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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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Lady Coeurdepierre
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Message Ven 28 Sep 2012 - 18:56



Animation n°2



     Participants (12) : Alysane Mormont, Barra la Piqueuse, Ludiwina, Dezial Follard (Tristam et Garth, deux soldats loyaux), Corwin Rogers (Une petite escorte), Lyonel Baratheon (Une escorte de vingt personnes dont un tiers de chevaliers), Mycah (Loras, un braconnier), Lothar Celtigar (Ser Mathis Brune, compagnon d'armes), Lotho Volentin, Andrik Sombrelyn (Deux cousins chevaliers et un cousin chasseur), Maureen Bolton (Mortimer, Jack), Adrian Bolton (John, le maître d'arme).

     Règles du jeu :



  • Vos posts devront respecter le minimum de 400 mots et ne pas excéder 600 mots. Tous les posts qui n'entreront pas dans cette tranche seront dans un premier temps ignoré et si le joueur concerné persiste à ne pas respecter la tranche, il sera exclu de l'animation avec fracas. Pourquoi une telle mesure ? La ténébreuse lady Coeurdepierre entend faire de cette animation une partie de plaisir très riche et très active : l'interactivité doit être permanente et pour cela, pour vous comme pour elle, une certaine modération dans les épanchements manuscrits semble obligatoire.

  • La carte fournit ci-après est destinée à vous présenter schématiquement les environs où prend place cette animation. Chacun est placé, au départ, à un endroit précis mais cela ne veut pas dire que vous y êtes assignés pour la durer du jeu ! Au contraire, je vous encourage à être mobile et réfléchi car certains endroits offriront des possibilités intéressantes quand d'autres, au contraire, seront pétris par l'ennui et l'inertie. Comme vous l'aurez constaté, il y a six zones d'intérêt où vous êtes sûrs de trouver de quoi vous amuser. Toutefois, notez que si vous avez envie d'explorer les chemins, les abords de la rivière, ou même la forêt, libre à vous ! La question des distances entre plusieurs points ne doit pas vous effrayer, et je vais vous donner un exemple pour vous exposer comment celle-ci sera géré : pour vous déplacer d'un point à un autre, vous devez poster pour signaler que vous commencez le déplacement, et lady Coeurdepierre se chargera de vous "accompagner", soit en le précipitant (il ne se passe rien sur la route), soit en le détaillant (une bête surgit, un indice vous apparaît, etc !)... Ce n'est pas compliqué mais si vous avez des questions, n'hésitez pas !

  • Concernant votre liberté d'action, elle est totale dans le respect de ce règlement et plus précisément de ces quelques points. Tout d'abord, à chacun de vos posts, veuillez éviter de mener à bien plusieurs actions qui pourraient nécessiter un arbitrage de la ténébreuse. En effet, si vous enchaînez trois actions qui se suivent logiquement, si la première échoue, les deux suivantes ne peuvent advenir, et vous les aurez donc écrites pour rien ! Ainsi par exemple, veuillez éviter de décrire comment vous sautez à cheval pour vous rendre au campement, comme vous trouvez tel personnage pour ensuite lui cogner la figure avant de lui arracher les mains que vous ne manquerez pas de lui cuisiner pour qu'il les mange ensuite sous vos yeux de pervers cruel !  Toutefois, il y a parfois des actions qui portent en elle une succession de petites actions, comme par exemple grimper à un arbre ou encore enfourcher sa monture pour se rendre à tel ou tel endroit. Dans ce cas-là, évidemment, ne décomposez pas à l'extrême et agissez tout simplement. Cela pourra vous paraître contraignant mais étant donné que la ténébreuse s'engage à une présence et une surveillance quotidienne, il n'y a aucun risque de lenteur ou de paresse.

  • Votre participation vous engage naturellement à suivre le rythme imposé par la ténébreuse lady Coeurdepierre qui ne vous attendra pas car la bonne marche de cette animation doit justement passer par une grande réactivité de tous. De plus, votre participation vous engage à respecter le volet roleplay de l'événement et donc de mesurer vos choix et vos actions qui entraîneront leur lot de conséquences ! Vos personnages sont chacun à leur manière particulier, ils ont leurs forces et leurs faiblesses : souvenez-vous de ce point important, car la ténébreuse n'oublie jamais rien !




  1. Campement. C'est un petit regroupement de grandes tentes. Lord Hastif s'y est installé avec quelques chevaliers, soldats et chasseurs de sa maisonnée. Avec lui se trouve mestre Arnald et septon Willas.

  2. Vieille tour de l'écorché. Déserte en temps normal, quatre soldats y ont été placés par lord Hastif. L'édifice n'est pas une ruine, mais il n'est pas de première jeunesse et l'on ne s'y aventure qu'avec beaucoup de prudence et de précautions.

  3. Ruines des enfants de la forêt. Lieu mystérieux et dangereux : le sol n'est pas fiable. Il y pousse une variété de fougère très rare et très appréciée des mestres qui savent en faire des onguents qui apaisent les douleurs aux articulations.

  4. Ruines du baudet. Quand le vent y souffle, on croirait entendre les cris désespérés d'un âne qu'on veut abattre. La rumeur dit qu'un trésor y est caché, mais aussi qu'une malédiction toucherait quiconque s'en emparerait.

  5. Grande clairière. Un paisible coin de verdure où l'on peut entendre les oiseaux gazouiller. Y demeurerait, dans sa hutte invisible, Bathilda la sorcière qui dévore les enfants et change les hommes en moineaux.

  6. Petite clairière. Lieu de départ de chasse préféré de lord Hastif, il faut être vigilant toutefois car les ronces y sont nombreuses, virulentes et acérées.

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Lady Coeurdepierre
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Message Ven 28 Sep 2012 - 18:57

Introduction

     Lord Hastif avait entre ses mains la lettre du Grand Argentier. Fatigué, presque fourbu, il s'apprêtait pour rejoindre l'Orage moqueur, son suzerain, qui demeurait dans la tente installée spécialement pour lui. Difficile de la manquer, car le chapiteau était le plus grand et le plus tape à l'oeil de tout le campement. À côté, les tentes de ser Corwin Rogers et de ces autres chevaliers venus des terres de la Couronne qu'il ne connaissait pas donnaient l'air de chiffons sales qu'on aurait tendu sur des bouts de bois. Lord Hastif se moquait bien de n'avoir point sorti les petits et les grands plats pour accueillir tout ce « beau monde ». Il appréciait peu l'ingérence de tous ces inconnus dans les affaires de son fief, mais puisque le trésorier royal offrait jusqu'à mille dragons d'or à quiconque ramènerait la Bête morte à Port-Réal, cinq mille la Bête vive ! Autant d'arguments qui avaient motivé les chevaliers en quête de gloire ou de richesse de tous les environs à venir sur ses terres pour la grande battue. C'est dans les environs de son château que le monstre aurait été vu, aux dernières nouvelles... alors il avait divisé la battue en plusieurs groupes afin de couvrir un plus grand territoire. Les seigneurs voisins avaient laissé faire et même accepté qu'on cherche sur leurs terres à eux aussi. Même si elle n'était pour l'instant qu'une rumeur, « la Bête » effrayait les consciences.

     Pourtant, dans l'entourage même de lord Hastif, peu étaient convaincu de la réalité de cette histoire. À entendre mestre Arnald et septon Willas, attachés au service de la maison Hastif, ce monstre n'était en vérité qu'un criminel et un bandit dont la tanière était sise au cœur de la forêt, où il pouvait accomplir ses méfaits en toute impunité. Lord Hastif, attentif à ces remarques, n'avait pas cherché bien loin : monstre ou homme, la créature serait dénichée et tuée, ici ou là, dans la forêt, par son groupe, ou par un autre. Au fond de lui, il aimerait bien être celui qui découvre la vérité sur la Bête, car avec lui se trouve son suzerain, Lyonel Baratheon. L'aube est là, fraîche, lumineuse, animée. La forêt ne dormait pas, il l'entend qui gémit encore d'une nuit terrible. Qu'importe encore ! Tout le monde est attendu sous la tente du suzerain où sera décidée la marche à suivre, mais tout le monde y est déjà, sauf lui ! Les regards se tournent vers lui d'ailleurs quand il entre. Autour d'une table, debout, se tiennent lord Baratheon, quelques chevaliers de son escorte, ser Corwin Rogers, et ces chevaliers venus d'ailleurs. L'échange des mondanités lui pèse. Dans l'air, il y a comme une stupeur figé dans le givre. Par les sept ! Qu'il fait froid ! Avant d'exposer son plan, lord Hastif demande à chacun ce qu'il sait de « la Bête ».

     Près des ruines des enfants de la forêt, l'aube fait danser les broussailles. Le vent d'automne est amer, mais ce n'est pas ce qui empêchera une certaine Barra de venir suivre dans l'ombre les progrès de la battue menée par ces nobles oiseaux qui n'y connaissent rien ! L'appât du gain et le goût de la chasse l'ont mené là, mais elle n'est pas seule. De l'autre côté des ruines se tient Ludiwina, qu'elle n'a pas encore aperçu. La rencontre de ces deux chasseuses seraient électriques, et les ruines n'ont rien d'un labyrinthe ! Mais elles n'en sont point encore là. Près d'une colonne délabrée, Barra a aperçu des traces d'une taille honorable, dont la forme suggère le passage d'un sanglier... qui serait aussi haut de taille qu'un cheval. De son côté, sous un voile de végétation touffue, Ludiwina pourrait voir, si elle y prêtait attention, un bout de métal brillant à la lueur du jour qui se lève.

     Revenant vers sa terre natale, Alysane Mormont traverse les terres tourmentées de l'Orage. Ayant entendu parler de la Bête et de la chasse organisée par lord Hastif, elle a choisi d'en être, ou du moins de se mettre elle aussi en quête du monstre que la rumeur prétend terrible et formidable. Ses pas la conduisent dans la forêt où, dit-on, la créature rôde. Ne sachant trop à quoi s'attendre, elle avance et progresse jusqu'aux abords d'une vieille tour où sont postés quelques soldats que lord Hastif a placé là pour surveiller depuis le ciel les mouvements dans la forêt. Sotte erreur de la part du seigneur, car du haut de la tour, on ne voit guère que la cîme des arbres ! Sauf à détecter quelque incendie ici ou là, rien ne sera visible aux malheureux guetteurs. Ces derniers, curieux de savoir ce que fait cette femme drôlement vêtue à l'aube au pied de leur tour, vont à sa rencontre et la questionnent. Elle veut en savoir plus sur la battue, sur la créature, sur les événements. Les deux hommes qui lui font face la regardent, l’œil inquiet et la mine défaite. Le plus jeune lui dit, penaud : « C'est comme on a dit à cet homme, là, prêt de la porte... on ne sait pas trop ce que c'est, cette Bête... au campement plus loin ils vous diront mais... mais je crois pas qu'ils apprécieraient qu'on les dérange, la battue va commencer... » Le propre neveu de lord Hastif sait combien son oncle méprise les inconnus qui se mêlent d'affaires qui ne les regarde pas. Il a dit la même chose à Lotho Volentin, qui attend au pied de la tour de savoir quoi faire à présent, tout comme Alysane. Aller au campement pour recueillir des informations, ou partir seul en quête d'aventure ?

     De leur côté, Maureen et Adrian Bolton n'ont pas suivi les conseils de lord Swann qui leur avait suggéré de ne point s'inviter à la chasse. Les deux nordiens, curieux d'en apprendre davantage et peut-être même de découvrir quelque secret terrible au sujet de ces tristes événements, ont quitté Pierheaume avec audace pour s'inviter sur les terres de lord Hastif, dans l'espoir de participer à la battue. Cruelle déception pour eux, ce dernier les a accueilli plutôt froidement et ne les a invité que de mauvais gré dans le campement. « Par respect pour votre grand-père », a-t-il dit, mais pas plus. Adrian et Maureen devront rester dans le camp sans le quitter une seconde, et sous la surveillance permanente des hommes de la maison Hastif. Toutefois, à l'aube, tous les hommes valides du camp se sont rassemblés soit dans la tente de l'Orage moqueur, soit autour, laissant malencontreusement les deux Bolton sans surveillance... Qui sait ce qu'ils feront de ce surcroît de liberté ?

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Mycah, tu es l'unité libre, tu as le privilège décidé par les dés de pouvoir débuter où tu veux sur la carte, dans l'une des six zones, dans la forêt, selon ton choix ! Use de cet avantage sagement !

NB ter : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Alysane Mormont
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Message Sam 29 Sep 2012 - 10:54

     Alysane avait prévu de rentrer rapidement chez elle pour éviter que les siens ne doivent combattre les Fer-nés sans son aide, mais la rumeur d'une bête était arrivée à ses oreilles et l'avait empêchée de passer son chemin aussi promptement. Les animaux, c'était une chose qu'elle connaissait. Sur son île natale les humains partageaient leur vie quotidienne avec des bêtes qui en imposaient et vu le nom qu'elle portait, il était aisé de comprendre que la Mormont n'avait aucunement peur des « grosses bêtes ». Même si la Nordienne n'avait jamais été confrontée en personne à un ours – elle n'avait assisté à leur chasse que de loin – la demoiselle n'avait su résister à l'envie d'en apprendre plus sur cet animal. Si du moins il s'agissait d'une bête et non d'un animal qui marchait sur deux pattes, ou plutôt deux jambes.

     Arrivée au pied de la tour, Alysane eut la désagréable surprise de comprendre que les habitants des environs ne comptaient visiblement pas faciliter la tâche des chasseurs – ou des visiteurs comme elle – ce qui n'était pas forcément la chose la plus intelligente à faire. C'était l'occasion de se serrer les coudes, de faire comprendre que face à l'adversité, tout le monde pouvait apporter sa pierre à l'édifice. Pourtant, cela ne semblait guère être le cas, certainement que le seigneur des lieux comptait attraper lui-même cette bête – ou ce que cela pouvait bien être d'autre – afin de prouver à son peuple et peut-être la couronne, qu'il était capable de protéger lui-même ses terres. Stupides humains, dommage qu'il n'y ait pas plus de femmes pour gouverner, elles au moins étaient capables de ravaler leur fierté pour demander un peu d'aide. Grimaçant légèrement face aux paroles des gardes, la Nordienne haussa finalement les épaules avant de répondre.

     ▬ Je ne pense pas que ce soit le moment de vous montrer réticent à avoir l'aide d'étrangers. Même de femmes. »

     Elle sentait venir la critique et de loin ! Mais peu lui chalait. La jeune femme s'éloigna des gardes pour se diriger vers l'homme dont ils venaient de lui parler. Il n'avait pas l'air d'un chevalier ce qui était déjà un bon point. Alysane préférait largement avoir affaire à un homme d'armes, comme elle, plutôt qu'à un chevalier prétendument bien élevé. Ses peaux d'ours et son accoutrement général parlaient pour elle et elle s'attendait peut-être à être chassée par cet homme dès qu'elle lui adresserait la parole, ainsi décida-t-elle de ne pas lui laisser le temps d'agir. Se glissant à ses côtés, la demoiselle lâcha quelques mots à son attention.

     ▬ Nous aurons peut-être plus de chances d'obtenir quelques informations en y allant à deux. À vous de voir. »

     Sans lui laisser le temps de répondre, la Nordienne s'éloigna aussitôt. Même si elle exécrait les hommes, Alysane était tout de même capable de demander de l'aide. Il ne tenait qu'à l'inconnu d'accepter ou de refuser d'agir ! Se dirigeant vers le fameux campement dont les gardes lui avait parlé, la Mormont commença à chercher quelqu'un qui semblait savoir quelque chose de manière à l'aborder pour lui demander quelques détails. Mieux valait éviter de commencer par le grand chef et de viser un peu plus bas, des fois les personnes en manque de gloire étaient plus à même de lâcher le morceau pour se faire bien voir.


Le chant des druides si clair et si limpide, c'est le chant des druides. Mais le chant des druides agit tel un fluide, apprends à l'écouter il te servira comme un guide, pour raconter des contes et des histoires de chevalerie, de grandes batailles de monstres et de tours de magie, c'est l'âme celtique, historique, antique. ✤ ©️ Le Chant des Druides, Manau
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Message Sam 29 Sep 2012 - 14:08

C'est encore loin ? Tu es sur que les traces étaient hors normes ?

La voix de Mycah perçait à travers les fourrées qu'il s'obstinait à éviter ou à courber dans de grands gestes de la main et ça, quand il ne se prenait pas en pleine face le retour de feu des branches repoussées par Loras alors que le géant ouvrait la marche des deux chasseurs.
Il sentait son arc et son carquois, agrippé fermement par une sangle à son épaule, frotter avec férocité sa chemise détrempée par un passage éclair et imprévu par une rivière plus au sud, qui s'était d'ailleurs trouvée être plus profonde et au courant plus puissant que le braconnier ne l'avait fait entendre. Ou alors peut être avait il oublié que contrairement à lui le dornien faisait souvent figure de freluquet face au commun des mortels et donc face aux éléments.


Tu rigoles j’espère il nous reste encore pas mal de marche. Mais on arrive sur les Ruines du Baudet on y fera une halte si tu ne te sens pas de pouvoir continuer.

Alors bien sur Loras n'avait même pas pris la peine de détourner le regard des obstacles boisés qui empiétaient son chemin, mais le chasseur connaissait assez bien son compagnon de braconne pour savoir quel sourire de fierté devait à ce moment même s'afficher sur son visage. Une petite pique sur son apparence chétive … comme il y'en avait eu pendant tout le voyage.
Trois jours pour être plus précis, trois jours que Mycah avait retrouvé la trace de son ami alors que ce dernier était sur le point de partir à la chasse au monstre. Un beau pied de nez si l'un des braconniers les plus détestés par la noblesse de l'orage se trouvait être ce sauveur, sauveur fortuné qui plus est, que tout le monde attendait. Déjà ils n'aurait plus à contourner d'une manière peu accommodante, comme il le faisait maintenant, le campement de cette noblesse qui avait rendue le géant si méfiant. Au contraire ils y couraient la tête relevée, un sourire écrasant d'arrogance et leur trophée avec eux.

Enfin bref, ce coup là, il ne se sentait pas à réagir d'une pointe d’orgueil et espérait en effet enfin pouvoir se poser ne serait ce que quelques minutes et ce n'est qu'au bout d'une longue, particulièrement longue marche, qui parut au dornien des heures à se balader sans but dans une forêt boueuse, qu'ils débouchèrent enfin sur des tas de pierres et de mousses amoncelées les une sur les autres dans un chaos sans queue ni tête. Mycah ne parvenait même pas à deviner malgré la structure, si l'on pouvait l’appeler comme ça, ce qui avait été construis ici.


Allez prépare le feu, c'est mon tour de chasse.

Peut être était ce le temps plutôt maussade, la présence de ruines inquiétantes ou encore le départ précipité du seul homme qui connaissait à peu prés les lieux, mais ici, seul, assis sur une roche taillée et ancrée dans la terre, face à un feu dansant, Mycah ne se sentait aucunement en sécurité et sa main restait encore proche de son arc accoudé lui aussi à la pierre.
La pression montait au fil du temps et lorsqu'une bourrasque se leva, faisant résonner les ruines de leur cris si spécifique. Il dégaina presque instantanément la flèche posée sur le fil tendu de l'arme.
Il n'aimait vraiment pas ce genre de moment et la seule chose qu'il espérait serait de voire cet idiot de géant arriver avec quelques oiseaux à faire griller.
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Message Sam 29 Sep 2012 - 16:30

     Assis sur son trône de fortune, Mycah était partagé entre la crainte que lui inspirait les lieux et les complexes pulsions qu'éveillaient en lui les ardeurs de la chasse. Son ami géant, Loras, avait pris son tour de chasse et s'était éloigné, laissant au dornien le soin de préparer un feu. S'il lui prenait l'envie de s'y mettre, ses efforts seraient bien peu récompensés par la nature environnante : tout était trop vert et trop humide, comme habillé d'un manteau de rosée. Un coup de vent passant dans les ruines éveilla son attention, puis ce fut le silence, comme si le monde avait cessé de vivre un court instant. Des bruits de pas, quelques branches qui craquent, une pierre qui roule : que se passait-il, à quelques pas de lui, derrière un vieux mur à moitié effondré ? Mycah pourrait y aller voir, mais le sol sous ses pieds s'annonçait périlleux, comme piégé. Mais avant qu'il ait pu choisir, un autre cri jaillit des alentours, suivi d'un gros juron, et cette fois il reconnut la voix de son ami géant qui, il le devina, dut faire quelque faux pas très maladroit. Mais que ferait l'espion dornien ? Irait-t-il jusqu'à lui pour l'aider à se sortir du trou où il chuta par mégarde, ou bien suivrait-il l'autre chemin qui devrait le conduire au pied d'un mur qui n'avait encore rien révélé de son mystère ?

     Près de la vieille tour, Alysane Mormont reçut l'accueil qu'elle attendait et qui ne l'impressionnait guère plus depuis fort longtemps. Aussi loin qu'elle pouvait se souvenir, les hommes du sud, ces lavettes en culotte, l'avaient toujours traité ainsi. Elle décida donc de se passer des soldats et d'aller vers cet homme qu'elle ne connaissait et qui semblait attendre au pied de la tour. Il n'avait pas encore répondu à sa proposition de faire équipe que déjà un soldat venait les interrompre et parlant à mi-voix, il leur dit :  « Les traces les plus fiables sont celles de la Grande clairière, au nord-est après la rivière, de ce qu'ils ont dit... mais moi, j'ai vu six cadavres de biche aux alentours de la petite clairière, juste au nord d'ici... c'est tout ce que je peux vous dire. » Puis, après leur avoir jeté un regard éloquent d'impuissance, il grimpa prudemment les escaliers de la tour pour gagner son poste. Pourquoi les informait-il ainsi au débotté ? La demoiselle hirsute avait marqué un point en signalant qu'ils ne pouvaient se passer de toute l'aide possible, et ce soldat-là était, plus que les autres, soucieux qu'on apporte une solution au problème causé par cette bête immonde et monstrueuse. De puis, la demoiselle, en choisissant de ne pas créer des soucis aux soldats de la tour, avait gagné sa sympathie et son respect. Maintenant, en possession de deux informations contradictoires, qu'allait-elle décider ? Et le danseur d'eau qui n'avait toujours rien dit, que ferait-il de son côté ?

*** *** ***

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Corwin Rogers
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"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Sam 29 Sep 2012 - 22:14

Corwin était dans une de ces périodes d'ennui profond et déprimant quand il avait appris qu'une battue aurait lieu sur les terres de lord Hastif et les fiefs environnants, dans les bois, pour tenter de débusquer la Bête qui sévissait depuis un certain temps. La rumeur concernant une jolie récompense à celui qui capturerait la créature, ou l'abattrait, n'avait pas non plus manqué d'éveiller son attention... L'alléchante perspective d'une chasse ardue, trépidante et dangereuse avait déjà de quoi aiguiser l'appétit du chevalier, mais si en plus de cela il pouvait en tirer gloire et richesse, c'était autant de raisons suffisantes pour le décider. Il avait donc adressé sans plus attendre une requête à son frère pour se rendre dans le Bois-du-Roi et participer à la battue. L'autorisation obtenue, il n'avait pas traîné pour faire ses préparatifs de départ. Toutefois, il ne s'était pour cette fois pas fait accompagner par Cain, son bras droit, et ses hommes habituels. En effet, il préféra les laisser à Amberly pour veiller au grain et garder un œil sur sa famille, et surtout se faire accompagner d'une compagnie d'hommes plus habitués à la chasse. Ses hommes étaient bon soldats, et dociles, mais des soldats coutumiers des bois et des battues avaient eu sa préférence. Mis à sa disposition par lord Allan, ils n'avaient pas rechigné à l'accompagner, soit par docilité et loyauté, soit par appât du gain... soit par peur des représailles que Corwin pourrait être tenté de leur faire subir.

Après des jours de chevauchée, ils étaient parvenus sur les terres de lord Hastif. Ils n'étaient pas les seuls à avoir fait le déplacement pour la traque, loin de là, et le chevalier put constater à son grand déplaisir qu'il aurait à supporter son imbécile de suzerain qu'était lord Lyonel Baratheon, l'Orage Moqueur. Avec ses hommes, il avait finalement échoué dans un campement au beau milieu des bois, ce qui ne l'enthousiasmait qu'à moitié. L'humidité, les insectes et les bruits de la forêt n'étaient pas vraiment ses éléments de prédilection. Toutefois, c'était surtout le fait de devoir piétiner inlassablement qui le rendait maussade. Il aurait aimé se lancer sur la piste de la Bête sans attendre, tant qu'elle était encore chaude.

C'était donc tout naturellement qu'il bouillait de l'intérieur en cette fraîche matinée, alors qu'il était en train d'attendre la suite des évènements sous la tente de lord Lyonel, en compagnie d'autres nobles et chevaliers. Comme d'habitude, il servait un mélange hypocrite et ironique de respect et d'onctuosité à son suzerain qui ne devait pas être dupe un seul instant : depuis toujours, leur relation se tenait sur ces bases. En l'état actuel des choses, Corwin se trouvait toutefois au bord de l'explosion, et il tapotait d'un air agacé sur son bras du bout de ses doigts, bras croisés sur son torse, le visage fermé et maussade. Encore un peu, et il ne se retiendrait plus d'enfourcher sa monture et de foncer dans les bois avec ses hommes pour mettre la main sur la Bête. Les honneurs seraient toujours pour les plus entreprenants...
Quand lord Hastif parut enfin et les questionna sur ce qu'ils savaient sur l'affaire, le chevalier d'Amberly poussa un soupir las avant de lâcher une réponse.


« Je sais tout ce qu'il y a à savoir : une Bête inconnue qui sévit dans le Bois-du-Roi, qui tue les gens et les enlève possiblement dans les rues de Port-Réal, dit-on... Je sais surtout que pendant que nous sommes là à nous tourner les pouces, elle court en toute impunité quand nous pourrions être sur ses traces ! »


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Message Dim 30 Sep 2012 - 0:10

Cela faisait deux jours et une nuit que Ludiwina planquait dans les ruines. Cette histoire de bête sauvage ça l'avait attiré comme un aigle est attiré par une proie... Et la prime qui allait avec aussi l'avait attiré. Pensez donc! Mille dragons d'or mort, cinq mille vive. Mais elle n'avait pas l'habitude de ramener du gibier vivant. Avec elle c'était soit mort soit rien.

Elle leva les yeux au ciel, tentant de voir Sky. Est-ce que son fidèle ami avait trouvé quelque chose ? Elle siffla pour qu'il vienne la rejoindre. Elle le vit fondre sur elle, évitant les branches avec grâce et se poser sur son épaule, les plumes légèrement ébouriffées. Elle lui donna un morceau de viande séchée et regarda son faucon.

- Alors, mon beau ? Tu as repéré quelque chose de là-haut?

L'oiseau lui répondit d'un petit cri perçant. Depuis le temps, elle avait appris à comprendre les sons que produisait son animal. Elle soupira, ce cri-là signifiait que Sky était bredouille. Pourtant, des rumeurs disaient que la bête avait été aperçue dans ces ruines. Elle ne se précipiterait pas. Elle avait été éduqué et façonné pour être patiente et calme, ce n'était pas du tout le moment de flanché. Sky reprit son envol et elle son attente. Ses yeux gris sondant la zone. Elle s'était positionné sous un voile de végétation, lui offrant un camouflage parfait. Pourtant, elle limitait encore plus ses gestes, veillant à ne pas faire le moindre bruit. Elle était ainsi, c'était dans sa nature d'être silencieuse...D'être une Ombre.

Une ombre, c'était ce qu'elle avait été pendant sa petite enquête auprès des gens de lord Hastif. Hors de question qu'elle mette les pieds dans le château du noble ! Plutôt mourir ! C'était de vrai panier de crabe ces endroits, son oncle n'avait cessé de le lui répéter. Si elle devait un jour pénétrer dans un château, ce serait celui des Linderly, les maîtres de Bois-Combe.

Son arc était prêt à côté d'elle. Elle avait passé tout son temps d'attente à fabriquer de nouvelles flèches qui reposaient a présent à côté du dit-arc. Elle en avait fabriqué une dizaine. C'était au cas où elle rate sa cible, même si, toujours d'après les rumeurs, la bête était énorme et monstrueuse.

Elle entendit soudain du bruit, quelque part dans les ruines. Qu'était-ce ? La bête ? Elle devait s'en assurer et écarta donc prudemment quelques feuilles de son camouflage naturel. Elle savait qu'une battue avait été organisée. Rien de tel qu'une battue pour que les animaux ne sortent pas de leurs tanières. Il fallait être silencieux si on voulait arriver à chasser correctement. Ah ces amateurs, et après ça vient se dire supérieur à vous. Elle prit tout de même la précaution de prendre son arc et une flèche en main avant d'écarter la végétation. On ne savait jamais, au cas où ce serait la bête. Un éclat pourtant la fit se baisser, abandonnant légèrement ses pensées. Un truc brillant par terre, un peu plus loin. Mais pouvait-elle vraiment prendre le risque de se mettre a découvert pour aller l'examiner ? Non, trop risqué, du moins pour le moment. Elle s'en occuperais plus tard de ce truc brillant.
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Message Dim 30 Sep 2012 - 9:49

Mycah sentit une sueur froide lentement dégouliner le long de sa nuque. Des ruines, une bête monstrueuse assoiffée de sang, des bruits étranges retentissant dans la nuit et ce maudit feu, enfin cette flammèche plutôt qui avait profité du départ précipité de son créateur pour se frotter à l'humidité ambiante et s'éteindre, laissant le chasseur et sa peur seuls dans l'ambiance froide et morte des Ruines du Baudet.
Sa main se raidit d'autant plus sur son arc bandé et la flèche qui l'accompagnait lorsque le cris traversa les vestiges, son esprit lui se braqua tout autant en quelques secondes. Et si la bête était proche ? Et si c'était sa victime qu'il venait d'entendre ? Et si c'était maintenant son tour ?

Autant dire que le juron qui suivit peu de temps après apaisa son esprit. Le terme Enfoiré de sol était en effet assez explicite pour faire comprendre au dornien la situation actuelle. Pourtant il restait tout de même ces quelques sons qu'il avait entendu à l'opposé, ces sons qui intriguaient férocement sa curiosité. Enfin pauvre Loras, si il le laissait plus longtemps dans le pétrin dans lequel il s'était plongé, il en entendrait parler pour des lustres et des lustres. Cette idée et son instinct de survie plutôt pleutre ou réaliste comme il se plaisait a le dire, le décidèrent a tout même aller s'occuper de son ami.

L'arc et la flèche toujours à la main et l'attention en éveil, il tâtonna tranquillement le sol avançant pas à pas, , suivant les jurons qui s’enchaînaient à vive allure et leur provenance, plus il avançait plus il sentait un sol friable, sa main non armée s'agrippait à ce qu'elle trouvait, murs de pierre encore à peu prés stable et morceaux de bois déchiquetés, permettant ainsi au chasseur de s'assurer un équilibre précaire sur un sol qui semblait finalement bien fragile. C'est finalement au bout de quelques temps de marche qu'il finit par voire à quelques dizaine de mètres face à lui un trou béant entouré des murets écroulés d'un puits et les marques fraîches de la terre écroulée autour.
Mycah se stoppa net, allez savoir ce qui ce cachait sous leurs pied.


Loras ? Ca va ? Tu m'entends ?

Mycah ? Rah j'ai voulu m'accouder et ca s'est écroulé bordel ! Viens m'aider !

Tout en lâchant quelques "Abrutis" et "Demeuré" dans ses soupirs, Mycah reprit sa marche à pas de loups espérant pouvoir partir rapidement de ce lieux des plus inquiétants et ce en un seul morceau.

Pendant ce temps le braconnier emprisonné lui se débattait de tout son pouvoir, l'ancien puits dans lequel il s'était retrouvé paraissait, bien que peu profond, impossible à escalader sans une aide extérieure. De l'eau jusqu'au genoux, il ne lui semblait pas qu'il s'était blessé hormis quelques égratignures. La présence de Mycah le rassurant, il se décida à arrêter de se débattre et à jurer préférant découvrir ce que la pénombre du fond de cette fosse lui cachait. A son tour il se mit à tâtonner les contours de sa cage cherchant les points faibles et les points forts afin de savoir ou mettre les mains et les pieds lorsqu'il aurait à en sortir.
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Message Dim 30 Sep 2012 - 10:02

Barra, pour la première fois depuis sa fuite d'Amberly en 208, revenait dans les Terres de l'Orage. Certes, ce n'était là que le Bois-du-Roi, et non son village natal, mais c'était déjà une victoire en soi sur ceux qui avaient voulu la priver de sa liberté. Elle avait de bonnes raisons d'être là, et pourtant ses amis l'avaient mise en garde. Aslak avait du mal à comprendre cette manie de courir vers le danger. Mais la Bête, à en croire la rumeur, menaçait les habitants de Port-Réal aussi bien que le peuple de l'Orage. Et c'était encore les plus démunis qui payaient le prix fort, ceux qui n'avaient pas la chance de pouvoir s'abriter derrière les murs d'une forteresse. Le temps était venu pour elle de se confronter à cet ennemi fantôme dont on faisait une véritable légende, et qu'elle avait si longtemps redouté de croiser. Elle avait un peu peur, bien sûr. Mais c'était une bonne chose. La peur tient les sens en alerte, aiguise vos réflexes et vous donne la concentration nécessaire pour survivre au danger. La peur est l'amie du chasseur.

Dans la lumière ténue de l'aube, elle arriva parmi des ruines. D'aucuns les auraient qualifiées de mystérieuses. Pour la braconnière, ce n'était qu'un foutu amoncellement de pierres éboulées, instables, envahies de végétation. Elle reconnut là une plante que l'herboriste Yu Pon lui avait décrite, espérant qu'elle en trouverait lors de ses pérégrinations, mais jusqu'ici elle n'avait jamais mis la main dessus : la journée commençait bien. Elle cueillit quelques spécimens de la manière conseillée et les glissa dans une poche intérieure de sa veste souple, puis elle s'approcha d'une colonne en faisant attention où elle mettait les pieds, sans pour autant cesser d'observer son environnement. A terre, des traces dans la poussière et la terre humide. Soit quelqu'un se payait sa tête, soit elle avait trouvé sa proie : on ne peut pas confondre des traces de sanglier avec celles d'un autre animal - cette forme en sabot, deux doigts écartés à l'arrière, leur était propre – et aucun sanglier normal n'aurait laissé des traces de cette taille.

Elle plaça sa main au-dessus d'une empreinte pour la mesurer et frissonna. Un monstre, un satané monstre. Pas vraiment le genre de bestiole qui peut caracoler joyeusement en ville sans s'faire remarquer. Encore que.. de nuit... un mâle solitaire sait se faire discret... et les rues de Culpucier sont pas pavées... Mais ces bêtes-là sont plutôt du genre à se barrer au moindre bruit. Pas franchement des tueurs, à moins qu'on leur cherche des pouilles. Et puis, comment serait-il entré en ville, pour commencer ? Bizarre. Il n'y avait qu'une seule manière d'en savoir plus : suivre ces traces. Rien ici, a priori, ne ferait revenir la bête. Mieux valait trouver le point d'eau auquel elle devait, comme ses semblables, se rouler régulièrement dans la boue pour se débarrasser des parasites... le meilleur endroit pour une embuscade.

Barra regarda dans quelle direction partait les empreintes et repéra le sens du vent, pour adapter son approche le cas échéant. Puis elle serra plus fermement sa pique de chasse. Son arc ne lui serait pas d'une grande utilité contre un animal aussi puissant et rapide. Elle le laissa donc attaché dans son dos là où il ne la gênerait pas. Son plan était simple : finir d'inspecter rapidement ces ruines au cas où elle trouverait d'autres indices, et si rien de plus intéressant ne se présentait, suivre la piste... elle devait agir promptement, l'aube étant plus propice que le jour à la capture d'un animal essentiellement nocturne...

[MJ : où vont les traces ? dans quelle direction souffle le vent ? trouve-t-elle quelque chose d'autre dans les ruines (Ludiwina ??) ? si elle ne trouve rien ni personne, où la mène les traces ?]

Spoiler:
 


Dernière édition par Barra la Piqueuse le Dim 30 Sep 2012 - 10:04, édité 1 fois
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Message Dim 30 Sep 2012 - 10:03

Andrik ne faisait plus grand-chose de son temps libre. Il ne voyageait plus et ne sortait pas de Fort-Jaune depuis qu’il avait visité Lance-Hélion. Si l’envie de parcourir Westeros le titillait chaque jour d’avantage, il n’avait pour l’instant encore trouvé aucun prétexte suffisamment important pour convaincre sa curiosité. Mourant d’ennui et manquant de volonté, Andrik fut sauvé par l’arrivée de Tion un de ses cousins chasseurs qui n’était pas revenu depuis 1 mois. Il fit rassembler tous les chevaliers et chasseurs de sa maison mais malchanceux, il ne vit que trois de ses cousins répondre à son appel : Andrik, Lucifer et Garret.

« Il n’y a que vous trois? » dit-il d’un air un peu déçu. Ce fut Andrik qui prit la parole. « Mikken est parti pour un tournoi dans l’ouest. Quant à tes deux frères, je n’ai pas la moindre idée des ennuis dans lesquels ils se sont mis. Donc oui il n’y a que nous trois! Qui y a-t-il? »

Tion rechigna au début puis finit par lâcher le morceau devant le regard insistant de ses cousins. Il informa alors les Sombelyn et de ce fait Andrik, qu’une battue de grande envergure était organisée dans le Bois du Roi. Une bête sévissait depuis quelque temps, et selon la rumeur, elle était particulièrement violente, meurtrière et agressive. La rumeur disait même que le peuple commençait à avoir peur chaque nuit et que la bête était d’une cruauté infinie, du moins, si l’on part du principe qu’une bête puisse être cruelle. Andrik et ses cousins avaient déjà pris leurs décision avant de connaitre l‘éventuelle prime. Ainsi, la prochaine aventure d’Andrik se déroulerait dans le bois du roi et il serait accompagné de ses deux cousins chevaliers et de Tion, son cousin chasseur.

Ils arrivèrent au lieu de rendez-vous la veille de la battue. Le voyage ne les avait pas vraiment fatigués car ils avaient pris leur temps, ils avaient même fait une halte dans la demeure d’une maison amie. Le campement commençait à être relativement impressionnant, et à en juger par les tentes ainsi qu’à l’armement, Andrik devina rapidement qu’un nombre conséquent de chevaliers s’étaient déplacés pour la battue, certainement en quête de gloire et de richesse. Peut-être n’était-ce là que des préjugés, mais par le passé, il avait rencontré bon nombre de chevaliers à l’honneur inexistant. Il espérait donc ne pas à avoir à faire à des gamines en quête d’argent de poche mais à de vrais chevaliers.

Le lendemain, ils furent rassemblés avec tous les autres chevaliers dans la grande tente du seigneur suzerain des terres de l’orage. Certains semblaient déjà arrogants rien qu’à leur tête haute et leur regard hautain, d’autres, plus dans l’ombre, cherchaient à être discrets, le regard plein d’humilité. Il y avait véritablement de tout dans cette tente. Puis Lord Hastif apparut devant la tente et questionna les chevaliers un par un. Andrik fut alors exaspéré, c’était un chevalier avec un code d’honneur, mais il manquait cruellement de patience. Quand arriva son tour pour dire ce qu’il savait, il répondit poliment et clairement. « Avec tout le respect que je dois à un homme de votre statut… nous en savons tous suffisamment assez. Nous pourrions peut-être commencer maintenant? Sauf si certains veulent jouer aux dés ou s’ils sont venus pour boire, je veux dire… » Oups, il n’avait pas pu s’empêcher de faire une remarque…
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Message Dim 30 Sep 2012 - 12:04

Une histoire de fou. Une histoire de bête. Une histoire d'enlèvements et de morts. Tout ça, à proximité de Castel-Fol. Ce qui commençait à inquiéter ser Dezial Follard, héritier du fief en question. Ainsi, lorsqu'une battue fut préparée, il voulut se rendre lui-même sur place, afin de participer à la traque lui-même. En tout temps, ce chevalier avait été chanceux, il avait même réussi à survivre à la Bataille d'Herberouge, ce qui lui valut d'ailleurs le surnom du « miraculé », surnom donné par ser Lothar Celtigar. Le jeune héritier espérait bien le croiser durant cette battue. Il espérait surtout pouvoir servir à quelque chose durant cette traque, et, avec un peu de chance, pouvoir obtenir les services d'un pisteur.

Le rendez-vous fut donné par lord Hastif, apparemment un amoureux de la chasse, dans le Bois-au-Loup. Un campement fut établi, et, de nombreux chevaliers y avaient plantés leur tentes, attendant la fameuse réunion. Les hommes de Dezial avaient montés sa tente avant son arrivée, la veille de la fameuse réunion, accompagné de deux de ses plus fidèles soldats : Garth, un homme à la force démesurée, ainsi que Tristam, un vétéran de l'armée de Castel-Fol. Tout deux avaient insisté pour accompagner leur futur seigneur durant la chasse au cas où. Arrivé au campement, le miraculé déballa ses affaires dans sa tente, et se prépara pour le lendemain. N'ayant pas d'écuyer, c'était à lui qu'incombait la tâche de nourrir son cheval, aiguiser ses lames, polir son armure …

Très vite, le sommeil vint prendre le Follard qui se coucha tôt, lui donnant ainsi une bonne nuit de sommeil. De fait, le lendemain matin, ce dernier était en pleine forme. Après avoir mangé quelque chose, Dezial fit appeler Tristam, afin de l'aider à mettre son armure. Une armure robuste, mi rouge, mi-blanche, le blason de sa famille sur le buste. Le casque lui, faisait penser au chapeau des bouffons, bien qu'il soit nettement moins large afin de ne nullement gêner les mouvements. Une fois l'armure mise, le chevalier récupérera ses deux lames qu'il attacha à sa ceinture, et demanda à Tristam de préparer les chevaux, ainsi que d'accrocher un bouclier au sien, pendant que lui irait à la réunion.

La tente qui devait accueillir tout ce beau monde était assez grande, et, bon nombre d'hommes étaient déjà présents, des yeux se levèrent à son entrée, mais, très vite tous retournèrent vaquer à leurs occupations. Tous attendaient l'arrivée de lord Hastif. Ser Dezial prit un siège de libre et se mit à attendre à son tour. Fort heureusement, le seigneur arriva bien vite, et, après les politesses élémentaires effectuées, celui-ci se mit à questionner les hommes autour de cette table, sur leur connaissance sur cette bête. Tous semblaient savoir la même chose, une bête rôdait dans les environs, et, ils se devaient de faire quelque chose. L'homme assis à côté du Follard semblait pressé, et, dans ses paroles, il semblait prêt à partir sur le champs. Une fois ses quelques paroles terminées, le miraculé se leva pour prendre la parole.

« Tout le monde semble sûr qu'il s'agit d'une bête. Mais, ne serait-il pas tout autant judicieux de chercher un homme ? Ou peut-être un groupe d'hommes ? Il me semble étrange qu'une bête puisse errer dans les rues de la capitale sans être réellement vue, et surtout, comment pourrait-elle rentrer ? Des gardes sont présents à l'entrée, je doute qu'une bête connaisse des passages secrets. Cependant, je suis du même avis que mon voisin de table. Rester là à discuter ne sert à rien, nous ferions mieux de nous mettre en chasse. »
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Message Dim 30 Sep 2012 - 12:48

     Le compagnon plumé de Ludiwina revint à elle bredouille, mais tout comme sa maîtresse humaine, il sentait une présence dans ces ruines, comme un parfum diffus d'encens de septuaire. Qu'était-ce au juste que ces bruits qu'elle entendait ? En quittant son camouflage de verdure, Ludiwina fit donc le choix de s'exposer, et en refusant d'aller s'inquiéter de savoir ce qu'est au juste ce bout de métal brillant qu'elle a vu, elle a évité d'un cheveu la fin la plus atroce qui soit ! En effet, à peine fit-elle quelques pas que derrière elle, là où naguère luisait le métal, un éboulement révèle l'entrée d'un tunnel aussi vétuste que le reste des ruines. Si elle y tendait les narines (Aptitude SURVIE=8), elle y sentirait quelque odeur étrange difficile à identifier, mais pour peu qu'elle s'y attarde et fasse un effort, elle circonscrirait le choix à cette alternative : le tunnel ainsi découvert conduisait soit à une grotte souterraine, soit à un énième amas de rochers écharpés de végétation. Que faire à présent ? Un choix se présentait : contourner les ruines pour découvrir la source des bruits entendus, ou pénétrer dans le tunnel et dans l'inconnu que la lumière de l'aube éclairait très faiblement. Peut-être était-il plus prudent d'inspecter d'abord l'entrée de ce tunnel ? De son côté, Barra, intriguée par la taille colossale des traces qu'elle a découvertes, chercha la direction du vent et, habilement (Aptitude SURVIE=20), l'identifia : plutôt fort en ce matin d'automne, le vent soufflait par rafale appuyée du nord au sud. Tout en débutant l'exploration des ruines, Barra pouvait désormais adapter sa tactique à ce renseignement précieux. Contournant la colonne, elle fit quelques pas et soudain un grand fracas retentit : tout près, un éboulement venait de se produire. Une certitude se présentait à elle désormais : elle n'était pas seule dans ces ruines. Mais déciderait-elle d'aller voir de ce côté-là ? Dans ce cas, sur le chemin, elle aurait tout le loisir d'observer les restes vermoulues de ce qui avait dû être dans le temps un édifice très imposant dont elle ne saurait toutefois identifier la nature. De plus, près du seuil de ce tunnel, elle verrait une trace semblable en forme et en taille à celles déjà vues, trace que Ludiwina pourrait détecter aussi si elle inspectait l'entrée du tunnel. En revanche, si le bruit dissuadait Barra de poursuivre pour mieux la concentrer à pister les traces énormes, cela la conduirait jusqu'aux abords de la forêt où les traces, brutalement, se multipliaient pour former trois pistes distinctes mais formées d'empreintes... étonnamment identiques. [LcdP : Si Ludiwina décide d'inspecter l'entrée du tunnel et si Barra décide d'aller voir, alors vous vous retrouverez ensemble à l'entrée du tunnel. Si Ludiwina décide d'entrer sans attendre dans le tunnel, elle y précédera Barra de quelques instants. Dans tous les autres cas, vous ne vous croisez pas.]

     Loras tâtonna tant qu'il put mais ne trouva rien de bien concluant : il lui était apparemment impossible d'escalader les parois trop lisses à ses moyens de ce vieux puits où croupissaient quelque eau endormie là depuis de millénaires. Fort heureusement pour lui, Mycah avait l’œil plus averti et plus attentif : à ses côtés, sur un sol qui n'était plus si dangereux, gisait un gros rocher plus haut que large et qui eût été parfait pour permettre à Loras, se hissant sur ledit rocher, de quitter sa prison à ciel ouvert. Seulement, s'il poussait le rocher dans le puits, ne risquait-il pas d'écrabouiller son pauvre ami comme une fourmi sous un énorme pouce ? (Aptitude SURVIE=10) Par chance, non ! Car le puits était bien assez large pour accueillir la chute du rocher sans trop inquiéter Loras. Cependant, n'était-il pas risqué de lâcher un tel « caillou » dans un trou qui, comme le reste des ruines, menaçait de s'effondrer à tout instant ? Le risque était à prendre : le sol autour du puits était sans danger, mais qu'en était-il du fond de ce dernier ? Mais alors qu'il y réfléchissait, à nouveau, un bruit vint attirer l'attention de Mycah. Cette fois, le bruit était si vif et si sûr qu'il ne faisait plus aucun doute sur sa proximité. Une chose mystérieuse et inconnue lui tournait autour.

     Sous la tente de lord Baratheon, lord Hastif s'offusqua quelque peu des remarques de ser Corwin Rogers et plus encore de celle de ser Andrik Sombrelyn, cet étranger qui osait lui jouer la partition de l'insolence en présence de son suzerain l'Orage moqueur. Patient, car il s'adressait à un voisin des terres de l'Orage, il n'en fut pas moins sévère à l'égard de ser Corwin : « On n'ira pas à cette chasse comme vous allez au bordel, Rogers. Libre à vous de partir explorer la forêt si ça vous chante, vous cueillerez des girolles pendant que nous éventrerons la Bête ». Personne n'osa rire, le sujet était bien trop sérieux, et lord Hastif commençait malgré lui à perdre patience. Pour ser Andrik, il fut... moins patient. S'il n'avait pas été à la fois prudent et âgé, lord Hastif aurait très certainement rossé le freluquet, et s'il le souhaita fort, il se contenta de répondre à l'attention de ser Andrik : « Puisque vous en savez assez, que faîtes-vous ici ? Puisque vous savez où chercher la Bête, que n'êtes-vous déjà sur place, l'arme à la main, le cadavre du monstre à vos pieds ? Taisez-vous donc un peu, mon garçon, si vous n'avez rien de mieux à dire. » Plus adouci face à un Follard modéré dans ses propos et qui soulevait une interrogation intéressante, il répondit : « C'est une hypothèse que le Grand Argentier a suggérée... mais s'il y a un tueur à Port-Réal, il y a très certainement un monstre ici. Des traces énormes ont été repérées. La Bête elle-même aurait été aperçue. Créature malveillante ou homme criminel, quelle importance ? Je veux qu'on chasse ce monstre de ma forêt. » Puisqu'ils étaient tous si pressés, il décida de leur livrer tout à trac les renseignements les plus frais dont il disposait : « Toutes nos informations indiquent que la Grande clairière serait le meilleur lieu pour un départ de chasse. Mais je ne crois pas qu'y aller tous ensemble soit la meilleure chose à faire : il faut ratisser large. Formons des groupes, séparons-nous, et retrouvons-nous au zénith en cas de chou blanc. Et n'oubliez pas vos cors, sonnez en cas de besoin ou si vous prenez la Bête en chasse. Des questions ? » Et afin de rappeler à tous que, comme l'avait maladroitement fait remarqué deux chevaliers ici présents, le temps était compté, il reprit : « Hâtons-nous. Le plus tôt la Bête sera prise, le mieux. Quant à ceux qui veulent partir seuls... libre à vous. »

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

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Message Dim 30 Sep 2012 - 14:44

Une étrange nouvelle, une bête que son audace amenait jusqu'aux rues de la capitale, l'inquiétude des habitants. Il n'en avait pas fallut plus à Lyonel pour décider de quitter Accalmie en direction du Bois-du-Roi prêt à une partie de chasse des plus épique, si l'on en croyait les rumeurs. Ce n'était certes pas la récompense accordée qui l'intéressait dans cette aventure mais plutôt la perspective de se lancer aux trousses d'une bête, d'un monstre tel que personne n'en avait vu. Le sang guerrier de l'Orage Moqueur n'avait fait qu'un tour en apprenant la nouvelle et sa soif de batailles, endormie depuis trop longtemps s'était soudainement réveillée. En quelques jours à peine, il avait réunit une petite troupe de soldats et chevaliers et s'étaient rendus auprès de Lord Hastif. Et le jour de la battue était arrivé, finalement. Tout le camp était désert, su moins pouvait-on le croire. Tout le monde attendait, en vérité, l'arrivée du seigneur des lieux. Quelques bavardages commençaient ça et là pourtant l'air était empreint d'un petit quelque chose qui n'encourageait pas vraiment à la discussion.

Ou peut être était-ce la présence de Corwin Rogers qui mettait tout le monde mal à l'aise ? Lyonel avait cru déceler toute une zone autour du chevalier où personne n'osait se tenir ou ne serait-ce que porter le regard, comme si tous l'évitaient. Mais peut être était-ce en réalité une impression liée à l'inimitié reconnue qui régnait entre eux. Cela dit, le seingeur de l'Orage ne put que se réjouir de l'exaspération que semblait montrer le chevalier. Enfin perdait-il en partie son masque affable et bien trop mielleux. Aux questions de Lord Hastif, ils répondit non sans un soupir. Et puis lorsque le regard de celui qui interrogeait les hommes présents se posa sur lui, Lyonel ne put que s'esclaffer brièvement.

-Moi ? Savoir quelque chose sur la bête ! Je n'en sais pas plus que ce que vous m'avez dit dans votre lettre. Mais qu'elle soit homme ou animal, nous devons nous en occuper rapidement, c'est un fait. Après tout, nous sommes tous ici pour la même raison ! Cela dit, d'autres que nous seront sûrement dans ces bois, traquant également la bête. Une battue dans ces conditions pourrait amener à un, peut être plusieurs, incidents et mieux vaut l'éviter.

Il laissa planer un court silence, volontairement... Pour tester la patience de « certains », en vérité.

-Il vaut mieux ne rien faire dans la précipitation. Si hommes il y a, et non bête, alors nous ne pourront pas savoir si nous avons affaire à de simples braconniers ou aux criminels recherchés.

Ainsi, Lyonel prônait la prudence, pourtant il aurait préféré parcourir les bois, aux aguets et fin près à en découdre avec un monstre à la taille légendaire. Cependant il fallait avouer que la récompense promise pour la capture – ou la mort – de la bête ne leur faciliterait pas les choses. Comme il l'avait annoncé, la population humaine au sein des bois avait augmenté au cours des derniers jours et une battue en bonne et due forme s'avérait presque impossible. Il réfléchit un instant, fronçant les sourcils avant de se tourner vers le maître des lieux.

-Lord Hastif, quelles nouvelles vous ont apporté les hommes que vous avez postés dans les bois, près de cette tour ? Ont-il vu quoi que ce soit de suspect récemment ?


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Message Dim 30 Sep 2012 - 19:07

Lord Hastif n’avait nullement vexé Ser Andrik. Aussi maladroit qu’il avait été dans sa remarque, ce n’était pas dans sa nature de « vexer » les gens, du moins quand ils ne lui avaient rien fait. Aussi, il comprit la réaction du Lord qu‘il pardonna. Cependant, Lord Hastif semblait peu enclin à chercher de l’aide alors qu’il était lui-même incapable de régler le problème. Il n’aimait visiblement pas la présence de tant de personnes ici et Andrik trouvait son comportement étrange. Voilà une curieuse attitude de chercher à préserver les apparences alors que son « peuple » était en danger à cause d’une « bête », ou comme l’avait fait si bien remarquer le jeune homme près de lui, un homme ou un groupe d’hommes. Son questionnement intérieur se voyait d’ailleurs dans son regard.

Décidemment, Andrik n’avait subitement aucune confiance en Lord Hastif et comble de l’ironie, il lui demandait ce qu’il faisait encore ici. Après tout, c‘était lui le Lord qui avait eu besoin d‘aide. Quand Hastif finit de parler, Andrik répondit, car s’il était connu dans la région pour être un chevalier d’une grande qualité avec un code d’honneur strict, il n’en demeurait pas moins, un provocateur.

« Bien, alors allons-y, après tout nous sommes ici parce qu’un problème n’a pas été réglé en temps et en heure. Je suis ici pour servir le peuple, pas pour vous Lord Hastif, rassurer vous.»

Andrik n’accorda pas la moindre attention à la réaction ou et aux paroles du Lord. Il ne l’appréciait pas, ça avait le mérite d’être clair. Andrik n’était pas là pour satisfaire les désirs d’un Lord arrogant qui se souciait plus de sauver les apparences face à un seigneur suzerain, que d’aider son peuple. Il salua respectueusement Lord Barathéon et les chevaliers présent puis quitta la tente, suivi de ses cousins qui n’avaient pu cacher un mouvement de tête et un léger sourire qui voulaient certainement dire « sacré Andrik ». Le chevalier devina sans mal les regards noirs de certains qui se posèrent sur sa nuque et le regard amusé de ceux qui connaissaient le Sombrelyn.

Andrik n’avait jamais fait l’unanimité parce que beaucoup se contentaient de se fier aux apparences. C’était une façon comme une autre pour le chevalier d’éviter les mauvaises personnes. Cependant, ceux qui le connaissaient savaient qu’il était loin d’être le chieur et le provocateur qu’il s’amusait à montrer.

Ils s’éloignèrent du campement. « Je n’apprécie pas ce Lord » « oui nous l’avons bien vu! » « Ce n’est pas pour sa réponse, il faut savoir lire entre les lignes. Il est incompétent pour ce qui est de cette bête, mais ce jeune homme… » « Ser Follard? », laissa échapper Lucifer. « Oui, il a dit quelque chose d’intéressant, l’idée d’un groupe d’hommes me plait… » Il se tut un instant, il raisonna

« Si c’est le cas, la priorité serait de visiter quelques ruines ou la grande clairière avec sa légende de sorcière. » « Pourquoi? » « Si tu veux te planquer, tu vas dans un endroit, où personne ne veut aller, ou du moins les superstitieux.»

Il n’y avait que les ruines et la grande clairière qui pouvaient être des cibles attrayantes pour Andrik, mais la grande clairière allait être recouverte d’une armée de clowns en armure. « L’important pour l’instant c’est de trouver des indices et d‘être discret, on va se diriger vers les ruines du baudet et vite. Nous allons voir ce que nous pouvons trouver. Quoiqu‘il en soit, le gros du campement va à la grande clairière, que ça soit une bête ou des bandits, c‘est pas avec une armée qu‘on va mettre la main dessus. Ils se sauveront en la voyant arriver » Puis ils partirent.
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Message Dim 30 Sep 2012 - 19:37

    « Lothar, réveille-toi bon sang ! »

Ce matin-là, ou devrait-on dire ce midi, le Chevalier-aux-Crabes avait eu énormément de mal à se lever. Mais la pression et la voix de son ami Mathis avait finalement eu raison de son sommeil. Surtout au moment où il lui avait rappelé la battue du lendemain matin… Logeant depuis plusieurs semaines dans une auberge de bonne facture, au cœur de Port-Réal, les deux chevaliers auraient une sacrée route à faire, et il ne fallait pas traîner.

Grognant et bougonnant, le Celtigar se décida à rejeter ses draps, ce qui eut pour effet d’éparpiller dans toute la pièce un nombre relativement important de papiers, parchemins et notes en tout genre. Lothar avait passé une large partie de la nuit à se documenter sur les légendes traitant d’une « Bête mystérieuse », ainsi que tous les éléments relayant de pareils faits. D’où son sommeil de plomb… Après de rapides ablutions, les deux chevaliers prirent la route.

Depuis lors, les deux chevaliers avaient galopé toute l’après-midi, et une bonne partie de la nuit. La fatigue de la chevauchée, pour eux comme pour leurs montures, les força à faire halte et à construire un campement hâtif pour se reposer quelques heures, au nord du Bois-du-Roi. Quand l’aube perça, propageant sa douce robe dorée et rougeoyante, les deux amis reprirent la route.

D’où une arrivée au campement de Lord Hastif – le seigneur qui avait en charge la bonne organisation de la battue – plutôt hâtive et, comment dire… Déplacée. Mais Lothar en avait cure, et Mathis encore moins. Le Celtigar repéra un homme d’armes qui les mena vers une tente libre. Il ponctua son salut par un « Vous f’rez mieux d’pas traîner m’ssers ! La réunion avec l’grattin des chevaliers a d’jà commencé ! ». Après un signe de tête de remerciement, et une nouvelle ablution, les deux chevaliers suivirent le conseil du roturier.

Slalomant entre les tentes, le Chevalier-aux-Crabes débarqua vivement dans l’imposante tente qui arborait les armes de la famille Baratheon. Son entrée fut d’ailleurs remarquée, que Lothar négligea totalement pour s’excuser brièvement et prendre sa place auprès d’un jeune chevalier au teint légèrement hâlé. Il en profita pour jeter un coup d’œil général à l’assemblée. L’exécrable ser Corwin Rogers était présent, pour son plus grand « plaisir ». Le si jovial Lord Lyonel Baratheon était là également, ainsi que le jeune ser Dezial Follard, ce qui eut pour effet de faire sourire le Celtigar.

Écoutant attentivement l’intervention de Lord Hastif à l’encontre du chevalier auprès duquel il se trouvait, et la prise de parole de Lord Baratheon, Lothar se décida d’intervenir avant que Lord Hastif ne reprenne la parole.

    « Pardonnez-moi Lord Hastif, je me permet d’intervenir brièvement sur le sujet. J’ai passé la dernière semaine à compulser moult ouvrages et archives traitant de la question. Si l’on prend l’hypothèse que la Bête existe, d’anciennes légendes s’y référant concordent avec certains faits réels. D’aucuns font allusion à une « bête vengeresse envoyée par les mystérieux enfants de la forêt pour punir les Andals de leur cruauté. ». Et à travers les siècles, des faits avérant la présence d’une sombre bête d’une taille remarquable se retrouvent dans les archives. Il est possible que l’on se retrouve confronté à cela aujourd’hui, et je commencerai mes recherches du côté des ruines plus au nord, un quelconque indice pourrait y être présent. »

Lothar se tut et attendit la suite des évènements. Mais peu importe la décision, son choix était d’explorer en priorité ses ruines. Une sorte de sixième sens lui intimait que des réponses y seraient présentes.


Dernière édition par Lothar Celtigar le Ven 12 Oct 2012 - 15:15, édité 1 fois
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Corwin Rogers
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Message Dim 30 Sep 2012 - 19:56

Un muscle se contracta dangereusement sur la mâchoire inférieure de Corwin, un bien mauvais signe, alors qu'il entendait la réponse que lui donnait lord Hastif. Son regard devint plus glacé encore tandis qu'il toisait son interlocuteur. Personne n'eut la mauvaise idée de se rire de lui, fort heureusement. Un sourire narquois finit par se dessiner sur ses traits tandis qu'il observait ironiquement lord Hastif, avant de lui donner une réponse sur un ton douceâtre et venimeux.

« Oh, je suis sûr que personne ici ne doute de vos compétences, lord Hastif. La meilleure preuve de votre efficacité est sans doute le fait que vous êtes parvenu à vous débarrasser de la menace de la Bête une bonne fois pour toutes, sans l'aide de personne, et que nous sommes sur le point d'aller lever nos coupes pour saluer l'évènement, tout en étant rassurés de savoir que nos gens peuvent dormir en toute sécurité... Je me trompe ?


La contre attaque aurait été bien plus véhémente en d'autres circonstances, mais le chevalier ne comptait pas se mettre la moitié des occupants de cette tente à dos, surtout si c'était pour devoir subir les remontrances de lord Lyonel... Il ne lui donnerait pas cette satisfaction. En tous les cas, il était au moins ravi d'avoir donné cette gifle orale à l'importun qui avait osé l'insulter, en rappelant devant tous qu'il avait été bien incapable de gérer le problème par lui-même, et qu'il était venu pleurnicher sur les genoux de son suzerain. Il pouvait bien aller cueillir ses girolles lui-même, et les donner à ses cuisiniers pour farcir la Bête quand Corwin reviendrait avec sa dépouille. Il était persuadé d'être bien meilleur chasseur que lord Hastif.

Il se contenta d'écouter les suggestions de ce dernier à propos des lieux où se rendre. Se séparer était évidemment la meilleure solution pour couvrir le plus de terrain. Le chevalier d'Amberly était toutefois curieux de savoir s'ils allaient se voir attribuer des « partenaires » de chasse, ou si chacun irait avec ses propres effectifs. Malgré l'envie qu'il avait, il ne se rua pas dehors pour se hisser en selle et se jeter à corps perdu dans les bois. Dans un premier temps, mieux valait profiter des connaissances du terrain d'un initié... Il avait trop bien planifié cette chasse pour tout gâcher dès le départ, en se perdant bêtement par exemple. Il ne doutait pas de retrouver son chemin, car après tout il n'était pas né de la dernière pluie, mais il ne souhaitait pas que quelqu'un d'autre s'accapare sa prise et la récompense qui allait avec elle pendant qu'il était ralenti. Pour l'occasion, en plus d'hommes plus compétents que sa compagnie habituelle en matière de chasse, il avait aussi choisi un cheval plus vif, moins imposant et au pied plus sûr que son puissant destrier noir, Kaesar, et donc plus adapté au milieu forestier.


- Je crois qu'une chose est sûre : cette Bête est trop intelligente pour se laisser avoir facilement, sans quoi elle aurait déjà été capturée. S'enfoncer dans les bois en faisant grand bruit ne sera sans doute pas profitable, mieux vaut se montrer assez silencieux dans un premier temps et ne donner l'alarme qu'en cas d'urgence ou une fois sûrs de l'avoir... sans quoi elle risque bien de passer à travers les filets de notre battue. On a déjà vu de simples renards faire ça, et cette chose est loin d'être un simple goupil... »


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Message Dim 30 Sep 2012 - 20:46

     Un jour, ser Corwin Rogers paierait pour son insolente réplique. Tout comme ser Andrik qui se comportait comme en terrain conquis. Mais ce dernier eut le bon sens de prendre congé et de partir, alors lord Hastif apporta sur un plateau de paroles les informations que demandait son suzerain. Sans obséquiosité ni flagornerie, car ce n'était pas son genre.  « On sait ce que tout le monde sait concernant les meurtres, les rumeurs et tout le reste. Des traces étranges, comme j'ai dit, ont été aperçues du côté de la Grande clairière. Si j'en crois ce que j'ai vu et ce qu'on m'en a dit, ces traces n'appartiennent à aucun animal, prédateur ou gibier, connu ou même existant. D'après la forme des traces, on fait face à un animal géant. » De ses mains étendues, il simula la taille des traces en question, ce qui eut de quoi impressionner les spectateurs. Dommage pour ser Andrik qui était parti sans cette information ! « Pour le reste, nous ne savons rien. Même mestre Arnald, dont la science est grande, n'a rien su nous dire. Il m'a évoqué les légendes dont vous avez parlé, ser Lothar. À mes yeux comme aux siens, ce sont des balivernes, mais malgré tout, ces ruines sont un repaire idéal pour toute créature, humaine ou animale... Mais bref, il est temps d'y aller. Vous, et vous, vous irez dans les ruines du baudet pour commencer. Mon seigneur, je suggère que vous alliez du côté de la Grande clairière. » Lord Hastif fit un pas vers la porte. Il était très pressé, d'un coup. C'est ainsi que messers Lothar et Corwin se trouvèrent dans le même groupe pour aller jusqu'aux ruines du baudet, tandis que Lyonel Baratheon se trouvait accompagné de ser Dezial. « Emportez chacun avec vous vos hommes, vous en aurez besoin. Et j'ai joint pour chaque groupe un éclaireur pour vous guider dans la forêt et un coureur pour faire circuler les informations importantes. Sait-on jamais... » Ainsi avant de quitter la tente, lord Hastif prit l'un des cors présentés sur la table et annonça qu'il se rendait, lui, avec son groupe en direction de la vieille tour pour initier une exploration de la forêt de l'autre côté de la rivière. Chacun avait désormais son groupe et sa destination, mais qui pouvait dire si chacun respecterait ces consignes qui n'étaient pas des ordres ?

     De son côté, ser Andrik la jouait électron libre, et peut-être que ce trait d'audace lui serait favorable... Malheureusement, sans la connaissance nécessaire du terrain, comment connaître la direction exacte de ces ruines ? Une trajectoire ne suffit pas à s'orienter mais par chance pour lui, lord Hastif, qui était plus un homme maladroit que malveillant, fit envoyer quelque page en courant pour rattraper le chevalier de Sombreval avant qu'il n'eût pris trop d'avance dans l'inconnu. Ainsi ser Andrik se vit-il remettre, de la part de lord Hastif, une bout de parchemin usé où mestre Arnald avait gribouillé avec soin une sommaire carte des lieux pour aider le chevalier dans sa tâche – il avait d'abord songé à la garder pour lui, mais le lord avait cru plus charitable d'en doter ce chevalier étranger qui partait seul et sans ressource à l'aventure. Curieux et contradictoire, le comportement de lord Hastif ne cachait rien du profond désarroi dans lequel l'affaire toute entière le plongeait ! Fort de ce document précieux, ser Andrik put prendre sans danger la direction des ruines du baudet. Mais au bout d'un moment, sur le côté du chemin, il remarqua une chose fort étrange : des branches d'arbres étaient disposées en tas précisément agencés de sorte à former des simulacres d'autels... mais les cranes de rongeurs morts qui s'y amoncelaient s'affichaient très clairement comme un avertissement. Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ? Ser Andrik, probablement sceptique, avait désormais le choix : ou bien poursuivre vers les ruines du baudet en dépit de la mise en garde factice des monticules morbides, ou bien rebrousser chemin et changer de direction vers d'autres lieux apparemment moins dangereux. Mais avant de partir dans un sens ou dans l'autre, n'était-il pas judicieux d'inspecter ces drôles d'ossuaires ?

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower !
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Message Dim 30 Sep 2012 - 21:43

Mycah s’arrêta net le bruit l'avait suivi, le bruit était présent, Mycah n'était pas seul en ces lieux et quelque chose se mouvait alors qu'il était sur le point de se lancer à pousser cet énorme roc qui aurait suffit à sortir son ami du pétrin dans lequel il s'était fourré. Lentement il se retourna, sans le moindre geste brusque. Ces yeux se posèrent lentement sur les alentours, observant sans cesse le moindre mouvement qui aurait pu lui paraître suspect. Il restait silencieux calme, le chasseur se fond dans la nature pour traquer sa proie, il en était tout autant pour la proie qu'il était, se faire remarquer si il était chassé ne lui servirait à rien si ce n'était a se faire poursuivre si la présence se trouvait en être une menaçante.

Mycah ! Dépêche toi bordel. Tu crois que je vais moisir ici pour longtemps là !


Aux hurlements de Loras, Mycah se crispa et se retint de l'envoyer royalement bouler dans un hurlements tout aussi sonore. Voir même de se pencher lui même contre le puits en question pour laisser ses insultes gentiment résonner dans la cavité. Chose assez idiote à faire puisqu'il se serait sûrement retrouvé au même endroit que le braconnier.

Il laissa quelques secondes s'écouler, laissant le silence retomber sur les ruines, plus aucun bruit ne se faisait entendre, son chasseur était soit à l'observer, regardant les gestes de sa proie, analysant ses réactions et mesurant à quelle vitesse il pourrait mettre fin à la vie du dornien ou soit il avait déjà déguerpi comme le lapin de forêt qu'il pouvait être. Doucement il susurra quelques mots à l'attention du prisonnier.


Ferme là ! On est pas seul, je sais pas ce que c'est mais ça me suis alors tu restes gentiment ici, je vais voire et je reviens te chercher. Évite de mourir dans un éboulement, tu en as déjà assez fais.

La seule réponse qu'il obtenu fut un grognement et une petite insulte à laquelle il ne fit même pas attention. Il banda à nouveau son arc mais cette fois ne le relâcha pas, deux doigts d'une main serrés au pied de la pointe, ceux de l'autre main maintenant fermement le bout, prêt à bander la corde au moindre geste suspect. Ainsi paré il commença à avancer doucement observant tranquillement le moindre recoin.

Il arriva doucement et sans le moindre bruit aux abords d'un muret plus haut que lui, les bruits venaient d'ici à son premier avis et il était temps de savoir. Mais alors qu'il était sur le point de faire volte face et de le contourner. Des craquements de branches se firent entendre, des bruits de précipitation. Fuite ou attaque ? Mycah ne réfléchit même pas et d'un coup il se plaça dans l'axe des mouvements, décochant une flèche avec à peine assez de temps pour voir sur quoi il tirait, par un réflexe tout aussi rapide il lâcha son arme sur le coté et porta sa main à son fourreau espérant que son épée courte soit efficace et surtout que tout cela ne soit que le fruit de sa peur et de son stress.


Dernière édition par Mycah le Jeu 1 Nov 2012 - 14:57, édité 1 fois
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Message Dim 30 Sep 2012 - 22:11

Une cruelle déception.
Ce fut la première chose qui vint en tête au jeune homme, alors même que la chasse n’avait pas débutée. L’accueil du Lord Hastif avait été aussi polaire que pouvait l’être Fort-Terreur et Adrian se disait que certains points ne changeaient pas, du Nord au Sud. L’étonnement face à cette réaction lui avait coupé la moindre réplique pour faire valoir sa place dans cette chasse et ils s’étaient retrouvés à faire les piquets au centre du campement, sans pouvoir ni partir en chasse ni en apprendre davantage. Pourquoi s’était-il attendu à ce que le Lord accepte toute aide comme la bienvenue ? Peut-être l’idée de se garder le trophée pour lui seul lui était passé par la tête.

Il s’était assis, bougon, sans échangé la moindre parole avec ses compagnons d’infortune. Son regard s’était attardé aux alentours, ses oreilles sur les rumeurs du campement mais rien n’avait su attirer son attention. Du moins, avant que tous se rassemblent aux alentours de cette tente visible et remarquable : Celle de l’Orage moqueur. L’idée lui était venue de proposer directement au suzerain leur aide dans cette traque en faisant fi de l’avis du Lord Hastif. Mais avec toutes ces bonnes âmes regroupées en un même endroit, il lui serait bien impossible d’accéder à la tente, alors de parler au Lord-suzerain des terres de l’Orage …

Une autre idée avait germé aussi vite alors qu’il tournait tête vers sa monture. Le silence s’était fait aussi vite autour d’eux que la rumeur s’était élevée vers la tente du Lord. Ils étaient seuls ou presque dorénavant. Rien ne l’obligeait, cette fois, à demander la permission pour se mettre en route. Après tout, une prime était sur la tête de la bête et seule la convenance lui avait exigé de se rendre en premier lieu au campement. Qu’est-ce qu’ils les retenaient désormais, hormis leurs propres consciences ?

Il avait eu ce sourire malicieux pour Maureen alors que l’idée faisait son chemin. L’héritier s’était relevé subitement pour enfourcher sa monture sous les yeux écarquillés de son maître d’armes.

« Qu’est-ce que tu penses faire, Adrian ? »
« Ca ne vous paraît pas évident ? Nous n’aurons pas d’autres occasions de nous évader de cette geôle improvisée. Ils ne nous cèderont aucune information et nous cantonnerons à ce campement si nous restons ici. Je n’ai pas l’intention de prendre racine ! »
« Peut-être mais on ne s’est même pas où se rendre en premier lieu et même Mortimer et Maureen ne connaissent pas si bien les environs. »


Adrian leva les yeux au ciel, déjà excédé par la discussion. Qu’on lui oppose toujours les mêmes arguments pour se montrer raisonnable, même quand la situation ne l’exigeait pas réellement. Après tout, avec toutes ces bonnes volontés dans la zone sur les pistes d’une simple rumeur… Que craignaient-ils vraiment ? De se perdre ? Il ne prendrait pas plus la peine d’argumenter.

« Tu sais ce qu’on dit ? La chance sourit aux audacieux ! Maureen, es-tu avec moi ? »

Il n’avait pas attendu la réponse, ni l’un ni de l’autre. Aux abords de la tente, l’agitation diminuait et les premiers commençaient à se préparer à partir. L’occasion s’effaçait aussi vite. D’un puissant coup de talon, il avait mis sa monture au galop pour quitter le camp à l’opposée de la tente, vers le Sud-Est. Il avait l’intention de longer la rivière pour éviter de se perdre, à défaut de connaître la région. Derrière lui, il entendait distinctement un juron alors que les autres se mettaient en selle avec un temps de retard.


Dernière édition par Adrian Bolton le Dim 30 Sep 2012 - 22:32, édité 1 fois
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Lyonel Baratheon
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Message Dim 30 Sep 2012 - 22:14

Quel était donc ce sourire satisfait affiché sur les lèvres de l'Orage Moqueur ? C'était là une manifestation de joie plutôt étrange chez lui qui partait habituellement d'un grand rire. Mais le fait est qu'il avait cette fois du le retenir. La sortie de Lord Hastif et la réaction bien trop mesurée de Ser Rogers était un met de choix pour lui. Que ne pouvait-il féliciter ce premier ! Mais créer des tensions dans le groupe réunit n'aurait pas été de bon aloi, aussi se contenta-t-il de ce sourire inhabituel.
Il hocha la tête en apprenant ensuite que les gardes n'en savaient pas plus, finalement, et seules les informations de Lothar furent consistantes, même si fort peu utiles pour la chasse. Il fit de même lorsque Lord Hastif mima d'un geste la taille des empreintes retrouvées. La bête devait être énorme, en effet. Sans pareil, même. Les braconniers qui parcouraient le Bois-du-Roi auraient fort à faire s'ils la rencontraient. Ce n'était pas de simples collets qui l'arrêteraient, quant à espérer creuser et camoufler une fosse pour la prendre au piège... Voilà qui se montrerait à la fois fou et présomptueux. Il y aurait sûrement des pertes, surtout parmi les plus inexpérimentés d'entre eux. Les Lords et chevaliers présents n'auraient peut être pas tant à craindre de l'animal – ou du groupe de brigand ? -, à rester en groupe, bien armés et protégés.
Et encore une fois, un signe de tête signifia son acquiescement alors que Lord Hastif suggérait – ou imposait ? - des groupes chargés de traquer la bête. Le seigneur de l'Orage songea qu'il aurait bien mérité le surnom de Lord Hâtif, à se montrer si empressé ! Ainsi, Lothar Celtigar se retrouverait en compagnie de l'affreux Ser Corwin. Lyonel appréciait le premier, le second... Hé bien, tous connaissaient la réponse. Dommage que le pauvre chevalier aux crabes ne doive subir pareille compagnie.

Lyonel se tourna vers ce chevalier avec qui il devait ainsi aller visiter la grande clairière. Son nom ? Dezial Follard, s'il ne se trompait pas en se souvenant de ce qu'il avait pu entendre lorsque les présentations avaient été faites. Il ne l'avait jamais rencontré mais l'hypothèse qu'il avait faite, celle d'un groupe de brigands, lui semblait intelligente, et plutôt plausible.

-Ser Follard, fit-il avec un signe de tête. Que diriez vous de nous mettre en route ?

Dans la tente, la demi douzaine de chevaliers et les hommes d'armes qui accompagnaient Lyonel firent mine de se mettre en mouvement, n'attendant qu'un signal de ce dernier pour partir. Et ce signal vint plutôt vite puisque la question n'était en réalité que pure rhétorique. Dezial avait déjà montré son empressement et son désir de partir en chasse, aussi Lyonel n'attendit-il pas la réponse et se dirigea vers la sortie. Ses hommes se mirent en branle également et tous sortirent dans l'air frais du matin.


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Message Dim 30 Sep 2012 - 23:31

Quand le Rogers prit la parole, c’était avec le même ton lourd et arrogant qu’il avait eu à son encontre, près de sept années auparavant. D’ailleurs les deux hommes s’étaient quittés en très mauvais terme, notamment à cause du caractère chaotique et mauvais joueur du chevalier de l’Orage. Depuis lors, Lothar ne voyait en cet homme qu’un exécrable petit bonhomme bouffis d’arrogance et sans honneur, qui arborait indignement le manteau de la chevalerie. Pourtant, il ne put s’empêcher de remarquer la justesse des dernières paroles de Corwin : pour que la battue soit couronnée de succès, il fallait agir intelligemment, et ne pas y aller comme des gros lourdauds. Il fallait agir avec circonspection, étudier toutes les pistes possibles et ne pas sous-estimer la menace, qu’elle soit animale ou humaine. D’ailleurs, Lothar savait que les éléments qu’ils avaient donnés tantôt n’avait fait qu’attiser le vent de l’indifférence et de la méconnaissance des légendes. Mais le Chevalier-aux-Crabes ne croyait pas bêtement à de simples racontars et élucubrations, mais à des concordances frappantes et plutôt inquiétantes.

D’ailleurs, le choix de son groupe entreprit de le mécontenter amèrement. Tout d’abord, son compagnon de battue n’était autre que… Corwin Rogers. Dans le genre, « cerise sur le gâteau », le Celtigar était plutôt servit. Supporter les phrases insolentes de celui-ci passait encore, mais endurer sa présence plusieurs heures durant, dans une traque qui nécessite de la patience et du calme, ça craignait sévère. Mais pour couronner le tout, Lord Hastif leur ordonna de partir vers les ruines du Baudet, à l’extrême-est, alors que Lothar était persuadé que des indices se trouvaient dans les ruines au nord. On disait que se trouvait là-bas des traces de l’implantation ancienne des Enfants de la Forêt. Sur le coup, le Chevalier-aux-Crabes se renfrogna et sortit de la tente après avoir salué le Lord Baratheon et le reste des chevaliers présents dans la tente.

Quelques instants après, ser Corwin sortit à son tour de la tente, avec la même expression affable que le Chevalier-aux-Crabes. Nuls doutes que les deux hommes partageaient les mêmes sentiments d’inimité, et qu’aucun d’eux n’était emballés à l’idée de passer une journée de traque ensemble. Lothar, dont l’humeur joviale avait considérablement diminuée, s’adressa en premier au ser de l’Orage.

    « Écoutez Corwin, nous n’allons pas aller par quatre-chemins. Je sais que nous ne partageons pas les mêmes points de vues, ni les mêmes méthodes. Et il faut avouer que notre passif ne joue pas en notre faveur… » Lothar soupira. « Mais nous n’avons pas le choix. Nous devons nous entraider pour le coup. Je reste persuadé que l’une des meilleures pistes que nous avons à notre disposition est le lieu de ruines, au nord du campement. Je ne vous demande pas de me suivre, et ce n’est surtout pas par plaisir que je souhaite votre compagnie. Cependant, je suis intimement convaincu qu’il faut mettre toutes les chances de notre côté, et que la solution réside dans la patience, la recherche et la compréhension de la menace. Ce ne sont peut-être que des imposteurs déguisés en bestiole, mais dans le doute, autant approfondir chaque piste. »

Mathis haussa les sourcils. Lothar agissait froidement que rarement, voire de façon anecdotique. Il fallait croire que ses retrouvailles avec le ser Rogers y jouaient pour beaucoup. Semblant se désintéresser de la conversation pendant quelques instants, Lothar vérifia ses armes, et sortit de son paquetage le cor des Krakens familial. Après avoir vérifié la pertinence de sa tenue – ensemble de cuir rehaussé de mailles sur les épaules et de grandes bottes de cuir souple – le Chevalier-aux-Crabes se retourna vers son interlocuteur.

    « Alors, vous êtes de la partie ? »
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Maureen Bolton
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Message Lun 1 Oct 2012 - 1:59

Maureen avait eu un sourire amer, mais elle connaissait trop son grand-père pour lui dire de ne pas faire quelques choses de stupides en se joignant à une telle chasse. Elle n’avait que faire de ce que l’on lui disait. La preuve, elle avait envoyé baladé le Stark la dernière fois qu’elle s'était joint à une gentille escarmouche entre continentaux et fer-nés. La situation était différentes, elle le concevait, mais au contraire de son cousin elle s’amusait grandement. Elle s’était presque retenue de rire devant Lord Hastif.

Voilà la leçon numéro un de notre voyage. Les gens du sud sont aussi froid que la temperature du nord. Lord Swann n’est pas fou, il me connait trop bien. Il sait que je dois être la.

Pendant les minutes qui passaient, elle et Jack se fixaient dans les yeux. Un pari silencieux avait été mis sur table et la Bolton était certainement sure de gagner. Adrian ne resterait pas ici encore longtemps. Mortimer les regardait l’un après l’autre espérant comprendre ce qui pouvait bien se tramer, lorsqu’Adrian se leva subitement. Elle tendit la main et empocha les dragons pariés avec son homme de main. Certainement au grand damne de John, Maureen se leva et s’inclina en lâchant un :

C’est ce qui sera encore plus amusant John. Je vous suis mon lord.

Maureen, on est loin d’une petite fête organisée à Fort-Terreur ou d’une chasse au gibier, sermonna Jack.

Je suis capable de désobéir à mon propre Lord Suzerain, je peux bien le faire de nouveau en n’écoutant point Lord Hastif.

Elle éclata de rire alors qu’elle sifflait Écorcheurs. Elle n’allait pas rester la tranquille à observer les autres s’amuser comme des fous. Non elle ne prenait pas cela comme une partie de plaisir, mais elle aimait faire ses petites choses avec les siens et pas des chevaliers. Elle détestait les chevaliers autant le dire. Elle se tourna vers les trois hommes et leur lança :

Et maintenant, messieurs, allons-nous en avant que quelqu'un vienne gâcher la fête. Restez ici me mettrait de mauvaise humeur

Un peu d’ironie ne ferait pas de mal. Elle en avait assez d’être reléguée et autant partir maintenant avant qu’on lui gâche le plaisir de ne pas écouter Lord Hastif. Un sourire baignait sur ses lèvres et Jack se leva à son tour.

Décidément, je déplore le jour ou le vieux va mourir. Mais Aie!

Elle n’aimait pas beaucoup Réginald, mais elle ne souhaitait pas sa mort. Une bonne taloche lui avait fait un peu de bien.

Essaies-tu de dire que je déteins sur lui.

Je n’essais pas, tu déteins sur lui.

Je vais le prendre comme un compliment.

Elle monta sur écorcheur et prit la direction que son cousin avait prise. Elle était suivie des trois autres hommes et la petite troupe prenait une direction que le jeune Bolton avait choisie.

J'ose croire que tu as une idée en tête, Mini-Bolton?


Dernière édition par Maureen Bolton le Dim 14 Oct 2012 - 1:44, édité 1 fois
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Message Lun 1 Oct 2012 - 18:29

Ayant laissé à leur propre sort les marchands qu'il escortait, première fois de toute sa carrière qu'il rompait un contrat, il avait marché trois jours durant pour rejoindre la zone de cette grande battue qui s'organisait. Bien qu'étant arrivé dans le périmètre de chasse, le manque de connaissances des lieux fit du spadassin un pauvre hère n'ayant guère trouvé d'une vieille tour de guet fort peu gardée.

A la suite d'une présentation sommaire, le danseur d'eau apprit de leurs bouches que les descriptions de la bête tout autant que celles des modalités de la chasse étaient somme toutes bien floues. Le campement de base situé au nord-est de la tour, après la rivière, aurait été un bien meilleur lieu pour récolter quelques détails. Nonobstant le commencement de la battue qui allait, encore une fois selon les dires des gardes, bientôt débuter. Dorénavant, se rendre au camp n'aurait pas forcément grand intérêt, d'autant plus si toutes ses forces vives devaient bientôt bouger au sein de cette forêt ... Quelque peu fourbu par la marche qu'il venait de faire, le sapadassin décida donc de s'adosser à la tour, le temps pour lui d'avaler un morceau de pain et réflêchir à un meilleur plan.

A bien y repenser le manque d'organisation de cette battue, ou tout du moins l'absence d'informations concrètes, n'avait pas grand chose de surprenant. Quel seigneur, chasseur ou bien encore chevalier pourrait bien vouloir partager le butin avec quelqu'un d'autre ? Récompense certainement promise dont Lotho n'avait même pas eu la curiosité de s'enquérir tant en réalité c'était avant tout le mystère, l'évènement singulier qui l'avait amené en ces lieux.

En parlant de singularité le danseur d'eau remarqua du coin de l'oeil, alors qu'il machonnait tranquillement son quignon, une femme vêtue de peaux de bêtes, armée et prête à l'exercice de son mêtier. Cette dernière était sorti des frondaisons bordant la tour pour se rendre d'un pas déterminé, franc, vers les gardes. Certainement quelque chasseresse ayant la volonté de prouver sa valeur face à son corps de mêtier, volonté admirable s'il en est. L'allusion qu'elle fit à sa féminité, cette note de mépris dans la voix, en disait bien plus long sur elle que son accoutrement. Le manque d'esprit critique des gardes les avait conditionnés à une réponse crasse d'ignorance.

La femme que Lotho aurait qualifié de sauvageonne si il n'avait pas appris à quel point les apparences pouvaient être trompeuses s'approcha de lui. La proposition de l'accompagner au campement qu'elle lui fit le surprit tout autant qu'elle appuyait grandement les paroles qu'elle avait auparavant servies aux gardes de la tour. Alors qu'il allait se présenter puis lui répondre, elle tourna les talons sans même crier gare, laissant le pauvre bretteur au deuil d'une quelconque grandiloquence.

Emballant ses affaires d'un seul geste et jetant la besace sur son épaule, il emboîta le pas à la jeune femme. Alors même qu'il allait enfin se présenter et soumettre sa vision des choses à celle-ci, un garde s'interposa et émit quelques conseils à leur encontre. Ravalant sa fierté verbale par deux fois blessée, Lotho se contenta d'afficher à l'encontre du garde un air dubitatif avant de lui dire d'un ton du même tonneau :


- Et vous n'auriez pas pu nous le dire avant ?!

Revenant vers Alysane, il émit un rapide révérence tout en courbettes et plumes de chapeau, pour finalement dire d'une voix très pressée :

- Oui. Nous. Lotho Volentin, Rimeur, Bretteur, Hâbleur et paraît-il charmeur. J'accepte votre proposition de faire route commune. Au vu des dernières "nouvelles" qui nous sont parvenues, j'opterais pour les cadavres ... Et vous ?
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Message Lun 1 Oct 2012 - 19:33

     Mycah n'était pas seul, il le devinait très justement et quand son ami Loras gueula pour manifester son mécontentement, il crut que sa vie aller prendre fin dans un fracas cataclysmique. Pourtant, rien n'advint, le silence reprit ses droits et la nature, attentive, semblait toujours impénétrable. Mycah prit le parti de ne pas secourir trop tôt son camarade et préféra identifier lui-même la potentielle menace qui lui tournait autour. Par devant ou par derrière, il ne comptait pas mourir aujourd'hui ! Mais dans sa frayeur, il n'eut pas le temps de se raviser que déjà une flèche partait droit vers sa cible... que Mycah le bourrin ne manqua pas d'un poil, et alors qu'il tirait son épée courte en vue d'un combat qu'il avait peut-être espéré épique... il put se rendre visuellement compte qu'il venait d'abattre une malheureuse genette dont le pelage tacheté se colorait du rouge amer de son sang... en deux endroits, alors même que la flèche n'avait touché qu'une fois... mystère ? Mycah devrait y réfléchir sans doute, et pendant ce temps, ruminant dans sa barbe, Loras eut la maladresse de marcher sur quelque chose qu'il n'avait pas encore remarqué mais que son séjour prolongé dans le puits lui révéla : il y avait sous l'eau le cadavre d'un nourrisson noyé.

     Fuyant la relative protection qu'offrait le campement autant que les fers invisibles dont lord Hastif avait prétendu les farder, les deux Bolton avaient pris la direction du sud-est, et alors que Maureen questionnait son cousin au sujet des idées qu'il avait peut-être en tête, leur petite troupe arriva bientôt en vue de la rivière qu'ils longèrent pour gagner les ruines dont ils ignoraient peut-être le nom. Mais avant d'y parvenir, ils découvrirent sur les bords de la rivière une chose étonnante : une barque tirée sur le sable du rivage, sans rames ni cordages pour la retenir. Que faisait-elle ici, sans personne et si tôt dans la journée ? L'équipée Bolton savait bien entendu qu'une barque n'a pas deux pieds pour marcher, mais il leur appartenait de s'arrêter pour inspecter d'un peu plus près la barque solitaire, et peut-être trouver des indices intéressants à son sujet. Plus à l'est, les ruines étaient à peine visibles, mais il était clair qu'ils pourraient s'y rendre sans faire de mauvaises rencontres... pour l'instant.

     Le soldat ne répondit rien à la remarque de Lotho Volentin qu'il jugea pertinente et dont il se repentit d'un regard. Dans le campement, alors que les groupes se formaient et s'apprêtaient pour le départ, les éclaireurs et coureurs mandés par lord Hastif se présentèrent à chacun de ceux qu'ils accompagneraient. Tout semblait aller bon train quand tous les chasseurs amateurs ou de profession présents dans la zone, où qu'ils soient, à l'instant même où le soleil détachait son crâne chauve et rougeoyant sur l'horizon qu'ils ne pouvaient voir à cause de la dense forêt les environnant, purent tous ensemble entendre un même bruit très étrange, semblable à un hurlement venu des entrailles du monde, comme si la terre elle-même avait souhaité exprimer quelque chose... mais quoi ?

*** *** ***

NB : N'oubliez pas que vous pouvez et même devez gérer vos PNJ ! Et n'oubliez pas que contrairement à vous, ils sont parfaitement mortels.

NB bis : Pour toutes vos questions, contactez Clarence Hightower ![/quote]
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Corwin Rogers
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Message Mar 2 Oct 2012 - 8:40

Lorsque lord Hastif annonça les groupes, Corwin eut le déplaisir de se retrouver avec ser Lothar, un chevalier des Terres de la Couronne qu'il avait affronté au cours du tournoi de Port-Réal, bien des années auparavant. Il avait été vaincu de justesse, ce qui ne lui avait évidemment pas plu, mais le chevalier aux crabes ne s'était pas privé de lui faire sentir qu'il ne l'appréciait guère, et qu'il le trouvait indigne d'être chevalier. Une insulte qui était encore marquée au fer rouge dans l'esprit de l'homme aux licornes... Il était du genre rancunier, et il avait une excellente mémoire, malheureusement pour beaucoup de gens. Son premier réflexe fut donc d'envoyer tout le monde dans les Sept Enfers pour voir s'il y faisait plus chaud, mais il se ravisa en se contentant dans un premier temps de rester impassible mais tendu de mécontentement, son regard glacial suivant lord Hastif jusqu'à ce qu'il soit sorti de la tente.
Il avait dit avoir pour chacun un éclaireur et un coureur pour transmettre les nouvelles, ce qui n'était pas une mauvaise idée. Toutefois, s'il partait seul avec ses hommes, il avait de fortes chances de se retrouver sans ces soutiens, et de se perdre dans les bois dans un premier temps, comme il l'avait redouté auparavant. Le plus sage serait sans doute de serrer les dents et de supporter la compagnie de ser Lothar... et pourquoi pas d'en profiter pour lui faire voir à quel point il valait mieux que lui.

Il sortit donc de la tente et se dirigea sans un mot vers ses hommes qui attendaient en petit groupe avec les montures. Corwin alla jusqu'à la sienne, un beau coursier rouan moins haut et imposant que son destrier habituel. Le changement se ferait sentir...
Sans avoir l'air de se préoccuper de son « partenaire », il s'employa à rajuster les sangles de sa selle, et à vérifier le contenu de ses sacoches de selle. Il y récupéra son cor personnel, un bel objet qui présentait des éclats nacrés, et dont les nervures n'étaient pas sans rappeler la corne des licornes. Il n'avait toujours pas desserré les dents quand ser Lothar lui adressa la parole, en lui étalant de beaux principes de coopération malgré leurs inimités. Le chevalier d'Amberly l'aurait volontiers envoyé se faire voir chez les Dorniens, mais il se contenta de lui adresser un regard lourd de sens sans rien commenter. Quand son interlocuteur finit par lui demander s'il était de la partie, il lui offrit un léger sourire de façade.

« Remerciez-en les Sept. A deux, vous auriez bien du mal à faire face à la Bête, m'est avis.

Il se mit en selle et fit signe à ses hommes de faire de même. Une quinzaine de personnes ne seraient pas de trop pour assurer leur sécurité et faire preuve d'efficacité pendant la traque. Ceux-là étaient aussi bons chasseurs que combattants, habitués à accompagner leur seigneur dans ses parties de chasse tout en restant des hommes d'armes de formation. Ils seraient parfait selon ce qu'ils devraient affronter : bête... ou homme. Corwin avisa l'éclaireur fourni par lord Hastif, qui venait de les rejoindre en compagnie de leur coureur. Il haussa les sourcils et s'adressa au premier.

- Conduis-nous vers les ruines au Nord du campement, puisque ser Lothar semble si sûr de lui. »


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Animation n°2 : L'homme est-il un monstre, ou le monstre un homme ?

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