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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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Homme d'Armes
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Alysane Mormont
Homme d'Armes

Général

Combattante
ICI NOUS TENONS DEBOUT

♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
♦ Copyright : © Bryn ♥
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
♦ Liens Utiles :
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Message Mar 2 Oct 2012 - 11:15

     Alysane n'avait jamais été dotée d'une grande éloquence et il était fort probable qu'elle ne serait jamais capable de prononcer des mots qui ne soient pas lâchés sous le coup d'une émotion forte. Cela ne semblait guère être le cas de l'homme d'armes qu'elle avait abordé et même si elle n'était pas très douée pour décrypter le comportement des autres, elle avait cru constater qu'elle lui avait coupé l'herbe sous le pied. Les paroles du garde furent intéressantes, des cadavres de biche et des traces ? Que choisir ? La demoiselle n'était pas une chasseuse née, mais elle pensait être capable de faire la différence entre des traces d'humains et d'animal, il restait donc à espérer que la Nordienne puisse identifier les raisons de la mort de ces animaux. Perdue dans ses pensées, elle se contenta de décrocher un regard morne au garde, sans songer à le remercier. Ce fut l'homme à qui elle avait parlé plus tôt qui souligna quelque chose d'on ne peut plus véridique. Le garde s'éloigna donc et la jeune femme porta ses yeux clairs sur le visage barbu de l'homme d'armes. Il parlait.... Étrangement ! Plus habituée au langage rustre des hommes du Nord, la Mormont se demanda si elle n'avait pas affaire à une personne « spéciale » dans le mauvais sens du terme. Elle acquiesça finalement d'un signe de la tête.

     ▬ Les cadavres me semblent être une bonne idée en effet. Allons-y ! »

     Sans attendre sa réponse, la demoiselle s'éclipsa une fois de plus en prenant la direction indiquée par le garde. Elle espérait simplement que ce n'était pas trop loin non plus, devoir choisir entre deux pistes n'était pas une chose qu'elle aimait faire. Si jamais ils se trompaient, cela pouvait signifier qu'ils perdraient tout leur temps et leurs chances de pouvoir gagner quelque chose dans cette affaire ! Après s'être éloignée de plusieurs mètres, la Nordienne tourna la tête vers l'homme qui l'accompagnait désormais. Elle aurait préféré avoir affaire à une femme, mais il fallait faire avec ce que les Anciens Dieux lui donnaient !

     ▬ Est-ce que vous avez des bases de chasse, ou vous lancez-vous dans une aventure simplement pour la gloire et le plaisir de pouvoir entendre votre nom scandé partout ? Ce n'est pas en lui parlant bien que vous parviendrez à vous défendre si elle nous attaque.... »

     Son ton était assez moqueur, Alysane ne cherchait pas à se mettre son compagnon du moment à dos, mais cela dit elle ne pouvait s'empêcher de glisser des commentaires peu adaptés à la situation. Il était évident qu'elle n'avait pas envie de le défendre si jamais ils venaient à se faire assaillir par la fameuse bête. La demoiselle détourna son attention pour se concentrer sur le chemin, elle ne voulait pas prendre le risque de se faire sauter dessus par une bête qu'elle traquait, juste parce qu'elle était trop occupée à se concentrer sur son accompagnateur ! Est-ce que les traces leurs dévoileraient quelque chose ? Elle l'espérait !


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Mar 2 Oct 2012 - 13:19

La réaction du garde à l'invective que Lotho venait de lui lancer fut bien accueillie par ce dernier, qui aurait malgré tout eu bien peur qu'il ne prenne la mouche et réponde d'un coup de poing aussi violent qu'inutile. Ils étaient là pour traquer une bête, pas les paysans des lieux, encore moins les gardes. L'ignorance du standard des hommes d'armes en ces contrées l'horripilait toujours autant, d'autant plus qu'elle était avant tout motivée par l'abus de boissons le plus souvent, et non une excuse valable.

Préférant ne pas s'attarder sur ce sujet et laissant le garde repartir à son poste avec l'air penaud, le danseur d'eau se recentra sur sa nouvelle et taciturne compagne de route qui manifestement acquiesçait à l'idée d'aller avant tout inspecter les cadavres au nord de leur position. Lotho s'en trouvait amplement soulagé tant l'idée de se retrouver hors d'atteinte d'un trait mal ajusté venant de la battue déchaînée lui semblait pertinente. Se doutant bien que cette jeune femme n'allait encore une fois pas attendre de réponse de sa part à cet assentiment, il prit juste le temps de se retourner en sortant un dragon d'or de sa bourse pour le lancer dans la direction des gardes en disant d'un ton courtois :


- Voilà pour votre peine et vos gosiers messieurs ! Si d'aventure d'autres chasseurs viennent à votre rencontre, je vous serais on ne peut plus reconnaissant de les aiguiller vers une direction bien moins reluisante que la nôtre ! Et que vos Dieux vous protègent !

Couper l'herbe sous le pied de la concurrence dès le début de la chasse aurait certainement bien des avantages, même si cela lui coûtait quelque peu cher et réduirait peut être leurs renforts si ils finissaient par trouver la bête. Mais à vaincre sans périls ... L'adage était coutumier du danseur d'eau qui rejoignait sa comparse d'un pas quelque peu rythmé, avant de se caler sur les siens. Alors qu'ils commençaient donc à se rendre au nord, vers les cadavres qu'ils devraient inspecter, le ton moqueur de sa comparse siffla dans ses oreilles. Manifestement cette dernière n'avait vraiment que peu de respect pour ceux qui portaient un bâton entre les jambes. D'une voix amusée et malicieuse, prenant goût à ce petit jeu qui semblait s'engager, Lotho répondit en rajustant son chapeau :

- A vrai dire je n'ai que peu chassé, de gibier, dans ma vie toujours en groupe. Et moins mon nom sera connu mieux je m'en porterais, écrire l'histoire d'un autre serait bien plus intéressant. Je vous rassure, vous serez bien contente de combattre une bête dont j'attirerais amplement l'attention. Quand à écrire sur vous, ma foi, les gestes sur les farouches inconnues au mépris comme seule présentation ne sont que peu goûtés dans les cour. Ce qui m'attriste grandement, tant je suis sûr qu'un simple prénom, un surnom même, permettrait de raconter vos exploits.

Alors qu'il s'épanchait en grandes paroles pour répondre à la femme d'armes qu'il côtoyait, Lotho scrutait les environs du regard. Bientôt il faudrait faire silence, ce qui lui permettrait de réfléchir à la stratégie qu'il emploierait face à cette bête si tant est qu'elle existe. Il lui fallut peu de temps pour se décider ... Voltiger autour d'elle et éviter ses coups devrait certainement l'énerver et la canaliser assez longtemps pour que la deuxième fourrure, bien plus humaine mais semblant aussi sauvage, puisse porter un coup décisif. Préférant être prêt à une mauvaise surprise, il redoubla de vigilance, faisant preuve de toute la discrétion dont il était capable pour marcher, dégainant ses armes dans un silence de mort.

[MJ : Je retire un des dragons d'or de mon inventaire, passant de 10 à 9.]
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Message Mar 2 Oct 2012 - 18:25

La réunion s'éternisait quelques peu. Tandis que d'un côté, le lord Hastif, et ser Corwin Rogers s'envoyaient des piques, le voisin de table de l'héritier de Castel-Fol, ser Andrik Sombrelyn, finit par quitter la tante après quelques mots échangés avec l'organisateur de la battue. Ce dernier répondit au miraculé, sur la supposition qu'il fit, disant que le Grand Argentier lui-même avait pensé à une telle chose, mais, que s'il y avait des tueurs à Port-Real, il y avait sans doutes une créature dans les bois, expliquant que l'on avait retrouvé de grosses empreintes, traces qu'il se risqua à montrer la taille de ses mains. De nombreuses informations furent ensuite échangées entre l'Orage Moqueur et le lord Hastif, jusqu'à ce qu'une tête connue déboule sous la tante : le chevalier aux crabes, ce qui fit sourire notre cher ami fou. Ser Lothar parla d'une légende qui hantaient ces lieux, une légende parlant d'une bête vengeresse. Mais très vite, le lord Hastif expliqua que pour lui, comme pour le mestre Arnald, dont la science était grande, tout cela n'était que pure folie.

L'habitué de la chasse finit par faire les groupes, et, ser Dezial devait se joindre à l'un des plus grands chevaliers qui soit -a tout les sens du terme- le seigneur Lyonel Baratheon. Il en fut abasourdi, si bien, qu'il ne put bouger, ou émettre un son durant quelques instants. Tout deux étaient affectés à la grande clairière, et, on leur joindrait l'aide d'un éclaireur, une très bonne chose. On leur conseilla de prendre tout leur hommes, et de bien penser à prendre un cor, afin d'alerter les autres groupes, au cas où. Dezial mit une main à sa ceinture afin de vérifier que le sien était bel et bien là, c'était le cas. Une corne décorée de nombreux rubans rouges et blancs.

Lord Lyonel finit par se lever pour venir voir le jeune fou, lui demandant s'il était prêt à partir. Celui-ci se leva, et, après avoir prononcé un « oui » plein de ferveur, se leva pour aller monter son cheval, et récupérer ses hommes, pour enfin rejoindre le seigneur des terres de l'Orage, afin de lui dire quelques mots.
« Messire, veuillez me pardonner mais, il me semble qu'un unique groupe composé de tout vos hommes ne soit guère une bonne idée. Lord Hastif songe, je pense, plus à votre sécurité qu'autre chose. Il m'est avis que ce sont nos ennemis que nous devrions protéger de vous. »


Un grand rire s'échappa du chevalier, avant de continuer sa phrase.

« Plus sérieusement, deux groupes restreints couvriront plus de territoire, et, nous aurons moins de risque de nous faire repérer. Pour être tout à fait honnête, je doute fortement de cette histoire de bête. Je pense à un groupe de brigands laissent eux-même ces empreintes avec je ne sais que outil. L'esprit humain ne peut être qu'effrayé par cela. Quant aux témoins visuels … Dans l'obscurité, nos yeux voient bien des choses. »


Le chevalier de blanc et de rouge s'avança doucement en direction de la zone qui leur avait été donné, suggérant de continuer cette discution sur la route qui les mènerait à cette fameuse clairière ; quand tout à coup, un cri horrible se fit entendre, effrayant sa monture.

« Que … Qu'était-ce donc ? Quelle chose peut-elle posséder un tel cri ? »
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Message Mar 2 Oct 2012 - 19:54

Un bruit d'éboulement attira l'attention de Barra qui décida aussitôt d'aller voir de quoi il retournait, puisque cela s'était produit à proximité. Au cas où tout ce raffût aurait été provoqué par la Bête elle-même, elle prit soin de se déplacer tantôt perpendiculairement au vent qui soufflait du nord au sud, tantôt face à celui-ci, afin qu'il couvre en permanence le bruit de ses déplacements tout en évitant de porter son odeur dans la direction de sa proie qui devait avoir l'odorat et l'ouïe fins. Elle s'arrêta également pour passer la main dans la terre poussiéreuse et maculer son visage de cette substance afin de ne pas donner à voir de tâche claire à l'animal qui, si c'était bien un sanglier, n'aurait pas une très bonne vue mais resterait sensible aux contrastes. Sa tenue de chasse et la lenteur prudente de ses mouvements devraient suffire, avec cette approche, à lui garantir une approche discrète de la créature. Chemin faisant, elle découvrit avec perplexité les vestiges d'un vaste édifice qu'elle dépassa sans avoir pu deviner son origine ou sa fonction initiale.

Hélas, ce ne fut pas la Bête qu'elle trouva sur les lieux de l'éboulement mais une jeune femme blonde dont la tenue et l'équipement laissaient supposer qu'elle devait être également une chasseresse. Pas de pique, juste un arc, donc probablement spécialisée dans la chasse aux oiseaux - d'ailleurs, elle était justement flanquée d'un faucon, ce qui tendait à confirmer cette hypothèse.

La fille était occupée à inspecter l'entrée d'un tunnel mal éclairé par la lumière chétive de l'aube. « On dirait que je ne suis pas la seule à chercher quelque chose ici. La question est : cherchons-nous la même chose ?» lança Barra pour attirer l'attention de l'inconnue. Elle n'avait pas envie de se prendre une flèche dans le ventre en surgissant d'un coup par surprise. Lorsque le regard de la fille se tourna vers elle, elle se risqua à la rejoindre à pas prudents. Il y avait une drôle d'odeur dans l'air, et là où l'étrangère se tenait, on pouvait voir dans la terre meuble une empreinte sur laquelle se pencha, constatant sa similitude avec celle qu'elle avait vue un peu plus tôt. Ce tunnel vétuste était-il l'antre de la bête ? Un sanglier de cette taille devait bien avoir besoin d'une cachette à sa mesure...

« Je m'appelle Barra, je suis venue pour trouver cette Bête dont tout le monde parle et mettre fin à ses carnages... » Elle pouvait bien donner son vrai nom à cette roturière, seuls les notables auraient droit à la petite histoire et au nom qu'elle avait inventés pour l'occasion. Elle attendait la réponse de la fille quand un cri glaçant, semblant émaner des profondeurs de la terre, monta et déchira le ciel qui commençait à se teinter de couleurs sanglantes... « Par les verrues de l'Aïeule ! Qu'est-ce que c'était que ça ? Je n'ai encore jamais entendu un truc pareil ! » Une cascade de frissons lui dévala l'échine et elle serra plus solidement encore sa pique. Elle n'était ni plus ni moins superstitieuse que n'importe quelle fille de la campagne, mais ce cri allait au-delà de la superstition : il était affreusement réel.
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Message Mar 2 Oct 2012 - 20:15

De la déception ou du soulagement, Mycah n'était pas exactement sur de ce qu'il ressentait à voir la genette écroulée au sol, une des flèches du chasseur plantée au milieu du pelage tacheté. S'en suivit d'ailleurs une honte énorme d'avoir aussi vite dégainé son épée de son fourreau. Ah qu'il était beau le chasseur de Dorne, quelques ruines et quelques bruits étranges, ajoutez y des histoires de bêtes monstrueuses et voilà qu'il perdait son sang froid. Restait à protéger son orgueil, il se rassura donc tout en rangeant son attirail à sa place et ramassant son arc, en se disant qu'au final il n'était que prudent pas peureux, aux vues de la situation n'importe qui en aurait fais de même … N'est ce pas ? D'une démarche plus assurée que naguère, il se rapprocha de son maigre trophée afin d'en retirer son trait et dans un surprise qui réveilla son angoisse passée il put observer cette autre marque sanglante qui expliqua avec quelle facilité il avait pu toucher son assaillant. Le chasseur se releva doucement observant les environs une nouvelle fois avant de ricaner de sa propre bêtise, vu la taille de l'animal et de la marque, la pauvre bestiole avait du simplement avoir quelques mots avec l'un de ses congénères.

Loras lui de son coté, apprécia grandement sa petite découverte lorsque de son pied monumental il éclata dans un craquement gore les os du nourrisson, ni une ni deux dés que ses yeux perçurent ce sur quoi il marchait il se jeta contre la paroi dans un élan de dégoût et de surprise. Sans trop savoir comment réagir, il se décida finalement par recommencer ses aboiements.


MYCAH ! Dépêche toi ! Si tu me laisses encore trente secondes ici sans réagir je te massacre.


Forcément attisé par la curiosité le regard du braconnier se reposa sur le cadavre, par le peu de lumière qui lui parvenait il observa notamment la fraîcheur de la mort du nouveau né. Son esprit se retourna en quelques secondes et une folle culpabilité le pris. Il retira le morceau de tissu qui protégeait son cou des insectes, l'enroula autour de ses mains et comme s'il s'emparait d'une rareté plus que fragile, il récupéra le petit homme considérant qu'il méritait tout autant sépulture qu'un autre.

Mycah lui quitta sa proie en entendant les gueulantes de son ami, soupirant ne serait ce qu'à l'idée de l'écouter de nouveau geindre une fois qu'il serait sorti de là. Une fois revenue sur ses pas, il se braqua directement face à la pierre qu'il avait repéré plus tôt et de tout son poids et d'appuis fortement ancrés dans le sol il poussa le monstre, vers le gouffre que représentait le puits tout en prévenant le braconnier, entre deux souffles courts, de bien se coller au mur s'il ne voulait pas finir comme un simple cafard repéré par une matrone un peu maniaque.
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Message Mar 2 Oct 2012 - 21:27

Ses compagnons de route semblaient tous d’une étrange bonne humeur, excepté John qui fulminait de se faire rabrouer et envoyer promener – au sens propre du terme comme au figuré – par le petit Bolton. Rien ne changeait, dans le Nord comme dans le Sud, Jack et Maureen trouvaient le moyen de s’envoyer des piques, le vieux Mortimer se révélant le seul à garder son sérieux et sa prudence.

« Vous avez bientôt fini, le vieux couple ? » Lança Adrian en arrière, sans une pointe d’ironie qui ne serait peut-être pas au goût de tout le monde. Il lui semblait bien les avoir vu parier, sans connaître la nature réelle de ces échanges, mais devinant sans peine que cela le concernait vu le geste vif de Maureen qui avait accompagné sa levée.

Ils avaient galopé à vive allure sur une courte distance. Avalanche commençait tout juste à prendre le pas vif et violent qui lui était caractéristique quand Adrian la freina aussitôt. En pleine forêt, il n’aimait pas la savoir galoper à pleine vitesse d’autant plus qu’elle ne se souciait alors que de la direction et non pas de son cavalier dont les branchages gênaient sa vision. Il s’était peut-être montré intrépide en faussant subitement compagnie au Lord Hastif et ses hommes, mais il ne commettrait pas la folie de se croire invincible en territoire inconnue avec une bête légendaire rôdant peut-être aux environs.

Il s’était retourné pour moitié sur sa selle, pour les voir arriver un à un, le rejoindre. Entre temps, le jeune héritier avait pris son arc en main, plus pour se sentir assuré que par réel danger dans l’instant.

« J’aurais bien voulu savoir où Lord Hastif et ses hommes commençaient leur inspection, mais mieux vaut qu’ils nous oublient encore pour un moment. Nous nous rappellerons à eux bien assez tôt. J’ai d’autant plus envie de leur prendre la bête sous le nez avec l’accueil que nous avons reçu. »

Un sourire espiègle marquait ses traits. Ce n’était rien de plus qu’un jeu. Un jeu dangereux, peut-être. D’autres avaient de bien meilleures raisons que lui de mettre la main dessus et ce n’était pas tant la gloire qui lui donnait envie mais la découverte. Et maintenant aussi l’intention de voir la tête du Lord Hastif s’ils prenaient de l’avance sur eux, par un heureux hasard. On pouvait toujours rêver !

« Je pensais suivre la rivière un temps, pour savoir où on mettait les pieds. Et les animaux doivent bien s’arrêter parfois pour s’abreuvoir, peut-être pas la bête, mais des traces de ses victimes, peut-être. Quoique j’aie l’impression que nous allons tomber sur toute autre découverte. »

D’un signe du menton, il avait désigné la barque en contrebas alors que son regard s’attardait à la fois sur les ruines qui se dessinaient au loin. Certaines rumeurs laissaient croire que ce n’était pas une bête, mais un homme, et aucune piste ne devait être négligée. Les ruines n’allaient pas s’envoler, aussi Adrian pensa plus judicieux de se rapprocher de l’embarcation qui avait tout de suspects : Pas de rames, pas de cordages et ni même personne dans les environs. A croire qu’elle logeait un mort.
Il avait laissé les reines de sa monture à John qui était descendu à son tour, mais restait plus en retrait pour maintenir le calme auprès des bêtes. Adrian, lui, fouillait autour autant qu’à l’intérieur, cherchant au loin, dans le vent comme dans les feuillages, une trace de son propriétaire.
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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Mer 3 Oct 2012 - 1:07

C’est elle qui a commencé !

Maureen lança une œillade qui le désarma totalement. Comment arrivait-elle devenir la moins sérieuse du monde, lorsqu’ils étaient à la chasse d’une bête, dont personne ne connaissait l’apparence, elle n’Avait pas très peur. Disons qu’elle préférait cela à trois costauds fer-nés. Seulement y penser lui donnait mal dans les cotes. Elle avait suivi la cadence imposée par Avalanche, mais ne s’en plaignait. La seule idée d’être hors de vue de Lord Hastif lui faisait plaisir. Elle ne l’aimait pas beaucoup et c’était une chose qu’elle ne dérogeait pas. Les gens qui étaient froids avec elle, elle les écoutait rare, la plus belle preuve était la relation qu’elle avait avec Lord Bolton.

Tu aurais aimé, mais tu n’as aucune valeur pour lui. Quant à moi, il peut bien rester avec l’orage moqueur et le reste de leur petite troupe. Nos lames sont acérées si nous devions faire connaissance avec la bête. Et je préfère mille fois, une bête que d'endurer une troupe de chevaliers.

Maureen répondit par le même sourire espiègle. Elle s’amusait de voir qu’Adrian prenait les devant pour une fois. Oui, s’il arrivait quoique ce soit, elle en prendrait le blâme, elle était prête à assumer entièrement. Elle n’avait pas peur. Elle écoutait distraitement son cousin, espérant qu’ils allaient au moins trouver quelques choses avant la tombée de la nuit. Elle était encore dans ses pensées lorsqu’il lui avait parlé de découverte. Elle le trouvait quelques peu rapide, mais elle ne s’en faisait point.

Un indice ou un cadavre?, demanda le plus jeune de ses protecteurs.

Un cadavre.

Pari tenu, Maureen La Sanguinaire.

Vous avez fini vos paris à la con? Grogna le vieux Mortimer qui suivait déjà le plus jeune des Bolton.

Maureen et Jack finirent à leur tour de descendre de leur propre monture, mais l’homme de main resta avec les chevaux. Maureen se posait déjà la question que tout le monde se posait déjà. Que pouvait faire une barque éloignée de sa place. Elle avait sorti Écorcheuse, car on était jamais assez prudent et posa un genou, avant de retirer son gant et toucher la barque. Elle semblait sèche. Elle laissait la pointe de son épée trainée dans le sol espérant rencontrer une rame que le propriétaire.

Tu veux bien vérifier ce qui s’y trouve, s’il te plait.

Elle restait sur ses gardes et piochait avec ses bottes dans le sol espérant trouver quelques choses.


Il n’y a pas mille explications. Celui à qui appartient cette barque ne voulait pas que l’on la prenne. Et n’avait pas l’intention de repartir plus vite.


Encore, si « il » y a.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Mer 3 Oct 2012 - 11:16

Le bruit de l'effondrement cacha le cri de surprise qu'elle laissa échapper. Heureusement qu'elle n'avait pas été là-bas, elle serait au mieux gravement blessée, au pire morte. Elle prit soin de prendre son arc et son carquois de flèches nouvelles, on ne savait pas ce qu'il y avait dans ce tunnel après tout.

De deux sifflements elle appela Sky qui arriva aussitôt pour se poser sur son épaule. Elle lui sourit en lui caressant la tête avant de s'avancer prudemment vers l'entrée découverte. Se baissant vers le sol elle fronça les sourcils en voyant une trace énorme. Quel animal pouvait bien posséder des pattes pareils? Elle avait beau chercher dans sa mémoire, rien ne venait.

Elle se redressa et respira un coup pour calmer son cœur qui battait encore assez vite. Et elle fronça directement le nez. Quelle était donc cette drôle d'odeur? On dirait un mélange de nourriture avariée et de purin de cheval. Elle s'apprêtait a entrer dans le tunnel quand elle entendit quelqu'un parler derrière elle.

« On dirait que je ne suis pas la seule à chercher quelque chose ici. La question est : cherchons-nous la même chose ?»

Elle se tourna vers celle qui venait de parler, l'arc a la main, on n'était jamais trop prudente n'est-ce pas? La jeune femme était aussi chasseur, sa tenue et son attitude le déclamait. Ludiwina la laissa la rejoindre a l'entrée du tunnel, caressant Sky, le faucon étant devenu nerveux a cause de l'odeur.

« Je m'appelle Barra, je suis venue pour trouver cette Bête dont tout le monde parle et mettre fin à ses carnages...»

Elle s'apprêtait a répondre quand un cri déchira le silence paisible de l'aube. En réponse a ce cri Sky ouvrit grand les ailes en poussant un cri perçant et Ludiwina eut le plus grand mal a le calmer. Jamais encore son faucon n'avait réagi ainsi. Mais ce cri n'était pas normal.

-Je suis Ludiwina, nous cherchons la même chose je crois, elle regarda en direction de la forêt, ce cri n'était ni humain et aucun animal de ma connaissance ne cri ainsi. Nous ferions mieux d'aller dans la forêt, nous y serions un peu plus a l'abri pour discuter et décider de la marche a suivre

Elle lui donnait son vrai nom, a un autre elle aurait dit qu'elle était l'Ombre de Bois-Combe, mais en face d'elle c'était une consœur chasseuse, pas un petit nobliau de pacotille sans aucune expérience.

-J'ai un petit campement là bas, nous y serions bien caché le temps de nous décider, elle regarda son faucon qui s'était un peu calmé, Sky, je compte sur toi pour surveiller le ciel, fit-elle avant que Sky ne s'envole de son épaule

Elle le regarda un instant avant de retourner son attention sur Barra. Elle rangea son arc dans son dos et reprit son carquois de flèche.

-Suis moi, on sera plus a l'abri là-bas plutôt qu'a découvert et puis cette odeur est franchement immonde, fit Ludiwina en se dirigeant vers l'abri qu'elle occupait un peu plus tôt.

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Message Mer 3 Oct 2012 - 13:55

Spoiler:
 

Ce hurlement lui rappelait les sombres soirs d’orage à Amberly, quand la vieille bigleuse du village racontait des histoires à la veillée… des histoires de morts revenant à la vie sous une forme animale… et de sorciers capables de posséder l’esprit de leur animal familier… elle n’aimait pas ça du tout. Elle écouta l’inconnue se présenter et la suivit à couvert. « Cette empreinte… j’ai vu la même pas loin d’ici. On dirait une trace de sanglier, mais grand comme un cheval… ça pourrait être la Bête ! Si elle se comporte comme un sanglier on la trouvera encore dans la forêt à cette heure. En même temps, vu les circonstances… m’est avis qu’il faut s’attendre à tout. ». Elle jeta un regard méfiant au tunnel qui s’ouvrait là comme une sinistre invitation. « C’est peut-être son repaire mais j’suis d’avis de pas mettre un orteil dans cette souricière. Il a l’air d’y faire aussi sombre que dans le cul d’une vache et vu la taille des ruines, ça pourrait aussi bien être un foutu labyrinthe. Avec un foutu risque d’éboulement… Et puis, si not’ charmante bestiole crèche ici… c’est son territoire. Mieux vaut l’affronter sur notre terrain plutôt que dans une satané taupinière qu’elle connaît sans doute comme sa poche. Enfin, façon de parler. » Elle se voyait mal perdre du temps à bricoler une torche pour s’aventurer dans ce piège à rats avec un putain de fanal qui la ferait repérer à dix toises. De toute façon… ces maudites ruines ne lui inspiraient rien qui vaille, et elle n’avait pas survécu si souvent au danger sans se fier à son instinct...

Par chance, Ludiwina tomba d’accord avec elle. Elles rejoignirent donc les traces que Barra avait repérées un peu plus tôt. « La taille de l’engin… j’te raconte pas. » Elle parlait bas par souci de discrétion. « T’as des informations ? Quelqu’un t’a envoyée ici pour l’abattre ? » Elle ne savait pas encore si sa comparse travaillait pour un noble. Elle lui laissa la possibilité de répondre avant de reprendre : « Moi, j’sais juste ce qu’on raconte, qu’elle tuerait des gens dans la forêt et à Port-Réal, mais tout ça m’semble un peu tiré par les ch’veux… C’est quand même une trotte d’ici à Port-Réal, faudrait qu’elle soit rudement motivée pour s’taper le trajet à chaque fois qu’elle veut s’faire une virée en ville… moi j’dirais plutôt qu’y a un gus qui s’fait passer pour elle. Ou alors, y a plusieurs bêtes, mais déjà qu’un seul foutu monstre comme çui-là ça m’paraît une aberration… » Elle haussa les épaules et entreprit de suivre la piste qui les conduisit aux abords de la forêt, où elle se divisait en trois. « Nom d’un chien » marmonna Barra. « Elles sont parfaitement identiques. » Elle avait envie de hurler que c’était impossible mais elle n’était pas du genre à gaspiller sa salive. Il y avait bien trois pistes, donc c’était possible. « Peut-être bien qu’il y a trois Bêtes… on f’rait mieux de pas se séparer pour protéger mutuellement nos arrières, au cas où notre ami aurait rameuté des p’tits copains.» Elle n’était pas sûre de son fait : ce truc-là dépassait son expérience. Mais elle était pragmatique et elle n’allait pas perdre son temps en conjectures oiseuses.

« Pas moyen de dire laquelle est la plus fraîche. A défaut d’indices, suivons celle qui nous permet de rester le plus facilement face au vent…»

[MJ : si une des pistes part au nord, nous suivons celle-ci en priorité, à moins bien sûr que le vent n'ait tourné entre-temps^^. Où arrivons-nous ? Que se passe-t-il en chemin ?]


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Message Mer 3 Oct 2012 - 17:01

Les quatre membres de la maison Sombrelyn prirent leur distance avec le campement. Ils ne suivirent ni les ordres, ni ce que les autres nobles avaient pu dire. Andrik n'était pas un homme facile. Il avait tendance à être si déterminé que cela pouvait ressembler a de l'entêtement. Il était également celui qui menait le petit groupe et ses cousins avaient une grande confiance en lui. Alors, quand Andrik décida de partir vers les ruines du Sud, aucun ne vint contredire sa décision, certes ils n'avaient pas de carte, mais Tion était là pour les guider dans la forêt même si une carte des lieux aurait pu s'avérer fort utile.

Puis, comme si les sept avaient écouté ses pensées, un page venant de la part de Lord Hastif rattrapa le quatuor avant qu'il ne ce soit trop éloigné du campement. Celui-ci avait un objet de la part du Lord, un objet qui pouvait se trouver très utile au chevalier de la maison Sombrelyn, à savoir, une carte sommaire des lieux. Suffisamment bien faite pour se diriger convenablement dans le bois. Andrik remercia humblement le page. Le chevalier réfléchit un instant... Il n'avait pas particulièrement confiance en ceux Lord, mais son geste généreux lui avait fait plaisir, ravalant un instant sa fierté et ses paroles, il répondit. « Dit à ton maître que je le remercie sincèrement, que je lui souhaite bonne chance pour cette chasse et qu'il sera le bienvenu dans la demeure des Sombrelyn » « Bien Ser Andrik » le page s'éloigna alors du quatuor.

Garet se rapprocha alors de son cousin et lui adressa quelque mot. « Peut-être que Lord Hastif n'est pas si arrogant tu sais... » « Oui je commence à le croire, peut-être est t-il tout simplement terrifier et désespérer, cela expliquerai son comportement. Enfin, remercions-le de son aide. » Andrik s'arrêta un instant, il observa la carte, Tion l'observer également par-dessus son épaule. Puis ils partirent.

Sur le chemin, la petite troupe eurent une petite surprise. Ils avaient marché depuis un moment et Andrik aperçu quelque chose d'étrange. « Hé! Tion! Est-ce que tu as vu ça?! » Ils se rapprochèrent tout en restant à une bonne distance, si la scène qui s'offrait à eux était relativement morbide, celle-ci était également... aussi étrange que violente. « Andrik tu en penses quoi? » « Je ne pense pas que c'est une bonne nouvelle, d'ici on ne voit pas grand-chose, à part que le tout fut visiblement organisé, un « nid », j'en doute, ou un avertissement, c'est loin d'être agréable pour les yeux, mais au moins on peut toujours se dire qu'on est sur la bonne piste... j'espère... Tion va jeter un œil de plus prêt, je te suis de très prêt. Gareth et Lucifer vous restez derrière, surveillaient les alentours. On va voir ce que nous pouvons trouver en regardant de plus prêt. Hé Tion! » « Oui? » « Fait attention à ne pas tomber dans un piège, tu n'es pas chasseur pour rien, fait ma fierté! » « Compris! »

Andrik et Tion Sombrelyn se rapprochèrent alors prudemment de cet « autel » pour le détailler de plus prêt, peut-être trouverai t-il un indice ou quelque chose d'important prêt de cette découverte morbide. Gareth et Lucifer de leur côté, n'étaient situés qu'à une petite dizaine de mètre. Ils surveillaient les alentours et la découverte que venait de faire le groupe avait fait naître chez les deux chevaliers une méfiance et une prudence digne de leur titre. Quoiqu'il en soit, les ruines du Sud resteraient leur principal objectif
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Lady Coeurdepierre
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Message Mer 3 Oct 2012 - 21:30

Phase n°1


She Rises (Choir) by Two Steps From Hell on Grooveshark

     Comme c'était à prévoir, les retrouvailles entre le chevalier de Pince-Isle et le chevaler d'Amberly furent orageuses, à l'image des contrées natales de ce dernier Ô combien ravagées par les tempêtes et la fureur des dieux. La Baie des naufrageurs elle-même parut plus hospitalière que le périmètre autour des deux hommes qui, malgré tout et surtout malgré l'antipathie qu'ils nourrissaient l'un envers l'autre, décidèrent d'accepter la fatalité et de faire cause commune contre la Bête ou contre le criminel qui se dissimulait sous ce paravent de mystère. Le hurlement surnaturel qu'ils ne purent manquer ne sembla guère les déranger outre-mesure, mais ils ne surent communiquer ce calme olympien au guide qui leur avait été confié par lord Hastif. Celui-ci éclata en prières sanglotantes mais il se ravisa rapidement pour mieux conduire les deux chevaliers et leur troupe jusqu'aux ruines des enfants de la forêt. Malheureusement, tout tracassé qu'il était, il perdit plusieurs fois son chemin et hésita à plusieurs moments : était-ce par ici, était-ce par là ? Ralenti dans leur progression, ser Corwin et ser Lothar durent prendre leur mal en patience et malgré tout ils parvinrent aux ruines sans encombre, bien qu'en retard. Le tableau qui s'offrait à eux était fort étrange ! Les ruines semblaient muettes comme la mort et pourtant, il s'y promenait des fantômes de brume, spectres qui s'éveillent à chaque matinée de l'automne. Qu'allaient-ils faire, à présent ?

     Autre duo très insolite, Alysane Mormont et Lotho Volentin avaient décidé de suivre la piste suggérée par le soldat de la tour, qui devait les conduire jusqu'à une clairière autour de laquelle pas moins de six cadavres de biche avaient été découverts. Six cadavres, c'est beaucoup, et sans doute est-ce ce grand nombre qui dut aiguiller la curiosité des deux chasseurs qui s'improvisaient partenaires. Lui venait de l'Est, d'Essos, de Braavos, alors qu'elle-même venait du Nord, des terres gelées de l'Île aux Ours : nul doute qu'un tel assemblage serait détonant quand viendrait l'heure de faire des choix importants. Or ce moment vint rapidement : parvenus à la rivière qu'ils durent traverser, la demoiselle et le damoiseau faisait face à une alternative et celle-ci n'était pas à prendre à la légère. Ils pouvaient décider de contourner la masse épaisse de la forêt pour demeurer en terrain découvert et gagner la petite clairière sans danger. Ils pouvaient également décider de jouer de célérité et de traverser le bras de forêt qui les séparait du lieu dit. Mais n'était-ce pas s'exposer à un grand danger, considérant le hurlement terrible qui n'avait pu échapper à leurs oreilles ? Ce hurlement trahissait la présence dans les environs d'un événement terrible, d'une bête féroce, ou d'un miracle divin, qu'importe ! Ce n'était là rien de rassurant.

     La monture de ser Dezial eut bien raison d'avoir peur, et bientôt, tout le monde découvrirait pourquoi. À la question de ser Dezial, le guide attaché à son groupe s'écria : « C'est la Bête ! » mais il se garda bien de hurler ou de pleurer ou même de gémir en mouillant ses braies ; étant donné que son père, sa mère, sa femme et sa fille avaient tous été les malheureuses victimes de ce monstre, il était plus que désireux et pressé d'en découdre et de planter lui-même sa lame dans le garrot putride du monstre démoniaque. L'Orage moqueur et ser Dezial purent gagner la Grande clairière sans faire de mauvaise rencontre, mais ils durent toutefois noter au passage quelque indice frappeur : alors qu'ils longeaient la forêt, à la lueur du soleil montant de ce frais matin d'automne se révélaient des ombres tantôt noires, tantôt grises, comme si quelque masse vivante se mouvait sous la canopée. Une fois parvenus dans la clairière, où qu'ils décident d'aller, ils étaient assurés de découvrir quelque chose et sur place, d'autres indices le leur confirmèrent : sur le sol, une foultitude de traces s'entrelaçaient en mille et un dédales de sillages. Difficile de les identifier toutes, ni ser Dezial ni lord Baratheon n'avait l'oeil assez vaste pour tout déterminer et pourtant ils ne purent manquer de voir qu'entre les traces de sanglier, de biches, de cerfs et d'autres gibiers, il y en avait deux types très étranges et très particuliers : d'abord celles présumées du monstre, traces énormes et dangereuses ; ensuite, celles très caractéristiques de pas humains qui défilaient en tous sens dans cette grande clairière. Mais alors, était-ce les traces de la sorcière que la légende fait vivre en ces lieux ?

     La compagnie Bolton avait décidé de s'arrêter près de l'innocente barque afin d'y trouver des indices expliquant sa présence si tôt le matin en ce lieu. La rivière n'était pas très large, ni très profonde, et ne menait à aucun port d'importance faible ou grande, alors qui aurait eu besoin de se déplacer par la voie fluviale ? Mais le jeune Adrian n'était pas né de la dernière pluie et quand il inspecta la barque et ses environs, il remarque sur cette dernière des traces qui ne laissaient aucun doute sur leur provenance : c'était là des taches de sang qui formaient comme des constellations sur le banc de l'embarcation, mais malheureusement, il n'y avait rien autour pour permettre de suivre quelque piste que ce soit. Une chose était sûre désormais : un homme ou une femme avait saigné à grand flot dans cette barque, mais n'y était point mort. Alors qu'elle faisait le tour de la coque de noix pour repérer des traces qui n'existaient pas, Maureen ne découvrit aucun cadavre, mais un élément plus curieux et plus intrigant encore : il s'agissait d'un médaillon à moitié enfoui dans le sable du rivage. Sur son verso, il portait une inscription : « L'Âne voit tout. » Sur son recto, il portait le blason de la maison Swann. Cruel casse-tête pour les cousins Bolton !

     Les dieux observèrent avec bienveillance l'élan de piété et de générosité qui poussa Loras à venir en aide au défunt nourrisson qui n'ouvrirait jamais plus les yeux sur la lumière du jour... à ceci près qu'il était mort les yeux grand ouverts. Plaqué contre la paroi du puits de l'effroi, il échappa sans peine à l'écrasement et le rocher qui vint s'écraser dans l'eau, l'éclaboussant d'ondée crasse, lui permit de s'extraire de ce trou d'enfer. Qu'allaient donc maintenant faire les deux amis ? Enterrer le nouveau-né semblait être le choix de Loras, mais le hurlement qui tonna dans toute la zone devait les inciter à la prudence : s'attarder en ces lieux n'était-il pas trop dangereux ? Comme si la situation n'était pas déjà assez compliquée, un nouveau coup de théâtre auditif fit son apparition et cette fois, Mycah et Loras purent entendre un bruit de fond très étrange, comme si, sous la terre, sous leurs pieds, trois cent cavaliers dothrakis chevauchaient en cadence. Puis ce fut le silence, et la terre s'arrêta de tourner quand un ours énorme apparut devant eux, surgi de derrière une colonne. C'était là un ours normal, bien sûr, de ceux qui goûtent fort le miel et pêchent le saumon dans les rivières... mais cet ours-là en voulait à leur vie.

     Du côté de l'équipée Sombrelyn, l'interrogation était chose partagée de tous. Qu'était-ce que ces autels étranges ? Étaient-ce des avertissements pour les visiteurs trop curieux ? Des mises en garde ? Des fantaisies macabres de fanatiques débiles ? Alors qu'Andrik et Tion approchait, une voix soudain se fit entendre, une voix étrange, graveleuse, décrépite, pourrie dans les voyelles et moisies dans les consonnes. « La Bête a crié, la Bête a crié ! » La voix venait du ciel. Un avertissement des dieux ? Rien de tel ! Perché sur la branche d'un arbre, surplombant l'équipée, dominant les autels, Bathilda la sorcière observait avec un mélange d'effroi et de nonchalance. Elle était affalée sur la branche, mais tremblait du visage, comme si deux personnalités en elle se débattaient. « La Bête ne viendra pas ici ! Les autels nous protègent ! » Parlait-elle aux chevaliers, ou palabrait-elle pour elle-même ? Difficile à dire... ses yeux gris semblaient tout aussi vides que la chopine d'un ivrogne.

     Ludiwina et Barra avait décidé de coopérer et cette attitude leur sauverait la vie. Après avoir échangé les informations qu'elles détenaient, les deux chasseuses s'étaient lancées sur les traces repérées plus tôt par Barra qui, comme Ludiwina, put s'étonner de constater qu'une piste unique s'achevait pour mieux se diviser en trois filles identiques à la piste mère. Les dieux se jouaient-ils des deux demoiselles ? Point du tout, les trois pistes étaient parfaitement semblables, en tous points. Loin de se décourager, elles suivirent la piste qui allait vers le nord, et ainsi se trouvait-elle toujours face aux vents qui soufflaient toujours dans le même sens. La piste progressait et elles aussi jusqu'au point ou, peu avant de pénétrer dans la forêt, elles purent se rendre compte que des traces de la sorte, il y en avait de moins en moins, et celles qu'on pouvait voir étaient plus érodées, plus éparses, plus fondues dans cette nature qu'on devinait hostile. Devant elles s'étendaient la forêt où le vent soufflait contre elle et leur portait avec toujours plus de vigueur un vague fumet où se mélangeaient l'odeur typique d'un grand cerf... et celle du sang fraîchement versé. Une découverte les attendaient donc dans la forêt si elles décidaient d'y pénétrer. Mais peut-être valait-il mieux revenir dans les ruine et explorer le supposé labyrinthe enfoui sous elles ?

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : ATTENTION ! Le choix de l'un d'entre vous aura des conséquences pour tous les autres. Mwahaha !
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Message Mer 3 Oct 2012 - 23:49

Elle écouta Barra parler. La plupart des gens laissaient filtrer de précieuses informations en parlant simplement. Ludiwina sut donc que la chasseuse avait été attiré par la réputation de la bête et par la récompense...Comme elle. Son oncle avait essayé de la dissuader mais cela avait été plus fort qu'elle. Plus que la récompense, c'était le mystère qui entourait cette bête qui l'avait attiré. Une bête comme elle, que personne n'avait jamais pu vraiment apercevoir, quoi de mieux pour attirer un chasseur?

Les pensées de son équipière de fortune n'étaient pas dénuées de bon sens. En effet, la distance a parcourir n'était pas négligeable, elle hocha simplement la tête pour dire qu'elle était d'accord avec ce que Barra disait. Ludiwina n'était pas une grande bavarde quand elle était en mode « Je chasse donc je suis ». elle récupéra ses affaires et rejoignit rapidement sa collègue, laissant son regard dériver sur un petit point qui planait dans le ciel. Par mesure de sécurité elle lança trois sifflements secs suivi de deux plus longs et elle suivit Barra.

Elle soupira en voyant les trois chemins. Soit elles n'avaient pas de chance soient c'était l'œuvre de petit malins.

-Je suis d'accord pour faire équipe et pour rester face au vent mais nous devrions quand même faire attention, le vent pourrait tourner et nous rendre détectable pour la Bête si Bête il y a. Et je dirais que ce chemin là, elle désigna le chemin le plus a gauche, a été fait par un groupe d'individu de type humain voulant jouer je pense, les branches ne sont pas cassé a la même hauteur...Ou alors on va avoir a faire a une mère, ce que je n'aime pas particulièrement.

Car qui disait mère disait possibilité d'une portée et donc le fait que la mère soit plus sur la défensive et donc plus agressive.

-Mais si jamais tu me plante une flèche dans les fesses tu pourras plus jamais mâcher un bout de viande, fit-elle avec un fin sourire en coin

Elle se permettait un brin d'humour, essayant de détendre l'atmosphère. Mais attention, la détendre un peu, pas que ça devienne la foire. Elle l'avait fait parce que sa coéquipière semblait un peu tendue depuis le cri de la bête. Bon okay, elle aussi. C'est qu'il avait fichu une trouille monstre ce cri. Mais si elle se laissait envahir par trop de peur elles ne seraient plus bonnes a rien. Et hors de question de laisser les hommes dire que les femmes chasseuses n'étaient bonnes a rien du tout!

Elle releva la tête vers le ciel et regarda son faucon, il tournait légèrement en cercle au dessus de leur tête. Le vent continuait de souffler paisiblement. Mais Ludiwina sentait son instinct lui criait de ne pas baisser sa vigilance d'un instant. Par mesure de précaution elle prit son bâton a la main.

-Bon si plus rien ne nous retient ici je te propose de continuer, fit-elle a l'autre jeune femme

Après quelques minutes de marche Ludiwina s'arrêta ayant reconnu une odeur familière, celle du sang. Elle regarda autour d'elle, mais ne vit aucun corps. Elle regarda sa comparse.

-Tu a senti toi aussi n'est-ce pas? Que fait-on ? On retourne aux ruines ou on continue? Parce que cette odeur de sang veut dire une chose et une seule, y'a un prédateur dans le coin et avec la chance ce sera la bête. Je propose donc de continuer dans la forêt.

Elle regarda son équipière et attendit sa réponse.
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 8:35

Ludiwina semblait connaître son affaire et ce n’était pas pour déplaire à Barra qui avait plutôt l’habitude de faire cavalier seul et n'avait aucune envie de s'encombrer d'un boulet. Progressant avec la prudence et l’art des chasseurs, tout en veillant à surveiller mutuellement leurs arrières afin de ne pas se laisser surprendre par une attaque, elles arrivèrent sans encombre à l’orée de la forêt où les traces devenaient moins nettes. Qu’à cela ne tienne : il y aurait toujours d’autres indices pour des chasseresses expérimentées - une bête de cette taille, à moins d’avoir des ailes, avait forcément laissé des signes de son passage dans un environnement aussi dense… branches ou brindilles cassées, feuilles mortes dérangées, boutis ou frottis typiques des sangliers, poils ou sécrétions en tout genre finiraient bien par attirer leur œil exercé. D’ailleurs, elles pouvaient déjà capter l’odeur familière du sang frais et le mâle fumet d’un grand cerf. Ludiwina était d’avis de suivre cette piste et force était d’admettre qu’elle avait raison.

« Je suis d’accord. Il faut aller au bout de cette piste, où qu’elle mène. Si la Bête a tué ici récemment, elle ne peut pas être loin… et un simple coup d’œil à sa victime peut être riche d’enseignement. » répondit-elle, toujours de la même voix sourde, au cas où le prédateur se trouverait encore dans les parages.

Elle savait reconnaître la nature d’une blessure. Morsure, coup de défense, griffure, choc violent... elle saurait vite si le monstre était un sanglier géant ou… toute autre chose. Il serait intéressant également de voir s’il avait dévoré sa proie ne serait-ce qu’en partie, ou s’il s’était contenté de l’abattre. Restait évidemment à savoir si la Bête était bien l’auteur du supposé carnage. Peut-être n’y avait-il ici que le festin d’une meute de loups. Mais elles devaient en avoir le cœur net. De toute façon, la créature était passée par là… elles ne pouvaient pas prendre le risque de la laisser filer alors qu’elle était peut-être encore tout près. Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras, lui disait toujours son père, et N’abandonne pas la proie pour l’ombre. Et puis, si cette chose avait tué voire banqueté ici, elle devait bien avoir laissé des traces de sang dans son sillage en repartant.

Barra hocha donc la tête à la proposition de Ludiwina et suivit avec sa compagne l’odeur du sang, bien décidée à inspecter de près ce qu’elles découvriraient sous ces frondaisons menaçantes…
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Corwin Rogers
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"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Jeu 4 Oct 2012 - 9:57

La patience était loin d'être un des traits de caractère principaux de Corwin. Aussi, quand leur guide se répandit en prières pleurnichantes en entendant le cri de la Bête, il ne put que le toiser du haut de sa monture d'un air méprisant, comme on regardait un cafard. Il lui aurait bien volontiers balancé son pied au derrière, mais l'autre se reprit pour les conduire à travers les bois. Sans se soucier de savoir si ser Lothar suivait ou non, le chevalier d'Amberly pressa les flancs de son coursier, et le rouan se lança au trot derrière le guide, suivi par la troupe des hommes d'armes Rogers. Corwin ne parvenait pas à comprendre la couardise des gens du commun. Pour sa part, ce cri qu'il avait entendu avait plutôt mis ses veines en ébullition, et il avait hâte d'en découvrir l'origine.

Il ne put toutefois que déchanter. Se révélant inutile, leur guide sembla se perdre à travers le dédale d'arbres de la forêt. Sans doute cela était-ce dû à la peur, mais il les mena plus d'une fois dans la mauvaise direction en s'excusant largement, et ils durent revenir sur leurs pas un bon nombre de fois. Et lorsqu'il ne s'agissait pas d'une mauvaise direction prise, l'homme hésitait sur la direction à prendre. Le chevalier aux licornes se sentait arrivé au bout de sa maigre patience, et l'épée qui lui battait la hanche le démangeait salement. Il aurait volontiers fendu le pauvre hère de la tête aux pieds et continué par lui-même, mais il doutait sincèrement de faire mieux, pour le moment. Cela ne l'empêchait pas de jeter des regards autour de lui pour prendre des points de repère qui lui serviraient peut-être à se retrouver par la suite. Il avait une excellente mémoire, et il était habitué aux traques comme aux chasses dans les bois. Dans le même temps, il tendait l'oreille et guettait les signes d'une présence, animale ou humaine, dans les environs.

Alors que le temps perdu devenait une véritable obsession dans l'esprit de Corwin, le mettant de plus en plus en colère, ils parvinrent enfin aux ruines des Enfants de la Forêt. Il stoppa son rouan qui pointa les oreilles d'avant en arrière, attentif et méfiant. Il régnait sur les lieux un silence presque sépulcral. C'était comme si les chants d'oiseaux et le bruissement des feuilles étaient restés derrière eux. De la brume rôdait entre les ruines, comme vivante. Le chevalier sut d'un coup d'oeil que leur guide ne devait pas grandement apprécier de se trouver là. Au premier abord toutefois, rien ne semblait anormal. Il se retourna sur sa selle et joignit les deux mains sur le pommeau pour regarder ser Lothar. Il lui adressa un sourire ironique, et haussa les sourcils.


« Et maintenant ? Il me semblait que vous étiez si sûr de trouver quelque chose ici... Je ne sais pas trop ce que vous espérez voir, mais puisque nous sommes là, à vous l'honneur. A moins que vous n'ayez eu raison mais que notre proie se soit esquivée le temps que nous parvenions ici, avec tout le temps que nous avons perdu à nous égarer... »

Il adressa un regard assassin et lourd de sens à leur guide, dans le but évident de le faire se sentir coupable et de le mettre mal à l'aise. Corwin n'avait pas envie de perdre son temps dans ces ruines, à chercher des indices éventuels. Toutefois, il savait aussi d'expérience qu'il ne fallait négliger aucune piste, aussi préférait-il laisser le Chevalier-aux-Crabes aller fureter autant qu'il lui plaisait, pour voir si quelque chose se trouvait bien là.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Alysane Mormont
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 11:05

     L'avancée était relativement aidée, en réalité on aurait presque pu se dire qu'il n'y avait aucun animal force dans les environs tant tout semblait paisible. La jeune femme tendait l'oreille, cherchant si elle entendait le piaillement des oiseaux ou le moindre autre bruit pouvant lui indiquer qu'il y avait des autres bêtes dans les environs. Même si cela n'avait l'air de rien, Alysane avait appris par son père – excellent chasseur – que la présence d'autres animaux renseignait souvent sur la sécurité d'un lieu. Avoir des oiseaux qui sifflaient voulait dire qu'ils ne craignaient pas s'attirer l'attention sur eux par exemple.

     Concentrée, la jeune femme avait glissé sa main jusqu'à la hache forgée par Duncan, son ami de toujours, puis surtout offerte par son géniteur. Avoir de quoi se défendre la rassurait beaucoup, même si elle n'était pas une excellente combattante, la Nordienne savait se débrouiller puisqu'elle avait passé des années à s'entraîner avec le maître d'armes de sa maison. La guerrière ne voulait pas compter sur son compagnon du moment, lui avait l'air de parfaitement savoir ce qu'il faisait et d'un côté, c'était clairement rassurant. Mais sa fierté de femme l'empêchait de pouvoir s'appuyer là-dessus, même si elle n'irait pas jusqu'à mettre en danger la mission juste pour ne pas avoir à lui demander son concours bien évidemment !

     Alors qu'ils approchaient de la forêt, un cri à faire dresser les cheveux sur la tête, se fit entendre. Les yeux clairs de la jeune femme quittèrent le chemin pour se porter vers l'endroit d'où elle pensait avoir entendu le bruit. Difficile de localiser la source exacte sachant que la forêt déformait la perception des sons. Inspirant longuement, Alysane sentit l'adrénaline monter alors que son cœur accélérait doucement, ce n'était peut-être rien, mais c'était aussi peut-être la bête qu'ils traquaient tous ! Son attention resta concentrée sur les environs un long moment avant de se porter sur son compagnon. Approchant de lui aussi silencieusement que possible – tout en veillant à ce qu'il la voit pour éviter un coup malheureux – la demoiselle se plaça à ses côtés avant de parler d'un ton très bas.

     ▬ Contourner nous fera perdre énormément de temps, mais nous gardera plus en sécurité. Je pense que l'on pourrait tenter l'entrée dans la forêt, il faut simplement veiller à rester sur nos gardes. Elle tourna la tête vers les arbres. Peut-être essayer de voir si l'on trouve un arbre plus haut que les autres pour essayer d'apercevoir quelque chose ? »

     Elle ne prendrait pas de décision sans l'avis de son comparse. Apparemment il avait l'air de savoir ce qu'il faisait et rien que pour cela, la demoiselle le respectait. Sans l'observer plus longuement, la Nordienne détourna ses yeux du visage barbu de son compagnon pour se concentrer sur les environs. Il n'était pas encore né l'animal qui allait la prendre par surprise ! Enfin, elle l'espérait.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 11:59

La progression sous l'ombre des arbres qu'accomplissaient Lotho et sa comparse commençait bien trop à ressembler à une promenade de santé. Un peu à l'image des exercices de déplacement silencieux que son maître d'armes lui avait fait accomplir lors de sa formation, avoir le temps de repenser à un tel souvenir démontrait que l'esprit du danseur d'eau commençait à se mettre au repos. Une mauvaise chose si l'on considérait la possible existence d'une bête sauvage et la présence de quelque chose doté d'une grande sauvagerie dans cette chasse.

Resserrant son esprit sur les évènements actuels, tout comme ses poings sur les gardes de ses armes, Lotho préféra se focaliser sur les hypothèses concernant l'identité de la bête. Une façon comme une autre de rester dans l'instant tout en permettant à sa curiosité maladive de se repaître. Il était évident qu'il ne tirerait pas grand chose de sa comparse dans le cadre d'une discussion et ce malgré sa grande soif d'informations à son sujet. Peut être par la suite. Toujours était-il qu'au sujet de cette bête mystérieuse, le danseur d'eau avait eu un éventail de rumeurs parmi les plus farfelues qu'il n'ai jamais entendu. D'abord décrite assez unanimement comme étant anthropomorphique, elle était devenue bien autre chose au fil du temps. Lotho devait reconnaître ne pouvoir réellement dresser un portrait ressemblant, surtout que cela demandait d'oublier le récit de la majorité des piliers de comptoir qu'il avait pu rencontrer, or il s'agissait de son panel d'informateurs priviégié.

En tout cas il allait lui falloir maintenant prendre en compte la réalité de ces histoires et plutôt deux fois qu'une. Alors qu'il marchait, un hurlement profond et résonnant dans l'ensemble de la zone se fit entendre. Instinctivement Lotho se dressa, les armes prêtes au combat et tendit l'oreille à ce son puissant. Long, capable de retourner le sang et de tétaniser sur place les plus aguerris des combattants. Le danseur d'eau n'était pas un chasseur, mais il lui fallait reconnaître qu'il s'agissait là d'une bête sans nulle autre pareille. Il avait été habitué aux plaintes lupines lors des bivouacs, il savait qu'un ours pouvait hurler et se faire connaître loin en amont et en aval de sa position réelle.

Mais cette bête n'était rien de tout ça, et malgré la réverbération de son cri entre les arbres il restait assez aisé de deviner une position globale la concernant. Rapidement il remarqua du coin de l'oeil la jeune femme qui revenait vers lui, ses yeux et la contraction de sa mâchoire montrait bien qu'elle ne se sentait pas en sécurité elle non plus. Mais elle semblait déterminée à accomplir l'objectif de cette chasse et cela plu au spadassin, être accompagné de quelqu'un d'aussi fou que soit était la meilleure des choses à faire en toutes situations. Elle lui demanda son avis concernant la marche à suivre, longer la forêt en sécurité ou s'y engouffrer ? Lotho grimaça à cette question avant de répondre :


- En réalité nous serons plus à l'abri en forêt. Dans une clairière nous pourrions être attaqués de toutes parts, dans ces forêts épaisses les arbres oblitéreront la majorité des angles d'attaques. Et les feuilles mortes permettent moins facilement de marcher en silence, qu'on soit bête, humain ... Ou autre.

Reprenant sa marche en direction de la forêt, il se retourna une dernière fois vers Alysane, sourire malicieux aux lèvres :

- "La peur est plus tranchante qu'aucune épée." Et j'ai hâte de voir la tête de cette chose si elle a du mal à nous prendre par surprise ... Il est temps de faire changer les frissons de camp.


Dernière édition par Lotho Volentin le Jeu 4 Oct 2012 - 19:25, édité 1 fois
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Maureen Bolton
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 13:16

Du sang... Il y avait donc quelqu’un de proche. C’était impossible qu’il n’y ait rien. Maureen désespérait presque. Il y avait qu’une seule explication pour elle. Le corps avait certainement fait naufrage. Et a défaut de trainer sa victime il l’avait balancé, Il y avait encore une incohérence. La bête serait-elle alors humaine? Elle regarda Adrian avec un soupçon. Pourquoi laisser la barque. Elle sentit son épée frôler le sol lorsqu’elle réfléchissait. Elle s’était mise à genoux, pour éparpiller le sable et découvrir certainement la chose la plus bizarre.

L’âne voit tout? On dirait une devinette affreuse de …

Maureen?

Grand-père …, finit-elle par terminer en montrant le médaillon à Mortimer.

Par les Anciens !, jura ce dernier.

Maureen restait interdite pour ne pas dire choqué devant la présence de ce médaillon. Elle en avait vu plus d’un chez les Swann. Son oncle, sa tante, son grand-père, ils en portaient tous un de ce genre. La première fois qu’elle l’avait vu, c’était dans les effets de sa mère. Elle n’osait pas imaginer l’implication de sa famille dans cette histoire. Tout compte fait, elle était même heureuse que Lord Hastif ne soit pas présents. QU’aurait-on pensé? Lord Swann était un vieil homme qui tenait à la réputation de sa famille, mais comment un médaillon que portait les membres de la maisonnée se trouvait ici. Jack trouvait qu’il trainait tous, mais en voyant le pendentif que tenait sa lady dans les mains, il ne valait mieux ne pas remettre leur pari sur table. Elle essayait de trouver une logique à la présence de ce pendentif. Même l’inscription lui tenait défaut.

Il y a certainement une explication à sa présence.

Je n’en vois pas beaucoup, JACK. Soit ce médaillon appartient à un membre de ma famille dont le sang est dans cette barque soit, c’est la bête. Mais comme c’est impossible la première explication est plausible, or grand-père ne m’a jamais parlé de disparition dans la famille.

C’est peut-être un hasard, Maureen. Ou un voleur qui aurait pris possession du medaillon.


Le hasard? Elle n’y croyait pas une seconde. Elle n’avait jamais cru à cela. Autant le dire. Elle sentait un malaise en voyant le pendentif. Une partie d’elle voulait retrouver le campement, et trouver le Mestre, l’autre voulait absolument rester sur leur route.

Inutile de rester ici, mais soyons vigilant, il y a peut-être un corps dans les environs, ou un blessé.

Sa tête tentait du mieux qu’elle pouvait de répondre à l’interrogation. Cette phrase ne lui était pas inconnue pourtant. Elle avait remonté sur écorcheur et s’était refermée quelques peu comme une huitre. Quelle implication avait sa famille dans cette histoire. Cela pouvait être à n’importe qui. Lord Swann avait plusieurs enfants et petits enfants. Pour une fois, elle espérait que ce serait un hasard.

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Message Jeu 4 Oct 2012 - 19:24

« Gamin. » Avait-il lancé, si spontanément, en réponse à Jack. A peine avait-il réalisé l’ironie poignante dans ce simple mot. Il avait haussé les épaules pour Maureen, en signe d’impuissance. Des chevaliers ? Ils devaient s’y connaître encore moins bien que lui à la traque, mieux valait s’épargner la gêne de ces troupes lourdement équipées qui ne feraient que piétiner indices et fuir toutes bêtes à proximité.

« Nous sommes peut-être dans le sillage de la mort, mais cet homme, ou cette femme, quel qu’il soit est encore en vie. J’en ai la conviction. »

Ces doigts avaient effleurés la barque vide, ces traces de sang pour tenter d’estimer à quand pouvaient-elles remonter. Plusieurs heures ? Plusieurs jours ? Rien d’autres aux alentours. Pourtant, le liquide carmin avait dû couler à flot. Plus de chances alors…

« Et s’il ne s’est pas arrêté ici, mais a continué de suivre la rivière ? Je ne vois pas d’autres solutions. Tout ce sang ne peut pas s’arrêter au bois de cette barque. Tu as trouvé quelque chose d’intéressant, Maureen ? »

Faisant le tour de l’embarcation, il s’était approché derrière elle pour détailler à son tour sa trouvaille, se penchant au-dessous de son épaule. L’inscription ne lui disait rien, mais l’insigne, lui, était reconnaissable pour toute la troupe. Il garda le silence un moment, un rien abasourdi. Cette devinette, comme le disait si bien sa cousine, n’annonçait rien qui vaille.

« On dirait un funeste présage. » Il s’était retenu, trop tard, de prononcer ces paroles. Pourtant si vrai… S’il était incapable de dire ce que représentait cet « âne », cela ne semblait pas vouloir du bien aux Swann. Ce médaillon avait été laissé à dessein ? Impossible. Qui aurait pu deviner que Maureen tomber, comme par hasard, dessus ? « Il voit tout » pourtant.

« Je n’aime pas ça, Maureen. Je crains un piège. Un hasard, Jack ? Et comment se fait-il que ce soit nous qui tombons sur cette barque sanglante et ce vestige des Swann avec cette sorte de mise en garde au dos ? »

Il s’était relevé subitement avec un geste d’impuissance, maugréant pour lui-même « Je vire paranoïaque ! » Sa plus grande hantise, quand il savait que ce premier trait de caractère signifiait le premier pas vers la folie chez son grand-père.
Il était subitement plus agité, comme à chaque fois qu’il ruminait de sombres pensées. Un hochement de tête sec répondit à Maureen alors qu’elle se reprenait bien vite, leur intimant de ne pas rester en place.

« Peut-être devrions-nous fouiller les alentours, de manière plus large. Et si nous ne trouvons rien, il reste toujours ces ruines au loin… Si quelqu’un a atterri ici, ou serait-il allé autrement, blessé ou avec un poids mort ? »

Ca, ils ne le savaient pas vraiment. Impossible de dire s’ils avaient été deux, le geôlier et le captif, ou un seul homme blessé qui tentait bon gré malgré de s’en sortir. Dans tous les cas, il avait un lien avec les Swann. Et s’il n’était pas directement concerné par la tragédie, il se ferait un devoir de mettre cette affaire au clair pour Maureen. Homme ou bête, ennemi ou victime.
Aussi vite, il s'était remis en selle avec la ferme idée d'appliquer le plan qu'il venait de convenir, ratisser large puis prendre pour destination ces ruines.


Dernière édition par Adrian Bolton le Jeu 4 Oct 2012 - 19:45, édité 2 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 19:32

Foutue bête, songea Lyonel lorsque le cri lugubre retentit dans l'air matinal. Les chevaux s'en effrayèrent et les hommes se regardaient, ne sachant que penser. C'était la bête, disait l'éclaireur. Sans doute, et le cri n'avait rien d'humain. Le Lord fronça les sourcils alors que des murmures s'élevaient dans les rangs et il se tourna un instant vers Dezial.

-Ce cri ne me dit rien qui vaille. L'idée de faire deux groupes n'est pas mauvaise, nous pourrions couvrir plus de terrain et être plus mobiles dans ces bois qu'avec une troupe comme la notre. Mais ce que nous venons d'entendre m'incite plutôt à la prudence. Avançons jusqu'à la clairière, nous décideront là bas.

Et ils se mirent effectivement en route dans l'aube froide. Les hommes de Lyonel ne semblaient pas rassurés par la tournure que prenaient les événement. Certains s'imaginaient sans doute avoir affaire à un ours particulièrement imposant, tout au plus. Et le cri du monstre venait de les détromper amèrement. Alors qu'ils avançaient à travers les bois, tous ouvraient l’œil et personne ne parvint à réellement voir ces ombres qui semblaient sans cesse bouger dans les frondaisons des arbres, comme si leurs formes s'appliquaient à rester en périphérie du regard alors que l’œil n'en percevait que de vagues réminiscences. Le cheminement se fit dans un silence lourd. Chevaliers et hommes d'armes ne semblaient pas à l'aise. Les plus craintifs se lançaient déjà dans quelques prières marmonnées à l'intention des Sept, puissent-il les garder de la créature de ces bois. Lyonel, lui, se contentait de surveiller les alentours du regard, un pli soucieux barrant son front.

Sans doute à cause de ces ombres, il avait l'impression d'être comme suivit, épié par quelque entité qu'ils ne pouvaient voir. Mais il n'était nullement effrayé cependant, il avait confiance en les capacités de leur groupe, somme toute assez imposant. Une vingtaine d'hommes bien armés dont la moitié -ou peu s'en fallait- étaient des chevaliers ne serait pas facile à défaire si facilement. Qui plus est, le camp était encore relativement proche et des renforts ne seraient pas difficiles à trouver dans ce bois où les chasseurs pullulaient désormais. Cela dit, le mystère semblait s'épaissir alors que le groupe entrait dans la clairière. Des traces en tout sens qui couvraient le sol. La bête, des animaux, des hommes. Quelle farce sordide pouvait donc se jouer ici ?!

-Les traces sont trop entremêlées pour que nous puissions en tirer grand chose. Et tout ceci ajouté aux ombres que nous avons aperçu sur le chemin me laisse penser que la situation est peut être plus complexe que prévue. Il soupira brièvement, lui qui pensait participer à une bonne vieille battue voilà que tout devenait étrange et compliqué ! Hors de question de se séparer, au moins tant que nous ignorons quel danger rôde. Il pourrait aussi bien s'agir de la bête que d'hommes, voir même des deux à la fois.

Il poussa son cheval en avant, faisant le tour de la clairière, les yeux rivés sur les traces au sol. Elles semblaient à première vue seulement s'entremêler sans ordre apparent mais peut être qu'un examen plus attentif pourrait lui apprendre quelque chose. Une direction prise récemment, par la bête ou un groupe humain, qui sait ? Ça ne coûtait rien d'essayer.


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Message Jeu 4 Oct 2012 - 23:12

Lorsque ser Corwin – avec son attitude hautaine et dédaigneuse habituelle – accepta implicitement le changement de cap, Lothar ne put s’empêcher d’en éprouver de la surprise, ainsi qu’un léger sentiment de contentement. Il fallait avouer, malgré l’inimité qui les reliaient, que l’aide de Corwin ne serait pas négligeable, surtout que la menace n’était pas encore identifiée. Après un léger rictus silencieux, le Chevalier-aux-Crabes se tourna vers Mathis qui affichait une gueule d’enterrement. La vision de son frère d’armes tirait une tête de six pieds de long le fit pouffer. Lui plaquant une main sur l’épaule, il lui glissa à voix basse :

    « Hey, laisse-tomber. Tu sais qu’il n’en vaut pas la peine, et de toute façon nous allons devoir le supporter… Autant t’entraîner dès maintenant ! », ponctua Lothar avec un de ses clin d’œil dont il avait le secret.

L’éclaireur et le coureur qui avaient été assignés par lord Hastif débarquèrent dans le cercle de chevaliers et des hommes d’armes du Rogers. Après quelques échanges de paroles, le groupe d’hommes et de chevaliers se mit en route, en direction du nord, vers les étranges ruines. Alors que Lothar pensait que le voyage serait de courte durée, il eut le déplaisir de constater le sens de l’orientation exceptionnel de l’éclaireur, ainsi qu’un sang-froid digne d’un lapin émotif. Lorsque ce dernier éclata en sanglots pendant quelques instants, Lothar ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, tandis que Mathis poussait un soupir qui en disait long. Autant il se liait facilement aux petites gens, autant il n’aimait pas spécialement les couards qui s’émouvait du moindre petit bruit.

La petite troupe finit enfin par arriver sur le lieu tant attendu. Une chape de brume épaisse planait sur le lieu, comme si un sombre esprit prenait un malin plaisir à étendre son manteau de fumée sur les tertres environnants. Un endroit glauque et lugubre à souhait, un lieu chargé d’histoires et de légendes à n’en pas douter… Lothar frissonna d’un plaisir non dissimulé à la vue des ruines. Son caractère curieux et aventurier prenait le pas sur la chasse, et il dut se contenir pour ne pas laisser son exubérance prendre le dessus.

Corwin s’adressa à lui de manière cynique, mais le Chevalier-aux-Crabes l’ignora purement et simplement. Il voulait des preuves ? Il en aurait. Lothar descendit de sa monture et mit le cap sur les monticules de pierres éboulés les plus proches, en tenant son destrier par la bride. Après quelques murets et colonnes enjambés, le Celtigar eut une vue d’ensemble sur le site. Se déclinant dans ce qui semblait être un léger vallon, une large ouverture sombre se voyait à quelques dizaines de mètres du groupe, et semblait mener vers quelques profondeurs abyssales et mystérieuses. Inspectant les environs, il remarqua de larges empreintes d’une taille plutôt inquiétante, ainsi que les traces fraîches d'au moins deux personnes. Se rapprochant de l’entrée béante des ruines, il capta des symboles gravés dans l’entourage en pierre brute. Cela semblait être des idéogrammes anciens qui lui étaient étonnamment familiers. Poussé par la curiosité, le Chevalier-aux-Crabes fit signe aux hommes qui le suivaient.

    « Quelque chose d’imposant rôde dans le coin, et il n’est pas seul… Et les symboles mystérieux de cette porte semblent indiquer une sorte d’avertissement, une mise en garde… Je proposerai que l'on jette un coup d’œil à l’intérieur. D’autres indices pourraient nous conduire à cette fameuse Bête, ou à ce groupe d’intrigants-meurtriers… »

Le Celtigar entra le premier dans l’obscurité de l’antre, les sens en éveil et l’odorat agressé par l’odeur nauséabonde qui s’en dégageait.


Dernière édition par Lothar Celtigar le Jeu 4 Oct 2012 - 23:16, édité 1 fois
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 23:15

Ludiwina ne le montrait pas mais elle était soulagée. Barra était aussi expérimentée qu'elle le pensait et elle n'avait donc aucune crainte a avoir quand a une éventuelle bourde qui ferait fuir le gibier comme faire craquer une branche, produire des paroles fortes qui feraient fuir la bestiole. Elle n'aimait pas beaucoup ce qu'elle sentait. Elles s'approchaient de quelque chose, mais de quoi? Là était toute la question. Et ne pas savoir de quoi avait l'air cette bête était problématique aussi, car si elles se retrouvaient nez à nez avec, elles ne sauraient où l'attaquer pour la tuer rapidement.

Son œil recherchait toute trace indiquant un passage. Quelque chose qui les mettraient sur la piste. Heureusement, le sang leur faisait une piste assez facile a suivre...Peut-être trop facile? Ludiwina se stoppa et regarda la piste de sang frais qu'elle et son équipière suivait depuis plusieurs minutes. Elle fronça les sourcils. Quelque chose n'allait pas dans toute cette histoire. Elle se tourna vers Barra.

-Je ne sais pas pour toi mais moi je trouve cette piste beaucoup trop facile. Alors soit cette bestiole est une grosse sagouin qui sait pas déplacer une proie proprement, soit elle est doué de pensées humaines pour tracer une piste aussi nette et dans ce cas, quelque chose ne tourne pas rond. Ça sent mauvais tout ça et je ne te parle pas de l'odeur dans l'air. C'est bizarre tu ne trouve pas? Les odeurs sont constantes, t'a remarqué? Normalement, si on s'approchaient du corps, l'odeur devrait être de plus en plus forte non?

Elle claqua sa langue contre son palet et sortit une gourde d'eau de son sac. Elle en but deux gorgées avant de la tendre a Barra. Elle sortit ensuite deux lanières de viande séchées dont elle en tendit une a l'autre jeune femme.

Elle mordit dans son bout de viande et regarda Barra. Elle trouvait vraiment tout cela extrêmement louche. Déjà rien que cette histoire était totalement bancale. Elle avait l'impression qu'elle s'était embarqué dans un truc qui les dépassaient tous. Elle porta deux doigts a ses lèvres et lança un bref sifflement, semblable au cri d'un faucon. Un sifflement semblable lui répondit et cela la soulagea. A cause des arbres touffus elle ne pouvait pas apercevoir Sky. Ce dernier arriva quelques minutes plus tard et se posa sur son épaule comme il en avait l'habitude.

-Barra, je te présente Sky, Sky voilà Barra, fit-elle en faisant les présentations, tu a pu apercevoir un truc de là-haut mon beau?

Le faucon déploya ses ailes et les ébouriffa avant de lancer un petit son sec. Ludiwina hocha la tête et lui permit de retourner voler.

-Apparemment la forêt est trop dense pour qu'il puisse voir quoi que ce soit, d'habitude je l'utilise, il est très bon en éclaireur, mais là on va devoir y aller a l'aveugle je le crains.

Elle regarda sa compagne d'infortune et attendit ses réponses a ses questionnements.

[MJ : Que vont rencontrer Barra et Ludiwina en continuant? Si corps il y a, quelles traces de cause de la mort trouveront-elle? ]
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Message Ven 5 Oct 2012 - 15:53

Le simple faire de voire Loras sortir du trou dans lequel il s'était lui même emprisonné, les bras chargé d'un cadavre enfantin avait d'un coup plus obscurcit encore les ruines alentours, faisant d'elles un décor lugubre typique des plus grands stéréotype du genre et voilà qu'un hurlement vint peaufiner l'ambiance générale, laissant les deux compères plutôt interrogatif sur ce qui se passait autours d'eux. En aucun cas un ours, un loup ou une autre créature connue n'avait pu sortir d'elle même ce cris bestial que l'on aurait pu décrire comme une sorte de mélange mal fais entre divers bestiaux. L'hypothèse en elle même n'était pas si farfelue, allez savoir ce qui se tramait dans les caves d'alchimistes de Port Réal.

Enfin qu'importait, ils étaient présent et même si ces monticules de pierres leur paraissaient monstrueusement maudits, ils étaient à nouveau réunis et pouvait désormais quitter les lieux, cris monstrueux ou pas, à eux deux ils parviendraient bien à trouver et à attraper, morte ou vive, cette créatures aussi dangereuse soit elle. La réflexion fut d'ailleurs de courte durée, deux trois injures suivies de boutades sur le premier trophée de Mycah venant de Loras et quelques remarques du dornien sur le coté un peu trop généreux du géant envers ce qui n'était plus qu'un corps sans vie, suffirent à attirer en effet un ours, un grand et majestueux roi des forêts qui s'étalait de toute sa taille et de sa force là à quelques mètres des deux amis pour le coup plutôt pris au dépourvu.

Chasseur depuis toujours, ils eurent au moins la chance de bien connaître le sujet qui se présentait à eux, si habituellement un ours ne se montre agressif et provocateur que pour se défendre et qu'alors il suffit simplement de disparaître dans le calme pour que tous s'en sorte de la meilleure façon possible, il arrive en effet que parfois il soit poussé à être un prédateur. Debout sur ses pattes arrières à calmement évaluer ses proies sans émettre le moindre grognement, les oreilles courbées vers l’arrière et la tête baisser, celui ci présentait toute les formes de l'attaque imminente.
Hors chasser l'ours était déjà une chose bien complexe et qui nécessitait de longues préparations et une traque sans faille, en comparaison se faire chasser par un de ces bestiaux relevait du suicide si l'on tentait de le combattre, paradoxalement fuir se révélait aussi fou puisqu'il n'aurait pas le moindre problème à rattraper ne serait ce qu'un des deux chasseurs. Un regard commun suffit aux deux hommes qui savaient ce qu'il leur restait à faire, sans geste brusque Loras déposa le cadavre, maintenant le dernier de ses soucis, vérifia la présence de sa lance accrochée à son dos, puis recula dans un mouvement synchronisé et calme aux cotés de Mycah.


Le mur là bas ?


J'allais te le dire.

J’espère pour toi qu'il tiendra sinon je ne donne pas cher de notre peau.

Comme au départ d'un joute, les deux hommes partirent comme un seul dans la même direction, ces ruines se présentait réellement comme un chaos peu commun, mais dans le tas de gravats ressortaient les contours d'une construction plus grande que les autres, mieux travaillée, aux murs plus épais et plus solides, une battisse qui avait mieux traversé le temps et qui se trouvait être assez haute et grande pour secourir les deux compères d'une mort douloureuse. Rapidement ils arrivèrent face aux premières pierres aux quelles ils s’accrochèrent désespérément grimpant le plus rapidement possible vers ce qui semblait être l'ancienne place de la charpentes, espérant que les vieilles pierres ne rouleraient pas sous leurs pieds.
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Message Sam 6 Oct 2012 - 9:48

Alors qu'Andrik et Tion s'approchait, une voix, se fit entendre, une voix étrange. « La Bête a crié, la Bête a crié ! » Elle semblait maléfique et ténébreuse, une voix des plus désagréables et des plus dérangeante. Celle-ci venant du ciel, les Sombrelyn levèrent tout de suite le bout de leur nez vers les cieux. Là, ils purent voir une femme affalée sur la branche d'un arbre. Elle semblait terrifier, comme incapable de contrôler ce qui se passer, mais sa nonchalance laisser peut-être témoigner d'une pensée ou d'un sentiment tout autre, un détail qu'Andrik remarqua immédiatement. Son visage tremblait et elle était terrifiante. La femme avait obtenu l'attention du petit groupe, elle semblait presque posséder par une conscience extérieure à la sienne.


Elle était inquiétante et visiblement, Tion n'était pas à l'aise. Gareth et Lucifer se maîtriser bien mieux. Les deux chevaliers expérimenter qu'ils étaient, s'arranger pour que l'un deux surveille toujours les alentours, pendant que le deuxième observer la femme. Andrik de son côté, l'observer et tenter de l'analyser. La brusque apparition de celle-ci était pour le moins surprenante. Tion avait il put ne pas détecter cette femme ? Ou sortait-elle tout simplement des enfers ? Même Gareth et Lucifer ne l'avait pas remarqué. D'un regard discret, il fit comprendre à Tion de faire grandement attention et de se préparer à toute possibilité. Tion et Andrik avaient beaucoup voyagé ensemble et ils se comprenaient véritablement dans le travail. Il avait traversé Westeros pendant plusieurs années à une époque.


Se rapprochant de la femme pour lui adresser quelque mot, la main prête à tirer l'épée de son fourreau, tout en s'arrangeant pour que cette prudence ne soit pas visible. Celle-ci ce remis à crier « La Bête ne viendra pas ici ! Les autels nous protègent ! » Mais a qui parlait-elle? Au groupe en dessous d'elle? Délirer telle? Elle semblait en tout cas complètement perdu ou folle. A vrai dire, Andrik avait du mal à savoir sur quel pied danser. Il prit seulement son courage à deux mains et tenta sa chance. Il savait que ses trois cousins étaient derrière lui pour le protéger, le couvrir ou surveiller les alentours. L'équipe était bien roder et il marcherait ensemble jusqu'au bout.


« Madame, qui êtes-vous? Vous dites que la bête a crié, mais que savez-vous sur elle? Que sont c'est autel? »

Les questions du chevalier avait le mérite d'être clair et direct, mais elle avait également le mérite d'être poser avec calme, sans aucune agressivité, voir même avec de la compassion. Si intérieurement, Andrik ne faisait preuve d'aucune compassion, celle-ci étant étouffer par sa méfiance, il n'en demeurai pas moi vrai que son but rester et resterai d'aider le peuple. De ce fait, les informations que cette femme pouvait donner aux quatre hommes ne pouvait-être qu'essentiel. Surtout qu'elle semblait étrangement avoir un lien, ou du moins, connaitre un minimum cette créature. Du moins, si on partait du principe qu'il y en avait bien une, beaucoup de cris de bête sauvage, mélanger avec la peur de l'esprit humain peuvent faire croire à bien des hommes qu'il y a une bête dangereuse qui rôde, ours ou autre bête ayant migré bien loin de ses terres natal, il n'y avait qu'à ce baisser. D'un autre côté, cette histoire semblait être bien étrange et Andrik était intimement persuadé que cette femme savait quelque chose de primordial.
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♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
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Message Sam 6 Oct 2012 - 19:39

Funeste présage était encore trop doux à ses oreilles. Elle aurait opté pour quelques choses de plus fort. Heureusement Jack avait préféré lui tendre la main pour qu’elle se relève. Il connaissait ce regard. Le regard de la protectrice. Elle avait le même chaque fois qu’elle quittait le Nord sans Adrian. Maureen regardait son cousin tentant de cacher sa mauvaise humeur mélangée de peur et de tristesse. Elle ne voulait certainement pas un cadavre dans sa famille. Elle était de mauvaise humeur et tentait au mieux de le cacher, mais cela était très difficile. Elle s’était approchée de la barque et avait soupiré. Comme elle aurait aimé être ailleurs. Elle commençait même à douter de son grand-père qui lui avait intimé de ne pas s’y rendre.

Je dirais davantage un cauchemar dont je voudrais me réveiller. Je vais écorcher celui qui a laissé ce pendentif ici et surtout s’il s’en est pris à ma famille.

Autant dire qu'elle n'aimait pas les mauvaises blagues. Elle avait jeté un coup d'œil vers la barque et regardait au loin. L’âne voit tout. Qui pouvait bien être l’âne ou que devait-elle voir? Elle était vraiment heureuse que Lord Hastif ne soit pas là avec ses chevaliers. Qu’aurait-on pensé de sa maison? Celle qui l’Avait toujours accueilli lorsqu’elle était enfant. Elle aurait bien voulu montrer un peu plus de courage, mais elle n’y arrivait pas.

Personne ne savait que nous viendrions par ici. Même Lord Swann ne le savait pas. Il m’a même fait jurer de ne pas y venir. Savait-il que j’y trouverais quelques choses de compromettant ? Il y a trop de question et peu de réponse dans l'instant.

Le Hasard était son ennemi. Autant qu’on lui laisse cette bête ou cet homme vivant, qu’elle lui montre ce que les Écorcheurs étaient capable. Les questions se transformaient en contrariété et elle ne pouvait la calmer. Adrian était déjà prêt à se remettre en scelle, alors qu’elle réfléchissait. Avant même qu’il ait l’idée de commencer à ratisser, elle l’interpella.

S’il est encore en vie, mon petit doigt me dit que ce n’est pas pour le restant de ses jours. Il y a quand même trop de sang. Le bois est sec, dont cela doit faire au moins quelques heures qu’elle est là. Et puis ce n’est pas logique. Tu vois du sang au sol? Crois-moi s’il est aussi blessé que la barque le montre, on pourrait le suivre.

Elle avait monté Écorcheur espérant davantage trouver le corps et la personne blessé que la bête pour le moment. Elle ne voulait voir que le visage de la victime. Elle avait mis le médaillon dans sa poche et suivait tout de même son cousin. Elle était certaine que s’il trouvait un corps, il serait sur les berges de la rivière …
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Lady Coeurdepierre
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Message Sam 6 Oct 2012 - 23:09

Phase n°2


He Who Brings The Night by Two Steps From Hell on Grooveshark

     Ni Barra ni Ludiwina n'étaient de celles que la nature peut tromper indéfiniment. Aguerries à la discipline qu'est la chasse, cette forêt ne cessait de leur jouer des tours et plus elles en prenaient conscience, plus elles s'armaient de détermination. Ni la canopée ni la Bête n'auraient raison de leur courage et de leur talent ! Laissant derrière elles jusqu'au souvenir du tunnel effondré, elle n'avait pas prévu qu'étant donné la direction du vent, si quelque créature infernale venait à en sortir pour les prendre par l'arrière, elles seraient bien en peine de le deviner ou de le découvrir à temps pour ne pas succomber à l'effet de surprise funeste que promettait un tel assaut à revers. Mais en avant les attendait ce qu'elles cherchaient depuis le début de leur chasse. Entre deux fougères roussies par la rosée, sous un voile de brume, elles découvrirent le cadavre d'un grand cerf dont les ramures étaient arrachées et avaient laissé derrière elles deux plaies béantes et qui saignaient encore. Par ailleurs, sur son flanc droit, la triple trace d'une déchirure était trop grossière pour être le fruit d'un coup d'épée ou de lance. Plus étrange encore, l'animal tremblait de tous ses membres à l'approche des deux chasseuses qui pouvaient contempler le grand péril qui le guettait : il n'était pas encore mort mais perdait tant de sang qu'il succomberait bientôt à ses blessures. Ce qui plaçait les deux chasseuses, qui devaient impérativement se préparer, dans une situation délicate : loin d'avoir trouvé le prédateur qu'elles cherchaient, elles venaient de découvrir... sa dernière proie. N'étaient-elles pas, alors, les prochaines au menu ?

     Bathilda la sorcière contempla un instant le ciel avant de tourner ses yeux morts vers ser Andrik qu'elle toisa du plus beau sourire édenté de toute la création. Se recroquevillant, elle murmura une courte incantation qui fit trembler ses cheveux hirsutes, puis elle quitta son trône d'écorce et de sève pour glisser du tronc et se rouler au sol, gardant toujours une proche distance des autels qu'elle semblait tenir pour importants. L'équipée Sombrelyn eut bien du mal à comprendre, mais quand elle reprit la parole, ils eurent peut-être l'occasion de faire la lumière sur quelques points sensibles de l'événement qui les avait conduit jusqu'ici en ce jour sombre :  « Les autels nous protègent ! Les têtes noires, elles aiment pas les autels, alors elles restent dans les ruines, et moi je suis tranquille ! Tranquille ! Tranquille ! Tranquille ! Tranquille ! Tranquille est la lune quand se couche le soleil, mais la corneille a vu les Autres, elle ! » La pauvre ère tomba à genou devant l'autel macabre et se contorsionna comme elle poursuivait une chanson qui n'avait ni queue ni tête. Puis, tournant sa tête vers ser Andrik d'une façon surréaliste, elle lui dit tout de go :  « La Bête n'est qu'une chienne ! Une sale chienne qui tue et qui saccage ! Moi j'ai pas peur de la Bête, car les autels me protègent de son maître ! De son maître ! De son maître ! De son maître tapi sous le cul du baudet ! Du baudet ! Du baudet ! » C'est alors qu'un grand bruit d'éboulement se fit entendre du côté des ruines du Baudet et la sorcière hurla de plus belle.

     Face à l'ours, Loras et Mycah surent qu'ils n'avaient aucune chance. Ils décidèrent donc de prendre la fuite, mais point de se lancer dans une course effrénée à travers la forêt : ils pénétrèrent plus avant dans les ruines, remarquèrent un haut mur et choisirent ensemble, d'instinct, de s'y hisser pour échapper à l'ours qui, de son côté, les chargeait stupidement. Ils n'échappèrent à la terrible collision que de peu et rendus au pied du mur, ils ne purent que grimper, ou du moins essayer. Ils y parvinrent avec peine, ils haletaient, craignaient à juste titre pour leur vie mais une fois au sommet, leurs ennuis étaient-ils finis ? Non ! L'ours, qui les coursait, ne sut ralentir à temps et percuta de plein fouet le fragile mais haut mur de pierres qui s'écroula alors, emportant avec lui tout un pan de ruines qui se déroba sous terre dans un flot ininterrompu de gravas, de roches et de verdure déchirée. Curieux comportement de la part d'un ours, non ? Cette agressivité mordante, cet acharnement stupide... Tous étaient tombés dans une sorte de grand sanctuaire souterrain : l'ours était enseveli sous les décombres, mais point mort, juste assommé, peut-être pour longtemps. Mais Loras et Mycah survivraient-ils ? Par chance, ils s'en tirèrent avec quelques blessures, rien de grave, rien de dangereux pour le moment. Mais plus urgent encore était pour eux de se décider de ce qu'ils allaient faire : ils étaient désormais sous terre, et la lumière ne filtrait qu'à peine par les trous que l'éboulement avait formé.

     Alysane put tendre l'oreille autant qu'elle voulut, aucun bruit d'oiseau, fût-il minuscule, ne lui parvint et c'est là un indice du danger de leur situation à tous qui lui fut donné : si les oiseaux taisaient leur chant dans toute la zone, n'était-ce pas parce qu'il y avait dans les environs des prédateurs féroces ? Aucun n'était en vu du duo pour le moment, et ce dernier devait choisir entre la sécurité et la célérité. Alysane s'en remit à l'avis de Lotho et ce dernier approuva, à sa manière, la suggestion de couper par la forêt. Ils prirent donc le chemin le plus rapide pour la direction qu'ils avaient choisi, et s'ils ne firent aucune mauvaise rencontre pendant les premiers instants de leur traversée du bras de forêt, ce ne fut plus le cas quand ils tombèrent sur l'un des cadavres de biche : ce dernier faisait peine à voir, la pauvre bête était morte depuis bien longtemps, mais elle n'avait plus ni tête ni sabots. Alysane et Lotho eurent tout le loisir et le temps d'approcher de la bête et de l'observer pour constater que la décapitation était grossière alors que les entailles au bout de chaque patte témoignaient de ce que les sabots avaient été ôté à l'aide d'un objet tranchant comme une scie ou une lame de bon métal. Quelle étrange découverte sur le chemin de la clairière ! Et plus étrange encore fut l'apparition de ce soldat portant les mêmes couleurs que ceux rencontrés à la vieille tour, qui couraient depuis le nord dans leur direction et qui, les ayant aperçu, s'écria à leur attention, entre deux soupirs d'épuisement : « Gare ! Gare ! Le monstre est à mes trousses ! » Hélas, une branche le fit trébucher, et sa tête alla se cogner contre une grosse pierre qui l’assomma. Le pauvre bougre roula au pied d'Alysane, la bouche sanglante et les yeux clos.

     Les Sept avaient de bien curieux desseins, mais que dire des anciens dieux ? Les Bolton ne surent que faire du médaillon trouvé près de la barque et toutes les recherches qu'ils purent faire du côté de celle-ci, dans les environs même, ne menèrent nulle part : s'il y en avait eu auparavant, les traces avaient maintenant disparu, effacées sur le sable ou emportées par les flots de la rivière. Cependant, le grand bruit d'éboulement provenant du côté des ruines du Baudet dut bien les mettre sur la voie : si quelque chose se passait, c'était bien là-bas !

     Du côté de ser Dezial et de lord Lyonel, la grande clairière gardait tout son mystère. Effectivement, la situation était bien plus complexe que prévue, et alors que le soleil était levé, toujours bas mais bien levé, un hurlement se fit entendre autour d'eux. Ce cri était particulier, agressif, et remplissait son office aussi bien qu'une trompette de guerre puisque immédiatement après, la clairière fut prise d'assaut par une foule hirsute et beuglante, composée d'une trentaine de petites gens. Ce n'était pas des soldats, ni des chevaliers, ils étaient pauvrement vêtus et armés, faiblement protégés et pourtant ils attaquaient ces chevaliers, ces seigneurs, ces soldats avec une férocité dangereuse et étonnante. Mais l'heure n'était pas à la contemplation de cet ennemi aussi nouveau qu'inattendu pour Lyonel ou pour Dezial... aux armes, aux armes ! Luttez pour vos vies, malheureux ! La foule n'aura pas pitié de vous. Une scène semblable, mais à moins grande échelle, allait se dérouler non loin, dans les ruines des enfants de la forêt. Lothar eut à peine le temps d'entrer dans ces ruines que lui et ceux qui l'accompagnaient pouvaient entendre des cris de guerre qui fusaient de tous les côtés, si bien qu'ils ne surent identifier dans un premier temps l'origine de la menace. Était-ce une embuscade ? Cela en avait tout l'air, et alors que les chevaliers et soldats aux ordres de Lothar et de Corwin réagissaient à l'agression que tous allaient subir très vite, le guide qui avait jusque là plutôt bien joué la comédie tomba les masques et révéla son vrai visage. Un traître ! Ser Corwin, ser Lothar et leurs hommes se trouvèrent assaillis par une vingtaine de fous furieux vêtus de guenilles et armés de gourdins, de bâtons, et d'autres armes de vilains qu'il serait vain de nommer ici. Ces dégénérés belliqueux hurlaient au sacrilège et réclamaient la mort des impies qui venaient troubler le repos de leur sanctuaire. Était-ce là un groupe de premiers hommes venus défendre farouchement leur territoire sacré ? Point du tout, ces manants avaient les traits les plus communs du monde, ils étaient comme tant d'autres des hommes de leur temps. Seulement, ils avaient au cœur cette passion fanatique qui les jetait au combat à corps perdu contre ces chevaliers et ces soldats qui auraient bientôt raison d'eux. Mais était-ce si sûr ? Une masse galvanisée par la foi peut faire des ravages, et les petites choses toujours viennent à bout des grandes. Le sort de leur équipe était entre les mains jointes de ser Corwin et de ser Lothar, à présent !

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : ATTENTION : l'un de vous est en danger, ses choix l'ont mis en grande difficulté.
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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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