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Que jeunesse s'abreuve et se détende [Pv Asafa Ferboys]

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Message Jeu 18 Oct 2012 - 0:27

Seize ans. L'âge de la maturité. L'acquisition des connaissances adultes commençait à s'accentuer. Daärim n'était plus un enfant, ce stade était largement dépassé, obsolète et à ses yeux, il était temps qu'il prenne possession de ses responsabilités. Depuis sa naissance, il est destiné à ne pas succéder au fief familial. Sa jumelle, la précédant de peu, aussi belle qu'intelligente, était la destinataire de tout ce potentiel héréditaire. Il l'avait totalement accepté malgré ses principes s'enrôlant davantage dans la domination de l'autorité masculine sur un tel patrimoine. Mais néanmoins, là où lui n'excellait guère, sa soeur montrait des capacités innées à s'intéresser à la politique et à exhiber un charisme dominant. Lui-même n'était pas en reste pour une telle exposition mais il préférait largement le domaine militaire et l'art guerrier. Depuis longtemps maintenant il avait requis l'aide paternelle pour déceler en lui le potentiel héréditaire de facultés guerrières qu'il sentait bouillonnantes en lui et quémandant de sortir pour pouvoir s'exprimer au grand jour. Il s'était révélé plutôt doué dans le domaine. C'était une nécessité pour lui s'il devait protéger un jour leur demeure et sa jumelle à sa tête. Pour lui, cette tendance gémelle était un signe évident de l'obligation d'une collaboration. Ismaëlle serait à la tête de leur maison mais lui serait entièrement à son service pour gérer au mieux les affaires militaires et être à la tête de leurs hommes de guerre. Dans son esprit, ce plan avait déjà été tout tracé et lui semblait d'une évidence qui ne méritait guère qu'il soit explicité. Bien qu'elle craignait qu'il lui dérobe sa place et que lui s'amusait à entrer dans son jeu, il ne niait point la clarté de cette perspective. Sa soeur devait forcément y être attentive elle aussi et comprendre qu'il en serait ainsi. Un tel doute ne pouvait exister et jamais il n'aurait cru qu'il était ancré tel un poison dans l'esprit d'Ismaëlle au point de la ronger entraînant une dégradation forcée de leur relation quelques années plus tard. Si seulement ce futur lui était apparu devant les yeux, alors aurait-il pu trouver un remède en assurant la destinée de sa jumelle comme héritière. Mais il n'en avait point été le cas.

Néanmoins, le futur étant encore loin, la situation actuelle ne montrait que de légères prémisses de cette décadence à venir. Certaines choses n'avaient point changé comme sa passion pour les rapaces qui ornaient un certain périmètre de leur terrain. Un temps s'était écoulé en leur compagnie et retourner dans sa demeure s devait de se faire dans la suite logique de sa programmation journalière. Il aimait et affectionnait leur compagnie. La raison se décelait peut-être dans leur fidélité qui avec le temps lui était acquise. Cette particularité de la personnalité que pouvait obtenir certains humains lui était d'une importance capitale. Toute traîtrise se devait de mériter sanction. Cette réflexion avait toujours été dans son esprit mais il ne l'avait encore jamais clairement appliqué. Des occasions ne s'étaient jamais présentées à lui ce qui limitait le champs d'action. Cela aussi changerait dans le futur face à un évènement que jamais il n'aurait pu deviner. Entrant dans le domaine, son fidèle rapace, préféré de la ribambelle, le délaissa suite à des obligations paternelles qu'il avait respecté depuis plusieurs années maintenant : aucun rapace ne devait plus franchir le seuil de leur maison. Ismaëlle avait été l'instigatrice d'une telle règle et la mort avait été infligée à son ami. Le deuil était maintenant bien dépassé mais cet incident ne disparaîtrait pas dans l'oubli pour autant. En parlant de sa jumelle d'ailleurs, il put l'apercevoir au loin en compagnie d'un autre dornien qu'il connaissait bien : Asafa Ferboys. Ami avant tout, il avait également un attrait évidemment pour le sang de son sang. La compréhension d'une telle attirance était totale de la part de Daärim qui voyait en sa soeur l'effigie de la beauté incarnée, qu'à cela s'ajoutait une personnalité hors du commun. Asafa n'était pas le premier à lorgner sur sa soeur et il ne serait certes le dernier. Cette dernière arrivait d'ailleurs à manipuler avec aisance ses prétendants pour le plus grand amusement - et inconsciemment le plus grand plaisir de les voir échouer - de sa personne. Par cette amitié, il avait soutenu le dornien autant que cela lui était possible cependant, le temps avait dévoilé une absence de réciprocité dans le décours des sentiments de sa soeur. De plus, un profit était largement instauré dans le patrimoine pécuniaire du jeune garçon qui se laissait totalement embobiné malgré la maturité dont il était censé faire preuve. Il l'avait alors poussé à abandonner cette attirance stupide qui l'emportait davantage à sa perte. Bien sûr, Asafa était un coureur de jupons, ce qui n'aidait point à le canaliser. Pour la peine, n'ayant pas écouté son conseil, il continuait à quémander satisfaction auprès de sa soeur qui subtilement le congédiait avec la grâce dont elle seule était dotée dans une telle situation.

Amusé, appuyé contre une paroi de sa demeure, il regardait repartir le jeune dornien alors que sa soeur regagnait ses appartements, soeur du même âge que lui-même qui avait ses occupations propres auxquelles il n'était pas forcément conviées et dont il n'émettait à l'heure actuelle aucun soupçons. Son regard s'était attardé sur sa démarche et son allure alors qu'elle disparaissait de son champs de vision. Ses prunelles aussi céruléennes que l'océan revinrent scruter l'acolyte dornien. Bien qu'un sourire moqueur ornait ses lèvres, la compassion était également de mise dans les sentiments actuellement ressentis. Asafa était un bon ami malgré les quelques années qui les séparaient, aussi jugea-t-il opportun de tenter d'apaiser un peu le désarrois qui était exprimé sur son faciès.

"Tu en fais une tête. Ne t'ais-je déjà pas dit que persévérer ne te servirait plus à rien?" Il ajusta ses paroles d'une tape sur l'épaule avant de reprendre la parole "Pour te consoler, je t'invite à t'abreuver et à contempler autant de filles que tu le souhaites. Allez viens, on va aller se trouver un endroit peuplé comme il se le doit pour l'occasion."

Il le devança pour rejoindre l'au dehors et user de leur monture afin de concrétiser ses paroles. Le domaine étant isolé, ils devaient faire route pour rejoindre l'établissement approprié. Dans sa demeure ne vivait que sa soeur qu'il ne pouvait guère avoir et sa mère qu'il lui était interdit de même scruter d'un oeil perverti. Ainsi, l'ailleurs les appelait avec assurance et véhémence. L'expérience de l'alcool et des femmes, contrairement à Asafa, n'était pas encore totalement forgée pour Daärim. Atteignant seulement l'âge de la maturité, il ne s'était jusqu'à présent concentré que sur les différents apprentissages de la noblesse et de son rang. Désormais, il devait acquérir ce qui faisait également de lui un homme. Bien que le jeune dornien qui l'accompagnait n'était pas forcément un modèle en soi, il pouvait cependant lui permettre de développer des aptitudes nécessaires mais que sa famille ne pourrait lui enseigner. Après tout, un homme se devait de connaître les femmes et de pouvoir tenir l'alcool. S'il se devait un jour d'être à la tête d'une troupe de guerriers, il devrait gagner leur respect tant par ses actes dans le domaine que par sa personnalité. La maîtrise la plus vaste ne pouvait qu'apporter satisfaction. Découvrir ces bienfaits de la vie amenait une curiosité qu'il n'avait plus tellement envie de frustrer, pour la peine le prétexte de consolation en était un bon pour justifier son envie de détente et d'amusement. Etre sérieux était nécessaire mais ne demandait pas forcément une continuité éternelle. Il fallait parfois briser le quotidien pour découvrir des facettes cachées de la vie. Arrivés à destination, il se fit un plaisir de rejoindre le lieu convoité et de sourire d'une satisfaction non dissimulée à la vue de ce qui les attendait.

"Crois moi mon ami, je pense que mon lot de consolation te plaira aisément ! "



Dernière édition par Daärim Forrest le Dim 9 Déc 2012 - 20:51, édité 1 fois
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Lun 22 Oct 2012 - 11:50

Une fois encore, le jeune homme s'était fait congédié, certes avec grâce, par la belle héritière de la maison Forrest, Ismaëlle, dont la beauté avait certainement rendue fou le Dornien à la peau mate. Une fois encore, la belle et sensuelle naïade esquivait avec doigté et risette les avances maladroites mais sincères du géant des Osseux qui, bien qu'il tentait de faire bonne figure, semblait réellement pâtir de ces refus répétés et amenés avec ce tact si particulier qui l'empêchait de complétement faire le deuil de cette romance impossible avec la Belle de La-Tombe-Du-Roy. Aussi, il avait comme toujours persévéré, et repartait une nouvelle fois délesté de quelques cerfs d'argent sous la forme de quelconque cadeau fort onéreux à l'attention de la jolie noble visant, sans succès, à s'attirer les bonnes grâces de la fille de ses songes.

Asafa était un jeune homme arrivant en plein dans la force de l'âge. Déjà grand pour un dornien lorsqu'il était enfant, il avait ces dernières années grandi encore davantage pour ressembler finalement à une grande tige un peu maladroite. Puis, l'enfant devenu homme, il s'était étoffé pour devenir celui que l'on surnommait désormais à Ferboys le géant des Osseux, tant sa stature le faisait passer pour un homme du Nord. De plus, depuis très jeune, il menait une vie faite de voyages et de combats, renforçant son corps pour le rendre désormais particulièrement imposant parmi les habitants du désert. Sa barbe commençait à être fournie, ne ressemblant plus à ce duvet de jeune homme qu'il arborait plus jeune lui donnant un air d'enfant ayant grandi trop vite, ce qui accentuait la sensation de puissance et de force se dégageant du Ferboys. Et pourtant, il semblait bien minuscule face à Lady Ismaëlle Forrest, étant pourtant de quatre ans son ainé, et à son aisance naturelle et à sa faconde redoutable.

Quantité négligeable au sein de sa famille n'ayant d'yeux que pour sa cousine Edarra, il avait quitté le domicile familial dès l'adolescence pour vivre d'aventures et de voyage, malgré la désaprobation formelle de sa mère. Pourtant, les Ferboys, ne se souciant guère de ce jeune homme, le laissèrent se mettre au service de ce marchand pour parcourir le pays et les contrées avoisinantes dans l'espoir qu'un homme mûr et serviable revienne au bercail. Malheureusement, plus le dornien au teint halé prenait de l'âge et plus ce qui pouvait passer pour des bêtises de jeunesses devenait des passes-temps indignes d'un homme issu d'un noble lignage. Frivole, coureur, joueur, fêtard, Asafa multipliait les tares et rechignaient à rentrer au domicile familiale, n'étant toujours pas marié et multipliant les frasques de mauvais goûts.

Malgré tout, cela faisait plusieurs semaines qu'il se faisait plus discret, plus pondéré dans ses choix de vie. Si financièrement, son amour pour la belle Ismaëlle se révélait être une entreprise, cela avait quelques bienfaits sur sa valeur morale : il avait bien compris que sa vie de débauche lui couterait surement la main de la fille de ses rêves, aussi il tâchait de se montrer respectable alors qu'il lui faisait la cour. En vain, cette dernière refusant systématiquement ses avances pourtant courtoises et emplies de cet humour désinvolte qui caractérisait le géant des Osseux, tout en sachant entretenir l'ardent désir que lui vouait le jeune homme avec une malice parfaitement redoutable. Et bien qu'il savait que son entreprise était vaine, que le vœu de la belle héritière n'était point de se lier à un homme mais de conserver sa primauté sur la direction de sa maison, son esprit d'optimiste passionné le poussait à chercher malgré tout à toucher le cœur d'Ismaëlle Forrest, et ce malgré les recommandations de son frère Daärim.

Daärim Forrest, frère jumeau de la fille de ses rêves, jeune homme de seize ans d'une noble stature, presque le gendre Dornien idéal. Fougueux, passionné, redoutable lancier et d'une fierté déjà assurée, Daärim comptait déjà, malgré son jeune âge, parmi la fine fleur de l'élite Dornienne. D'une réputation immaculée, d'une prestance et d'un charisme certains, d'un physique avenant et d'un regard céruléens, il avait déjà tout du grand chef de maison, et beaucoup pensait qu'il aurait tenu ce rôle avec brio si sa sœur ne l'avait précédée. En réalité, il semblait l'exact opposé d'Asafa, qui lui était bien trop grand pour un Dornien, bien trop frivole, bien trop immature et irrévérencieux pour être considéré issu d'un quelconque noble lignage. Et pourtant, les deux hommes partageaient une passion pour le maniement de la lance, et outre le respect purement martial qu'ils s'accordaient déjà l'un l'autre, une réelle amitié les liait.

Aussi, lorsque le jumeau de sa nymphe remarqua le désarroi dans lequel il se trouvait, suite à ce nouvel échec cuisant et pourtant si doux, il vint lui apporter un réconfort franc, amical et honnête. Asafa appréciait réellement Daärim et ne s'en cachait guère, vantant les mérites de ce jeune homme que tout aurait du prédisposer au titre de Lord. D'ailleurs, son honnêteté, sa franchise et sa réelle et profonde gentillesse faisaient d'Asafa un individu à part parmi la noblesse Dornienne, réputée froide, distante et manipulatrice. Et le géant des Osseux ne manqua de répondre par un large sourire retrouvé à son camarade, partageant son nouvel enthousiasme.

- Que veux tu, Daärim ? Je suis un grand romantique qui n'en fait qu'à sa tête... D'ailleurs, il semble que tu me connaisse fort bien, en me proposant de tels loisirs... Romantiques.

Il se mit à sourire plus largement encore alors que le Forrest ouvrait la marche vers la sortie et leur monture respective. Asafa, bien qu'encore jeune à l'époque, se révélait déjà être un hédoniste confirmé et ses dépenses pharaoniques en matière de filles de joies ou de consommation de vin commençaient petit à petit à circuler dans tout Dorne, pour le plus grand malheur de sa famille. Durant le trajet, Asafa se montrait affable, comme à son habitude, visiblement heureux que son ami veille ainsi à son bien-être.

- En tout cas, merci à toi. C'est sympathique de ta part de me proposer de me changer les idées... Il est terrible de se savoir condamner à un amour impossible et destructeur, n'est-ce pas ? En même temps, cela donne plus de saveurs à la vie...

Il se tut lorsque le tandem arriva jusqu'à destination, une taverne qui s'apparentait, à vrai dire, à un joyeux bordel. Une lueur presque enfantine traversa son regard qui s'illuminait comme s'il venait de découvrir un trésor. Il se retourna alors vers son acolyte après que ses yeux se soient posés sur une beauté typiquement Dornienne, une petite brune, la peau olivâtre et les yeux couleur de jais, légèrement vêtu ce qui laisse deviner son galbe et ses formes généreuses.

- Mon ami, celle là sera pour moi...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mer 24 Oct 2012 - 14:33

Daärim appréciait Asafa. Ce n'était guère homme à être usité pour les guerres ou les combats. Il le savait impliqué lorsque la cause en valait la peine, mais son penchant récurrent pour les femmes impliquait une méfiance quant à ses capacités martiales. Prenant la vie légèrement et avec optimisme, il n'avait pas cette combattivité dont il avait besoin pour s'entraîner. En tant qu'ami cependant, il correspondait à ses attentes et faisait preuve d'une confiance nécessaire à une telle relation. Daärim avait en horreur ce penchant omniprésent chez les Hommes que représentait la trahison. La fidélité était un atout majeure sur lequel son attention percutait rapidement et Asafa en était doté. Depuis leur première rencontre jusqu'à maintenant, la déception n'avait point été au rendez -vous et il avait su apprécier leurs échanges amicaux. Ne le connaissant pas sous toutes ses coutures, il l'avait poussé à tenter sa chance auprès de sa jumelle. Il ne pouvait pas lui en vouloir de trouver à cette dernière des qualités physiques irréprochables et un charisme certain, que lui-même entrevoyaient régulièrement dans ses observations discrètes. Mais avec le temps, l'appréciation ne diminuant guère, il avait pu juger cet homme inadéquat pour le sang de son sang qui de toute façon avait tendance à tirer profit de ce jeune dornien plutôt que de lui offrir ce qu'il attendait réellement d'elle - et objectivement, cela lui convenait parfaitement. Il n'avait bien sûr jamais ouvertement affirmé à son ami qu'il préférait le voir loin de sa soeur. Mais comme elle se refusait à lui, ça lui était bien égal. Il tentait néanmoins de faire lâcher prise à Asafa car, même en n'obtenant pas ce qu'il voulait, il restait accroché à une possible relation avec elle lui offrant monts et merveilles financiers qui avaient tendance à s'accumuler de manière inappropriée.Les folies Asafienne pour sa soeur l'amusait toujours autant qu'elle lui faisait se demander si Asafa n'était pas idiot de dépenser autant pour rien. Ismaëlle le manipulait aisément et il était particulièrement étonnant qu'il ne l'ait pas décelé. Cependant, leur relation l'obligeait à une réciprocité d'implication amicale le poussant à avouer qu'il le voyait davantage s'enfoncer qu'obtenir satisfaction. Il ne pouvait par conséquent décemment pas le laisser ainsi. Ses propos n'avaient eu qu'un échos infime et son ami continuait à faire des siennes. Une compensation seule ne pouvait donc désormais être offerte. C'était pour la cause qu'il se retrouvait dans un lieu comme l'actuel, dans les agglomérats urbains qui s'étaient rattachés à La-Tombe-du-Roy depuis maintenant plusieurs années. Leur domaine était particulièrement fleurissant. Ils ne pouvaient guère se plaindre des enrichissements qui s'étaient emmagasinés au fil du temps.

En attendant, l'oubli d'un rejet devait se réaliser auprès de son ami. Son côté frivole allait aisément jouer sur cette remise en forme. Lui-même n'était pas un habitué de ce genre d'infrastructures. Agé de seize-ans, il découvrait seulement certains aspects de la vie d'un homme. Il n'était guère dénué de confiance en lui et d'assurance permettant une ouverture facile sur ce terrain. Mais il n'avait point encore beaucoup expérimenté. Cette occasion serait une de celles qui lui offriraient l'opportunité de se donner les moyens d'acquérir davantage de connaissance masculine. L'art martial n'avait plus énormément de secrets pour lui. Le terrain l'attendait avidement mais il s'était entraîné depuis son plus jeune âge pour être prêt à des confrontations physiques. Après tout c'était son rôle : sa jumelle reprendrait le fief et lui-même assurait la défense et gèrerait les troupes attaquantes dont disposaient le domaine. Le rôle de leur père serait réparti entre leurs deux fonctions bien qu'elle resterait la représentante officielle et même celle qui exprimerait le dernier mot. Mais le temps attribuée à cet héritage ne lui avait pas encore alloué celui nécessaire à l'amusement dont sa jeunesse devait faire preuve. L'art de s'octroyer une femme et de l'alcool débutait seulement dans son apprentissage. L'empressement ne servait à rien. Maintenant qu'il s'était donné les moyens d'être un homme maîtrisant ses armes et s'étant bâti les prémisses d'un corps en devenir, il pouvait s'aventurer sur les profits que cela pouvait engager. Il comptait bien le réaliser dans cette sortie.

"C'est surtout ta bourse que j'économise. Ma soeur va finir par t'appauvrir si tu t'évertues à faire perdurer ton "amour" à sens unique. Je suis certain que tu arriveras parfaitement à trouver des saveurs dans ta vie autres que celles que ma soeur pourrait t'offrir."

Sincèrement, il n'était pas persuadé que l'amour dont se vantait Asafa soit aussi sincère qu'il l'acclamait. Un homme aussi éprit d'une femme se laisserait-il distraire par toutes les semblables qu'il pourrait croiser sur son passage ? Il n'en savait rien. Les moeurs étaient différentes à Dorne et ils se sentaient plus laxistes que dans les autres peuplades. Cependant, la fidélité dans le couple existait également chez eux. Lui-même n'avait guère encore expérimenté l'amour fidèle et il n'était point dans l'optique d'une offrande aussi importante. Pour le moment, l'amusement devait primer sur l'engagement. Tant de choses restaient à découvrir et perdre ces occasions multiples ne le tentait pas dans l'immédiat. Son regard se posa sur la jeune dornienne, première visible lorsqu'ils eurent pénétré dans l'établissement. Elle était belle, féline, et sensuelle. son origine était largement explicité à travers son physique. Il aimait les qualités morphologiques dont sont peuple, de sexe féminin, était doté. Cette bestialité avide que l'on pouvait sentir perler sur cette pellicule hâlée. Un sourire en coin s'étira de ses lèvres lorsque son ami confirma avoir jeté son dévolu sur cette demoiselle. Il l'aurait aisément deviné. Au moins pouvait-il assurer avec fermeté qu'il arriverait à apporter réconfort à Asafa.Cet homme trouverait pleinement relâchement dans les bras d'une femme qui serait préposée à le séduire et l'envoûter pour une nuit sûrement, peut-être plus cela ne faisait pas partie de sa surveillance.

"Je ne me fais pas de soucis, je te sais expert en la matière, elle ne peut que succomber à tes charmes."

Moquerie ou sincérité ? L’ambiguïté planait sans retenue sur ses propos. Peu importait au final si cette jeune demoiselle finirait à ses côtés dans son lit cette nuit, une autre ferait également l'affaire pour compenser. Tout ce qu'Asafa désirait était de pouvoir offrir son amour et ses attentions à une concubine pour pallier au manque de réciprocité de son amour. Ainsi, tant que l'un d'elles répondrait à ses attentes, il ne pourrait qu'être combler en retour. Un homme facile à gâter qui tentait l'impossible néanmoins. Pourquoi s'acharner sur une seule prétendante s'il pouvait en obtenir plusieurs ? Il s'avança et prit place à une table avec son acolyte dornien. Ils n'avaient plus discuté depuis un certain temps maintenant et l'occasion était attribuée à une discussion. Point d'empressement ni de responsabilités à l'heure actuelle. Profiter était la seule exigence sous-entendue dans une telle démarche. Rien à refuser pour la peine. Il passa commandes car s'abreuver devenait obligatoire et regarda ensuite son compagnon assis en face de lui.

"Alors ? Comment vas-tu séduire cette magnifique jeune femme ? Peut-être que j'y arriverai avant toi... "

Un début de défi lâché sans réelle sincérité. Jouer ce jeu l'amuserait mais il avait surtout envie de voir davantage son ami se jeter rapidement sur la demoiselle afin de pouvoir obtenir compensation de son échec ultérieur.
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Asafa Ferboys
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Message Lun 29 Oct 2012 - 10:37

L'amitié que se vouait Daärim et Asafa était déjà mûre de plusieurs saisons. En effet, le jeune homme qui deviendrait plus tard le géant des Osseux était un voyageur depuis déjà quelques années, et il avait rencontré le jumeau d'Ismaëlle bien avant de trouver un quelconque intérêt pour sa jolie sœur lors de ses premiers voyages aux côtés du marchand qu'il accompagnait. Et dès les premiers instants, le Forrest, qui était sans doute bien plus mature que la norme pour son âge et le Ferboys, qui reste encore aujourd'hui un grand enfant, s'étaient entendus lors des rapides passages du dornien au teint halé à la Tombe-du-Roy. Aussi, lorsqu'il revint plus tard dans la demeure des Forrest et que sa passion pour la belle jeune femme se révéla, Asafa prit un réel plaisir à renouer également le contact avec ce fier jeune noble, auprès duquel il appréciait sincèrement passer des moments de franches camaraderies. En un sens, Daärim lui rappelait son jeune frère, fier, intelligent et empli d'une sincère compassion pour ses proches, aussi Asafa appréciait le jeune homme.

Aussi, lorsque le Forrest aux yeux céruléens lui fit une nouvelle fois comprendre qu'il serait faire preuve de sagesse et, surtout, d'instinct de survie que ne plus succomber à cette onéreuse et dévorante passion qu'il vouait à Lady sa sœur, le géant des Osseux ne manqua pas de sourire puis de rire. Il n'y avait nulle moquerie dans son rire, mis à part envers lui-même et sa propre folie dont il était conscient. Un rire franc, comme pour exorciser le fait que de courir à sa perte de cette manière était d'une douceur sans nom pour son âme.

- Tes mots sont emplis de sagesse, mon ami ! Surement devrais-je me trouver une nouvelle nymphe pour illuminer mes rêves... Mais bon, tu nous sais promis à des mariages de nobles, et parmi les familles de Dorne, à part la fille Uller dont on dit déjà qu'elle égorge des pourceaux de ses propres dents, les prétendantes ne se bousculent pas ! Et puis, qui voudrait d'un fêtard romantique amateur de poésie et hédoniste convaincu, surtout s'il est placé si loin dans la hiérarchie de succession de sa maison, pas vrai ? Et puis, je doute qu'il n'existe nulle autre créature dans tout Westeros qui ne mérite plus que ta sœur que je me ruine, que je me meure, pour elle. N'est-ce pas ?

Un nouveau rire éclata de la gorge du dornien, soulignant peut-être qu'il ne portait guère d'espoir sur sa condition mais qu'il l'acceptait de bonne grâce. Alors que la jeune femme glissait à leur suite dans l'enceinte, Asafa posa sa main sur l'épaule de son ami, l'entraînant ainsi plus en avant dans la pièce alors que ce dernier faisait référence à ses capacités de séducteurs pouvant faire succombé la belle jeune fille. Ce qui, comme on pouvait le parier, provoqua l'hilarité du jovial dornien au teint halé dont les yeux commençaient à briller, humidifié par la succession de rire franc et non contrôlé. Après quelques secondes, il reprit son souffle alors que ses yeux se posaient à nouveau sur la belle jeune femme dont les yeux de biches papillonnaient en leur direction, trahissant un intérêt certains pour la doublette. Que ce soit pour leurs vertus physiques ou, plus probable, pour le contenu de leurs bourses joint à leur statut de noble, l'habit faisant pour l'occasion le moine.

- J'espère que tu diras vrai ! Je n'ai pas ton charme exotique, avec ces prunelles-ci, et je souffre d'une taille qui en effraie plus d'une dans ces contrées... On va dire que je tire d'autres ficelles pour arriver à séduire les jeunes femmes... Ficelles qui ne sont pas toujours effectives, tu as été d'ailleurs le témoin de bien de mes désillusions.

Un nouvel éclat de rire retentit, s'inscrivant parfaitement dans l'ambiance jovial de la taverne. Alors que le duo s'installa à une table, parmi les roturiers sans la moindre gène, Daärim passa une première commande, et un pichet de vin leur fut apporter, ainsi que deux godets. Immédiatement, Asafa ne manqua pas d'interpeller la serveuse, une femme d'une trentaine d'année, d'une beauté moins perçante que celle se tenant désormais près de l'entrée due aux années de labeur et à l'embonpoint causé par une probable grossesse, dans un style toujours très dornien.

- Bonjour, ma belle. Peux-tu doubler la mise je te prie ? Merci.

Le géant des Osseux appuya sa demande d'un sourire franc et sympathique, et s'était adressé à la femme avec une chaleur certaine et une intonation suave qui ne laissait aucun doute sur le fait qu'il avait déjà débuté son entreprise de séduction. Il glissa quelques pièces dans la main de la serveuse, s'y attarda une seconde, plongeant son regard de gamin charmeur dans les prunelles de la dame, un sourire en coin. Elle ne manqua de sourire furtivement en retour, se passant la main dans les cheveux pour glisser quelques mèches derrière son oreille avant de s'éclipser en tentant de réprimer un sourire. Comme si de rien n'était, il revint à son ami, lui servant un godet de vin dornien, un vin fruité et particulièrement fort, chauffé par l'ardent soleil du désert.

- Comment je compte m'y prendre ? Tu crois que je vais te donner mes trucs pour avoir un concurrent ?

Il se mit à sourire alors qu'il s'apprêtait à trinquer avec son camarade, avant de poursuivre.

- Je plaisante, mon ami ! Non, je vais allez voir cette belle demoiselle, discuter poliment avec elle, lui dire la vérité sur sa beauté, en agrémentant mon propos de ma sympathie, de mon sourire, d'une humilité nécessaire pour ne pas la repousser et d'une confiance en soi obligatoirement coupée d'un indéniable sens de l'auto-dérision... Et si jamais tu me vois sortir mon engin, c'est que le vin était trop fort pour être mon allié !

Il bu d'une traite son verre et, se redressant, il se dirigea alors vers la belle jeune femme, joignant son mouvement d'un clin d'œil à son camarade et d'un sourire de fripon, laissant son ami seul quelques instants. Une courte période durant laquelle la serveuse revint avec un second pichet de vin, appuyant sa livraison d'un sourire charmeur à l'attention du jeune homme. Daärim put observer alors le manège d'Asafa à distance avec la jeune femme. Il remarqua qu'il semblait d'une certaine aisance, parlant sans gène avec la jeune femme et se mettant plusieurs fois à rire de concert avec elle. Finalement, au bout d'à peine cinq minutes, il revint à la table avec la belle en la tenant par la main. Il l'installa tout en lui présentant le Forrest.

- Et voilà mon ami Daärim ! C'est le meilleur dresseur de piafs que je connaisse, et un lancier d'une qualité presque égale à la mienne, c'est dire ! Daärim, je te présente Laïssa. Sers lui donc quelque chose à boire !

Le géant des Osseux s'installa alors sur son siège, gardant la main de la jeune femme dans la sienne, avant de l'inviter sur ses genoux. Il avait cet air fier qu'ont les garçons qui viennent de réaliser un quelconque exploit devant leurs amis envieux, et ne manqua pas, pour appuyer encore sa flagrante victoire, d'un baisé sur la main de la belle Laïssa. Il se pencha alors pour parler à son camarade.

- Le truc, c'est qu'il faut très vite deviner ce que les femmes attendent, pour leur offrir le plus vite possible ! Dans le cas de cette merveilleuse créature, c'était...

Il marqua une pause alors qu'il portait à nouveau verre à ses lèvres comme s'il voulait se cacher d'un prochain éclat de rire incontrôlé.

- L'argent... Oui, ma douce compagne est une fille de joie, ce qui explique pourquoi ce fut si facile...

Il se mit à rire, à moitié penché sur la table, alors que sa main se baladait déjà allégrement sur les formes plantureuses de la splendide créature se tenant sur lui. Reprenant finalement son souffle et son sérieux après quelques secondes, il leva son verre, invitant le trio de la table à partager son toast.

- Et bien, trinquons à notre amitié, Daärim, et à la Mère Rivière de nous offrir la plus douce des compagnies ce soir en la personne de la renversante Laïssa !


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Mar 30 Oct 2012 - 16:38

La diatribe de son ami lui faisait entrevoir des perspectives encore peu émergées dans son esprit. Il est vrai que les nobles étaient promis à des nobles pour réaliser des alliances de maison, octroyant cohésion et force entre celles-ci. Cette coutume était transmise de génération en génération et son futur comprendrait également un tel événement. Bien sûr, il ne se voyait guère engrené dans un tel cheminement dès à présent. Beaucoup de choses étaient encore à vivre avant de s'établir. Il valorisait de toute manière toujours la sécurité de sa maison avant toute chose. Mais un jour viendrait où construire sa descendance prendrait naissance. Mais le temps lui permettait encore de s'octroyer un délai avant l'apparition de telles obligations. Il n'avait aucune prétendante en vue. Asafa releva d'ailleurs ce point que peu de jeune femme était disponible. Il y avait effectivement la fille de Rennifer mais elle était encore plus jeune que lui et la seule fois où il l'avait aperçue, elle ressemblait physiquement davantage à un garçon qu'à une femme. Serait-elle ainsi attirante dans quelques années ? Il ne pouvait le dire et n'accordait guère d'intérêt pour l'instant. Rennifer lui apporterait bien davantage que sa fille en cet instant. Guerrier, homme rempli de sagesse, avec des principes proches des siens, des qualités apparentes et nécessaire pour l'instruire et l'amener sur une voie digne d'un dornien. Mais en ce instant il devait se défaire de pensées belliqueuses et se laisser guider par le plaisir que lui apporterait cette sortie entre amis. Un sourire en coin amusé et moqueur - gentiment- se dessina lorsqu'Asafa énuméra ses traits de caractères qui faisaient de lui apparemment quelqu'un de moins attirant pour une dame que certains de ses congénères. De plus, sa place dans la hiérarchie de sa maison paraitrait également moins attractive que ne pourrait être la sienne, second de sa maison, par exemple. Il ne savait pas si cela jouait principalement. Bien sûr, des dames ambitieuses viseraient plus haut, mais faire partie de la noblesse pouvait parfois largement suffire à contenter une personne du sexe opposé. La qualité première d'Asafa aux yeux de Daärim était davantage sa gentillesse. Il n'estimait pas que cela devait être une qualité première, mais en faire preuve n'était pas négligeable néanmoins.

"Tu fais ce que tu peux, Asafa. Qui pourrait en vouloir ? "

son sourire s'étira à nouveau. L'amitié n'empêchait guère les railleries. Asafa le connaissait assez pour savoir qu'il n'était guère du genre à enjoliver ses paroles. La noblesse lui avait appris à parler mais cela ne l'avait pas cantonner à l'hypocrisie de la bourgeoisie. Tout pouvait être dit quand on savait formuler ses propos. C'était principalement cet atout qu'il avait privilégié. Son caractère l'empêchait de mentir pour l'obtention de biens. Sa jumelle se montrait bien plus apte à cette tendance manipulatrice que lui. Il n'en avait guère besoin de toute façon. Mais bien que ses propos n'étaient pas retenus, cela ne ternissait point l'amitié qu'il pouvait ressentir à l'égard de son camarade dornien. C'était le plus important dans l'immédiat. Après avoir pris place, il n'avait pas manqué de faire tourner la substance prête à réparer les maux de son ami mais celui-ci sembla estimer que ce n'était guère suffisant et qu'il fallait davantage de prime abord. Amusé, il le laissa se faire plaisir. Les frais seraient pour lui, il l'avait invité et ne comptait point lésiner sur les besoins qui lui feraient se sentir bien après cet énième échec aux côtés de sa soeur. Son sourire ne disparut pas puisqu'il constata avec divertissement qu'Asafa ne faisait preuve d'aucune retenue et que même la serveuse subissait ses assauts hormonaux que lui seul était capable d'user en toutes circonstances et avec n'importe quelle femme. Avoir jeté son dévolu sur la brune suave qui se tenait plus loin ne semblait pas lui suffire, son charme devait se montrer sous toutes les coutures et à tout moment. Agir de la sorte n'était pas dans ses propres moeurs aussi sentait-il qu'il allait beaucoup plus s'amuser du comportement de son ami que du sien. Regardant la liqueur rougeâtre cascader dans les verres posés sur la table, il imprégna sa rétine de cette somptueuse couleur qui lui rappelait davantage la substance vitale qu'il prenait grand plaisir à faire jaillir dans des combats non contrôlés. Le mouvement le sortit de sa contemplation quand le verre dut être amené dans sa main pour trinquer comme il se le devait en un tel moment.

La description de sa tactique d'attaque de la gente féminine lui fut narré. Il leva ses yeux au ciel en l'entendant parler de son organe masculin susceptible de faire des siennes qui serait du à l'alcool. Evidemment ce serait totalement impossible car même si la descente venait d'entraîner la disparition du contenu total de leur verre, il ne pouvait déjà montrer des signes d'atteinte éthylique. Sinon cela insinuait qu'il ne tenait guère l'alcool et ce serait bien dommage pour quelqu'un qui avait déjà fait appel à deux autres pichets pour la suite des événements. Le regardant se lever, il entama sa première longue gorgée avant de sourire amusé en coin.

"Je te souhaite bonne chance."


L'ironie ne faisait pas partie de son ton cette fois-ci. Asafa semblait motivé à tenter de faire sienne la demoiselle féline qu'ils avaient aperçus auparavant. Le soutien masculin devait donc être de rigueur. Au moins pouvait-il avouer que son ami avait bon goût. Mais la jeune femme, seule, lui avait semblé bien trop intéressée par leur arrivée. Cet empressement laissait davantage suggérer le doute sur les motivations de la donzelle. Mais peut-être devait-il simplement arrêter d'analyser et réfléchir à ce qu'il voyait pour profiter de ce moment. Observant son acolyte en train d'amadouer la jeune femme, la serveuse revint lui apporter la commande et il la paya directement alors qu'un sourire différent cette fois orna ses lèvres en réponse à celui charmeur que la serveuse lui adressa. Bien que déjà entourée d'une maturité trop importante à ses yeux, elle avait cette couleur et ce charme dornien ancrés en elle qui ne pouvait être ignoré. Bien sûr, jamais ne tenterait-il approche plus approfondie, mais cela n'induisait pas pour la peine une ignorance déplacée. Son regard balaya ensuite la pièce et son observation s'attarda quelques instants sur les différents groupes présents. Une autre dornienne attira son attention, très différente de la jeune femme pour laquelle Asafa avait craquée. Elle était elle aussi sulfureuse mais une bestialité plus explicite se ressentait dans son comportement alors qu'elle était principalement entourée d'hommes qu'elle raillait ouvertement provoquant l'hilarité. Féminine sans l'être, un de ces gestes retira un sourire amusé chez le jeune dornien. La jeune femme croisa par inadvertance son regard et ses prunelles se plongèrent un instant dans l'océan que représentait les siennes. Le retour de son ami l'obligea à s'extirper de ce raccord bref et il les observa alors qu'Asafa le présenta et qu'il posait son verre pour prendre celui d'Asafa vide qu'il remplit pour offrir à sa conquête.

"Enchanté Laïssa. Asafa, évite de surnommer mes rapaces "piaf", c'est terriblement insultant pour eux." Il sourit amusé avant d'ajouter par rapport à la suite des propos "Presque autant que toi n'est-ce pas ? "

Il se pensait meilleur qu'Asafa maintenant, son entraînement régulier l'obligeant à ne pas se reposer sur ses lauriers contrairement à son ami. Bien sûr, il attendait quand même de se confronter à lui pour affirmer ce genre de pensée. Et puis, il ne comptait point ruiner son moment de victoire avec une femme en apportant des propos qui réfuteraient les siens. Surtout vu l'air qu'il arborait sur son visage prouvant qu'il se réjouissait de la présence de la jeune femme à ses côtés. CEtte dernière prit d'ailleurs place sur les genoux de son ami qui apprécia sans restriction ce corps aux formes avantageuses non loin de lui. Il fit glisser son propre verre qu'il avait rempli à l'attention d'Asafa pour qu'il puisse s'abreuver tandis qu'il interpella t la serveuse de son regard bleuté, lui demandant d'un geste un nouveau contenant pour sa personne. Son attention se reporta sur son acolyte dornien qui lui avoua ce qu'il craignait vu l'intérêt immédiat de la jeune femme qu'il avait décelée.

"Une fille de joie... Je t'invite à faire des économies et toi tu te laisses embarquer dans une nouvelle consommation pécuniaire. Tu exagères..."


Ce n'était pas un réel reproche, une simple réflexion taquine alors qu'Asafa passait outre les invitant à trinquer. Ce qu'il fit en s'offrant ensuite une nouvelle lampée ainsi qu'un nouveau détour des yeux pour observer la jeune dornienne qui avait attiré son attention lors de l'absence de son ami. Elle n'avait pas bougée et l'ignorait tout à fait. Son sourire s'agrandit, ce comportement était bien plus apprécié à ses yeux que si elle tentait désespérément d'obtenir davantage de son regard. Malgré le petite laps de temps où il la contempla, il ne reçu aucun retour. Changeant de perspective, il retourna à Asafa qui semblait toujours en pleine découverte de l'offrande corporelle de la jeune Laïssa. L'idée de faire part cependant de son intérêt pour une autre dornienne à son ami lui traversa l'esprit. Après tout, être deux impliquait des échanges verbaux nécessaire à l'amusement. Asafa lui avait bien ouvertement dit quelle jeune femme avait attiré son attention, lui rendre la pareille lui semblait raisonnable.

"Je t'interdis de tourner vivement ton regard. Néanmoins, quand l'occasion se présentera, tourne ton regard vers le nord-ouest et observe le groupe d'hommes présent. Parmi eux se trouve une jeune femme. Ce type me convient davantage, qu'en penses tu ? "

L'avis du jeune dornien lui apporterait un amusement supplémentaire. Sa cible était très différente de celle qui trônait sur ses genoux. Attendant sa réponse, le breuvage disparut de son verre pour glisser aisément dans son gosier. Le vin dornien était une merveille pour les papilles et il ne souhaitait point s'en priver en cette soirée. Se resservant pour la peine, il observa son ami, un sourire légèrement en coin dessiné sur ses lippes.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mer 31 Oct 2012 - 14:43

Le Dornien au teint halé semblait se réjouir réellement de cette soirée, riant à pleines dents et appréciant les charmes de la taverne à leur juste valeur. La jeune femme sur ses genoux pouffaient de rire, avec une certaine retenue toute féminine, aux propos légèrement décousue et résolument loufoque du géant des Osseux, qui semblait se réjouir des gesticulations provoquées par la jeune femme. Il répondit aux propos de son camarade toujours sur ce même ton jovial, nullement empreint de méchanceté mais teinté de cette malice enfantine qui semblait coller littéralement à la peau d'Asafa et ceux, en toutes circonstances.

- Désolé pour tes oiseaux, mon ami. Quant à tes compétences à la lance, je t'ai vu t'entraîner, mon ami. Tu es doué, pour sûr, dur au mal et très technique. Mais on voit que tu n'as pas encore tué beaucoup de personnes au combat. Tu manques de... Vices, pour le moment. Et puis, excuse moi, mais ton allonge est ridicule par rapport à la mienne !

Une nouvelle fois, le jeune homme se mit à rire, ravi de son trait d'humour. Et une nouvelle fois, il porta la coupe à ses lèvres, après avoir trinqué avec la plantureuse naïade se tenant sur ses cuisses. Pendant un instant, les regards échangés entre les deux jeunes gens à la peau mâte furent sans équivoque sur les sentiments l'un pour l'autre, quand bien même cela s'inscrivait dans une démarche certainement pécuniaire à la base. D'un autre côté, il ne fallait pas chercher bien loin les raisons de l'enthousiasme de cette belle jeune femme : la faune fréquentant cet établissement n'était guère reluisante. Vieil ivrogne, brigand sans le sou ou père de famille désabusé composait la clientèle, et la plupart d'entre eux souffraient visiblement des ravages d'une vie de labeur, du temps et le plus souvent, de l'alcool. Aussi, mettre le grappin sur un beau jeune noble à la bourse bien remplie avait sans doute quelque chose de libérateur pour la belle Laïssa. Tout en conservant son regard plongé dans celui de la jeune femme, il répondit à son vieil ami.

- Voyons, Daärim... Saurais tu résister à une telle perfection ? Peu importe son prix, cette déesse ne pouvait sciemment m'échapper.

Puis, il se retourna vers son ami, son sourire de fripon barrant à nouveau son visage, signe indéfectible qu'il préparait une nouvelle boutade.

- Et puis, Lord Forrest, vous m'aviez pourtant dit que vous "m'invitiez", n'est ce pas ?

Une nouvelle fois, il se mit à rire, prenant à la légère les avertissements concernant la diminution drastique et inéluctable de son capital pécuniaire. Continuant de rire quelques instants, il reprit son sérieux, prenant une nouvelle lampée de vin.

- Tu es bien plus sage que tu ne le devrais à ton âge, mon ami. Sache que j'apprécie ta sollicitude. Vraiment. Mais une fois mort, je ne pourrais plus dépenser mon argent, autant le faire de mon vivant !

La jeune femme passa son bras autour du cou du Ferboys comme s'ils formaient un couple de longue date, alors qu'elle glissa ses doigts entre ceux du dornien au teint olivâtre. Ce comportement était d'une tendresse réelle qui pouvait paraître étrange, d'ailleurs, pour quiconque connaissait les us et coutumes des prostituées Dorniennes, normalement rarement aussi douces. Elle glissa alors quelques mots, toujours collé au géant des osseux.

- Vous semblez d'une grande bonté, mon seigneur, et un ami d'une valeur inestimable, pour sûr.

- Oh, ma douce, tu n'as pas idée ! Daärim fera certainement le meilleur Lord de tout Westeros lorsque sa sœur sera mariée. Et tu sais qu'en traînant à mes côtés, il risque de salir sa réputation, et pourtant, le voilà à mes côtés, à boire du vin et à partager un moment en compagnie de belles femmes ! Et en plus de tout ça, il est presque aussi bon que moi avec sa lance !

Il était évident que son ami pensait réellement ce qu'il disait. Maintes fois, il avait vanté les qualités de son camarade, sans jamais ne se montrait médisant ou même chercher à en retirer un quelconque bénéfice. Non, Asafa appréciait sincèrement Daärim, certainement comme il aurait apprécié un frère. Ce dernier, d'ailleurs, lui fit part de ses sentiments éveillés par une beauté sauvage en fond de taverne, lui intimant l'ordre de rester discret, ce qui ne manqua de tirer un sourire amusé au Dornien. Tout en se redressant, il se saisit d'un fruit typique de Dorne que la serveuse avait déposé en même temps que leur boisson dans un but d'accompagnement. Le sourire aux lèvres, il dit sur le ton d'une vantardise feinte.

- Voyons, tu me connais... Tu as oublié que ma cousine est la reine des plans secret nécessitant discrétion et doigté ?

Il fit alors négligemment tomber son fruit au sol et se pencha pour le ramasser. D'un coup d’œil rapide, il put apprécier la scène et la donzelle en particulier, ce qui ne manqua pas de lui tirer un sourire lui donnant cet air de farceur alors qu'il se redressait. Croquant sans retenue dans son fruit, il répondit à son ami, glissant à nouveau ses doigts entre ceux de Laïssa.

- Très bon choix mon ami ! Je ne sais guère si ce type là te conviendra mieux, mais une chose est sûr, elle ne manque d'aucune qualité. Allons donc la voir, n'est-ce pas ?

Sans attendre de réponse, il donna une tape sur la croupe de sa compagne pour l'inciter à se lever. Puis, il se saisit d'une main des pichets, et de l'autre la hanche de Laïssa, puis il partit avec entrain jusqu'à la table où se trouvait la demoiselle et ses princes pas vraiment charmant. Toujours aussi affable et rigolard, Asafa se présenta près de la demoiselle, armé de son sempiternel sourire et, surtout, de ces deux pichets de vin qu'il brandit tel un trophée. Sa simple présence avait attirée l'attention de la tablée sur lui et il ne manqua d'en profiter en parlant d'une voix forte.

- Bonsoir la compagnie ! Je m'excuse de vous déranger, mais moi et mes amis ici présent avons plus d'alcool qu'il nous en faut et surtout, nous manquons de joueurs pour une partie de Franc-du-carreau* ! Vous seriez partant pour quelques parties avec nous ? Le perdant payant bien entendu sa tournée... Et je paye la première !

Il sourit pour appuyer son propos alors que la tablée, composée de quatre hommes en plus de la jolie demoiselle ayant les bonnes grâces de Daärim, semblait enthousiaste à l'idée de jouer et de profiter d'une rasade gratuite. Adressant un clin d’œil à son camarade, il s'installa aux côtés de la belle jeune femme en poussant le précédent homme. Laïssa resta derrière lui, collant sa poitrine contre sa nuque alors qu'il sortait ses dés d'une de ses poches. D'un signe, il demanda au tavernier de lui apporter le tapis de jeu, fait de quelques cibles de bois servant aux décomptes des points. Prenant la main de la jeune femme et y déposant les dés, avec un sourire charmeur, il lui glissa quelques mots à l'oreille, ce qui la fit sourire avant qu'elle ne pose son regard sur Daärim. Asafa, quant à lui, se servit un nouveau verre et héla le groupe, l'encourageant à se laisser à la rigolade.

- Allons, commençons ! Daärim, viens donc t'assoir ! Nous avons ces braves gens à plumer !

Le géant des Osseux se mit à rire bruyamment, semblant parfaitement à sa place parmi le brouhaha de la taverne où l'on riait et où l'on ripaillait gaiement. La jeune femme, qui n'avait pas arrêté de fixer Daärim avec un léger sourire en coin, poussa du pied un tabouret à son côté, comme pour inviter le jeune homme à s'assoir près d'elle. Secouant les dés, elle les lança par la suite dans la cible, réalisant dès son premier lancé un bon score, ce qui provoqua la stupéfaction et l'hilarité de la tablée. Selon toutes vraisemblances, la partie débutait dans la bonne humeur...

*jeu médiévale de dés utilisant une cible comprenant divers trous, chacun augmentant les points du lancé de dé.


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Message Lun 5 Nov 2012 - 16:10

Asafa n'était pas en reste pour garder sa langue dans sa poche concernant un déploiement de compliments le concernant. La sincérité de ses propos n'étaient pas à remettre en doute. Malgré les critiques que Daärim pouvaient fournir sur ce comparse dornien, elles se tenaient davantage à un stade belliqueux, guerrier ou combatif. Sans oublier leur optique de vie qui divergeait radicalement : Le sérieux de Daärim était peut-être bien trop présent à l'équivalence du côté bon vivant d'Asafa qui dirigeait le plus souvent ses actes. Or néanmoins, il avait en sa possession deux qualités indéniables aux yeux de Daärim pour confirmer les liens amicaux qui les unissaient : l'absence totale de tendance calculatrice et la fidélité. Ces deux points, fondamentalement primordiaux, permettaient une confiance infinie en Asafa. Aucun autre dornien ne venait à l'esprit du jeune homme lorsque amusement et détente se devaient de faire partie de ses occupations. Mais l'absence totale de possible trahison surpassait allègrement tous les défauts qu'il pourrait entrevoir chez son ami. La trahison ne pouvait être venger que par la mort du pêcheur. Mais Asafa n'était pas doté de cette tare et l'estime ainsi qu'il lui vouait était suffisamment élevée pour qu'il soit considéré comme un ami. L'impossibilité d'être calculateur et manipulateur jouait dans leur sincérité et honnêteté réciproques. Edarra faisait partie de ses relations amicales tout comme Asafa néanmoins à sa fidélité se surajoutait de la méfiance obligatoire, cette dernière pouvant enfoncer profondément un couteau dans le dos pour obtenir satisfaction dans ses plans étudiés sur le long cours. Elle n'avait jamais attenté à sa personne d'une quelconque façon et bien que leurs opinions convergeaient dans un but ultime de libération dornienne pour obtenir l'indépendance, être sur la route d'Edarra et interférer dans ses plans ne permettraient guère une vie paisible. En arriver à ce stade ne lui paraissait dans l'immédiat pas possible mais vu la relation de celle-ci avec sa jumelle, jurer de l 'avenir de leur relation n'était pas permis. Bien sûr, la divination ne faisant pas partie de ses habilités, présager que quelques années plus tard la guerre serait déclarée avec le sang de son sang lui paraissait à l'heure actuelle comme une aberration et une injure aux liens familiaux dont la valeur lui était primordiale.

"Que veux-tu, je suis ici dans un acte de pitié envers ton coeur meurtri."

Ses propos incitaient à l'ironie. De base, il était véridique que l'échec de son entêtement envers Ismaëlle l'avait poussé à chercher un exutoire pour son ami. Mais le plaisir était évident quant à sa présence. Daärim ne prônait guère les obligations autres que celles amenées par ses parents. Se forcer pour les beaux yeux des autres n'étaient pas dans ses prérogatives. Ainsi, l'aveu d'une réjouissance féminine qu'il affectionnait en ce lieu était parvenu par ses soins aux oreilles de son ami qui ne pouvait observer la proie qu'avec parcimonie et discrétion. Asafa marqua un point en rappelant le mode de fonctionnement de sa cousine - qu'il connaissait néanmoins - suggérant l'impossibilité de ne pas respecter les consignes qu'il venait de formuler. Ainsi, d'un jeu habile, il s'octroya l'éventualité d'un coup d'oeil vers la dornienne, le fruit ensuite croqué à pleines dents avec naturel. L'avis fut énoncé dans la lignée des pensées du jeune dornien. Le choix était judicieux mais cela il le savait pertinemment. Manquer cette opportunité aurait été dommage néanmoins comprendre dans les derniers propos de son acolyte qu'il comptait faire intrusion sans laisser place à une quelconque réflexion le prit au dépourvu. La manifestation expressive était réduite mais l'arrêt de toute action suffisait à entrevoir la surprise qui avait dépeint sur son organisme.

"Tu ne vas quand même pas te rendre auprès d'eux ? Et ta fameuse discrétion?"

Totalement évanouie. L'avait-il seulement entendu ? Si ce n'était pas le cas, l'option du déni conscient primait sur autre chose. Son regard océan suivit la démarche du couple vers le groupe qu'il avait précédemment désigné. Reprenant usage de son corps, la boisson retrouva le chemin de ses lèvres pour glisser à nouveau sur celles-ci afin d'atteindre son gosier. Un sourire fin et en coin étira à nouveau ses lippes en entendant les propos de son ami. Plus que de s'incruster parmi eux, il instaurait un défi pratiquement palpable que ces hommes digne de ce nom ne pourraient refuser. L'humour et le culot d'Asafa n'étaient plus à prouver. Celui-ci usait et réutilisait ces deux traits de caractère à l'infini avec une facilité déconcertante. Devait-il s'étonner que cela marche ? Apparemment non. Son ami fut en un rien de temps assis à leur table, en prenant bien évidemment place auprès de la concernée. Mais ce détail n'était que bagatelle comparé au regard persistant et insistant que la jeune femme avait désormais pour lui. Après les paroles d'Asafa, elle avait orienté ses pupilles vers sa personne dans le but non feint et clairement explicite d'attirer son attention en attente d'un geste de sa part. Lorsque son ami lui intima un mouvement pour changer de table, il n'émit guère de résistance sentant la disponibilité de la jeune dornienne à s'amuser de différentes façons que ce soit. La preuve fut rapidement donnée par l'avance de la place offerte à ses côtés, émise par le déplacement du tabouret vers sa personne, mais également par le lancé de dès qui prévoyait clairement un défi qu'elle tentait de faire passer. Gagner devenait un but pour elle, dans l'optique évidente de les écraser, résister à cette provocation devenait par conséquent impossible, il en allait de leur fierté. Prenant place ainsi aux côtés de la jeune femme, un sourire en coin lança l'acceptation du défi.

"Asafa, il me semble que notre bourse vient de s'invectiver sur ce lancé qui risquerait d'entraîner assèchement. Nous allons devoir montrer de quoi nous sommes capables."

Souriant en coin, son regard quitta le faciès de son ami pour observer avec une brillance digne d'un joueur la jeune femme pour laquelle il nourrissait certains projets typiquement masculin. Celle-ci n'avait pas encore fait disparaître ce sourire de triomphe quant à sa prestation. Le jeu en question étant d'un hasard évident, mais il gardait une tendance à la maîtrise typique de son caractère dont il ne pouvait et voulait se défaire. Une assurance encore à la fois juvénile et adulte due davantage à son âge et l'impulsivité encore évidente qui en découlait. S'emparant ainsi des dès, il les secoua un temps avant de les laisser libérer leur performance qui malheureusement n'équivalait pas celle de la jeune dornienne, manifestant par conséquent un sourire encore plus provoquant. Nier que le jeu prenait une tournure qui lui plaisait serait manquer d'honnêteté envers lui-même. La savoir dominante l'exaltait autant que l'envie de pouvoir la dominer à son tour d'une façon ou d'une autre. Mais pour l'instant, l'échange qui les reliait se déroulait principalement dans le jeu de regard qu'ils se lançaient. Poussant les dès vers son comparse, il l'invita à prendre la relève pour tenter de rehausser leur performance, faisant pour l'instant fi des quatre hommes qui les accompagnaient également. En réalité, seule la jeune femme avait un intérêt marqué pour lui, les autres n'étant que des détails dans l'équation. S'abreuvant, il délaissa un instant la jeune femme dont le nom lui était encore inconnu pour observer la réalisation de son ami et avoir l'espoir de récupérer des points. Néanmoins, curieux d'obtenir davantage d'informations de la jeune femme encore au stade de l'inconnue, il prit la parole pour obtenir son identité.

"Quel est ton nom ?"


"Gagne cette partie et peut-être y auras-tu droit..."

son sourire s'étira davantage alors qu'à son tour il rentrait dans le jeu que la jeune femme venait d'instaurer.

"Si je gagne, tu me devras davantage que ton nom."

La couleur était ainsi lancée, tout comme ses attentes. Son regard retraça certaines de ses courbes sans tenter de le cacher. Il avait hâte de connaître l'issue de cette rencontre fortuite. Contrairement à Asafa, l'évidence même de ce qui allait en découler restait au stade des suppositions. S'il ne gagnait pas à quoi aurait-il droit ? Tout ceci serait rapporté par la suite des événements.
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Asafa Ferboys
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Message Mer 7 Nov 2012 - 14:37

Le Dornien au teint halé n'avait guère laissé de choix à son partenaire, se montrant particulièrement entreprenant avec le petit groupe parmi lequel se trouvait le fruit de sa convoitise. Asafa ne disposait surement pas du charisme écrasant dont disposaient les grands généraux, ni même de l'autorité naturelle de certains grands hommes de Westeros. Non, ses armes, ses forces, étaient également ses faiblesses, à savoir sa bonhommie, sa gentillesse et sa franchise. Plus il vieillissait, et plus ces traits de caractère lui causaient de tourments, à commencer avec la sœur de Daärim, mais ils lui permettaient encore de s'attirer aussi des sympathies réelles. Le père de Daärim, Lord Forrest, par exemple, avait su apprécier les qualités du jeune homme. Mais c'était bel et bien dans cette taverne que celles-ci s'exprimaient le mieux, là où la simplicité des échanges primait sur tout et sans doute là où il était le plus à l'aise.

Asafa Ferboys était un bien étrange noble, à vrai dire. Il ressemblait en un sens à ces artistes itinérants, hédonistes et libres, de par son approche de la vie. Mais également à ces seigneurs guerriers ripailleurs, sans toutefois avoir hérité de leur violence, Asafa étant un individu plutôt cultivé bien que d'une intelligence toute relative. Sa singularité se retrouvait surtout dans son désintéressement total de l'image qu'il pouvait donner. Bien rares étaient ceux à Dorne qui ne se pliaient à jouer un rôle, que ce soit celui du seigneur bon et juste, de l'épouse aimante ou du guerrier fier et noble, mais le géant des Osseux était quant à lui jugé de manière quasiment unanime comme un simple d'esprit bien trop porté sur la chose. Et, en sus de ne pas s'en émouvoir le moins du monde, il semblait ne même pas en avoir conscience. Alors que Daärim conservait cette noblesse caractéristique même dans cette situation, ne trompant personne sur son ascendance, le Salé quant à lui se fondait littéralement parmi la faune de la taverne. Hilare, buvant abondamment et braillard, démonstratif et joueur, il semblait déjà nouer des liens d'amitiés avec les quelques rebuts présent à leur table.

En effet, Asafa ne l'avait pas entendu. De toutes façons, sa légendaire discrétion ne résidait pas dans sa capacité à se rester silencieux et docile, mais plutôt dans sa fiabilité à conserver les secrets. Néanmoins, et cela Daärim en était déjà au courant, il était plutôt aisé pour lui de conserver des secrets, vu qu'il n'était pour ainsi dire jamais lié à aucun plan de sa cousine... Ce qui, convenons en, simplifie singulièrement sa tâche. Entre deux éclats de rire, devant le lancé de la jeune femme, il sourit à son ami, alors que ce dernier faisait référence à la maigreur probable de leurs bourses à laquelle ils seraient bientôt opposée. Haussant les épaules, tout en déposant un baisé sur la main de Laïssa, toujours assise sur ses genoux, il répondit à son ami.

- Allons bon, la fortune nous a déjà mis sur le chemin de la compagnie de ces gens, je crois que la Mère Rivière nous a prise sous son aile, pour la soirée.

Il prit une nouvelle gorgée de vin, terminant ainsi son verre, avant de s'en servir un nouveau. Au passage, il remplit également les verres de ses camarades de tablée, dont le discours joyeux trahissait l'avancement de l'état d'ébriété les affectant. Asafa observa par la suite son ami lancer les dés, avec un résultat semblant bien insuffisant. Ce qui ne manqua pas de déclencher l'hilarité de la tablée. Laïssa ne put s'empêcher de rire elle aussi, et le Ferboys mima la déception, bien que son sourire trahissait qu'il se moquait au final éperdument du score. D'un air taquin, il tança alors Daärim en se saisissant lui-même des dés.

- Fort bien, je comprend désormais pourquoi tu crains pour notre bourse, mon ami ! Si tu joue comme ça, nous allons repartir nu comme des nouveaux-nés.

Ses mots provoquèrent un nouvel éclat de rire dans la tablée alors que Daärim se livrait à son jeu de séduction avec la belle jeune femme. Laïssa, déposa un tendre baisé sur les lèvres de sa "monture", dit d'une voix sensuelle, ne laissant aucune ambiguïté sur le véritable fond de sa pensée.

- Voilà une idée qui me plait bien...

- Moi aussi ! J'adore les bottes de Beauregard, là !

L'un des hommes, participant à la partie, venait de lâcher ce trait d'humour en direction du jeune Forrest. Il était visiblement bel et bien ivre, et ses paroles déclenchèrent une nouvelle vague de rire au sein de la taverne. Même Asafa semblait avoir trouvé ça divertissant, et il souriait à pleine dent, conservant les dés dans sa main.

- Dans ce cas, si je veux nous épargner de marcher dans la crotte, mon ami, je vais devoir sortir ma botte secrète ! Prenez garde, vous allez observer un lancé béni par la Mère Rivière en personne !

Portant son godet à ses lèvres, remplit du délicieux mais particulièrement fort vin Dornien, il se mit à boire d'une traite son contenu, tout en lançant les dés à l'aveuglette. Chose en soit pas forcément très sensée, vu que le but du jeu était de faire le plus haut score avec les dés, en visant des zones précises de l'air de jeu... Et alors qu'il finit son verre, un nouvel éclat de rire traversa la salle, son lancé n'ayant eu, bien évidemment, pour résultat qu'un score médiocre, augmentant encore le retard de la noble doublette face aux roturiers. Asafa, dont le regard trahissait désormais un niveau d'alcoolémie plus élevée, sourit naïvement, haussant les épaules alors qu'un des hommes répliqua, à moitié hilare.

- Et bien, j'crois qu'la Mère Rivière t'as oublié pour le coup, l'ami !

- Il semblerait, en effet ! Je crois que j'ai épuisé mon avoir auprès d'Elle en bénéficiant des grâces de cette nymphe...

Son attention semblait désormais s'être tournée sur la jeune femme trônant sur ses genoux, alors qu'un nouveau lancé de la doublette de la jeune femme plongea un peu plus le noble duo dans l'embarras d'une défaite, toujours dans la bonne humeur de la tablée. La partie semblait bien mal engagée, d'autant plus qu'Asafa semblait se rapprocher à grand pas de l'ébriété et qu'il profitait de la douceur des lèvres de Laïssa plutôt que de l'adrénaline de la partie.


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Message Ven 16 Nov 2012 - 12:57

Effectivement, les deux amis semblaient particulièrement mal parti pour se sortir victorieux du jeu lancé par l'un des deux. Au moins, contrairement à Asafa, Daärim ne s'était pas aventuré sur une réussite. Son assurance habituelle l'avait simplement poussé à émettre l'éventualité d'un triomphe de sa part pour obtenir satisfaction de la jeune dornienne qui se trouvait à ses côtés à l'instant. Courtiser n'avait jamais été dans ses prérogatives et il devait reconnaître que la jeune femme faisait partie de ses premières conquêtes. Un guerrier se devait d'assurer d'abord sa formation avant de jouer l'homme sur un tout autre terrain qui servait à s'amuser ou faire proliférer sa famille. C'était ce qu'il avait réaliser jusqu'à présent. Cependant, malgré le manque d'expérience, il n'en perdait pas pour la cause son assurance. C'était un des critères de sa personnalité qui ne l'avait jamais quitté et s'était forgé très rapidement. La raison était que ses principes ancrés lui apparaissaient constamment avec une netteté et une précision sans pareille. Il savait pertinemment vers où il allait, quel était son but dans la vie, en rapport direct avec ses origines, sa maisonnée dont il portait la fierté et sa famille qu'il protégerait et qu'il honorerait par la suite pour que jamais ne périclite la légende de leur maison et les extensions autour qui avait apporté davantage de prestige. Il ne reprendrait pas que les rennes des combats, bientôt il dévouerait sa passion des rapaces à d'autres personnes pour contribuer à leur formation. Sa famille avait de grands projets et cela lui plaisait de pouvoir en faire partie et d'y contribuer avec ardeur. Mais pour l'immédiat, tout ces principes de vie lui permettait sans sourciller de courtiser une demoiselle qui se trouvait non loin de lui. Après tout que ne pourrait-il pas réussir ? Tout n'était que défi, adrénaline, tentation et concrétisation. La jeune femme ne différenciait pas de ses habitudes, l'attente était simplement dans un domaine qu'il ne maîtrisait pas encore mais dont les questions ne le tiraillaient guère. Les préoccupations n'étaient pas son domaine. L'action bien davantage.

Le surnom Beauregard le fit légèrement tiquer. Quel surnom étrange bien qu'il avait parfaitement compris l'allusion à la couleur de ses yeux typique d'une certaine géographie de leur contrée. Leur famille partageait ce trait caractéristique, sa jumelle en était parfaitement dotée également et quelque part, ça leur apportait à tout deux un certain charisme dont il avait connaissance. Mais particulièrement chez sa jumelle. Néanmoins, il préféra ne pas relever ce mot et s'attarder davantage sur les prouesses ratées de son compagnon d'infortune actuel. La référence de ce dernier à la Mer Rivière le fit sourire. Aucun reproche n'était fait de sa part à ce genre de croyance. Il n'était simplement pas partisan de ce type de référence. La croyance qu'avait sa mère et sa soeur dans ce domaine le laissait de marbre. Il n'émettait aucune critique, il comprenait cette croyance, il ne l'appliquait simplement pas à lui-même. Ce n'était pas dans ses habitudes de se référer à quelque chose qui n'obtenait pas de référence concrète, visuelle, perceptible et apparente. Mais cette manière de procéder correspondait aux principes dorniens. Cela faisait partie de leur origine, de leur culture, il ne pouvait par conséquent pas reprocher une telle attitude. Mais son sourire se fit étiré, amusé avec un brin de moquerie alors que son coup avait été un échec pour faire remonter leur performance. Mais le pire fut sa phrase de séduction qui suivit. Un ricanement ne put être retenu de ses lèvres avant de se faire une lampée de vin.

"Mon ami, tes réflexions sont de pire en pire en fonction de ta descente."


Ami qui semblait particulièrement occupé à rester collé aux lèvres de sa bien aimée du moment à qui il fournirait une quantité un peu trop importance d'argent. Mais ce n'était pas son problème car il était venu pour s'amuser et il semblerait que son idée de détendre son ami ait plutôt bien marcher. C'était le plus important dans l'immédiat. Pour sa part, son intérêt reparti sur la demoiselle qui venait de relancer les dés les mettant davantage hors compétition encore une fois. Son sourire narquois set arrogant ne le priva pas de lui rappeler plus ouvertement qu'elle était en train de prendre le dessus. Le narguer ouvertement était devenu son occupation favorite et la compréhension de ce fait devenait imminente dans son esprit. Son sourire s'agrandit alors que les prunelles de cette jeune femme atterrirent dans les siennes océanes.

"Peux-tu faire mieux ? tu vas finir par repartir perdant..."

"Peut-être. Cela dépend du point de vue."

Peut-être était ce l'alcool qui commençait à parler à sa place mais il est vrai que rencontrer la jeune femme était une compensation en soin à la perte de ce jeu. Son assurance lui permettait d'être certain qu'il obtiendrait satisfaction même si les performances chutèrent encore. Son regard restant un instant à observer la jeune femme alors qu'elle en faisait autant. Le sourire qu'elle lui rendit fut apte à confirmer ses pensées. Après une nouvelle lampée qui termina son contenant, il reprit les dès pour recommencer et tenter néanmoins de rattraper l'écart instauré. Etonnamment cela marcha et une partie de leur chance fut retrouvée. En guise de récompenser, les comparses sifflèrent un peu émettant la suggestion que peut-être les jeux n'étaient pas finis et ils remplirent à nouveau son verre. Regardant la jeune femme, il se pencha pour susurrer quelques paroles à son oreille qu'il n'avait guère envie de laisser entendre à l'entierté de la population présente. Le sourire en coin et légèrement sensuel qu'elle lui offrit laissa attendre l'appréciation des propos qu'il ne comptait ps dévoiler. Laissant glisser les dès vers son acolyte dornien déjà préoccupé par une demoiselle avide d'en obtenir davantage, il le rappela un peu à l'ordre.

"Asafa, pourrais-tu délaisser deux secondes cette charmante jeune femme pour continuer sur la lancée et suivre mon exemple ? Gagne moi ce tour s'il te plaît. "

Ces propos n'étaient clairement pas une vraie remise en place. Son sourire amusé et le regard brillant qu'étaient les siens laissaient parfaitement suggérer qu'il s'amusait et se délectait de ce moment qui serait peut-être fatidique pour lui. Quoi qu'en réalité, les propos qui s'étaient égarés dans les sinuosités orales de la jeune femme permettait en réalité de concrétiser son point de vue s'il perdait et cela avait tout lieu de plaire à sa proie du moment, aussi cela laissait entrevoir qu'il ne serait guère perdant au fond. Mais sa fierté indiquait que si le jeu pouvait tout de même être gagné par eux, cela ne le dérangeait pas outre mesure cependant. Les autres personnes qui entouraient cette table semblaient totalement enivrées par le breuvage et par conséquent, riaient et exprimaient leur ébriété avec sonorité et passion. Des spectateurs digne de ce nom qui se délectaient non seulement de ce trio de jeu mais également de la vue de plus en plus torride que leur dévoilait Asafa avec sa concubine de l'instant. L'amusement semblait être parfaitement dévoilé et personne ne pouvait nier que la soirée n'était pas prête de se terminer.

"Allez montre que tu es censé être meilleur que moi par ton expérience..."

Petite provocation pour son comparse qui s'empresserait d'y répondre. La provocation même dans un même camp entraînait parfois des prouesses surprenantes. Asafa serait peut-être épris d'une révélation qui accroitrait ses capacités. Personne ne pouvait défendre cette théorie, l'essayer était le meilleur moyen d'y parvenir. Si cela marchait, la tactique future à utiliser lui apparaissait désormais comme évidente. Pour ce faire il se reprit une bonne lampée de vin avant de reprendre son observation du faciès si agréablement dessiné de la jeune dornienne dont l'identité lui était encore totalement inconnue mais dont le corps devenait de plus en plus présent dans son esprit, ne se contentant point de son visage uniquement que ses prunelles scrutèrent avec envie. Le sourire de celle-ci montrait qu'elle avait parfaitement compris ses pensées.
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Asafa Ferboys
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Message Mar 20 Nov 2012 - 15:21

Le jeune homme au teint halé laissa échapper un rire alors que son ami le titillait sur la médiocrité avérée des propos de séducteur du géant des Osseux. En effet, l'alcool rendait certainement ses propos quelque peu douteux, mais Asafa était, lui aussi, encore dans l'expérimentation. Car même si son expérience était bien plus grande que celle de Daärim, il restait malgré tout un jeune homme, peut-être pas encore toujours tout à fait au point lorsqu'il s'agit de concilier amour et boisson comme il le fera plus tard. Feignant le bêcheur offusqué par les propos de son noble collègue, cabotinant avec humour, il se redressa sur son siège, portant sa main sur son torse et appuyant avec une théâtralité volontairement grotesque son émoi.

- Ne sois pas jaloux de la qualité de ma faconde, mon ami. Seule ta sœur y reste imperméable, à ce jour ! Tu ferais bien de t'en inspirer...

Le jeune homme se mit alors à rire devant l'incongruité de ses propos. Connaissant le personnage, sa déclaration pouvait tout aussi bien être véridique que purement hâbleuse, il n'empêche que son trait d'humour arracha quelques risettes et quelques éclats de rires à la tablée. Et Asafa lui-même semblait prendre plaisir à tenir cette discussion, faites de petites piques successives que lui et le Forrest s'envoyaient successivement dans un numéro de duelliste parfaitement maîtrisé et jouissant d'une réelle complicité. Finalement, le géant des Osseux revint à sa contemplation de la naïade à qui il accordait douceur et baisés.

Le jeu se déroulait dans la joie et la bonne humeur, et les nombreux éclats de rire étaient là pour le confirmer. Asafa sortit un instant de sa contemplation de sa muse pour se saisir d'un nouveau verre de vin. Une nouvelle fois, il avala sans grand ménagement le contenu de sa timbale et, alors que ses yeux brillaient d'une lueur légèrement niaise, il se saisit des dés en suivant l'invitation de son ami.

Cette fois ci, son jet fut d'une étonnante dextérité, d'autant plus si l'on considérait la quantité d'alcool plutôt importante qu'il avait ingurgité, vu qu'il parvint à les envoyer dans la zone où le nombre de points alloués étaient le plus élevé. Toutefois, il joua de malchance alors que ses deux dés n'eurent que des résultats plutôt médiocres. De ce fait, la partie semblait définitivement perdue, car l'avance prise par leurs adversaires d'un soir semblait insurmontable.

Les réactions des membres de la table ne manquèrent pas d'être bruyantes, trahissant l'hilarité, l'ébriété et la bonne humeur qui régnaient sur la soirée. Asafa ne sembla guère s'en soucier, haussant les épaules avec son sempiternel sourire accroché au milieu du visage comme si tout ceci n'avait guère d'importance, alors que la belle Laïssa portait elle aussi une coupe à ses lèvres charnues, comme pour cacher son hilarité vis à vis de la situation désespérée dans laquelle le duo se retrouvait.

Le géant des Osseux, quant à lui, ne semblait guère s'émouvoir de l'imminente défaite à laquelle ils étaient vraisemblablement condamnés, tant sa bonne humeur ne laissait transparaître pas la moindre frustration. Après son lancé, il se contenta d'observer son ami, haussant les épaules et se servant à nouveau du vin.

- Ma foi... Tu connais le dicton, mon vieil ami : Malheureux au jeu, heureux en amour... Puissions nous avoir plus de chance sur ce terrain là...

il marqua une pause, son regard de forban se posant sur la demoiselle aux côtés de Daärim avec un air espiègle, avant de poursuivre. Le Dornien au teint halé conservait cette juvénilité dans le regard qui le rendait, finalement, attachant, lui donnant l'air d'un gentil polisson qui multiplie les petites bêtises sans gravité.

- Enfin, surtout toi, Daärim... Pour ma part, je suis plutôt en veine, de ce côté ci...

Ses yeux se portèrent à nouveau sur les formes de la belle plante posée sur ses cuisses, avant de planter son regard dans celui de Laïssa. Il déposa un nouveau baisé empli de tendresse sur les lippes charnues de la jeune femme, puis ce fut au tour du binôme de la douce créature se tenant proche du jeune noble de La-Tombe-Du-Roy de lancer les dés. Et, comble de la malchance pour le noble duo de jeunes hommes, ce dernier réussit à son tour un bien joli score, plongeant un peu plus dans l'embarras la doublette et dans l'hilarité la tablée sur laquelle un nouveau pichet de vin venait d'arriver. Ce dernier ne manqua d'ailleurs pas de toiser avec un air mi-fier, mi-aviné le jeune noble aux pupilles céruléennes, arguant de son large sourire sa victoire.

- Rhaaa, tes chausses seront bientôt miennes, camarade !

Ce qui ne manqua pas d'attirer de nouveau les grondements des éclats de rire sur la table, alors qu'à ses côtés, le géant des Osseux entreprenait de servir ses compagnons d'un soir, ainsi que son compagnon de longues dates dont le godet s'était tari, un large sourire aux lèvres.

- Il nous faudrait en effet un miracle de la Mère Rivière pour renverser la situation, n'est ce pas mon ami ?


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Message Lun 26 Nov 2012 - 15:33

Finalement, se retrouver avec comme compagnon de jeu Asafa était quelque peu désavantageux. Alors que son coup précédent avait battu son premier record les faisant remonter, celui de son ami n'était que de moitié intéressant ce qui ne leur permit guère de faire vraiment partie de la compétition. Ils étaient davantage destinés à être les perdant que de concurrencer la jeune demoiselle à ses côtés pour laquelle il avait jeté son dévolu. Cette tentatrice fit de nouveau teinter de sa dextérité leur avouant son penchant évident pour être la gagnante de cette partie. Ainsi, les compagnons de la tablée avaient dans un premier temps fait parvenir une première exaltation à la défaite évidente qui s'était engagée sous leurs yeux avec le lancé d'Asafa, et ils ne se privèrent guère de faire exploser une seconde slave de cris en tout genre alors qu'ils venaient de nouveau de perdre. Asafa n'avait pas manqué de signaler qu'il s'en foutait éperdument de perdre puisqu'il serait gâté à un tout autre niveau. Pour sa part, ce n'était pas vraiment dans le même sentiment qu'il était. Non pas parce qu'il suspectait fortement de pas pouvoir profiter de la belle qui se tenait sournoisement à ses côtés lui adressant régulièrement des regards et des sourires qui indiquaient qu'elle était totalement disposée à le dominer de toute sa dextérité au jeu, mais davantage parce que l'alcool aidant, il n'avait guère envie de perdre - n'étant déjà pas préposé à ce genre de choses dans son quotidien - mais surtout parce que contrairement à son ami qui s'était largement joué de lui, il allait devoir rentrer à pied nu. Perdre était un point qu'assumer n'était pas encore contraignant, mais être détroussé de ses habits parce qu'il était mal lotis au niveau de la camaraderie pour obtenir des gains nécessaire à gagner la partie, c'était tout de suite moins jouissif.

"Que tu aies de la vaine côté amour est une chose." il se retint bien évidemment de rappeler à son comparse que le fameux amour dont il parlait n'était du qu'à une petite quantité de piécettes qu'il allait gentiment offrir à la Dornienne aux formes pulpeuses "Mais je te signale que ce sont mes autours que tu joues. A cause de toi j'ai de fortes chances de retourner pieds nus et sincèrement, je trouve la punition bien dur pour tes erreurs."

Les mots pouvaient paraître méchant mais le regard rieur et le sourire en coin dessiné sur ses lippes qui étaient adressés à son compatriote dornien indiquaient bien qu'au fond, tout ceci ne lui apparaissait que comme pur amusement sans vraiment de contraintes si difficiles que ça à porter. Bien sûr, ses dires étaient pensés, mais pas de rancoeur ne serait au programme par la suite si de toute façon ils perdaient. Ce qui risquait fortement d'être le cas malheureusement. Son contenant vide, il le fit glisser vers Asafa qui s'amusant à resservir les gens qui allaient le détrousser pouvait bien en faire de même pour son propre récipient. Une fois fait, il reprit possession de son bien et laissa le liquide épancher sa soif de plus en plus importante. Effet qu'il ne découvrait réellement que pour la première fois. Le souvenir d'une telle descente dans le passé ne lui apparaissait pas comme évident mais s'arrêter maintenant n'était pas nécessaire cependant. Après tout profiter avait été le but de la démarche, pourquoi se priver. La jeune femme qui l'intéressa le regard aux paroles d'Asafa et elle murmura pour que lui seule entende.

"Je pense surtout qu'il devrait arrêter de boire s'il veut vraiment t'aider."


Daärim ne put s'empêcher de sourire en coin amusé laissant échapper un petit ricanement discret à l'idée qu'elle avait totalement raison et qu'elle semblait avoir cerné son confrère assez rapidement. Ce qu'il reconnaissait ne devait pas être très difficile.

"Tu as totalement raison. " glissa-t-il à l'oreille de la jeune femme avec un brin de sensualité avant de laisser ses prunelles plonger dans les siennes. Leurs regards restèrent un petit instant l'un dans l'autre pour la peine avant qu'il ne revienne à la situation actuelle et regardant Asafa il répondit à ses propos "Un miracle de la Mère Rivière ? Tu parles, laisse la bien tranquille va, il aurait simplement fallu que tu saches jouer ! "

Reprenant les dés, son jeu fut alors réalisé rapidement. Ce jeu n'était au fond qu'un prétexte et autant qu'il se termine rapidement désormais, ce qui était le cas, car son lancer déterminerait réellement la finalité de la partie. Bien que pour la peine il s'avérait plus doué que ce que son premier départ avait annoncé, ses prouesses ne suffirent pas à le faire gagner. Souriant en coin il regarda la jeune femme.

"Me voilà obligé de me passer de ton nom et de peut-être plus alors."


"Peut-être pas... Je n'avais pas dit ce que je voulais en échange..."

Son sourire en coin s'agrandit et il s'apprêtait à profiter des lèvres jumelles non loin des siennes mais la tablée s'exalta de nouveau à son lancer qui avait annoncé la fin de la partie et surtout leur perte. L'homme qui réclamait depuis un moment ses chaussures rappela que par conséquent il allait devoir les céder. Il finit son verre d'un coup avant de se décaler et d'enlever ainsi le prix de sa défaite. Un lancer franc envers l'homme concerné qui s'extasia de nouveau se dépêchant d'intervertir pour porter le gain nouvellement offert. Pour Daärim, cela ne représentait pas grand chose. Il décida d'ailleurs qu'il avait bien envie de changer d'air et se levant il interpella Asafa.

"Tu n'aurais pas envie d'aller voir ailleurs si ce n'est pas intéressant... surtout pour profiter de la jeune femme à laquelle tu tiens tant pour ce soir ? " Son regard se penchant sur la jeune demoiselle il lui sourit avec un brin de malice "Souhaiterais -tu te joindre à notre départ ? "

La jeune femme le regarda longuement avant de se lever également. Son ami avait peut-être raison, malheureux aux jeu, chanceux avec les femmes. Dire qu'il serait chanceux en amour était s'avancer beaucoup trop. Passer un bon moment devenait évident mais de là à aller plus loin, la connaissance que ça n'arriverait sûrement lui apparaissait comme quasiment certain.
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Asafa Ferboys
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Message Dim 9 Déc 2012 - 14:45

Le jeune Dornien ne put s'empêchait de succomber à l'hilarité devant les propos de son ami. Ce dernier faisait référence à sa médiocrité en tant que joueur et surtout, sur le fait qu'il était celui qui risquait le plus gros dans la partie... L'alcool aidant à désinhiber un peu plus le personnage, Asafa riait à gorge déployée, alors que Daärim reprenait de la boisson, ses paumettes étant rosie par le nectar.

- Pour sûr, mon ami, nous sommes condamnés... Enfin, principalement toi, par ma faute, et je m'en excuse, sincérement. Mais qu'importe, qu'est ce que l'on rit ! Merci encore pour cette soirée, vieille canaille !

Asafa posa sa main sur l'épaule de son camarade. Il était visiblement ivre, ce qui devait expliquer cette relative familiarité, quoi que le géant des Osseux était quelqu'un de résolument chaleureux, sans avoir besoin de quelconque liqueur, ce qui le rendait rapidement très à l'aise avec ceux qu'il appréciait. Il termina un nouveau verre, invitant le jeune Forrest à en faire de même après avoir trinqué avec lui, avant de poursuivre.

- Tu es vraiment un ami, mon bon Daärim. Non, tu es comme un frère ! Un vrai bon gars ! Et presque aussi bon lancier que moi, c'est dire si tu regorges de qualité !

Le regard du dornien au teint halé se faisait légèrement vitreux, ce qui lui donnait un air quelque peu loufoque, associé à un sourire permanent vissé au milieu du visage. Il donna alors une tape rude dans le dos de son ami avant de s'enfoncer toujours plus dans son siège, observant désormais d'un œil bien détaché, voir déconnecté, dirons certains. Il pouffa de rire lorsque Daärim fit référence à la propension à citer la Mère Rivière comme responsable de ses jets de dés plutôt médiocre, haussa les épaules avant de répondre avec enthousiasme.

- Bah, tu sais, je n'accorde qu'un intérêt très limité à ce jeu...

Il adressa alors un clin d’œil à son comparse alors que la référence à la vraie raison de leur présence à cette table était emplie d'une subtilité toute relative. Conservant son air de fripon, il poursuivit son propos alors qu'il ressemblait à un gamin fier de sa bêtise, ou plutôt à un gamin ivre fier de sa bêtise. Il observa d'un œil amusé le lancé de son camarade de La-Tombe-Du-Roy, ce qui ne manqua pas de la faire rire à nouveau.

- Et puis, ce jeu fonctionne en duo, et si j'ai été médiocre, tu n'as guère été transcendant. Bref, la chance n'était pas de notre côté, mais au moins nous avons passé un agréable moment et nous avons fort ri. Même si tu vas perdre tes chausses... C'était bien le moment de sortir de bons jets, voyons !

Ce faisant, il déposa un nouveau baisé sur les lèvres de la belle Laïssa, avec une réelle sensualité. Il fut d'ailleurs ramené à la réalité par le noble Forrest qui l'invitait à quitter les lieux pour poursuivre la soirée ailleurs. Pendant un instant, il observa Daärim avant de saisir où il voulait en venir. Dans un sourire en coin, il se servit en vitesse un nouveau verre de vin qu'il bu dans la foulée, d'une seule traite. Puis, il invita la nymphe qui partageait sa compagnie depuis leur arrivée dans la taverne à se lever afin de pouvoir se joindre à son ami.

- Je n'y vois aucun inconvénient, mon ami, au contraire ! Cette soirée fut remarquable en tout point jusqu'à présent, tâchons de la poursuivre de la meilleure des manières...

Il obliqua alors vers la jeune femme sur laquelle Daärim avait jeté son dévolu et, la voyant se lever, ne manqua pas de sourire. Son ami était bel homme et, même sans expérience, son charisme et son charme avaient finalement fait la différence. Puis, il se retourna vers les gens de la tablée qui célébraient bruyamment leur victoire, riant à gorge déployée et terminant leurs verres dans la joie et la bonne humeur, et héla son adversaire du soir.

- Bon, les amis, nous disposons ! Merci pour la partie, nous sommes désormais appelé à de plus hautes missions ! Et voilà pour vous.

Il jeta une petite bourse sur la table, avant de se déchausser pour poser ses bottes sur la table. Voilà donc le géant des Osseux pieds nus et l'air jovial de l'homme trop alcoolisé saluant ses compagnons d'un soir d'une révérence.

- Ayant entrainé mon ami dans une déroute, je ne pouvais décemment le laisser essuyer les plâtres de mon échec, aussi veuillez accepter ce modeste dédommagement. Messieurs, au plaisir.

Alors qu'il fit volte-face, saisissant la main de la belle Laïssa qui s'agrippa à son bras en lui lançant des œillades équivoques, il se dirigea vers l'extérieur avec son ami le Forrest et sa mystérieuse conquête. Dans la salle, on put entendre les rires de satisfaction de la part des joueurs et même certains leur lancer d'anodins "revenez quand vous voulez !" ou bien "merci à vous", peut-être un brin moqueur, mais trahissant que ces derniers avaient très certainement apprécié la compagnie du duo et étaient surement trop saoul et trop occupé à se partager le butin pour se rendre compte qu'ils venaient de se faire subtiliser leur trésor le plus précieux, la mystérieuse jeune femme. Asafa, quant à lui, se diriger vers la sortie. Il était d'ailleurs intéressant de noter que le Ferboys marchait avec aisance, ne semblant pour le coup ne pas subir les affres d'un équilibre précaire causé par une consommation trop importante d'alcool. Une fois dehors il tapa dans le dos de son ami pour lui glisser dans un sourire.

- Et bien, merci Daärim. Vraiment, merci pour tout ! Cette soirée fut mémorable. En tout point ! Mais moi et ma chère et tendre compagne allons vous laisser en tête à tête, d'autres affaires d'importance... Capitale, nous appellent.

Puis, il se pencha vers lui pour lui souffler quelques mots à l'oreille.

- Par contre, Laïssa ne te coutera rien, vu qu'elle n'est pas une fille de joie, mais chut, je compte sur ta discrétion...

Il conclue sur un clin d’œil avant de s'éloigner en riant, passant son bras autour des épaules de la belle demoiselle. Quand il fut à quelques mètres, il cria sans se retourner.

- Et Daärim... Elle m'a dit son nom, à moi ! Bonne chance !

Il éclata encore une fois de rire avant de laisser seul son ami avec la jeune femme, disparaissant dans la nuit, pieds nus et rempli d'amour et d'alcool...


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Que jeunesse s'abreuve et se détende [Pv Asafa Ferboys]

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