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Le retour de la soeur prodige !

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Lorant Trant
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Message Dim 7 Oct 2012 - 13:21



    Le jour tant attendu était arrivé. Le retour de Alys et Théodan, qui étaient donc successivement sa sœur et son frère cadet, était prévu pour ce jour-ci. Pendant toute leur absence, Lorant devait avouer qu'il avait été infernal, pour son entourage. Lui qui se piquait d'être juste ne l'avait pas franchement été avec les serviteurs de Grigibets. Et l'ambiance du château avait été plus que froide pendant tout le temps de l'absence du frère et de la sœur. La cause en était les très délicates relations entre Lorant et ses parents depuis que ceux-ci avaient pris la décision de marier Alys.

    Pour être franc, ce n'était pas le mariage de sa sœur que remettait en question l'héritier de Grigibets, mais bel et bien le choix qui avait été fait de l'époux. Daeron Targaryen avait une réputation sincèrement odieuse. Et Alys était si … douce. Si adorable, à dire vrai. Lorant ne pouvait même pas imaginer qu'elle puisse être l'épouse d'un être tellement perverti, qui ne s'occuperait nullement de ses sentiments, qui n'avait absolument aucune envie d'aimer et d'aider une jeune épouse. C'était une véritable horreur, dans l'esprit de Lorant, qu'on puisse donner à un homme odieux une femme comme Alys, qui devait être protégée, aimée, adulée. Comment pourrait-elle s'épanouir en tant qu'épouse avec un homme qui ne penserait qu'à boire et à courir la gueuse ? C'était impensable.

    Depuis que son père, Othell, lui avait fait comprendre qu'il ne reviendrait pas sur sa décision, Lorant avait bel et bien compris qu'il ne ferait pas changer d'avis son paternel. Il était impuissant, quand sa sœur était partie, quelques semaines plus tôt. Il ne savait pas comment cela s'était passé là-bas, mais il se doutait qu'Alys avait du voir des choses difficiles, voire horribles. Depuis l'aube de ce jour où enfin il verrait sa petite sœur en face de lui, Lorant n'avait fait que tourner en rond, montant dans les remparts, houspillant les gardes.

    Cela ne lui ressemblait pas d'être de si mauvaise humeur, mais il avait tant craint pour sa sœur, pendant son séjour chez les Targaryen. Car elle avait beau être accompagnée de Théodan, une seule seconde d'inattention et il serait trop tard. Soudainement, le cor résonna sur Grigibets, annonçant l'arrivée de sa sœur et de son frère. Le jeune héritier les aerpçut, des remparts du château. Ils semblaient bien aller. Mais comment savoir réellement comment allait Alys ? Lorant n'attendit pas une seconde pour se rendre dans la cour intérieure du château. Il les attendit là et les vit arriver, elle et Théodan, accompagnés de trois hommes de la Garde. Son cœur manqua un battement. Elle était là, sa petite sœur. Dès qu'elle arrêta sa monture, Lorant s'en approcha. Il détailla chacun des traits de Alys Trant, qui deviendrait bientôt l'épouse d'un homme détestable. D'un geste large et généreux, il l'aida à descendre de sa monture. « Alys, comme je suis heureux de te revoir ! ». La prenant par la main, il alla ensuite rejoindre Théodan. Une accolade rapide entre les deux frères signifia leur plaisir de se revoir. « Rentrons, vous devez être fatigués après ce long périple, n'est-ce-pas, ma douce sœur ? ».

    Il ne parvenait pas à se rassasier de la voir, là, si belle, si douce, si innocente. Ils pénétrèrent dans le château, tandis que la garde s'occupait des chevaux sur lesquels ils étaient arrivés tous trois. Lorant les fit se diriger vers un endroit où ils pourraient s'asseoir et se restaurer. Une servante, déjà, amenait un plateau de victuailles, de nourritures chaudes et agréables. Lorant ne s'assit qu'une fois sa petite sœur confortablement installée. « Je vous en prie, restaurez-vous ! Le voyage n'a pas été trop pénible pour toi, Alys ? Et le séjour ? ». Lorant n'avait pas pu s'empêcher de demander cela à sa jeune sœur, tout en regardant du coin de l’œil Théodan.

    Les deux frères discuteraient très certainement tous les deux, plus tard, entre hommes. Là, Lorant n'hésiterait pas à poser les questions qu'il jugeait importante mais dont il n'oserait pas parler devant sa sœur. Il avait du mal à ne pas la bousculer de questions, mais c'était plus fort que lui, Lorant avait besoin de savoir. S'adressant à Théodan, il lui demanda. « Vous avez été bien traités, j'espère ? ». On voyait bien que le souci qu'il s'était fait n'était pas prêt de décroître. Ses parents, eux, ne s'inquiétaient pas outre mesure. Lorant en avait le vertige, parfois, de se rendre compte que son père, pourtant son modèle, ne craigne pas pour la vertu , l'innocence et le bonheur de sa fille chérie. Ne se rendait-il pas compte combien un homme mauvais pourrait gâcher le futur d'Alys, en la rendait complètement aigrie, triste, seule, isolée ? Sans compter les devoirs d'une épouse qu'elle serait obligée de remplir avec un homme complètement … Lorant ne préférait même pas y penser, tant cette pensée lui était détestable. Esquissant un sourire, dans son visage plutôt grave habituellement, il essaya de rassurer sa petite soeur et de la mettre en confiance. La pauvre devait être exténuée après ce long voyage.

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Message Mar 23 Oct 2012 - 12:41

Un large sourire aux lèvres, Alys laissa tomber son poids-plume dans les bras tendus de Lorant comme elle avait l'habitude de le faire et enroula les siens autour de son cou pour réclamer un câlin. Elle resta ainsi pendue pendant que son aîné lui assurait toute la joie que lui procurait son retour. « Tu m'as beaucoup manqué aussi » lui assura-t-elle à l'oreille en déposant un baiser sur sa joue avant de le relâcher. Theodan les observait du coin de l'oeil alors qu'il abandonnait les brides de sa monture dans la main d'un palefrenier. Il avait beaucoup de choses à se reprocher lors de ce séjour à la capitale et, lorsque son frère l'interrogerait à ce sujet, il savait bien qu'il ne pourrait pas s'empêcher de lui avouer ses fautes. A cause de son inattention, leur précieuse petite soeur avait rencontré son promis. Seule, qui plus est. Pire, elle s'était éprise de lui. Cela, il l'avait compris en la voyant soupirer pendant le voyage de retour à Grigibets. La demoiselle n'avait pas cessé de tourner la tête vers Port-Réal à mesure qu'ils s'en éloignaient, une douce mélancolie au fond de ses yeux clairs. Il accueillit l'accolade de Lorant dans un sourire et prit à son tour la main libre d'Alys afin qu'ils retournent tous les trois ensemble vers le château de leur père.
La jeune femme s'installa gracieusement à une table qu'on chargeait peu à peu de victuailles mais elle n'avait pas très faim. Elle pria d'un geste de la main Lorant de s'asseoir le plus près d'elle possible. Sa présence douce et rassurante lui avait énormément manqué. Elle aimait beaucoup Theodan bien sûr, mais sa compagnie était différente de celle de leur aîné. Ce dernier était mieux bâti et un peu plus charismatique. A coté de lui, la cadette était persuadée qu'il ne pourrait jamais rien lui arriver de mal.

« Le voyage s'est très bien déroulé » commença Alys en hochant sa petite tête blonde. « J'ai vu des endroits merveilleux comme il n'y en a nulle part ici. J'aurais bien aimé que tu sois avec nous. » Ce disant, la demoiselle posa sa main sur celle de son frère pour l'étreindre doucement. Sans la retirer, elle se désintéressa du repas qu'on lui servait pour poursuivre avec entrain. « Si tu avais vu le marché ! Il est dix fois, peut-être cent fois même, plus grand que celui de Grigibets. Et les marchands vendent des choses très étranges. Parfois, je ne n'avais même aucune idée de ce dont il s'agissait tellement la forme ne m'évoquait rien de connu. Et puis, il y avait des cages avec des oiseaux partout ! » Elle avait presque crié le dernier mot et ses yeux brillant s'étaient agrandis d'excitation. A présent, elle hochait la tête avec frénésie. Theodan descendit son gobelet de vin d'une traite avant de déclarer dans un clin d'oeil complice à Lorant : « Je dus empêcher notre chère sœur d'acheter tous les volatiles du marché, comme tu l'imagines, pour les relâcher ensuite. » Alys tourna la tête vers celui qui avait parlé pour lui tirer la langue et se leva de sa chaise prestement. « Je vais te montrer mes dessins » déclara-t-elle avant de courir pour sortir de la pièce pour aller à la rencontre des serviteurs qui étaient en train de décharger les chevaux du convoi.

Profitant de cette courte aparté, Theodan baissa le nez vers son assiette et souffla à la discrétion de son frère : « Nous n'étions à Port-Réal que depuis un jour quand un valet est venu à notre auberge porter un message pour Alys. Elle était invitée au cœur du Donjon Rouge pour rencontrer le Prince Maekar Targaryen. » Après cette révélation, le cadet resta silencieux, mal à l'aise presque. Lorant allait se douter qu'il n'avait pas eu d'autres choix que celui de la laisser y aller. Il aurait fait de même sans doute car on ne pouvait pas opposer de résistance à un membre de la famille royale. Pourtant, il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir un peu coupable. Laissant son frère méditer cela, il se dépêcha d'ajouter en entendant les pas d'Alys dans le couloir : « Elle ne m'a presque rien raconté. Parle-lui en. A toi, elle te racontera. » Était-ce une très légère pointe de jalousie qui perçait dans sa voix toujours si posée ? Au retour de sa sœur dans la pièce, Theodan releva la tête et lui sourit, l'air de rien. La demoiselle se laissa naturellement tomber sur les genoux de son aîné et ouvrit un de ses petits carnets de croquis pour lui montrer les dessins qu'elle avait fait des oiseaux en cage. Le second fils Trant se leva de table et s'excusa en prétextant qu'il avait besoin de faire une petite sieste après ce long voyage. Alys se sentait en pleine forme mais elle ne comprit pas que son dessein était de la laisser seule avec Lorant. Aussi se contenta-t-elle de lui adresser un large sourire et un petit signe de la main.

« Et là, c'est le Prince Maekar » expliqua la blondinette en désignant le croquis d'un barbu à l'allure sévère. « Et là, c'est son épouse, la Princesse Alanna. C'est une femme d'une extrême gentillesse. Elle m'a fait penser à notre mère. » Elle montrait un autre dessin. « Ça, c'est le Bois Sacré du Donjon Rouge. » A l'évocation de ce lieu, ses joues s’empourprèrent subitement. C'était là qu'elle avait rencontré Daeron pour la première fois, sans savoir que c'était lui. Elle était frustrée de ne pas pouvoir en parler à son frère chéri. Si elle lui disait qu'elle l'avait vu, sans doute serait-il fâché. Elle aurait tellement aimé qu'il aime un peu plus son promis ; ainsi aurait-elle pu lui dire combien elle l'avait trouvé merveilleux. Sachant très bien que la page suivante montrerait le visage de Daeron gribouillé au milieu d'oiseaux, Alys referma son carnet et le posa sur la table avant de se retourner vers son frère sur les genoux duquel elle était toujours assise. Ses lèvres se fendirent d'un grand sourire chaleureux et elle gigota pour pouvoir passer ses petits bras fins autour de son cou. « Ne t'es-tu pas trop ennuyé sans nous ? » demanda-t-elle avec une affection sincère.
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Lorant Trant
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Message Mer 24 Oct 2012 - 18:34



    Lorant sentit le poids rassurant de sa petite soeur contre son corps. C'était une sensation délicieuse, à vrai dire. Il pouvait enfin accepter de respirer normalement: Alys et Théoban étaient là. Et visiblement, ils allaient bien. Lorant ne se priverait pas de vérifier que ce n'était pas qu'une apparence, mais pour autant, il se sentait vraiment mieux. Savoir sa soeur entre les griffes d'un homme comme Daeron Targaryen était bien difficile pour le jeune homme qui avait connu des nuits bien agitées depuis le départ de la fratrie. Complexe dilemme entre devoir et sentiments qui lui était donné là. Le jeune homme ferma les yeux une seconde en entendant les mots de sa petite soeur. Bientôt, elle ne serait plus à sa charge, mais il savait que toute sa vie il tremblerait pour savoir ce qui allait lui arriver et si elle irait bien. Parce qu'Alys était bien plus que son devoir, elle était sa soeur chérie. Saluer Théoban fit du bien également à Lorant qui éprouvait une sincère affection pour son frère, également. Ils étaient plutôt proches et surtout d'accord pour défendre les intérêts d'Alys en tout point.

    Très vite, Alys commença à raconter ce qui s'était passé pendant ces semaines où ils avaient séparés. Lorant se laissa conduire par les paroles de sa petite sœur. Oh, il ne doutait pas que ce voyage avait du être pour elle un vrai plaisir: la jeune femme avait du découvrir bien des choses. Lorant voulait simplement que ce soit de bonnes choses et de bons souvenirs. Si on avait osé lui faire du mal, alors, il s'en voudrait de l'avoir laissé partir, c'était certain. Pour le moment, il souriait, essayant de ne pas montrer son inquiétude. Il rendit à la petite main de sa soeur son étreinte et lui sourit. « Tu sembles ravie, en effet, Alys ! Je suis content que tu ais pu profiter de ce voyage pour découvrir les contrées de Westeros ! ».

    Le jeune homme aimait voir l'enthousiasme de Alys et plus les minutes passaient, plus il se disait que finalement, Alys semblait ravie de ce qui s'était passé loin de chez eux. Peut-être alors n'était-ce pas une mauvaise chose qu'il l'ait laissé partir rencontrer son fiancé. Car c'était bien le but final de la visite, même si il répugnait à s'en rappeler et aussi malgré le fait qu'Alys n'en parle pas spontanément. Ce qui n'était pas bon signe, d'ailleurs. Le jeune homme sourit à sa sœur. « Je ne doute pas que ce soit magnifique, Alys mais ... ». Fort heureusement, Théoban interrompit Alys pour une explication qui amusa Lorant, même si le jeune homme n'oubliait pas ce qui l'inquiétait le plus. «Merci d'avoir sauvé la fortune familiale, Théoban ! ».

    Finalement, Lorant était plutôt amusé de voir combien sa sœur semblait avoir apprécier son voyage. Et les croquis dont elle parlait lui faisait bien envie. « Oui montre moi vite, Alys ! ». Mais déjà, elle partait et Lorant se retrouvait en tête à tête avec son frère. Ce qu'il lui dit déplut assez fortement à Lorant, mais il savait bien qu'il n'y pouvait rien. « C'est ce que je comptais faire oui. Lui en parler.» Lorant comptait bien savoir la vérité et quand Alys revint et que Théoban partit, il y fit à peine attention, tout concentré dans sa volonté de savoir ce qui s'était vraiment passé.

    Déjà, sa sœur lui présentait les protagonistes de la famille Targaryen. Souriant, il regarda les portraits brossés par sa petite sœur. « Tu as l'air d'avoir vraiment apprécié ton séjour là-bas ... ». Il semblait pensif. Car c'est vrai que le jeune homme ne savait pas quoi en penser : lui, avait toujours imaginé cela comme un endroit horrible et la famille de Daeron ne lui inspirait aucune confiance, quoi que sa mère en soit issue. « Bien sur que je me suis ennuyé de vous, Alys … Mais surtout j'étais inquiet pour toi ! Comment ça s'est passé entre toi et la famille Targaryen ? J'espère bien que ton fiancé s'est conduit correctement … Dans le cas contraire, je jure que je ne laisserais pas ça passer ! ». Il s'était un peu énervé, sur la fin de sa phrase, car la simple idée que sa sœur puisse être victime d'un être abjecte comme Daeron le rendait fou. Oui, complètement fou. Pourquoi, comment, sa petite sœur en était-elle amenée à se marier avec cet homme ? Il ne comprenait pas, mais n'avait guère le choix, de toute façon. « Dis moi tout Alys, je t'en prie, je me suis fait un sang d'encre, si tu savais ! ». Et c'était vrai : il avait eu l'impression de ne plus vivre depuis qu'elle avait quitté le château et était partie. Comme si une partie de lui-même était déchirée par le départ de sa petite sœur.

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Message Mar 27 Nov 2012 - 13:15

Alys resserra l'étreinte de ses bras autour du cou de son grand-frère et posa sa joue chaude contre la sienne, jusqu'à ce que leurs nez se touchent. Lorant était entré dans le vif du sujet en l'interrogeant sur la famille Targaryenne et en particulier sur Daeron. La tournure que ne manquerait pas de prendre cette discussion ne lui disait vraiment qui vaille. Il ne pouvait pas lui mentir en lui disant qu'elle avait passé un moment horrible à Port-Réal, juste pour satisfaire l'avis qu'il avait déjà de cette ville et la famille royale, mais elle savait que si elle lui disait combien elle avait apprécié son séjour, il ne ferait pas l'effort de comprendre et d'accepter cette réalité. Il penserait qu'Alys, bien trop impressionnable, s'était laissée séduire par les lumières et les artifices, que ses yeux trop bons avaient auréolé les lieux et les gens de mérite injustifié. Elle était comme ça après tout.
Fronçant son petit nez, la cadette Trant pressa ses lèvres contre la joue piquante de son aîné et le libéra de ses bras pour soulager son poids de ses genoux et se relever. Elle sautilla quelques pas dans la pièce, ses cheveux d'or blanc et sa robe soyeuse suivant le mouvement dans un bruissement léger, et alla jeter un œil par la fenêtre pour faire mine de s'intéresser à ce qui se passait dans la cour. Il n'était pas dans son caractère de rester silencieuse trop longtemps et elle savait que Lorant commencerait à s'inquiéter si, d'ici quelques secondes, elle ne reprenait pas la parole. Aussi fut-elle bien obligée d'ouvrir la bouche. « Je suis navrée de t'avoir donné du souci, mon bien-aimé frère. D'autant plus qu'il était vraiment inutile. Mon séjour s'est très bien passé. » Ses doigts couraient sur la pierre du rebord de la fenêtre. Dehors, les serviteurs avaient fini de décharger les chevaux qui les avaient ramené à la maison et étaient en train de les conduire à l'écurie où ils pourraient se reposer. Alys se demanda d'ailleurs si Theodan était vraiment en train de faire une sieste. Brusquement, elle sentit en elle grandir le sentiment de culpabilité car, peu importe le nombre de fois qu'il avait insisté sur le trajet du retour, jamais Alys n'avait voulu lâcher le moindre mot à propos de son séjour alors qu'elle était sur le point de tout révéler à Lorant. Est-ce qu'elle l'aimait moins ? Cette pensée lui fit de la peine et elle se hâta de la chasser. Comment pour passer à autre chose rapidement, ses lèvres se desserrèrent encore pour parler. « Mon entrevue avec la famille Targaryenne a été très agréable. Tu n'as peut-être pas envie de l'entendre mais ce sont des gens bien. Ils sont très loin d'être unis comme l'est notre famille mais les couronnes sur leurs têtes sont lourdes. Je crois qu'au fond, ils sont malheureux et ils sont à plaindre. » Il était une chose avérée à Grigibets et aux alentours que le cœur de la cadette Trant était en or et compatissait à tous les maux, qui que soient les personnes qui en étaient affligées. Cependant, on pouvait percevoir dans la ton de sa voix qu'il y avait autre chose cette fois-ci. Plus que l'habituelle pitié. Quelque chose qui sonnait comme la tendresse qu'elle avait pour ses frères. Comme si, déjà, elle les considérait comme sa famille. « Le prince Daeron est... » Elle cherchait les meilleurs mots, ceux qui ne mettraient pas Lorant en colère mais elle doutait qu'ils existent alors elle poursuivit : « … une personne touchante. » Le dos tourné à son frère, Alys rougit et baissa la tête. Sa mémoire rappela à elle les doux souvenirs de leurs entrevues. Les jours allant, elle les avait idéalisés sans doute. Un peu, rien qu'un peu. Car, enfin, elles auraient pu être cauchemardesques et toujours être chéries par cette enfant merveilleusement positive.
Son visage était tout à fait écarlate quand elle fit de nouveau face à son frère pour avancer dans sa direction. « Je sais que tu voudrais croire les vilaines choses qui sont dites à travers Westeros à son propos mais je t'assure que l'homme que j'ai rencontré n'a rien de la bête dont les gens parlent. C'est quelqu'un de sensible et d'intelligent. Il est seulement malheureux. Il... Il mérite qu'on s'occupe de lui. Je sais que tu voudrais que je le déteste mais moi je... je... » Je l'aime ? Était-ce qu'elle avait eu l'intention de dire ? La demoiselle colla ses mains sur ses joues brûlantes pour en dissimuler la couleur pivoine et ferma les yeux pour s'intimer au calme. C'était idiot, mais elle était au bord des larmes. Elle laissa filer les secondes avant de murmurer : « Ne sois pas fâché contre moi, Lorant. Mais en fait... il me manque. » En avouant cela, Alys avait l'impression d'avoir commis la plus grande faute qu'une sœur puisse commettre, à savoir privilégier un autre homme à son propre frère. C'était d'autant plus vrai qu'en apprenant que la fiancée du prince pouvait prétendre à un appartement privé au Donjon Rouge, elle avait eu envie de prétendre à ce droit afin de ne plus avoir à s'éloigner de son promis. Même si cela impliquait le fait de devoir dire au revoir à Grigibets et à sa famille. Cette simple pensée aurait suffit à la rendre malade il y a quelques semaines encore. Mais maintenant qu'elle avait rencontré Daeron, elle lui était des plus joyeuses. Le prince avait agi sur elle comme le vin sur lui, créant une addiction trop douce et trop difficile à combattre.

Tout doucement, le visage caché dans ses mains, Alys se mit à sangloter.
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Lorant Trant
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Message Sam 1 Déc 2012 - 17:45



    Loin d'être un fardeau pour Lorant, le poids de sa sœur sur ses genoux était bien plus un réconfort. Même si elle était en compagnie de Théoban, l'héritier de Grigibets s'était inquiété, chaque heure, chaque minute, presque, qu'avait duré l'absence de sa sœur. La savoir loin, au prise avec un monde qu'elle ne connaissait pas et qu'elle devrait faire sien rapidement, c'était dur à supporter pour Lorant. Pire, il avait l'impression de devenir fou. Fou de douleur et de manque. La douleur de craindre qu'on fasse du mal à sa petite sœur. Et le manque, le manque de sa présence, si douce, si rassurante. Alys était pour lui la perfection faite femme. Aucune femme ne pourrait jamais égaler sa sœur. Quand elle était absente, il avait l'impression que tout était plus terne, moins entraînant, moins de joie. Il avait pourtant toujours su que sa sœur quitterait un jour le domaine familial. C'était dans l'ordre des choses. Le cycle de la vie voulait qu'une femme quitte sa famille pour faire sienne une nouvelle famille, avoir des enfants et …

    La simple idée qu'Alys soit dans le lit de ce pochtron de Daeron Targaryen lui donnait des suées froides. Elle, si délicate, confrontée à cet homme qui ne prendrait très certainement aucun soin d'elle, qui la laisserait seule avec sa détresse … Non décidément, c'était au-dessus de ses forces. Et quand sa jeune sœur se leva, il eut une première fois l'impression de la sentir partir loin de lui. Déjà … C'était si tôt. Et l'entendre lui dire que ça s'était très bien passé avait sur lui un effet extrêmement paradoxal. Le soulagement se mêlait à la méfiance. Ne disait-elle ça que pour le rassurer ? Elle en était tout à fait capable, Alys, de lui cacher que cela avait été horrible, odieux, désagréable à l'extrême. « Tu n'es pas obligée de me cacher la vérité pour ne pas me blesser, Alys, je t'assure … Je suis prêt à entendre la vérité de ta bouche ! ».

    Il était remarquablement sincère en cet instant et s'imaginait réellement que sa sœur cherchait à le protéger. Pas une seconde, Lorant imagina que cela avait pu bien se passer entre sa sœur et la famille royale. Que leur mère soit une Targaryenne ne changeait rien à l'affaire. Ils étaient bien différents, eux, sur les Terres de l'Orage. Alys ne se doutait sans doute pas qu'on chercherait à la faire tomber de son piédestal dès que possible. Elle ne devait pas savoir qu'il y avait des périls qui la guettaient à chaque instant … Mais alors, elle dit quelque chose qu'en effet, Lorant n'était absolument pas prêt à entendre.

    Touchante ? Lorant savait bien comment était Alys. Elle avait du voir dans le Prince un être à sauver. Mais lui, il savait bien que sa jeune sœur n'avait absolument pas les épaules pour soutenir un être si vicié que le prince Daeron. Elle ne le croyait plus lui, elle croyait cet homme odieux qu'elle avait rencontré. Lorant sentit une bouffé de haine monter en lui. Il aurait du empêcher Alys d'y aller. S'opposer encore plus frontalement à ses parents.
    Tapant sur la table, Lorant ne parvint pas à cacher sa frustration. Alys lui tournait le dos et les mots qu'elle prononçait lui tordait le cœur. Quoi ? Un être touchant ? Un démon oui ! Et cela continua … Alys avait l'air de tenir à cet homme. Sa petite sœur et cet homme que tous désignaient comme un horrible homme. Non, ce n'était pas envisageable. « Oh, Alys, Alys ... ». Sa voix grondait. Comme un animal blessé, Lorant avait prononcé ces mots d'un ton rauque.

    C'est alors qu'il l'entendit se mettre à pleurer. Il n'hésita plus, se levant, il alla entourer sa jeune sœur de ses bras. Lentement, il la serra contre sa poitrine. Oh, sa petite sœur … Sa pauvre petite sœur qui allait subir bien des dommages dans cette alliance. Il la fit se retourner et chercha son regard. « Alys, je te promets de t'écouter mais par pitié, dis-moi tout … Daeron et toi … Vous avez fait connaissance et il t'a séduit ... c'est cela ? ». C'était la seconde explication qu'avait eu Lorant, immédiatement : sa pauvre petite sœur avait été déshonorée et n'osait rien lui dire, couvrant ainsi son fiancé. Lorant emmena sa petite sœur vers un fauteuil, la faisant asseoir. « Là, là, calme-toi, Alys, ça va aller, je suis là ! ». Il approcha son propre fauteuil et lui prit la main, la gardant tendrement dans la sienne. Inquiet, oui, il l'était. Se demandant ce qu'on avait bien pu faire à sa pauvre petite sœur pour qu'elle revienne dans un état pareil. La haine l'habitait envers Daeron et même la famille royale. Il n'avait pas pu l'accompagner et le regrettait profondément désormais. Si il y avait été là-bas, peut-être aurait-il pu changer le cours des choses …

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