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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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Lady Coeurdepierre
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Message Dim 14 Oct 2012 - 22:35

Phase n°4


Sons Of War by Two Steps From Hell on Grooveshark

     Cette nature vierge, insolente, mystérieuse et furibonde s'éveillait. L'aube n'était point rouge mais brumeuse, et dans les volutes grisâtres qui se disputaient la jalousie des arbres, qui, parmi tous les chasseurs, pouvaient dire ce que l'instant d'après leur réserverait ? Rien n'y personne ne pouvait deviner les desseins des dieux, anciens, nouveaux ou étrangers. Tout au plus pouvaient-ils esquisser des suppositions, des possibilités. Une chose était sûre, cependant : le Père s'en donnait à cœur joie et l'Aïeule riait à gorge déployée. D'ailleurs, cela put s'entendre dès le premier coup de tonnerre qu'on vit frapper la vieille tour. Il fallut être dans les environs pour la voir s'écrouler sur un lord Hastif dont le destin était plus qu'incertain, mais tous les autres, occupés ailleurs à explorer, à chasser, à survivre, purent malgré tout apercevoir l'éclair éblouissant qui causa ce ravage. D'autres suivraient, et jamais les terres de l'Orage ne portèrent mieux leur nom ! Mais que serait la symphonie du ciel sans, en plus des percussions de la foudre, le trémolo des bourrasques et l'ostinato de la pluie ? Le concert était ainsi complet et ne devait pas s'arrêter avant la fin de la journée !

     Alysane Mormont choisit d'abandonner le garde qu'elle portait et qui ne risquait à vrai dire plus rien, à l'exception d'un mal de crâne atroce à son réveil. L'occasion était trop belle d'aller traquer de près la créature qui, un instant, les avait pris pour cible avant de changer aussi brutalement qu’incongrûment de situation ! La main bien ferme sur le manche de sa hache, la demoiselle tenta d'approcher avec discrétion, afin de s'épargner des dangers inutiles. Suivie par un danseur d'eau plus volontaire et enthousiaste que jamais, elle dut l'écouter qui proposait un plan d'attaque, et tous deux eurent le bon sens d'écarter purement et simplement une avance tactique directe et brutale pour préférer une approche plus subtile, plus discrète... jusqu'à ce que le natif de Braavos se saisisse d'une pierre, la lance à la tête de la créature, et l'assaille d'une phrase provocatrice qu'il cria avec tout le panache qui lui était propre. Un tel comportement dut bien sûr agacer Alysane, mais plus encore cela agaça cet homme d'âge mûr qu'ils découvrirent au chevet de la bête affalée sur le côté et visiblement assomée – sa tête avait heurté un arbre au tronc bien large et qui n'avait pas cédé. Cet homme-là qui veillait la bête agita prestement son bâton et dévia de justesse la course de la pierre avant d'immédiatement se relever et prendre position pour défendre la créature qu'il entendait bien, manifestement, protéger au péril de sa vie. Bien qu'il fût aussi vieux que ses cheveux blancs pouvaient le signaler, on pouvait deviner à ses gestes précis qu'il disposait d'une grande adresse. À sa voix, on devinait qu'il n'était pas de la région. Il y avait dans son accent une musique étrange qui pouvait évoquer des contrées lointaines, des pays inconnus malheureusement d'Alysane et de Lotho qui ne pourraient pour le moment identifier les origines de ce curieux personnage. « Arrière ! N'approchez pas ! Laissez-la ! » Par instant, il jetait des regards en direction du monstre couché et inerte derrière lui. « Ma pauvre... ma pauvre amie... » Son trouble et son chagrin étaient palpables. La pauvre amie portait sur elle les traces de blessures anciennes et partiellement cicatrisées. D'autres traces révélaient des blessures plus récentes. La pluie ruisselait sur sa fourrure épaisse et noire.

     Sous terre, les affaires de Mycah et de Loras n'étaient point au beau fixe. Il s'en fallut de peu qu'ils se trouvent à jouer à cache-cache dans ce labyrinthe caverneux avec une foule de zélotes décidés à les dépecer vifs. Mais le garde, après avoir entendu leur réponse, les toisa d'un air aussi idiot qu'interrogateur. « Bah vous connaissez l'mot d'passe... mais où est vot' médaille, hein ? Vous l'avez perdue ? Ouais, c'est ça... moi j'crois qu'vous l'avez plutôt vendue ou fondue hein... elle vaut pas un clou mais bon, des cabots dans vot' genre ça y connaît rien du tout... allez, v'nez ! Vous arrivez pile pour le sermon... » Confiant, et aussi stupide qu'il en avait l'air, ce garde leur tourna le dos et se proposa de les guider jusqu'à la grande salle où ils pourraient entendre le sermon dont il parlait. « Ou alors... ouais, vous êtes sûrement des nouveaux moi j'dis ! On verra bien ce qu'elle dira, moi ça m'regarde pas ! »Mais à ce stade, l'occasion s'ouvrait pour eux de l'attaquer par derrière afin de le neutraliser sans peine, ou de le suivre tout bonnement tout en, pourquoi pas, lui posant des questions. Au dessus d'eux, la pluie martelait, ce qui révélait une chose : ces galeries n'étaient pas très loin sous le sol. De plus, ce bruit continuel empêchait pour ceux du dessous d'entendre ce qui se passait au dessus et réciproquement.

     Profitant de l'effet de surprise, Barra et Ludiwina s'accordèrent pour appliquer le plan parfait, afin d'achever la bête pourquoi pas du premier coup. Une entreprise aussi ambitieuse que raisonnable considérant qu'une fois passé l'effet de surprise, elles n'étaient plus du tout assurées de garder l'ascendant et l'initiative. Mais au moment où les deux flèches partirent pour atteindre leur cible, un grand coup de tonnerre retentit qui dut les surprendre autant que la Bète qui fit un bond de côté. Malheureusement pour la créature, la flèche de Barra vint se ficher dans la plaie ouverte qu'elle avait au flanc, lui administrant la plus vive et la plus sévère des douleurs dans tout le corps. La flèche de Ludiwina en revanche manqua l’œil véritable du monstre, en ayant pourtant toucher sa cible... quel était ce prodige ? La flèche se ficha dans l'un des mille yeux et abattit ce leurre que la créature portait ceint à son « front » : un diadème fait d'étranges billes et qui formait pour la bête une visière, donnant par artifice aux deux chasseuses l'impression qu'elles avaient face à elle un monstre aux mille yeux, mais il n'en était rien ! S'ébrouant de tout son long, la créature fit volte-face pour repérer d'où venait ces flèches furtives mais elle ne découvrit rien sur sa droite, rien sur sa gauche, laissant à Barra autant qu'à Ludiwina tout le loisir de la cribler de flèches mais ces demoiselles purent constater que par endroit les flèches semblaient « ricocher » comme des fléchettes jetées trop faiblement sur la cuirasse d'un chevalier... Toutefois, quatre flèches vinrent affaiblir la bête à l'épaule, à l'autre flanc, au cou et à l’œil gauche quand, au hasard d'un éclair, elle détecta les deux tirailleurs. Grognant de rage et beuglant de colère, elle charge le tronc de l'arbre où Ludiwina et Barra se tenaient perchées. Le choc fut tel que la malheureuse chasseuse du Val bascula et roula dans un massif de fougères. Le monstre, toutefois, n'avait encore rien remarqué de sa chute et Ludiwina n'aurait aucun mal à se relever une fois passé le choc. Barra en revanche devait s'inquiéter : par les coups répétés de ses pattes puissantes, la bête menaçait de la faire tomber à son tour, autant qu'elle cherchait parfois à l'atteindre d'un coup de griffes bien placées – chercher à descendre par le tronc était donc très dangereux à présent, mais demeurer dans l'arbre l'était tout autant !

      « Messer, moi je sais quelque chose... » Le soldat s'approcha de ser Dezial et de Lyonel Baratheon qui s'organisaient tous deux pour prendre la route des ruines du baudet. « Y'a un vieux poème qui dit comme ça : le jour où l'âne reviendra, l'enfant de Durran tremblera... c'est la légende qui dit qu'après que les dieux n'aient pu détruire Accalmie pour reprendre Elenei son épouse, ils envoyèrent dans le Bois du roi un monstre capable de tout voir et de percer les protections des murs d'Accalmie... ce monstre ne réussit pas à accomplir sa mission qui était de détruire Durran et sa forteresse, alors les dieux accablèrent ce monstre d'une tête d'âne et l'on raconte que depuis, il sommeille dans ces bois et attend le moment propice pour se venger de Durran et des dieux... » Les coups de tonnerre ponctuaient ce récit aussi étrange qu'inquiétant. Le soldat ne put en dire plus, il n'en savait pas davantage : c'était là tout ce que la légende racontait et à vrai dire, c'était bien assez pour embrumer l'esprit des auditeurs captivés. La troupe menée par Lyonel Baratheon et ser Dezial Follard prit la direction des ruines du Baudet et quittèrent la Grande clairière où gisaient les corps des défunts que la pluie venait laver du sang qui les souillait.. Le déplacement se fit sans encombre et ils arrivèrent par le nord. À leur arrivée, ils purent voir au loin le résultat de l'éboulement provoqué par l'ours fou ainsi que, plus loin, un étrange attroupement constitué de l'équipée Bolton et d'une drôle de bonne vieille femme. Malheureusement, du fait de la pluie, ils devaient se rapprocher pour les discerner avec précision.

      « Ce médaillon... si votre ami l'a perdu, c'est qu'il est mort... ou enterré... ou les deux... » Bathilda tourna sur elle-même avant de reprendre, d'une voix éperdument lasse.  « Ou alors c'est vous qui êtes avez eux ? Bathilda ne sait plus rien... elle croyait savoir ! Elle était sûre et puis vous êtes là ! Des Bolton ici, c'est à peine croyable ! Les Autres, c'est pour quand ? Ils croient tous que je suis folle... Bathilda s'en amuse, oui, elle rigole... elle se roule par terre, elle bave, elle crache, elle toussote, et ils se moquent, ou ils ont peur, ou ils donnent un cerf... mais moi je sais tout, j'ai tout vu ici, et les têtes noires, elles sont juste là, et vous devriez partir avant qu'ils n'arrivent, car ils n'ont pas qu'une ou deux bête ces démons, non, non, non ! Ils ont ramené plein plein plein de bêtes et bientôt elles iront tout casser à Port-Réal, tout casser à Accalmie, partout, partout ! Et tout l'or du bouffon d'argent de la tour n'y changera rien, Bathilda le sait, alors elle se protège, elle dresse des autels, car les autels éloignent les têtes noires, mais les autels n'éloignent pas les bêtes, et les bêtes cassent les autels, alors Bathilda doit tout refaire, et Bathilda ne sait jamais si elle doit les refaire au même endroit, et puis parfois je me dis que Bathilda doit s'enfuir, partir dans un autre bois, aller ailleurs, mais on m'a chassé d'ailleurs alors pourquoi j'irai plus loin ? Ici Bathilda se cache et moi je suis heureuse. J'ai faim.  » La vieille femme cracha par terre avant de continuer.  « Ce médaillon... si votre ami l'a perdu, c'est qu'il est mort... ou enterré... ou les deux... » Bathilda tourna sur elle-même avant de reprendre, d'une voix éperdument lasse.  « C'est fou comme le temps passe, hier encore j'étais une gamine et voilà que j'ai perdu toutes mes dents ! J'en ai fait des autels aussi, très important ça les autels ! Plus important que les barrals, que les septuaires, pouah ! La peste ! La PESTE ! Les anciens dieux sont morts et les nouveaux aussi, ça vous pouvez me croire, ils sont morts mais leur engeance est toujours là, elle veille, elle pourrit, elle moisit, elle ronge nos cœurs et nos âmes, et puis Bathilda elle le sait alors elle dresse des autels. Très important les autels. Bathilda elle ne croit en rien, mais elle fait croire et les gens disent qu'elle est une sorcière, j'en suis pas, j'en rigole, je fais comme si. La pluie sur moi, c'est froid. Oh, tiens ! Voilà le chevalier bizarre, s'il me voit, la foudre va frapper !  » Mais elle ne bougea pas. À ce moment, ser Andrik et son équipée arriva tout près, suivi de près par Lyonel Baratheon, ser Dezial et leurs hommes : tout ce beau monde fit une belle jonction ! De son côté, John découvrit bientôt un escalier menant à un tunnel qui lui-même menait au réseau de galerie où se trouvaient Mycah, Loras et un paquet de fanatiques en furie, mais pour le savoir, il fallait l'explorer !

     Les hommes de ser Corwin achevèrent de fouiller les cadavres autour d'eux et révélèrent ce même étrange médaillon sur plusieurs d'entre eux : un lacet de cuir brun portant une médaille de métal vulgaire, où l'on voyait inscrit « l'Âne voit tout ». Corwin et Lothar avait perdu leur guide mais fort heureusement le chevalier de Pince-Isle n'était pas né de la dernière pluie et savait lire une carte, compétence fort utile qui lui permit de guider son équipée là où il désirait la conduire. Ils rebroussèrent donc chemin et prirent pour cap le campement de départ qu'ils gagnèrent promptement et où ils retrouvèrent lord Hastif et ses hommes. Ce dernier était là pour organiser l'arrivée des renforts, mais il se porta à la rencontre de ser Lothar afin de prendre des nouvelles. Celles-ci étaient mauvaises, comme il fallait s'y attendre. « Ce n'est plus une simple chasse, c'est... je ne sais pas ce que c'est, mais peu importe : il faut vider mes bois de ces fanatiques et si pour cela je dois soulever chaque pierre de cette forêt, je le ferai. Je vais rester ici pour accueillir les renforts qui ne vont plus tarder, vous devriez vous porter immédiatement aux ruines du baudet pour nous y attendre : d'après nos derniers renseignements, c'est là que se terre nos ennemis. Prudence toutefois : plusieurs bêtes rodent dans ces bois... bêtes ou groupes armés, peu importe. Restez en vie pour le combat final, je n'aime pas l'idée d'attaquer un groupe de traîne-misère désarmés et désœuvrés mais nous n'avons pas le choix. Des questions ? »

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Tout s'enchaîne à présent, des interventions particulières à chacun d'entre vous jusqu'à la fin, vous allez devoir vous surpasser, faire des choix et surtout, de grâce, amusez-vous ! Moi, je prends mon pied.
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Alysane Mormont
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Message Lun 15 Oct 2012 - 11:37

     Le temps se gâtait, un éclair éblouissant zébra le ciel, détournant brièvement l'attention d'Alysane de la bête au sol. Comment est-ce que le ciel pouvait se déchaîner de la sorte ?! Et après l'on osait dire que le Nord était une région inhospitalière ! Peu importait, la seule chose qui devait supplanter tout le reste était la créature qui se trouvait face à eux. Délaissant le ciel et la pluie qu'il versait soudain sur eux, la jeune femme tenta d'oublier le fait que se trouver parmi les arbres alors qu'un orage faisait rage, n'était peut-être pas le meilleur plan, mais ils se trouvaient aussi avec une bête qui avait massacré plusieurs personnes et bêtes. Alors niveau prudence... Ils pouvaient revenir plus tard !

     Quoi qu'il en soit, le compagnon de chasse de la Nordienne pensait comme elle, mieux valait éviter une confrontation directe – de toute manière, elle ne l'aurait pas aidé s'il avait décidé du contraire – et il finit par se saisir d'une pierre afin de la lancer vers l'animal. Fronçant les sourcils d'un air légèrement contrarié, la demoiselle ne put s'empêcher de penser que les hommes devaient toujours fanfaronner et qu'il risquait bien d'éveiller la bête au lieu de la laisser inconsciente. Mais ce qui était fait était fait et de toute manière, la pierre n'atteignit pas sa cible puisqu'elle fut repoussée avec dextérité par un homme aux cheveux blancs comme la neige. Alysane le dévisagea pendant un moment alors qu'il leur adressait la parole où traînait un accent qui prouvait qu'il n'était pas natif de Westeros. Est-ce qu'il commandait la bête ? Était-il responsable de tous ces morts ? Peut-être que les soupçons qu'elle avait quant au fait qu'un humain était derrière tout cela, se trouvaient enfin justifiés ? Il traitait la bête comme si elle était son amie, chose qui ne manqua pas d'étonner et de plaire à la Nordienne, pour une fois qu'un humain ne voyait pas un animal comme une chose ! Mais il fallait que ce soit une créature dangereuse.... La jeune femme ne se laissa pas émouvoir et, sa hache toujours à la main, s'empressa de répliquer.

     ▬ Reculez ! Si c'est votre amie vous allez vous éloigner d'elle ou nous pourrons penser que vous essayez de la diriger contre nous ! Apparemment il tenait à l'animal, autant en profiter. Si vous êtes avec elle, c'est certainement que vous pourrez répondre à nos questions. Elle n'avait pas songé à parler, mais plutôt à frapper, sauf que la situation était... Particulière ! Ce n'est pas vraiment elle qui a tué tous ces gens et ces animaux n'est-ce pas ? C'est vous qui la poussez à faire tout cela ? Pourquoi ? Si vous avouez tout ce que vous savez, elle pourra peut-être s'en tirer.... »

     Même si Alysane doutait que le lord qui dirigeait cette expédition accepte d'épargner la créature responsable de tant de mort, elle voulait rassurer l'homme et lui laisser entrevoir la possibilité qu’il puisse aider son amie. Est-ce qu'elle avait touché une bonne corde, ou sa tentative allait-elle échouer lamentablement ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Lun 15 Oct 2012 - 17:51

L'orage les prit par surprise. Le tonnerre désormais ajoutait sa voix aux grondements de la créature furieuse, et une implacable pluie de flèches tombait parmi les éclairs, comme autrefois - pluie de mort sous une pluie de vie. N'avait-elle pas déjà vécu tout ceci ? C'était une autre bête qu'elle combattait alors, une bête à forme humaine accompagnée de sa meute. Une bête sans doute plus dangereuse, à sa façon, que celle-ci ne le serait jamais, car douée de toute la ruse des hommes. Aujourd'hui le combat était digne, honnête, loyal : un combat de créatures sauvages, enfants des bois impénétrables. L'instinct rugissait dans son sang et elle se battrait jusqu'à la mort pour survivre.

La Bête chargea trop vite, un éclair elle-même dans la sombre forêt. Barra ne put retenir sa compagne. L'arbre était solide, mais l'animal puissant et déchaîné, et Ludiwina tomba alors que Barra avait renfilé son arc pour s'accrocher aux branches de toutes ses forces. L'affaire se corsait... Ludiwina ne possédait qu'un bâton impropre à percer le cuir du monstre. Si Barra tenait bon et que la Bête se lassait de ses assauts, sa partenaire n'aurait aucune chance seule, à terre, de s'en sortir. Et si Barra tombait... ce serait droit dans les griffes de la créature. La seule option était donc de descendre puis d'attaquer à coups de pique les points faibles révélés par les flèches, mais se couler le long du tronc revenait à s'exposer comme un fruit mûr pour la cueillette...

Elle n'hésita pas, ne cilla pas : la conclusion s'imposait d'elle-même à son instinct. Ses armes bien calées à leur place, elle empoigna son couteau de chasse de sa seule main libre, l'autre agrippant fermement une branche pour encaisser les secousses. Elle banda ses muscles et attendit une nouvelle attaque contre le tronc afin de ne pas s'exposer à un coup de griffe. Au moment précis où la Bête frappait l'arbre, elle se laissa tomber sur son dos, lame vers le bas. Sa main gauche se cramponna à la fourrure pestilentielle tandis que sa main droite frappait de toutes ses forces, visant la nuque, à l'instant où tout son poids venait s'écraser sur l'échine de la Bête... la créature affaiblie à l'épaule et au flanc ne put que fléchir sous le choc et donc, subir son attaque [MJ : Barra réussit-elle à infliger une blessure grave à la nuque comme elle le souhaite ?].

En un clin d'oeil la Bête pouvait se redresser ou se retourner sur le dos, auquel cas la Piqueuse tomberait et se ferait déchiqueter en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire... Barra bondit donc immédiatement au sol après ce coup en effectuant une roulade pour s'écarter au maximum du monstre. [MJ : dans quel état est Barra ? s'est-elle blessée en effectuant cette action ?] Au moment de se redresser, elle glissa son couteau à sa ceinture et attrapa la pique de chasse calée dans son dos... celle-ci lui donnerait une bonne allonge, meilleure que les pattes de la créature, hélas celle-ci était tout à fait capable de lui arracher sa pique d'un coup de pattes, vu sa puissance, à moins qu'elle ne fût trop blessée pour cela... dans le feu de l'action, Barra n'avait pas encore eu le loisir d'en juger, elle espérait donc de tout son coeur que Ludiwina créerait une diversion afin de pouvoir porter le coup de grâce. Elle n'avait aucune envie de crever là dans un buisson avec ses tripes en guise de couronne mortuaire !

« Ludiiii ! Une diversion s'rait pas d'refus ! »


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Message Lun 15 Oct 2012 - 20:20

On aurait presque dit une blague Bieffoise. Qu'est ce qu'il y'a de plus ridicule qu'un chasseur coincé dans des souterrains entourés de fous suite à l'attaque d'un ours ? Facile ! Deux chasseurs dans cette même situation ! Il fallait avouer que la mélasse dans laquelle Loras et Mycah s'étaient gentiment empêtrés semblait devenir de plus en plus poisseuse au fil du temps. Collant et accrochant les deux compères dans des problèmes qui après chaque solutions empiraient à vive allure.
De ce point de vue il semblait donc tout à fais normal qu'il se retrouve à suivre un homme sortie de nul part alors qu'ils étaient quelques temps plus tôt partis à la recherche d'un bête monstrueuse.
Non il n'y avait pas à dire, ils ne comprenaient plus vraiment ce qui leur arrivait et finalement la meilleure des solutions qui leur étaient offertes semblait être de se laisser porter par le courant.

De toute façon avait il vraiment le choix ? A peine une dizaine de mètres de parcouru à tenter de ne pas perdre leur guide de fortune dans ce dédale et voila qu'ils commençaient déjà à croiser de plus en plus de représentants de ce petit peuple des caverne. Rendant toute fuite impossible pour les deux hommes les obligeant à se maintenir dans leur rôle de membre de cette étrange rassemblement.
L'air affable ou plus fou les uns que les autres, ils semblaient être tout droit sortis de l'un des pires contes que l'on racontait le soir aux enfants. Un monstre dévoreur d'hommes, des ruines frappées par la malédiction des Sept ou pire de dieux plus sombres et plus anciens, un peuple des bas fond, un trésor … Cette histoire tournait à la légende. Une légende qu'écriraient les hommes présents, encore faudrait il qu'ils aient l'envie de voire leurs noms marqués au fer rouge sur les récits de cette aventure. Placés idéalement, au cœur de ce qui semblait être le foyer de ce intrigante histoire, les deux chasseurs possédaient bien la place rêver pour agir et faire trembler le cœur des ménestrels qui chanteraient cette épopée et bien des hommes leurs auraient sûrement envier. Voire plutôt détesté, car il n'était en aucun cas marqué dans la façon de faire des deux chasseurs de chercher la gloire. Endoctriné contre leur gré, ils avançaient au pas et gentiment, l’œil observateur à la recherche de la première sortie qui se présenterait à eux. Ils ne voulaient qu'une chose sortir d'ici et en vie, voire un peu plus riche puisqu'à chaque foulées qu'ils réalisaient, la présence d'un réel trésor sonnant et trébuchant devenait plus réaliste pour justifier la bizarrerie du moment.

Que dire de leurs visages respectifs, lorsqu'au bout du tunnel arriva la lumière. Non pas une mystique comme on aurait pu facilement le croire, mais bien celle de torches vacillantes face au courant d'air. Une lueur puissante qui éclairait calmement et puissamment une salle démesurée pour une cavité. Une rotonde de pierre ou régnait l'agitation de bien des hommes et de femmes aux regards déments, alors que face à eux se pavanait dans de grands gestes, un orateur accoutré tel un homme qui aurait passé sa vie entière dans ces forêts dormantes.

Mycah et Loras se regardèrent d'un air désespéré et avant que leur première impression ne sorte, leur guide, toujours à leur coté, accosta l'un de ses confrères d'un poigne assez rude.


Alor ti gars ? Dja finis ? Y s'passe quoi maintenant on fait quoi ? L'a dit quoi le maître ?
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Message Mar 16 Oct 2012 - 1:24

Un orage! Manquait plus que ça tient! En plus d'avoir une bestiole sorti des contes pour enfants, elles se tapaient un orage. Mais ce n'était pas le moment de se laissait distraire. Le flot de flèches qu'elle et Barra tirait semblait affaiblir la créature. La suite, franchement, elle ne la vit pas venir. L'éclair apeura la bête qui se rua sur leur arbre. Le temps qu'elle comprenne, la force de la bête la projeter de l'arbre et la faisait dégringoler en bas. Heureusement, loin de cette bestiole immonde mais un peu sonnée. Elle avait besoin d'un peu de temps pour se remettre mais ce n'était pas possible. Elle ne pouvait pas abandonner sa coéquipière. Elle au sol, Barra se trouvait en fâcheuse posture dans son arbre. Elle se redressa lentement, essayant de rester caché aux yeux du monstre qui semblait focalisé sur l'arbre.

Elle s'apprêtait a apparaître dans son champs de vision pour qu'il délaisse son arbre et ainsi donner le temps a son équipière de descendre. Mais Barra la prit de vitesse en atterrissant sur le dos de la créature. Elle retint son souffle, restant cachée, se préparant pourtant a intervenir au moindre signe. Elle profita du vacarme de l'orage pour appeler Sky. Ce dernier arriva dès qu'il entendit le sifflement. Il était simplement perché sur un arbre non loin de la scène, attendant le signal de sa maîtresse.

Elle allait avoir besoin de son aide. Même s'il n'était pas aussi habile sous la pluie, il lui serait d'une grande aide s'il pouvait aveugler la créature. Elle se redressa en entendant Barra l'appeler. Elle attrapa son bâton qui avait roulé a côté d'elle et lança l'ordre d'attaque a son faucon qui plongea, serre et bec en avant sur la créature. [MJ : est-ce que la manœuvre atteint son but, à savoir déboussoler et aveugler la Bête?].

De son côté elle jaillit et tenta d'atteindre les pattes de la créature. Elle déglutit en voyant que sa tentative de diversion avait marché mais maintenant elle faisait quoi? Elle n'avait jamais affronté de monstre pareil. Que pouvait-elle faire. Pas le temps de réfléchir que la bête se ruait déjà sur elle avec l'intention manifeste d'en faire son prochain trophée. Ludiwina réussit a l'esquiver a temps mais la Bête en avait apparemment après elle. La distraire, Barra approchant discrètement dans son dos, ce n'était vraiment pas le moment de flancher. Elle raffermit sa prise sur son bâton et regarda la créature droit dans les yeux. Elle avait remarqué que tout les prédateurs semblait détester cela et donc focaliser leurs attentions sur elle.

-Barra, si tu pouvais agir vite ce serait pas mal non plus, il a l'air de vouloir faire de moi son prochain repas et c'est pas franchement l'ambition de ma vie tu vois? fit la jeune blonde

La bête se préparait a attaquer et Ludiwina se mit en position de défense. Avec un peu de chance l'abomination se tenant devant elle serait assez bête pour aller s'assommer contre un tronc d'arbre. Peu probable certes vu la façon dont elle avait cogné l'arbre tout a l'heure mais l'espoir n'a jamais tué personne non?
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Message Mar 16 Oct 2012 - 9:06

Le fracas des éclairs dans le ciel aurait pu rassurer n'importe qui sur le bien fondé du nom donné à cette région des sept couronnes. Oui les Terres de l'Orage étaient capricieuses, bien plus que n'importe quel guerrier, cependant la tempête qui s'annonçait au loin ainsi que la fine pluie qui tombait maintenant sur cette forêt rajoutaient à la scène qui se déroulait un cachet certain. Une confrontation à venir dans laquelle Lotho comptait bien se jeter avec l'ensemble du panache dont il était capable, tant pour assurer la réussite de leur attaque que par le simple plaisir de danser avec la possibilité de mourir. La bête était là, étendue, comme déjà morte. Le combat à venir l'obsédait tant qu'il n'avait pas pu imaginer une seule seconde qu'un élément perturbateur rentre en ligne de compte.

Aussi fut-il extrêmement surpris, une fois sa pierre décochée, de la voir ainsi parée par un bâton manié avec dextérité. Voire même avec une agilité telle que le spadassin fut avant tout choqué par l'âge apparent de son porteur ... Bien qu'il soit en excellente condition physique, Lotho espérait bien garder une telle maîtrise de son corps à un âge semblant aussi avancé. A moins qu'il ne s'agisse là d'un albinos, tare rarissime s'il en est, sans compter l'accent de cet homme qui le qualifiait directement comme étant étranger à ce royaume. Cette sonorité linguistique si frappante était inconnue au danseur d'eau qui ne manqua pas de s'en trouver encore une fois surpris.

Il était attristé de l'accident qui était arrivé à cette bête et semblait même prêt à donner sa vie pour la protêger. Lotho baissa les armes sans pour autant les remettre au fourreau, affichant un air particulièrement interressé, enveloppant son regard curieux. La scène était on ne peut plus cocasse voilà donc qu'une sorte de dresseur d'animal sauvage, ou bien autre chose peut être, les intimaient d'en terminer avec cette chasse. Quel pouvait bien être le lien entre la présence de cette bête et lui ? L'avait-il amenée avec lui de son pays lointain ? Comment aurait-il bien pu la dresser, peut être si il l'avait trouvée à la naissance ...

Pendant que ces nombreuses questions trottaient dans la tête du danseur d'eau, sa comparse répondit avec son ... tact habituel qu'il fallait que l'homme recule pour prouver qu'il n'allait pas leur lancer la bête dessus. Cette dernière semblait bel et bien assommée, mais la prudence n'était jamais de trop dans ce genre de situations. La jeune femme continua donc, abreuvant de questions le protecteur de la bête, lui demandant même d'avouer ... pour arriver à sauver son "amie". Lotho ne put réprimer un regard de biais vers sa comparse, montrant le doute qu'il pouvait avoir quand à cette fin heureuse.

Soupirant, comme pour évacuer le tour inattendu des évènements, Lotho leva les yeux vers le ciel pour estimer la pluie. Si elle tombait dru bientôt, la boue qu'elle formerait aurait peut être raison de l'avancée des cavaliers de la chasse, ralentirait l'odorat des chiens ... Mais cela ne serait pas inéluctable, cela était impossible. D'une voix se voulant réconfortante, autant que possible en tout cas, Lotho expliqua :


- Je rejoins l'avis de ma comparse quand aux réponses qui assaillent désormais notre esprit, veuillez excuser mon attitude jusqu'à maintenant. Si vous êtes assez attachée à elle pour la défendre, commencez par nous expliquer les faits. De façon succincte au moins, car la battue passera par ici bien trop tôt pour que nous puissions prendre une décision en toute tranquillité. Pour l'instant, nous sommes disposés à vous écouter pleinement et avec attention.
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Message Mar 16 Oct 2012 - 15:30

Lothar venait d’avoir la confirmation de la bouche même de lord Hastif : Corwin et Lothar n’avait pas été les seuls à subir un guet-apens de coupe-jarrets à la petite semaine. Et désormais, l’image d’un complot et d’un subterfuge d’une ampleur peu commune se percevait sous les couches de la superstition et du mystère. L’idée première du Chevalier-aux-Crabes pouvait définitivement être écartée, au grand dam du Celtigar – car au fond de lui, le chevalier de Pince-Isle espérait secrètement une énigme véritable, où le surnaturel et l’histoire se serait entremêlés. Sortant des pensées qui s’entrechoquées dans son crâne, le Chevalier-aux-Crabes répondit par la négative à l’interrogation de lord Hastif – il n’était plus l’heure des questions inutiles, leur temps était précieux. Après un rapide coup d’œil vers Corwin et sa troupe ainsi qu’à Mathis, Lothar prit le chemin des ruines du Baudet, prenant la direction du Levant.

Les trois chevaliers et leurs hommes d’armes suivirent pendant un moment un chemin plus ou moins entretenu qui semblait conduire vers les ruines de l’est. A leur droite serpentait un large ruisseau, sans doute un affluent de la Néra, et qui les accompagnait le long de la route. Au bout d’un moment, le cours d’eau bifurqua vers le sud, entraînant la route avec lui. La troupe se retrouvait donc dans l’obligation de quitter la route et de s’enfoncer à l’aveuglette dans la forêt sombre, afin de trouver ces satanées ruines.

Au bout de quelques centaines de mètres, Lothar dut mettre pied à terre, suivit par Mathis, Corwin et ses hommes. En effet, la densité de la végétation rendait périlleuse la traversée à cheval, et ce n’était vraiment pas le moment de se ramasser en pleine poire une branche de frêne. Redoublant de vigilance, les chevaliers s’empêtrèrent dans le treillis épais du bois. Comme pour rajouter à ce charmant tableau un soupçon sinistre, un orage violent éclata au-dessus de leurs têtes. Derrière lui, Lothar entendait Mathis jurait à chaque fois qu’il se prenait une branchette sur le visage ou qu’il manquait de s’écrouler à cause d’une fondrière. Le Rogers ne devait sûrement pas être de meilleure humeur, d’autant qu’au dernier coup d’œil, le Chevalier-aux-Crabes l’avait vu s’empêtrer dans un bosquet de ronces.

La pluie rentra dans la danse, histoire de pimenter leur recherche des ruines. En effet, ce n’était pas pour la flotte que Lothar soupirait – ils étaient plutôt bien protégés par le toit végétal que formaient la multitude d’arbres – mais pour le bruit ambiant des gouttes d’eau, couplés aux grondements du tonnerre. Essayer d’entendre des cris ou des sons les renseignant sur la direction à prendre était devenu chose plutôt difficile. L’obscurité latente du sous-bois n’arrangeait en rien leur visibilité, et c’est avec un champ de vision considérablement réduit que les chevaliers continuèrent leur chemin.

Lothar menait la troupe, en jetant des coups d’œil fréquents à la carte qu’il avait récupéré sur le défunt guide. Le sens de l’orientation était quelque chose de plutôt inné chez le Chevalier-aux-Crabes, renforcé par ses nombreux voyages dans tout Westeros. Pourtant, le Celtigar semblait désappointé car il avait la sale impression que la direction n’était pas vraiment la bonne. Commençant à marmonner dans sa barbe, le chevalier de Pince-Isle sortit son épée courte et entreprit de se tailler un chemin rageur à travers un feuillage plus épais.

C’est à ce moment-là que retentit un craquement puissant, suivit par une série de bruits plus étouffés, mais pourtant bien présents. Lothar se retourna à temps pour voir Mathis et Corwin dégainer leurs lames dans un chuintement doux. Ils avaient eux aussi entendu ces bruissements qui semblaient s’approcher.

Amis ou ennemis ? Humains ou bêtes ? Inoffensifs ou non ? La troupe du Celtigar et du Rogers était en position…
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Maureen Bolton
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Message Mar 16 Oct 2012 - 19:46

Ce médaillon... si votre ami l'a perdu, c'est qu'il est mort... ou enterré... ou les deux... »

La révélation lui fit un choque qu’elle ne vit pas venir. Elle était un peu sous le choque. Elle essayait de comprendre. Les Swann avaient toujours été très silencieux. Elle n’avait pas vu de signe dans le visage de son grand-père. Il lui aurait dit, puis qu’il savait pour la bête. Il lui avait dit de ne pas y aller. Était-ce pour lui cacher des choses, qu’elle ne devait pas s’y rendre. Elle était de mauvaise humeur et elle avait senti une deuxième main sur son épée. Maureen tenait Écorcheuse dans sa main prête à l’utiliser. Si elle avait eu peu de jugeote, elle aurait certainement préféré fermer la grande bouche de la vieille femme. Elle se retenait de faire plus ample dégâts. Elle était moins proche que son cousin et Jack était toujours en arrière, tandis que Mortimer guettait les environs.


Pour bientôt si elle ne dit rien.

Elle ne va pas bien.

Moi qui croyait que grand-père devenait sénile. Mais à coté de celle-là, il a encore toute sa tête.


Je dirais même qu’elle le surpasse en la matière.


Elle tenait toujours le médaillon entre ses mains tentant de comprendre. Elle avait fait une croix sur le corps qui était certainement le propriétaire de ce médaillon. Cela expliquerait le sang dans la barque et le fait qu’il n’y avait pas d’indice. Peut-être qu’il avait été tué dans la barque et que l’on l’avait enterré tout près. Mais qui étaient les têtes noires ? Elle n’Avait jamais entendu parler d’eux et encore moins de démons. Elle se retenait de ne pas faire ce qu’elle voulait. Adrian gérait mieux la pression qu’elle, au final. Faisant plutôt dans l’ironie, Jack lança à l’oreille de sa maitresse :


Je doute que la foudre puisse la rendre moins cinglé qu’elle est.

Maureen s’était retournée pour voir les cavaliers avancés vers eux. Jack se glissa près de la vieille folle, pour lui mettre le grappin dessus, si elle cherchait à fuir. Mortimer quant à lui, avait préféré se mettre près de l’héritier de Fort-Terreur. Ou diable, John pouvait être. Maureen avait fixé longuement la petite troupe, heureuse de ne pas y trouver Lord Hastif. Elle aurait tout fait de s’en prendre à une autre personne. Elle s'était approchée d’Adrian et lui avait fait signe de se tourner.


On a de la compagnie …


En somme des chevaliers. Misère, elle n’aimait pas les chevaliers et encore moins dans des situations comme celle-là. Le médaillon était toujours dans sa main et on y pouvait voir les deux cygnes frappés. Elle devait contenir sa colère, ou lord Bolton n’allait pas lui pardonne d’Avoir mis son petit-fils dans cette situation et Lord Swann ne lui pardonnerait pas dA'voir mis les pieds ici.


Dernière édition par Maureen Bolton le Mar 16 Oct 2012 - 19:55, édité 1 fois
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Message Mar 16 Oct 2012 - 19:51

Phase n°5 ~ final


Tyrianis by Two Steps From Hell on Grooveshark

     Sans se laisser déconcerter ni attendrir par le pittoresque tableau qu'offrait le vieillard aux blancs cheveux près de la bête inanimée, Alysane gardait une main ferme sur le manche de sa hache, prête à toutes les éventualités. Elle lui donna l'ordre de reculer mais celui-ci n'en fit rien, il ne souhaitait pas s'éloigner de la créature qu'il aimait comme la prunelle de ses yeux car c'était prendre un risque trop grand de voir ces deux chasseurs prendre l'avantage de l'inertie de la créature et lui asséner le coup fatal qui l'enverrait parcourir les sept enfers. « Non ! Je resterai près d'elle ! Je la protégerai au prix de ma vie s'il le faut ! » Ce message était clair : tant que les deux chasseurs manifesteraient des intentions hostiles pour la malheureuse créature assommée, il ne bougerait pas d'un poil et attaquerait quiconque s'approcherait de trop près. Mais les paroles de la nordienne se voulurent ensuite plus douce, plus modérée, presque compatissante, et la promesse d'une sauvegarde pour le monstre qu'il aimait tant encouragea le vieillard à la confiance, même s'il gardait fermement près de lui son bâton, prêt à l'abattre sur l'un ou l'autre s'ils tentaient quoi que ce soit d'agressif. De son côté, Lotho manifesta la même tempérance et le vieillard put entendre à ses paroles réconfortantes que ce natif de Braavos se proposait d'écouter son récit plutôt que de l'envoyer paître dans la boue pour mieux achever la créature derrière lui. Dire qu'il pleuvait des hallebardes était un doux euphémisme, et c'est le visage ruisselant d'eau céleste que le vieillard débuta son récit tout en toisant Alysane et Lotho d'un regard à percer l'acier valyrien. « Je m'appelle Saathis, et je ne suis pas d'ici. À Qarth je suis né, mais à Asshaï j'ai grandi et découvert ces créatures que vous nommez « Bêtes »... barbare que vous êtes, car dans ma langue, leur nom est musique, leur nom est poésie ! » Il s'interrompit et renifla péniblement. À cause de la pluie qui coulait sur ses joues, il était difficile de savoir s'il pleurait vraiment. « Mais il y a longtemps que mes amies ont été chassé d'Asshaï, car là-bas on les craignait sans faire l'effort de les comprendre ou même de les respecter ! Alors j'ai fui avec l'une d'elle, je n'étais qu'un enfant mais elle m'a sauvé du désert rouge comme l'aurait fait la plus compatissante des mères ! Alors quand ses enfants magnifiques sont venus au monde et qu'elle est morte pour leur assurer la vie, je devais payer ma dette. J'avais entendu parler d'un lieu en ce monde où les « monstres » vivent sans craindre les humains, car d'anciennes puissances ont érigé un mur géant qui sépare les deux mondes... Fou que j'étais... avec les petits, mes enfants... j'ai pris la mer en clandestin et j'ai posé le pied à Westeros où je croyais pouvoir trouver le Mur... fou que j'étais... » Ses sanglots étaient désormais perceptibles et ni Lotho ni Alysane ne pouvaient les ignorer. « Mais à mon arrivée, vous autres barbares infâmes vous m'avez trompé...il y a bien longtemps, on m'avait dit qu'on me conduirait jusqu'au Mur et que les petits pourraient y rejoindre les sauvages étendues de la liberté... c'était il y a quarante ans. Personne ne m'a jamais montré le chemin du Mur. Au lieu de ça, ces fanatiques adorateurs de l'Âne maudit m'ont pris mes petits et les ont traité comme les monstres qu'ils voulaient en faire... Et puis ils les ont tué pour nourrir la troisième génération qu'ils ont dressé pour leur guerre insensée... Ils m'ont dupé tout ce temps, enfermé et affamé... Je devais choisir entre la mort et le partage de mes connaissances au sujet de mes malheureux amis... » Le regard du vieillard se fit soudain plus dur, il ne pleurait plus. Au contraire, il était plus déterminé que jamais. « Mais je me suis échappé quand ils ont lâche les bêtes sur les soldats venus partout dans le Bois dès ce matin, et je n'en partirai pas sans elle. » Son regard se tourna vers la créature qui gisait encore derrière lui. « Elle est pleine. J'ai fait une promesse. Son enfant verra les terres au-delà du Mur, et ni vous ni personne ne m'en empêchera ! » Il plongea sa main noueuse dans la poche unique de sa bure et en tira une énorme bourse au contenu mystérieux. « Je ne suis pas fou ! Cette plante que j'ai là apaise ces créatures et les rend inoffensive ! Il y en a peu dans vos forêts, c'est pour ça qu'il est si facile de les rendre agressive, dangereuse, et mortellement violente... Mais j'ai volé leurs réserves avant de fuir, et je guiderai celle-ci au nord. Me laisserez-vous partir ? Tuez les autres si vous le souhaitez, ces pauvres amies sont perdues, elles n'ont plus aucune poésie, plus aucun espoir, plus aucune musique... Mais celle-ci donnera bientôt la vie et retrouvera les chansons d'autrefois... je le sais. » Le vieillard avait décidé de jouer carte sur table, une décision étrange peut-être aux yeux de Lotho et d'Alysane, mais il ne fallait pas oublier qu'il était originaire d'une contrée lointaine où les mentalités différaient grandement ; de plus, l'attachement à la promesse faite et à la parole donnée avait été pour Saathos la seule raison de survivre à sa détention toutes ces années durant.

     La situation de Barra et de Ludiwina devenait particulièrement critique. Barra était comme coincée sur son perchoir alors qu'un monstre furieux, vorace et rancunier tentait en vain de l'attraper comme le chat se saisit de l'oiseau en plein vol, mais heureusement pour la chasseuse avec moins de succès. Ludiwina au sol, Barra devait agir vite, ce qu'elle fit avec un zèle qui lui était propre : alors que le monstre chargeait le tronc, la chasseuse se laissa choir sur son dos, la lame de son couteau de chasse pointée vers l'adversaire. Avec agilité et adresse, Barra se retint sans peine en agrippant la fourrure de la bête et asséna une multitude de coups de couteau répétés à la nuque et au col de l'animal qui s'ébroua de douleur, car la lame perfide avait touché quelque point sensible d'où le sang jaillit par vagues abondantes, couvrant la chevelure de Barra d'une teinte rougeâtre. La Piqueuse portait bien son nom ! Sans se reposer sur cette première victoire, qui avait plongé la bête dans une sorte de transe endolorie, Barra bondit hors de son drôle de support poilu pour regagner le sol et roulant sur le côté pour échapper à d'éventuelles et certaines représailles, sans trop de mal : la pluie avait adouci le sol où la boue et la végétation formait une sorte de tapis amortissant toute chute. Barra, pique en main, appela alors sa comparse à l'aide, mais celle-ci n'était pas en reste ! Aidée de son fidèle ami ailé, elle lança celui-ci à l'attaque et s'il ne put atteindre la cible qu'il s'était fixé, à savoir les yeux de la créature, parce que cette dernière gesticulait en tout sens, il put malgré tout planter ses serres et son bec dans la chair à l'avant de la patte antérieure droite de la bête qui eut un mouvement de repli. Avant qu'elle n'ait pu répliquer, l'oiseau avait fui, mais il pouvait déjà être fier ! La patte était trop endolorie pour être utile à cet instant, et Ludiwina put donc en profiter à loisir pour accomplir sa diversion et toute l'attention de la bête se concentra sur elle. La situation était épique ! La bête et la chasseuse s'observait d'un œil égal, et l'eau qui ruisselait sur ses flancs n'avait rien à prouver à celle qui coulait des cheveux de Ludiwina. Un éclair macula de lumière tous les environs, suivi de très près par le fracas du tonnerre, auquel répondit un grognement haineux qui témoignait des intentions hostiles de l'animal, qui s'élança sur elle de tout son long. Si elle restait là, elle finirait sans doute écraser par un tel monstre, ou dévorer par lui... Autre éclair ! Autre coup de tonnerre ! Et là un cri perçant, c'est Sky qui revient ! Il vise les yeux ! Il en crève un ! Un hamster géant de l'espace miniature n'aurait pas fait mieux ! La bête, furieuse, n'en démord pas ! Elle aura l'oiseau plus tard et se jette sur Ludiwina !

     Du côté de Lothar et de ser Corwin, c'est une drôle de figure qui jaillit d'un buisson devant eux : un homme bossu et borgne que la pluie avait trempé. Il portait les couleurs caractéristiques de la maison Hastif et tremblait de tous ses membres. Rassuré par la vue des chevaliers qu'il avait aperçu plus tôt dans le campement, il se porta vers eux. « Je suis content d'vous voir ! Vous allez aux ruines du Baudet ? C'est là-bas que ça se passe ! Dépêchez-vous, il va y avoir du mouvement ! J'le sens dans mes tripes... Faut qu'j'aille précipiter les renforts ! » Une vague odeur d'urine l'entourait mais fort heureusement pour eux, il ne resta pas là : après leur avoir donné la direction des ruines en question, il fila en toute hâte en direction du campement.

      « L'maître, il cause encore ! T'as qu'à écouter ! » Et de fait, le « maître », homme aussi grand qu'il était maigre, finissait ainsi son sermon, sa voix pénible comme une pâquerette résonnant à travers la vaste salle : « Ils sont là haut, mes frères ! Mes sœurs ! Mes fils, mes filles, ils sont là-haut ! Ils sont si près que je peux d'ici sentir leur haleine fétide et voir de mes yeux aveugles la noirceur de leur âme ! Ils sont venus pour profaner ce sanctuaire, ils veulent tuer les enfants de l'âne et réduire à néant notre paradis ! Ils nous ont chassé de leurs cités, ils nous ont chassé de nos landes ! Ils nous ont banni de leur société, et voilà qu'ils s'attaquent à notre sanctuaire, qu'ils prétendent détruire notre temple et anéantir notre sainte communion ! Allons-nous les laisser faire ? » Un « non » puissant comme un coup de tonnerre répondit à cette question. « Alors, soyez comme les premiers disciples de l'Âne ! Notre foi sera notre armure et nos armes ! Ils ont tué nos frères mais nous sommes prêts ! Tuez-les tous ! L'Âne reconnaîtra les siens ! Avec les Bêtes, nous ne craignons rien ! Aux armes ! AUX ARMES ! » La messe était dite. Dans la salle, dans les tunnels, dans les galeries, ce fut la grande cohue ! Plus personne ne se souciait désormais de Mycah, de Loras ou de quiconque. De partout et de nulle part on voyait apparaître des hommes, des femmes, de tous les âges, qui s'armaient de gourdins, de massues, de fourche, certains même portaient des armures, d'autres des brigandines, et tous avaient un même refrain sur les lèvres : « aux armes ! » répétait-on sans relâche ! « Le sang des chiens coulera aujourd'hui ! » « Pour l'Âne ! »

     C'est ainsi que du côté des Bolton, de Bathilda, des Sombrelyn, des Baratheon et Follard... qui s'étaient tous joints par un de ces caprices dont le destin a le secret, on entendit bientôt, en sus de la pluie et du tonnerre, un grondement sourd venu des entrailles de la terre. Un séisme ? Rien de tel, sauf à y voir une métaphore. Les chevaliers et les soldats eurent à peine le temps de dégainer leurs armes que de tous côtés fondaient sur eux des foules entières de fanatiques du même genre qu'ils rencontrèrent plus tôt, à ceci près que ces nouveaux ennemis étaient mieux armés, mieux équipés et motivés par un même propos : venger leurs frères, et purger le sol sacré par le sang de ces impies venus troubler leurs affaires. Leur stratégie se voulait simple : savant mélange de fureur, de folie et de hurlements, ils se jetaient ni plus ni moins dans le combat en espérant ensevelir les intrus sous le nombre. Mais noyer leur proie n'était pas tant une stratégie qu'un vestige d'instinct – après tout, n'étaient-ils pas tous des adorateurs de la Bête ? Des Bêtes en vérité. Dès qu'il vit que la situation dégénérait encore, Bathilda disparut sans demander son reste. De son côté, le grand maître de tout ce beau monde, des têtes noires comme on pouvait les appeler à leur capuchon aux couleurs de la nuit, de son côté, n'avait pas rejoint le champ de bataille qui s'ouvrait au-dessus d'eux : il avait pris le chemin des enclos souterrains où il avait prévu de libérer les derniers monstres qui, sous terre, sur leur paillasse, attendait patiemment l'heure de la chasse. Au passage d'ailleurs, il interpella Mycah et Loras en leur ordonnant de le suivre. « Vous me protégerez pendant que j'implore les fils de l'Âne de nous venir en aide et que je les libère ! Pas un incroyant ne doit venir me déranger ! C'est clair ? »

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Attention, ça chauffe dans les ruines du Baudet ! Sachez agir avec prudence dans le feu de l'action : vous n'êtes pas immortels. Vos ennemis sont nombreux et divers ; certains sont en guenilles et armés de gourdins, d'autres au contraire sont équipés comme vous l'êtes ou presque ! Précisez bien chaque fois ce que vous faîtes. Je vous laisse un post' pour vous préparer et désigner vos premiers adversaires. Il vous faut tenir jusqu'à l'arrivée des renforts et, si possible, survivre ! Attention : étant donné la situation, aucune chance pour vous de survivre si le grand maître lance contre vous ses fauves ! Alors, à bon entendeur...
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Message Mar 16 Oct 2012 - 22:12

Mais qu’est-ce qu’elle raconte ?
Rien de moins que la première réaction d’Adrian qui observait, médusé, la vieille folle. Aucun autre mot n’aurait pu décrire son discours parfaitement incohérent ! Qu’est-ce qu’il en retenait ? Que les autels, c’était important ? Ah, quelle idiotie. Et pourtant, devait-il laisser cette information de côté, qui pourrait se révéler salutaire le moment venu ? Du regard, il avait cherché trace de ces fameux autels qu’elle aurait dressés dans les environs, sans y croire vraiment.

« Qui ça, eux ? Qui sont les têtes noires ? Et… Il existe plusieurs bêtes, plein ? Vous êtes sûr ? »

On leur annonçait maintenant que ces bêtes étaient liées une secte de … Têtes noires. Sans rien savoir d’autres qu’ils étaient là, tout prêt, dans ces ruines. Les chasseurs risquaient de devenir des proies … C’était à peine croyable ! Cette folle ne répondait pas, se perdait à nouveau en paroles incohérentes. Il lui aurait donné un coup sur la tête pour lui remettre les idées en place qu’elle n’aurait fait que reprendre ses élucubrations depuis le début. Mais sa patience était à bout.

« Que les Autres emportent ces satanées bêtes noires ! Nous ferions mieux de partir… »

Et, comme si la prédiction de la vieille s’était révélée juste, la foudre frappa fort au loin. Adrian en sursauta nettement et la vision soudainement éclairée sur ce que lui désignait Maureen : Cette vingtaine d’hommes armés plus au Nord ne renforçait que ses craintes. Alliés ou ennemis ? Difficile à dire, avec cette averse qui se déclenchait. Mais le cliquetis des armures lui certifia que ses troupes devaient être celles du Lord Baratheon ou Hastif. S’il n’avait rien contre le premier, il espérait sincèrement que le second ne se trouverait pas sur les lieux. Dans tous les cas, ils avaient intérêt à se prononcer vite, car s’ils peinaient à les reconnaître, qu’en était-il d’eux ?

« Lord Baratheon ! Est-ce vous ? » Il avait haussé la voix suffisamment pour que le vent la porte. La discrétion ne leur serait pas utile dans la situation actuelle, alors autant jouer carte sur table.

A peine s’était-il retourné que Bathilda en avait profité pour déguerpir. Un seul instant d’inattention avait suffit. Dans le même temps, John appelait plus loin, clamant qu’il avait trouvé une entrée vers les souterrains. Il ne leur fallut pas attendre longtemps avant que les éboulements reprennent sous leurs pieds… Non. Ce bruit était d’autant plus inquiétant.

« John ! DEGAGE ! » Cria t-il, armant son arc. Le maître d’armes reculait déjà avant que l’ordre du petit Lord ne lui parvienne, sentant tout ce beau monde qui remontait par l’embouchure qu’il venait de découvrir. Il cherchait à les rejoindre à toutes enjambées, alors que la terre révélait ces spectres, ces têtes noires. Le sang d’Adrian se glaça dans ses veines.

« Les chevaux, vite ! » Il décocha plusieurs traits rapides pour se dégager un chemin, John couvrant leurs arrières alors que les autres protecteurs tentaient une percée pour s’extraire de la masse. Rejoindre Lord Baratheon aurait été la meilleure solution, mais suicidaire que de traverser les ruines d’un bout à l’autre. Une autre solution s’offrait à lui : Leurs ennemis ne semblaient pas équipés d’armes de tir, les arbres lui permettraient sécurité et vue dégagée.
Il héla Mortimer qui représenterait un appui assez solide pour le propulser sur les premières branches d’un arbre imposant en périphérie des ruines, et non loin éloigné des chevaux. Il n’avait plus qu’à espérer pouvoir les couvrir de là-haut, et garantir sa protection par la même.
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Alysane Mormont
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Message Mer 17 Oct 2012 - 10:47

     L'homme d'armes qui accompagnait Alysane était apparemment sur la même longueur d'ondes qu'elle. Vu la manière dont il avait réagi lorsqu'elle avait décidé d'aider le garde quelques instants plus tôt, la jeune femme avait imaginé que son compagnon du moment prendrait soudain la décision de se débarrasser définitivement de l'animal, quitte à devoir tuer le vieil homme. Les hommes étaient des fois si barbares et si rustres ! Peut-être que celui-ci réfléchissait plus que les autres allez savoir ?
     Quoi qu'il en soit, la déclaration qu'il fit était bienvenue et l'homme aux côtés de la bête ne se fit pas prier. L'histoire qu'il leur conta alors était pour le moins... Surprenante ! Tous ces noms, Alysane avait beau les connaître, elle n'était pas davantage éclairée sur la véracité de ce récit, après tout, puisque personne ne connaissait ces contrées, qu'est-ce qui empêchait des menteurs d'en profiter ? L'expression de la jeune femme resta de marbre alors qu'elle regardait la bête – elle n'arrivait toujours pas à la voir autrement que comme un animal dangereux – puis son attention se porta sur le visage de son protecteur.

     ▬ Imaginons que je crois que vous nous dites la vérité, je suis Nordienne, je connais le Mur et j'y ai déjà été, qu'est-ce qui me dit que votre amie ne va pas tout à coup décider de revenir vers le Sud ? Les hommes de la garde de nuit ont déjà suffisamment à faire en luttant contre les sauvageons, nous ne pouvons pas prendre le risque qu'ils soient attaqués par votre amie ! »

     En tant que Nordienne, elle se sentait forcément plus concernée que les autres qui n'auraient plus à entendre parler de l'animal une fois qu'il aurait quitté leur région. Le fait qu'elle soit pleine ne facilitait d'ailleurs pas la tâche. La jeune femme n'aimait pas tuer les animaux, encore moins les bébés, mais s'ils se montraient trop dangereux dans le Nord, les guerriers de sa région natale devraient de toute manière s'en débarrasser, alors autant le faire lorsqu'il n'y avait pas trop de risques, non ? Cela dit, la demoiselle ne voulait pas le faire sans réelle bonne raison, en espérant que son compagnon du moment n'allait pas soudain se mettre à la contredire et à menacer clairement l'homme.

     ▬ Je comprends votre désir de tenir votre promesse et j'aimerais que vous puissiez leur donner ce que vous souhaitez, mais qu'est-ce qui nous prouve que vous pouvez encore les maîtriser comme avant ? Vous le dites vous-même, le temps a passé et elles ont changé, peut-être qu'il est trop tard ? »

     C'était sans compter qu'elle devrait aussi s'en prendre à lui et que la brune ne tenait absolument pas à sacrifier la vie d'un individu qui protégeait simplement la créature qu'il aimait. Heureusement les Anciens Dieux avaient décidé de ne pas lui donner un cœur aussi mou que celui d'une noble donzelle et elle pourrait faire son devoir s'il le fallait. Tentant une dernière chose, la jeune femme se renseigna à nouveau sur un point non négligeable.

     ▬ Et vous, que ferez-vous ? Le Nord est sauvage, mais au-delà du Mur c'est la mort assurée pour vous ! Qu'est-ce que vous ferez une fois qu'elle serait en sécurité là-bas ? »

     Drôle d'imaginer que l'autre côté du Mur pouvait être signe de sécurité pour une créature aussi dangereuse. Mais au fond, c'était peut-être bien le cas. Qui mieux qu'une bête mortelle pouvait réussir à survivre face aux géants et aux autres monstres qui vivaient là-bas ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Mer 17 Oct 2012 - 16:00

Spoiler:
 

Ludiwina avait habilement joué sa partie et Barra rassemblait à présent ses forces pour profiter de la diversion que la blonde lui offrait avec son faucon. La Bête, salement amochée, était entrée dans une fureur noire, et à cet instant ce n’était pas le tonnerre qui faisait frémir la braconnière mais bien les grondements de cette créature indomptable qui jetait toutes ses forces dans la bataille, malgré ses terribles blessures. Barra savait reconnaître un adversaire digne d’elle quand elle en voyait un, et n’éprouvait nulle haine envers sa proie : à ses yeux leur affrontement n’était qu’un épisode logique dans l’ordre naturel des choses, la lutte entre deux espèces cherchant toutes deux à survivre.

C’est donc avec la plus grande concentration qu’elle s’apprêta à frapper, bien décidée à ne pas saloper le travail… droit au but, une mort propre et rapide, voilà quelle était sa philosophie. Les yeux rivés aux mouvements de l’animal, les oreilles grandes ouvertes pour capter l’éventuelle irruption du reste de la harde, à pas légers elle s’approcha de sa cible et chercha l’ouverture qui révèlerait un point faible au niveau de la gorge ou du cœur. Mais comment savoir comment cette Bête-là était fichue à l’intérieur ? Si ça se trouve, elle n’avait pas le cœur au même endroit qu’un sanglier ou un cerf ! Elle en avait peut-être même plusieurs ?? La gorge semblait un choix plus sûr. Aucun animal ne va bien loin avec une pique en travers de la gorge et le cou s’était déjà révélé plus faible. Évidemment, ce genre d’opportunité ne se présenterait pas d’elle-même. Elle devait donc procéder en deux temps. Et vite, car la Bête chargeait Ludiwina qui ne semblait pas très emballée par la perspective d’une longue agonie dans la fange ensanglantée…

Chargeant en même temps, par-derrière, mais sans trop s’avancer pour garder l’avantage de l’allonge au cas où la chose ferait volte-face, elle planta avec force sa pique de chasse dans une zone sensible sous la cuisse arrière droite, à l’articulation, et la retira aussitôt d’un coup sec pour frapper l’autre patte arrière au même endroit, toujours par en-dessous, là où le cuir était moins épais. En bonne logique la Bête allait aussitôt s’effondrer sur place, mais Barra se tenait prête à toute éventualité et sans attendre, elle faucha avec sa pique ces mêmes pattes arrières déjà blessées. Sur ce terrain rendu glissant par la pluie, l’animal ne pourrait poursuivre sa course à moins d’un miracle… mais rien ne semblait impossible dans ce combat sanglant, froidement illuminé par l’orage. « Gaffe ! » cria-t-elle à sa compagne alors que sa pique achevait son demi-cercle et que les dés du destin roulaient une fois de plus... [MJ : La Bête s’effondre-t-elle ? Ou réussit-elle à atteindre Ludi ?]

Dans tous les cas, dès qu’elle verrait l’animal s’effondrer, Barra le contournerait avec l'objectif de frapper à la gorge, d’aussi loin que le lui permettrait la longueur de sa lance…
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Lyonel Baratheon
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L'Orage Moqueur

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Message Mer 17 Oct 2012 - 20:22

Spoiler:
 

La pluie tombait dru et le tonnerre roulait dans le ciel mais les hommes ne bronchaient pas. Ce n'était qu'un petit grain, après tout, pour qui connaissait les tempêtes de l'automne dans les terres de l'Orage ! Bien que le discours du soldat puisse paraître préoccupant, Lyonel préféra ignorer de telles légendes. Ils en avaient eu la preuve, la bête était bien humaine. Qui plus est, Durran et sa lignée n'étaient plus depuis longtemps, alors pourquoi se venger maintenant ? Et puis ce n'était pas quelques griffes qui arriveraient à bout d'Accalmie. La bête, l'âne... Tout n'était que mains d'hommes, Lyonel en était certain, ou presque : restait à élucider le mystère du cri mystérieux.

Peut être que les ruines le leur permettraient ? Alors qu'ils arrivaient, ils aperçurent à travers la pluie plusieurs silhouettes inconnues. Les cavaliers tirèrent leurs épées mais Lyonel calma leurs ardeurs belliqueuses d'un geste. Leur attitude n'était pas agressive, à première vue. Et de nombreux chasseurs et braconniers parcouraient les environs, attirés par la récompense. Mieux valait ne pas agir trop rapidement. Chose étrange, le Lord de l'Orage ne reconnu pas là les silhouettes du Rogers et du Celtigar que Lord Hastif avait dirigé vers les ruines. Où se cachaient-ils ? La question aurait pu être posée mais l'un des hommes, le plus jeune semblait-il, interpella l'Orage Moqueur.

-Il semble que oui, j'ignorais que nous étions attendus !
Répondit celui-ci, couvrant le vacarme de la pluie et du vent de sa voix puissante.

Mais le temps de faire connaissance viendrait plus tard. A peine le groupe avait-il eu le temps d'arriver que déjà des fanatiques de l'âne surgissaient à nouveau. Leur nombre cette fois était bien plus important et certains semblaient mieux armés. Celui qui avait hélé Lyonel fila comme le vent et se réfugia dans un arbre, arc en main. Sage décision. Sa position était un avantage et il pourrait sûrement faire plusieurs victimes avant que les troupes indisciplinées ne s'aperçoivent de sa présence.

Les cavaliers, eux, n'avaient pas le temps de tergiverser quant à la stratégie à adopter. Leurs adversaires étaient nombreux, un peu mieux préparés qu'auparavant, mais ils étaient toujours à pied et mal organisés, malgré leur volonté inébranlable. Il faudrait au groupe de Lyonel et Dezial profiter au maximum de la vitesse et de la puissance que leurs chevaux leur donneraient et pour ça, la meilleure solution était de se lancer à l'assaut. Et leur discipline, leurs qualités de combattants plus expérimentés seraient un atout de plus dont ils devraient profiter. Leurs chances de s'en tirer s'amoindrissaient à chaque nouveau combattant qui apparaissait mais la fuite n'était pas une option : ils combattraient.
Une fois de plus, le groupe chargea comme un seul homme, lames au clair, en direction des pauvre hères qui leur faisaient face, sans chercher à cibler qui que ce soit, ils ne pouvaient pas se le permettre. Cette fois la bataille serait plus rude. Ils arrivaient sans cesse et ni Lyonel ni aucun de ses hommes ne savaient combien ils étaient. Néanmoins, quelle que soit l'issue de la bataille, l'Orage Moqueur montra une nouvelle fois que son surnom n'était point usurpé et sa voix ponctuée par les roulements du tonnerre retentit au cœur des ruines.


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Message Jeu 18 Oct 2012 - 9:39

La pluie redoublait d'intensité, couvrant maintenant la zone d'une infinité de senteurs et de bruits qui ennuyaient la vigilance du danseur d'eau. Au moins pouvaient-il s'estimer d'être heureux à l'abri, bien que la perspective d'un orage soit assez préoccupante. Toutefois il ne s'agissait pas de ce qui le préoccupait à l'heure actuelle, bien au contraire il aurait pu tomber des rochers qu'il aurait malgré tout écouté ce qu'avait à dire le mystérieux protecteur de la bête. Ce dernier leur dit se nommer Saathis et avait grandi dans les lointaines terres d'Asshaï, un lieu connu du grand voyageur qu'était Lotho mais uniquement par des contes et autres récits.

Il fut sauvé par l'une de ces bêtes alors qu'il était dans un désert et semblait même l'avoir remerciée en prenant soin de ses enfants. Voilà une dévotion que l'on pouvait facilement qualifier d'étonnante, l'ayant même poussé à fuir avec elles la terre d'Assahaï pour tenter de les emmener au delà du Mur. Chose qu'il ne put malheureusement faire, pour des raisons que Lotho dut prendre un peu de temps à décrypter, étant donné que les paroles de l'homme semblaient devenir plus mystérieuses. Les sourcils froncés, le spadassin continua son écoute pour parvenir à comprendre qu'il avait été emprisonné voilà quarante ans. Ses ravisseurs étaient des adorateurs d'un Âne maudit, référence théologique inconnue du natif de Braavos, qui tentèrent de dresser une armée de ces bêtes.

Il semblait en vouloir à la cupidité des hommes avec une force justifiée par la cruauté dont ceux-ci avaient fait preuve, cependant Lotho n'arrivait pas à lui éviter une part de responsabilité. Sa vie d'ermite dans le désert rouge l'avait-elle à ce point trompé sur les mauvais penchants de l'humanité ? A moins que ... une quarantaine d'années d'emprisonnement avait été sa récompense pour tenter de sauver la vie de ces bêtes ... Tout homme âgé qu'il soit, cela devait faire de lui un adolescent lorsqu'il accosta sur les terres des sept couronnées. L'ensemble du canevas que formait ce drame se dévoila avec facilité dans l'esprit du danseur d'eau tandis qu'il réalisait que tous deux n'avaient pas affaire à quelqu'un de fou, mais à une personne qui avait toute sa vie ou presque était obsédée par la promesse qu'il avait fait à un animal mourant.

Un homme d'un honneur resplendissant et d'une parole dorée ne souffrant aucune oxydation par le temps et l'âge. Personnage artistique, incarné dans l'enveloppe de cet homme qui semblait totalement fou et désespéré, dans les deux cas à juste titre ... Comme il l'avait pressenti lors de l'apparition de ce pauvre hère, la situation était totalement changée et ne souffrirait aucune fausse note pour se résoudre d'un façon acceptable par toutes les parties présentes. Lotho ne put s'empêcher de laisser échapper un soupir contrarié après les explications de Saathis tandis que sa comparse prenait la parole.

Elle comprenait les motivations de l'homme mais brandissait la sécurité de la Garde de Nuit, le temps ayant peut être érodé sa maîtrise des bêtes et enfin la propre vie de Saathis une fois au Nord. Toutes ses questions étaient valables, mais Lotho ne put s'empêcher de prendre la parole avant que le vieil homme réponde :


- Quarante ans enfermé ... C'est l'âme d'un jeune homme, encore un adolescent, qui nous demande de l'aide pour accomplir une promesse qu'il s'est fait fort de tenir voilà longtemps. Quand à sa propre vie ... Saathis, avez vous ne serait-ce qu'envie de vivre une fois la tâche de votre vie accomplie ? Vous ne m'en donnez pas l'impression en tout cas ... Mais je vous crois concernant cette histoire.
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Message Jeu 18 Oct 2012 - 16:00

Ainsi donc, un des hommes de l'Orage Moqueur savait quelque chose. Une légende, un conte, une vieille histoire racontée par le biais d'un poème. Une histoire d'âne voulant se venger de Durran et de sa forteresse. Une histoire sans queue ni tête. Mais pourtant, bien souvent, les mythes prenaient leur racines dans de réels événements. Mais si tout cela était vrai, si tout cela était le but premier de ces hommes, de ces fanatiques de l'Âne, pourquoi ressortir maintenant ? Pourquoi personne n'avait entendu parler d'eux jusqu'à maintenant ? D'autant plus que, Durran Dieux-deuil était mort depuis bien longtemps désormais. Le chevalier remercia l'homme, tout en restant pensif, tentant en vain de résoudre ce mystère. Ainsi, contrairement à son habitude, le Fou resta silencieux durant le trajet jusqu'aux ruines de Baudet. La pluie commençait à tomber, ce qui sortit l'héritier de ses pensées, et relevant la tête, il remarqua qu'ils n'étaient plus seuls. Un groupe d'homme armés étaient présents, Dezial reconnut l'un d'eux, son voisin de table sous la tente, un certain ser Andrik Sombrelyn, que le Fou salua avec respect, avant d'entendre un cri de ce que Dezial prenait pour un gamin, appelait le seigneur des terres de l'Orage, celui-ci répondit positivement, en disant qu'il ignorait être attendu.

Malheureusement, la rencontre ne put se faire, car très vite, de nouveaux fanatiques sortirent de nulle part, en plus grand nombre cette fois, mieux armés pour la plupart. Très vite les lignes se formèrent, et, en grande hâte, le chevalier accrocha son bouclier, avant d'embrasser le médaillon qui pendait autour de son cou, renfermant le portrait de sa défunte épouse, espérant que cela lui donne du courage, espérant ne pas la retrouver tout de suite de l'autre côté. Alors, quand la charge fut ordonnée, Dezial dégaina Facétie, la pointa vers le ciel, criant de toute ses forces quelques mots, dans l'espoir d'encourager ses hommes, criant suffisamment fort pour couvrir le rire démesuré de l'homme qui n'avait pas usurpé son nom.

« Pour Castel-Fol !!!!!! »

Pendant la charge, et comme à chaque fois que sa vie était mise en danger de façon si évidente, un poème revint en tête au cavalier, un poème écrit lorsque sa femme rendit l'âme. Alors même qu'il chargeait avec l'idée de tuer le plus d'ennemis, il ne put retenir ses vers, qui, d'ailleurs, faillirent le déconcentrer suffisamment pour prendre un coup qui aurait pu être mortel.

« Une fois de plus, un combat.
Le dernier et le meilleur que je ne connaîtrais jamais
Vivre et mourir en ce jour,
Vivre et mourir en ce jour. »

Fort heureusement, le miraculé était un grand chanceux, ce coup intervint à la fin de ce court poème, et toute son attention fut focalisée sur le combat.
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Message Jeu 18 Oct 2012 - 17:52

Les Sombrelyn avaient quitté cette « folle » qu'ils avaient précédemment rencontrée. Le groupe c'était dirigé vers les ruines du baudet ou la suite de leurs aventures s'écriraient peut-être en larmes de sang. Ils avaient mis pied a terre depuis un moment maintenant, se déplacer en pleine forêt à cheval ne plaisait pas à Andrik, mais avoir une monture avec soit, surtout quand on est chevalier, ne pouvait être qu'utile. Ils tenaient donc leur monture comme des chevaliers expérimenter. Le groupe restait à l'affut du moindre signe, mais ils ne recroisèrent pas la vieille dame ni même un autre autel.


Andrik ne cessait jamais de réfléchir. Il se demandait si cette femme ne leur avait tout simplement pas fait perdre un temps des plus précieux, mais les faits étaient là, il avait reçu des informations mystérieuses, certes, mais des informations quand même. Quand ils arrivèrent à la petite clairière prêt des ruines. Ils remontèrent sur leur monture. Ils avaient évité les routes et avait prit un chemin difficile à travers les bois, mais maintenant qu'il était de nouveau sur un terrain propice, pourquoi marcher. C'est alors qu'Andrik aperçut un groupe d'hommes relativement conséquent et bien armé.


Il reconnut sans mal l'emblème de celui qui semblait mener le groupe, à savoir, Lord Barathéon, l'orage moqueur en personne. Ils se rapprochèrent alors et une fois arrivé à leurs hauteurs. Andrik et ses cousins les saluèrent respectueusement. Il aperçut également Ser Follard, qu'il salua.

« C'est un plaisir de voir enfin des visages amicaux! » puis observant plus en détail un homme, il remarqua qu'il avait des traces de sang sur sa tenu « j'ai visiblement raté quelque chose... »


Les présentations furent stoppées immédiatement, sortant des ruines comme des démons sortant des enfers. Des hommes sortir de terre et des ruines du baudet, armaient de fourche ou d'armement plus utile. Ils se dirigèrent vers le groupe de chevalier et de soldat dont faisait maintenant partis les Sombrelyn. La troupe des Barathéon et des Follard s'organisant en conséquence, les Sombrelyn se joignirent à la manoeuvre à l'exception de Tion. « Écoute cousin, tu es un archer, pas un chevalier, protège le gosse qui vient de partir et fait comme lui. Soit la mort qui vient d'en haut."


Son ordre à peine donné, Andrik, Lucifer et Garret s'incorporèrent à la troupe du Barathéon et du Follard. Ils chargèrent avec leur compagnon nouvellement rejoins, il y avait dans leurs cris la même rage, le même courage et la même détermination. Dégainant son épée et criant à ses hommes avec force et puissance « Pas de défaite! A la charge!!! »

La charge des cavaliers faisaient trembler le sol. Andrik observait la scène, il chevauchait au côté de nombreux chevaliers dont ser Follard. Il se préparait à l'impact et à abattre sur les ennemis de la couronne toute sa fureur. Le choc serait plus violent pour les fanatiques que pour les chevaliers, mais l'impact resterait dévastateur pour chacun. Andrik et ses cousins avaient eu la chance de survivre à la bataille d'Herberouge, autant dire qu'aucun d'eux n'avaient survécu à cette boucherie pour mourir de la main de stupide fanatique dans une forêt.
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Maureen Bolton
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Message Ven 19 Oct 2012 - 3:26

Ce qu’elle trouvait bien de ses voyages c’est qu’ils étaient toujours quelques peu pimenter par de l’action. Elle avait finit pas comprendre un jour, qu’elle devait exposer le moins possibles les armoiries des Bolton. Elle ne les arborait pas sur une tenue ou d’une quelconque manière. Elle ne portait que ses couleurs, qui pouvaient l’apparenter à plusieurs autres maisons de Westeros. . Même ses protecteurs en faisaient autant. Le Blason Bolton ne se faisait voir que dans le Nord. Elle n’aimait pas trop qu’on l’interpelle et ca lui donnait la chance de passer inaperçu. Le cri que poussa Adrian eut le don de surprendre sa cousine et Jack qui laissa filer la vieille. Voilà ce que c'était une tête noire. Charmant personnage…

Moi qui croyais avoir un voyage tranquille.

Elle ramassa ses cheveux mouillées par la pluie et les attacha avec un bout de tissu. Elle s'était retournée vers Adrian alors qu’ils se rendaient tous à leur monture. Elle n’avait pas pris le temps de réaliser qui se trouvait devant elle alors qu’Adrian l’interpellait comme l’orage Moqueur. Il était évident que les connaissances se feraient après cette bataille.

Bien sur que vous étiez attendus. Nous ne voulions pas les garder tous pour nous.


Maureen monta écorcheur et glissa son regard vers Mortimer, qui avait fait la courte échelle au gamin Bolton. Il le propulsa sur la première branche assez solide pour le soutenir et le regarda avant d’éclater de rire. Il était bon archer et ils auraient besoin qu’il élimine quelques têtes. Au grand damne du maitre d’arme Bolton, puisque celui-ci s’obstinait à entrainer Adrian à l’épée. Mortimer fit un clin d’œil à Adrian avant de lui lancer sur un ton amusé :


Décoches nous quelques flèches meurtrières petit, y’a que toi qui sait bien l’faire
.

Il ponctua sa phrase d’un rire et ce fut au tour de Maureen de le regarder. D’un coté, elle était heureuse de le voir aussi actif. Il n’avait pas attendu qu’elle dise quoique ce soit. Il avait pris le contrôle de ses hommes. De l’autre, elle était heureuse de le voir dans un arbre dont elle empêcherait n’importe quel homme de s’en prendre à lui. Lord Bolton la tuerait certainement sur place, s’il lui arrivait quoique ce soit. Elle lui avait promis de le protéger sur la route. Elle passa le médaillon des Swann à son cou, sans bien prendre le temps de le cacher, elle ne voulait certainement pas le perdre à ce moment crucial, ou ses questions se chamboulaient dans sa tête.

Elle eut assez de temps pour remarquer que quelqu’un allait faire équipe avec son cousin. D’un regard, elle remercia le chevalier, qui qu’il soit. Et puis sans un mot de plus, elle chargea suivi de tous près les trois hommes d’Armes de la famille Bolton. Écorcheuse en main, il ne manquait plus que quelques hommes pour leur montrer à quel point leur lame était acérée




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Ven 19 Oct 2012 - 14:19

Quand un homme au faciès incongru et aux couleurs pourpres des Hastif sortit des fourrés, les chevaliers et leurs hommes baissèrent leurs armes. Le bougre, borgne et bossu, remettait en place tant bien que mal ses chausses, et l’on devinait sans mal la raison de sa présence dans les parages. Ce dernier les apostropha avant de se rendre en toute hâte au camp de lord Hastif, pour presser les renforts.

Ser Lothar jeta un coup d’œil à ser Corwin, et d’un geste du chef, les deux chevaliers reprirent la route. Le bruit des sabots des montures étaient étouffés dans le lit de lierre et d’aiguilles de pin qui tapissait le sol, et la petite troupe se dirigeait toujours plus loin vers l’est, vers les ruines de ce fameux Baudet. Lothar remarqua que le terrain s’infléchissait légèrement dans la direction du nord-est, et proposa à Corwin d’aller vérifier leur direction sur ces hauteurs. D’autant plus que, selon la carte, la forêt semblait se dégager dans cette zone.

Alors que la troupe prit le cap nord-est, des rugissements et cris lointains se firent entendre, semblant être émis de quelques kilomètres à peine de leur position. Lothar jeta un regard inquiet à Mathis avant de courir vers les hauteurs. En quelques minutes, les chevaliers constatèrent que la forêt s’éclaircissait et qu’il surplombait légèrement le terrain environnant. Quand Lothar et Corwin arrivèrent sur la faible colline, ils purent apercevoir les ruines du Baudet – sortes d’amas d’éboulis de pierres et vestiges plus-ou-moins usés par le temps – mais surtout le fourmillement de silhouettes qui l’envahissait. Des dizaines et dizaines de silhouettes sortaient en masse des profondeurs de l’ancienne forteresse, et se jetaient sans hésiter sur… Un petit groupe d’hommes à cheval. L’œil perçant de Mathis aperçut le symbole cousu sur les bannières jaunes : un cerf.

    « Merde… J’crois que c’est lord Baratheon et sa troupe qui sont pris dans la masse ! Faut pas traîner ! » cracha Mathis, avant d’enfourcher sa monture. La mine renfrognée, Lothar resta silencieux et grimpa lui-aussi rapidement sur mon destrier, suivit de près par Corwin et ses hommes.

Ces derniers s’élancèrent vers le lieu du combat, faisant galoper leurs montures autant que possible, tout en évitant les arbres épars qui étaient encore présents. En une dizaine de minutes, les cavaliers furent à moins d’un kilomètre de la masse grouillante et chaotique des protagonistes du combat. Autant que lui permettait de voir sa monture au triple-galop, les chevaliers profitaient au maximum de l’avantage que leur conféraient leur monture, et c’était d’ailleurs la faille qu’ils devaient exploiter. Se retournant sur sa monture, le chevalier de Pince-Isle s’époumona pour se faire entendre.

    « IL FAUDRAIT LES PRENDRE DE FLANC ! ÇA VA LES PRENDRE DE SURPRISE ET NOUS PERMETTRE DE REJOINDRE LES AUTRES PLUS FACILEMENT ! »

Mathis ralentit sa monture légèrement afin de passer le message aux autres hommes, avant de nouveau se placer aux côtés de Lothar. Ce dernier le remercia d’un signe de tête, que Mathis répondit par un clin d’œil. Devant le vol de son tic préféré, le Chevalier-aux-Crabes eut un sourire rapide avant de se concentrer vers leur assaut éminent.

Prenant la direction du nord, avant de faire une courbe vers l’est, puis de redescendre plein sud, la troupe de cavaliers furent bientôt en vue du lieu de l’affrontement. Tout n’était que chaos de poussières, de cris et de sang. Lothar, Mathis, Corwin et ses hommes firent irruption dans la poisseuse atmosphère de lutte, et chargèrent dans les rangs des fanatiques qui s’échappaient encore des tunnels. Happant son cor qui battait à son côté, Lothar insuffla sa force pour émettre le puissant son ancestral des Celtigar – autant pour prévenir lord Hastif du besoin de renforts que pour prendre au dépourvu les malandrins.

Et que le combat commence…
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Corwin Rogers
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Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
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♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
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Message Ven 19 Oct 2012 - 14:35

Les hommes d'Amberly n'ayant rien découvert de plus sur les cadavres que des médaillons de mauvaise qualité où figuraient les mêmes mots énigmatiques que le gueux avait prononcés, toute la troupe s'en était retournée au campement de lord Hastif pour de plus amples informations. Corwin suivait le mouvement de mauvaise grâce, son instinct lui dictant qu'il fallait se rendre aux ruines du Baudet. Il avait le sang en ébullition comme à l'approche d'une bataille, et il se sentait aussi en éveil qu'un chien de chasse. Son sentiment se confirma tout à fait lorsque lord Hastif les informa que les vilains avaient attaqué d'autres groupes, et qu'ils se terraient dans les ruines du Baudet. Tout le monde allait être rameuté là bas pour frapper d'un grand coup ces obscurs fanatiques.

Ce fut donc avec empressement que le chevalier aux licornes replongea dans les bois en direction du lieu dit. A son grand dam, cependant, c'était ser Lothar qui avait la carte, et à son goût ils progressaient bien trop lentement. Il lui semblait que son épée pulsait à sa hanche, comme un cœur, avide de sang et de bataille. Il se sentait des fourmis dans les doigts, et cette agitation contrariée ne faisait que le rendre de plus en plus maussade. Chaque nouvelle contrariété du terrain lui arrachait un grognement irrité, et la situation ne s'améliora pas le moins du monde quand un orage s'abattit sur la région. Le mauvais temps rendait les chevaux nerveux, et devoir se frayer un passage dans les ronces à pied en les tenant par la bride, tout en pataugeant dans la gadoue naissante qui leur collait aux bottes était extrêmement désagréable.
Un bruit dans les fourrés attira l'attention des chevaliers, qui tirèrent leurs épées. Cependant, l'homme qui jaillit des buissons n'était qu'un pauvre hère hideux, bossu et borgne, revêtu de la livrée de la maison Hastif. Agité, il s'approcha d'eux pour leur dire de se hâter vers les ruines du Baudet, tandis qu'il allait chercher du renfort. Corwin le suivit d'un regard mauvais et soupçonneux alors qu'il passait devant eux pour s'éloigner. Il fronça le nez quand la désagréable odeur d'urine forte et persistante qui se dégageait du drôle lui frappa les narines. Mais surtout, il se demandait s'il ne ferait pas mieux de lui abattre son épée sur le crâne tant qu'il était encore à portée de lame : il avait fait une bien mauvaise expérience de la dernière trahison d'un homme de lord Hastif, et celui-ci n'avait pas de quoi inspirer confiance.

Cependant, il s'ébroua comme pour se relancer et chasser la pluie qui dégoulinait le long de ses vêtements de cuir, et il se remit en marche d'un bon pas. Passant près de ser Lothar, il le considéra d'un air presque courroucé.

« Si on avançait au lieu de prendre racine ? Le temps qu'on arrive aux ruines du Baudet, ces fanatiques seront tous morts d'ennui.

A force de marche malaisée, le chemin finit par devenir plus praticable sous leurs pieds et devant eux. Ils purent bientôt se remettre en selle avant de déboucher devant les ruines, trouvant là une scène de bataille. Des chevaliers étaient déjà présents, dont lord Baratheon, et combattaient des fanatiques qui étaient vomis par les entrailles des ruines. Il avisa un groupe qui tentait de prendre les cavaliers à revers, et il les désigna aussi bien à ses hommes qu'aux deux autres chevaliers.

- Si on abattait ces chiens qui croient pouvoir mordre leurs maîtres ? »

Piquant des deux, il lança son coursier sur le groupe de vilains, suivi par les hommes d'Amberly.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.



Dernière édition par Corwin Rogers le Ven 19 Oct 2012 - 20:28, édité 1 fois
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Message Ven 19 Oct 2012 - 18:54

C'est en sombrant encore plus dans l'incompréhension que Mycah et Loras, emportés par la ferveur populaire et par les regards sombres que leur lançaient leurs voisins, se trouvèrent eux même à scander les différents slogans que lançaient la foule face aux dire de ce grand orateur à la taille impressionnante. C'est d’ailleurs ce grand homme sans age qui attrapa par le plus grand des hasards les deux chasseurs alors que ces derniers avaient entrevu un espoir rapide de fuite discrète dans le grand chaos provoqué par la déclaration de guerre déposée quelques secondes plus tôt. Le suivre et le protéger ? Cette histoire rocambolesque commençait réellement à venir à bout de la patience du dornien. Autant dire que sa mine se décomposa une nouvelle fois et que son regard s'obscurcit lorsque Loras prit une nouvelle fois les devants acceptant dans un entrain factice la demande du maître.
Sans attendre l'homme porta un sourire de contentement à leur égard et s'immergea dans la cohue en faisant signe à son escorte improvisée de le suivre. Au profit de la foule surexcitée et du bruit qu'elle produisait, le braconnier porta à l'oreille de son compagnon la réponse qu'il savait attendue.


Le trésor mon vieux ! Au point où on en est, plus rien ne me surprendrait. Je ne sais pas qui est dehors mais laissons les et prenons ce que nous pouvons.

La brève explication sembla suffire au chasseur qui se décida à ne pas être venu ici pour rien. D'un pas rapide et en bousculant le peu qui se trouvait sur leur passage, les deux garde du corps parvinrent à rattraper l'homme qui avait déjà pénétré l'une des branche menant à la grande salle.
La suite des événements ne présenta rien de bien incroyable. Des dédales, des virages et des embranchements - à croire que ces grottes s'étendaient sur tout l'orage - et une discussion à sens unique où le maître s'emportait au rythme des approbations silencieuses des deux hommes sur les impies qui foulaient leurs terres, guidèrent leurs pas à travers la roche.

Au final et au bout d'une dizaine de minutes seulement, lorsque leur guide expliqua que le moment de la libération des bêtes vengeresses étaient imminent car leur sanctuaire proche, Loras se décida à empoigner fortement le chef de ces fous et à le coller contre la paroi de pierre. D'un ordre simple le géant demanda à son ami de le convaincre de se tenir à carreau, requête à laquelle Mycah répondit de la lame de son épée posée à quelques centimètres de la nuque de leur otage.


Écoute tes bêtes et tes ennemis ce n'est pas notre problème, dis nous ce que tu sais sur le trésor du Baudet et je te laisse partir libérer tes monstres. On ne veut que le trésor rien d'autre.
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Message Ven 19 Oct 2012 - 23:15

Final ~ Suite


     Aux premières questions d'Alysane, Saathis répondit très simplement et de façon très directe : « Une nature hostile n'est-elle pas souvent plus vivable qu'une société de menteurs et de forcenés ? Ici, mon amie n'a aucun avenir. Les humains lui font peur, et si elle chasse et tue pour eux, c'est pour s'épargner des souffrances inutiles, et pour protéger sa future progéniture. Ne feriez-vous pas la même chose à sa place ? Je ne sais à quoi ressemblent les terres d'au-delà du Mur, mais on m'a bien décrit l'enfer de glace que cela peut être. Qu'importe. Ce sera toujours mieux qu'ici, car l'ombre des hommes s'arrêtent au Mur. J'irai avec elle au nord de ces terres-là, jusqu'à ce que derrière nous vos pays ne soient plus qu'un souvenir. » Il était sincère et espérait de tout cœur que la demoiselle le comprendrait. Elle disait être Nordienne, alors peut-être qu'elle saurait ce qu'il voulait dire quand il prétendait qu'un environnement difficilement était préférable à la compagnie des hommes corrompus et hypocrites. « La preuve qu'il vous faut, vous l'aurez quand elle se réveillera. Tant que je serai là, elle ne vous attaquera pas. Quant à moi, dans le Nord, au-delà du Mur, je conduirai la mère et ses petits aussi loin que possible, dans un endroit où ils pourront vivre et survivre en toute tranquillité. Je suis un homme vieux et fatigué, je ne serai pas une menace bien longtemps, les dieux me prendront sans doute une fois le Mur loin derrière nous, mais qu'importe. Je ne me vois pas faire autre chose de mes vieux jours. Je ne veux qu'être là jusqu'à mon dernier souffle pour m'assurer qu'elle et ses enfants ne seront plus des dangers pour quiconque. » Saathis posa un regard tendre sur la bête et caressa son flanc du plat de sa main. Comme il l'aimait, cette créature si communément détestée ! Comme il aurait souhaité qu'ils fussent tous deux ailleurs, loin de tout, dans un refuge sauvage à l'abri des humains et de leur perversité congénitale ! «J'aime mieux la savoir morte qu'entre les mains d'hommes qui feront d'elle ce que les dieux n'ont jamais voulu qu'elle soit. Mais vous semblez être fait de la pierre où l'on taille les guerriers les plus braves, alors soit ! Tuez-nous si vous nous refusez la fuite, je ne me rendrai pas sans me battre, par honneur plus que par besoin, car je n'ai aucune chance contre vous. Mais décidez-vous maintenant, car je la sens qui s'éveille, et nous devons partir au plus vite, avant que quiconque, vos soldats ou mes tortionnaires, ne nous rattrapent. » Et effectivement, la créature s'éveillait. Un long mugissement plaintif, quelques soubresauts et la bête se levait, tournant vers Alysane et Lotho un regard curieux où se mêlaient l'amertume et la fureur, la crainte et le désespoir... si tant est qu'on pût prêter de telles couleurs aux yeux d'un animal féroce et meurtrier.

     De son côté, Barra mettait tout son cœur à neutraliser la créature qu'elle affrontait en compagnie d'une Ludiwina plus déchaînée que jamais. Afin de soulager cette dernière de l'acharnement d'un adversaire point du tout à sa taille, Barra s'élança et fit honneur à son surnom, une fois de plus, en jouant de sa pique sous les pattes de la créature, près de l'articulation, là où le cuir était effectivement plus tendre et donc moins protecteur. Dans sa fureur, le monstre ignora le premier coup, mais le deuxième en revanche lui rappela qu'il n'était pas invincible et tout concentré qu'il était sur Ludiwina, il bascula vers l'arrière car ses deux pattes postérieures venaient de s'écrouler sous lui – Barra ayant fait de l'usage de la lance sa spécialité, chacun des coups qu'elle porta fit mouche et même déchirèrent les membres au point d'incapacité la créature qui dut s’abstenir pour un temps d'utiliser ses pattes arrière. Tombant presque mollement à une vaine distance de Ludiwina, le monstre s'égosilla en un hurlement sinistre alors qu'il se recroquevillait pour mieux se détourner de la chasseuse du Val afin de se concentrer sur celle des terres de l'Orage. Il peinait mais tentait malgré tout de se tourner sur lui-même, incapable cependant d'aller bien loin.

     Mycah et Loras, pris malgré eux dans l'euphorie du moment, furent bien obligés de feindre l'enthousiasme et de lier la cause de leurs voisins qui beuglaient, pleuraient, gémissaient et scandaient des slogans visant à accroître leur ferveur guerrière et revancharde. Certains auraient pu chanter si pour l'occasion quelque poète itinérant leur avait composé des vers de circonstance. Malgré lui, Mycah dut suivre le grand maître de tout ce beau monde, des têtes noires. Les deux chasseurs improvisés fanatiques sectaires n'avaient manifestement qu'une idée en tête : mettre la main sur le trésor qui, Loras en était sûr et certain, dormait patiemment sous ces ruines et les attendait, comme l'aurait fait bobonne à la maison. Malheureusement pour le maître, Mycah et Loras firent volte-face alors qu'il s'apprêtait à ouvrir les enclos qui se trouvaient un peu plus loin. Les menaces de l'un et l'injonction de l'autre eurent un moment raison de lui mais il se reprit très vite et cracha sur eux toute sa bave et tout son venin de prosateur fanatique :  « Impertinent chien du démon ! Comment oses-tu te conduire de la sorte en ce lieu sacré ? Tu mourras de ma main avant d'avoir revu la lumière du jour ! Reposez-moi tout de suite, mécréants ! » Mais après quelques instants, il se rendit bien compte que ce discours n'avait aucune prise sur les deux chasseurs qui n'étaient pas plus dévoués à sa cause que des cailloux indigents. Alors il se décida à parler raisonnablement et sans invoquer en fin de phrase à chaque fois sa divinité maudite :  « Le trésor se trouve dans les enclos, c'est l'endroit le plus sûr, imbéciles ! Je ne sais pas comment vous avez fait pour découvrir notre cachette, et je vous en félicite, mais... l'inconvénient est que votre vie s'arrête ici ! » Sans rien craindre des représailles, il frappa de ses deux talons les parois du mur qui étaient à l'image du reste des ruines : vétustes. Aussitôt, des mottes de terre tombèrent du plafond sur eux et aveuglèrent Loras qui relâcha son étreinte, ce qui permit au grand maître de s'échapper en courant et en hurlant :  « Mes frères ! Par ici ! Nous avons été trahi ! Sus aux voleurs ! » Une grande course dans les labyrinthes semblaient se profiler alors même que plusieurs gardes, probablement l'élite du crû étant donné leur équipement, accouraient à leur tour pour prendre Loras et Mycah en chasse.

     Aux cris de guerre succéda le chant des armes. Les ruines du baudet, vieilles comme les terres de l'Orage, tremblèrent alors sur toute leur surface alors que la marée humaine que vomissait les profondeurs n'en finissait plus d'enrober de sa mortelle noirceur les malheureux qui se trouvaient là. Les Bolton réagirent promptement, ils n'étaient pas tout à fait au cœur de l'endroit et crurent bon de tirer profit des spécialités des uns et des autres pour mieux résister au choc frontal de l'assaut des Têtes noires. Adrian, perché dans son arbre, décochait flèche après flèche afin d'éclaircir le terrain et de couvrir sa parente Maureen et ses camarades qui, eux combattaient sur le sol. Rejoint par l'un des membres de l'équipée Sombrelyn, il dut pourtant se rendre à l'évidence : le choix des hauteurs est excellent pour une compagnie d'archers, mais dangereux pour une poignée d'hommes, car après quelques temps de combat, une dizaine d'ennemis entouraient l'arbre et menaçait son tronc du fer des haches qu'ils brandissaient avec colère et rage. Les premiers coups furent porter et l'arbre millénaire ne tarderait point à tomber, et Adrian avec s'il ne faisait rien pour l'empêcher ou se sortir de là. De son côté, Maureen avait tiré son épée avec la ferme intention de prouver à leurs adversaires que la devise des Bolton n'avait jamais été aussi vraie que ce jour et en effet, plusieurs d'entre eux purent constater qu'Écorcheuse portait bien son nom. Mais répondre à un ennemi en supériorité numérique qui charge par un assaut frontal est une manœuvre hasardeuse et même périlleuse : bientôt Maureen et les trois malheureux hommes d'armes de la maison Bolton se trouvèrent encerclés par une foule hostile et meurtrière. Il fallait réfléchir vite et bien et faire quelque chose pour s'en sortir.

     La charge fantastique de lord Baratheon, de ser Andrik, de ser Dezial et de leurs hommes fut une telle surprise pour leurs ennemis fanatisés que ceux-ci s'interrompirent, hagards, un court moment, et naturellement le choc leur fut terrible et nombreux furent ceux qui périrent dès les premières secondes. Mais bientôt la vue de leurs camarades Têtes noires tombés sous les lames des impies rendit tous leurs esprits aux adversaires des chevaliers qui reprirent la pleine possession de leur moyen et menaçaient désormais de submerger les chevaliers qui se défendaient tant bien que mal et même avec brio et bravoure. Malheureusement, faute de situation tactique à exploiter ou de nette avantage matériel, le nombre l'emporte toujours et bientôt ser Andrik fut isolé des autres et mis à bas de son cheval. S'il put se relever sans trop de mal, ce qu'il vit le choqua sans doute : un énorme colosse tout bardé d'acier venait d'abattre de sang froid sa monture en usant de sa hache pour lui tailler un collier de chair et de sang. Pauvre bête ! Mais le colosse n'était pas en reste et déjà il hurlait, à l'attention de ser Andrik :  « Moi, Roth, j'offre ton cadavre à l'Âne maudit ! » Ainsi leur duel pouvait commencer tandis qu'un peu plus loin, ser Dezial et lord Lyonel étaient acculés contre un mur que les forts mouvements des environs poussaient à la ruine. S'ils demeuraient là et à cheval, nul doute que leur fin était proche, d'autant que les fanatiques qui les pressaient étaient bien mieux équipés que leurs acolytes de seconde main. Fort heureusement cependant, la diversion créée par ser Corwin Rogers et ser Lothar Celtigar permit de diminuer la pression autour d'eux, ce qui laissait toutefois entière la question de ces hommes armés et entraînés qui menaçaient directement ser Dezial et lord Lyonel. [LcdP : Corwin, Lothar, à vous de décider de ce que vous faîtes à présent. Vous pouvez venir en aide à Adrian, venir en aide à Maureen, venir en aide à Andrik, venir en aide à Lyonel et Dezial, ou bien vous choisir des adversaires parmi ceux décrits (les faciles en haillons, les intermédiaires bien équipés, l'élite à l'image du colosse)]

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Pour ceux qui se trouvent dans les ruines du Baudet : chacun de vous est confronté à une situation dangereuse, alors prudence ! Grâce à l'intervention Ô combien subtile () de Mycah, la libération des bêtes est retardée, ce qui signifie que vous ne mourrez pas tout de suite !

FIN ANNONCEE : Samedi 28 octobre - Désormais, les interventions de lady Coeurdepierre seront journalières et n'attendront plus qu'un maximum de participants ait posté. Wink
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Corwin Rogers
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Message Sam 20 Oct 2012 - 9:07

La charge des cavaliers eut l'effet escompté, à savoir défoncer les rangs de ceux qui essayaient de prendre les chevaliers à revers. Certains périrent piétinés par les chevaux, les autres fauchés sans pitié par les hommes qui les montaient. Cela produisit une diversion suffisante, et après cette attaque les hommes reprirent de la distance afin de se reformer et de voir comment agir au mieux. Corwin se retourna sur sa selle pour mieux contempler la scène. C'était à présent le combattant réfléchi qui agissait, et non pas l'orgueilleux chevalier qui fonçait tête baissée. Son épée gouttait d'un sang épais et sombre, et sous les sabots de son rouan, le sol était boueux et collant. Le terrain ne leur était pas favorable... De plus, le nombre de fanatiques était impressionnant, et pour le coup ils risquaient d'en tirer avantage. Les cavaliers seraient vite englués dans la masse, jetés à bas de leur monture... et sans doute mis à mort sans pitié par ces chiens. Il avisa d'un coup d'oeil la situation périlleuse dans laquelle se trouvait son suzerain et un autre chevalier, ainsi que quelques inconnus qu'il avait entrevus dans la tente plus tôt dans la journée. Un éclair déchira le ciel en éclairant les alentours d'une lumière blafarde. Le chevalier aux licornes prit finalement sa décision. Il mit pied à terre et intima à ses hommes de l'imiter. Il ordonna à deux d'entre eux de rester en selle et d'amener les montures en arrière, en lieu sûr. C'était ainsi qu'on procédait lors de nombreuses batailles, et c'était sans doute le plus sage à faire à l'heure actuelle. Il se tourna vers ser Lothar et lui désigna les hommes qui se battaient.

« Je vais aller aider lord Baratheon, sans quoi il va se faire tailler en pièces. Voyez ce que vous pouvez faire pour les autres. »

Accompagné de ses hommes, il avança d'un pas rapide vers les combats, un rictus aux lèvres. Il n'avait jamais eu que du mépris envers son suzerain, mais s'il le sauvait, non seulement ce dernier lui serait redevable, mais en plus il l'aurait en travers de la gorge pour longtemps. Il se sentait bien plus exposé à terre, mais par chance la plupart des gueux lui tournaient le dos, trop occupés à se presser vers les cavaliers acculés. Une chance pour les combattants aguerris, ils manquaient de cohésion globale et semblaient aveuglés par leur fanatisme. Corwin nota les équipements de meilleure qualité de ceux qu'il allait affronter, et il ne put s'empêcher de froncer les sourcils en se demandant où ils avaient pu dénicher ça. Il remarqua également les cous dénudés de la plupart, ce qui lui laissait une cible toute trouvée...
Il entreprit donc de se frayer un chemin vers lord Lyonel en arrivant au contact, son épée tournoyant autour de lui en un ballet mortel. La lame mordait les chairs, s'enfonçant dans les dos, les flancs, les nuques ou les gorges. Lorsque le besoin s'en faisait sentir dans la presse, il utilisait soit ses deux mains pour donner plus de force à ses coups, soit sa main valide pour porter des coups de poings à ceux qui tentaient de l'arrêter. Autour de lui, les hommes d'Amberly le couvraient en se battant comme des lions. Corwin comptait bien sur une avancée rapide pour parvenir à briser leur étreinte sur les deux chevaliers, avant qu'ils ne se referment sur eux. Il enfonça des deux mains sa lame dans le cou offert d'un ennemi, qui mourut dans un borborygme incompréhensible noyé par un flot de sang. Le chevalier en était déjà couvert, mais il progressait de façon certaine.


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Message Sam 20 Oct 2012 - 9:56

« Pardon mon oncle, c'est bien moi qui ait mangé tout le lard, c'est moi aussi qui ai rempli d'ortie le sous-vêtement de votre ami et c'est encore moi qui ai emmené exprès le groupe d'amateur en plein dans un champs de sumacs vénéneux, pour tout ça je te demande pardon! »

Voilà les pensées de la blonde chasseresse. Elle voyait sa dernière heure arrivée et était a deux doigts de faire sa dernière prière. Elle se tenait prête a se jeter sur le côté pour éviter l'horrible machin poilu lui fonçant dessus. Et elle ne pouvait rien faire que de regarder sa compagne se jeter sur la bête et lui asséner plusieurs coups de piques. Si avec ça la bête crevait pas c'était qu'il y avait un souci quelque part...Ou que les dieux quels qu'ils soient avaient rien d'autre a faire que de les emmerder avec une bestiole inconnue.

Elle ne prit pas le temps de savoir si les coups de piques asséner par la brune avaient touchés leurs buts. Elle se jeta sur le côté, en un roulé-boulé. Elle était trempé jusqu'aux os, était couverte de boue et de feuille et en avait plus que marre. Alors si cette bestiole crevait pas maintenant elle allait vraiment pas être d'accord.

Ludiwina sortit une injure extrêmement colorée, apprise de son oncle. Et bien quoi? Avoir été élevé par un homme laissait des traces. Oui vous serez aussi étonné de savoir que Ludiwina sait aussi roter aussi bien qu'un homme, mais là n'est pas le sujet alors retournons a nos bestioles génétiquement modifié par des Dieux qui s'ennuient.

Elle dut essuyer ses yeux a cause de la pluie et raffermit sa prise sur son bâton. Cette pluie était pas vraiment bien la bienvenue, elle rendait la vision difficile et la prise en main des armes aussi. Elle put cependant voir la bête s'écrouler et tentait de se retournait. Faisait-elle semblant d'être blessé pour mieux ensuite les surprendre? Venant de ce truc tout était a envisager et Ludiwina préférait nettement envisagé le pire sous peine ensuite de se prendre une pleine déconvenue dans la tronche plus tard.

-Cette bestiole est increvable ou quoi?! Cette fois c'est certain, les Dieux, nouveaux ou anciens, s'ennuyaient le jour où ils ont décidés de créer ce truc! Elle regarda sa compagne dans les yeux en restant tout de même a une distance raisonnable de la bête. Je propose qu'on abrège ses souffrances et qu'on l'apporte ensuite a l'organisateur de cette chasse, t'en dis quoi?

Spoiler:
 
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Alysane Mormont
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Message Sam 20 Oct 2012 - 11:59

     Par les Dieux Anciens ! Pourquoi n'avaient-ils pas jugé bon de la pousser vers la voie de la facilité ? Tuer plutôt que discuter longuement aurait facilité les choses, mais voilà qu'elle se retrouvait à converser en duo avec son homologue, avec un homme venu de contrées lointaines. La Nordienne ne pouvait s'empêcher de ressentir une profonde tristesse pour cet animal qui avait été utilisé par l'homme. Au final, du Nord au sud les hommes étaient tous aussi mauvais, c'était là un malheureux, mais véridique constat. Cela dit, la demoiselle n'avait jamais été au-delà du Mur, mais ce que l'on contait à son propos, il était plus que probable qu'un tel environnement convienne parfaitement à une créature aussi étrange et sanguinaire que celle allongée au sol. C'était toutefois malheureux que l'homme éprouve le désir – pire même, le devoir – d'accompagner son amie et ainsi sa sacrifier sa vie. Il avait déjà perdu toute sa jeunesse à la protéger ainsi que le reste de sa « famille », n'avait-il pas droit à un peu de paix ? Aucune créature vivante ne méritait qu'une autre lui sacrifie sa vie, humaine ou animale. Alysane secoua légèrement la tête avant de répondre.

     ▬ Je vous crois. C'était aussi simple que cela, nul besoin de palabrer des heures. Au-delà du Mur, vous trouverez la paix pour votre amie, elle sera parmi les siens. Mais faut-il réellement que vous sacrifiez votre vie ? Vous avez déjà donné toute votre jeunesse à ces créatures. »

     La créature elle-même avait l'air triste. La Nordienne considérait que les animaux aussi pouvaient éprouver des sentiments et elle se serait comportée de la même manière avec un humain. Alysane se redressa légèrement, trempée par la pluie qui tombait drue. Ses fourrures allaient être désagréables à porter pendant quelques temps, mais peu importait. Le regard clair de la jeune femme glissa vers Lotho. Qu'en pensait-il ? La demoiselle ne tenait pas à empêcher cet homme de partir, si elle hésitait trop longtemps, ce serait ces mauvaises personnes qui pourraient mettre la main sur la créature et c'était un risque à ne pas prendre. Les yeux de la Nordienne s'attardèrent sur le visage de son comparse alors qu'elle cherchait à lui faire comprendre ce qu'elle pensait de toute cela, même si elle n'était absolument pas douée pour ce genre de choses. Au final, son regard se reporta sur le vieil homme.

     ▬ Je ne vous retiens pas. Vous pouvez partir, sauf si mon compagnon a quelque chose à redire, mais je n'interviendrai pas. Au moins était-il fixé. Les responsables de ce mensonge devront être punis, ne le pensez-vous pas ? Ils n'avaient pas le droit d'utiliser cette créature comme un serviteur et de s'en tirer aussi simplement ! Lorsque votre amie aura passé le Mur, sachez que si vous le désirez, l'Île-aux-Ours pourra vous accueillir. Vous n'aurez qu'à vous présenter en mon nom, Alysane de la maison Mormont. »

     Tout homme qui faisait passer son ami – qu'il soit humain ou animal – était apprécié par lord Jeor et ce n'était pas Alysane qui allait le lui reprocher. Maintenant il ne restait plus qu'à savoir si Lotho comptait intervenir, ou si la plaidoirie de l'homme avait aussi réussi à le toucher.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Sam 20 Oct 2012 - 12:11

Le terme trésor est un mot au pouvoir insoupçonné. La simple idée d'or, d'une montagne d'or trop grande pour être porter par un seul homme, laissait pétiller le regard de Loras et de Mycah. Peu de chance pour eux le moment de rêverie qu'ils s'étaient accordés aux dire du grand maître les trahit de la plus belle des façon. Encore agile, le fou était parvenu à se libérer de l'étreinte qui l'enfermait en produisant un nuage de poussière aveuglant. De la terre dans les yeux ils ne purent même pas voir dans quelle direction le maître avait prit la fuite et il faut bien dire ce détail n'était pour l'instant que le cadet de leurs soucis. Aux appels à la trahison répondaient déjà dans un écho le tintement d'armures subissant une course au pas.
Le nuage à peine dissiper, les deux chasseurs eurent l'immense plaisir de voire accourir vers eux une poignée d'hommes plus grand encore que Loras et couvert d'un acier qui ne laissait pas entrevoir le moindre carré de peau. Leurs cris barbares et les différentes armes qu'ils laissaient apparentes aidèrent à une réaction imminente puisque les compères prirent dans un "Cours" commun ils s'élancèrent encore plus profondément dans le dédale qui leur tendait les bras.

Heureusement pour eux il semblait que la ferraille n'aidait pas à courir et ils parvinrent à prendre une bonne avance. Nouvelle plus dérangeante ils ne savaient aucunement où ils allaient et leurs poursuivant se faisait toujours entendre. Arrivés essoufflé à un virage, la réalité leur faisait face et ils devaient prendre une décision.


Désolé Mycah. On aurait du partir quand on le pouvait.


Attend tais toi. Écoute !


Un nouveau son étranger se laissait entendre, un son éloigné mais porter par les murs, un son bien connu des chasseurs. Celui des grognements, des légers rugissements celui de la bête en cage. Le maître avait bien dit qu'ils n'étaient pas trop loin des enclos et il avait aussi dis que les enclos en question renfermaient le trésor. Le choix était risqué, sûrement les monstres n'étaient ils pas seuls et de plus au final qui avait dis aux deux hommes que le trésor se faisait bien d'or et d'argent là ou un fanatique pouvait aduler un bout de bois. Mais bon il fallait bien faire quelque chose et pour commencer il fallait se débarrasser des monstres qui les poursuivaient.
Décidé Mycah eu l'idée la plus salvatrice mais aussi dangereuse de la journée lorsque son regard croisa une poutre apparemment porteuse.


Regarde ce mur là, fissurée effritée et le bois qui le tient n'est pas plus glorieux. Tu crois que ?

Loras répondit avec une moue d'abord hésitante mais face à la situation il dut bien avouer que le dornien avait raison. Il hocha calmement la tête et se plaça parallèlement à la poutre de bois, prêt à fuir au premier signe d'éboulement.

Prêt ?


Le géant se mordilla la langue et d'un coup sec il plaça son premier coup de pied puissant contre le bois qui craqua une première fois. Puis il recommença encore et encore laissant les échardes voler en éclat. Les guerriers se rapprochaient, il les entendaient et il espérait autant voire le plafond s'écrouler face à eux que de ne pas se retrouver lui même en dessous.
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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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