire d'une des deux équipes en lice fut particulièrement écrasante, la jeune fille annonça vouloir se dégourdir les jambes. Il y aurait un temps de vacance entre la passe qui venait de s'achever et la suivante, et elle se sentait des crampes désagréables qui lui couraient depuis les fesses jusqu'aux mollets à force de rester assise. Lord Edward fronça les sourcils à sa requête, préférant de toute évidence profiter de ce temps mort pour parler avec ses pairs et peut-être négocier un mariage juteux et avantageux. Connaissant cependant suffisamment sa fille pour savoir qu'elle n'en démordrait pas, il lui accorda ce qu'elle demandait avec un léger soupir, mais en la plaçant sous la garde de six hommes d'armes de la maison, sans qu'aucune négociation soit possible. Aelana ne s'en offusqua pas, consciente de ce qui pouvait arriver à une femme dans un camp de combattants, où tous n'étaient pas forcément recommandables... Elle n'était pas sans ressources, mais elle n'était pas idiote non plus : elle savait qu'elle serait incapable de tenir tête à un chevalier.
Ce fut donc sous bonne garde qu'elle put quitter les gradins pour déambuler un peu entre les tentes, un peu plus loin. Elle espérait croiser certains chevaliers qui s'étaient distingués, afin de les féliciter et de pouvoir peut-être échanger quelques mots avec eux. Alors qu'elle marchait, son attention fut attirée par un attroupement et des éclats de voix. En dépit des suggestions de ses gardes qui préféraient qu'elle en reste loin, elle s'approcha pour voir de quoi il en retournait. Elle reconnut sans peine deux des chevaliers qui venaient de se faire vaincre par une autre équipe, pris apparemment dans une rixe animée. L'un d'eux, à la chevelure sombre et bouclée, avait dégainé deux épées et sommait son adversaire de s'armer lui aussi. Puis, après quelques préparatifs minimes, ils se ruèrent l'un sur l'autre pour combattre. Loin de se soucier du fond de la querelle, la belle ne perdait pas une miette du spectacle offert par l'ambidextre. De sa vie, elle n'avait jamais vu quelqu'un se battre de cette façon. Toute à sa découverte, elle ne tint presque pas compte du déroulement des évènements, et du fait que l'un des deux adversaires aurait pu mourir sous les coups de l'autre. Dans sa tête se bousculaient des pensées, et il lui semblait absolument capital de réussir à parler à cet homme pour obtenir plus d'informations sur sa manière de combattre. Alors que l'ambidextre s'éloignait en compagnie de celle qui devait être son épouse, apparemment le sujet de l'altercation, l'autre tenta une attaque en traître. Il fut déconfit par un coup violent qui l'envoya valser dans les bras du colosse qui accompagnait le Follard – car Aelana venait de reconnaître l'emblème qui ornait sa tenue -, ce dernier l'assommant d'un seul coup puissant. La fin apparente de l'affaire dispersa les curieux, mis à part ceux qui traînaient l'inconscient probablement vers sa tente. Avant que le chevalier ne puisse s'éclipser, la jeune fille s'élança vers lui pour l'interpeller.


« Messer ! Un mot, s'il vous plaît !

Derrière elle, ses gardes se hâtaient de la suivre, soucieux de ne pas laisser la moindre chose lui arriver. Après avoir vu ce dont le Follard était capable, ils devaient se méfier un peu de ce qui pourrait arriver. On n'était jamais à l'abri de tomber sur un homme peu scrupuleux, qu'il soit chevalier ou non... et qu'il ait protégé sa propre femme ne signifiait pas qu'il était bien disposé à l'égard des autres. Pour l'heure, la jeune Velaryon n'en avait cure. Elle voulait satisfaire sa curiosité et sa soif d'apprendre, peu importait les risques. Par ailleurs, elle ne pensait pas l'homme mauvais... Alors qu'il se retournait, elle lui fit face, ayant du mal à cacher l'excitation et l'enthousiasme qui pétillait dans ses prunelles. Malgré tout, ce fut d'une voix posée qu'elle lui parla.

- Je viens d'assister à ce combat que vous avez livré... Je n'ai jamais vu quelqu'un se battre de cette façon auparavant. Seriez-vous disposé à en parler ? »
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Message Mer 7 Nov 2012 - 17:03

Spoiler:
 

A peine Garth eut-il assommé le chevalier, que l'attroupement qui s'était formé pour assister au duel se dispersa. Tandis que le colosse faisait tourner ses poignets pour les détendre suite au choc provoqué par le coup porté, deux hommes s'avancèrent craintif vers celui-ci afin d'emporter le chevalier inconscient, mais le combattant de Castel-Fol ne les calcula même pas, préférant regarder son maître, ser Dezial, qui ôtait son homme tout souriant, avant de le lui tendre. L'homme d'arme s'était retrouvé à remplacer un écuyer en ce jour, ce qui, pour lui, était un grand honneur. Son visage enfin libre, il put recevoir un doux baiser de sa femme, une récompense pour sa victoire, ce qui le rendit encore plus souriant. Une fois l'homme emmené au loin, le vainqueur se fit prendre le bras par son épouse, et, se retournant, tout deux s'apprêtaient à partir, lorsqu'une douce voix féminine se fit entendre dans son dos, suivi de très près par des pas relativement lourd, tout près de la dite voix. L'inconnue semblait désirer échanger quelques mots avec lui.

Le couple se retourna pour voir qui était la jeune femme, et tout deux furent surpris en voyant à qui appartenait cette douce voix, non pas qu'ils la connaissaient, mais, celle-ci possédait des traits physiques des plus particuliers, des cheveux blonds ainsi que des yeux violets. Descendante de l'ancienne Valyria, cela ne faisait aucun doute. Derrière elle, six hommes armés, semblant prêt à intervenir. Dans le doute, l'héritier de Castel-Fol, fit un signe de la tête à l'écuyer improvisé, qui porta une main sur la poignée de son épée. Mais très vite, la jeune femme dissipa ces fameux doutes, dans ses yeux étranges, l'on aurait cru voir des étoiles scintiller, à mi-chemin entre l’excitation et la joie, ou du moins, quelque chose comme ça. Même si Dezial était rassuré que les soldats ici-présents n'étaient pas là pour lui, il dut attendre que son interlocutrice prenne la parole. Étrangement, ses mots étaient prononcés dans un grand calme, alors que ses yeux continuaient à pétiller, le couple entendit qu'elle avait assisté au combat, et que jamais elle n'avait vu quelqu'un combattre de cette façon, lui demandant s'il était prêt à discuter de tout cela.

Sur ces mots, lady Eriqa regarda son époux d'un air, presque furieux. Celle-ci avait beau disposer de nombreuses qualité, elle était des plus jalouses, et, devant le si agréable visage de la nouvelle arrivante, elle se sentit comme en danger, se demandant si tout deux se connaissaient, s’imaginant même certains scénarios, tous plus improbable les uns que les autres. Mais … En voyant l'air complètement gêné de l'homme à qui elle tenait le bras, joint à un air complètement perdu, ses craintes s’envolèrent bien vite, elle le savait complètement incapable de jouer la comédie. Afin d'épargner la honte du chevalier, et, aussi pour lui permettre d'avoir un peu plus de temps pour se remettre, ce fut elle qui prit la parole.

« Ainsi donc, mon époux provoque l'émerveillement chez d'autres femmes, je ne l'en savais pas capable. »

Un petit rire s’échappa de ses lèvres. Avec le temps passé en compagnie des Follard, celle-ci en était devenue une à part entière, l'art de la plaisanterie fut acquis petit à petit. Cette petite phrase fit tout autant rire le frisé, ce qui l'aida à reprendre ses esprits. Remarquant par la même occasion l'emblème des Velaryon présent sur les tabards des hommes d'armes, il se prit à sourire, levant les mains au dessus de ses épaules, prenant à son tour la parole.

« Allons, allons, ne soyez pas sur la défensive messieurs. J'ai beau être décrit comme un Fou, rares sont ceux qui le seraient assez pour s'attaquer à la famille Velaryon. Si cela peut vous rassurer, j'ai toujours fait de mon mieux pour respecter les codes de la chevalerie. »

Un sourire chaleureux s'afficha sur son visage, ce qui eut pour effet d'illuminer son visage. Ses deux mains finirent par se baisser, et Dezial se gratta le menton, reprenant un air quelque peu gêné, restant comme cela une poignée de secondes avant de répondre à la jeune femme.
« Je suis flatté de l'intérêt que vous me portez madame. Je ne pensais pas que l'ambidextrie pouvait attirer l'émerveillement. »


Lady Eriqa en profita pour lancer une petite pique.

« Mais oui, mais oui. Et moi alors ? Plus de dix ans que je vous dit que vous êtes un merveilleux combattant, et l'on ne me croit pas, comment dois-je le prendre ? »


Le Follard fut quelques peu surpris de cette intervention. Tout deux aimaient se taquiner en tout temps, mais, en cette situation particulière, il avait espéré un peu d'aide, alors que non, au contraire, celle-ci s'amusait grandement avec tout ce qu'il se passait.

« Voyons ma mie, les compliments d'une femme aimante ne peuvent que difficilement être pris comme objectif. »


Il lui sourit avec grande tendresse, le regard plein d'amour, et, une fois de plus, ce dernier gagna la joute, sa belle, toujours subjuguée par son époux, ne résista pas à ce regard, et ne put rien dire d'autre. Après un doux baiser sur la main de la jeune femme, l'ambidextre reprit la conversation.

« Veuillez nous excuser, nous nous égarons bien souvent dans nos discussions. Je suis tout à fait disposé à parler de ma façon de combattre oui. Mais … Je dois avouer ne pas avoir la moindre idée d'où je devrais commencer. Je vous avouerai n'en avoir jamais parlé. Je suis cependant prêt à répondre à vos questions si vous en avez. »


Son sourire était toujours solidement accroché sur ses lèvres. Il espérait que ses mots soient pris au sérieux, et que cela ne serait pas pris comme une intention d'éviter la discussion sur cela. Et oui, Dezial avait une fâcheuse tendance à toujours partir de façon négative sur bien des choses, toujours à se demander si ce qu'il avait fait était bien ou non. Lady Eriqa essayait depuis le début de faire changer cela, mais rien n'y faisait.

Après quelques instants, le chevalier pensa à quelque chose, et se permit de reprendre la parole.

« Je … Je vous avouerai être étonné. Vous dites n'avoir jamais vu de combattant se servant de deux armes, pourtant, j'avais toujours eu dans l'idée que de nombreux combattants voulaient rentrer au service de votre maison. Ainsi, qu'il n'y ait jamais eu d'ambidextre me paraît étrange, je ne pensais pas être une espèce rare. »
Un léger rire s'éleva dans les airs, très vite rejoint par celui de son épouse.
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Message Ven 23 Nov 2012 - 10:10

Aelana avait beau avoir l'esprit tourné vers la démonstration militaire qu'elle venait de voir, elle ne manqua pas de constater l'étincelle de jalousie qui venait de s'allumer dans le regard de la compagne du chevalier. Pourtant, elle n'avait pas à s'en faire : il avait beau être indéniablement bel homme, le mariage n'intéressait absolument pas la jeune Velaryon, et elle avait encore du mal à se faire une raison concernant les projets de son père. Elle se contenta de faire comme si de rien était et d'attendre que l'ambidextre se décide à lui répondre, même s'il avait l'air un peu pris au dépourvu par sa demande. A moins que ce ne soit sa garde qui l'intimide ? Venant d'un bon combattant, cela aurait été étonnant... Elle constata alors avec une pointe de malaise qu'elle n'avait même pas pris la peine de se présenter. Elle ne doutait pas qu'un natif des Terres de la Couronne reconnaîtrait sans peine le blason à l'hippocampe d'argent d'une des maisons les plus importantes de la région, mais elle avait malgré tout oublié la politesse la plus élémentaire. Elle allait devoir trouver une occasion pour corriger cela de façon pas trop gauche...
Contre toute attente, l'épouse du Follard sembla se détendre, allant même jusqu'à lancer une petite pique à l'adresse de son compagnon. Peut-être avait-elle pris conscience qu'en dépit de l'escorte d'Aelana, il ne s'agissait pas d'une tentative de rapt. La jeune fille commençait à s'impatienter lorsque le concerné se décida à parler, sans toutefois lui répondre directement. Il s'adressa plutôt à ses gardes en souriant, démontrant également qu'il avait reconnu le blason familial de son interlocutrice. Cette dernière jeta un œil derrière elle, ce qui lui permit de voir les soldats derrière elle aussi droits que la justice, dans l'attitude sérieuse et solennelle de ceux qui sont prêts à faire leur devoir à tout moment. C'est qu'il était assez imprudent de manquer aux ordres de lord Edward, surtout quand il s'agissait de ses précieuses filles...

La jeune Velaryon eut un peu de mal à contenir son impatience, alors qu'il revenait enfin à elle. Après quelques mots échangés avec son épouse, il lui dit accepter de parler de sa discipline martiale. Dans l'idéal, Aelana aurait grandement aimé apprendre à se battre comme lui, mais elle savait que ce ne serait pas forcément du goût de son père... Non que cela l'arrête forcément d'habitude, mais elle savait aussi l'endroit relativement mal choisi. Elle avait beau avoir un caractère franc et entier de lion – ou de dragon, diront certains - , elle n'en était pas pour autant idiote, et elle savait parfaitement que si elle se faisait remarquer en mal, ce serait l'image de sa famille qui en pâtirait. Et cela, elle ne le permettrait pour rien au monde. Elle se contenterait donc de questions, et d'observation. Jusque là, c'était une méthode qui ne lui avait pas si mal réussi que ça... Pour les rares petites choses qu'elle savait faire avec une épée, elle pensait ne pas trop mal se débrouiller.
Elle allait prendre la parole quand son interlocuteur se remit à parler, pour exprimer son étonnement quant au fait qu'elle n'avait jamais vu de combattant ambidextre jusque là. Ce n'était pas tout à fait vrai, pour tout dire, mais elle n'avait jamais vu de l'ambidextrie telle que lui la pratiquait.


« Il est vrai que de nombreux hommes se sont déjà présentés à Lamarck pour offrir leurs services de combattant, et j'en ai vu défiler de tout poil. Cependant, je pense que vous n'êtes pas sans savoir que l'art que vous pratiquez est assez rare... J'ai déjà vu des combattants avec deux armes, mais c'étaient généralement des dagues courtes, maniées par des mercenaires qui se rapprochaient plus de bandits que de chevaliers.

Avait-il fait part de son étonnement en toute sincérité, ou bien était-ce de la fausse modestie ? Le regard clair de la jeune fille sembla tenter de le découvrir dans un premier temps, puis elle jugea que ce n'était pas vraiment important, au final. De plus, elle savait que son père n'attendrait pas indéfiniment avant de réclamer à nouveau sa présence à ses côtés, sans oublier le fait qu'elle voulait assister aux joutes lorsqu'elles reprendraient. Et puis, elle n'allait peut-être pas occuper tout le temps du Follard... il avait sans doute mieux à faire. Elle prit une inspiration, mais avant de poser les questions qui lui brûlaient les lèvres, elle attendit un instant, soudainement gênée, avant de se présenter, rectifiant un peu gauchement son manquement précédant.

- Je suis lady Aelana Velaryon, fille de lord Edward. Ravie de faire votre connaissance.

C'était formel et convenu, mais au moins savait-il qui elle était précisément, à présent. Le chevalier ne s'était pas présenté non plus, mais elle savait qu'il s'agissait de Dezial Follard, car son nom avait été annoncé lorsqu'il était entré en lice avec son équipe. Si elle se rappelait bien ses leçons et ses livres, il était l'héritier ou le seigneur de sa maison, elle n'aurait su le dire en cet instant. Presque avec agacement, elle écarta ces réflexions de son esprit, préférant entrer enfin dans le vif du sujet qui l'intéressait. Posant un regard intéressé sur les armes qu'il portait dans le dos, elle commença à le questionner.

- N'est-ce pas difficile de manier deux armes de cette taille ? Elles sont bien plus longues que les dagues que j'ai vu un autre homme manier, une fois, ce qui doit rendre la tâche peu évidente... Sans oublier le fait que vous n'avez nul bouclier pour vous protéger des coups de vos adversaires.

Elle savait que les chevaliers n'utilisaient pas tous de bouclier. Une bonne armure d'acier, voire de cuir bouilli s'il était assez épais et de bonne qualité, pouvait faire office de bouclier, à sa façon. Elle avait vu plus d'un combattant se servir de la protection qui couvrait son avant-bras pour stopper la lame adverse. Cependant, un certain nombre d'hommes considérait le bouclier comme une présence rassurante à leur bras, et il n'était pas difficile de convenir de son utilité lorsque l'on en voyait finir à l'état de petit bois sous les coups furieux et répétés d'un adversaire, lors de joutes comme il s'en déroulait ce jour même.
Aelana avait vu son interlocuteur à l’œuvre, mais elle avait un peu de mal à comprendre comment il pouvait ne pas s'emmêler les bras en tirant ses armes de leurs fourreaux, et encore moins en enchaînant les coups. Elle savait pertinemment qu'un tel résultat était obtenu après de longues heures d'entraînement acharné, mais ce n'était sans doute pas à la portée de tous... Son instinct lui disait que les danseurs d'eau de Braavos étaient sans doute capables de telles prouesses, mais elle n'en avait jamais vu...


- Comment en êtes-vous venu à utiliser deux armes pour combattre plutôt qu'une épée traditionnelle et un écu ? Je ne pense pas que beaucoup de maîtres d'armes soient capables d'enseigner cela à leurs élèves... »
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Une rencontre Fracassante - Aelana

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