AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Mar 23 Oct 2012 - 13:57

Encore des têtes noires, encore, et encore, est-ce qu'ils n'en finiraient jamais ? Pourtant, même si les chevaliers n'étaient pas dans une bonne posture, Lyonel ne voulait pas lâcher un seul pouce de terrain face à leurs adversaires. Chaque pas fait en arrière serait un avantage de plus pour les fanatiques mais chaque ennemi tombé était un soucis en moins pour le groupe de chevaliers. Certains des hommes qui accompagnaient l'Orage Moqueur avait fini par parvenir à le rejoindre, certains dans un était pitoyable, d'autres en meilleure forme. Mais le fait était que leur nombre avait grandement diminué, suite à l'éboulement et l'assaut des têtes noires. Pourtant, ils tenaient bon, n'ayant pas d'autre choix. C'était pour leurs vies qu'ils se battaient et dans les deux camps, nuls prisonniers ne seraient fait. Ils n'étaient plus qu'une demi douzaine, dont deux souffraient de profondes blessures. L'arrivée des bêtes sema un instant la panique alors qu'elles fauchaient les hommes comme elles auraient cueillit des pâquerettes, ensuite l'assaut des fanatiques ne s'en fit que plus violent, galvanisés qu'ils étaient par la puissance de leur prétendu âne.

Lyonel lâcha un juron lorsque Dezial parti au secours de ser Lothar. Comme s'ils n'avaient que ça, comme problème ! Mieux valait déjà s'assurer de ne pas finir embroché par une fourche avant de s'attaquer aux monstres à proprement parler. L'éboulement avait beau avoir réduit le nombre fanatiques, ils étaient toujours debout, et ô combien plus nombreux. Pourtant, malgré son déplaisir à l'idée d'aller aider le chevalier aux Licornes, l'Orage Moqueur se porta en avant et frappa puis assura sa position, se dirigeant lentement mais sûrement vers ser Corwin. Mieux valait ne pas se précipiter tel ser Dezial. Le sol était glissant, la terre gorgée de sang et d'eau. A travers l'épais rideau de pluie et d'ennemis qui pullulaient, il ne pouvait réellement voir comment il s'en sortait mais tous semblaient vouloir éviter d'approcher de trop près le monstre. L'un d'eux s'était même perdu dans la contemplation de la bête et n'eut même pas le temps de pousser un cri quand l'épée d'un des homme de Lyonel le pourfendit de part en part.

Malgré tout, le chemin restait long, compte tenu de la quantité d'ennemis qui se jetaient sur eux dans des hurlements inarticulés avant de périr de même. L'un d'eux acheva l'un des blessés du groupe. Plus que cinq. Ils n'arriveraient peut être pas avant qu'un vainqueur du combat qui se jouait plus loin ne soit désigné. La bête, ou ser Corwin. Était-ce étrange de dire que Lyonel n'aurait su lequel il aurait préféré voir gagner ? Peut-être, oui, car le bon sens voulait voir le chevalier vaincre la créature, que celle-ci cesse de faire des victimes. Encore un âne qui s'écroulait, ses côtes brisées en mille morceaux par le coup de Lyonel. Un coup d’œil aux alentours. Ce n'était pas le dernier, loin de là. Plus que quatre...

Un son dans le lointain se fit entendre, ténu tout d'abord, mais nul n'avait le temps de tendre l'oreille pour l'identifier. Cependant, il avait quelque chose de familier. Et puis il retentit de nouveau, plus fort, plus proche. C'était un cor, indubitablement. Lord Hastif arrivait, aucun doute n'était permis. Tout comme les têtes noires avaient été stimulées par l'arrivée des bêtes, c'était maintenant les chevaliers qui regagnaient espoir et redoublaient d'ardeur au combat, malgré les blessures et les coups, le sang et la pluie. Les renforts arrivaient, ce n'était plus qu'une question de temps.


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 23 Oct 2012 - 16:02

Le visage de son adversaire avait tourné au rubicond alors qu'il chargeait le danseur d'eau tandis que ce dernier arborait un sourire à la fois malicieux et satisfait. Il était parfois tellement simple de se jouer des sensibilités des gens, notamment de celles qui sommeillaient chez les grands guerriers de ce territoire et de bien d'autres. Lotho remarqua que l'homme allait utiliser un fléau d'armes aussi massif qu'intimidant comme de nombreuses armes dans les sept couronnes, comme un besoin de sur compensation qui semblait être un leitmotiv de la guerre dans ce pays. Cependant le spadassin n'avait aucune espèce d'envie de se tordre le poignet en tentant de parer l'arme violemment projetée contre lui.

Comptant sur son agilité et sa rapidité d'action, Lotho délassa ses appuis avant d'accomplir un saut périlleux arrière pour mettre une distance de sécurité entre lui et le coup de son adversaire. Ce dernier ne devait certainement pas être un habitué de ce genre de manoeuvres d'évitement, encore moins d'un adversaire se fiant grandement au rythme d'un combat pour mieux danser autour de lui dans une ronde mortelle. Or il s'agissait de la particularité principale de l’escrime selon les danseurs d'eau et Lotho en était un fervent adepte, un ambassadeur de prestige pour ce style de combat aérien, fluide et gracieux. La proie était maintenant ferrée par l'acrobate qui s'était rétabli sur ses jambes, bénissant les feuilles morts qui empêchaient l'humus d'être encore assez sec, permettant ainsi de se livrer à quelques voltiges.

L'homme en armure avait maintenant porté son coup dans le vide et se retrouvait légèrement penché, son arme vers le sol détrempé. Le fléau était dangereux mais demandait de réarmer son coup derrière l'épaule avant de pouvoir frapper, utilisant ainsi le plein potentiel de l'arme. Une arme robuste mais lente, tout comme semblait l'être son porteur. Antithèse parfaite du danseur d'eau qui avec sa lame longue et légère pouvait se permettre des mouvements d'une rapidité fulgurante, tout comme il allait maintenant le prouver en lançant un trait d'estoc à l'alacrité élevée en direction du visage de l'homme. Ne frapper qu'une fois terrasser la bête rapidement et sans se fatiguer, tel les compétitions où l'homme affronte le taureau, une image qui semblait fort appropriée dans cette situation. Visant le crane donc, avec le but avoué de le transpercer, Lotho accompagna de toute sa souplesse le coup funeste, criant dans le même temps pour se donner de la force et imposer sa victoire aux yeux de tous. D'une voix conquérante, le danseur d'eau tonna :


- Valar dohaerys ! Valar morghulis !

Toujours et encore danser lascivement avec le Dieu de la Mort, remercier le Père des Eaux de sa félicité. Il était un danseur d'eau, éduqué à tuer, ce n'était pas un combat de taverne cette fois-ci et Lotho comptait bien en profiter pour renouer avec les standards de sa caste en otant la vie à cette carcasse pleine de muscle et de susceptibilité.
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Maureen Bolton
Noble

Général
Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
804/1000  (804/1000)


Message Mar 23 Oct 2012 - 18:16

Et de une …. Et de Deux. Maigre résultat, mais il était là. Pour autant, la Bolton était contente de voir que son cousin avait réussi. Dans sa tête, elle se rappelait d’un conseil de son père. « Trouve le point faible de ton ennemi, et exploites-le ». Adrian avait certainement entendu ce conseil de John. S’il ne lui avait pas dit, elle lui ferait le message.

Trouve ses points faibles et écorche-le. Le reste on s’en occupe personnellement.

Si elle avait été stupide, elle aurait pris libérement le temps de foncer dans la bête. Heureusement les Anciens l’avaient munie d’un cerveau qui ne réfléchissait pas si pire. L’idée de tirer dans les yeux n’était pas aussi mauvaise qu’elle le croyait. Elle avait cru que cela aurait pour effet d’aveugler la bête, mais non. Adrian n’avait pas réussi à cause de la biologie de cette bête. Définitivement, elle pourrait combattre de nouveau des fer-nés, mais elle s’abstiendrait d’affronter n’importe quoi qui n’était pas sur deux pattes, la prochaine fois. Elle en faisait la promesse. Elle avait acquiescé avec un regard que peux lui connaissait. Un mélange de détermination et de sadisme que seule elle, se connaissait. Elle allait faire la peau à cette bête. Jack répondit par l’Affirmatif avec un regard amusé et pris la direction opposé de John pour recevoir la bête si le petit réussissait à l’abattre à coup de flèche.

La prochaine fois, on ne prend que du Fer-né c’est beaucoup plus amusant,

Avait grogné Mortimer tandis qu’il surveillait les arrières non pas de seulement Adrian, mais d’un autre archer qui venait de le rejoindre. Enfin, quelqu’un daignait de venir les aider. Que les Autres emportent les têtes noires, il fallait se débarrasser de cet animal. Un arc de plus ne serait pas de mal. Surtout s’il avait le même œil que le petit Bolton. Se souciant à peine des deux archers, Mortimer ne se privait pas de planter sa lame dans quelques corps.

Tu fais confiance à un centenaire petit …

Petite réplique amusante pour essayer de détendre le gamin qui semblait prendre ses responsabilités. Il ne voyait certainement pas qu’il accomplissait enfin ce que sa cousine attendait depuis le temps. Il n’avait pas osé laisser la Bolton émettre un quelconque ordre. Il avait pris la situation en main et il avait peut-être la malchance de ne pas être équipé de tous les soldats de Fort-Terreur qui aurait bien fait d'écorcher tous sur leur passage.

Maureen dans sa course tentait de ne pas regarder derrière elle. Elle donnerait certainement sa vie pour le futur Lord, mais ce n’était pas le temps de penser à jouer les gentilles demoiselles. Elle n’Attendait que de voir la bête vulnérable et elle ne lui ferait pas de cadeau.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
Revenir en haut Aller en bas
Maître du Jeu
avatar

Lady Coeurdepierre
Maître du Jeu

Général
Animateurs

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 13/12/2011
♦ Célébrité : Personne
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : Personne
♦ Mariage : Personne
♦ Liens Utiles : Aucun
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
0/0  (0/0)


Message Mer 24 Oct 2012 - 19:46

Final ~ Suite


     Alysane s'en sortait bien malgré la pluie, le vent, la tempête et la hargne de son rouquin d'adversaire. Loin de se laisser déroutée par sa brutale réaction qui l'obligea à une roulade sur le côté, elle lui donna de sa jambe libre un violent coup de pied qui le fit tomber à nouveau sur le sol fangeux et, étourdi par sa chute, il ne put réagir à ce qui allait suivre. Naturellement cela ouvrait un boulevard pour Alysane qui n'hésita pas une seconde à lui expédier son pied au visage avec une puissance caractéristique de la fougue des femmes du nord. Aucune dent ne jaillit de la bouche ensanglantée du rouquin, mais Alysane put sentir sous son pied craquer l'ossature de la mâchoire de ce dernier ainsi que son nez qu'il trouverait cassé quand il s'éveillerait – car en effet, le bougre était assomé pour longtemps. Juste à côté, la provocation de Lotho avait réussi à susciter chez son adversaire une fureur aveugle et dangereuse tant pour lui-même que pour Lotho. Et la manœuvre de celui-ci fut assez surprenante pour déconcerter l'agresseur qui ne mit pas dans son premier coup de fléau toute l'allonge qu'il aurait pu produire si bien que le danseur d'eau n'eut aucun mal à esquiver cette attaque. Et comme il fallait s'y attendre, il sut à merveille mettre à profit le délai nécessaire au grand blond pour porter le coup suivant, car un fléau de guerre est une arme lourde et lente. En chantant presque la mort de ces quatre mots aux tonalités étranges, il mit donc un terme à l'existence futile et brève de son adversaire, qui périt lamentablement à ses pieds. Ainsi, Alysane et Lotho se trouvaient libérés de leur ennemi ce qui leur offrait la possibilité d'aller aider Saathis qui, lui-même, avait réussi à neutraliser l'un de ses deux agresseurs. Mais le dernier en lice, qui avait bien vu la déroute de ses camarades, avait baissé les armes et abandonné son épée sur le sol.  « Je me rends ! Je me rends ! » criait-il. Mais qu'allaient-ils faire de ce bougre ? Saathis n'entendait pas faire preuve de clémence. À Alysane et Lotho qui se rapprochaient, il déclara : « Il faut l'éliminer. S'il s'en va, il reviendra. Ils reviennent toujours. » Et Saathis n'avait pas envie qu'une telle taupe fût derrière lui quand il commencerait enfin son périple vers le Mur.

     Le discours de Mycah n'eut pas l'effet escompté tout de suite, mais ses déclamations firent leur chemin dans l'esprit des gardes des enclos qui, après quelques courts instants de réflexion, décidèrent de céder aux alarmes sonnées par le jeune dornien et s'en remirent à lui pour la protection du trésor. Très vite Mycah et Loras se retrouvèrent seul dans la zone, et tout naturellement l'envie les pousserait sans doute à se précipiter sur le trésor. L'appât du gain inspire bien des travers ! Chercheraient-ils à détecter d'éventuels pièges ? Il n'y en avait guère a priori. Ne restait donc plus qu'à l'ouvrir... Mais dans le coffre, Mycah et Loras ne trouveraient ni gemmes, ni or, ni argent, ni objets de grande valeur. Il trouverait simplement des ossements poussiéreux et les restes d'une tête d'Âne étonnamment bien conservée. Une énigme de plus ? Certes, mais Mycah et Loras avaient déjà d'autres chats à fouetter : ne fallait-il pas partir tout de suite ? Les combats en haut ne seraient-ils pas bientôt sur eux ? Et s'ils se faisaient prendre par les ennemis encore indéterminés des Têtes noires, ne risquaient-ils pas d'être eux aussi considérés comme membres de la secte ?

     Mu par une force nouvelle, radieuse et puissante, Lothar s'élança contre le monstre et leva son épée pour lui asséner le coup de grâce. Il n'espérait certes pas l'achever d'un coup, d'un seul, mais c'était sans compter la propre réaction du monstre qui, à l'approche de ser Lothar, se détourna de ses autres proie pour s'élever contre lui. Mais ce geste vif, le sol boueux et l'illumination dont semblait frappé le chevalier eurent pour effet d'offrir à ce dernier l'angle parfait pour le coup qu'il envisageait : son épée, éclaira un instant par la lueur formidable d'un éclair éclatant de blancheur, trancha la gorge de la bête dans un bruit sourd et à la figure de ser Lothar jaillirent le sang et les poils. Un tel coup ne laissait aucune chance à la créature qui tituba un instant avant de rouler définitivement dans le sol, nouveau cadavre ajouté à la boue des autres. Arriva ensuite ser Dezial Follard qui put constater avec son pair que l'ennemie était morte. De la même façon, mais dans une configuration différente, ser Corwin Rogers était confronté à un adversaire similaire. Fort de sa position surélevé, il n'en demeurait pas moins soucieux d'agir vite car sa mortelle ennemie, elle, œuvrait en toute hâte pour le rejoindre. Agir promptement, mais comment ? Il décida de descendre, d'abord accroupi, puis en glissant contre la paroi pour faire face à la créature qui tentait de se dégager des gravats qui l'accablaient et l'immobilisaient quelque peu. Alors il eut ce choix curieux qui allait décider de la suite : quand il croisa le regard de son adversaire, il planta son épée dans la gueule ouverte sur lui, plongeant la pointe dans le palais dans le but de frapper par là jusqu'à l'encéphale de l'animal. Le sang gicla plus fort à mesure que l'arme s'enfonçait malgré les grognements de la créature qui trépassait entre les mains de ser Corwin. La créature mourut rapidement dans un dernier cri, et s'il n'avait eu les bras protégés par sa tenue, il en aurait été quitte pour de sérieuses blessures. Il avait donc de quoi se vanter auprès de son suzerain quand celui-ci arriva. Mais ces deux couples ne devaient point relâcher leurs efforts : la mort des deux bêtes avait accru la fureur des Têtes noires autant qu'ébranlé leur conviction. La troisième créature en scène n'eut pas plus de chance. Adrian, dans le feu de l'action, manqua plusieurs fois de s'évanouir tant l'adrénaline qui parcourait tout son corps de jeune homme provoquait en lui des réactions intenses, mais au prix d'un ultime effort, il sut faire le meilleur usage possible de son arme et parmi toutes les flèches décochées par lui à l'encontre du monstre, l'une d'elles se ficha entre ses deux yeux, le tuant presque sur le coup.

     Ainsi, les trois héros avaient réalisé l'impossible, et sans doute parlerait-on longtemps de leur exploit commun... s'il survivait assez de témoins pour en colporter le récit. Loin d'anéantir le moral des Têtes noires, les morts des trois monstres adorés d'eux, qui furent presque concomitantes, provoqua en eux un regain d'énergie et de violence ; plus que tout ils réclamaient la vengeance contre ces païens meurtriers. Et leur grand nombre, quoique diminué par le glissement de terrain, restait suffisant pour inquiéter la maigre poignée d'hommes qu'ils combattaient. Ser Andrik et son équipée, par exemple, qui s'était séparée, auraient à mener l'âpre lutte pour sa survie, et l'atout que représentait ser Mathis Brune ne suffirait que peu longtemps. Ser Dezial, de son côté, reverrait-il jamais Castel-Fol, sa demeure natale ? Rien n'était moins sûr, car à peine avait-il pu voir la créature mourir de la main de ser Lothar que déjà une foule d'ennemis menaçait de les engloutir dans ses mâchoires avec autant de dents que d'épées, de gourdins et de fourches élancés contre eux. Lyonel Baratheon pouvait-il rire alors qu'une même masse l'entourait lui, mais aussi ser Corwin ? Quant à Adrian, qui n'avait peut-être pas encore pris conscience de sa prouesse, ne devait-il pas réagir promptement alors que maints adversaires se précipitaient autour de lui, tout comme autour de sa cousine qu'une mort prochaine attendait si elle ne se mettait pas à l'abri d'un combat pour lequel elle n'était pas préparée ? Jour faste pour les corbeaux qui plus tard festoieraient dans les entrailles de tant de héros !

      « Inutile de prendre toutes ces précautions. » La voix perça à travers la pluie battante et à la faveur d'un silence dans la répétition des coups de tonnerre. Ludiwina et Barra eurent alors tout le loisir de se retourner pour observer un cavalier qui, venant du Nord, avançait vers elle mais s'était arrêté à bonne distance. Une grande escorte l'accompagnait, mais il était le seul à cheval. Les hommes en armes et chevaliers à pied qui le suivaient avancèrent jusqu'à former autour de la scène une haie infranchissable. À la lueur du jour naissance que tamisait l'orage, les deux chasseuse purent observer leur nouvel interlocuteur qui parlait d'une voix policée où brûlait les accents du sud : vêtu d'une tunique de voyage noire comme la nuit et couvert d'une longue cape grise, l'homme n'était assurément pas un guerrier et d'ailleurs aucune arme ne pendait à sa ceinture. Ses yeux verts étonnamment perçant et son rictus permanent ne disait rien qui vaille. Toujours à cheval, il s'avança vers la bête sans prêter attention aux deux femmes et quand il eut enfin constater que la créature était bien morte, il se tourna vers elle et déclara : « Nous arrivons semble-t-il à point nommé. Du beau travail. Voici pour vous la récompense prévue. Étant donné que vous l'avez tuée ensemble, vous recevrez les mille dragons d'or ensemble. » De l'une des besaces accrochées à la selle sur laquelle il trônait, figure aussi éminente qu'impénétrable, il tira une bourse de beau cuir qu'il tendit en direction des deux chasseuses, à charge pour l'une d'elle de venir la prendre. « Avec les compliments du Trône de fer. » La fin de sa phrase se perdit dans le tumulte d'un éclair. On put voir alors arriver plusieurs carrioles et des laquais qui, sans doute, viendraient hisser la créature dans le véhicule.

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Dans les ruines, attention ! Il s'agit à présent de survivre.

FIN ANNONCEE : Samedi 28 octobre - Changement de programme, des soucis de connexion m'obligent à revoir certains points différemment.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Corwin Rogers
Chevalier

Général
Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
453/500  (453/500)


Message Jeu 25 Oct 2012 - 9:36

Alors que son épée s'enfonçait dans le palais vulnérable de la bête jusqu'à sa cervelle, transperçant le crâne, Corwin sentit ses terribles dents érafler ses protections de bras, par chance sans lui causer de dommages. La créature poussa un hideux cri d'agonie, puis elle ne bougea plus. Une bonne chose de faite. Le chevalier s'autorisa quelques secondes pour souffler, avant de dégager sa lame d'un geste sec. Il l'essuya sur le pelage dru du monstre sans vie, afin d'en nettoyer le sang, la cervelle et les esquilles d'os qui la salissaient. Il n'arrivait pas à se départir d'un immense sentiment de satisfaction, en dépit de la situation toujours délicate.
Il leva la tête à l'arrivée de son suzerain, et s'autorisa un sourire de triomphe en désignant la bête morte. Il comptait bien toucher au moins une part de la récompense promise, et il ne laisserait personne l'en spolier.


« Je crois avoir bien mérité une certaine récompense promise, ne croyez-vous pas ?

L'heure n'était cependant pas à ce type de considérations, car les fanatiques semblaient être devenus fous de rage suite au meurtre de leurs bêtes adorées. Beaucoup d'entre eux étaient morts, et la terre abreuvée de sang à foison. Où que l'on regarde, on voyait des corps inanimés, parfois mutilés, des morceaux de corps épars ou des tripes qui se déversaient dans la boue. Cependant, la masse grondante des Têtes noires restait encore importante, et ivre de vengeance. Comme une mâchoire d'acier, ou comme une impétueuse vague, les adorateurs de l'Ane encerclèrent leurs ennemis pour leur faire un sort peu enviable. Alors qu'ils se retrouvaient pris dans un flot prêt à les étriper, Corwin se mit en position de combat, côte à côte avec lord Lyonel. Il jeta un regard circulaire sur leurs adversaires, qu'un éclair venait de temps en temps baigner d'une lumière blafarde. A première vue, il semblait que la plupart n'étaient que très sommairement équipés et armés, mais d'autres pouvaient se cacher dans la masse. Le chevalier aux licornes eut un rictus et grommela.


- Lord Hastif s'est arrêté en route pour pisser ou quoi ?

Un mouvement sur sa droite attira son attention, et en un instant le combat s'engagea. Les deux nobles avaient un avantage sur les fanatiques, c'était qu'ils avaient plus de marge de manœuvre pour bouger, alors que leurs adversaires se pressaient les uns contre les autres. La lame du chevalier d'Amberly mordait impitoyablement les chairs de ceux qui s'opposaient à lui. Il ne cherchait pas à faire dans la dentelle, mais à survivre en abattant le plus de Têtes noires possible. Aussi, une fois perçait-il un ventre, une autre tranchait-il un bras, ou bien ouvrait-il une gorge offerte... Il se servait de sa main valide pour porter des coups ou repousser des ennemis, allant même une fois jusqu'à attraper le manche d'une fourche qu'un gueux semblait décider à lui planter dans les bourses, partie ô combien importante de son anatomie. Une lame enfoncée dans l'oeil eut tôt fait de lui faire ravaler son impudence.
Se retournant pour faire face à un nouvel ennemi, il put constater que ce dernier avait à la main sa propre épée, qui lui avait échappé des mains un peu plus tôt. Même dans ces conditions, il reconnaissait la licorne ouvragée sur le pommeau. Le vilain l'avait sans doute ramassée quelque part. Avec un grondement, il se rua à l'attaque, faisant pleuvoir sur lui les coups pour récupérer son bien.


- Tu vas me rendre ce que tu m'as pris, espèce de sale chien galeux ! »


MJ: Corwin arrive-t-il à récupérer son épée?


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Alysane Mormont
Homme d'Armes

Général

Combattante
ICI NOUS TENONS DEBOUT

♦ Missives : 1533
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 11/09/2012
♦ Célébrité : Olga Kurylenko
♦ Copyright : © Bryn ♥
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel
♦ Age du Personnage : 25 ans
♦ Mariage : Aucun
♦ Lieu : Nord, Blancport
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
476/500  (476/500)


Message Jeu 25 Oct 2012 - 11:16

     Les coups envoyés par la jeune femme furent productif, elle ne dissimula pas sa joie et arborant un léger sourire amusé. Certes la situation ne s'y prêtait guère et Alysane s'en rendit rapidement compte, car à peine le rouquin fut-il assommé, qu'elle se redressa aussitôt pour regarder autour d'elle. Ses habits étaient trempés et affreusement sales, mais elle n'en avait cure pour le moment. Et pour la suite aussi à n'en pas douter ! Lotho s'était débarrassé de son adversaire, sauf que contrairement à la Nordienne, il avait abrégé sa vie de manière plutôt brutale. Peu importait, seul le résultat comptait et ils pouvaient enfin porter assister à Saathis qui s'était déjà débarrassé d'un des deux assaillants. Apparemment l'homme restant venait de comprendre qu'il avait fait une grossière erreur, car sans chercher à se battre, il rendit les armes et abandonna son épée sur le sol gorgé d'eau. Les supplications qu'il émit alors ne furent accueillies que par une grimace dégoûtée chez la Nordienne, elle détourna brièvement son regard pour le porter sur le vieil homme qui s'approcha des deux compères et exprima le désir de se débarrasser du parasite. Il n'avait pas tort. Avec une nouvelle moue, Alysane haussa simplement les épaules.

     ▬ Ce serait le plus logique en effet, mais dans ce cas il faudra aussi se débarrasser des autres qui sont juste assommés, parce qu'ils nous ont entendu aussi sûrement que celui-ci. »

     Le ton était quelque peu contrarié, parce qu'au fond, mine de rien, l'idée d'assassiner ces hommes la gênait. Ce n'était pas une manière de se défendre, ils allaient tuer un homme sans armes qui venait de se rendre et peut-être même deux de ses amis qui étaient allongés sur le sol, inconscients. Même si la Nordienne n'éprouvait qu'hostilité à l'égard des personnes comme ces individus, elle ne souhaitait pas se changer en meurtrière et se hisser au même niveau qu'eux. Puis... C'était sans compter qu'elle n'avait jamais tué, mis à part des animaux évidemment, même sur les routes la demoiselle n'avait fait qu'effrayer les brigands qui l'attaquaient, sans jamais attenter à leur vie.

     ▬ Je ne vais pas vous empêcher de vous débarrasser d'eux si c'est ce que vous voulez, mais je ne tue pas des hommes sans défense, alors faites-le vous-même. »

     Détournant son regard des deux hommes, Alysane les abandonné quelques instants, portant son attention sur la bête pour essayer de voir où elle était et surtout, ce qu'elle faisait. L'homme avait dit pouvoir sans difficultés la diriger lorsqu'elle serait éveillée ? Et bien qu'il le fasse et rapidement ! Le temps se gâtait toujours plus et ils prenaient le risque de voir d'autres assaillants arriver, ou pourquoi pas des participants à cette chasse qui feraient preuve de moins de gentillesse qu'eux ? Plutôt ironique de parler de ce sentiment alors qu'ils s'apprêtaient à tuer trois malheureux qui voulaient simplement hériter d'une grosse récompense. Après avoir observé la bête quelques instants, Alysane rebroussa chemin pour revenir vers ses compagnons.

     ▬ Il faut faire vite, nous ne sommes pas les seuls à chasser votre amie et qui sait, peut-être que le bruit des combats va attirer d'autres chasseurs ici ? »

     Même s'ils étaient relativement seuls, ce n'était pas une possibilité à exclure, mieux valait être prudent, ils avaient déjà été pris par surprise une première fois, mais pas une seconde !


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 25 Oct 2012 - 13:28

Le saut dans le vide que dut faire Andrik lui parut duré une éternité. Il atterrit sur le sol et chuta sur celui-ci. Le saut avait été particulièrement grand et avait demandé au chevalier une grande force dans ses jambes. Quoiqu'il en soit, il se releva en hâte, car Ser Mathis Brune n'était pas arrivé à destination. Ou plutôt, il se tenait tant bien que mal au bord. Il menaçait de glisser et de tomber dans le vide à tout moment. Se relevant rapidement, Andrik attrapa de justesse le chevalier et l'aida à se hisser sur le sol.


« Il s'en est fallu de peu! Quelques secondes de plus et on t'aurai retrouvé noyer dans la boue et le sang ! ».


Les deux hommes se relevèrent. Ils purent alors observaient la scène qui s'offraient à eux. Ils y avaient dans chaque direction des cadavres, des membres trancher ou arracher. Le sol était gorgé d'eau et de sang. Andrik vit alors Gareth et Lucifer prêt de Ser Follard et Ser Lothar. Ils étaient encercler et dans une posture des plus difficiles. Tion était avec des hommes ayant les couleurs de la maison Bolton. C'était les deux groupes les plus proches d'Andrik, mais avant de rejoindre l'un d'eux. Ser Andrik et Ser Mathis allaient devoir vaincre les ennemis les entourant et ceux disperser ça et la. La plupart des têtes noirs c'était ruer sur les tueurs des bêtes, offrant ainsi une situation plus « facile » pour les deux chevaliers qui se retrouvait plus « libre » que les autres, mais c'étaient eux le plus petit groupe. De se fait, même avec moins d'ennemis les encerclant, les deux hommes étaient dans une situation proportionnellement équivalente. Une quinzaine de mécréant leur faisaient face, derrière eux, le vide des entrailles de la terre. Ils n'avaient pas le choix. Ils allaient devoir se battre.

« Ser Brune, que les sept soient avec vous! »


Le combat commença avec deux hommes qui cherchèrent en même temps à asséner un coup mortel au Sombrelyn. Celui-ci para le premier avec son bouclier et dévia le coup du second avec son épée. Puis il contre attaqua et planta son épée dans le visage de l'un avant de faire perdre l'équilibre à l'autre qui eu le crane fracasser par le bouclier du Sombrelyn. Andrik eu juste le temps de se retourner pour empêcher une flèche ennemi d'atteindre son compagnon d'arme. Il la reçu dans l'épaule. Plus de peur que de mal, il la retira immédiatement et continua le combat sans même écouter une éventuel réponse de Ser Mathis Brune. Les deux hommes résistaient avec bravoure, mais le pourraient-ils encore longtemps? Eux qui étaient le groupe le plus isolé? Il était vital que les renforts de Lord Hastif arrive rapidement ou les deux chevaliers iraient rejoindre l'autre monde.


Tion de son côté se contenter de suivre le mouvement des Bolton. Il avait pu voir de ses yeux, la mort de la bête des mains du jeune garçon. « Bravo gamin! Ta un sacré talent jpeu te le dire mon garçon! » Mais il n'eu pas le temps de lui faire davantage de compliment, car les adorateurs de l'âne s'approchaient d'eux. Gareth et Lucifer eux, avaient accompagné Ser Follard pour venir en aide à Lothar. Ils avaient fracassé des cranes et risquer leur vie sur le chemin, pour se rendre tout simplement compte que Lothar était venu à bout du danger de la bête seul... Lucifer « Ser Celtigar... vous êtes l'homme le plus chanceux, le plus adroit et l'homme le plus imprudent que j'ai jamais connu! » Et maintenant, ils devraient tenir la position, comme chacun dans ces ruines maudites.
Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Jeu 25 Oct 2012 - 14:57

Et finalement, l'homme avait triomphé de la bête. Si la pression des têtes noires sur les combattants de l'Orage, Lyonel aurait bien examiné d'un peu plus près ce corps massif, puissant, à la fourrure hirsute. Une créature telle que Westeros n'en avait sûrement jamais connue. Mais même en n'y jetant qu'un vague coup d’œil, ses crocs et ses griffes ne manquaient pas d'impressionner. Elle valait bien la récompense que la Couronne avait promis, c'était certain. Mais ce n'était pas tant la promesse d'or que la perspective d'une formidable chasse qui avait attiré le Baratheon sur les lieux. A la remarque de Corwin, il répondit, sans lâcher du regard les têtes noires encore plus vigoureuses qui se ruaient sur eux.

-Encore faudrait-il survivre assez longtemps pour que vous la touchiez ! Fit-il alors qu'il se préparait à recevoir une fois de plus les fanatiques.

Si un œil observateur situé loin au dessus de leurs têtes avait pu les compter, il aurait pu dire qu'ils étaient tombés en nombre, comme le témoignait les cadavres qui jonchaient le sol boueux. Pourtant, encore galvanisés, rendus furieux par l'arrivée puis la mort des bêtes, les adorateurs de l'Âne étaient encore ô combien nombreux et dangereux. Trop nombreux, sans doute. Les seuls avantages à tirer de la situation était le manque d'expérience dont ils faisaient preuve au combat, et cette folie furieuse qui les lançaient à l'assaut des chevaliers. Imprécis et sans organisation, aveuglés par leur rage, ils continuaient de tomber, ils continuaient d'arriver. Et les renforts dont les cors avaient résonné plus tôt ne semblaient pas décidés à se montrer. Le Lord Hâtif ne se faisait pas si pressé, finalement et la remarque du Rogers ne manqua pas d'arracher un sourire à l'Orage Moqueur, en dépit du déplaisir qu'il avait à se retrouver en sa compagnie.

Derechef le combat fit rage, près du corps immobile de la bête. Il fallait frapper, vite et fort, ne pas se laisser déborder. La tâche était ardue mais aucun des hommes présent n'avait l'intention de se laisser faire. Le marteau de Lyonel s'abattait sans distinction et ceux qui hésitaient face à lui finissaient empalés sur les épées des trois chevaliers qui restaient de son groupe. Mais le nombre finirait tôt ou tard par avoir le dessus sur la technique et la préparation. Ne leur restait qu'à retarder cette échéance jusqu'à l'arrivée des renforts.

Ser Corwin se rua soudain en avant, décidé à en finir avec un combattant bien particulier. Pourquoi ? Peu importait, mais Lyonel remarqua l'arme de bien trop bonne facture que portait l'homme alors que le chevalier maniait une vieille lame mal entretenue. Quelle que soit la manière dont les choses s'étaient passées, il y avait eu échange fortuit, visiblement.
Dans son entêtement, le chevalier aux licornes s'était brusquement avancé et l'ouverture créée ne manquerait pas d'attirer l'attention des Têtes Noires. Avec un grognement contrarié, Lyonel adressa un signe de tête à l'un de ces chevaliers. Plus expérimenté que les gueux, il compris immédiatement la situation et s'avança immédiatement pour couvrir le Rogers alors qu'il s'échinait à faire tomber celui qui avait son épée. Quelle folie de se lancer à l'assaut de la sorte pour une arme !


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 25 Oct 2012 - 18:17

Il avait vu la bête se figer sur place, son regard noir et bestial tourné dans sa direction. Un regard bien vite éteint, dans un ultime mouvement de griffes dirigé vers ses adversaires. La flèche, de pourpre et noir fichée en son front, il ne l’avait pas vu de suite. Difficile de réaliser qu’un monstre aussi énorme et puissant pouvait disparaître ainsi, d’un trait bien placé. Il ne lui avait pas laissé le temps, finalement, de faire le moindre mal.
Elle s’était écroulée au sol, mais Adrian craignait encore qu’elle se relève, tous crocs sortis, pour se précipiter sur eux et en mutiler plusieurs dans son sillage. Mais non, rien. Elle était morte, et c’était de son fait. L’archer qui était venu leur prêter assistance le félicitait, et quoi répondre d’autres qu’un maigre « merci » ? Sur le coup, il n’avait pas su trouver mieux.

Mais plutôt que de se calmer avec la mort de la bête noire, les choses s’accélérèrent, les fanatiques poussés au désespoir par la perte de leur symbole et gardien. Ils fusèrent en tout sens dans la seule intention de se jeter sur eux pour leur faire payer. Tétanisé sur place, Adrian ne put que constater la vague se refermer à mesure, les deux protecteurs se repliant à vive allure vers Maureen et Mortimer. Il entendit John crier avec force son nom, comme pour lui administrer une claque mentale, et à la faveur d’un éclair, le petit Bolton déguerpissait aussitôt. Il esquiva de justesse quelques lames qui s’abattaient pour le renverser, les assauts hargneux et colériques des fidèles étant davantage pour lui. Certains même passèrent la garde de Mortimer sans s’en préoccuper. Et il courut en direction de la terre ferme, remontant l’arbre colossal qui lui servait cette fois de pont pour se tirer de ce bourbier.
Il sentit le fer effleurer sa jambe, tomba dans un râle de douleur sur l’écorce glissante, se rattrapa d’une main écorchée sur l’écorce, l’autre dégagée au dernier instant d’un coup de marteau. Les coups pleuvaient presque autant que la pluie, et il en surprit encore d’autres, sur le côté de son champ de vision, bravement stoppés par Mortimer qui combattait avec force pour son âge.

Il se permit de souffler seulement quand il atteint les racines retournées de l’arbre, s’abritant dans le refuge précaire et boueux qu’elles représentaient. Sa jambe le lançait mais il n’en ressentait encore que peu sa douleur. Là, en bas, c’était le chaos le plus total.
Il cria vers l’autre archer qui s’était trouvé tout proche de lui un « Ramène toi ! » sans élégance avant de constater la situation difficile de ceux encore à terre. Mortimer aurait pu le suivre, s’il avait voulu, mais il attendait au sol que Maureen soit aussi en sécurité. Tout comme les deux autres protecteurs qui l’entouraient et ne la lâchaient pas d’une semelle. Lui avait vidé son carquois sur la bête et ne remercierait jamais assez John de lui avoir délaissé le sien. Encochant flèches sur flèches, il reprit ses salves meurtrières devant l’urgence de la situation, visant tous ceux qui prétendaient se glisser entre les rangs serrés de l’équipée Bolton. Et il manquait rarement sa cible, dans cette masse informe et compacte que formait les fanatiques. S'il n'en tuait pas un sur le coup, leurs faibles protections ne leur assuraient pas de se relever ensuite. Et il se souvenait alors de ses paroles qui prenaient tout leur sens : « Pars devant, j’assurerais tes arrières. » Une promesse faite à Maureen à laquelle il se tiendrait.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 26 Oct 2012 - 7:54

Spoiler:
 
Bien plus que le tonnerre ne l’avait fait jusque-là, le bruissement des feuilles mortes, un cheval bronchant et un cliquetis de métal firent sursauter la braconnière juste avant que la voix de l’étranger ne s’impose à elle comme une sentence divine. Tout son corps se contracta en réaction à cette menace, mais en vain car déjà le théâtre du combat était encerclé par une foule d’inconnus.

Faites comme des rats songea-t-elle avec rage en remarquant leurs armes. Mais le meneur de la troupe scrutait la Bête de ses yeux verts, sans se soucier d’elles. Et il apparut bientôt que cet énergumène s’intéressait plus à la créature abattue qu’aux deux chasseresses. Avec une tête pareille et son accent pas du coin, il avait tout d’un mystérieux sorcier venu de contrées exotiques. Un sorcier du genre ténébreux. Mais ça, Barra n’en avait rien à carrer. Ce qu’il voulait faire de la Bête n’était pas son problème. Son problème, c’était qu’il la laisse partir avec sa compagne sans se mettre en tête de les empêcher de parler. Alors elle n’avait pas intérêt à se la jouer finaude. Une pauv’ fille de la cambrousse, une gueuse mal dégrossie qu’entrave rien à rien, voilà la seule image qu’elle espérait donner.

« Vous recevrez les mille dragons d'or ensemble. » annonça le cavalier sur le même ton qu’il aurait dit « Et vous me nettoierez tout ce bazar avant ce soir. » Elle hoqueta. Néanmoins, toujours très contrôlée lorsqu’elle était dans l’état d’esprit de la chasse, elle ne laissa pas échapper d’autre manifestation de surprise. Mille dragons d’or. Elle allait mourir là sur place. De saisissement si c’était vrai, d’une flèche dans le dos si c’était rien qu’une ruse pour l’enfumer. Elle n’avait jamais eu ne serait-ce qu’un dragon dans la paume de sa main ! Alors, cinq cents juste pour elle… elle n’avait même aucune notion de ce qu’on pouvait faire avec une telle fortune. Il se paye ma tronche ou quoi ?

Lorsqu’il leur tendit la bourse, elle regarda Ludiwina qui acquiesça d’un air méfiant, partageant ses réticences. Pour autant elles ne pouvaient pas faire autrement que d’accepter cette douteuse proposition en se tenant à l’affût du moindre coup fourré. Barra s’approcha précautionneusement du cavalier et s’empara de la bourse tendue, incroyablement plus lourde que sa propre escarcelle. « Merci, m’sire. A vot’service, m’sire.» Nom d’un chien. Papa, j’espère que tu vois ça d’là où t’es. Elle avait toujours ses armes et n’hésiterait pas à vendre chèrement sa peau si ce triste sire leur racontait des salades. Mais en même temps, un sentiment de fierté commençait à poindre au fond d’elle. Si c’était vrai… elle avait gagné cet or par ses propres moyens et pas en obéissant à qui que ce soit. Elle avait risqué sa vie pour aider les gens du coin et cette récompense serait bienvenue… même si elle risquait de lui attirer des ennuis. Quel genre de roturière paye ses courses en dragons d’or ? Il faudrait qu’elle passe un échange avec Aslak, avec un frère noble il avait l’usage de ce genre de pièces et pourrait les lui troquer contre des cerfs d’argent, quitte à lui garder ce butin au chaud chez les Mallery. Bah. Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Elle secoua légèrement la bourse et la palpa pour vérifier son contenu sans lâcher des yeux le cavalier, comptant sur Ludiwina pour couvrir ses arrières au cas où les hommes d’armes auraient un mouvement malheureux. Mais de toute façon, elles étaient à leur merci...
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 26 Oct 2012 - 8:14

La légère résistance de l'os suivi d'un effet glissant présent à cause du contact de la lame avec la matière grise de l'armure blonde avait rassuré Lotho, les yeux peuvent parfois tromper mais cette fois-ci il était sûr de lui. Son adversaire gisait donc au sol, un trou dans le crâne qui ne manquerait pas d'interloquer un quelconque observateur, tant l'arme utilisée par le danseur d'eau était rare dans ces contrées. La voix du dernier des seconds couteaux qui criait sa reddition indiquait la fin des combats dans lesquels à ce qu'il pouvait en voir, tous trois s'étaient fortement bien débrouillés dans cette petite bataille.

Pinçant l'un des bords de son chapeau pour faire couler un léger filet de l'eau de pluie qui s'attardait maintenant sur eux, Lotho se déplaça vers le pauvre bougre dont la clique avait été défaite. Comme était en train de le préciser Saathis, les circonstances ne jouaient guère en la faveur de cet homme et de ses compagnons assommés. Voilà pourquoi Lotho n'aimait pas grandement le fait de laisser des adversaires en vie, ce genre de situation était la preuve que l'on ne pouvait décemment pas se considérer comme en sécurité si on laissait des traces derrière soi.

Rien que son propre exil n'avait fini par être sécurisé qu'après avoir éliminé trois de ses anciens camarades d'académie d'armes ... Silvian participait-il à cette chasse d'ailleurs ? Là n'était pas la question pour l'instant aussi Lotho remisa cette question pour observer la moue toujours aussi close d'Alysane, laquelle prit la parole pour les assurer qu'elle ne les empêcherait pas d'agir, sans pour autant ternir son honneur à exécuter des hommes sans défense.

Rien que cette phrase pouvait signifier beaucoup de choses pour qui tentait de comprendre mieux cette jeune femme mais Lotho s'y attellerait plus tard, maintenant il fallait oublier les scrupules et agir. D'un geste sûr, rapide et précis, il ouvrit presque d'une oreille à l'autre la gorge de l'infortuné suppliant. Bien sûr qu'il n'y avait aucune gloire dans ces gestes là, mais la survie n'était parfois pas enveloppé dans le velours glorieux de l'honneur. Il avait fini par l'apprendre au fur et à mesure des revers successifs qui s'étaient abattus sur lui.

Avec les mêmes gestes rapides et incisifs le danseur d'eau mit fin à la vie de l'ensemble de ces brutes assommées d'un coup de rapière au coeur. Dire qu'ils étaient simplement tombés au bon endroit, au mauvais moment. Le Dieu de le Mort aurait certainement pitié de leurs âmes frêles et pas très bien lavées, tandis que Lotho continuerait tranquillement son bonhomme de chemin. Alysane reprit la parole en regardant la bête devant laquelle elle se tenait arguant qu'il leur fallait maintenant se presser de déguerpir. Le danseur d'eau quand à lui regarda également la bête, profitant de ce léger moment de flottement pour nettoyer son épée du sang des vaincus dans un mouchoir, avant de la rengainer prestement. D'un voix approbatrice, il répondit :


- En effet, maintenant que cela est terminé il va falloir se mettre en route. Voulez-vous un peu d'accompagnement jusqu'à sortir du Bois-du-Roi, cher maître des bêtes ? Enfin, si ma comparse s'en sent également l'envie.

Après tout il faisait équipe avec Alysane et même s'ils ne combattaient pas à nouveau, notamment après cette rencontre, ce serait bien peu honorable de sa part de la laisser en plan pour accompagner Saathis. Surtout qu'au vu de son coup de bâton, il n'était pas sans défense, loin de là.

--------------
HRP : Etant donné mon absence du week end, je ne pense pas que je pourrais répondre demain. Mais je serais bel et bien là pour la fournée finale de dimanche Razz
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Maureen Bolton
Noble

Général
Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
Nos Lames Sont Acérés
Aptitudes et Intrigues
Succès de Maureen Bolton

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
804/1000  (804/1000)


Message Sam 27 Oct 2012 - 2:23

Maureen resta interdite pendant quelques minutes près du corps de la bête. Elle avait osé avancer vers la bête pour l’observer avec une certaine curiosité. Ce geste semblait bien stupide, mais elle s’amusait de voir qu’une flèche s’était fichée entre les deux yeux. Heureusement pour elle et ses compagnons, il avait réussi. Même John s’avouait vaincu pour ses entrainements à venir. Adrian avait un œil digne d’un archer, une lame ne lui serait certainement jamais utile. Surtout avec les Écorcheurs qui savaient s’en servir. Elle fixait toujours la bête lorsque Jack eut la mauvaise idée de la surprendre dans le dos. Elle eut le réflexe de le frapper, mais le Nordien qui connaissait très bien la Bolton l’arrêta et la poussa vers l’arbre. Il avait bien voulu la narguer quelques minutes, mais bien des choses lui disaient que tout riait mal. Les Écorcheur n’étaient pas du genre très bavard, mais leur regard en disait toujours beaucoup plus qu’autres choses. Les trois hommes savaient comment l’épisode du Nord l’avait affecté. Elle était vulnérable. Repoussant quelques têtes noires, ils savaient tous deux qu’ils devaient la mettre à l’abri. Chose qui ne serait pas si facile, puisque la Bolton attendait de pied ferme les fanatiques.

Heureusement pour Mortimer, la vieillesse ne l’emportait pas. Il ne se contentait pas d’une simple égratignure. Il visait prime d’abord la gorge et d’un coup, le sang giclait. Il était loin du meilleur épéiste, mais il était le meilleur de Fort-Terreur. Il était heureux de savoir qu’il n’avait pas besoin de demander à l’héritier de la maison Bolton de se planquer quelques parts à l’abri. Ils auraient assez de convaincre Maureen d’en faire autrement. Elle était plutôt têtue et orgueilleuse. Elle ne voulait pas être protégée comme une gamine. Elle voulait être traitée comme un homme. Elle était bien la fille de son père. Elle ne redoutait pas les conséquences de ses actes.

Ils avaient réussi avec difficulté à rejoindre le reste de la petite troupe. Elle n’était pas de très bonne humeur, mais elle se retenait de le montrer à ses protecteurs. Sa première question concerna sans doute, Adrian. Ou pouvait-il se cacher ? Une réponse qui vint sans qu’elle puisse la poser.

Il Est en sécurité. Et si tu avais moyennement de jugeote comme lui, tu irais te mettre à l’abri.

Il n’y avait rien dans sa voix qui lui en donnait l’ordre. Il savait qu’elle ne le ferait pas, uniquement parce qu’elle était têtue et orgueilleuse. Et puis les renforts n’Arriveraient-ils pas bientôt? Son oreille n’avait pas été sourde pourtant lorsque les cors s’étaient fait entendre.





Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 28 Oct 2012 - 18:08

Quand le Chevalier-aux-Crabes s’élança sur la bestiole infernale, il vit cette dernière relever son sale museau de la chair ensanglantée pour offrir à Lothar la vision de dizaines de crocs impressionnants, qui semblaient ne vouloir qu’une seule chose : manger du Crabe. Mais c’était sans compter l’agilité du Celtigar qui réussit à porter un coup de lame puissant sur la gorge de la Bête des Sept Enfers. L’acier mordit la chair sans protection d’un coup vif, net et précis, qui fit aussitôt hurler de douleur la créature. Un intense jet de sang jaillit de la blessure, aspergeant de façon acrobatique le pauvre Chevalier-aux-Crabes, qui fut momentanément aveuglé par une gerbe de sang l’ayant atteint en pleine poire. Toussotant et crachant, l’épée toujours levée, il recula de crainte de ne pas avoir tué la créature. Pourtant cette dernière couinait lamentablement, répandant encore plus avant son sang, puis après un dernier grognement de souffrance, s’affala dans un bruit étouffé dans le sol gorgé d’eau, de roche et de sang.

S’essuyant le visage couvert de sang, Lothar constata son œuvre : il avait finalement réussit à tuer cette engeance contre-nature, et d’un seul revers de lame. Écarquillant légèrement les yeux, il jeta un œil sur la dépouille monstrueuse, puis sur son épée maculée d’un sang plus épais que de la pâte à crêpes. Des bruits de course le sortirent de sa torpeur passagère, et c’est d’un œil encore hagard qu’il accueillit un ser Dezial essoufflé et lui-aussi ébahi. Un sourire germa sur le visage du Celtigar.

    « Belle journée n’est-ce pas ? » Le Celtigar décocha un autre regard sur le cadavre monstrueux avant de repartir avec un léger rire nerveux. « On manque de se faire tuer par des pécores, de s’éclater la tête dans une chute et de se faire trucider par des bestioles infernales… J’adore qu’un plan se déroule sans accrocs. »

Après un autre rictus un peu fou sur le visage, Lothar retrouva son sérieux en voyant la situation autour de lui. Malgré son exploit, cela semblait plutôt avoir galvanisé les pégus fous furieux, d’autant plus que ser Corwin avait lui-même abattu l’autre satanée bestiole. Quant à la troisième, les cris de rages des Têtes-Noires à quelques dizaines de mètres de sa position semblait tout dire…

Relevant sa lame alourdit par le sang de la créature, il fit un signe de tête à Dezial et commença à aller dans la direction de lord Baratheon… Quand il repensa au jeune enfant archer. Avait-il survécu au sinistre glissement de terrain ? Si oui, n’était-il pas submergé ? Fronçant les sourcils, il apostropha le Follard.

    « Ser Dezial ! Suivez-moi ! Lord Baratheon semble s’en sortir, mais ce n’est sûrement pas le cas d’un jeune garçon ! Venez ! Vite ! »

En parlant de duo de chevaliers, il est temps de revenir auprès de ser Andrik et de ser Mathis. Les deux hommes avaient réussi à se sortir de la pierre mouvante et escalader le rebord, non sans mal pour Mathis qui fut rattrapé de justesse par le Sombrelyn. Après avoir pesté et remercié le chevalier, les deux hommes se retrouvèrent assez rapidement encerclés par des Têtes Noires frénétiques.

    « Putain, mais il en vient d’partout de ces cons-là ! »

Les deux chevaliers se lancèrent dans le combat. Andrik fut touché par une flèche étant destiné au Brune, ce qui rendit fou furieux ce dernier. Après un regard brillant de remerciement au Sombrelyn, Mathis s’élança en criant dans la direction de l’archer. Ne faisant pas attention aux cinq gars lui barrant la route, le chevalier fonça droit vers l’archer en tailladant ici-et-là des bras et des jambes…
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 28 Oct 2012 - 21:25

Ils avaient survécu à la peur, aux ombres des ruines, à un ours enragé, à une chute à travers la terre, à des fous de toutes sortes et qui n'attendaient qu'un faux geste pour les tuer et finalement Mycah et Loras avaient atteint leur but. A peine le petit groupe d'ahuris avait débarrassé le plancher que les deux chasseurs s'étaient précipités sur le coffre qui leur ouvrait les bras. Sans serrure ou cadenas, il ne fut pas dur pour eux de l'ouvrir alors que leurs yeux brillaient déjà sûrement autant que l'or et les joyaux qu'ils devaient découvrir.
Autant dire que le désappointement fut grand quand dans la semi obscurité, la seule chose qui brillait n'étaient que le blanc tournant au gris d'un crâne d'âne calcifié par le temps.
Le temps s’arrêta les regard se croisèrent et un flot interrompu d'insulte se déversa sur le pauvre Loras, accusé par son pair de l'avoir mené à travers la mort récupéré un simple ossement. Comme si un groupe de fous furieux capable de sacrifié leurs vies au nom d'un âne étaient capable d’entreposer un peu d'or.

Pourtant ils n'étaient pas venus là pour rien, dans un soupir un commun, et quelques haussements d'épaules après. Le dornien récupéra le maigre butin dans un morceau de tissu avant de l'embarquer sous bras. Peut être pourraient ils s'en servirent plus tard et dans le pire des scénarios au moins auraient ils un trophée illustrant leur aventure dans la prochaine taverne qu'ils croiseraient.
Bras dessus, bras dessous, ils n'avaient plus qu'à sortir entier de ce guet-apens. Rebrousser chemin vers leur point de départ ? Vu l'état du couloir suite à l'éboulement ce n'était pas la peine d'y penser. Suivre les traces des gardes dont ils s'étaient débarrassés quelques minutes plus tôt ? Le faire avec leur trésor dans les bras relevait du suicide.
Restait donc les autres couloirs inexplorés, leurs entrées, béantes et sombres ne présageaient rien de bon et sûrement auraient ils été obligé d'y foncer tête baisser si Mycah n'avait pas eu son idée de génie.
Il y avait bien une dernière sortie, les cages des bêtes menaient en effet toutes sur l’extérieur par une légère ouverture. Pressés de retourner à la lumière du jour ils n’hésitèrent pas longtemps pour continuer à crapahuter et à ramper à travers les cages pour suivre les traces des bêtes vers la liberté.

La lumière était proche, ils ne savaient absolument pas vers quoi ils allaient. Mais au fond ca ne pouvait pas être pire que leur situation actuelle. Tout du moins ils l’espéraient.
Revenir en haut Aller en bas
Maître du Jeu
avatar

Lady Coeurdepierre
Maître du Jeu

Général
Animateurs

♦ Missives : 189
♦ Missives Aventure : 131
♦ Arrivée à Westeros : 13/12/2011
♦ Célébrité : Personne
♦ Copyright : Maron Martell
♦ Doublons : Personne
♦ Mariage : Personne
♦ Liens Utiles : Aucun
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
0/0  (0/0)


Message Dim 4 Nov 2012 - 17:24

Final




     Longue est la nuit qui se couche sur le monde, quand des ténèbres qu'elle dépose se relèvent les monstres nés du cauchemar de la raison. Le jour qui s'annonçait serait orageuse, et dans les cœurs, elle serait lourde au point d'y laisser pour toujours une cicatrice indélébile. La pluie laverait les sols, et sur les ruines des ruines, la nature reprendrait bientôt ses droits quand l'absence des hommes serait pleine et entière. Les soldats, les chevaliers, les nobles, les inconnus d'hier et les compagnons d'aujourd'hui quitteraient bientôt cette forêt maudite et mystérieuse, et quel souvenir emporterait-il ? Partiraient-ils rassurés ou encore hantés par le regard terrifiant de l'Âne qui voit tout ?

     L'intervention des renforts menés par lord Hastif imposa dans la bataille l'ultime tournant qui devait conduire à la défaite les Têtes noires bientôt submergées par la horde des chevaliers et des soldats venus de toutes les Terres de l'Orage. Ce fut un réel soulagement pour tous les malheureux présents dans les ruines du Baudet qui, en dépit de la mise à mort des trois bêtes, avaient encore à mener l'âpre lutte pour la survie. Mais ils n'étaient pas destinés à mourir ici et s'ils écopèrent chacun de quelques menues blessures, ils ne seraient guère inquiétés pour l'avenir. Aucun membre perdu, aucune dent cassée, aucun œil crevé ! Tous survivraient et pourraient chanter au coin du feu leur participation à la bataille la plus étonnante et la plus mystérieuse de ces dernières années dans le Bois-du-Roi.

     Dans la forêt, Saathis approuva du chef la réaction de Lotho qui décida de mettre fin à la vie de leurs agresseurs qui n'étaient encore qu’assommés. Ce n'était peut-être pas la plus noble des réactions, mais c'était selon lui la plus judicieuse et la plus profitable à la sécurité de son prochain voyage. Ce dernier était d'ailleurs présent à son esprit, et alors que la créature s'élevait pour s'ébranler et se mettre en marche, Saathis se tournait une dernière fois vers le danseur d'eau et la nordienne. « Ainsi nos chemins se séparent, et j'espère vous retrouver à la table du très Grand quand il vous appellera à lui. Tenez, j'insiste pour que vous acceptiez ceci. » Sous sa bure, il gardait une gibecière dont il sortit deux objets très étranges. Le premier était un stylet d'admirable facture, taillé dans de l'os de dragon et dont le manche s'ornait d'une couronne de pierreries qui auraient pu brillé de mille feux si la pluie n'avait privé leur cœur de leur lumière. Saathis l'offrit à Lotho Volentin. « Pour écrire votre histoire, en puisant l'encre dans le sang de vos ennemis. » Le deuxième était une bourse d'un cuir à la vive couleur brune et fermé d'un lacet de corde noire, qui contenait une grosse quantité d'herbes sèches et grises. Saathis l'offrit à Alysane Mormont.  « C'est une plante qui vient d'Asshaï, et qui guérit de tout. Frictionnée ou bue en infusion, elle vous sauvera de tous les maux de ce monde. » Et sur ces entrefaites, le vieillard leur fit ses adieux et accompagné de son amie à fourrure, il quitta les environs pour prendre déjà la direction du nord. En le voyant partir, Lotho et Alysane devait sans doute se convaincre que leur ouverture d'esprit leur avait apporté bien plus que l'amitié éternelle et indéfectible de cet homme venu d'aussi loin que les terres de l'ombre !

      « Il n'y a pas que les Lannister qui paient toujours leurs dettes. Ce sont bien mille dragons d'or que vous avez à vous partager dans cette bourse. Le Grand Argentier vous l'assure. » Et une fois ces paroles prononcées, le cavalier se détourna pour reprendre sa marche vers le campement. Derrière lui, la bête morte avait été hissée sur la cariole, et les soldats qui l'escortaient se mirent en fille derrière lui pour, eux aussi, progresser vers le sud-est. Ainsi Barra et Ludiwina purent constater qu'effectivement, la bourse était pleine de dragons d'or, et personne ne semblait désormais plus faire attention à elles... ainsi seules dans cette zone de la forêt, que craignaient-elles ? Il ne leur restait plus qu'à quitter les lieux pour mettre le butin à l'abri des convoitises.

     Plus loin et plus tard, dans le campement, ce cavalier dont l'identité n'échappait plus à personne avait convoqué et réuni tout le beau monde, sous la grande tente qui arborait le cerf Baratheon. Chose curieuse, elle avait été vidée de son contenu et il n'y restait plus qu'un siège que ce visiteur venu de Port-Réal dédaignait copieusement. On se félicitait, on se vantait, on murmurait sous les voilures que la pluie martelait, mais le silence se fit quand il leva les mains pour prendre la parole et mettre un terme à cette réunion qui n'en finissait plus. « Ma présence ne doit pas vous surprendre, messires et messers : hier, nous avons capturé l'un de ces Têtes noires qui maraudait dans les rues de Port-Réal. Quelques heures de Question ont suffi à lui délier la langue, et il nous a tout révélé de ce qui se tramait dans cette zone de la forêt. Dès que j'en fus informé, j'ai réuni la troupe pour venir à votre rencontre, et voilà qu'arrivé sur les lieux, je constate que la triple menace est à la fois neutralisée et exterminée. Une journée riche en événements et bonnes nouvelles. » Les discussions diverses reprirent et chacun y alla de son commentaire, de son anecdote. Qu'adviendrait-il des prisonniers ? Ils seraient conduits jusqu'à Port-Réal, puis interrogés, puis condamnés, puis exécutés. [b]« Hors de question que cette vermine n'en réchappe ». Personne n'osa contredire le Grand Argentier. Qu'adviendrait-il de la dépouille des monstres ? Deux d'entre elles seraient menées à Port-Réal, deux autres à Villevieille où les Mestres étaient d'avance impatients de pouvoir les étudier de plus près. « C'est un savoir nouveau et donc inestimable qui attend peut-être nos savants... mais une chose est sûre, la récompense, elle, est chiffrée très exactement. Ser Lothar, ser Corwin, Adrian, approchez-vous s'il vous plaît. » Deux soldats portant les couleurs de la maison Hightower se montrèrent aussi, qui transportaient un gros coffre de fer bruni.« Il y a là trois fois mille dragons d'or, pour chacun d'entre vous.» Un murmure étonné s'éleva sous la tente. On n'avait jamais vu autant de richesses réunies au même endroit dans les Terres de l'Orage depuis des lustres ! Au murmure succédèrent les applaudissements des seigneurs, chevaliers et simples soldats qui félicitaient la bravoure des trois héros sans oublier ceux qui, dans les ruines, avaient combattu vaillamment contre un ennemi aussi dangereux qu'inattendu.

     Quand la journée prit fin, l'orage avait passé et la pluie monotone s'était lassée d'inonder les bosquets. De nombreuses questions demeureraient pour toujours en suspens dans les esprits de ceux qui luttèrent ce jour-là, car le cavalier venu de Port-Réal se garda bien de confier aux personnes assemblées sous la tente ce que le prisonnier lui avait révélé sous la torture. Tout au plus s'était-il contenté d'assouvir leur curiosité en leur chantant la mélopée qu'ils connaissaient déjà. Et plus les lunes passeraient, plus ils seraient nombreux à oublier, car dès le lendemain, ces mêmes soldats venus avec le Grand Argentier avaient pillé les galeries sous les ruines du Baudet pour ensuite les incendier, de sorte que nulle trace de la secte des Têtes noires ne subsistent en ces lieux. Une menace de moins sous le talon de l'Orage moqueur, disait-on ! L'anéantissement d'un grand groupe tout entier de fanatiques meurtriers ne peut qu'être une bonne nouvelle, et la destruction de leur « arme secrète », les terribles Bêtes également. Mais quand, sous la pluie et la foudre, chacun reprendrait la route de ses aventures, une question peut-être resterait en travers de la gorge, comme un poignard ou un sanglot versé à la mémoire de l'événement : l'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

     Toutefois, il en est un que cette question n'effleurerait jamais. Si son ami géant Loras sut fort bien jouer de son gabarit pour s'extraire à temps des ruines et fuir les lieux sans trop de problèmes, ce ne fut point le cas du malheureux Mycah que des soldats prirent pour un fanatique et capturèrent donc avec les autres, sans considération pour les apostrophes du dornien proclamant qu'il n'était « pas avec eux ! » Mais qui l'aurait cru ? Il était sorti, comme les autres, des entrailles de la terre, lui aussi ! Aux dernières nouvelles, il était dans une cage, sur une charrette, et en direction des geôles du Donjon Rouge.

     Un sort plus doux attendait le suzerain des Terres de l'Orage qui, quelques semaines après l'événement, recevrait à Accalmie la tête de l'une des créatures, empaillée proprement comme un trophée la figurant gueule ouverte sur une myriade de dents acérés et brillantes. Un mot accompagnait cette livraison surprise : « Que cela reste comme le gage éternel de l'amitié du dragon et du cerf. Lord Hightower, Grand Argentier »

     Pour beaucoup, l'aventure finissait plutôt bien. Mais il en est un pour qui elle ne faisait que commencer, et alors qu'il quittait les terres de l'Orage, ser Andrik avait toujours sur lui l'étonnant médaillon mystérieusement confié par la sorcière Bathilda. Je nourris et j'éteins. Quel sens caché sous ces mots sibyllins ?

FIN


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 6 sur 6Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4, 5, 6


Sujets similaires

-
» C'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme ♪
» Près d'un homme pensif...
» L’Homme est-il un monstre ou le monstre un Homme ? [Livre II - Terminé]
» CILLIAN ♦ « L’homme n’est pas né pour le repos. »
» Elargir la race des loup-garous ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: ◄ Archives Militaires-