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« L'agréable n'est pas inutile ... mais l’utile est agréable ! »[Terminé]

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Homme d'Armes
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Helya Harloi
Homme d'Armes

Général
Capitaine de l'Amazone

♦ Missives : 1733
♦ Missives Aventure : 46
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 15/12/1988
♦ Arrivée à Westeros : 10/05/2012
♦ Célébrité : Sarah Polley
♦ Copyright : FEE aka Sargon
♦ Doublons : Nope
♦ Age du Personnage : 27 années
♦ Mariage : Sargon Harloi
♦ Lieu : Îles de Harloi - Dix-Tours
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Message Ven 28 Sep 2012 - 9:21

L'amazone vogue sur les flots, sa coque percutant chaque assaut du courant à force des bras musclés des marins qui rament en rythme menant leur capitaine vers l'île d'Harloi. Le vent à leur faveur gonfle les voiles de l'embarquement, leur laissant le temps de souffler entre deux coups de rames. La vitesse de croisière est tranquille, nul besoin de se ruer, de se presser. Ce n'est qu'une simple visite qui mène la capitaine de l'Amazone vers l'île d'Harloi, simple visite teintée de curiosité, il faut l'avouer. Les rumeurs vont bon train d'île en île et bien entendu, la Botley a eu vent de la terrible querelle entre les deux frères, Gabriel et l'insupportable Sargon. Terrible mais à quel point ? Les gens aiment souvent rajouter du zèle aux ragots, elle avait ouïe toute sorte de versions. Gabriel avait tranché son frère ou ce dernier lui avait coupé un bras et tout un tas de versions qui suggéraient une bonne quantité d'hémoglobine écoulée ou d'un démembrement, parfois les deux selon la version. La question demeure cependant belle et bien : dans quel état est son ami en ce jour, un bras en moins ? Balafré ? Vaincu ? Ces questions relèvent bien plus de la curiosité qu'une propension à une profonde inquiétude vis-à-vis de Gabriel. Cela est clair et net quand on connaît la personnalité de la rouquine qui n'a aucun égard pour personne, Elyn étant une exception à la règle. Gabriel est certes un ami depuis belle lurette, il n'en déroge pas à sa règle de conduite même si Helya a bien plus d'égard pour lui que pour son frère. D'ailleurs, même aujourd'hui, elle n'en revenait toujours pas de cette immense différence entre les deux frères, c'était le jour et la nuit. Sargon étant une nuit de tempête, le genre de tempête qui vous laisse pas dormir tranquillement et qui détruit tout sur son passage avec un sourire de satisfaction. Ciel que cet homme est irrécupérable et à balancer aux requins ! S'il était encore en vie c'est que le Dieu Noyé devait voir en lui une certaine utilité, il est bien le seul pensa la rouquine debout sur le pont de son boutre, le regard fixé à l'horizon. Sa première réaction face à la rumeur fut de rire, une simple moquerie de sa part en imaginant Sargon mis à terre par son frère et de passer son chemin. C'était prévisible, ce jour devait bien arriver et enfin il était arrivé. Après tout, Gabriel étant l'aîné, fallait bien qu'il donne une raclée à son frère pour le remettre à sa place, pas sûr que ce soit efficace quand on sait la tête de mule que peut être le dernier Harloi. Tout le monde ou presque était au courant de leur mésentente, bien qu'Helya évitait de mettre sur le tapis ce sujet épineux, elle ne pouvait s'empêcher de sortir quelque piques lorsqu'elle croisait Gabriel. D'ailleurs, sa répartie était le plus souvent comique, la majeure partie du temps visant à enterrer plus bas que terre la réputation de son jeune frère. En face ou dans son dos, cracher sur sa carcasse est une partie de plaisir même si lors de leur dernière rencontre, il fut utile pour faire enrager son père.

D'ailleurs, outre le faite de voir de ses propres yeux l'état de la querelle fraternelle, le but de son voyage sur l'île d'Harloi est bel et bien de donner des sueurs à son vieux père, lui donner une crise cardiaque par une crise de rage par exemple. Lui et toute la clique Botley. Comme elle s'y attendait, à peine avait-elle ordonné de lever l'ancre, les serfs de ses frères avaient déjà mis au courant ces derniers. Quelle sensation délicieuse d'être surveillée à chacun de ses faits et gestes ! Les marins restés sur l'île de Pyk avaient sans aucun doute révélé le lieu de sa destination, Helya n'avait donné aucun ordre alors ils étaient libre d'ouvrir leur gueules puantes. Il est certain qu'aux dernier parjures que la Botley avait balancé, son père devait penser à une visite romanesque, une visite de fiancée à fiancé. Quel con, ce vieux ! Aussi débile que toute sa fratrie, c'est à se demander s'il est réellement son père. Au moins, la lâcheté n'est pas héréditaire, quoique quand on regarde ses frères, on peut douter de cette théorie. De toute façon, il faut bien des prototypes ratés avant de parvenir à une réussite, voilà toute l'histoire de cette famille. L'Amazone accostant enfin, Helya amarre son boutre comme à l'accoutumée et saute à terre, son second sur les talons. « Dis aux hommes d'être prêts à partir quand j'reviens, j'aime pas attendre, les retardataires rentreront à l'nage ou serviront d'offrandes au Dieu Noyé ! » D'un geste las de la main, elle lui fait comprendre de dégager, là où elle va, nul besoin de sa présence. Goshaël forgée de façon excellente par Lakdhahr dans son étui de cuir noué dans son dos, la rousse largue ses marins en quête d'occupation qu'elle sait sera typiquement à flairer de la chair féminine. Ces hommes, jamais rassasiés, toujours en rut, son célibat lui va parfaitement. Ses pas foulent le sol rocailleux et son oeil se fixe sur la silhouette du domaine Dix-Tours, mains dans les poches. Les ombres sur le sol de roche révèlent que le soleil est à son zénith alors qu'autour d'elle, les gens de l'île d'Harloi s'affairent à leurs occupations. Ils l'ignorent, elle en fait de même. Soudain, une silhouette lui tournant le dos agrippe son attention, une silhouette qu'elle connaît par coeur pour l'avoir maintes fois rencontrée contre son bon vouloir et pourtant à une bonne distance de celle-ci, une pointe d'exaspération prend déjà vie en elle : c'est l'effet Sargon que voulez-vous, Helya est certaine qu'elle n'est pas la seule à éprouver ce sentiment. La réaction première est bien entendu de passer son chemin et d'ignorer son existence comme elle sait si bien faire mais finalement, cette envie se tait dans un coin de sa tête. Quoi de mieux que profiter de ce public enclin à ragoter comme femme-sels qui écartent les cuisses ? Après tout, au vu de comment se transmettent les rumeurs, à coup sûr cela sera déformé une fois à Lordsport. Helya ne néglige aucun moyen d'enfoncer encore plus son père, provocation sur provocation, la guerre a été déclarée depuis cette fameuse nuit où main a été tranchée et coups échangés, ils ne sont qu'au commencement d'une longue route éreintante où au bout il y aura une marre de sang, le leur bien entendu. S'approchant de l'arrogant à nattes, la capitaine de l'Amazone se plante dans son dos « Harloi » Sa voix tente de sonner moins froide qu'à l'accoutumée, efforts surhumains pour se comporter de façon agréable. Helya, agréable ? En voilà un oxymore intéressant. « J'vois qu't'es en un morceau, les rumeurs s'révèlent bien fausses … Dommage » Chasser le naturel, il revient au galop. Pas pu s'en empêcher, c'était plus fort qu'elle. De toute façon, cette remarque lui passera au dessus comme d'habitude. Sargon a l'art et la manière de toujours tourner les choses à son sens, point qui exaspère Helya à son paroxysme. La rouquine agrémente sa réplique d'un hochement de tête sec comme pour le saluer sobrement. « J'dérange peut-être ? » Question rhétorique à la base, se moquant bien évidement de le déranger ou pas, un faible sourire feint du peu de patience qu'elle détient vient rompre son visage fermé. Une ère nouvelle, peuple d'Harloi, Helya Botley qui vient de son plein gré à la rencontre de Sargon, gravez cela dans la pierre.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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Dernière édition par Helya Botley le Lun 5 Nov 2012 - 8:11, édité 1 fois
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Sargon Harloi
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« Capitaine de la Veuve Salée »

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Message Sam 29 Sep 2012 - 11:36

     Croiser la route de Gabriel semblait être devenu pratiquement impossible depuis leur... Accrochage. À croire que les habitants de l'île de Harloi faisaient tout leur possible pour éviter que les deux jeunes hommes ne se rencontre à nouveau. Ce n'était pas comme si cela dérangeait Sargon d'un côté, il n'avait pas franchement apprécié le fait d'être traité de la sorte par cette raclure de Fer-né. Le Harloi avait sa fierté, il n'acceptait pas les rebelles et encore moins les humiliations. Est-ce que l'on pouvait réellement taxer leur dernière « discussion », d'humiliation ? Cela dépendait des points de vue. D'un côté le plus jeune des deux frères avait réussi à pousser son aîné à bout, au point que celui-ci doive en arriver aux mains, mais de l'autre côté Gabriel avait frappé fort et il n'y avait pas d'illusions à se faire : le roturier était physiquement bien plus fort que le noble. Le plus humiliant était certainement que Sargon savait parfaitement que si Lakdahr n'était pas intervenu, Gabriel aurait bien pu frapper jusqu'à ce qu'il n'y ait plus personne pour lui résister. C'était bien la première fois que le jeune homme voyait son « frère » dans une telle colère et cela avait manqué d'être la dernière. Battu par un roturier ! Alors qu'il possédait Crépuscule ! L'idée était saugrenue, il aurait été la risée de tous les Fer-nés si jamais personne n'était intervenu. C'était donc avec une certaine frustration que le Harloi songeait à cette entrevue, il n'avait pas gagné grand-chose, si ce n'est de blesser vraiment profondément Gabriel, mais vu le prix qu’il avait manqué de payer, ce n'était pas forcément quelque chose de bon. Le fait que sa route ne croise plus celle du fils de femme-sel ne l'irritait donc pas particulièrement, la brève discussion qu'il avait eu à ce sujet avec son oncle – et le seigneur de la maison – avait aussi montré que celui-ci en avait assez de voir ses neveux se déchirer. Malheureusement pour lui, il était peu probable que les choses changent un jour. Sargon aimable ne serait plus Sargon, il ne ressemblerait plus qu'à un continental, c'était donc impensable.

     Ses « blessures » n'étaient plus très visibles, une simple lèvre éclatée subsistait comme pour rappeler à l'arrogant personnage qu'il avait frôlé la catastrophe. Sargon avait effectué quelques voyages en mer pour apaiser sa colère et sa frustration, mais ses pensées revenaient sans cesse à cette défaite – puisqu'il s'agissait d'un raté à ses yeux – et il ne parvenait pas à s'en défaire. Tout se cassait la gueule ! Ses projets tombaient les uns après les autres. Pour débuter son alliance avec la Bonfrère qui prenait l'eau, Elyn couchée dans son lit et incapable de l'assister lors de raids. Ensuite Helya qui jouait toujours les vierges effarouchées – ou plutôt les amazones furieuses vu le calibre – l'empêchant ainsi de mettre la main sur Lordsport. Puis maintenant Gabriel qui se rebellait, la Jouvencelle n'allait certainement plus voguer aux côtés de la Veuve Salée avant un moment. Tant de sujets de frustration, au final s'il se concentrait sur celui de son roturier de frère, c'était certainement parce que c'était le moins horripilant.

     Alors qu'il se tenait débout à regarder le vide en songeant toujours au même sujet, Sargon fut sincèrement étonné d'entendre une voix familière s'élever dans son dos, puis surtout, s'adresser à lui. Si une chose était certaine, c'était bien que le Harloi ne pensait pas pouvoir un jour entendre Helya daigner lui parler alors qu'il était sur son île. Pivotant sur lui-même, le Fer-né posa ses yeux sur le visage de la jeune femme. Elle semblait.... Différente, comme si quelque chose en elle avait changé, bien qu'il soit incapable de mettre le doigt dessus. Instinctivement, Sargon arbora un sourire amusé et arrogant qui lui était propre, une visite de la jeune femme, qu'elle soit pour l'humilier ou le contrarier, restait une visite et c'était donc une victoire. À ses yeux, être présent dans l'esprit de la rouquine suffisait largement, si elle le détestait il ne serait que plus ancré dans ses souvenirs. Le jeune homme ne lui demandait pas un mariage d'amour, il la voulait pour avoir accès au port de sa maison tout simplement. Elle le savait très bien, il n'y avait pas de faux-semblants entre eux, même si le comportement du Harloi pouvait laisser penser le contraire. Lorsqu'Helya reprit la parole, le capitaine resta tout d'abord silencieux, avant d'être franchement étonné lorsqu'elle lui demanda si sa présence le gênait. Avait-elle une idée derrière la tête ? Instantanément, le jeune homme vit là l'occasion de tirer son épingle du jeu et il sauta sur l'occasion, à défaut de pour le faire littéralement.

     ▬ Et bien ! Le Dieu Noyé existerait-il réellement pour que l'idée de te rendre sur cette île te soit venue à l'esprit ? Il blasphémait, comme toujours, mais ce n'était rien comparé à ce qu'il avait l'habitude de dire. Tu sais très bien que tu ne me déranges jamais, ta présence est un peu comme un soleil un jour d'hiver. Un sourire se dessina sur ses lèvres, il savait bien que la jeune femme détesterait qu'il la traite comme une donzelle du continent à qui il comptait fleurette. Enfin, quoique, je te verrais plus comme une tempête de neige un beau jour d'été, tu es aussi frigide. Son irritation s'était envolée comme il voyait enfin le plaisir d'une véritable discussion se profiler à l'horizon. Le jeune homme approcha légèrement de la Botley tout en gardant une distance de sécurité, au cas où. Tu écoutes les rumeurs à mon sujet ? J'en déduis que tu t'inquiètes pour mon sort, mais que tu n'oses pas venir te renseigner en personne. »

     Sa vanité faisait toujours rapidement surface. Il était persuadé que la demoiselle devait ressentir quelque chose à son égard. Pas de l'amour bien évidemment, il n'était pas idiot, mais simplement de l'hostilité ou même de l'intérêt. Sargon n'avait aucunement besoin que la jeune femme éprouve des sentiments positifs en songeant à lui, il suffisait qu'elle puisse le tolérer et trouver un intérêt à l'idée de l'épouser et ce serait suffisant. Les Fer-nés n'étaient pas des individus comme les autres, mais le Harloi n'était pas un Fer-né comme les autres non plus. Sans se départir de son air amusé et arrogant, le Fer-né reprit la parole tandis que son regard détaillait le minois – et plus bas – de la femme qui lui faisait face, d'une manière qui laissait penser qu'il la considérait déjà comme sienne.

     ▬ Et tu es donc venue jusqu'à Harloi pour avoir le plaisir de ma compagnie ? Tu t'inquiétais à mon sujet ? Peut-être que tu espérais que je sois encore en vie pour t'occuper personnellement de mon cas ? Tu n'es pas la seule à espérer ma chère Helya, il faudra te décider rapidement si tu songes à sauter le pas, dommage que le fer-prix ne s'applique pas aux autres Fer-nés, n'est-ce pas ? »

     S'il avait pu prendre Helya par la force et la faire sienne comme l'on prend une femme-sel tout aurait été plus facile, mais c'était justement là tout l'intérêt de dompter une femme des Îles. Il n'était pas sûr que ces paroles plaisent à la jeune femme, mais elles étaient à double sens et il pouvait aussi bien parler de l'idée de le tuer que de l'épouser. Il n'y avait personne d'autre dans la ligne de mire du Harloi, il voulait Lordsport et Helya était la seule femme de sa maison ce qui signifiait donc que s'il souhaitait y accéder, son plan passerait obligatoirement par des épousailles avec la rebelle. Entre Gabriel et Helya, il ne restait qu'à voir qui parviendrait en premier à faire céder Sargon pour l'empêcher de réaliser ses projets. Restait à voir si l'apparente « gentillesse » de la rousse allait tenir longtemps face aux attaques de son prétendant.


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Helya Harloi
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Message Ven 12 Oct 2012 - 9:48

Aujourd'hui, une journée banale en soit. Soleil haut dans le ciel, l'atmosphère emprunte d'humidité, marque des îles fer-nées. Pourtant, la silhouette d'Helya se pointant en face du faciès du Harloi dérange la banalité de ce jour. Qui aurait cru qu'un jour cette insolente se plantera face à son courtisant d'elle-même et sur le territoire de ce dernier ? Elle-même ne l'aurait pas cru mais l'ironie du sors en a décidé autrement. Comble de la banalité, Sargon semble perdre sa langue pendant un court instant arborant une mine étonnée qui ne manque pas de prendre le large rapidement. L'arrogance de ce Capitaine n'a pas de fin, ni de limite. Le voilà son sourire qui exaspère tant la Botley, chaque fois, il semble gagner des batailles même silencieuses au grand dam de la rouquine. Il n'y a pas de batailles qu'elle aime perdre même celles qui vivent en sourdine, dans un silence faussement tranquille. Bras croisés, Helya fixe son interlocuteur, fauchée déjà par une remarque cinglante sur le Dieu Noyé. Belle entrée dans la conversation, des mots balancés dans une provocation comme un coup de poing invisible. Ne sourcillant point, elle terre son exaspération profondément ne laissant rien prendre surface. Pas aujourd'hui. Si Sargon la provoque, elle se fait force pour ne pas rentrer dans ce jeu, ne pas creuser de brèches dans sa comédie hypocrite. Mais de toute façon, tôt ou tard, son jeu sera deviné, son comportement n'est guère habituel. Si Rhoawyr était là, il se marrera à s'en décrocher la mâchoire. « T'peux plus douter maintenant » Haussement d'épaules vient faire glisser ses paroles larguées d'une voix monocorde, frôlant l'ennui, cachant des paroles plus acides étouffées dans son oesophage. A l'ordinaire, avec une telle réplique, elle aurait écorché l'atmosphère de paroles insultantes ou bien aurait joué la carte du silence : dans certains cas, ses silences sont plus à craindre que ses injures, ses marins le savent bien mais non, à ce jour, elle ronge son frein comme un chien affamé sur un misérable os. Cette comédie médiocre de Botley vs Botley lui faisait faire bien des choses qu'un jour elle n'aurait pas pensé faire. Faut croire que c'est la saison des prises de bec entre fraternité, les liens de familles se font et se défont dans un bain de sang et des hématomes. Remarquant sa lèvre écorchée, Helya ne peut empêcher un sourire narquois prendre empreinte sur son visage, écartelant son visage dur et sans émotions. Elle s'y concentre pour ne pas tiquer aux paroles vaines qu'il vomit à ses pieds. Ce genre de parlottes inutiles sont pour les gens du continent, non pour une fer-née, surtout pour Helya. Puisant dans les forces qu'elle peut trouver, elle reste de marbre et décide de prendre ça d'une autre manière « Merci, j'le prend comme un compliment » Après tout c'est là l'une des grandes lignes de sa personnalité que tout le monde connaît et n'hésite pas à en parler ou cracher dessus selon les personnes. Helya ne s'est jamais préoccupée de ce que les gens pouvaient penser de sa personne, des ragots ou autre. Elle est ce qu'elle est un point c'est tout. Si ça plaît pas ? Eh bien tant pis. Elle n'en crèvera pas, il est passé le temps où elle vivait pour voir un sourire de satisfaction sur le visage de ses siens. Ses yeux l'observent rompre la distance intentionnelle entre eux d'un air mauvais mais son regard se radoucit quand la Capitaine s'aperçoit qu'il garde une certaine distance au cas contraire, elle aurait déjà perdu son sang froid et sa fausse tranquillité. « Non. Seul'ment celles à propos d'Gabriel, t'déduis très mal, Harloi. J'suis ici pour l'voir » Remarque simple non faite pour attiser une ridicule jalousie, ce sentiment est digne du Continuent et il n'y a rien de tel entre ces deux là qui puisse susciter un tel sentiment. Loin d'être son genre d'écouter les dit-on mais entendre le nom de Gabriel avait interpelé son attention, elle avait écouté ce qui se disait pour une fois poussée par une curiosité avant de passer à autre chose. Cette remarque teintée de véracité ne défait pas Sargon de son air amusé ni de son arrogance, faut croire que rien ne lui fait perdre ces traits.

Le regard que ce dernier pose sur elle donne un coup à son calme faux, ses poings se crispent avant de se serrer. Le même regard que son jadis fiancé avait osé poser sur elle avant de tenter de la posséder. De vieux démons font surface et tenir sa résolution de la journée devient plus ardue, davantage quand il sous entend diverses choses qui ne lui plaisent pas, qui ne vont pas dans son sens. De toute façon, rien de ce que fait ou dit Sargon ne va dans son sens, le sien ou celui de l'Antique Voie tout court. Sa mâchoire se contracte alors qu'un soupire s'échappe de sa bouche, témoin d'une exaspération présente depuis bien longtemps. « Si l'fer-prix s'appliquait à nous, ç'ne changerait rien » Si c'était le cas, la Capitaine préfèrerait la mort plutôt que d'être la Lady d'un fer-né dont le rôle serait voué qu'à enfanter et agiter un mouchoir plein de morve quand il prend la mer. Jusqu'ici, personne n'y était arrivé, faut dire qu'il n'y a pas eu beaucoup de candidats en ligne, Sargon est le seul à persister afin d'obtenir son port. Quel autre intérêt ? Il faudrait être maso. La Botley sait bien ce que ce n'est que cela qui l'allèche comme un animal devant un appât goûteux. Femme d'une beauté unique ? Ne me faites pas rire. Epouse raffinée et douce ? Ouais, aussi douce qu'une lame aiguisée. Elle ne possède aucune qualité pour être élue épouse idéale des îles de Fer et ça, tout le monde le sait. Harpie au caractère houleux possédant le principal port de l'île de Pyk, voilà tout ce qui la caractérise. « M'occuper personnell'ment d'ton cas ? » Un rire ironique quoique nerveux fend la barrière de ses dents alors qu'elle secoue sa tête « J'laisse d'autre s'salir les mains ! Ton frère s'occupera d'tout ! » Un double sens ? Peut-être … Dépend dans quel sens cela est interprété. Il est certain que dans sa bouche, la Capitaine parlait assurément du faite de tuer son interlocuteur, sujet qui prime à son esprit plutôt qu'une insinuation de se marier à un quelconque mâle même si le sujet a déjà été abordé de façon détourné et légère avec le dit frère. Après tout, ils ont un but commun : mettre des bâtons dans les roues de Sargon. Enfin les motivations divergent peut-être sûrement, la Botley cherchant juste à se débarrasser d'une proposition importune. Quoiqu'aujourd'hui, elle lui ait bien utile même si elle continue de l'importuner. Cette perpective lui revenant en mémoire, ses deux saphirs se plantent dans le paysage marin pour tenter de retrouver un calme qui commence à s'évaporer comme eau sous le soleil brut. Elle n'a pas le luxe de se délester d'un moyen de faire perdre la face de sa famille devant sa dégaine. En même temps, à bien y penser, depuis le temps, Sargon n'a jamais abandonné alors une parole de travers en plus ou pas, ça ne changera rien non ? Oui mais les gens, ils regardent en faisant croire que non. Donnons-leur de quoi ragoter. « Enfin … bref … Restons pas planté là, j'ai b'soin d'marcher alors soit t'm'accompagne ou t'reste l'cul planté ici » Belle invitation et encore, c'est le meilleur qu'elle puisse faire et le ton le plus courtois possible même s'il est teinté de froideur. D'un geste nonchalant du bras, la Capitaine vient appuyer son invitation lui faisant signe de marcher à ses côtés en faisant de son mieux pour ne pas se trahir. « Alors ? T'te ramène ou pas ? » Il faudrait aller dans son sens pour que son plan marche. Par précaution, la rousse lève une main pour montrer qu'elle n'est pas armée en premier temps puis saisis un pan pour tirer Sargon d'un geste brusque vers elle afin de le pousser à l'accompagner. « C'bon, t'fais pas prier. Pour une fois qu'je t'invite à faire quelqu'chose qui n'suscite pas un combat » Lâche-t-elle d'un ton abrupte avant de récupérer sa main comme si elle pouvait prendre feu au contact de Sargon, réprimant une grimace de dégoût. Belle démonstration de la délicatesse Botley. Premier geste de sa part envers le Harloi sans tentative de l'étriper. Elle-même n'arrive pas à y croire ! Faut dire qu'elle est prête à tout pour détruire les siens, enfin presque tout car il est bien entendu hors de questions de s'unir au Harloi.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
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Sargon Harloi
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Message Ven 12 Oct 2012 - 17:47

     Elle ne réagissait pas. Elle ne ripostait pas. Sargon en venait à se demander ce qu'Helya pouvait bien mijoter, car il était évident que jamais la « lady » ne se serait donné la peine de venir jusqu'à Harloi juste pour avoir le plaisir de sa compagnie. Aussitôt, la paranoïa du Fer-né fit surface : la femme qu'il courtisait depuis de longs mois, qui refusait sans cesse ses avances et se faisait un plaisir malsain à l'idée de le faire attendre encore et toujours, venait enfin lui parler « normalement ». Venant d'Helya c'était plus qu'improbable. La capitaine n'avait jamais manifesté la moindre chance que les tentatives du Harloi puissent déboucher sur autre chose que des refus. Quoique, lors de leur dernière discussion lorsque son père était venu se joindre à eux, Helya avait semblé envisager la possibilité d'accepter de l'épouser. Bien évidemment, le Fer-né n'était pas idiot, il avait vu clair dans son jeu : elle voulait uniquement frustrer son géniteur qui ne semblait plus porter le Harloi en haute estime depuis que celui-ci lui avait fait remarquer son manque de maîtrise vis-à-vis de sa fille. Est-ce que la jeune femme pourrait aller jusqu'à accepter de l'épouser uniquement pour avoir le plaisir de pouvoir faire sortir son père de ses gongs ? Il y avait peu de chances de l'avis du Harloi, à moins qu'elle n'éprouve moins de haine pour lui que pour son géniteur, ce qu'il imaginait difficilement faisable vu la manière dont elle lui parlait.

     Debout devant elle, il la regardait de son éternel air hautain. Elle parla de Gabriel et aussitôt la mauvaise humeur de Sargon refit surface. Quelle garce, elle savait où viser pour lui faire perdre sa superbe ! Les yeux du Fer-nés laissèrent entrevoir cette contrariété alors qu'il la dévisageait d'un air peu amène, l'espace de quelques secondes uniquement, puis il chassa finalement ces pensées. Qu'elle vienne s'amuser avec Gabriel si l'envie lui prenait, de toute manière cet idiot n'avait rien à lui offrir, elle pouvait lui rendre visite autant qu'elle le souhaitait sans que quoi que ce soit d'intéressant ne se produise. Un doute s'insinua dans l'esprit du jeune homme. Gabriel avait été très remonté lors de leur dernière « discussion », il pouvait bien décider tout à coup de s'amuser un peu avec la femme que son « frère » convoitait, histoire de montrer à tous que lui pouvait avoir ce que Sargon n'arrivait pas à obtenir. La fierté masculine pouvait être bien sournoise, mais le Harloi considérait que la faiblesse de son roturier de frère l'en empêcherait : il était encore amoureux de cette idiote avec qui il s'était marié il y a quelques années. Le capitaine ne se souvenait même pas du nom de cette sotte, mais c'était sans importance, Helya n'accepterait pas de se faire retrousser la jupe par Gabriel, même pour couper l'herbe sous le pied de son prétendant. Cette donc avec cette assurance regagnée qu'il répliqua aussitôt à la remarque d'Helya.

     ▬ Gabriel n'est pas ici au cas où tu ne l'aurais pas remarqué. »

     Une manière comme une autre de souligner le fait qu'elle restait à lui parler alors qu'elle ne se gênait pas pour l'ignorer superbement habituellement. Même lorsqu'il venait lui-même à sa rencontre. C'était définitivement très étrange et la confiance de Sargon était encore ébranlée. Elle n'était pas ici juste pour le plaisir de le voir, mais pour quelle raison ? Alors qu'elle répliquait toujours aussi posément – chose encore une fois inhabituelle – le Fer-né détourna momentanément son regard d'elle pour jeter un coup d’œil autour de lui. Pas de Gabriel dans les environs. Juste des habitants de l'île et des serviteurs des châteaux avoisinants. Quelle raison donc ? Lorsque la rousse aborda une nouvelle fois le sujet de son frère, le Fer-né lui décrocha un regard agacé, comme si la conversation le lassait déjà. Pour une fois les rôles étaient inversés : lui jouait celui qui s'énervait et elle parvenait à garder son calme. À croire que c'était celui qui prenait les devants qui avait le dessus dans leurs discussions. Sa méfiance monta encore d'un cran lorsqu'elle l'invita à aller marcher en sa compagnie, est-ce qu'elle avait prévu d'essayer de le balancer d'une falaise du coin ? Sargon ne chercha même pas à dissimuler sa méfiance en lui décrochant un regard inquisiteur, sondant son expression à la recherche d'un signe invisible. En vain. Sans lui laisser le temps de répliquer, la capitaine réitéra son invitation avec plus de vigueur avant de faire un geste qu'il pensait ne jamais voir, venant de sa part : elle osa le toucher pour le décider à la suivre. Fronçant les sourcils, le jeune homme s'exécuta, ne serait-ce que pour voir ce qui pouvait bien provoquer ce comportement chez la rouquine. Il ne laissa que quelques secondes passer avant de lancer une nouvelle offensive.

     ▬ J'espère que tu ne comptes pas sur moi pour t'accompagner chez Gabriel, sinon tu peux toujours courir, autant me le dire tout de suite que je ne perde pas mon temps avec toi. C'était amusant de constater que pour une fois qu'Helya faisait un effort à son égard, c'était lui qui se montrait presque hostile. L'idée que Gabriel et Helya puissent avoir préparé quelque chose ne cessait de lui tourner dans l'esprit. Et laisse-moi te corriger, je n'ai pas de frère. Si cet imbécile n'est pas un bâtard c'est uniquement parce que sa catin de mère était capable d'écarter les cuisses assez bien pour contenter mon père et devenir sa femme-sel, ne confonds pas les deux choses. Il lui décrocha un regard à nouveau moqueur. À moins que tu n'admettes qu'une femme-sel est l'égal d'une femme-roc, dans ce cas je veux bien accepter que tu dises de Gabriel qu'il est mon frère. »

     Il savait qu'elle ne le ferait pas. Ce serait comme d'avouer que les femmes des Iles de Fer n'étaient toutes bonnes qu'à servir de mère porteuse pour leurs époux. Autant dire qu'elle préférait certainement mourir que d'avouer une telle chose. Gabriel resterait donc un simple rejeton de femme-sel, rien de plus. C'était d'ailleurs ce qui avait provoqué la crise de colère du roturier lors de leur dernière discussion, le fait que Sargon dise qu'il n'avait jamais été rien de plus qu'un simple marin à ses yeux et qu'aucun lien n'existait entre eux. Le pensait-il ? Là n'était pas la question, c'était juste une manière de provoquer Helya en lui parlant des femmes-roc. Même si la jeune femme n'était pas dangereuse, du moins par la hache à la main, la méfiance du Fer-né était toujours aussi prononcée. Nul doute qu'il serait toujours sur ses gardes avec elle, même lors de la nuit de noce une fois qu'il l'aurait faite sienne – puisqu'il n'avait pas le moindre doute à ce niveau – il ne pourrait s'empêcher de se sentir en danger. C'était d'ailleurs ce qui l'intéressait beaucoup chez elle : le fait de ne jamais savoir à quoi s'attendre. Elle était un peu comme la mer, dangereuse et impossible à décrypter, même si l'on était le meilleur navigateur. Mais il était évident qu'il ne lui dirait jamais le fond de sa pensée, préférant qu'elle imagine qu'il n'avait d'intérêt pour elle qu'en raison de Lordsport. À ses côtés, maintenant une certaine distance de sécurité, Sargon hésitait à profiter de sa gentillesse pour la pousser à bout, ou poser directement la question qui l'intéressait : que voulait-elle. L'occasion était en or, jamais plus Helya ne viendrait ainsi à sa rencontre il en était persuadé. Un sourire collé aux lèvres, le Harloi se décida.

     ▬ Donc si je résume bien, tu viens voir Gabriel et tu décides soudain de m'adresser la parole alors que tu m'évites soigneusement en temps normal ? C'est plutôt étrange, 'est-ce que tu aurais soudain compris que la proposition que je te fais depuis des mois est plus intéressante que tu ne l'imaginais ? Son expression s'accentua en une moue moqueuse avant qu'il n'ajoute quelques mots. À moins que tu ne viennes m'annoncer que ton amour pour les femmes-sel t'as fait décider d'épouser cet idiot que tu sembles tant estimer ? J'espère que tu aimes vivre dans les quartiers des domestiques, parce que c'est tout ce qu'il aura à t'offrir, à moins que son amour te suffise ? »

     Le ton était clairement moqueur, l'idée de la voir épouser Gabriel l'amusait presque autant qu'elle le contrariait. Certes il aurait très mal pris le fait que la jeune femme lui préfère son frère, mais d'un autre côté, il s'était déjà remis de bien pire et il trouverait rapidement une autre femme intéressante – même si le port des Botley lui passerait sous le nez – aucune n'était irremplaçable. Il restait à espérer pour elle qu'elle n'envisageait pas de le rendre jaloux, la seule femme pour qui il avait ressenti ce sentiment jusqu'à présent avait été Crépuscule et elle reposait dans le fourreau accroché à sa hanche. Il avait toujours ce qu'il convoitait.


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Helya Harloi
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Message Sam 13 Oct 2012 - 12:05

La querelle fraternelle, même en l'absence de Gabriel, se fait belle et bien sentir. A peine a-t-elle balancer dans l'air salin le nom de l'aîné que le visage de Sargon, habituellement, souriant d'insolence prend une teinte de contrariété. Helya sait l'entente bancale mais à ce point ? Peut-être que Sargon déteste Gabriel de la même intensité qu'elle hait maintenant ces frères, sa famille au complet ? C'est une possibilité au vu de son faciès tirée sur des kilomètres et son regard agacé. Habituellement, la Capitaine aurait sauté sur l'occasion, plombant encore plus l'ambiance de piques exacerbés dont sa langue fourchue sait si bien en cracher mais non, elle se ravise, se tait. Que c'est emmerdant ! Leurs prises de bec lui manqueraient presque, préférant cela à une conversation civilisée. Y'a pas d'action, rien que des parlottes inutiles. La Capitaine s'emmerde ayant toujours préférée la mer houleuse que le calme plat, c'est un fait mais c'est le prix à payer pour réaliser ses desseins en espérant que ça porte ces fruits sinon elle perd son temps présentement et ça, elle déteste surtout perdre son temps aux côtés du Harloi. « Sans blague ?! J'avais pas remarqué ! Comme on dit l'meilleur pour l'fin » Sarcasme de sortie rempli de sens dégainé, son regard fait le point autour d'eux. Tout le monde s'affaire mais jette parfois quelque regard vers eux, discrets. Bien, c'est déjà ça. A coup sûr que son geste a été remarqué, les gens ont l'habitude que les uniques gestes que ce « couple » s'adresse ne sont que des coups hargneux saturés de violence. La Botley remarque le regard emprunt de méfiance se poser sur elle, cela voulait dire deux choses : soit Sargon ne lui fait pas confiance, ce dont il a parfaitement raison ; soit il craint pour sa vie qu'elle attente quelque chose contre sa petite personne, en un sens, il la considérait comme dangereuse. Détail non négligeable et qui n'est pas déplaisant. Malgré cela, le Harloi se décide à obtempérer, à aller dans son sens. Fort heureusement, Helya n'aurait sûrement pas bien pris un refus qui aurait sonner le glas de son calme contrefait. Leur pas avançant à l'osmose - pour une fois - le silence règne avant d'être brisé au grand soulagement d'Helya qui ne voyait vraiment pas de quoi parler, femelle qui préfère le silence, davantage en présence du Capitaine de la Veuve Salée. Enfin quoique, à l'entendre, le silence aurait été préférable. A voir Lakdahr et Sargon, aussi pipelettes que des donzelles, Helya se dit que les fer-nés de cette génération ont subit bien des damages génétiques, l'influence du Continent ? Faudra pas s'étonner si un jour, il leur en pousse un vagin. « Harloi, t'perd ton temps avec moi depuis bell'lurett' » Juste un rappel à l'ordre, cette quiétude mensongère n'est pas un pliement de genou face à sa proposition de mariage, encore moins face à son hostilité.

Ca en est presque amusant, les rôles sont inversés mais ce n'est pas Helya qui en rirait à gorgée déployée. Sargon peut bien changer du tout au tout, passer de l'hostilité au sourire arrogant en une nictation, il est aussi lunatique que la météo passant de la tempête au calme plat. « Ouais, ouais ! Ca m'intéress'pas tes histoires f'mille ! Garde ça pour tes conversations sur l'oreiller avec tes femm'sels » Son bras se lève d'un geste vague pour démontrer que ses parlottes la bassinent. La Botley ne comprendra jamais ces personnes qui n'hésitent pas à parlementer de leurs histoires personnelles à qui veut bien écouter, même si ce n'est pas un secret pour tout le monde. Est-ce qu'elle parle à tout bout de champs de ses problèmes de famille ? De son frère qui a tenté de l'écorcher ? Des bâtards que son père a fécondé dans le ventre misérable de femme-sels ? C'est l'histoire de chaque famille, le fardeau de chaque femme-roc enfin pour celles qui s'en préoccupent comme sa mère qui pleurait à chaque fois qu'une femme-sel sortait de son lit, faible qu'elle était de croire qu'une femme-sel a de l'importance. On dit que la femme-roc est un rôle bien plus gratifiant mais selon la Botley, les deux sont ignobles, asservies à l'époux qui les a conquises. Quoique le rôle de la femme-sel est pire, cela n'a aucune valeur, ce ne sont que des femmes qui inspirent la pitié à l'ouverture des cuisses faciles, des pouilleuses. Une femme-roc vient des Îles, elle a la noblesse de la mer et la dureté des rochers … enfin pas pour toute, hélas. « J'n'admets rien d'tel ! Une femme-sel est méprisable et assujettie, aucun'ment comparable à l'femme-roc mais l'femme-roc est aussi soumise à son époux d'une certaine manière qui attend d'elle d'faire sa tâche principale : un héritier légit'me » Elle ne tente pas de dire que les dignes fer-nées pur souches servent uniquement d'usines utérines, non, elle estime ses comparses. Elle sous-entend qu'on sous-estime les pures fer-nées à être des épouses alors qu'elles peuvent uniquement être des soldats, des capitaines sans avoir à fanfaronner dans ce cercle ridicule des épousailles. La frontière entre une femme-sel et une femme-roc est bien marquée.

« En gros, ouaip. T'étais sur mon ch'min » Avoue-t-elle imperturbable, après tout, c'est la vérité, pourquoi le nier ? « Plus intéressante ? … C'étrange mais non. Y'a qu'toi qui est serait gagnant dans c'te histoire. Pas moi. » Elle n'avait rien à gagner de cette union si ce n'est faire enrager les Botley mais cela ne valait pas d'être attelée à un homme, de faiblir, de devoir remplir un rôle d'épouse. « Gabriel n'est pas un idiot, il n'a pas d'mandé à naître du ventre putréfié d'une femm'sel. C'est pas d'sa faute s'il n'a pas eu l'même chance qu'toi d'naître d'une femme-roc » C'était son père qu'il fallait blâmer. Elle-même était née avec une inégalité : naître en tant que femme qui doit se faire respecter à force d'un dur labeur alors que c'est inné chez un mâle. Mais faut le dire son jugement est subjectif au vu de sa relation avec Gabriel à ne point le mépriser contrairement à ce qu'elle fait ordinairement avec un fils de femme-sel. Gabriel a démontré sa valeur et le soustraire uniquement à l'origine de naissance lui semble injuste. Cependant, le ton narquois et les allusions du Harloi lui balançant à la figure une image d'elle qu'Helya apprécie nettement pas forment une brèche dans son impassibilité. « Oh tagueule, Harloi. T'fais chier, 'spèce d'p'tit con ! Y'a qu'toi pour dégueuler des histoires à l'eau d'rose ! » Par réflexe, cédant à son agacement, la Botley s'arrête dans sa marche et saisit le col du Harloi avec hargne révélant une irritation contenue. Il est dur de perdre les habitudes apparemment. Le ton montant attire le regard de quelque passants forçant Helya a reconsidérer la suite de son geste dont le poing fermé ,prêt à se dresser, ne manque pas d'être un présage d'un éventuel combat. Pendant un court instant, l'idée d'envoyer paître son plan initial chasse ses bonnes résolutions mais ça sera gaspiller l'effort qu'elle a pu fournir jusqu'ici afin de garder son calme. Freinant sa colère, la rousse lâche prise non sans continuer de regarder le Harloi d'un regard rempli d'animosité. « J't'emmerde, Harloi ! J'suis un Capitaine, un soldat fer-né, pas l'genre d'femelle dotée d'aucune dignité qui s'traîne dans l'boue pour l'nom infâme d'l'amour ! Combien même j'respecte Gabriel, j'ne l'épouserai pas. Lui ou tout autr'fer né. Enfonce-toi ça bien dans l'crâne et arrête d'm'faire chier avec tes sous-entendus à l'con » Sa voix se fait plus grave afin qu'elle ne soit perçue que par Sargon, son visage reprenant une apparence neutre tant bien que mal afin de duper les témoins de la scène alors qu'elle reprend le cours de la marche. L'amour ? Une invention merdique. C'est une insulte d'insinuer qu'elle en ressent ne serait-ce que le quart pour une quelconque personne ou le contraire. Ce sentiment n'est pas fer-né et digne du peuple minable du Continent. Un Fer-né ne minaude pas, ne gazouille pas, il se bat pour vivre, y'a pas de place pour ce genre de chose. Peut-être que Sargon lui a de l'honneur à revendre à s'abaisser à cette pratique, après tout, il ressent de l'amour envers les pièces d'or.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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Sargon Harloi
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Message Sam 13 Oct 2012 - 18:15

     Perdait-il son temps à essayer d'épouser Helya ? Peut-être, rien n'était prouvé, rien n'avait encore été décidé. Il ne tentait même pas de la courtiser pour essayer de l'amadouer, non, c'était un mariage purement arrangé qu'il lui proposait, n'insultant pas l'intelligence de la jeune femme en lui faisant croire qu'il était intéressé par autre chose que son héritage. La sincérité n'était pourtant pas dans ses mœurs, mais disons simplement que Sargon connaissait le fonctionnement d'Helya et qu'il savait bien que toute tentative de séduction échouerait lamentablement avec elle. Cela ne l'empêchait pourtant pas de s'acharner à vouloir la faire sienne, plus elle se refusait à lui, plus il éprouvait le sentiment de devoir la persuader. Donc oui, peut-être qu'il perdait son temps, mais le Harloi ne lâcha jamais prise avant d'obtenir ce qu'il voulait. Quoi que cela doive lui coûter.
     Avec sa délicatesse habituelle, la guerrière lui fit savoir qu'elle n'en avait cure des histoires qu'il pouvait lui raconter, avant de répliquer aussi vivement au sujet des femmes-sel. Comme pratiquement toutes les femmes des Iles de Fer, Helya méprisait ces esclaves, ce qui n'avait rien d'étonnant au finalement puisqu'elles occupaient une place dans le lit de leurs époux, à défaut d'habiter leur cœur, ce qui était déjà ça de gagné. Il y avait fort à parier que le jeune homme n'aurait aucunement apprécié que les rôles soient inversés et il aurait certainement été aussi dur si c'était les femmes qui pouvaient avoir le loisir de piocher dans les prisonniers de guerre pour leur plaisir personnel. Au fond, cela ne le concernait pas. Il n'avait jamais usé de ce système et même si les femmes-sel prouvaient la richesse d'un homme, Sargon n'en avait cure. Les rares qu'il s'était accordé à avoir n'avaient jamais été suffisamment intéressantes pour qu'il s'y attarde, mais il y avait fort à parier que cela n'intéressait pas plus la rouquine que les histoires de famille qu'il pouvait avoir à lui raconter.

     Il décida de ne rien rétorquer à tout cela et se contenta de regarder droit devant lui en ignorant les paroles de la capitaine à son intention. Le fait qu'elle se donne la peine de lui parler était toujours aussi bizarre et il ne pouvait pas se faire à l'idée qu'elle se soit attardée pour lui parler uniquement parce qu'il était sur la route menant à Dix-Tours. Mais Sargon garda ses pensées pour lui-même, laissant sa comparse déverser sa bile en lui balançant qu'elle n'avait rien à gagner dans un mariage avec lui avant d'enchaîner toujours aussi passionnément sur Gabriel. À croire qu'elle n'avait que ce prénom à la bouche, il restait le fils d'une femme trop faible pour garder sa liberté et cette faiblesse coulait dans ses veines, voilà tout !
     Son avis sur la question était scellé depuis longtemps et en discuter avec Helya n'y changerait rien, il la laissa donc débiter ses pensées jusqu'à ce qu'il parvienne à ébranler le calme apparent de la Fer-née. La réaction ne se fit pas attendre, elle réagit aussi verbalement que physiquement, mais contrairement à ce que le Harloi attendait, aucune tentative de coup ne suivit son premier geste hostile. Pourtant le Dieu Noyé savait qu'il était prêt à réceptionner son poing pour éviter de se faire encore davantage arranger le portrait. Elle n'était pas Gabriel et il la connaissait. Il ne se ferait jamais avoir par une personne aussi transparente qu'elle, du moins c'était ce que le jeune homme pensait. Les yeux de la rousse parlaient pour elle, comme si elle s'était imposé le fait de ne pas se montrer hostile à son égard et la méfiance de Sargon ne fit que monter encore d'un échelon. Au final, après lui avoir à nouveau balancé des remarques en plein visage, la Botley reprit sa marche et lui fut tenté l'espace d'une seconde de la laisser poursuivre seule. L'envie de tourner les talons et la planter là se fit sentir aussi vivement qu'une gifle, une bouffée de contrariété de la voir toujours le repousser comme s'il était le dernier des imbéciles. Comme à chaque fois que son irritation refaisait surface, Sargon rêvait de la possibilité de lui faire comprendre par la force qu'elle ne pouvait pas le repousser, mais c'était impossible. Elle n'était pas faible, elle n'était pas de celles qui se laissaient prendre pour rester en vie. Soupirant pour relâcher un peu la pression, le Fer-né décida finalement de lui emboîter le pas une fois de plus et une fois à sa hauteur, ne se priva pas pour lui dire le fond de sa pensée.

     ▬ Alors si tu ne comptes pas te laisser monter par Gabriel, arrête de parler de lui comme si tu allais lui rendre une visite pour une partie de jambe en l'air. Si tu ne t'en aperçois pas, c'est peut-être que ça te vient naturellement et que tu n'es pas si indifférente que ça à l'idée de te traîner dans la boue avec lui. »

     Le Fer-né s'attendait à une réaction très vive de la part de son interlocutrice, mais c'était plus fort que lui. Le ton n'était même pas amical, il n'avait pas fait l'effort d'emprunter son habituel ton hautain, non, il parlait juste comme il le faisait avec les autres Fer-nés qui l'agaçaient. Comme il parlait à Gabriel. Helya était décidément bien insondable aujourd'hui, en la voyant arriver de la sorte, à parler de Gabriel et du fait qu'elle venait uniquement pour se renseigner sur sa santé, comment pouvait-il comprendre autre chose ? Au fond, ce que la rousse faisait de ses fesses ne regardait qu'elle, le Harloi se contrefichait des relations qu'elle pouvait avoir avec les autres Fer-nés, il voulait son port, pas une épouse modèle. Sans quoi il aurait été piocher dans une maison vassale des Harloi, il devait certainement y avoir de quoi satisfaire les attentes d'un homme sans envergure. L'irritation le gagnait toujours davantage, ce sentiment de tourner en rond, les questions habituelles qui revenaient : allait-elle céder un jour ? Aucune réponse, si ce n'était celle qu'il ne souhaitait pas entendre bien sûr. Le Fer-né s'était légèrement éloigné d'Helya. Il la respectait, la voyait comme une combattante et non comme une godiche bonne à engrosser, le fait qu'elle soit une femme n'y changeait rien et il la savait capable de pouvoir se battre de manière soutenue, quoi de plus normal que de se méfier d'elle ? Son regard ne la quittait pas alors qu'il enchaînait.

     ▬ Ne fais pas les idiotes Helya, tu sais très bien que tu as quelque chose à gagner dans cette histoire. Tu crois franchement que je passerais mon temps à t'en persuader s'il n'y avait rien derrière pour toi ? Tu sais très bien ce que je veux, je te l'ai toujours dit, le port, c'est tout ce qui m'intéresse. Un héritier aussi bien évidemment, mais si jamais Helya ne pouvait lui en offrir un, il trouverait bien une solution de rechange. Le port était plus important que le reste. Tout primait là-dessus. Ne va pas me faire croire que tu es satisfaite de ta vie actuelle, je suis certain que tu as quelque chose qui t'intéresse et que tu ne peux pas avoir. Il ne se proposait pas forcément de le lui offrir, tout dépendait de ce que c'était. Lassé par le fait de devoir jouer finement avec elle, le Fer-né lâcha des mots moins travaillés qu'à l'accoutumée. Tu serais surprise de savoir tout ce que peut faire une femme d'une famille importante. Les Harloi ne sont pas n'importe quelle maison, même si la noblesse n'a pas d'importance sur nos îles, tu sais aussi bien que moi ce que ça peut te donner comme pouvoir. »

     Comme par exemple se débrouiller pour rendre impossible la vie d'une autre famille. En épousant Sargon elle deviendrait une Harloi à part entière et serait aussi influente que le reste de la maison. Sachant que le cousin et la cousine du Fer-né n'étaient que des bons à rien, elle aurait de grandes chances de pouvoir imposer sa vision des choses au seigneur de la famille. Jouant le tout pour le tout, il décida d'aller au fond des choses et dans un geste qu'il ne prévoyait pas quelques secondes avant, Sargon attrapa le bras de la rousse pour l'obliger à s'arrêter - même si elle n'allait pas apprécier - puis la bouscula de manière à la voir en face. Il en avait assez qu'elle domine la situation, c'était comme s'il était juste là pour la suivre bêtement sans avoir son mot à dire. Les humiliations avaient été suffisamment nombreuses jusqu'à ce jour et il en avait ras-le-bol. Toujours sans la lâcher, provocation supplémentaire, il lâcha enfin ce qu'il avait en tête depuis le début de la discussion.

     ▬ Ne me prends pas pour un imbécile Helya et dis-moi clairement ce que tu veux, ça t'évitera de devoir jouer la comédie avec moi. Désolé de te le dire, mais tu es vraiment mauvaise dans le rôle de la gentille fille, il te manque le sourire. »

     Et comme pour se moquer d'elle, le Harloi ne se gêna pas pour arborer un sourire amusé. Peut-être qu'il était allé trop loin, mais dans le fond être face à une Helya maîtresse d'elle-même était trop perturbant. Il savait comment s'y prendre et réagir face à une furie rousse comme il avait l'habitude de la voir, mais ce n'était pas le cas devant ce simulacre de gentille demoiselle. Il préférait encore la voir sortir de ses gongs. Même s'il restait sur ses gardes, s'attendant à un coup quelconque pour avoir osé la toucher et lui parler de la sorte. Prévisible ? Ça restait à prouver.


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Message Mar 16 Oct 2012 - 12:37

La tâche devenait clairement ardue, garder sa placidité était à ce stade une épreuve pour l'impulsivité de la Botley. Rare fut les fois où elle se contenait, laissant toutes impulsions la posséder et s'exprimer, ce n'est pas dans sa personnalité de se freiner, de garder son calme. Non, elle s'exprimait à chaque fois quand elle était énervée, irritée et si l'absent n'était pas là, un autre payait les pots cassés, prenait à sa place. Ses colères étaient redoutées sur le pont de l'Amazone, personne ne savait quelle intensité elles pouvaient avoir, elles pouvaient être affrontées mais parfois pas le moindre du monde. Rhoawyr la connaissait assez longtemps pour savoir quand fermer sa gueule impertinente et rester sagement dans son coin même s'il était son second depuis belle lurette, qu'il était le seul sur l'Amazone à pouvoir lui tenir tête sans qu'elle ne le la lui coupe. Il savait déceler dans son regard la limite à ne pas franchir pour pouvoir garder sa vie misérable, elle aurait rapidement su lui réserver le même sort qu'à son demi-frère sauf que contrairement à lui, ce n'est pas que la main qui lui manquerait. Les années l'ont forgé, l'ont changé, désormais, elle ne se contenterait pas que de couper une main, ça, c'était quand elle était jeune et inexpérimentée. Se contenir ainsi relevait de la torture presque pour la Capitaine de l'Amazone, peu habituée à exécuter ce genre de comportement encore moins envers le Harloi mais Helya est une femme entêtée, elle se pense capable de tout, de parvenir à tout, d'où sa réussite. Pourtant, elle n'a jamais réussi à se débarrasser de Sargon même si elle pensait qu'un jour, il lui foutrait une paix royale : autant rêver. Laissant glisser les vaines paroles du Harloi elle garde le silence et l'ignore, faisant à l'accoutumée, le laissant croire ce qu'il veut et faire ses propres interprétations. Qu'il pense ce qu'il veut, peu importe, c'est parler à un sourd, un putain de sourd même ! Répondre ferait céder les maigres barrières de nonchalance qu'elle venait de réussir à rebâtir à nouveau, ne pas céder, non. Il fallait qu'elle garde ce calme fragile, offrit aux gens une vue qui ferait partir des ragots jusqu'à Lordsport.

Au moins, il avait consenti à la rejoindre à sa marche, il aurait très bien pu la laisser sur place, la planter comme une idiote quant à sa colère soudaine et ses mots mais au fond, il a habitude non ? Alors bon … Laissant couler un regard en biais sur sa silhouette, Helya remarque qu'une distance de « sécurité » entre eux est de mise prouvant une fois à nouveauté que le Harloi sous ses airs arrogants d'intouchable se méfiait bien et belle d'elle, qu'il voyait en elle une source de danger. Sans pourtant en être réellement un, c'était dans un certain sens, un compliment caché, étouffé, un compliment silencieux sur ses aptitudes au combat. S'il avait été trop proche d'elle, pas si sûr qu'elle serait aussi nonchalante que maintenant y voyant une insulte dans ce geste mais bon, attendant de voir qu'il ouvre la bouche avant de crier victoire. Réflexe, quand le Harloi la traite d'idiote, son visage se tourne vivement vers lui, lui offrant un regard froid et dur. « Sois pas si con, Harloi ! J'sais bien pourquoi t'viens m''bassiner les oreilles avec tes idées d'mariage stupide » C'est ainsi qu'elle voyait cette union de toute façon, mis à part l'utile excuse qu'elle comportait vis-à-vis de sa famille. Pas idiote, elle sait qu'il n'y a rien qui se cache derrière sa lourde insistance. « J'me démerde toujours pour avoir c'que j'veux ! J'fais en sorte qu'ça se passe comme j'le souhaite à ma manière. J'ai pas b'soin d'l'aide de quelqu'un » Après tout, c'est toute seule qu'elle est parvenue à ce qu'elle est aujourd'hui, c'est pas en ayant obtenu l'aide de qui que ce soit même si la première personne à l'avoir initier au combat fut son frère. Peut-être est-ce l'orgueil qui lui fait tenir ce genre de discours ? A bien y voir, là, elle avait besoin de la présence de Sargon pour énerver sa famille mais elle serait bien la dernière à l'avouer.

« J'suis bien au courant d'ça, merci bien mais comme j'viens d'le dire, j'aime m'démerder par moi-même et non dépendre d'une union pour parv'nir à quelqu'chose. Si j'dois être influente et m'imposer, j'préfère m'battre pour y parvenir par moi-même et non parce qu'je porterai l'nom Harloi » C'était une solution de facilité et la Botley n'aimait pas les choses qui tombent toutes cuites dans le bec sans le moindre effort, ca n'avait à son sens aucune valeur, aucune utilité. Obtenir par la sueur de son front, en bravant mont et eaux, c'est bien plus gratifiant. Mais il est certain que si elle était affutée du nom d'Harloi, sa petite guerre avec sa propre famille serait bien plus facile, elle pourrait obtenir d'un claquement de doigt le château des Botleys, les foutre à la porte et arracher le port de la direction de son père pour le laisser à Sargon, c'est sûr qu'il en crèverait mais non, elle n'acceptait pas l'idée de se voir épouse d'un Fer-né comme de céder à la facilité. Le regard ancré à l'horizon, la rouquine se crispe quand elle sent son bras emprisonné de la main du Capitaine ne s'arrêtant pas à ce geste impétueux, il la force à lui faire face. Sans pouvoir se contrôler un grognement sort de sa gorge alors que ses globes oculaires lancent des éclairs, la lèvre retroussée comme prête à lui foncer dessus pour lui mordre la gorge afin delui arracher la veine jugulaire. Il lui faut toute sa concentration mentale pour ne pas le punir d'oser poser sa main sur sa carcasse, pour se dominer car là, tout de suite, c'est plutôt le Capitaine de la Veuve Salée qu'elle veut dominer à coup de hache. Le fou ! Si c'était un autre noble, Helya lui aurait déjà trancher la gorge avant de trainer sa dépouille dans toute la ville pour salir son repos funeste et pourrir de honte le nom de sa famille. Mais justement, c'était Sargon, pas sûr qu'il se laisse faire sans lever le petit doigt. Sans pourtant le craindre, il était un ennemi de taille et son épée en acier Valyrien avait sa réputation, sans nul doute qu'elle pourrait trancher en deux Goshaël forgée d'un acier costaud certes mais simple. Enseignement qu'elle avait reçu de Dagon pour brider un tant soit peu son impulsivité : réfléchir et jauger ses ennemis avant de leur sauter à la figure comme une bête enragée pour les tuer au risque de finir soi-même tuée. « Ôte tes sales pattes d'moi, Harloi. Ne t'avise plus d'me toucher à l'avenir » Intime-t-elle d'une voix cinglante, le regard qui l'incendie et sachant parfaitement que le Fer-né n'obéira point comme un chien bien dressé, elle s'arrache à lui d'un geste sec de la main, reprenant son bras. Ravalant de travers l'envie de lui étriper le sourire, elle le jauge. Helya passe d'une émotion à une autre, versatile, ses colères se réveillent aussi rapidement qu'elles peuvent s'endormir. Ce serait trop beau de dire que sa colère s'en est allée, non, elle reste bien présente mais l'ironie du Fer-né a une connotation comique pour elle disant clairement qu'elle joue mal le rôle d'une femme aimable -normale, elle ne l'est pas- , appuyant sur son côté reine des glaces qui ne sourit que rarement, il a pour une fois raison -car pour elle, il a toujours tort- et ce n'est pas elle qui le contrecarrerait sur ce point. Comme pour le contredire et pour contrer son sourire autrement que par un coup, un sourire sarcastique vient forcer le barrage de ses traits durs et ternes « Il n'me manque rien » dit-elle ironiquement. Vision bizarroïde, peu habituelle que de voir un sourire de la part d'Helya mais aussi éphémère, ce sourire disparaît aussi rapidement qu'il est venu, son faciès reprenant son expression habituel : pincé et fermé. « T'en as mis d'temps dis donc ! Bref ... j'vais pas t'mentir, Harloi » Non effectivement, elle n'était pas une femme perfide ou menteuse à user de stratagèmes vicieux pour parvenir à ce qu'elle veut, préférant l'honnêteté et la franchise. Elle est bourrée de défauts mais a aussi des qualités même si les gens ne semblent pas le remarquer. « J'veux juste titiller ma famille sur la n'velle haine qu'ils semblent éprouver à ton encontre, faut croire qu'c'inné chez les Botley. T'as pu l'voir par toi-même lors d'not'dernière rencontre, les liens avec les hommes d'la famille sont pas vraiment solides … Enfin bref, c'te concerne pas d'toute façon ! » Ca ne le touche en aucunement alors pas la peine d'en parler. A sa place, elle en aurait que faire de ce qui se passe dans sa vie « C'juste pour cela qu'j'daigne venir à ta rencontre et m'infliger d'ta compagnie. J'compte sur les rumeurs, les gens aiment causer et pour une fois ç'm'aie utile. Donc en gros, j't'ai utilisé, j'aime pas ce genre d'moyen mais vu que c'toi et qu't'fais la même chose pour obtenir ton port, c'pas du tout grave, j'peux bien faire un p'tit écart »

Helya aurait pu éprouver des scrupules à user d'une personne pour arriver à ses fins, ce genre d'action ne rentrant pas dans son code d'honneur. Manipuler les gens, très peu pour elle, sa mère l'a fait dans sa jeunesse pour qu'elle reste cloîtrée chez elle pour être une épouse parfaite, usant de stratagème sournois. La rousse sait exactement quelle genre de personne elle veut être et ça, ça ne rentre pas du tout dans ses expectatives, préférant jouer franc-jeu et être franche, même si c'est pour dire des choses peu plaisantes. De toute façon, depuis le temps qu'elle rejette sa proposition ouvertement, Sargon n'a jamais eu l'air de s'en vexer franchement alors ce n'est sûrement pas ces aveux-là qui le mettraient dans une colère noire. Dans le doute, elle reste sur ses gardes, sait-on jamais ? Crépuscule pourrait faire mal où elle passe. La fer-née pourrait lui faire comprendre qu'elle voudrait qu'il joue la comédie mais sa fierté lui fait passer cette idée sous silence, demander un service à Sargon ? S'abaisser à ça ? Non merci. Puis façon, il est certainement le dernier qui accepterait de jouer à la comédie sans avoir à la fin son port. A force, elle le connaît, enfin dans les grandes lignes.




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Sargon Harloi
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Message Mer 17 Oct 2012 - 12:16

     Elle n'appréciait pas le comportement et les paroles du Fer-né, ce qui au fond n'avait rien de très surprenant. Malgré sa gentillesse apparente, Sargon savait très bien que la jeune femme ne serait jamais capable de rester suffisamment stoïque face à lui, pour pouvoir avoir l'air véritablement aimable à son égard. C'était une sorte de compliment lorsqu'on y repensait bien, après tout, Helya ne réussissait pas à rester de marbre devant le capitaine de la Veuve Salée et ce dernier préférait provoquer la colère et la haine chez les femmes, plutôt que de leur être indifférent. Par conséquent, le comportement de sa « promise » montrait clairement qu'elle éprouvait un sentiment fort à son encontre, même si ce n'était rien de positif. Loin de se décourager, Sargon voyait ce point comme une chance non négligeable. La haine tombait plus rapidement vers des sentiments positifs – n'allons pas parler d'amour entre ces deux-là – que l'indifférence vers le positif. Il fallait avoir un lien déjà assez présent pour espérer une évolution et Helya semblait considérer le Harloi comme une personne unique dans son entourage. Encore une fois, pas de manière positive, mais ce n'était qu'un détail aux yeux du Fer-né. Il saurait s'y faire et la pousser dans la bonne direction.

     L'idée du mariage semblait toujours autant la contrarier et des fois, Sargon en venait à se demander ce qu'il allait bien pouvoir lui dire pour qu'elle comprenne que son devoir était de se laisser passer la corde au cou. À croire que c'était si compliqué d'accepter une simple demande ! Si Helya se montrait aussi méfiante, peut-être allait-il falloir en venir à des décisions qui n'enchantaient pas le Fer-né, mais qui pourraient convenir à la jeune femme. Ne pas la toucher après le mariage et la laisser continuer sa petite vie tranquille, au moins n'aurait-il pas à s'exposer à sa jalousie si elle acceptait de le laisser faire ce qu'il voulait de son côté. Tout le monde serait content et lui aurait son port. Quoique, ce n'était toujours pas assez poussé pour qu'Helya puisse y voir quelque chose à gagner, après tout, être mariée ou pas ne changerait rien s'il ne la traitait pas comme son épouse, elle avait donc plus à gagner à rester de son côté. Pour le moment son esprit refusait de trouver une solution intéressante à lui proposer, mais il ne doutait pas une seule seconde du fait qu'il y parviendrait d'ici peu.
     Elle n'avait pas plus apprécié la manière dont il l'avait obligée à se retourner pour le regarder, mais c'était sans importance, après tout si elle décidait de l'attaquer, il saurait lui tenir tête et se défendre. Même la coucher au sol et lui faire comprendre qu'il savait mieux se battre qu'elle, puisqu'il n'y avait pas le moindre doute dans son esprit à ce niveau. Peu importait au fond, la seule chose qu'il fallait retenir, c'était qu'elle ne l'avait pas enguirlandé – ou si peu comparé à l'accoutumée – et surtout, qu'elle ne l'avait pas frappé. Au début de leur discussion, Sargon aurait été prêt à parier que s'il tentait quoi que ce soit de ce genre, la jeune femme lui aurait arraché les yeux de ses propres mains pour les lui faire manger. À croire qu'elle s'adoucissait avec l'âge. La bonne blague.

     Le plus inhabituel - et effrayant - fut sans doute lorsqu'elle arbora une sorte de sourire, aussi furtif qu'inquiétant. Avec surprise, le Fer-né constata que c'était certainement la première fois qu'il la voyait sourire, ou du moins esquisser une expression qui y ressemblait fortement. Qu'avait-elle en tête pour se comporter de la sorte ? La réponse ne tarda pas à arriver, même si Helya prétendait ne manquer de rien, Sargon savait bien que tout le monde avait besoin de quelque chose de bien précis. Et en l'occurrence, elle c'était de rendre la vie impossible à sa famille. Ce n'était pas franchement nouveau, il avait déjà remarqué l'ambiance qu'il y avait entre les membres de la maison Botley, mais comme Helya le disait, ça ne le regardait pas vraiment. Loin de le vexer, la révélation qu'elle lui faisait en avouant l'avoir manipulé, fit germer une idée aussi folle que saugrenue dans son esprit. Elle voulait avoir des rumeurs qui circulent sur leur dos ? Il pouvait s'arranger et retourner la situation à son avantage. Helya voulait jouer les manipulatrices, elle était encore débutante dans ce domaine, mais lui savait s'y prendre pour tout rendre utile pour lui. Elle allait le découvrir et à ses dépends.
     Un sourire enjoué apparut aussitôt sur les lèvres du capitaine, le détourna brièvement les yeux d'Helya pour regarder autour d'eux : plusieurs roturiers de la maison Harloi et des familles vassales, aucun doute n'était possible, ils s'amuseraient tous à raconter ce qu'ils verraient aujourd'hui entre les deux Fer-nés. Mais à moins de vouloir simplement laisser entendre qu'elle avait été un peu avenante avec lui, le manège de la rousse ne lui apporterait pas grand-chose. Il ne se priva pas de le lui faire savoir.

     ▬ Sauf si tu veux faire croire à ta famille que tu es capable d'être un minimum aimable avec les autres, ton petit manège ne servira pas vraiment tes intérêts. C'est amusant de te voir jouer les manipulatrices, mais tu débutes encore et tu as peut-être visé trop haut pour une première tentative. Je pourrais t'aider. son sourire s'accentua légèrement. Tout le monde a besoin de quelque chose. »

     Peut-être qu'il venait de trouver le moyen de la faire céder ? Le jeune homme avança d'un pas dans sa direction, toujours sur ses gardes bien évidemment, mais vu ce qu'il comptait faire, c'était un début plutôt gentillet. Il n'y avait pas énormément de moyens de faire croire quelque chose de bien précis à des spectateurs, il fallait leur donner des anecdotes qu'ils pourraient faire circuler. Juste deux personnes qui parlaient, ce n'était pas assez, ils pourraient aussi bien discuter du prochain gros raid sur ordre de Dagon, cela ne signifiait pas obligatoirement que les choses se passaient bien entre eux.

     ▬ Il n'y a pas beaucoup de manières de laisser croire aux gens que tu viens me voir pour autre chose que pour discuter stratégie tu sais. Libre à toi de refuser mon aide, mais dans ce cas, laisse-moi te dire que tu peux oublier l'idée de frustrer ta famille, pas avec mon aide en tous les cas, je n'aime pas être manipulé. Autrement dit, il pourrait se débrouiller pour que la rumeur d'une simple discussion sans aucun lien avec leur relation, se répande jusqu'à Lordsport. Après tout, elle avait affaire à un manipulateur, s'il voulait quelque chose, il l'obtenait et là, il voulait la jeune femme. Par contre tu marques un bon point en jouant les gentilles, ça peut aider à faire progresser ton plan. Sauf si tu laissais bêtement la naturel reprenne le dessus évidemment, là, ça ruinerait tout ce que tu viens de supporter. Il lui conseillait vaguement de ne pas céder à ses pulsions et de se laisser faire. Mais laisser faire quoi ? Tu veux leur donner de quoi ragoter ? Je te parie que je peux faire mieux que toi en un seul geste. »

     Ce geste ne tarda d'ailleurs pas à arriver, il était suffisamment près justement pour agir de la sorte. Sargon leva la main, tout d'abord il avait songé à profiter de l'instant présent pour essayer de lui voler plus qu'un simple geste, mais considérant que ce serait trop gros pour les spectateurs qui verraient aussitôt l'arnaque et surtout que c'était trop risqué avec Helya, il avait abandonné l'idée. Le Fer-né ne laissa pas vraiment à la rouquine, l'occasion de se débiner, il glissa sa main sur la joue de la jeune femme, se demandant si elle allait pouvoir retenir son naturel uniquement pour permettre à une rumeur totalement faussée, de circuler, ou si elle allait en être incapable et lui arracher la main ou essayer de le frapper. Vu la position dans laquelle il était, près d'elle et se main glissée sur la joue de la guerrière, il ne pourrait de toute manière pas l'éviter si elle choisissait cette option. Prête à entrer dans la cour des grands et de manipulateurs, ou est-ce qu'elle ne resterait qu'une simple combattante incapable de refréner ses ardeurs et ce, jusqu'à la fin de sa vie ? Étrangement, il tablait sur la seconde option, à son grand agacement.


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Message Sam 20 Oct 2012 - 22:24

A bien y penser, c'était là la première fois qu'Helya et Sargon tenaient une discussion sans en arriver aux mains, du moins dans un combat suintant d'animosité en tout cas de la part de la Botley. Si Helya n'avait pas tenu à garder une certaine placidité dans son comportement, à ce moment là, ils seraient déjà entrain de croiser le fer, Helya inondée de colère et Sargon avec son sourire narquois dégoulinant d'arrogance. Au moins, la Capitaine pouvait se dire qu'elle avait réussit quelque chose qu'elle n'aurait pas pensé possible auparavant : supporter Sargon et garder plus ou moins son calme. Pourtant, venant d'un homme qui souhaite tenir une conversation civilisée avec la rouquine, Sargon semblait bien motivé à la faire sortir de ses gonds plutôt que de profiter de la situation comme il se doit. Quoique, sait-on jamais, Sargon sait toujours profiter des choses à son avantage, c'est un fait que tout le monde connaît et peut-être qu'il avait une idée derrière la tête. Du haut de son orgueil, Helya ne prend pas la peine de répondre quant au faite d'être une débutante en terme de manipulation, c'est la vérité de toute façon mais elle décide ne pas non plus l'envoyer paître comme elle sait si bien le faire. Car il est vrai : elle a besoin de quelque chose et Sargon pourrait grandement aider mais plutôt que de le lui avouer, elle préfère garder le silence, n'avouant rien mais ne le rejetant pas totalement. L'idée d'avoir besoin de lui l'horripilait à un point mais elle préférait être irritée par l'idée que Sargon lui soit nécessaire plutôt que l'idée que son père la pense docile et prête à suivre ses ordres comme dans sa jeunesse. Peu importe à quel point Sargon l'irrite et l'agace, elle ne le hait pas plus que sa propre famille, à ses yeux, ces derniers restent les chiens à abattre, tandis que Sargon qu'il soit mort ou pas ne change rien pour elle même si certes apprendre sa mort la ferait sûrement rire. D'instinct, lorsqu'il fait un pas vers elle, la rousse se met sur ses gardes, se méfiant du Capitaine en face d'elle, ne le quittant plus des yeux. « Gard'tes conseils pour toi, j'en ai pas b'soin ! » Balance-t-elle, perfide, l'orgueil picoré par les paroles de Sargon. Lui dire comment agir et réagir ? Et puis quoi encore ! Cependant, elle se garda bien de lâcher la bride de sa fierté qui aurait sûrement fait en sorte que la bouche d'Helya refuse son aide. Compter sur les autres, avoir besoin de quelqu'un, la Botley avait toujours détesté ce sentiment préférant être en solo et ne compter uniquement sur elle mais il y a parfois des cas de figure où il est préférable de mettre son égo et sa fierté de côté, chose qu'elle apprenait à faire présentement avec difficulté vu la personne qui était en face d'elle. Lui lançant un regard noir, elle prend sa dernière phrase comme une menace alors que c'en était pas vraiment une. Son corps est prêt à bondir pour contrer le moindre geste du Capitaine de la Veuve Salée bien qu'elle ne sait pas trop à quoi s'attendre, ni quel genre de geste il avait derrière la tête. L'expérience d'Helya à ce niveau était pratiquement nulle mais elle se doutait qu'il se pencherait peut-être vers elle pour l'embrasser, idée suicidaire. Elle ne se laisserait pas faire. L'homme qui la toucherait de cette façon n'est pas encore né.

Cependant concentrée sur le visage du Harloi, Helya ne vit pas de suite sa main de ce dernier se lever vers elle. Ce n'est qu'en contact de celle-ci sur la peau de son visage, qu'elle se rend compte de son geste. Choquée par son mouvement, surtout surprise, ses yeux s'arrondissent comme un galet poli comme électrocutée par la main de Sargon sur son épiderme. Le moment n'est plus à la logique ni au maintient de son plan, tout s'envole en éclat en une seconde. La furie se réveille et fonce sur le Harloi en laissant un grognement suintant de colère. Plus dans la vélocité de son geste que de sa violence, Helya parvient à faire dégringoler le Capitaine au sol, l'immobilisant à terre tant bien que mal. Dans l'élan de sa fureur, son poing vient lui rendre la monnaie de son geste. Les fer-nés autour d'eux les fixent non sans être étonné, ce n'est qu'un banal échange entre le Harloi et la Botley mais elle peut dire au revoir à ses rumeurs tant convoitées. La colère la ronge, autant à cause du geste du fer-né que par la perte de son seul alibi qui, s'il est colporté, sera un signe de soumission à son père. S'il venait à l'apprendre, Lord Botley serait bien trop heureux, heureux de se dire qu'il avait réussi à tenir sa fille et il ne se garderait pas de le crier sur le toit que sa fille est à sa botte, que c'est une soumise comme sa mère. Cette perspective lui donnait envie de vomir, bien plus que l'idée de se marier avec le Harloi. Le couteau sous la gorge, il ne lui reste qu'une solution, pas une qui la rende folle de joie. Elle pourrait trouver une autre raison pour faire enrager son père mais aucune ne serait aussi efficace que celle qu'elle venait de perdre par son impulsivité. Incapable de se calmer et déchaîné par ce qu'elle s'apprête à dire, ses mains viennent serrer le cou du Harloi, seul moyen qu'elle a pour laisser s'exprimer son courroux. « J'veux négocier ta proposition » C'est là sa manière de dire qu'elle accepte la proposition d'épousailles malgré son dégoût profond pour sa décision mais c'est ça ou être considérée comme soumise à son père. « J'veux rien changer à ma vie, j'pionce pas avec toi, t'me touche pas sans mon consent'ment peu importe l'geste, t'prend l'port mais j'veux la demeure des Botleys donc l'mariage n'se fera qu'une fois qu'j'me sois débarrassée d'ma famille. Dernier point : j'veux y vivre » Ses négociations étaient sans appel, c'était les seules conditions qu'elle posait bien qu'Helya ne soit pas stupide, il voudrait un héritier mais pour le moment le sujet ne pouvait pas être établi. Son héritier, il attendra et peut-être bien toute sa vie. Elle venait de lui offrir son port alors qu'il se contente de ça pour le moment. Le seul point peut-être qu'elle pourrait éventuellement lâcher c'est le faite de vivre à Lordsport, ce n'était là qu'une recherche de vengeance. La présence de Sargon en ces lieux ternirait assurément la mémoire de son père, voir de la demeure et c'est tout ce qu'Helya désirait. Puis après tout, autant être chez elle que se retrouver dans une demeure qu'elle ne connaît pas, avec des serfs inconnus. Peu importe pour elle, si Sargon ne la traitait pas comme son épouse, elle n'en voulait pas de ce traitement, la capitaine voulait garder sa vie intacte et non devenir une épouse au foyer à enfanter. Elle porterait le nom Harloi, c'est déjà bien assez et il fallait bien qu'elle déshonore sa personne à le porter pour rompre définitivement avec sa famille. De toute façon, Helya n'a plus rien à faire avec les Botley, ne plus porter ce nom, ce n'était pas une si mauvaise chose mais être une Harloi … « J'demande rien d'plus, t'fais c'qu't'veux d'ta vie, j'en fais d'même. Tu t'occupe d'organiser c'bordel, j'ai pas d'temps à perdre avec des préparatifs » Elle continue cependant d'immobiliser Sargon jusqu'à qu'il annonce qu'il accepte les conditions, bien qu'il sera facile pour lui de renverser cette situation. Mais Helya pourrait se montrer farouche pour défendre ses idées, de toute façon pour avoir son port, il serait obligé d'accepter. « On annonc'ra l'nouvel'lors d'rassembl'ment d'fer-né, ma famille s'y trouv'ra » La Capitaine aurait pu pousser le vice et lui dire de l'accompagner, arriver à cette fête avec lui mais là, elle venait déjà d'accepter d'épouser un fer-né après tant d'année d'acharnement pour éviter cette situation, il fallait pas trop en demander.




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Message Dim 21 Oct 2012 - 13:30

     Il avait pris le risque d'essayer un geste tendre à l'attention de la jeune femme, tout en sachant qu'il avait toutes les chances de se récolter un coup de poing ou de genou bien placé en retour. Helya n'aurait pas été Helya si elle n'avait pas réagi aussi brutalement. À peine Sargon eut-il la sensation de la peau de la rousse sous ses doigts, qu'elle écarquilla les yeux comme s'il venait de la gifler. Il sentit venir les remontrances bien avant qu'elle n'esquisse un geste dans sa direction, apparemment l'idée de pouvoir faire croire aux spectateurs qu'ils s'entendaient bien, ne suffisait pas à la retenir. Après un grognement plus animal qu'humain, la guerrière se jeta sur le Harloi qui ne parvint pas à garder son équilibre et chuta au sol juste avant qu'elle ne tente de l'immobiliser. L'espace d'une seconde, il fut tenté de l'envoyer bouler plus loin – en utilisant sa colère contre elle-même, il l'aurait fait sans trop de difficultés – mais jugea préférable de la laisser se « calmer » un peu. Défouler aurait été un terme plus adapté vu la manière dont elle se comportait, mais Sargon commençait à être habitué aux manifestations de la jeune femme et estima qu'il était plus productif de se montrer docile. Dans une certaine limite du moins. Après quelques coups, elle en vint à glisser ses mains autour de son cou comme si elle comptait l'étrangler et comme le Fer-né n'était jamais persuadé qu'elle n'irait pas jusqu'au bout, il jugea plus prudent d'attraper ses poignets dans ses mains à lui, histoire de les serrer si jamais l'idée de le tuer devenait trop tentante. Une chose était sûre : elle venait de ruiner ses chances de faire croire à une bonne entente entre eux ! Il ne regardait pas autour d'eux, mais ce n'était pas nécessaire, son comportement était trop celui qu'elle adoptait habituellement, personne n'irait croire qu'ils s'entendaient bien.

     Sargon n'avait jamais vu Helya comme une femme surprenante, il la percevait comme une personne prévisible, pour ne pas dire fade et insipide si l'on enlevait son côté piquant de femme guerrière. Pourtant, il fut contraint de réviser son jugement lorsqu'elle avança le fait de souhaiter négocier sa proposition. Aussi manipulateur soit-il, même ne parvenant sans trop de mal à dissimuler ses sentiments, le jeune homme ne put s'empêcher de lui décrocher un regard interloqué, agrémenté d'une surprise sincère. Est-ce qu'elle venait d'accepter le mariage qu'il lui proposait depuis des années à présent ? La surprise laissa place à la méfiance dans le regard du capitaine, elle devait sûrement se moquer de lui et chercher à le faire marcher. Mais non. Helya continuait en énumérant les exigences qu'elle avait quant à leur union, comme s'il allait tout accepter sans broncher, trop heureux qu'il devait être de décrocher ce qu'il visait depuis si longtemps. Fidèle à lui-même, le Harloi trouva rapidement un moyen de faire encore davantage tourner les choses en sa faveur et il arbora un sourire qui lui était propre : hautain et arrogant. Testant la résistance physique de la jeune femme, il estima qu'il pourrait se redresser s'il le voulait, mais préféra lui laisser la « position de force » le temps de négocier ce qu'il souhaitait.

     ▬ Ça fait beaucoup pour toi et moi de mon côté j'ai juste un port et l'impossibilité de trouver une autre femme pour me faire un héritier ? Oh bien sûr, il restait toujours la solution des femmes-sel, mais ce qu'il voulait c'était un fils qui porterait le nom des Harloi et non un héritier qui le deviendrait par dépit. Je suis d'accord pour négocier certains points pour que tout convienne plus à ce que tu souhaites, mais il y a des limites. Aucune femme ne valait la peine qu'il ruine l'avenir de sa maison, si son cousin réussissait à avoir des enfants, ce serait la fin de la lignée de Harloi, son sang insipide ne reflétait pas la grandeur de leur maison. Je peux t'aider à diriger Lordsport de loin, sans que personne ne sache que tu es derrière toutes les décisions. Après tout, la manipulation ça me connaît et je suis certain de pouvoir y arriver. J'accepte aussi que le mariage ait lieu après que tu diriges tout ça. C'était beaucoup de concessions pour lui, même si ça n'en avait pas l'air de prime abord. Il attendait ce mariage depuis si longtemps, quelques semaines de plus ou de moins, qu'est-ce que c'était ? Mais tu vivras à Dix-Tours avec moi, sinon tout le monde se doutera que tu t'occupes de la maison Botley et tu pourras dire adieu à ton plan. Après tout, personne n'aimait qu'une personne – une femme qui plus est – diriger deux maisons. Et je veux un héritier. Dès que je l'aurais, tu n'auras plus à t'inquiéter, je ne poserai plus la main sur toi si c'est ce que tu souhaites réellement. »

     Qui sait, elle finirait peut-être par apprécier ou par le tolérer assez pour remplir son devoir d'épouse ? Au fond, c'était sans importance, si Helya ne voulait pas qu'il la touche, il ne le ferait pas, mais uniquement lorsqu'il aurait son héritier. Les femmes étaient remplaçables et il n'avait aucun sentiment à l'égard de la rouquine, alors elle ou une autre.... Mais ce côté de leur accord soulevait un autre point qu'il n'accepterait pas. Sargon préférait encore annuler tout le mariage plutôt que de tolérer une pareille humiliation et si Helya s'amusait à le trahir à ce niveau, même pour un port il n'hésiterait pas à s'occuper personnellement de son cas. Repoussant quelque peu la Botley histoire de lui faire comprendre qu'il ne plaisantait pas, le Harloi ajouta donc une clause.

     ▬ Mais que les choses soient claires Helya, si je suis d'accord pour te laisser vivre ta vie à côté, n'espère pas que tu pourras t'envoyer tous les marins des Iles de Fer. Tu ne laisseras aucun homme te toucher, sinon tu peux d'ores et déjà savoir que même si je dois perdre Lordsport, je n'hésiterai pas à faire annuler le mariage. Le ton montrait clairement qu'il était sérieux, apparemment sa fierté à ce niveau et surtout son côté jaloux ne pouvait tolérer que la femme qu'il avait épousé puisse s'envoyer en l'air avec d'autres personnes. Si tu as envie de la jouer frigide, ce sera avec tout le monde. Je te dirais bien que je ferai la même chose de mon côté, mais comme je sais que tu n'en as rien à faire de ce que je peux faire de mon temps libre, je m'abstiendrais de le dire. »

     Elle n'avait jamais démontré de côté possessif et par conséquent, le jeune homme avait du mal à imaginer qu'elle puisse prendre ombrage ou se sentir vexée s'il allait voir d'autres femmes. Ma foi, si elle le faisait, il respecterait sa parole et se contenterait de ce qui lui était autorisé, bien que tout cela ne l'enchantait pas du tout. Même si Helya pensait certainement le contraire, le capitaine de la Veuve Salée était prêt à faire de grosses concessions pour mener à bien ce projet de mariage. Allait-elle voir l'effort qu'il faisait ? Rien n'était moins sûr.

     ▬ Tu pourrais m'accompagner pour le rassemblent, sauf si tu préfères attendre que ta famille soit écartée de ta vie pour jouer la future épouse ? »

     Le ton était légèrement moqueur, mais intéressé. Si Helya décidait de ne pas lui accorder la moindre attention jusqu'à ce que le mariage soit prononcé, ce serait un choix respecté. Il savait tenir sa parole et faire des efforts dans certains moments. Sachant que le Harloi ne s'était pas attendu à pareille réponse de la part de sa future épouse – le terme était toujours aussi étrange – il pouvait s'estimer heureux. Encore davantage sachant qu'elle était prête à le dire au reste des Iles de Fer alors qu'il avait plutôt imaginé qu'elle le dissimulerait comme un secret honteux. Comme quoi, même Helya était finalement pleine de surprises. En espérant qu'elles soient toutes aussi « agréables ».


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Message Dim 28 Oct 2012 - 13:27

La capitaine de l'Amazone venait à peine de larguer ses mots comme une peine de mort sur sa tête qu'elle les regrettait déjà avec cette sensation débectante de se trahir soi-même. La fin justifie les moyens et c'était bien le mot : la fin. Fin d'une ère, ère qu'elle a mis tant d'ardeur à garder froide de toute présence à ses côtés, cette présence ridicule qu'est un époux. Ses expectatives prenaient une flopée de vagues assourdissantes, prenaient l'eau. Jamais oh grand jamais la rouquine se serait vue accepter une proposition d'épousailles, jouer le rôle d'une épouse, encore moins celle du Harloi préférant laisser son orgueil se repaitre de sa solitude choisie allégrement choisie. Bien entendu, la Botley ne désirait pas que ce courbement d'échine change quoique ce soit à sa vie bien que dans un sens, elle vient d'ouvrir la porte à tout un tas de revirements dont personne ne sait vers quoi ils se tourneront. Sûrement vers le mauvais ou peut-être bien vers le bon ? Qui sait ? Il est clair que ce n'est pas un mariage qui mêle des sentiments sauf si on considère l'animosité comme une émotion typique d'une histoire d'amour. Sargon ? Helya ? Une histoire d'amour ? Tous les habitants des îles en rigoleraient à s'en décrocher la mâchoire ! Enfin bon, peut-être que le Dieu Noyé a ses propres plans qui restent obscurs à ses fervents adorateurs, peut-être bien qu'Helya est sa punition à l'insulter sans cesse ? Ca peut être une bonne interprétation.

Gardant sa posture lui offrant une fausse hauteur, la Botley ne daigne même pas cacher l'exaspération qui s'empare des traits de son visage quand Sargon aborde le sujet délicat d'un hériter. Comme elle s'en doutait, c'était un point qu'il ne délaisserait pas dans un coin, un héritier ayant beaucoup trop d'importance pour l'avenir d'une famille. Il est arrivé qu'Helya laisse quelque rares enfants saufs lors de ses raids ou relègue leur sors funestes à d'autres mains mais cela ne suffit pas pour dire qu'elle a un instinct maternel. Porter un mioche pendant neuf mois était une perte de temps à ses yeux et une possibilité d'enchaîner l'Amazone à Lordsport, d'éventrer sa liberté. Tolérer la présence d'éventuels enfants comme le futur enfant d'Aaricia est chose possible mais le sien d'enfant ? Pas chose certaine au vue des sacrifices qu'il peut entraîner. Cependant, il valait mieux pour ses plans qu'elle se montre moins hostile à cette dée pour ne pas se confronter à un revirement de situation même si, étonnée, elle se rendait compte que le Harloi semblait enclin à ce que cette union convienne tout autant à la rouquine. Elle n'aurait pas pensé qu'il se conduirait ainsi et s'attendait à une franche confrontation, à ce qu'il la soumette à lui. « J'ai pas dit qu'j'le ferais pas, j'dis qu'je ferais quand j'en aurais envie » A l'entendre, c'était comme parler d'une tâche ménagère dont personne ne veut se bouger pour l'accomplir. Le but de la Botley était bien évidement de faire traîner cette besogne qui deviendra l'un de ses rôles principaux dans cette union. « Ok ! C'me va mais n'va pas penser qu'je te s'rais redevable pour ça et obtenir quoiqu'soit d'moi en échange » Simple assurance au cas où le Harloi s'attendait à un quelconque retour de sa part. Helya sait se montrer redevable mais quand la harpie le veut bien et non parce qu'elle a un couteau sous la gorge.

Néanmoins, il fallait remarquer que le Capitaine de la Veuve salée mettait du sien à accepter la plupart des points de sa future épouse, pas sûr que ça l'adoucisse grandement bien qu'elle aie remarqué ce point. « J'crecherai à Dix-Tours dans ce cas mais m'fait pas répéter, ton héritier, t'l'auras quand j'voudrais bien m'faire chier pendant neuf pleine lune ! » C'était pas lui qui se ferait chier à le porter et l'extirper de sa carcasse même si Helya comptait bien continuer à voguer sur les flots, même le ventre rond. Quoiqu'il faudrait peut-être pas mettre la vie de l'hériter en danger sous peine de devoir repasser par la case départ ce que la Capitaine voudrait éviter sans nul doute. « Pour l'reste, j'm'inquiète pas » La harpie saura se défendre s'il lui prend l'envie de poser une main sur elle mais à voir sa coopération sur ses désirs, la Botley relâche un peu de sa méfiance. Le ton de Sargon suggère une sincérité dans ses paroles si bien que la rousse se demande si c'est une tentative de manipulation ou pas. Cherchant une réponse, sa poigne perd un peu de sa force et jusqu'à libérer complètement la gorge du fer-né quand ce dernier l'éjecte un tantinet, le faciès prenant une autre expression. Les mots balancés ont l'effet d'une vague glaciale. C'était en premier temps une facette de Sargon qu'Helya découvrait ne se doutant pas de son existence pour avoir tenter d'user de la jalousie pour l'inciter à abandonner l'affaire : chose qui n'avait jamais fonctionné sur le fer-né jusqu'à lors puis renoncer à son port après avoir suer sang et eau afin de l'avoir pour ça ? En second temps, il la prenait pour qui ? Une trainée qui ouvre les cuisses à qui le veut bien ? Outrage à sa personne. « Va t'faire foutre, Harloi. J'suis pas une trainée et j'ai pas d'ordre à recevoir d'toi, j'suis pas soumise à toi marié ou pas. » Le ton venait clairement de remonter en flèche alors qu'elle rembarre le Capitaine en le plaquant au sol, quoi de plus normal après tout ?

La fer-née refusait de recevoir l'ordre d'une quelconque personne et encore moins de sentir comme un objet qui peut être manié pour contenter le bon vouloir de son futur époux. « J'méprise l'mariage mais j'en respecte l'voeux ! J'suis quelqu'un d'parole, sache-le ! J'irai pas salir m'honneur pour une partie d'baise donc viens pas m'chier un rocher, j'te serais fidèle » Elle mettait bien en avant qu'elle lui serait fidèle par sa droiture et non pour contenter son orgueil comme une femme soumise, elle aurait été fidèle avec ou sans sa remarque. Au moins, le fer-né pouvait s'estimer heureux d'avoir Helya en épouse sur cet unique point, ce n'est certainement pas elle qui rentrerait le ventre rond avec un bâtard dans ses entrailles ou qui irait émoustiller du fer-né. Après qu'il en fasse de même ou pas, c'était sans importance. C'était un homme comme un autre, elle l'estimait tout aussi incapable de se tenir sagement, de tenir une promesse de fidélité que tous les fer-nés semblent peu enclin à adhérer malgré ce qu'il avançait. « T'fais c'qu'tu veux, c'pas mon prob'. D'tout'façon, vous êtes tous pareils, tous aussi incapable d'ne pas s'comporter comme une bête assoiffée alors viens pas m'raconter d'la merde » La fidélité est un point risible chez la plupart des fer-nés et elle était certaine qu'elle ne serait pas un cas isolé. De son point de vue, elle n'avait que faire qu'il aille traîner dans tous les ports à visiter des grottes humides ou qu'il reste dans ses appartements. Alors ces fausses paroles, il pouvait se les garder, elle n'en croyait pas un mot. De toute façon, il n'était pas sien et elle non plus. Percutée par les mots qui la qualifient maintenant qu'elle a accepté cette proposition, Helya se redresse rapidement se rendant compte de leur proximité -pouvant porter à confusion- qui désormais était gênant au vu de ce changement de situation. Garder ses distances, c'était mieux. Une grimace prend forme sur le faciès de la rouquine face au ton moqueur du fer-né. Le supporter toute une vie sera chose difficile mais la Capitaine compte bien se défiler aussi souvent que possible et prendre l'Amazone comme refuge, ce n'est pas comme si elle ne l'avait pas déjà fait auparavant pour éviter sa famille. « Très drôle, Harloi … Bref, ok, tu m'accompagne au rassemblement » La fierté de la rousse ne se fane pas et reste constant. C'était le fer-né qui l'accompagnait et non le contraire. Elle ne commencerait certainement pas à jouer au petit toutou qui suit son futur époux. « Bon, on en a fini là ? L'négociations sont scellées ou t'as aut'chose à rajouter ? » Enfin un geste tendu vers le fer-né, démontrant qu'elle lui laissait aussi la parole de poser quelque conditions qu'elle ne gênerait pas de refuser si ça ne lui plaît guère. Après tout, maintenant, vu l'avenir qui se profile à l'horizon, ils sont égaux. Deux personnes qui se mettent d'accord pour avoir ce qu'ils veulent. Contre tout attente et malgré qu'elle ne doute pas qu'il puisse le faire seul et rejeter son geste, la Capitaine tend une main vers le brun pour l'aider à se relever. Geste reflétant qu'une alliance avait été mise en place entre les deux fer-nés et ainsi la sceller, ne partant évidemment pas d'un soudain élan de générosité de la part de la Botley.




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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Sargon Harloi
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Message Lun 29 Oct 2012 - 15:39

     Du point de vue d'Helya, faire quelque chose lorsqu'elle en avait envie ou ne jamais le faire, devait revenir à peu près au même. Cette femme était une frigide, un glaçon, elle n'accepterait certainement jamais de lui donner son héritier s'il ne lui imposait pas des conditions bien précises. Sargon n'avait rien contre le fait de ne plus jamais poser sa main sur elle après la naissance du fils tant attendu, ce ne serait qu'un simple retour aux bonnes vieilles habitudes après tout ! Mais avant, il ne la lâcherait pas jusqu'à ce qu'elle daigne lui donner ce qu'il attendait d'elle, c'était bien pour cette raison qu'il avait besoin d'une femme-roc ! Le Fer-né la dévisageait alors qu'elle lui balançait en prime qu'elle ne lui serait pas redevable pour ses « services » et qu'il ne devrait pas espérer obtenir quoi que ce soit d'elle. Ce n'était pas comme s'il avait le moindre espoir de voir la harpie se changer en sirène un jour, il y avait belle lurette que le Harloi ne croyait plus aux contes de fées et aux histoires qui se finissaient bien, dans l'amour et la joie. Non, l'histoire qu'il écrivait avec la Botley n'était faite que d'arrangements. Il l'aiderait à se venger de sa maison, elle lui donnerait l’héritier dont il avait besoin, certes il lui faudrait davantage donner de sa personne que lui, mais au fond, avait-elle vraiment le choix ? En imaginant qu'elle revienne sur ses paroles, Helya ne trouverait certainement aucun homme sur ces îles, qui puisse accepter de se débarrasser d'une famille entière pour la laisser ensuite aux mains d'une femme qui ne lui était pas redevable. Au moins lui ne cachait-il pas ce qu'il attendait d'elle, il n'y aurait pas de mauvaise surprise après qu'il eut réglé sa dette, pas d'entourloupe, Sargon jouait franc-jeu. Pour une fois.

     Au moins la jeune femme accepta de vivre à Dix-Tours, même si le sujet de l'héritier restait toujours aussi épineux. Il suffisait d'une parole légèrement déplacée pour que le ton remonte aussitôt et Helya le prouva en optant pour une manière de parler plus commune lors de leurs discussions. Sargon ne la craignait pas, mais il se méfiait d'elle, ainsi donc lorsque la Fer-née le plaqua à nouveau au sol il opta pour une position lui permettant – normalement – de pouvoir la repousser si elle redevenait trop violente. Mais ce ne fut que par le biais de paroles qu'elle l'agressa, lui renvoyant en plein visage ses menaces à propos de l'infidélité qu'elle pourrait avoir envie d'instaurer dans sa vie. Il la croyait, mais avait-il le choix ? Helya n'était pas une femme qui avait la réputation de mettre des amants dans son lit chaque nuit, Sargon doutait donc que l'idée d'être infidèle puisse lui venir à l'esprit. Mais les femmes étaient si étranges, il préférait prévenir que guérir. Au moins étaient-ils tous les deux fixés, surtout qu'elle lui précisa qu'il était libre de faire ce qu'il voulait de son côté. Le Harloi avait toujours trouvé le concept de la fidélité plutôt dépassé – ironique lorsque vous saviez ce qu'il venait de dire à sa future épouse – il était donc plutôt satisfait d'apprendre qu'il n'aurait pas à s'y tenir, même si ce n'était pas vraiment son but de collectionner les amantes pour autant. Le temps lui dirait si c'était une chance qu'elle lui accorde cette autorisation, il aviserait en temps et en heure.

     Pour clore leur discussion, elle se redressa, libérant le Harloi de sa prise et celui-ci s'empressa de l'imiter avant de remettre en place ses vêtements. La capitaine en profita pour lui faire savoir qu'ils iraient ensemble au rassemblement, chose qui semblait franchement l'enjouer, puis lui demanda s'il avait quelque chose à ajouter pour ces négociations. Pas vraiment. Il avait les choses qui importaient le plus pour lui : son futur héritier et le port des Botley. Bien entendu, il allait devoir patienter pour que tout se fasse, le mariage n'aurait lieu qu'une fois les Botley rayé des Iles de Fer et son fils ne pourrait arriver qu'à ce moment. Mais cela faisait près d'un an qu'il persistait dans l'espoir de voir ce jour arriver et désormais, il y était. Pourquoi se plaindre alors que ce ne serait que quelques semaines – voir mois au pire – de plus à attendre ? Au final, celle qui avait le plus à perdre restait Helya. Elle allait devoir le supporter pendant tout le reste de leur vie – même si cela ne s'annonçait pas forcément très long – et elle n'aurait que sa vengeance pour se consoler. Les femmes étaient bien étranges des fois, le Harloi avait du mal à les comprendre, mais réussir à les manipuler un minimum lui suffisait amplement. Sargon secoua la tête d'un air léger, comme si tous les soucis qu'il pouvait avoir venaient de s'envoler à cet instant. Il avait même retrouvé son sourire bravache.

     ▬ Je ne crois pas. Elle avait grimacé lorsque Sargon avait émit l'hypothèse qu'ils se rendent ensemble au rassemblement, mais elle avait tout de même accepté, c'était bon signe, non ? Du moment que j'ai mon héritier et le port de Lordsport, je veux bien te céder d'autres... caprices de ce genre. Il se moquait d'elle, faisant passer les souhaits du capitaine de l'Amazone comme si ce n'était que des souhaits de gamine. Tu feras ce que tu voudras, après tout, c'est toi qui le portera pendant neuf mois, mais je te l'ai dit : je ne te laisserai pas tranquille tant que je n'aurais pas ce que je veux et tu sais que je peux être très tenace. Oh que oui ! Après tout, ne venait-il pas de passer plus d'un an à lui rappeler sans cesse qu'elle ferait une bonne épouse pour un homme comme lui ? Plus vite j'aurais ce que je souhaite, plus vite tu seras débarrassée de moi, mais tu es libre de faire ce que tu veux. »

     Il ne la forcerait jamais à faire « son devoir d'épouse », forcer une femme comme Helya n'était pas une bonne idée de toute manière, mais Sargon connaissait le caractère de la jeune femme et savait comment faire pour obtenir ce qu'il voulait. L'idée de ne plus l'avoir dans les pattes et de pouvoir vivre sa vie de son côté serait trop tentante pour qu'elle envisage de le faire mariner trop longtemps avant d'accepter de lui donner son fils. Certes ce serait une période désagréable pour elle, mais il suffisait de le supporter un petit moment pour en être libérée pour le reste de sa vie, Helya n'aurait même pas à assurer son éducation ! Ce serait un véritable Harloi, comme Sargon et rien que pour cette raison, la Botley ne pourrait certainement pas le supporter. À moins qu'elle ne se découvre un instinct maternel suite à cette grossesse ? Même les requins réussissaient à démontrer des sentiments.

     ▬ Va donc rendre visite à ton cher Gabriel, je suis persuadé que tu as encore beaucoup à faire aujourd'hui. »

     D'un geste de la main qui ressemblait plus à celui qu'un homme empruntait pour se débarrasser d'une mouche gênante, Sargon salua Helya avant de lui tourner le dos pour rebrousser chemin. Inutile d'attendre plus de la part du capitaine de l'Amazone, elle devait avoir épuisé sa dose de gentillesse pour les années à venir. Au moins lui avait une bonne raison de se sentir de bonne humeur, le souvenir de Gabriel et de son humiliation s'était envolé pour laisser place à l'amusement qu'il avait à l'idée de la tête que ferait « son frère » en apprenant qu'il avait enfin obtenu ce qu'il voulait. Comme quoi, même un homme aussi peu fidèle à l'Antique Voie que le Harloi, pouvait sans soucis réussir sa vie. Ce qui n'était pas le cas de tout le monde sur ces Iles.


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Message Lun 5 Nov 2012 - 8:10

Tout avait été dit, clarifié pour les deux parties et finalement un terrain d'entente a pu être mis en place, certes difficilement et de façon houleuse, rien de plus normal après tout. Cette discussion avait plus l'apparence d'une négociation pour une babiole que d'une discussion pour un mariage. Cela n'était guère étonnant quand on connaissait les deux parties adverses mais même s'ils avaient trouvés un accord qui confortait tout le monde, pouvait-on espérer une alliance sans heurt ? A un vie dans la paix ? Lancez vos paris sur cette future cohabitation en devenir. Il est certain que cela ajoutera de l'ambiance sur les îles et les gens auront de quoi ragoter et les rumeurs les plus folles pourraient prendre vie sur leur mariage, sur comment ils se comportent l'un avec l'autre, sur leur intimité -qui sera surtout existante pour Helya- la curiosité serait à son comble, c'est certain. Helya comptait bien fuir dès que possible sur les flots et n'accoster que très rarement pour éviter son futur époux ainsi que de voir s'imposer l'étiquette de l'épouse sur le front et bien entendu pour faire retarder la venue d'un héritier tant attendu. Son futur époux voguerait assurément lui aussi et se croiser serait des moments à marquer d'une croix. Le temps sera leur ennemi ou bien les champs de batailles : qui sait ? Une blessure à l'abdomen peut tellement vite arrivée, une seconde d'inattention, un simple coup d'épée rendant ses entrailles stériles et inévitablement vide de vie. Bien entendu, loin d'elle l'idée de se mettre en danger rien que pour éviter cette partie du contrat, non vraiment, elle préférait être libre de ses gestes et non être alitée par une mutilation idiote. Rester à terre trop longtemps était une plaie pour la rousse, elle ne supportait pas alors ce n'est certainement pas elle qui se mettrait de son propre-chef dans une situation comme celle-ci. Il y avait d'autre moyen pour retarder cette heure fatidique de voir son ventre s'arrondir bien que l'étape pour y parvenir était ce qu'elle cherchait le plus à éviter. Debout de tout son long, Helya ne prenait même pas la peine de regarder son interlocuteur qui se répétait à son sens mais qui pourrait le blâmer ? Le Harloi savait très bien que ces paroles entraient par une oreille et sortaient par une autre, elle ignorait et occultait ce qu'il ne l'arrangeait pas : c'est une femme malgré les apparences. La rousse se contente de soupirer quand il insinue que ses demandes ne sont que des caprices de bonne femme, statut qui l'irrite au plus haut point, le Harloi semble le savoir et s'amuse de ce point. De ce faite, elle ne prend la peine de relever et laisse glisser. La harpie est rancunière et elle trouvera bien un moyen de se venger, le temps n'est rien dans ce genre de situation.

« Sois aussi tenace qu'tu l'veux ! J'ne plierai pas pour ton bon vouloir. Tu patienteras et en silence »
Bien entendu, il ne le ferait pas, ce n'est pas aujourd'hui que Sargon écouterait les ordres d'une femme même si celle-ci est en devenir d'être sa femme-roc. « J'sais qu'j'peux faire c'qu'j'veux ! J'ai pas b'soin qu'tu m'le dise » Grognement sourd, le Harloi l'insupporte de plus en plus et prendre congé devient urgent. Elle se sait libre et n'a nul besoin que son futur époux vienne le lui dire comme s'il lui faisait l'offrande de sa liberté, non, personne ne lui offrait quoique ce soit, elle l'obtenait, point barre. Elle commençait à se dire dans sa tête que le plus tôt cette tâche d'hériter sera élément du passé et mieux se sera mais flancher n'était pas vraiment ce dont elle avait envie. Après tout, elle venait d'accepter de se marier et c'était là courber l'échine à quelque chose qu'elle s'était toujours refusée par conviction. C'était un sacrifice nécessaire pour se débarrasser de sa famille mais elle en considérait le poids sur ces épaules de façon différente maintenant que faire marche arrière devenant lentement impossible. Elle était comme au bord d'une falaise et il fallait plonger de toute façon, peu importe les rochers impressions en contre-bas qui risquaient de l'empaler. « T'gueule » Simple injure qui ne faisait peut-être même plus effet sur le Harloi tant il l'avait entendu et sous différentes intonations. Rendre visite à Gabriel était bien entendu la suite de ses plans mais la fierté de la Botley prenait mal la phrase du Harloi, comme s'il lui donnait un ordre et vu que de toute façon, elle allait s'y rendre, ça serait presque comme si elle lui était docile, rien que cette pensée suffit à réveiller à nouveau sa frustration et sa colère. Elle grommela quelque balivernes dans sa barbe inexistante à son attention peu vexée par son signe de main peu gracieux et dédaigneux, le signe qu'on ferait pour se débarrasser d'un chien galeux. Ils se traitaient tous les deux de la même façon, au moins sur ce point, ils étaient égaux. Rajouter quelque chose serait superflu et inutile alors elle tourna le dos à son tour pour prendre le chemin de la demeure de Gabriel, maintenant son futur beau-frère en devenir même si le terme ne plairait assurément pas au Harloi. Peu importe, la Botley n'avait que faire de ses états-d'âmes, ce n'était pas son rôle d'y avoir égard. Qui aurait su qu'en mettant les pieds sur cette île, Helya repartirait fiancée ?! Personne sans doute et surtout pas elle-même. Helya entendait déjà les rires de Rhoawyr quand il apprendra la nouvelle, elle devra se faire force pour ne pas lui couper la langue. Ses Wynch, faut toujours leur couper quelque chose … Peut-être que ce doit être le cas pour les Harloi. La rouquine avait déjà une idée de l'endroit qui devrait être couper et nul doute que cela lui sera fort utile pour les jours à venir.

Fin du topic




Une civilisation se transforme lorsque son élément le plus douloureux devient tout à coup une valeur
Lorsqu'il ne s'agit plus d'échapper à cette humiliation, mais d'en attendre son salut, d'y trouver sa raison d'être.



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