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Ne jamais courtiser une femme prise [PV Lothar ! ]

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Homme d'Armes
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Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 31
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

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Message Ven 28 Sep 2012 - 10:30

On était une journée comme toutes les autres depuis qu'Aslak était rentré sur les Terres de la Couronne. En gros il s'était levé dans une luxueuse demeure - chez son frère - il avait profité copieusement de la nourriture offerte - c'était un affamé - et puis il s'était dit qu'il devait absolument aller voir ailleurs ce qu'il y avait - il n'aimait pas être enfermé. Il y avait ça de bien c'est que malgré la réussite professionnelle et de vie de son cher cadet, il n'en aurait voulu pour rien au monde. Il détestait ce point d'attache forcé. Enfin bon son frère n'était pas forcément là souvent en réalité, il était bien plus régulièrement à Port-Réal qu'il n'était dans sa demeure. Il travaillait trop ce Commandant. Ca non plus il n'aurait pas voulu. Avoir un boulot rangé, dans la justice, quelle horreur pour lui voleur et avec une possibilité au meurtre dans certaines circonstances. Bon ce dernier point était plus rare mais c'était déjà arrivé et ça arriverait sûrement encore. Il ne traînait pas toujours avec des enfants de coeur. Mais ça lui convenait, il aimait sa vie, ses voyages, ses rencontres fortuites, intéressantes et parfois les plans foireux dans lesquels il se retrouvait et arrivait toujours à se démêler. Mais donc, en attendant, il ne comptait guère passer la journée dans la demeure de son frère. Déjà que leur soeur était chez une autre noble, que sa chère petite nièce était également de sortie, il était tout seul avec les serviteurs et bien qu'il n'avait rien contre eux, c'était de sales rabats-joie et rapporteurs. Donc en gros il fallait qu'il se tire et aille s'amuser gentiment dans un autre coin. Une fois donc paré, une pomme volée - enfin c'était pas vraiment volé vu qu'il vivait pour le moment là- et ses armes accrochées, il sortit et alla trouver la chère monture qui lui était destinée et pour laquelle il avait même de l'affection. il devait reconnaître qu'il s'attachait vite à ces bêtes là, même si les trois quart du temps, il les volait puis les relâchait dans la nature. Après quelques flatteries et une ouverture de barrière, il enfourcha son destrier et après quelques crocs égarés encore dans sa pomme la terminant, il balança le tronc et se mit directement au galop. Il aimait cette sensation de vitesse et de liberté, surtout qu'autour de fief ne se trouvait qu'étendues vastes permettant à loisir de se ruer comme bon lui semblait. Et c'est ce qu'il fit.

Il vagabonda longuement avant de décider à s'établir dans un coin habité. Il avait envie de voir un peu des gens, de l'agitation, du mouvement et des demoiselles. Donc après avoir bifurqué, il vit ce qu'il cherchait et s'arrêta à un endroit où il pourrait attacher sa monture. Il n'avait pas pris un simple petit patelin peu fréquenté, il s'était rendu à un endroit mouvementé, il avait envie de ça. Pour la tranquillité il avait le fief de son frère et c'était largement suffisant. BOn les patelins peu riches il aimait encore bien parce que c'était une autre ambiance... mais là il avait envie de quelque chose de plus grand, de plus animé sans pour autant être clairement le coeur de Port-Réal. Après une petite marche, quelques vols discrets de bourses et de nourriture dans les étalages, il vit une magnifique jeune femme qui venait de laisser tomber son panier de fruits bien rempli. N'attendant pas plus pour se manifester auprès de la jeune demoiselle, il débarqua devant elle se penchant pour ramasser les fruits éparpillés non loin d'elle.

"Permettez moi de vous aider, jolie demoiselle."

Celle-ci fut surprise mais au vu du sourire charmeur que son interlocuteur ne put s'empêcher de lui asséner, comme souvent quand il était en face d'une belle demoiselle, elle sourit et lui accorda l'autorisation de lui venir en aide. Ainsi, ramassant les fruits jusqu'au dernier, il s'empressa par la suite de prendre le panier à la jeune fille pour lui porter. Ce n'était pas bien lourd mais pour de frêles petits bras, ça ne devait sûrement pas être évident. Toujours est-il qu'il se permit de la questionner sur l'endroit où elle allait lui proposant de l'accompagner non à des fins frauduleuses et déplacées mais simplement pour qu'elle ne s'encombre pas d'un paquet imposant alors qu'elle avait un chevalier servant pour le lui porter. Amusée, elle lui permit de la suivre. Arrivée à destination, elle lui reprit gentiment le panier pour pouvoir aller le poser chez elle mais sans pour autant l'inviter à entrer. Dommage mais elle revint finalement à l'entrée de sa demeure pour venir le remercier. Il s'appuya sur le mur non loin d'elle et avec son plus beau sourire lui répondit.

"Ne vous en faites pas, jolie demoiselle, c'était un plaisir non dissimulé que de vous avoir raccompagné. Je me vois même maintenant réellement navré de devoir vous quitter si vite."

La jeune fit rit avant de rougir légèrement. Il adorait ce genre de moment. Les jeunes femmes étaient vraiment une pure merveille. Il ne pouvait que féliciter Dieu d'avoir un jour créé la femme, c'était un joyau dont il ne pouvait clairement pas se passer. Elles avaient tellement de ressources et étaient en même temps si diversifiées. Il avait vu tellement de femmes, dans divers contextes parfois avouables parfois pas, car oui il ne rencontrait pas toujours que de jeunes filles innocentes. Loin de là. Enfin après tout il traînait régulièrement dans des bordels donc forcément ce n'était pas n'importe quelles femmes, même s'il ne portait jamais aucun jugement et que sincèrement, les bordels il adorait non pas uniquement pour pouvoir tirer son cou mais bien davantage pour l'ambiance qui parfois découlait de ce genre de soirées-nuits qu'il passait là. Il en gardait toujours de très bons souvenirs. Il n'était pas un mauvais bougre de toute façon, et les femmes il les respectait toutes, sans exception, même si c'était la vieille grand-mère. Car oui, vous ne saviez jamais si elles vivaient avec leurs petites-filles chez elle et donc en les aidant elles pourraient vous présenter à elles....... Ce n'était encore jamais arrivé, mais qui sait. La chance pouvait se montrer un jour là où on l'attendait le moins. Il était bien placé pour le savoir même si ça concernait rarement les filles Toujours est-il que pour revenir au contexte actuel, il continua à discuter pour la peine avec la demoiselle qui avait décidé de ne pas l'envoyer paître tout de suite. Ils restèrent encore un instant comme ça avant que la jeune femme émette un léger hoquet de frayeur de quelque chose qui venait apparemment de derrière lui. Se retournant, il vit un homme, assez baraqué, avec une stature impressionnante et un regard qui laissait suggérer qu'il risquait d'avoir des ennuis, bien que dans l'immédiat il n'avait pas l'impression d'avoir fait quoi que ce soit de mal depuis son arrivée. Et celui-là, il était sûr de ne pas lui avoir volé sa bourse, il s'en serait souvenu.

"Heu... Salut." dit-il avec un sourire "Je peux vous aider mon bon monsieur?"

"T'es pas en train de convoiter ma femme par hasard là ?"

"Votre femme ? Oh ! Vous voulez dire la charmante demoiselle qui se tient derrière moi ? " il vit le léger grognement au "charmante " et ne put s'empêcher de sourire en disant "Ne nous énervons pas voyons ! Vous savez c'est plutôt un compliment que je vous fait ! Ca veut dire que vous avez bon goût. D'ailleurs je me serais jamais permis de courtiser une femme déjà prise, surtout par un homme comme vous."

Bon évidemment il n'en avait pas eu la moindre idée qu'elle était mariée. Après il ne lui avait pas demandé non plus mais comme elle semblait apprécier sa présence, il n'avait pas cherché plus loin, ça lui avait clairement suffit. L'homme se rapprocha un peu plus de lui, et Aslak put remarqué qu'il était également presque plus grand que lui, en gros c'était un homme qu'il n'allait pas chercher à avoir en combat car il sentait que des coups venant d'un tel tas de muscles risquait tout simplement de lui casser quelque chose. Et un nez cassé il avait déjà eu, ça faisait mal. S'il pouvait donc éviter, il n'allait pas s'en plaindre.

"Voyons voyons, je vous jure que je vous mens pas. Laissez moi vous expliquer. Votre femme marchait dans la rue et les fruits qu'elle avait achetés sûrement en partie pour vous étaient malencontreusement tombés sur le sol. Alors voyez vous, je n'allais pas la laisser se pencher, ramasser tout toute seule, se faire mal à son petit dos. Vous imaginez le calvaire. Je vous jure que je n'ai pensé qu'à son bien et au bien forcément de votre couple l'un à l'autre. Une femme bien, vous feras être forcément heureux. Non ?"

"Pourquoi t'es chez moi?"

"M'enfin mon bon monsieur ! Je l'ai aidée à porter jusqu'ici. Elle avait déjà ramassé une partie, pensez à son dos voyons... Son dos. Il faut préserver ces jeunes femmes !"

"Ah ouais ? T'allais te la faire dans mon dos et c'est ça que t'appelles préserver ?"

"Ola... On se calme on se calme. Regardez un peu où je me trouve, je suis en dehors de chez vous. Et vous voyez un panier vous ? Nan, parce que votre épouse, fidèle et aimante, l'a déjà ramené à l'intérieur sans me faire entrer. Elle est sage votre femme. Et tellement gentille qu'elle était en train de me remercier. Vous allez quand même pas la punir pour ça. Et moi je vous promets que j'allais m'en aller gentiment."

Il espérait s'en sortir avec ces dernières paroles. Le mec baragouinerait encore quelques trucs avant de le laisser s'en aller lui faisant promettre de ne plus jamais revenir près de son épouse. Ca aurait été parfait comme fin, il s'en serait bien tiré, et aurait pu aller courtiser une autre demoiselle. C'était ce qu'il espérait faire mais il devait se souvenir qu'il s'embarquait toujours dans des plans foireux et que si c'était aussi simple que ça, il s'en serait tiré facilement de nombreux autres aventures rocambolesques qu'il avait déjà vécues. Mais concernant la suite des évènements, il n'y était strictement pour rien du tout...





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Message Lun 8 Oct 2012 - 17:42

La journée était déjà bien entamée quand Lothar émergea du sommeil. Dans sa chambre flottait une douce lumière tamisée qui donnait à la pièce une atmosphère apaisante, auquel se rajoutait des jeux de lumières aux teintes chaudes. Constatant qu’à travers les épais rideaux, le soleil était déjà haut dans le ciel, le Chevalier-aux-Crabes se força à se lever, grognant pour la forme. Il tira les lourdes tentures, laissant pénétrer un soleil pâlot, perché sur des chapes de nuages gris-blanc. Après avoir respiré de larges bouffées d’air – air que l’on ne pourrait pas forcément qualifier de pur, étant donné qu’il se trouvait en plein cœur de Port-Réal – le chevalier de Pince-Isle entreprit de se rafraichir et de se vêtir pour sortir.

Errant dans les rues et entre les étals des marchands sans réel but, le Chevalier-aux-Crabes se prit à penser à Mathis, son compagnon de route, et s’amusa à imaginer ce que pouvait bien faire ce sacré numéro. Entre les cuisses d’une jolie jeune femme était la réponse la plus probable, même s’il était fortement probable que le ser Brune se baladait du côté du port, ou surplombait la Baie de la Néra du haut des remparts de la capitale. En effet, Mathis était profondément attaché à l’océan et sa terre natale, la presqu’île de Claquepince. Quand les deux hommes passaient dans le coin, son regard était généralement tourné vers le large.

Arrivant aux abords d’une place plus bondée que les rues environnantes, le Chevalier-aux-Crabes eut soudain l’envie de sortir de l’étouffante cité, semblable à une toile d’araignée constituée de rues, d’artères et autres venelles suffocantes. Lothar appréciait énormément l’architecture et l’ambiance de la capitale, mais à petites doses. Retournant sur ses pas pour atteindre de nouveau l’auberge, il manda son destrier et, une petite demi-heure plus tard, le chevalier passait sous l’impressionnante arche de pierre formant la porte ouest, la Porte du Lion.

Là encore, le Celtigar n’avait aucun but précis, à part chevaucher quelques heures dans la riche campagne de Port-Réal. Entourant cette dernière, de nombreuses bourgades et autres hameaux fourmillaient ici-et-là, et la rencontre des habitants était une chose qu’affectionnait particulièrement le chevalier quadragénaire. Les « petites gens » avaient ce petit quelque chose de brut, de simple et de franc qui plaisait à Lothar, et c’était avec plaisir qu’il apportait son aide gracieusement quand il le pouvait. Ce trait de caractère lui valut d’ailleurs le sobriquet peu flatteur de « Protecteur des pécores » de la part d’un certain nombre de ses pairs, mais le Celtigar n’en avait jamais eu cure.

Sa chevauchée le mena à un village de moyenne importance, une sorte de bourg plutôt animé, qui devait abriter pas moins de deux-cent, voire trois-cent habitants. Pour ce qu’il en savait, la bourgade n’était pas loin du fief des Mallery, un nouveau noble dont il n’avait que peu suivit l’histoire. Voulant découvrir plus avant le village, Lothar mit pied à terre et conduisit sa monture par la bride dans les larges avenues de terre battue. Partout, des roturiers s’agitaient. Des paysans transportant des sacs de céréales, des éleveurs amenant leur troupeau de bêtes dans leurs enclos respectifs, des enfants jouant avec des rondelles de bois, ou encore des femmes vendant des fruits sur des étals de bois… Tout ce petit monde vaquait à ses occupations, avec une rigueur et une précision que le quotidien avait parfaitement rôdé.

Lothar se dirigea vers ce qu’il semblait être le point névralgique de la bourgade, une sorte de place assez importante, mais occupée par un fouillis d’étals et de structures en bois. Un marché. Et un sacré marché de surcroît ! Des objets de tout acabit étaient en vente, et quelques étalages proposaient même certaines marchandises d’Essos, chose plutôt rare en dehors de la capitale. Son regard se perdit plusieurs minutes durant sur des denrées et autres babioles exotiques, qui lui rappelait cruellement son récent voyage de l’autre côté du Détroit. Malgré le plaisir de retrouver sa terre natale, il fallait avouer que le continent exotique l’avait profondément marqué, notamment ses quelques semaines passées au sein de l’archipel des Îles d’Été.

Le sourire qu’il esquissa en disait long sur l’agréable séjour qu’il avait passé là-bas et, après avoir remercié le marchand, s’écarta de l’étal. Au même moment, un homme habillé de fripes sombres le bouscula brutalement, le faisant sortir de ses rêveries exotiques. Lothar leva les yeux vers le maladroit qui affichait un visage sombre, presque entièrement caché dans une large capuche. Il baltutia quelques paroles.

    « Hum… Euh… Milles excuses m’sser ! J’voulais pas vous… Vraiment désolé ! » Avec un sourire, Lothar enchaîna. « Calmez-vous l’ami, ce n’est pas gra… » Le Chevalier-aux-Crabes se tut car l’étrange personnage venait de disparaître dans la foule, aussi rapidement qu’il avait débarqué comme un boulet de canon. Comme s’il était habitué, Lothar mit automatiquement la main à sa ceinture… Et constata, sans surprise, que sa bourse venait de se volatiliser. Grognant, le Celtigar prit rapidement la direction qu’avait pris l’inconnu, en fouillant du regard l’ensemble du marché.

Là. Un encapuchonné à l’allure vive et méfiante. Ça ne pouvait qu’être lui. Le chevalier s’élança en balançant ici-et-là moult excuses pour se slalomer plus rapidement entre les étals. Alors qu’il venait d’esquiver joliment une charriote emplie de légumes de toutes sortes, il se prit les pieds dans un cageot ce qui manqua de le faire tomber, de justesse. Jurant entre ses dents, le Chevalier-aux-Crabes aperçut soudain le voleur se retournait et prendre la fuite en courant.

    « Et merde… » siffla Lothar, avant de s’élancer de nouveau à la suite du malandrin.

Soufflant de grosses bouffées d’air, le Celtigar continua sa course dans la bourgade. Le bougre courait vite, mais le chevalier plus athlétique malgré son âge, gagnait du terrain. Esquivant avec plus de facilités les groupes de badauds, ainsi que les innombrables obstacles des ruelles – qui allaient du simple panier de fruits à la caravane de marchandises – Lothar allait mettre le grappin sur le pouilleux voleur de bourses.

Soudain, ce dernier tourna vers une ruelle adjacente plus étroite et fourmillante d’habitations. Le chevalier ne renonça pas et continua sa course effrénée vers ses précieux Dragons d’Or. Mais c’est à partir de ce moment que le Destin s’en mêla, tel un marionnettiste sadique et amateur de nouvelles saveurs d’amusement. Le voleur, emportait par sa course, se retrouva à percuter de plein fouet un homme aux cheveux blonds, qui était sur le pas de la porte d’une délicate maisonnette. Quant au Chevalier-aux-Crabes… Eh ben, le pauvre sieur ne put stopper à temps et ce fut à son tour de percuter violemment un homme de forte carrure, et qui grogna de douleur. Les deux hommes roulèrent à terre, grognant et jurant, pour finir leur roulé-boulé contre un puits, à quelques mètres du pas de la maison.

Tandis que le voleur se tordait de douleur sur le sol, le blondinet qu’il avait heurté n’était pas en meilleur état. Sa chute l’avait envoyé valser contre une barrière en bois qui avait cédé sous l’impact. Affalé sur le sol, le malheureux semblait divaguer et se « battre » avec les débris de bois qui l’ensevelissait à moitié. Le Chevalier-aux-Crabes n’était guère en meilleure posture lui non plus… Son crâne avait heurté assez violemment le sol, et si l’on rajoute le choc contre la pierre polie du puits, le chevalier avait connu des jours meilleurs. Le sacré bestiau qu’il avait fait tomber à la renverse se relevait pourtant déjà en grognant et, au vu de l’expression furieuse qu’il avait sur le visage, cela ne prévoyait rien de bon… Le gaillard saisit le chevalier de Pince-Isle du sol, et le mit en un instant sur ses deux pieds. Encore légèrement étourdi, la voix de son protagoniste raisonna dans tout son crâne de manière plutôt fulgurante.

    « Bordel, c’quoi c’te merde ? Tu m’expliques pourquoi tu m’as foncé d’ssus toi ? Réponds salopard ! » A ces mots, le costaud secoua le pauvre Chevalier-aux-Crabes qui reprenait, malgré lui, peu à peu ses esprits. Il essaya de placer quelques paroles. « Désolé mon cher, je poursuivais ce malandrin qui m’a, par inadvertance j’en suis persuadé, emprunté ma bourse… Nos pas nous ont conduits ici et… Vous connaissez la suite. » Le type à la carrure impressionnante continuait de lui jeter un regard belliqueux et ne cessez de le tenir par sa tunique. Il jeta un regard derrière lui et constata les dégâts. « Ouais ben… Vous allez casquer pour c’te foutue barrière qu’j’ai construit moi-même ! Z’avez intérêt à payer, sinon j’appelle les gardes ! » « Mon bon, je suis ser Lothar, et je mérite un peu plus de respect de votre part… Je me suis excusé et… » « Rien à foutre qu’vous soyez chevalier ou reitre ou qu’un vagabond ! J’veux être payé et tout d’suite ! »

Le bougre commençait à taper sur les nerfs de la patience légendaire de ser Lothar. Malgré sa profonde empathie pour le bas-peuple, Lothar supportait mal l’impolitesse et l’agressivité. Le fait que son interlocuteur campait sur ses positions et restait buté n’arrangeait rien. Du coin de l’œil, Lothar vit le blond se relevait difficilement, en manquant de s’affaler une nouvelle fois en glissant sur un bout de planche. Le bruit attira d’ailleurs l’attention du monstre qui tenait encore le ser de Pince-Isle, et le voilà qu’il l’invective copieusement.

    « Quant à vous, j’m’occupe d’vot’ cas après ! »

Profitant de ce moment de relâchement, Lothar lui envoya un formidable coup de coude qui fit un effet bœuf. Le géant relâcha son emprise et porta ses larges pattes sur le coin de l’œil touché. Le Chevalier-aux-Crabes en profita pour se dégager, et envoyer un coup de pied relativement puissant sur le genou de son adversaire. Ce dernier hurla de douleur, et tomba à genoux dans la boue. Esquissant un rictus de malaise, le Celtigar s’approcha du géant et laissa tomber :

    « Je suis une nouvelle fois désolé, mais vous ne m’avez pas laissé le choix. Vous étiez sourd à mes tentatives de coopération, et vous étiez d’une agressivité déplacée. Je vous laisse sur le pas de votre porte quelques piécettes pour les réparations et… Voilà. »

Le géant grogna de douleur et de rage, et Lothar se demanda si le message était véritablement passé. Mais, soit. Il était temps de se barrer, et au trot. Le voleur, qui était finalement tombé inconscient, gisait lamentablement au bas des marches de la cabane. Le chevalier le fouilla, récupéra sa bourse et balança négligemment quelques pièces d’argent sur le parvis de la maison.

Le Celtigar allait partir quand il se rappela le sieur blondinet qui semblait avoir un compte à régler avec le sacré gaillard. Acoudé un peu plus loin sur une barrière, les sens encore mitigés, Lothar ne pouvait décemment le laisser seul avec la brute qui semblait déjà reprendre du poil de la bête. Se glissant à ses côtés, il passa son bras sur les épaules de l’homme blond et entreprit de le caler en partir sur l’une de ses épaules.

    « Hé, vous allez bien ? Vous pouvez marcher ? » Un borborygme incompréhensible lui répondit, et le chevalier de Pince-Isle le prit pour un oui. Le calant un peu plus sur lui, les deux hommes entreprirent une marche plutôt instable, loin du lieu maudit de leur rencontre. Un cri rageur se fit soudainement entendre derrière. Un coup d’œil suffit à Lothar pour qu’il comprenne la situation. « Hum mon cher, si vous pouviez vous réveiller totalement, ça serait le moment idéal. Notre… Ami commun n’a vraiment pas l’air de bon poil. »

La situation avait évolué, mais pas vraiment de la meilleure façon. Le géant, aveuglé par la douleur latente, n’avait écouté que d’une oreille le discours du chevalier, et c’était sa propre fierté et sa rage qui prenait le pas sur lui. Pour Otto – parce que c’était son nom – une seule chose comptait désormais : faire payer les deux salopards qui avaient ruiné sa journée, en leur faisant passer un sale quart d’heure dont ils se rappelleront.

Une perspective des plus charmants pour le duo clopin-clopant…
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Message Mar 9 Oct 2012 - 17:45

Ce qu'il s'était passé ? Il n'en avait pas la moindre idée. La dernière chose qu'il avait plus ou moins captée, c'était qu'il espérait faire croire son histoire - plutôt logique malgré tout - fausse à son interlocuteur. Il avait usé de sa méthode habituelle qui impliquait directement le langage verbal et aucunement les poings ou même l'agressivité. Toujours faire tout passer sur le ton de la légèreté et de l'humour c'était sa méthode et on pouvait presque dire que c'était son point fort car plus d'une fois il avait réussi à atténuer les conséquences voire à les faire disparaître totalement. Après tout, il n'en savait strictement rien que la jeune demoiselle était engagée avec une brute coriace et qui semblait tout à fait le genre à rendre justice soi-même et pour des broutilles - ben oui il n'avait rien fait à la femme en question et lui avait juste adressé la parole.... bon ok il y avait aussi le sourire charmeur mais c'était habituel que voulez vous ! En attendant, tout c'était arrêté là. La suite il ne comprit pas tellement... Mais il ne fallut pas bien longtemps pour qu'il ressente un choc impressionnant et qu'après quelques pas obligés et rapides il se retrouve à défoncer une barrière sur laquelle il s'affala d'une manière magistrale. Alors le pourquoi et le comment il n'avait pas compris et il n'était pas en état de le comprendre dans l'immédiat. Le choc avait été assez rude pour être sincère et à part de jolies petites étoiles toutes brillantes, il ne voyait pas grand chose devant ses yeux. L'homme l'avait-il finalement frappé ? Un comparse ? Ou alors une magnifique météorite s'était écroulée non loin de lui l'envoyant valser quelques kilomètres plus loin.... Bon ok cette dernière partie n'était pas très plausible mais comment expliquer autrement un choc aussi impressionnant et que ça arrive alors qu'on avait rien vu. Enfin, il avait bien compris que c'était venu dans son dos et que c'était bien pour ça que non seulement il n'avait rien vu venir mais que du coup il ne pouvait pas donner plus d'informations. Il lui semblait cependant qu'il avait entendu vaguement du mouvement au loin derrière lui, comme des gens qui courraient. Mais bon il n'était pas sûr du tout et à ce stade-ci de la situation, il essayait sûrement de se relever en virant les bouts de bois qui avaient tendance à vouloir rester coller à lui. Il se sentait totalement à l'ouest et il avait un peu de mal à reprendre ses esprits.

Ainsi, il n'entendait que vaguement l'homme à qui il s'était adressé plus tôt concernant son épouse et un autre homme... dont la voix ne lui parlait strictement pas. Quand il en fut capable il jeta un peu un coup d'oeil à la scène mais ça ne lui parlait pas plus. A ça il fallait lui ajouter un assez dérangeant bruit assourdissant au niveau de la sa tempe. Il s'était peut-être pris un coup là où il ne fallait pas. C'était quand même la meilleure... Il avait réchappé à des situations critiques et là il se faisait avoir par une ... barrière ! Mais bon elle n'allait pas l'avoir comme ça ! Il finit donc par se dépêtrer et se remettre debout mais il dut s'accouder sur la barrière parce que sa tête tournait quelque peu. Un bruit sourd lui parvint et après quelques instants, il avait l'homme dont la voix lui était totalement inconnue qui lui parvint de plus près et en lui jetant un coup d'oeil il tenta de lui faire comprendre qu'il était prêt effectivement à partir avec lui... Sans savoir pourquoi il y avait eu tout ce remue ménage mais il émit un simple grognement pour suggérer effectivement de s'en aller. Il ne fut pas contre le support provisoirement et avança en titubant un peu avec l'homme qu'il regarda un peu plus longuement.

"Et..; Vous êtes ? S'est passé quoi là j'ai rien pigé ?"

Mais il n'eut pas vraiment le temps d'avoir une réponse qu'un bruit de mécontentement certain se fit entendre derrière eux et en jetant un coup d'oeil, il comprit qui était l'ami en commun dont il était question et il confirmait clairement qu'effectivement, il n'était pas, mais pas du tout, content. Alors là il avait clairement louper tout un passage et ce serait utile de lui expliquer ce qu'il était parce que l'homme avait l'air d'être dans une rage tellement grande que vu où lui en était dans la conversation, cela semblait irréel que ça en arrive à ce stade là. En plus il semblait déjà avoir une marque comme un coup qui se formait au coin de l'oeil et lui non plus n'avait pas l'air de marcher correctement comme si une douleur l'empêchait de fonctionner à son aise. Bon après ce n'était pas plus mal pour eux.... mais vu la colère ça voulait quand même dire qu'il ne comptait pas lâcher l'affaire de suite. Et puis évidemment plus de trace de la jeune femme qui avait décidé de se carapater rapidement à l'intérieur de la maison. Il ne pouvait pas lui en vouloir... Il aurait bien fait pareil.

"Bon sang... mais c'est quoi ce bordel ? Vous lui avez fait quoi à ce bon monsieur pour qu'il soit dans une telle colère... D'ailleurs... Si vous pouviez me donner une petite explication je serais clairement pas contre vous savez...monsieur.. ? " il ne finit pas sa phrase lui permettant de donner un nom si possible.

"J'vais vous buter bande d'enfoirés !"

Oui enfin finalement en voyant le mec commencer à les poursuivre il ressentit une nouvelle faculté due à une poussée d'adrénaline qui lui faisait clairement suggérer de prendre ses jambes à son coup. Et ça, même dans les pommes, son instinct de survie était tellement développé qu'il aurait été capable de se sauver. Donc là maintenant, alors qu'il avait retrouvé des facultés depuis quelques minutes, il n'attendrait pas plus longtemps pour échapper à l'espèce de bonhomme furax qui donnait l'impression assez désagréable d'être un pseudo troll agressif.

"Ouais enfin vous savez quoi ? Je crois qu'on va d'abord se tirer clairement d'ici avant de se taper la causette. D'habitude je sais parler en toute circonstance mais là je pense que courir est notre priorité..... On est d'accord n'est ce pas ? "

N'empêche, ça lui faisait de nouveau se dire qu'il avait l'art et la manière de se foutre dans des bazars inimaginables. Parce que là aussi il pouvait se dire "mais mon dieu comment j'ai fait pour me retrouver là dedans ?". Et sincèrement, c'était une question qu'il se posait régulièrement et qui avait quand même l'art de ne pas avoir de réponse. Il lui arrivait toujours des trucs impressionnants et surtout dont l'origine lui paraissait incompréhensible. Quoi que cette situation était un peu le summum depuis un moment au niveau bizarrerie. Mais bon... Il n'avait pas le temps de s'attarder sur la chose... Ainsi clopin-clopant, il fallait accélérer. D'ailleurs vu de l'extérieur cette petite course poursuite devait être très amusante à voir.... Des estropiés poursuivis par un estropié.... Ca ne devait pas engendrer un spectacle dont il fallait être fier... Mais le bonhomme commença à retrouver la faculté de sa jambe et il était temps qu'eux aussi retrouvent toutes leurs facultés. Ainsi, le comique laissa place à une vraie course poursuite où les deux hommes qui ne se connaissaient n'i d'Eve, ni d'Adam étaient en train de courir côté à côté pour échapper à l'homme enragé derrière eux. Ils arrivaient à une embouchure et lorsqu'il piqua à droite il remarqua que l'homme en question piquait à gauche.

"Hey ! Mais où vous...." Il n'eut pas le temps de poursuivre que le bonhomme était déjà là "Ah!!" et il se remit à courir dans le sens opposé.

Mais après quelques pas, il remarqua que ce n'était pas lui que le bonhomme avait pourchassé préférentiellement mais l'autre gars. Pourtant il semblait que c'était lui qui avait tout commencé. Enfin il n'allait pas se plaindre maintenant il était tranquille et il allait pouvoir récupérer son cheval et se tirer. Il jeta un coup d'oeil vers le chemin opposé et après quelques secondes il émit un soupire. Bon ok, il était du genre à s'intéresser qu'à sa pomme mais le mec l'avait quand même aidé.... Et bon, il ne pouvait pas l'oublier comme ça. Donc après un petit sourire amusé il se remit en route lui aussi au sens opposé de celui qu'il avait pris auparavant. Il espérait qu'il pourrait encore aider l'homme en question et après quelques minutes de courses pour les retrouver, il se rendit compte qu'il avait bien fait de venir parce que c'était une impasse et que le cher compagnon d'infortune était en face à face avec le bonhomme, sans portes de sortie. Il ne se disait pas plus fort que lui mais au moins il avait la surprise de débarquer par derrière et que le bonhomme ne l'ait pas vu. D'un signe à son comparse avec un doigt sur les lèvres il lui suggéra de ne pas révéler qu'il était derrière et en regardant autour de lui, il trouva une sorte de tonneau dont il s'empara et s'approchant à pas feutrés, il l'abattit violemment sur la tête du pauvre mari qui au final, n'avait sûrement rien demandé dans l'affaire. Mais bon tant pis. Il n'avait qu'à pas les poursuivre. le bonhomme s'écroula assommé et Aslak le regarda un moment en grimaçant. Ca devait faire mal quand même...

"Bon... Ben voilà qu'est fait. Pauvre homme.... Ca aura le mérite de le calmer." Il regarda l'individu et lui tendit une main "Maintenant qu'on a plus le temps...; Aslak, enchanté." Il lui adressa un sourire amusé comme si toute cette histoire n'était qu'une bagatelle dans sa vie. En réalité, c'était juste simplement le cas.





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Message Mar 6 Nov 2012 - 23:05

C’est dans une situation des plus grotesques que nous retrouvons ser Lothar et son charmant inconnu, courant dans les ruelles étroites et fétides d’une bourgade peu sympathique. En effet, quand le blond inconnu avait émergé de sa torpeur due au choc, il s’était rapidement demandé ce qui se passait. Pourtant, au vue de la situation, les deux hommes ne s’étaient point attardés pour discutailler le bout de gras, et c’est de concert qu’ils s’étaient mis à prendre leurs jambes à leurs cous – dans la mesure du possible de leurs capacités. Mais que fuyez-t-il donc ?

Rien de moins qu’un Otto en colère et furieusement déterminé à mettre la main sur le duo. Après que le ser Celtigar ait aidé pendant quelques mètres le blondinet à reprendre ses esprits, les deux hommes – crottés et en piteux états – finirent par prendre un pseudo rythme de croisière, ou tout du moins le maximum qu’ils pouvaient fournir au vue de leurs esprits encore un peu embrouillés. Courant et zigzaguant à travers les ruelles étroites, d’où se dégageaient d’intenses odeurs fétides, les trois hommes offraient un spectacle des plus cocasses, à la limite même du burlesque. Il suffisait tout simplement de voir leurs dégaines : un blondinet crotté, boitant légèrement, et qui affichait un visage trahissant son incompréhension ; un chevalier défraîchi, frottant la bosse qui se formait à l’arrière de son crâne et arborant une mine fatiguée ; et enfin un colosse à l’œil noirci, titubant d’un rythme déterminé et affichant un faciès des moins engageants. Une véritable petite scénette de l’espace public en somme.

Courant de concert vers une direction indéterminée, imperturbables, les deux comparses jetaient de temps à autre des regards inquiets sur leur poursuivant. Ce dernier, malgré son genou estropié, les suivaient inlassablement en réalisant de longues enjambées qui concurrençaient le rythme des deux fuyards. Lothar, soufflant comme un bœuf en rut, menait le duo dans le labyrinthe improvisé du village. Ne connaissant absolument pas le bled en question, il lui sembla – sur le moment – stratégique de virer dans une rue perpendiculaire, afin de semer le bougre en furie. Mais quelle ne fût pas sa surprise de constater que son choix était… Une impasse.

    « Eh merde ! On va devoir… » commença le chevalier, avant de se rendre compte qu’il était seul. « Mais… ? » De nouveau, le Celtigar se tût, constatant que son compagnon avait tout simplement prit la voie opposée. Il ne fallait pas traîner pour le rattraper, et éviter ce gros lourdaud…

Comme si le sort s’acharnait sur le pauvre Crabe, le lourdaud en question apparut au coin de la rue, soufflant et pestant comme un conducteur de carrioles. Il stoppa pendant quelques instants, lançant un regard à droit et à gauche. Quand son regard se posa sur le Chevalier-aux-Crabes, ses petits yeux porcins brillèrent de rage. Et sans autre préambule, il fonça vers le sieur Celtigar.

Malgré ses innombrables rencontres au détour de routes, de villages et de cités, Lothar sentait pertinemment qu’il allait passer un sale quart d’heure, d’autant plus que sa condition physique était pour le moins réduite. La course-poursuite – qui avait tout de même durée près d’une vingtaine de minutes – l’avait épuisée, et la douleur lancinante de son crâne n’aidait en rien à sa concentration. Essuyant d’un revers de main la sueur qui ruisselait sur son visage, le chevalier de Pince-Isle reculait doucement vers le fond de l’impasse, tout en levant son autre paluche vers le monstrueux Otto qui gagnait du terrain.

    « Hum… Cher ami… Nous avons peut-être moyen de régler ce léger conflit pacifiquement, non ? Pour ma défense, vous étiez d’une humeur de dogue et vous n’étiez pas très réceptif à mes dires et autres tentatives de pourparlers… »

Grognant et crachant, le pégu géant ne prit pas la peine de relever les paroles du chevalier, et claudiquait toujours plus vers le Chevalier-aux-Crabes, en faisant craquer exagérément ses poings. D’ailleurs, ces derniers étaient d’une taille que l’on pourrait qualifier de stupéfiante, et il allait sans dire que Lothar ne faisait pas le poids face à eux. Tout du moins à mains nues.

Répugnant ce qu’il allait faire, il lui semblait pourtant que le titan ne l’en lui laissait pas le choix. Après encore quelques mises-en-gardes, que le pécore furieux ne releva toujours pas, Lothar finit par dégainer son épée courte. Reprenant un peu conscience de la situation véritable, une lueur de défi roula dans les iris gris du chevalier quarantenaire.

    « Bon mon gros ! Tu vas t’arrêter tout d’suite ! J’en ai marre de m’adresser à un porcelet sans cervelle, qui refuse tout compromis ou semblant de discussion. Je me suis déjà excusé de mon arrivée fracassante et de mon attitude, mais ce n’est pas une raison pour persévérer et faire fi de toute politesse et respect ! Je te donnerais gracieusement d’autres piécettes pour les dégâts occasionnés, ainsi qu’un surplus pour soigner tes contusions si tu veux bien désamorcer ce conflit entre nous… »

Malheureusement pour le Celtigar, il était tombé sur l’un de ses paysans à la rancune tenace et peu amène envers la caste des nobles et chevaliers. Les paroles du chevalier semblaient même rendre encore plus rageur le gros Otto qui était sur le point de se jeter sur son protagoniste… Quand Lothar aperçu une silhouette derrière ce dernier. En un instant il reconnut la démarche chaloupée du blondinet qu’il avait sorti des griffes de son adversaire et qui se déplaçait du plus silencieusement possible. Lorsqu’il plaça son doigt sur ses lèvres, Lothar devinait son plan. Mais sa profonde gentillesse ne put l’empêcher de s’adresser une dernière fois au bonhomme à la forte ossature qui lui faisait face.

    « Je suis, une nouvelle fois, profondément désolé de ce qui vous est arrivé. Et je m’excuse par avance pour ce qui suit… Si vous aviez eu l’esprit plus raisonnable aussi… »

Lothar grimaça lorsque que le formidable tonneau que tenait le blondinet s’abattit sur le crâne du malheureux. Le choc fut tel qu’il chuta la tête la première sur le sol, sa grosse tête se ramassant durement sur les pavés. S’il n’avait pas vu la scène se déroulait sous ses yeux, le corps du paysan entouré d’une multitude de morceaux de bois avait presque un petit quelque chose de comique. Mais au moins, la confrontation était terminée.

Tournant le regard vers l’étonnant inconnu qui avait pleinement reprit ses esprits, le Chevalier-aux-Crabes lui rendit son sourire et sa poignée de main.

    « Ser Lothar Celtigar, chevalier aventurier de Pince-Isle, enchanté de même ! » Jetant de nouveau un bref coup d’œil à la monstrueuse masse assommée sur le sol, le chevalier décocha un rictus nerveux. « Merci pour le coup d’main en tout cas ! On va dire que ce cher bonhomme n’était pas très sensible à mes tentatives d’apaisement, ni à mes menaces d’ailleurs… » Rengainant sa lame, Lothar essuya les quelques gouttes de sueur qui perlaient encore de son front. « Que dites-vous si nous allions prendre une chopine bien méritée dans la taverne la plus proche ? A mes frais bien entendu ! »

Lui lançant un clin d’œil des plus amicaux, le Chevalier-aux-Crabes attendit la réponse du dénommé Aslak tout en reprenant la direction qu’il avait emprunté quelques minutes auparavant. Souffrant encore de sa douleur à l’arrière du crâne, Lothar entama de nouveau la conversation.

    « J’espère que vous vous remettez de votre chute de tantôt… Je vous avoue avoir eu un petit rôle dans cet inextricable bordel… Je poursuivais un satané malandrin qui m’avait volé ma bourse ! C’est d’ailleurs ce bougre qui vous a percuté… » Lothar esquissa un sourire. « Je n’sais pas vous, mais il m’arrive souvent des merdes de ce genre-là aussi ! Désolé de vous avoir embarqué là-dedans… »

Discutaillant, le duo sortit de l’impasse et se retrouva de nouveau dans le réseau sinueux de ruelles sordides. Pourtant, quelques instants à peine s’écoulèrent avant qu’ils n’atteignent une artère plus importante, retrouvant par-là même l’agitation et la foule de roturiers. Slalomant entre les étals et autres comptoirs de marchandises, les deux hommes crottés arrivèrent bientôt en vue d’une taverne. L’enseigne – une sorte de panneau miteux sur lequel était gravé une espèce de perdrix délavée – n’était pas très aguicheuse, mais cela semblait être le seul établissement de ce genre dans le coin. Le chevalier jeta un regard à Aslak, un léger sourire mutin sur les lèvres.

    « Ici, ça vous tente l’ami ? »

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Message Ven 9 Nov 2012 - 14:30

Quelle aventure que cette course poursuite ! Bon d'accord ce n'était pas la première et ce ne serait sûrement pas sa dernière. Mais il ne pouvait s'empêcher de se dire à chaque fois que c'était quand même tout une expérience de vivre de tel moment. Et le pire était toujours la cause qui était totalement aléatoire et très souvent dénuée de son fait. Bon ok il donnait parfois un petit coup de pouce mais là quand même, il n'y était pour rien et il s'était retrouvé dans une histoire à laquelle il n'avait réellement rien compris. D'habitude, il avait une petite idée et se disait toujours que les proportions prises par les réactions des gens étaient trop importantes, mais ici... alors qu'il avait été sur la voie de la bonne parole face à l'homme qui les avait poursuivis, tout avait clairement explosé dans un sens qui le dépassait. Mais peu importe, la réflexion n'était pas son atout premier, il s'était laissé porté par la situation, question de survie. Et pour la énième fois, il était en compagnie de quelqu'un dans ses multiples aventures. C'était comme ça qu'il se liait aux différentes personnes qu'il rencontrait. Enfin pas que comme ça évidemment. Parfois c'était plus simple et moins périlleux. Mais il sentait bien qu'une fois tout ceci finit, ils se retrouvaient autour d'un bon verre. Pourquoi s'en priver ? Il n'était qu'un homme après tout et il partageait les deux pêchés caractéristiques à cette population : les femmes et l'alcool. Mais il avait mis un terme à la situation en anéantissant leur poursuivant. Il aurait pu user de ses armes mais pourquoi blesser dangereusement cet homme alors qu'il suffisait simplement de l'assommer un bon coup. Et puis user de l'environnement était une question d'adaptation et pour s'adapter il était fort. Donc autant le prouver. L'homme qui faisait partie de cette expérience ne lui semblait pas vraiment être un reître comme lui. Déjà il avait la belle parole et ensuite il avait une épée qui ne semblait pas être un vieux machin rouillé trouvé quelque part. Bon d'accord lui aussi avec deux belles lances accrochées à son échine, mais l'épée c'était tout de même une histoire de noble ça non ? Enfin non, c'était une question de goût aussi. Mais il ne sentait pas cet homme comme roturier. Et il en eut la preuve quand il se présenta.

Ainsi cet homme portait un nom de plus que lui et avait ce fameux qualificatif chevaleresque de Ser. Il n'était pour le coup pas étonné mais ce qui le surprenait plus c'était qu'un tel homme se retrouve embarqué dans une telle expédition. et puis en plus il était pas mal loin de chez lui aussi... Mais bon il avait ajouté le côté aventurier. Ainsi il était peut-être un voyageur comme lui qui se laissait porter par le vent. Ou alors était-il en chemin pour rentrer chez lui ? Ce n'était pas impossible. Que ce soit l'un ou l'autre de toute façon c'était bien, il était pour les voyages pour sa part - c'était bien pour ça qu'il ne rentrait simplement que maintenant sur ses terres natales. Mais il saurait tout ça sûrement au fil de leur conversation car il avait eu raison... ça devait forcément finir dans une taverne. Et en plus il ne payerait pas grand chose. Bon ça de base il ne payait que rarement de ses poches préférant chopper dans les poches des autres.

"Alors là mon ami vous me prenez pas les sentiments. Boire aux frais d'un autre... Je ne peux refuser ! " il rit avant de reprendre "Y a pas de quoi pour le coup de mains. Ce genre de bonhomme ça n'use pas du langage vous savez, ça use d'abord des poings puis peut-être que si vous êtes assez amoché ils prendront en compte que vous avez le droit de parler. Mais la domination physique d'abord ! "

Il lui fit un grand sourire qui gardait son espièglerie, moins charmeuse bien sûr que si son interlocuteur avait été une femme. Il le suivit donc pour rejoindre l'endroit approprié à leur beuverie bien méritée. Il se sentait aussi assez ankylosé mais concrètement, ça aussi c'était une habitude et il ne s'y attardait guère longtemps. Il n'aimait pas avoir mal mais quand on avait été malmené pas mal de fois, on ne faisait que peu attention à tout ça finalement. Et puis il s'était déjà retrouvé avec ce genre de douleur parce qu'il avait trop bu et dormi dans un endroit peu confortable... C'était stupide mais que voulez vous, quand vous n'aviez pas de domicile pré établi, il arrivait de se retrouver dans des lieux incongrus là où il était simplement possible de dormir quelques heures. On ne demandait pas plus quand on était un reitre. Il écouta la suite et ne put retenir un rire.

"Alors vous aussi vous vous retrouvez embarqué dans des histoires à dormir debout ? Vous en faites donc pas, personnellement il m'arrive toujours des incidents dans le style, que je les ais provoqués ou non... Alors là je suis rôdé. Et la chute, bah je m'en remettrai va. On est entier c'est un peu le principal j'ai envie de dire."

Il haussa les épaules amusés. Il n'avait toujours vu que ça comme motivation pour se dire que tout allait bien : être entier et en vie. S'il avait ça, il avait tout. Le reste n'était que du matériel et de l'accessoire. Tout pouvait toujours être retrouvé ailleurs : vêtements, argent, nourriture, ... Il avouait que le seul bien matériel auquel il tenait était ses lances qu'il n'avait clairement pas envie de perdre. Il était d'ailleurs impressionné qu'elles soient toujours en sa possession et qu'il ne les ai pas perdues à maintes occasions ou alors abîmées... bon après il devait avouer que leur faire un petit entretien ne serait pas de trop. Mais il n'avait pas tellement l'argent dans l'immédiat et il fallait trouver un mec qui soit calé dans le domaine, il ne refilait pas ses jumelles à n'importe qui. Il suivit le mouvement jusqu'à une enseigne et sourit amusé.

"Oh vous savez, tant qu'on peut boire moi j'suis pas vraiment difficile. Donc allons y ! Après tout c'est vous le Ser, si ça vous va ça n'peut que m'aller !"


Ils pénétrèrent dans l'établissement et Aslak sourit amusé. L'odeur était typique malgré l'heure peu tardive de la journée. Rha qu'il aimait ce genre de lieu où on pouvait faire de drôles de connaissance et surtout passer des moments très amusants. Il s'aventura pour prendre place à une table où le rejoignit son compagnon de beuverie du moment. Faisant signe à la serveuse à qui il fit un magnifique sourire, il commanda directement deux boissons bien masculines et surtout bien typique des tavernes. Pas besoin de l'avis de son interlocuteur, quand on était dans un tel établissement, on buvait les boissons de l'établissement, sinon ce n'était pas marrant. Il regarda alors son interlocuteur et lui sourit avant de reprendre la parole.

"Alors l'ami ? Qu'est ce qu'un Ser vient faire ici ? Nan pas que je trouve que vous n'êtes pas à votre place mais généralement vous estimez faire partie d'une autre catégorie... Vous préférez le plus grand gratin disons. Parce que là vous êtes clairement pas dans un beau quartier." C'était le moins qu'on puisse dire d'ailleurs mais il sourit amusé en reprenant "Je vous juge pas ! Je préfère de loin quelqu'un qui s'en tape et va partout. on voit bien plus de choses ! D'ailleurs, racontez moi un peu ce que vous faites par ici ! Vous êtes loin d'chez vous quand même. Voyageur à plein temps ou pour une occasion ? "

Et ouI Aslak aimait parler, ce n'était pas nouveau. Mais comment faire connaissance si on restait silencieux. Et puis il était toujours curieux des personnes qui croisaient sa route, donc il n'allait pas se priver d'en apprendre davantage. La serveuse vint rapidement leur apporter leur boisson et ce fut avec un nouveau sourire des plus charmeurs qu'il la remercia en prenant sa boisson. Il la regarda aller amusé de sa démarche intéressante pour l'oeil masculin. C'était toujours comme ça quand on faisait du charme à une petite demoiselle qui avait l'habitude de voir des rustres ou des saoulars. Il n'allait pas s'en plaindre, il aimait bien satisfaire les jeunes demoiselles qui étaient entourées de mâle peu avenants. Revenant néanmoins sur son interlocuteur il prit sa choppe et la leva en signe annonciateur d'une bonne petite lampée.

"Cher ami, je vous invite à vous hydrater. Nous l'avons bien mérité après autant d'efforts ! "

Il rit avant de ne point se priver de la bonne rasade qui vint remplir son gosier. Cela faisait du bien néanmoins de profiter d'un tel moment.





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Message Dim 11 Nov 2012 - 0:19

Immobile devant la taverne à l’allure peu reluisante, Lothar jeta un coup d’œil à son compagnon d’infortune. La bonne bouille de ce dernier – parce que oui, il avait un de ses faciès sympathique, charmeur sur les bords, mais sur lequel s’affichait ce petit quelque chose de facétieux et de taquin qui plaisait à notre Chevalier-aux-Crabes – s’éclaira et, amusé, lui répondit que le débit de boissons lui convenait parfaitement. C’est donc avec entrain et panache que les deux hommes pénétrèrent dans la taverne. Enfin avec panache… Si l’on peut appeler panache des démarches encore légèrement claudicantes, des gueules éraflées et contusionnées, ainsi des fringues plutôt crasseuses.

L’endroit était semblable aux centaines d’autres qu’il eut le plaisir – et le déplaisir parfois – de rencontrer sur les chemins de ses pérégrinations. Il y avait plutôt pas mal de monde, au vue de l’heure peu tardive, et les relents de vomissures et d’alcool prenaient la gorge dans certains endroits de la taverne. Ce détail incongru fit pourtant sourire le chevalier de Pince-Isle, réveillant l’habitué qui sommeillait en lui. Parfois, il se complaisait à penser qu’il avait fréquenté plus de tavernes et de lieux de soûlards que de châteaux, élément plutôt étrange pour un chevalier. Mais la vérité était là : l’ambiance particulière, la rudesse sincère et la franche camaraderie qu’il retrouvait auprès des roturiers était ce pourquoi Lothar préférait vivre proche du peuple. Et souvent, son attitude était récompensée par de formidables rencontres – tantôt éprouvantes, tantôt délirantes. C’était ça l’aventure !

Les deux hommes prirent place à une table libre, proche du comptoir de bois vieilli qui entourait le tavernier. Lothar accueillit avec un grognement de plaisir la chaise qui réceptionna son séant endolori, et détendit ses longues jambes sous la table. Il ne voulait pas se l’avouer, mais le quarantenaire se remettait plus lentement de ce genre d’exercice physique, tel que la course effrénée qu’ils menèrent précédemment. Et sa tête le faisait encore légèrement souffrir, même si une bonne pinte serait probablement le meilleur des remèdes.

Le Chevalier-aux-Crabes laissa son interlocuteur commander pour eux, tout en se massant l’arrière du crâne d’un air sérieux. Ses rides au coin de ses yeux et ses commissures de lèvres s’agitèrent quelques instants quand la douleur se fit sentir, mais rapidement le chevalier se redressa et observa d’un air amusé le dénommé Aslak. Ce dernier s’adonnait à un petit manège de séduction avec la serveuse plutôt pulpeuse et mignonne, petit jeu auquel Lothar s’était lui-même adonné d’innombrables fois. Étonnant ? Si être chevalier signifiait se contraindre à un mode de vie sévère et s’interdire les plaisirs de la chair, Lothar n’en avait jamais eu cure et avait toujours préféré se placer en tant qu’original et avant-gardiste, tout en se moquant de lui-même et de ce que penser la populace. Si l’on ajoutait à cela sa passion pour les savoirs anciens, les ruines et les aventures, le Celtigar se complaisait éperdument de sa condition d’errant.

    Quand le blondinet fringuant se retourna vers le chevalier, son rictus charmeur encore sur le visage, Lothar éclata de rire. « On peut dire que vous savez y faire mon cher. La douce vous trouve déjà craquant ! Ha ha ! » Le Vieux Crabe avait repéré le regard brillant de la jeune serveuse, et sa façon bien à elle d’accentuer le roulis enchanteur de ses hanches pour attirer l’œil du charmant Aslak. Ce dernier sourit largement avant de prendre la parole. L’étonnement de ce dernier sur la présence du chevalier en ces bas-fonds fit de nouveau sourire Lothar, qui se cala plus profondément sur sa chaise en s’affalant un peu plus. « Vous savez, si j’avais reçu un Dragon d’Or à chaque fois que l’on m’a posé cette question, je croulerai sous le poids de l’or. » Le Celtigar laissa échapper un rire grave et spontané, qui fut pourtant court. « Pardonnez-moi, mais j’avoue que j’me rappelle pas la dernière fois où l’on ne m’a point posé cette fameuse question ! Enfin bref, passons. Ma venue en ces lieux est très simple : je me promenais tout bonnement. Oui, j’sais c’que vous allez dire. Un chevalier flânant au beau milieu de bas-quartiers crasseux n’est pas vraiment courant, mais je n’suis pas quelqu’un qui cède aux foutus conventions sociales, et tout l’bordel ! » Lothar afficha un air mutin, qu’il auréola d’un clin d’œil farceur.

Leur conversation se figea quelques instants lorsque la belle serveuse revint avec leurs pintes. Elle avait un visage d’ange malgré ses traits tirés, et un regard pétillant vraiment revigorant. Lothar remercia la douce d’une voix chaude et de son fameux clin d’œil adorable et charmeur. Le bon Chevalier-aux-Crabes ne souhaitait aucunement faire une quelconque concurrence à son compagnon de tablée, mais ces années sur les routes l’avait conditionné face aux charmants minois. Et Lothar savait que ce cher Aslak ne lui en voudrait pas de se rincer l’œil sur ce merveilleux petit popotin.

    « Hum, où en étais-je déjà ? » Le chevalier afficha un air hagard exagéré, renforçant le comique de la situation. Le blondinet en profita pour lever sa chopine, aussitôt imité par Lothar. Les deux chopes de bois s’entrechoquèrent dans un son étouffé, et le Celtigar salua le discours empreint de sagesse de son compagnon. Ce bonhomme lui plaisait déjà. « Ah ça pour l’avoir méritée… » Le chevalier siffla trois bonnes goulées de sa bière, qui n’avait rien d’exceptionnelle mais qui avait le mérite de le rafraichir. « Aha, ça fait du bien par où ça passe mon cher ami bavard ! Mais bon, revenons à nos moutons. » Lothar se but de nouveau une lampée de bière avant de reprendre la parole. « Pour tout vous dire, je parcoure les routes depuis près de vingt ans, bon an, mal an à travers Westeros, et même au-delà. Pourquoi vous allez me dire ? Eh ben, plusieurs réponses conviennent à cette interrogation, mais j’vais vous faire la version condensée. J’aime véritablement proposer mes services ici-et-là, que ce soit pour avoir un logis ou pour aider un pauvre hère, qu’il soit noble ou roturier. Et puis, il faut ajouter à cela ma passion du monde qui m’entoure, et celle des anciennes ruines le peuplant. Farfouiller pour trouver une breloque rare et mystérieuse, c’est le pied ! »

Le regard du chevalier brillait, comme à chaque fois qu’il parlait de son mode de vie et de ses passions. Quand on lançait le Vieux Crabe là-dessus, son interlocuteur pouvait se retrouver noyé sous un flot presque ininterrompu de récits de voyages et autres péripétie du genre. Sans prétention et vanité aucune, Lothar pouvait devenir une véritable pipelette quand on l’aiguillait dans la bonne direction, malgré qu’il ne soit pas de nature extrêmement bavarde. Et Aslak, sans le savoir, semblait avoir amorcé le bon Chevalier-aux-Crabes.

    « Et puis, c’est si bon de parcourir le monde ! Découvrir des paysages somptueux, des créatures délicieuses, des rencontres hautes en couleurs, des… » Le Crabe se tut soudainement, fronçant légèrement les sourcils et affichant une petite mine renfrognée mais amusée. « Merde… Je manque à toute politesse à bavasser comme une pie sans vous laissez l’occasion de vous exprimer… Donc, reprenons. » Le chevalier reprit une gorgée d’alcool, en laissant flotter un court silence. « Alors, et vous mon cher Aslak ? Que faites-vous donc ici ? Je n’ai pas la prétention d’être fin observateur, mais je suis presque sûr d’une chose : vous me semblez être un reître pour le moins atypique, avec des manières courtoises bien éloignées d’un bon nombre des reîtres de ma connaissance. Ai-je raison ? » ajouta un Celtigar plutôt curieux, qui arborait une large risette chaleureuse.

Si l’on faisait abstraction des évènements précédents légèrement mouvementés, ce début d’après-midi semblait s’annoncer sous de beaux auspices. L’avenir nous dira si la poisse continuera à s’abattre sur nos deux héros…

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Message Lun 12 Nov 2012 - 13:07

Et oui, Aslak ne pouvait s'empêcher de charmer les femmes qui croisaient sa route. Et s'il ne le faisait pas, c'était qu'il était tout bonnement mort. Rien au monde, même le fait d'être malade pourrait l'empêcher de faire de l'oeil à une demoiselle passant par là. Même prisonnier il pouvait le faire. Après tout il en avait été de même pour la jeune Ismaëlle Forrest même si au final elle avait clairement un plan à son encontre : l'avoir sous sa croupe. Enfin... Malheureusement pas dans le sens concret du terme, plutôt dans le sens imagé. Et oui... elle lui avait sauvé la vie alors il avait une dette envers elle jusqu'à sa mort. Mais bon, c'était un de ses pêchés, il ne pouvait s'en passer. Donc entendre que la serveuse avait déjà succombé à son charme ne put que le faire sourire et la regarder à nouveau avant de reporter son attention sur l'homme qui se tenait devant lui. Il ne put s'empêcher de rire... Apparemment il n'était pas le seul que ça étonnait de voir un Ser dans des quartiers si peu.. raffinés. Mais après il l'avait dit, il ne jugeait pas. Ca lui était totalement égal du titre de l'homme. Excepté que ça renseignait sur certaines informations comme le fait qu'il savait sûrement bien se battre et qu'il n'était sûrement pas sans le sous. Quoi qu'il était voyageur....la donne était peut-être différente à ce niveau là. Mais ça lui était bien égal... Il n'allait de toute façon pas le voler, il payait d'office. Donc ce serait profondément stupide et bien qu'Aslak n'était pas un fin stratège, dire qu'il était stupide ne lui convenait pas forcément. Il pouvait être parfois con ça c'était certain... mais c'était encore différent disons ! Tout le monde pouvait être con à un moment donné selon une bêtise faite. Et lui des conneries, il n'était pas à son coup d'essai. Il en avait pas mal à son palmarès. Mais cela avait souvent entraîné des rebondissements dans sa vie donc il n'allait clairement pas s'en plaindre !

"Veuillez m'excuser Lothar, mais que voulez-vous ! Regardez donc qui se trouve dans cet établissement... Je suis persuadé qu'il y a pas aucun Ser. Donc je peux que m'étonner. Mais j'avoue que votre raison me plaît beaucoup ! Les conventions sociales sont faites pour ne pas être suivies ! Nous partageons cette capacité à errer dans des endroits saugrenus sans en être incommodé !"

Il rit à cette idée. La différence était que lui était né dans cette "souillure". Il était né dans la pauvreté, dans la crasse, et dans les mauvais bougres. Donc forcément, se retrouver dans ce genre d'endroits n'avaient rien de déplaisant à ses yeux. Il avait toujours aimé parler aux mecs pas nets. Déjà gamin il traînait près des poivrots et des mendiants qui s'amusaient à lui offrir une lampée d'alcool alors qu'il n'avait même pas dix ans. Pour lui c'était être grand de pouvoir s'abreuver et errer comme bon lui semblait. Il ne se privait pas de le faire petit malgré l'interdiction parentale. Il errait constamment à travers tout Culpucier puis petit à petit s'aventurer dans Port-Réal davantage, allant même piller les riches et les belles maisons. Bon il n'avait vraiment fait ça qu'avec son frère une fois et ça avait fini mal finir mais lui ça l'avait finalement amusé, tandis qu'Alrik avait préféré suivre l'avis familial. C'était en ça qu'il différenciait beaucoup. Encore plus maintenant de toute manière... Monsieur était commandant des Dents de Freux. Mais passons, il n'était pas là pour énumérer les différences avec son cadet mais bien pour profiter. Donc il ne put s'empêcher de sourire amusé en voyant que la jeune serveuse ne laissait pas son comparse indifférent.

"Je vois qu'on a aussi ce bon plaisir de profiter des magnifiques femmes qui circulent autour de nous !"

Il but donc comme annoncé avec son interlocuteur et soupira de contentement pour profiter de ce breuvage qui avait l'art de vous apaiser et vous détendre en un rien de temps. Bon il faut dire qu'il n'était concrètement pas un stressé alors au final, ça ne faisait juste que l'alcooliser ! Bavard ? Il ne put s'empêcher de rire à ce surnom. C'est vrai qu'on lui avait déjà dit mais après tout, pourquoi se priver de parler ? S'ilne voulait pas le faire il suffisait de ne pas traîner avec des gens et là il n'aurait pas d'occasions de parler. Mais bon même "seul" il se faisait parfois des commentaires, donc forcément, il ne pouvait pas s'en empêcher. Mais il écouta la suite où Lothar lui expliqua clairement sa façon de voir les choses. S'enfilant une lampée il l'écouta et il ne put s'empêcher d'être surpris de constater qu'il avait en face de lui quelqu'un qui en réalité lui ressemblait. Bon peut-être pas sur tous les points. Déjà de par leur titre, Lothar préférait offrir son aide tandis que lui il offrait ses services que ce soit pour le bien ou non, il s'en foutait. Sauf s'il fallait faire du mal à une femme, ça il ne pouvait décemment pas s'y atteler. Mais néanmoins, leur plaisir était commun. ils aimaient tout deux errer dans le monde, découvrir des nouveaux lieux, de nouvelles personnes et d'ailleurs ils étaient tout deux apparemment sur la route depuis pas mal de temps. Il rit en entendant qu'il manquait de politesse en ne faisant que parler.

"Vous en faîtes pas, je vous ai posé des questions, c'est normal que vous y répondiez ! Et puis si je suis bavard vous pouvez bien vous permettre de l'être aussi n'est ce pas ! "

Il le laissa donc engendrer son questionnement le concernant et il ne put s'empêcher de sourire amusé. Il avait au moins un peu cerné sa personne. Il faut dire qu'il n'avait pas cherché à faire de cachotterie. Ce qu'il cachait toujours c'était qui était son frère et quels étaient les services qu'il octroyait parfois, sans oublier ses larcins. Quoi que parfois ce dernier point lui échappait encore bien. Mais il n'avait pas tellement à cacher... C'est juste que vu qu'on ne savait jamais vraiment qui se trouvait devant soi, il préférait ne pas s'attarder sur des détails qui pouvaient être fâcheux.

"Vous avez bien deviné, je suis un reître. Pas de noblesse, pas de richesse. Pour ce qui est des manières.... Enfin mais comment voulez vous plaire à une dame si vous parlez comme un paysan !"Il rit. Dire qu'il avait appris à parler pour plaire aux femmes n'était qu'en partie vrai. Il but une nouvelle lampée avant de reprendre. "Mais vous méprenez pas Lothar, j'suis pas vraiment courtois sur tous les domaines." Il lui fit un léger sourire en coin enigmatique. Il n'en dirait clairement pas plus mais de là à le prendre pour le bon gars, il était un peu honnête sur le sujet. il n'était pas clean sur tous les points. "Mais pour vous répondre... Moi je viens de Culpucier, je sais pas si vous connaissez, mais en tout cas dites vous que c'est le quartier le plus pauvre de Port-Réal. Alors tout ce qui est puanteur et endroits peu fréquentables, c'est plutôt mon domaine. Donc autant je peux me balader dans les beaux quartiers, autant j'aime bien retrouver parfois ce genre de lieux. Vous savez là où vous pouvez en un rien de temps vous retrouvez dans une bagarre... un peu comme t'à l'heure !" il rit avant de boire à nouveau. "Et puis allez... avouez que c'est quand même toute une ambiance ! " dit-il en montrant l'endroit de sa choppe. Son regard croisa de nouveau celui de la demoiselle et il lui fit un beau sourire avant de revenir sur Lothar. "Je dois vous avouer que j'suis un peu comme vous en fait l'ami. Ca doit faire pas mal de temps qu'je suis parti de chez moi et que je me balade sur Westeros. J'adore ça. Voir de nouvelles personnes, de nouveaux lieux, être sur la route, dormir là où je peux, ne pas savoir clairement où me guide mes pas, voir différentes cultures, différentes femmes..." il sourit davantage "Que demandez de plus n'est ce pas ?" il leva sa choppe vers Lothar "Au voyage !" dit-il avant de finir sa pinte.

Une fois celle-ci reposée sur la table, il chercha la jeune femme des yeux et lui fit un petit signe pour qu'elle revienne leur mettre la même chose. Après tout, ils n'allait pas s'arrêter à si peu d'alcool. Il espérait pour la peine que la bourse de Lothar comprenait quand même quelques piécettes. Sinon il irait faire ami-ami avec un souillon de la taverne pour lui voler sa bourse. Ou il irait faire un tour dans la rue. Ce ne serait pas très compliqué. ou alors... tout simplement...ils partiraient de nouveau en courant. Ce ne serait pas la première fois et sûrement pas la dernière. Il préférait voler et payer surtout face à de belles serveuses, mais parfois tout n'allait pas toujours comme on voulait. La serveuse revint rapidement pour faire glisser deux choppes de nouveau vers eux et son sourire s'illumina de nouveau à son intention. Une fois partie, il reprit la parole.

"Alors dites moi... FInalement vous êtes pas très loin de chez vous si vous avez voyagé pendant une vingtaine d'années. Vous rentrez au bercail ? Moi j'y suis revenu pour un petit temps. Je sais pas encore combien de temps mais je suis revenu quand même. Ca fait étrange de revenir aux sources, mais c'est un peu comme si on était jamais parti... Excepté certains changements forcément."


Et en parlant de ça il parlait bien évidemment des changements familiaux en réalité. Tout ce qui concernait son frère, la mort de ses parents, l'âge de sa soeur désormais, et surtout la présence d'une nièce qu'il affectionnait davantage que sa propre soeur. Mais ça c'était une autre histoire. Un bruit surprenant le fit tourner la tête. Un des buveurs excessifs venait de mettre la main au joli derrière apparemment de la serveuse qui ne semblait pas apprécier du tout et qui en réponse venait d'envoyer la pinte du concerné à la figure de celui-ci. Il n'était pas fin penseur mais il était persuadé que ça n'allait pas forcément passer. Le mec abattit son poing sur la table et commença à injurier la demoiselle alors que bien évidement il était en tort. Suite à cela, le propriétaire de la taverne entra également en jeu mais le bonhomme n'avait plus vingt ans et après quelques papotages, il finit Ko par terre suite au poing que venait de lui décocher le mec totalement bourré qui n'entendait plus rien et ne souhaitait qu'une chose, se venger de la gonzesse et vu comme il venait de l'attraper et de la plaquer contre le mur, s'il pouvait la violer au passage, ça ne lui dérangerait sûrement pas. Rhaa... Il ne fallait pas s'en prendre aux femmes. C'était les beautés de ce monde, on ne pouvait guère avoir ce genre de comportements avec elles. Et comme personne ne semblait vouloir broncher, Aslka se leva.

"Hey mon gros ! Fais attention !" dit-il alors qu'il lui lançait la pinte vide qui lui arriva en plein sur la tronche alors qu'il s'était retourné pour le regarder. "T'as assez ? Nan ? Ah ok." et il lui balança la seconde. Evidemment la colère fut telle qu'il abandonna la jeune femme bien décidé à s'en prendre à Aslak. "Ah t'avais assez finalement ? j'avais pas compris désolé..." Ce dernier se tourna vers Lothar "Vous m'en voulez pas j'en suis sûr... mais je tiens à dire qu'on est un peu dans la merde." le grand sourire qui ornait ses lèvres annonçait qu'en réalité ça l'amusait plus qu'autre chose. De toute façon ils avaient déjà eu affaire à une histoire de bagarre un peu plus tôt. Ils pouvaient bien faire encore un peu d'efforts. Pour la peine c'était quand même pour la bonne cause. Après tout, il venait de sauver une jeune femme des atrocités régulières qu'elle pouvait subir de par leur sexe. Alors il était persuadé qu'avec le bon fond de son interlocuteur, il n'allait pas désapprouvé son comportement.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Message Lun 7 Jan 2013 - 12:36

Tout en sirotant sa pinte, Lothar écoutait un Aslak rieur, avec une mine amusé. Il trouvait en ce reitre un personnage fort sympathique, et qui lui ressemblait de manière troublante – enfin sûrement à deux-trois vaches prêt bien entendu. Lothar sourit légèrement à la mention du quartier du Culpucier. Comment oublier ces rues crasseuses, emplies d’effluves putrides et d’émanations malodorantes, capables d’assommer un jeune nobliau effarouché ?

    « En effet, je connais ce quartier de la capitale. Je ne prétends pas l’avoir autant parcouru que vous, mais j’y suis passé un bon lot de fois, sans pour autant y faire halte. J’avoue que j’vous rejoins sur ce point : l’odeur y est très… Particulière. Mais bon, quand vous avez connu la senteur, disons enivrante, de la poiscaille sur les quais du port de Milles-Pinces, lorsque les navires de pêches reviennent du large, vous êtes à même de supporter tout type d’odeurs, même celle particulièrement agressive du Culpucier… »

Les souvenirs de ces balades au port de la capitale de Pince-Isle firent de nouveau sourire le Chevalier-aux-Crabes. Bon d’accord, du côté du Ponton d’Argent, où les galéasses des pécheurs s’entassaient par dizaines, l’odeur y était presque étouffante, tant les senteurs aigres de centaines de poissons, crustacés et mollusques y stagnaient. Mais combien de fois avait-il parcouru, aux côté de son frère Geralt, les abords des pontons, grimpant et explorant les navires à quais, ou encore les marchandises disséminées ici et là… Ah, souvenirs, souvenirs…

    Lothar cligna des yeux en entendant de nouveau le reitre prendre la parole. Chopant de nouveau sa pinte, afin de cacher le fait qu’il avait rêvassé quelques instants, le Chevalier-aux-Crabes fixa son interlocuteur qui continuait la conversation comme si de rien n’était. « …autant j'aime bien retrouver parfois ce genre de lieux. Vous savez là où vous pouvez en un rien de temps vous retrouvez dans une bagarre... un peu comme t'à l'heure ! Et puis allez... avouez que c'est quand même toute une ambiance ! » Le Celtigar accompagna son compagnon quand ce dernier rigola bruyamment. « Ah ça, cette fameuse ambiance, on ne peut la retrouver que dans c’genre d’endroits ! Ha ha ! » Lothar lampa une gorgée de bière avant de reprendre la parole. « Nan mais en plus, je vois parfaitement où voulez en venir ! J’avoue que ce genre d’endroits m’attire également. Ah, ne faites pas cette tête-là, et oubliez le fait que j’sois noble ! C’est ici, dans ce genre de bouge, que l’on peut s’amuser dans la toute simplicité, loin de toutes ses règles de bienséance qui alourdissent considérablement notre quotidien… J’vous assure, c’est véritablement fastidieux à souhait les repas guindés, et tout le cérémonial qui va avec… »

Lothar soupira, affichant par-là une mine blasée plutôt comique. Il but une autre goulée de sa chope, tout en adressant un léger sourire amical au reitre. Le frais breuvage lui faisait un bien fou, surtout après les évènements mouvementés de tantôt. Mais, le simple fait d’être attablé, avec un interlocuteur de bonne compagnie, semblait avoir profondément détendu le Chevalier-aux-Crabes, et les gnons subis étaient déjà du passé. De toute façon, quelques gnons de plus ou de moins, le chevalier errant n’en avait cure. Il en avait un bon paquet à son actif, et ce ne serait sûrement pas les derniers.

Lothar sourit quand Aslak poursuivit son discours, et échappa un léger rire quand ce dernier se compara au Chevalier-aux-Crabes, mettant l’accent sur leurs ressemblances. Et c’était vrai. Malgré leur différence de statut social flagrant, les deux hommes échangeaient plusieurs points communs indéniables, et semblaient s’apprécier mutuellement. Lothar n’était pas difficile niveau compagnie, mais le fait de rencontrer un personnage un tant soit peu semblable à sa personne lui fit plaisir. C’était peut-être idiot, mais c’était presque revigorant. Ou alors c’était la bière qui faisait cet effet… Hmmm, ce devait être un peu des deux.

    « Que demandez de plus n’est-ce pas ? » souleva son protagoniste, en brandissant sa chope. Le regard de Lothar brilla, et il imita le chevalier. « Au voyage ! » « Au voyage ! » Les deux bocks se rencontrèrent dans un léger bruit sourd, et les deux hommes finirent leurs pintes cul-sec. Lothar laissa échapper un petit « Ah… » de contentement, tout en essuyant les gouttelettes de bières qui s’échappaient de ses commissures d’un grand geste de manche.

Jetant un œil à sa chope vide, le chevalier allait recommander quand le bon Aslak le prit de vitesse. Le chevalier le remercia d’un signe de tête, tout en détendant son corps encore endolori. Quant au reitre, après avoir reluqué une énième fois la serveuse au joli popotin, il interrogea de nouveau Lothar sur son retour au pays.

    « Pour tout vous dire, je rentre d’un voyage de quatre années passées sur le mystique et enchanteur continent d’Essos, le Grand Est d’au-delà du Détroit. C’était… » Des paillettes brillèrent dans les yeux du chevalier, quand les réminiscences de son mode de vie exotique tournoyées dans son esprit. « Indescriptible... Oui, c’est ça ! Indescriptible ! Tout est tellement différent là-bas : le paysage, l’architecture, l’ambiance, les rencontres… Et bien-entendu… Les femmes ! Oho mon cher, vous auriez vu les charmantes demoiselles des Îles d’Été… Une beauté et une façon de faire… Fiou, ça m’en donne des frissons voyez-vous ! » Lothar chopa d’un geste rêveur sa pinte de nouveau pleine, remplie tantôt par la belle serveuse. « Mais, ça me fait du bien de rentrer. Cela fait quelques semaines que j’ai débarqué à Port-Réal, et depuis j’aime traîner dans ces terres que j’ai maintes fois arpenté, et qui n’ont pas beaucoup changées. Appelez ça de la nostalgie – et vous auriez peut-être raison – mais je pense que le pays me manquait. » Lothar esquissa une légère risette avant de boire une autre gorgée du breuvage alcoolisé.

Mais leur charmante conversation fut brutalement interrompue par des excès de voix soudain. Ils venaient d’une table proche du comptoir de la taverne, où l’un des habitués – un pécore miteux aux cheveux crasseux et suintant tel un porcinet sudoripare – venait de coller sa grosse paluche sur le popotin si affriolant de la jeune serveuse. Bien entendu, la réaction ne se fit pas attendre et, après un « Oh » outré, cette dernière lui envoya à la tête une pinte vide. Le gros con – parce que oui c’en était un, et de plus totalement bourré – hurla de rage et se releva, prêt à en foutre une à la serveuse. L’intervention du propriétaire de la gargotte n’eut aucun effet, à part celui d’occuper l’ivrogne pendant quelques instants – juste le temps pour ce dernier d’assommer le barman par un direct du droit puissant. Le pécore, tout sourire malgré ses yeux injectés de rage, plaqua au mur la serveuse dans un but… Je pense que vous voyez où je veux en venir.

    Lothar se leva en même temps que son compagnon de reitre. Avant même que le Chevalier-aux-Crabes ne disent quoi que ce soit, ni n’intervienne, Aslak envoya rapidement deux pintes dans la tronche du pochtroné, ponctuant ses tirs par quelques tirades bien senties. Lothar se demandait si le reitre avait eut ne serait-ce qu’une ébauche de plan, mais en tout cas, le bourré se dirigea furieux vers les deux hommes. « Vous m'en voulez pas j'en suis sûr... mais je tiens à dire qu'on est un peu dans la merde. » La remarque fit sourire Lothar malgré la situation. « Mais non mon cher, vous êtes tout pardonné. Mais, la prochaine fois, laissez-moi faire, ok ? » Le chevalier lui lança un clin d’œil énigmatique, avant de se tourner de nouveau vers le gros con.

    Ce dernier titubait vers eux, les poings levés, bien décidés à en découdre. Lothar ne put s’empêcher d’attiser un peu plus sa rage. « Eh ben mon gros pépère, on a du mal à marcher ? Pas étonnant vu le bidouf qui dépasse de ta chemise. Enfin, une chemise… Ça devait l’être il y a une vingtaine d’années, au moins. Là, on dirait plus un vieux chiffon couvert de fange et de merde. En tout cas, super style. Nan, vraiment ! J’ai toujours été particulièrement fan de la mode pécore, un style naturel et bouseux à la fois ! » Au fur et à mesure qu’il parlait, le visage du Chevalier-aux-Crabes s’éclairait d’un masque de cynisme qu’il réservait toujours à ce genre de connards, ou aux nobliaux bouffis d’arrogance. Emporté par son verbe, il ne vit pas immédiatement que les potes du soulard s’étaient levés – tant bien que mal – et commençaient à se ranger à ses côtés. Ils étaient cinq en tout. Quand Lothar le remarqua, un large sourire l’anima. « Oh, y’a tes p’tits copains qui viennent te supporter ! Oh, comme c’est trognon ! Oholala, vous verriez vos tronches et vos dégaines mes mignonnes, ça vaut le détour. Oh ça oui ! » Le Celtigar jeta un œil à Aslak, et s’adressa à lui à voix basse. « Bon maintenant que ces pignoufs ont mon attention, vous allez sortir la demoiselle de l’établissement. Si vous voulez leur mettre deux-trois tatanes au passage, je n’dirai pas non, mais ces cons sont tellement imbibés que je n’pense pas en avoir pour très longtemps ! »

Ce n’était pas de la vantardise, mais c’est vrai que d’un point de vue extérieur, toutes les chances étaient du côté du crabe. Les cinq gars patibulaires tanguaient et titubaient d’une façon assez comiques, et émettaient régulièrement des grognements et des borborygmes – qui devaient être sûrement des jurons et autres menaces à l’encontre du cynique chevalier.

Lothar fit craquer son dos et ses mains encore légèrement endoloris, et retroussa les manches de sa tunique qui portait encore quelques traces de la rixe précédente. Décidément, cette journée offrait son lot de rebondissements et d’évènements qui semblaient toujours finir par de la baston. Lothar afficha un rictus moqueur et se tourna vers le pégu le plus proche.

    « Bon, laquelle de ces dames souhaite passer en premier ? »
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Aslak
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♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
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Message Mar 8 Jan 2013 - 20:15

Apprendre que Lothar s'était rendu à Essos était quelque chose de tout nouveau pour notre cher voyageur. Il est vrai qu'arpenter les terres était clairement son domaine mais il n'avait jamais quitté Westeros. Et même les îles de Fer ainsi que Pince-Isle il n'y était jamais allé. Alors savoir qu'en face de lui il avait un aventurier qui avait dépassé ce qu'il avait pu réaliser comme cheminement personnel, c'était assez impressionnant il devait bien le reconnaître. C'est vrai qu'il avait toujours dit qu'une fois qu'il aurait été dans le nord, il rentrerait sûrement à Dorne. Mais au fond il lui restait encore tellement de choses à voir... serait-il vraiment capable d'abandonner la route pour s'établir de manière officielle quelque part ? Il n'en était pas certain. Mais il aurait tout le temps de voir cela arriver au moment où il devrait clairement y réfléchir. Pour le moment, son optique était de rester un temps sur les Terres de la couronne puis de recommencer sa route tout simplement. Il comptait bien se tenir à ce plan pour le moment. En attendant, il prenait plaisir à entendre que les îles d'été et les femmes qui peuplaient cette région étaient aussi belles que les rumeurs pouvaient le formuler. D'ailleurs un rire lui échappa quand il entendit parler de leur façon de faire... Il était persuadé que vu l'homme qu'il avait devant lui, ses pensées étaient conjuguées aux siennes en cet instant avec la formulation de cette phrase. C'était bien pour ça qu'il était fortement amusé. Peu d'hommes arrivaient à parler si aisément des choses de la vie et particulièrement des relations intimes que l'on pouvait avoir avec une femme. Pourtant, il n'y avait rien de plus naturel quand un homme et une femme se rencontraient et ressentaient un désir l'un pour l'autre. Lui-même avait bien vécu ce genre de moment avec la plus belle femme de Westeros. Oh bien sûr c'était de la chance et jamais il ne lui viendrait à l'esprit de se vanter d'un tel acte. Surtout que la magnifique et somptueuse femme lui avait offert un cadeau exemplaire qui trônait autour de son cou bien que camouflé sous ses autours vestimentaires. De toute façon, des anecdotes il en avait à l'appel. Voyager offrait tellement d'opportunités qu'il avait vécu énormément de choses différentes au fond.

Néanmoins, dans l'immédiat, son attention était quelque peu accaparée par un incident déclenché par un soulard et qu'il avait quelque peu envenimé. Mais ce n'était pas dans ses habitudes de laisser une jeune femme être malmenée donc il n'avait pu se retenir d'intervenir. Le sourire qui orna les lèvres du cher lothar le rassura, il était bien comme il l'avait cerné, c'est-à-dire authentique à lui-même et par conséquent, capable de s'amuser des situations qui semblaient dramatiques. Cependant, la phrase qui lui sorti le fit lever un sourcil avant que son sourire ne s'arque en coin alors qu'il le regardait. Alors monsieur se croyait plus capable que lui ? Bon ok, c'était sûrement vrai. Aslak n'avait jamais de plan et ne faisait de toute façon jamais de plan. L'improvisation, la fuite et l'adaptation étaient les caractéristiques qui lui correspondaient le mieux. Pourquoi prévoir quelque chose dont on ne connaissait de toute façon pas les tenants et aboutissants. Et bien oui, comment savoir comment le concerné allait réagir. Oh bien sûr... Il était plus qu'évident que vu les pintes qu'il s'était prises dans la figure, il comptait bien riposter. C'était on ne peut plus limpide... Mais du coup, il pensait que son interlocuteur avait un plan. Ce qui suivit le fit réajuster son justement... Pourquoi attiser encore davantage l'espèce de gros dégueulasse qui se trouvait devant eux ? Enfin au fond, s'il était comme lui, il y avait beaucoup de chance pour qu'il ne tienne jamais sa langue. Néanmoins, il préférait se parer à toute éventualité même si concrètement, il aurait déjà fui à cette heure-ci. Quoi que... La jeune femme restait encore hors de porté et ainsi subirait sûrement le contre-coup de son emportement s'il la laissait seule. Et ce n'était pas ce qu'il désirait puisqu'il l'avait sauvée. Donc, décrochant au moins une lance de son échine, il se prépara au combat à venir, même si avec de tels énergumènes, ce ne serait sûrement pas trop compliqué. Des paroles discrètes lui furent adressées et il sourit en coin en écoutant avant de prendre la parole.

"Ne venez vous pas d'me dire que je dois vous laisser faire ? Je vais donc pas me priver n'est ce pas..."

Une pointe moqueuse mais bien sûr pas du tout sérieuse. Aslak n'était pas rancunier et surtout, il ne se prenait clairement pas la tête sur des détails aussi stupides qu'une phrase qu'il aurait pu prendre mal - ce qui n'était même pas le cas. Mais pour faire croire cependant qu'il allait quand même le faire, il leva un peu les mains, l'une tenant cependant toujours sa lance, en signe d'abandon du combat et il laissa Lothar se préparer à subir la slave des soulards en rogne. Il jeta un coup d'oeil à la jeune femme qui s'était quelque peu éloignée. En réalité, partir avec elle ne servait à rien. Elle travaillait dans cet établissement et donc ce n'était pas à elle de partir. Il n'était pas fan de combat mais quand il était quasiment sûr de gagner, pourquoi ne pas se défouler un petit peu ? Donc s'éloignant un peu, il laissa le premier énergumène répondre à la provocation très facile que le chevalier venait de lancer. Evidemment, comme il s'y attendait, la bande ne comptait pas s'attaquer qu'à un seul à la fois. Sur les cinq individus, le premier s'était rué sur Lothar ainsi que deux autres acolytes. Les deux qui restaient avaient décidé que ce serait pour sa pomme à lui. Pas de soucis. Du coup, et pour continuer la provocation, il fallait bien qu'il y mette son grain de sel.

"Hein Lothar, on joue à un jeu ? Le premier qui a dératisé les siens gagne une tournée payée par l'autre ! Evidemment, comme t'as fait le malin t'en as un de plus mais t'es chevalier alors que moi j'suis qu'un pauvre voyageur, donc on est à égalité. J'espère quand même gagner, tu me payeras encore à boire comme ça!"

Il le regarda amusé avant d'assener son premier coup du manche de sa lance dans le nez de son adversaire qui vint déjà à l'injurier, une main sur le nez sanguinolent. C'était quand même fort amusant d'avoir le dessus... Même si c'était facile parce qu'ils étaient bien trop imbibés pour arriver à coordonner correctement leurs gestes. Le second chargea cependant rapidement telle une bête et au vu de la place réduite de la taverne, il ne pouvait user de sa lance comme il voulait, arme plus pratique pour les combats avec une certaine distance. Mais là l'homme lui avait foncé dessus avec force et le plaqua violemment sur le comptoir, ce qui lui fit retirer un grognement de désapprobation... Ca faisait mal bon sang ! Et il n'aimait pas avoir mal.... Mais bon pour les combats aussi rapprochés, il avait une autre technique. Car Aslak, il avait la tête dure voyez vous... Donc, une fois un peu remis, après le poing atterri sur son visage, il se décida à riposter et il envoya un énorme coup de boule à son adversaire lui cassant radicalement le nez. Il avait entendu un bruit très désagréable qui annonçait la réussite de l'objectif. L'homme cria et mit également ses mains sur son nez qui saignait encore plus que son confrère. Décidément, cette fois-ci il en avait après les protubérances faciales. Celui qu'il avait précédemment frappé voulut sa revanche et se lança sur lui mais cette fois, il esquiva dans un joli pliage de genoux avant de se décaler d'un petit jeu de jambe et de frapper de toutes ses forces à l'arrière de la tête de celui-ci avec son manche de nouveau. L'homme s'écroula assommé. Il n'allait quand même pas user de sa pointe acérée. Ca c'était quand il voulait réellement du mal à quelqu'un et donc dans les combats plus sérieux. Ici le manche suffisait. Un à terre ! L'autre maintenant. Mais étonnamment, celui-ci sembla retrouver la raison et il s'écarta avant d'aller vers la porte et de fuir. Bah ce n'était pas plus mal.

"Fini cher Lothar ! Alors vous en êtes où ?"


Il ne jeta qu'un rapide coup d'oeil préférant en réalité orné son regard vers la belle demoiselle qu'il avait sauvé. Enjambant le corps étalé de tout son long par terre, il s'approcha d'elle en raccrochant sa lance à côté de sa jumelle dans son échine et en essuyant un peu le coin de ses lèvres car le poing reçu avait laissé une petite trace de sang. Il ignora aussi la douleur du choc contre le comptoir. Après tout face à une femme on faisait le fier plus que le blessé. Sauf si c'était bien visible et qu'elle pouvait vous soigner... Mais ça c'était une autre technique et il fallait le contexte. Il vint lui prendre la main et déposa un délicat baiser dessus avant de lui faire un magnifique sourire charmeur.

"J'espère que vous n'avez rien belle demoiselle. J'aurais pas permis qu'il vous arrive des désagréments engendrés par de tels personnages sans aucun raffinement et qui ne marchent que par la violence ! "
Il accentua son sourire ce qui fit rougir la jeune femme avant qu'il ne se tourne vers le propriétaire. Apparemment il semblait remis du poing reçu qui l'avait rendu inactif quelques instants. Il revint alors à Lothar vers qui il se tourna, peu importe où il était et prit la parole "Alors ça va ? Tu gères monsieur le chevalier ? "

"Oh, vous êtes chevalier ?" demanda la jeune femme.

Ah ça... Il en aurait mis sa main à couper que ça allait attiser la jeune demoiselle. En réalité, il avait usé de ce titre pour se faire pardonner auprès de Lothar qui semblait également apprécier la vue de la jeune femme. Ils avaient sûrement les mêmes goûts en plus de tout le reste. Par conséquent s'il pouvait avoir une petite récompense pour son effort...

"Regardez comme il use de son titre c'lui-là !" dit-il en souriant en coin en adressant une tape gentille sur l'échine de son compatriote. Surtout qu'au fond ce dernier n'avait strictement rien dit puisque c'était lui qui l'avait désigné de cette façon. Mais c'était un cadeau qu'il lui offrait. Rien de bien méchant cette fois. De la détente et de l'amusement. Mais ils étaient à égalité : Lothar avait entraîné un nouveau combat, lui en avait entraîné un autre. Décidément ils étaient clairement fait pour s'entendre.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Ne jamais courtiser une femme prise [PV Lothar ! ]

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