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Le retour des Ferboys ! [Edarra - Asafa]

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Message Lun 8 Oct 2012 - 13:10

Les festivités du mariage de Lord Ambrose venaient de toucher brutalement à leur fin et l’arrivée de la Main du Roi ne présageait absolument rien de bon pour la Maison Ferboys. Bien entendu, Edarra resta stoïque et imperturbable comme à son habitude, sachant très bien que ceux qui paniqueraient seraient les premiers soupçonnés. Voulant s’éclipser discrètement avec sa suite et son cousin, elle fut arrêtée par Ser Alrick Mallery qui procéda à un interrogatoire assez désobligeant. Feignant la délicatesse et l’ignorance de ce qui se tramait en ces lieux, ce dernier n’eut d’autre choix que de la croire. La précédente altercation entre Ser Tom Le Noir et les Ferboys avait d’ailleurs finalement fait pencher la balance en faveur des propos de la Lady de Dorne, surtout que bon nombre d’invités purent en témoigner. Au final, cet affront s’était révélé utile au plaidoyer de la jeune femme qui se désolidarisa totalement des traîtres, histoire de ne pas affaiblir davantage sa position à Dorne. Elle se devait maintenant de redorer un peu son blason et vu ce qu’elle avait prévu, cela risquait d’être suffisant pour beaucoup. Innocentée dans cette réunion de comploteurs, elle fut finalement libre de partir et de retourner vers sa terre natale.

Accompagnée de sa garde, de ses suivantes et de son cousin, Edarra quitta les Murs-Blancs et prit la route pour Dorne. Si tout se passait comme prévu dans l’esprit machiavélique de la belle brune, un groupe de bandits à la solde des Martell devrait attaquer la délégation Ferboys dès leur entrée sur les Terres de l’Orage. Ils avaient plusieurs phrases à crier qu’ils leur avaient été transmis par la femme travaillant sous ses ordres, signifiant leur affiliation à la Maison du Prince de Dorne. Cette attaque aurait vite fait d’être rapportée sur tout le territoire et en plus de s’en prendre à une Maison vassale, Maron Martell allait devoir justifier l’embuscade sournoise sur les Terres de l’Orage, territoire qui n’était pas en odeur de sainteté auprès de nombreux dorniens. Cette petite simulation allait également permettre de fragiliser la loyauté entre les Dayne et les Martell, ce qui allait simplifier grandement sa prise de position après le mariage avec Ser Oberyn. La jeune femme jeta un coup d’œil en direction de son cousin, se confirmant à elle-même sa décision de ne rien lui révéler de tout cela. En effet, bien que de sa famille, il ne semblait pas coutumier des choses délicates de la noblesse et au détour d’une taverne ou même dans les bras d’une femme, il aurait eu vite fait de vendre la mèche. Il était donc bien plus utile pour elle qu’il ignore tout de son plan, afin qu’il y joue un rôle des plus convaincants.

D’une dignité à toute épreuve malgré la désagréable situation dans laquelle elle se trouvait quelques heures plus tôt, Edarra fit part à son cousin de la marche à suivre lors de leur retour à Dorne. Il ne servait à rien de se faire encore d’autres ennemis, et pour cela, il valait mieux s’en tenir à la version donnée à Ser Mallery. Elle tourna la tête en direction d’Asafa, luttant quelques secondes avec ses cheveux qui lui revenaient devant le visage et lui expliqua cela.

« Il serait de bon ton que tu t'en tiennes à la version donnée aux Murs-Blancs. Nous avons assez de personnes contre nous pour ne pas en rajouter avec un deuxième complot. Et par pitié, tiens ta langue, même entre les cuisses d'une fille de joie. »

Si il y a bien une chose dont elle doutait, c'était de la capacité d'Asafa à ne pas parler à qui veut l'entendre mais bon, d'un certain côté, il n'était pas au courant de grand chose, vu que c'était son oncle qui avait tout manigancé et qu'il n'avait pas jugé bon d'en informer son pire neveu. Il était clair pour la jeune femme que leur oncle avait royalement merdé lors de cette affaire et ce n'était pas la première fois. Un jour ou l'autre, il allait devoir comprendre que la trahison et les plans sournois n'étaient pas son fort, loin de là. Peut-être devrait-il laisser cela à des gens plus perspicaces qui savent voir l'ensemble des choses et non le futur immédiat. S'associer au Dragon Noir pour reprendre Dorne était bien trop direct et simple pour que cela fonctionne, surtout lorsque l'on sait que la majeure partie des dorniens se moquent royalement de qui est sur le Trône de Fer. Il fallait attiser les tensions envers les Martell et non créer d'autres raisons de craindre les Ferboys. Le mariage avec Oberyn Dayne était dans cet objectif, tout comme ce qu'elle avait prévu avec les Uller. S'attirer la sympathie du vieil oncle renfrogné était une chose difficile, mais elle pensait y parvenir tout de même avec un peu de patience. Elle avait d'ailleurs eu vent de sa rencontre avec le Prince et la façon dont lui et sa fougueuse fille avaient amené l'idée d'attaquer le Bief et les Terres de l'Orage. Le refus du Seigneur de Dorne avait du les offusquer grandement et il était peut-être judicieux d'attiser cette colère pour en faire un brasier mortel.

Pour se faire, elle devait consolider les liens entre les Uller et les Ferboys mais bon, la seule personne disponible chez eux était la dangereuse Anissa. Sa sauvagerie et le comportement de son père rendaient les choses difficiles pour le futur époux, il n'était donc pas question d'envoyer son jeune frère, Medger. Par contre, il y avait un spécimen de mâle, dont le challenge de conquérir une telle femme devait certainement griser. Inspectant du regard son cousin, elle vit soudainement en lui l'imbécile parfait pour jouer ce rôle. De plus, avec un peu de chances, le Lord de Denfert serait soulagé de trouver un volontaire pour marier sa cousine. Il leur faudrait encore plusieurs jours pour arriver au lieu où l'embuscade était prévue et d'ici-là, elle serait certainement parvenue à convaincre son cousin de s'engager dans une telle union pour le bien de sa famille. Après tout, il avait suffisamment déshonoré leur nom pour se rattraper un peu et se sacrifier au nom d'un intérêt plus grand. C'est donc assez naturellement qu'elle décida d'engager la conversation, prenant les frasques réalisées à Salvemer comme tremplin pour amener la suite.

« Au fait Asafa, ne penses-tu pas qu'il est temps d'arrêter les frivolités dont tu es si friand pour penser sérieusement à te marier. Notre oncle saurait très certainement te trouver une épouse n'étant pas trop regardante. A moins peut-être que tu comptes retourner à Salvemer pour demander la main de cette gamine stupide ? »

Le sens qu'avait pris la discussion entre les deux Ferboys ne manqua pas de faire toute la délégation. Les soldats savaient parfaitement à quel point le géant des Osseux était coureur et même les suivantes étaient au fait de ses frasques. Tous semblaient donc craindre une discussion virulente opposant la fière Edarra au frivole Asafa, même si au final, il y avait peu de chances que le jeune homme parvienne à s'opposer à sa terrible cousine. Au final, la seule question qu'ils se posaient encore, était « Qui a t-elle en tête pour se marier avec lui ? ».
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 9 Oct 2012 - 9:03

Le Géant des Osseux trottait aux côtés de sa cousine depuis leur départ de Murs-Blancs, lieu qui fut le théâtre d'évènements pour le moins surprenant. Son oncle l'avait envoyé aux côtés de sa cousine Edarra au mariage de Lord Ambrose, un seigneur dont il ignorait tout et dont il se fichait royalement, avec un but plus secret, celui d'être le soutien effectif du sécessionniste Daemon II Feunoyr, fils du rebelle Daemon Feunoyr, ayant ébranlé Westeros en plongeant le continent dans une terrible guerre civile. Si sa cousine était au courant de la manœuvre, bien qu'elle ne fut pas particulièrement réjouie à cette idée, Asafa en ignorait tout jusqu'à son dénouement, créant un trouble légèrement amusé chez le Dornien. En effet, lorsque Feunoyr fit son annonce en vantant sa soi-disant légitimité sur le trône de fer, l'homme au teint halé et à la barbe finement taillé n'avait pu caché son amusement : comme de très nombreux Dorniens, l'avenir du trône de fer lui était parfaitement égal. Aussi, il ne s'était pas offusqué que sa cousine lui dissimule un tel stratagème, car il acceptait fort bien sa place à ses côtés. De même, il se moqua ouvertement de ce bâtard Targaryen dont la bêtise lui était avérée pour s'être ainsi révélé, d'autant plus que le complot fut étouffé dans l'œuf par Brinden Rivers et ses dents de Freux.

Et lorsque les hommes de la Main du Roi les retinrent, les accusant de faire partie des comploteurs, il conserva sa légèreté et son humour, arguant au final des éléments véridiques étayant la défense de sa cousine : les Dorniens se fichait royalement du trône de fer et surtout, les Ferboys étaient eux aussi victimes de cette mascarade, ayant été humilié à deux reprises par Ser Tom le Noir et même par Lord Ambrose, devant témoin. D'autant plus qu'il n'existait nulle preuve de leur culpabilité... Ayant finalement été autorisé à quitter les lieux, en ayant limité les dégâts, le petit convoi de la maison Ferboys faisait désormais route vers leur demeure, prenant la direction des Terres de l'Orage. La colonne était réduite, bien entendu, car il s'agissait uniquement d'assurer la sécurité de la Lady, aussi, en dehors des quelques servantes, il n'y avait que peu de gardes. De quoi dissuader les brigands, de toutes évidences, mais en cas d'attaque préméditée et bien préparée, la chose serait tout de suite plus corsée pour les Ferboys. Pourtant, cela n'empêchait pas le Ferboys d'être jovial, comme à son habitude. Alors que sa cousine se retournait pour l'observer, il chantait gaiement une ballade bien connue des soldats Ferboys s'étant joint à lui, vantant les mérites de la terre des Osseux tout en n'étant nullement grivoise. Cela faisait déjà quelques kilomètres que les chants égayaient la colonne dornienne, aussi une certaine bonne humeur s'était répandue dans les rangs, alors que l'atmosphère aurait pu être morose.

Pressant sa monture pour se rapprocher de sa cousine, son large sourire barrant son visage et ses yeux rieurs braqués dans ceux d'Edarra, Asafa acquiesça aux propos de celle qui se considérait comme la princesse légitime de Dorne. Tout en réajustant sa lance pour qu'elle le gène moins, il répondit sur son habituel air enthousiaste.

- Tout à fait, Edarra, je m'en tiendrais à l'unique vérité : nous avons été traité comme de la merde de lynx par un seigneur qui complotait dans notre dos à assoir un imbécile sur le trône de fer, et qui a fini dans les geôles du borgne. Quant à tenir ma langue entre les cuisses d'une fille de joie, sois sans crainte... Je ne l'utilise pas pour colporter des ragots, tu sais...

Il se mit à sourire de plus belle, ayant du mal à retenir un rire franc. Il était visiblement assez fier de son trait d'esprit, reprenant la chanson par la suite avec ses camarades, d'un ton toujours plus enjoué, laissant Edarra à ses pensées matrimoniales. Finalement, le chant prit fin et le Géant des Osseux se tut, semblant évoluer désormais dans ses pensées. Et vu la mine ravie qu'il affichait encore, ces dernières semblaient particulièrement agréables, et ceux connaissant le personnage n'aurait aucun mal à extrapoler sur le contenu de ces dernières... Ce fut sa cousine qui le tira de sa contemplation, lui rappelant l'épisode de Salvemer, où il avait rencontré la benjamine des Mallister, la jolie Walda. Lors de cette réception, sa cousine s'était montrée particulièrement cinglante avec son hôtesse, alors que Asafa avait su charmer la jeune femme jusqu'à consommer une relation passionnelle avec elle. Comme elle pouvait s'en douter, son cousin terrible ne put retenir son sourire, prenant comme toujours avec désinvolture et légèreté les propos d'Edarra.

- J'y ai pensé, je le confesse... Elle est de bonne compagnie, d'une réelle passion et qui plus est vraiment très douée pour les choses de l'amour, malgré son jeune âge. Et puis sa peau est d'une grande douceur...

le dornien afficha cet air taquin de fripon qu'il arborait à chaque fois qu'il cherchait à exaspérer sa cousine, comme lorsqu'ils étaient enfant. La vérité est que le Géant des Osseux entretenait toujours cette relation enfantine avec sa cousine, qu'il considérait plus comme une sœur, à vrai dire. Une sœur qu'il chérissait plus que tout, qu'il était prêt à protéger de sa vie, mais dont il s'amusait à exacerber le bouillant caractère. La colonne était restée silencieuse, comme une nouvelle fois abasourdie par la réponse du sympathique cousin, certains tentant de dissimuler des sourires amusés par la faconde du coureur de jupons pour éviter de s'attirer les foudres de celle qui tirait réellement les ficelles de la maison Ferboys, les autres secouant la tête, vraisemblablement dépité par l'indolence et le manque de sérieux d'Asafa. Il poursuivit d'ailleurs sur un ton toujours désinvolte.

- Oui, il serait en effet temps que je convole en juste noce. Par contre, je sais que tu ne laisseras pas notre oncle se charger de mon mariage... Il serait capable de me marier à l'une des filles du Prince Martell !

Il se mit de nouveau à rire, tant il savait que cette situation était incongrue. De plus, malgré qu'il ne semblait guère s'intéresser aux affaires politiques, il venait également de prouver qu'il n'était pas complétement dépourvue de bon sens, et qu'il comprenait les enjeux de son union dans les intrigues de sa charmante cousine. Il reprit son sérieux avant de poursuivre.

- Mon cœur me pousserait à demander la main de lady Ismaëlle Forrest...

Il laissa planer quelques instants ses mots, étant visiblement emplis d'une certaine nostalgie, avant de poursuivre sur un ton moins gai qu'à l'accoutumée, ce que ne manquèrent pas de remarquer d'ailleurs les membres de la colonne se trouvant les plus proches des cousins.

- Mais cette dernière se refuse à moi. Et cette union serait contre nature, n'est-ce pas ? Vous vous détestez cordialement, les Forrest sont à la botte des Martell et surtout, Ismaelle n'abandonnera jamais son siège d'héritière de La-Tombe-Du-Roy à son frère, Däarim. Il est triste que les sentiments ne puissent être pris en compte dans les mariages, n'est-ce pas ?

Il ponctua sa phrase d'un sourire, soulignant l'aspect purement rhétorique de sa question. Sans doute faisait-il également référence au propre mariage de sa cousine Edarra avec Ser Oberyne Dayne des Météores, héritier de la puissante maison Dayne, porteur d'Aube et l'un des très rares Dorniens à être chevalier. Un mariage arrangé, de toute évidence, même si désormais une certaine affection avait pu naître entre eux, il était évident qu'il s'agissait au départ bel et bien d'un rapprochement politique effectué entre les Ferboys et les Dayne. Le géant des Osseux reprit alors son discours, vraisemblablement à la fois réaliste et défaitiste quant à ses chances de convoler en justes noces avec un être aimé.

- Sinon, il ne reste que bien peu de prétendante à me proposer. Tu n'as aucun intérêt à me marier à une étrangère... A qui penserais tu ?
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Message Mer 10 Oct 2012 - 12:40

Si il y avait bien une chose qui parvenait à agacer Edarra, c’était sans hésiter la frivolité et la légèreté de son cousin. A l’entendre chanter comme un simple roturier, elle en venait parfois à croire qu’ils n’étaient pas du même sang. Parfois, elle se demandait pourquoi son oncle avait accepté de reprendre Asafa au sein de la Maison Ferboys, surtout après le déshonneur qu’il leur avait causé. Cet ivrogne coureur n’était pas vraiment ce que l’on peut appeler une représentation respectable d’une noble famille. Enfin bon, elle devait aussi admettre qu’il avait son utilité et que plus d’une fois, il lui avait ôté une épine du pied, même si elle ne le reconnaîtrait jamais. A nouveau, alors que la belle tentait de mettre les choses au point pour que leurs versions coïncident parfaitement, Asafa prit la chose sous le trait de l’humeur, essayant même de faire un jeu de mot sur une pique qu’elle lui avait envoyé. Bien entendu, loin d’un sourire appréciateur de la blague, le dornien eut droit à un regard méprisant de sa cousine qui en disait loin sur son humeur. L’échec de la rencontre aux Murs-Blancs était retentissant et ils allaient avoir du mal à faire oublier leurs présences au milieu de ce rassemblement de traître au Trône de Fer. Toutefois, Edarra gardait confiance car ce qu’elle avait soigneusement mis en place allait très certainement jouer en sa faveur plus tard. Entre la prochaine embuscade qui serait imputée aux Martell et le message envoyé à Oberyn, il y avait de grandes chances que sa manipulation porte ses fruits.

Alors que son cousin s’était remis à chanter comme un paysan, sa voix étant aussi douce à l’oreille qu’un rossignol agonisant, la jeune lady lui rappela ses frasques à Salvemer, essayant de le mettre mal à l’aise et d’embrayer sur un possible mariage. Visiblement, il avait pris cette petite peste sous son meilleur jour et ne manqua pas de provoquer sa cousine en détaillant quelques détails qu’elle était loin de vouloir connaître. Comme à son habitude, Edarra posa un regard dédaigneux sur Asafa, et répliqua d’une remarque parfaitement blessante et rude envers la pauvre Walda Mallister. Cette jeune fille avait goûté à la sociabilité d’une Ferboys et elle devait très certainement s’en mordre les doigts aujourd’hui, surtout que son père devait à présent être au courant de ses frasques.

« Comme quoi, même dans un château, tu arrives à trouver une fille de joie. J’en serais presque impressionnée, si cette gamine n’avait pas eu le feu au cul. Je crois que pour elle, un ours ou toi, cela l’importait peu. »

Bien qu’elle savait parfaitement qu’Asafa plaisait à la gente féminine, la brune ne souhaitait pas lui faire l’honneur d’une telle reconnaissance. Elle balaya d’un revers de main ses compliments en faveur de la jeune Mallister, enfonçant encore un peu plus le clou sur sa petite vertu. Toute la délégation s’était tue dans l’attente des répliques inattendues entre les deux Ferboys, comme si il s’agissait plus d’un spectacle que d’une réelle discussion. Entre l’air taquin et gamin d’Asafa et la langue de vipère d’Edarra, les conversations voulaient rarement très haut. D’ailleurs, cela plaisait aux gardes qui ne manquaient pas de suivre les exploits romantiques de leur chef, un peu comme si il était le représentant de la gente masculine dornienne et qu’il devait les représenter dans chaque couche qu’il visitait. Bien entendu, bon nombre de gardes se voyaient bien plus intéressés par Lady Ferboys, femme insaisissable qui ressemblait à une rose des sables, une beauté incroyable avec des épines vénéneuses semant la mort. Pour l’avoir accompagné à de nombreuses reprises, sa garde personnelle connaissait à présent ses nombreuses facettes et savaient parfaitement que ce côté froid et hautain était sa véritable personnalité, bien loin de sa gentillesse de façade.

Quoiqu’il en soit, à l’évocation de son prochain mariage, le géant des Osseux continua dans la provocation, arguant que leur oncle pourrait fort bien le marier à une fille Martell si il en avait l’occasion. Il était vrai que les récentes décisions de leur oncle n’étaient pas vraiment très inspirées et que ce dernier signe de soumission envers la Maison Martell pourrait fort bien germer dans son esprit étriqué. Evidemment, Edarra ne laisserait jamais une telle chose se produire, tout comme sa mère qui veillait tout de même au grain. Sans doute d’humeur confidente, Asafa fit malheureusement l’erreur d’exprimer ses sentiments pour Ismaëlle Forrest, cette vipère sans nom dont la jeune Ferboys avait bien du mal à supporter la vue. Lançant un autre regard rempli de colère et de haine vers son cousin, le noble brune dut respirer un grand coup pour ne pas l’égorger sur place. Elle laissa Asafa exprimer le fond de sa pensée, ce dernier continuant à parler avec sa voix d’amoureux transi, chose qui avait le don d’énerver Edarra. Calmée juste suffisamment pour ne pas s’en prendre à lui, elle lui répondit d’un ton glacé qui ne manqua pas de faire ralentir les deux suivantes, qui comprenaient l’agacement qui s’était emparée de leur Maîtresse.

« Ismaëlle Forrest … Après la catin de Salvemer, la guenon de la Tombe-du-Roy … N’as-tu donc aucun amour propre ? Ce scorpion ne fait que nuire aux intérêts de notre famille. Je préfère encore t’envoyer au Mur, plutôt que tu épouses cette femme ! »

Si cela n’était pas assez clair dans l’esprit de son cousin, elle venait de mettre les choses au point de façon bien tranchante. Il est vrai que face à une telle alternative, le choix devrait être vite fait. Bien qu’elle n’ait jamais vu le mur de près ou de loin, ce qu’elle avait entendu à ce sujet laissait présager d’un endroit aux antipodes de ce que voulait son cousin. Il n’avait plus qu’à choisir si Ismaëlle Forrest valait une vie d’abstinence forcée et surtout glacée. Laissant passer quelques secondes pour se calmer un peu et surtout, que le cerf tombe dans la cervelle de son cousin, elle reprit ensuite pour donner son avis sur l’amour dans les mariages de nobles.

« L’amour est très surfait. Seuls les paysans peuvent s’en contenter car ils n’auront jamais rien d’autre. Pour nous, l’important est ce que l’on gagne et ce que l’on perd, ou plutôt ce que notre Maison gagne. Si on prend comme exemple les Martell, ils ont choisi avec sagesse et ont usurpé la place des Ferboys grâce à cela. Chaque mariage leur a permis de renforcer leur position, mais cela leur a également fait perdre des choses. Il faut donc s’assurer qu’un mariage permet de recevoir plus que ce que l’on perd, c’est la base de la noblesse, Asafa. »

Dans son esprit, tout cela était aussi limpide que du cristal et pour cause, elle avait longtemps argumenté avec sa mère pour juger ses prétendants et choisir le plus intéressant. Sans vouloir se vanter, elle avait même reçu des propositions de mariage venant de l’extérieur de Dorne, preuve que sa beauté avait réussi à atteindre le cœur de nombreux hommes. Evidemment, l’héritier des Dayne était le meilleur parti pour une jeune femme voulant se retrouver à la tête de Dorne, surtout que la réputation d’Oberyn lui garantissait une certaine renommée sans même lever le petit doigt. D’un autre côté, elle devait abandonner le nom des Ferboys et s’installer dans les Météores mais bon, il ne tenait qu’à elle d’y faire sa place, et à ce niveau-là, aucun membre de sa famille n’était inquiet à son sujet. Quoiqu’il en soit, la conversation arriva enfin où Edarra le souhaitait, son cousin lui demandant innocemment à qui elle penserait pour un éventuel mariage. Un petit sourire discret apparut quelques instants sur son visage, comme si elle voyait déjà son idée se concrétiser.

« Les Uller nous seront utiles lors de notre prise de contrôle de Dorne. De plus, il semblerait qu’ils ne soient pas en très bons termes avec le faux Prince. Si mes souvenirs sont bons, l’oncle de Lord Uller a une fille. Elle est un peu rude de prime abord, mais je suis sûre qu’un homme comme toi, saura dompter cet animal sauvage. La dernière fois que je l’ai vue, elle était ravissante, je suis certaine qu’elle te plaira. En plus, il te faudrait une femme de caractère pour te faire entrer dans le rang. Dès notre retour, je tâcherai d’arranger une rencontre. Vu son caractère un peu difficile, ils ne doivent pas avoir reçu de nombreuses demandes pour la marier. »

A l’entendre, les choses étaient déjà décidées et Asafa n’avait strictement rien à dire. Cette nouvelle sembla créer quelques murmures dans la délégation, plusieurs soldats ayant déjà eu vent du caractère indomptable de la jeune Anissa Uller. Certaines anecdotes ou plutôt des rumeurs furent même mentionnées, comme le bruit qui courait qu’elle aurait déjà tué un homme ayant essayé de la séduire. En tout cas, tous semblaient plaindre le pauvre cousin dans son mariage peu enviable.

Cela faisait plusieurs heures maintenant qu’ils étaient en route et il allait bientôt atteindre les Terres de la Couronne. Ne souhaitant pas faire de halte à Port-Réal, Edarra décida qu’ils allaient camper pour la nuit avant d’y arriver. Il est vrai que la dernière fois, réunir les soldats n’avait pas été une mince à faire, chacun d’entre eux en ayant profité pour courir les bordels sans la moindre retenue. Repérant une étendue d’eau non loin de la route, la jeune femme fit stopper le petit groupe et ordonna la mise en place du campement.

« Nous allons camper ici pour la nuit. Et dépêchez-vous, je veux manger dans une heure ! »

Les soldats s’activèrent rapidement pour aller chercher tout ce qu’il fallait, alors que la noble jeune femme s’assit tranquillement sur une pierre, ses deux suivantes lui massant les chevilles et les bras.

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Asafa Ferboys
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Message Jeu 11 Oct 2012 - 12:45

Le Géant des Osseux se mit à rire de bon cœur à la pique de sa cousine lorsqu'elle fit référence à la frivolité de la jeune Mallister et au fait qu'elle aurait aussi bien pu jeter son dévolu sur un ours. Son hilarité ne souffrait d'aucune malice, n'était pas destiné à se moquer de la jeune Mallister, car il trouvait simplement le trait d'esprit d'Edarra vraiment drôle et bien trouvé. D'ailleurs, son rire communicatif tira quelques sourires parmi les gardes.

Alors qu'Edarra semblait bouillonner de colère, suite aux propos de son cousin concernant ses problèmes de cœur, la bonne humeur se dissipa du convoi. Tout le monde connaissait le caractère d'Edarra, et chacun savait à quel point elle pouvait se montrer mordante, aussi lorsque sa colère se trouvait justement dirigée contre ce Ferboys indigne, les sourires s'effacèrent des visages et une légère distance s'installa entre le duo de nobles de tête et le reste des petites gens, comme s'ils abandonnaient Asafa à l'ire de sa cousine. Alors qu'elle développait avec une imagination certaine toute l'admiration qu'elle vouait à Lady Forrest, le Ferboys eut un léger sourire en coin, trahissant son manque de sérieux habituel. Un sourire qu'il effaça lorsque sa cousine lui fit part de sa conception du mariage et des subtils manipulations qu'il en découlait. Il semblait alors non pas incrédule, car Asafa n'était pas idiot, mais plutôt empreint d'une certaine tristesse. En effet, son regard trahissait de la compassion, à l'égard de sa cousine notamment. Comme si l'idée de devoir toujours sacrifier l'amour sur l'autel de la grandeur familiale lui donnait un frisson lui parcourant l'échine, et qu'il regrettait que sa cousine soit ainsi soumise à ce qu'il considérait comme une torture.

Après quelques secondes de contemplation emplie de morosité, il s'arma à nouveau de son sourire de taquin, reprenant du poil de la bête alors que des pensées plus gaies traversaient son esprit. Accompagnant ses mots d'un clin d'oeil complice à l'attention d'Edarra, comme s'il avait déjà occulté la dureté de ses précédentes paroles à son encontre, il expliqua sa vision du mariage avec un air plutôt taquin.

- Oh, tu vas me faire croire que tu ne ressens pas un petit quelque chose pour ce futur Lord Dayne ? Hein ? Je veux dire, autre chose que de l'intérêt purement politique ? Je suis sûr que Däarim Forrest aurait fait un tout aussi bon parti, tu ne crois pas ? Et pourtant, tu as choisis Oberyn, un chevalier, blond comme un Lannister, vivant à la limite du Bief, qui ne croit pas en la Mère Rivière... Certes, c'est un futur chef de maison, mais je n'ose croire qu'il n'éveille pas quelque tendre passion dans ton cœur, ma chère cousine, surtout depuis Salvemer...

A nouveau, le Dornien au teint halé et à la barbe finement taillée se mit à rire, parfaitement conscient que ses propos étaient à même de déclencher le courroux de sa cousine, tout comme une pique de dédain moquant l'absurdité de ses mots. Reprenant son sérieux, il poursuivit la discussion portant sur ses propres projets d'épousailles, les mettant en parallèle de ceux de sa cousine.

- Ne t'en fais pas, j'ai bien compris : hors de question d'approcher la couche de lady Ismaëlle. C'est dommage, j'aurais pu t'en faire une alliée de poids...

Puis, finalement, sa cousine dévoila le fond de sa pensée : elle songeait à Anissa Uller, la Vipère de Denfert, la jeune femme sauvage dont on racontait qu'elle avait castré un de ces prétendants, pour épouser Asafa. Ce qui ne manqua pas de faire sourire ce dernier, tant l'idée était surprenante. Loin de la stupeur ayant frappée la colonne de la maison Ferboys à l'évocation de cette possible noce, il semblait, une fois de plus, s'amuser de cette idée.

- Ainsi donc tu veux me marier à la Vipère ? L'idée est...

Il marqua une pause, semblant chercher ses mots quelques instants, avant de reprendre, avec un sourire de plus en plus large.

- Excellente ! Vraiment ! J'adore les défis, et je pense que tu auras surement autant à faire que moi à convaincre ce vieux fou de Rennifer... Quant à Anissa, cela va être un vrai challenge, je le concède. Cette jeune femme est belle, mais par la Mère Rivière, qu'est ce qu'elle est sauvage ! Une tigresse ! Chaque fois que je l'ai vu, elle a tenté de me mordre, de me frapper, de me pincer... La dernière fois que je l'ai vu, j'ai cru qu'elle me sectionnait la gorge. Chacune de mes rencontres avec elle fut véritablement très intéressante... Je crois qu'elle déteste profondément notre maison, comme son père, mais j'ai l'impression aussi que je l'exaspère au plus haut point... Ce qui lui fait un point commun avec toi.

Ce dernier point était clairement destiné une nouvelle fois à faire réagir sa cousine alors que le convoi s'était arrêté. Comme d'habitude, la provocation d'Asafa n'était pas foncièrement méchante, elle revêtait plutôt la moquerie enfantine et innocente. Lorsqu'il mit à son tour pied à terre, il s'affaira, aux côtés de sa cousine, à allumer un feu, de manière à aider à son confort. Car si l'air restait relativement doux, la saison restant clémente, les Dorniens étaient habitués à des chaleurs plus étouffantes. Alors que le feu commence à crépiter, apportant une chaleur réconfortante à la jeune femme, il s'assoit face à elle.

- Bon, tu es sérieuse ? Je veux dire, pour Anissa et moi... Je ne m'étais jamais réellement imaginé marié, à vrai dire, mais cette femme... Je ne sais pas... Enfin, je pense qu'elle correspond sans doute le mieux à ma conception de la vie en couple, mais son père... Je veux dire, il ne voudra jamais nous marier ! Je sais séduire les femmes, même si Anissa relève du défi, mais son père est un fou dangereux sanguinaire, qui nous déteste ! Et quand je te dis qu'il nous déteste, je pense que s'il pouvait nous damner jusqu'au fin fond des enfers, il le ferait avec plaisir...
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Message Ven 12 Oct 2012 - 17:37

Il était clair à présent que la vision du mariage d'Edarra ainsi que bon nombre de nobles, n'était pas la même que celle d'Asafa. Comment pouvait-il être aussi naïf et croire que l'amour avait encore une part prenante dans ce genre de décision, c'était totalement absurde. L'émotivité et les sentiments étaient des choses ne pouvant jamais être constructifs car cela ne se basait sur absolument rien. Il n'y avait que les roturiers et les gens sans grand sens du devoir qui pouvaient encore voir les choses comme cela. Son cousin faisait hélas partie de cette catégorie de personne, et à plus d'un titre. Toutefois, malgré les explications de la jeune femme, il continua à essayer d'imposer sa logique tordue en prenant pour exemple le mariage prochain de la dornienne avec l'héritier de la Maison Dayne. Il était vrai qu'après Salvemer, la belle avait commencé à ressentir un petit quelque chose pour son beau fiancé. Courageux et intrépide, il était le mari parfait pour elle. En fait son seul défaut était sa trop grande allégeance à la Maison Martell. Quoiqu'il en soit, il essaya de démolir l'argumentaire de sa cousine, exprimant point par point les défauts éventuels d'Oberyn, chose déjà fait à de nombreuses reprises par Edarra et sa mère.

« Däarim ? As-tu oublié la tare qu'il traîne ? Une soeur particulièrement antipathique qui l'aurait fait tuer. De plus, nous sommes déjà amis, il n'y a donc aucune raison de renforcer nos liens. D'ailleurs, je compte bien sur lui pour effacer sa soeur lorsque cela sera nécessaire. Mon mariage avec Oberyn permettra d'unifier la frontière de Dorne et sa réputation n'est plus à faire. Son innocence et sa droiture, ainsi que l'intérêt qu'il me porte, me permettra de l'utiliser dans nos projets et dans le pire des cas, cela se fera par l'intermédiaire de nos enfants. Tu vois, il faut avoir des projets sur le long terme et non pas simplement se préoccuper de savoir qui partagera ta couche ce soir. Je suis sûre que ta dulcinée pense comme moi et c'est sans doute ce qui fait qu'elle ne veut pas de tout. Comme quoi, l'amour est surfait. »

Bien que l'amour d'Asafa pour sa pire ennemie semblait sincère, cela n'empêchait nullement la jeune femme de lancer cette pique au visage de son idiot de cousin. Sa naïveté devait être étouffée dans l'oeuf pour qu'il ne doute plus de l'arrangement de son futur mariage. Quoiqu'il en soit, il sembla avoir compris en partie les paroles d'Edarra et surtout, le but premier de celles-ci. La dernière chose qu'elle voulait, c'était de voir sa pire ennemie entrer dans sa famille.

La révélation de sa potentielle épouse ne manqua pas de le surprendre, même si il tenta d'ironiser la chose comme à son habitude, ce qui avait le don d'énerver la jeune lady. Bien que des histoires courent au sujet d'Anissa, Edarra s'entendait encore assez bien avec elle, sans doute car elle partageait la même idée sur le statut des femmes et sur la force de celles-ci. Evidemment, la différence était que la cousine du lord de Denfert ne connaissait nullement l'approche subtile et préférait de loin foncer dans le tas sans réfléchir, chose totalement à l'opposée de la manière d'agir de la Ferboys, bien plus sournoise. Asafa raconta ses mésaventures avec Anissa, exprimant une certaine crainte de se faire émasculer sans autre forme de procès si jamais il venait à l'approcher. A cette idée, la brune ne manqua pas de sourire, comprenant parfaitement l'envie de la vipère des sables, vu qu'elle avait plus d'une fois eut envie de trancher la gorge de son cousin.

« Il vaut mieux avoir un animal sauvage comme femme qu'une planche de bois. Ne t'inquiètes pas, chaque personne t'ayant côtoyé un peu a eu envie de te trancher la gorge. Une fois mariée, peut-être qu'elle t'appréciera comme simple jouet sexuel, cela devrait te convenir non ? Après tout, c'est sans doute la seule qualité que l'on pourra mettre en avant lors de notre entretien avec eux. Mais bon, ils ne doivent pas avoir énormément de proposition non plus, ce qui devrait nous faciliter la tâche malgré ton manque flagrant d'intérêt politique. »

Il était clair pour tout le monde qu'Edarra considérait son cousin comme une quantité négligeable dans son plan, juste bon à ce seul sacrifice. Techniquement, Lord Uller ne serait certainement pas trop difficile à convaincre, surtout si les Ferboys parvenaient à appuyer où il fallait. Par contre, comme l'avait souligné Asafa, le vieux Rennifer allait être un challenge de taille, bien plus que sa fille qui se contenterait d'émasculer son époux le soir des noces. Enfin bon, cela faisait maintenant plusieurs années que la jeune femme veillait à s'attirer les faveurs du vieil homme, et ce mariage pouvait lui être profitable quelque soit l'issue. Dans le cas d'un refus, elle pourrait facilement orienter la rancoeur de Rennifer en direction de son oncle dont elle voulait se débarrasser pour asseoir son frère sur le trône. Si jamais il acceptait, les liens entre les Uller et les Ferboys se renforceraient drastiquement, surtout si ceux-ci venaient à pardonner à Anissa, une possible attaque envers Asafa. Cet arrangement était donc tout bénéfice pour Edarra et sa mère, contrairement aux autres membres de leur famille mais bon, ils n'étaient pas sensés le savoir et il valait mieux que cela reste comme ça.

Alors que le convoi s'était arrêté sous les ordres de la jeune femme, tous les soldats se répartirent les tâches, afin de rendre cette nuit le plus doux possible pour leur Maîtresse. Chacun fit de son mieux pour exécuter les souhaits de la lady dans les plus brefs délais, chassant le moindre animal qu'ils trouvaient, tout en récoltant de l'eau et montant un espèce de tente improvisée en peau de bêtes de Dorne. Tout avait été prévu pour réchauffer le corps délicat de la noble dornienne, lors de cette visite dans ces contrées froides. De son côté, Asafa commença à faire un feu, espérant peut-être réchauffer sa relation avec sa cousine qui prenait un malin plaisir à enfoncer la tête de pauvre homme dans ses propres erreurs. Une fois le feu allumé, le géant des Osseux revint à la charge sur son futur mariage, essayant de voir si sa cousine était sérieuse à ce sujet ou si il ne s'agissait que de lui faire peur, chose visiblement réussie. Calme et élégante, même assise sur un rocher, Edarra écouta d'une oreille les paroles de son cousin, ne voyant pas vraiment ce qu'il craignait à ce point. C'est vrai que pour un coureur comme lui, être marié devait être comme une chaîne lui liant sa virilité, ce qui en soit, ne devrait pas lui faire de mal.

« Evidemment que je suis sérieuse. M'as-tu déjà vu plaisanter sur un sujet aussi important ? Ne t'inquiètes pas pour Anissa, tu te vantes tellement de tes conquêtes que tu ne devrais pas avoir du mal à la conquérir. A moins que tout cela ne soit que de la vantardise. En ce qui concerne son père, sache que contrairement à toi, je n'ai pas fait que me tourner les pouces durant ces dernières années. Je pense pouvoir dire sans me tromper qu'il m'apprécie, ou tout du moins me tolère, vu que c'est sans doute le mieux dont cet homme est capable. Les récentes oppositions entre la Maison Uller et le faux Prince ne sont pas secrètes et nous pouvons utiliser cela à notre avantage. Je pense que la loyauté des Uller se fera surtout envers ceux qui leur offriront le bain de sang qu'ils réclament. »

La discussion se poursuivit, alors que les soldats étaient revenus avec quelques lapins qu'ils ne tardèrent pas à vider pour les donner aux suivantes de la noble dame, afin qu'elles les préparent à son goût. Le repas fut rapidement sur le feu et l'horaire imposé par la belle sembla être respecté. Evidemment, dès la cuisson terminée, elle fut la première servie et commença à délicatement se nourrir, toujours avec autant de distinction malgré ce camping improvisé. Bien que les soldats furent un peu bruyant lors de ce repas, pensant sans doute déjà à leur retour au pays, Edarra ne releva pas la chose, préférant les laisser se détendre vu ce qui allait les attendre lorsqu'ils atteindraient les Terres de l'Orage. Une fois le repas terminé, Lady Ferboys se leva calmement et se dirigea vers la tente improvisée pour s'y reposer. Il n'y avait nul besoin de donner des consignes pour la surveillance du campement, chacun sachant parfaitement ce qu'il devait faire. La nuit n'allait pas être bien longue et dès l'aube, la petite délégation reprendrait la route sans même s'arrêter à Port-Réal. Elle savait parfaitement que demain, dans l'après-midi, ils seraient confrontés à l'embuscade qui les attendait et certains n'allaient sans doute pas s'en sortir mais bon, c'était dans l'intérêt de la Maison Ferboys. Telles deux gardiennes, les suivantes de la belle lady se placèrent devant la tente en peau de bêtes, bloquant l'accès aux yeux indiscrets qui voudraient s'éblouir de la beauté de la Princesse endormie.
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Asafa Ferboys
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Message Mar 16 Oct 2012 - 11:34

- Il est vrai que cela fait bien longtemps que je ne t'ai vu plaisanter sur quelques sujets que ce soit, Edarra...

Le Dornien au teint olivâtre se mit à sourire suite à sa remarque, cherchant visiblement une fois de plus à taquiner sa cousine. Il ne s'était jamais caché du fait qu'il pensait certainement qu'Edarra était sans doute devenu trop rigide avec l'âge, il n'empêche que cela ne réduisait en rien l'affection que ce dernier portait à sa cousine.

- Enfin bref, je trouverais bien mon bonheur auprès de cette jeune femme. Par contre, tu crois vraiment que ta mère acceptera une telle furie à Ferboys ? Cela va être plutôt drôle de voir le face à face entre elles... Mais avant tout, il faut que le mariage soit accepté, et ça, ce n'est clairement pas gagné. Parce que contrairement à ce que tu penses, je suis convaincu que Rennifer nous déteste presque autant que les gens du Bief. Et Anissa est vraiment du genre sauvage, elle serait capable de fuir les noces pour vivre dans le désert... On verra comment on s'en sort face à eux !

L'homme sourit en conclusion de ses paroles. Il semblait évident qu'il ne concevait pas le plan de sa cousine comme étant déjà couronné de succès, comme elle semblait l'affirmer. Au contraire, il était vraisemblablement sceptique quant à la réalisation de ce stratagème savamment élaboré par la Princesse du Désert, bien qu'il n'y était pas opposé. De toutes manières, il était parfaitement conscient de n'avoir guère le choix... Il s'estimait déjà heureux de ne pas avoir été radié de sa famille lors de son retour au bercail, aussi s'était-il promit de servir vaillamment sa cousine. Il observa alors les gardes rapporter quelques lapins et commencer à les préparer. Le diner lui fut apporter après sa cousine et il commença de manger avec appétit. Lorsque le repas fut terminé et que sa cousine Edarra partit se coucher, il se leva pour faire un tour dans le campement, vérifier que tout était en ordre.

Le jeune homme au teint halé s'était alors installé en silence sur le sol, faisant face au feu qu'il avait lui -même allumé pour se réchauffer et se restaurer. Sa cousine lui expliquait tout le sérieux de son idée concernant le mariage du géant des Osseux avec la Vipère de Denfert, et il ne manquait pas d'être pour le moins dubitatif quant à cette idée. Il était plongé dans ses pensées, jouant avec un bâton négligemment sur les cendres du feu qui crépitait face à lui. Il resta ainsi pendant de très longues heures, ayant vraisemblablement pris le premier tour de garde alors que la petite troupe sombrait dans le sommeil. Il finit par aller se coucher, laissant la place à un autre alors que la nuit était déjà fort bien avancée.

Réveillé aux premières lueurs du jour après que d'autres gardes et servantes se soient également levés, il bailla bruyamment, n'étant visiblement pas en grande forme. Après s'être nourri succinctement de quelques restes froids de la veille, il se dirigea vers le point d'eau. Lorsque la maîtresse de Ferboys se leva, le géant des Osseux se trouvait au bord du petit étang, torse nu, en train de faire un brin de toilette. Il revint alors vers le campement, un linge autour du cou alors qu'il se séchait le visage, affichant ainsi sa large et puissante poitrine à la tonsure hirsute. Le Ferboys ne faisait preuve d'aucune pudeur, c'était désormais chose connue le concernant, mais cela ne semblait pas être une quelconque provocation de sa part, plutôt un autre trait de son caractère insouciant, voir séducteur. Car s'il n'était pas forcément le plus beau des hommes, Asafa jouissait d'un certain charisme dû à sa stature et à sa mine résolument sympathique et jovial et il semblait prendre plaisir à en jouer.

Se présentant ainsi à sa cousine, visiblement de bonne humeur comme à son habitude, il la salua chaleureusement. Tout en s'habillant, il s'adressa à la fière Princesse du Désert sur un ton jovial, amenant la discussion sur les sujets de la veille.

- Alors, chère cousine, as-tu bien dormi ? Les nuits sont fraîches dans ce pays, pour sûr...

Alors qu'il revêtait son armure et sa tenue de voyage, il jeta un œil sur les alentours. Les gardes et les servantes s'affairaient déjà à ranger leurs propres affaires ainsi que celles d'Edarra, préparant la colonne pour qu'elle puisse rapidement reprendre la route.

- On devrait pouvoir partir d'ici quelques minutes, Edarra. Je ne suis pas mécontent de quitter les parages, je savais que Westeros n'appréciait pas les Dorniens, mais on nous a prouvé à Murs-blancs que notre côte de popularité frisait le néant... Même moi, d'un naturel optimiste, je ne l'aurais pas cru...

Il faisait bien entendu référence à l'incident de Murs-Blancs, lors duquel ils avaient été à maintes reprises humiliés. Car outre la déconvenue politique, ils avaient eu à subir successivement les insultes raciales de la part de divers chevaliers, puis à subir le zèle de Ser Alrik à leur encontre, les ayant contraint à se rendre à Port-Réal pour y être entendu. Autant dire que les derniers évènements avaient de quoi être plutôt traumatisant, même pour un joyeux luron comme le géant des Osseux. Qui tenta de ne rien laisser transparaître de son ressentiment récent, d'ailleurs, conservant sa bonhommie en toute circonstance.

- Bien, reprenons la route, ma douce cousine ! Allons rencontrer les Uller ! Nous pourrons ainsi préparer ta prise de pouvoir et moi, je me trouverais une douce épouse qui adore le combat rapproché...

Il se mit à rire tout seul alors qu'il montait son cheval, prêt à partir au commandement de sa cousine.

- Tu imagines la tête de nos marmots ? Entre mon penchant pour la belle vie et son habitude à tenter de massacrer tout le monde... Je suis pressé de voir l'armée de petits que nous pourrions faire...

Visiblement le dornien au teint halé s'était fait à l'idée de son mariage, ou tout du moins, il faisait contre mauvaise fortune bon cœur...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Sam 20 Oct 2012 - 17:31

Bien que les arrangements pour ce mariage plus qu'étrange n'étaient pas encore prêt d'être négociés, Edarra pensait sérieusement que cette union pourrait être profitable à la Maison Ferboys. Malgré les arguments de son cousin, qui avait en partie raison, le développement des relations dorniennes de la famille était bien plus important que tout le reste. De plus, sa Mère devait penser la même chose qu'elle et pour sa rencontre avec Anissa, il suffisait qu'elle y mette un peu du sien, même si ce n'était pas vraiment son genre. Dans le pire des cas, elle ordonnerait certainement la mise en cellule de la jeune Uller, histoire d'avoir la paix mais bon, ce n'était pas vraiment une solution sur le long terme. La deuxième solution consistait à lui donner ce qu'elle voulait plus que tout, c'est à dire la liberté de faire ce qu'elle veut. Il n'y avait nul besoin d'amour dans ce mariage, juste un pénible devoir conjugal une fois par mois, histoire qu'elle tombe enceinte et ensuite, elle pourrait faire ce qu'elle voulait, même exterminer quelques malheureux voyageurs venu des Terres de l'Orage, si le coeur lui en disait.

« Ne t'inquiètes pas, Mère sait composer avec les sauvages si c'est dans l'intérêt de la Maison Ferboys. Il te faudra en faire de même. Pour Rennifer, il faut juste parvenir à lui faire oublier la trahison de notre ancêtre et surtout, le fait que le marié soit toi. Je suppose que quitte à marier sa fille à un Ferboys, il aurait certainement préféré Medger. Mais bon, je ne vais pas livrer mon petit frère à une furie pareille. »

Evidemment avant tout cela, il y avait encore quelque chose de bien plus important qui allait se passer. Demain, à coup sûr, Dorne changerait radicalement et aucun retour en arrière ne sera plus possible. Ce qu'elle avait prévu depuis maintenant des mois allait se réaliser et la réputation des Martell risquait d'en prendre un sacré coup. Devant son plan ingénieux, ne se dressait que l'incertitude d'un travail bien fait et le risque de voir les choses se dérouler mal. Enfin bon, elle devait encore passer par Port-Réal pour l'entrevue avec la Main du Roi et elle allait devoir se montrer convaincante, si elle voulait sans sortir sans trop de problème. Quoiqu'il en soit, il était temps d'aller dormir et c'est d'ailleurs ce qu'elle fit sans attendre. La nuit fut agréable, malgré les pensées qui se bousculaient dans la tête de la jeune femme. Elle allait devoir persuader la Main du Roi de l'innocence de sa Maison, afin d'éviter les représailles, et également, commencer à régler le problème que posait son Oncle. Sur le coup, même elle savait que cette entreprise dans le Conflans était une grave erreur et pourtant, sa mère n'était pas parvenue à faire entendre raison à ce vieil entêté. Il était peut-être temps de régler définitivement ce problème, afin qu'une personne plus avisée soit à la tête de la Maison Ferboys.

A son réveil, Edarra s'habilla pour se rendre à la rivière, histoire de se rafraîchir. Levée très tôt, elle fut accompagnée de ses suivantes qui s'assurèrent de la tranquillité des lieux. Après un rafraîchissement rapidement, elle retourna au campement où tout le monde s'affairait pour préparer le départ. Asafa arriva à son tour, torse nu comme si ils étaient à nouveau à Dorne et que le soleil réchauffait leurs corps. Cet homme n'avait clairement aucun sens de l'étiquette et du bon sens. A se balader dans cette tenue, il allait à coup sûr attraper une maladie quelconque. Mais bon, c'était son problème après tout, rien qui regardait la jeune lady. Il lui demanda avec son sourire énervant si elle avait bien dormi, précisant lui-même que les nuits étaient fraîches alors qu'il se baladait torse nu.

« Tu sais bien qu'avec ce froid, je dors toujours très mal. Cette région est un lieu de cauchemar pour toute personne appréciant un peu de chaleur. On va se mettre en route pour Port-Réal, espérons que la Main du Roi n'ait pas trop de preuves accablantes contre nous. Il serait dommage que nos têtes tombent pour une erreur de notre Oncle. »

La délégation Ferboys se remit rapidement en route, Edarra ne souhaitant pas s'éterniser outre mesure à Port-Réal. Evidemment, Asafa ne put s'empêcher de parler encore de l'éventuel mariage avec Anissa Uller, sans doute pour se persuader lui-même de ce qui l'attendait. Pour sa part, Edarra envisageait plus l'émasculation que la tête de leurs futurs enfants car d'ici à ce qu'il la touche, il y aurait perdu plus d'un doigt. Enfin, il était inutile de l'inquiéter davantage et surtout de risquer qu'il se braque, même si ce n'était pas vraiment dans son genre. La route continua dans un silence témoignant de la tension qui augmentait à l'approche de Port-Réal, comme si l'avenir allait se jouer lors de cette rencontre. Tout allait peut-être s'arrêter brutalement pour la jeune Ferboys qui aurait donc dépensé un dragon d'or pour organiser une attaque bien inutile. Quoiqu'il en soit, elle resta d'une dignité à toute épreuve lorsqu'ils franchirent les remparts de la ville, s'avançant vers le Donjon Rouge calmement, comme de simples visiteurs. Cette rencontre était inévitable pour garder du crédit à Dorne et que tout son plan ne tombe pas à l'eau.

« Surtout, tu ne dis rien et tu me laisses parler. Je n'ai pas envie d'avoir d'autres problèmes. »

Cette remarque à l'attention de son cousin était claire et ne nécessitait aucune interprétation. Elle comptait régler ce problème à sa façon et ne rien laisser au hasard des envies poétiques d'Asafa. A leur arrivée, ils furent accueillis par la Garde et leurs gardes furent conviés à rester dehors, le temps de l'entretien. Ce n'était guère rassurant, mais compréhensible au vu de la situation. Ce n'est qu'une fois devant la Main du Roi, Brynden Rivers. Cet homme était comme un fantôme qui savait tout et cela énervait grandement Edarra, même si elle le cacha à la perfection, changeant radicalement de visage et d'attitude dès qu'elle fut en présence de cet homme maudit. Souriante et innocente, elle le salua et commença la discussion pour le remercier de les avoir sorti d'une délicate situation aux Murs-Blancs. Malheureusement, ses courbettes ne semblèrent pas avoir grands effets sur l'homme qui se tenait devant eux et au final, ses paroles furent assez limpides dans les oreilles de la jeune femme. Entre culpabilité et innocence, le doute était tel qu'il leur faudrait s'acquitter d'une garantie que ce genre de chose ne se produise plus. Finalement, ce genre de chose pouvait peut-être jouer à son avantage et cela permettrait de mettre à mal la position de son Oncle dans sa propre Maison.

Très calmement, ne s'offusquant nullement de la demande de la Main du Roi, Edarra accepta sans discuter, essayant de ne donner aucun soupçon supplémentaire à cet homme de pouvoir. La moindre contradiction aurait pu traduire une quelconque envie de rébellion à venir et il était nullement nécessaire de lui mettre la puce à l'oreille. Une fois ce problème réglé, la représentante des Ferboys quitta le château, silencieuse et songeuse car il allait falloir maintenant envoyer un sacrifice à Port-Réal. Bien sûr, cela n'aurait été qu'un invité si ils avaient été innocents mais bon, vu son plan, il y avait de fortes chances que cet « invité » serait le premier exécuté dès qu'ils se mettraient à bouger. Sans prononcer un mot, elle rejoignit sa délégation et se remit en route. Ce n'est qu'une fois sortie de Port-Réal qu'elle s'adressa à son cousin, essayant de voir avec lui ce qui serait le mieux comme sacrifice. Bien que son choix ne se portait que sur deux personnes, il fallait encore persuader son Oncle de choisir celles-là et pas sa Mère ou son frère.

« Asafa, tu as bien compris ce dont il était question ? La Maison Ferboys va devoir envoyer un otage à Port-Réal pour éviter toute envie de rébellion de notre part. Histoire d'éviter que cela tombe sur ma mère ou la tienne, voir même nos frères, que dirais-tu d'encourager notre Oncle à envoyer Tante Miria. Normalement, il devrait envoyer la plus jeune de ses soeurs si on voudrait suivre une certaine logique d'importance, mais avec Mère, toi et moi pour le convaincre, il cédera à notre vision des choses. Qu'en dis-tu ? »

Miria Ferboys, la deuxième fille de Lord Dezial Ferboys et Lady Jennelyn Forrest, n'avait que peu d'importance dans les projets de la Maison Ferboys. Personne n'avait jamais voulu l'épouser et par conséquent, elle n'était qu'une possible monnaie d'échange dont on pouvait user sans trop de difficulté. Toutefois, peut-être que leur Oncle et son esprit malade, aurait une autre idée en tête, surtout que Shyra et sa fille prenaient de plus en plus d'initiative, ce qui pouvait commencer à lui faire sentir sa fin imminente. Une façon d'éviter cela était d'envoyer Lady Shyra, ou même son fils Medger qui était clairement le mieux placé pour succéder un jour au titre de Lord Ferboys. Il fallait à tout prix qu'elle évite cela, même si pour ça, il fallait mettre son cousin dans le coup.

Bien qu'absorbée par ce nouveau rebondissement, Edarra n'oubliait pas l'embuscade qui allait bientôt avoir lieu et surtout, ce qu'il pouvait se passer lors de celle-ci. Elle avait clairement donné l'ordre à son contact à Lancehélion de dire à ces mercenaires de la tuer au nom des Martell et cela risquait donc d'être assez dangereux. En fait, ce plan durant lequel elle mettait sa vie en jeu était la preuve de sa détermination à prendre la tête de Dorne et elle ne comptait pas reculer de si tôt. Ils arrivèrent bientôt à l'entrée d'un petit village des Terres de l'Orage où devait se dérouler l'attaque, ce qui provoqua le silence de la jeune femme, restant sur ses gardes pour éviter au maximum une mort idiote. De leurs côtés, les gardes ne semblaient pas vraiment inquiets discutant comme si il ne s'agissait que d'un simple retour au pays. Bien sûr, il était plus rare pour les bandits de s'attaquer à des nobles au milieu d'un village mais ici, c'était justement ce qui ferait un bon nombre de témoins d'une scène destinée à lancer un changement radical au sein de Dorne.

La traversée du village continua sans que les mercenaires ne se révèlent et cela ne manqua pas d'inquiéter Edarra qui se demanda un instant si son contact ne l'avait pas trahie et prit l'argent pour s'enfuir. Fort heureusement, la preuve que ce ne fut pas le cas arriva assez vite, deux flèches touchant chacune un garde de la Maison Ferboys alors que cinq hommes se dressèrent devant la colonne, armés de lance et de cimeterre. Il était clair qu'il s'agissait de dorniens et un petit sourire s'afficha l'espace d'une fraction de seconde à la vie de cette petite troupe. Tout se passait comme prévu et il n'y avait plus qu'à voir si elle avait bien transmis les ordres donnés. L'un des hommes s'avança et d'un ton très solennel, commença à parler à la jeune noble toujours à cheval.

« Edarra Ferboys, notre Prince a eu vent de votre félonie et nous venons pour vous exécuter ! Nous avons ordre de lui ramener votre tête. »

En elle-même, Edarra jubilait de plaisir tellement tout était parfait, c'était clairement ce qu'elle avait prévu et tout se passait pour le mieux. En plus, les villageois assistaient à toute la scène, ce qui rendait les choses encore plus crédibles. Evidemment, la dornienne leur tint la réplique, histoire de donner un peu plus de dramatique à la situation, jouant l'innocence. Assez calmement au vue de la situation et malgré les deux archers postés sur les toits. Au total, il y avait sept hommes certainement bien entraînés qui en voulait à sa vie mais bon, Asafa n'était pas un amateur et il restait encore cinq gardes en vie, de quoi offrir un beau spectacle. Elle allait devoir offrir une ouverture pour que ses hommes puissent abattre les deux archers avec leurs arbalètes et pour ça, elle devait attirer leurs yeux ailleurs. Discrètement, elle fit un signe à son cousin pour lui expliquer d'agir à son signal, espérant bien qu'il comprendrait cela et qu'il ferait passer le message aux autres soldats. Ne montrant aucune crainte, Edarra descendit de cheval pour se mettre devant le reste de la délégation, comme si elle comptait se livrer sans histoire. Malheureusement pour eux, il en était tout autre.

« Le Prince de Dorne est dans l'erreur. La Main du Roi nous a autorisé à partir et à rentrer chez nous. Je vous conseille de nous laisser passer sans histoire. Sinon, ... on va vous tuer ! »

Lançant son signal pour passer à l'attaque, la jeune femme passa également à l'offensive, se ruant sur l'homme semblant être le chef du groupe. Ses mouvements furent rapides et précis mais malgré tout, l'homme parvint à la repousser vers l'un de ses hommes. La brune esquiva de justesse le coup de lance et riposta en plantant sa dague dans l'oeil de son agresseur. Tout se déroula très vite et le combat fut engagé sans le moindre répit. Les bruits d'acier s'entrechoquant raisonnaient dans le village, provoquant la stupéfaction des villageois assistant à la scène. Cependant, une chose échappa à Edarra et c'était l'un des archers. Cet homme, à moitié mort, eut la force de tirer une dernière fois en direction de la jeune femme qui lui tournait le dos.



Spoiler:
 


EDIT : Edarra est donc touchée par la flèche en plein dos et s'écroule par terre.


Dernière édition par Edarra Ferboys le Sam 20 Oct 2012 - 17:32, édité 1 fois
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Message Sam 20 Oct 2012 - 17:31

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Message Jeu 25 Oct 2012 - 10:35

La colonne s'était mise en route à la suite de sa maîtresse, se dirigeant désormais vers Port-Réal où la Main du Roi en personne les attendait. Le Ferboys eut un sourire lorsque Edarra fit référence au côté désagréable de ces terres. Sourire qu'il conserva même lorsqu'elle évoqua la possibilité que leurs têtes finissent sur le billot à cause de l'incompétence de leur oncle. Le géant des Osseux ne prenait pas grand chose au sérieux, cela était connu de tous, et son optimisme à toutes épreuves faisait qu'il était toujours convaincu de s'en tirer sans encombre. Cette insouciance n'avait d'ailleurs pas manquée d'irriter à maintes reprises sa cousine, sa mère ou sa tante, mais elle semblait ancrée si profondément chez Asafa qu'il semblait ne jamais pouvoir s'en départir, peu importe les évènements.

- Et pourquoi donc serions nous inquiété, Edarra ? Tout prouve que nous n'avions rien à voir avec ce guignol : son soutien nous a craché au visage durant tout le mariage, nous avons soutenu le chevalier du Val lors du tournoi, nous n'avons pas manifesté le moindre enthousiasme lorsque le Dragon s'est révélé et nous nous sommes rendus là-bas avec une redoutable armée composée de toi, moi et de ces quelques gardes et suivantes... Pas de quoi changer radicalement la donne dans la situation politique de la région... Si le Borgne veut nous rafraîchir la coupe au niveau des épaules, il le fera seulement sur des suppositions et des paroles... Ce qui risquerait de rendre sa légitimité intenable, car une trop grande cruauté n'est jamais bienvenue pour un dirigeant dans sa position... Et je suis persuadé qu'il le sait lui aussi.

Il haussa les épaules, conservant son sourire satisfait.

- Je tiendrais ma langue, ne t'en fais pas... En même temps, si tu te souviens bien, je ne suis au courant de rien, à la base... C'est tout de suite plus facile d'être silencieux dans ces cas là.

Aussi, une fois arrivé à destination, il tint le rôle qui lui était dévolu, à savoir rester silencieux et en retrait. Quand bien même la Main du Roi s'adressa à lui pour le questionner, il resta calme, souriant et avenant, expliquant une nouvelle fois qu'il ne savait rien de toute cette histoire. Sans esbroufe, sans paroles superflues, le noble reprit les mots qu'il avait déjà annoncé auparavant, restant à sa place. Quand tout fut enfin terminé, la délégation fut libéré et la colonne Dornienne se remit en marche, au grand soulagement du jeune homme. Toutefois, la condition pour s'assurer de la bonne foi des Ferboys était qu'ils devaient livrer un otage à Port-Réal. Bien que les termes exacts étaient bien évidemment plus courtois, la Main parlant d'un invité, il s'agissait bel et bien d'un otage visant à s'assurer de la docilité des bouillants Dorniens qui serait sacrifié dès l'instant où ces derniers montreraient des signes d'une quelconque véhémence.

En chemin, sa cousine l'interpella à ce sujet d'ailleurs. Elle y songeait et elle fit part à Asafa de ses inquiétudes. Ceci étonna d'ailleurs le dornien au teint halé, car sa cousine n'avait guère l'habitude de le mettre dans la confidence de ses plans et son avis était rarement sollicité, quand bien même il le donnait souvent quand même. Elle s'inquiétait de savoir qui serait le meilleur choix d'otage à envoyer à Port-Réal, et son dévolu se jetait sur Tante Miria. Vieille fille, d'un caractère plutôt sec comme ses sœurs, elle n'avait pas hérité de la beauté et de la noblesse de ses dernières. D'une importance politique négligeable, elle s'était ainsi retrouvée effacée dans la vie de la maison, et cela lui causait un profond désarroi. Asafa, bien qu'étant pour elle aussi un insupportable coureur et un irresponsable, s'entendait fort bien avec sa tante. La bonne nature du jeune homme et ses airs de charmeurs fonctionnaient même avec ses tantes et sa mère, aussi bien qu'il les insupportait fortement, il arrivait toujours à les attendrir par son honnêteté et sa gentillesse. Il fit une moue légèrement réprobatrice à l'idée d'envoyer sa tante en otage, et prit quelques instants de réflexion avant de répondre.

- Il est vrai que Tante Miria ferait l'otage le plus... Utile pour notre famille, mais je t'avoue que cela me chagrine un peu. Elle va devoir payer pour la bêtise de notre oncle, ce n'est pas forcément très juste...

Il marqua une pause, cherchant un instant ses mots.

- D'un autre côté, il est vrai qu'elle déprime un peu aussi, peut-être serait-ce l'occasion pour elle de voir un peu de pays, de se changer les idées. Mais bon, ça restera une otage. Moi, j'enverrais notre oncle en otage, ça lui apprendrait surement à nous mettre en danger avec ce genre de bêtise.

Il se mit à sourire à sa cousine, comme pour appuyer son trait d'humour, avant de poursuivre.

- Sinon, je peux toujours prendre la tête d'une petite troupe pour se joindre à la croisade contre les Fers-Nés... Oberyn s'y rendra surement, tu sais, et moi, ça ne me dérange pas de guerroyer un peu au nom de la maison, d'autant plus si ça peut éviter à Tante Miria de se retrouver coincée à Port-Réal.

La discussion continua ainsi jusque dans le village où Edarra avait prévu son attaque. Une tension palpable tomba alors sur la délégation Dornienne, comme si tout le monde pouvait ressentir la subite crispation de la jeune future maîtresse des Météores. Asafa avançait aux côtés de sa cousine en silence, plongé dans ses pensées qui étaient probablement bien plus légères que celle d'Edarra. Soudain, deux flèches percutèrent chacune un garde, le faisant choir dans une gerbe de sang, entrainant une stupeur parmi les suivantes et le cliquetis des armes que l'on brandit parmi les soldats. Prestement, le géant des Osseux se saisit de sa lance et de sa rondache pour se préparer à l'assaut. Alors, sa cousine lui fit signe de patienter et malgré l'extrême tension qui bandait chacun de ses muscles, le Dornien obtempéra, restant en retrait pour observer la situation. Deux archers sur les toits, cinq fantassins, équipés à la Dornienne. D'après leurs tenues, il portait certainement des armures de cuir, et ils brandissaient des armes de guerre, signe qu'ils n'avaient pas affaires à des amateurs. Toutefois, leurs attitudes et leurs placements trahissaient leurs statuts de brigands et non de militaires : il était évident qu'ils étaient là en coupe-jarrets avec pour seul but de tuer sa cousine, et certainement prendraient-ils la fuite une fois parvenu à leurs fins si le combat ne tourne pas en leur faveur.

L'avantage avec les mercenaires et autres brigands de tout poil est qu'ils se soucient énormément de leur vie : ils ne livreront pas un combat perdu d'avance. Aussi, en tuer le plus possible et rapidement était le plus sûr moyen de les mettre en fuite et de s'assurer de la survie de la colonne. De la tête, il désigna les archers aux arbalétriers puis fit signe aux soldats restant de se tenir prêt. Les deux blessés étaient allongés sur le sol, l'un d'eux étant encore conscient et poussant des râles de douleur. La main fermement crispée sur sa lance, il tenait sa bride avec la même rigueur, ce que ne manqua pas de sentir sa monture, se cabrant légèrement et frottant le sol de son sabot. Les hommes avaient également leurs cimeterres et leurs lances en main, tout le monde étant prêt à se confronter. Puis, la belle brune parla, donnant le signal de l'attaque. En un clin d'œil, la situation s'engagea avec fureur, les carreaux d'arbalètes filèrent sur les deux archers, les harponnant pour éliminer immédiatement la menace. Dans le même temps, les trois fantassins restant se ruèrent sur leurs adversaires avec détermination, prêt à protéger leur maîtresse.

Une maîtresse d'ailleurs qui se trouvait engagée par deux hommes au combat. Le cheval d'Asafa s'élança avec puissance et, dans un cri, il planta sa lance dans le cou du brigand ayant repoussé Edarra. Ce dernier s'effondra dans un râle étouffé par le sang, alors qu'une gerbe d'amarante giclait de la blessure. La monture, emportée par son élan, percuta alors que le malheureux s'étant fait crevé un œil par la belle brune. L'homme chuta, se roulant de douleur alors que les sabots du cheval martelaient le sol pendant qu'il se lançait sur les autres brigands. Dans sa course, le coursier Dornien renversa un nouvel ennemi pendant qu'Asafa déviait un coup d'estoc porté par un des lanciers à l'aide de son bouclier. Malheureusement, un second adversaire avait frappé Asafa, passant sa défense pour le frapper dans les cottes, l'entraînant au sol.

Dans un bruit sourd, le géant des Osseux heurta la terre, poussant un cri rauque de douleur alors que l'air de ses poumons était brutalement chassé par le choc. Ouvrant les yeux, il s'aperçut alors que le brigand ayant causé à déchéance se tenait au dessus de lui, prêt à l'embrocher, mais le Ferboys était un homme d'arme d'expérience. Il dévia légèrement de sa lance la trajectoire de la lame de son adversaire qui se planta dans le sol et lui assena de toutes ses forces un coup de la tranche de son bouclier sur le côté du genou. Ce dernier se plia sous la rudesse du coup et arracha un cri de douleur à l'homme. Asafa en profita pour infliger un coup d'estoc avec sa lance qui s'enfonça dans la tranchée du malheureux. Alors qu'il se relevait, il put voir avec plaisir que ses hommes avaient pris le dessus sur leurs adversaires et que, désormais, ils n'étaient plus que deux à combattre, les arbalétriers ayant fait leur office. Soudain, il réalisa qu'il avait occulté un point capital dans la fureur de la mêlée : ces malandrins étaient là pour Edarra et uniquement pour elle...

Un coup d'œil circulaire lui fit prendre alors conscience que cette dernière était là, allongée inconsciente sur le sol, une flèche dans le dos. La stupeur laissa vite place à une peur terrible enserrant le cœur du Dornien.

- Edarra !

Laissa-t-il échapper avant de courir dans sa direction, oubliant littéralement la mêlée se déroulant sous ses yeux. Une fois prêt d'elle, il se pencha pour la saisir dans ses bras, passant sa main sur son visage en essayant de la réveiller. Sa voix était à la fois emplie de colère et de sanglots, et il hoqueta plus qu'il ne parla.

- Edarra ! Edarra, bon sang, réponds moi !

Ce fut alors que l'homme nouvellement borgne se jeta sur le Dornien penché sur la belle jeune femme. Alors que le combat était gagné, tous les assaillants étant morts ou blessés donc hors de combat, ce dernier avait échappé à la vigilance des gardes pour se ruer en hurlant sur le géant des Osseux, dague au poing. Il sauta mais le Ferboys eut le temps de faire volte-face et de ralentir l'attaque de ses mains. Aussi, la dague fendit la tunique du Dornien pour se planter dans l'armure d'écailles au niveau du torse, sans toutefois parvenir à la pénétrer suffisamment pour lui infliger une blessure mortelle. Dans un accès de rage, Asafa se saisit alors de la gorge du brigand de ses deux mains pour le soulever de terre, usant de sa force pour le décoller du sol. La force du géant des Osseux, dont la carrure le faisait toiser d'une tête quasiment tous les Dorniens, lui permit de le soulever du sol. Mais ce dernier tenait toujours sa dague, et tenta une ultime attaque alors que la douleur et le manque d'oxygène ne manquerait pas de bientôt le faire tourner de l'œil.


EDIT : le coup porté touche et blesse Asafa.

Alors qu'en le secouant contre un mur, Asafa déchaine toute son ire sur le malandrin, ce dernier parvient à infliger un coup de dague au géant des Osseux. Heureusement, dans la panique du moment, son coup manque de précision, néanmoins, la dague pénètre profondément le cuir chevelu du Dornien au teint halé pour creuser un sillon sanglant partant du front jusqu'à la moitié du crâne. Sous le coup de la douleur, Asafa lâche le brigand qui, instinctivement, porte ses mains à son cou endolori, toussant et éructant alors que la douleur et le manque d'oxygène le font souffrir. Puis, tentant de reprendre ses esprits, il se redresse, étant immédiatement fauché par un carreau d'arbalète tiré par l'un des gardes en retrait. Asafa, quant à lui, se tient à quatre pattes, la main sur le front alors que le sang commence à couler abondamment, obscurcissant sa vision. Les servantes d'Edarra se précipitent alors vers la dame pour s'occuper d'elle, et l'une des suivantes s'approchent du géant des Osseux, pour lui porter assistance. Toujours sous le coup de la colère, il la repousse sans ménagement, en grognant, chose assez inhabituelle chez lui.

- Occupes toi d'Edarra ! Conduis la chez des paysans, elle a besoin de soin !

L'inhabituelle rudesse du Dornien choqua un instant la malheureuse qui resta comme tétanisée. Il tenta de se relever par la suite mais tituba, tant sous le coup de la douleur désormais sensible à cause de la chute de l'adrénaline du combat que de la perte de sang importante qui le frappait. Il fut rattrapé alors par l'un de ces compagnons d'arme avant de chuter, qui l'assied contre le mur. Il bafouilla alors quelques mots avant que la servante ne revienne à lui pour s'occuper de sa blessure au front.

- Mais... Edarra... Je vais bien... Il faut... Occupez vous d'elle... ça va...


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

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Message Jeu 25 Oct 2012 - 11:53

jet de dé


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Message Jeu 25 Oct 2012 - 11:53

Le membre 'Asafa Ferboys' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé de joute' :
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Message Dim 28 Oct 2012 - 10:01

La discussion sur « l'invité » à envoyer au Donjon Rouge fut assez expéditive vu que d'un côté, même si Edarra semblait demander l'avis de son cousin, sa décision était déjà prise. Envoyer leur tante inutile était la bonne chose à faire et cela permettrait de conserver les forces de leur Maison pour les dures moments qui s'annonçaient. Mettant toujours les pieds dans le plat, Asafa proposa d'aller combattre les Fer-nés pour exprimer leur loyauté à l'égard du Trône de Fer mais bon, cela réduirait grandement les soutiens qu'elle avait forgé au fil des années à Dorne. Une telle décision ne pouvait donc que nuire à ses projets de domination de sa Région. Le fait qu'Oberyn se prépare à obéir aveuglement aux ordres du Prince ne l'enchantait absolument pas cependant, cela prouverait à certains nobles dorniens qu'ils n'étaient plus que des vassaux soumis des Targaryen et que le Prince en était l'exécutant. Jamais les Fer-nés ne viendraient jusqu'à Dorne et par conséquent, ce problème n'était certainement pas le leur, un peu comme les soi-disantes créatures vivant au delà du mur qui n'étaient que le problème des gens du Nord. Quoiqu'il en soit, Edarra se montra extrêmement claire avec son cousin sur ce point, histoire qu'il ne vienne pas faire une chose stupide.

« Car tu penses qu'aller te battre pour le Trône de Fer nous aidera dans l'indépendance de Dorne ? Ne sois pas ridicule. En envoyant nos hommes, nous ne vaudrions pas mieux que ce Maron Martell. Laissons le se décrédibiliser aux yeux de tous en affichant sa vassalité aux Targaryen et à sa catin de femme. Une telle initiative de sa part ne pourra que renforcer l'animosité des Nobles de Dorne à son encontre. Pour Oberyn, il s'agit certainement d'un stratagème pour reporter encore le mariage. Ce faux Prince espère sans doute que les Ferboys et les Dayne ne soient pas unis car il pourrait perdre un allié précieux. Enfin bon, on enverra Tante Miria à Port-Réal et cela permettra également d'augmenter la sympathie que les indépendantistes nous portent. »

L'affaire étant entendue, ils poursuivirent leur chemin vers leur demeure, réfléchissant sans doute chacun aux événements futures qui s'annonçaient. Bien que ce qu'il se passa ensuite était prévu par la jeune lady, elle ne pouvait pas dire que tout se déroulait selon son plan. Les archers par exemple n'étaient absolument pas prévus, même si il fallait admettre que dans un cas comme celui-ci, ils étaient parfaitement indispensables pour limiter le nombre de morts de leur côté. A la place du leader de ce groupe de mercenaires, elle aurait certainement agi de la même façon. Quoiqu'il en soit, cette stratégie compliquait les choses pour elle, car si elle se faisait tuer maintenant, tout cela n'aurait servi à rien. La seule chose qu'elle pouvait faire, était de s'en remettre à Asafa pour qu'il ait compris ses indications silencieuses et que les arbalétriers aient la vision fine pour toucher l'ennemi avant qu'il ne riposte. Le combat débuta en trombe et tout se passa extrêmement vite. Edarra parvint à blesser l'un des hommes à l'oeil, repoussant plusieurs attaques avec une grâce magistrale. Elle distingua furtivement du coin de l'oeil que ses hommes étaient parvenus à atteindre leurs cibles et s'étaient maintenant engagés dans le combat au corps à corps. C'est finalement son cousin qui vint à sa rescousse en éliminant l'un de ses assaillants avec sa lance. Un peu plus à l'aise, elle donna quelques indications pour les éliminer jusqu'aux derniers, ne montrant aucun signe de pitié envers ses agresseurs.

Malheureusement, au prise avec un autre mercenaire, elle n'eut aucune chance d'esquiver la flèche qui lui était destiné, l'un des archers ayant dans un dernier souffle de vie voulut remplir sa mission. La pointe se figea dans son dos, lui coupant le souffle dans une douleur horrible. Ses forces l'abandonnèrent tout d'un coup, comme si toute la circulation de son corps s'était interrompue et que plus un brin de force ne parvenait à ses membres. La jeune femme tituba un peu et s'écroula comme une pierre sur le sol. Sa robe d'un blanc immaculé prenait doucement une teinte rouge au fur et à mesure que son sang s'écoulait, les bruits des combats raisonnant encore dans ses oreilles. La situation semblait critique et Edarra s'en voulait à présent d'avoir été si imprudente. Si elle mourrait maintenant, tous ses efforts n'auraient servi à rien. Il fallait à tout prix qu'elle vive et qu'elle puisse continuer sa destinée qui l'emmènerait sur le trône de Dorne. Malheureusement, ses dernières forces la quittèrent et elle tomba évanouie, sa dernière vision fut celle d'une petite fille en pleurs assistant à la scène dans les bras de sa mère, cachées toutes les deux derrières une charrette de paille.

Les deux suivantes accoururent en vitesse dès la fin du combat pour porter assistance à leur Maîtresse, essayant de s'assurer qu'elle n'allait pas mourir ici. Tous les serviteurs de la Maison Ferboys savaient très bien ce qui les attendait si elle venait à perdre la vie sous leur garde et il était préférable que cela n'arrive pas. Si Lord Ferboys les ferait simplement exécuter pour leur incompétence, Lady Shyra quant à elle, torturerait sans relâche toute leur famille jusqu'à la mort en guise de punition. Par conséquent, dans l'intérêt de tous, elle devait survivre. Respectant les ordres d'Asafa, ils conduisirent la noble femme dans l'auberge la plus proche, réclamant de l'aide en promettant la destruction du village si elle venait à mourir. Cet argument de poids eut l'effet escompter et l'aide ne manqua pas d'arriver. Edarra comme son cousin furent installés dans une chambre de l'auberge et une suivante veilla sur eux. La plus âgée des deux ayant quelques notions de soin, s'occupa des blessures, retirant avec précaution la flèche du dos de sa Maîtresse inconsciente. A l'aide d'un onguent de sa composition, elle parvint à arrêter le saignement des plaies des deux nobles, essayant de garder les plaies aussi propres que possible. Heureusement, les armes des mercenaires ne semblaient pas avoir été enduites de poison et sa Maîtresse allait sans doute bientôt reprendre conscience.

Les gardes Ferboys montèrent la garde tout autour de l'auberge, s'assurant que personne n'entre dans le périmètre afin de protéger les deux nobles. Chacun d'entre eux montraient toute la tension émanant de la situation délicate dans laquelle ils se trouvaient. Le plus gradé avait envoyé un message au palais des Osseux et attendait avec angoisse la réponse. Des renforts allaient sans doute leur parvenir pour escorter la nièce du Lord en toute sécurité, surtout que la route n'était plus très longue, à peine deux ou trois jours de voyage. Durant ce lapse de temps, la tension fut à son paroxysme et cela se sentait aisément. Heureusement, après un jour, la jeune lady ouvrit à nouveau les yeux, assoiffée et sentant intensément la blessure qui lui ouvrait la chair. Le bandage était en place et ses suivantes firent leur possible pour atténuer sa douleur. Couchée sur le ventre étant donné l'endroit de sa blessure, la dornienne commença à donner ses indications et demanda à voir son cousin au plus vite.

« Lisana, fais venir Asafa. Il faut qu'on parte au plus vite. On ne sait pas si ces hommes travaillaient seuls. »

D'un hochement de tête, la jeune femme de moins de vingt ans obéit à sa Maîtresse et sortit de la pièce pour aller cherche le cousin de celle-ci. Si comme sa servante lui avait annoncé à son réveil, ses assaillants étaient tous morts, elle ne devait normalement être hors de danger mais bon, sans connaître la situation dans son ensemble, tout noble aurait agi avec précaution comme elle à présent. La plus âgée de ses suivantes, qui en fait n'avait qu'une trentaine d'années, profita d'un moment de calme pour examiner la blessure de la lady et changea les bandages pour garder le tout bien propre. La blessure n'était pas très belle et il fallait rapidement qu'ils rejoignent la demeure des Ferboys pour lui prodiguer des soins un peu plus élaborer. Bien qu'elle faisait son possible pour éviter toute complication, le tempérament de sa Maîtresse la forçait à s'inquiéter car il y avait de grande chance qu'elle ne laisse pas un tel affront passer sans réagir. Evidemment, tout mouvement excessif aurait vite fait de rouvrir la plaie, ce qui aurait pour conséquence de mettre en danger la vie de la brune.
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Asafa Ferboys
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Message Mer 31 Oct 2012 - 11:03

Lorsque la servante d'Edarra était parti chercher le géant des Osseux, ce dernier s'était présenté rapidement à sa cousine. Ce qui frappa le plus la princesse du désert lorsque ce dernier se présenta à elle ne fut surement pas l'imposant bandage recouvrant son crâne mais l'air sombre de son cousin. Il évitait soigneusement de croiser le regard de sa cousine, se contentant de fixer le sol en silence lorsqu'elle lui fit part de son désir de se mettre en route. Le souriant et jovial en toutes circonstances Dornien était étonnamment bien maussade et silencieux, se contentant de hocher la tête lorsque la futur Lady des Météores commanda à son cousin de préparer le départ pour rejoindre les hommes envoyés par Ferboys.

Toujours sans dire le moindre mot, il fit volte face lorsqu'elle le congédia avant de quitter la pièce. A aucun moment durant l'échange avec sa cousine il n'avait relevé la tête. Une fois dehors, il héla les gardes pour que tout le monde se mette en branle, pour le départ. Il acheta une charrette également à des paysans locaux, qu'il fit remplir de matelas et de coussins, tendant une toile par dessus afin d'aménager un carrosse à la hâte pour sa cousine blessée. Puis, il dédommagea les roturiers ayant accepté sous leur toit la froide maîtresse des Osseux, ainsi que ceux ayant aidé à son rétablissement. Une fois que tout fut prêt pour le départ, il monta à cheval et interpella les servantes pour qu'elles amènent la jeune femme jusqu'à son ambulance de fortune. Encore une fois, le Ferboys sera resté taiseux, le visage fermé, provoquant une certaine incompréhension et un émoi parmi les gardes et les suivantes, s'attendant à trouver un jeune homme gai et affable comme à son habitude. Aussi, beaucoup ne surent pas comment réagir, exécutant ses directives en silence.

Edarra fut conduite par la suite dans son carrosse de fortune par ses suivantes. Avançant avec beaucoup de précaution afin de ne pas prendre le risque d’aggraver sa blessure, elle firent monter la jeune femme à l'arrière et ses suivantes se placèrent à ses côtés de manière à pouvoir lui prodiguer soin et soutien alors que le trajet ne serait pas des plus confortable. Doucement, la petite colonne Ferboys se remit en route. L'un des deux gardes ayant été touché par les flèches tiraient ne s'en était pas sorti et avait été enterré suivant les coutumes Dorniennes non loin du village, alors que le second arborait un bras en écharpe, signe que sa blessure était finalement superficielle. Asafa, lui aussi blessé, avançait en tête de convoi, silencieux comme depuis quelques jours.

Le trajet fut sans encombre, bien que la tension était extrêmement sensible. Le Ferboys refusa que la colonne des Osseux se stoppe la première nuit, de manière à rallier au plus vite les troupes envoyées par son oncle. Le géant des Osseux restait attentif à son environnement, redoutant une nouvelle attaque, et il faisait également en sorte de rappeler aux autres Dorniens de ne pas faillir à leur devoir. Au bout d'une journée et demi de marche, ils arrivèrent enfin face aux renforts envoyés par son oncle. Une soixantaine de fantassins, une quinzaine de cavaliers, l'élite des troupes de Ferboys s'étaient déplacées pour l'occasion. Pourtant, le regard d'Asafa resta sombre. Alors que le capitaine de la garde se présenta à lui, il cherchait du regard les personnes à sa suite, comme s'il s'attendait à voir quelqu'un.

- Bonjour, Asafa... Bon sang, que t'es-t-il arrivé ?

- Aucun n'est venu...

- Pardon ?

Le regard du Ferboys était mauvais, un rictus de dégoût et de colère se lisait sur son visage. Il observait la colonne puis les troupes envoyées par son oncle et siffla entre ses dents.

- Edarra a faillit se faire tuer et pas un membre de la famille ne s'est déplacé pour elle... C'est répugnant.

- Ne t'en fais pas, Asafa. Nous prenons la suite et nous allons vous ramener sain et sauf à la maison.

- Ouais... Fais donc ceci...

En silence, il se rangea parmi les troupes et se mit en marche, suivant le mouvement sans dire le moindre mot supplémentaire. La petite armée des Osseux eut encore une petite journée de marche avant de finalement rentrer au bercail, sous les clameurs de la populace visiblement ravie de voir la petite princesse de la maison revenir saine et sauve, tout en chantant sa colère d'avoir ainsi été si sauvagement attaquée. Une fois l'euphorie du retour retombée, tous constatèrent bien vite que le géant des Osseux manquait à l'appel, ce dernier s'étant éclipsé durant l'arrivée à Ferboys...


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