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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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Message Sam 20 Oct 2012 - 13:01

La dernière partie du plaidoyer de Saathis ne laissa pas Lotho indifférent, le jeune et flamboyant esprit devenu homme sans même pouvoir en profiter pleinement défendait ses convictions avec un intérêt on ne pouvait plus farouche. Les créatures sauvages avaient en quelque sorte une pureté qui pour l'humanité n'était qu'un lointain souvenir, peut être. Vouloir protéger l'innocence naturelle de cette bête semblait en tous points une quête juste pour le danseur d'eau, qui ne pouvait que donner son assentiment à une telle épopée. Il ne savait même pas ce qu'il lui était possible d'admirer le plus dans ce vieillard magnifique, tant l'embarras du choix déconcertait le poète qui sommeillait en lui.

Il avait même admis l'idée de sa mort plus que certaine et rapide une fois de l'autre coté du Mur, annonçant cela dans la fluidité d'un discours convaincu, comme si il ne s'agissait là que d'un infime détail. Croisait-on jamais dans sa vie deux fois le même genre de personne ? Ces êtres en qui tout affirme et sublime l'abnégation et le courage. Des personnes à la morale si résistante que nombre de personnes, des guerriers les plus aguerris aux enfants que l'on berce, devraient prendre en exemple.

La pluie enserrait la scène dans un écrin à la fois paisible et oppressant, une combinaison désarmante qui avait raison de l'esprit combatif du danseur d'eau. Alors que le vieillard leur demandait d'un air résigné si ils comptaient le laisser passer, chose qu'il comptait bien entendu faire, sa comparse lui assura de son assentiment. Rien n'étonnait Lotho dans ce choix tant l'histoire qu'on venait de leur conter était tout à fait plausible et semblait même cohérente, mais aussi après la marque de compassion qu'elle avait eut pour le garde qui ne tarderait pas à se réveiller ...

Le garde ! Ils l'avaient oublié tout absorbés qu'ils étaient par cette discussion, si ce dernier s'était réveillé et les avait surpris ! A l'origine il devait peut être tenter de diriger sa fuite vers la tour de guet où Lotho et la dénommée Alysane Mormont, comme elle venait de se nommer, s'étaient rencontrés. Les yeux grands ouverts par la stupeur, alors que la bête se réveillait paisiblement, offrant un regard somme toute très humain, Lotho répondit avec empressement :


- Bien entendu vous avez également ma bénédiction pour fuir ces bois et tout faire pour passer le mur. Je ne saurais que trop vous conseiller de ne pas partir trop au sud, nous y avons croisés une tour de guet. Une fois à la rivière contournez la zone par l'ouest, cela sera plus prudent. Quand à moi, je vais m'enquérir de l'état d'un garde qui s'est assommé dans sa fuite à quelques pas d'ici ! Si jamais il a épié notre conversation ...

Lotho tourna les talons prestement, commençant à se rendre vers l'endroit où ils avaient laissé l'infortuné homme d'armes. Se rappelant une dernière fois les convenances, il se retourna vers Saathis et lui dit avec un sourire compatissant :

- Votre histoire ne sera pas oublié, je mettrais mes talents de conteur à son service. Pour témoigner de la fureur des hommes, comme vous savez si bien l'expliquer. Bonne chance Saathis. Que le Père des Eaux vous garde en sa protection.

Et de reprendre sa course effrénée vers sa cible pour s'assurer qu'elle était toujours inconsciente, dans sa tête quelques mots d'Alysane faisait leur bonhomme de chemin. Ceux qui concernaient le fait que les tortionnaires de ces bêtes ainsi que de Saathis n'avaient pas le droit de vivre. C'était une affirmation cruelle mais on ne peut plus vrai, en un sens.
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Message Sam 20 Oct 2012 - 13:26

L'idée de la charge s'avéra bonne, et les dégâts causés, monstrueux. Les pauvres victimes de la ,charge héroïque des forces combinées de la maison Baratheon, Sombrelyn et Follard, ne semblaient pas s'attendre à une telle manœuvre, si bien qu'ils semblaient étonnés, et ne réagirent pas directement à l'assaut, ce qui causa de nombreuses pertes dès les premiers instants, dans une boucherie innommable si bien que l'odeur du sang semblait omniprésente en ce lieu. Malheureusement, une fois dans la mêlée, les forces se séparèrent. Ser Andrik se retrouva seul, tandis que ser Dezial et lord Lyonel se retrouvèrent acculés contre un mur. Être à cheval dans ce genre de situation n'était pas une si bonne chose. Mais, dans leur malheur, les deux chevaliers eurent de la chance. Des visages familiers arrivèrent à la rescousse, ser Lothar Celtigar, et ser Corwin Rogers, dans une attaque for bien menée, ce qui laissa plus de libertés aux hommes encerclés.

Le Fou savait très bien ce qu'il avait à faire dans ce genre de situation : quitter sa monture, fouler du le sol ensanglanté, et combattre avec ses deux lames, en somme, combattre de la façon qu'il maîtrisait le mieux. A peine eut-il repoussé un assaillant qu'en un bon, il se retrouva au sol, balançant un violent coup de bouclier sur un fanatique se trouvant là. Le court répit qui lui fut donné, lui permit d'ôter sa protection pour dégainer la sœur jumelle de son épée. Facétie et Irrévérence enfin réunie. Alors qu'il se débattait pour survivre, l'héritier remarqua quelque chose, une différente flagrante d'équipement dans les rangs ennemis, certains étaient habillés comme les plus pauvres des paysans, tandis que d'autres portaient de solides protections. Où avaient-ils pu trouver de telles choses ? Le Fou y réfléchirait plus tard. Mais, il fallait s'occuper de ceux-ci en priorité, sinon, cela deviendrait très vite dangereux. Alors qu'il s'apprêtait à donner des ordres à ses hommes, dans la mêlée, celui-ci distingua quelque chose, ser Alrik aux prises d'un colosse, armé d'une hache gigantesque, mais surtout, le chevalier semblait en très mauvaise posture.

« Garth ! Va aider Alrik ! Tristam ! Couvre-le ! Enfin, bousillez moi ceux en armure ! »


L'idée était d'opposer un colosse, à un autre colosse. Garth était légèrement plus petit que Dezial, mais sa force était incomparable, ses bras étaient bien plus large que ceux de son maître, et son épée bâtarde était capable de trancher bien des choses. Ainsi, les deux hommes de la maisonnée s’exécutèrent rapidement. Le chevalier se retourna alors vers l'Orage Moqueur, criant tout en essayant de combattre ses ennemis.

« Messire, à pied nous aurons plus de chances, traversons les lignes, et regroupons nous ! »

Alors, sa concentration se focalisa uniquement sur ses adversaires, son seul but, en tuer le plus possible, passer au travers d'eux, et rejoindre les renforts. D'une main il donnait des coups horizontaux, tranchant la chair qui se trouvait sur son chemin, de l'autre, il frappait d'estoc ceux qui s'avançaient de trop près, suite à quoi il retirait la lame enfoncée par un violent coup de pied. Cet homme était loin d'être le plus grand des combattants, mais, ses deux épées en mains, il devenait redoutable.
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Lyonel Baratheon
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L'Orage Moqueur

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Message Sam 20 Oct 2012 - 13:48

La marée humaine n'en finissait pas. La charge lancée avait eu l'effet escompté et mis à bas un bon nombre de têtes noires. La chose aurait pu être profitable si, pour chaque ennemi abattu, trois autres n'étaient pas sortis de terre ! Bien vite, la situation devint critique pour de nombreux combattants. Si Lyonel avait eu le temps de penser, il se serait sûrement demandé comment une telle troupe avait pu se cacher aussi longtemps dans ces bois sans que personne ne les remarque. Malheureusement – Ou heureusement, peut-être ? - l'heure n'était pas aux questions. Que cette bataille soit sa dernière ou la première d'une longue série, peu lui importait. Quelle qu'en soit l'issue, il combattait avec toujours cette même hargne et ce désir de toujours faire face. Son souffle semblait inépuisable alors que sa voix continuait de retentir dans les ruines du baudet.

Cependant, acculés près d'un mur, l'Orage Moqueur et Dezial ne feraient pas long feu, ainsi immobilisés. Leurs montures avaient été un avantage, mais immobilisées de la sorte, elles ne faisaient plus que les rendre vulnérables. Il ne suffirait aux serviteurs de l'Âne que d'abattre ces fidèles chevaux pour les mettre dans une situation encore plus difficile. A vrai dire, s'ils tombaient, ils ne s'en releveraient pas... Ainsi, il ne fallut pas plus de quelques instants à Lyonel, - simplement le temps d'abattre son marteau sur le crâne d'un autre adversaire - pour décider qu'ils auraient de meilleures chances à terre. Alors que l'attention des ennemis se relâchaient après l'arrivé de Corwin Rogers et Lothar Celtigar, il bondit au sol et abandonna son cheval à son sort, alors même que Dezial lui conseillait de faire de même.

Pour l'heure, ils restaient acculés près d'un mur branlant, une ruine qui ne manquerait pas de s'écrouler rapidement, toute malmenée qu'elle était par les combats qui se jouaient autour d'elle. Au moins ne risquaient-ils pas d'être pris à revers le temps qu'ils démontent... Maigre consolation lorsqu'on voyait combien d'hommes restaient à abattre, mais l'Orage Moqueur ne se préoccupait pas de ces considérations et ne restait concentré que sur l'âpre combat, jouant de son arme avec toute la puissance qui lui avait valu sa réputation. Nulle armure n'était réellement efficace pour protéger un combattant de la force avec laquelle Lyonel frappait. A ses côtés, le Follard et ses deux épées s'en tirait honorablement : sa façon de combattre avait quelque chose de surprenant. La plupart des chevaliers arboraient habituellement une arme et un bouclier mais Dezial, lui, préférait doubler ses armes faisant fi de la protection offerte par un bon écu. Mais la surprise provoquée par ce combattant atypique ne manquerait pas de déstabiliser ses ennemis, lui offrant là un avantage peut être inattendu.

Un peu plus loin, le Rogers tentait de se frayer un chemin jusqu'à eux. Lyonel aurait sans doute préféré voir à sa place n'importe quel autre chevalier mais dans leur situation, il fallait bien avouer qu'il ne pouvait pas se permettre de faire le difficile. Mais qu'importe, au fond. Se regrouper pour faire face au nombre encore grossissant de leurs ennemis était sans doute une judicieuse idée. Certains des hommes de l'Orage Moqueur étaient eux aussi en train de tenter de se frayer un chemin jusqu'à lui. Cela dit, attendre « patiemment » que les secours arrivent n'était pas vraiment du goût de Lyonel et, après avoir consulté Dezial du regard un court instant, il se porta vers l'avant, administrant une bonne correction à certains adversaires un peu trop hardis. Son objectif ne faisait aucun doute, rejoindre les autres combattants.


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Message Sam 20 Oct 2012 - 14:25

La charge du Chevalier-aux-Crabes et de ses compères eut pour effet de semer la zizanie dans les rangs des fanatiques et d’en faucher une bonne dizaine sous les sabots de leurs destriers lancés au triple-galop. Les gargouillis et borborygmes qui s’échappèrent de la foule se transformèrent l’espace d’un instant en un glapissement effrayé quand le ser Celtigar fit résonner son cor sur les murs de l’ancien fortin. Mais les malandrins de l’Âne se reprirent rapidement, et la colonne d’hommes en armures se retrouva engluée en quelques instants. Il était d’ailleurs dangereux de rester sur une monture quand une masse frénétique et furieuse essayait à tout prix de vous mettre à bas de leur monture, ou pire de tenter de vous faire tomber de notre destrier afin que l’on se ramasse comme des… Bref.

Lothar jeta un coup d’œil rapide à la situation. Lyonel Baratheon et Dezial Follard étaient en position de faiblesse, acculés contre une partie des murs des ruines. Le chevalier de Sombrelyn qu’ils avaient rapidement entr’aperçu au camp de lord Hastif venait de se faire désarçonner par un titan gigantesque, qui avait de quoi foutre les miquettes. Mais le Celtigar aperçu aussi un garçonnet et un chevalier archer en bien mauvaise posture, postés sur un arbre qui semblait être assiégé par une dizaine de bougres hystériques. Rien de bien réjouissant en somme. Avant même d’intervenir, Corwin fila aider le gros Baratheon et le jeune Fou à s’extirper de leur situation plus que précaire. Et Mathis lui-même ne resta pas en reste et héla Lothar.

    « Hey l’ami ! Laisse-moi ce sacré colosse ! J’vais m’le faire ! Ah ça ! Pouahahaaaa ! »

Avant même que le chevalier de Pince-Isle ne réagisse, son ami Brune chargea avec sa monture sur le titan musculeux, son épée courte au clair. Lothar avec un léger rictus fit tourner sa monture et fila dans la direction de l’arbre mal-en-point. Faisant galoper sa monture, happant de nouveau une flopée de vils brigands à tête noire, le Chevalier-aux-Crabes arriva en quelques instants sous l’arbre. Sa monture vit voleter une demi-douzaine de pégus, avant que Lothar saute de ses étriers. Il était bien plus habile à la lame sur terre qu’au sommet d’un cheval.

Se retournant vers le sommet de l’arbre où le jeune garçon l’observait, Lothar lui balança un clin d’œil rapide avant de se lancer sur les combattants encore debout. Son épée longue au clair, son cor, sa lame courte et ses besaces battant sur ses flancs, le chevalier de Pince-Isle focalisa ses pensées sur l’instant présent.

    « Pour Pince-Isle ! »
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Message Sam 20 Oct 2012 - 18:15

La charge de cavalerie des forces combinées des Barathéon, des Follard et des Sombrelyn avaient eu l'effet escompté. Les ennemis furent dans un premier temps piétiner et balayer, mais la masse de fanatique que vomissait les entrailles de la terre ne semblait pas vouloir s'arrêter là. De ce fait, si la charge fut une admirable idée et un acte des plus violent et sanguinaire. Il n'en demeurait pas moins vrai que la masse aller noyer le groupe de chevalier.

Andrik était concentré sur le combat, frappant avec son épée tout adversaire qui l'approcher. Il ne comptait pas le nombre d'homme qui perdait la vie sous ses coups. Le chevalier de la maison Sombrelyn était un combattant plus à l'aise à pied que sur une monture, mais malgré ça, il s'en sortait de manière convenable.

Puis, la masse d'ennemis continuant d'augmenter et la situation se dégradant à grande vitesse. Le Sombrelyn se retrouva séparer du reste de groupe. Il reçu un coup qui le désarçonna et le fit chuter de sa monture. Il se releva sans difficulté, plus de peur que de mal. Relevant la tête, il assista impuissant à l'exécution de son cheval par un géant qui lui trancha la tête d'un lourd, lent mais puissant coup de hache. Hurlant et faisant face à Andrik, le géant semblait particulièrement puissant. : « Moi, Roth, j'offre ton cadavre à l'Âne maudit ! »

Se relevant l'épée dans une main et son écu dans l'autre, Andrik fit face à son ennemi sans trembler un seul instant. Il était concentré et son regard dégagé une sagesse et une prudence digne des grands guerriers. Observant le géant, Andrik comprit que celui-ci n'avait que peu de faille. La grande armure du géant le protégerait efficacement et le Sombrelyn devinait sans mal que la plupart de ses coups seraient inefficaces. Il devait donc adapter son jeu en conséquence. Le géant était fort et grand, mais il était lent, terriblement lent. Son armure protégeai le géant presque entièrement, à l'exception du coup, sous les bras, derrière les genoux et les chevilles. Andrik jouerai donc la carte de la rapidité et de l'anguille. Rapide, endurant et frappant comme un éclair, il n'avait pas le choix, le mouvement serait la clef, tout comme gagner du temps.

Andrik n'eu pas le temps d'observer la scène autour de lui, mais Tion faisait ce qui lui était demandé. Le jeune Sombrelyn était doué à l'arc et le secours de ser Celtigar fut pour lui une bénédiction. Gareth et Lucifer étaient dos à dos et se couvraient de manière admirable. Ils combattaient au côté du lord Barathéon et de Ser Follard, à l'endroit même ou Ser rogers se dirigeait. Ils faisaient en sorte que leurs compagnons aux alentours ne tombent pas sous les coups des ennemis de la couronne.

Andrik était isolé et faisait face à un colosse terrifiant. Il tenta rapidement d'échanger quelque coup avec lui. Comme il l'avait prévu le géant était lent, ce qui permettait à Andrik de restait en sécurité, mais il ne l'était pas assez pour atteindre le cou de celui-ci aussi facilement. Le Sombrelyn faisait preuve d'un sang froid remarquable. Son regard observait son adversaire avec une intensité terrifiante. Il comptait bien abattre le géant, mais le combat serai plus long et difficile que prévu, surtout seul. C'est alors qu'il fut rejoint par un autre chevalier. Le compagnon de Ser Lothar. Andrik ne le connaissait que très peu et il n'avait fait que l'apercevoir brièvement pendant la bataille d'herberouge car ils avaient combattu tout deux sous les ordres de Makear. « Ravi de te voir, le combat risque d'être intéressant... »
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Lady Coeurdepierre
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Message Sam 20 Oct 2012 - 22:36

Final ~ Suite


      « Cette mère et ses enfants, je les considère comme mes plus proches parents sur terre. Quel homme serais-je si je les abandonnais sans veiller sur eux jusqu'à mon dernier souffle ? C'est le devoir de tout homme, et quiconque l'oublie cesse d'en être un. » Quittant le regard d'acier d'Alysane, Saathis posa des yeux doux et tristes sur la créature qu'il chérissait de tout son être. La nordienne avait raison, ce voyage jusqu'au-delà du Mur serait certainement pour lui le dernier, et sans doute périrait-il dans le froid et l'isolement, oublié de tous. Mais il n'imaginait pas vivre loin de sa protégée, alors pouvait-il en être autrement ? Si la mort l'attendait dans ces lointaines terres sauvages, alors il était prêt à l'accueillir, pourvu qu'elle lui laisse le temps de mener la mère et ses petits en lieu sûr, là où ils pourront vivre cachés des humains maléfiques. Il ne manqua point de noter le regard qu'échangèrent ceux qui, quelques temps plus tôt, l'auraient tué sur place s'il n'avait partagé avec eux sa triste histoire. Il sourit quand Alysane lui fit savoir qu'elle ne s'opposerait pas à sa fuite, et s'inclina poliment quand elle lui offrit l'hospitalité de l'Île-aux-Ours. Il n'avait aucun moyen d'en être sûr, mais il devinait que c'était là le foyer d'où la nordienne venait sans doute. Quand Lotho enfin lui offrit sa bénédiction à son tour, le cœur du vieil homme se desserra pour de bon, comme sa main sur le manche de son bâton. « Vous avez... ma reconnaissance vous est acquise pour l'éternité. Voilà bien dix ans que j'ai cessé de prier le très Grand, mais désormais je le prierai chaque jour pour qu'il vous protège tous deux. » De son côté, la bête émit un gémissement plaintif et se figea sur ses pattes, ce qui aurait dû attirer l'attention de Saathis, s'il n'avait été déjà captivé par ce que venait de dire Lotho au sujet d'un soldat assommé qui gisait non loin. « Nous allons partir tout de suite. C'est un long voyage qui nous attend, et il est inutile de s'attarder ici, cette forêt est dangereuse, et trop de mauvais souvenirs s'y attachent. Je n'en ferais mon tombeau pour rien au monde... » Mais il ne put achever sa phrase qu'une voix perçant le vacarme de la pluie l'interrompait :  « Pas de chance, vieillard ! On a creusé un trou rien que pour toi ! » Un vibrant éclair révéla alors autour d'eux la présence d'un carré d'ennemis qui menaçaient de les éliminer tous trois. Ils étaient quatre, et avaient manifestement dépensé beaucoup d'argent pour acquérir de solides armures et de bonnes épées. Mais il n'affichait nulles couleurs, nulles bannières, nulle allégeance particulière. D'où sortaient-ils alors ? Étaient-ils de ceux qui étaient auparavant les tortionnaires de Saathis ? La réponse vint sans attendre :  « Y'a une belle récompense pour la bête morte, et plus juteuse encore si on la prend vivante, alors tu nous suis avec ton toutou sans faire d'histoire, vieil homme, et quant à vous deux... vous allez disparaître, ouais... » Sans sommation, ils levèrent leurs lames et s'élancèrent de front au combat. L'infériorité numérique d'Alysane et Lotho serait maigrement récompensé par un allié aussi évident qu'inattendu : Saathis avait empoigné avec vigueur son bâton et s'était élancé au devant de leurs agresseurs. Il tira de sa poche quelques petites pièces de métal hérissées de pointes acérées qu'il jeta aux visages de ces trublions. Ceux-ci, surpris par la vivacité de la réaction d'un vieil homme qu'il n'avait pas songé si preste, s'interrompirent violemment mais à cause de la pluie, le plus à gauche ne sut éviter le projectile qui se ficha dans sa joue grasse. Saathis venait d'offrir à la nordienne et au danseur d'eau le bénéfice de l'initiative, mais sauraient-ils en user sagement pour sauver leur peau ? Usant de toutes ses forces toutefois, le bandit qui avait interpellé le vieillard, un homme fort, grand et blond comme un Lannister, projeta une petite hache en direction de Lotho. Un autre, plus petit et trapu, ses épaules couvertes par une longue et épaisse chevelure de cuivre, lança un bolas contre Alysane. Ces adversaires n'en avaient point l'air, mais ils connaissaient leur affaire, manifestement !

     Quelque peu déconcertés par le volte face du grand maître qui leur faussait compagnie en toute hâte, Mycah et Loras ne perdirent point de temps en vaines réflexions : les périls s'approchaient au son lourd des armures qui s'entrechoquent, il fallait donc fuir au plus vite ! Fuir, fuir, mais où ? La question sembla effleurer l'esprit des deux hommes qui s'arrêtèrent quand ils découvrirent, à entendre les bruits courant dans les galeries, qu'ils approchaient des enclos où quelques bêtes attendaient, sans patience, l'heure de faire un carnage. Ils interrompirent donc leur course à proximité de ces enclos sans savoir où ils se trouvaient, et alors qu'ils réfléchissaient à un moyen d'échapper à leurs poursuivants... Mycah eut l'idée folle de provoquer l'effondrement du mur qui leur apparaissait fragile et vétuste, mais ce faisant il oubliait que c'était tout le site des ruines qui était fragile et vétuste... alors bien sûr, le bois qui soutenait la paroi vola en éclat, la pierre vermoulue fit de même et l'instant d'après, c'était le mur lui-même, de tout son long, qui s'effondrait ! Mais dans la seconde, il entraînait à sa suite un autre mur, puis un autre, et encore un autre ! Comme si le Guerrier s'amusait à donner des coups de pieds dans des pâtés de sable disposés en file parfaite et régulière, les galeries s'effondraient l'une après l'autre, provoquant la hâte de ceux qui, sous terre, craignaient de s'y trouver pris au piège, enterrés prématurément, morts ou vifs. Mycah et Lothar durent jouer des coudes, des pieds, des mains et de tous les membres de leur anatomie pour échapper à ce tourbillon de pierraille, de terre, de vieille verdure et de bois qui menaçait de les engloutir et de les siphonner.

     Et par un étrange caprice du destin, le grand maître ne put achever sa course jusqu'aux enclos, car comme on le découvrirait plus tard, un énorme bloc de roche l'avait écrasé à l'entrée, l'empêchant d'accomplir sa misérable besogne. Mais à toute chose malheur est bon, et quelqu'un d'autre se chargea d'ouvrir aux bêtes qui, elles aussi, cherchèrent à lutter contre les éléments en folie pour échapper à cet éboulement cataclysmique. Elles étaient trois, elles étaient en rage, et outre l'instinct rudimentaire de survie qui les poussait à quitter les lieux, elles étaient affamées, de nourriture, de violence et de massacre.

     Un grain de sable est insignifiant dans le désert, mais s'il s'introduit dans la mécanique d'un appareil, il peut en causer la ruine totale. Quelques instants suffirent pour que l'effondrement se communique à toute la zone et les actions des uns et des autres furent irrémédiablement et brutalement interrompues par un affaissement global du terrain. La progression de ser Corwin Rogers s'acheva ainsi dans un terrible soubresaut et dans sa chute, il lâcha prise et perdit sa lame qui glissa comme avalée par la terre elle-même. Mais peut-être était-ce pour le mieux : s'il ne voulait pas finir sa course au fond d'un trou de l'enfer, il était urgent d'user de ses deux mains pour se hisser sur le sol, là où il était assez ferme pour résister à l'appel du vide. De même, ser Dezial et lord Lyonel se trouvèrent happés dans une spirale où les corps, les fougères, les broussailles et les lambeaux de ruines s'entremêlaient et menaçaient à chaque instant de les tuer par compression, ou par meurtre, car les Têtes noires à leur côtés qui étaient encore en vie et qui n'avaient pas cédé à la panique essayaient de toutes leurs forces de leur asséner le coup fatal qui les plongerait dans le néant. Plus loin, c'était ser Andrik qui se trouva par miracle sur des rares arpents de sol qui ne cédèrent pas à l'effondrement général, mais à cette position, il constituait une cible parfaite pour ceux qui, rendus plus en contrebas, se saisissaient de tous les objets qui leur passaient sous la main pour le déloger de son perchoir : pierre, dagues, poignards, gourdins, haches précaires et même des squelettes de petits animaux ! Cela aurait sans doute pu prêter à rire si ser Andrik ne voyait pas fuser vers lui tant d'objets dangereux et mortels ! Un choix s'offrait à lui : sauter sur la masse et poursuivre le combat, où tenter de s'abriter ailleurs, hors de portée de ces gougnafiers enragés. Il pouvait ainsi par exemple essayer de rejoindre ser Lothar, qu'un brusque glissement de terrain avait rapproché, et qui se trouvait face à trois adversaires qui le menaçaient du bout de leurs masses d'armes. Mais pour cela, il lui faudrait s'élancer et sauter ! Maureen, pour sa part, ne put aller bien loin, car à la minute même où le sol se déroba sous eux, les trois hommes d'armes de la maison Bolton l'avaient saisie par les épaules pour la mettre à l'abri et lui sauver la vie. Ils la reconduisirent jusque sous l'arbre où l'éboulement avait fait le ménage des ennemis qui menaçaient la sécurité d'Adrian dans son perchoir. Mais il n'y était pas pour autant en sécurité et l'arbre, trop secoué, chut à son tour, entraînant avec lui Adrian, Maureen et les trois hommes d'armes qui en seraient quitte pour quelques blessures mineures et contusions.

     Plus loin au nord-ouest, dans la forêt, les deux chasseuses n'en finissaient pas de se débattre avec un monstre aussi impatient de les abattre que coriace. Blessé de tous côtés, il demeurait féroce et vorace dans ses ambitions ! Il le savait en danger et surtout, pour la première fois de sa vile existence, il éprouvait ce sentiment nerveux et pénible : l'infériorité. Et pour le compenser, il déployait des trésors de sauvagerie et de puissance, tout en attendant la moindre occasion de porter un coup qui serait fatal à l'une ou à l'autre des deux chasseuses. Prudence ! Un seul faux pas et les pattes monstrueuses pouvaient vous faucher sur place comme la faux saisit le blé...

     Mais revenons dans les ruines du Baudet. Le glissement général du terrain ne dura que quelques secondes, sauf en de rares endroits qui, fort heureusement, n'intéressaient point nos héros rassemblés pour lutter contre les Têtes noires. Celles-ci déjà reprenaient du service, et tous avaient déjà fort à faire pour se sortir de situation périlleuse. Mais ce n'était point assez. Alors que ser Andrik devait choisir entre deux sauts, alors que ser Lothar devait lutter contre plusieurs adversaires à la fois, alors que ser Corwin devait s'extirper de la gueule de l'enfer, alors que lord Lyonel et ser Dezial étaient pris au piège d'une spirale mortelle, alors que Maureen et Adrian devaient se libérer des branches de l'arbre tout en se pressant d'éviter les lames acérées de leurs ennemis... trois hurlements diaboliques se firent entendre, qui faisaient écho au fracas de la pluie et au tonnerre de la foudre qui venait tout juste de frapper la forêt alentour. Les bêtes entrèrent dans l'arène délabrée et fauchèrent, tuèrent, ruèrent et massacrèrent indifféremment les uns et les autres : certains périrent d'un coup de mâchoire, d'autres furent bousculés violemment sur le côté, d'autres encore se prirent quelque fatal coup de griffes... La première fonçait droit vers ser Lothar : nul doute qu'elle le débarrasserait de ses adversaires, mais n'aurait-elle pas autant d'hostilité pour lui ? La deuxième tourna en rond quelques instants puis se fixa pour objectif d'aller précipiter ser Corwin dans les abysses. La troisième enfin, après avoir festoyé dans les entrailles de pas moins d'une vingtaine de Têtes noires, jeta son dévolu sur l'équipée Bolton. Ô dieux, pourquoi tant de haine ?

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Je me dois d'applaudir Mycah qui m'offre un rebondissement inestimable et prodigieux ! Grâce à lui, vous seriez tous morts dans les ruines du Baudet déjà s'il n'existait par le principe d'immortalité des PJ !

FIN ANNONCEE : Samedi 28 octobre - Désormais, les interventions de lady Coeurdepierre seront journalières et n'attendront plus qu'un maximum de participants ait posté. Wink
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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



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♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Dim 21 Oct 2012 - 1:45

C’était l’impasse. Elle aurait aimé dire un autre mot, mais c'était l’impasse. Elle savait que quelqu’un ne survivrait pas à cette montée fanatique. Les mots lui manquaient et elle sentait une pression folle dans son cœur. Son premier regard ne se posa pas sur les hommes qui les entouraient, mais Adrian. Elle aurait voulu faire autrement et partir l’aider, mais elle ne pouvait pas. Elle sentit alors le sol se dérober sous ses pieds. Elle n’eut même pas l’instinct de relâcher Écorcheuse. Comme si elle était plus précieuse que sa propre vie. Elle avait sentit les mains de ses protecteurs la rattraper et la ramener sur le sol. Elle avait remit écorcheuse dans son fourreau et avait repris la direction d’Adrian.


Rejoignez Adrian immédiatement.


Mortimer avait fait passer la jeune femme avec Jack et tous quatre se dirigeaient vers l’arbre ou se tenait Adrian. La jeune femme ne put faire taire ses mauvaises habitudes et regarda son cousin sous tous les angles pour voir s’il n’était pas blessé ou pire. Elle se retenait de paraitre encore plus idiote devant plein de chevaliers. Le sol céda de nouveau et elle se sentit contre son protecteur. Elle tomba dessus lui ce qui amortissa sa chute. Ils étaient peut-être empêtrés dans les branches, mais il n’y en avait qu’un qui profitait de la situation. C'était bien pour chauffer les nerfs de la Bolton qui restait ainsi. Il avait voulu bien faire, mais cela aurait pu être pire.


J’avoue avoir toujours rêvé de ce jour,
sourit Jack lorsque Maureen le fixa droit dans les yeux.

J’espère que tu avais espéré cela dans un autre décor que celui-ci.

Vous avez fini les amoureux! , grogna Mortimer en agrippant la Bolton pour la remettre sur les pieds.

La jeune femme s’essuya et soupira. Maureen se rapprocha de son cousin et l’aida à se relever. Elle savait que quoiqu’il arrive, elle pourrait compter sur ses trois hommes d’armes. Elle avait peur, mais ne l’Avouerait certainement jamais. Elle finit par tendre la main à Jack et le laissa se lever. Il fut certainement le plus apte à la comprendre. Pour elle, elle n’Avait jamais eu peur, mais ce qui était arrivé à Motte la foret, avait fait changer un peu la Bolton. Le bruit qui se fit entendre laissa la Bolton perplexe. Elle avait eu peur quelques minutes et avait sorti Écorcheuse.

Je n’aime pas ca. On se croirait vraiment dans les histoires de Grand-père

La bête qu’ils entrevirent vider les cadavres des têtes noires donna d’abord des nausées à Maureen. Puis elle eut une idée. Espérant que son cousin ne rate pas sa cible.


VISE LES YEUX!


S’ils pouvaient sauver du temps, autant le faire en visant les yeux et les rendre aveugles par le même coup. Elle regarda ses deux hommes espérant qu’ils comprenaient ce qu’elle voulait faire en sauvant du temps. Le tout était que cela fonctionne. Sinon, ils étaient prêts.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Corwin Rogers
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Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Dim 21 Oct 2012 - 10:42

Corwin était presque parvenu à briser les rangs ennemis pour rejoindre lord Lyonel, quand il sentit le sol vibrer sous ses pieds. Il pensa d'abord qu'il s'agissait d'un violent coup de tonnerre, mais lorsqu'un tremblement plus puissant se fit sentir, accompagné d'un craquement, il comprit que ce n'était pas ça. Le temps de cligner des yeux, et le sol se dérobait sous ses pieds et sous ceux de tous les présents. Alors que le terrain s'affaissait de manière alarmante, ouvrant dans le sol ce qui ressemblait fort à la gueule béante des Sept Enfers, le chevalier d'Amberly perdit pied. Son épée lui échappa des mains alors qu'il se raccrochait de justesse à une portion plus stable de terre qui fort heureusement tint bon et ne s'effondra pas. Il allait devoir se hisser en lieu sûr s'il ne voulait pas faire une chute dans le trou impressionnant qui s'étendait sous lui. D'abord, il fut tenté de croire que c'était là l'oeuvre des fanatiques pour prouver la puissance de leur fichue bourrique sacrée, mais en voyant les Têtes noires paniquer autant que les autres, il écarta cette possibilité.
Il usait à présent de toutes ses forces pour se hisser en lieu sûr, mais le sol détrempé par le déluge n'offrait que des prises glissantes à ses doigts. L'herbe s'arrachait comme un rien sous ses mains, et la terre boueuse était aussi glissante qu'une anguille qu'on tentait d'attraper à mains nues. Il eut beau s'y reprendre à plusieurs fois, il ne parvint pas à grimper sur la portion de terrain sûre. Il tenta alors de trouver une prise sur la paroi qui s'effritait avec ses pieds, afin de ne pas se hisser qu'à la seule force de ses bras.

C'est à ce moment-là que des hurlements abominables se firent entendre. Tournant le dos à l'arrivée des bêtes, il ne put les voir, mais il devina sans peine de quoi il s'agissait. Son pied droit trouva une prise sur laquelle il mit son poids, mais elle ne tint pas et il se retrouva de nouveau à pendre les pieds dans le vide. Un grognement un peu plus bas attira son attention, et il jeta un œil sous lui, par dessus son épaule. Une des créatures avait levé son mufle vers lui, le fixant de son regard vil, et il sut sans craindre de se tromper qu'elle avait décidé de s'en prendre à lui. Elle était probablement assez grande pour se saisir de ses pieds d'un coup de pattes, voire dans sa gueule si elle se dressait sur ses pattes arrières. Reportant son attention en face de lui, gagné malgré tout par un léger sentiment d'urgence, il serra les dents.


« Putain de chierie... »

Il mobilisa toute la force de ses muscles pour agripper le sol le plus loin possible. Contractant ses abdominaux, il parvint à trouver une prise avec ses pieds pour progresser péniblement, pouce par pouce, sur le sol détrempé. Il sentit un choc léger contre la semelle de sa botte, lui indiquant que la bête avait tenté sans succès de l'attraper. Finalement, au prix de gros efforts, il parvint à grimper en lieu sûr... ou du moins, en ce qui concernait le terrain. Se remettant sur ses pieds, il jeta un œil à la créature qui trouverait sans doute sous peu un moyen de le rejoindre. Il n'avait cependant plus son épée... Il poussa un juron et avisa une épée encore serrée dans la main d'un cadavre. Sans ménagement, il alla la lui arracher. Ce n'était pas la sienne, mais c'était toujours mieux que de se battre à mains nues.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Alysane Mormont
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Message Dim 21 Oct 2012 - 12:33

     Alysane fut soulagée de constater que son compagnon du moment ne s'opposait pas à la liberté de la créature. Elle resta silencieuse jusqu'à ce que Lotho ne leur rappelle qu'il y avait un garde non loin d'ici. Par les Anciens Dieux ! Elle l'avait complètement oublié ! La jeune femme se mordit la lèvre dans un geste d'agacement, pourvu qu'il ne se soit pas réveillé entre-temps. Dire qu'il a quelques minutes elle souhaitait qu'il n'ait rien de plus qu'un bref étourdissement, à présent elle était plutôt en train de désirer qu'il soit assommé pour les heures à venir ! Quoi qu'il en soit, les paroles du vieil homme étaient réconfortantes et la Nordienne le remercia d'un signe de la tête, bien décidée à lui apporter son aide autant qu'elle le pourrait, même si ni cette créature, ni cet homme ne faisaient partie de ses connaissances.

     Ils s'apprêtaient à partir lorsqu'une voix inconnue s'éleva pour leur annoncer quelque chose de peu engageant. Aussitôt la main de la jeune femme se referma avec plus d'assurance autour de la poignée de sa hache qu'elle tenait toujours à la main. Le regard d'Alysane se promena rapidement autour d'elle jusqu'à ce que plusieurs silhouettes soient visibles non loin de là. Quatre hommes armés et portant des tenues qui valaient certainement plus que tout ce que la Nordienne possédait. Elle avait l'habitude des brigands et des voleurs, mais c'était autre chose de faire face à des hommes aussi bien préparés ! Cela dit, elle n'allait pas lâcher prise aussi facilement et son côté provocateur ne put rester silencieux lorsque celui qui semblait être le chef leur annonça le sort qui leur était réservé.

     ▬ Essayez donc ! »

     Apparemment, ils tenaient réellement à prendre cette créature et à se débarrasser de son ami. Alysane ne s'attendait pas à ce que le vieil homme soit si prompt à réagir et elle fut au moins aussi étonnée que les assaillants de le voir se jeter sur eux. L'espace d'un instant, elle craignit pour la vie de l'étranger, mais il avait dit être prêt à sacrifier sa vie pour sauver son amie, ils devraient faire de même. À peine avait-il réussi à blesser l'un des hommes que deux autres se jetèrent sur le duo. Alysane hérita d'un plus petit que Lotho ce qui était certainement plus adapté vu sa taille. Elle se jeta sur le côté, essayant de rouler sur le sol trempé par la pluie histoire d'éviter le bolas qui était lancé dans sa direction. Hors de question de se faire immobiliser sans même pouvoir riposter ! Fidèle à elle-même, la jeune femme prévoyait d'utiliser la force de son adversaire contre lui. Si son esquive fonctionnait, la Nordienne se relèverait aussitôt pour se jeter sur son assaillant, le percutant au niveau du ventre de manière à le faire chuter au sol et seulement à ce moment, essayer de lui placer un coup – de poing ou à l'aide du manche de sa hache – qui le calmerait l'espace de quelques instants.

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MDJ : Est-ce qu'Alysane évite le bolas ? Si oui, est-ce qu'elle arrive à renverser l'homme et à la frapper ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Dim 21 Oct 2012 - 14:11

Le danseur d'eau se sentait transporté par l'empressement de la situation, trouver le garde assommé relevait maintenant de la plus haute des priorités. Une fois qu'ils seraient assurés de son évanouissement prolongé, qu'allaient-ils donc bien pouvoir faire ? Voilà une question qu'il se posait légèrement, la rencontre ayant eu lieu ayant certainement détruit toute velléité de chasse dans l'esprit d'Alysane ainsi que dans le sien. Peut être la chasse aux tortionnaires allait-elle remplacer celle aux animaux sauvages mais, tout aussi prévoyant qu'il puisse être, il ne pouvait pour l'instant que verser dans les hypothèses à ce sujet.

Saathis les avait remercié chaleureusement assurant que ses prières envers un Dieu qu'ils ne connaissaient pas l'un ou l'autre, tout du moins Lotho l'aurait parié, en remerciement. Une délicate attention qui faillit bien laisser le spadassin sur une note chaleureuse, c'était cependant sans compter sur la voix qui rompit l'élan qu'ils s'impulsaient tous trois. Le danseur d'eau tourna la tête en direction de ces quatre mercenaires qui se présentaient maintenant par l'appât du gain, intérieurement Lotho se maudit de ne pas avoir fait plus attention aux alentours durant cette discussion. Le ton condescendant du plus bravache d'entre eux ne laissait aucune place au doute quand à leurs motivations, ils étaient là pour l'argent et ne comptaient pas partager. D'une voix moqueuse, Lotho leur répondit avec une morgue carnassière :


- A vos yeux nous allons disparaître, tout comme votre vie va s'échapper de vos corps immondes pourceaux ...

Saathis ne se fit pas prier pour engager le combat avec l'aveuglement stratégique des plus grands fanatiques, couplé à l'utilisation d'un type d'arme que le danseur d'eau ne s'attendait pas à trouver. Ce dernier eut la surprise de voir une armoire blonde et cuirassée armer une hache de jet en sa direction, voilà bien des personnes fortement préparées, depuis combien de temps devaient-ils attendre cette chasse ... C'était là une question qu'il devait oublier pour se concentrer sur le combat à venir, tandis que manifestement la pâle imitation de Lannister lui lançait son arme de jet. Prenant le temps d'observer le mouvement du bras qui lança la hache, Lotho appliqua un pas chassé sur le coté pour esquiver la hache dont la trajectoire rectiligne la ferait se perdre dans les feuilles mortes. A la suite de cela, le danseur d'eau pourrait manoeuvrer autour de son adversaire bien moins rapide que lui, dans sa lourde armure. Le spadassin comptait prendre un temps d'observation de sa cible pour identifier les points faibles de la cuirasse et frapper d'un coup d'un seul, mortel et fulgurant.

Si ce pauvre hère le chargeait épée au poing, cela serait la meilleure des solutions pour le braavosi, qui n'aurait qu'à l'esquiver d'une demi-volte sur le coté, pour pouvoir ensuite planter son arme dans la jointure de la cuirasse qui permettait à la hanche de garder sa liberté de mouvement. En armure et avec une jambe ne pouvant pas fonctionner de par cette blessure, le reste serait du gâteau, restant prêt à une nouvelle esquive il entreprit de provoquer l'homme pour qu'il le charge. D'une voix infantilisant son adversaire et presque innocente, il déclara :


- Ta tête me dit quelque chose ... Ta mère ne travaillerait pas dans les tripots de Port-Réal ? Si c'est bien le cas, dis lui merci de ma part ... Fiston.

Maintenant, il n'y avait plus qu'à attendre la réaction de l'immense nourrisson langé de fer qui lui faisait face.

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MDJ : L'esquive de Lotho réussit-elle ? Son adversaire répondit-il à la provocation ?
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Message Dim 21 Oct 2012 - 14:59

Ce n'est qu'au bout de la cinquième fois que le bois vermoulu craqua sous le coups répétés de Loras.
En un instant la poutre éclata en de multiples morceaux libérant les deux hommes de leurs poursuivants, mais à tout actes suit des conséquences parfois plus importantes que l'on aurait pu le penser. La fissure s’élargit d'un seul coup et les deux chasseurs purent instantanément voir l'ensemble de leur œuvre. Comme frappé par un marteau tenu par les Sept la terre et la roche s’écroulèrent de tout les cotés. Pris de court par une réaction en chaîne imprévue Mycah et son ami prirent la fuite esquivant comme ils pouvaient ce monde qui s'abattait sur eux. Ils ne voyaient rien, couraient à l'aveugle dans un brouillard de poussière. Assourdi par des cris de paniques qui semblaient venir autant d'au dessus d'eux que des tunnels qui s'effondrait plus rapidement qu'ils n’avançaient. Ils croisaient de tout, des hommes et des femmes, des fous qui tentaient de survivre à la chute de leur propre sanctuaire, des cadavres ensevelis sous des amas de roches parfois même des ouvertures sur le monde extérieurs d'où s'écroulaient, comme aspiré par le monde souterrain, l'ensemble du champ de bataille qu'ils avaient pour l'instant totalement ignoré.

Il faut croire qu'une bonne étoile les suivait dans cet enchaînement de malchance. A courir dans l'inconnu ils parvinrent finalement à sortir d'un seul coup de cette purée de pois terreuse qui leur masquait la vue à plus d'un mètre pour atterrir dans une vaste salle qui avait résisté eu jeu de domino n'ayant subit apparemment que quelques chutes de pierres et pour cause celle ci avait eu un traitement de faveur. Une charpente solide faite de bois massif renforcée de fer tenait son plafond et aspirait les tremblements qui se faisaient encore ressentir permettant aux immense cages d'acier noir qui trônaient au centre de ne pas souffrir des divers risques du monde inférieur.
Et oui des cages, des cages reliées par divers chemins tout aussi protégées avant de donner sur une légère ouverture donnant à l’extérieur. Ouverture dont la herse avait d'ailleurs été relevée. Ils étaient à destination, ils étaient aux enclos.

La toux et l'aveuglement passés, les deux chasseurs allaient pouvoir enfin profiter de ce petit moment de paix pour pouvoir s'en mettre plein les poches, à condition que ce trésor existe bien et surtout que les quelques péons qui les observaient avec des yeux de bœuf ne leur sautent pas à la gorge. Ils se regardèrent quelques minutes personne ne bougeaient, parfois les hommes s'échangeaient des regards interrogatifs sur la présence des deux inconnus. Loras d'un coup leva les mains au ciel et pris la parole.


On est envoyé pour le trésor faut le mettre à l’abri des non croyants, ils arrivent, ils ont détruit les ruines !
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Message Dim 21 Oct 2012 - 15:16

Du haut de son perchoir, Adrian avait beau décocher une volée de flèches mortelles sur les ennemis qui menaçaient les siens, il en revenait toujours plus. L’évidence s’imposa à lui : Ils n’en finiraient jamais. Peu organisés certes, mais bien trop nombreux ! Fou avaient-ils été de les charger, au sol, à seulement quatre. Il avait espéré qu’ils profitent de la mobilité de leurs montures pour harasser leurs adversaires tout en restant hors de portée, mais les chevaux s’empêtraient dans une marée humaine.
Au loin, la charge des hommes du Lord Baratheon s’était montrée destructrice, mais aussi brève. Ils étaient maintenant acculés face à des adversaires de taille, et c’était le cas de le dire ! Lui qui avait compté gagner du temps, espérant d’eux qu’ils en réduisent la majorité en miettes sous leurs sabots, les voilà dans la même situation désespéré. Ils ne pourraient donc bénéficier d’aucune aide. L’archer et le chevalier qui les avait rejoints s’étaient montrés audacieux mais risquaient bien de partager leur sort.

Quelques traits furent décochés, vers ces hommes mieux équipés, plus dangereux, qu’il discernait sans mal et compromettaient leurs renforts. Mais bien vite le jeune Bolton fut rappelé à la réalité. Il manqua de glisser de la branche où il se tenait, l’arbre prit d’une soudaine secousse. Juste en dessous de lui, une dizaine d’hommes s’acculaient dans l’espoir de le faire descendre de son perchoir. Deux flèches de plus partirent rapidement en contrebas. Mais ça ne suffirait pas, il le savait. Ils auraient tôt fait de l’abattre, dès qu’il aurait épuisé son stock de flèches.
La panique commençait à le prendre, comme un venin insidieux. Maureen ne tiendrait pas longtemps non plus, malgré ses protecteurs. Qu’il s’était montré sot de croire que ça pourrait suffire. Et maintenant ? Même s’il en tuait des dizaines de plus, ils ne seraient pas sortis d’affaires !

Comme si ça ne suffisait pas : Le sol, sous eux, s’ébranlait.
L’adolescent manqua de glisser une nouvelle fois, se rattrapant de justesse. Son regard était rivé sur Maureen qui, sans aide, aurait fini morte ensevelie. Un cri resta bloqué dans sa gorge, et il crut ses frayeurs enfin terminées quand l’arbre bascula finalement à son tour vers les abysses. La peur lui donnant des ailes, il se glissa prestement de l’autre côté de l’arbre pour ne pas finir écrasé.

Un peu sonné, la chute fut pourtant moins rude qu'escomptée. Une jambe douloureuse, un autre bras écorché superficiellement, il s’en tirait plutôt bien même si sa tempe avait heurté l’écorce et saignait quelque peu.
Autour de lui, ce n’était plus que cacophonie de cris, de chocs métalliques, de pierres et de … Rugissements. Des rugissements de bêtes. Il tremblait à moitié quand Maureen l’aida à se relever, et maudit tout bas la faiblesse qui le prenait. Il n’était pas l’heure de céder à la peur. Le pire arrivait : Les mauvais présages de Mathilda se révélant justes.

Adrian s’était élancé, remontant l’arbre vers ses racines retournées, sans plus comprendre la logique. Il s’était retourné vivement, dégagé de l’emprise de leurs ennemis autant que des branches, la vue nette à l’horizon. La bête était là. Elle les chargeait.

« Couvrez-moi. » Lança t-il d’une voix glacée, étrangement grondante.
Il empoignait son arc, cette fois sans plus trembler. Sa prise se devait être assurée : C’était tuer ou mourir. Et il sentit quelque chose au fond de lui qui répondait à cet appel féroce, prêt à en découdre. Avec une concentration extrême, Adrian décocha flèches sur flèches en une salve meurtrière vers la tête de la bête.
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Message Dim 21 Oct 2012 - 20:12

La Bête, belle et terrible dans sa chute, refusait de renoncer. C'était une chose que Barra admirait, un instinct qui était aussi le sien. D'une certaine façon c'était elle-même qu'elle revoyait là, furie vaincue mais jamais soumise, ce jour funeste où Corwin avait lâché sur elle deux loups affamés et dressés à tuer, alors qu'elle se battait contre ses réitres avec la rage d'une possédée. Ce combat, lui aussi, était perdu pour la Bête - quelle que fût sa bravoure, les deux chasseresses ne pouvaient abandonner. Il était trop tard de toute façon pour l'épargner et la mort viendrait bientôt délivrer cette chose blessée de ses souffrances.

Alors qu'elle dansait autour de l'animal avec sa pique, évitant les coups de griffe hasardeux, cherchant une ouverture vers la gorge, Ludiwina qui avait roulé plus loin pour esquiver la charge, rappliqua avec prudence et constata avec perplexité l'incroyable ténacité de la créature. Barra en profita pour marquer une courte pause à distance respectueuse de la Bête, et reprendre son souffle.

« Increvable ? »
Elle haussa les épaules, sans quitter du regard le monstre écumant et grondant, sa fourrure souillée de sang, les plaies béantes de ses yeux. Raven l'avait-il regardée ainsi, jadis, lorsqu'elle avait rampé sur les dalles de son cachot pour ramasser sa pitance, avant d'abattre ses geôliers et d'émerger des ombres, presque nue dans ses haillons ensanglantés ? « Moins que moi, j'espère. » commenta-t-elle d'une voix sombre.

Calme et concentrée, elle inclina son corps en posture d'attaque. « Il n'y a qu'une seule façon de le savoir. Achevons-le, oui... dans les règles de l'art. » Ignorant si Ludiwina avait déjà chassé de cette manière, elle jugea bon de préciser : « Il faut qu'on l'attaque presque en même temps. Il ne peut plus s'enfuir. Si tu l'abordes par la gauche et que tu cries avant de le frapper à la tête, il parera de ton côté...alors je m'engouffrerai dans la brèche par la droite... et l’Étranger aura son dû. » C'était ainsi que procédaient les loups en meute, se rappela-t-elle. En coordonnant leur action. Barra était une solitaire mais elle avait déjà chassé en groupe et avec son père... ces choses-là ne lui étaient donc pas totalement étrangères. Mais la proie, elle, était exceptionnelle, et peut-être n'étaient-elles pas au bout de leurs surprises malgré ce plan marqué au coin du bon sens. Un coup de bâton de Ludiwina, un seul, devrait suffire à créer une occasion parfaite, dès lors que la blonde ferait assez de bruit pour attirer l'attention de l'animal aveuglé... la Bête mordrait-elle à l'appât ?

En silence, la braconnière du Bois-du-Roi glissa vers l'animal, selon un angle qui la plaçait légèrement sur la droite, pas tout à fait en face, et se tint prête à charger dans l'ouverture avec sa pique dès que sa partenaire passerait à l'action...
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Lyonel Baratheon
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L'Orage Moqueur

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♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
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♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
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♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
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Message Dim 21 Oct 2012 - 20:23

Parfois, le destin ou les dieux jouent de drôles de tours aux hommes. Et en ce matin pluvieux, les Sept devaient être d'humeur particulièrement facétieuse.

Alors que Lyonel comptait bien rejoindre ses hommes et l'affreux Rogers, le sol trembla une première fois, puis une seconde encore, et avant même qu'il ne puisse esquisser le moindre geste, lui et Dezial se virent pris dans le plus formidable des éboulements. Avec eux furent pris aussi bien des arbres que des rochers, des pans entier de murs ou des hommes. Certains furent écrasés, broyés entre deux rochers, un fanatique fini même empalé sur une épée que son porteur avait lâché dans sa chute. Et tout se joua en quelques instants. Lyonel parvint par chance – ou miracle ? - à éviter un imposant rocher qui roulait vers lui puis à abattre une Tête Noire qui tentait de l'agresser alors même qu'ils n'étaient même pas au bout de leur dégringolade !

Le temps lui avait semblé s'être étrangement distordu, et la chute lui sembla être interminable alors qu'elle ne dura que quelques instants. Quelques instants de trop, sans doute. Lyonel se releva, chassant quelques reliquats de roche et de terre et serra de nouveau son poing sur son marteau de guerre. Lui et ser Dezial avaient beau n'être pas une bonne situation, il n'allait pas pour autant abandonner ! Ce n'était pas quelques cailloux et un vulgaire trou qui allaient l'arrêter. Pourtant, la chute n'avait pas été sans heurts et, s'il n'y avait pas eu l'excitation du combat, il n'aurait sans doute pas pu ignorer totalement les blessures qu'il avait récolté dans la chute. Cependant, tout restait encore à faire. Il jeta un coup d’œil à ser Dezial qui se relevait à son tour. Autour d'eux, beaucoup de Têtes Noires avaient succombé mais d'autres se relevaient et revenaient à la charge. Et des cris bestiaux retentirent.

Une bête, puis deux, puis trois sortirent et déchirèrent chevaliers comme roturiers, sans distinction, semant un carnage sans nom au milieu de la bataille déjà chaotique. Plus rien n'avait de logique, là dedans. Et l'une d'elle se tournait vers ser Lothar qui lui aussi avait chu plus bas que terre. Déjà entouré de plusieurs adversaires, le chevalier aux crabes était dans une bien mauvaise posture. Corwin Rogers lui, tentait de retrouver l'abri de son perchoir alors qu'une autre créature se dirigeait vers lui, d'un air résolument carnassier. Mais pour l'heure ce n'était pas la bête que l'Orage Moqueur comptait affronter mais plutôt les fidèles de l'Âne qui, bien que moins nombreux qu'auparavant, étaient encore partout autour d'eux. Certains de ses hommes se relevaient, eux aussi, d'autres avaient eu moins de chance... Et la bataille repris dans le trou béant qui fut les ruines du baudet. Tout en frappant, Lyonel assura ses appuis pour ne pas glisser sur ce sol trempé, boueux et irrégulier, le rendant affreusement instable. Il fallait qu'ils en termine vite et qu'ils viennent au secours de ser Lothar. Peut être pourrait-il survivre face à trois ennemis, mais si une bête s'ajoutait au lot, il y avait peu d'espoir pour le chevalier aux crabes. Peut être qu'elle s'occuperait des trois guerriers qui l'encerclaient avant de s'en prendre à lui mais même dans ce cas il restait dans une délicate situation !


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Message Dim 21 Oct 2012 - 21:51

Alors que le Chevalier-aux-Crabes se démenait tant bien que mal pour abattre ses adversaires, ces derniers se faisaient de plus en plus oppressants. Malgré ses coups d’estoc plutôt agressifs, le Celtigar était tout de même confronté à une demi-douzaine de fanatiques enragés et virulents qui, même s’ils ne maniaient pas de façon admirable leurs armes, avaient l’avantage du nombre, ainsi qu’une volonté débordante de vider le pauvre Lothar de ses tripes. Alors que sa lame s’abattait sur l’un d’entre-eux, il para difficilement un coup qui lui laissa une profonde entaille à l’épaule. Contre-attaquant de plus belle, le Chevalier-aux-Crabes vit voleter sa lame dans un geste puissant qui…

…Qui se termina chaotiquement à cause de la brutale secousse qui parcourut le sol. Lothar et ses protagonistes furent bousculés et jetés au sol par un tremblement d’une force ahurissante. Alors qu’il tentait de se relever en grognant, ses yeux guettant la moindre explication du pourquoi-du-comment, la terre s’effondra sous lui, l’emportant dans une glissade des plus extravagantes et grotesques. A côté de lui, comme réunit sur le moment par une peur de l'inconnu commune, les malandrins criaient comme des pucelles effarouchées alors que tout ce beau monde chutait comme des sacs de patates dans les bas-fonds des ruines du Baudet.

Lothar essayait tant bien que mal de s’agripper à quelques roches que ce soit, tout en maintenant sa main fermement empoignée à son épée. Sans succès. Mais la chute ne dura que quelques instants, et un nuage de poussière et de terre les accueillit en bas. Lothar crut tousser ses tripes, avant de se ressaisir et de se relever tant bien que mal, grimaçant sous la douleur de son épaule, et de la légère commotion de sa cheville. Mais essayant de passer outre, le Chevalier-aux-Crabes releva sa lame et plissa les yeux devant la semi-obscurité latente et la poussière volatile.

Un monceau de roches, de terres et de cadavres s’apercevait ici-et-là, accentuant le lugubre de la scène. Après un regard alentour, il put discerner lord Baratheon et le malheureux ser Dezial à quelques dizaines de mètres de sa position, qui avaient subi le même sort que le Celtigar. Lothar promena son regard vers la brèche qui s’étalait à quelques mètres de hauteur, et aperçu ser Mathis et ser Andrik en suspens sur une plaque de pierre qui avait été relativement épargnée par le sinistre. Mais les deux chevaliers n’étaient pas sortis de l’auberge pour autant, car déjà des Têtes-Noires leur balancer de la caillasse sur la tronche. Grognant et pestant comme à son habitude, le ser Mathis Brune se releva tant bien que mal et après s’être assuré que le Sombrelyn était sain et sauf, il répondit à ses adversaires par un coup de pied dans un amas de roche, ponctué par un fort « Prenez-ça dans vos faces bande de pignoufs ! ». La pluie de pierres qui s’abattit sur les belligérants eut pour effet d’en tuer ou assommer une bonne partie, mais contribua fortement à rentre encore plus instable leur position, leur plaque de roche étant encore très mobile…

Alors que Lothar cherchait une solution pour intervenir, le chuintement de lames et les crissements de pas sur le gravier retentit derrière lui. Se retournant vivement, avec une agilité encore vive malgré ses quarante années, le Celtigar para une lame qui aurait pu le trancher en deux, avant de répondre par un coup de pied dans le tibia et un tranchement de la fémorale rapide. Lui faisant face, deux fanatiques fortement armés, avec des armes de bonnes factures. Mais le pire restait à venir.

Un grognement féroce. Une ombre gigantesque. Une rangée de crocs impressionnante.

    « Et merde… » souffla Lothar.

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Message Lun 22 Oct 2012 - 10:51

Chassé en groupe c'était pas trop son truc a la blonde même si des fois elle y avait été obligé, notamment lorsqu'elle devait chasser avec son oncle quand il daignait lui apprendre le métier et pas la lâcher dans la nature et puis demerde sie sich.

- Ça me va!, fit-elle en faisant le tour de la bête

Sky s'était quand a lui posté dans un arbre proche, n'attendant que les ordres de sa maîtresse. Ludiwina fit donc le tour de la bête de la façon la plus discrète qu'elle pouvait. La bestiole ne la suivait pas des yeux. Il fallait dire qu'elle fit le tour par l'arrière alors a moins que ce truc ait eu des yeux dans le dos...Quoi que, ce serait bien le genre de la bête. Prudence.

Elle se plaça a l'endroit indiqué par la brune et se mit en position d'attaque. Un coup d'œil vers la brune et juste le temps de regarder son oiseau et elle attaqua. Un éclair zébra le ciel comme si l'action qui se déroulait dans ce petit bout de forêt devait être aperçu par tous.

Deux femmes face a une bête monstrueuse, on dirait le remake raté d'un conte pour enfant. Sauf que là il n'y avait pas de prince, pas de princesse en danger. Juste la bestiole du conte et deux chasseuses qui voulaient l'ajouter a leur tableau de chasse. Quoi que cela serait un bon terreau pour un conte pour enfant. Les Deux chasseuses et la Bête. Mais là n'était pas le sujet, retournons a nos bestioles génétiquement modifiées.

- Je suis ton adversaire saleté! Alors regarde moi! , fit la blonde chasseuse en criant

Le bâton atteignit la bestiole au niveau de la tête, là où trônait anciennement le diadème fait de Mille et un œil. Et la diversion marcha manifestement aussi puisque le truc se tourna vers elle, montrant les dents...Crocs...Mini-couteau superbement bien aiguisé...Bref elle montra ce qu'elle avait dans la mâchoire et Ludiwina comprit mieux comment elle avait pu réussir a arracher les bois du cerf. Ce qui permit a Barra de passer a l'attaque.

Elle se recula le plus vite qu'elle le pouvait, mettant une distance de sécurité entre elle et la bestiole agonisante. Elle finit par se rapprocher de la bestiole et de Barra, le bâton toujours bien maintenue dans ses mains et prêt a servir. Si jamais la bête faisait mine de faire quoi que ce soit, elle n'aurait qu'a lui asséner un coup sur la plaie déjà ouverte par la pique de Barra. Elle adressa un petit sourire en coin a l'autre chasseuse.

- On fait une bonne équipe je trouve, fit la blonde à la brune
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Lady Coeurdepierre
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Message Lun 22 Oct 2012 - 16:10

Final ~ Suite


     La vie est malheureusement faite de choix douloureux. Une fois remise de la chute et de l'étreinte végétale avec les ramifications et les branchages de l'arbre, Maureen ne tarda guère à découvrir un adversaire bien plus dangereux que les autres : un monstre très large, très haut, et difficile à définir sous le manteau de pluie qui lui couvrait la fourrure. Ayant dégainé son épée, elle ordonna à son archer de cousin de viser les yeux, espérant ainsi gagner du temps et permettre à ceux qui lutteraient contre la créature féroce de profiter de cet avantage tactique. La chute ébranla quelque peu les sens et le moral d'Adrian mais ce dernier sut se reprendre promptement et à l'injonction de sa cousine, il se hissa sur les racines pointées vers le ciel de l'arbre renversé, exigea une couverture et entreprit de cribler de flèches le monstre qui chargeait dans leur direction. Les premières flèches glissèrent sur les flancs de la bête mais l'une d'elle se ficha dans l'oreille de celle-ci, ce qui lui arracha un grognement haineux et l'obligea à interrompre sa course. Aussi féroce qu'inconstante, la créature s'arrêta et faucha au passage ses adorateurs qui, à ses côtés, croyaient être en sécurité et prochainement vainqueurs... c'est qu'ils oubliaient que la sauvagerie de la bête ne connaissait aucune limite et qu'elle n'avait aucun ami parmi les Têtes noires ! Une autre flèche se ficha dans son épaule et elle tourna les talons vers les Bolton, mais ceux-ci déjà, sans doute, avait choisi leur prochain mouvement.[LcdP : Vu les aptitudes d'Adrian, la diversion a fonctionné, et vous laisse donc l'initiative.]

     Nulles ténèbres pour le cœur valeureux et pourtant, Corwin crut bien sa dernière venue. Son épée perdue, il lui semblait bien qu'il finirait ses jours avalés dans la gorge des enfers, mais il sut malgré la pluie et l'éboulement s'agripper à point nommé à une portion de sol qui ne cédait pas à la panique. Il ne put y grimper cependant, ce qui le plaçait dans une situation précaire et délicate, d'autant plus que la présence de nouveaux ennemis annoncés à grands cris n'avait rien pour le rassurer... d'autant qu'il fut bientôt suspendu dans le vide, avec sous lui un monstre qui attendait que le fruit mûr tombe de l'arbre. La bête en effet, par maints gestes violents, tentaient de l'arracher à ses prises mais elle n'y parvint pas et Corwin, au prix d'un effort considérable qui lui laisserait quelques courbatures pénibles, put bientôt la contempler de haut, persuadé à raison qu'elle trouverait sous peu moyen de le rejoindre afin de mieux le broyer sous ses dents affamées. Mais si la bête était vorace, elle était plus féroce encore et alors que le chevalier se saisissait de l'épée qu'un cadavre serrait encore dans sa main, elle allait droit au but sans vraiment réfléchir et sauter de toute sa détente pour tenter d'atteindre cette terre ferme où Corwin posait le pied sans craindre autre chose que la pluie dense et folichonne. Du fait de la présence de la Bête, personne n'osait trop approcher, et le tableau avait quelque chose d'épique ! Moins épique en revanche fut le dernier mouvement de la bête qui emporta sur elle un nouvel éboulement qui la coinça sous une quantité de gravats divers et boueux... de quoi laisser à Corwin le temps d'agir avant que son adversaire colossal ne puisse sauter à nouveau et, cette fois, l'atteindre à coup sûr maintenant que la voie était dégagée ! [LcdP : Des points sagement dépensés en athlétisme !]

     Alysane, Lotho et Saathis avait réussi à trouver un accord pacifique et en dépit de toute leur bonne volonté, les ennuis les rattrapaient et, pire encore, les menaçaient de très près ! Ils étaient tous trois en danger, tout comme l'était d'une certaine manière la pauvre créature qui remuait péniblement, toujours quelque peu sonnée, et qui n'avait aucune envie de finir entre les mains de ces bandits venus spécifiquement pour elle. Alysane évita sans trop de peine le bolas jeté contre elle par un adversaire costaud et roux, au prix d'un saut de côté qui démontra qu'elle ne manquait pas d'agilité. Ayant brillamment esquivé ce premier piège, elle se releva en toute hâte et se jeta immédiatement contre le ventre de son agresseur et si le choc fut rude pour elle, car plusieurs couches de protection couvraient l'estomac de l'homme, il n'en demeura pas moins brutal pour ce dernier qui, lui-même élancé à toute vitesse, bascula alors en arrière et tomba sur le dos, Alysane, entraînée par le mouvement, à califourchon sur lui. Ainsi positionnée, elle put sans problème asséner un coup du manche de sa hache qui vint percuter la mâchoire de son adversaire d'où jaillirent quelques dents jaunâtres mais ce dernier, pétri par la douleur, roula brusquement pour s'éloigner tout en restant au sol, obligeant Alysane à quitter sa place. Il tentait de se relever et déjà Alysane devait choisir son prochain mouvement. Quant à Lotho, fidèle à sa réputation, il n'eut aucun mal à esquiver la hache lancée contre lui, ce qui suscita la colère et la rage de l'armoire blonde. Et la bravade provocatrice du danseur d'eau acheva d'agacer le faux Lannister qui fulminait avec plus de transports qu'un taureau furibond ! Il se décida et engagea avec lui le combat par une charge puissante et sonore comme il criait avec l'espoir de couvrir le bruit de l'orage. Au bout de son bras droit, un fléau de guerre s'apprêtait à faucher Lotho par la droite. Ce dernier était assez agile pour pouvoir esquiver le coup... pourvu qu'il choisisse bien la parade, car un seul faux pas, même de côté, l'exposait à la morsure violente et mortelle de l'arme de son adversaire. Quant à Saathis, ce dernier combattait les deux autres mercenaires et se débrouillait sans trop de peine : l'allonge de son bâton et la grande maîtrise qu'il avait de ce dernier lui assurait pour un temps au moins la prépondérance dans la lutte... même s'il ne faisait aucun doute que cela ne durerait point et que le secours d'Alysane, de Lotho ou même de la créature serait bientôt nécessaire.

     Plus loin dans la forêt, sous une pluie qui ne cessait guère, la créature que combattaient Barra et Ludiwina faiblissait. Les coups portées par les deux chasseuses l'avaient considérablement diminué et les interrogations des deux demoiselles trouveraient bientôt leurs réponses : la Bête n'avait rien d'un être immortel. La manœuvre combinée des deux chasseuses fonctionna à merveille et la créature, déjà très affaiblie par ses blessures, succomba promptement. Elle ne mourut point sur le coup toutefois, et quelques longues minutes furent nécessaires aux deux chasseuses pour confirmer cette situation à cause de la pluie, du vent et de l'orage qui grondait encore et qui semblait point prêt de s'achever. La chasse semblait donc finie pour Barra et Ludiwina qui n'avait plus qu'à prendre les dernières décisions qui s'imposaient : que faire du cadavre ? La question était cruciale, d'autant qu'il ne fallait point traîner : qui pouvait deviner quels mystères et quels dangers sommeillaient encore dans la forêt ?

     S'ils furent d'abord surpris par l'irruption de Loras et de Mycah dans leur sanctuaire, les derniers gardes qui contrôlaient l'environ des enclos s'agitèrent dès que le dornien mentionna les non-croyants et la sécurité du trésor. Ils ne réfléchirent pas plus d'un instant avant d'accorder leur confiance à ces nouveaux-venus, mais un sursaut d'effroi les résolut malgré tout à se méfier de ces inconnus qui venaient avec des directives inhabituellement extraordinaire. Des chuchotements se firent entendre parmi les quelques gardes présents qui désespéraient d'avoir reçu l'ordre de demeurer ici pendant que leurs frères se battaient ailleurs. L'un d'eux exprima ce que tous avaient à l'esprit :  « Et qu'est-ce qui nous prouve que tu ne veux pas te barrer avec le trésor que nous a laissé l'Âne hein ? Ces merveilles doivent rester ici et nous les défendrons mieux dans ce bastion que dans les couloirs qu'un crétin a fait s'effondrer ! » Un murmure d'approbation accueillit cette remarque. Il faudrait à Mycah plus qu'une simple injonction pour convaincre ces hommes. Quant au trésor, où était-il ? Dans le plus gros des enclos, il pouvait voir en effet un énorme coffre sans ornement ni fioriture. Nul doute que le dornien devait être impatient de l'ouvrir et d'en dérober le contenu !

     La manœuvre de Mathis Brune eut l'effet escompté, mais ser Andrik et lui devaient faire vite et choisir : sauter ou se laisser choir pour affronter leurs adversaires en contrebas. Tout autour, la bataille prenait des allures de sinistre fin du monde, et il ne manquait plus que l'apparition d'un dragon pour donner au tableau ses droits d'entrée dans la légende ! Des entrailles de la terre s'élevèrent alors un cri qui en fit frissonner plus d'un, pour saluer l'entrée dans la danse des trois monstres, et bientôt ce sont toutes les Têtes noires encore vivantes ou conscientes qui s'écrièrent : « Pour l'Âne » ! Galvanisé par ce geste unanime et vengeur, les adversaires des malheureux chevaliers pris dans le traquenard redoublèrent de vigueur et de force tandis que les combats doublaient d'intensité. Mais les monstres étaient hors de contrôle ! Ils fauchèrent tout sur le passage et Lothar fut bientôt seul face à l'ennemi le plus terrible qu'il avait combattu jusqu'alors... que n'avait-il avec lui Fend-les-Eaux ! Mais s'il était assez courageux et fort, son épée suffirait... et l'aide opportune de ses alliés. De plus, ser Corwin Rogers faisait lui-même face à un monstre du même accabit et vaincrait peut-être, alors le chevalier de Pince-Isle ne pouvait pas faire autrement qu'aussi bien ! Il en allait de son honneur, de sa réputation et plus encore c'était une question d'amour-propre ! Ce feu nouveau brûlait en lui écartant de ses membres toute sensation de fatigue ou de douleur. Quel que soit le choix qu'il ferait, qu'il décide d'esquiver ou d'attaquer le premier la Bête, son premier coup réussirait et si ses mots semblaient trahir un vain désespoir, il n'en était rien : s'engageait pour lui une lutte acharnée dont l'issue lui assurait une place au panthéon des grands héros ! D'autant que bientôt viendraient peut-être à son secours l'Orage Moqueur et le Miraculé qui luttaient superbement contre des adversaires supérieurs en nombre et fortifiés par une foi aveugle en leur prochaine victoire. Tout semblait perdu pour les acteurs de ce théâtre macabre et sépulcral. Lothar, seul face à la Bête, comme ser Artys qui s'en alla seul pour abattre le Roi Griffon... Lyonel et Dezial qui, côte à côte, se battait comme leurs ancêtres peut-être le firent lors de la grande bataille de l'Aube... Corwin debout face à la gueule de l'enfer qu'il fallait désormais refermer en pourfendant l'horrible monstre... et ser Andrik enfin, dont le choix serait déterminant pour lui et pour la suite de la bataille, et qui savait pouvoir compter sur Mathis Brune, ce compagnon aussi inespéré qu'inattendu. Tout semblait perdu d'avance, et pourtant...

     Qu'entendirent-ils, sous le bourdonnement de la pluie et sous le tonnerre de l'orage ? N'était-ce point le doux chant d'un cor de guerre que Lyonel put, au prix d'un effort particulier, reconnaître comme étant celui de son fidèle vassal Hastif, auquel s'ajoutèrent bientôt les mélodies d'autres cors qui annonçaient l'approche rapide des renforts ? Alors que tout semblait fini pour les valeureux chevaliers pris au piège d'une lutte inégale, tous leurs espoirs purent s'élever dans le ciel pour joindre leur voix à l'hymne à la bravoure qui se jouait dans les bois. Tremblez, Têtes noires !

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !

NB ter : Toutes les personnes présentes dans les ruines du Baudet peuvent entendre le son faible de plusieurs cors de guerre qui annoncent l'arrivée prochaine des renforts. Tenez bon !

FIN ANNONCEE : Samedi 28 octobre - Désormais, les interventions de lady Coeurdepierre seront journalières et n'attendront plus qu'un maximum de participants ait posté. Wink
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Alysane Mormont
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Message Lun 22 Oct 2012 - 17:13

     Au moins les mois passés sur les routes n'avaient pas atténué l'agilité d'Alysane qui fut plutôt heureuse de voir les choses tourner comme elle l'espérait. Éviter le bolas avait été une bonne manière de prendre le dessus et il lui suffit alors de retourner la force du roux contre lui-même. Le choc contre l'armure fut plus rude qu'elle ne le pensait et l'espace d'une seconde, la Nordienne manqua de ne pas comprendre ce qui lui arrivait. Apparemment l'assaillant ne désirait pas chuter tout seul, car il entraîna la Mormont avec lui et elle réussit à se positionner de manière à pouvoir user de son arme comme d'un assommoir. Ce n'était pas la première fois qu'elle frappait un homme et le choc fut donc celui qu'elle attendait, bien que les quelques dents qui volèrent furent une surprise inattendue. Que l'on ne vienne pas lui dire qu'une femme ne pouvait pas frapper comme un homme, sans quoi elle se ferait un plaisir de montrer que c'était bel et bien le cas ! Le malheureux n'appréciait apparemment pas la tournure que prenait leur combat et il roula sur le côté avec une brusquerie qui renversa la jeune femme.

     Le sol était trempé et il ne tarderait certainement pas à être gorgé d'eau, autant tourner cela à son avantage ! La Nordienne se laissa tomber sur le flanc et usa de sa jambe libre pour envoyer un violent coup de pied en direction des jambes de l'homme. Le but était bien évidemment de le faire tomber en espérant que le choc à la tête puisse l'étourdir suffisamment fort pour qu'il se retrouve à nouveau à embrasser l'herbe de la clairière ! En espérant que sa tentative fonctionne, il ne lui resterait qu'à lui expédier un nouveau coup de pied en plein visage et peut-être même de lui faire voler quelques nouvelles dents, voir même briser le nez. Elle avait entendu dire qu'une douleur trop violente pouvait des fois faire s'évanouir certaines personnes, il ne restait qu'à espérer que les Anciens Dieux soient de son côté !

     De là où elle était, fort occupée qui plus est, Alysane ignorait comment ses deux compagnons s'en sortaient, elle espérait seulement que le vieil homme ne soit pas trop en danger. De ce qu'elle avait cru voir avant que le roux ne lui saute dessus, Lotho avait récolté un grand homme en armure, mais qui n'était certainement pas un danger insurmontable pour un homme qui semblait savoir se battre. Elle s'inquiétait davantage pour le vieil homme qui, malgré sa démonstration précédente, restait le moins endurant des trois en raison de son âge avancé. Si ses calculs étaient exacts, il devait avoir hérité des deux derniers assaillants et il lui faudrait donc rapidement un peu d'aide. Il était hors de question de laisser tomber cette pauvre bête, désormais sa place était au-delà du Mur !

-----------------------------

MDJ : Est-ce qu'Alysane réussi à faire tomber son adversaire ? Si oui est-ce qu'elle peut le frapper au visage et ensuite rejoindre Saathis, ou est-ce qu'elle doit encore poursuivre son combat ?


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Lun 22 Oct 2012 - 17:26

Même parmi les paysans les moins instruits de Westeros, ceux qui passaient leur vie à récolter des champs sans même se demander pourquoi ils le faisaient ou qui encore trouvaient un sens à leur vie dans les profondes idées d'un âne, il y en avait toujours hélas au moins un capable d'un peu de réflexion.
La preuve en était là, il suffit d'un seul chuchotement, pour que tout le petit groupe se pose quelques questions dérangeantes. Dérangeantes, d'autant plus qu'il ne s'agissait pas là des premiers venus. Couverts d'acier, armés de lames plutôt bien affûtées, ils n'auraient fait qu'une bouchée des deux intrus si un doute plus important avait été soulevé. Restait donc la parole, la simple parole pour enfin atteindre ce coffre qui semblait les appeler d'un voix rocailleuse, comme un appel au vol qui les narguait derrière ses barreaux.

Ses soupçons balayés et son courage -ou cupidité tout est question de point de vue - remonté à bloc par la vision idyllique d'un tas de pièce d'or si important que même à deux ils ne pourraient pas le porter, le dornien fut le premier à reprendre la parole. Convaincre il savait le faire et en toute situation, restait à le prouver. Lentement il s'approcha de la grande cage et entrelaça ses doigts autour de l'acier noirci. Bien sur la réaction ne se fit pas attendre et déjà le sifflement des lames se fit entendre. A son tour Mycah leva une main au ciel dans un geste de paix et prit la parole comme un homme de discours comme le leader dont il croyait avoir la carrure.


N'entendez vous pas les bruits de nos frères et compagnons qui tombent sous les épées des impies. L’âne nous dit de combattre et j'y serais de moi même si comme nous vous le disions il n'avait pas ordonner la mise en sécurité de ses trésors. Bien sûr que notre forteresse les protégera, mais ici dans cet antre et sans nos bêtes, leurs premiers protecteurs. Qui empêchera les non croyants de venir ? Vous devriez faire comme elles, vous qui êtes si bien paré pour la bataille, vous à qui êtes aussi les gardiens. Rejoignez les autres et protégez notre sanctuaire dès le premier rang.

De notre coté laissez l'un d'entre vous venir avec nous si cela peut vous rassurer, nous enfoncerons ces merveilles dans nos labyrinthe et seul nous. Nous les méritants et les fervents connaîtrons sa cache afin que seul un digne de confiance puisse un jour, si ce n'est pas nous et si le pire arrive, les récupérer et redonner à l’Âne tout sa splendeur.


Le silence retomba et Mycah sentait une légère boule monter le long de sa gorge. C'était d'autant plus énervant qu'il savait ne pas forcément parler au public le plus réceptif à ce genre de discours et surtout qu'il ne comprenait pas la moitié des mots qu'il avait prononcé, l'erreur guettait et la mort avec elle. Mais bon, là ou le maître avait sut galvaniser les foules pourquoi pas lui et ce coffre valait sûrement ce risque, enfin il l’espérait. De plus Loras prit par l'engouement et les idées de son ami. Se lança dans un cris de guerre résonnant et perturbant, sa propre épée lever vers le ciel.

POUR L'ANE ! Vos épées affûtées trancheront leurs rangs et soutiendront les fourches de nos compagnons !
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Message Lun 22 Oct 2012 - 17:48

De la brèche béante qui surplombait les combattants, ruisselait un mélange d’eau, de boue et de roches, qui offrait un spectacle des plus chaotiques. Si l’on ajoutait à cela l’amas de cadavres qui s’étalait dans les bas-fonds crasseux des ruines, les filets de sang qui s’écoulaient paisiblement en se mêlant à l’eau et des bêtes semblant tout droit sorti des Sept Enfers, vous aurez face à vous le tableau apocalyptique auquel étaient confrontés les chevaliers.

Alors que l’Orage Moqueur et le Miraculé faisaient face à des ennemis encore nombreux, les bêtes se déchaînèrent. Les deux adversaires qui faisaient face à Lothar furent tout simplement projetés contre la roche sombre, et dévorés vivants sous les yeux horrifiés du Chevalier-aux-Crabes. Malgré sa formidable expérience du monde et des créatures le peuplant, le Celtigar n’avait jamais eu à faire face à ce genre d’horreur de la nature. Alors qu’elle plongeait ses formidables crocs dans la chair de l’un des malandrins, Lothar pu la détailler à foison : un poil sombre ; un corps musculeux, auquel s’ajoutait une armure de bric-et-de-broc, qui semblait étonnamment solide et contribuait à renforcer le côté terrifiant de la créature ; et enfin une rangée de crocs impressionnante, rehaussée par des yeux pâles aux reflets irisées, témoin de leur vie souterraine, et qui semblait flamboyer de rage.

Crispant ses mains sur sa lame, le chevalier de Pince-Isle ravala sa peur latente et fit face à la Bête. Cette dernière venait de retourner sa gueule monstrueuse vers le Crabe : des restes de chairs dégoulinant de sang s’y perchaient encore, rendant le face-à-face encore plus terrible. Mais Lothar ne montra aucuns signes de peur, ni de faiblesse, et comme si son corps était en accord avec lui, ses douleurs à la cheville et à l’épaule s’estompèrent. Comme porté par ce soudain élan de puissance, cette poussée d’adrénaline qui coulait en ses veines, le Chevalier-aux-Crabes tendit ses muscles, prêt à frapper. Il sentait au fond de lui qu’il devait prendre l’initiative et attaquer la Bête en ce moment précis, alors qu’elle ingérait encore ces derniers morceaux de bidoches fraîches.

D’un coup d’œil, il repéra les points faibles de la carapace de la bestiole, qui se trouvaient au niveau des jointures. Mais celui qui capta son regard fut la fine faille au niveau du cou. Un bon coup bien placé pouvait entamer une bonne partie de la chair de la créature, et lui faire assez de dégâts pour l’affaiblir… Ou la rendre encore plus en rogne. Sentant son temps compter, Lothar leva doucement sa lame. Puis d’un mouvement souple, presque félin, le Chevalier-aux-Crabes s’élança en avant et fendit l’air d’un geste puissant avec sa lame de guerre de Qohor. Son coup eut pour effet de…

Mais revenons à notre cher ami Mathis Brune qui s’égosillait de la réussite de sa manœuvre précédente. Après un vulgaire crachat sur les dépouilles des brigands qu’il venait d’aplatir comme des crêpes, le chevalier de la presqu’île de Claquepince se retourna vers son compère Sombrelyn qui s’était à présent relevé. Voyant leur situation empirer sur leur dalle mouvante, leur meilleure chance semblait de sauter sur le rebord du précipice, à quelques pieds de leur position. S’ils s’y prenaient bien, ils avaient des chances de l'atteindre et de prêter main forte à un Corwin mal barré. Le Brune se retourna vers Andrik.

    « L’ami, il va nous falloir sauter de cette foutue rocaille si l’on n’veut pas s’écraser dans ces satanées galeries ! » Mathis jeta un œil sur la bordure la plus proche. « Nous d’vons nous élancer en même temps et choper c'te rebord ! Vous êtes prêt ? »

Le Destin avait toutes les cartes en main…
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Corwin Rogers
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Message Lun 22 Oct 2012 - 18:19

Maintenant posté sur le sol stable mais boueux, Corwin pouvait contempler la bête qui cherchait à l'atteindre plus bas. L'avantage, c'est que personne n'osait s'en prendre à lui, car il semblait évident à tous qu'il avait été choisi comme victime désignée de la créature. Cette dernière, sans chercher apparemment à réfléchir, se ramassa sur elle-même pour bondir et tenter d'atteindre le chevalier. Elle manqua son coup, la paroi glissante se dérobant sous ses pattes. Mais nul doute qu'elle recommencerait jusqu'à y arriver.
Corwin sentait du feu se mettre à courir dans ses veines en même temps que l'adrénaline montait. Il avait combattu, traqué et abattu nombre de bêtes terribles, et celle-ci était un défi supplémentaire. Il n'oubliait par ailleurs pas la récompense rondelette promise pour la créature, morte ou vive. Le fait qu'elles soient trois ne changeait sans doute rien à l'affaire. Ses doigts gantés relâchèrent leur prise sur la garde de l'épée trouvée pour mieux la raffermir ensuite, et le chevalier d'Amberly banda ses muscles, prêt à combattre. Sans arc ni bouclier, ce serait sans doute une lutte inégale, mais il savait que la bête le rejoindrait sous peu.

Par un coup de chance, le prochain bond de la créature échoua à nouveau, en emportant cette fois avec elle un petit éboulement de terre et de gravats qui l'ensevelit partiellement. C'était une ouverture inestimable pour tenter de la terrasser, mais c'était aussi une belle prise de risques... Le chevalier aux licornes évalua du regard la distance qu'il devait parcourir pour l'atteindre. S'il se laissait glisser en se retenant à la paroi, il parviendrait sans doute plus bas vite et sans dommages... Mais c'était s'exposer et prendre le risque d'être tué, surtout après les efforts qu'il avait déployés pour se mettre hors d'atteinte ! Toutefois, son instinct lui disait que c'était maintenant ou jamais. Si la bête se relevait, elle parviendrait cette fois jusqu'à lui, et la situation serait alors beaucoup plus délicate... Il pouvait profiter de cet avantage temporaire ou bien attendre la mort. Et le risque qu'il prenait en descendant n'était finalement pas pire que de rester là.

Ces considérations qui semblaient avoir duré une éternité n'étaient en réalité que l'affaire d'un instant. Sans plus hésiter, Corwin s'avança vers le bord, s'y accroupissant avant de se laisser basculer dans le vide, sa main libre le retenant au rebord tandis que l'autre serrait fermement son épée d'emprunt. L'éboulement avait légèrement incliné la paroi, ce qui lui permit de glisser assez facilement jusqu'en bas, où le monstre tentait de se dégager de sous les éboulis avec force mouvements furieux. Il devait à présent agir vite et trouver où la frapper efficacement pour l'abattre. Sa masse de poils et de muscles risquait fort d'être une sorte d'armure naturelle, et cela ne permettrait pas un résultat rapide. Cependant, il y avait un endroit ou deux, accessibles facilement, mais peu aisés à atteindre, qui foudroieraient la bête d'une mort instantanée s'il réussissait son coup. Viser les yeux pour atteindre la cervelle, ou enfoncer son épée dans la gueule de la créature pour transpercer le palais puis le cerveau, voilà qui étaient deux moyens efficaces. Toutefois, le monstre gigotait trop pour que les yeux puissent être facilement atteints. En revanche, elle ouvrait grand la gueule dans la direction du chevalier en espérant le happer pendant qu'elle tentait de se dégager...

Alors qu'il entendait au loin les cors des renforts retentir, Corwin fit son choix, qu'il savait périlleux. Au moment où la bête tournait vers lui une gueule béante et hérissée de dents pointues, il y plongea son épée afin de l'empaler depuis le palais jusqu'à la cervelle...


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Message Lun 22 Oct 2012 - 19:15

Cette bataille était complètement folle, de nombreux hommes sortaient de nulle part, tous équipés, même pauvrement. Mais d'où sortent-ils bordel ? Où ont-ils bien pu dégoter tout leur équipement ? Voici deux questions qui se répétaient sans cesses dans l'esprit de Dezial, qui combattait vaillamment pour sa survie. Malheureusement, trop de questions étaient souvent cause de distraction, si bien que quelques coups bien ajustés risquèrent de très près de toucher le chevalier. Mais, la chance était avec lui, comme bien des fois. Malgré tout, une certaine peur semblait monter en lui, celle de ne jamais revoir Castel-Fol, de ne peut-être pas survivre à ce massacre. Ils étaient en sous-nombre flagrant, et, il y aurait de nombreuses pertes. C'est en voyant le grand héros qui se battait à ses côtés que le Fou retrouvait l'espoir, et le courage d'aller de l'avant. Après tout, il avait déjà vécu une Bataille bien pire, bien plus sanglante, bien plus horrible. Il n'était pas le miraculé pour rien ! Il survivrait ! C'est donc avec cet esprit, que l'ambidextre retrouva toute sa hargne.

Malheureusement pour lui, celle-ci arriva en même temps qu'un événement des plus singuliers. Un bruit étrange se fit entendre, suivit de quelques cris, et de nouveaux des bruits semblable au tonnerre … Mais, un tonnerre venant du sol … Autour des deux chevaliers, le sol sembla vouloir échapper à cette bataille, laissant des crevasses ça et là. Et, par une suite d’événements aléatoires, un trou se forma sous les pieds du Miraculé et de l'Orage Moqueur. A vrai dire, Dezial avait toujours été chanceux avec l'aléatoire, cela se confirmait à nouveau. Pour couronner le tout, en plus de se faire aspirer, les deux combattants, ainsi que de nombreux fanatiques furent pris dans une sorte de tourbillon de gravats, de roche, de terres, d'arbustes, de fanatiques, et de plein d'autres trucs que le Follard n'eut pas le temps de vraiment détailler. En effet, les ennemis, démontraient leur folie, car, aspirés par ce phénomène étrange, la crainte, la peur, ou je ne sais quoi encore semblait ne pas avoir d'emprise sur eux, en effet, ces … Tarés essayaient encore de combattre leurs ennemis happés par la chose. De fait, l'héritier de Castel-Fol dut se défendre du mieux qu'il pouvait contre ses assauts étranges, venants d'azimuts impossible normalement. Fort heureusement, la demeure familiale des Fous, disposait d'un très bon maître d'armes, si bien que, le chevalier se sortit indemne de cet étrange événement.

Mais, la situation ne semblait pas s'arranger, bien au contraire. A peine eurent-ils touchés le sol, que d'immondes … Cris, si l'on peut appeler ça comme ça se firent entendre, et hideuses bêtes arrivèrent. Non loin d'eux, le chevalier aux crabes se retrouva face à l'une d'elle, tandis que plus haut, ser Corwin était lui aussi aux prises avec une de ces créatures. Malgré sa situation catastrophique, entourés d'homme d'armes, Dezial ne pensa qu'à une seule chose : aider. Il se retourna alors vers l'Orage Moqueur, et sans s'en rendre compte lui donna un ordre.

« Messire ! Allez aider Ser Corwin, je me dirigerai vers Ser Lothar ! »


Ainsi, avec ses deux lames s'annonça une danse mortuaire pour aller aider celui à qui il devait son surnom. Des mouvements lestes, agiles, nullement gêné par l'armure, rapide, précis, qui n'avaient que pour unique but de faire tomber ses adversaires. Mais au loin, une bonne nouvelle se fit entendre, des cors, ceux de lord Hastif, annonçant l'arrivée de renforts. Dezial sourit, lui donnant ainsi courage pour se faufiler jusqu'au Celtigar.


Dernière édition par Dezial Follard le Lun 22 Oct 2012 - 19:32, édité 1 fois
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Message Lun 22 Oct 2012 - 19:31

Le geste devait être parfait, et il le fut. La pique aiguisée s'enfonça dans la gorge de la créature alors que les éclairs pleuvaient sur le Bois-du-Roi, et un fluide sombre dégoutta le long de la hampe. D'un geste sec, Barra retira son arme et se campa devant la Bête vaincue alors que Ludiwina revenait à ses côtés. La pluie ruisselant des frondaisons les lavait du sang de l'animal qui maintenant gisait sans plus un bruit. Le monstre avait mené sa dernière chasse et les deux femmes contemplaient leur adversaire terrassé avec un mélange de soulagement, de fatigue et d'appréhension. Car la Bête n'était pas seule, et à tout moment une créature plus terrible encore pouvait surgir. C'était un matin de conte, un conte ténébreux tel qu'on en récite au coin du feu dans les campagnes reculées des Terres de l'Orage, quand le ciel et la mer se déchaînent, quand les navires de pêcheurs sombrent au large et que la foudre frappe le voyageur égaré. Et la fin n'en était pas encore dite.

« Ouais, une sacrée bonne équipe » admit Barra. « Mais j'crierai pas victoire avant d'avoir taillé la route. On en a p'têt' pas fini... Bon sang, c'te chose est pas sortie du trou du cul de l'enfer, elle doit bien avoir quelques semblables dans le coin ! Et j'ai pas spécialement envie de m'taper le reste de la portée au détour d'un buisson. J'propose qu'on ramasse un ou deux souvenirs et qu'on s'caparate jusqu'au camp d'Hastif pour voir la couleur de son or. »

Elle rangea sa pique dans son dos et dégaina son couteau de chasse. Vite et bien, elle trancha une patte et la jeta dans sa gibecière en guise de preuve de leur exploit. Puis, songeant aux demandes toujours étranges de son contact Aaron, elle récupéra quelques autres échantillons : un morceau du cœur, un croc, une fiole de sang, quelques poils.

« Ne traînons pas par ici. J'ai hâte de m'sécher l'paletot et d'casser une graine par-dessus le marché. On touche la prime, on se requinque et après ça, je dégage. Au fait, ça t'embête si je dis qu'on trime toutes les deux pour un noble ? J'suis pas vraiment là sur commande et j'voudrais pas qu'on m'prenne pour une hors-la-loi, tu vois... ces cons-là s'raient fichus d'nous accuser de braconnage si on montre pas patte blanche, alors autant dire qu'on a un commanditaire. Et vaut mieux qu'ça soit l'même parce que deux nanas dans not'genre qui s'tombent dessus par hasard, j'suis pas sûre qu'ils avalent le morceau. »

Elle avait répété sa petite histoire sur le Mallery en venant ici. Elle n'était pas grande menteuse mais elle avait assez ressassé son discours en chemin pour arriver à le débiter sans cafouiller. « Ah, et euh... ça t'ennuie si on échange nos armes provisoirement ? Paraît qu'on cherche une certaine Piqueuse dans la région et, hum, je lui ressemble pas mal à c'qu'il paraît, ça m'embêterait qu'on nous passe la corde au cou sur un malentendu.» Elle eut un sourire entendu, ne prenant pas la donzelle pour une cruche. « Aussi, si tu pouvais éviter de m'appeler par mon nom devant témoins, ça m'arrangerait... mettons que j'm'appelle Tally à partir d'maint'nant. » Elle n'avait pas peur de se confier à Ludiwina car si celle-ci se risquait à la dénoncer, tout le monde la prendrait elle aussi pour une braconnière et elles finiraient ensemble au gibet.


Dernière édition par Barra la Piqueuse le Lun 22 Oct 2012 - 20:11, édité 1 fois
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Message Lun 22 Oct 2012 - 19:50

Adrian déglutit avec peine.
La bête, dans un élan de rage, venait de balayer tous ceux qui l’entouraient avec une telle facilité. Comment Maureen et les autres pourraient tenir face à telle force et vivacité ? Elle n’avait cure de ses flèches, qui pour une majorité, même si elles atteignaient leur cible, ne faisait que rebondir sur ce pelage noir et dru. L’adolescent commençait à être démoralisé, doutant de ses capacités, quand il parvint presque à atteindre son objectif, non une mais deux fois. Par tous les Dieux ! Il aurait eu plus de facilité à ficher un serpent au sol en pleine course, il en jurerait.

Ses yeux croisèrent ceux de l’animal enragé, l’espace d’un instant, alors qu’elle se retournait vers eux, agacée par les tirs. Sa mâchoire se crispa mais il ne se permit pas de céder à la panique, ajustant son tir. Il ne pouvait faillir ! Maintenant que sa course était stoppée, l’instant propice se dégageait enfin.

« Maureen ! C’est le moment ou jamais ! »

Il aurait espéré aveugler la bête, lui fournir une meilleure ouverture, mais la situation se révélait bien plus délicate qu’escomptée. Il entendait encore distinctement les combats, non loin de lui, même si la noire leur avait finalement bien rendue service en déchiquetant une partie de leurs adversaires et faisant le vide autour d’eux. Mais là, légèrement plus en hauteur, parfaitement immobile alors qu’il tachait de viser au mieux, il était réellement vulnérable. Son maître d'armes, lui, eut l'idée fabuleuse de laisser son carquois à disposition aux pieds de l'Héritier, prouvant ainsi sans un mot qu'il comptait sur lui pour les couvrir. Le voilà ensuite parti, à toute vitesse et l'épée au clair, sur le flanc droit de l'animal, criant vers Jack : « Prends la gauche ! » Il sentit une peur nouvelle l’envahir, alors qu’il craignait que, tout trois avec Maureen, finissent balayer avec la même facilité que ces fanatiques.

« Mortimer, reste ! Tu dois me couvrir ! »
La bête était vive, bien plus que le vieil épéiste. Adrian espérait avoir fait le bon choix… Non, il devait avoir fait le bon, sinon c’en était fini d’eux. La marge de manœuvre était trop faible pour qu’elle laisse place à la moindre erreur. Et si Mortimer ne restait pas à ses côtés, les dernières poches de fanatiques autour d’eux auraient tôt fait de le happer sans qu’il ne puisse viser correctement.

Il souffla profondément, leva à nouveau son arc, mais cette fois concentré sur une flèche unique. Les salves l’avaient suffisamment ralenti, maintenant, il lui fallait viser juste, toucher en pleine tête ou même dans les yeux, au mieux. Il devait créer l’ouverture qui permettrait aux trois de porter un coup décisif. De longues secondes s’écoulèrent, et alors que la bête s’apprêtait à bondir vers ses assaillants, il saisit l’instant propice qu’il attendait patiemment et lâcha le trait.
« J’aurais sa peau. » Lâcha t-il tout bas, entre ses dents, pour se donner du courage. Il levait à nouveau son bras, cherchant à garder la même précision, et se promit de ne s’arrêter que lorsque la bête aurait poussée son dernier râle.

Au loin, les cors parvinrent à chasser une bonne partie de sa tension. Et il ne pensa pas un jour être si heureux d’entendre l’arrivée imminente du Lord Hastif…
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Message Mar 23 Oct 2012 - 5:50

La bataille faisait rage et quelques minutes après qu'Andrik fut rejoint par Ser Mathis. Le sol se déroba en de nombreux points. Les vibrations de la terre furent si violente que beaucoups chutèrent dans des failles, ou perdirent l'équilibre sur les rares morceaux de terre encore stable. Par miracle Andrik et Mathis étaient restés sur l'une des rares portions de terre encore stable, mais ils étaient encercler par des failles et les ennemis à l'intérieur n'avaient qu'une seul idée en tête. Monter, blesser et tuer les deux chevaliers qui défendaient leur position comme ils le pouvaient. Ils avaient néanmoins un avantage, ils étaient en hauteur et le moindre de leur coup toucher le cou ou la tête d'un ennemi. « Prenez-ça dans vos faces bande de pignoufs ! ». Souriant en entendant la remarque de son compagnon de bataille, Andrik faisait de même et se défendais comme un guerrier.

Le chevalier, ami du chevalier Lothar Celtigar ce défendais lui aussi avec courage et détermination. Les deux hommes parvinrent d'abord à conserver leur position. Du moins, au début, mais le nombre d'ennemis tentant de monter était visiblement trop important. De plus la portion de terre des deux chevaliers n'était pas stable et elle finit par vibrer puis commença à vaciller. Les deux chevaliers prirent alors conscience qu'ils n'avaient plus le choix. Ils leur faillaient quitté leur position et rapidement s'ils ne voulaient pas finir dans les profondeurs de la terre et se noyer dans une marre de sang et de boue.

« Merde! » « L'ami, il va nous falloir sauter de cette foutue rocaille si l'on n'veut pas s'écraser dans ces satanées galeries ! » Mathis jeta un oeil sur la bordure la plus proche. « Nous d'vons nous élancer en même temps et choper c'te rebord ! Vous êtes prêt ? » « On a pas vraiment le choix... Prêt!!! » Les deux chevaliers cessèrent leur combat respectif et s'élancèrent dans le vide. Durant un instant, Andrik pensa la situation complètement folle, lui et Mathis se retrouvaient au-dessus du vide, mais allaient ils atteindre le bord sans encombre? Ou même simplement s'accrocher à lui? Quoiqu'ils en soient, ils n'avaient pas vraiment eu le choix, mais Andrik espérait de tout coeur que les deux hommes s'en sortiraient sans trop de casse.


Tion de son côté, avait exécuté les ordres de son cousin. Il restait à distance autant que possible et décocher flèche sur flèche. Sa position n'était pas si lointaine du groupe de Bolton. Les voyants se mettre en position pour s'attaquer à une bête. Tion prit son courage à deux mains et rejoignis le groupe. Il se positionna à côté d'Adrian. « Un autre arc ne sera pas de trop! » Puis il décocha plusieurs flèches en direction de la bête.

Gareth et Lucifer de leur côté, se protéger mutuellement et ne se gêner pas pour empêcher Ser Follard et Lord Barathéon d'être davantage déborder. Les deux chevaliers se trouvaient être d'une grande utilité dans leur groupe et se défendaient comme de beau diable. Après l'effondrement et l'arriver des bêtes, leur situation changèrent un temps soi-peu. Comme Ser Follard, Garreth et Lucifer virent Ser Rogers et Ser Celtigar en grande difficulté. Après la proposition du miraculé et voyant que Mathis et Andrik viendraient surement en aide à Corwin. Les deux chevaliers suivirent alors Ser Dezial pour venir en aide à Lothar « Ser Follard! Nous venons avec vous! » Les deux chevaliers couvriraient le miraculé ou mouraient en essayant. C'est alors que ce firent entendre les cors de guerre... Lord Hastif arrivait!
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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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