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Vers un avenir meilleur [Aliénor Lannister/Edwyn Estren]

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Message Mer 25 Mai 2011 - 23:46

Entre les préparatifs concernant les négociations avec le Val et la surveillance quotidienne de l'avancée des travaux à Port-Lannis afin de voir le flotte du Lion enfin à la mer, Lord Tybolt n'avait eu le temps de rien depuis quelques jours et certainement pas de se soucier du départ de sa jeune sœur pour le Bief. Ceci dit lorsqu'il avait reçut la réponse de Lord Tyrell, il ne lui avait pas fallu plus de temps qu'il n'en fallait pour le dire afin de mettre en place les dispositions nécessaire à son départ. Le chef de son escorte personnelle avait été informé de la tâche qu'il était attendu de lui à savoir tout faire pour garder Lady Aliénor le plus en sécurité possible et ce quel que soit l'opposition qu'ils rencontreraient. Les bretteurs devaient se débrouiller pour que Lady Lannister atteigne Crakehall sans encombres durent-ils pour ce faire sacrifier les troupes Estren en arrière garde tandis qu'ils gagneraient la place fortifiée à bride abattues. Le grand départ avait été fixé au matin suivant et Tybolt s'accorda donc une soirée de détente en compagnie d'une fille de joie étrangement ressemblant à Lady Maura, qu'il fit venir au Roc même.

Lord Lannister s'éveilla aux première lueurs de l'aube et pu constater avec satisfaction que la jeune femme avait quitté les lieux depuis bien longtemps. Le garde personnel de Tybolt avait dû veiller à ce qu'elle soit payé comme il le fallait et qu'elle rejoigne Port-Lannis en sécurité, peut être même s'était-il offert une passe sur le compte de son Seigneur mais le jeune Lion n'y avait jamais vu d'inconvénient. Il prit une collation légère dans sa loggia face à la mer. Les fruits étaient tous plus sucrés les uns que les autres, le soleil et la chaleur avaient au moins cet avantage. La journée s'annonçait tout aussi lourde que les précédentes, tant par son emploi du temps surchargé que par le ciel sans nuages aucun qu'il pouvait voir par le balcon. Il signa et apposa son sceau sur trois documents laissés à son attention par son frère Gerold, il s'agissait en tout et pour tout de nouvelles réquisitions de bois pour le chantier naval et du déblocage de fonds pour la milice civile initiée par la Main du Roi.

C'est d'ailleurs Gerold qui frappa le premier à la porte de ses appartements et y pénétra avant même qu'il ait eu besoin de le lui dire. Lord Lannister se fit la réflexion qu'il s'agissait là d'une habitude prise entre frères qui devrait cesser dès lors que Lady Maura deviendra la nouvelle Dame du Roc. Le jeune frère de Tybolt prit place à ses cotés après s'être servit de l'eau et avoir de nouveau emplit la coupe de son suzerain. Gerold informa le jeune gouverneur que la garde du Lion avait d'ores et déjà prit place dans la grand cour du Roc pour y attendre Lady Aliénor. Tybolt continua d'écouter son frère alors qu'il se levait pour se rendre près d'une vasque qui lui servit à ses ablutions matinales. Il revêtit un pourpoint matelassé rouge sang ainsi que des chausses de la même livré. L'ajout d'un simple sautoir en or finit de le rendre présentable pour assister au départ de Lady Aliénor et de Lord Estren. Les deux frères finirent de déjeuner d'un morceau de fromage et de quelques fruits avant de se rendre ensemble jusqu'à la grand cour.

Arrivés sur le parvis, Lord Lannister passa en revu sa garde personnelle, appelant quelques uns des cent par leur prénom, gardant un mot pour d'autres et surtout rappelant au commandant de ces hommes toute l'importance de sa mission. La journée était encore toute jeune mais déjà le soleil commençait sa course inéluctable dans le ciel de l'Ouest et promettait l'enfer à ceux qui tarderaient trop à prendre la route. Au moins la route du bord de mer devrait apporter un vent frais et bienvenue à cette compagnie alors que l'intérieur des terres brulerait une fois encore sous les assauts de l'astre solaire. L'attention du jeune Lord fut attirée par l'arrivée de sa jeune sœur et sa servante. Il gravit les quelques marches menant aux portes du Roc pour rejoindre la jeune femme. Tybolt prit le temps de l'observer attentivement, appréciant la ressemblance toujours plus marquée avec Dame Jessica leur mère. La jeune femme lui rendait plus d'une tête sur la taille et ses mains auraient pu saisir la crâne auréolé d'or sans peine. Elle lui paraissait tout à la fois fragile et gracieuse, si bien que son cœur se serrait encore plus de devoir l'envoyer au loin pour acheter cette alliance avec le Bief mais le peuple de l'Ouest méritait au moins cela. Les Lannister aussi riches soient-ils appartenaient tout entier à leur peuple et cela ne pouvait changer du simple fait qu'il ne parvienne pas à accepter que sa petite lionne allait devoir quitter le Roc.

Le Seigneur de la maison Lannister esquissa un sourire, caressa un instant la joue de la jeune femme avant de la serrer contre lui et de déposer un baiser sur le front frais de sa petite sœur, son bras puissant faisant aisément le tour de la jeune lionne. Il avait passé sa vie à veiller sur elle comme sa mère le lui avait demandé alors même qu'il n'était qu'un gamin pas plus haut qu'un pavois et aujourd'hui pour la première fois elle commençait sa vie de femme en prenant ses distances avec le Roc mais aussi en s'émancipant pour la toute première fois de sa surveillance. Si les choses s déroulaient comme prévu il ne serait bientôt plus celui vers qui elle se tournerait lorsque la vie lui jouerait un mauvais tour ou simplement lorsque que l'anxiété ou la peur la prendrait par nuit. Il ne la retrouverait plus blottit dans son lit en se réveillant le matin parce que l'orage avait fait vrombir les parois du Roc durant la nuit. Tant de choses allaient dorénavant être différentes et tout commençait ce jour même par ce départ. Il laissa Aliénor s'écarter de lui après un long moment passé à la tenir serrée, il plongea son regard dans celui tout aussi bleu de la jeune femme.


N'oublies pas que ce n'est qu'une simple visite, que tu reviendras bien vite auprès de moi... Lord Estren va veiller sur toi durant votre séjour et ma garde personnelle s'assurera que tu sois toujours en sécurité.

Le Seigneur n'aurait su dire s'il prononçait ces mots à l'intention de sa sœur ou simplement pour se rassurer lui même.
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Aliénor Tyrell
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Message Jeu 26 Mai 2011 - 4:06

Elle avait peur, mais elle ne pouvait rien faire. Elle devait épouser le fils de Léo Tyrell. Grunildha était rentrée à la suite du départ de Tybolt et avait retrouvé Aliénor recroquevillée sur elle-même. Connaissant la petite lionne depuis des années, elle était la seule qui connaissait aussi bien la Lannister. Encore mieux que le Lion Gris ou ses frères. Il fallait le dire qu’elle en avait bavé pour atteindre la petite dans son estime. Elle avait toujours officié de seconde mère à la demande de Damon Lannister. Passant une mèche derrière l’oreille de la petite, Aliénor sanglota quelques mots. Elle partirait demain. Elle ne pouvait pas la pression était trop dur et du coup, elle avait mal au cœur. Elle avait peur de ne pas être celle que voulait Tristan Tyrell. Elle craignait de ne pas être la lionne qu’elle devait être. Même si Grunildha avait passé une soirée à lui remonter le moral, rien ne faisait effet sur la Lannister. Elle était toujours aussi craintive. Caressant la blonde chevelure de sa protégée, la servante commença. Quand elle était jeune, elle racontait chaque soir l’histoire d’un territoire de Westeros. Dame Jessica avait trouvé ce moyen pour que sa fille s’instruise au dépend des livres qu’elle détestait. Grunildha avait pris le relais avec l’accord du grand Lion. Aliénor avait toujours éprouvé un étrange désir d’aller au Nord. La laissant seule dans ses appartements, elle faisait semblant de lire. Curieusement, elle ne vit pas Gérold dans les parages. Grand bien lui fasse, car la petite lionne n’était pas d’humeur à supporter son frère, il aurait ramassé par malheur un livre à la figure. Malgré les liens du sang, elle n’avait jamais supporté son frère qui avait toujours cherché à se jouer d’elle. La petite lionne avait toujours su trouver sa vengeance, mais elle était destinée à se faire voir chaque fois qu’elle tentait des choses. Si ce n’était pas le Lion Gris qui voyait l’enfant faire une bêtise, Septa Nyméria ne se retenait pas de réprimander l’enfant. Il fallait qu’elle se tienne, mais Gérold avait toujours eu la mauvaise habitude de faire à sa tête. Du moins, elle préférait Tybolt et ses attentions particulières. Aliénor savait qu’il traiterait sa petite Lannister, si un jour une petite lionne venait à naitre dans les murs de Castral Roc, comme il l’Avait fait avec elle. Avec égard, amour et tendresse. Les pensées ne la quittèrent pas. Elle voulait voir une chose avant son départ. Aliénor profita du calme du château pour sortir en douce la nuit. Elle avait scellé Tornade et avait pris la direction de la côte. Tybolt ne la ferait pas suivre en pleine nuit et un fers-né ne pouvait trainer. Malgré la canicule du jour, la nuit retrouvait un peu de fraicheur. À ce rythme, elle se disait que les récoltes allaient être une menace encore plus substantielle que les attaques de Greyjoy contre L’ouest. Si les sept pouvaient accorder deux ou trois jours de pluies, pour éviter des récoltes brulées. Proche d’elle, elle sentit une présence, mais resta calme. Elle savait qu’il était trop beau rêver de liberté.

Ne craignez vous pas les fers-né, Ma lady ?

Je ne crois pas qu’un fer-né soit assez stupide pour piller la nuit. Dans une région qu’il connait peu. Et puis vous êtes là. Je n’ai rien à craindre. Non ?

Il n’existe pas de temps pour un ennemi pour attaquer. Il n’est pas prudent de sortir ainsi, la nuit, Ma Lady. Votre frère serait de mauvaise humeur s’il l’apprenait.

À cette heure Tybolt dort où étudie la carte pour voir comment renvoyer cette vermine de Greyjoy dans ses iles. Et je ne suis plus une enfant, Ser Richard et ce, même si mon feu père et mon frère vous firent confiance pour ma sécurité. Je voulais voir Port-Lannis une dernière fois.

Le jour aurait été plus favorable. Si le Lord apprenait votre petite escapade, il serait de mauvaise humeur.

Vous ne direz rien à mon frère. Je vous connais que trop bien Ser Richard. Je n’ai ni besoin de la menace ni du chantage. Vous m’avez toujours soutenu dans mes bêtises. Même si vous avez été désigné protecteur de ma personne par mon père avant son décès.

Un homme que j’estimais très fort, ma Lady.

Je sais. Vous m’accompagnerez lors de ce voyage. J’aimerais avoir un homme de confiance. Vous êtes le seul chevalier qui sait me supporter. Mais avant tout, vous êtes un ami que j’apprécie.

Aliénor ferma les yeux et soupira. Castral Roc allait lui manquer, les prochains jours. Les vagues qui s’abattent sur les rochers, elle ne les entendrait plus. Hautjardin n’était pas le Roc. Elle le savait pertinemment. Il était tard, et demain, Tybolt voudrait qu’elle soit fraiche et disposée pour entreprendre le voyage avec Lord Estren. Elle espérait que le voyage soit moins pénible qu’elle le concevait. Elle reprit la direction du Roc et alla dormir. Nuit qui s’écourta bien vite.


***

Alors que le soleil se levait pour une autre journée de chaleur, Grunildha vint la réveiller. Il était encore trop tôt. La pauvre servante soupira en voyant l’attitude de la Lannister. Elle ne voulait pas mettre les pieds à Hautjardin, mais ce n’était pas une raison pour faire attendre les Lords. Grimaçant, elle ordonna que l’on scelle sa monture et qu’elle descendait au plus vite. Une fois dans les couloirs, elle avança d’un pas lent. En plus de souffrir de lourd cauchemar, elle voyait des fantômes du passé. Elle s’arrêta près du bureau de son frère. La porte était ouverte. Troublant desseins pour la jeune femme. Derrière ce mur, se trouvait des heures de joies, de peines et de rires. Elle avait souvent franchies cette porte en souriant et riant. Son père la rattrapait et la soulevait dans les airs. Elle se souvenait qu’une fois, elle avait échappé à la surveillance de sa Septa et avait couru jusqu’au bureau du Lion. Cette fois-la, c’était la dernière fois qu’elle avait vu sourire sa mère le ventre rond. De ses petites mains, elle avait réalisé un croquis de château. Il lui avait demandé où elle le construirait, elle lui avait répondu au sommet des montagnes et lui avait montré le sommet entre Broom, Cornfield, Falwell, If, Jast et Verchamps. Ils avaient ri et l’avaient embrassé sur le front. Avant de partir au lit, il lui avait dit qu’un jour elle l’aurait. Elle s’était retournée et avait embrassé son père sur la joue, avant de rejoindre sa Septa et ses servantes. Pendant un moment, elle ferma le regard sur ce moment, qu’elle ne pouvait oublier. Elle était une femme et aujourd’hui, elle franchissait un pas qu’elle n’attendait pas. Elle allait se présenter à son futur époux et beau-père. Les deux Lords ne savaient pas comme cela lui faisait peur. Ils ne doutaient pas une minute que la petite Lannister du Roc craignait ce départ. Elle ferma la porte du bureau, pour signifier que le temps était révolu. Elle ne pouvait plus s’accrocher à des souvenirs qui avaient écrit son passé. Lorsqu’elle se présenta à son frère, elle inclina légèrement la tête.

Elle ressentait plein de chose envers cet homme. Lorsqu’il la serra dans ses bras, elle l’étreignit aussi fort, qu’elle le pouvait. Voilà la tendresse qu’il y avait entre eux. Elle était sa petite lionne. Uniquement, parce qu’elle était la cadette et la plus fragile. Il l’avait protégé toute sa vie. Peu de gens connaissait Tybolt sous une autre forme que le Lord de Castral Roc. Grunildha savait qu’il n’y aurait jamais d’homme aussi bon pour elle. Quand elle avait rencontré Tybolt celui-ci était déjà un adolescent voué à remplacer le lion Gris. Encore plus, il était un ange gardien pour la petite lionne. Il avait toujours été là au moment, où elle avait eu besoin d’un soutien que Damon ne pouvait pas lui offrir. À son tour, elle avait officié de mère substitue. Cette relation durerait jusqu’à ce qu’elle devienne la Dame des Roses. Et à ce moment, elle serait là prête à jouer son vrai rôle.

Aliénor essuya quelques larmes du revers de la main et sourit. Elle ne pouvait pas rester davantage ici. Elle devait suivre sa voix. Elle ne put s’empêcher de murmurer :

J’ai très peur, mais Père aurait pris les mêmes décisions, même si cela lui aurait autant déchiré le cœur de me voir partir. Mais nos gens souffrent et c’est pour leur bien.

Elle déposa un léger baiser sur la joue de Tybolt, alors qu’il défaisait leur étreinte. Et voilà, un nouveau jour se montrait, pour un nouveau départ. Elle recula en souriant. Elle prit une bonne respiration et prit place vers sa servante qui posa une main réconfortante sur son épaule.

Vos paroles me réconfortent et je ne doute pas des précautions que vous avez prises. Lord Estren et moi reviendront avec de bonne nouvelle. Tout se passera bien pour moi et ma sécurité. Faites attention à vous durant mon absence.

Elle lui fit un petit clin d’œil, avant de sourire. Elle eut une petite étreinte avec Gérold qui venait d’arriver. Au moins, il daignait de se présenter devant sa sœur. L’étreinte plus froide se finalisa en quelques secondes.

Elle était prête plus que jamais. Lord Estren devait l’éloigner, sinon, elle allait changer d’avis, au désagrément de son frère. Autant avancer que de reculer. Son premier voyage après plusieurs années et elle espérait qu’il soit dès plus fructueux. Avant de partir, elle ajouta :

[color=greenIl serait fier, c’Est tout ce qui m’importe[/color].

Elle était donc sous les ordres de Lord Estren, elle lui obéirait aux doigts et à l’œil. Elle était prête. Le grand voyage pouvait commencer enfin. Un nouveau départ, pour une nouvelle vie.



 
 
Spoiler:
 


Dernière édition par Aliénor Lannister le Jeu 9 Juin 2011 - 20:07, édité 1 fois
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Message Ven 27 Mai 2011 - 21:59

Bien que l'intérêt des Terres de l'Ouest passât toujours avant tout le reste, le visage d'Edwyn témoignait d'une compassion toute en retenue et en pudeur comme il observait Tybolt faire ses adieux à sa sœur, et lui donner quelques derniers conseils. Ces adieux n'avaient certes rien de définitifs, mais ils n'en demeuraient pas moins très significatifs, en ce qu'ils emportaient leur lot d'importantes conséquences pour lady Aliénor, pour l'Ouest, et pour le continent tout entier. Peu étaient au courant à travers Westeros, mais à Castral Roc se jouait l'avenir de tous les royaumes. En effet, si l'Ouest et le Bief projetait une alliance dans le but, à court terme, d'une riposte à la menace Fer-née, qui sait quels effets, à long terme, aurait l'union né du mariage de lady Aliénor et de l'héritier Tyrell ? Bien qu'il fût sincèrement ému par le spectacle de la fraternité flamboyante des héritiers du Roc, Edwyn ne pouvait s'empêcher de garder son esprit alerte, toujours un pas en avant dans la réflexion. Il demeura humblement en retrait pour laisser à son suzerain ces quelques instants de chaleur et d'intimité que même les impératifs politiquent ne devaient ignorer.

La veille au soir, Edwyn avait pris de nombreuses dispositions pour assurer la sécurité du voyage et la sûreté de sa mission. Pour la protection d'Aliénor, il avait appointé les plus loyaux des chevaliers de sa garde, plusieurs hommes qui donneraient très volontiers leur vie pour que la dame pût atteindre Crakehall saine et sauve. Pour garantir un voyage sans trouble ni imprévu, il avait appointé le reste de sa garde comme éclaireur sur la route du front de mer, espérant que cette manœuvre suffirait à détourner l'attention des bandits dont la spécialité est l'agression des voyageurs dont l'apparat dénote l'opulence et la richesse. Enfin, pour s'assurer de sa propre sécurité, il avait revêtu l'habit des diplomates, tout en conservant les attributs de son titre de lord. Précautions vaines, d'après lui, mais il préférait pêcher par excès que mourir par défaut de prudence. En fait de prudence, il avait, la veille également, fait envoyer à Hautjardin, à l'attention des membres de la très estimable maison Tyrell, plusieurs cadeaux de nature variée. Bijoux somptueux, étoffes rares, acrobates et danseurs, il n'avait pas lésiné, car plus que l'économie lui importait la réussite de sa mission, et l'on convainc plus facilement un seigneur d'humeur plaisante.

Lady Aliénor avait embrassé ses frères, le temps du départ était venu. Edwyn s'avança jusqu'à eux. Très respectueusement, il s'inclina avant de prendre la parole d'une voix parfaitement assurée.


 « Votre seigneurie, je me tiens devant vous pour renouveler un serment disparu dans les tourbillons amers de nos mémoires, prêté il y a si longtemps par les premiers seigneurs de Wyndhall aux rois du Roc. Ceux-là, mes pères, avant moi, avaient juré de servir votre maison dans l'honneur et jusqu'à la mort. Je n'entends pas me soustraire à ce serment, et plus encore ici, devant vous et devant les Sept dont je fais mes témoins, j'entends le renouveler. »

Edwyn s'agenouilla alors, peut-être à la surprise générale, mais il espérait que son seigneur lui pardonnerait cet imprévu. Tête nue, désarmé et en posture de totale humilité, ses mains tendues, paumes vers le ciel, à l'attention de lord Tybolt Lannister, Edwyn reprit la parole, et sa voix, toujours assurée, témoignait de son sérieux comme de son dévouement.

 « Je redeviens votre homme. Par ma terre, ma naissance et mon sang, j'entends ne servir que vous seul, et cela ne cessera qu'à ma mort. »

La sincérité peut-elle se percevoir sensiblement, ou n'est-elle jamais que le fruit d'un pari, d'une devinette, d'un choix ne pouvant prétendre à aucun fondement et devant toujours reposer sur des présomptions ? Et ces mêmes présomptions, sur quoi sont-elles établies ? Edwyn était sincère, mais son suzerain l'estimerait-il ainsi ? Si Tybolt n'avait pas encore toute confiance en lui, le jeune homme de l'Ouest espérait que les résultats de sa mission dans le Bief achèverait de convaincre le lion du Roc qu'il avait eu raison de ne confier à nul autre que lui cette tâche. Peut-être même cela le déciderait-il à s'entourer d'Edwyn pour diriger les terres de l'Ouest. Bien qu'il y régnât sans partage et qu'Edwyn ne contestât jamais son autorité de suzerain sur l'ensemble du royaume, peut-être Tybolt aurait-il intérêt à s'adjoindre les services d'un conseiller dont le talent allait bientôt être révélé à l'ensemble du continent. Edwyn ne convoitait aucune perspective de promotion à fin d'enrichissement, mais il ne pouvait ignorer qu'avoir un œil sur les affaires du royaume lui permettrait de mieux ajuster son action sur ses propres terres. Du reste ce n'était pas tant l'ambition que la nécessité qui motivait Edwyn à se faire entendre de son seigneur, car il était convaincu qu'il était de son devoir d'agir pour le bien de tout son peuple. Irrésistiblement appelé par le devoir, il était hors de question de résister.

Relevé, Edwyn adressa un regard empreint de compassion et de respect à l'attention de lady Aliénor, qui serait bientôt la première dame du Bief, la femme de Tristan Tyrell et la garante de l'alliance entre les deux royaumes. Sa beauté était indéniable, et si les perles brillantes de ses yeux ajoutaient à son charme, Edwyn y lisait très évidemment ce chagrin retenu et sobre de ceux qui se savent obligés à l'accomplissement d'un devoir qui les effraie plus qu'il ne les enchante. Il y avait de quoi être effrayé, naturellement. La future épouse avait-elle seulement déjà vu et déjà discuté avec le futur époux ? Se plairait-il, s'entendrait-il ? Certes, un mariage, et plus encore celui-là, n'était qu'un contrat, un mot policé et courtois pour désigner une transaction importante, mais tout de même, un peu d'affection entre les futurs conjoints seraient nécessaires à la solidité d'une grande union dont dépendait une alliance plus importante encore. Edwyn n'avait jamais vu Tristan Tyrell, ou ne s'en souvenait guère, et espérait de tout cœur qu'il fût bel homme, bien élevé et surtout, que le jeune homme saurait plaire à lady Aliénor. Savoir qu'il était l'héritier Tyrell le confortait dans cette idée. S'il avait été l'héritier Stark, en revanche...


 « Ma lady, je suis lord Edwyn Estren, chargé de vous accompagner et de vous escorter jusqu'à Crakehall, puis jusqu'à Hautjardin. Selon le vœu de votre frère, mon suzerain, nous voyagerons ensemble et s'il y a quoi que ce soit que je puisse faire pour vous rendre le trajet agréable, vos désirs seront mes ordres. Très naturellement, je répondrai à toutes les questions que vous me poserez. »

Edwyn se tourna à nouveau vers Tybolt qu'il regarda avec humilité et confiance, comprenant que le Lion remettait à sa garde l'un des êtres qui comptaient le plus à ses yeux. Conscient de l'émotion que pouvait remuer pareille événement, Edwyn inclina la tête en un geste de compassion. Il comprenait également qu'aucun mot ne suffirait à rassurer suffisamment le seigneur du Roc, et que seul le prompt retour de sa sœur saurait le rasséréner.

 « Tout est prêt, mon seigneur. Nous attendons vos ordres pour partir. »
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Message Sam 28 Mai 2011 - 2:12

Lord Tybolt écouta les quelques mots prononcés par sa jeune sœur et ne put que sourire devant la confiance aveugle qu'elle avait en son jugement alors que lui même n'aurait pu jurer sur les Sept être certain du bien fondé de son choix. Il se fit la réflexion que ce devait être ainsi, que les cadets voyaient toujours les décisions de leurs ainés comme les plus avisées possibles. Il avait du reste bien souvent eut le même regard sur le Lion Gris lorsque celui-ci donnait ses ordres et ce même alors qu'il perdait la bataille sous les murs de Port-Lannis. Il reçut le baiser de Aliénor avec un sentiment mêlé de tristesse et une profonde volonté de se montrer tel le Lion du Roc, celui dont on attendait qu'il trône sur l'Ouest stoïque et impassible. Il suivit la jeune femme donner l'accolade à Gerold, il se dit alors qu'il lui faudrait marier ce frère aussi dans si peu de temps. L'exercice du pouvoir devait-il induire de se séparer de tous ses proches pour le bien du peuple ? Son père, les Sept aient son âme, ne l'avait jamais préparé à la solitude de l'exercice du pouvoir. Son regard fut attiré par un membre de sa garde dont les yeux se portaient désormais plus bas sur la place et Lord Lannister suivant leur mouvement vit s'approcher Lord Estren.

Il n'avait pas revu le jeune seigneur depuis leur entretien durant lequel Lord Estren avait laissé sous entendre qu'il n'approuvait pas les choix de son suzerain et avait sous couvert de respect fait sentir à son hôte son dédain pour ses choix. Lord Lannister espérait que l'effronté avait saisit les conséquences de ses actes lorsqu'il l'avait informé que sept mille hommes du Val stationneraient sur ses terres. Un Lannister paie toujours ses dettes, ce jour Lord Estren en avait contracté une dont son peuple allait devoir s'acquitter qu'il le veuille ou non. Mais aussi prompt à la colère qu'il était rapide à reprendre son calme le jeune Seigneur suzerain de L'Ouest observa avec une certaine surprise le maitre de Wyndhall mettre genoux à terre et renouveler son allégeance à la maison Lannister. Les mots étaient solennels et prononcés avec, de ce que pouvait en juger Tybolt, une certaine franchise. Peut être avait-il mal jugé ce Lord Edwyn... Wyndhall n'en devrait pas moins subir la présence des grognards du Val, une dette étant une dette il ne pouvait l'effacer sans en faire payer le prix. De plus cela tempérerait tout autant les seigneurs voisins de Wyndhall. Que personne n'oublie que bien que la maison Targaryen siège sur le Trône de Fer, les vassaux de L'Ouest n'en demeuraient pas moins assujettis à la maison Lannister et non à celle au Dragon. Cependant Tybolt était désormais prêt à laisser une seconde chance au jeune lord du nord des terres de prouver sa valeur et la véracité de ses dires, nul ne pouvait être condamné sur une simple faute même si celle-ci devait être punis.

Le parvis de la cour était désormais noir de soldats et autres chevaliers tendant tous vers un seul et unique but mener Lady Aliénor à bon port et ce sans encombre et pour ses propres gardes à n'importe quel prix. La gueule balafrée du commandant de ses gardes lui apporta au travers du sourire grimaçant qu'il tentait de faire apparaitre sur ses lèvres dont la supérieur ne semblait pas vouloir suivre ses ordres, l'assurance que le vieux grognard avait bien saisit la portée des impératifs imposés par son maître. Le dit commandant semblait de fait s'amuser de l'expression de loyauté exposée par Lord Estren connaissant les ordres qu'il avait reçut de ne pas hésiter à laisser cet homme et sa suite à la merci des pirates si jamais cela permettait de sauver la jeune Lady. D'un regard le Seigneur Lannister fit disparaitre l'air amusé du commandant, bien qu'instruit de ses ordres, il ne devait pas perdre de vue son propre statut et sa place par rapport au Seigneur de Wyndhall et il ne serait pas dit qu'un Lannister laisserait un commandant tout couvert de gloire qu'il soit se moquer de l'honneur d'un Lord de L'Ouest et ce même si celui-ci était tout aussi sacrifiable que n'importe quel homme.

Il observa avec bienveillance le jeune Lord s'adresser à Lady Aliénor se disant par la même occasion que ce serait la première fois que la petite lionne aurait sous ses ordres un vassal du Roc. Lorsque Lord Edwyn se tourna de nouveau vers lui, Tybolt avait la main posée sur le pommeau de Rétribution son épée d'acier château. Il inclina la tête en signe de consentement mais dès avant que Lord Estren ne tourne les talons et alors que Aliénor se tournait vers Grunildha, il saisit le bras du Lord pour lui glisser à l'oreille.


Prenez soin d'elle comme vous le feriez de l'élue de votre cœur, ramenez la moi intacte et fiancée à ce Tyrell et alors j'oublierai vos erreurs passées.


Lord Lannister relâcha sa prise sur le bras de son vassal et s'éloigna pour aider sa jeune sœur à prendre place sur sa monture. Il avait lui même choisit la jument qui conduirait la petite lionne vers le Bief, sur les conseils du maître palefrenier du Roc bien entendu mais il avait tenu à ce qu'elle soit aussi belle qu'elle aurait le pied sûr. Il leva les yeux vers la jeune femme.


N'oublie pas ce dont nous nous sommes entretenu dans tes appartements, conduit toi comme la lionne du Roc que tu es et avant même que tu ne t'en rendes compte tu seras de retour auprès de moi.

Le jeune Lion détourna bien vite le regard pour se rebâtir une prestance de Grand Lord. Il échangea un dernier regard avec le commandant de sa garde qui le gratifia de ce sempiternel sourire en biais qui n'avait aucun sens si ce n'était de faire paraitre ce guerrier plus effrayant encore que les Sept ne l'avaient rendu en lui infligeant cette blessure. Ses hommes au sein de la garde entretenaient la rumeur selon laquelle l’Étranger lui même avait refuser de prendre cet homme lorsqu'il s'était présenté à lui. Lord Lannister remonta les quelques marches lui permettant de dominer toute la place avant de prendre la parole.


L'heure est désormais venue pour vous de remplir votre mission, je confis à vos soin et à ceux des Sept la sécurité de la plus importante personne qu'il puisse être pour moi. N'oubliez jamais qu'en cas de manquement il me serait impossible de punir les Sept, vous aurez donc à subir votre châtiment et le leur réunis. Que votre route soit sûr et votre voyage sans encombre, puisse le Père veiller sur vous et le Guerrier vous prêter sa force.
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Aliénor Tyrell
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Message Sam 28 Mai 2011 - 12:55

Elle fixa pendant un long moment le Lord a genoux, devant son frère. Elle avait entendu plein de ragot sur Lord Estren. Cependant, elle ne les croyait qu’à moitié. Il y avait qu’une chose qui importait à la petite Lannister, la fidélité de ses vassau et la réussite de cette alliance, même si elle devait en payer le prix. N’était pas l’ainée, elle n’avait jamais fait partie de la politique de la maison de l’Ouest. Elle conservait donc une image du Lord, comme un homme en qui on pouvait avoir confiance. Mais pouvait-on faire confiance à l’homme qui négociait les termes de votre mariage? Elle en doutait encore un peu. Quoiqu’elle n’avait jamais remis en cause le jugement de Tybolt.

Lorsque le lord se tourna vers elle, la petite lionne sourit. Elle avait toujours trouvé ce personnage de l’Ouest fort intriguant. Si Tybolt lui faisait confiance pour qu’il assure sa sécurité, soit, elle se plierait à cette exigence.

Il me fait plaisir de savoir qu’un vassal aussi fidèle m’accompagne à Hautjardin. Votre nom précède votre réputation Lord Estren. Alors j’oserai croire que vous saurez satisfaire ma curiosité, pendant mon voyage.

Elle s’était retint de continuer. Parce qu’elle aurait pu insulter son frère. Ce qu’elle n’avait pas envie et ne souhaitait pas. Mais toute femme donnée en « cadeau », à un autre seigneur, avait le droit de connaitre ce qu’il allait négocier. La curiosité de la Lannister n’échappait pas au reste. Edwyn savait la réponse et s’il le fallait, elle lui tirerait les vers du nez, que Tybolt le veuille ou pas.

Un homme de main aida Grunildha à monter Shadow . Un bel étalon à la robe noir, offert à la petite lionne lors de ses treize ans, par son père. La créature piaffait nerveusement et sa cavalière ne semblait pas aimer l’état de l’animal. Aliénor caressa l’encolure de son cheval et lui murmura à son oreille. L’animal se calmait aux petites attentions de sa maitresse. Elle avait toujours eu un don, pour calmer Shadow.

Voyant que son frère tentait d’avertir subtilement le Lord de Wyndhall, elle soupira. Elle était capable de se défendre et elle n’allait pas faire exprès pour mettre lord Estren dans l’embarras. Elle n’avait plus la volonté que l’on se plie en quatre, pour lui faire plaisir. Elle était sage,du moins en ce qui concernait ses envies libertines.
En bonne cavalière, elle aurait monté facilement la jument qu’avait choisie Tybolt, mais elle préféra se laisser aider. Elle voyait le Tybolt qu’elle avait connu enfant. Une personne qui voulait la protéger jusqu’au petit orteil. Elle ne pouvait pas lui en vouloir. Elle n’avait pas raconté ses souffrances à son frère pour la simple raison qu’il avait d’autres affaires plus importantes que les souvenirs ressurgissant dans sa tête. Elle ne pouvait pas non plus lui en vouloir d’être son protecteur, mais elle ne savait pas comment lui dire que maintenant, elle devait voler de ses propres ailes. Le mariage entre l’héritier du Bief et elle était une seconde étape à son émancipation.

Elle espérait au moins retrouver la chaleur et leur réconfort dans les bras de son époux. Elle devait partir, un jour au l’autre. Elle prendrait exemple sur ses propres parents qui n’avaient pas eu une union d’amour, mais ils s’étaient efforcés de les aimés et de s’aimer.

Se retournant vers la citadelle, elle eut le cœur serré. Elle reviendrait. Oui, mais un jour cette maison ne serait plus la sienne. Elle deviendrait celle d’une autre femme. Cependant, elle savait qu’elle serait toujours la bienvenue. Le roc était son nid douillet, sa vraie maison qui l’avait vu naitre et grandir.

Une part de souvenir resterait toujours ici, elle le savait et elle revoyait encore certaines scènes. Elle se souvenait très bien, des courses qu’elle faisait avant que Tya ne la quittes aussi. « Aliénor, reviens ici, tu as triché! » La petite Lannister scellait en vitesse Démon et partait à la course. « Rattrape-moi. La première qui arrive à Port-Lannis gagne ». Elle avait rarement atteint la ville sans que Tya ou un des gardes protecteurs de sa petite personne l’en empêche. Lorsqu’elle l’avait fait une fois, le Lion Gris avait réprimandé l’enfant en la privant de Démon. Pour elle se fut un terrible souvenir. Elle était très attachée à l’animal. Pendant ce temps de « punition », Démon était mort d’une curieuse maladie qui avait chagriné la petite. Mais l’humain n’étant pas éternel, l’animal non plus. Damon en avait offert un deuxième qu’elle avait renommé Shadow.

Aliénor?, appela doucement sa servante. Tout va bien?

Oui, pardon j’étais …. Peu importe.

Elle se tourna vers Tybolt

Ne vous inquiétez pas mon frère, je pars pour mieux revenir. Tout ira bien à Hautjardin je vous le promets. Nous vous tiendrons informé de la situation à Bief , je vous le promets.


Tout ce qu’elle voyait c’était deux hommes qui se disputaient. Elle ne pouvait rien faire. Un était fautif malgré tout

Il faut partir maintenant. Je vous promets de tenir mon rang de Lionne, mon frère.


Quoiqu’il arrive, elle était mieux de rester en vie, parce que Lord Estren passerait un sale quart d’heure par sa faute. En plus, elle n’avait pas envie de mourir. Avec une aussi grande garde, elle n’allait pas passer discrètement. Encore faut-il qu’il existe un homme assez fou, pour s’en prendre à un homme de la garde du lion. Surtout que ceux-ci avaient comme ordre de mourir pour la sauver.

Lord Edwyn, nous sommes tous prêts, nous pouvons partir maintenant.

Il était inutile de faire du sur place. Surtout si cela était pour sermonner le pauvre Lord Estren.

Plutôt elle arriverait à Crakehall, plus, elle serait en sécurité. Surtout, si on comptait que par la route du front de mer arriver à Crakehall prenait au moins deux jours et le reste, on estimait entre cinq et six jours de chevauché, jusqu’à Hautjardin. Tout ce qu’elle savait c’est que des hommes des Tyrell les attendaient là-bas. Elle espérait au moins, que le fils daigne de s’y présenter lui aussi. Du moins, pour elle cela aurait été une marque de respect, qu’elle aurait bien accepté.



 
 
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Message Lun 30 Mai 2011 - 20:41

Ses erreurs ? Edwyn ne comprenait pas le point de vue, manifestement malavisé, de son suzerain, qui n'était que son suzerain, et non son souverain. Edwyn n'était pas le sujet de Tybolt, mais son vassal, et en tant que tel, avait-il jamais manqué à ses devoirs ? Avait-il dédaigné le service de guerre, d'ost, de chevauchée ou de garde ? Avait-il dédaigné le service de conseil, de juridiction et de soutien politique et financier ? Jamais. Il avait été un vassal exemplaire, et sa seule « erreur passée » fut d'avoir attiré l'attention de son suzerain sur certaines des conséquences fâcheuses pour son peuple de certaines de ses décisions, sans jamais les remettre en question pour autant. Quel seigneur, si petit fût-il, serait Edwyn, s'il n'avait à cœur l'intérêt de son peuple et de ses terres ? Le seigneur du Roc pouvait avoir du mépris pour des gens qu'ils considéraient comme inférieurs, ceux-là n'en demeurait pas moins ses gens, et en raison des impôts que ceux-là payaient sans se plaindre, il avait à leur endroit bien des devoirs, comme la justice, la protection pour leur corps et leurs biens, bien qu'à ce sujet il se reposât, bien naturellement, sur ses vassaux. Edwyn avait du respect et de l'admiration pour Tybolt, un des rares hommes de l'Ouest dont il souhaitait sincèrement avoir l'estime, mais il regrettait que la jeunesse et la fougue de celui-ci se doublassent d'une vanité démesurément déplacée. Ou était-ce qu'il avait été habitué à la soumission bonimenteuse de larves qui avaient accédé au statut de conseiller ? Bah ! Qu'importe ! Si pour aider son suzerain de ses meilleurs conseils, il devait pour cela encourir la disgrâce, eh bien que le Père soit loué, il n'en deviendrait point ce vermisseau trop conciliant et trop flasque pour être honnête. Edwyn préférait ne jamais goûter aux honneurs plutôt que de s'attribuer une part d'un gâteau avarié.

Quant aux mots gentils de lady Aliénor, Edwyn ne sut guère s'il fallait les prendre comme des fleurs méritées ou le gage d'une courtoisie de circonstance. Il avait été appelé à Castral Roc au nom d'une réputation qu'il avait certainement méritée, et le jeune homme n'entendait guère assombrir l'éclat dont son blason jouissait dans l'Ouest. N'avait-il pas garanti la sécurité et la prospérité de ses terres depuis qu'il avait accédé au plus au titre de son fief ? N'avait-il pas su nouer d'excellentes relations avec les bannerets voisins, au point d'en porter la parole jusqu'au Roc, jusqu'aux oreilles de son suzerain ? S'il y en avait, à Port-Lannis ou ailleurs, qui doutaient encore de son dévouement, de sa loyauté et de son efficacité en tant que seigneur de l'Ouest, ceux-là étaient des sots. Avec patience, il observa celle qu'on jetait en pâture à la table des Tyrell monter à cheval, et dans le respect des règles de la bienséance, il n'enfourcha lui-même sa monture qu'une fois Aliénor stabilisée et bien en selle. Un de ses proches serviteurs apparut alors auprès de lui et discrètement, pour ne pas gêner la cérémonie de départ, lui remit un pli venu du nord qu'Edwyn glissa délicatement dans sa manche. Sans doute était-ce des nouvelles de Wyndhall, ou bien la lettre venait-elle de plus loin encore ? Il trouverait bien un moyen de connaître le contenu de la missive durant le voyage. Prêts, ils étaient tous prêts à partir, et alors que les cavaliers de la garde du Lion ouvrait la marche en une colonne qui allait en s'allongeant, Edwyn prit place au côté d'Aliénor, pour entourer la demoiselle de sa protection comme de sa présence, car même s'il ne doutait pas qu'en parfaite Lionne, elle avait toute l'opiniâtreté et la résolution nécessaire à la séparation, il songeait qu'elle aurait peut-être besoin d'une présence amicale et presque informelle sur laquelle se reposer durant le voyage, pour apaiser sa conscience et son cœur. D'autant qu'elle partait avec pour objectif son propre mariage, qu'on avait arrangé pour elle, presque à son insu. C'était le lot des filles des plus hautes familles que d'être ces meubles qu'on s'échangent, qu'on se vend, qu'on se donne, qu'on sacrifie sur l'autel de la diplomatie.

Comme convenu, quelques membres de la Garde grise, garde personnelle d'Edwyn, devancèrent le cortège officiel pour aller prendre des nouvelles du gros de la garde qui était parti plus tôt, en éclaireur. Bien que les yeux de lord Estren fixassent obstinément l'avant-garde constitué des meilleurs éléments de la garde du Lion, son regard était déjà dans les merveilleux jardins de la capitale du Bief, à l'ombre des peupliers, des tilleurs et des hêtres, autour des bassins où la rose jaune s'épanouit sous la main aimante des meilleurs jardiniers du continent. Là, Hautjardin se tenait, noble, magnifique, et orgueilleuse. Un orgueil qui n'avait rien de l'orgueil minéral et colérique de Castral Roc. Il s'agissait d'un orgueil théâtral, pompeux, fondé sur l'ivresse de tous les sens. L'architecture du palais, le parfum des bosquets, le goût des banquets et la musique des baladins s'y entremêlaient sans cesse, créant et recréant à jamais cet esprit de fête perpétuelle qui donnait en spectacle la puissance de la maison Tyrell, ou du moins une certaine apparence de cette puissance. Il n'y avait cependant que les petits esprits pour se laisser impressionner par un tel faste, croûte d'or sur un parterre boueux comme tout le reste. Mais Edwyn eût été malavisé de méconnaître cette donnée culturelle, car il allait s'entretenir avec les plus hautes autorités du Bief. S'il n'avait point connu la nature de ce peuple de chevaliers très honorables, et très hautains, il souffrirait d'un handicap dans les dures négociations qui s'annonçaient. Et comme ce n'était pas Tristan Tyrell qu'il aurait à convaincre, mais son père, la beauté brûlante d'Aliénor ne suffirait pas à emporter l'adhésion de la Rose.

Il n'y prit pas garde, mais son regard se posa sur Aliénor, dont il plaignait la piteuse situation. Elle était dame du Roc, bien sûr, et jouissait en tant que telle d'une fortune considérable – doux euphémisme, d'un prestige égal, et d'une réputation des plus nobles. Mais dans la transaction qui s'annonçait, était-elle autre chose qu'une pièce de viande que son boucher de frère négociait avec le moissonneur du Bief ? Edwyn trouvait même son statut plus enviable, car étant diplomate, et mandé par Tybolt lui-même, il jouissait d'une situation confortable. Il bénéficiait d'une immunité relativement étendue, bien plus étendue que celle de n'importe quel hôte de marque reçu à une cour suzeraine. Sans compter que sa mission, si elle s'achevait par un succès, lui donnerait droit à une récompense, qu'il n'avait pas cru judicieux de discuter avec Tybolt, étant donné la manière très cavalière dont celui-ci avait décidé de l'utilisation des troupes qu'il avait été cherché dans le Val. Tout de même, bien qu'Edwyn eut beaucoup de respect pour son suzerain, il ne pouvait s'empêcher de penser que c'était là une erreur qui coûterait cher, non pas certes à Tybolt ou à ses propres terres, mais aux bannerets qui verraient les leurs foulés par les bottes crasseuses de ces soldats convoqués en pure perte. Hélas, l'Histoire est telle que les petits ont toujours à nettoyer derrière les grands dont les actions éclaboussent.

Castral Roc, et Port-L annis s'éloignait derrière eux, et profitant de ce que l'expédition avançait bon train, Edwyn tira de sa manche le pli qu'il avait reçu un peu plus tôt. Il reconnut son propre sceau, et fut heureux de recevoir avec autant d'assiduité des nouvelles de ses terres. Rien de très préoccupant ne semblait s'animer dans le nord, en dehors d'une croissance inexpliquée des naissances parmi les domestiques du château de Wyndhall. L'inexplicable avait pourtant une explication très simple : quand l'aigle n'est pas là, les souris couchent, et se multiplient. La missive amusa donc Edwyn, qui aurait pu rire s'il n'avait eu à cœur de garder tout le sérieux nécessaire à sa position au sein de la mission, et pour ne pas froisser lady Aliénor, et il la glissa de nouveau dans sa manche en songeant qu'il lui faudrait s'occuper de ces infatigables valets. L'heure était au repli et à la défensive, pour tous, non à la ripailles et à la débauche. Ces réjouissances auraient tout à fait leur place une fois la menace Fer-née anéantie.


 « Nous avons bien de la chance, ma lady, de voyager par ce temps si clément. Bien que la chaleur soit étouffante, elle nous épargne la pluie. »

Le ton était neutre, le sujet d'une banalité assumée, et l'entrée en matière plutôt satisfaisante.

 « Êtes-vous enthousiaste, à l'idée de votre prochain mariage ? J'imagine que c'est un jour qui fascine autant qu'il effraie les principaux intéressés que sont les deux promis... »

Edwyn ne pouvait que supposer, étant donné qu'il n'était lui-même pas encore marié, ni même promis à qui que ce fût. C'était d'ailleurs une erreur qu'il se chargerait bien vite de corriger. De par sa position sociale, il avait accès à un vaste choix parmi les filles et les sœurs des petits bannerets de l'Ouest, du Conflans et du Bief, les royaumes frontaliers. Son union avec quiconque n'aurait que peu d'incidences aux yeux de son suzerain, mais elle en aurait beaucoup pour lui-même et pour Wyndhall, car plus qu'un mariage, ce sont les héritiers qui sont très attendus des unions des seigneurs.


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Aliénor Tyrell
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Message Mar 31 Mai 2011 - 3:40

Aliénor avait toujours eu un penchant pour l’aventure. Cependant, elle n’avait jamais eu le droit d’aller plus loin que Lefford. Westeros restait pour elle un monde inexpliqué et inexplicable. Elle n’aimait pas les érudits qui savaient tout de tout, elle aurait voulu connaitre autres choses. Elle se demandait si Tristan serais aussi libertins qu’elle voulait l’être dans sa propre vie. Il y avait bien des choses qui changeaient. Lors que le Roc fut loin, elle empoigna les rênes de sa monture et crispa les doigts. Elle avait très envie de partir à la hâte, contourner les règles. Elle avait tournée la tête en direction de Ser Richard, dont elle avait tenu à sa présence. Celui –ci la regarda d’un air méfiant. Il la connaissait trop bien, pour qu’elle dépasse la garde du Lion de l’Ouest.

N’y pensez pas une seconde. J’aimerais bien garder ma tête sur mes épaules et non sur un piquet

Aliénor eut un sourire moqueur. Elle connaissait bien ce Ser qui ne la laissera jamais seule. Elle tenterait à son retour au Roc, de négocier que son protecteur l’accompagne à jamais au Bief. Grunildha regardait sa protégée avec tristesse. Pauvre enfant. Elle avait un bon parti, mais elle n’était que de pâture. Elle ne doutait pas de la dot, mais la petite Lannister méritait mieux que de se faire marier alors qu’elle venait de perdre son père de la maladie. Elle méritait mieux que ça, mais on ne pouvait pas attendre éternellement, elle avait dix-huit années. Deux de plus et elle serait quasiment une vieille fille. Ce que la maison Lannister ne pouvait se pardonner. Aliénor devait être mariée et découvrir que la vie était encore plus cruelle qu’il pouvait paraitre. Elle savait une chose, la petite lionne allait apprendre davantage les vrais devoirs de la vie, avec Léo Tyrell, qu’avec son frère Tybolt.
Un suzerain ne se marie jamais par amour. Il se marie pour la politique, pour son peuple et les alliances. Elle l’avait appris dès son jeune âge. Elle avait toujours soutenu que ses propres parents s’étaient mariés par amour, mais Damon avait toujours dit que cela était faux. Qu’il s’était marié par convenance d’alliance et qu’un jour, elle le serait aussi. La petite lionne du Roc avait dès cet instant rejeté l’idée de ne pas avoir son propre prince charmant. Elle aimait bien qu’on lui porte une attention particulière.

Point Aveugle, elle glissa ses yeux sur le pli de Lord Estren. Elle ne savait pas de quoi ce la parlait, mais elle s’en fichait un peu. Il était de Wyndhall. Elle aurait parié toute sa fortune. Elle n’avait pas l’étoffe d’une Suzeraine, mais elle connaissait presque toutes les maisons de l’Ouest et avait commencé, avec un mestre à étudier toutes celle de Bief.

De bonnes nouvelles de votre chez vous, je l’espère. Je trouve l’idée de mauvais gout de vous faire quitter vos terres, pour ma simple personne. Surtout pour me marier. Point que je ne vous estime pas, au contraire, on m’a toujours dit que vous étiez l’un des meilleurs conseillers du Roc, mais ne préfériez vous pas être à Wyndhall, pour veiller sur vos gens? Soyez Honnête Lord Estren, je ne suis pas Tybolt, je ne saurai vous en tenir rigueur.

Au contraire, elle était le genre de femme qui gardait bien les secrets. Elle était une femme de vérité. Elle voulait la justice et la compréhension. Elle évitait de trop parler pour froisser les gens, mais elle savait lire dans les regards. Elle comprenait aussi qu’il y a avait plus amusant que d’escorter une simple Lannister. Surtout qu’en compagnie d’hommes, elle trouvait rarement les sujets intéressants. Elle se souvenait d’avoir entendu des rumeurs de certains conseillers qui croyaient qu’elle était une batarde de Damon. Jeune enfant, elle l’avait cru. Cependant, elle dégageait la même beauté que sa douce mère.

Oui, mais un jour cette chaleur devra cesser. Sinon, Westeros et ses habitants perdront tous leurs récoltes. Ce que je ne souhaite pas, surtout aux pauvres gens des côtes. Ils ont déjà la menace des fers-nés qui pèsent chaque jour. Vos gens tiennent le coup?

Du coup, être femme noble et vivre loin des côtes évitaient d’être enlevée et finir en fille de joie. De là ses éternelles interdictions de ne pas se balader seule dans les villages.

Elle n’avait pas réfléchi à la question. Allait-elle être heureuse dans son mariage? Avait-elle une quelconque envie de se marier et quitter le Roc? Elle cachait une certaine tristesse. Tya aurait pu épouser l’héritier de Bief. Cependant il était encore jeune lorsqu’elle-même à épousé un Baratheon.

Ma sœur a épousé un Baratheon. Je vais certainement épouser un Tyrell. N’est-ce pas là, deux bonnes familles? Avec des alliances profitables autant politique que militaires? Pour combien, mon frère m’a-t-il vendu au Tyrell, ou plutôt me vendra. Combien vaut une Lannister, Lord Estren

Question très délicate, surtout qu’Aliénor n’était pas d’humeur.

Aliénor! La réprimanda sa servante, qui en avait toujours eu le droit.

Elle se tourna vers Lord Estren et le regarda.

Veuillez pardonner mon impertinence. Je ne suis pas enthousiaste à me marier encore. Je ne connais pas le fils de Léo Tyrell. J’espère tous simplement que notre relation ne sera pas trop houleuse. Du coups j’espère que vous vous trouverez une femme que vous saurez aimer.

C’est le point qui la tracassait le plus. Edwyn n’avait que faire de ses sentiments contradictoires. Il était le négociateur de sa dot. Pas un « psychologue » de ce qu’elle pouvait ressentir ou de craindre.

Bief me fait peur. Oui, je crains un endroit que j’ai peu visité, mais on m’a toujours épargné et protégé. Mais je peux vous importuner sur ce que je ressens ou pas.

Elle regarda devant elle. Il était trop tard pour reculer. Elle ne pouvait que mettre tous ses espoirs dans les mains de Lord Edwyn Estren. Plus que jamais, il avait son destin en main.

Croyez-vous que les Tyrell nous attendent à Crakehall? Tybolt ne m’a pas informé sur le reste du trajet.

Elle avait retrouvé un mince sourire rien de plus.



 
 
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Message Lun 6 Juin 2011 - 21:52

Sa réputation précédait-elle Edwyn ? Cette information méritait l'attention du jeune homme, plus en tout cas que la sympathie peut-être feinte de lady Aliénor, qui, bien qu'elle fût sous sa responsabilité, n'en demeurait pas moins une Lannister. Elle disait désapprouver l'attitude de son frère, mais qu'en était-il vraiment, et son opinion avait-elle une quelconque importance ? Edwyn n'avait guère eu d'autre alternative que l'acceptation pure et simple d'une mission si singulière, sauf s'il avait tenu à moisir dans son fief en demeurant le spectateur de son époque. Et par tout ce qui est sacré, son époque connaissait des troubles sans précédent qui exigeait de tout seigneur, qu'il fût minuscule ou géant, qu'il y prêtât toute son attention. Préférerait-il rester chez lui à veiller sur son peuple, à s'occuper de sa forteresse et à organiser ses défenses contre les incursions des fer-nés ? Assurément, et il n'allait pas le nier. Mais pour toute réponse, il se contenta d'un sourire énigmatique et légèrement désinvolte, ce sourire si cher aux diplomates et qui peut sauver plus d'une fois la vie de qui se sait dans l'embarras. Ses gens tenaient-ils le coup ? Ils subissaient la gloutonnerie furibonde des seiches de Dagon Greyjoy, et languissait de l'aide due par le seigneur de l'Ouest. S'inquiéter de leur situation partait certainement d'un bon sentiment, mais lady Aliénor s'exprimait avec si peu de délicatesse qu'Edwyn eût pu croire, s'il n'avait reçu l'éducation raffinée de son père, qu'elle se moquait de lui et de son infériorité.

Edwyn soupira tristement en écoutant les paroles de la demoiselle, car elle témoignait d'un désenchantement qui ne convenait pas aux jouvencelles sur le seuil de leur prochaine vie. Ces pensées moroses allaient ternir son teint fruité et blanchir prématurément cette chevelure magnifique. Toutefois, la lucidité d'Aliénor serait un formidable atout pour elle, pour peu qu'elle en fît l'usage le plus juste, car la clairvoyance n'est un bienfait que si l’œil ne s'aveugle pas de ce qu'il voit si nettement. Aliénor ne semblait goûter que fort peu l'idée de son prochain mariage, mais elle s'y ferait assez vite. De ce qu'il en savait, le fils de Léo Tyrell était un bellâtre arrogant comme il sied à un héritier du bief, et toutes les miniatures qu'il avait vu de lui étaient à son avantage. Par ailleurs, en tant que fils d'une des maisons suzeraines de Westeros, n'était-il pas un parti des plus honorables et des plus avantageux pour toutes les filles de bonne famille du continent ? Quant à la question de l'amour, elle n'était jamais qu'accessoire, car un mariage de si haut rang est avant tout un contrat entre deux familles, bien avant d'être la reconnaissance officielle des sentiments qu'éprouvent les deux époux l'un pour l'autre. Dans le cas où les deux jeunes gens seraient incapables de s'entendre et de s'apprécier, Aliénor, en honorable dame de l'Ouest, se devrait de maîtriser ses colères et ses impatiences pour accorder à Tristan Tyrell toute la considération et tout le respect qu'une femme doit à son époux, de surcroît si de l'union dépendait la viabilité d'une alliance très importante pour le Roc, comme pour le Bief. Edwyn se ferait une joie de le rappeler à Léo Tyrell dans ses négociations.


 « Madame, vos craintes sont tout à fait compréhensibles. Le lion lui-même hésite toujours à franchir la rivière qu'il ne connaît pas. Le Bief est un pays très agréable, et je ne doute pas que ses terres verdoyantes et son peuple  si aimable sauront apaiser votre cœur endolori par la distance qui peu à peu se creuse entre vous et le Roc. »

Edwyn entreprit alors le récit du souvenir d'un de ses voyages dans les contrées de la Rose.

 « ... Il s'y trouve parfois des maîtres de maison, possédés de l'amour de la propriété, qui vantent tout ce qu'ils ont, tout ce qui paraît sur leur table, servent une volaille avec emphase et débouchent chaque bouteille avec une apologie à l'appui. D'autres en revanche tombent dans l'excès contraire, se confondent en excuse de ne rien posséder et sur la mauvaise chère qu'ils vous font et mendient des éloges à force de fausse modestie. C'est un peuple contradictoire, selon moi, mais il se rassemble autour de l'idéal qu'est la chevalerie. Les tournois du Bief sont, à mes yeux, les plus spectaculaires de tous les royaumes. Les chevaliers, inspirés sans doute par les Sept, n'y combattent pas, ils y dansent. »

Mais c'était un tout autre genre de combat qui s'annonçait, car les Tyrell étaient loin d'être des imbéciles. Toutefois Edwyn avait ses instructions et il avait même déjà pensé la rédaction d'un traité qui engloberait dans ses clauses le contrat de mariage qui unirait les deux grandes maisons. S'agissant du traité, il s'agissait d'une alliance militaire classique orientée vers la lutte contre les Fer-nés, ce qui n'était point une extravagance, mais une nécessité, la même nécessité qui motivait cette alliance en perspective. S'agissant du contrat de mariage, cependant, quelques clauses poseraient sans doute un problème. La première était bien sûr la dot, qu'il conviendrait de négocier au plus bas, car si les Lannister sont si riches, c'est bien sûr qu'ils savent conserver pour eux les bienfaits de leur fortune. La deuxième concernait les bâtards de Tristan Tyrell qui devraient quitter Hautjardin afin qu'aucune menace interne ne pesât sur les enfants légitime du couple nouvellement formé. Cette condition-là était bien évidemment non négociable, et Edwyn n'avait aucun doute à ce sujet, Léo Tyrell comprendrait.

 « La garde de Hautjardin nous attend certainement à Crakehall et viendra remplacer la garde du Lion qui rentrera à Castral Roc. Peut-être Tristan sera-t-il à la frontière de nos deux royaumes pour vous accueillir, ma lady. Ce ne serait pas une surprise, car j'ai ouï dire que Tristan Tyrell est un très galant homme. »

Quoi qu'il n'eût la décence de retenir ses mâles envies pour éviter de semer quelques bâtards ici et là, mais Edwyn se garda bien d'exprimer une telle pensée ouvertement en présence de la future épouse de Tristan Tyrell.

 « Ma lady, si vous vous en remettez à moi, sachez que je suis votre serviteur, et qu'au cours des négociations qui s'annoncent, j'aurai toujours à cœur de veiller à ce que jamais ni votre honneur, ni votre personne ne soit insultés en aucune façon. Je ne tient qu'un fief de moindre importance, et je n'intéresse donc que très peu votre frère. Mais il m'a confié pour mission de veiller sur vous, et je ne me soustrairai point à son ordre.  »

Venant à lui, Edwyn reconnut l'un des membres de la Garde Grise, et la mine qu'il affichait annonçait que tout était en ordre sur la route. En dehors d'un petit groupe de voyageurs, probablement des marchands en provenance du sud et en direction de Port-Lannis, ils ne croiseraient personne sur la route du front de mer, du moins pour le moment.

 « C'est une épreuve difficile, il faut vous y préparer. Un mariage est sans doute la cérémonie la plus ambiguë qui soit. Jamais mariage ne sera célébré autrement que dans l'allégresse et la joie, mais la splendeur de la robe et de l'uniforme des mariés peut dissimuler tant de tourments et tant de peines... Les pères et les frères ont toujours choisi les époux pour les filles en âge de rallier d'autres familles. L'amour, les sentiments, le bonheur conjugal sont des données ignorées du problème. Votre place n'a rien d'enviable, mais elle fait de vous une héroïne, ma lady. Je tâcherai de me montrer digne de la sympathie que vous me témoignez, et j'emporterai avec moi le souvenir de votre absolue abnégation. Le Roc vous est redevable, madame.  »

Bavard, Edwyn l'était, mais il était également sincère. Aliénor rendait un grand service à son pays et à son frère en même temps qu'elle accomplissait son devoir. Elle ne devrait jamais le perdre de vue, et peut-être que de cette prise de conscience jaillirait la fierté qui convient aux premières dames, car elles ont sacrifié leur liberté pour le plus grand bien.


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Aliénor Tyrell
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Message Mar 7 Juin 2011 - 3:30

Aliénor était une enfant très fragile et elle avait l’impression que le maitre de son destin l’avait échappé d’entre ses mains. Elle s’était donc fracassée en millier de petits morceaux. Pourquoi, elle. La menace pesait bien sur sa famille et son peuple. Elle était une petite lionne abandonnée, par ses parents et maintenant, elle se sentait abandonnée de sa maison natale.

La petite lionne eut un petit sourire à l’attention de celui qui était son protecteur pendant le voyage. Il y avait longtemps qu’elle n’était pas sortie du Roc. Sauf sa petite soirée sur les berges de Port-Lannis. Elle avait écouté pendant plusieurs minutes le son des vagues qui frappaient avec dureté les rochers. Elle appréciait ce son. Elle avait toujours trouvé cela reposant. Maintenant, se contentera-t-elle d’écouter le vent dans les champs des fleurs? Elle ne le savait pas.

Je sais que le Bief me fera un grand bien. Un jour ou l’autre, je me serais mariée, mais ma maison restera toujours celle que j’ai connue lorsque mes parents dirigeaient Castral Roc. Et il y a longtemps qu’il y a un fossé entre moi et le Roc, si je finis marier à Tristan Tyrell, le fossé sera plus grand. Tybolt en est conscient.

Elle ne s’était pas considérée comme une Lannister. Elle avait toujours été différente de ses frères et sœur. Elle était la poupée fragile du Roc. Elle était plutôt une Lefford comme sa mère. Mais sa mère avait eu la chance de forger son caractère avec le lion. Elle était une femme implacable. Rien n’avait jamais fonctionnée pour la petite lionne. En écoutant Edwyn, Aliénor retrouvait un petit espoir. Elle chassa les larmes de ses yeux et soupira.

Peut être que les enfants changeront nos perceptions. Que peut-être un amour existera, mais je ne peux pas m’avancer et quand je marche sur un fil de fer, j’ai peur du vide. Je me sens comme un cadeau indésirable. Même si Lord Tyrell trouve que les fiançailles entre moi et son fils, sont une chose qu’il se doit d’être fait.

Et il y avait de quoi le penser. Elle avait entendu parler du chevalier du Bief. On le caractérisait de beau garçon, jeune et un peu arrogant. Par contre, elle ne croyait pas qu’une petite lionne du Roc puisse y changer quoique ce soit. Certaine rumeurs voulaient que le jeune homme pouvait attirer n’importe qu’elle femme. Allait-elle avoir des rivales? En avait-elle déjà? Elle savait bien que les hommes pouvaient se permettre tous les charmes. Elle avait souvent croisé des putains de Port-Lannis, dans le roc, même si elle tenait tout ca ce secret. Elle se demandait si Tristan avait la même habitude. Elle ne savait pas de qui, Tybolt ou Gérold se payaient ce luxe et avec tout le respect qu’elle devait, elle ne voulait pas le savoir et encore moins espérer qu’il n’ait pas ses habitudes.

Il ferait bonne impression d’être présent. Peut être que les dieux ne voudront pas être cruels et m’offriront un mari honorable. Lady Verchamps m’a tout de même dit que le fils de Lord Tyrell était un homme très en demande auprès de la gente de féminine. Qu’il était très séduisant. Par contre, mon père m’a toujours dit de juger par moi-même. Espérons que pour une fois, elle dit vraie.

Message claire, qu’elle ne le saurait qu’une fois à Bief. Mais elle aimait bien la petite attention du Lord Edwyn de lui parler du domaine de la rose. Elle trouvait cette attention admirable.

La petite lionne n’avait pas l’intention de rester éternellement à l’écart de ses propres noces. Elle avait le droit d’assister à la vente de la Lannister. Elle savait qu’habituellement, les femmes n’avaient guère à négocier. Par contre, elle insisterait. Elle voulait entendre le tout de la bouche de Léo Tyrell. Elle n’allait pas se laisser faire, mais d’un autre coté, elle ne savait pas si vraiment elle avait envie de savoir combien elle allait être vendue.

Permettrez-vous ma présence, lors de ses négociations. Je sais qu’une femme n’a point sa place dans la politique des hommes, mais j’aimerais que vous insistiez auprès de Lord Léo Tyrell. Ne doutez pas, je remets mon entière confiance en vos mains. Vous êtes le seul, en qui je peux avoir confiance ici. Même si vous êtes issus d’un fief mineur de l’ouest, je remets mon futur entre vos mains, car je sais que je peux vous faire confiance.

Par son père, elle avait appris bien des choses qu’il lui avait confiées sur la loyauté d’une personne. Parfois les seigneurs remettaient leur vie dans la main de leur homme de main, en pensant qu’il devait sacrifier leur vie, pour leur Lord. Dans la toute innocence dont elle vivait, elle lui avait répliqué, de haut de ses huit ans, qu’elle ne laisserait sa vie entre les mains d’un homme que s’il était juste et loyal. Damon savait que la petite Lannister vivait dans un conte de fée. Par contre, elle serait une femme aimée et Damon Lannister l’avait juré sur sa tombe de faire de sa fille, son bébé, la Dame au cœur tendre et il avait réussi. Il était donc à croire que les Lannister n’étaient pas tous vaniteux et manipulateur.

Oui. Je n’ai pas le choix de m’y soustraire, mais ces épreuves ont été atténuées ici. Mon père et ma mère ont vécu heureux malgré tout. Le plus difficile sera de dire que la mer n’est plus derrière moi. Que mes frères ne pourront plus me protéger, même si je l,ai toujours voulu ainsi. Je ne supporte pas mon cadet, mais je sais qu’il me manquera comme Port-Lannis, ou le Roc. Une autre femme prendra place dans ce château que j’ai aimé comme ma maison et moi je vous saurez redevable aussi Lord Estren. Je ne puis m’appuyer sur meilleur protecteur et négociateur que vous. Je ne suis point une héroïne. Je suis une personne qui doit tout à son peuple et je me dois de le protéger, même si je deviens une Dame de la Rose. Le lion sommeillera toujours quelques parts dans mon esprit et j’aurais accompli ce que l’on attendait de moi. Je sais que tout au fond de ce mariage politique, il existera peut-être une étincelle qui m’éclairera. Et peut-être que concilier mariage politique et amour existera.


Elle marqua une pause et regarda sa pauvre servante qui semblait ne pas trop aimer la bête féroce d’Aliénor. La jeune femme s’arrêta et glissa de la jument. Tybolt ne lui ferait pas de remontrance. Elle exigea de son protecteur qu’il aide sa servante et elles échangèrent de monture. La petite Lannister caressa la bête et souriait. Elle était remontée en selle et le cortège reprenait marche.

Peut-être ferais-je une meilleure rose plutôt que de rester parmi les lions. Peut-être que les dieux ont cru bon de me placer auprès de gens avec qui je pourrais révéler ma nature, j’avoue ne plus savoir. Tout cela reste encore un mystère pour moi. Mais jamais je n’oublierais qui m’a vu naitre, dans la grandeur de ses tours.

Aliénor connaissait l’étendue de ses charmes. Elle savait en user, elle n’était pas idiote à ce point. Il était clair que pour Tybolt elle devait en user auprès des Tyrell, même si elle avait son plan à elle.

Dites moi, Lord Estren avez-vous servi mon père ou uniquement mon frère Tybolt?

Elle lui souriait comme elle le faisait toujours. Elle était parfois déroutante, mais elle vivait avec ce défaut. Elle vaguait d’un sujet à l’autre. Il était clair, elle était une femme qui aimait les fins esprits et les hommes honorables, car Lord Estren aurait trouvé la route bien pénible, avec une Aliénor muette.





 
 
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Message Lun 13 Juin 2011 - 20:58

L'émotion de la demoiselle qu'il accompagnait était perceptible, et le jeune Edwyn se dit en lui-même qu'il serait peut-être préférable d'orienter la conversation vers des sujets plus légers. Il observa son manège avec les chevaux, et bien que cet imprévu perturba quelque peu la bonne marche du cortège, Edwyn crut bon de ne point insister, et de laisser faire. Il n'avait pas en charge le divertissement d'Aliénor, et ne devait strictement assurer que sa sécurité durant le voyage, mais le jeune homme n'avait pas envie de traîner avec lui une femme pétrie par le chagrin. Ses impressions étaient légitimes, elle avait manifestement été tenue à l'écart des réelles négociations, et n'étaient jamais qu'un des éléments du contrat qui bientôt serait signé entre le Bief et l'Ouest. Edwyn espérait de tout son cœur que Tristan serait pour elle un époux aimant et respectueux. Mais il garda pour lui ces vœux qu'il savait de peu d'importance. Dans le fond, Aliénor pourrait bien dépérir dans sa future vie d'épouse du futur seigneur de Hautjardin, l'Ouest ne s'intéressait qu'aux termes de l'Alliance dont le mariage n'était qu'une des conditions. En tant qu'homme, bien sûr, Edwyn s'inquiétait de ce qu'Aliénor soit heureuse dans son mariage, parce qu'elle était la sœur de son suzerain, et parce qu'il avait de l'affection pour la famille Lannister. Mais en tant qu'agent de la scène politique de Westeros, peu lui importait les petites misères des femmes promises aux plus hautes dignités nuptiales. Il était assez effrayant, d'ailleurs, de considérer qu'Aliénor, qui n'était encore, en sa compagnie, qu'une dame du Roc et lionne de l'Ouest, serait bientôt le ventre fertile qui ferait naître la prochaine génération des héritiers du Bief. Aliénor, femme d'une grande beauté et d'une forte jeunesse, ne serait bientôt plus qu'une épouse alitée toute entière dévouée à la fonction primaire qu'est la procréation.

Que dire de lord Tristan Tyrell ? De nombreuses rumeurs couraient sur lui, et certaines des dames les plus respectables de Wyndhall rougissaient d'un malin sourire chaque fois que la conversation le prenait pour objet. Ses traits, d'une finesse propre aux hommes de la maison Tyrell, s'encadraient d'une chevelure sombre et entretenue, et il était de notoriété publique que les barbiers de Hautjardin étaient les mieux payés de tout le sud du Continent. Edwyn ne le connaissait pas personnellement, mais les quelques agents qu'il avait envoyé, au gré de ses petites affaires, au domicile de la Rose du Bief lui avaient rapporté quelques éléments pour brosser le portrait d'un homme que d'aucun diraient hautain ou méprisant, que d'autres diraient distant et réservé. Très agréable pour qui reste en sa compagnie plus longtemps que ne l'exige les convenances, Tristan semblait être de ces nobles oisillons soucieux de s'envoler et de prouver à tous la noblesse de ses actes et le mérite de ses décisions. Edwyn ne put s'empêcher de sourire en écoutant les paroles d'Aliénor. Elle devait savoir que la plupart des aventures qu'on prêtait au jeune et fougueux Tristan n'étaient que des balivernes, des ragots mesquins colportés par des domestiques jaloux des richesses de leurs maîtres pour en ternir la réputation. La plupart des mestres de Villevieille s'accordait à dire que Tristan serait un seigneur éclairé, et que son goût pour la pluridisciplinarité ne trahissait pas une dispersion, mais témoignait au contraire d'un universalisme très utile à la chose politique. Tout cela n'était que gargarisme de vieux savants trop hauts perchés pour bien voir les réalités qui s'animent au sol sans jamais percer les cieux. En s'intéressant à tout, Tristan s'était exposé au danger le plus évident, celui de la médiocrité universelle.


 « Madame, je sers votre famille depuis ma naissance, et ce n'est que parce que votre frère et moi sommes d'un âge rapproché que je suis amené à le servir avec plus de présence que je n'ai servi votre père. Votre confiance m'honore, et je verrai ce que je peux faire pour vous permettre d'assister aux discussions. »

Edwyn ne prenait aucun risque, car il avait peu d'espoir de pouvoir tenir sa promesse. Léo Tyrell n'accepterait probablement pas que la future épouse de son fils assistât aux négociations de son propre mariage. C'eût été trop inconvenant, trop inhabituel. Léo Tyrell était un homme bien trop tatillon pour se soustraire aux règles surannées du protocole. Mais il était par ailleurs d'une courtoisie et d'une bienveillance exemplaires, qui l'érigeaient en parangon de chevalier dans son royaume : peut-être, par égard pour celle qui deviendrait bientôt la première dame du Bief, accéderait-il à sa requête?

 « Madame, votre abnégation est un exemple pour nous tous. »

Le respect et la gentillesse dictait ces paroles à Edwyn, mais il était, au fond de lui, bien trop réaliste, bien trop calculateur, et bien trop savant de l'esprit de l'homme pour y prêter foi et crédit. Aliénor et Tristan serait peut-être heureux l'un et l'autre, et régnerait comme les rois et reines des légendes, en père et mère charitables et bons pour leurs enfants et leurs gens. Mais dans le cas contraire, Tristan ferait de son épouse une potiche tout juste bonne à décorer les cérémonies officielles, et Aliénor prendrait chaque semaine un nouvelle amant pour satisfaire ses appétits de femme délaissée. Telle était la triste et dure réalité du champ des possibles. Le jeune homme s'en voulait d'ainsi dissimuler ses pensées véritables, mais avait-il le choix ? S'il venait à mécontenter la sœur, le frère, son suzerain, le lui ferait payer très cher, et il y avait fort à parier que Tybolt Lannister, pour venger l'outrage, même minime, irait jusqu'à dépasser les droits que lui conférait l'hommage vassalique. Il prit toutefois l'initiative de parler librement, après une longue pause. Dans le lointain, les tours de Crakehall n'étaient pas encore visibles.

 « Permettez-moi d'être honnête avec vous. Dès que nous aurons rejoint l'escorte envoyée par Léo Tyrell, vos doutes s'envoleront. Vous laisserez derrière vous le souvenir douceâtre de votre frère, avec la promesse d'un retour très prochain. Devant vous s'étendra votre devoir, dans les jardins les plus luxuriants du Bief. Et quand, de retour au Roc, vous porterez la bonne nouvelle à votre frère, vous comprendrez que votre mariage ne signifie pas votre exil, mais la chance de construire quelque chose par vous même. »

Ce qui signifiait, mais Edwyn se garda bien de le dire ouvertement, que l'ombre de Tybolt ne s'étendrait plus désormais sur sa sœur. Celle-ci, en quelque sorte, échangeait la tutelle du Lion contre les chaînes de la Rose, tout en gagnant en influence et en pouvoir, car évidemment les épouses des seigneurs suzerains disposaient d'une influence notable, pourvu qu'elles assurassent les premiers de leurs devoirs : la procréation, et la loyauté.

 « C'est peu orthodoxe, ma lady, mais j'aimerais faire quelque chose pour vous. »

D'un signe de la main, il fit venir à lui l'un des membres de sa suite qui n'avait pas pris les devants sur la route du front de mer. Il s'agissait d'un homme d'âge mûr et aux tempes honorables, dont le sourire aimable trahissait toute la bonté et toute la gentillesse. Ses bras étaient gantés ; il présentait à son seigneur un superbe rapace dont il dévoila la tête, alors couverte d'une étoffe de tissu gris. Il s'agissait d'un oiseau de taille moyenne, dont l'envergure ne dépassait pas un mètre. Surplombant un bec profond et crochu d'un jaune mordoré, ses deux yeux étaient d'un brun métallique plutôt effrayant pour qui n'était pas familier de ces bêtes majestueuses. Son plumage était brun comme la terre d'où s'élevait la forteresse de Castral Roc.

 « Laissez-moi vous offrir cet oiseau magnifique que j'ai fait élever à votre attention. Il s'agit d'un tout jeune faucon femelle que le maître fauconnier que voilà a pris la liberté de nommer Aliénor, mais vous pourrez la renommer à votre convenance. Elle est une chasseuse impitoyable, et une messagère infaillible.  »

Edwyn espérait qu'Aliénor comprendrait qu'en lui offrant ce faucon, il lui offrait à la foi sa confiance, et surtout un moyen pratique de communier avec lui, à l'avenir. attendit quelques instants, permettant à Aliénor d'observer l'oiseau avec précision, avant d'intimer l'ordre à son domestique de se retirer un peu plus loin dans le cortège.

 « Bien sûr, si l'animal n'est pas à votre goût, vous pouvez toujours le refuser, ou choisir de l'offrir à votre tour à qui bon vous semblera. »
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Aliénor Tyrell
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Message Mar 14 Juin 2011 - 2:40

Aliénor n’était pas habituée à de si longue chevauchée. En fait, avoir été toujours habitué à ne pas quitté le roc, elle avait mis de coté les balades. Cela lui faisait bien de prendre le grand air. Elle digérait mieux aussi le fait qu’elle deviendrait bientôt Madame Tyrell. La dame des roses et ce même si Léo Tyrell vivait toujours. Elle acceptait mieux son futur rôle et voulait et préférait faire de son mieux, pour être apprécier de son futur mari.

Elle avait toujours cette peur de rester seule et que Tristan ne veuille pas d’elle. Elle était une personne fragile et en pleine perte d’innocence. Elle restait la petite lionne du Roc, mais avec une certains suspicion de fleurir parmi les roses. Pour la question de l’héritier, elle ne savait qui croire. Cependant valait mieux de pas laisser son cœur décider à sa place. Elle aurait bien fait de tourner les talons. Elle voulait fuir, mais son mariage sauverait des vies comme les gens de Wyndhall. Elle était mal placée pour refuser maintenant et personne ne lui demandait son avis. Elle était une Lannister et le lion avait décidé ainsi.

Si cela est impossible d’y participer je comprendrais que les sujets de négociations ne me concernent pas, mais vous aurez toujours ma confiance concernant mon avenir. Vous avez mon destin entre vos mains et je comprends qu’en position ou je suis, sois celle de femme, je ne puis y participer comme il le faut.

Elle ne chercherait pas à faire contraire aux règles. Elle était rarement soucieuse de son cas. Tybolt avait toujours tout gérer, il le ferait jusqu’à son émancipation du Roc. Sa dot restait importante et du cout, elle ne voulait pas savoir comme elle avait été « vendue ». Elle aurait mal dans son cœur. Bien qu’elle s’attende à un refus de la part de Léo Tyrell, elle avait offert l’opportunité à Edwyn à l’introduire dans la discussion. Cependant, elle avait complètement oublié qu’une Septa des Tyrell allait vérifier que la jeune lionne était encore pucelle.

Elle avait courtisé plusieurs hommes, sans jamais mettre ceux-ci dans son lit, par soucis de se faire renier à jamais par son frère ou son père. Elle S’était donc bien conduite jusqu’à maintenant. Tristan allait peut-être lui voler son innocence, mais cela n’était que bonne chose, selon elle

Un retour que je redoute, car j’ai la vague impression que mon frère à demander à ce que le mariage n’ait aucun délais. Pourquoi devrait-il s’alourdir d’un fardeau ? Autant me renvoyer dans le royaume de la rose et profiter de cette alliance politique.

La jeune femme soupira intérieurement. Devenir une Tyrell était une étape nécessaire dans sa vie. Elle devait trouver sa propre voix et tous étaient assez honnêtes pour avouer que la petite Lionne du Roc n’était pas comme ses frères, elle avait besoin de se montrer sous son vrai jour, mais que l’unique moyen de le faire était de la faire quitter le Roc. Un endroit qui était presque un prison pour son esprit.

Quand j’étais toute petite et que ma tête dépassait à peine le bureau de mon père j’allais parfois prendre place près devant l’immense carte de Westeros. Je la regardais et mon père venait me prendre dans ses bras et on la regardait ensemble. Parfois, je lui demandais à quelle famille il allait me donner en mariage. Quand ma sœur nous a quittés, je me suis assise devant cette carte de nouveau. Le prochain tour était le mien. Il m’avait promis qu’il me garderait près de lui le plus longtemps qu’il le fallait. Quand il est mort du Fléau, mon monde s’est écroulé comme une château .Jamais je n’aurais cru que ma prochaine maison serait celle de la rose.
.
Voila qui risquait de lui faire plaisir. Elle avait toujours aimé les cadeaux à son intention. Ses yeux pétillèrent en voyant le cadeau du Lord Edwyn.. Les yeux de la bête hypnotisèrent ceux en saphir de la Lannister.

Lord Edwyn, voila un cadeau peu orthodoxe, mais admirable de votre part. Je dois vous avouer que je m’attendais tous sauf, à ceci. Vous me voyez plus que ravi et heureuse.

Aliénor passa sa main sur la tête de la bête qui ne broncha pas. Voilà qui lui serait plus utile.

Elle me plait beaucoup et elle gardera son nom. J’en prendrai grand soin, vous avez ma parole. Elle restera Aliénor la chasseuse impitoyable.

Les yeux de la bête la surprenaient, mais elle n’était pas effrayée. Elle avait habituellement de bon contact avec les animaux.

Mise à part, son étalon, Aliénor avait posséder que quelque animaux qui lui avait été offert par son père, ou son oncle. Cependant, ce cadeau hors du commun, lui faisait grandement plaisir. Un cadeau qui lui faisait un grand plaisir et elle ne se cachait pas de le montrer. Elle aimait qu’on lui offre des attentions, mais elle n’avait pas cru cela du Lord de Wyndhall. Dans ce moment, il n’était que son protecteur et négociateur. Dans son cœur, elle le considérait autrement. Il avait un cœur et elle pouvait le denier. En lui offrant le faucon, il marquait la Lannister en lui disant simplement qu’elle pouvait toujours compter sur les gens qui entouraient sa famille.

Laissez-moi deviner. Elle saura toujours vous retrouver lorsque j’aurai besoin de conseils avisés, ou d’aide dans mes devoirs de Dame Tyrell? Cela sera un honneur pour moi de vous demander conseil si avisé que ceux que vous me donnerez. J’en suis sure.

Elle pouvait compter sur Tybolt, mais parfois, il y avait des choses que l’on ne voulait pas partager à notre famille. Elle aurait peut-être un homme de confiance au Bief, mais elle trouvait important de garder contact avec le Roc. Edwyn était l’homme qu’il lui fallait et elle le pressentait. Surtout pendant les premiers temps de sa nouvelle vie. Bien des choses allaient changer et la petite Lannister se fichait bien de ce que pourrait en penser son propre frère. Encore faudrait-il qu’il le sache.



 
 
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Message Sam 18 Juin 2011 - 13:34

 « Je suis heureux qu'elle vous plaise et convienne. J'avais dans un premier temps espérer vous l'offrir en même temps qu'à votre frère j'offrais son propre rapace, mais hélas, les circonstances de notre départ ont quelque peu bousculé mes plans depuis mon arrivée à Castral Roc. »

C'était un euphémisme, mais Aliénor n'avait guère besoin de connaître les autres petites affaires qui intéressait le jeune lord dans la capitale de son royaume. Les fréquents malheurs de ses débiteurs ne regardaient que lui, après tout ! Pendant un long moment, Edwyn n'entretint pas la conversation, songeant avec mélancolie à ses terres qu'il n'avait pas quitté pour un si long voyage depuis fort longtemps. La correspondance lui permettrait de garder un œil attentif sur son domaine, mais il devrait l'en remettre à ses fidèles conseillers pour diriger Wyndhall en son absence, et il le rassurait de savoir qu'il laissait la terre des faucons entre des mains familières et incorruptibles, même si en la matière, seule la confiance qu'Edwyn plaçait en son oncle avérait cet adjectif. Hélas, qu'il est doux, pour le voyageur, d'imaginer revenir au pays, après bien des aventures ! Qu'il est doux de songer qu'après la selle inconfortable et cahotante, vient le tendre fauteuil qui réconforte, qu'après la viande séchée et le pain dur vient le festin de bienvenue, qu'après les nuits passées à courir la campagne vient le sommeil dans les draps frais de son vieux lit... Malheureusement, après les négociations à Hautjardin, d'autres affaires le conduiraient à Port-Réal, mais cela, il l'ignorait encore alors qu'il chevauchait vers Crakehall.

Après ce silence qui fut long sans être pesant, Edwyn prit l'initiative de reprendre la parole afin de régler certains détails tant qu'ils étaient encore entre braves gens de l'Ouest. Ce n'est pas qu'il se méfiait tant que cela des soldats du Bief, mais il aimait mieux que ce qu'il s'apprêtait à dire demeurât entre des oreilles amicales, et surtout acquises à leur cause.


 « Avez-vous, madame, été instruite des quelques règles de protocole à suivre dans votre position lors de notre séjour à Hautjardin ? Je gage que oui, mais enfin si ce n'est pas le cas, il me reste encore assez de temps pour vous éclairer de mes lumières sur la conduite qui sied aux dignitaires et aux diplomates en voyage officiel à travers les Sept couronnes. »

Le ton d'Edwyn était volontairement docte et appuyé, car il savait toute la valeur de ces procédés rituels que d'aucun trouvaient rétrogrades et poussiéreux. C'était faire preuve d'une négligence bien malavisée que d'ignorer les règles de bienséance et de préséance, car bien des guerres avaient débuté parce que tel ou tel invité s'était conduit comme chez lui chez un autre. Étant donné qu'une alliance entre le Lion et la Rose se profilait, il était impératif que les envoyés de Castral Roc, la promise de l'héritier du Bief et le conseiller du seigneur de l'Ouest, se comportassent le mieux du monde, c'est-à-dire le plus en adéquation avec les lois de l'étiquette du Bief. Certes, les Tyrell n'étaient pas aussi à cheval sur les formalités protocolaires que l'étaient, par exemple, les Vanbois, mais il ne fallait pas négliger leur goût pour les convenances. De fait, Edwyn était heureux de constater qu'Aliénor comprenait la difficulté qu'il aurait à l'introduire à la table des négociations. Il était chanceux d'avoir auprès de lui une femme lucide et manifestement décidé à accepter son sort sans trop sourciller. Il avait l'habitude des femmes capricieuses et hystériques, cela le changeait agréablement. D'autant qu'Aliénor n'était pas la moins belle des femmes de l'Ouest, si bien qu'il songea un instant, en gratifiant la lady d'un sourire, que Tristan Tyrell s'en sortait plutôt bien. Une chevelure blonde comme il sied aux princesses de la maison Lannister, deux superbes yeux bleus qui effaceraient derrière eux tous les joyaux de la couronne, la demoiselle était d'une beauté époustouflante et distinguée. Elle était douce et gracieuse, et semblait même avoir de l'esprit et de la conversation, ce qui n'était pas donné à toutes les femmes de l'époque.

 « N'en veuillez pas à votre frère de vous précipiter ainsi dans les liens de l'hymen. Cette alliance compte beaucoup pour lui, car l'Ouest n'est pas en mesure de dédaigner son allié le plus proche et le plus légitime. Nous sommes les premiers touchés par la folie belliqueuse des Fer-nés, et nous devons nous prémunir, par l'union, qui souvent fait la force. »

Edwyn était assez bien placé pour le savoir. Son peuple avait été parmi les premiers à subit les premières excursions des Fer-nés sur le continent. Ces pilleurs infâmes ! Il ne pouvait s'empêcher de penser à eux sans sentir en lui se répandre les feux de la colère. Ces barbares insulaires ne respectaient aucune des lois de la guerre, n'avaient aucun respect pour les civils et pour les traditions, ce qui bouleversait la donne politique dans tout Westeros. Qui pouvait dire qu'ils ne seraient pas suivis par d'autres, et que le Conflans par exemple n'allait pas lui aussi s'adonner aux pillages des territoires de ses voisins ? Déjà qu'il devait subir sans broncher la présence bannerets étrangers convoqués depuis le Val à la demande du seigneur du Roc, qui se montrait bien dédaigneux à l'égard des peuples septentrionaux de l'Ouest. La Mère n'enseignait-elle pas que le pardon grandit toujours celui qui l'accorde ? Les faibles avaient-ils cependant le droit de pardonner les erreurs des plus forts?

Sur le ton de la plaisanterie, Edwyn se permit un trait d'humour, qu'il espérait suffisant pour redonner gaîté et sourire à la demoiselle qu'il accompagnait jusqu'aux portes de sa destinée.


 « Je vous assure, madame, que vous n'avez pas à vous plaindre du choix de la Rose. Votre frère aurait pu jeter son dévolu sur le Nord, ou sur l'Orage, et là, je vous assure que vous auriez eu matière à vous plaindre. »

La plaisanterie était légèrement cruelle, mais il ne risquait pas de commettre d'impairs diplomatiques. Edwyn n'ignorait pas qu'en définitive, Aliénor n'aurait jamais eu le loisir de choisir son époux.

 « Permettez moi cependant d'insister, si vous avez des questions, posez-les sans attendre, et j'y répondrai avec plaisir et attention. »
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Message Sam 18 Juin 2011 - 20:36

Aliénor n’était pas une de ses dames qui placotaient toutes une journée. Elle était une femme qui s’était repliée dans son coin. Son cerveau lui intimait de ne pas en vouloir à son frère. Il ne pouvait pas la garder éternellement auprès de lui. Si elle était une des femmes les plus présentes auprès de lui, il n’était qu’une question de temps pour elle, de quitter. En contradiction, elle répugnait être mariée, surtout à un chevalier du Bief. Elle ne tirait aucun profit de cette union, non, elle n’était qu’une femme, un ventre pour faire des enfants et des héritiers. Elle n’avait aucune considération. Elle était en colère, mais le démontrait peu. Edwyn n’avait pas à endurer cette colère puisqu’il exécutait les ordres.

Comparée à certaine dame, je connais les limites de mon rang Lord Estren.

La jeune femme de l’ouest regarda son protecteur et négociateur avant de pester intérieurement. Elle était un peu insultée, mais revint sur ce que Septa Nyméria lui avait déjà dit. Chaque royaume avait une coutume propre à sa personnalité. Elle avait peut-être omis ce détail. Elle avait toujours trouvé que les chevaliers du Bief découlaient d’une certaine arrogance. Peut-être était juste des ouïe dire. Aliénor tenait peu à ce que les autres disaient. Elle préférait voir de ses propres yeux et constater pour elle-même. Avec des yeux désolés de ses réactions subites, elle demanda doucement :

Dois-je savoir quelques choses au sujet des Tyrell? Je ne me jetterais pas de déshonneur une fois à Bief.

Elle préférait être rassurée. Tybolt était le dernier membre de sa famille qui pouvait lui briser le cœur et le dernier qu’elle pouvait trahir. Elle ne pourrait pas supporter se mettre à dos cet homme. Mais si en ce moment, son cœur le détestait plus qu’autre chose.

Je n’ai plus envie de parler de Tybolt. Du moins pendant le voyage, si vous en convenez. Cette histoire est entre lui et mon cœur. Ce n’est plus une question que doit décider mon peuple ou pas.

Se rendant compte de son erreur, elle pâlit. Elle avait dit une boutade. Elle s’en voulait d’avoir fait cette erreur qu’elle considérait plus qu’énorme. Cet homme lui accordait sa confiance et elle se trompait ainsi.

Je suis désolée Lord Estren. Je ne pensais pas ce que j’ai dit. Vous êtes le premier qui a été attaquée. Pardonnez mon erreur.

Elle était bien mal. Elle avait rarement fait d’erreur diplomatique, mais celle-ci était énorme. Elle aurait pu en parlé au seigneur de If ou peut importe, mais pas le Lord Edwyn. Un homme dévoué à ses gens. Malheureusement, il avait été les premiers en ligne pour les fers-nés.

Lyonel Baratheon est déjà un allié. Auriez-vous oublié l’autre blonde Lannister. Tya a épousé le fils héritier de l’Orage Moqueur. Et celle-ci ne se plaint pas de son sort. Il paraitrait que lord Baratheon est un homme plus vivace que l’on peut le croire. Et je vais surement vous surprendre que je n’aurais pas bronché à me rendre auprès des Stark. Il est vrai par contre que la rose est potentiellement une maison accueillante et faites plus à mon image.

La bannière du loup représentait peu la Lannister. Peut-être qu’avec des enfants, cet emblème serait bien, mais elle serait bien sous la protection de Léo Tyrell. Car l’ouest ne verra pas sa lionne rugir, mais la rose verra la fleur s’éclore. Elle allait vivre dans le pays des fleurs. Elle était et serait la rose du bief.

Deux seules questions : Tybolt a vraiment choisi seul ma destination de mon futur époux ou quelqu’un est intervenu? Peut être même Léo lui-même?

La jeune femme allait poser sa question lorsque les tours de Crakehall se présentèrent devant elle. Elle attrapa fermement les rênes de Shadow et le talonna.

Aliénor!

Quelle gamine cette enfant, ajouta la servante qui avait toujours eu les droits de faire ce qu’elle voulait.

Mais rien n’indiquait qu’elle allait se tenir et rester dans le droit chemin. Surtout que Crakehall était bordée par une forêt. Ser Richard talonna la sienne et alla rejoindre la sœur du lion de l’Ouest. Aliénor s’était arrêtée et faisait reculer sa monture. Elle connaissait une route dans la forêt. Avant même que l’on remarque sa présence, elle se détourna et c’est son protecteur qui attrapa les rênes. Elle glissa de sa scelle et il en fit autant avant de la retenir.

Je ne veux pas! Je ne suis pas une marchandise pour des sales fer-nés. Ni pour l’ouest ni pour les Tyrell.

Lord Estren ne tardera pas à se montrer, tout comme la bannière de l’ouest. Lord Crakehall a tenu d’hôte pour les chevaliers du Bief. Fuir maintenant, ce la donne un effet encore plus pire que de la guerre contre les fers-nés. Lord Tyrell peut veiller sur vous, si vous devenez l’une des leur. Je suis a votre service depuis quinze et vous me savez fidèle serviteur. Je ne suis encore moins attaché aux services de votre frère. Mon devoir fut accordé à votre personne sous l’ordre de votre père le Lion Gris. Lord Edwyn approche.

Si Tybolt avait des mains de géants, celles de son protecteur était encore plus puissantes. Elle l’avait déjà vu mettre un homme au sol, et un autre se faire briser le cou, en moins de temps qu’il fallait pour prononcer son titre.

Faites une lady de vous et remonter en scelle, avant que le Lord réapparaisse.

Aliénor remonta contre son gré et soupira. Le Lord les atteignit enfin et Aliénor resta muette. Elle garda son regard sur le sol poussiéreux que le cheval piaffait.

Les Tyrell ont déjà une vingtaine d’homme qui attend notre arrivée. Ne les faisons pas tarder.

Alors qu’ils avançaient, Aliénor regardait les hommes lever le regard en leur direction. Elle changeait de garde. Celle du lion quittait et retournait protéger le Roc alors qu’elle passait sous la main des chevaliers de la rose. Rien pour rassurer la pauvre Aliénor. Elle redoutait de plus en plus son avenir dans le Bief désormais.



 
 
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Message Dim 19 Juin 2011 - 20:59

La situation échappait à son contrôle, et cela suffit à provoquer la colère d'Edwyn, qui ne supportait pas les imprévus, surtout quand ceux-ci peuvent s'avérer lourds de conséquences très fâcheuses pour lui et pour ses projets. Aliénor, douce Aliénor, petite écervelée ! Ils avaient passé tranquillement les forteresses Algood et Tarbeck, et voilà qu'arrivés en vu des tours de Crakehall, une mouche des plus virulentes piquaient la promise de Tristan Tyrell. Elle avait quitté la route, pénétré la forêt qui bordait la forteresse. Un tel écart était pourtant prévisible, et s'il avait su, il aurait insisté davantage auprès de lord Tybolt pour que celui-ci apprêtât un véhicule pour le transport de sa sœur. Ainsi prisonnière de son carrosse, elle n'aurait jamais pu fuir comme elle le faisait. Seulement, c'était encore à lui de rattraper cette erreur lamentable !Eh quoi, n'y avait-il personne d'autre dans tout l'Ouest pour jouer les bouffons du Roc ? Tybolt, en lui confiant la mission d'escorter Aliénor et de négocier l'alliance entre les deux royaumes, avait-il prévu que l'objet même de sa mission, sa propre sœur, serait celle qui lui causerait le plus d'ennuis ? Était-ce pour mieux précipiter sa chute qu'il avait planifié tout cela ? Si peu de foi qu'on accorde à la faveur des puissants, force est de constater que leur mécontentement peut aller loin dans le mépris des règles élémentaires du savoir-vivre. Il eût été tellement plus simple de lui signifier sa disgrâce... Mais enfin, les voies de Tybolt sont impénétrables, et Edwynn'avait plus qu'à s'ouvrir le champ des possibles et imaginer ce qui pouvait bien passer par la tête de son suzerain. Mais pour l'heure, seule sa sœur était une priorité. Il fallait l'empêcher de commettre un acte stupide et désespéré, la reconduire dans le cortège, et surtout la retrouver. Edwyn, qui n'avait d'autorité sur l'expédition diplomatique que très partielle, ne put empêcher les cavaliers de la garde envoyée par le Roc de s'élancer à la poursuite de lady Aliénor, suivant en cela l'exemple du bellâtre qui lui faisait office de chevalier servant.

Le jeune homme ne chercha même pas à les retenir. Ils étaient, comme lui, des pions au service de Tybolt, après tout. Toutefois, pour ne pas perdre l'initiative, il s'élança à leur suite et les rejoignit rapidement. Mais à quoi donc pensait la petite sotte ? Il voulait bien lui témoigner son amitié, son affection, son respect, sa loyauté, sa bienveillance, sa compassion et sa gentillesse, mais quelle réaction de lui espérait-elle ? S'attendait-elle à ce qu'il la laissât s'enfuir, à ce qu'il transmît ses excuses à Léo Tyrell, à Tristan Tyrell, et à son propre frère ? L'imaginait-elle se présentant à Hautjardin, priant le seigneur de la Rose d'excuser l'absence de la promise de son fils avant de l'inviter à le joindre à la table des négociations ? Et comment expliquer le geste d'Aliénor ? N'avait-elle pas compris que le choix de son avenir ne lui appartenait qu'à la seule condition de renoncer à son nom, son titre, sa fortune, ses biens, sa vie tout entière ? Était-elle à ce point égoïste qu'elle en oubliait que chacun de ses mouvements feraient l'objet d'une appréciation par son frère, et que celui-ci ne manquerait pas de reprocher à son fidèle vassal les moindres écarts de conduite du cortège ? Edwyn se voyait déjà couvert d'insultes et du fiel de la disgrâce. Il n'aurait plus qu'à se terrer à Wyndhall et rêver aux gloires qui auraient pu être siennes, si l'idiote de sœur de son suzerain avait toujours eu à cœur de se comporter en lady, et non en fille de ferme. Par les Sept, s'il avait pu la mettre en cage, Edwyn n'aurait pas hésité une seconde. C'était bien le problème, avec les Lannister. Ils étaient toujours si imprévisiblement inconvenants ! Il n'y en avait pas un pour rattraper l'autre. Approchant du refuge boisé qu'avait découvert Aliénor, Edwyn attendit avec une patience qui n'était qu'apparente que la demoiselle reprît place sur son cheval, et rejoignît l'ensemble de la caravane. Quand elle s'y décida enfin, Edwyn prit la parole d'un ton neutre, froidement neutre.


 « Vous me mettez dans l'embarras, lady Aliénor. Je vais devoir rapporter à votre frère cet incident, et si je perçois d'ici toute l'indulgence qu'il aura pour vous, parce que vous êtes sa sœur, je n'ignore pas également toute la sévérité qu'il saura démontrer à mon égard. Je n'ai d'ordre à vous donner, mais je vous saurais gré de vous soucier des conséquences de vos actions pour les braves gens qui n'ont rien demandé. »

Il s'interrompit. La garde envoyée par le Bief allait bientôt les rejoindre, et les cavaliers de Tybolt seraient bientôt de retour au Roc, où ils ne manqueraient pas de rapporter en détail le récit de leur voyage. Par les Sept, les caprices du destin s'acharnaient sur Edwyn, et cela l'agaçait plus qu'il n'en pouvait tolérer.

 « Permettez-moi ces quelques conseils, puisque vous me les avez demandé. Il vaut mieux pour nous tous qu'à partir de maintenant, vous gardiez à l'esprit que tout le Bief à l'oeil rivé sur vous. Le moindre de vos faux pas engage l'image de tout l'Ouest, et si vous veniez à incommoder la Rose, vous terniriez la crinière du Lion. Et je crains d'être le bouffon qui paiera le prix de vos erreurs, madame. »

Il s'arrêterait là. Il ne dirait pas à Aliénor qu'il craignait de subir le courroux de son frère s'il venait à échouer dans sa mission. Il se contenta de sourire poliment à l'égard des chevaliers du Bief qui prirent la place des cavaliers de l'Ouest. Ils entrèrent dans Crakehall, accueillis par une foule en liesse qui ne cachait pas sa joie de recevoir la visite, même éclair, de la belle Aliénor. Alors qu'ils s'avançaient parmi les villageois, Edwyn reconnut sur une estrade la famille Crakehall qui s'apprêtaient à leur offrir l'hospitalité pour quelques heures. A leurs côtés se tenaient les envoyés du Bief, qu'on reconnaissait à leurs vêtements arborant les couleurs de la Rose. Edwyn salua tout ce beau monde avec tous les égards dus à chacun et profita de ce que quelques heures de repos s'offraient à lui pour rédiger un corbeau à l'attention de son suzerain, pour lui communiquer son premier rapport de mission. Il y expliquait tout, et ne s'encombra pas de scrupules pour relater les petites folies d'Aliénor. Rien n'échapperait à la vigilance de Tybolt, et il ne pourrait pas reprocher à son vassal d'avoir souhaité lui cacher quoi que ce fût. Une fois le hibou loin à l'horizon, Edwyn rejoignit l'ensemble du cortège qui reprendrait bientôt la route. Les envoyés du Bief allaient certainement s'entretenir avec lui de la conduite à suivre, et de l'itinéraire qu'ils avaient choisi.
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Message Mer 22 Juin 2011 - 3:08

Voilà déjà plusieurs jours que les chevaliers du Bief patientaient en Crakehall. Non pas que le cortège de Lady Aliénor soit en retard. Cela aurait largement put être considéré comme une faute diplomatique que de trop faire attendre les chevaliers du Bief. Il y avait des délais à respecter. Tout Hautjardin avait les yeux rivé vers le nord et un retard n'aurait pas put passer inaperçu. Quant à forcer l'allure pour rattraper un dit retard, se n'était même pas la peine d'y penser. Déjà parce que le fait que les montures arrive totalement épuisée et la Dame mal mise ne serait pas d'un meilleur effet qu'un retard. Ensuite, parce que les vingt chevaliers d'escorte avaient reçus des consignes très strictes et refuserait de hâter le pas. On ne se paye pas de la tête d'un Lannister, mais pas d'un Tyrell non plus. Léo était peut-être un petit peu idéaliste quant à se qui était des affaires du Bief, mais se n'était pas le cas de son fils. Et ledit fils voulait quelque peu tester les Lannister.

Les manteaux rouges arrivèrent et furent accueillit en grande pompe. Malgré leur consigne un rien enquiquinante au cas où les Lannister auraient tenté de jouer au plus fin avec eux, les chevaliers du Bief avaient sortit tout l'attirail pour accueillir le groupe qui les rejoignait. Les armures luisaient d'argent, tout comme les casques et les poignée des épées alors que sur leurs épaules reposaient de splendides mentaux verts orné de la rose d'or des Tyrell. Cinq chevalier parmi l'escorte arboraient des blasons différents de la rose d'or sur leurs écus. Il était d'ailleurs notable que l'un d'eux avait une rose vert sur fond or. Deux arboraient le dauphin de la famille des Lowther. Il y avait également un Graves et un Herbeval. En âge, c'était un groupe assez hétéroclite. Le Graves ne devait guère dépasser les dix-huit ans et l'adoubement devait être récent. Le plus vieux allait quant à lui tranquillement sur ses soixante années et arborait bien haut les couleurs des Tyrell.

Gaspar de Lockvire. C'était son nom. Svelte et athlétique malgré son âge, il n'avait en réalité que peu de rides sur le visage. Mais c'était sans doute parce qu'on avait le regard plus attiré par ses yeux d'un bleu glacier et sa moustache soigneusement lissée et entretenue. Les cheveux et la moustache d'un blanc parfait, il avait une certaine calvicie, mais ne cherchait pas à s'en dissimuler, bien au contraire et gardait en permanence les cheveux très court. Les jambes légèrement arquées témoignant d'une vie passée à chevaucher. Il était de ces hommes à la présence discrète au côté des trônes. De ceux qu'on ne remarque pas mais qui restent bien là, toujours attentif. De ceux qui pourraient se fondre dans la masse. Mais qui, une fois révélé au grand jour impose par leur seule présence un certain respect.

On l'aura aisément comprit, c'était lui qui commandait le groupe.

La discipline de l'accueil évanouit, le chevalier ne tarda pas à aller chercher son homologue Lannister qui venait par ailleurs d'envoyer un message. Sans doute en direction de Castral Roc et de Lord Lannister. Après tout, lord Tyrell et particulièrement Tristan s'arrangeaient pour être au courant de se qui allait se passer. Se n'était pas parce que le jeune homme n'était pas présent en ce moment qu'il n'avait pas prit ses disposition pour suivre le convois. De la même façon que Tybolt le faisait depuis sa forteresse troglodyte.

« Ser Gaspar de Lockvire, se présenta l'homme. Je suis responsable du détachement Tyrell de Lady Aliénor. »

Les politesses expédiées assez rapidement (Gaspar n'était pas le genre d'homme qui aimait
tergiverser), le chevalier entra dans le vif du sujet.

« Lord Lannister a-t-il exprimé un souhait particulier pour la suite du voyage? Je préférerais que nous accordions nos violons immédiatement. Avant de poursuivre. »

Il fallait bien savoir si il avait un parcours en tête. Bien entendu, on serait en terre de Bief et Gaspar aurait toute autorité pour imposer sa décision au convois. Mais mieux valait s'assurer que rien n'était décidé avant. On ne savait jamais. En plus, si des soldats Lannister devait voyager avec eux, il était bon de définir immédiatement les responsabilités de chacune des factions. C'était un coup à se tirer dans les pattes les uns les autres. Et niveau juridiction, ça peu rapidement devenir une sacrée usine à gaz.

* * *

En tant que narrateur responçable (saleté de papier qu'on m'a fait signer), je me dois d'ouvrir cette légère parenthèse sur deux autres de mes charmants petits personnages non joueurs qui s'apprêtent à devenir quelque peu récurent.

Les deux Lowther.

Le premier des deux, Gregor, était issus d'une branche cousine de la famille régnante de Lowther. Un simple petit chevalier que, tout ceux qui le connaissaient surnommait Unck. Difficile de savoir d'où lui venait ce surnom et en réalité, bien peu en connaissaient la raison. Les autres s'étant contenté de l'adopter. Mais étant donné que je n'ai pas la moindre envie de m'étendre sur trente ligne au sujet d'un simple surnom à une heure aussi tardive... ou matinale, ça dépend du point de vu, vous, cher lecteur, resterez sur votre faim concernant la raison de ce surnom.

Bon vivant, Gregor aimait le vin, la ripaille, les femmes et la bagarre. Homme qui allait sur ses trente ans, d'une forte carrure, il ne mâchait pas ses mots se qui lui attirait de temps à autre quelques menus problèmes. Une ou deux cicatrices sur son visage, souvenir de combats que des cheveux de moins de cinq millimètres ne risquaient pas de cacher.

D'un pas relativement non-chalent et sifflotant une chanson grivoise, le chevalier alla retrouver son morne cadet qui, assis dans un coin, aiguisait consciencieusement son épée. Pour sa part, Gregor préférait ma passe ou la hache. Mais bon. Chacun son truc.

« Tu vas finir par couper ta pierre si tu continu. Elle est assez aiguisé comme ça. »

« Cela me détend, fit calmement le cadet. »

« Tu peux pas faire comme tout le monde pour te détendre non? Participer à une bagarre dans une taverne, trousser un joli jupon, massacrer un mannequin, boire un coup? »

Le jeune homme haussa les épaules. Il était taciturne depuis quelques temps et pour être tout à fait honnête, Gregor s'ennuyait un rien. La vingtaine, Damien avait les cheveux et les yeux semblables à ceux de Gregor, mais il était plus petit et plus svelte que son ainé. Moins extravagant aussi.

Alors qu'il passait doucement sa pierre à aiguiser sur son arme, Gregor s'approcha de lui et lui donna un léger coup de coude dans le flan. Se qui, pour une personne non habituée reviens à briser toutes les côtes d'un côté.

« Eh dit, tu la trouve comment la blondinette? »

Damien haussa les épaules, l'air un rien indifférent.

« Moui, au moins elle est pas laide. »

« C'est tout se que tu trouve à dire? Non mais tu l'as vu? Je suis sur que c'est une vrai tigresse. Il a de la chance le jeune Lord. »

« Fait attention à ne pas penser trop fort. »

Gregor éclatat de rire à la remarque du jeune homme.

« De tout évidence, c'est trop tard. Oh, fait pas cette tête. Je sais me tenir devant une dame quant même. Et puis, je préfère pas savoir se qui se passerait si je la touchais. »

« Un Lannister paye toujours ses dettes. »

Gregor poussa un soupire avant d'attraper le jeune homme.

« Tu est trop morose toi. On vas boire un coup. Se serait bien les Sept Enfer si cette cuisinière ne nous sert pas de la bière. Une vraie belette cette fi... »

« Stooooooop !!! Je bois, mais à condition que tu n'entre pas plus dans les détails. »
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Aliénor Tyrell
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❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
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2/3 rp

Feuille de Personnage
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Jauge de réputation Jauge de réputation:
1643/2000  (1643/2000)


Message Mer 22 Juin 2011 - 20:11

Regardant son protecteur, il lui essuya les yeux ravagés de larmes. La pauvre enfant n’avait pas eu la vie facile. S’il avait eu quelconque influence, il aurait pu laisser respirer la jeune femme. Il n’avait aucun droit. Encore moins sur la maison qu’il l’avait vu naitre. Son père était mort et son oncle avait tout fait pour se débarrasser de lui. Il était donc entré chez la Maison Lannister.

Ser Richard avait sauvé une fois la vie du père de la Lionne. Il avait voulu entrer avec les frères jurés, mais la petite Lannister avait dès lors fait sa première fugue. Elle avait trois ans. Grunildha l’avait fort cher payé, mais elle avait été retrouvé dans une grotte près du château. Il l’avait ramené sans problème dans sa prison de pierre. Et encore aujourd’hui, seulement parce qu’il avait fait la promesse de la protégée, il la ramenait dans une nouvelle prison et il ne pouvait rien faire. Seulement sécher ses larmes et reprendre le chemin.

Aliénor n’avait jamais autant souffert. Même quand elle était jeune, elle ne souvenait pas de ce souvenir terrifiant qui vous empêche de vous avancer. Encore une chance la monture le faisait pour elle, car elle aurait eu peur à mettre un pied devant l’autre. Malheureusement, elle n’avait pas voulu embarquer le Lord de Wyndhall. Elle avait oublié que Tybolt manquait parfois de jugement sur le vrai coupable. Cependant, elle ne pourrait pas éviter la colère de son frère. Elle aurait aimé le voir. Il ne quittait pas le Roc, lui. Elle si, il ne pouvait pas comprendre ce qui pouvait se tramer dans l’esprit de la pauvre Aliénor

Et voila c’était de nouveau de sa faute. Tybolt ne prendrait jamais le tort lui. Non, il était SEIGNEUR du Roc. Le lion qui avait le droit a l’erreur, on lui demandait rien lui. Non, il était blanc, aussi blanc que le manteau de Winterfell en hiver. Elle avait tort et Edwyn aussi. Il l’avait pas retenu, mais compliqué de retenir une demoiselle sur un étalon Et elle? On ne lui avait jamais demandé son avis et personne ne le voulait. Pas même le peuple de l’Ouest. Une fois mariée elle agirait seule …

Elle aurait surement celle de son mari. Elle se heurtait encore à ce mot. Mari, femme, épouse. Elle aurait un certain temps d’adaptation, mais elle ne croyait pas qu’elle pouvait échouer. Elle changeait beaucoup et elle n’avait pas le choix. Son père avait instauré une devise dans sa tête. Grandir ou mourir. On change ou on reste le même pour toujours et le temps ne fait rien de plus que de vous vieillir.

Si mon frère ne peut faire la différence entre ses gens qui ont des torts alors je n’y peux rien. Au contraire, qui ont demandé à ce que je leur apporte mon aide, sacrifiant un futur qui n’appartenait qu’à moi. Celui que vous sacrifiez, vous et mon frère et que futurement personne ne se demandera si je suis heureuse parce que je ne serais plus la même.

Voilà. Elle avait vidé son sac. Elle n’avait jamais supporté les remontrances. Point barre, le restant du voyage serait d’une longueur interminable. En arrivant, elle mit pied à terre et avança devant Lord et Lady Crakehall. Ser Richard s’inclina aussi devant le couple. Il connaissait leur fils depuis longtemps. Entre pays côtier on se tenait les coudes et les Preste avait toujours tenu en estime la maison près de la route.

Aliénor alla donc a la rencontre des hommes des Tyrell. Elle y reconnut même les blasons. Dans sa jeunesse perdue, elle avait mémorisé toutes les maisons suzeraines, majeures et mineures, même celle inconnues. Elle les avait étudié, écrite et dessiné à temps perdu. Elle y reconnaissait cette fameuse rose dont on parlait dans le sud. La rose rouge sur un champ vert. Croitre en force. Voilà une devise qui lui sied à merveille. Grandi en force, devenir la lionne, non pas du Roc, mais grandir et devenir la dame de la Rose. Puis il y avait le dauphin de Lowther,

La jeune Lannister inclina la tête devant le Ser et lui laissa lui baiser sa main. Elle n’était plus habituée à ce genre de cérémonie. Tybolt et Gérold avaient tenu dans les derniers mois à l’éloigner à tous ce qui se résumaient à la politique. Et pourtant, elle était bien éduquée et connaissait son rang. Quoique ... Elle regarda Edwyn, mais elle se ravisa de penser.

Un honneur pour moi, de vous rencontrer Ser Gaspar. J’espère que le voyage de Hautjardin à Crakehall s’est fait sans embûche et que vous avez été bien accueilli par Lord Crakehall, quoique je n’ose jamais douté qu’il soit mauvais hôte. Voici Lord Edwyn Estren, Lord de Wyndhall, vassale de la Maison Lannister. Il est l’homme qu’attend Léo Tyrell afin de mener une mission diplomatique. Et Ser Richard Hill, un homme de confiance à moi. Il connait les routes de Westeros mieux que quiconque.

Misère, elle était plus agréable avec sa future maison. Certes elle n’avait pas le lourd passé qui pesait sur elle. La maison Lannister apportait de mauvais présage pour la petite lionne.

Elle se retourna vers le garde de la maison des Lannister. Sa maison. Elle ne demandait pas de les voir encore plus. Elle ne le supporterait certainement jamais. Il lui rappelait une vieille histoire de Septa Nyméria. En plus de lui donner le froid dans le dos, le capitaine de la garde du Lion épiait ses moindres mouvements. Un faux pas et Tybolt le savait. Maintenant, il n’y avait qu’Edwyn …

Capitaine, vous pouvez vous retirer et rentrer à Castral Roc. La garde de Lord Léo Tyrell reprendra la relève à la seconde de votre départ. Rentrez et rassurez mon frère que tout c’est passé à merveille et que nous lui enverrons un corbeau à notre arrivée à Hautjardin.

Elle se retourna vers Lockvire. Faire sa mignonne? Jamais. Elle avait assez de la lionne qui dormait. Elle devait se réveiller et dix huit années de sommeil lui avaient suffit pour en réveiller une partie. Une toute petite, le mariage ferait le reste.

Nous avions pensé à La Route du Front de Mer. Elle est rapide, unique et efficace, pour rentrer à Hautjardin. Certes un peu plus dangereuse, mais les fers-nés ne sont pas encore aventuré aussi loin et je m’étonnerais que l’on puisse en voir.

Elle regarda Edwyn espérant au moins avoir un semblant d’appui de sa part. Ser Gaspar et Lord Edwyn était les seuls qui pouvaient appréhender le choix de la petite lionne du Roc. Évidemment, cela lui avait laissé le temps de se rafraichir dans le château de Crakehall.

Et elle eu presqu’envie de meurtre sachant que deux gardes de la maison devait la surveiller. Elle n’allait pas s’enfuir comme une idiote alors que des soldats, il y en avait à profusion dans la cour. Elle savait se tenir et elle avait assez de sa gaffe de la journée. Valait mieux que l’ordre ne vienne pas du Lord de Wyndhall.

Elle n’avait pas eu envie de rester et choisir sa route. Elle avait préféré se rafraichir sous bonne garde d’une Septa, de sa servante et de deux gardes postés à la chambre. Si bien que lorsqu’elle revint, un sourire aux lèvres. Elle espérait qu’ils avaient prévu de faire un arrêt avant le domaine de Hautjardin. Elle pouvait être au moins présentable pour son futur et sa famille. Le moindre serait de bonne grâce. Elle pouvait toujours rêver, mais elle savait se montrer capricieuse, une vraie petite princesse démoniaque. Elle avait changé de robe pour la deuxième partie du voyage et regarda les deux hommes.

Sommes-nous prêt à faire marche vers Hautjardin? Je suis impatiente de pouvoir admirer les jardins du Bief.

Dans un sourire, elle conclus amenant peut-être au départ.



 
 
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Message Lun 27 Juin 2011 - 23:07

S'il avait encore eu des doutes à l'égard de ces chevaliers arborant le blason des Tyrell mais aussi les couleurs d'autres maisons vassales du Bief, ceux-ci furent dissipés dès que s'ouvrit la discussion avec cet homme admirable qu'était sans doute Gaspar de Lockvire. En dépit du peu de goût qu'il avait pour les politesses protocolaires, qu'il expédiait rapidement en répondant sans le savoir au souhait d'Edwyn qui voulait précipiter leur arrivée à Hautjardin, ce chevalier était bien un homme du Bief. Le Bief était la terre des chevaliers de pure souche. Combien d'enfants mâles de ce royaume rêvaient d'entrer comme écuyer au service des chevaliers des plus nobles bannerets des Tyrell, voire des chevaliers Tyrell eux-mêmes ? Peut-être ser Gaspar n'avait-il pas été de ceux-là, mais toujours est-il qu'il était semblable en tout point à l'image qu'on peut se faire du chevalier de ces contrées. Il était également maladroit, ou trop peu concerné par les convenances, du moins c'est ainsi qu'il parut à l’œil d'Edwyn, lui même très à cheval sur le respect des protocoles, surtout en matière de diplomatie.

Quand Aliénor se retira pour un repos bien mérité avant le nouveau départ vers Hautjardin, Edwyn demeura en compagnie des gens du Bief venus les accueillir à Crakehall. En tant que diplomate, il s'interrogeait sur la manœuvre de Léo Tyrell qui, pour accueillir un lord institué diplomate, avait envoyé un chevalier, pas même un pair, pas même un homologue véritable. Sans doute Léo Tyrell avait-il été mal conseillé pour n'avoir point entraperçu la faute diplomatique dont il se faisait l'auteur. Les Tyrell n'étaient pourtant pas réputés pour leur naïveté politique. Il fallait donc y voir l'expression d'une possible manœuvre stratégique ou destinée à déstabiliser Edwyn, qui représentait les intérêts du Roc, ou destinée à le tester, l'éprouver, jauger ses réactions pour en apprendre davantage. C'était assurément bien pensé, mais peut-être trop visible pour un homme tel qu'Edwyn Estren, très aguerri aux subtilités des joutes diplomatiques. Il veilla donc, quand il fut présenté à eux par la belle Aliénor, et plus tard quand elle se retira, à toujours conserver cette cordialité bonhomme qu'il cultivait non pas comme une botte secrète, mais comme l'expression d'une honnêteté volontaire et bienveillante.


 « Comme l'a dit Aliénor, lord Tybolt Lannister envisageait la route du front de mer comme la plus rapide et la plus appropriée pour ce voyage. Vous apprendrez d'ailleurs avant lui qui ne recevra pas mon corbeau tout de suite, que notre voyage jusqu'à Crakehall s'est déroulé comme prévu. La garde Lannister a repris la route de Castral Roc, il vous appartient désormais de nous guider jusqu'à Hautjardin. »

En effet, les cavaliers fidèles au Lion du Roc s'éloignaient à grand galop de la forteresse arborant le pavillon du sanglier noir moucheté de blanc. Ils seraient bientôt de retour à Port-Lannis. Edwyn songea alors à sa propre suite et s'empressa de poursuivre.

 « Je suis donc le diplomate envoyé par le Roc pour négocier l'Alliance de nos deux royaumes. Nous sommes lady Aliénor et moi vos invités et nous nous en remettons à votre décision concernant le choix du trajet. Nos deux très honorables maîtres ayant déjà exprimé leur accord sur le principe et la mise en œuvre de ce rapprochement, je suggère que nous partions au plus vite.  »

Il pouvait bien faire cette concession car, après tout, c'était les chevaliers du Bief qui se devaient désormais d'assurer leur protection. De plus, il y avait fort à parier qu'ils conduiraient la mission diplomatique par l'inévitable route du front du mer, la plus rapide, la plus dégagée, et donc la plus facile à surveiller et protéger. D'autant que les Tyrell n'étaient pas des blaireaux aveugles, mais bien des aigles avisés en matière de politique intérieure : ils avaient probablement assuré la route jusqu'à Hautjardin de telle sorte que leur voyage serait un paisible chemin de campagne. D'ailleurs, le pays de Bief n'était-il pas merveilleux à cette époque de l'année ? L'été qui s'allongeait avait doré les champs de couleurs magnifiques, disaient-on, et bien que les jardins qui faisaient la célébrité du royaume à travers les Sept couronnes eussent soufferts de la chaleur, la lumière de l'Astre du jour avait coloré les fleurs de mille nuances exquises.

 « Je donnerai des ordres à ma suite pour qu'elle ne vous gêne pas durant le trajet qui nous conduira jusqu'à Hautjardin. Je rappellerai à mes gens que, comme moi, ils sont frappé du sceau particulier qui frappe les diplomates et qu'ils devront toujours garder cela à l'esprit. Je vous assure toutefois de notre docilité, nous ne vous causerons au problème. »

Sur ce point, Edwyn n'avait laissé aucune ambiguïté paraître dans sa voix, il demeurerait inflexible. Il avait entre ses mains les intérêts de son suzerain, il lui était donc nécessaire de s'entourer d'une protection supplémentaire qui ne viendrait pas faire ombrage à ce qu'avait prévu ser Gaspar de Lockvire. Aliénor reparut, et manifesta son impatience à l'idée de partir. Lui adressant le plus tendre des sourires, il s'inclina légèrement devant elle avant de prendre l'initiative d'une réponse.

 « C'est, ma lady, justement ce que nous décidons. Notre hôte me faisait justement part de sa décision concernant l'itinéraire que nous emprunterons. »

D'un regard, il se tourna vers l'honorable chevalier du Bief auquel il laissait, par courtoisie et en gage de bonne volonté plutôt que par devoir le soin de présenter son choix final. Quel que fût la décision qu'il prendrait, il y avait fort à parier qu'elle serait la meilleure, dût-elle pour cela les éloigner de la route du front de mer et donc les éloigner de ce qui avait été convenu entre Léo Tyrell et Tybolt Lannister. Mais le sieur Gaspar de Lockvire avait l'air d'un homme loyal à son suzerain et sans doute irait-il, en tout et pour tout, toujours dans le sens des intérêts de celui-ci.
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Message Lun 1 Aoû 2011 - 11:51

Pourquoi lui? Gaspar n'en savait trop rien. Dans tout les cas, c'était lui qui avait été choisit. Et puis, après tout, se n'était pas pour rien. Il était un soldat des plus chevronné qui avait déjà sut mener à bien de nombreuses missions pour le compte des seigneurs de Hautjardin. Alors pourquoi pas. Mais, il était tellement différent d'affronter quelqu'un sur un champ de bataille ou dans une joute verbale qu'il doutait que le choix fut très judicieux. Il n'était pas un politicien lui. C'était un soldat. Qu'on lui confiat la sécurité de Lady Aliénor était en soit logique. Il accomplirait sa mission quoi qu'il lui en coute. Et cela, Tristan, mais aussi Léo le sevaient parfaitement. Il n'était pas habille dans les jeux de la politique et l'homme qui avait en face de lui... il se doutait que cela n'était pas son cas.

Et pour être honnête, il ne savait pas vraiment s'il lui était possible de se fier à cette expression de bonne volonté peinte sur son visage. Certe, il avait l'air sincère... mais on ne savait jamais avec les politicien. Et d'autant plus avec les Lannister.

Doucement, il fit un baise main à la jeune Lady. Charmante demoiselle à la longue crinière blonde comme toute Lannister qui se respectait.


"Un honneur pour moi, de vous rencontrer Ser Gaspar. J’espère que le voyage de Hautjardin à Crakehall s’est fait sans embûche et que vous avez été bien accueilli par Lord Crakehall, quoique je n’ose jamais douté qu’il soit mauvais hôte. Voici Lord Edwyn Estren, Lord de Wyndhall, vassale de la Maison Lannister. Il est l’homme qu’attend Léo Tyrell afin de mener une mission diplomatique. Et Ser Richard Hill, un homme de confiance à moi. Il connait les routes de Westeros mieux que quiconque."

Et la voilà qui se tournait vers les gardes que son frère lui avait alloué pour les congédier... Gaspar ne savait trop se qu'il devait penser de tout cela en réalité. Oh et puis, de toute façon, se n'était pas vraiment son devoir de chercher à comprendre le complexe échevau politique dans lequel on l'avait envoyer coller ses orteils. Il n'était qu'un soldat et laisserait cette affaire à Lord Tyrell et à sa tête de mulle de fils.

"Nous avions pensé à La Route du Front de Mer. Elle est rapide, unique et efficace, pour rentrer à Hautjardin. Certes un peu plus dangereuse, mais les fers-nés ne sont pas encore aventuré aussi loin et je m’étonnerais que l’on puisse en voir."

*Tu n'es pas encore Lady Tyrell ma mignonne. Se que tu pense et se que tu désire n'a pas force de loi. Et il est bien prétentieux de ta part de penser que je n'ai pas reçus le moindre ordre concernant le trajet.*

La jeune demoiselle guèta la réaction de l'embassadeur du Roc. Sans doute celui-ci, un peu plus conscient des réalités allait-il tenir une position moins tranchée que la jeune demoiselle.

Quelques instants plus tards, la demoiselle s'éclipsait, laissant les deux hommes à leurs discutions.


« Comme l'a dit Aliénor, lord Tybolt Lannister envisageait la route du front de mer comme la plus rapide et la plus appropriée pour ce voyage. Vous apprendrez d'ailleurs avant lui qui ne recevra pas mon corbeau tout de suite, que notre voyage jusqu'à Crakehall s'est déroulé comme prévu. La garde Lannister a repris la route de Castral Roc, il vous appartient désormais de nous guider jusqu'à Hautjardin. »

Hum... la route du bord de mer. Lord Tybolt était un imbécile. Quitte à faire, il aurait tout aussi bien put décider que ce voyage n'était pas assez dangereux et faire un crochet par les Iles de Fer. Il jouait avec le feu. Certes, c'était cohérent avec sa jeunesse, mais Gaspar savait par expérience qu'on finissait toujours par se bruler. La prudence était peut-être moins grandiloquente et on ne chantait sans doute pas le nom des héros parce qu'ils avaient été prudents. Mais c'était toujours mieux que de voir son nom chanté pour être tourné en ridicule et être l'objet de risées et de moqueries.

« Je suis donc le diplomate envoyé par le Roc pour négocier l'Alliance de nos deux royaumes. Nous sommes lady Aliénor et moi vos invités et nous nous en remettons à votre décision concernant le choix du trajet. Nos deux très honorables maîtres ayant déjà exprimé leur accord sur le principe et la mise en œuvre de ce rapprochement, je suggère que nous partions au plus vite. »

Bonne idée. Ce qui était fait n'était plus à faire.

Par contre, pour les reste, c'était... moins simple que ce que cet ambassadeur pouvait bien penser. Mais ils verraient cela plus tard. Restait à évoquer le détail de la suite. Tout chevalier et bon combattant qu'il était, Gaspar n'aurait sut risquer la protection de Lady Aliénor pour sa suite. Si les choses devenaient trop complexe, il saccrifierait tout le monde pour sauver la jeune lady sans la moindre hésitation... y comprit lord Edwyn. Mais quelqu'un d'aussi intelligent que cet homme l'avait sans doute déjà comprit.


« Je donnerai des ordres à ma suite pour qu'elle ne vous gêne pas durant le trajet qui nous conduira jusqu'à Hautjardin. Je rappellerai à mes gens que, comme moi, ils sont frappé du sceau particulier qui frappe les diplomates et qu'ils devront toujours garder cela à l'esprit. Je vous assure toutefois de notre docilité, nous ne vous causerons au problème. »

Bon, c'était déjà cela. L'idéal aurait été de voyager sans suite, mais il était difficile de demander à Lady Aliénor d'abandonner sur place toilettes, septa et servantes parce qu'elles ne ferait que les ralentir. Et puis, Lord Edwyn aurait surement émis quelques protestations quant à cela pour la simple et bonne raison qu'il ne tenait sans doute pas à se que la jeune Lannister arrive toute crottée à Hautjardin.

Se fut le moment où Lady Aliénor décida de manifester son désir de partir au plus vite. Edwyn se fit alors tout sourire pour lui répondre tout à fait calmement.


« C'est, ma lady, justement ce que nous décidons. Notre hôte me faisait justement part de sa décision concernant l'itinéraire que nous emprunterons. »

Gaspar se renfrogna légèrement en entendant lord Edwyn. Il risquait d'être quelque peu surprit ce monsieur du Roc.

"En effet, confirma le chevalier. Ser Tristan a déjà fait préparer la route et veillé lui même à sa surveillance. En revanche, nous passerons par l'interieur des terres et non pas par le front de mer. Les Fer-né se sont déjà aventuré aussi loin au sud et la connaissance de l'escorte de Lady Aliénor a largement eu le temps de leur parvenir. En tout cas, ils ont eu le temps de venir surveiller nos côtes dans l'attente de son passage."

Qu'est-ce qu'ils croyaient? Que faire sortir Lady Aliénor Lannister du Roc en compagnie d'hommes de la garde du lion se ferait sans que personne ne remarque rien? Un peu de sérieux. Les Fer-né savaient toujours où et quant attaqué. À coup sur, ils avaient des espions un petit peu partout. Et l'appat du gain que pouvait représenter la capture de la soeur de lord Tybolt était suffisante pour qu'il prenne en hate la route pour le sud.

"Des relais ont été préparé sur la route avec des chevaux frai, nous serons plus vite à Hautjardin par ce chemin que si nous emprintions la route du front de mer."

Tout était dit, il ne restait plus qu'à finir les préparations pour le départ.

* * *

Les chevaliers étaient rassemblé dans la cour, finissant les derniers préparatifs.

Damien regardait du coin de l'oeil Lady Aliénor dont la pouliche semblait étrangement nerveuse. Celle-ci se cabrait et piaffait doucement et plus la jeune lady tirait sur les longes de sa monture, plus celle-ci semblait se débattre.

Abandonnant sa monture, Damien se rapprocha de la jeune Lady. Heureusement d'ailleurs parce qu'il eu le réflexe de la rattraper quant, après un coup de longe un peu plus fort, la pouliche rua furieusement, jetant sa cavalière à bas avant de retrouver un peu de son calme.


"Vous n'avez rien madame?"

Il aida Aliénor à se remettre sur ses deux jambes avant d'aller examiner la pouliche, s'attardant tout particulièrement sur le mord.

"Qui est l'incompétent qui s'en est occupé? C'est un mord de dressage."

L'outil en effet était minus comme de petit pic qui blessait la machoire de l'annimal. On s'en servait sur les étalons trop fougeux pour les habituer aux longes et faire plier leur volonté devant celle de leur cavalier. Autant dire que ce genre d'outils était depuis longtemps tout à fait inutile avec la docile pouliche de lady Aliénor.

Retirant l'instrument de torture, il fit un léger sourire à la jeune Lady.


"J'espère qu'il y a eu plus de peur que de mal madame, dit-il poliment."
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Aliénor Tyrell
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Message Mar 2 Aoû 2011 - 4:04

La prochaine fois, elle laisserait tout le monde a Castral Roc, que cela plaise ou non à Tybolt. Elle aurait pu se passer de sa servante, et d’un homme. Aliénor avait pris connaissance de la décision finale par Richard. Que pouvait-elle vraiment faire. Il lui avait raconté le bref échange et Aliénor avait eu droit au résultat final.

Pas la route de mer. D’accord, elle se fichait bien de la route à prendre, en autant qu’on ne la pressait pas à avancer et qu’il n’y avait pas d’embûche. Ser Tristan? Ah tiens donc, le gentil chevalier que l’on parlait tant chez les jeunes ladies avait fait quelques choses ? Avait-il vraiment eu peur d’elle? Pourtant elle n’était pas affreuse et il ne daignait même pas de venir la chercher. La petite lionne était quelques peu insulté.

Ser Tristan …

L’annonce de ses deux mots en laissait davantage que sur son avis. Elle était de mauvaise humeur et elle avait ses raisons. Elle était déjà de mauvaise humeur qu’on l’expédie par cette chaleur suffoquant. Son fiancé ne prenait pas l’initiative de venir à elle et on changeait la route. Tout allait très bien, sauf son envie de tuer quelqu’un.

D’un ton mi amer, mi-arrogant, elle répliqua :

Alors soit! Faisons comme Ser Tristan désire et ne restons pas planté là, le restant de la journée.

Elle avait eu l’envie de rajouter autre chose, mais le regard d’Edwyn se posa sur elle et elle tourna les talons. Ser Richard la prit par le bras, mais elle se défit rageusement.

Elle caressait l’encolure de Tornade lorsqu’elle broncha. Elle était déçue et triste. On l’envoyait loin et son fiancé ne venait même pas l’accueillir. Elle était triste. Elle trouvait dommage que cela se passe ainsi. Elle aurait bien aimé le connaitre plus que tout. Elle n’était pas sure de vouloir être éperdument amoureuse, mais elle aurait usé du temps, pour parler avec lui.

Repose toi mon beau. Voilà tout ira bien. Tu as déjà fait beaucoup.

Elle défit la scelle de Tornade pour la troquer à sa jument. Déjà la jeune jument semblait plus farouche. Pourquoi, elle n’en avait aucune idée. Sans précaution, elle monta comme à son habitude, mais la jeune jument recula.

Tout doux ma belle. Tout doux. Du calme Blanche. Du calme.

Elle caressait l’encolure de sa jument, mais rien à faire. Elle ne comprenait pas son énervement soudain. Elle n’avait jamais eu de problème avec Tornade. Il était fougueux, mais jamais il s’énervait de la sorte. Elle était bien inquiète. Le vieux Rick lui avait toujours raconté que les chevaux ressentaient l’anxiété de leur cavalier et pourtant, mise à part sa colère.

Aliénor ne prévu pas le coup théâtre suivant. Sa monture s’éleva dans les airs et elle tomba dans les bras du dauphin.

Aliénor!

Elle le regarda quelques instants avant de reprendre ses esprits. Ser Richard était déjà à ses cotés et se disait qu’il en était moins une. La jeune femme avait échappé à sa jument, parce que celle-ci s’élevait dangereusement dans les airs.

Oui tout va bien. Cependant, je ne comprends pas. Elle était en pleine forme lorsque nous sommes partis de Port Lannis.

La jeune lionne arqua des sourcils. Habituellement le Vieux Rick connaissait bien les bêtes et encore plus, celles des Lannister. Aliénor les avait toujours protégée et en avait toujours pris grand soin. Tout comme le palefrenier de Castral Roc.

Elle m’a été offerte par mon frère et c’est le vieux Rick qui s’est occupée d’elle.

Caressant l’encolure, le cheval vint porter sa tête près de sa maitresse et celle-ci la caressa doucement. La jument blanche était désormais en meilleure posture.

Tout est bien désormais.

Elle ne put s’empêcher de sourire et profita de la présence de Damien Lowther pour remonter sur la pouliche désormais calme.

Plus de peur que de mal, merci beaucoup pour ce que vous avez fait.

Elle était sincère, pour une fois. Elle ne laissait pas apparaitre de malice Il pouvait enfi prendre le chemin pour se rendre à Hautjardin...





 
 
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Message Ven 26 Aoû 2011 - 21:51

À voir l'étonnant manège du chevalier du Bief manifestement investi de bien trop de pouvoirs par son suzerain, Edwyn comprit pourquoi la diplomatie était l'apanage des intellectuels. Sans doute l'ignorait-il, mais à plusieurs reprises, le brave envoyé du Bief avait foulé au pied les règles les plus élémentaires de la courtoisie. Après tout, ils étaient encore en Terre de l'Ouest, et ser Gaspar n'avait à proprement parler aucune espèce d'autorité tant que l'expédition diplomatique n'avait pas pénétré les fertiles et verdoyantes terres de la Rose. Toutefois, Edwyn passerait l'éponge, silencieusement, gardant ce sourire policé qui allait bientôt devenir une signature pour le Rusé. Ce n'était certes pas ce chevalier bourru et maladroit qui mettrait en péril la bonne marche de sa mission, et ce n'était pas non plus avec lui qu'il correspondrait pour négocier le principe de l'accord et les premières modalités de l'alliance qui se préparait et qui, très certainement, le dépassait. Toujours muet à toutes les remarques, Edwyn fit ses adieux provisoires à l'Ouest, remercia comme il se devait les seigneurs de Crakehall, et, quand vint l'heure du départ pour Hautjardin, s'abandonna à la volonté de ser Gaspar qui, désormais, menait l'expédition. Le cortège quitta la route du Front de mer pour emprunter un chemin taillé dans les terres par les éclaireurs et les relais dépêchés depuis Hautjardin. Les Tyrell avaient préféré la sécurité à la célérité, et bien qu'Edwyn comprît ce qui avait motivé ce choix de la part de la maison suzeraine du Bief, il ne pouvait que s'agacer d'un nouveau délai imposé à son voyage. Heureusement, les haltes déjà nombreuses promettaient de le rester, et rendraient supportables le retard de la réussite de sa mission.

Edwyn n'ajouta pas un mot de tout le voyage. Il ne voulait pas s'encombrer l'esprit d'une discussion qu'il savait par avance inutile et inintéressante. Dans les terres luxuriantes du Bief, il n'était qu'un étranger, un diplomate en mission, et sans doute que les chevaliers qui l'accompagnaient ne s'intéressaient pas plus à lui qu'il ne s'intéressait à eux. Cette indifférence mutuelle était une aubaine pour Edwyn, à qui manquait la compagnie d'une société digne de son rang car il fallait être honnête et reconnaître qu'on ne recevait pas chez soi le diplomate envoyé par Castral Roc comme on recevrait n'importe quel marchand de légumes en caravane. Edwyn n'avait rien de personnel contre ser Gaspar, qui comptait certainement parmi les hommes les plus respectables de ce monde, mais il n'avait ni la dignité, ni l'attitude correspondante à ce que la mission dont il se prétendait investi par lord Leo Tyrell exigeait de lui. Bien au contraire, on voyait là davantage la patte grossière et timide de son héritier, le promis d'Aliénor. Une chance pour lui que son père, qui semblait promis à une vie longue, disposât encore d'un temps suffisant pour lui enseigner les rudiments de la diplomatie. Une chance pour eux qu'Edwyn fut d'une patience à toute épreuve.

Plus le périple pénétrait le Bief, au gré des haltes et des relais, plus le jeune diplomate se rappelait pourquoi il n'avait pas manqué d'accepter cette mission que lui avait confié son suzerain. On y trouvait les paysages les plus doux et les plus agréables. Il y coulait ces fleuves qui passent lentement, s'éloignant à regret d'un séjour si charmant. Les fleurs les plus aimables et les plus douces brises parfument l'air qu'on y respire. Comme il comprenait ces paysans heureux de vivre à l'ombre de vallées si belles, où l'harmonie se goûte au souper et se câline au coucher. Il n'était guère étonnant que les contrées du Bief fussent celles qui inspirassent le plus de chants et de poèmes, et tout homme à l'âme un peu sensible ne pouvait qu'être frappé d'admiration pour ces landes fertiles et ces prairies enchanteresses. Par moment, il aurait souhaité s'arracher à l'escorte d'Aliénor pour aller s'étendre à l'ombre d'un saule ou d'un vieux chêne, sur l'herbe grasse et sommeiller jusqu'à trouver les chemins oniriques qui conduisent aux portes du royaume des Sept. L'heure n'était cependant pas à la sieste, bien qu'on eût pu le croire endormi, même à cheval, puisqu'il demeurait silencieux comme une tombe. Plus exactement, il n'était pas muet comme une carpe, mais il limitait ses échanges verbaux à ce que la courtoisie diplomatique exigeait. Les monosyllabes et les formules usuels démontraient une fois de plus toute l'utilité d'une éducation poussée aux arcanes de la rhétorique. Peu lui importait l'opinion des chevaliers du Bief, qui n'étaient là que pour assurer la protection d'Edwyn et d'Aliénor, et non pour disserter avec lui des métamorphoses de l'âme ou de la circonvolution astronomique. Un matin qu'ils quittaient l'une des haltes prévues par le parcours préparé par le détachement Tyrell, il eut ces quelques mots pour Aliénor, seule phrase élaborée en dehors des standards de l'expression circonstanciée.


 « Ma dame, n'ayez crainte. Ces délais nous retardent quelque peu, mais très bientôt, nous serons dans les allées fleuries de Hautjardin, et vous aurez tout le loisir de vous émerveiller des splendeurs que la forteresse offre pour les âmes sensibles comme la vôtre aux choses belles de ce monde. »

Il aurait bien ajouté qu'elle serait la rose suprême du bouquet, mais il estima que ce qui n'était dans sa bouche qu'un compliment platonique était trop susceptible d'irriter la sensibilité des chevaliers du Bief pour être ainsi déclaré, car il y avait fort à parier que parmi l'escorte détachée depuis Hautjardin pour assurer leur sécurité, des mouchards épiaient le moindre de leur faits et gestes. C'était de bonne guerre, même s'il eût davantage plu à Edwyn que ces hommes fissent preuve d'une plus grande retenue et d'une plus grande discrétion. Peu importait, ces désagréments seraient bien vite oubliés. En effet, Edwyn entendait bien réussir sa mission comme il l'entendait et ni les caprices du destin, ni l'incompétence d'un chevalier n'entraverait sa route. À Hautjardin, il s'entretiendrait avec Leo Tyrell, et s'il le savait homme de bien et de raison, nul doute qu'ils parviendraient à trouver un accord profitable pour le Lion et pour la Rose.
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Message Sam 27 Aoû 2011 - 23:25

Aliénor ne cherchait pas à faire la discussion. Elle était définitivement trop occupée à se préparer mentalement à l’approche de Hautjardin. Elle pensait à l’accueil qu’on lui réservait Elle n’aimait pas être remarqué.

Un trait qui n’était pourtant pas des Lannister qui cherchaient toujours à se faire voir, pour n’importe quelle raison, surtout qu’elle fût bonne. Elle n’avait pas compté les haltes et les reprises. Elle aurait préféré faire tout d’un trait. Elle était fatiguée et cela se voyait dans la prunelle de ses yeux. Il y avait la peur, le mal et l’inconfort du voyage. Elle ne bronchait pas. Elle n’avait pas la force de le faire.

Un matin, alors qu’elle se demanda après combien de temps, elle n’avait pas ouvert la bouche pour sortir aucune parole, elle eu un sourire. Elle laissa Lord Edwyn l’approché. Elle offrit un sourire à son protecteur et le prit à part. Elle voulait se confier pour une fois et Edwyn semblait être le seul qui la comprenait vraiment.

J’aimerais ne rien craindre, Lord Estren. Je sais que la proposition d’un tel mariage vient avec des avantages, mais je ne veux pas souffrir avec un homme que je ne pourrais sans doute jamais vraiment aimer et qui n’est pas venu me chercher pour je ne sais quelle raison. Je vous retarde, je le sais, mais je ne peux faire autrement, je ne suis pas une femme qui chevauche longtemps. Ne pas savoir ce qui se passera me rends nerveuse

Elle marqua une pause prenant le soin de choisir les mots avec tacts. On l’avait regardé du mauvais œil, mais elle n’avait pas de misère à assumer. On l’avait entendu, mais elle n’avait pas honte à avouer qu’elle était extrêmement déçue. Elle avait parlé un peu fort, mais elle ne pleurait pas sur son sort, elle exprimait son mécontentement. L’homme qui l’avait aidée avec sa monture lui offrit son aide et elle ne daigna pas de la prendre. Elle fixa le jeune homme qui l’avait aidé et elle revint poser son regard sur Edwyn. Ser Richard, et Johan assuraient la protection arrière des deux cavaliers. La main à l’arme s’il devait l’utiliser.

C’est moi qui devrais se faire pardonner de vous faire endurer ce fardeau que vous porter, alors que vous avez bien d’autre chose à faire, que d’escorter une petite lionne qui n’a pas plus envie de connaitre son futur mari. Qui n'a même pas eu le loisir de se présenter à moi, alors que je me déplacais vers le Bief..

Elle était en somme très claire. Elle n’avait pas envie de le connaitre pour rien au monde, parce qu’il n’avait pas tenu de venir. Diplomatiquement, elle n’en avait rien à faire qu’il ne se présente pas. Pour le reste elle était que déçue de son absence. Elle voulait voir à quoi il ressemblait et elle ne voulait pas attendre. Sa monture s’énerva et elle commença à pester. Tout était trop calme. Et pourtant, une troupe ainsi armée ne passait pas inaperçu. Mais autant que cela reste ainsi. Elle n’avait pas la force de parlementer ou même de chercher les problèmes. Surtout lorsque le pouvait




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Message Dim 28 Aoû 2011 - 7:02

Le convois avait quitté Crakehall aussi rapidement que possible. Au moins, il fallait le reconnaître et lui en être reconnaissant d'une certaine façon, lady Aliénor voyageait léger. Gaspar avait eu peur de découvrir un grand nombre de malles comprenant bien entendu plus de toilettes qu'elle ne pourrait en porter pendant l'intégralité de son séjour à Hautjardin. Aliénor n'emportait qu'un apanage des plus sobre et réduit... enfin, sobre et réduit ''à la Lannister''. Certes, il fallait impressionner les Tyrell. Mais enfin quant même.

''Riche comme un Lannister''.

N'importe quel débile profond dans un trou boueux plus qu'un véritable village, profondément enterré sous les neiges du Nord avait forcément déjà entendu cette expression. Il est possible même qu'elle ne soit pas inconnue des Sauvageons. Alors les Tyrell... il était tout à fait inutile de rappeler à tout le monde à quel point les Lannister étaient riches en transportant l'équivalent d'une dot royale en bijoux et en robes. Enfin, il avait sans doute largement assez piétiné les bases les plus élémentaires de la diplomatie comme cela. Il aurait bien assez de choses à dire à Tristan une fois qu'ils seraient à Hautjardin. Et, pas de doute, le chevalier n'allait pas avoir la langue dans sa poche en ce qui concernait la tâche que le futur lord Tyrell lui avait confié. N'importe quoi. Non mais vraiment n'importe quoi. Il n'avait rien trouvé de plus idiot que de l'envoyer LUI au devant de lord Estern. Bon sang, il était un chevalier. Pas un politicien. Qu'est-ce que ce maudit gamin pouvait bien avoir eu en tête à ce moment là.

Sans aucun doute pas grand chose.

Heureusement au moins, Ser Tristan Tyrell n'était pas un incompétent. Certes, il tâtonnait en politique, mais pour se qui avait été de leur préparer le chemin, tout était parfait. Les relais étaient installé là où ils devaient être. Toujours là quant on en avait besoin. Non, si on pouvait lui reprocher sa maladresse de ne pas être venu se présenter, on ne pouvait pas avoir quoi que se soit à dire sur la façon dont il avait organisé le périple. Cette organisation parfaitement huilée et d'une grande rigueur était d'ailleurs des plus surprenante. Enfin... pas pour les Lannister, non. Eux n'avaient jamais eu l'occasion d'admirer la chambre du jeune lord et son invraisemblable empilement de rouleau, d'ouvrages en tout genre, d'instruments d'astronomies farfelus ou simplement d'objets aussi divers que varié dont l'utilité n'apparaissait logique qu'au seul locataire de l'endroit. Le plus étonnant était que, malgré les apparences, tout semblait être méticuleusement rangé, catalogué, archivé celons un indéchiffrable ordre de classement.

Gaspar poussa un soupir et reporta son attention sur les deux Lowther. L’aîné comme à son habitude abreuvait son cadet de tout un tas d'histoires qui lui donnait envie d'aller boucher les oreilles de la jeune lady qui chevauchait un peu plus en avant. Le plus jeune l'écoutait à peine, gardant ses yeux rivé sur le dos de la jeune femme blonde. Était-ce une impression ou les yeux du jeune homme déviaient de temps à autres vers la selle de la jeune femme ?

*La Lionceaunne l'aurait-elle attrapée dans ses griffes ?*

Damien Lowther n'était pas assez idiot pour le faire très ouvertement et, pour qui n'y prenait pas réellement garde, il avait juste l'air de fixer la route devant lui. Et après tout, la jeune femme chevauchait bien devant lui. Se n'était pas comme s'il se retournait pour la fixer... mais quelqu'un qui cherchait à voir quelque chose comme ça pouvait éventuellement le voir.

Enfin, de toute façon, il n'y avait pas vraiment à s'en inquiéter. Damien savait ce qui attendait cette jeune femme, tout comme le fait qu'il ne le reverrait sans doute que peu. Ce n'était rien. Le gamin devait la trouver attirante. Va-t-on reprocher cela à un jeune homme ? Se n'était pas Gaspar qui le ferait en tout cas. Même à lui, un homme qui avait été marié de nombreuses années et avait engendré son lot de bâtard, cette jeune lady faisait un certain effet. Elle était superbe à n'en pas douter. Alors allait-il réprimander un jeune homme parce qu'il avait le goût des jolies choses ? Non. Il connaissait Damien et savait que le chevalier n'outrepasserait pas son devoir. Elle était lady et lui chevalier. Même s'il appartenait à la noblesse, il y avait un gouffre entre eux. Et il n'est pas pire crime de vassal que le rapt d'honneur sur la femme ou fiancée de son suzerain.

Enfin bref. Voilà que la princesse se mettait à se plaindre. Se n'était pas la première fois, il en était sur. Les autres ne l'avaient peut-être pas sut, mais lui si. Elle s'était déjà plainte à quelques reprises. Notre petite lionne serait-elle un peu râleuse ? Fatiguée par le voyage sans aucun doute en tout cas puisque c'était la première fois qu'elle s'exprimait de façon aussi ouverte sur son prochain mariage et son fiancé.

Espérons juste que cela n'allait pas s’aggraver et qu'elle n'allait pas râler de plus en plus fort le reste du chemin, elle allait réussir à lui gâcher le paysage.

* * *

« Tu t'es déjà fait les huit ? »

« Pour la dixième fois au moins, non Gregor, je ne me suis pas fait les huit. »

Damien était présentement en train de grignoter un morceau de poulet assez distraitement pour qu'on puisse le lui manger dans la main sans qu'il s'en rende compte. Armé d'un fusain, il rédigeait, comme tout les soirs, quelques petites notes sur le voyage à l’intérieur d'un petit livre. À en voir le nombre des pages qu'il avait déjà tourné, il n'en était pas à sa première expédition loin des murs d'un château. Bien que jeune, il avait déjà une certaine expérience de ce genre de choses.

Gregor quant à lui mordait à belle dent dans la cuisse qu'il tenait dans un des énormes battoir qui lui servait de main.

« Je suis sur que tu n'en a pas encore vu une qui venait des Iles de Fer, dit-il en remuant la cuisse sous le nez de Damien. »

« Si, et j'ai encore les cicatrices pour le prouver et la marque de ses dents sur mon épaule. »

Gregor resta un moment interdit avant d’éclater de rire et de déboîter l'épaule de Damien d'une grande baffe dans le dos.

Le camp avait été monté pour la nuit à proximité d'un petit ruisseau qui apportait de l'eau douce. Se serait une nuit à la belle étoile. Enfin, à la belle étoile, si on veux. Pas pour la jeune lady en tout cas puisqu'elle allait passer la nuit sous une grande tente qu'on avait emporté et transporté tout le voyage pour le cas où un relais ne soit pas assez proche ou pour tout autre raison. Cette invitée devait avoir droit aux égards qui lui étaient dut.

C'était le moment où tout le monde prenait tranquillement son repas. Où l'attention à se qui peu se passer tout autour se relâche légèrement.

Légèrement, mais pas assez malheureusement.

L'homme qui portait les armes des Tyrell aux couleurs inversé eu comme un éclair de génie en apercevant dans les fourré un éclat métallique.

Dans la tente, lady Aliénor et lord Estren n’aperçurent rien d'autre que des silhouettes qui, d'un coup, se redressait alors qu'une voix grave criait : « AUX ARMES !!! »

Il y eu les tintement et les cillement caractéristique des épées qui sortent des fourreaux, puis une autre voix s'éleva.

« EN CERCLE, PROTEGEZ LA TENTE !!! »

Avec l'efficacité qu'offre une longue expérience, les silhouettes des chevaliers du Bief qui, l'instant d'avant étaient tranquillement assis, encerclèrent la tente, de longs dards d'ombre dans leurs mains pour témoigner que chacun d'eux avaient tiré l'épée.

L'arme au poing, Gaspar entra sous l’abri de toile pour s'assurer que les envoyer Lannister n'avaient rien. Ce fut à ce moment que la voix s'éleva à nouveau, couvrant presque le : « Restez calme et ne sortez pas. » du vieux chevalier. La même voix que précédemment.

« NE VOUS REGROUPEZ PAS, TENEZ LES POSITIONS !!! »

Dehors, il y eu des cris. Plusieurs silhouettes semblèrent se mêler à d'autres alors que Gaspar tournait en tout sens, l'arme à la main, prêt à protéger Aliénor de quiconque aurait réussi à passer le barrage imposé à l’extérieur par les chevaliers.

Cela ne dura pas plus de deux minutes avant que Gregor Lowther ne rentre la tête sous la tente.

« C'est bon. Il y a plus de risque. »

Pour ceux qui eurent le courage de sortir, il fut assez rapidement compréhensible pourquoi le colosse n'avait passé que la tête. Dans la tente. Le reste de son corps était en effet décoré de sang et de... je crois que c'est des tripes. Je demande aux lecteurs de ce post de m'excuser, mais je vais pas faire un zoom. Sinon je vais vomir.

Cinq cadavres étaient étendu sur le côté, tous vêtu de haillon et armé d'objets divers. Une fourche, un gourdin, une épée rouillée...

« Quelques bandits, fit Gregor. Et pas des bons. Ils devaient juste en vouloir aux malles de mademoiselle et espéraient ne pas se faire remarquer. Ils auraient dut savoir qu'ils n'avaient aucune chance. »

« Des pertes, interrogea Gaspar en regardant autour de lui ? »

« Théofried en sera quitte pour une bonne bosse. Mais autrement non. On en a tuer la moitié. Ça m'étonnerait que leurs copains tentent de nous ennuyer. »

Le vieux chevalier hocha la tête. Plus de peur que de mal et beaucoup de raffut pour pas grand chose en somme. Au moins, ils avaient démontré l'efficacité de leur rôle d'escorte avec leur vitesse de réaction. Pour se qui était de leurs capacité martiales... pour sa part, Gaspar n'éprouvait pas la moindre fierté a avoir vu ses hommes triompher d'une dizaine de pouilleux. Ils avaient pour eux l’entraînement, les armes et le nombre. Les voleurs n'avaient pas la moindre chance. Gregor avait raison. Ils auraient dut comprendre et se retirer. Tant pis pour ceux qui étaient mort.

« Double quant même la garde, ordonna le chevalier. »

Gregor hocha la tête et se dirigea vers Damien en faisant de grand gestes très grandiloquent.

« Alors le p'tit. T'en a eu un ? »

Damien quant à lui se contenta de hausser les épaules, finissant de nettoyer le sang sur son épée. Cela parlait tout seul.

Inutile de préciser que le reste de la nuit fut des plus calme.
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Vers un avenir meilleur [Aliénor Lannister/Edwyn Estren]

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