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[209] Un frère pour un autre

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Lorant Trant
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Message Ven 19 Oct 2012 - 16:25



    Lorant croyait dans la valeur de l'amitié tout autant que dans les valeurs de la Chevalerie. Lorsque le jeune homme donnait sa parole, il la donnait après réflexion et s'y tenait, quoi que cela puisse lui coûter. Jamais Lorant n'aurait accepté de faillir à la parole donnée. Il accordait une grande importance à l'honnêteté des individus et à leur capacité à rester constant dans le temps. Lui-même veillait à ne pas trop varier, les années passants, même si son statut d'héritier l'obligeait à bien des concessions. Mais pas à des concessions amicales, pour le moment, fort heureusement.

    C'était lors d'un tournoi, quelques années plus tôt, le tournoi de Port-Réal que le destin de Jon Penrose et de Lorant Trant avait pris un détour bien différent. Mis en difficulté, l'héritier des Penrose avait fait jurer à l'héritier des Trant de veiller sur sa famille et tout particulièrement sur sa sœur. De la même manière, Lorant avait fait promettre à son ami de prendre une part dans la vie de Alys Trant, si jamais il lui arrivait quelque chose. C'était un moyen pour les deux jeunes hommes de ne pas trop penser à ce qui pouvait se passer au cours d'un tournoi. La vie de Chevalier n'était pas toujours de tout repos et dans ce cas, il était toujours bon de savoir comment les choses se passeraient pour ses proches … après.

    Depuis le tournoi de Port-Réal, Lorant avait eu une ou deux fois l'occasion de se rendre chez les Penrose pour rencontrer la famille de son ami, Jon. Fort heureusement, les deux familles vivaient dans les terres de l'orage et nombreuses étaient finalement les occasions de se voir. Ils se connaissaient depuis longtemps, d'ailleurs. Mais leur amitié n'était arrivée à ce niveau de confiance que dans des circonstances difficiles, bien entendu. Jon, lui aussi, était venu chez les Trant. C'était quelque chose d'agréable de savoir que le jeune homme était soutenu par un autre héritier. Les relations seraient importantes, plus tard, dans la vie de Lord que mènerait très certainement Lorant. Du moins, c'était le vœu de ses parents.

    Au tournoi de Cendregué, qui se tenait près de 4 années après celui de Port-Réal, Lorant avait eu le temps de vieillir, de prendre du galon. Il était désormais plus mûr et encore plus décidé à mener une vie équilibrée qui respectait les consignes de la Chevalerie de Westeros. Il avait combattu, dans les premiers jours, mais avait été assez rapidement battu. Lorant n'avait pas tout du Chevalier parfait : il n'était pas excellent dans le maniement de l'épée, juste très bon. Et cela n'était évidemment pas suffisant pour gagner un tournoi tel que celui-ci. Désormais, donc, Lorant était un spectateur comme les autres, qui avait le loisir d'observer les autres jouteurs.

    Alors que le jeune homme allait rejoindre sa famille pour assister à celle du jour, Jon Penrose fit son entrée dans la tente familial sur laquelle était brodée le blason de la famille Trant et lui demanda d'aller chercher Bryn, sa petite sœur. Lui-même semblait avoir fort à faire et ne pouvait s'en occuper. Une petite sœur de plus ou de moins, Lorant devait avouer n'avoir rien contre. Et puis, il lui était tout naturel d'aider son ami, qui paraissait bien embêté.

    Lorsqu'il fut l'heure de partir, Lorant décida donc de passer chercher la jeune fille. Dans le souvenir du jeune homme, Bryn était une enfant de 10 ou 11 ans, plutôt amusante et pas très embêtante. Il n'était donc pas inquiet : il n'aurait qu'à l'amener auprès de Alys et celle-ci saurait l'occuper comme il convenait. Arrivé près de l'endroit indiqué par Jon, Lorant se signala d'un raclement de gorge. « Bryn ? C'est Lorant Trant. Votre frère m'a envoyé vous chercher, il ne peut vous emmener voir la joute, vous y assisterez avec notre famille. »

    Lorant n'avait rien dit du pacte qu'il avait avec Jon à Alys et il pensait qu'il en était de même pour Bryn. Cependant, il savait bien que la jeune fille devait forcément le connaître et alors qu'il attendait devant la tente, Lorant se demanda ce qu'elle savait vraiment de lui. Pourtant, très vite, il chassa cette idée de son esprit : quelle importance que ce que pouvait penser une jeune fille ? Elle lui obéirait puisqu'il était envoyé par son frère et c'était bien tout ce qui comptait pour Lorant.

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Bryn Penrose
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Message Mar 23 Oct 2012 - 16:58

Jon était toujours particulièrement doué pour régler ses problèmes avec diplomatie. Cependant, les rares fois où il ne trouvait aucun moyen de remédier à ses disputes, il parvenait tout de même à les éviter. Son secret ? Il en encombre généralement quelqu'un d'autre. C'était du moins ce que pensait sa sœur... Après tout il s'était soudainement enfui alors qu'elle protestait furieusement en affirmant qu'elle pouvait très bien s'occuper d'elle-même et que son frère n'était point obligé de trouver un substitut pour la surveiller. “Ser Penrose” ne s'était même pas donné la peine d'écouter la fin de ses protestations et avait quitté la tente d'un air ennuyé, sans même jeter un dernier coup d'œil à sa petite sœur. Il n'y avait rien qui pouvait davantage enrager la jeune Penrose que d’être ignorée à un tel point par son propre frère. Elle décida par conséquent de ne pas laisser Jon s'enfuir aussi facilement. Elle sorti de la tente d'un air furieux et couru après son frère.

« La moindre des choses que l'on puisse faire en tant que véritable chevalier c'est de faire face à ses adversaires et non de les fuir ! » Cria-t-elle après lui. Jon ne se donna même pas le mal de se retourner. Tu vas voir ! Elle s'empara d'un lopin de terre qui gisait là, puis le jeta de toute ses forces sur son bien-aimé frère. Le projectile heurta la cible à l'épaule mais ne fit que salir l’armure scintillante de Jon. Cela fut tout de même assez pour attirer son attention.
« Ne peux-tu pas, pour une fois, te comporter comme n'importe quelle Dame ?!
_Si je souhaitais entendre une leçon sur les manières et les coutumes des demoiselles de haut rang je serais restée auprès de mère. »
Jon ignora la raillerie et prit l'air solennelle que Bryn détestait tant
« Tu te souviens de Dame Celeste ?
_Ça ne compte pas.
_"Ça ne compte pas ?" Bryn, tu as mis en danger la relation entre notre famille et une autre ce jour là ! Je ne vais pas prendre le même risque cette fois-ci, un point c'est tout ! » Sur ce il disparut parmi les écuyers, chevaliers, soldats et autres hommes d'armes qui s'aventuraient là.

Bryn resta planter là un instant. Celeste... Elle avait fait sa rencontre au tournoi de Port-Réal il y a quelques années. Lady Enola Penrose avait trouvé bon d’obliger sa fille à fréquenter d’autres dames du même âge pour lui apprendre à mieux se tenir. Le résultat avait été désastreux : la jeune Celeste s’était avérée être une petite peste, embêtant tous les autres enfants en les menaçant qu’elle les dénoncerait à son père si jamais ils osaient se défendre. Elle eu toutefois la malchance de tomber cette fois ci sur la petite Penrose qui n’avait pas été de très bonne humeur ce jour là et qui n’était pas non plus aussi encline à se laisser faire. Au final, après avoir traiter Lord Penrose de tous les noms et essayé d'arracher une touffe des cheveux de Bryn, celle-ci tordit le bras de Celeste, puis la traina hors de la tente pour foutre son joli visage dans la boue. Les menaces de Celeste ne furent toutefois pas vaines : elle en informa bien évidemment son père. Celui-ci fut furieux, insistant qu'il était nécéssaire de punir Bryn. Lord Henry Penrose refusa catégoriquement, enclenchant ainsi une forte discorde entre lui et le père de Celeste. Bryn fut toutefois exclue de cette dispute et on lui épargna les détails. Culpabilité et honte l’envahirent aussitôt, et elle finit par se morfondre pour plusieurs mois. Sa mère ne cessa par la même occasion de l'appeler une bonne à rien, et la honte de la famille.

Bryn ne se laissa toutefois pas abattre par la remarque cruelle de son frère. Elle décida qu’elle ne retournerait pas à la tente, songeant malicieusement à quelque moyen de se venger de Jon. Elle prit pour dessein de rejoindre l’audience naissante, attendant avec impatience l’ouverture du tournoi.
La foule commençait déjà à se former et Bryn n’eu aucun mal à s’y mêler. Elle était déterminée à ne pas rejoindre les Sires et les Dames installés confortablement sur leurs sièges.
Parmi la masse, Bryn se sentait plus à l’aise. Sa tenue aux couleurs ternes et à la coupe simple la faisait passer inaperçue. Et alors qu’elle réussit à se frayer un chemin jusqu’à un endroit où elle parvenait à voir la plus grande partie du terrain, un grand homme avec un enfant chauve sur les épaules se mit en travers de son champ de vision. Quelques personnes s’exclamèrent d’un ton ennuyé. Bryn toutefois, tenta de se faufiler entre les gens pour éviter le colosse qui lui bouchait la vue.
« Arrêtes de pousser sale catin ! » lui cria un jeune garçon qu’elle eu le malheur de bousculer par mégarde. Bryn ravala son orgueil et bafouilla une excuse en s’obligeant à prendre un air contrit.
« ‘Fais bien d’t’excuser et d’baisser les yeux pauv’ chienne. » Bryn grinça des dents et décida de simplement ignorer la remarque quand elle entendit le garçon railler de nouveau « S’en va avec la queue entre les jambes c’te chienne. J’paris son père n’en avait même pas d’queue ! » La moquerie déclencha un gloussement général. C'était assez pour mettre Bryn dans une colère folle. La rage faisait bouillir le sang de la jeune Penrose. On pouvait peut-être se moquer d’elle mais jamais de son Seigneur père. Elle se retourna avec furie, marcha à grands pas vers son adversaire, et prenant l'avantage de la surprise, elle lui foutu un coup de genou où elle était certaine de porter le plus gros coup à sa virilité. Le garçon se plia sur lui-même en gémissant d’agonie.
« Mince alors, je ne savais pas que tu en avais une. » La foule riante ne fit qu’agrandir le triomphe où flottait brièvement la jeune Penrose, avant qu’un rugissement presque inhumain les fit tous se taire.
« Qu’est-ce qui se passe ici ?!
_C’est qu’ton fils s’est fait battre par une femme, Hal ! » S’écria une jeune femme hilare. L’homme ressemblait à un buffle, ses trous de nez aussi larges que deux cerfs d’argent. Ses petits yeux ressemblaient à ceux d’un phacochère et sa mâchoire carrée ne faisait qu’accentuer son air menaçant. Bryn ne lui jeta qu’un rapide coup d’œil avant de prendre la fuite. Elle tenta de se cacher entre la masse mais les personnes s’écartaient à son passage de peur d’être mêlé à la dispute. Elle se retourna rapidement pour voir si on la poursuivait, et là elle vit Hal, courir d’un air furieux dans sa direction. Oh non... Bryn se mit à courir aussi vite qu’elle le pouvait, bousculant n’importe qui et n’importe quoi dans son passage. Lorsqu’elle se détacha enfin de la foule elle se dirigea vers les tentes dans l’espoir de l’y semer. Le lieu avait toutefois commencé à se vider et Bryn s’y trouvait complètement à découvert.
Hal s'approchait d’elle dangereusement, telle une bête enragée qui détruisait tout sur son passage. Bryn n’eut même pas le courage de se retourner, elle continua de courir indéfiniment. Son coeur battait si fort qu'elle avait l'impression qu'il allait éclater dans sa poitrine, ses pieds commençaient à fatiguer et le sol tremblant sous les pas de Hal témoignait bien que le buffle déchaîné s’approchait d’elle de seconde en seconde.
Soudain, la vue des deux plumes d’argent brodées sur le tissu tanné du blason Penrose apparut entre deux tentes et l’emplit d’espoir. Elle courut aussi rapidement qu’elle le pouvait jusqu’à ce qu’elle atteigne enfin l'avant de sa tente. Par miracle, un jeune chevalier était encore planté là.
« A l’aide ! » s'écria-t-elle hors d’haleine « Un monstre... un géant... une bête sauvage cherche à me tuer ! »


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Lorant Trant
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Message Sam 27 Oct 2012 - 17:36



    Les secondes passaient et Bryn Penrose ne sortait toujours pas de la tente où Jon avait pourtant certifié à Lorant qu'elle se trouvait. Notre jeune ami commençait à perdre patience. Aurait-on vu Alys faire pareille chose ? Absolument pas. Alys Trant restait généralement là où son père ou ses frères le lui demandait et surtout, elle répondait quand la voix de son frère se faisait entendre. Non décidément, Lorant ne comprenait pas que la petite soeur de son ami ne réponde toujours pas. Il était plutôt du genre patient, le Lorant, mais il détestait qu'on ne respecte pas ses engagements et qu'on bafoue son honneur. Bryn, en ne lui répondant pas, était sincèrement coupable de plusieurs maux qui déplaisaient tout autant à Lorant.

    Cependant, puisqu'il avait promis de veiller sur Bryn et non pas de la souffleter ou de la disputer à tout propos, le jeune homme prenait son mal en patience. Cela dura sans doute une bonne minute, peut-être deux, avant qu'il ne se penche vers la tente. « Bryn, je vous ordonne de me répondre!». Seul le silence lui répondit, laissant le pauvre Lorant absolument seul. Perdant cette fois-ci patience devant l'impolitesse de la jeune fille, le chevalier se décida à ouvrir les pans de la tente des Penrose. Seul le vide, comme le silence un peu plus tôt, lui répondit.

    Fermant les yeux, Lorant adressa une courte prière à la Jouvencelle, qui ne manquerait pas de se préoccuper d'une damoiselle aussi jeune que Bryn Penrose. Quel âge avait-elle ? Lorant ne se souvenait plus vraiment de ce que lui avait dit Jon. Tout au plus, 14 ans, guère plus. Et elle se permettait de voguer à l'aventure ? Lorant commençait à se demander si son ami ne lui avait pas confié un lourd fardeau. Lorant n'aurait jamais pu penser qu'il fut si difficile de s'occuper d'une jeune fille de cet âge. C'était une découverte bien malheureuse qu'il faisait là. Sortant d'un pas brusque de la tente de la famille Penrose, le jeune homme entendit les cris d'une malheureuse jeune fille …

    Se pouvait-il que ce soit Bryn ? Son regard fut immédiatement attiré vers la jeune fille, presque encore enfant, qui courait dans sa direction. A l'aide, disait-elle ? D'un geste absolument certain, Lorant agrippa le poignet de la jeune enfant et la fit rentrer d'un seul geste dans la tente des Penrose. Il y alla sans doute de manière un peu brutale, il le reconnaîtrait après, mais du moins la jeune fille était telle en sécurité quand arriva le fameux monstre dont elle avait parlé.

    Calmement, Lorant le regarda arriver. Il ne craignait pas cet homme, qui visiblement n'avait rien d'un chevalier et devait sans doute faire partie de la population venue assister au tournoi. Rien à craindre donc. La main sur le fourreau de son épée, Lorant le regarda arriver, chargeant comme une bête sauvage – la définition qu'en avait faite Bryn n'était pas si mauvaise. Le jeune homme pariait que l'homme n'avait pas pu le voir mettre Bryn dans la tente et désigna donc la direction opposée à l'homme qui semblait en effet complètement hors de lui. Qu'avait donc pu faire la petite impudente ?

    Dès que le danger fut écarté, Lorant pénétra dans la tente. Ses yeux n'étaient plus que deux fentes, tant il cherchait à retenir la colère qu'il avait ressenti en comprenant qu'elle s'était mise en danger. Malgré tout, il restait calme. Rien ne servait de hurler sur une jeune fille qui venait déjà de recevoir un choc assez … effrayant. Néanmoins, il s'avança résolument vers elle. « J'espère que vous avez une excellente explication, Bryn Penrose. Une explication absolument raisonnable et censée qui expliquerait pourquoi vous n'étiez pas dans cette tente comme il était convenu. Vous vous rendez compte de ce qui aurait pu vous arriver ? Visiblement, cet homme voulait vous faire la peau ! ».

    L'expression était volontairement … crue. Lorant voulait que la jeune fille se rende compte de la bêtise de son comportement et qu'elle accepte de reconnaître ses torts. Mais surtout, qu'elle ne recommence jamais : il avait ressenti une telle crainte en ne la trouvant pas dans le tente et en la voyant arriver à toute allure et hors d'haleine. « Et vous avez intérêt à me donner cette explication maintenant, Bryn car je vous jure que vous avez poussé ma patience au bout de ses limites par votre conduite ! Ce n'est pas digne d'une Lady ! ». Par les Sept, est-ce que Alys lui avait donné une seule fois dans sa vie une frayeur pareille ? Il ne se souvenait pas … Pourquoi donc cette jeune fille-là n'était pas capable d'obéir à Jon ? Lorant devrait lui en toucher un mot afin qu'il y remédie rapidement : c'était incroyablement dangereux, ce genre de conduites, sur un tournoi !

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Message Dim 28 Oct 2012 - 11:35

Le chevalier l’attrapa soudainement au poignet puis la tira dans la tente sans ménagement. Etant en train de courir à toute vitesse, elle perdit facilement l’équilibre et virevolta brièvement dans les airs pour atterrir sur un des tapis qui gisaient là. Aïe Bryn se releva tant bien que mal, son flanc droit brulant d’une légère mais fraiche douleur. Le jeune chevalier ne tarda pas à faire son entrée, aussi fracassante fut-elle. Son flot de paroles la prit au dépourvu ; elle ne s’était point préparée à connaître ce prétendu étranger qui s’entêtait à la réprimander.
Il y avait pourtant quelque chose d’étrangement familier dans sa façon de parler ainsi que dans ses fins traits de visage, et alors qu’elle essayait tortueusement de comprendre pourquoi cet individu la connaissait, tout lui revint d’un coup. Lorant Trant ! Cela faisait belle lurette qu’elle ne l’avait pas vu. Pour dire la vérité, elle ne s’attendait même plus à le revoir un jour. Quatre ans. C’était assez pour oublier quelqu’un... Les années s’avéraient avoir été généreuses avec le jeune chevalier et lui avait même procuré un certain charme mêlé en partie à une expérience plus manifeste. Il y avait également une ressemblance notable entre Lorant et Jon qui fit frissonner la jeune Penrose, sachant que Ser Trant risquait d’être bien plus stricte que son frère.
Devait-elle se sentir fortunée ou malchanceuse que Jon envoie un de ses amis s’occuper d’elle ? Bryn s’attendait à ce que Jon aille quérir l’aide d’un des hommes d’arme de leur père. En effet, Tom ou Dylan auraient été faciles à ménager ; elle connaissait tous les tours et toutes les astuces pour les amadouer. Lorant Trant risquait d’être une autre affaire...

Ses sentiments et ses pensées étaient toutefois quelque peu entortillés, et les reproches exacerbés de Lorant ne faisaient qu’agrandir la confusion de la jeune Penrose. Jon, ce n’était pas aimable de ta part d’envoyer cet homme... Ses pensées visaient davantage Lorant qu’elle-même. Elle se souvenait plus ou moins du cher ami de son frère : c’était un homme droit, honorable et habitué à la discipline. Bref, exactement le genre qui n’était susceptible de supporter Bryn guère plus d’une minute. Elle-même se souvenait du chevalier comme étant quelqu’un d’agréable, mais ce souvenir s’évapora aussitôt que sa tirade se finit sur “Ce n’est pas digne d’une Lady !” ce qui piqua la jeune Penrose au vif, oubliant par la même occasion qu’il venait juste de lui sauver la vie.
« Pourquoi le statut de Dame doit-il toujours être accompagné des pires préjugés ? Je suppose que vous n’avez jamais rencontré de véritable femme, dont l’esprit n’est pas emprisonné derrière les barreaux inexorables de nos traditions et coutumes exaspérantes ! » Elle était encore hors d’haleine. Son cœur battait toujours la chamade, et quelques gouttes de sueur perlaient délicatement le long de son front où tombaient sauvagement quelques mèches de ses cheveux ondulés. Elle se passa une main à travers ses cheveux en broussaille, comme elle avait l’habitude de faire quand elle était en colère. Puis, elle s’apprêtait à sortir de la tente, avant de se retourner pour donner une dernière petite réprobation au charmant chevalier resté médusé derrière elle :
« Et pour votre information : si vous tenez tant à vos idées préconçues, vous devriez également vous tenir à la règle la plus fondamentale de tout chevalier, qui est de se montrer galant et patient envers n’importe quelle dame ! » Elle afficha un regard à la fois accusateur et quelque peu amusé. Faire la leçon à un chevalier qui venait juste de lui rappeler qu’elle-même ne se conduisait guère comme le dictaient les codes de comportement et de conduite de gens de noble rang, lui procurait un plaisir particulièrement satisfaisant.
« Enfin, je pense que nous devrions nous mettre en chemin avant que nous ne rations le combat de mon bien-aimé frère. Auriez-vous donc la gentillesse de m’escorter, Ser ? » Le ton était bien évidemment ironique, et son regard narquois témoignait parfaitement de sa volonté à provoquer Ser Lorant Trant.




Dernière édition par Bryn Penrose le Ven 2 Nov 2012 - 17:45, édité 2 fois
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Message Jeu 1 Nov 2012 - 19:38



    Comment mettre Lorant Trant hors de lui en une leçon ? Bryn Penrose aurait pu donner des cours à n'importe qui. Elle avait réussi à le rendre fou. Lorant, pourtant, essayait de toutes ses forces d'être un Chevalier agréable avec les dames. Mais celle-ci, du haut de ses 14 ans, commençait à lui parler d'une manière qui déplaisait complètement au jeune homme. Il n'était pas habitué à cela du tout avec sa soeur, Alys, loin de là. Alys était bien plus douce, si joyeuse, si … Le cœur de sa vie. Mais la soeur de Jon, elle, était bien différente. Elle était faite d'un autre bois. Mais c'était un bois que le jeune homme n'appréciait pas du tout, mais alors sincèrement pas du tout.

    Une fois qu'il avait reçu à la sauver de l'homme qui voulait se venger, bien loin de le remercier et de se confondre en excuses, la jeune fille était véhémente, désagréable. Certainement cela déplairait à Jon si Lorant lui racontait ce qu'avait dit sa sœur. La jeune femme le regardait de front en front. « Mais vous ne vous rendez pas compte, Bryn Penrose, que je viens d'intercéder pour vous, que si je n'avais pas été là, peut-être seriez-vous plus proche des Sept que de votre famille à l'heure actuelle ? Honnêtement, réfléchissez, Lady Penrose. »

    Son regard était sévère, lorsqu'il se posait sur la petite sœur de son ami. Dire qu'il avait dit qu'il prendrait soin de Bryn si jamais il arrivait malheur à Jon Penrose. Il sentait que si tel était le cas, le jeune homme le regretterait. Elle n'était pas faite dans la même étoffe que les autres femmes qu'il connaissait. Lorant Trant surplombait l'enfant, de toute sa hauteur et n'arrêtait pas de regarder l'enfant. Parce qu'il était des choses qu'il fallait absolument comprendre à des jeunes femmes. « Il ne s'agit pas que d'être une femme, ma douce, mais bien de comprendre que votre sexe vous oblige. Vous ne pouvez battre la campagne ainsi, surtout pendant un tournoi. C'est pour votre propre bien et votre protection, que je viens de vous parler sèchement, non pas par plaisir. ».

    Il marchait de long en large dans la tente de la famille Penrose, il avait beaucoup de mal, vraiment beaucoup de mal à ne pas perdre son sang-froid, à se calmer. Il pensait trouver une jeune fille morte de peur, qui se confondrait en excuses et en lieu et place, il trouvait une frondeuse, qui lui parlait comme si il était le palefrenier. « Votre frère souhaiteriez que vous me respectiez, Bryn Penrose. Quant à être patient et galant, ma chère amie, je voudrais tant l'être, mais vous semblez comme un petit chat sauvage qu'il faudrait dompter ! ». La comparaison n'était pas forcément la meilleure idée de ce qu'il fallait faire pour se concilier les bonnes grâces de la jeune fille qui semblait plutôt désireuse d'être respectée pour elle-même. Mais il avait dit cela naturellement. Comme si cela ne poserait aucun problème à la jeune fille.

    L'ironie qui perçait dans les propos de la jeune fille atteint Lorant en plein cœur. Il voulait bien faire et c'est comme ça qu'il en était récompensé ? Lorant était vexé, vraiment mal à l'aise et il avait envie d'envoyer paître l'enfant. Mais il savait que des deux, il était le plus responsable, le plus âgé. Il prit donc sur lui, respira une première fois, une seconde fois. « Très bien, allons-y mademoiselle.  A une condition. Tant que vous êtes sous ma responsabilité, vous devez me promettre d'obéir à ce que je vous demande pour votre propre sécurité... Nous sommes d'accord ? ». Il chercha le regard de l'enfant. Il était hors de question qu'il sorte de cette tente tant qu'elle n'avait pas accepté ses conditions. C'était absolument nécessaire pour la bonne marche de la journée. « Bryn ? ». Il attendait sa réponse. Si elle acceptait de revoir à la baisse ses exigences, alors, tout irait bien. Mais dans le cas contraire, Lorant Trant prévoyait des difficultés dans l'organisation de la journée. Il fronça les sourcils, d'un air sévère. Il marchait toujours dans la tente, incapable de s'arrêter, comme si il ressentait le besoin de se déplacer physiquement pour se calmer. Et surtout ne pas s'énerver, ce qui ne réglerait aucun problème. Mais c'était bien difficile.

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Message Ven 2 Nov 2012 - 17:31

S’il y a un discours que Bryn avait l’impression d’avoir entendu toute sa vie c’était bien celui à propos du comportement et de l’attitude qu’une femme de noble rang se devait d’avoir. Elle ne put donc se retenir de lâcher un soupir exaspéré qui témoignait parfaitement de l’ennui que lui inspiraient les leçons du chevalier. Au fond d’elle, Bryn savait très bien que ce genre de sermons étaient pour son propre bien. Malencontreusement, elle l’oubliait aussitôt qu’elle provoquait une nouvelle catastrophe. Ce n’était pas elle qui cherchait des ennuis... c’étaient les ennuis qui venaient la trouver.
« Je peux vous promettre que je vous obéirai autant que me le permettra mon esprit libre et autonome. Pas plus ni moins. » Elle hésita à croiser les doigts derrière son dos, mais se retint à la vue de l’expression grave et mécontente qu’affichait Lorant. Non, elle n’allait pas lui rendre la vie trop difficile.
Elle s’apprêtait à rejoindre le tournoi lorsqu’elle surprit son reflet dans un bouclier d’acier fraichement poli posé contre le pied de la tente en face. Elle baissa les yeux pour examiner ses vêtements : sa robe était dans un état pitoyable, ses bottes étaient couvertes de terre, l’ourlet était déchiré et le tissu s’était abîmé là où se cachaient ses coudes et ses genoux après sa chute magistrale à l’intérieur de la tente. Aussi fâcheux que cela lui paressait, elle était obligée de changer d’accoutrement ; après tout elle allait s’asseoir aux côtés de dames et de seigneurs et elle ne voulait pas de nouveau entacher la réputation de sa famille – le souvenir de petite dame Celeste était encore frais grâce à son cher frère et, malgré l’attitude qu’elle affichait face à Lorant, elle se sentait quelque peu humiliée.
« Je vous prie de m’excuser mais je dois aller me changer. Non pas pour la prunelle de vos beaux yeux mais plutôt pour celle d’autres vaillants chevaliers davantage enclins à sauver une gente dame avec plus de... finesse. »
De fait, elle sentait encore la douleur qu'avait provoquée sa chute et elle s'attendait déjà à avoir un large bleu au niveau des côtes. Qu'un petit bleu à ajouter à ma collection... Elle entra de nouveau dans la tente. Son coffre était un désordre absolu, mais elle réussit néanmoins à arracher quelques vêtements potables de ce tas de fanfreluches. Elle avait apprit à choisir des robes simples et légères qui n’étaient pas trop serrées afin d’être capable de se préparer toute seule et en toute vitesse. De fait, après s’être débarrassée de ses guenilles et avoir enfilée une nouvelle robe elle était prête. Elle portait toujours les mêmes chaussures, mais personne n’était prêt à regarder ses pieds alors qu’on assistait à un tournoi.
Elle sortit de la tente et regarda Lorant d’un air amusé.
« Quoi ? Vous ne pensiez tout de même pas qu’une dame aussi raffinée que moi allait prendre toute la journée non ? » Bien que son ton se voulait encore ironique, sa remarque sonnait plus amicale et elle afficha involontairement un sourire en coin qui faisait ressortir ses tâches de rousseur. La robe qu’elle portait était peut-être simple mais le tissu bleu marine décoré d’un motif floral blanc faisait d’elle la plus belle tenue que Bryn avait emportée.
Ils se mirent donc en route. Bryn marchait à grands pas de peur de rater le tour de Jon. Après tout le campement était presque désert ce qui prouvait bien que le tournoi avait très probablement déjà commencé. Et bien que Ser Trant et Lady Penrose marchaient côte à côte, ils ne se tenaient pas le bras comme on avait tant l’habitude de le voir chez les dames et les chevaliers. Tout en marchant, Bryn s’attachait les cheveux avec une habileté suggérant que ce n’était clairement pas la première fois qu’elle se préparait avec tant de hâte. Elle avait également emporté deux barrettes de fleurs qu’elle fixa sur son chignon pour donner à sa chevelure féroce un air plus acceptable.

Quand ils eurent finalement traversé le dédale du campement, ils entendirent l’excitation de la foule qui criait à l’unisson à chaque fois que l’on annonçait le nom d’un des participant. Tout va bien... le tournoi n’a pas encore réellement commencé. Il fallait toutefois qu’ils prennent place dans l’alcôve des grandes et nobles familles et elle se demandait s’il y avait encore de la place, ne pouvant apercevoir de là où elle était si les sièges étaient pleins. Bryn s’autorisa un coup d’œil à masse de gens où elle s’était faufilée il y a quelques minutes, cherchant inconsciemment son le monstre qui l’avait poursuivie. Aucune trace... Elle reconnue toutefois le grand homme avec l’enfant sur les épaule et en baissant la vue aperçu également le garçon à qui elle avait si sauvagement donné une leçon. Elle se retourna brusquement de peur de croiser son regard. Il est vrai que c’était une situation plutôt dangereuse... Elle avait toujours eu le don de se mettre dans le pétrin, mais avait jusqu’à maintenant souvent eu assez de chance pour s’en sortir indemne. Que se passera-t-il le jour où la chance tournera ? Elle s’interdit cependant d’y penser davantage.
Enfin, Lorant finit par mener la marche, sachant manifestement où il fallait aller. Elle se retourna une dernière fois pour voir si le terrible “Hal” était toujours hors de portée. Il semblait bien avoir disparu... Elle lâcha un soupir soulagé. Cela était assez pour apaiser la conscience de la jeune Penrose et à lui délier la langue. Elle commençait déjà à culpabiliser pour avoir été aussi désagréable avec l’ami de son frère. Elle détestait cette tendance qu’elle avait à se sentir coupable en l’espace d’un instant, mais elle ne pouvait absolument rien y faire.
« Je suppose que je vous dois mes excuses. Après tout vous avez empêchée cette brute de me réduire en miettes et avez accepté de m’escorter malgré mon comportement impertinent. » Dit-elle alors qu'ils marchaient encore vers les bancs prévus à l'effet des gens de rang. Son ton était involontairement aussi solennelle, ce qui la fit aussitôt penser à Jon qui avait également l’habitude de prendre cette même inflexion de voix qu’il semblait avoir héritée de leur mère. La simple idée qu’elle puisse en ce moment ressembler à Lady Enola emplit Bryn de dégoût. Elle se durcit, ayant soudainement l’impression d’être infiniment vulnérable. Elle ne comptait pas laisser Lorant penser qu’elle était aussi fragile que toutes ces autres ladys et se rattrapa en disant :
« Sachez toutefois que cela ne veut pas dire que je m’obligerais à me conduire comme toutes ces autres damoiselles agréables et bienséantes. »


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Message Sam 3 Nov 2012 - 13:51



    Évidemment, la jeune fille n'allait pas devenir aussi douce et docile qu'un agneau juste parce que Lorant le lui demandait fermement et gentiment. Il était loin d'être stupide et savait bien que pire encore que les jeunes filles comme Bryn qui disaient ce qu'elles pensait, il fallait craindre l'eau qui dort. Désormais, tant qu'elle se montrerait un brin bravache, Lorant jugeait qu'il saurait prévoir ses incartades et cela lui suffisait. Lorsque Bryn lui répondit, toutefois, le jeune homme ne put s'empêcher de sourire, très brièvement. Elle ne parvenait pas à s'empêcher de le provoquer, de n'importe quelle manière, si elle le pouvait, elle le cherchait. Mais très vite, son expressive grave et sérieuse reprit le dessus. Lorant n'était pas forcément un jeune homme très drôle. Il aimait l'ordre, la discipline, le respect. Et il entendait que cela soit respecté. Une fois que c'était le cas, l'héritier savait bien sourire, plaisanter, taquiner … Comme il se plaisait à le faire avec sa mère ou sa sœur. Même Théoban, son frère, avait le droit à sa part de plaisanteries.

    Prêt, donc, à escorter la jeune fille, Lorant allait lui présenter son bras et l'emmener à la joute, quand elle lui fit comprendre qu'elle devait à nouveau pénétrer dans la tente afin qu'elle puisse se changer. Bien, cette petite sauvageonne avait tout de même un peu de cervelle et des attitudes de damoiselle : elle n'allait pas se rendre au tournoi sale comme une pouilleuse. Lorant, lui, n'y avait pas prêté attention, car c'était plutôt le regard et l'expression de la sœur de Penrose qui l'intéressait. Le jeune homme monta donc la garde, une nouvelle fois, devant la tente de la famille Penrose. Elle était rentrée trop vite dans la toile pour qu'il puisse lui faire une remarque sur le fait qu'ils allaient être en retard et uniquement par sa faute. Cela serait pour plus tard. Elle se paya cependant le luxe de le critiquer encore une fois, ce qui fit serrer les dents du Chevalier. Qu'elle râle, qu'elle râle, on verrait bien la tête qu'elle ferait lorsque Jon serait au courant de son impolitesse désormais légendaire !

    Faisant donc le pied de grue, Lorant croisa les bras et attendit. Fort heureusement, la petite blondinette ne se fit pas attendre trop longtemps, ce qui fit même hausser un sourcil surpris au jeune homme. Elle était déjà prête ? A voir sa mise, elle n'avait pas du s'y prendre avec beaucoup de soin, mais elle était propre et distinguée, c'est tout ce qui était exigé. Il leva les yeux au ciel à sa remarque, mais décida de la taquiner, autant pour se détendre que pour l'embêter un peu. « Il est vrai que le simple changement d'une robe ne pouvait pas transformer une petite sauvageonne en distinguée Lady. » Le ton était doux et nullement vexant, du moins dans l'esprit du jeune homme.

    Ils se dirigèrent donc vers l'estrade où ils pourraient assister à la joute. « J'espère que nous aurons encore des places ... ». Ou comment rappeler à la jeune fille qu'ils étaient désormais en retard. Jon leur en voudrait très certainement, si ils n'assistaient pas à sa joute. Il accéléré donc le pas, dans l'espoir d'arriver le plus rapidement possible à l'endroit indiqué. Il y avait foule autour d'eux et il vérifiait donc régulièrement que Bryn pouvait le suivre et ne s'évanouissait pas dans la nature une nouvelle fois.

    Ils arrivèrent fort heureusement au moment de la présentation des jouteurs et Lorant put donc tranquillement amener Bryn à l'endroit où était rassemblée les nobles. Il leur fallut passer entre de nombreuses personnes pour enfin trouver une place sur un banc. C'était sans doute le moins confortable de l'endroit et c'est pour cela qu'il y restait tant de places, mais Lorant n'en avait cure : c'était plutôt pour Bryn, que cela pourrait être dérangeant, si elle n'y était pas habituée. La jeune fille lui présenta des excuses qu'elle nuança aussitôt. Lorant, commençant à s'impatienter, lui fit signe de s'asseoir. « Asseyez-vous, Lady Penrose et profitons du spectacle en oubliant votre conduite pour le moment, cela nous sera aussi agréable à tous deux, je pense ! ». Une ombre de sourire passa sur son visage, mais très vite il se concentra, car c'était Jon Penrose qui était présenté à la foule et Lorant cria à l'unisson avec la foule pour encourager son ami.


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Message Mer 7 Nov 2012 - 22:35

Il chevauchait d'un air fier et satisfait, inclinant légèrement la tête en signe de gratitude pour tous les cris enthousiastes qui s'élevaient à son passage. Bryn l'enviait, elle avait toujours voulu être de ceux participant à un tournoi, de ceux que l'on applaudit et que l'on respecte et qui chevauchent majestueusement sur leurs glorieux destriers. Cette vie de chevalier promettait, à ses yeux, une forme de liberté et de possibilités infinies qui lui était toutefois indéniablement fermée. Elle n'avait toujours pas apprit à vivre avec cette jalousie amère qui lui rongeait l'esprit, et il était difficile de se voir refuser tous les privilèges que l'on octroyait aux hommes. Malheureusement pour toutes les femmes de Westeros, le monde était ainsi fait et le demeurera. Quelques fois, elle s'étonnait à quel point on valorisait la force physique à la force de l'esprit. Le monde s'en sortirait peut-être mieux si ses cervelles étaient plus nombreuses que ses muscles. Si cela avait été le cas, les femmes auraient sans doute eu une plus grande part du gâteau...
Cependant, elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine fierté à voir son frère traverser le terrain à dos de cheval, portant une jolie armure minutieusement polie afin qu'elle étincelle comme de l'argent. Il portait sa cape orangée avec brodées les deux plumes d'argent de leur maison, autour desquelles se dessinaient un magnifique motif floral - idée de leur mère, Lady Enola. Elle applaudit à son tour et se leva pour lancer des hurlements enthousiastes. Quelques regards étonnés se retournèrent pour voir qui était cette étrange dame qui criait comme bon lui semblait, mais Bryn ne leur porta aucune d'attention. Après tout... elle était là pour encourager son frère.

On avait monté les pavillons des premiers champions à l’extrémité Nord de la lice. Deux étaient oranges, un autre d’un vert sombre, le quatrième était rouge et blanc et le dernier était nuit noire. Après avoir étudié plusieurs fois, de la façon la plus attentive et intéressée, l’énorme ouvrage de Mestre Malleon La Généalogie et l'Histoire des grandes maisons des Sept Couronnes, Bryn pouvait se vanter de connaître presque toutes les maisons et familles de Westeros :
Les deux premiers pavillons étaient indéniablement ceux des fils de Lord Cendregué. Sur le troisième était représentée la rose dorée des Tyrell, le losangé blanc et rouge appartenait aux Hardyng, et la dernière tente en soie sombre ne pouvait appartenir qu’à un membre de la famille royale. D’après Jon c’était le prince Valarr, petit fils du Roi Daegon Targaryen, qui participait au tournoi.
On souffla soudainement dans un cor, ce qui fit sursauter la jeune Penrose. On appelle les adversaires ! pensa-t-elle tout agitée. Un à un, ils traversèrent la joute ; le Seigneur des Terres de l’Orage, Lord Lyonel Baratheon surnommé l’Orage Moqueur, Lord Damon Lannister aussi connu comme étant le légendaire Lion Gris, son fils Ser Tybolt, l’honorable Medgar Tully et enfin, l’aîné de la maison Hightower, Ser Abelar. Ils saluèrent solennellement le prince Bealor Targaryen, le seigneur Cendregué ainsi que sa fille, avant de rejoindre l’extrémité Nord du terrain où ils frappèrent d’un léger coup les boucliers de ceux qu’ils souhaitaient combattre.
La foule criait et hurlait. Etait-ce de l’impatience, de l’excitation, de l’enthousiasme ou simplement ce phénomène d’euphorie partagée que l’on observait si souvent chez une foule ? Bryn ne savait qu’en penser... Ce qui était toutefois certain c’était qu’elle donnait l’impression d’avoir été piquée par une folie commune contre laquelle il ne semblait y avoir aucun remède.
La fièvre de la joute commençait aussi à infecter la jeune Penrose. Mais alors que les cavaliers s’installaient face à leurs adversaires, l’agitation générale fut soudainement remplacée par un calme où se mêlait à la fois l’impatience et l’angoisse. Et alors que le suspense devenait insoutenable, le cor siffla à nouveau. La masse explosa dans un torrent d’hurlements barbares alors que les destriers s’étaient mis à accélérer à toute vitesse. Les cavaliers étaient penchés vers l’avant et tenaient fermement leurs lances sous le bras. Ils s’approchaient de seconde en seconde. Les cris de la foule venaient amplifier le brouhaha pour créer une impression de tumulte général. Les sons des sabots s’entremêlèrent, le cœur de Bryn s’arrêta de battre dans l’espace d’un court instant, puis, semblable à un orage frappant en plein jour, on entendit des lances s’éclater contre des armures et des boucliers dans un fracas assourdissant. Des éclats de bois voltigèrent dans les airs, des voix gueulaient, des applaudissements s’élevèrent. Toutes les lances s’étaient détruites dans ce premier tour et aucun participant ne s’était encore fait désarçonner ; le tournoi s’annonçait prometteur.
On enchaina tout de suite avec le deuxième tour. Les chevaux reprirent de l’allure et les lances se brisèrent de nouveau. Cette fois, Lord Medgar Tully fut désarçonné par le Ser Humfrey et le coup de prince Valarr fit tomber Ser Abelar Hightower. Celui-ci, contrairement au Seigneur de Vivesaigues, resta à terre. Un garçon vint courir à sa rescousse – sans doute son écuyer – puis voyant que son maître était inconscient appela de l’aide d’un air alarmé. Bryn suivit du regard les servants qui aidèrent l’écuyer à traîner le chevalier dans sa tente. Une grande inquiétude s’empara d’elle. Cela aurait put être Jon... Elle serra les poings, froissant le tissu de sa robe. C’était très probablement l’Histoire de sa famille qui éveilla en elle cette inquiétude indomptable qui remonte à tant d’années... Le vague souvenir d’un rêve oublié vint soudainement la hanter : elle pouvait voir les frères qu’elle n’avait jamais connus. Leurs corps étaient portés par les vagues de la Mander, mais ses eaux étaient teintées de sang et reflétaient une pluie de feu et de destruction. Elle se réveillerait la nuit, son cœur prêt à éclater dans sa poitrine, haletante et en sueur, l’horreur de cette vision encore fraichement gravée dans sa mémoire. Ces cauchemars ne la poursuivaient que quand elle était petite et elle semblait les avoir chasser depuis, mais une vicieuse empreinte demeurait, indélébile. Finalement, elle ne put s'empêcher de demander :
« Est-ce lui qu'ils acclament ou simplement la perspective de le voir de faire désarçonner ? »
Elle avait posé la question tout haut, sans même réellement s'en rendre compte, jusqu’à ce que Lorant lui jette un coup d’œil étonné. Elle éprouvait à présent une grande d’inquiétude pour son frère, et celle-ci venait lui assombrir le plaisir d’assister au tournoi. Elle grinça des dents d’un air angoissé. La perspective d’entendre la foule hurler d’enthousiasme alors que son frère se faisait battre par un autre chevalier l’horrifiait...
Le soudain rugissement général de la foule attira de nouveau l’attention de la jeune Penrose. Tybolt Lannister venait d’éjecter Ser Androw Cendregué de sa selle. Les cris lui parurent soudainement inhumains et oppressants. Elle aurait aimé les étouffer d’un coup, mais ils persistaient...
« Ces gens viennent pour assister à de la violence. » dit-elle d’un ton concerné tout en fronçant gravement des sourcils. « Personne ne l'avouera ouvertement, mais ils préfèrent que ces évènements se terminent dans un spectacle sanglant afin qu'ils aient d'excitantes anecdotes à raconter à leurs voisins... » Sa voix devenait toute petite, comme un murmure qui était seulement destiné à Ser Trant.
La masse commençait à se calmer pendant que Lord Lyonel et Tybolt Lannister prenaient leur place parmi les champions restants. Puis des trompettes sonnèrent l’arrivée des nouveaux adversaires : Ser Pearse Caron, Ser Joseth Mallister, Lord Gawen Swann... Bryn se retourna vers Lorant avec un regard défiant.
« Combien de chevaliers sont donc "accidentellement" tomber durant un tournoi ? » De nouveau, elle s’entendit employer le même ton solennelle qu’utilisait si souvent son frère. Cela la rendait particulièrement mal à l’aise, d’autant plus que cette attitude lui venait tout naturellement. Nous ne pouvons rien y faire. Après tout, nous héritons des traits de nos parents, que nous le voulions ou non. Mais elle s’étonnait elle-même de ses paroles... C’était sans doute le souvenir de ses frères qui assombrit son humeur et qui la poussait à se poser un peu trop de questions... Elle fit une pause, puis s’approcha de l’oreille de Ser Trant pour ajouter « C’est un jeu en forme de spectacle. C’est une mise en scène dont le sang est bien réel. Et nous encourageons ce cirque alors que ce n’est qu’un moyen de fermer l’œil lorsqu’un chevalier perd la vie. » Elle se rassit droitement puis posa de nouveau le regard sur le terrain de joute où prince Valarr Targaryen pointait son épée sur Lord Gawen Swann. Celui-ci agitait frénétiquement les bras en signe d’abandon.
« Dites moi Ser Lorant, combien de chevaliers sont donc "accidentellement" tombés durant un tournoi ? Et lorsqu’un participant meurt des mains de son adversaire, peut on dire qu’il est innocent ? » Bryn avait prit un ton grave où l’on pouvait tout de même déceler une pointe de mystère. Peut-être que la question était rhétorique ou peut-être que Bryn cherchait à tester l'un des amis les plus proches de son frère... Ce n'était pas un piège, non. Elle cherchait à mieux cerner le jeune chevalier, à lire ses réactions avec autant d'attention qu'elle prêtait à ses livres et manuscrits bien-aimés.
Au moins elle n’était plus en train de chercher à provoquer le chevalier. Au contraire, l’enthousiasme avec lequel il avait encouragé Jon semblait inciter la jeune Penrose à s’ouvrir à lui. « Nous ne nous connaissons à peine Ser Lorant, mais j'aimerai tout de même vous poser une question personnelle : que seriez-vous prêt à faire pour votre sœur, Alys ? » C’était une question sincère, mais Bryn la posait surtout pour elle-même. Sans doute pour avoir la conscience délestée du fardeau de leur dernière querelle dont l’impact ne semblait prendre effet qu’à présent. De fait, ce souvenir de ses frères assassinés semblait avoir ouvert autant d'anciennes que de nouvelles blessures, et Bryn cherchait probablement une forme de réconfort. Elle avait toutefois peur qu’avouer son inquiétude serait une preuve de faiblesse, et elle ne souhaitait en aucun cas paraître vulnérable en la présence de Lorant, craignant que celui-ci en profiterait pour mieux la tenir en laisse.


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Lorant Trant
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Message Sam 10 Nov 2012 - 17:22



    Même si tout ne s'était pas exactement déroulé comme Lorant et Jon l'avaient prévu, finalement, l'héritier des Trant avait réussi à amener la jeune Bryn Penrose pour voir la joute. Jamais, d'ailleurs, le jeune homme n'aurait imaginé la vivacité et l'esprit de contradiction qui pouvait animer la jeune enfant. Non, il s'était dit qu'il trouverait une mini-Lady, toute prête et parée à assister au combat de son frère aîné. A la rigueur, il s'attendait à de la timidité, quelques maladresses, des rougeurs suspectes d'une adolescente, une enfant pas encore tout à fait femme. Bryn n'était pas exactement tel qu'il s'y attendait et il devait avouer que cela le dérangeait, le questionnait. N'avait-elle pas compris quelle devait être sa place, ses fonctions, ses devoirs et ses droits sur le continent de Westeros ? Avait-elle été outrageusement gâtée pour ainsi aller contre toute idée de bon sens … Non, vraiment, Lorant ne s'expliquait pas ce caractère rebelle et si peu commun aux autres jeunes femmes nobles qu'il connaissait.
    La comparaison avec sa petite sœur, Alys, s'imposait, encore et encore, dans son esprit. Il revoyait le doux visage de sa petite sœur, le comparait avec les attitudes brusques de Bryn Penrose, avec sa manière de se mouvoir, de parler, rien n'était semblable et tout était différent. C'était extrêmement perturbant. Lorant n'avait rien d'un mauvais homme, il n'aurait jamais accepté qu'on fit du mal à une femme, il essayait d'être juste dans sa propre vie … Mais malgré tout, il n'était pas un saint et il lui était difficile de ne pas réagir avec la brusquerie que provoquait Bryn Penrose, en lui.

    Lorsque Jon pénétra sur la lice, il applaudit avec ferveur son ami. Mais encore une fois l'attitude de la sœur de celui-ci le surprit. Non contente de crier et d'applaudir, elle chercha encore une fois à se faire remarquer en se levant pour hurler de manière plus enthousiaste que bien des personnes sur la tribune. Lorant serra les points et tâcha de ne même pas regarder cette jeune fille qui relevait plus de l'enfant que de la femme, à cet instant, à hurler comme une forcenée. Ne pas réagir lui demanda un effort conséquent, mais il s'y tient.
    Le tournoi, quant à lui, continuait à prendre place devant les yeux attentifs du chevalier. Il prenait garde à ce qui se passait non seulement devant lui, mais aussi autour d'eux, veillant toujours à la sécurité de Bryn, fut-elle la plus agaçante des créatures, il n'en était pas moins de son devoir de vérifier qu'il ne lui arrivait rien et qu'elle pouvait apprécier le spectacle. L'ambiance qui embrasait Cendregué était alors forte. Elle vous prenait toute entière, vous emmenant dans une sorte de folie intérieure et extérieure qu'il semblait impossible d'arrêter. On se sentait inexorablement entraîné par les cris, l'enthousiasme, la fureur du combat, également. Chaque journée du tournoi exigeait de l'héritier des Trant une concentration qu'il expliquait à peine. Pour ne pas céder à la fureur qu'il sentait autour de lui … Pour ne pas céder à cet appel à la violence qui était d'une certaine manière complètement institutionnalisée et normalisée durant un Tournoi. Cela semblait presque irréel. Et alors que les adversaires pénétraient sur la joute, Lorant avait l'impression de voir leur arrivée au ralenti. Chaque détail était analysé par son cerveau et il avait l'impression que toutes ses sensations étaient multipliées par dix, quinze, vingt, peut-être !

    Les combats commencèrent. Lorant sentait une tension s'emparait de sa compagne, sans qu'il puisse en comprendre la cause. Dans le brouhaha qui les entourait et qui brouillait autant les bruits que les sentiments, les sensations … Le jeune homme devait bien avouer qu'il était plus concentré sur la bataille que se menait les chevaliers que sur ce qui lui disait Bryn. Un premier combattant resta à terre, visiblement touché et Lorant salua la performance de son adversaire. Ces joutes étaient difficiles, Lorant le savait, et il admirait plus encore ceux capables de désarçonner leur adversaire.

    En entendant la voix de la sœur de Jon, Lorant avait jeté un coup d'oeil étonné. Elle était restée silencieuse jusqu'à là, signe qu'elle n'était pas une impitoyable bavarde qui n'allait cesser de lui casser les oreilles. Un bon point pour elle, finalement. Les remarques de l'enfant se faisaient à voix basse, fort heureusement et ne provoqueraient donc pas d'esclandre avec le public présent et les autres maisons nobles de Westeros venues assister au tournoi. « Bryn, le fait n'est pas de savoir si c'est bien ou mal, l'important ici, est de savoir qu'ainsi sont les hommes. Ils se battent, pour défendre leur famille, leur honneur et bien d'autres choses encore … La vie d'un chevalier n'est pas aussi plaisante que l'imagine certaines femmes … Il est difficile, très difficile même, de veiller ainsi sur tous. C'est une lourde responsabilité. Et parfois, dans ce tumulte de la vie, ils en viennent à oublier la vraie raison des combats. Mais le Tournoi est une occasion de prouver sa bravoure, son agilité. Ne seriez-vous pas fière si Jon gagnait ce tournoi ? ». L'explication était certes longue, mais le jeune homme ne voyait pas comment répondre à ces interrogations de manière plus concise. « Parlez-en avec votre frère, Bryn … Mais gardez ces sentiments pour vous, en d'autres temps et d'autres lieux. Il est des choses qu'on ne doit pas dire à tous. Vous vous posez beaucoup de questions, petite Bryn, et des questions auxquelles je crains de ne pas avoir les réponses que vous souhaiteriez. Parfois, il faut attendre pour que tout s'éclaire ...».

    Mais si il était une chose que Lorant n'imaginait pas, c'était bien la question que lui posa Bryn. Que ferait-il pour Alys ? Spontanément, le jeune homme répondit, sans se poser plus de questions. «Tout ». En vérité, sa jeune sœur, sa protégée était l'amour de sa vie depuis sa naissance et il jugeait tellement plus important son bonheur à elle que le sien … « Pourquoi me posez-vous cette question, Bryn ? Alys est ma sœur, il est de mon devoir de la protéger et je ne laisserais rien lui arriver. Jamais ! ». Le ton était farouche. L'idée, simplement l'idée, que quelque chose puisse arriver à sa tendre et douce petite sœur lui donnait la nausée.

    La jeune fille semblait inquiète, désormais. Il aurait dû se douter qu'assister à un tournoi n'allait pas forcément de soi pour n'importe quelle Lady. Cherchant le regard de Bryn et se détournant donc du combat qui faisait rage entre deux chevaliers, Lorant s'attarda sur le mignon minois de la sœur de son ami. « Craignez-vous pour la vie de Jon, Bryn ? Est-cela qui vous inquiète ? ». C'était certes très compréhensible … Mais son frère n'allait pas tarder à rentrer en lice, Lorant le voyait d'où il était, prêt à prendre sa place dans le Tournoi. « Bryn, Lorant arrivera bientôt sur la lice … Si vous ne pouvez le supporter, nous pouvons partir avant. Mais vous devez me le dire. ». La suite des événements était entre les mains de la jeune fille.

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Message Lun 12 Nov 2012 - 11:00

« On nous apprend à poser beaucoup de questions aux Parchemins, Ser Trant. » dit-elle d’une voix enjouée. « Mon père dit toujours que le plus important c’est de ne jamais arrêter de se questionner. D’après lui la curiosité ainsi que la perplexité sont deux éléments qui ne peuvent que nous instruire. » Mais ce n’était pas seulement son père qui lui avait apprit à se faire ses propres idées ; il y a un an de cela, Bryn était tombée sur un ouvrage de Mestre Denestan intitulé Questions (quelle belle coïncidence) qui soulevait d’importantes interrogations concernant les Andals. Bien que le contenu fut particulièrement instructif, c’était davantage la faculté de Mestre Denestan à tirer des conclusions improbables mais plausibles de faits douteux et ambigus qui avait marquée la jeune Penrose. Etait-ce pour le pire ou pour le meilleur ? Bryn n’aurait put le dire, mais Ser Lorant n’avait pas non plus complètement tord : il faut faire profil bas. Poser trop de questions pourrait s’avérer dangereux, et la jeune Penrose n’avait pas vraiment envie de faire l’expérience d’éventuelles malencontreuses conséquences.
Quoi qu’il en soit, son inquiétude avait sans doute trop transparut parce que Lorant lui demanda si elle ne souhaitait pas partir avant. La question éveilla en elle une légère indignation. Avait-elle fait preuve d’une si grande fragilité ? Elle était plus forte et déterminée que cela et elle sentait de nouveau la nécessité de le prouver.
« Partir avant ? Jamais ! » Bryn était peut-être morte d’inquiétude mais elle ne pouvait se permettre de ne pas voir ce qui allait se passer sur la lice. Non, il fallait qu’elle reste. Elle sourit à Ser Trant d’un air défiant pour lui montrer qu’il n’était point nécessaire de partir.

Enfin, Jon fit son entrée. Il était monté sur son habituel compagnon. Aubépine ; c'était un grand et beau destrier d'une vingtaine d'année d'un brun tanné et dont la crinière était d'un blond très pâle, semblable à de la paille. Ce n'était sans doute pas un choix délibéré, mais les couleurs du cheval se mariaient parfaitement à celles de l'armure de son frère. Orange, or et argent. L'association était remarquable et procurait à Jon un air à la fois humble mais majestueux. Ses cheveux châtain clair et ondulés tombaient mollement sur ses épaules et ses yeux sombres ne trahissaient point sa détermination. Il comptait gagner, c’est du moins ce qu’il avait dit à sa petite sœur...
Le frère de Bryn avait prit un air sérieux, sa concentration était désormais entièrement vouée à son duel. Il jeta un dernier coup d'œil aux alentours - et pendant une seconde Bryn pensa avoir croisé son regard - puis son visage disparut derrière la visière de son casque. Il va réussir. A voir son frère porter sa magnifique armure et chevaucher Aubépine, il ne pouvait en être autrement.
Puis Ser Tybolt se mit en place, portant une armure d'acier rouge étincelante à laquelle s’unissaient ses cheveux blonds pour former les couleurs flamboyantes des Lannister. Il avait un regard assuré, l'expression de son visage souriant frôlant les limites de l'impétuosité. Il venait de désarçonner le fils du Seigneur de Cendregué, Ser Androw et semblait particulièrement doué avec la lance. Mais Jon a toujours fait preuve d'une très grande habileté à cheval.

Les deux chevaliers se mirent en place. Leurs chevaux s'agitaient légèrement, sans doute sous l'influence de l'excitation générale. Les cris de la foule étaient devenus omniprésents. En conséquence, lorsque le public devint un peu plus calme sous la pression de l'impatience, on aurait cru ressentir un terrible vide.
Le cor retentit, et les chevaux se mirent au galop. Ils s'approchaient, s'approchaient, s'approchaient. Ils étaient si proches qu'ils menaçaient de se frôler, puis CRAC ! Les deux lances s'éclatèrent sur les boucliers des deux adversaires. Aucun ne tomba de sa selle, mais leur malaise était notable. Jon secoua la tête pour se remettre de son instabilité, se redressa, puis mena Aubépine à l'autre extrémité de la lice. Ser Lannister s'était également remis de leur confrontation et conduisait son cheval brun en position. Des écuyers accoururent pour leur apporter des nouvelles lances. Jon s'en empara et la coinça solidement sous le bras.
A nouveau, on souffla le cor. Les adversaires se mirent en route, accélérant à chaque pas. On entendait les gens crier, hurler de joie ou d’indignation. C’était un brouhaha assourdissant qui fut soudainement étouffé par le tumulte du bois se brisant sous l’impact de l’acier. Tout deux étaient apparemment blessés. Jon jeta la lance brisé sur le terrain pour se tenir le flanc gauche de son bras droit. Aubépine avançait docilement jusqu’à l’autre bout de la lice, alors que le frère de Bryn cria qu’on lui ramène de l’eau. On accourut pour lui donner de quoi boire. Jon souleva sa visière puis but à grandes gorgées, faisant goutteler le liquide cristallin le long de ses joues. Il abaissa de nouveau sa visière avant d’échanger son verre d’eau contre une nouvelle lance.
On entendit le cor une troisième fois. Les sabots raclèrent violemment le sol, faisant gicler la terre sur leur passage. Un, deux, trois... les destriers avançaient à toute allure alors que les lances des deux chevaliers étaient dangereusement pointées sur leur opposant. On entendit un éclat fracassant. La lance de Jon s’était brisée et Tybolt Lannister était à terre, désarçonné.
Bryn se leva, poussée par l’enthousiasme, cria et applaudit de toutes ses forces en faveur de son frère. Il avait réussit, leur père serait fier. Mais la deuxième phase du combat venait tout juste de commencer... Jon descendit de son cheval puis dégaina son épée. C’était une lame finement forgée, cadeau de Lord Penrose avant leur départ pour le Bief. Ser Tybolt se relevait tant bien que mal, il avait perdu sa lame lorsqu’il était tombé de son destrier et n’était plus qu’armé de son bouclier où figurait le lion féroce de la famille Lannister. Le combat était clairement en faveur de Jon, et on pouvait déjà sentir l’enthousiasme de la foule se ternir. Les chevaliers s’approchaient dangereusement, Jon semblait très sûr de lui-même alors que Tybolt tenait fermement son bouclier entre les deux mains. Jon frappa deux coups, puis quatre. Son adversaire les esquiva avec habileté. Le cinquième et le sixième heurtèrent violemment le bouclier. Des éclats de bois voltigèrent. Jon pivota sur la gauche, tenta de toucher la jambe de Ser Lannister mais rata sa cible avant de recevoir un coup de coude sur la tête. Il recula, apparemment décontenancé par la force du choc. Puis l’improbable se produisit : A l’instant où Jon reculait, Tybolt courut dans sa direction. Prenant avantage de l’étourdissement de son adversaire, il lui assena une frape furieuse à l’aide de son bouclier, une première fois au visage, puis à la hauteur du bassin où l’armure de Jon était moins épaisse et enfin un gros coup sur la poitrine qui le fit perdre pieds. Ser Penrose s’affala sur le sol. Non ! Il tenta de se relever à toute vitesse mais son armure lui rendit la tâche bien plus difficile. Il finit par se remettre sur pieds puis courut, le dos encore courbé, pour s’emparer de son épée qu’il avait perdu en tombant mais il était trop tard. Tybolt Lannister lui pointait la lame sur le menton.
« Je me rend ! » La voix haletante de Jon résonna dans le silence de la foule stupéfaite. Comment avait-il fait pour perdre alors qu’il se battait contre un chevalier qui n’avait rien d’autre que son bouclier ? Bryn était bouche bée, la victoire semblait si proche. Elle pouvait déjà voir son frère prendre place parmi les champions, mais il ne suffit qu’un moment d’inattention pour tourner les évènements en la faveur de quelqu’un d’autre. Tout ce qui compte c’est qu’il n’est pas mort... Elle pouvait voir comment son frère sortait de la lice, titubant discrètement et tenant son flanc gauche, courbé légèrement sous la douleur. Elle se tourna vers Lorant et lui dit d’une voix quelque peu déçu « Au moins le lion se sera fait désarçonné. »

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Dernière édition par Bryn Penrose le Lun 10 Déc 2012 - 23:10, édité 1 fois
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Message Ven 16 Nov 2012 - 17:56



    En entendant la réflexion de Bryn Penrose, Lorant commença à comprendre d'où pouvait venir l'étrange comportement de la jeune fille. Si son propre père encourageait sa manière de vivre et de poser questions à tue-tête, le jeune Trant comprenait bien mieux pourquoi Bryn s'autorisait à lui parler comme elle le faisait, pourquoi elle n'hésitait pas à sortir de la tente où elle était censée l'attendre … Tout un ensemble de détails prenait désormais forme dans l'esprit du jeune chevalier qui ne s'inquiétait plus. La chose était claire: le père de Bryn était complètement irresponsable dans l'éducation qu'il faisait de sa jeune fille et il s'en mordrait les doigts au moment de se marier, c'était certain. Car pour être honnête, Lorant en était plus ou moins à plaindre tout individu masculin qui aurait à un moment ou un autre la charge de la jeune fille. Lui-même, qui n'était pourtant pas réputé pour s'agacer rapidement, avait perdu patience devant le danger qu'elle encourait. Il imaginait facilement ce qu'un fiancé ou un époux pourrait ressentir si son épouse mettait sans dessus dessous son domaine et se mettait en danger par la même occasion. Un sentiment qui n'amènerait très certainement pas à Bryn déclarations d'amour passionnées et gentillesses …

    Cependant, Lorant n'allait pas critiquer Lord Penrose devant la jeune fille. Il valait mieux, plutôt que de critiquer le père de son ami, faire la morale à la fille, afin qu'elle comprenne que si en privé, sans doute, son père lui autorisait ce genre de comportements, il n'en allait pas de même dans chaque endroit de Westeros. Et bien des chevaliers moins calmes et courtois que ne l'étaient Lorant auraient pu avoir des réactions virulentes devant l'enfant. Mais d'un côté, si c'était bien à lui qu'elle avait été confiée par son frère, c'est que Jon lui accordait sa confiance pour s'occuper de sa jeune sœur. « Je ne doute pas que votre curiosité vous instruise, Bryn, mais voyez comme votre entêtement et votre curiosité auraient pu vous coûter cher, tout à l'heure. Pour autant que cela vous semble injuste, ma chère, il vous faut pourtant vous plier à certaines règles simples, pour votre sécurité. ». Autant qu'il l'avait pu, Lorant avait essayé de ne pas se faire moralisateur. Ce n'était pas facile, car un sermon en bonne et due forme était la première chose qui lui venait à l'esprit quand il contemplait la bouille d'ange de la jeune fille.
    Si il avait proposé de partir avant le début de la joute, Lorant avait uniquement pensé à la jeune fille. Il avait imaginé qu'elle serait heureuse d'échapper à cette scène qui semblait la rebuter. Mais une nouvelle fois, la sœur de son ami était bien différente de ce qu'il imaginait. C'était hors de question pour elle ne de pas rester et cette forme de courage et de détermination fit sourire Lorant pensivement. Elle avait du chien, la petite, c'était certain … Ce n'était pas quelque chose qu'il appréciait habituellement chez les femmes, mais chez Bryn Penrose, cela semblait tellement naturel qu'il devait bien avouer trouver cela rafraîchissant. Tant que ce n'était pas tout le temps comme ça …

    Enfin, Jon arriva sur la lice, chevauchant Aubépine, un destrier que connaissait bien Lorant maintenant. Son ami semblait avoir une grande concentration et Lorant était certain qu'il était dans les capacités du Penrose de changer les pronostics. Ser Lannister était très certainement plus connu que Lorant Trant et il avait plus de chances de gagner, sans doute. Un premier affrontement ne fut pas déterminant pour les deux chevaliers. Il fallut encore deux allers pour que le Lannister soit désarçonné, ce qui provoqua chez Bryn un nouvel accès de joie accompagné de cris et d'encouragements pour son frère. Se doutant qu'elle craignait très certainement pour sa vie, Lorant ne fit même aucune réflexion, se contenant d'applaudir à son tour l'exploit. Mais rien n'était joué dans un combat et dans un tournoi : tout pouvait basculer. Et c'est en effet ce qui se produisit. Retenant son souffle, Lorant attendait de voir comment allait se débrouiller Jon au sol. Mais le Lannister avait été plus fort, contre-attaquant sans que quiconque s'y attende et finalement, on entendit la voix du frère de la jeune fille dire qu'il se rendait. Lorant respira mieux. Son ami avait échoué, mais il n'était ni fortement blessé, et encore moins mort : c'était toujours le risque de ce genre d'événements. Un dérapage était si vite arrivé. La remarque de Bryn fit sortir le jeune homme de son moment de réflexion pensive. « Oui, vous avez raison … Et il n'a pas l'air en trop mauvais état, qui plus est. Allons le rejoindre, vous voulez ? ». Faisant usage d'une parole performative, Lorant était déjà debout à l'instant où il avait proposé à la sœur de Jon d'aller le rejoindre. Ils n'eurent pas de mal à rejoindre le vaincu dans la tente des Penrose. Le jeune homme était affairé à enlever son armure qui devait peser bien lourd après le combat et Lorant, naturellement, s'avança pour l'aider. « C'était un fort beau combat, Jon ! ». Il n'allait pas parler de Bryn et de ses bêtises maintenant, le chevalier avait fort mieux à faire que de savoir que sa petite sœur avait risqué de mettre les campements à feu et à sang, poursuivie par un homme complètement assoiffé de cruauté. « La douleur est supportable ? » Il lui faudrait très certainement plusieurs jours pour se remettre totalement, tant les coups portés par le bouclier avait du être traumatisant pour son organisme. « Pouvez-vous servir à boire à votre frère, Bryn, il en a bien besoin, me semble-t-il ... ». Il ne s'agissait pas d'un ordre, tout au plus d'une suggestion qu'il espérait que l'enfant n'aurait pas le courage et l'envie de remettre en question. Ce n'était pas le moment.

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Message Dim 18 Nov 2012 - 13:28

Bryn courut chercher à boire. Elle revint quelques instants plus tard et tendit un verre remplit à ras bord à son frère en souriant bêtement.
« Que se passe-t-il sœurette ? Une mouche t'a piquée ? » Lorant l'aidait encore à retirer les derniers bouts de son armure. Lorsque ce fut fait, Jon afficha un regard soulagé comme s'il venait de se défaire d'un terrible fardeau, mais Bryn lui sauta dans les bras en s'accrochant à son frère comme un singe s'accroche à un arbre.
« Je savais que tu réussirais !
_Sœurette j'ai perdu. Le visage de Jon se tordait sous la douleur. Lâche moi s'il-te-plaît. »
Bryn obéit docilement, elle voyait que son frère était blessé. Il retira sa tunique puis fit la grimace à la vue de son flanc gauche meurtri. Un filet de sang coulait doucement le long de ses côtes, là où la chaire était devenue bleue. Une autre tache bleutée colorait sa poitrine ainsi que son épaule droite, et son front s'était déjà mit à gonfler là où Ser Tybolt Lannister l'avait frappé. Bryn ne dit rien mais s'empressa de trouver un tissu mouillé pour nettoyer la plaie.
« Merci, dit-il d'un air exaspéré. Il semblait vidé de son énergie.
_Tu ne vas pas mourir j'espère.
_Non. Jon sourit d'un air amusé. Pas aujourd'hui.
_Bien, parce que tu me dois encore tes excuses pour tout à l'heure. Elle vit les yeux de son frère s’agrandir d’indignation.
_Quoi ?! Des excuses ?
_Oui. Pour avoir parlé de Celeste, et pour m'avoir abandonnée avec Lorant qui n'est pas vraiment le plus amusant des chevaliers... Elle se retourna vers Ser Trant et s'obligeait à le fixer d'un air sérieux mais éclata de rire à la vue de son expression incrédule. Maintenant qu’elle était auprès de son frère, elle se sentait bien plus sûre d’elle et pouvait se permettre de petites blagues sans pour autant craindre de blesse l’amour propre du chevalier.
« Je vois que vous vous êtes bien amusés tout les deux. Jon se tourna vers son ami, un sourire avenant sur les lèvres. Désolé de te l'avoir confiée à la dernière minute. Je sais qu'elle crie comme un putois et qu'elle est particulièrement têtue, mais elle a le cœur sur la main.
_Ce n'est pas une façon de parler d'une dame ! Insultes moi en face si tu l'oses ! Bryn se mit à donner des coups insignifiants à son frère qui s’efforça de garder un regard plus ou moins impassible.
_Tu n'es pas une dame et je n'ai ni la force ni la patience de me battre. Il ébouriffa les cheveux de Bryn qui plissa les yeux d'un air agacé mais s’arrêta tout de même. Il fallait qu’elle calme sa bonne humeur...
« Quoi qu'il en soit, je te dois une fière chandelle. Je l’aurais confiée à mes parents mais ils sont malheureusement restés aux Parchemins. » Il est vrai que Lord Henry Penrose ainsi que son épouse, Lady Enola, n’étaient pas venus à Cendregué et Bryn en était désolée pour Jon. Elle savait à quel point il aurait aimé que leur père le voie se battre dans ce tournoi. Mais le seigneur des Parchemins avait d’importantes affaires à régler et ne pouvait effectuer le long voyage jusqu’au Bief.
« Mais dis moi, tu n’as pas eu trop de difficultés à la garder tout de même, non ? » La bonne humeur de Bryn se dissipa soudainement. Elle se tourna vers Lorant d’un air inquiété. S’il racontait l’histoire du “terrible Hal” c’en était fini pour elle... Son frère ne manquerait pas à la raconter à leur père et lorsque ce sera fait elle se retrouvera dans un tas d’ennuis. Lord Henry Penrose était peut-être un père offrant une grande liberté à ses enfants mais il pouvait se montrer très strict par moments. Mais ce n’était pas vraiment la colère de son père que craignait la jeune Penrose, mais plutôt la vicieuse colère de sa mère qui se réjouirait certainement d’empoisonner la vie de sa fille.




Dernière édition par Bryn Penrose le Lun 26 Nov 2012 - 12:26, édité 1 fois
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Message Lun 19 Nov 2012 - 18:03




    Le soulagement envahit Lorant par vagues successives lorsqu'ils arrivèrent, lui et Bryn Penrose, dans la tente de la famille de la jeune fille. Le jeune homme n'aurait pas imaginé une seule seconde trouver épuisant le fait de surveiller une jeune dame de noble famille. Toutes celles qu'il avait rencontré n'avaient jamais osé lui en faire voir de toutes les couleurs et c'était bien une première, pour le jeune homme, que de tomber sur une noble dame qui n'avait pas froid aux yeux. Étonnant, surprenant, déroutant et un brin rafraîchissant, même si il ne dirait jamais à quiconque ce dernier adjectif. En bon et sérieux Chevalier qu'il était, Lorant considérait que chacun avait sa place et son rôle et qu'il ne valait mieux pas en sortir pour le bon fonctionnement de la société de Westeros. Seulement voilà, non seulement Bryn ne se gênait pas pour outrepasser ce qu'il considérait comme étant son rôle, mais en plus, elle n'avait pas l'air de comprendre ce qui semblait déranger Lorant Trant. Attitude ô combien inexplicable pour le jeune héritier de Grigibets qui se demandait même comment son ami avait pu supporter pareille attitude chez sa jeune sœur …

    La jeune fille se précipita sur son frère dès que Lorant en eut terminé avec l'armure du jeune homme. Le Trant eut un regard amusé. L'amour fraternel, là, au moins, c'était quelque chose qu'il connaissait bien. Même mieux : il avait l'impression de maîtriser cet art, avec sa jeune sœur Alys. Une adorable petite demoiselle qu'il aimait tant et plus depuis sa naissance. Une noble jeune fille qu'il protégeait comme la prunelle de ses yeux et qui devait avoir le même âge que Bryn Penrose, à quelques mois près. Elles étaient très différentes, car Lorant n'imaginait pas une seconde sa jeune sœur avoir le comportement rempli de défis de Bryn. Mais malgré tout, quelque chose lui disait qu'Alys pouvait réserver des surprises dans le domaine de la pétulance, à la condition qu'on la laisse éclore, comme une fleur en bouton qui sous l'effet de l'eau, de la chaleur et de la sérénité, deviendrait une merveille de la nature.

    Toutefois, Lorant ne s'attendait pas du tout à ce que Bryn obéisse docilement lorsque son frère lui ordonna de la lâcher. Où était passée la gamine qui n'avait pas hésité à aller se balader seule pendant le Tournoi ? Où était celle qui n'avait pas tergiversé et avait résisté à l'autorité de Lorant. Le jeune homme se mit un peu à l'écart de la scène qui se passait sous ses yeux. Il n'attendait que ça : voir Bryn et Jon ensemble. Comment la jeune fille allait-elle réagir face à son frère et surtout, comment Jon s'y prenait-il pour canaliser son adorable mais intrépide petite sœur ? Mais soudainement, son nom vint dans la conversation et le jeune homme ouvrit de grands yeux. Comment cette petite peste osait-elle le remettre en question ? Lorant Trant commençait à se dire que cette Bryn Penrose était une infatigable enfant espiègle et désagréable.

    Jon s'excusa à son tour pour lui avoir laissé Bryn. Le Trant hocha la tête. En effet, il méritait bien des excuses. D'un air très sérieux, Lorant répliqua à son ami. « Je n'avais pas prévu de trouver une telle petite furie en guise de ta sœur, mon cher Jon ! La surprise fut totale ! ». Et voilà pour Bryn. Qu'elle ose protester, encore, cette charmante enfant et il n'hésiterait pas et raconterait tout ce qu'il avait subi à Jon. Cela ne faisait pas très viril pour un jeune homme de dénoncer les actes d'une dame. Jon n'avait pas eu d'autres solutions que de confier sa sœur à Lorant. Une nouvelle fois, d'un air sérieux et assez grave, Lorant hocha la tête. «Je comprends, Jon et c'était un plaisir de te rendre service ... ». Le plaisir n'était pas de garder cette petite Bryn, mais bien d'aider un de ses plus vieux amis. Cela s'arrêtait là.

    La question de Jon le prit de court. Devait-il donc tout dire de la conduite plutôt inqualifiable de Bryn … Il hésita. Après tout, cela s'était bien terminé. Mais dans un souci de justice, il estimait que la jeune fille devait répondre des actes qu'elle avait commis. Cherchant un compromis, Lorant chercha les mots qu'il pourrait énumérer sans crainte de faire passer Bryn Penrose pour une enfant trop gâtée et bien trop vivre (et c'est un euphémisme, croyez-le!). « Disons que ta sœur ne ressemble guère à Alys et j'ai été un peu surpris, sur le moment. Ma foi, maintenant que je l'ai ramené saine et sauve à ta tente, je pense que nous pourrons oublier le reste ». Il avait tranché pour ne pas en dire trop. Donnant par là une chance à la jeune fille de se rattraper, une prochaine fois. « Néanmoins, j'ai l'impression que cette demoiselle a une grande liberté d'action, me tromperais-je ? ». La question s'adressait autant à Bryn qu'à Jon. Mais à dire vrai, il s'agissait même plutôt qu'une vraie question, d'une question rhétorique qui n'avait pas franchement vocation à être relevée.

    Lorant préférait parler d'autre chose. Bryn Penrose lui avait suffisamment compliqué la vie pour aujourd'hui. Il était grand temps qu'on parle d'autre chose qu'une jeune fille indisciplinée. «N'est-tu pas trop fourbu par ce combat, Jon? ». En ami proche et attentif, Lorant voyait bien que Jon Penrose avait du mal à se reprendre après cet intense moment du Tournoi. Il n'allait certainement pas embêter son ami dans un moment pareil avec des considérations secondaires. « Le Lannister a eu une réaction fort surprenante, ma foi ! Je pense que personne n'aurait pu imaginer sa riposte ... ». Lancer le sujet sur combat semblait bien plus intéressant à Lorant. Il avait consacré bien assez de temps à Bryn. Toutefois, une petite provocation s'imposait. «Pourrais-je avoir à boire, également, Bryn ? ». Tout le sel de cette demande était dans la réaction de la petite sœur de Jon. Allait-elle se plier à cette demande avec la grâce d'une Lady ou montrerait-elle son vrai visage ?

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Message Mar 20 Nov 2012 - 22:10

Bryn fut reconnaissante que Lorant ne dévoile pas l’incident du barbare la poursuivant avec l’intention de lui fracasser la tête. Il est vrai que cet épisode aurait pu mal tourner et elle avait eu une sacrée chance de trouver le vaillant chevalier devant sa tente. La jeune Penrose voulut lui adresser un hochement de tête en guise de remerciement mais la remarque sur sa soi-disant “liberté d’action” l’arrêta net. Pourquoi était-il donc si contrarié face à son comportement un peu plus têtu et indépendant que les autres dames ? Bryn avait l’impression qu’il la voyait comme une enfant gâtée et mal élevée ce qui la blessa profondément, à sa propre surprise. De fait, elle ne s’attendait pas ce qu’elle puisse se soucier de ce que pense l’ami de son frère, mais c’était pourtant le cas.
« Il est vrai que mon père s’est toujours montré très indulgent avec ma sœur, mais il ne voulait pas la priver des droits qu’il donnait à ses fils. » Jon soupira tout en fronçant les sourcils d’un air accablé. Après toutes ces années, le souvenir de leurs frères défunts lors de la rébellion Feunoyr le pesait toujours. Il ouvrit la bouche comme s’il s’apprêtait à dire quelque chose avant de se résigner au silence en jetant un bref regard à sa petite sœur. Il interrompit rapidement ce silence suspicieux en adressant une expression avenante à son ami alors que celui-ci avait brusquement changé de sujet.
« J’imagine que je me suis fait royalement humilier ! Jon se mit à rire de son rire chaleureux. Ce Tybolt Lannister est un vrai dur à cuir. Ses coups sont des coups de marteau il est stupéfiant. Je n’ai jamais été brillant à l’épée mais mes compétences ne sont pas non plus insignifiantes. Tu peux en témoigner, après tout nous avons croisé le fer à plusieurs reprises. Il fit une courte pause avant de secouer la tête. Dire qu’il n’avait plus qu’un bouclier entre les mains ! Je n’arrive pas à le croire... J’imagine que j’ai pris la grosse tête. Je pouvais déjà sentir la victoire quand il est tombé de son cheval ! J’étais si proche du triomphe. Mais en l’espace de quelques instants il m’a totalement déstabilisé, et la seconde d’après j’avais ma propre épée sous le menton.
_Tu l’as tout de même désarçonné ! Tout le monde a vu à quel point tu étais doué avec la lance.
_C’est gentil sœurette, mais c’est la fin du combat dont les gens vont se rappeler. »
Bryn se tut mais ne put que penser, au plus profond d’elle-même : Comment peut-on oublier un cavalier aussi doué que mon frère ?
Lorant interrompit toutefois ses pensées lorsqu’il lui demanda d'un air défiant s'il était possible qu'elle lui serve de l'eau. Cette requête semblait à première vue insignifiante mais Bryn pouvait sentir la défiance du chevalier à plein nez. Elle se donna tout le mal du monde pour contenir son indignation bouillonnante. A boire ? Il va voir comment je donne à boire celui-là ! Si le chevalier voulait jouer à ce jeu, il apprendrait très vite qu'elle est un adversaire redoutable. Elle partit chercher un verre et une carafe. Lorsqu’elle vit que celle-ci était vide, elle quitta la tente pour trouver de l’eau. Quand Jon vit sa sœur disparaître derrière le rideau de leur pavillon, il prit un ton plus sérieux.
« Lorant, à propos de l’éducation de ma sœur ; tu dois comprendre que Bryn a essentiellement grandit auprès d’hommes. Tu sais que la relation qu’elle a avec mère est... compliquée. En effet, Lady Enola et Bryn ne se supportaient pas. C’était une guerre continuelle qui mettait les Parchemins dans tous ses états. Mon père voit en ma sœur quelqu’un de très brillant. Il veut que Bryn développe un esprit indépendant, et il tire de la fierté du fait qu’elle défit l’autorité et questionne nos coutumes. Il fit une brève pause. Il voit en elle mon grand-père, Duncan le Chroniqueur. Duncan II Penrose était un grand auteur de livres historiques ainsi que de chroniques d’importantes familles des Sept Couronnes. Henry Penrose en avait toujours parlé avec admiration. Il disait souvent que c’était celui qui faisait persister le souvenir de l’Histoire grâce à ses ouvrages. Jon se frotta le menton, perplexe. J’aime mon père, tu le sais bien, mais j’ai peur que ses ambitions à l’encontre de ma sœur ne mènent celle-ci à sa perte. Il est très difficile et dangereux pour une dame d’être ouvertement indépendante et forte d’esprit. En plus... Il se tut brusquement, voyant Bryn entrer dans la tente, verre et carafe à la main.

Le tonneau de réserve d’eau s’était avéré être derrière la tente ce qui avait obligé la jeune Penrose à faire le tour avant de revenir. Elle retourna donc voir Lorant en lui tendant le verre.
« Tenez Ser. » son ton un peu trop courtois frôlait la moquerie. Elle se mit à remplir la coupe du jeune chevalier, tout en affichant un sourire amusé. Mais l’eau de la carafe coulait un peu trop vite, et l’eau finit par mouiller les vêtements de Lorant.
« Oh ! Je suis vraiment désolée ! Je vais vite trouver quelque chose pour nettoyer tout ça ! » Elle feignit son air alarmé, et dans ses mouvements brusques fit délibérément tomber la carafe afin que celle-ci éclabousse le chevalier. De l’eau volait partout, et la seconde d’après Ser Lorant était à moitié trempé.
« Mais... qu’est-ce que ? Jon se tourna vers sa sœur en la regardant sévèrement puis s’écria Bryn ! d’un air accusateur et indigné en la voyant se plier de rire. Va chercher à Lorant de quoi se changer dans mon coffre. Voyant comme sa sœur continuait à rire, il se leva et cria avec autorité Tout de suite ! » ce qui fit sursauter la jeune Penrose. Elle se raidit, fronça les sourcils à l’adresse de son frère puis courut chercher des vêtements de rechange pour Lorant.
« Je suis sincèrement désolé Lorant. » dit-il en se frottant les yeux. Il était épuisé et Bryn ne lui facilitait pas la tâche.




Dernière édition par Bryn Penrose le Lun 26 Nov 2012 - 21:33, édité 5 fois
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Lorant Trant
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Message Sam 24 Nov 2012 - 17:13



    Bryn n'avait pas tort quand elle pensait que Lorant la voyait comme une enfant mal élevée, trop gâtée et capricieuse. Ce n'était pas qu'il avait voulu avoir un mauvais jugement de la sœur de Jon, mais simplement, selon les critères du Chevalier, toute femme qui ne respectait pas les règles et la mesure qui allait de pair avec son sexe, était une bien étrange personne. Cela n'avait rien à voir avec le respect qu'il commençait à ressentir pour ce petit brin de femme, qui du haut de ses 14 ans n'hésitait pas à le défier depuis qu'ils s'étaient rencontrés. Tout simplement, Lorant jugeait qu'elle n'avait pas reçu l'éducation qui seyait à une jeune demoiselle. Simple constat. C'était d'ailleurs bien plus à Jon et au père de celui-ci que Lorant aurait pu avoir des reproches à faire. Une jeune femme était telle qu'on la laissait devenir. Bryn n'était pas totalement responsable de sa mauvaise conduite. D'autant plus que Lorant imaginait que les femmes n'étaient pas nécessairement capables de démêler le bien du mal si les hommes ne leur apprenaient pas au préalable. Les responsables de l'incident qui avait eu lieu quelques minutes plus tôt étaient donc bien les hommes de la famille Penrose pour ne pas avoir su s'occuper comme il convenait de la jeune fille. Toutefois, Lorant n'en dirait rien, ni à Jon ni au père de son ami. Il jugeait que cette affaire les concernait. Et effectivement, au vu de l'histoire personnelle de la famille Penrose, Lorant se voyait mal les porter en accusation. Il hocha donc gravement la tête en entendant l'explication de Jon, avant de partir sur un sujet moins délicat et moins difficile. Non sans jeter de brefs regards à Bryn Penrose, de temps à autre.

    Les remarques de Jon montraient bien son amertume après la défaite. Lorant était quelqu'un d'honnête, mais pour rien au monde il n'aurait enfoncé ses amis dans leur propre détresse. Il jugeait qu'entre amis, l'entraide primait sur la vérité crue. En l'occurrence, de toute évidence, le Penrose exagérait sur un combat qui n'avait pas été aussi inégal qu'il le pensait. Il fallait toujours plusieurs heures, au Chevalier, pour prendre conscience de la pleine valeur d'un combat. Peu à peu, certainement, Jon parviendrait à mettre des mots plus précis sur ce qui s'était passé et ce serait une expérience fort utile pour la suite de sa vie de Chevalier. Bryn prenait la défense de son frère et c'était tout à son honneur, jugea Lorant. « Ne sois pas trop dur avec toi-même, Jon, je crois que tu as été très méritant sur ce combat. Et qu'importe ce que le public se rappellera si Bryn et moi-même nous souvenons combien tu étais magnifique quand tu l'as désarçonné ! Un spectacle, ma foi, fort réjouissant ! Et je gagerais que tout Westeros a entendu Bryn lorsque le Lannister est tombé ! ». C'était une petite pique taquine à la jeune sœur de Jon, qui n'avait pas pour but de l'ennuyer, mais plutôt d'instaurer des relations plus saines entre eux. Il était l'ami de son frère et en ce sens, il se permettait d'émettre des petites blagues.

    La jeune fille quitta alors la tente, allant chercher de l'eau comme Lorant le lui avait demandé. C'est le moment que choisit Jon pour parler de l'attitude de sa sœur. D'un geste apaisant, Lorant exprima sa sympathie. Et sa compréhension, également. Lorant allait répondre quand Bryn fit son entrée dans la tente. Souriant, paisible, le Trant préféra donc faire court mais efficace. « Je n'oublierais pas ce que tu m'as dit, mon ami, nous en reparlerons ! ». Les craintes de Jon étaient belles et bien motivées par l'attitude de sa jeune sœur. Mais pour autant, il devait être difficile pour un fils d'aller à l'encontre de son père sur un sujet comme celui-là. Lorant savait que, pour sa part, il serait près à tout pour le bien de sa sœur, Alys, mais chaque famille était différente et il ne fallait pas imposer aux autres sa vision du monde. C'était une leçon que Lorant avait appris, en tant qu'écuyer, bien des années plus tôt. Chaque famille avait ses secrets, sa façon de vivre, sa douleur et ses souffrances. Il fallait donc bien se garder d'émettre des jugements, mais plutôt, apporter son aide.

    Bryn s'approcha, la coupe à la main, et Lorant allait s'en emparer quand la maligne petite fille s'empressa de lui renverser l'intégralité du contenu dessus. Alors que Jon réagissait en envoyant sa sœur chercher une tunique pour son ami, Lorant éclata d'un grand rire. « C'est de bonne guerre, Jon, de très bonne guerre. Je dois avouer que ta jeune sœur a le sens de la répartie ! ». Il ne savait pas comment la jeune fille allait réagir à sa demande, mais il n'avait pas été déçu par son sens de la réponse. Voyant Bryn revenir avec une tunique, Lorant l'accepta. Il enleva le vêtement trempé par les méfaits de la demoiselle et remit le nouveau, dévoilant ainsi un torse musclé par l'exercice. Ceci fait, il tendit la main à la sœur de Jon et lui dit, fort distinctement : « Faisons la paix, jeune demoiselle ! Je reconnais que vous êtes une adversaire à ma mesure ! ». Le visage souriant et ouvert, Lorant ne ressemblait plus tant au jeune Chevalier sérieux qui était venu la chercher, quelques heures plus tôt, pour assister à cette joute. Lorant savait également se départir de son sérieux … Lorsque les circonstances s'y prêtaient.

    « Bien, mon ami, je vais te laisser à ton repos bien mérité. Nous nous croiserons bien vite sur le Tournoi, je n'en doute pas. Au revoir, Bryn … Et par pitié, laissez votre frère se remettre de son combat avant de lui en faire voir de toutes les couleurs ! ».


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Bryn Penrose
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Message Lun 26 Nov 2012 - 20:47

La réaction de Lorant fut bien surprenante. Bryn s’attendait à ce qu’il lui fasse de nouveau la leçon, qu’il fronce les sourcils de mécontentement comme il l’avait fait au moment de leur rencontre, mais le chevalier se mit à rire d’un rire jovial. Mais cette impression déconcertée se dissipa rapidement pour laisser place à un sentiment amical et ravi qui fit sourire Bryn de toutes ses dents. Jon lui-même semblait étonné, mais sourit malgré tout, soulagé que sa sœur n’avait pas de nouveau semé la discorde.
La jeune Penrose courut donc chercher à Lorant de quoi se changer sans la moindre amertume. Elle ouvrit le coffre de son frère et en sortit les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main, puis elle s’apprêtait à les apporter au chevalier quand une idée lui traversa l’esprit. Elle courut ouvrir sa propre mallette, jeta le contenu dans tous les sens avant de tomber sur ce qu’elle cherchait. C’était un petit pendentif, de la taille de son pouce en forme d’edelweiss. Bryn avait trouvé une branche de chêne morte durant leur voyage depuis les Terres de l’Orage et l’avait sculptée avec attention jusqu’à leur arrivée à Cendregué. De quoi exprimer ma gratitude. Se dit-elle en souriant chaleureusement pour elle-même. Peut-être était-ce aussi le genre de présent que l’on fait dans l’espoir que la personne concernée garde un heureux souvenir des évènements partagés ; de quoi atténuer les mésententes qu’ils aient put avoir. De peur que Lorant ne comprenne pas que c’était un cadeau, elle prit une des fleurs qu’elle s’était coincée dans les cheveux et introduit la tige de celle-ci dans la boucle du pendentif, puis fit glisser le petit bijou dans une des poches de la tunique.
Bryn revint avec les vêtements en main, alors que Lorant retirait ses habits mouillés, découvrant son torse nu, et Bryn ne put empêcher ses joues de rosir d’embarras. Elle se passa une main sur le visage, comme si cela pouvait effacer le sang qui lui montait à la tête, et avant que Lorant ne puisse remarquer sa gêne, lui tendit la tunique de Jon. Quand l’ami de son frère fut rhabillé, il lui tendit une main ferme que Bryn accepta de bon cœur, mais qu’elle s’efforça de secouer avec force pour ne pas paraître faible et fragile.
« Faisons la paix, Ser Lorant, mais sous la condition que nous nous reverrons un jour. » sa bouche se courba dans un petit sourire en coin qu’elle couronna d’un discret clin d’œil avant de lâcher la main du chevalier. Lorant ne semblait pas si strict et coincé finalement ; peut-être fallait-il simplement mieux le connaître. Après tout, ce n’était pas pour rien qu’il était un des meilleurs amis de Jon...
Son frère serra à son tour la main de son ami dans un geste fraternel.
« Merci encore Lorant. Reviens nous visiter aux Parchemins, on ira boire un canon un de ces quatre. J'ai besoin d'une bonne vieille bière de chez nous ! » Il rit joyeusement avant de donner une tape amicale à Lorant. Et alors que celui-ci disparut derrière le rideau de leur pavillon alors que Bryn secouait la main en signe d’au revoir, Jon se retourna vers sa petite sœur d’un air circonspect.
« Dis moi sœurette, qu’as-tu donc fait à ce pauvre Lorant ?
_Oh, rien. Elle sourit, les yeux toujours rivés vers l’entrée de la tente. Rien du tout... »

Spoiler:
 


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