AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 7 Oct 2012 - 7:25

Barra sentait poindre en elle l'excitation de la traque, mélange de peur froide, de vigilance totale et d'exaltation. Elle avait l'esprit clair et les sens en alerte. Les chances que la Bête soit à proximité étaient grandes maintenant - ou du moins, l'une des Bêtes, s'il y en avait plusieurs. Elle ne prit pas le temps d'examiner en détail les blessures de l'animal mourant : un moment d'inattention pouvait lui coûter la vie. Elle regarda toutefois, d'un simple coup d'oeil, dans quel sens était couché l'animal et comment l'humus et les fougères avaient été dérangés par son arrivée, pour cerner de quel côté il venait. [MJ : de quel côté ?] La Bête était assez rusée pour faire un détour, sans aucun doute, mais dans la fureur de l'hallali, et avec cette odeur de sang qui devait certainement couvrir la leur, il était plus probable qu'elle arrive par le côté en question. Si elle venait pour achever sa proie, ce serait une formidable occasion pour deux chasseresses embusquées de la surprendre au moment où elle serait totalement distraite par l'excitation de la curée... elles n'auraient pas deux fois une telle chance !

« Mettons-nous en embuscade, et surveillons les alentours... tous les alentours ! Je pense que la créature arrivera par là d'où vient le cerf, mais mieux vaut être prêtes à tout ! » souffla-t-elle à sa compagne. « Je surveillerai l'est et le nord si tu es d'accord, je te laisse l'ouest et le sud... si on voit quelque chose de suspect, on siffle deux fois comme un merle !»

Elle jeta un regard à la canopée. Il y avait peu de risques de ce côté-là mais si la sorcellerie avait sa part dans les ravages de ce monstre, rien n'était à exclure et elle n'avait pas envie de se prendre un sanglier géant sur le coin de la pomme. Le feuillage était encore relativement dense en cette saison mais pas au point de dissimuler quelque chose d'aussi gros. Rien de suspect ne bougeant dans le chêne qui la surplombait, et celui-ci paraissant suffisamment solide pour ne pas être abattu par la charge d'un gros animal, elle proposa à Ludiwina de s'y embusquer toutes les deux, ni trop haut ni trop bas, pour être hors de portée de la créature sans pour autant perdre toute visibilité. Munie d'un arc, sa partenaire risquait de se trouver en difficulté face-à-face avec un aussi gros gibier, mieux valait qu'elle se tienne en hauteur. S'il fallait que l'une d'elle descende affronter la Bête, ce serait à Barra, de s'y coller, pendant que les flèches grêleraient des feuillages. Avec un peu de chance, peut-même pourrait-elle lui tomber dessus avec sa lance et son couteau de chasse. Elle avait déjà usé de cette ruse lors de sa capture dans le Bois-la-Pluie, avec quelque réussite. Par ailleurs, se mettre en hauteur leur permettraient de voir à quel monstre elles avaient affaire, avant de se risquer à l'attaquer. Peut-être seraient-elles contraintes d'envisager une stratégie spécifique et de reporter à plus tard la réalisation de leur quête ? En matière de chasse, la patience était bien souvent la clé du succès... elle préférait ne pas se précipiter, maintenant que leur proie semblait à portée de main... ce n'était pas le moment de tout gâcher en fonçant aveuglément au combat.

[Ludiwina : si tu suis ce plan, on prend position dans l'arbre ? Barra peut t'aider à grimper si tu n'as pas l'habitude, elle est rôdée et elle a pris des cours d'acrobaties avec un danseur d'eau Very Happy. Après ça on enclenche le mode discrétion]
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Dim 7 Oct 2012 - 9:43

Corwin n'avait fait faire à son cheval que quelques pas dans la clairière où se trouvaient les ruines, ses hommes derrière lui, toujours montés. Les mains croisées sur le pommeau de sa selle, il observait les investigations de ser Lothar avec un ennui affiché. Quelque chose attira cependant son attention. Son coursier plaqua soudain ses oreilles en arrière, avant de les porter à nouveau en avant très rapidement, pour les plaquer encore en arrière. Immédiatement après, il se mit à trépigner, agité. Le chevalier connaissait assez bien les chevaux pour savoir qu'ils avaient une ouïe et un odorat bien plus sensibles que les humains, et il devina sans peine que quelque chose n'allait pas. Il se saisit de ses rênes pour calmer le rouan, mais des cris se firent soudain entendre tout autour d'eux. Il n'y avait pas besoin d'être trop grandement versé dans l'art de la guerre pour deviner ce qu'il se passait. Il tira son épée du fourreau avec une rapidité presque joyeuse, et il fit volter son cheval pour faire brièvement face à ses hommes et s'adresser à eux.

« Une embuscade ! À vos armes ! »

Les gueux qui jaillirent comme des diables des buissons et de la forêt environnante lui donnèrent raison. Ils semblaient nombreux comparé à eux, mais il s'agissait de toute évidence de pauvres hères, néanmoins animés par une haine fanatique. Ils se jetaient sans aucune peur sur leurs ennemis pourtant mieux équipés et armés qu'eux, en criant au sacrilège. Lorsque le guide fourni par lord Hastif se joignit au mouvement, se révélant être un traître, Corwin passa à l'action presque avec joie. Massacrer du rebelle était une idée qui lui paraissait fort séduisante. S'ils parvenaient à en prendre un vivant et pas trop abîmé, ils pourraient le faire parler. Et si non, ils pourraient toujours chercher des indices sur les cadavres...

Il éperonna sa monture qui bondit en avant, tandis que ses hommes se déployaient en pointe de flèche derrière lui, disciplinés. Le chevalier visa en premier lieu leur guide à qui il porta un violent coup d'épée qui aurait pu le fendre en deux comme une bûche. L'élan de son coursier et la position haute que cela lui offrait l'avantageait par rapport à la meute hurlante de fanatiques. Il devait juste veiller à ne pas se retrouver englué dans la masse. Poussant son rouan en avant vers ses ennemis, il en piétina certains au passage sans le moindre scrupule, portant des coups de taille de droite et de gauche, jouant de la souplesse de sa monture pour volter et changer de cap à des moments propices, afin de surprendre les gueux. S'il avait monté son destrier, Kaesar, il se serait contenté d'écrabouiller ces moins que rien sous ses sabots puissants. Les tuer semblait aussi simple que d'écraser des fourmis, si on les prenait individuellement. Leurs pauvres hardes ne les protégeaient absolument pas de la morsure des lames, tout au contraire des tenues de cuir bouilli ou de mailles que portaient les cavaliers.

Corwin s'en donnait donc à cœur joie, se préoccupant principalement des ennemis qui l'entouraient et qui venaient sur lui. Ses hommes se débrouillaient aussi bien que des hommes d'armes aguerris face à de simples paysans en armes, certes fous de rage, mais tout de même inexpérimentés. L'épée du chevalier avait pris cette teinte rouge légèrement translucide qu'il aimait tant. Il se donna la peine de jeter un vague coup d'œil vers ser Lothar pour voir comment il s'en sortait.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.



Dernière édition par Corwin Rogers le Dim 7 Oct 2012 - 17:44, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Alysane Mormont
Homme d'Armes

Général

Combattante
ICI NOUS TENONS DEBOUT

♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
♦ Copyright : © Bryn ♥
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
476/500  (476/500)


Message Dim 7 Oct 2012 - 11:00

     Alysane n'était pas vraiment persuadée qu'une bête féroce puisse se trouver dans cette forêt. Ou se serait-elle cachée pendant tout ce temps pour ne révéler son existence qu'à présent ? Il était plus plausible que ce soit un humain désireux de semer la panique pour une raison quelconque. Même si l'expérience des voyages n'était pas très présente dans l'esprit de la jeune femme, elle considérait avoir rencontré suffisamment de personnes étranges jusqu'à ce jour, pour imaginer qu'un humain pourrait pousser le vice aussi loin.

     Mais peu importait, le temps qu'ils progressent les deux chasseurs se retrouvèrent bien rapidement face à un cadavre de biche, du moins ce qu'il en restait. Avant de trop se concentrer sur l'animal, la jeune femme regarda autour d'elle de manière à s'assurer qu'il n'y avait rien ni personne qui puisse les guetter dans un coin de la forêt. Elle ne distingua rien, mais n'entendait toujours aucun animal ou oiseau se manifester. Une forêt silencieuse avait quelque chose de.... Très inquiétait et très désagréable. Les yeux clairs de la Nordienne se portèrent finalement sur les morceaux de l'animal – puisque l'on ne pouvait plus vraiment qualifier ce qu'ils avaient devant eux de cadavre – et elle secoua la tête en signe d'incompréhension.

     ▬ Ça ne peut pas être.... »

     Mais elle n'eut guère le temps de donner davantage son avis puisqu'une personne pour le moins inattendue fit son apparition. Un garde qui portait la même livrée que ceux à qui le duo avait parlé juste avant. Elle fronça les sourcils en le dévisageant tandis qu'il criait des paroles plutôt inquiétantes. La bête ? Derrière lui ? Serait-ce donc réellement un animal dangereux et non un humain ? La Mormont n'eut pas l'occasion de se renseigner auprès du garde puisque celui-ci trébucha avant de tomber au sol devant la demoiselle qui ne sut pas vraiment comment réagir sur le coup. S'il avait bien la bête aux trousses, il fallait réagir vite et une chose était sûre : ils ne seraient pas à la hauteur face à un animal capable de trancher de la chair aussi nettement qu'une arme ! La jeune femme avait raffermi sa prise sur son arme et elle se pencha légèrement en avant pour essayer de soulever le garde, mais il était bien trop lourd pour elle et Alysane maudit sa faiblesse physique. Soupirant, elle abandonna et chercha simplement ou pouls tout en regardant autour d'elle.

     ▬ S'il y a vraiment une bête féroce, il faut le mettre à l'abri avant de continuer ! »

     Mais que faire ? L'oreille tendue, la jeune femme guetta des bruits indiquant l'arrivée d'un adversaire, tout en comptant sur son coéquipier pour lui sauver la mise lorsqu'elle décida de se concentrer sur le garde. Les années passées à se muscler devaient bien servir à quelque chose ! Elle essaya donc de prendre exemple sur ce qu'elle avait vu dans le Nord, les hommes qui chargeaient un animal imposant sur leurs épaules, avec un homme ce devait être à peu près pareil non ? Restait à espérer qu'ils soient suffisamment rapides pour s'éloigner avant la venue de l'animal, ils ne pourraient pas s'en occuper avec un blessé sur les bras !

MDJ : Est-ce qu'Alysane arrive à le porter ? Est-ce que quelque chose vient les rejoindre ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 7 Oct 2012 - 11:53

Lorsqu'il sentit une main qui devait facilement faire la taille de sa tête l’attraper et le soulever d'une traite, Mycah ne put s'empêcher de lâcher un grognement qui laissait exprimer ce que l'ensemble des courbatures et des écorchures qu'il possédait maintenant lui laissait sentir. Une fois debout et un semblant d'équilibre retrouvé il peina à correctement ouvrir ses yeux rendus douloureux par le choc brutal du changement de luminosité. Les souvenirs remontèrent, ils étaient arrivés en haut, l'ours était fou complètement fou, comme piqué par la démence il n'avait pas cherché à comprendre et les avait emmené ici bas.
Une fois ses prunelles habitués au lieux Mycah parvint à distinguer Loras qui paraissait aussi sonné que lui, les contours commençaient à se dessiner des amas de roches tombés avec eux dans ce qui était une grande caverne courant sous leurs pieds depuis le début, une caverne certes, mais qui sentait encore le passage des hommes, quelques faisceaux lumineux qui parvenaient maintenant à pénétrer l'enceinte laissaient entrevoir des murs peints de symboles étranges et autres marques de sorcelleries inconnues qui entouraient les décombres. Exaspéré par ce manque de chance et la situation le dornien laissa d'ailleurs éclater sa colère.

Tu n'es qu'un imbécile ! C'est quoi ces ruines ? Elles sont maudites, c'est ca ? Des ours fous, des souterrains cachés, tu m'en prépares d'autres comme ça ? Je t'ai suivis ici c'est toi le chasseur de l'Orage tu as intérêt à nous sortir d'ici en vie.

Le géant, mis en rogne par les remarques et les accusations de son ami, prépara sa propre réplique alors qu'un grognement provenant de sous les décombres les fit sursauter autant l'un que l'autre. L'ours … Calmé par cet intervention exhaustive dans la dispute, les deux chasseurs comprirent qu'au final ils étaient tout les deux dans le même bateau. Conscient du danger encore présent, Mycah sortit son épée de son fourreau et s'approcha de la boule de poil encore à demi consciente avant d'enfoncer d'un coup sec et rapide sa lame au niveau du cœur de l'animal qui s’éteint dans un hurlement, laissant au passage un écho retentissant dans les couloirs et ramifications qui partaient de cette salle.


Tu sais je ne t'ai en effet peut être pas tout dis, en faite il y'a une légende sur ces ruines, un trésor une malédiction. Enfin je n'y avais jamais cru mais …

Attend !

Le silence se posa directement suite à l'ordre de Mycah et petit à petit on pouvait entendre un bruit étrange, strident et désordonné approcher, il longeait un couloir vers lequel les deux amis avaient les yeux fixés, qu'est ce qui les attendaient de nouveaux, dans quel pétrin c'étaient ils encore mis ?

COUCHE TOI !

La force de Loras qui plaqua son ami à terre avec lui ne laissa pas de temps de répit au chasseur, alors que d'un coup, le couloir qu'il observait si assidûment lâcha dans une vomissement bruyant une tornade noir aux cris perçants. Des chauve-souris, dérangés dans leur sommeil voletaient et s'entrechoquaient dans un fracas monstre avant de sortir comme une masse, d'un seul coup, par les embouchures crées quelques minutes plus tôt.
Toujours à terre Mycah tourna la tête vers Loras le souffle haletant car enfin relâché.


Chauve-souris dit sortie, on tente ?


A t'on vraiment le choix ? Je te suis.

Et voilà les deux compagnons s’enfonçant un peu plus encore, prudence et sens à l’affût, dans les cavités sombre de la caverne.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 7 Oct 2012 - 12:06

Un silence angoissant étouffait les bois dans lesquels Lotho et sa comparse étaient maintenant en train de marcher. Cette absence de tout son à part leurs pas, cette tension que seuls apportent les mauvais présages ... L'ombre des arbres n'aurait rien eu à faire pour rajouter à la tension, mais s'y employait, par habitude aurait-on presque pu dire. Les sens du danseur d'eau embrassaient ce silence, l'acceptant sans s'en faire outrage, mieux valait cela que des hurlements bestiaux vous vrillant les tympans. L'ouïe fine, la vue aiguisée, l'odorat en alerte ... Tout devait être prêt pour confronter la bête à un adversaire déjà en alerte.

La peur était son arme, elle terrorisait ses victimes qui ne se défendaient qu'en fuyant. Tenter de battre un animal sauvage à la course ... l'instinct de survie humain avait de bien drôles de façons de réagir face aux dangers. Calme comme l'eau qui dort, un danseur d'eau voit avec tous ses sens. La combinaison de ces deux axiomes trottaient dans la tête de Lotho, tissaient un canevas empêchant la peur de le conduire à la mort. Une protection travaillée valait mieux que toutes les rationalisations du monde.

Soudainement, l'odeur caractéristique de la charogne frappa les narines du danseur d'eau qui arbora une grimace dégoûtée. Le cadavre d'une biche décapitée leur faisait maintenant face et à l'odeur cela faisait longtemps qu'il attendait une visite ! S'en approchant malgré l'odeur nauséabonde, Lotho examina la bête décapitée grossièrement. Ne préférant pas extrapoler tout de suite sur la taille des mâchoires de la bête, il s'attarda sur les sabots coupés. D'une voix froide, analytique même il dit en tapotant les moignons de sa rapière :


- Manifestement la pensée humaine a également fait son oeuvre sur cette pauvre bête ... Mais pourquoi les sabots ... ?

Lotho n'eut pas le temps de continuer sa réflexion, relevant immédiatement la tête suite à la course rapide de quelqu'un sur les feuilles mortes. Mis en état d'alerte, il adopta une garde défensive et chercha autour de lui l'origine du bruit. Bientôt il remarqua un soldat aux couleurs de Lord Hastif qui accourait vers eux, il semblait proprement épuiser. Avant de s'assommer contre une pierre dans une succession de gestes mal ordonnés, il eut le temps de leur communiquer une information bien plus importante. La bête n'allait pas tarder, maintenant que sa proie était arrivée à eux ... Le genre de coup du hasard qu'il n'avait jamais réellement apprécié, mais maintenant que c'était fait, autant affronter.

Alors qu'il allait proposer à sa comparse de se préparer à recevoir la charge, il vit du coin de l'oeil cette dernière se baisser en direction du garde. Elle semblait tenter d'affermir sa prise sur l'homme inconscient, sans grands succès dans un premier temps. Lotho ne retint qu'à grand peine son avis au sujet de cet homme, au vu des mâchoires potentielles de l'animal, ils auraient déjà bien de la chance d'en sortir tous les deux lors d'une confrontation directe. Il aurait mieux valu laisser ce soldat en vue, appât parfait pour la bête, avant de tomber en embuscade sur elle. Mais manifestement ses principes tactiques ne prévaudraient pas sur la morale de cette femme qui parlait de le mettre à l'abri de la bête. Dubitatif, Lotho lâcha d'une voix blasée ces quelques mots :


- Décidément tout le monde veut ma mort, même les inconnues ... Bien, portez le, je couvre vos arrières. Bonne chance.

Et le spadassin de se retourner, décrivant des demi-cercles pour observer les alentours. La bête tenterait-elle de leur tomber directement dessus ou bien contournerait-elle. Il allait lui falloir être vigilant.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 7 Oct 2012 - 17:30

L'Orage Moqueur semblait du même avis que le Fou concernant le fait de faire plusieurs groupes, même si, à cause du bruit horrible, semblable à un cri d'on ne sait quelle bête, l'idée fut repoussée. Le court voyage jusqu'à la clairière se fit dans une crainte particulière, cette sensation d'être observé, cette impression de voir des ombres se déplacer derrière les arbres, sans savoir si tout cela n'est qu'un jeu pervers de l'esprit, ou bien une triste réalité. Ainsi, durant la chevauchée, le chevalier semblait nerveux, se retournant bien trop souvent afin d'observer. Tous avaient cette impression, mais personne ne savait si cela était réel ou non.

Arrivés sur place, quelque chose d'étrange leur fit face : des traces. Des traces partant dans tout les sens, prenant des chemins impossibles, tel un ivrogne essayant de tourner en rond après une soirée bien arrosée. L'oeil novice du miraculé ne sut démêler tout cela, il ne put uniquement constater différentes traces, celles d'Hommes, d'animaux, et de cette fameuse bête. Une trace effrayante. Le seigneur des terres de l'Orage vint regarder les traces à son tour, il était du même avis que Dezial : impossible de discerner quoi que ce soit là-dedans, d'autant plus que lui aussi avait entraperçu les ombres dans la forêt, et que d'après lui, la situation était des plus complexes. Il revint aussi sur l'idée de faire plusieurs groupes : très mauvaise idée pour le moment. Le miraculé acquiesça, et voulut se pencher un petit peu plus sur les fameuses traces, tentant de démêler tout cela, et, alors qu'il s'apprêtait à faire appel à leur éclaireur, un cri horrible se fit entendre. Horrible et puissant, mais, qui, cette fois, avait tout d'humain. Très vite, la petite clairière fut prise d'assaut d'une trentaine d'hommes, tous pauvrement armés, et tout autant pauvrement protégés. A leur dégaine, et la prise en main de leurs armes, ils n'étaient que peu entraînés. Que voulaient-ils ? Qui étaient-ils ? Voilà bien des questions auxquelles il faudrait répondre. Mais plus tard.

Le Follard referma son heaume, fixa solidement son bouclier sur son bras avant de dégainer Facétie, sa lame à la garde, poignée et pommeau blanche, et se retourna vers ses deux hommes.

« Messieurs, je vous interdit de mourir aujourd'hui ! Vous avez une femme, et des enfants, vivez pour eux, et aidez moi à protéger ces terres ! En ce jour, nous sommes aux côtés d'un grand Homme, obéissez à ses ordres comme s'ils étaient miens, et nous vaincrons ! Quiconque se dressera devant nous mourra ! »

Sur ses mots, Garth dégaina sa large épée bâtarde, tandis que Tristam s'arma de son épée et de son bouclier. Tout deux vinrent se ranger derrière leur futur seigneur, qui, de son côté se retourna vers lord Lyonel.

« Messire, tout comme vous êtes un bien meilleur combattant que moi, vous êtes tout autant un meilleur chef de guerre. Notre vie est entre vos mains. Cependant, je suggérerai d'en garder un en vie, peut-être pourrons nous l’interroger ? »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 7 Oct 2012 - 20:09

Adrian se sentait plus en sécurité, juché sur sa haute et solide monture. Dans cet environnement plus dégagé qu’offrait la rivière, son regard portait plus loin, tout autant que son arc. Il s’était tendu, presque imperceptible, la vision de tant de sang lui intimant à la prudence. Son attitude changeait alors du tout au tout, l’adolescent espiègle et jovial laissant place à l’archer méfiant et calculateur.
« Mieux vaut brider l’imagination et chercher d’autres indices qui pourraient nous en apprendre davantage. »

D’un pas calme et sans précipitation, il avait ratissé large, revenant toujours vers le filet d’eau qui restait son fil conducteur. Mais rien. La personne qui s’était trouvée dans cette barque semblait avoir mystérieusement disparue. C’était incompréhensible, sauf si les traces avaient été dissimulées… Mais était-ce si évident à réaliser, avec un blessé pareil ?
« Tu as raison Maureen, trop de sang, mais pas une trace au sol. Vous avez trouvé quelque chose de votre côté ? »
« Non plus. » Lui répondit John, maussade.
Il était pourtant sûr de n’avoir piétiné aucun indice potentiel, à l’allure qu’il avait pris. Il retint un soupir d’agacement, se souvenant subitement qu’il ne valait mieux pas que son impatience se fasse trop ressentir auprès de ses compagnons.
« Si logique y a, elle m’échappe totalement. Il nous faudrait sans doute mettre la main sur cet â…»

Il s’interrompit subitement en entendant, au loin, un éboulement violent survenir plus au Nord. Sans qu’il lui demande, sa monture s’était positionnée face à la zone du sinistre, oreilles basses. Lui réfléchissait encore à ce que cela pouvait signifier.
« Si je ne me trompe pas, cet éboulement provient des ruines que nous avons entraperçues tout à l’heure. »
« Ca ne me dit rien qui vaille… »
« C’est notre meilleure piste, dans l’immédiat. A-t-on vraiment le choix ? »


Adrian s’était mis en route, sans attendre le consentement de personne, mais sans plus partir dans un galop aveugle quand l’action semblait si proche, et tout aussi inconnue. Quand la forêt se dégageait quelque peu pour révéler les ruines, il ne vit, tout d’abord, rien de marquant. Puis les claquements d’ailes et les silhouettes noires de quelques chauves-souris lui indiquèrent que cet éboulement n’était pas fortuit. Quelqu’un était passé par-là et avait, semble t-il, réveillée la vie nocturne de ces ruines.
Il descendit de selle en remarquant le terrain glissant et pierreux qui s’offrait à eux, confiant l’animal au bon soin de Mortimer. Si l’un d’eux pouvait au mieux s’assurer de leurs arrières, c’était bien lui. L’arc à la main, une flèche à moitié encochée, il s’était avancé pour mieux discerner la scène que recouvrait partiellement un nuage de poussières. La méfiance lui intimait de rester discret, mais la raison lui assénait plus sûrement qu’ils n’étaient pas seuls dans ces bois, à chasser la bête, et qu’il risquait plus de tomber sur un malheureux pris au piège que l’objet de convoitise.
« Il y a quelqu’un ? » Tonna t-il, suffisamment fort pour que sa voix porte.
Tout en prêtant l’oreille au moindre bruit et John encore sur ses talons, Adrian s’était mis en tête de faire un rapide tour de la zone pour mieux cerner dangers et opportunités.
Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Dim 7 Oct 2012 - 20:57

Le cri de guerre s'éleva dans l'air matinal. La voix était humaine cette fois et ne pouvait présager qu'une chose : Une embuscade ! En guerriers qu'ils étaient tous, Lyonel et ses hommes saisirent leurs armes instantanément. Combien de temps s'était il passé depuis qu'il n'avait pu manier son imposant marteau de guerre ! Et pourtant c'était comme si seulement quelques jours étaient passés. Il se sentait parfaitement à son aise, l'arme à la main. Il acquiesça brièvement au paroles de Dezial. à voir leurs assaillant, leur rage qui ressemblait à du fanatisme, il y avait peu de chances qu'ils puissent faire des prisonniers, mais soit.

A première vue, ils étaient nombreux, un peu plus que le groupe de chevaliers et de soldats. Mais moins bien armés et protégés. Et surtout, à pied. Leurs chances étaient mince pourtant ils se ruaient à l'attaque ! Une témérité qui forçait l'admiration mais pour l'heure, il s'agissait de défendre sa vie.
Lyonel cria quelques ordres brefs de sa voix puissante et tous éperonnèrent leur montures. La charge était lancée alors qu'un rire tonitruant résonnait dans la clairière. Ils avaient de bonnes chance de s'en tirer. Cette masse guerrière aussi motivée soit-elle, ne pourrait pas faire face très longtemps à une charge de plus d'une vingtaine d'hommes bien armés et montés. Peut être même que les voir tous foncer droit sur eux pourrait éparpiller leurs rangs, laissant là un avantage de plus aux guerriers. Et ceux qui voudraient rester devraient faire face aux sabots des chevaux, aux lames des épées et au marteau de guerre de Lyonel...

Et voilà qu'il se produisit l'éclatement des troupes tant attendus. C'était soudain la débandade parmi les agresseurs bien que certains, comme paralysés par la surprise, furent littéralement piétinés. Et, comme Dezial l'avait prédit, c'était leurs compagnons qui avaient à craindre l'Orage Moqueur plutôt que l'inverse. Son puissant rire s'envolait de plus belle alors qu'il frappait sans relâche, poursuivant ceux qui essayaient de le fuir. Et ils étaient nombreux. Rapidement, le sol de la clairière, malmené par les sabots des chevaux, se fit plus boueux. D'une boue rouge, épaisse et poisseuse du sang des morts et des blessés. L'issue de la bataille ne faisait aucun doute. Massacre aurait été un terme plus approprié. Les rangs des hommes de Lyonel tenaient bon et les épées se couvraient de sang.

Et puis, aussi vite qu'il avait commencé, le fracas des armes se tut et le silence retomba sur la clairière. Si l'ordre au début de la bataille avait été donné de faire des prisonniers, ce n'était pas Lyonel qui en avait fait. Celui ci fit volter son cheval et revint aux côtés de Dezial.

-On dirait que nous avons bien fait de ne pas nous séparer, s'il y a bien une bête dans les parages elle a tout l'air d'avoir forme humaine, comme vous le pensiez. Ils doivent sûrement avoir un repère quelque part, nous pourrions peut être voir s'ils sont en liens avec la Bête. Mais méfions nous, ils sont peut être encore nombreux dans les parages.

L'Orage Moqueur chercha du regard l'éclaireur envoyé par Lord Hastif. Si celui-ci était toujours là, il pourrait peut être aiguiller leurs recherches vers la cachette présumée de ces gens. Après cette embuscade, l'idée du Follard semblait de plus en plus crédible à Lyonel. Quelle que soit la méthode utilisée, cette bête avait bien l'air d'être une folie inventée par ces hommes.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 8 Oct 2012 - 14:12

Alors que Lothar venait de pénétrer dans le boyau resserré et sombre, des cris et des borborygmes infâmes se firent soudainement entendre dans son dos. Se retournant vivement, il vit des dizaines de silhouettes sortirent de toutes parts, et attaquer avec hargne les hommes de Corwin. Vêtus de fripes et de haillons sales, et brandissant des armes de bric-et-de-broc, le Chevalier-aux-Crabes dégaina vivement sa lame à deux mains afin de faire face à la menace. Mathis, qui se tenait à quelques mètres de lui, avait déjà débuté le combat, faisant véritablement virevolter sa lame telle une danse macabre et moribonde. A peine sortie du tunnel que deux antagonistes bondirent devant lui, affichant une expression à faire cailler le lait.

Réagissant avec une vivacité tenant de l’expérience, le chevalier de Pince-Isle esquiva le coup maladroit de l’un d’entre eux, et lui décocha un coup de genou violent qui le fit rouler au sol, le souffle coupé. Alors que le second hurlait comme un damné, Lothar réussit à parer le coup, et à l’envoyer ad patres d’un revers de lame qui lui trancha le plexus solaire. Profitant du cours répit accordé par sa victoire, le Celtigar jeta un coup d’œil aux combats qui se tramaient ici-et-là.

Tout autour de lui, ce n’était que chaos et rugissements, tableau macabre renforcé par les chapes de brume et de poussières qui entouraient les belligérants. Mathis se battait comme un lion, à l’instar de Corwin qui réalisait un véritable carnage du haut de sa monture. Les hommes du chevalier de l’Orage se battait avec expérience, mais faisait face à la fureur et à la rage de vaincre du camp opposé. Ces roturiers semblaient être animés par une véritable frénésie sanglante qui était réellement inquiétante.

Alors qu’il allait plonger dans l’immonde chaos qui l’entourait, Lothar sentit une pression sur sa jambe avant de ressentir une vive douleur. Le Chevalier-aux-Crabes trébucha et se retourna : son premier assaillant, encore étalé sur le sol, lui avait donné un puissant coup à l’aide d’une pierre sur sa cheville, manquant de lui casser l’os. Grognant de douleur, Lothar lui retourna un coup puissant de botte, avant de lui envoyer un direct du droit bien sentit, qui eut pour effet d’assommer le sauvageon. Le Celtigar ne se résolut pas à l’achever, et se mit debout en grimaçant de douleur. Sa blessure semblait bénigne mais il souffrait comme un phoque.

Il rejoint Mathis, qui semblait être animé de la même folie meurtrière que leurs agresseurs, et participa à couper net les revendications de quelques malandrins. Prenant appui sur l’épaule de Mathis, Lothar avait abandonné pour un temps son épée à deux mains pour jongler avec son épée courte. Malgré l’impression contraire, les combats furent de courte durée, les assaillants n’étant qu’une vingtaine contre environ le même nombre, et qui plus est expérimenté. S’essuyant le visage trempé de sueur et de sang, le Chevalier-aux-Crabes jeta de nouveau un coup d’œil général : des cadavres étaient étalés partout, dans des positions plus ou moins grotesques, mais dont s’écoulaient paisiblement des flots rougeâtres. Il remarqua ser Corwin non loin de lui, et lui adressa un signe de tête.

Un toussotement gras le fit brusquement se retourner, lui faisant échapper un rictus de douleur au passage. Son agresseur assommé venait de reprendre conscience, et semblait encore groggy du coup reçu. Le visage fermé et sévère, le Chevalier-aux-Crabes se posta face à lui, et lui prit le col de sa tunique miteuse renforcée pitoyablement par des bouts de cuir.

    « Qui êtes-vous et que nous vouliez-vous ? » Devant l’absence de réaction, Lothar le secoua et le plaqua durement sur le mur de pierre situé derrière lui. « Réponds ! »


[ MdJ : La blessure de Lothar est-elle grave ? L'assaut est-il véritablement terminé ? Des indices sur la Bête sont-ils présents sur les cadavres des assaillants ? Et qu'en est-il du tunnel des ruines ? ]
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 9 Oct 2012 - 0:27

En temps normal, elle n'aurait pas pris le temps d'examiner le cerf mais Barra était là et surveiller pour elle. Voilà pourquoi elle préférais chasser avec d'autres chasseurs. Parce qu'eux au moins elle savait qu'elle pouvait avoir confiance en eux.

Elle concentra donc son attention sur le corps du cerfs. La pauvre bête n'en avait plus pour bien longtemps et elle n'était pas sauvable. Ludiwina en avait vu des corps de gibier déchiqueté mais jamais elle n'avait eu affaire a un carnage pareil. La bestiole qui avait fait ça avait comme pris plaisir a s'acharner sur le cerf. La plaie béante se trouvant sur le corps ne correspondait pas a ce qu'elle connaissait.

-Aucun animal de ma connaissance ne peut faire de telles traces de griffes, Ludiwina se redressa et regarda sa compagne l'écoutant attentivement, Je suis d'accord avec toi, d'après moi on a du interrompre le truc qui a fait ça en plein dîner. Se mettre en embuscade est donc une idée sensée et même indispensable, parce que si la Bête est capable de faire ça a un cerf, je n'ose pas imaginer ce qu'elle pourrait nous faire et ce n'est absolument pas mon rêve de finir déchiqueter par une bestiole inconnue.

La jeune blonde se releva après avoir achevé le cerf. Elle tuait peut-être ses semblables mais elle avait la décence de les achever. Et elle n'allait pas laisser une pauvre bête souffrir en dessous d'elle. Elle plaça son arc comme il le fallait et s'approcha d'un arbre se situant en face du corps sans vie du cerf. Grimper aux arbres d'accord mais elle n'était pas un acrobate et elle avait toujours un peu de mal avec les trucs en hauteur. Elle regarda sa compagne.

-Un peu d'aide ne sera pas malvenue, je sais grimper mais je suis pas un chat, je ne suis pas très bonne grimpeuse, avoua-t-elle

Cela la frustrait car son oncle était un excellent grimpeur. Elle revérifia que son arc ne l'entraverais pas dans sa montée et que ses flèches ne risquaient pas de tomber par terre. Elle siffla ensuite entre ses doigts. Deux sifflements court suivi d'un long. Le code pour dire a Sky de se mettre en vigilance dans le ciel et de l'avertir si jamais il y avait quoi que ce soit.

Avec l'aide de Barra elle réussit a grimper jusqu'à une branche, qui bien que assez dégagée pour qu'elle puisse tirer sans souci et assez solides pour les supporter elles deux, offrait assez de feuillage pour cacher les deux jeunes femmes. Ludiwina s'installa aussitôt et testa la visée.

-C'est parfait. Je sais que je ne suis pas experte mais je pense que cette branche en dessous serait un bon point d'appui si jamais tu dois sauter sur le truc qu'on poursuit, fit-elle en montrant une branche juste en dessous de celle sur laquelle elle se trouvait et qui offrait une bonne cachette aussi et leur permettait de communiquer.

Et l'attente commença. Cela ne gênais pas Ludiwina. Elle savait se montrer patiente et pouvait attendre plusieurs semaines parfois avant que son gibier n'apparaisse.

-Tu vois quelque chose? Chuchota-t-elle a Barra


Dernière édition par Ludiwina le Mer 10 Oct 2012 - 0:58, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 9 Oct 2012 - 17:33

Cette femme savait quelque chose. Elle était folle, certes, mais elle savait quelque chose. Ses yeux ressemblaient à ceux d'un mort et Andrik sentit un léger frisson lui parcourir l'échine quand cette femme lui adressa un sourire édenté, mais qui était-elle? Il contempla la nature autour de lui, cherchant un signe, cherchant l'air frais d'une petite brise. Il était comme perturber par cette femme. Elle en savait plus, mais elle se contentait de dire l'essentiel.

Elle restait mystérieuse, à la fois terrifier et amuser. Pensait-elle que le danger qui approcher n'était qu'un simple jeu? Des gens pouvaient être entrain de mourir, des gens était mort et peut-être même que certain était entrain de risquer leur vie. Andrik n'avait pas le choix. Il n'avait que peu d'information. Il n'avait reçu aucune information d'un autre groupe. Il savait que les autels étaient censé les protéger des « têtes noires » que la sorcière parlait en énigme et ça le fatigué au plus haut point, ce n'était pas un jeu! Chacun risqué sa vie! Et puis il y avait aussi cette histoire de bête, ce bruit d'éboulement et un « maître » tapi dans les ruines du baudet. Andrik perdait patience, l'éboulement non loin pouvait indiquer que d'autre était en difficulté et s'il y avait bien un « maître » ou un chef là-bas, leur situation ne ferai que s'aggraver. Il s'y rendrai le plus vite possible, mais cette femme ne tournait pas rond. Revenant à la réalité et fixant cette femme avec froideur, il s'approcha d'elle mais resta à une distance de deux mètres, au cas où il faudrait qu'il se défende, épée sortie de son fourreau il prononça.

« Écouter, je n'ai pas le temps de parler par énigme, alors si vous dites qu'il y a quelque chose au Baudet. Je vais y aller, mais vous allez devoir me dire qui vous êtes. Venez avec moi au baudet je vous protègerai. Vous en savez bien plus, faites un effort. Des gens peuvent être en danger, dites moi tout ce que vous savez! Qui êtes vous? Qui sont les têtes noires? Qui est le maître? Et quel animal est la bête?! Faites en sorte de me convaincre que vous n'y êtes pour rien où je vous emmène avec moi à l'aventure, affronter votre « ennemis », si on peut dire. Je suis prêt à perdre la vie pour protéger votre personne et le peuple. Aider moi!!! »

Tion la regarder tout penaud comme paralyser par la tension et le discours d'Andrik. Il était jeune et il ne faisait qu'observer la scène. Gareth et Lucifer avait dégainé eux aussi leur épée, surveillant toujours les environs. Ils sentaient la tension dans l'air. Andrik ne jouait pas, ils étaient sûrs qu'il ferai ce qu'il faut pour avoir ce qu'il veut.


« Aidez-moi! Venez avec moi! Je vous protégerai! Faites-moi confiance et réglons ce problème ensemble! Sauf si vous avez votre responsabilité dans cette histoire. Je vous laisse un choix.»

Andrik se servait la de son éloquence. Il était connu pour être un homme charismatique. Il espérait qu'il pouvait la convaincre ou en apprendre plus, mais elle semblait si folle... Quoiqu'il en soit, il n'aurait pas le choix. Il devait aller au baudet et le plus vite possible serait le mieux. Il le ferait, quitte à forcer cette femme à les accompagnées. Il voulait plus d'information, il ne voulait pas risquer la vie de ses compagnons même s'ils étaient tous prêts à la perdre pour protéger le peuple. A la prochaine réponse de la femme, Andrik agirait. Il espérait seulement que ça soit de la bonne façon. Andrik ne parvenait pas à faire confiance à cette femme, sa lui porterai peut-être préjudice.

[sorry un peu à la ramasse pour ce post la ^^' xd ]
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Maureen Bolton
Noble

Général
Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
804/1000  (804/1000)


Message Mar 9 Oct 2012 - 19:34

Elle sentait toujours le médaillon contre elle. Elle était de fort mauvaise humeur et c’était pour cause. John revenait sans un indice. Elle jura sans se retenir. Mortimer l’avait retenu par le bras, mais elle ne ferait qu’à sa tête désormais. Tant qu’elle n’aurait pas la réponse à sa question. Maureen avait monté Écorcheur sans broncher ou émettre un avertissement. Elle le sentait énervé, mais elle l'était tout autant. Elle avait assez retardé la troupe avec ses questions. Elle avait l’impression qu’ils n’allaient que s’enfoncer davantage. Il fallait qu’elle prenne sur elle. Elle n’était pas ainsi d’habitude.

C’est même la seule piste que nous avons désormais.

Elle avait renchérit pour faire bouger la troupe. Plutôt elle oublierait cette histoire d’Âne. Plutôt, elle pourrait voir quelques choses de plus profond dans cette histoire. Tout le monde avait fini par prendre le chemin que l’héritier de la maison Bolton avait pris. Maureen avançait avec prudence. Elle avait peur de l’inconnue et chaque mystère semblait amener plus de question que de réponse. Elle regarda Adrian et les environs. Inutile de dire qu’il devait faire attention, il le savait. Elle ne voulait pas qu’il lui renvoie la réplique

Je déteste ces sales bestioles noires
, maugréa Mortimer

Je n’aime pas ca. On dirait être sortie tout droit d’une histoire effrayante de Lord Bolton


Je dois avouer que cela m’inquiète aussi.
, lança-t-elle sans oser rire à la réplique presque véridique de son homme de main.

Elle aimait bien les histoires de son père. Sa mère était contre cette idée, mais Lord Bolton approuvait entièrement les histoires de son fils. Maureen, elle, elle s’en amusait chaque fois. On lui racontait les vieilles légendes qui couraient sur la pièce cadenassé de la maison ou de ce que les Écorcheurs avaient jadis fait. Des histoires aussi sombres que celle qu’elle voyait aujourd’hui. Maureen avait délaissé Écorcheur et avait sorti son épée. Il ne fallait pas prendre de chance. Ses hommes avaient fait pareil, même si Jack était le seul à s’amuser de la situation. Si elle n’avait pas la tête remplie de question, elle aurait certainement porté plus attention à son environnement. Elle s’éloigna quelques peu de son cousin pour marcher près des ruines. Elle espérait un indice plus convaincant que le médaillon ou même la présence de quelqu’un. Elle criait parfois même après la voix de son cousin pour voir s’il n’y avait personne. .



[mdj: trouvons nous un nouvel indice, ou quelqu'un?]
Revenir en haut Aller en bas
Maître du Jeu
avatar

Lady Coeurdepierre
Maître du Jeu

Général
Animateurs

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 13/12/2011
♦ Célébrité : Personne
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : Personne
♦ Mariage : Personne
♦ Liens Utiles : Aucun
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
0/0  (0/0)


Message Mar 9 Oct 2012 - 23:29

Phase n°3


Dethroned by X-Ray Dog on Grooveshark

     Tous les pores de sa peau, tous les poils de son corps étaient en alerte. Jamais on ne vit Barra plus vigilante et plus excitée par l'apogée que semblait atteindre sa traque. Elle eut bien raison de ne pas s'attarder sur l'animal mourant : se hâter peu, c'est mourir ! L'animal,couché dos au sud, ne lui aurait du reste rien appris qu'elle ne savait déjà. La chasseuse des terres de l'Orage avait d'ailleurs une idée derrière la tête, qu'elle ne manqua point d'exposer, dans le feu de l'action, à sa partenaire. Il fallait faire vite ! Grimper à l'arbre ? Une idée judicieuse, mais risquée : et si la Bête avait des ailes pour voler ? Les mille bras crochus de la canopée ferait un formidable filet... mais si elle était géante comme le laissait supposer les traces ? Mille hypothèses, mille inconnues, et si peu de temps pour se préparer ! Heureusement, Ludiwina fit tout autant preuve de célérité que sa coéquipière du jour. Elle avait examiné le pauvre cerf mort, et l'avait commenté pour Barra qui surveillait les environs, mais par les Sept, au plus tôt elles s'abriteraient, au mieux ce serait ! Généreuse, Ludiwina acheva le cerf et accepta le plan de Barra à condition que cette dernière l'aide à grimper. Ludiwina aurait-elle des vertiges en hauteur ? Un renseignement dont les dieux anciens comme nouveaux sauraient se souvenir en temps utile ! Avant de grimper, un signal de sa part ordonna à son ami ailé de prendre position dans le ciel. Tout était en place, les deux chasseuses dans leur arbre perchées, le cerf mort en bas qui empuantissait l'atmosphère de son odeur funèbre, et quelque part dans les environs, la Bête. Un cri de sky indiqua à sa maîtresse que celle-ci n'était pas loin : l'oiseau voyait la Bête qui revenait. La Bête ? Plutôt le Monstre, qui bientôt se révéla aux deux chasseuses dans un trait de lumière, fulgurance secrète du soleil qui s'élevait encore. La créature féroce arriva comme l'avait prévu Barra, ce qui dut la conforter dans la confiance qu'elle pouvait avoir en ses talents de chasseuses. Cette créature formidable revint sur les lieux de son crime et parut observer le cerf mort, ce qui permit aux deux chasseuses de la voir à la lueur du jour qui perçait le plafond de verdure. Quelle horreur se tenait sous leurs yeux ébahis ! Démon énorme échappé du songe d'un fou, la Bête avait l'allure d'un titan velu et menaçant. Grande comme un cheval ou presque, sa queue battant derrière elle, elle n'avait pourtant point de sabots, mais des pattes poilues, énormes, griffues. Les rumeurs n'avaient pas menti, la Bête était aussi large et haute que les bruits à son sujet étaient fantasques. Mais il n'y avait plus de fantasme à cet instant sous les yeux des deux chasseuses, rien que l'atroce, vicieuse et terrible réalité d'un démon qui régnait sans doute au royaume des bêtes ! Cent billes de chair brillantes semblaient former ses yeux au dessus d'une gueule d'où perlaient sa bave, sans doute l'indice d'un appétit monstrueux pour le massacre. Ses crocs, qu'elle révélait par moment, luisaient comme lames acérées. Sur ses quatre pattes énormes, cette créature infernale reniflait péniblement, et l'on pouvait voir sur son flanc les stigmates d'une récente agression, sans se douter pour le moment qu'au-dessus d'elle, deux vengeresses l'attendaient. Pour Barra et Ludiwina, c'était le moment où jamais. Que les Sept les protègent ! [LcdP : Vous avez bien mené votre chasse du début à la fin. L'initiative est à vous, sachez en user sagement.]

     Ser Andrik l'ignorait, mais il avait face à lui Bathilda la sorcière, éminent personnage local, guérisseuse à temps partiel et grande maîtresse sans pouvoir ni couronne de ses bois. Ce n'est que par bonté et charité que lord Hastif la tolérait sur ses terres, et surtout parce qu'elle avait toujours su échapper aux soldats envoyés pour la débusquer et la mettre aux fers. La pauvre femme, quand elle entendit le bruit d'éboulement, sursauta et hurla de frayeur, ce qui ajouta au trouble de ser Andrik, mais la réaction de ce dernier la fit sourire, et quand bien même lui manquait une bonne douzaine de dents, on devinait qu'elle était à la fois très sérieuse et complètement ailleurs, comme si son corps avait depuis longtemps laissé derrière elle son esprit et sa jugeote. Pourtant, il y avait plus de vérité dans ses paroles quand dans bien des livres de la Citadelle des mestres de Villevieille. La réaction de ser Andrik effraya quelque peu la sorcière, qui se hérissa tel un chat avant de reculer d'un pas contre le tronc de l'arbre dont elle occupait les branchages peu avant. Mais les paroles de ser Andrik, maladroites mais sincères, eurent raison des réticences de Bathilda et l'éloquence du chevalier lui attira sa sympathie. Hors de question cependant qu'elle le suive, ces ruines étaient bien trop dangereuses et elle-même n'y entrerait jamais pour rien au monde !  « Non, non, non, non, non, non, non, non ! Je ne veux pas, je ne veux pas ! Allez-y si vous voulez, tuez les têtes noires, tuez le maître, mangez la Bête et pissez des orties, ça m'agace ! » Se produisit alors une chose fort étrange, que ser Andrik ne saurait très certainement jamais expliquer. Les yeux de Bathilda s'éclairèrent d'une lueur blanchâtre et bientôt ils parurent même irradier d'une lumière éclatante et finalement, d'une voix qui avait tout pour faire trembler les plus sensibles, elle déclama comme on incante : « La Bête n'est pas seule, c'est une grande famille, une famille de chiens qui tuent pour leurs maîtres, des adorateurs du Baudet qui se cachent dans les ruines. Trouvez-les avant qu'ils ne vous trouvent et peut-être survivrez-vous à la chasse. Car c'est la Bête qui vous chasse. Vous n'êtes que des proies. » Puis, ce fut le trou noir, les yeux retrouvèrent leur teint de mort et Bathilda sa folie habituelle. Mais alors même que ser Andrik devait la regarder avec perplexité, elle hurla de stupeur et disparut dans un tourbillon de feuillages, de hurlements et de fumée. Que fuyait-elle ? Sans doute la noirceur maléfique qui s'échappait à présent des ruines du Baudet où l'équipée Sombrelyn devrait sans doute aller pour faire la lumière sur tous ces mystères et tous ces secrets. Néanmoins, Bathilda n'avait pas dit son dernier mot et curieusement, lorsqu'il se retourna vers ses comparses, ser Andrik put découvrir, pendu à son cou, un médaillon étrange, dont la grosse tarte dorée portait cette inscription : « je nourris et j'éteins. » Rien de plus qu'un rond de métal suspendu à un lacet de cuir, mais que pouvait bien signifier ce message ?

     Mycah était-il l'ami des animaux ? Généreux de sa personne, il décida d'abréger la vie de cet ours ahuri et violent, probablement pour assurer ses arrières à lui et à son ami Loras qu'il vilipenda avec non moins de zèle qu'il tua l'ours. Après avoir survécu à l'ours débile, à l'éboulement et aux chauve-souris, les deux compagnons décidèrent de tenter l'aventure et d'explorer les entrailles des ruines, comme deux vers dans un cadavre tout frais à dévorer. Ils auraient pu peut-être tenter de dégager les rochers de l'éboulement pour se frayer un chemin jusqu'à l'air libre ? C'eût été le plus sage sans doute, car qui pouvait dire ce qu'ils allaient rencontrer sous terre ? D'autant qu'une fois engagé dans le couloir, ils eurent de nouvelles sueurs froides quand, derrière eux, le plafond s'écroula pour couvrir l'ours mort d'un tombeau pour l'éternité. Hors de question de faire demi-tour, il fallait désormais aller de l'avant et trouver une sorte, sinon les deux amis finiraient par mourir de soif et de faim, sauf à dire que l'un prendrait le dessus sur l'autre pour le boire et le manger. Mais les dieux eux-mêmes ne souhaitaient point pareil sort à Mycah ou à Loras ! Alors ils avancèrent dans un long couloir qui tournait sans cesse, s'ouvrait sur des pièces aveugles, sur des galeries, sur des impasses. Ces longs corridors étaient taillés dans la pierre, parfois dans la terre. Parfois les murs étaient cloués d'appliques où, autrefois, des torches brûlaient peut-être. Une chose cependant dut les frapper : au sol, les traces dans la poussière indiquait clairement et nettement qu'il y avait eu très récemment du mouvement. Ils progressèrent encore et découvrirent des jarres brisées, des tonneaux éventrés dont le bois vermoulu trahissait le grand âge. C'étaient des reliques d'autrefois, perdues depuis la nuit des temps. Ils trouvèrent même le fourreau d'une vieille épée complètement piqué par la vermine. Quel étrange parcours ! Pourtant, ils n'étaient pas condamnés à errer sans but et bientôt, à un carrefour, ils croisèrent par mégarde un individu qui accourait et le bouscula un peu.  « Faites atten... mais hé ! J'vous connais pas ! T'as pas l'médaillon ! C'est quoi l'mot d'passe ? » Imprévu d'un jour, imprévu de toujours !

     De leur côté, les Bolton arrivèrent à temps pour observer l'envol gracieux s'il en est des chauve-souris éveillés par un Mycah et un Loras plus imprudent que de coutume. Adrian et Maureen eurent beau appeler à la ronde afin de trouver quelqu'un éventuellement, mais rien ne vint leur répondre sinon la suite de l'éboulement qui n'eut pas de conséquence visible pour eux vu qu'il était exclusivement souterrain. Une dernière chauve-souris vola autour d'eux, puis elle s'en alla dans le ciel, sans doute allait-elle rejoindre Harrenhal ? Qu'importe ! Adrian explora les lieux et ne trouva rien, mais quelqu'un le trouva quand apparut sous son nez, par surprise, une vieille bonne femme qui lui souriait d'un sourire que les dents avaient déserté il y a fort longtemps. Si ser Andrik avait été là, il aurait cru reconnaître la vieille sorcière croisée et disparue plus tôt mais... à la vérité, ce n'était point Bathilda. Mais qui était-ce alors ? Mystère ! D'autant que son sourire n'avait rien d'enjoué ou d'heureux, il était plutôt crispé et tendu comme la corde d'un arc. Avant que quiconque ait pu faire un mouvement, elle pointait du doigt Maureen et déclara, d'une voix sibylline :  « L'Âne voit tout ! Mais vous n'êtes pas avec eux... que venez-vous faire ici ? » Tout en pointant Maureen du doigt, elle ne quittait pas Adrian des yeux.

     L'état du cadavre qu'ils découvrirent inquiétèrent fortement Alysane et Lotho, et à juste titre ! Quel animal féroce pouvait également être cruel au point d'appliquer un tel supplice à sa proie sans défense ? Quel prédateur se préoccupe d'arracher les sabots de sa proie, et quel prédateur le fait avec une précision de mestre savant ? L'intervention du garde acheva de jeter les deux esprits de la demoiselle et du damoiseau dans la confusion. La Bête était-elle vraiment à ses trousses ? Il ne pourrait plus le dire pour le moment, assomé qu'il était aux pieds d'Alysane qui découvrit bien un pouls irrégulier en tâtant le cou du soldat. Elle décida de ne point l'abandonner et de mettre le malheureux inconscient en sécurité, en prenant sur elle de le porter. Une femme du Bief qui aurait pris cette initiative en aurait été quitte pour de très graves douleurs lombaires, mais Alysane n'était guère de ce bois-là et même si hisser le soldat sur ses épaules lui coûta quelques efforts, elle parvint ensuite sans peine à le maintenir et à le déplacer ainsi. Sans peine, mais non sans être quelque peu ralentie. Lotho, de son côté, maudissant peut-être intérieurement les vertus de cette nordienne qu'il connaissait à peine, se plia malgré tout à ce drôle de plan qu'il venait d'échaffauder : rester en arrière pour permettre à la demoiselle de mettre ce soldat inconscient et donc inutile à l'abri. Douloureuse morale, quand tes feux nous conduisent au carnage ! Il prit donc ainsi position, prêt à subir l'assaut de la Bête qui accourait vers eux pendant qu'Alysane gagnait du terrain pour se mettre hors de danger. Mais alors, coup du sort formidable ! Chance inouïe ! Fortunée retournement ! Dans le lointain, Lotho put apercevoir une créature énorme, qui courait effectivement, mais qui, au lieu de foncer droit sur lui, dévier de sa trajectoire pour tourner son chemin vers le sud est, vers la rivière ou plus encore peut-être... Que se passait-il ? La créature, masse énorme, informe, trop rapide pour avoir été correctement vue, aurait-elle décidé de parader autour d'eux pour mieux se jouer de leurs frayeurs ? En vérité, rien de tout cela, mais ni Lotho ni Alysane ne pouvait le savoir : l'éboulement des ruines du Baudet provoqué par Mycah n'était pas passé inaperçu et si les oreilles humaines n'avaient entendu qu'un vague et imperceptible bruit fondu dans le silence, l'ouïe terriblement fine de la créature n'en avait rien perdu. Attirée tel un oiseau qui revint vers son nid quand celui-ci est menacé, elle avait naturellement oublié le soldat en fuite pour se concentrer sur sa nouvelle destination. Mais alors qu'elle était hors de vue de Lotho et d'Alysane, ces derniers purent entendre un grognement horrible et douloureux, et il ne fallait pas être spécialiste pour comprendre que la créature, dans sa folle célérité, avait ou trébuché lourdement, ou percuté un obstacle assez gros pour interrompre sa course. Mais alors, que ferait notre duo ? Choisirait-il le retrait et la sécurité, ou iraient-ils à l'assaut de la créature encore non-identifiée ? Cette fois-ci, après tout, ils avaient l'avantage de l'initiative et de la surprise. [LcdP : Si vous allez à la rencontre de la créature, sa description correspondra à celle donnée dans le premier paragraphe de ce post.]

     Ser Corwin pourrait plus tard remercier son cheval qui lui permit de réagir en toute hâte à l'embuscade tendue par ces fous furieux sans espoir de victoire. Le malin plaisir qu'il mit dans sa tâche – combattre ces adversaires aveuglés par une foi inconnue – paya et le guide traître fut le premier à périr sous les coups du chevalier. Mais est-il glorieux de vaincre aisément un ennemi peu armé et peu protégé ? De toute évidence la gloire n'intéressait point Corwin qui n'avait d'autre souci que de rester en vie et surtout d'exterminer ces chiens qui avaient osé l'attaquer. Malheureusement, une telle attitude n'offrait que peu de chance de survie aux agresseurs, et donc peu de chance pour le chevalier d'Amberly d'en garder un vivant pour, par la suite, « le faire parler ». Tous ces ennemis qui passèrent sous le fil de sa lame périrent atrocement, et bientôt sur le sol autour de lui il n'y eut plus que des cadavres et de la verdure rougie par le sang. Lothar ne fut pas en reste de son côté et quoiqu'il fût moins attiré que son pair de l'Orage par les fureurs du carnage, il dut malgré tout réduire au silence ces misérables qui l'assaillaient. Le coup qu'il reçut à la cheville serait plus tard sans conséquence, mais la douleur éprouvée sur l'instant fut terrible. Que n'était-il à cheval comme son compère ! Malgré tout, il sut s'en tirer honorablement et bientôt le combat prit fin, sonnant la défaite cuisante des fanatiques dont pas un ne survivrait. Le seul qui respirait encore devait pourtant le rester encore un peu pour répondre à un Lothar furibond :  « L'Âne... l'Âne voit... tout... si tu veux des réponses... creuse le sol... » Une quinte de toux et du sang craché sur le chevalier tourteau l'acheva pour toujours. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ?

     Quand on tombe dans une embuscade, palabrer n'est pas toujours le meilleur choix. Mais ser Dezial fit bien de confier le commandement de ses hommes à lord Baratheon, et l'Orage moqueur sut, par sa présence et son rire bientôt légendaire, inspirer les troupes qui durent lutter contre ces fanatiques forcenés. Les sabots piétinèrent, les chevaux ruèrent, les épées tranchèrent, les boucliers frappèrent, les gourdins martelèrent et les agresseurs périrent lamentablement, surpassés non en nombre mais en préparation et en équipement. L'effet de surprise n'avait pas suffi à démoraliser l'équipée qui suivait Lyonel Baratheon qui aurait pu se sortir du pire des pièges en riant et en se frayant un chemin à grand coup de marteau. Ah, ce fut un massacre ! Il n'y eut pas de survivants, car les fanatiques luttèrent jusqu'à la mort et s'ils fuirent, ce n'était que pour mieux revenir, mais leur tentative fut vaine. Ils ne surent venir à bout de ces hommes, des chevaliers et des soldats qui luttaient pour survivre. Ser Dezial combattit vaillamment, inspiré peut-être par l'exemple de son auguste aîné. Malheureusement, on ne put faire de prisonniers, et la grande clairière devint bientôt la grande sanglante. Au milieu des cadavres, cependant, l'un comme l'autre purent remarquer que beaucoup étaient les morts qui portaient un même médaillon, rond de métal vulgaire accroché à un lacet de cuir. S'ils se penchaient pour en ramasser un, ils verraient cette inscription : l'Âne voit tout. Peu après la bataille, un émissaire à cheval accourut pour porter ce message, qu'il ne délivra qu'après avoir juré dsilencieusement à la vue du résultat du massacre. C'était un court mot de lord Hastif, pour lord Lyonel son suzerain : « Plusieurs bêtes ont été vues. Renforts arrivent. Ai été attaqué par groupe de fanatiques. Aucune explication. Retourne au campement pour organiser arrivée des renforts. Mouvement du côté des ruines du Baudet. » Un surcroît d'information n'eût pas été de refus, malheureusement le coursier choisi par lord Hastif avait eu l'an passé la langue arrachée pour avoir proférer des injures à l'égard de nulle autre que lady Hastif elle-même !

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Vous vous en sortez bien... pour l'instant.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Alysane Mormont
Homme d'Armes

Général

Combattante
ICI NOUS TENONS DEBOUT

♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
♦ Copyright : © Bryn ♥
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
476/500  (476/500)


Message Mer 10 Oct 2012 - 10:56

     La créature les suivait bien, dire qu'Alysane en avait douté l'espace de quelques secondes, imaginant qu'il ne s'agissait que d'une manifestation de folie de la part de ses homologues chasseurs ! Les bruits qui se faisaient entendre à son approche étaient la preuve qu'il fallait. La Nordienne portait toujours le garde inconscient sur son épaule et elle fut plutôt rassurée de voir que son compagnon du moment ne l'avait pas abandonnée pour aller traquer seul la créature étrange. Cela ne l'aurait pas trop étonnée – après tout c'était un homme – mais c'était une bonne surprise et une aide non négligeable vu ce que semblait être cette bête.

     Alors qu'elle s'éloignait la jeune femme entendit un bruit qui la fit se retourner et eut la désagréable surprise de voir quelque chose déboucher non loin d'eux. Ils allaient se faire attaquer c'était certain. La demoiselle commença à bander ses muscles pour se débarrasser du garde inconscient, mais tout à coup l'animal sembla changer d'avis et se détourna de ses cibles actuelles pour changer de direction. Les yeux clairs de la Nordienne s'entrouvrirent de surprise, mais elle ne tarda pas à réagir. Après quelques secondes un bruit sourd leur fit savoir que dans son empressement, la créature semblait avoir chuté. Quelle drôle de situation ! La Mormont avait toujours pensé que les animaux qui marchaient à l'aide de quatre pattes s'en sortaient mieux que les humains perchés sur leurs deux jambes trop fines.

     Décidant de profiter de la chance que les Anciens Dieux lui accordait, la jeune femme se débarrassa rapidement du garde qu'elle posa plus ou moins délicatement derrière une pierre. Il ne risquait rien normalement caché ici, puis dans le pire des cas.... Il avait choisi lui-même de participer à cette traque, alors elle ne devait pas veiller sur sa santé en sacrifiant son unique chance de pouvoir attraper cette bête ! La demoiselle tourna la tête vers son compagnon avant de lâcher quelques mots.

     ▬ Profitons-en ! »

     Comme ils n'étaient plus qu'eux deux, Alysane avança donc rapidement en constatant que son compagnon semblait aussi désireux qu'elle d'en découdre avec l'animal. Le duo s'approcha de la zone où la bête s'était affalée – du moins si c'était bien elle – et ils pouvaient profiter de la surprise pour voir l'aspect de la créature qui n'avait rien de naturelle. Qu'était-ce donc cette étrange bête ? Peu lui chalait, elle était ici pour chasser et non pour admirer ! Tenant fermement sa hache en main, la demoiselle bougea de manière à pouvoir attaquer une zone qui ne l'exposerait pas à un coup de griffe ou de dents, mais sachant que bête était si particulière, elle ne pouvait être assurée de rien. Prudente et surveillant les alentours de rapides coup d’œil, mais toujours aussi désireuse d'en découdre avec elle, Alysane tenta de s'approcher.

MDJ : Est-ce qu'Alysane arrive à approcher sans danger ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 17:48

Maudits, ils étaient maudits, frappés par un sortilège sorti tout droit du septième enfers, une œuvre des ombres au même titre que la créature qu'ils étaient partis traquer avant de se retrouver, par une suite de conséquences hasardeuses et plus ou moins bien gérées, dans une mélasse plus collante qu'une catin Bieffoise saoule. La divagation des deux amis dans les coins et recoins de la caverne fut d'ailleurs sujet à de nombreux chuchotis sur les ruines du Baudet. Pourtant Loras, enfant de l'orage et homme à informations, ne sut pas vraiment quoi en dire. Il avait bien entendu parler par ci par là d'étranges élucubrations sur un âne tout puissant et maître de ténèbres inexpliqués, mais ces paroles n'avaient toujours été qu'un ramassis de sottises de poivrot endormis, une rumeur qui courait à travers les tavernes de sa région.
Pourtant les faits étaient là et tout lui semblait maintenant plus … réalistes, hélas pour lui quel problème était ce de se souvenirs de fadaises alors qu'elles étaient lointaines, embrumées par l'alcool et qu'un Dornien de mauvaise humeur vous insulte de tout les noms.

Enfin au moins ses efforts de concentration n'auraient pas été fais en vain, en effet alors que les deux chasseurs se faufilaient dans tout les sens et le plus discrètement possible, ils heurtèrent au détour d'un couloir un homme sorti de nul part, un homme apparemment pressé voire même peut être paniqué. A peine avaient ils eu le temps de se remettre de la surprise que le paysan, car visiblement s'en était un bon, les questionnaient sur leur présence ici. N'y voyant qu'une solution, Mycah commença à approcher sa main de son fourreau, unique vestige de ses armes son pauvre arc ayant tragiquement disparus dans la chute. Après tout le curieux semblait ne rien posséder de bien tranchant et sûrement l'auraient ils maîtrisé rapidement si Loras n'avait pas dégainé avant lui d'un jet de mots.


L'âne voit tout !


Surpris Mycah se tourna instantanément vers le géant et lui lança un regard interrogatif, auquel ce dernier répondit d'un regard appuyé. En effet le moment aurait été bien mal choisi pour expliquer que cette phrase sortie d'une zone inexplorée de sa conscience n'était autre que le seul terme que le braconnier avait à chaque fois rencontré lors des différentes rencontres alcoolisées dont il avait été question plus tôt.
Sans chercher à plus comprendre, le Dornien profita que le regard de l'inconnu ne se dresse sur le géant pour laisser sa main se glisser sur le pommeau de son arme, prêt à l'assommer, voire pire, si l'étranger se rendait un peu trop nerveux.
La situation se tendait et au fond de lui le chasseur sentait bien qu'il avait mis les pieds dans quelque chose que même sa cupidité et son orgueil ne savait justifier.


Mdj : Est ce que le mot de passe est le bon ? Et si non arrivent ils à maitriser l'homme avant qu'il ne les tue ou ne donne l'alerte ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 18:24

L'heure était à l'action. La Bête se révélait enfin sous leurs yeux effarés, mais d'une certaine manière cette apparition était bien moins effrayante que l'eût été une menace invisible. Démoniaque ou pas, c'était un animal de chair et d'os qui pouvait vraisemblablement être abattu par des moyens conventionnels, et Barra était une chasseresse jusqu'au creux des tripes. Je te tiens, charognard... songea-t-elle en serrant les dents. Son cœur tambourinait dans sa poitrine à la perspective d'affronter ce monstre, mais elle avait déjà survécu à bien des choses, et sa compagne semblait à la hauteur du défi... il était temps de mettre fin aux carnages de cette créature infernale.

Elle échangea un regard avec Ludiwina et montra ses prunelles du doigt avant de désigner la Bête, sans un mot. Ludiwina comprendrait ce qu'elle voulait lui suggérer. Vise les yeux ! La Bête en avait peut-être une centaine, à supposer que cela en soit, mais ils ne lui serviraient pas à grand-chose s'ils étaient éclaboussés de sang et irradiés par une douleur fulgurante. Il serait sans doute facile de loger une flèche dans ce joli paquet brillant... elle laissait toutefois la chasseresse décider de sa cible, peut-être aurait-elle une meilleure idée. De toute façon, elles n'allaient pas s'en tenir à une seule flèche. Le temps que le monstre réagisse, d'autres traits fuseraient.

Pour sa part, elle viserait d'abord cette plaie sur le flanc. La Bête semblait respirer difficilement, cette blessure avait peut-être touché ses poumons, en tout cas c'était un point faible dans son cuir : une flèche bien placée s'y fraierait aisément un chemin jusqu'à ses organes vitaux, sans parler de la douleur qui devrait suffire à jeter l'animal dans la confusion, si le trait ne se révélait pas mortel. Elle tapota donc sa poitrine puis montra son propre côté pour signifier ses intentions à sa compagne. Si elle faisait mouche et si elle avait le temps de décocher d'autres flèches, elle viserait ensuite la gorge de la Bête, si celle-ci était accessible mais cela semblait peu probable, sinon, ce serait ces pattes énormes... pattes qui semblaient étrangement différentes de celles qui avaient dû semer les traces depuis les ruines, car ce n'était pas des sabots de sanglier. Il y avait donc probablement d'autres bêtes aux alentours... ! Méfiance !

Alors que Ludiwina encochait une flèche, elle banda son arc et tira en même temps qu'elle sur la créature qui ne se doutait de rien... une cible parfaite ! Tant que la créature ne les menacerait pas directement, elles la cribleraient de flèches. Si celle-ci faisait mine de s'approcher de leur arbre ou d'attaquer d'une manière ou d'une autre, elles adapteraient leur stratégie... Barra avait déjà son idée en tête...

[MJ : je laisse répondre Ludiwina pour sa version, après cela voici nos questions : touchons-nous la Bête ? avec quel effet ? est-elle morte ? handicapée ? comment réagit-elle ?]



Dernière édition par Barra la Piqueuse le Jeu 11 Oct 2012 - 5:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 19:59

Une chose était sûre, Dezial avait bien fait de donner le commandement à l'Orage Moqueur. Ce dernier, en un instant avait établi des ordres, et le combat commença, dans le sang, les cris, les larmes, et le son si singulier des lames tranchant la chair. Il y eut aussi d'autres sonorités, propres au grand homme qu'était le seigneur suzerain de ces terres : son rire puissant qui lui avait valu son surnom, ainsi que le son des os se broyant sous les coup de sa masse. Ser Dezial, ainsi que ses hommes furent subjugués par un tel art du combat, si bien que, tout trois se battirent au mieux de leur force. Le Follard avait toujours été adroit une arme à la main, il se savait bien loin des plus grands combattants de son ère, mais, voir un de ceux-là combattre de ses propres yeux, le fit sourire, et lui donna des ailes. Bien qu'il ne se servit pas de ses deux lames, ses adversaires n'eurent aucune chance. Emportés par l'ivresse du combat, le chevalier en oublia même sa propre suggestion de faire des prisonniers. En effet, le combat cessa des plus rapidement possibles, la troupe commandée par lord Lyonel ne laissa pas la moindre chance aux agresseurs. A la fin des combats, le seigneur de l'Orage vint reprendre place auprès du miraculé, prenant, la parole, expliquant que selon lui, la séparation aurait été une mauvaise idée, et que s'il y avait une bête dans les parages, elle était sûrement humaine comme le Fou l'avait pensé plus tôt. L'Orage Moqueur pensa à une cachette non loin de la clairière, mais, ils se devaient de faire attention, ils étaient sûrement nombreux dans les parages. Dezial écoutait les paroles de son aîné, mais, son regard était attiré par quelque chose, un reflet sur l'un des corps. Celui-ci mit pied à terre, après avoir ôté son bouclier, et rengainé sa lame confiant les rennes à Garth, afin d'aller voir de lui-même ce qu'il en était. Un médaillon, dans un métal des plus ordinaires. Une inscription étrange « L'âne voit tout ». Dezial avait beau chercher, cela ne lui disait rien. Il se retourna alors vers le Baratheon pour lui lancer le dit médaillon, qu'il puisse voir de lui-même.

« Sans doutes des membres d'une quelconque secte, ou encore des fanatiques d'une religion perverse. Cela ne me dit rien de bon. »
Le Fou se retourna alors vers les hommes du seigneur pour lancer tout haut une question.

« L'âne voit tout. Cela dit-il quelque chose à l'un d'entre vous ? Une quelconque rumeur ? Une vieille légende ? Quoi que se soit ? »


Personne n'eut le temps de répondre, qu'un cavalier surgit des bois, seul. Dezial dégaina l'une de ses lames, au cas où, mais, voyant les couleurs Hastif, il se ravisa. Ce dernier apporta un message, que le seigneur de l'Orage lu à haute voix. Le seigneur Hastif disait avoir été attaqué par des fanatiques lui aussi, que plusieurs bêtes avaient été aperçues, et que des mouvements avaient lieu dans les ruines de Baudet. Le Follard remonta à dos de son cheval, et adressa la parole au seigneur.

« C'est à ne plus rien comprendre. Ces hommes, là, avec l'âne, contrôleraient-ils la bête ? Je vous avouerai être quelques peu … Perdu. Que suggerez-vous ? Les ruines ? Ou bien poursuivre nos recherches dans le coin ? Ces gars-là doivent bien sortir de quelque part après-tout. »



[MJ: L'un des hommes ici présent aurait-il la moindre information sur le culte de l'âne?]
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 23:42

Ludiwina en avait vu des horreurs dans sa vie...Et elle ne parlait pas du fait de voir son oncle se trimballant tout nu devant elle. Des bestioles elle en avait vu, des grandes, des petites, des féroces et des moins féroces...Mais alors la Bête qui festoyait en dessous d'elles lui était totalement inconnue. Comment un truc pareil pouvait exister par tous les Dieux quels qu'ils soient?!

Avant d'agir se servir de sa tête et établir une stratégie et apparemment sa compagne du jour avait l'air d'en avoir une. Elle suivit du regard les doigts de la brune qui montrait tour a tour ses yeux puis la Bête. Ludiwina, même étant blonde, savait additionné 1+1. Elle hocha la tête pour faire comprendre a Barra qu'elle avait compris et avec tout les précautions du monde elle se releva et se tint en équilibre sur la branche. Décidément, les trucs en hauteurs c'était vraiment pas sa choppe de bière. Elle observa ensuite Barra lui indiquer qu'elle s'occuperait de la blessure déjà présente sur le corps énorme. Au moins, ça la rassurait. Cette chose avait été blessée, elle était donc faite de chair et de sang et donc pouvait mourir comme un gibier.

La gorge lui semblait difficile d'accès. Elle avait l'impression que la Bête se reposait sur ses yeux et son ouïe. Elle avait donc deux cibles de choix. Elle devait faire attention et ne pas rater sa cible. Elle n'entendait plus Sky, elle aurait bien aimé qu'il soit là, avec ses serres et son bec il leur aurait été d'une aide précieuse mais elle ne pouvait pas se permettre de les faire repérer en communiquant avec son oiseau.

Elle sortit doucement une flèche de son carquois et banda son arc tout en encochant la flèche. Doucement. Vise. Inspire. Expire. Fixe ta cible. C'était comme si son oncle était a ses côtés lui prodiguant ses conseils. Malgré l'urgence elle devait être calme. Un rapide coup d'œil vers son équipière lui apprit qu'elle s'apprêtait a tirer a son tour. Sans se parler, juste par les gestes elles se comprenaient et agissaient. Elles tirèrent en même temps sur la bête. La flèche de la jeune blonde se ficha dans les yeux de la créature. Elle banda son arc une nouvelle fois, ne pas laisser le gibier se reprendre, ne pas lui laisser une seconde de répit, le harceler jusqu'à ce qu'il fatigue et l'achever. Ludiwina n'accorda que deux secondes pour regarder si la flèche de sa consœur avait atteint son but, ce qui était le cas apparemment. Ensuite de quoi elle rebanda son arc et visa à nouveau les yeux de la bestiole.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 11 Oct 2012 - 9:25

Le sauvetage d'un garde en lieu et place d'une chasse à la bête sauvage, voilà que le programme de la journée semblait bien plus étrange qu'il ne l'aurait pensé de prime abord. Dans tous les cas il se retrouvait maintenant à couvrir la fuite de cette jeune femme, dont le comportement l'intriguait plus que fortement. Elle semblait avoir jusque là affiche un mépris complet envers les hommes et voilà qu'elle se mettait à en sauver un qui n'avait pourtant rien en commun avec elle. Ce manque de constance dans la façon de se comporter éveillait la curiosité de Lotho, mais ce n'était pas leur principal problème à ce moment là.

Alors qu'ils commençaient leur fuite, il put apercevoir entre les arbres une forme noire d'une taille respectable, même à cette distance. Stoppant le mouvement, le danseur d'eau observa alors cette créature qu'il ne distinguait pas encore assez nettement, même en faisant quelques efforts. Une chose était sûre cependant, elle n'était pas d'une taille que l'on aurait pu qualifier de normale, mais le simple cadavre de biche qu'ils avaient découverts l'avait convaincu de cela. Alors qu'il observait cette créature et se préparait à l'affrontement, il remarqua qu'elle avait changée de direction et se dirigeait vers le sud-est, sans même se préoccuper de proies potentielles. Il ne connaissait pas grand chose à la chasse et aux animaux, mais cet état de fait lui semblait fort peu probable pour une créature assoiffée de sang et simplement bestiale.

Toujours était-il que cela allait être à eux de poursuivre cette bête dont la vitesse semblait déjà bien trop élevée pour qu'ils puissent la retrouver un jour. Sauf qu'une fois disparue dans les bois et alors que Lotho allait se mettre à pester une trentaine de jurons au minimum avant de s'élancer à sa poursuite, ils purent entendre la voix plaintive de la créature. Le danseur d'eau en resta réellement interdit, arborant une mine confuse avant de dire :


- Après les soldats, les bêtes mystérieuses ... décidément rien ne sait marcher droit dans le bois du Roi ...

Puis le spadassin de s'élancer également dans la direction de la créature accidentée, une fois sur place il put enfin contempler cette bête sauvage. Bien que ce terme fut encore trop ... conventionnel pour qualifier l'animal aux proportions tout simplement gargantuesques. Ce qui étonnait le plus Lotho restait que les racontars des pires ivrognes étaient au final les plus proches de la réalité ... Les liens entre l'alcool et la clairvoyance sont parfois farceurs, même si se saouler ne l'aiderait en rien cette fois-ci. Calibrant ses pas pour qu'ils restent le moins audible possible, il tapa sur l'épaule d'Alysane qui déjà s'approchait, pour lui dire dans un murmure :

- Elle a beau être immense, seule sa tête peut voir ... Je vais occuper ses mâchoires avec l'air de mes esquives, cherchez des ouvertures sur ses flancs et son arrière.

Son ton restait très confiant, un sourire malicieux se dessinait sur son visage. Agrémenté de cet air enfantin dans une combinaison telle qu'on aurait put le croire totalement fou, ce qu'il devait certainement être un peu. Se dirigeant vers la tête de la bête, il comptait l'occuper en acrobaties et autres esquives agiles telles que la danse de l'eau et ses capacités travaillées depuis la petite enfance pouvaient lui permettre. A une dizaine de mètres de la créature, Lotho ramassa une pierre qu'il lança sur la tête de la bête, pour la faire réagir, tout en criant :

- Gras compagnon de fourrure ! Viens donc tâter de l'air que je brasse ! Allez ! Alleeeeez !

[MJ : Lotho se prépare à esquiver les attaques de la bête, tant en acrobaties qu'en esquive. Y arrive t-il ? La bête porte t-elle des traces manifestes de blessures suite à sa chute ou autre ?]
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Jeu 11 Oct 2012 - 12:17

Le calme retomba dans les ruines presque aussi subitement qu'il avait été troublé. Corwin essuya de sa main gantée de cuir le sang qui avait éclaboussé son visage lorsqu'il avait tué certains de ses assaillants. Il stoppa son cheval qui trépignait encore un peu, ses sabots produisant un bruit de succion humide lorsqu'il les décollait du sol imbibé de sang. Le rouan avait les naseaux dilatés et roulait des yeux apeurés, son encolure portant des giclées de sang de ceux qui avaient été tués. Les chevaux n'aimaient pas l'odeur du sang, qui les terrifiait, et les alentours puaient la mort à une bonne distance. Le chevalier d'Amberly mit pied à terre, tenant son coursier d'une main par la bride, et il essuya son épée sur le cadavre le plus proche. Une fois la lame propre, il la remit au fourreau.
En se tournant vers ses hommes, il vit qu'aucun d'entre eux n'avait été tué, et pas un ne semblait avoir de blessure grave. C'était la moindre des choses pour des combattants aguerris. S'ils n'avaient pas pu faire face à ces chiens inférieurs, Corwin se serait occupé de leur cas lui-même.

Avisant au sol le cadavre de leur guide félon, tué sur le coup par sa lame qui l'avait presque fendu en deux, le chevalier aux licornes cracha dessus avec mépris. Il ordonna à ses hommes de faire le tour des cadavres pour vérifier que plus un ne respirait, et il mena son cheval jusqu'à ser Lothar pour entendre ce que sa proie avait à dire. Il n'entendit pas tout le discours, mais il fut là juste à temps pour entendre sa réponse concernant un âne qui voit tout, et qu'il fallait creuser, juste avant qu'il ne meure en crachotant lamentablement.
Corwin haussa un sourcil en se demandant ce que tout cela pouvait bien vouloir dire. Si celui-là était le seul survivant, ils risquaient bien de ne pas avoir grand chose à se mettre sous la dent pour découvrir la raison de cette attaque. Cependant, il avait mis bien plus d'ardeur dans son désir de tuer ces gueux qui osaient oublier où était leur place que d'en épargner un pour lui tirer les vers du nez. En tout cas, ils n'avaient pas l'air d'avoir de rapport avec la Bête de prime abord... Il avait parlé d'un âne et non pas d'une Bête... A moins que le sens n'en soit caché ? Un moins que rien comme lui en était-il vraiment capable ?


« Un âne, hein ? Je me demande s'il a vu leur défaite... Et cette histoire de creuser...

Le chevalier se retourna vers ses hommes qui n'avaient de toute évidence trouvé personne de vivant pour éclairer leur lanterne. Il leur fit signe de laisser les corps là où ils étaient, comme offrande aux charognards. Loups, renards, corbeaux... Ces animaux auraient droit à un véritable festin. Il se demanda si cela pourrait attirer la Bête ici... tant de sang versé pouvait faire un bon appât. Il continua à réfléchir aux mots du mourant, retournant le tout dans sa tête. Il se tourna finalement vers le chevalier aux crabes après avoir ordonné à certains de ses hommes de fouiller les corps et aux autres de tenir les chevaux.

- L'âne... ça pourrait avoir un rapport avec les ruines du Baudet, non ? On devrait aller y faire un tour... mais nous avons un problème : notre guide était l'un des leurs, et il étale actuellement ses tripes dans l'herbe. Ce sera bien plus difficile de se diriger dans les bois dans ces conditions. »


MJ: Est-ce que les hommes de Corwin trouvent des indices sur les corps?


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 11 Oct 2012 - 19:32

La scène avait été déstabilisante et effrayante. Cette vieille femme avait confirmé les informations qu'elle avait offertes précédemment. Elle semblait folle et instable, mais ses yeux, bien que terrifiant, témoigner d'une certaine sincérité. Andrik ne savait pas sur quel pied danser, mais un regard rapide vers Gareth lui permit d'être sûr d'une chose. Cette femme ne serai pas forcer de les suivre.

Elle avait encore parlé avec mystère, mais certaine chose devenait plus claire. Andrik était un peu perdu c'est vrai, mais il n'en montrait rien. Ses hommes n'avaient pas besoin de voir le doute dans ses yeux, mais son intuition lui disait que les têtes noires n'étaient pas des monstres, des chiens, ou bien des hommes, comme des esclaves. Les ruines du Baudet semblait maintenant être le seul chemin à emprunter pour les Sombrelyn;

C'est alors que cette femme au combien mystérieuse et étrange hurla pour ensuite disparaître dans un tourbillon de feuillages et de fumée. Le cri strident qu'elle avait poussé avait eu le don de donner la chair de poule à Andrik qui n'avait pas bougé d'un poil là ou Tion et Lucifer avait sursauté de peur et de surprise. Le chevalier qu'il était, resta maître de lui. Seuls ses yeux ne purent cacher sa surprise en observant cette scène. Il n'aurai jamais cru ce qu'il venait de voir s'il l'avait entendu de la bouche d'un autre et pourtant cette femme venait de disparaître sous ses yeux. Il se retourna vers ses compagnons avec un léger sourire.

« Bien, il faut croire qu'elle nous a faussé compagnie. Il faudrait qu'on la retrouve un jour, disparaître en un coup de vent... ça peut être utile de l'apprendre »

Il se redressa, se retourna et fit alors face à sa famille. C'est à ce moment qu'il sentit quelque chose sur ça poitrine. Ce n'était pas sa tête de l'eau d'argent qu'il avait l'habitude de sentir, ce n'était pas le pendentif que son père lui avait offert. Non, c'était plus lourd et plus gros, en baissant la tête, il vit alors un médaillon accroché autour de son coup avec une inscription. Tous virent le médaillon, le prenant et l'examinant dans ses mains Andrik réfléchit.

« Je nourris et j'éteins... bien, voilà quelque chose d'encore plus troublant. J'imagine que nous n'avons pas le choix, si nous voulons plus de réponse il va falloir que l'on parte pour les ruines du Baudet. Toutes les informations que nous avons, que ça soit des bruits, des sous-entendus ou les indices de la vieille femme, tout possède un lien avec ce lieux. Je suis d'avis de nous dépêcher, l'éboulement que nous avons entendu tout à l'heure et la réaction de cette femme, montre bien qu'il s'y passe des choses... anormal. Tous en mouvement! »

Aucun membre de son équipe n'ouvrit la bouche, ils se contentèrent d'acquiescé, sans doute commençaient ils tous à entrevoir le fait qu'il y avait des choses incompréhensibles ou hors du commun qui secouait cette histoire. Andrik était curieux, courageux et protecteur de nature. Il ne pouvait qu'avoir l'envie d'aller au baudet. Ils partirent donc pour les ruines du Baudet. Il espérait vraiment qu'il faisait le bon choix, mais en avait il un autre de toute façon?
Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Ven 12 Oct 2012 - 14:25

La clairière retrouvait son calme, peu à peu. Certains chevaux renâclaient, encore excités par la bataille et l'odeur du sang et leurs cavaliers tentaient de les calmer,quelques hommes étaient descendus de leurs montures et s'attelairnt à examiner les cadavres, notant la présence de ces étranges médaillons, simples et mystérieux, du cuir et du métal portant une énigme étrange. L'un d'eux fut tendu à Lyonel et il l'examina quelques instants, le tournant et le retournant entre ses doigts. L'âne voit tout, disait-il. Et bien, si tel était le cas, il devait savoir, désormais, que le groupe de cavaliers qui avait envahi la grande clairière n'était pas sans défenses.

Fanatiques, oui, ces hommes en avaient l'air et le seigneur de l'Orage hocha distraitement la tête aux paroles de Dezial. Était-ce eux que l'on surnommait désormais « la bête » ? C'était plus que probable désormais, et l'énigme du médaillon restait pour le moins obscure. Ceux qui n'étaient pas occupés à calmer leur monture ou à examiner le champ de bataille secouèrent la tête à la question de Dezial. L'âne voit tout. Ils ignoraient le sens de ces mots. Heureusement, le message de Lord Hastif fut plus clair et ceux qui étaient assez près de Lyonel pour l'entendre le lire vérifièrent une énième fois le bon état de leurs armes. Plusieurs bêtes et d'autres attaques, décidément, le Bois-du-Roi recelait bien des secrets. L'Orage Moqueur froissa le mot, remercia d'un signe de tête le messager et fronça un instant les sourcils avant de répondre au Follard.

- Contrôler la bête, je l'ignore, mais « l'âne voit tout », et il se trouve que certaines ruines de la région portent le nom d'un baudet. Si nos fanatiques devaient avoir un repère, je parierai qu'il se situe là bas. Et les mouvements dont nous parle Lord Hastif tendent à confirmer cette hypothèse selon moi. Et puisqu'il voit tout, cet âne...

Il se tourna ensuite vers le messager, se saisissant des rênes de sa monture d'une main ferme.

-Si vous le pouvez, prévenez Lord Hastif que nous partons devant en direction des ruines. Si il voit tout, comme le prétendent ces médaillons, alors il sait que nous sommes là, et après cette attaque, je parierais que tel est le cas. Et puis il s'adressa à Dezial, laissant le messager repartir où bon lui semblait. Allons débusquer ce baudet, notre Lord Hâtif devrait être bientôt là avec ses renforts. J'ose croire que nous avons nos chances, s'ils n'ont rien de mieux pour se défendre que ces pauvres hères qui nous ont attaqué.

Les soldats qui avaient démonté se remirent en selle et, en à peine plus de temps qu'il ne faut pour le dire, le groupe avait repris sa formation. Cette fois, leur objectif serait les ruines du baudet. Tous étaient sur leurs gardes, prêt à tirer leurs lames au clair si une nouvelle embuscade les attendait. L'âne voyait peut être tout, mais les adversaires qu'il avait à affronter étaient farouches et combattraient jusqu'à la fin s'il le fallait.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 12 Oct 2012 - 15:15

Le survivant toussait à s’en faire cracher les poumons, et même les tripes s’il continuait sur cette voie. Légèrement écœuré des gerbes de sang qui ruisselaient sur les commissures du malheureux et qui l’éclaboussait à chaque toux grasse, Lothar se força à accentuer sa pression sur ce dernier. Après quelques instants de flottement, le malandrin finit par cracher quelques bribes de mots. L’Âne voit tout ? Creuse le sol ? Lorsque le Chevalier-aux-Crabes se rendit compte que son agresseur venait de rendre son dernier soupir, il afficha une mine dubitative qui en disait long : ce salopard les avait laissés avec encore plus de questions.

Le calme alentour n’était rompu que par les bruits de bottes et des cliquetis d’armures des hommes de Corwin. Un crissement de graviers proche, suivit d’une main gantée sur son épaule, le renseigna sur la présence de ser Mathis à ses côtés. Une autre silhouette s’était approchée. Ser Corwin. Il avait tout entendu et proposait d’aller vers les ruines du baudet, au sud-est de leur position… Précisément l’endroit dont Lord Hastif leur avait confié la charge.

    « Et merde… Vous avez sûrement raison. Je ne sais ni pourquoi, ni comment ces satanés brigands ont débarqués, mais je vous parie qu’ils sont de prêt ou de loin impliqués dans cette foutue affaire de Bête. »


Se relevant en grinçant des dents à cause de la douleur encore présente, mais heureusement soutenu par Mathis, le Celtigar contempla d’un regard plus sombre qu’auparavant les ruines qui les entouraient. Son obstination à vouloir visiter ces ruines antiques les avaient conduit, Corwin et lui, à un guet-apens. D’autant plus que cette histoire de légende n’était plus d’actualité – en tout cas elle était fortement compromise – et tout semblait indiquer un complot humain mêlé de mystères sordides et peu ragoutants. Un cocktail d’enfer en somme…

Le chevalier de Pince-Isle observa les hommes de Corwin finir de fouiller les cadavres. C’était vrai qu’il ne fallait négliger aucune piste. Lothar s’approcha de nouveau du brigand décédé et fouilla les fripes que portait l’énergumène. Sa main rencontra un objet froid. Un médaillon de métal, crasseux et usé par le temps. Une tête d’âne y était gravée, ainsi qu’une inscription . « L’Âne voit tout ». Lothar soupira et se releva.

    « Bon, tous les indices convergent vers cet « Âne » mystérieux. Et concernant la route, je vais tenter de nous y conduire. J’ai bien observé la cartographie de la région, et si je ne m’abuse, nous gagnerions du temps à revenir sur nos pas en repassant par le camp de Lord Hastif, afin de prendre plein est vers les ruines du Baudet. »


Après avoir récupéré la carte que le guide félon avait en sa possession, le Chevalier-aux-Crabes remonta sur le dos de sa monture. Après que Corwin et ses hommes furent prêts, la petite troupe fila de nouveau vers le sud. Reconnaissant le chemin qu’ils avaient empruntés peu de temps auparavant, les trois chevaliers accompagnés d’hommes d’armes débaroulèrent non loin du camp de Lord Hastif. Ce dernier n’était pas vide, et la livrée parme et blanche des Hastif se voyait un peu partout. Le lord lui-même était présent, sur sa monture. Il reconnut la troupe, et vint à leur rencontre. Lothar prit la parole avant même son intervention.

    « Messire, nous avons été attaqués par une troupe de malandrins aux abord des ruines des enfants de la forêt, au nord. Tout nous porte à croire, ser Corwin et moi, qu’ils sont impliqués dans cette histoire de Bête, et que cela concerne les ruines du Baudet... »

L’impassibilité de Lord Hastif en disait long. Ils n’étaient pas les seuls à s’être fait agresser…
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Maureen Bolton
Noble

Général
Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
804/1000  (804/1000)


Message Sam 13 Oct 2012 - 2:29


Elle détestait les énigme. Il n’y avait qu’une énigme pour la mettre en rogne, comme elle l'était. La dernière bestiole volante passa près d’elle, mais elle ne se sauva pas. Elle aurait pu l’Assommer si elle le voulait. Décidément, ils n’étaient pas les plus chanceux. Elle se demandait comment les recherches se passaient pour Lord Hastif et la petite troupe de l’orage Moqueur. Plus d’une fois, elle aurait fait demi-tour, mais elle s'était ravisée chaque fois. Elle ne supporterait certainement pas de faire honte à son cousin. Surtout que pour une fois, elle n’Agissait pas impulsivement. L’Ancienne Maureen aurait tôt fait de faire demi-tour foncer vers la maison des Swann à Pierheaume, pour demander des explications. Elle avait toujours le médaillon dans sa poche restait attentive a chaque mouvement qu’elle faisait, regardant même ou elle mettait les pieds. Elle sursauta légèrement à la présence de la vieille femme. Si Lord Réginald était à faire peur, la vieille femme était pire.

Je vais finir par écorcher cet âne et je vous jure que cette fois, il ne l’aura pas vu venir et ne verra plus rien.

Elle s'était approchée de la vieille qui la pointait, mais qui fixait son cousin. Pourquoi faisait-elle ca ? La jeune enfant des écorcheurs leva son épée mais son homme de main posa la sienne sur sa main, pour lui déconseillé tout geste violent de sa part. La Bolton était prête au pire. Elle n’aimait pas cette histoire et encore moins les ânes désormais. Le seul qui s’amusait vraiment de la situation c’était Jack. Même une bête ne lui faisait pas peur et les énigmes ne lui montaient pas à la tête. Il connaissait bien Maureen pour comprendre le sens qu’elle portait à ses deux familles. Elle avait été élevée avec ses deux grand-père avec deux visions très différentes. Si les Écorcheurs avaient une réputation plutôt barbare dans le Nord, les Swann était une maison relativement calme.


Qu’est-ce que cela signifie? Qui sont-ils alors!? Cela leur appartient-ils? Il y a plein d’hommes qui traquent la bête. ,
demanda-t-elle en sortant le médaillon de sa poche.

Le voir frappé du sceau des Swann la mettait hors d’elle. Elle avait approché son cousin espérant pourvoir obtenir quelques choses de la vieille folle qui se trouvait devant lui. Ses yeux n’inspiraient pas la clémence. La vieille femme était mieux de parler, car Maureen n’avait pas beaucoup de pitié lorsqu’elle était de mauvaise humeurs.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Sam 13 Oct 2012 - 14:10

L’adolescent eut un sursaut soudain quand il tomba sur cette forme humaine. Sa main s’était crispée sur son arc avec force, s’attendant au pire, mais rien ne vint. Non, seulement cette bonne femme qui venait d’apparaître si subitement dans son champ de vision qu’elle ne pouvait que s’être cachée en les attendant. Mais pas de pièges, pas de traquenards, comme il l’avait craint. Comment avait-il pu être aussi peu vigilent alors qu’il explorait les environs même ? Enfin, la vieille semblait aussi peu à l’aise que lui, mais en savoir bien davantage.

L’âne voit tout. Cette phrase, gravée au dos du médaillon, qui revenait dans la bouche de cette inconnue… Le lien était trop évident. Mais il avait du mal à concevoir qu’elle puisse avoir été l’auteur de ce spectacle sanglant et, de toute évidence, n’en était pas la victime. « Comment savez-v… » S’entendit-il dire sans y réfléchir. Maureen le prit de court en répondant avec hargne et impatience à l’injonction. Il ne fallait pas être devin pour se rendre compte que sa chère cousine était d’humeur assassine après cette découverte macabre.

Nul doute que le bruit du métal risquait d’effrayer immédiatement la vieille dame et qu’elle refuserait de leur en dire davantage. Adrian aurait préféré la jouer plus fine, mais il était maintenant un peu tard. Aussi passa t-il son arc dans une main afin d’être sûr d’attraper la vieille de l’autre si elle comptait s’échapper devant ses compagnons prêt à en découdre. Il réfléchissait à toute vitesse à comment rattraper la situation quand Maureen approchait, médaillon en main.

« Je ne sais de qui vous parlez, mais nous agissons de nous-mêmes, sous l’ordre de personne. Nous sommes venus trouver une personne, un ami, qui était en possession de ce médaillon. »

Ce « eux » pouvait désigner aussi bien des alliés que des ennemis et mieux valait ne pas se mettre dans l’embarras en définissant un camp sans savoir ce que cela impliquait dans l’esprit de la vieille. Quant au Swann, à l’inverse, sa remarque prouvait qu’ils devaient se connaître.

« Pouvez-vous nous aider ? »

La proposition était ouverte pour éviter de l’effrayer davantage, surtout que le Bolton ne parvenait pas à se détendre assez, à peine à cacher le fait qu’il était prêt à bondir au moindre problème. Une autre question le taraudait mais il ne prit pas la peine de la poser, c’était ce que cette bête pouvait avoir comme lien avec tout ça.
John, de son côté, continuait à fouiller, s’aidant de la fuite éperdue des chauves-souris pour deviner ce qui se cachait en souterrain et l’origine du vacarme précédent. Il avançait avec prudence, la main sur la garde de son épée encore au fourreau. Des quelques œillades qu’il jetait vers l’héritier, il considérait la situation sous contrôle. Ils n’allaient pas être toute la petite troupe pour gérer une vieille femme sénile, non ?
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6  Suivant


Sujets similaires

-
» C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme ♪
» Près d'un homme pensif...
» L’Homme est-il un monstre ou le monstre un Homme ? [Livre II - Terminé]
» CILLIAN ♦ « L’homme n’est pas né pour le repos. »
» Elargir la race des loup-garous ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: ◄ Archives Militaires-