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Rendons aux Solverre ce qui est aux Solverre - Annabelle

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Message Mar 25 Sep 2012 - 18:22

En tout temps, Castel-Fol s'est montrée agréable pour les voyageurs désirant faire une halte avant Port-Real. Beaucoup préféraient s'arrêter pour la nuit dans cette ville plutôt que de continuer jusqu'à la capitale. Certains avaient la chance d'être accueillis dans le château lui-même, généralement dans la Tour du Fou, une des quatre tours de la demeure des Follard. C'était là que l'on pouvait trouver les chambres d'amis, mais aussi les cuisines ainsi que la salle commune. La plupart du temps, c'était ser Dezial, l'héritier, qui recevait les voyageurs demandant asile. Ce dernier a toujours eu envie de voyager, malheureusement, étant donné la santé de son père qui semblait s'alourdir de jour en jour, il était des plus difficiles de s'absenter quelques temps. Alors, il se plaisait à entendre les récits de ses gens ayant visités de nombreux endroits, récits qui le faisaient voyager avec eux, lorsqu'ils revivaient leurs aventures. Parfois de simples hommes de foi, d'autres fois encore, des chevaliers errants, et, en de plus rares occasions, des nobles. En tout cas, à chaque fois, le chevalier s'arrangeait pour les recevoir lui-même.

Cependant, un jour, quelque chose arriva. Quelque chose à laquelle l'héritier ne se serait jamais attendu. L'une de ses visites lui permit de voyager. Pas bien loin certes, mais un voyage qu'il n'aurait pu, en temps normal pas faire. Cela lui permit aussi de voir mûrir une idée dans son esprit, une idée qu'il pensa grande. Laissez-moi vous raconter tout cela.

C'est par une nuit calme qu'une ombre chevauchante se fit apercevoir dans la cour du château. Ser Dezial regardait la scène d'un œil distrait, se replongeant tranquillement dans sa lecture. Le palefrenier s'occupait de son cheval, tandis qu'après quelques mots échangés, un des hommes de la maisonnée accouru jusqu'aux appartements de l'héritier. Un chevalier demandait le gîte et le couvert pour la nuit. Le Follard se frotta les deux yeux, posa son livre sur le table, puis ramassa ses deux épées avant de suivre le messager. Dans la cour, un homme était présent, une épée à la ceinture, l'on ne discernait pas grand chose dans la pénombre, heureusement que le palefrenier revint très vite avec une torche, ce qui éclaira l'inconnu. L'on pouvait voir sur son torse des armoiries, celles des Solverre. L'héritier ne put s'empêcher d’esquisser un sourire à la vue de ces couleurs. Très vite, après la réaction du miraculé, l’inconnu se présenta sous le nom de ser Renaud Solverre, expliquant être parti trop tard de la capitale, et qu'il aimerait pouvoir passer la nuit ici, ainsi que recevoir de quoi manger. L'héritier ne put qu'accepter. Pendant que l'un des serviteurs emmenait les bagages du chevalier errant dans la chambre qui lui fut attribuée, ser Dezial lui, accompagna le voyageur dans la salle commune, après avoir demandé aux cuisines de préparer un petit quelque chose.

Assis face à face devant la table, les deux hommes commencèrent à discuter. De tout et rien pour commencer, puis, de choses beaucoup plus intéressantes, tel les voyages de cet homme, disant avoir vu le bief, les terres de l'Orage, l'Ouest, et même le Conflans, détaillant chacun des endroits traversés. Dezial se mit à rêver en même temps que les mots affluaient. La nourriture finit par arriver, et, ser Renaud, alors qu'il dégustait avec grand amour les plats qui lui étaient proposés, il se mit à parler de sa famille, décrivant les membres de celles-ci, lord Heward, lady Annabelle, ou encore le septon Martyn, qu'il avoua ne connaître que peu. Vint alors les récits sur Dulceport-le-pas, fief de la famille Solverre, du village côtier, mais aussi le nom de l'île sur laquelle tout ce petit monde vivait. Les deux hommes discutèrent un long moment ensemble, avant que ser Renaud ne se retire pour se reposer, afin de partir à l'aube.

Quelques jours plus tard, une des femmes de chambres retrouvait une chevalière aux couleurs des Solverre. Loghain, le plus jeune des frères Follard voulut aller chercher leur messager, mais, Dezial le retint. Il venait d'avoir une idée. Une idée qui pouvait sembler idiote, mais qui pour lui, était des plus intéressantes. L'héritier voulait ramener en main-propre ce bijoux à Dulceport-le-pas, espérant que cet acte soit bien perçu par le seigneur des lieux. Sentant que l'heure, où le titre de lord lui serait attribué, approchait à grand pas, le chevalier se disait que, se faire des amis ne serait pas une bonne chose. Puis, de fil en aiguille, l'idée d'essayer de rendre visite aux seigneur proches afin d'établir des liens lui vint tout naturellement.
Déterminé, ser Dezial partit le jour-même, accompagné de Tristam et Garth, deux loyaux soldats. Par chance, lors de leur discutions, ser Renaud dévoila aux chevalier, comment se rendre facilement sur leur île : tout les quatre matins, un navire Solverre quittait le port de la capitale pour rentrer. Ainsi, la route des trois hommes était toute tracée : aller jusqu'à Port-Real, et attendre sur place.

Le navire était présent le lendemain matin au port, et, après avoir brièvement discuté avec le capitaine, expliquant la raison de sa venue, ce dernier accepta de les faire monter à bord, non sans lui proposer de rendre le bijoux lui-même. Bien évidement, le chevalier refusa.

Le trajet dura un peu plus de vingt-quatre heure, arrivant à Dulceport-le-pas dans la fin de matinée. Le chevalier remercia comme il se devait ceux qui lui permirent une traversée en toute tranquillité, avant de se mettre en route vers le château, accompagné des deux soldats. A l'entrée, il dut se présenter en bonne et due et forme aux gardes, qui le laissèrent entrer dans la cour. Là, il chercha de l’œil quelqu'un qui pouvait l'aider, et, son regard vint se poser sur une jeune fille. Une fort jolie brune, bien plus jeune que le chevalier. Mais, ce n'est pas pour son physique que l'héritier s'arrêta sur elle, c'était pour ses vêtements, bien plus riches que la plupart des autres personnes. C'est donc tout naturellement que Dezial s'avança vers elle pour lui adresser la parole.
« Veuillez-bien m'excuser madame, mais, je recherche … »


C'est alors que quelque chose le frappa, au sens figuré je vous rassure, cette jeune femme correspondait parfaitement au portrait qu'avait fait ser Renaud de sa jeune sœur, lady Annabelle. Le chevalier se risqua à s'avancer sur son identité.

« Je m’excuse à nouveau mais … Seriez-vous lady Annabelle ? »
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Annabelle Solverre
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♦ Age : 24
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Message Sam 29 Sep 2012 - 15:15



    Nombreuses étaient les occupations d'une jeune femme comme Annabelle dans un domaine comme Dulceport-le-Pas. Bien entendu, les premières occupations qu'on attendait d'elle était de l'ordre du figuratif : savoir bien s'exprimer, danser avec grâce, jouer de la musique, coudre et tisser avec délicatesse. Mais il y avait aussi un aspect plus … commun aux occupation de la jeune femme. Faire tourner une maison, et à plus forte raison une demeure comme celle des Solverre demandait du temps, de l'implication et un savoir-faire certain. Le garde-manger devait toujours être aussi plein que possible, les serviteurs devaient avoir une occupation utile à la communauté.

    Mais au-delà de cela, Annabelle avait occupation qu'elle appréciait : elle était aussi chargée des soins. C'était évidemment Alys, qui l'avait initiée, à cet art délicat et Annabelle était bien loin d'être aussi douée qu'un Mestre, il allait de soi. Annabelle ne maîtrisait que les débuts de cet art, mais elle y mettait tout son cœur et la population de Dulceport-le-Pas avait peu à appris à faire confiance en leur jeune dame autant qu'en sa mère. Les premiers temps, Alys avait toujours accompagné Annabelle dans ses soins, mais désormais, la jeune femme les prodiguait seule. Cette autonomie, comme bien d'autres signes, montrait combien Annabelle se rapprochait de son départ de Dulceport. Bientôt, il lui faudrait contracter un mariage qui aiderait la famille Solverre à prendre encore plus d'essor. Un mariage avec Gunthor d'Estremont, selon toute probabilité.

    L'idée-même du mariage l'inquiétait. Remettre sa vie, son confort, son futur, dans les mains d'un homme qu'elle avait à peine croiser était une idée terrifiante. Même lorsqu'on a été éduquée dans ce but. Anna n'imaginait même y échapper : elle savait très bien que ce mariage arriverait tôt ou tard. Et le décès de Aaron Solverre, quelques temps auparavant n'y changeait absolument rien. Heward mènerait les négociations à son tour, Anna n'en doutait pas.

    Mais ce n'était nullement son mariage qui avait amené Annabelle Solverre dans la Cour de leur demeure ce matin-là. On leur avait amené par bateau, ce matin-là, du vin de Dorne, bien connu pour son côté épicé et Annabelle était chargée de vérifier que tout était bien en ordre. Le décès de leur père avait eu pour impact que la jeune femme avait repris à son compte une partie des activités qu'effectuait Aaron, voire Alys, laissant ainsi sa mère se remettre du drame qui venait de traverser son existence. C'est pourquoi, enveloppée dans une capeline d'un vert profond, la jeune femme surveillait l'arrivage. Elle compta, une à une, les bouteilles et vérifia qu'aucune n'était abîmée. Tout étant en règle, Annabelle paya le marchand comme ils en étaient convenus. Il ne lui resterait qu'à indiquer cette dépense dans les comptes de la seigneurie …

    La jeune femme allait d'ailleurs le faire de suite quand elle fut interrompue dans son élan par la voix d'un homme d'une trentaine d'années. Il ne lui rappelait rien. Curieusement, Annabelle n'avait pas souvenir de l'avoir déjà croisé, alors qu'elle mettait un point d'honneur à se souvenir du nom de chaque personne qu'elle rencontrait. A voir sa mise, on se doutait qu'il ne s'agissait pas de n'importe quel homme. La politesse de ses propos n'échappa pas à la jeune femme qui émit un sourire aimable. «Bonjour messire. Je suis en effet Annabelle Solverre. En quoi puis-je vous aider ? Vous souhaitez peut-être rencontrer Heward, enfin, je veux dire, Lord Solverre ? ».

    Annabelle n'avait pas encore pris l'habitude de donner à son frère aîné son titre. Visiblement, l'homme qui se tenait devant elle avait fait ce chemin dans un but bien précis. On ne venait pas à Dulceport-le-Pas par hasard. Du moins, pas à la connaissance d'Annabelle. Toutefois, souriante, elle était la figure même d'une hôte accueillante. Si les gardes l'avaient laissé passer, Annabelle n'avait aucune crainte à avoir.

    « Messire, nous serions mieux à l'intérieur pour que vous m'exposiez l'objet de votre visite, je pense ». Et ajoutant à la parole, le geste, Annabelle se dirigea vers l'intérieur de la demeure et se dirigea vers une des pièces attenantes afin de pouvoir faire asseoir leur invité, lui désignant d'un geste de la main des fauteuils qu'ils pourraient étrenner pendant leur discussion. « Souhaitez-vous boire quelque chose après cette longue traversée ? »

    Ou comment s'entraîner à devenir une parfaite hôtesse. Si le chagrin d'Anna était encore bien vif après la mort de son père, elle préférait prendre sur elle et laisser à sa mère le temps de se reposer nécessaire au deuil qu'elle traversait. Quant à son frère, les affaires du domaine devait déjà considérablement l'occuper … Non, vraiment, Annabelle savait qu'elle devait se débrouiller seule, avec cette affaire. Et dans cet endroit, elle ne risquait très certainement rien.

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Message Dim 30 Sep 2012 - 20:31

En cette belle matinée sur cette petite île, la brise marine était agréable, Dezial pouvait sentir l'air faire bouger ses bouclettes, tandis que son visage lui, se rafraîchissait de cela. La jeune femme à qui le chevalier avait adressé la parole surveillait les entrées, comptait les caisses, et paya même le capitaine une fois la cargaison déchargée. Le miraculé hésita un moment avant d'aller lui parler. Il resta là à regarder la scène, ne voulant pas interrompre dans ses comptes.Il finit par se lancer à l'assaut une fois le tout déchargé. La jeune femme le regarda, avec une étincelle étrange dans le regard, comme si elle essayait en vain de se rappeler de quelque chose. Cependant, tout cela s'arrêta très vite pour laisser place à un charmant sourire empli de gentillesse avant de le saluer à son tour, confirmer son identité, et lui demander s'il était là pour voir son frère, le seigneur de ses lieux. Le Fou lui rendit son sourire, avant de répondre à ses propos.
« Hé bien, enchanté de faire votre connaissance ma Dame. »


Le jeune homme exécuta une légère révérence sur ces quelques mots avant de reprendre les paroles.

« Je suis ser Dezial Follard, héritier de Castel-Fol. Et, oui, vous avez deviné, je souhaiterais m'entretenir avec lord Heward. Je ne souhaite pas l'importuner bien longtemps je vous rassure, j'aurais quelque chose à lui remettre. »


En hôte accueillante, la jeune sœur du seigneur des lieux, toujours avec un des plus beaux sourire, invita le chevalier à la rejoindre à l'intérieur. C'est en rendant un sourire chaleureux que l'épéiste accepta l'invitation, tandis que ses deux hommes le suivaient de loin. Lady Annabelle le fit entrer dans la demeure, puis, dans une assez grande pièce disposant de quelques fauteuils qui semblaient des plus confortables. Garth et Tristam, eux, restèrent à l'entrée de la pièce, immobile, et silencieux. Très vite, l'hôtesse de maison, toujours avec un charmant sourire invita son invité à s'asseoir sur l'un des fauteuils en lui proposant un petit quelque chose à boire. Dezial s'installa confortablement sur l'un d'eux avant de lâcher un grand soupir de bonheur. Même si la traversée n'avait duré qu'une journée, poser ses fesses sur quelque chose de si moelleux était divin. L'invitation à boire était des plus généreuse. C'est donc avec joie qu'il s'empressa d'accepter.

« Ce serait avec grand plaisir ma Dame. Il me semble avoir vu des caisses de vin de Dorne. Je … Si jamais il venait à vous rester une bouteille, je vous avouerais que cette boisson me ravirait au plus haut point. »


Son sourire, inlassablement présent sur ses lèvres lui donnait un air doux et amical. Cependant, très vite, ce sourire s'en alla, pour laisser place à de la gêne. Comme à chaque fois lorsqu'il était gêné, le chevalier se gratta le bout du nez en regardant une courte seconde le plafond. Il hésita à prendre la parole de longues secondes, puis, il finit par se redresser, et ouvrir la bouche.

« Je m'excuse grandement de ne pas avoir prévenu de mon arrivée. D'autant plus que, l'on ne peut quitter l'île que tout les trois ou quatre jours si j'ai bien compris. J'espère que vous comprendrez cela quand je vous aurai expliqué la raison de ma présence sur votre île. »


La gêne vint le cueillir à nouveau. A nouveau il se gratta le nez. A nouveau un moment de silence s'installa. Et à nouveau encore, le chevalier réussit à surpasser cela pour prendre la parole.

« Je suis vraiment désolé de demander cela, je ne voudrais pas paraître impoli, cependant, mes hommes se sont privés de nourriture durant la traversée afin que je me nourrisse. Je ne l'ai malheureusement su qu'après, sinon, je n'aurais pas accepté, mais … Serait-ce trop vous demander de leur donner de quoi se remplir l'estomac ? Je … Suis gêné, mais … Je vous avouerai que j'ai du mal à accepter qu'ils aient pu faire cela dans mon dos. »


Et oui, Garth et Tristam étaient de très loyaux soldats, prêts à suivre n'importe où leur futur seigneur, même dans la tanière de la plus horrible des créatures s'il le fallait. De très nombreuses fois ils avaient démontrés l'étendue de celle-ci, et pour cela, le chevalier leur a toujours fait une confiance aveugle. Garth, le plus jeune des deux, avait même juré allégeance non pas aux Follard, mais à ser Dezial. Pour lui, l'abstinence pour que son maître mange était normal. Pour le maître en revanche, ça ne l'était pas du tout. Ce dernier les avait longuement sermonnés sur le bateau. Malheureusement, cela n'avait servi à rien, si c'était à refaire, ils le referaient sans hésiter.

« Concernant la raison de ma venue … Vous allez sûrement trouver cela idiot, voire complètement stupide en fait. »


Un léger rire s’échappa de ses lèvres.

« Voyez-vous, il y a quelque jours de cela, votre frère, ser Renaud est arrivé de nuit à notre château. Ce dernier à demandé le gîte et le couvert, que je lui ai offert. Nous avons longuement discuté autour de son repas. Je vous avouerai être un grand curieux, et, je me plais à entendre les histoires des voyageurs, ne pouvant pas vraiment voyager par moi-même, leur récits me transporte. C'est pour cela d'ailleurs que j'aime me rendre sur ... »

Dezial s'arrêta net, se rendant compte qu'il s’égarait. Il avait toujours été un très grand parleur, et, de temps en temps, il s'emportait un peu trop. Un nouveau rire tout aussi léger fut lancé.

« J'ai tendance à m'emporter dans mes récits, je m'en excuse. Votre frère m'a donc parlé de cette île, et de votre famille, faisant une description assez fidèle de chacun de ses membres, c'est d'ailleurs pour cela que je vous ai reconnu assez facilement. C'est un homme doué. »


Un grand sourire s'afficha sur le visage du bouclé.
« Il repartir le lendemain matin, mais, le surlendemain, une des femmes de chambre de la maisonnée trouva une chevalière lui appartenant, frappée de votre blason. »


Le chevalier se releva pour décrocher une bourse à sa ceinture, et y sortir le fameux bijoux, avant de se rasseoir confortablement.

« Bien sûr, j'aurais pu envoyer un messager mais … Je vais être franc ma Dame. Je suis le prochain seigneur de Castel-Fol, et, j'espère bien devenir un bon seigneur. Il me semble que, entretenir de bonnes relation avec les autres Maisons de la Couronne. Rapporter cela en main propre est une bonne opportunité il me semble. Et puis, cela me fait voyager. »


Un dernier sourire s'afficha sur ses lèvres.
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Annabelle Solverre
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Message Mar 2 Oct 2012 - 12:56



    Un invité impromptu au château ? Voilà qui était une fort bonne nouvelle pour Annabelle qui prenait toujours plaisir à rencontrer de nouvelles personnes. En effet, cela lui permettait de discuter, d'apprendre des nouvelles de tout Westeros … Les voyageurs qui arrivaient à Dulceport avaient souvent beaucoup de choses à raconter. Et cela, pour la jeune fille, c'était un véritable bonheur. Anna avait le goût du bonheur, le goût du voyage … Et elle aimait vivre cela par procuration. Écouter avec attention, les yeux pétillants, les faits et gestes d'individus aventureux, c'était tout ce qu'elle appelait un bon moment. C'est pourquoi elle avait accueilli avec autant de plaisir ce visiteur. «Je suis enchantée moi aussi, messire, de faire votre connaissance. ». Héritier de Castel-Fol. Très bien. C'était un jeune homme de la noblesse des terres de la Couronne, comme son frère Heward. Et c'était bien évidemment lui qu'il était venu voir. Anna eut un léger sourire. En effet, ce n'était pas pour ses beaux yeux que les chevaliers allaient traverses les contrées, mais bien pour discuter avec les autres seigneurs. «J'informerais mon frère dès que possible de votre venue, ser Dezial ».

    Quelque chose à lui remettre ? La curiosité de Annabelle était aiguisée, tandis qu'elle conduisait son invité à travers les couloirs et le hall. Elle l'amena dans une salle qui n'était pas bien grande, mais qui contenait plusieurs fauteuils moelleux, un coffre, une cheminée fort agréable lorsque l'hiver se faisait place. La jeune femme proposa donc à boire à Dezial qui accepta avec plaisir. Annabelle se leva pour héler un serviteur qui passait par là. « Vous voudrez bien ramener une bouteille de ce bon vin de Dorne pour ser Dezial ainsi que de quoi nous restaurer ! ». Ceci fait, la jeune sœur de Heward retourna s'asseoir face à son invité qui semblait terriblement gêné.

    Pour quelles raisons ? Annabelle ne le saurait pas tout de suite. Il avait peur de s'imposer ? Annabelle, en bonne maîtresse de maison savait qu'il fallait mettre les visiteurs à l'aise. Et c'est ce qu'elle fit. « Pensez donc, messire, nous sommes toujours très heureux de recevoir la visite de nos voisins. Je suis certaine que mon frère aîné sera ravi de votre présence ici, fut-ce pour quatre jours, je vous assure. »

    Mais visiblement, il n'avait pas fini de se confier. Que pouvait-il donc avoir? Après avoir entendu les mots de Dezial, la jeune femme comprit. Oui, effectivement, c'était ses devoirs également de veiller au bien-être des suivants de son invité et elle n'y avait même pas songé … Alys, sa mère, serait très déçue que la jeune fille ne se conduise pas avec toute la confiance d'une véritable maîtresse de maison. Si il était normal qu'ils fassent passer leur seigneur avant eux, Anna fut touchée de voir que Dezial était suffisamment apprécié pour qu'on se sacrifie pour lui. A dire vrai, Annabelle avait une opinion tout à fait positive sur son invité qui lui semblait la figure même du chevalier preux. Un léger sourire rêveur vint aux lèvres d'Annabelle. Mais très vite, elle dut se ressaisir. A l'instant, pénétrait dans la salle le serviteur qu'elle avait chargé de ramener vin et victuailles. «Notre invité a avec lui des compagnons, vous prendrez soin de les faire manger et loger correctement ! ».

    L'autorité d'Annabelle était limitée, mais elle s'était faite aimée par sa gentillesse. Un léger sourire vint ponctuer l'ordre, d'ailleurs. Annabelle était incapable d'être purement et simplement autoritaire, sans s'attarder au côté humain des individus. Cela lui jouerait très certainement des tours, à l'avenir, mais pour autant, elle persistait à vouloir soigner autant un manant que ses frères. Servant un verre de vin de Dorne à son invité, elle lui tendit également une assiette sur laquelle on pouvait voir quelques unes des friandises dont des biscuits au citron et au miel ainsi que des petites tartelettes. Soudainement, Annabelle se demanda si cela irait à un fier chevalier. «Peut-être auriez-vous préféré un véritable repas, messire ? Je suis certaine qu'il y a tout ce qu'il faut dans nos cuisines, si vous êtes en appétit ! ».

    Dezial commença à lui expliquer pourquoi il était là. Il avait vu Renaud en son château ? Quelle chance ! Annabelle buvait ses paroles, écoutant avec plaisir son compagnon de l'instant raconter combien il avait profité de la présence de Renaud. « C'est fort aimable à vous, de nous rapporter cet objet. Je suis certaine que mes frères seront très heureux, de voir que vous avez pris la peine de venir en personne. C'est un geste que nous n'oublierons pas. ».

    La jeune femme se cala confortablement dans son fauteuil, observant le profil de son invité. Ser Dezial avait honnêtement présenté les choses et elle le trouvait agréable et sympathique. Très sympathique, avec ces airs un peu gênés. Souriante, elle s'enquit du voyage de son hôte. «Comment s'est passé votre voyage ? Vous aurez peut-être plaisir à visiter Dulceport-le-Pas, une fois restauré, messire ? Si vous avez besoin de quelque chose, n'hésitez pas !». Annabelle aurait plaisir à se balader avec son invité dans sa patrie de naissance. Elle aimait tant cet endroit qu'elle ne pensait à le quitter définitivement qu'avec tristesse. Mais cela arriverait, tôt ou tard. Elle s'en était fait une raison.

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Message Ven 5 Oct 2012 - 16:42

L'hôtesse avait beau dire tout ce qu'elle voulait, le jeune chevalier ne se sentait pas plus à l'aise que cela dans une telle situation. Arriver à l'improviste chez une famille noble, cela était bel et bien son idée, mais … Plus il y réfléchissait, plus il se trouvait idiot, et plus il pensait qu'on le prendrait pour un idiot. De ce fait, il ne savait pas vraiment où se mettre. D'autant plus que, les visites protocolaires n'ont jamais été son point fort, d'un naturel quelque peu timide, il avait bien souvent du mal à trouver quoi dire, ou encore quoi faire lorsqu'il se retrouvait avec le seigneur de la Maison. Bien entendu, par le passé, il a eu la chance de voir quelques seigneurs de la Couronne, lors de visites de son père, mais là, il ne faisait qu'acte de présence, assez souvent, il n'était là que pour être présenté en tant que futur seigneur de Castel-Fol, rien de plus. Il y avait cependant une visite, que le miraculé avait rendu, tout seul, et de son propre chef. C'était plus de dix années auparavant, lorsque le jeune homme alla demander la main de la fille de lord Massey. En ce temps-là, fou amoureux de la belle Eriqa, des ailes semblaient lui avoir poussées, et rien ne pouvait l'arrêter. Lorsqu'il se rendit chez les Solverre cependant, cela faisait maintenant trois ans que ses fameuses ailes lui avaient été arrachées, et, son courage ne tenait plus qu'à un fil.

Fort heureusement pour lui, lady Annabelle qui le recevait, semblait des plus douces, et des plus agréables, s'appliquant pour que Dezial se sente à son aise. Très souriante, elle était à deux doigts de rendre la confiance perdue au chevalier, et à réussir à dissiper ce malaise. Elle expliqua que son grand-frère, lord Heward, était indisponible pour le moment, mais qu'elle l'informerait de sa présence dès que possible. Chose qui fit sourire le Follard.

Une fois à l'intérieur, et après avoir demandé à son invité ce qu'il voulait boire, la charmante hôtesse s'adressa à l'un des serviteurs, afin de lui demander d'apporter une bouteille de vin de Dorne, rajoutant même l'idée d'apporter un petit quelque chose à manger. Geste qu’apprécia ser Dezial, dont le ventre commençait à gargouiller.

Lorsque l'invité improvisé fit part de ses sentiments de gêne quant à sa visite impromptue, la demoiselle tenta de le rassurer, lui expliquant qu'ils étaient heureux de recevoir de la visite d'autre seigneurs, et que son frère le serait tout autant. Une nouvelle gêne apparut sur le visage du chevalier quand il dut parler de ses hommes, et de la fameuse diète qu'ils s'étaient imposés. A ces quelques mots, la jeune femme afficha un sourire rêveur, qui frappa droit au cœur Dezial. Ce sourire lui rappela celui de sa femme décédée. Il est vrai que la jeune femme partageait quelques traits avec Eriqa, lorsque leur rencontre se fit au tournoi d'Accalmie. Intriguant comme le destin plaçait ses pièces, le miraculé, ne put dissimuler le sourire qui naissait sur le coin de ses lèvres, charmé par cette scène, mais, l'arrivée du serviteur avec de quoi boire et de quoi grignoter sorti le chevalier de sa rêverie. Et, à la plus grande joie du futur seigneur de Castel-Fol, la jeune femme demanda à son homme de s'occuper des deux soldats de leur invité. Ainsi, le miraculé afficha un large sourire.

« Je vous suis grandement reconnaissant madame, de bien vouloir vous occuper ainsi de nous, et surtout de mes hommes qui ne sont des fils de personne. Je n'oublierai pas cela. »

Après avoir congédié le serviteur, la jeune femme servit le vin à son invité, et le lui tendit accompagné d'une assiette remplie de petites friandises. Dezial la remercia grandement, posa l'assiette sur ses jambes, but une gorgée de ce vin, qu'il qualifia de délicieux à son hôtesse avant de le poser sur la table basse, et enfin passer aux douceurs de la fameuse assiette. Mais, très vite, lady Anabelle s’inquiéta de la consistance de ce « repas », lui proposant alors un véritable repas s'il le désirait. Lui, ne put s'empêcher de rire avec douceur.

« Voyons, voyons madame, cessez de vous tourmenter de la sorte je vous prie. Partagez avec moi la douceur de ce vin et de ces quelques friandises, tout va très bien, cela me suffit amplement, je vous remercie. »

Tout deux se mirent alors à discuter de la raison de la présence du chevalier à Dulceport-le-pas. Elle, avait l'air heureuse d'entendre des nouvelles de son frère, semblant s'accrocher aux lèvres du conteur de cette histoire, buvant chacun de ses mots. Une fois la courte histoire finie, elle le remercia de son geste, expliquant que ses deux frères seraient tout autant ravie qu'elle qu'il se soit donné lui-même la peine de venir rendre ce bijoux, et que c'était un geste que tous n'oublieraient pas. Après ces quelques mots, lady Annabelle s'installa plus confortablement dans son fauteuil, regardant le chevalier grignotant les quelques friandises qui lui avaient été proposées, tout en arrosant cela de temps à autre d'une gorgée de ce fameux vin.

C'est elle qui reprit la parole, après un long blanc dans la conversation, s’enquérant du confort de son voyage, enchaînant bien vite sur le fait qu'il voulait peut-être visiter Dulceport-le-pas, et que s'il avait besoin de quoi que se soit, il n'avait pas à hésiter. A nouveau, le chevalier rigola quelques instants.

« Allons, allons, du calme. Asseyez-vous, reposez-vous, tout ira pour le mieux. Vous êtes une hôte des plus agréables, je n'hésiterez pas à venir vous quérir si j'ai besoin de quelque chose, je vous le promets. »


Un léger sourire s'afficha sur ses lèvres.

« Concernant mon voyage, je vous avouerai ne pas être des plus à l'aise en mer. J'aime fouler la terre de mes pieds, et ne pas sembler celle-ci bancale. Non pas que je suis malade, disons juste que, si je peux faire autrement, je le ferais. Concernant votre proposition, ce sera avec grand plaisir ma dame. Mais … Je ne voudrais pas abuser de votre temps, vous avez sans doutes bien des choses qui nécessitent votre attention. »
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Annabelle Solverre
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♦ Doublons : Lorant Trant, Cylia Stark, Daenerys Martell et Emeraude
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Petits papiers de Anna

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Message Sam 6 Oct 2012 - 17:05




    Annabelle était tant et si bien désireuse de bien faire qu'elle devait en devenir étouffante. Peu à peu, elle essayait de faire tout ce qui était demandé à une maîtresse de maison digne de ce nom. Mettre à l'aise les invités, les nourrir, eux et leurs hommes, leur proposer une visite des lieux, leur promettre de faire passer aux hommes de la famille leurs messages. Bref, Annabelle était en train de jouer un rôle de composition, pour la simple et bonne raison que c'était bien la première fois qu'elle officiait seule à ce rôle … Le décès de son père, Aaron Solverre, avait décidément amené cette jeune fille de bonne famille à prendre énormément de responsabilités, pour soulager tout autant sa mère, affligée par le deuil, que son frère Heward qu'elle avait parfois l'impression de voir crouler sous la pression. Le pauvre faisait de son mieux, mais prendre le relais de son père s'annonçait plus compliqué que prévu.

    Mais il n'y avait pas que pour Heward, que les choses s'étaient précipitées … Son mariage, la seigneurie, la responsabilité envers sa mère et sa sœur … Certes. Mais la vie d'Annabelle était aussi à un croisement. Ses trois frères ne s'étaient pas privés de le lui faire remarquer, à l'enterrement d'Aaron Solverre. Elle devait se marier, puisqu'elle avait désormais 18 ans. Aaron et Heward avaient fait traîner cette affaire aussi longtemps qu'il l'avait pu, mais un jour ou l'autre, elle le savait, Annabelle serait mise devant le fait accompli -ou presque. C'est pourquoi, depuis, elle rêvassait beaucoup, essayant malgré tout de s'évader hors de ce quotidien pesant. Annabelle avait été longtemps une enfant peu commune, aimant s'entraîner en secret à l'épée, courant partout, faisant hurler sa mère et sa nourrice.

    Les années passant, la jeune femme avait compris que ce ne serait pas en maniant l'épée qu'elle ferait plaisir et honneur à sa famille, mais bien en devenant une jeune femme accomplie. Annabelle y avait mis tout son cœur, toute son énergie, essayant d'être la plus parfaite et la plus pieuse des filles et des sœurs. Mais il y avait toujours en elle cette énergie, si constructive, qui la poussait à s'entraîner seule, épée à la main, en espérant que personne ne la surprenne. Une énergie qui la faisait se questionner, nuit et jour, sur ce qu'était le mariage. Sur sa vie d'avant. Sa vie d'après. Ses devoirs. Et même si elle voulait être une parfaite Solverre, Annabelle avait parfois du mal à se dire qu'elle devrait abandonner cette liberté-là … Son futur époux accepterait-il que sa femme joue de l'épée de temps à autre ? Très certainement pas, malheureusement.

    Devant la reconnaissance du Chevalier, Annabelle eut un franc sourire. Rares étaient les hommes, finalement, qui ne prenait pas pour un dû qu'on s'occupe d'eux et de leurs hommes. Cela, elle l'avait bien appris de sa mère, Alys. « Je ne fais que mon devoir, messire ... Je vous remercie d'y prêter autant d'attention». Mais au fond d'elle-même, combien elle était heureuse qu'on reconnaisse sa bonne volonté. Car si elle était inquiète à l'idée que son mari ne lui laisse pas autant de liberté, elle craignait aussi qu'il ne la trouve pas à la hauteur et lui fasse des reproches à ce propos.

    Annabelle s'inquiétait donc de l'avenir, mais oubliait de s'inquiéter de son hôte d'une manière plus discrète. C'est lui qui lui tendit la perche pour calmer ses craintes en lui proposant de partager avec lui ce vin et ces friandises. Les mots du jeune homme calmèrent les inquiétudes d'Anna et c'est presque sereine qu'elle finit par se rasseoir et manger une des quelques tartelettes présentées par le serviteur. Lentement, elle savoura le biscuit. « Je suis donc bien heureuse de voir que ce voyage s'est relativement bien passé … Il est certain qu'avoir le pied marin n'est pas donné à tout le monde ! ». Elle-même n'était pas toujours bien rassurée quand elle montait sur un navire, fut-ce avec son frère. Toujours cette crainte du naufrage. Mais elle n'en parlait évidemment pas à ses frères, qui lui auraient sans doute dit qu'elle n'avait rien à craindre …

    Dezial Follard avait accepté son invitation à visiter la Seigneurie et Annabelle en était ravie. Même si elle n'était pas le Seigneur de cette place, elle n'en était pas moins tout à fait capable de faire visiter les lieux à leur visiteur et cela avec un indicible plaisir. Souriante, elle proposa donc. « Nous pourrions y aller une fois que nous nous serons restaurés, si cela vous sied, messire ? ». Mentalement, Annabelle prévoyait déjà les lieux qu'elle pourrait avoir plaisir à montrer à ce doux et agréable chevalier, qu'elle trouvait d'ailleurs fort à son goût … Si seulement son futur époux pouvait lui ressembler ...

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Message Jeu 11 Oct 2012 - 18:33

Étrange. Étrange comme le sourire de la jeune Solverre semblait si agréable. Semblait si franc. Et surtout, lui rappelait tellement celui d'Eriqa, sa défunte épouse. A chacun de ceux-ci, son cœur se resserrait, petit à petit, de plus en plus. Souriant à son tour légèrement, le regard sombre, l'esprit vagabondant dans ses souvenirs, entendant les rires, revoyant son visage, son regard empli de bonheur, se rappelant le goût de ses lèvres, se rappelant combien il était heureux en ce temps-là.

A moitié perdu dans ses pensées, resserrant machinalement le médaillon autour de son cou, sur lequel était peint le visage de son épouse. Dezial finit par revenir à lui, mais, la demoiselle était déjà en train de parler, et, il ne put obtenir qu'un bout de phrase. Le Fou se devait de trouver une parade à cette situation délicate, et, dans un élan de « génie », ses doigts s'enroulèrent autour de sa coupe, afin de venir porter la boisson à ses lèvres, lui donnant le temps de réfléchir à un début possible de phrase. Le miraculé, en un instant, fini par tomber sur quelque chose qui semblait logique. Bien que, la logique d'un Fou, n'est pas celle de tout le monde, pour une fois, celle-ci s'approcha de la vérité. Alors, une fois la fameuse coupe de nouveau posée, un sourire dans lequel l'on pouvait lire son malaise se dessina tout en douceur sur ses lèvres encore humides, pour enfin répondre à ce qu'il venait d'être dit.

« Voyons, Dame Annabelle, vous n'avez pas à me remercier. Vous m'accueillez à bras ouvert alors que je ne m'étais pas annoncé, vous nourrissez avec le sourire mes hommes et vous m'offrez à boire ainsi que de quoi grignoter. Comment ne pas faire attention à cela ? J'ignore si les invités qui n'ont pas fait attention à tout cela ont été nombreux, mais, ils étaient dans le tort, voilà tout. »


Son visage sembla se réchauffer, l'ombre pesante d'Eriqa semblait se dissiper peu à peu, pour un temps, et, son sourire sembla des plus sincère, des plus joyeux, des plus fous.

« Cependant, si je peux me permettre … Peut-être en faites-vous trop. Cela n'est que mon humble avis, mais, peut-être qu'en laissant un peu plus de temps à vos invités de profiter de ce qu'il lui est offert, vous deviendrez une parfaite hôte, et, cela vous permettra de vous reposer. Si vous venez à avoir de nombreuses personnes à vous occuper, cela n'est pas négligeable. »

Le chevalier rit légèrement avant de reprendre avec douceur.

« Enfin, ce n'est peut-être pas moi le mieux placé pour vous dire quoi que se soit là-dessus, et, je ne voudrais pas vous manquer de respect, surtout après ce que vous avez déjà fait pour nous. Mais … Le Fou n'a pas de limites. »


Un large sourire s'afficha, alors que son regard retomba sur le médaillon autour de son cou, qu'il ouvrit d'une simple pression, laissant dévoiler le visage d'une fort belle brune, au sourire envoûtant. Même si ce n'était qu'une petite peinture, l'on pouvait sentir son charme s'évader de ses couleurs. Du moins, l'héritier le pouvait. De nouveau, son regard changea du tout au tour, passant de la joie à une tristesse nostalgique, et son sourire devint lui aussi tout autant triste et nostalgique. Le regard de Dezial se releva à nouveau vers son hôte.

« Ces conseils, ce fut ma défunte femme qui me les as prodigués sur son lit de mort, pour le repos. De son vivant, ce fut toujours elle qui s'occupait d'accueillir les invités lorsque ma mère était occupée. Moi .. J'étais vraiment mauvais ». Un léger rire surgit de nouveau. « J'étais, semble-t-il, trop stressé, voulant trop bien faire, je noyais mes invités. Alors, on m'a supprimé de l'accueil. » Un rire plus grand s’échappa des lèvres du chevalier. « Mais, alors que je parlais trop, embêtant les voyageurs, et passant pour un idiot fini, ses quelques mots m'ont appris à souffler, et, il me semble être devenu meilleur. Enfin … Je l'espère. »

Un grand sourire. Une grande gorgée de vin. Une réaction. Malaise, gêne, grattement de nez, regard au plafond, doigts gesticulant dans tout les sens, l'esprit tentant de trouver quelque chose d'intelligent à dire. Après un bref moment de vide, le Follard repris la parole, extrêmement gêné.

« Je … M'excuse, je me suis emporté, et, mes vieilles habitudes reprennent le dessus, je parle trop, et de choses qui ne vous intéressent sûrement pas, tout en plombant l'ambiance. »


Dezial referma le médaillon qu'il glissa sous ses habits, afin de plus y revenir. En ce moment, il se sentait idiot. Il ne s'était senti particulièrement intelligent, mais, en ce moment précis, il se disait avoir atteint des sommets, et, il est vrai que, il n'était pas bien loin de son maximum. La belle l'avait accueillie chaleureusement, et lui, l'embêtait avec des histoires de morts. Si par le plus grand des hasard, lady Annabelle avait détournée le regard à cet instant, le miraculé se serait tapé à plusieurs reprises le front à s'insultant d'abruti fini. Et … Oui ! De temps à autres, Dezial parlait à … Dezial. N'est pas Fou qui veut.

Quelques instants plus tard, la jeune femme écoutait la réponse de son interlocuteur concernant le voyage en mer, elle s'était installée confortablement dans le fauteuil tout en gigotant à son tour les tartelettes proposées. Elle se dit heureuse que le voyage se soit bien passé, rajoutant qu'avoir le pied marin n'était malheureusement pas donné à tous. Le Follard acquiesça d'un signe de la tête, tout en mangeant à son tour une des tartelettes.

« Et non. Mais, il faut dire que, Castel-Fol est suffisamment loin de la mer pour me permettre de ne pas posséder un tel don. Et … Une chose qui n'a complètement rien à voir, mais, ces petites friandises sont succulentes, cela doit-être dit. »

Assez vite, la Solverre proposa à son invité d'aller visiter Dulceport-le-pas, une fois qu'ils auraient fini de se restaurer. Le chevalier finit de boire sa coupe, et avala un dernier de ces petits gâteaux pour enfin reprendre la parole.

« J'ai fini. Alors, je suis prêt à vous suivre lorsque vous serez repue. Mais … J'aurais une petite question à vous poser. J'ai cru comprendre, en discutant avec votre frère que, « Dulceport-le-pas » désignait non seulement le château et la cité alentour, mais aussi l'île. Aurais-je droit à découvrir une partie de vos terres aussi ? Je vous avouerai être un incorrigible curieux. Mais, je ne veux pas abuser de votre temps. »
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Annabelle Solverre
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Général Noble dame de Solverre
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♦ Arrivée à Westeros : 07/08/2012
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Message Dim 14 Oct 2012 - 15:55



    Le sourire d'Annabelle était accroché à ses lèvres comme on se raccroche à une bouée en prévision d'un naufrage imminent. Elle avait tant et tant l'impression que cette rencontre ne pouvait que se terminer de la façon la plus gênante qui soit pour elle et pour son invité -à savoir, son incompétence avérée de maîtresse de maison- qu'elle essayait encore et encore de repousser le moment inéluctable. Il était tellement plus simple de croiser le fer … Annabelle ne ressentait pas alors sur ses épaules le poids de la pression sociale. Il en allait tout autrement quand elle était celle chargée de la Maison Solverre, au niveau ménager. Annabelle enviait la liberté de son frère Renaud, dont elle trouvait l'existence intrépide et aventureuse tellement plus simple que la sienne.

    Heward lui avait demandé après la mort de leur père ce qu'elle voulait, elle, Annabelle Solverre. Non pas la fille de Aaron ou la soeur de Heward. Mais juste elle, l'être humain. A dire vrai, la jeune fille ne s'était jusqu'à alors jamais vraiment posée cette question. Il était tellement inscrit dans l'ordre des choses qu'elle allait se marier pour permettre à sa famille une riche alliance qu'elle n'avait même pas pensé qu'elle aurait eu le droit à une autre vie. Il est des choses tellement ancrées qu'on ne sait comment réfléchir autrement. Certes, Annabelle n'avait pas tout de la Lady respectable, comme le montrait son amour de l'épée et son langage plutôt libre auprès de ses frères. Elle n'hésitait pas à remettre à sa place l'un ou l'autre des siens et à dire ce qu'elle pensait de leur conduite ou de leur langage. Mais tout cela n'était pas pour autant le signe qu'Annabelle soit prête à aller contre traditions et respect de la famille. Bien au contraire, si elle prenait tant de peine à cacher son amour de l'épée, c'était bien car elle ne se sentait pas capable de faire respecter cet étrange goût … Ceci dit, maintenant que son père était décédé, la jeune fille trouverait peut-être le courage de s'en ouvrir à son frère. Heward n'était pas un homme dominateur et désagréable, elle en avait la preuve sous le nez à chacune de leurs rencontres, à chacun des repas qu'ils partageaient.

    Les propos rassurants de ser Dezial Follard achevèrent de rassurer la jeune femme. Visiblement, il ne pensait pas qu'elle fut une affreuse maîtresse de maison et n'allait pas propager dans tout Westeros que Lady Annabelle était une femme incapable d'accueillir ses invités impromptus. « Vous êtes décidément fort aimable, messire. » . Annabelle était de plus en plus charmée par les manières de son invité et commençait à se dire qu'elle avait face à elle un homme de grande qualité.

    La remarque suivante de son hôte fit rougir légèrement la jeune femme. Il n'avait pas tort, devait-elle avouer. Annabelle ne savait pas prendre le temps et le laisser aux autres. Sa maladresse naturelle y était pour beaucoup, car elle avait énormément de mal à se faire confiance dans ce domaine, ce qui rajoutait à sa confusion. Il lui fallut quelques secondes pour se reprendre et répondre à l'homme d'une trentaine d'années. La première pensée d'Annabelle fut qu'elle était bien bête de ne pas y avoir songé seule. La seconde, fut qu'elle devait être toute rouge, tellement elle était gênée. Finalement, elle prit une grande aspiration et répondit. « Vous ne me manquez pas de respect, je vous assure. Et à la vérité, je vous remercie d'être si franc. ». Comme pour mieux accompagner ces mots, Annabelle hocha la tête. Elle ne souriait plus, arborant simplement une expression légèrement mélancolique. « Le fou, messire, avez-vous dit ? Qu'entendez-vous par là ? ».

    La jeune femme sentit son cœur se serrer en entendant Dezial Follard parler de sa défunte épouse. Ainsi, il avait été marié et sa femme était désormais décédée. Annabelle eut une expression de tristesse sincère qui se peignit sur son visage. Il semblait regretter de s'être laissé aller à la confidence et Annabelle ne manqua pas de lui dire combien elle ne lui en voulait pas. « Oh, messire, je vous en prie, ne vous excusez pas. Que vous vous confiez ainsi est pour moi un signe de confiance. Il doit être fort difficile de perdre la femme que l'on aime et je vous adresse mes plus sincères condoléances. Je suis certaine que votre épouse était une femme merveilleuse. ». En prononçant ces mots, Annabelle eut un léger pincement au cœur. Comme si elle regrettait de ne pas être la femme aimée de Dezial Follard. Mais cette idée était tellement ridicule qu'elle la chasse de son esprit tout de suite après l'avoir pensé. Annabelle le vit refermer le médaillon et eut une nouvelle fois ce léger pincement au cœur qu'elle ne sut vraiment interpréter. Cela ne lui ressemblait pas d'être jalouse, encore moins d'une morte.

    Toutefois, serait-elle aimée ainsi, un jour ? Elle commençait sincèrement à en douter et à se demander si elle n'était pas vouée à un mariage sans amour peut-être même sans respect ? Elle avait beau faire confiance à Heward, elle avait parfaitement confiance qu'un homme ne pouvait voir comme elle la personnalité d'un fiancé. Annabelle saurait au premier coup d'oeil, si cet homme qu'elle allait épouser pourrait être un bon époux. Heward, lui, tâtonnerait, sans trop savoir quels critères étaient à retenir … « Il n'y a aucun mal à exprimer ce que vous ressentez, je vous le promets. Bien au contraire. ». La sensibilité n'était pas une qualité répandue chez les hommes de Westeros. Annabelle en avait conscience et ce n'était pas ce qu'elle recherchait le plus, d'ailleurs, chez eux. Toutefois, cette constatation que Dezial, lui, en était rempli, n'était pas une mauvaise chose. Un léger sourire vint se peindre sur le visage de la jeune femme.

    En silence, la jeune femme but et mangea délicatement quelques gâteaux, attendant que son hôte soit rassasié. Il n'y avait rien à ajouter. De plus, elle essayait d'appliquer les aimables conseils qu'il lui avait donné plus tôt. C'est pourquoi, quand il reprit la parole, Annabelle esquissa un sourire satisfait : ce n'était pas elle qui avait relancé la conversation mais bien lui, désireux de visiter Dulceport. « Bien entendu, messire, je puis vous faire découvrir nos terres. Car comme l'a si bien dit mon cher frère, Dulceport est bien le nom de notre île tout autant que du château. »

    Annabelle était toute heureuse de parler de ce qu'elle aimait. Se levant, Annabelle reposa la coupe dans laquelle elle avait bu et engagea son visiteur à la suivre d'un regard. Elle rattacha la cape qu'elle avait lorsqu'elle était dehors et s'engagea en dehors du Donjon. Ils arrivèrent dans une cour déserte encadrée par l'ensemble des bâtiments. « Le village de Dulceport est à quelques trente minutes de cheval, Messire. Cela vous agréerait-il d'aller le visiter ? ». De fait, cela avait plus l'allure d'un port peuplé de quelques familles que d'un village, mais Annabelle préférait ce terme. Toutefois, il lui fallait l'accord de son invité pour l'y emmener. Après un trajet en bateau, celui-ci n'avait peut-être pas envie de remonter un cheval pour faire un petit trajet. « Je comprendrais bien que vous soyez trop fatigué après ce voyage messire et dans ce cas, nous pourrions visiter les environs du château à pied, la nature y est très belle. ». Souriante, la jeune femme attendait de voir quelle allait être la solution retenue par Dezial Follard. Elle-même avait une petite préférence pour aller jusqu'au village. Elle aimait monter à cheval et même si son assiette ne valait pas celle de Renaud, elle se débrouillait tout de même pour arriver en bon état à sa destination. Cependant, en hôtesse avisée, elle préférait laisser le choix à l'homme qui venait de traverser les flots et qui avait certainement un avis tranché sur la question. Rares étaient les hommes qui auraient refusé pour cause de fatigue, cependant, Annabelle le savait. C'était une question de fierté masculine, disait Alys Solverre. Aaron Solverre était d'ailleurs homme à ne se reposer que lorsque son corps lui-même l'y obligeait, ce qui faisait parfois dire à son épouse qu'il se tuerait à la tâche. Ce n'était pas loin de ce qui était arrivé à l'ancien Lord des Solverre.

    Annabelle n'était pas retournée au village de Dulceport depuis le décès de son père, tant elle avait été occupée au château. Cependant, il était plus que temps qu'elle s'y rende  on avait souvent besoin de l'aide de la sœur du Seigneur. La jeune fille faisait de son mieux pour venir en aide à tous leurs gens, même si elle n'avait pas forcément toujours les compétences. Dans ces cas-là, elle déléguait, autant que faire se pouvait, à des personnes plus armées pour ces situations. Mais même ainsi, la jeune fille savait qu'elle avait été utile pour la population et cela la satisfaisait.

    Les cheveux volant lentement sous la brise qui avait place à Dulceport, Annabelle attendait patiemment que Lord Follard choisisse le programme de sa visite. Tandis qu'il réfléchissait, la jeune femme observait son profil, son habit, ses cheveux et s'accordait à lui trouver un charme qu'elle n'avait pas vu au premier abord. Si seulement son fiancé pouvait ressembler à ce genre d'hommes … Annabelle rêvait éveillée que Heward lui annonce que finalement, les négociations avec les Estremont avaient échoué et que Dezial avait demandé sa main. Rêveuse, elle imaginait ce que pourrait alors être sa vie. Elle ne serait pas obligée de partir si loin et pourrait revenir régulièrement à Dulceport voir Catelyn et Heward -puisqu'elle savait désormais avec qui Hewy allait se marier- , elle pourrait continuer à aller facilement à Port-Réal … Ce serait très différent de partir dans les Terres de l'Orage. Et mieux encore, elle sentait qu'elle aurait été capable d'aimer Dezial ...

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Message Mer 17 Oct 2012 - 17:43

Une fois de plus, la jeune dame de Dulceport-le-pas trouva une qualité à son invité qu'elle se permit de lui avouer, le trouvant fort aimable, ce qui le fit légèrement rougir. Aimable, il l'était. Beaucoup le lui disaient, que cela soit son père, son frère, ou bien encore ses invités, ou tout simplement son peuple, beaucoup ont trouvé cette fabuleuse qualité au fond de lui. C'est d'ailleurs pour cela que nombreux sont ceux à dire qu'il ferait un bon seigneur, sûrs que ses gens vivront paisiblement sous son règne. Malgré toute ses personnes qui ont pu lui dire, l'héritier n'y croyait qu'à moitié, jusqu'à ce qu'une certaine personne ne lui dise à son tour. Les paroles de cette personnes furent prises comme divines, et depuis, tant bien que mal, le chevalier essaie de se rassurer qu'un jour, il sera un grand seigneur. Vous l'aurez sans doutes compris, cette personne, ce fut Eriqa qui les lui prononça, sur son lit de mort, ce furent quasiment ces dernières paroles. De fait, ser Dezial s'engagea à faire en sorte que sa bien-aimée ne se soit pas trompée.

Ses rougeurs n'étaient donc pas dues à une quelconque gêne, mais plutôt, voyait-il de plus en plus le spectre de sa défunte épouse en Annabelle. Repenser à cela lui réchauffa tout simplement les joues.

« C'est agréable à entendre, merci. Même si, je doute être plus aimable que qui que se soit. »

Un chaleureux sourire se dessina à nouveau sur ses lèvres. Je vous ai bien dit qu'il essayait de s'en persuader, cela prendra du temps. Sans doutes le comprendra-t-il seulement le jour où son père ira rejoindre les Sept. Ou peut-être un jour quelqu'un lui fera-t-il comprendre ce qu'il en est. Après tout, lady Ismaëlle lui avait bien rappelé sa pusillanimité, que sa chère et tendre lui répétait sans cesse. Peut-être un jour cela finirait-il par rentrer, qui sait ?

Quelques instants plus tard, à la remarque de Dezial, l'hôtesse rougit à son tour, restant quelques instants silencieuse, avant de prendre une grande respiration pour pouvoir enfin parler -ce qui fit légèrement sourire l'invité- elle le rassura en lui disant qu'il n'avait jamais manqué de respect, et le remercia même pour avouer tout cela. Puis, dans une mine empli d'incompréhension, la belle demoiselle se lança donc dans la fameuse question à propos du « Fou » qu'était-ce ? Pour le chevalier, cela était évident, mais, il était tout aussi vrai que sa Maison était des plus petites, ne pas connaître le blason de celle-ci était des plus naturels. Le chevalier se frotta les mains l'une contre l'autre, faisant tomber les miettes présentes pour s'appuyer sur le fauteuil et ainsi se redresser. Son regard se posa quelques instants sur le plafond, l'air pensif, avant que son attention ne soit de nouveau captée par son hôte.

« Gironné de douze, rouge et blanc, un canton d'or chargé d'un chapeau de fou à deux pointes rouge et blanc avec des clochettes d'argent. Le blason de notre famille. Celui-ci, ainsi que notre nom, tout comme le nom de notre demeure, tout se rapporte aux Fous, tout comme notre devise : « Nul n'est si sage. ». J'ai moi-même nommé mes deux lames en rapport à ce champs lexical, Irrévérence et Facétie. Ainsi, quand je parle du Fou, je parle de moi. Et … Je suis désolé de vous avoir mis si mal à l'aise, mais, la rougeur sur vos joues vous va si bien, que peut-être serais-je de nouveau tenté de revoir cela ? »

Un étrange air sérieux orna le visage du chevalier quelques instants, avant de se mettre tout doucement à rire. Peut-être qu'avec cette simple plaisanterie, les dites rougeurs apparaîtront de nouveau ? En tout cas, Dezial avait omis ce détail important, il était bien vu dans la famille que, le seigneur ait un sens de l'humour développé. Il se transmettait de génération en génération un remède à bien des souffrances : le rire et le bonne humeur, et qu'un seigneur aimant plaisanter rendrait bien des gens heureux. Lui, bien qu'il ne soit pas encore seigneur, se plaisait de temps à autres à aller à la rencontre de ses gens, parler avec eux, essayant de placer de temps en temps une petite blague dans le but de faire rigoler et de les détendre. Il était parfaitement conscience que pour beaucoup la vie était dure. Pour l'instant il ne pouvait faire grand chose, mais, une chose est sûre, une fois lord, tout ce qui est en son pouvoir serait mis à disposition pour améliorer le quotidien de son peuple.

La demoiselle semblait des plus gentilles et des plus agréables. L'on pouvait ressentir que l'attention qu'elle portait n'était pas seulement due à son statut d'hôtesse, mais bel et bien une conduite dictée par son cœur. En effet, lorsque le chevalier se laissa emporter par les souvenirs de sa défunte épouse, finissant par s'excuser, lady Annabelle intervint avec un air attristé, ce qui fit resserrer le cœur du Follard, se maudissant intérieurement de tout cela. La jeune femme tenta de le rassurer tant bien que mal en lui expliquant que ce n'était rien, que tout cela était signe de confiance envers elle. Elle suggéra alors à quel point cela avait dû être dur, finissant par lui adresser ses condoléances, qui semblaient des plus sincères, finissant sur le fait qu'elle devait être une épouse merveilleuse. Dezial tenta tant bien que mal de sourire à cela.

« Je … Vous remercie. Vraiment. Mais, je ne peux que m'excuser à nouveau, vous n'aviez pas besoin de partager ma peine, d'autant plus que, j'ai vu que cela vous a réellement touché. Vous avez un cœur bon et noble. C'est une bien belle qualité qui malheureusement a tendance à se perdre. Votre futur époux sera un homme chanceux. »


Son sourire revint peu à peu à la normale, inconscient de ce qu'il venait de dire. Inconscient que, peu à peu, dans le cœur de son interlocutrice quelque chose naissait, quelque chose de magnifique, mais qui pourtant pouvait être la cause de tristesses inimaginables. Ainsi, l'esprit serein, il reprit.
« Aussi, je prierai pour que jamais la personne qui aura pris votre cœur ne disparaisse. La douleur est … Insoutenable. Enfin, pour répondre à votre question, elle était merveilleuse. Je doute fort de pouvoir retrouver pareille perle dans tout Westeros. Sans vouloir vous manquer de respect. Peut-être l'amour m'aveuglait, mais, elle me complétait parfaitement. »

Un grand sourire joyeux s'afficha sur ses lèvres. Les souvenirs de sa belle refirent surface, et, toute ses belles choses traversées le remplirent de bonheur et un instant. Etrange comme les souvenirs de sa bien-aimée pouvait soit causer une euphorie complète, ou encore une tristesse soudaine. Le chevalier avait encore bien du mal avec ça. Il espérait seulement trouver rapidement une nouvelle épouse, que sa présence réussisse à refermer ses plaies, ce qui lui permettrait de continuer à vivre sereinement. Cela dit, il espérait ne jamais oublier Eriqa, même si, au fond de lui, il savait très bien que cela n'arriverait jamais.

Peu de temps après que l'invité ait refermé le médaillon contenant le petit portrait de la défunte, lady Annabelle le rassura de nouveau, disant qu'il n'y avait pas de mal à dire ce que l'on ressent, bien au contraire, avec un léger sourire, ce qui fit tout autant sourire le jeune homme, mais ne préféra rien ajouter à cela.

Une fois que tout deux eurent fini de se restaurer et de boire, la jeune femme se dit prête à lui faire découvrir les terres des Solverre, car, comme lui avait dit son grand-frère, Dulceport-le-pas était le nom de bien des choses. La demoiselle semblait si heureuse quand elle parlait de tout cela que s'en était touchant. Dezial se surpris même à sourire bêtement devant ce spectacle. Puis tout deux se levèrent pour retourner dans la cour. Sur le chemin, le chevalier croisa du regard Garth qui se restaurait copieusement. De quelques rapides signes, il lui fit comprendre qu'il revenait, mais qu'il ne devait pas l'attendre.

Arrivés à l’extérieur, la jeune femme repris la parole, expliquant que le village portant le même nom que l'île et le château se situait à une trentaine de minutes à cheval, lui demandant si cela lui plairait d'aller le visiter, avant de se rendre compte que peut-être le voyage en bateau l'avait fatigué, lui proposant l'alternative de voguer aux alentours du château. Le chevalier eut un léger rire.

« Moi fatigué ? Jamais. Surtout quand il est question de chevaucher. Je tiens à vous prévenir madame, je suis un excellent cavalier, j'espère que vous tiendrez le rythme. »


Le chevalier rit de plus belle.

« Et puis, comment refuser une promenade aux côtés d'une si belle femme ? Je vous le demande! »


Dezial se retourna en continuant de rire, afin de se diriger vers le palefrenier qui préparait deux chevaux. Le Follard en récupéra l'un d'eux, détacha la ceinture qui tenait ses deux lames pour les accrocher à la scelle, et enfin monter la bête d'un seul bond. Doucement, il s'avança vers l'hôte.

« Ceci dit, la proposition de visiter les alentours me plaît tout autant. Ainsi, si à l'occasion vous avez encore du temps à consacrer à un Fou, je me ferais un plaisir de découvrir tout cela à vos côtés. »

Un sourire assuré s'afficha. L'ambidextre avait beau être pessimiste sur nombre de ses qualités, il se savait bon cavalier, et chevaucher avait toujours été un grand plaisir pour lui. Du temps où Eriqa était encore vivante, tout deux sortaient régulièrement se promener sur les terres des Follard, ayant tout deux un grand amour pour ce genre de pratique. Jamais cet amour ne lui a fait défaut jusqu'ici, et ce n'est pas avec une si charmante compagnie que ça allait changer.
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Annabelle Solverre
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Message Jeu 18 Oct 2012 - 18:48



    Annabelle allait de surprise en surprise, en entendant Dezial Follard s'exprimer. Il refusait les compliments sincères qu'elle lui faisait, ce qu'Anna pouvait aisément comprendre. En effet, la jeune fille savait qu'il n'était pas dans les habitudes de beaucoup d'êtres humains d'accepter simplement les compliments, comme il venait. Le sourire, cependant, chaleureux de son invité fit esquisser une moue joyeuse à la jeune sœur d'Heward. Cette conversation était fort agréable, et même si Annabelle avait été gênée des remarques du ser Follard, elle comprenait pourquoi il les avait formulé et tâchait désormais d'appliquer les doux conseils qu'il avait formulé. « Allons, messire, ne soyez pas si modeste. Je vous assure que vous êtes fort aimable à mon égard. Et je vous en remercie ! ».

    Ô combien, en effet, elle le remerciait de sa gentillesse, de son attention. A peu de choses près, Annabelle se serait sentie parfaitement en confiance. Cela lui donnait du courage et une idée bien plus positive des hommes du Continent. Et l'explication patiente qu'il lui fit de son blason plut encore plus à la jeune femme, si cela était encore possible. Annabelle ne s'attendait absolument pas à ce qu'il prenne le temps de donner une explication aussi complète. Lui parler de ses lames aiguisa la curiosité d 'Annabelle. Elle aimait les belles lames et ne put s'empêcher de lui poser la fameuse question. « Me montreriez-vous vos épées ? ». La question pouvait passer pour incongrue, mais la jeune fille ne pouvait lui expliquer pourquoi elle la posait. Elle espérait qu'il penserait juste qu'elle était curieuse de voir ces épées si bien-nommées. Le secret était jalousement gardé par Annabelle, son oncle Lothar, et quelques uns des personnes qui avaient pu la voir à l’œuvre. Oh, elle n'était pas la meilleure épéiste de Westeros, il était clair. Mais elle se débrouillait bien et surtout, elle aimait ça. Devant les dires de Dezial, la jeune femme n'avait donc pas résisté à l'envie de voir ces belles lames dont il parlait si bien.

    La suite des paroles de Dezial, au contraire, amenèrent la pauvre Annabelle à ne plus savoir où se mettre. Elle avait rougi, il s'en était rendu compte et d'autant plus, il avait apprécié. C'était une sorte de conversation que la jeune fille ne connaissait que trop peu, ayant vécu une existence très protégée à Dulceport, ce genre de compliments faits par des quasi inconnus lui était … peu familier. « Oh, messire, vous vous moquez ! ». Le rire d'Annabelle résonna dans l'air ambiant. Amusée, oui, elle devait l'avouer, par cette idée incongrue qui consistait à la faire rougir pour le plaisir. Dezial, lui-même, avait ri alors elle ne se sentait pas gênée que son rire résonne à son tour, bien au contraire.

    Annabelle était de plus en plus à l'aise, en compagnie du trentenaire et prenait plaisir à sa conversation comme à sa compagnie, au point qu'elle espérait que son frère ne rentrerait pas à ce moment-là, lui laissant apprécier encore quelques temps les douces remarques de Dezial. Concernant la défunte épouse de Dezial Follard, Annabelle était attristée de voir combien le jeune homme avait aimé son épouse. Cela la laissait rêveuse, tant elle imaginait peu ce genre de sentiments dans la bouche de son futur époux qui ne connaissait alors si peu d'elle … Sa dot, oui, à la rigueur. Sa famille. Mais d'elle, d'Annabelle, il ne saurait rien. Ce n'était pas Heward qui lui parlerait de la personnalité de sa sœur, qu'il devait sans doute ne pas voir comme un avantage pour la marier.

    Certes, l'ambiance n'était plus à la gaudriole, lorsqu'on évoquait la mort d'une femme et Annabelle redevint très rapidement sérieuse. Le chevalier semblait touché de la manière dont Annabelle se préoccupait de sa défunte épouse. Toutefois, Annabelle ne s'attendait pas à ce que Dezial évoque le sujet d'un mari … Son mari aurait-il de la chance ? La jeune fille en doutait, certains soirs, lorsqu'elle se retournait en vain, dans son lit, cherchant à savoir qui elle serait vraiment, en tant qu'épouse. Le rouge lui monta aux joues et d'un geste instinctif, elle y porta ses mains, afin de tenter de cacher cette rougeur coupable. Un geste enfantin, dont elle s'obligea à se défaire, une seconde plus tard. Tant de compliments … « Je ne sais si vous avez raison, messire … pour ma part, je crains fort de décevoir mon futur époux par tous mes défauts ! ». C'était dit avec sincérité et sans doute un brin de maladresse, aussi. C'était tout Annabelle, cela.

    Mais entendre Dezial décrire sa bien-aimée comme parfaite fit se pincer de manière désagréable le cœur d'Annabelle. Oh, elle ne doutait pas une seule seconde que pour mériter l'amour d'un homme comme Dezial, la jeune femme devait être absolument magnifique, merveilleuse, parfaite. Toutefois, la jeune Solverre ressentit un bref sentiment de jalousie qu'elle ne s'expliqua pas. Lassée de tous ces sentiments contradictoires qu'elle sentait en elle depuis le début de cette rencontre, elle la chassa d'un revers d'esprit. « Il est beau d'avoir connu un si bel amour, messire … ».

    Et elle le pensait. Annabelle ne s'était pas vraiment posée la question d'un mariage d'amour, tellement elle se sentait préparée à une alliance familiale depuis des années. Cependant, maintenant que la question se posait … Annabelle était démunie. Que penser ? Que faire ? La jeune femme aurait fort heureusement de nombreuses soirées solitaires pour y réfléchir, au creux d'un lit frais et vide. Néanmoins, mieux valait pour elle qu'elle ne s'attarde pas à ce genre de choses.

    Partir au village était une bien meilleure idée. Annabelle commençait à se sentir confinée dans cette pièce, comme si la présence de Dezial la rendait … perdue. Elle avait presque l'impression de ne plus savoir respirer normalement. Le grand air lui ferait donc du bien. Le plus vite serait le mieux. Et évidemment, comme elle s'y attendait, son compagnon accepta avec grand plaisir une balade en cheval. Un homme qui aurait refusé cette opportunité serait passé pour un faible auprès des autres. Et qu'était-ce que quelques minutes de cheval pour un Chevalier comme Dezial Follard ? Rien sans doute. Le rire d'Annabelle s'éleva dans l'air une nouvelle fois quand il la mit en garde. Elle devrait tenir le rythme ? Qu'à cela ne tienne, Annabelle s'y sentait tout à fait prête. « Si vous m'accordez un handicap du fait que je devrais monter en amazone, messire, je suis toute prête à relever le défi et à tenir le rythme ».

    Tout comme elle aimait manier l'épée, Annabelle savait se tenir sur un cheval. Là, encore, on ne pouvait pas dire qu'elle fut la meilleure, mais elle se débrouillait suffisamment pour tenir sur ces animaux sans être désarçonnée et savait même mener un beau rythme. Le compliment sur sa beauté la fit rougir, mais elle se détourna pour s'emparer de sa monture afin que Dezial ne puisse s'en rendre compte. Elle commençait à se dire qu'il ne fallait pas rougir ainsi, sans cesse. Cela semblerait presque indécent, n'est-ce-pas ? Silencieusement, la jeune fille demanda à la Jouvencelle de l'aider à démêler l'écheveau de ses ressentis et de ses sentiments, qu'elle ne parvenait décidément pas à comprendre malgré tous ses efforts.

    Maintenant qu'ils étaient tous deux à cheval, Annabelle prit les devants, indiquant le chemin à suivre à son compagnon du jour. « Accompagnez-moi, messire ! ». La jeune femme prit le parti de ne pas faire aller sa monture à une vitesse trop élevée, préférant profiter de la promenade et de la conversation de Ser Dezial Follard. Elle n'en aurait certainement pas l'occasion aussi souvent qu'elle l'aurait souhaité, alors autant en profiter. « Nous pourrons faire d'une pierre deux coups, ainsi, messire. Profitons de la promenade après quoi nous visiterons le village de Dulceport ! Nous avons également un Septistère absolument fantastique, messire ! Mais il se situe de l'autre côté du château. Peut-être aurons-nous une autre occasion de nous y rendre !».

    Tout en parlant, Annabelle suivait le chemin qui allait les conduire jusqu'au village côtier de Dulceport, qui accueillait quelques centaines de personnes et qui servaient aussi énormément d'accueil pour les navires. Annabelle connaissait la très grande majorité de la population qui y résidait et prenait toujours un grand plaisir à aller voir les nouveaux-nés, grandir les enfants, vieillir les vieillards. C'était comme une grande famille pour la sœur du Lord.

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Message Dim 21 Oct 2012 - 17:32

Apparemment, l'hôtesse semblait très enclin à ce que son invité accepte les compliments sur sa gentillesse, ce qui lui décocha un sourire amusé. Sans doutes ne démordrait-elle pas de son avis, cela avait un petit quelque chose de touchant, peut-être voulait-elle seulement rendre ne serait-ce qu'un peu de ses compliments au chevalier, ou peut-être encore que, comme lady Eriqa ou encore, lady Ismaëlle, voulait-elle lui faire comprendre que ses qualités étaient bien plus hautes que l'idée qu'il se faisait. Ne prenant pas la peine de réfléchir au pourquoi du comment, Dezial inclina la tête sur les remerciements de la jeune femme.

« Vous n'avez nullement besoin de me remercier pour si peu madame. Vous m'offrez tant de choses, que je ne pourrais nullement me montrer désagréable, et puis, cette amabilité que vous vous acharnez à me faire reconnaître, il me semble l'avoir auprès de tout le monde. Après … Peut-être que vos beaux yeux, font que je le suis plus avec vous, mais, ça ... »


Le Follard se mit à rire doucement. Cela était amusant de titiller la jeune sœur du seigneur de ses terres. En plus de cela, elle semblait bien le prendre, et puis, il ne faisait rien d'autre que respecter sa parole. Malgré le côté amusant de la chose, il était vrai que lady Annabelle possédait de très beaux yeux, qui ne pouvaient pas laisser indifférent bien du monde, du moins, c'est ce que pensais notre cher ami, assis face à elle.

Bizarrement, alors que l'héritier de Castel-Fol donna des explications sur sa famille, ainsi que le champs lexical qui s'était immiscé un peu partout sur les possessions des Follard, la jeune femme sembla ne s'intéresser qu'au passage sur les armes jumelles du combattant, demandant même si la permission de les voir lui serait accordée. Dezial resta comme stupéfait devant cette question sans savoir quoi répondre. Sûrement que son esprit était parti vagabonder quelques instants, laissant de nouveau une coquille vide face à la dame de Dulceport-le-pas. Mais, lorsque ce dernier retrouva son réceptacle, le chevalier se dit que, cela n'était sans doutes dû qu'au fait que deux de ses frères étaient chevaliers. Ainsi, avec un large sourire, l'ambidextre se releva, dégaina avec grâce ces deux épées, pour venir s'accroupir devant l'hôte, pour présenter celles-ci.
« Celle dont le pommeau est blanc se nomme Facétie, tandis que l'autre, la rouge, se nommé Irrévérence. Faites cependant attention, durant la traversée j'ai eu bien du temps pour les aiguiser, je ne voudrais pas que vous vous abîmiez un doigt par ma faute. Et puis, je ne voudrais pas avoir à nettoyer de nouveau. »


Son regard se leva délicatement vers la demoiselle, d'un air sérieux, avant de rigoler grandement. Bien entendu, le doigt était une priorité.

« Mais … Je me dois de vous poser une question, en grand curieux que je suis. Qu'est-ce qui vous fait vous intéresser à ses lames ? »


Quelques instants plus tard, le commentaire sur la rougeur de la belle, la fit rougir de plus belle. Étrange formulation, n'est-il pas ? Malgré tout, essayez de suivre, cela n'a rien de compliqué. C'est donc en rougissant, que celle-ci l'accusa de se moquer d'elle, avant de le rejoindre dans son rire.

« Voyons madame, nulle moquerie ici, une simple vérité, votre rougeur ne semble que vous rendre encore plus belle. Pourquoi ne pas profiter de cette découverte ? En plus de cela, il se pourrait que, je me suis trouvé un nouveau domaine de prédilection au vu du nombre de fois que je vous ai fait rougir depuis mon arrivée. »


Un nouveau rire, doux, et chaleureux. Sa compagnie était des plus agréables, en plus de quoi, celle-ci semblait rentrer dans le petit jeu qu'il avait instauré sans vraiment le vouloir. Là où certaines auraient prit cela comme un affront, celle-ci s'amusait de cela. A cet instant, le chevalier sentit que son séjour sur cette île allait être des plus agréables, et en fort charmante compagnie, qui semblait pleine de nombreuses qualités, qui, malheureusement ne semblaient pas reconnaître tout cela. Car, à peine ser Dezial eut-il parlé de la chance que pourrait avoir son futur époux, celle-ci, après avoir grandement rougit, et tenté de dissimuler cela de ses mains, elle avoua craindre décevoir son futur, à cause de tous ses défauts. Le chevalier se gratta le menton, l'air pensif, restant comme cela quelques instants.

« Vos défauts ? En avez-vous ne serait-ce qu'un seul ? »


Le frisé s'arrêta un instant pour rire, espérant ainsi détendre l'atmosphère, avant de reprendre, tout souriant.

« Voyons madame, tout le monde a des défauts, ce qui importe c'est à quel point vos qualités sont grandes. Je ne vous connais que très peu, mais vous semblez doté d'une grande gentillesse, vous semblez aussi capable de vous concentrer pleinement dans ce que vous faites, au point même de vous oublier vous-même, vous semblez douée aussi d'un sens de l'humour, et êtes d'une agréable compagnie. Je suis sûr madame, que vous ferez une bonne compagne, nul besoin de vous tourmenter à ce sujet. »


Très peu de temps après ces mots, lady Annabelle vanta à quel point cela devait être beau d'avoir vécu pareil amour. Chose à laquelle le combattant répondit sans le moindre sourire.

« Cette phrase est des plus vraies, lorsque celle qui est la clé de tout ceci est à nos côtés, depuis qu'elle est morte, ses souvenirs me hantent, et bien souvent la déprime n'est pas bien loin. Je suis resté plus d'un an à ne rien faire d'autre que de ruminer le passé, seul dans mon coin, dans mes pensées. Ainsi, je me demande vraiment, si, ce n'aurait pas été mieux de ne pas connaître cela. »


Ainsi donc, après avoir fini de se restaurer, les deux jeunes gens sortirent, afin de prévoir leur ballade, décider de l'endroit où ils iraient, et ce genre de chose. Le chevalier, en grand homme, et accessoirement pour rigoler un peu, avoua être un bon cavalier, voulant mettre en garde la jeune femme, à sa façon, qu'elle devrait sans doute tenir un rythme soutenu, ce qui fit la rire. Alors, à travers ses rires, elle demanda un handicap, dû au fait qu'elle devait monter en amazone. Et que si c'était le cas, elle accepterait le défi.

« Mais voyons madame, tout ce que vous voulez. »

Alors, en acceptant volontiers la dite ballade, malgré une certaine ballade, le chevalier se permit à nouveau un compliment sur la beauté de son hôte, qui se retourna pour monter à cheval, lui en fit de même, mais, sans avoir à voir le visage de la belle, il était sûr de ce qu'il s'était passé.

« Une fois de plus, n'est-ce pas ? »


La ballade commença tout doucement, la demoiselle ne semblait pas prête à aller très vite pour celle-ci, le chevalier se cala sur son rythme. Le paysage y était merveilleux, en tous points l'on pouvait apercevoir la mer, c'était un spectacle grandiose, Dezial était conquis, et cela pouvait se lire dans ses yeux. Son territoire à lui, n'était quasiment fait que de forêt, malheureusement, la vue n'était donc pas aussi agréable que sur cette île, et surtout, elle était bien plus répétitive.

Un court moment après le début de la promenade, la jeune femme émit l'idée de tout faire lors de cette sortie, visiter les alentours, ainsi que se rendre au villagge. La jeune femme parla aussi d'un septistère magnifique de l'autre côté du château. Peut-être auraient-ils l'occasion de le voir.

« Je serais honoré de visiter tout cela à vos côtés, cela ne fera que rallonger cette ballade qui s'annonce merveilleuse, et, j'adore me balader et découvrir de nouveaux lieux. Pour ce qui est de ce fameux Septistère, j'espère pouvoir le voir de mes yeux si jamais il vous reste encore du temps à m'accorder après tout cela. »
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Annabelle Solverre
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Message Mer 24 Oct 2012 - 16:45



    Plus le temps passait et plus Annabelle Solverre se sentait inextricablement attirée par cet invité de Dulceport. Il représentait l'homme idéal, celui qu'elle aurait voulu trouver en Gunthor Estremont, d'ici quelques mois, lorsqu'elle deviendrait sa femme puisque selon toute vraisemblance, c'était ce qui allait se passer. Il semblait si doux, si attentionné, avait été si amoureux de sa femme qu'il ne pouvait être un mauvais homme, Annabelle le sentait. Et les compliments et conseils qu'il lui prodiguait ne faisait qu'accroître cette impression. Ses yeux ? Annabelle se sentait perdue : elle avait toujours cru que ses yeux noisettes ne pouvaient être que commun et qu'en aucun cas ils ne feraient l'objet de compliments. Gênée, elle baissa cette fameuse paire d'yeux et n'osa répondre immédiatement, tant elle sentait que le rouge allait encore lui monter aux joues si jamais elle osait croiser le regard de Dezial Follard. Les hommes capables de la faire rougir ainsi devraient être interdits pour le bien de la conscience et de l'âme d'Annabelle qui commençait sincèrement à se poser des questions. Pour une fois, la jeune fille s'autorisa à éluder l'épineuse question de savoir si il était plus aimable avec elle du fait de la beauté de son regard. Il y avait des moments dans la vie où on pouvait s'autoriser à ne pas répondre, même si c'était impoli : il en allait de l'intégrité du petite cœur de la Solverre, déjà bien secoué par les derniers événements, il fallait bien l'avouer.

    Il y eut un moment de silence, ensuite, causé, évidemment, par l'étrange demande de la demoiselle. Annabelle, en effet, poussée par sa passion, n'avait pas manqué de demander à voir les deux épées du jeune homme, sans se douter une seule seconde qu'il pourrait trouver cela étrange. Pour elle, c'était naturel, mais pour son entourage et les mœurs de l'époque, beaucoup moins. La jeune femme observa les épées, n'osant y toucher cependant. « En tout cas, messire, je dois avouer que leurs petits noms sont délicieusement choisis et que vous êtes forts chanceux d'être leur propriétaire ! ». La petite plaisanterie du seigneur Follard la fit sourire. « Je promets de ne pas tâcher de mon sang vos petite merveilles : je ne regarde qu'avec les yeux ! ». Et même, elle dévorait des yeux. Bien entendu, elle ne pouvait lui demander la grâce de les essayer : ce serait trop mal vu. Être une femme dans ces conditions était très frustrant et Annabelle eut du mal à ne pas insister.

    Décontenancée, devant la question du Chevalier, Annabelle rougit de plus belle. Comment répondre sans mensonges ? La jeune femme sentait bien qu'elle s'était quelque peu trahie. Elle essaya une pirouette afin de ne pas montrer réellement ce qu'il en était.
    « Oh, vous savez, avec deux frères chevalier, j'ai appris à m'intéresser à tout ! ». Ce n'était ni tout à fait faux … Ni tout à fait vrai, mais Annabelle espérait que cela suffirait. Elle détourna rapidement le regard, préférant passer à autre chose et ne voulant pas trop s'attarder sur ce qui venait de se passer.

    Ce petit intermède ne donnait que plus de force aux propos du jeune homme sur sa rougeur : depuis l'arrivée de Dezial, Annabelle avait l'impression d'être rougissante en permanence et de se sentir déplacée et maladroite dans son rôle de Lady. C'était totalement et tout à fait dérangeant, elle n'avait plus l'impression de maîtriser quoi que ce soit et devait même avouer qu'elle se sentait tour à tour enchantée et gênée de sa présence à Dulceport-le-Pas, sentiments plutôt ambivalents et qu'elle n'expliquait pas. « Laissons donc là le sujet de mes rougissements, messire, je vous prie ... ». Le ton était doux et chaud, mais Annabelle ne voulait pas s'attarder plus longtemps sur cela. Mais rien ne lui serait épargné. Dezial revint sur ses possibles épousailles et ses défauts. Annabelle ne put que sourire. « Vos paroles sont douces à mes oreilles, messire, je vous en remercie ».

    Les souvenirs de Dezial Follard sur sa défunte épouse était un crève-coeur à entendre pour la jeune femme. Tout d'abord parce qu'elle était sincèrement désolée qu'un couple si amoureux fut coupé dans ce bel élan, mais aussi car elle regrettait de ne pas être l'objet d'un tel amour de la part de ce chevalier si parfait. Dérangée, malgré elle, parce qu'elle ressentait, Annabelle eut un sourire compatissant. Comme cela paraissait difficile, pour lui, d'affronter cet après du mariage. «Vos propos sont plein d'une sagesse que je n'ai pas, messire … Mais sachez que je prierais désormais pour vous et votre défunte épouse. » Pieuse, Annabelle l'était sans conteste.

    Mal à l'aise, toutefois elle fut heureuse de pouvoir sortir du Donjon. La balade en plein air serait bien plus simple à gérer. Ils sortirent et même si Annabelle eut encore l'occasion de rougir, elle parvenait cependant à respirer correctement et se sentait cette fois saine d'esprit. Elle eut un long rire quand Dezial lui demanda de manière détournée si elle avait encore rougi. « Je vous laisse deviner, messire ! ».

    « Nous aurons le temps de faire tout cela, j'en suis certaine ! ». Annabelle était en vérité toute heureuse de pouvoir montrer ces merveilles à un chevalier qui saurait les appréhender. Souriante, elle appréciait le moment. Toutefois, il était plus que temps de relancer l'aventure. « Je vous proposer de galoper jusqu'au village, messire, j'ai envie de sentir le vent flottait dans mes cheveux ! Faisons la course ! »

    Et sur ces quelques mots, Annabelle lança sa monture en direction du village. Toute heureuse, le sourire aux lèvres, elle se pencha en avant pour glisser quelques mots à sa monture. Pas question de se ridiculiser devant Dezial Follard. On verrait bien qui gagnerait cette course mémorable dont Anna aurait le souvenir des années plus tard.

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Message Mar 6 Nov 2012 - 15:46

En venant sur cette île, l'héritier n'avait pas espérer si plaire tant. Lui qui ne pensait qu'une rencontre officielle et pompeuse avec le seigneur de ses lieux, où l'anneau serait remis, et des remerciements seraient fait. Je tiens tout de même à préciser que, Dezial ne connaissait pas ce fameux seigneur, car, si cela avait été le cas, jamais il n'aurait pensé à une telle chose. A ce que l'on dit, les rencontres avec cet homme ne sont jamais ni pompeuses ni ennuyantes. Ainsi donc, cela est de famille, voilà ce qu'aurait pu penser le miraculé, mais, la présence de Lady Annabelle lui plaisait de plus en plus, souriante, amusante, le suivant même dans le petit jeu qu'il installait petit à petit, rigolant à ces traits d'humour. Ce dernier s'amusait même à provoquer des rousseurs sur le visage de l'hôtesse, qui ne se sentait gênée que de plus en plus, chose qui amusait encore plus l'invité.

La belle semblait fort intéressé par les lames jumelles du chevalier, et, après avoir félicité le propriétaire de ses armes de leur avoir trouvé de tels nom, elle le dit chanceux de les avoir, suite à quoi, elle se mit à rire de la petite plaisanterie de Dezial, promettant de ne pas les tâcher de son sang, de ne regarder qu'avec les yeux. Et, c'est ce qu'elle fit, en effet, la demoiselle semblait émerveillée par ses épées. Cependant, la question du Follard sembla mettre mal à l'aise la dame, la faisant même rougir. Comment une telle question pouvait provoquer une telle réaction ? Le trentenaire avait beau y réfléchir, il ne voyait pas vraiment. Après tout, la vraie raison semblait impensable, le maniement des armes pour une noble dame, l'idée ne viendrait pas d'elle-même. En fin de compte, le chevalier tomba sur une raison possible qui lui allait fort bien : la jeune femme était gênée de se découvrir, voilà tout. C'est après un bref silence qu'elle avoua qu'ayant deux frères chevaliers, elle avait fini à s'intéresser à bien des choses. Une chose frappa cependant Dezial, lady Annabelle semblait vouloir fuir le regard du jeune homme, ce qui le fit sourire.

« Il est vrai que deux frères avec un tel statut peut vous faire approcher les armes, mais je dois vous avouer n'avoir rencontré que peu de dames s'intéressant aux armes. D'ailleurs, la dernière qui s'y intéressa était l'une de vos voisines, lady Aelanna Velaryon si je ne m'abuse. Étrange coïncidence n'est-ce pas ? »

Alors, avec son habituel sourire, l'héritier de Castel-Fol retira ses deux lames, et, en un mouvement agile les fit basculer, la pointe vers le sol, tandis que de deux doigts, il les retenait par la garde, pour à nouveau les tendre vers la demoiselle.

« Peut-être voudriez-vous les avoir en main ? Après tant d'éloges sur celles-ci, et après tant d'étoiles dans vos yeux, cela serait idiot de n'en rester que là ? Et puis … De ce côté, nul risque de les tâcher de votre sang, rassurez-vous. Cependant … Je vous demanderez de ne pas faire de gestes trop brusque, l'idée de perdre un œil ne me plaît pas encore assez pour m'y tenter. »


En temps normal, cela ne se faisait pas, mais, il faut dire que, ce chevalier était des plus particuliers, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, et de fait, ne faisait pas tout le temps ce qu'il fallait, même si dans l'ensemble il restait un chevalier respectant ses vœux, et un noble apprécié de son peuple. Dans ce cas présent, personne n'était là pour regarder, donc, personne ne les jugerait sur ça, donc, nul risque, mis à part peut-être si la demoiselle se prenait soudainement l'envie de s'essayer à l’ambidextrie, ce qui aurait sans nul doute pour cause de casser quelques objets, pourquoi pas trancher les fauteuils, et peut-être même causer quelques frayeurs au miraculé. Mais, elle ne le ferait pas. N'est-ce pas ? Mais oui. Enfin … Il faut espérer, c'est ce que Dezial faisait, d'ailleurs.

Le petit jeu qui s'installait peu à peu entre les deux jeunes gens, ne faisait que rougir de plus belle lady Annabelle. Chose qui était pourtant le but de ce jeu, tentant tant bien que mal de passer outre, priant le chevalier de laisser de côté le fait qu'elle rougisse, tout cela avec une très grande douceur. Alors, l'héritier de Castel-Fol essayerait de ne plus parler de cela. Quelques instants plus tard, elle le remercia de ses dire surs ses potentiels défauts. Lui, ne fit rien de plus qu'incliner légèrement la tête à ces mots. Cela ne méritait aucun remerciements, c'était une dame agréable qui semblait ne pas se forcer pour l'être, elle semblait doté d'humour, et était joueuse, quel défauts pouvait-elle bien avoir ? Le jeune homme préféra cependant ne rien rajouter, cela ne serait qu'un débat stérile.

La discussion sur lady Eriqa arriva à son terme, et, l'hôtesse semblait toujours aussi mal de parler de cela, tout comme le veuf, la Solverre ne put s'empêcher de tendre un doux sourire compatissant à son interlocuteur, disant qu'il parlait comme un sage, chose qu'elle ne deviendrait jamais, puis, elle finit en disant que désormais elle prierait pour eux. Le bouclé eut un un rire très léger, et très bref à cause de cette petite phrase.

« Vous êtes bien aimable, je vous remercie pour cela, sincèrement. Mais s'il vous plaît, ne doutez pas de vos capacités, vous semblez encore jeune, la sagesse s’acquiert avec le temps et le vécu, je gage que vous deviendrez une femme sage, n'ayez crainte de cela.  Et puis, il ne me semble pas être particulièrement sage, après tout, cela va à l'encontre de notre devise.»


A nouveau, un léger rire. Dezial, sage ? Sûrement que beaucoup riraient à l'entente de se ses deux mots côte à côte. Il lui arrivait cependant, de temps à autres, de dire un petit quelque chose de sensé, autre qu'une petite plaisanterie, et, il venait de le démontrer. Malgré tout, la sagesse ne semblait pas particulièrement présente en lui.

Tout deux finirent par sortir, et, après une tentative pour faire rougir la demoiselle, qui, à ses dire se solda par une réussite, tout deux prirent un cheval pour partir se promener, puis après une brève discussion, il fut décidé de partir en direction du village côtier, avant de visiter tout le reste. Selon la guide, ils auraient le temps de tout faire. Après tout, le futur seigneur de Castel-Fol restait là pour 4 jours, le temps ne lui manquait pas vraiment pour la visite. Suite à quoi, lady Annabelle proposa de galoper jusqu'au dit-village, et d'en faire une course, avec un sourire radieux. Elle semblait si heureuse de tout cela, que s'en était émouvant. Sur ces mots, elle partit à pleine vitesse. Comme promis, le chevalier lui laissa un petit handicap de quelques secondes avant de partir lui aussi à pleine vitesse, chevauchant comme on lui avait appris, si bien qu'il finit par la rattraper, tout aussi souriant qu'elle. Puis, après l'avoir dépassée, il ralentit quelques peu, afin de lui lancer une petite pique, amicale.

« Vous traînez madame, dois-je vous préparer une collation en arrivant sur place ? »

Il se prit d'un grand rire, espérant néanmoins que, comme à son habitude, la demoiselle ne prenne pas la mouche sur cette petite plaisanterie. Malgré ses mots, le chevalier restai relativement proche de la jeune femme. Cela avait beau être une île, on ne savait pas ce qu'il pouvait arriver.
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Message Mar 6 Nov 2012 - 18:48

Le destin se rit parfois du hasard, et le hasard se rit plus souvent encore du destin. En ce clair jour à Dulceport-le-Pas, il était difficile de dire qui avait, ou allait, gagner la partie. La douce et pieuse Lady Annabelle Solverre était en proie à un questionnement intérieur bien embarrassant, mais ses doutes demeuraient dominés par une sensation de joie. La compagnie inattendue de cet étranger, Ser Dezial Follard, avait bousculé ses sages habitudes de demoiselle bien née et attachée à ses devoirs, mais plus encore elle la confrontait à ces peurs enfouies dans un coin de son esprit, bridées par le sens de l'honneur et la piété : son futur époux lui plairait-il comme cet homme lui plaisait ? Trouverait-elle le bonheur auprès de son seigneur et maître, ou devrait-elle faire contre mauvaise fortune bon coeur, avec cette abnégation et cette bonne volonté que tous appréciaient en elle ? Le hasard qui les avait réunis seul à seule mettait à l'épreuve son cœur et la fermeté de ses engagements, et l'incitait à porter un regard différent sur son destin, jusque-là si clair et évident...

Ser Dezial profitait de l'instant, entraînant son hôtesse dans un petit jeu bien propre à son tempérament facétieux et irrévérencieux, sans prendre toute la mesure du trouble qu'il suscitait chez la jeune lady. Accaparés par leur échange et leurs joyeux plans de promenade, ils ne remarquèrent pas que le vent s'était levé, ce vent venu de la mer que tous les insulaires apprennent à vénérer et redouter car il apporte catastrophes et merveilles. Un vent qui peut aussi bien gonfler les voiles d'un navire porteur de marchandises ou d'heureuses nouvelles, que faire sombrer le vaisseau d'un frère. Sur le chemin du village côtier, un couple de vieillards regagnait sa demeure en toute hâte. La vieille, si voûtée qu'elle en paraissait bossue, appuyée sur sa canne avec toute la vigueur que lui laissait le poids des ans, marmonna une prière familière.

« Bonne Mère, douce Mère, garde-nous du vent mauvais. Bonne Mère, douce Mère, garde-nous du vent qui vient. »

Son époux opina du menton et leva les yeux sur le ciel clair. Ses vieux os gémissaient. Il reprit la prière dans le mâchonnement inarticulé, incompréhensible, d'une mâchoire édentée. Là-bas, deux cavaliers faisaient la course à vive allure, insouciants, sans les voir. Ils les regardèrent passer avec curiosité.

« C'était... la lady Annabelle ? » La vieille femme fronça les sourcils. « Seule avec un étranger ? Que vont dire les gens ? Si même une dame aussi pieuse respecte p'us les convenances... tout s'perd mon bon Gerald...» Le vieux grommela quelque chose comme un « Bah !» qu'elle interpréta, pour ne pas changer, comme une approbation sans réserve. Gerald, en vérité, se moquait bien de ce qu'Annabelle Solverre pouvait faire de ses journées, et avait plutôt une certaine affection pour la jolie lady qui avait démontré son bon cœur auprès du peuple de l'île. Simplement, il avait appris à toujours laisser le choix de l'interprétation à sa femme. C'était plus facile que d'essayer d'articuler un discours intelligible sans chicots, et moins propice aux houspillages intempestifs. Son épouse haussa les épaules et répéta sa prière avant de reprendre son clopinement. Leur chaumière les attendait et ils devaient bientôt l'atteindre sans encombre, retrouvant la chaleur du foyer familial.

Hasard ou destin, les choses allaient prendre une tournure différente et moins agréable pour les jeunes gens qu'ils avaient croisé sur le chemin. Quelque part au large, le vent enfla et rabattit vers l'île des nuages bas. Le temps change vite, très vite, en bord de mer, et cela nos joyeux promeneurs l'avaient oublié dans la douce euphorie du moment. Le ciel se chargea et la pluie commença à tomber alors que les cavaliers se rapprochaient du village. En quelques instants, ce fut une averse et un vent puissant qui se déversèrent sur Dulceport-le-Pas, et même les marins les plus aguerris ne pouvaient dire combien de temps cela durerait, ni quelle ampleur cela prendrait... l'automne était là et bien là, et il n'avait jamais été très clément dans le Détroit et la Baie de la Néra... frappés de plein fouet par les éléments, les deux cavaliers avaient tout intérêt à se hâter vers le village dont ils étaient maintenant tout proches... à moins qu'ils ne décident de se réfugier à la Bibliothèque...
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Annabelle Solverre
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Message Mer 7 Nov 2012 - 13:22



    Annabelle s'en voulait de s'être découverte de cette manière devant l'invité des Solverre. Jamais elle n'aurait du montré son intérêt pour les lames. C'était mettre en danger son secret. C'était rendre sa position de Lady délicate. Jamais on n'aurait imaginé que la douce et si gentille Annabelle put réellement manier l'épée presque comme un jeune écuyer. Oh, elle n'avait pas la force de ses pendants masculins, mais cela n'empêchait pas du tout la jeune femme de prendre plaisir à répéter les mouvements qu'elle apercevait chez les hommes de Dulceport-le-Pas. Le jeune homme n'avait pas vraiment l'air de penser que les raisons que lui avait donné Annabelle soient suffisantes … La jeune femme essaya de mettre une pointe d'humour à l'affaire afin de détourner le trentenaire de ses interrogations. « Lady Velaryon, dites-vous ? C'est très certainement l'air que nous respirons sur nos îles, plein d'embrun, qui nous fait un effet pareil, messire, ne cherchez pas plus loin ! ». Et même si c'était dit sur le ton de la plaisanterie, Annabelle priait fervemment la Jouvencelle pour que le Chevalier qu'elle commençait à apprécier ne cherche pas à creuser ce sujet. De fait, Annabelle aurait plutôt du prier la ridée Aïeule de lui offrir sagesse et bon sens, car elle venait d'elle-même de se mettre dans un pétrin sans nom.

    La proposition de Dezial Follard était plus que tentante et Annabelle se mordilla la lèvre plusieurs secondes. Devait-elle accepter de tenir l'épée, au risque qu'il comprenne qu'elle savait manier cette arme … Ou devait-elle refuser et passer pour une ingrate petite personne qui ne saisissait même pas l'honneur que lui faisait le Chevalier ? Annabelle préféra le risque à l'ingratitude. « Je vous remercie de la confiance que vous m'accordez, Messire. ». Un large sourire fendit le visage de la charmante jeune femme quand elle prit en main tout d'abord Facétie. Elle apprécia la manière dont l'épée épousait la paume de sa main. Elle était plus lourde que celle que maniait habituellement Annabelle et qui lui avait été offerte par son oncle Lothar. Comme elle l'avait promis la jeune femme ne fit aucun geste brusque, se contentant de soupeser Facétie puis Irrévérence avec beaucoup de déférence. La sensation était fort agréable, même si elle aurait préféré encore s'entraîner à l'épée avec chacune d'entre elle. Évitant de céder à cette tentation, la jeune femme rendit à Dezial ces deux armes. « Voyez messire, aucun blessé, aucun mort, aucune perte quelconque à déplorer ! ».

    Si seulement elle n'avait pas été une femme, ils seraient sans doute en train de s'affronter, armes en main, pour un combat aussi amical que sympathique. Mais en lieu et place, Annabelle ferait visiter le domaine à son invité. C'était certes moins … dynamique, mais tout aussi plaisant. Du moins, Anna s'en était-elle convaincue. La balade à cheval était aussi une des activités qu'elle devait bien avouer apprécier.

    La discussion qui allait bon train entre Annabelle et son compagnon semblait les amener, l'un et l'autre, à se découvrir et à parler à cœur ouvert. Quand Annabelle confiait qu'elle prierait pour Dezial et son épouse, elle voulait surtout dire qu'elle penserait beaucoup à ce visiteur impromptu et pourtant très bienvenu, qui l'avait traité avec gentillesse et bonne humeur. Elle ne savait alors pas encore ce que serait son futur, mais elle savait que cette journée resterait alors toujours gravé dans sa mémoire, comme un moment hors du temps. Un doux moment où elle s'était sentie presque elle-même. Où elle avait ri et souri. «De fait, j'allais vous dire que vous aviez raison, mais voilà une réponse qui en deviendrait presque redondante dans ma bouche, messire. Alors, je vous le dis : vous avez tort ! ». Un rire cristallin dévala de sa bouche à cet instant.

    La course jusqu'au village arriva alors. Annabelle se fit dépasser par le Chevalier, ce qui n'avait rien d'étonnant et ne la vexa pas une seule seconde. Pire, la pique de son invité la fit rire aux éclats. Annabelle était si heureuse de ce moment de détente inattendu, qui arrivait tellement à propos après les durs moments qu'elle avait vécu ...La mort de son père, les possibles futures fiançailles qui verraient le jour d'ici quelques temps. Tout cela … Tout cela amenait Lady Solverre à essayer de s'amuser autant qu'elle pouvait et dès que l'occasion se présentait. Le rire et les sourires étaient pour elle indispensables... « Ne criez pas victoire si vite, messire ! ».

    Mais la bonne humeur d'Annabelle n'allait pas durer des heures, malheureusement. Une tempête semblait se masser au-dessus de leur tête. Le temps était très vite changeant, sur une île comme Dulceport-Le-Pas et Annabelle le savait parfaitement. Toutefois, elle devait avouer que ce jour-là, avant de partir, elle n'y avait pas prêté autant d'attention qu'elle l'aurait du … Fol esprit d'indépendance et de jeunesse … Le ciel était devenu lourd, très lourd, en quelques minutes seulement. Et la pluie commença à tomber. «Par les Sept, le temps tourne à la tempête, messire ! Il nous faut trouver rapidement un abri … Le village est tout proche ... ».

    La jeune femme fit avancer sa monture jusqu'à l'entrée du village. Mettant pied à terre, Annabelle se demanda bien où il pourrait trouver refuge. Si elle avait beau connaître tous les habitants de Dulceport ou presque, la jeune femme devait bien avouer qu'elle ne savait pas franchement chez qui allait chercher un endroit au sec. « Nous devrions nous rapprocher de l'auberge ! ». La pluie tombait en trombes d'eau, désormais, et la jeune femme commençait déjà à être complètement trempée. Il faisait froid et même si elle portait une cape, cela ne suffisait plus à la réchauffer, bien loin de là. Criant pour se faire entendre, Annabelle désigna un bâtiment à une centaine de mètres de là où ils étaient. Derrière eux se tenaient une espèce de grange où quelques familles entreposaient leurs grains. Le vent et la pluie étaient si forts que Lady Annabelle se sentait entraînée. Elle ne savait pas si elle parviendrait à atteindre l'auberge. En désespoir de cause, la jeune femme regarda son compagnon. La solution 1 nommée l'auberge semblait inatteignable. La solution 2 mettrait leur réputation en péril. Entre la sécurité, la rapidité … et le froid, la pluie, la tempête mais la réputation sauvée, son cœur balançait.

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Message Mer 14 Nov 2012 - 18:43

Lady Annabelle semblait vouloir éviter le sujet des armes. Qu'avait-elle à craindre à se laisser aller à ce sujet ? Avait-elle des choses à cacher ? Oui … Sans doutes. Ses étrangement agissements pouvaient le laisser croire. Du moins, c'est ce que pensait le chevalier ici présent. Il n'était peut-être pas le plus doué en bien des matières, mais il n'était pas pour autant stupide. Bien qu'il ne soit pas arrivé à déduire la véritable raison de cette façon d'être, le jeune homme arriva à quelque chose qui s'en approchait : la demoiselle aimait bien plus les armes que ce qu'elle ne voulait avouer, et, elle avait peur que cela se sache. Sans le savoir, Dezial offrit à lady Annabelle un échappatoire possible, ou du moins, l'espoir d'en trouver un, tout ça grâce à l'évocation du nom de lady Aelanna Velaryon, nom grâce auquel, l'hôtesse put plaisanter, prétextant que, l'air marin qui les unissait toute les deux y était sans doutes pour quelque chose, et qu'il ne devait pas chercher plus loin. Le frisé en rit légèrement.
« Oui, je l'ai rencontré lors du tournoi de Cendregué, il y a de cela trois ans. Après la joute, il s'est avéré que je dû combattre un chevalier qui manqua de respect à feu mon épouse. Si ma mémoire ne me joue pas des tours, cet homme ne montra que peu d'aptitudes pour le combat, et, apparemment que, cette lady Aelanna sembla apprécier l'art de se battre avec deux lames, si bien qu'elle voulut que je lui en parle. Ce fut un moment relativement … Particulier. »


L'héritier de Castel-Fol se mit à sourire de façon idiote en repensant à « la bonne vieille époque », et accessoirement à la raclée qu'il donna à son adversaire ce jour-là. Il ne faut pas se mentir, si l'adversaire ne put rien faire ce jour-là, ce n'était pas qu'il n'avait aucunes compétences martiales, mais bel et bien que l'ambidextre était bien trop entraîné pour lui. Mais ça … Il me semble que Dezial ne le comprendrait jamais. Même alors que la Velaryon et son épouse lui disaient le contraire, lui, continuait à penser de la même façon. C'est donc après avoir sourit quelques instants béatement, que le frisé reprit ses dires.

« Enfin … Ne vous inquiétez pas, je ne chercherais pas à percer votre secret, disons que je me contenterai de l'air marin. »


Un doux sourire s'afficha sur ses lèvres. Il ne voulait pas que son interlocutrice se sente mal, ou ait peur de quoi que se soit. Après tout, Dezial n'était pas un mauvais gars, sans doutes l'avait-elle peut-être déjà compris, il espérait juste que cela se fasse comprendre. Alors, pour ne pas la mettre plus mal à l'aise, le chevalier voulut passer à autre chose, et, étant donné qu'il n'a jamais été le plus habile des hommes pour se sortir de situation délicates. C'est ainsi que vint la proposition de montrer, puis de faire prendre à la lady ses deux lames. Elle le remercia grandement pour la confiance qu'il lui accordait, accompagné d'un fort charmant sourire, tout en prenant Facétie. Ce sourire, joint à ces remerciements, étaient un prétexte pour une petite taquinerie, qui, il l'espérait, pourrait détendre la demoiselle.

« Vous n'avez pas à me remercier pour cela. Après tout, avec un si beau sourire, comment ne pas vous accorder une telle confiance ? »


Le chevalier rit un bref instant, joyeux, devinant ce qui allait se produire sur les joues de son interlocutrice. La belle rougissait très facilement à chacune de ses phrase que s'en était attendrissant. Malgré tout, lady Annabelle soupesa la lame, avant de prendre la seconde en main, ne faisant nul geste brusque. Elle resta quelques instants comme cela avant de les rendre à son propriétaire, qui avec agilité les rengaina, entendant qu'aucun blessé ni mort n'était présent, ce qui le fit rigoler. Le chevalier lança un bref regard à droite et à gauche, avant de dire quelques mots à voix basse, tout en posant une main chaleureuse sur celle de la jeune femme.

« Il me semble avoir compris ce que vous teniez tant à cacher, mais … N'ayez crainte, je sais me taire ... »


Il s'arrêta un bref instant afin de réfléchir à ce qu'il venait de dire. Lui se taire ? Impossible.

« Enfin … Disons que je sais garder un secret. Même s'il est vrai qu'il est dommage que de si belles mains apprécient les armes, on ne peut pas vous blâmer d’apprécier cela. »


Comme à son habitude, Dezial se mit à sourire. Cela peut paraître étrange qu'un chevalier puisse tolérer cela, mais … Dezial, en soit, était déjà étrange. Il était surtout conscient à quel point il était difficile d'oublier ce à quoi notre âme était attaché. Il en était d'ailleurs lui-même témoin avec les souvenirs d'Eriqa qui le hantaient. C'est d'ailleurs sur elle que la discussion bifurqua un petit moment, traînant petit à petit le combattant dans un court moment de déprimer. Cela prouve bien ce qui a été dit plus haut. Alors, sur la fin de cette conversation, la lady montrait son manque de confiance en soit, expliquant qu'elle allait dire qu'il avait raison sur le fait qu'elle deviendrait age avec le temps, mais, que, cela deviendrait redondant à force, alors, elle lui dit qu'il avait faux. Sur ces mots, le jeune homme se mit à rire avec elle.

Après plusieurs minutes, tout deux étaient rentrés dans une course à cheval, où le chevalier était parti avec un handicap, mais finit par la rattraper, lui lançant une petite pique amicale alors qu'il la dépassait. La demoiselle semblait prendre un grand plaisir à chevaucher aux côtés du miraculé, qui s'amusait tout autant. Alors qu'il l'avait dépassée, l'héritier pouvait apercevoir de jolis sourires illuminer le visage de l'amazone, tandis que de grands rires de joies s'échappaient de ses lèvres, elle lui lança que la course n'était pas finie, et pourtant, le jeune homme était devant elle, tenant une certaine distance, afin de ne pas la perdre de vue, ne sait on jamais ce qu'il pouvait arriver.

Malgré tout, cette joie ne fut que de courte durée, car très vite, des nuages menaçant se montrèrent, tandis que le vent commençait à se lever, mais très vite, les nuages lâchèrent toute l'eau qu'ils possédaient. Le chevalier ralentit pour se retrouver au niveau de lady Annabelle qui suggéra de se hâter, car le village était tout proche.

Et, effectivement, le village était relativement proche. Malheureusement, le temps tourna très vite en une grosse tempête, la jeune femme voulut dire quelques mots à son compagnon d'infortune, mais, elle dut crier pour se faire entendre à travers le vent et la pluie battante. Elle suggéra de s'approcher de l'auberge, désignant une bâtisse à une centaine de mètres devant eux. La Solverre semblait tout juste résister au vent qui semblait être de plus en plus violent, tout en semblant avoir de plus en plus froid. Alors, le chevalier détacha sa cape pour la rajouter sur les épaules de la lady, espérant que cela la réchaufferait un tant soit peu. Suite à cela, il prit avec douceur les rennes de sa monture, et se plaça devant elle, tout en lui criant quelques instructions.

« Le vent vient de face ! Restez bien derrière-moi, vous serez un tant soit peu protégée du vent ! L'auberge n'est plus très loin, courage ! »


C'est ainsi que les deux jeunes gens avancèrent avec lenteur jusqu'à leur potentiel lieu de repos. En une poignée de minute, c'était chose faite, ser Dezial rentra les chevaux aux écuries avant d'aider la jeune femme à rejoindre l'auberge. Là, il interpella l'aubergiste.

« Holà ! Aubergiste ! De quoi nous réchauffer le gosier je vous prie ! Et, veuillez nous apporter une couverture, la dame semble frigorifiée. »
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Annabelle Solverre
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Message Lun 26 Nov 2012 - 18:11

    Les Velaryon et les Solverre ne se fréquentaient pas particulièrement. De fait,Annabelle ne connaissait de cette famille que les noms, les blasons et les hymnes de la famille. Oh, évidemment, elle avait déjà croisé Aelanna, de temps à autre. Mais cela ne suffisait pas pour qu'on puisse dire qu'elles étaient proches. Elles se connaissaient comme deux dames nobles assistant à un banquet commun, une ou deux fois l'an. Et encore, cela semblait déjà bien plus que les relations que la jeune femme avait l'impression d'entretenir avec la Velaryon. Mais c'était un excellent moyen, cependant, de faire dévier la conversation qui prenait une tournure fort déplaisante à Annabelle. Si la jeune femme n'avait rien fait de mauvais ou de blessant pour autrui, il y avait toutefois certaines choses qu'elle préférait garder pour elle-même. Savoir qu'elle maniait l'épée en cachette n'était pas une information de première importance pour un Chevalier, fut-il charmant et agréable. Un peu de pudeur et de discrétion, que diable, Anna !

    Un moment particulier. Visiblement, Dezial Follard trouvait cela fort étrange qu'une jeune femme se mêle d'épées et de combats. Annabelle se félicita de n'avoir pas trahi la vraie raison de son inclinaison pour les deux épées du jeune homme. Il pouvait toujours croire à son explication sur son environnement masculin : c'était une possibilité totalement plausible et bien moins embêtante que si il avait réellement appris de quoi il en retournait. Que disait-il à propos de son secret ? Qu'il ne chercherait pas à le percer ? Annabelle devait donc le convaincre que secret il n'y avait pas.

    «Messire je crains que vous ne voyez des secrets où il n'y en a pas, je vous assure ! ».
    Le rire cristallin et innocent de Lady Annabelle venait ponctuer ses paroles douces et pleines de bon sens. Il ne fallait pas croire que chaque être humain cachait en son for intérieur secrets et maladresses. Annabelle détourna le regard, un bref instant. Qu'il était difficile de ne pas pouvoir être intérieurement et complètement elle-même, y compris face à un jeune homme qui semblait pourtant si doux, si agréable, si attentionné même. Annabelle aurait eu les larmes aux yeux à l'entendre parler de sa défunte épouse comme il le faisait. C'en était drôlement surprenant … La jeune femme était bien plus habituée aux mariages de raison, comme celui qu'avait contracté ses parents, qu'à un tendre amour qui unissait les époux. De fait, elle-même n'attendait pas de son union amour et tendresse, mais bien sécurité et une forme de respect …

    Mais cela, c'était avant de rencontrer Dezial Follard, avant de ressentir au fond de son estomac, des petits papillons s'agitaient, quand elle croisait son regard ou qu'elle était un peu trop proche de lui. C'était avant qu'elle ne rougisse sous chacun de ses regards ou chacune de ses attentions. Troublée, la jeune femme ne savait plus guère ce qui lui arrivait.
    Devant le Chevalier, Annabelle s’émouvait d'un rien. De la confiance qu'il lui accordait, de sa gentillesse, de son sourire, de ses attentions et de ses intentions. C'était à la fois très surprenant et très nouveau. Annabelle savait ce qu'était l'amour : elle ressentait ce sentiment pour sa famille. Mais là, c'était bien différent. C'était autre chose. Elle aurait souhaité que ce moment ne s'arrête jamais et continue, continue, jusqu'à la fin de ses jours, dans une longue période de bonheurs simples.

    Mais alors, Dezial Follard eut une réaction que la jeune femme ne sut comment interpréter. Il avait découvert son secret disait-il ? Lisait-il en elle comme dans un livre ouvert ? Inquiète, Anna fronça les sourcils, un instant. Évidemment, il déplorait l'usage qu'elle faisait de ses paumes … C'était à n'en pas douter ce qu'elle craignait et la jeune femme baissa les yeux. Il avait parlé de manière à n'être entendu que d'elle et d'elle seule, mais malgré, la jeune femme se sentait comme nue, dépouillée. « Je … Ser … Dezial … Promettez moi de n'en rien dire à personne ? Je vous en prie ... ».

    Annabelle savait que son frère n'apprécierait sans doute guère cette activité. Et même si elle ne craignait pas Heward, bien au contraire, elle avait plus l'impression d'être pour lui un soutien plutôt qu'un poids, la jeune enfant ne voulait pas le peiner celui qui veillait désormais sur elle. C'était par amour pour Heward que Anna lui cachait certaines choses. Néanmoins, Anna comptait sur la gentillesse et le sens de l'honneur du Chevalier. Et c'est pourquoi elle put partir faire une course à cheval avec lui.

    La tempête s'était levée et les deux jeunes gens étaient descendus de leur monture. Il leur fallait encore batailler avec le vent et la pluie pour rejoindre enfin l'auberge, mais ils y arrivèrent, grâce au soutien de Dezial, en grande partie, car Annabelle avait surestimé ses forces. Comme quasiment tous ceux du village, l'aubergiste connaissait Anna et vice versa. La jeune femme adressa un sourire malgré le froid et la fatigue à Anselm.

    Celui-ci leur apporta un vin chaud macéré aux épices et Annabelle en but goulûment une gorgée, tandis que la femme de l'aubergiste, Norine, lui apportait une chaude couverture. «Lady Annabelle, vous devriez vous changer, vous allez attraper la mort, dans votre tenue … Je puis vous prêter une de mes robes ! ». Comprenant effectivement l'intelligence de la proposition, Annabelle accepta avec un grand sourire et quitta la salle de l'auberge pour le logis de ces propriétaires. Là, Norine lui prêta une robe, de mauvaise qualité, certes, mais qui avait le grand avantage d'être chaude et absolument pas trempée. En remerciement, Annabelle laissa à Norine sa robe trempée que la jeune femme pourrait mettre les jours de fête. « Merci Norine, merci beaucoup ! ». C'est donc dans le costume d'une villageoise que Annabelle rejoignit ser Dezial, ses longs cheveux séchés et laissés pendants dans son dos. Elle ressemblait plus à une petite paysanne qu'à une Lady, mais elle n'en était pas gênée. « Eh bien, Messire, pensiez-vous avoir affaire à une petite paysanne quand vous avez rencontré Lady Annabelle ? ». Un grand sourire aux lèvres, elle se fendit d'une révérence, joueuse et mutine, sa bonne humeur retrouvée avec la chaleur de la salle, l'alcool du vin et la robe de Norine. « Appréciez-vous le vin chaud de Anselm, ser Dezial ? C'est une merveille ! » Ceci dit, la jeune femme s'assit en face du Chevalier et en but une nouvelle gorgée. Les conversations avaient repris dans l'auberge, qui était pleine à craquer, car par ce temps, personne n'allait s'amuser à sortir.

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Message Dim 2 Déc 2012 - 1:06

Lady Annabelle était si charmante, si mignonne lorsqu'elle tentait de mentir, voulant sûrement à tout prix cacher son secret, voulant assurer son invité qu'il n'y avait nul secret derrière son admiration des armes, relâchant un doux rire cristallin pour ponctuer ses mots. Le chevalier lui, y voyait là une façon comme une autre d'essayer d'évacuer le stress dû au mensonge. A vrai dire, il avait déjà compris l'amour que la demoiselle avait. La lueur dans ses yeux lorsque les lames furent dans ses mains ne permettaient aucun doute, la délicatesse avec laquelle la jeune femme se saisit des épées, ainsi que la justesse de ses mouvements. L'héritier de Castel-Fol avait beau ne pas être le plus futé des nobles des Terres de la Couronne, il n'en demeurait pas pour autant doué d'un bon sens. Même si, cette déclaration pourrait en faire sourire certains, elle n'en demeurait pas totalement fausse. Ce bon sens, cependant, n'était pas effectif pour tout. Il y avait de nombreuses choses qui lui passaient sous le nez, sans même qu'il s'en rende compte, et, ce qu'il se passait devant lui, passait complètement inaperçu. L'hôte était en train de tomber amoureuse de l'invité, et, celui-ci ne remarquait rien, ne se doutait de rien. Pourtant, avec le regard qu'elle lui offrait ou encore sa façon de s'émouvoir si facilement, tout cela aurait dû lui mettre la puce à l'oreille. Et pourtant, non, lui, s'amusait toujours en sa compagnie, prenant plaisir à la taquiner avec douceur, ne se doutant de rien.

La belle fronça les sourcils, quand il avoua avoir compris pour son secret, avant de baisser les yeux, semblant se sentir mal, peut-être avait-elle peur d'une quelconque remontrance ? Elle le pria de ne rien dévoiler à personne. Lui, sourit grandement, riant même très légèrement, tout en donnant une caresse affectueuse à la jeune femme, dans l'espoir de la réconforter.

« N'ayez crainte lady Annabelle, je n'ai nul intérêt à raconter cela à qui que se soit. Et puis, l'amour ne se contrôle pas, l'on ne choisit pas qui l'on aime, ni ce que l'on aime. Même si cela est triste de savoir qu'une si belle femme manie les armes, l'on ne peut vous blâmer pour cela. »


Tout en souriant, il posa deux doigts chaleureux sur son menton pour relever le visage de la belle, la regardant droit dans les yeux, il reprit la parole.

« Je me dois cependant de vous apporter mon aider sur un point, un conseil pour dissimuler ce secret. Faites attention, vos sentiments filtrent abondamment par vos yeux, j'ai pu lire avec grande aisance ce que vous éprouviez pour une épée. Quelqu'un qui y fera attention, le remarquera sans doutes, et … Les hommes ne sont pas tous compréhensifs. J'ignore si votre frère a déjà négocié votre mariage mais ... »


Le frisé prit un léger temps d'arrêt, toussotant légèrement, tout en se grattant le menton ; réfléchissant à comment tourner cette phrase du mieux possible. Bien entendu, il ne se rendait pas compte à quel point l'esprit fertile, et sur le chemin de l'amour, de son interlocutrice pouvait vagabonder lors de cette suspension après un tel prologue.

« … Il pourrait être relativement ... Agressif quant à l'idée que son épouse se plaît dans le maniement des armes. Cela serait bien dommage que d’abîmer un si joli visage. »


A nouveau un sourire, à nouveau l'attente d'une rousseur sur ses joues. Il n'avait pas eu dans l'idée de la faire rougir, il espérait seulement détendre quelques peu son hôte. Après tout, parler de ça avait de grandes chances que de mettre mal à l'aise.

« Enfin voilà … Pour votre bien, essayez de travailler cela. Je vous avouerai n'avoir aucune idée sur comment procéder. Mais l'idée de vous savoir en danger à cause de cela ne me plaît guère, alors, s'il vous plaît, faites attention. »


Bien entendu, il ne prenait pas conscience de la portée de ces mots, une fois de plus. D'aucuns diraient qu'il est un abruti fini de pas voir ce qu'il se passait devant son nez, de ne pas comprendre à quel point ces mots pouvaient donner de faux espoirs à la jeune femme. D'autant plus qu'en ce moment, il disait que ses yeux reflétaient tout.

De nombreuses minutes passèrent. La chevauchée, la tempête et l'entrée dans l'auberge se succédèrent. A peine fut elle rentrée, que la jeune femme offrit un doux sourire à l'aubergiste. Sans doutes se connaissaient-ils ? A vrai dire, le village n'était pas bien grand, la plupart des gens devaient sûrement connaître lady Annabelle et sa bonne humeur. Alors qu'ils étaient encore sur le pas de la porte, l'aubergiste arriva avec une couverture pour la jeune femme, et du vin chaud pour celui qu'il ne connaissait pas. Le miraculé en but goulûment le contenu, avant de le remercier. Très vite, une femme approcha la jeune fille trempée pour lui proposer de se changer. Celle-ci accepta, et laissa le chevalier face à l'aubergiste qui regardait d'un œil interrogateur Dezial, avant de réussir à lui demander qui il était, et ce qu'il avait à faire avec Lady Annabelle. L'ambidextre sourit chaleureusement avant de répondre comme il se devait.
« Je suis ser Dezial Follard, héritier de Castel-Fol. Je me suis rendu sur cette île pour dans le but de rendre un effet personnel de ser Rennaud. Lord Heward étant absent, lady Annabelle s'est proposée de me faire visiter Dulceport-le-pas à tout les sens du termes. Nous nous sommes retrouvés dans la tempête, et nous voilà. Enchanté de faire votre connaissance. »


Avec son habituel sourire, le chevalier tendit la main au tenancier, qui regarda, intrigué la main de ce chevalier, et futur seigneur. En tout temps, Dezial avait été proche de son peuple, rendait visite à certaines familles, s'occupait d'aider certains dans le besoin. Ainsi, serrer la main d'un individu était des plus naturels pour lui. Pour l'homme en face de lui, cela ne semblait pas être le cas. Après une longue hésitation, il finit par la lui serrer en se présentant sous le nom d'Anselm. Très vite, il emmena une table près du feu, et y joint deux chaises, afin que les voyageurs trempés puissent se réchauffer. Le chevalier le remercia grandement, ôta sa cape pour la laisser traîner près du foyer, avant d'approcher ses mains des flammes . Très vite, Anselm revint avec deux nouvelles coupes de vins chaud. Le chevalier le remercia de nouveau et s'assit pour siroter celui-ci, attendant sa compagne d'infortune, qui ne tarda d'ailleurs pas à arriver, vêtue pauvrement, mais … Resplendissante de bonheur, chose qui arracha un sourire béat au miraculé. Avec humour, elle lui demandait s'il s'attendait à découvrir une paysanne en rencontrant lady Annabelle. Il rit.

« Ah ! Ça pour une surprise ! Vous avez pourtant de si belles mains ! Comment faites vous ? Cela dit, cette robe vous sied à ravir. J'en viendrais presque à me demander laquelle des deux Annabelle je préfère. »


Il sourit. Assez vite la demoiselle reprit la parole, demandant ce qu'il pensait du vin de la maison. Après une gorgée, il ne put que venter les mérites de ce dernier. Mais, à peine eût il fini de parler qu'il éternua violemment, avant de s'essuyer le nez du revers de sa manche. Rester avec des habits trempés n'était sans doutes pas une bonne idée. Le chevalier se releva alors, et prit la parole.
« Madame, j'ose espérer que vous me pardonnerez ce qui va suivre, cela n'est digne ni d'un noble, ni d'un chevalier, mais … Pour ne pas être malade, ne pas abuser de votre hospitalité, et surtout pour ne pas être terrassé par la maladie au retour de votre frère, je me dois de faire cela. »

L'héritier rit légèrement tout en retirant son haut trempé, dévoilant ainsi une musculature travaillé, ainsi qu'une hideuse cicatrice tranchant le pectoral droit, divisant en deux le téton. Dezial mit alors le vêtement sur le dossier de sa chaise avant de se retourner de nouveau vers la belle, d'un air gêné, désignant sa cicatrice.

« Je m'excuse aussi pour cela, je doute que ce n'est pas une chose agréable à regarder, si cela vous gêne, je me retournerai. C'est … Un « souvenir » de la bataille d'Herberouge. Ah, tiens. J'y ai d'ailleurs rencontré votre heu … Il doit être votre oncle il me semble. Ser Lothar Celtigar. Il m'a d'ailleurs affublé d'un surnom ce jour-là, et depuis, nombreux sont ceux qui me nomment ainsi. »


Le chevalier se mit à sourire, nostalgique de cette époque. Je tiens à préciser que la nostalgie venait de la camaraderie, et non pas de la boucherie.
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Annabelle Solverre
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Message Dim 9 Déc 2012 - 17:12



    Son secret découvert, Annabelle se sentait honteusement mise à nue. Comme si le fait que Dezial Follard sache qu'elle maniait l'épée en secret la mettait en danger. Oui, elle aimait sentir le métal dans sa paume et parer des coups imaginaires ou face à un mannequin de paille qu'elle se plaisait alors à marteler du revers de son épée pendant de longues minutes. Annabelle se savait moins endurante que bien des hommes qui maniait l'épée, mais elle avait une finesse et une intelligence que tous ces messieurs n'avaient pas et elle savait s'en servir. Jusqu'à présent, elle n'avait jamais eu besoin de faire usage de ce talent caché et elle espérait fort sincèrement que cela resterait ainsi le plus longtemps possible.
    La remarque du jeune homme l'attrista. Bien entendu, il trouvait cela assez négatif qu'elle sache s'emparer d'une arme et ne parvenait pas à la féliciter pour ce genre de talents. Annabelle savait pourtant que bien des hommes auraient réagi encore plus vivement, mais au fond d'elle-même, elle se sentait blessée. Presque humiliée par la remarque, comme si il disait qu'elle était moins admirable ou que sa valeur était amoindrie par le contact du métal contre ses doigts fins.

    Il voulait la réconforter par ces gestes affectueux, Anna s'en doutait, mais cela ne fit qu'accroître son trouble. Par les Sept, pourquoi frissonnait-elle ainsi quand il soulevait son menton ? Et pourquoi pensait-elle à la sensation qu'aurait sur ses lèvres celles de Dezial Follard ? C'était folie. Les yeux d'Annabelle ne quittaient plus le visage du Chevalier qui lui révélait alors que tous ses sentiments passaient par son regard. Que la Jouvencelle lui vienne en aide alors … Car comment pourrait-elle cacher qu'elle trouvait bien plus de qualités qu'elle ne l'aurait du à ce Chevalier voisin, venu leur rendre visite. Bien vite, elle baissa donc le regard. L'allusion à son mariage prochain la fit reprendre pied dans le présent. Un mariage. La douche était bien froide, car à ce simple mot, Annabelle se sentait pleine d'inquiétudes.

    Quitter Dulceport n'était qu'une des difficultés qu'elle entrevoyait. La pire étant de ne pas savoir comment elle s'entendrait avec son doux époux. Et encore, peut-être ne pourrait-elle même pas le qualifier de doux. S'arrachant d'un geste ferme aux doigts de Dezial, Annabelle releva fermement le menton. Était-il en train de dire que son époux pourrait la battre pour faire usage d'une arme ? Allait-elle vraiment tout abandonner en devenant une femme mariée ? La tendresse de sa famille ? L'amour d'une terre ? Le plaisir de manier l'épée ?
    Secouant la tête d'un geste mécanique, Annabelle chercha à chasser les pensées qui lui venaient. Des pensées bien sombres, bien tristes. Que serait sa vie, jour après jour, si elle était visiblement condamnée à plier aux volontés souveraines d'un époux qu'elle ne connaissait pas encore ?

    « J'ose espérer que mon époux sera capable de se contrôler en ma présence ... ». C'était plus une réflexion qu'une affirmation. Annabelle n'avait aucune envie de devenir l'exutoire d'un homme, quelqu'il soit, fut-il son époux, un Seigneur reconnu de tous. Elle ne serait pas une pauvre petite chose dont il pourrait disposer à sa guise, elle s'y refusait. Oh, Annabelle voulait être une bonne épouse, mais elle ne pensait pas que cela signifiait se renier complètement. Du moins, elle en suppliait les Sept dans ses prières : qu'elle puisse garder des moments de doux plaisir. Que sa vie ne soit pas une longue suite de tâches difficiles et sans intérêt. Qu'elle connaisse la joie dans son mariage et dans sa nouvelle vie.

    Travailler sur cela … Il avait d'étranges idées, cet homme qu'elle trouvait si charmant. Comme si elle était capable de cacher ce qui se passait derrière ses prunelles marrons. Non, non, elle n'y parvenait pas. Annabelle était si impulsive, à vrai dire, qu'elle voyait mal comment elle pourrait cacher quoi que ce soit à son époux si il le lui demandait. Mais il y avait une forte probabilité qu'il ne lui demande jamais si elle maniait l'épée … Visiblement, Annabelle devrait laisser chez elle son arme si elle ne voulait pas prendre de risques. Mais pour autant, en serait-elle réellement capable ? Ne serait-ce pas si facile de glisser cette épée sans que personne ne s'en aperçoive dans un coffre qu'elle seule ouvrirait ?

    Fort heureusement, le mariage n'était pas encore pour tout de suite et elle avait donc le temps d'y penser et de préparer sa stratégie afin de ne pas incommoder son futur époux. « Je me souviendrais de vos conseils, ser Dezial. Mais j'aimerais croire que mon frère saura trouver un époux accommodant ... ». Comme vous ? Elle ne prononça pas les mots, mais elle les entendit dans son propre cœur. Oui, il avait l'air d'être un excellent homme qui ne reprochait pas aux femmes des choses à tort et à travers. Un homme doux, gentil, souriant.
    La pluie les amena ensuite à se réfugier dans l'auberge du village de Dulceport et Anna se retira pour aller retirer ses habits mouillés et revint habillée d'une robe bien moins prestigieuse, mais cela ne la dérangeait pas. Elle n'était pas futilement orgueilleuse et préférait une robe sèche à une bonne fièvre.

    L'accueil de Ser Dezial Follard lui plut beaucoup et elle rit, de bon cœur. Laquelle des deux Anna il préférait ? « Mais nous sommes une seule et même personne, messire, je puis vous l'assurer ! Il faut juste savoir les distinguer l'une dans l'autre ! ».

    Mais c'est alors que le Chevalier enleva son haut. Annabelle détourna vivement le regard, non sans avoir aperçu que Dezial Follard possédait une musculature tout à fait suffisante pour plaire à une jeune demoiselle comme elle. Elle réussit à se ressaisir et tourna une seconde fois la tête vers le jeune homme. Ainsi, il avait en effet une cicatrice impressionnante d'après ce que pouvait voir la jeune femme. Intriguée, Annabelle essaya d'en savoir plus. « Un surnom ? Par mon oncle Lothar ? Qu'est-ce donc ? ».

    Puis se rendant compte qu'il était tout de même fort malvenu pour un Chevalier d'être ainsi torse nu dans une auberge, Anna demanda à l'aubergiste si il ne pourrait pas, ainsi que l'avait fait sa femme, prêter de quoi s'habiller à ser Dezial. C'était tout autant pour le confort du jeune homme que pour le sien : il lui était bien difficile d'avoir une conversation sensée avec cet homme dévêtu devant elle. Douce Annabelle, encore innocente … « Merci bien, mon bon Anselm ! ».

    L'aubergiste était venu avec une tunique dans un tissu grossier, mais peu importait à Anna. « Tenez, messire, mettez donc cela, cela vous évitera de prendre froid ! Vous disiez donc que vous connaissez mon cher oncle Lotha Celtigar ? C'est un fier Chevalier, n'est-ce- pas ? » La fierté de Anna transperçait les mots qu'elle prononçait. Elle adorait son oncle, qui le lui rendait bien et chaque visite de Lothar était une fête pour la jeune fille. « Avez-vous beaucoup combattu, ser Dezial ? ».

    Annabelle n'éprouvait pas un amour fusionnel pour les champs de bataille, pas comme pour les épées, bien au contraire. Elle avait soigné des hommes après des bagarres et avait vu les dégâts qu'ils pouvaient s'infliger. Elle osait à peine imaginer ce que pouvaient être les grandes batailles sanglantes … Un frisson la parcourut à cette idée.

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Message Lun 10 Déc 2012 - 17:09

C’était désormais une véritable tempête d’automne qui s’abattait sur l’île et les volets clos de l’auberge ronflaient et claquaient dans leurs gonds solides comme si un animal fou furieux avait voulu les arracher. Le vent mugissait et la pluie battait le toît de l’auberge où Lady Annabelle Solverre et son hôte Ser Dezial Follard avaient fort heureusement trouvé refuge quelques instants plus tôt. Aux tables éparpillées, certains clients avaient entendu les noms prononcés, d’autres reconnu le visage de la demoiselle, d’autres encore s’interrogeaient sur ces deux jeunes gens bavardant près du feu. L’aubergiste et son épouse, ravis de les accueillir, multipliaient les attentions et un calme relatif régnait dans la salle chauffée par une flambée réconfortante.

Tous n’avaient pas cette chance, hélas. Au port, au village, sur les routes, tous ceux qui l’avaient pu avaient trouvé un abri, avec le sens de l’anticipation et la réactivité de tous les insulaires face aux caprices du temps. N’en restait pas moins quelques malchanceux pris au piège des éléments déchaînés, et sans secours. La porte de l’auberge cessa un instant ses tremblements sous les coups de boutoir du vent et de la pluie et un homme s’engouffra dans la pièce avec la tempête sur ses talons. Il n’avait pas eu le temps de refermer la porte que des trombes d’eau couvraient déjà le seuil d’une flaque glaciale, tandis qu’un courant d’air violent faisait haleter le feu dans l’âtre. L’obscurité sembla engloutir un instant la pièce, puis le feu repartit de plus belle alors que l’huis était clos sur l’extérieur.

« Le Taiseux est blessé ! » cria l’intrus en titubant sous sa cape détrempée au milieu de la salle. « L’arbre de la Jouvencelle lui est tombé dessus ! » Anselm l’aubergiste se porta au-devant de l’homme au visage décomposé, dont la chevelure nouée en queue dégoulinait littéralement. « Ron ! Tu vas bien ? Tu dis que Gill est blessé ? » Gill le Taiseux, comme on l’appelait, était un artisan aux talents divers qui travaillait souvent aux réparations des vaisseaux à quai. Il avait beau ne pas être très aimé, fallait-il l’abandonner pour autant à son sort ? Le dénommé Ron secoua ses vêtements et expliqua d’un ton précipité : « L’arbre de la Jouvencelle a cédé sous le vent ! Sur le front de mer c’est une véritable tempête, et même à l’intérieur ce satané coup de grain arrive à faire du dégât… on revenait par ici mais on n’a pas eu le temps de se mettre à l’abri et l'arbre est tombé sur Gill ! Faut qu’on aille le chercher et qu’on l’amène à la vieille aux herbes ! » « La cahute de la vieille est trop loin mon vieux, et puis je ne sais pas si elle saurait l'soigner comme y faut » répondit Anselm d’un air sombre. « Mais on peut déjà essayer de ramener Gill ici. » « Faut des bras solides pour ça, l’arbre pèse son poids même s’il était déjà à moitié mort… » protesta Ron. « Qui veut venir avec nous ? C’est à deux pas mais va falloir se colleter cette foutue tempête ! » lança-t-il à la cantonade.

L’arbre de la Jouvencelle, connu pour abriter les romances des amoureux et parfois les mariages, n’était en effet pas très loin de l’auberge… quelqu’un ramènerait-il le blessé en ces lieux ? Mais cela servirait-il à quelque chose, s’il ne pouvait être soigné ? Ron n’avait évidemment pas remarqué les deux nobles qui se tenaient près du feu, dans leurs tenues peu identifiables, et il ne lui vint pas à l’esprit que ceux-ci pouvaient être d’un certain secours en cette affaire… ils étaient libre d’intervenir ou non.
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Message Mar 11 Déc 2012 - 21:33

Décidément, il ne voyait vraiment rien. Il était pourtant habituellement habile pour discerner les choses, les sentiments, les émotions. Mais là … Rien. Sans doutes était-ce dû à l'amour qu'il porta durant dix merveilleuses années à lady Eriqa. En tout cas, l'amour naissant au sein de lady Annabelle lui échappa complètement. Lui qui, quelques instants auparavant lui avait pourtant dit de faire attention à son regard qui ne filtrait que trop bien ses émotions … Ne passait-il pas pour un idiot fini ? Certes, il n'avait pas besoin de cela pour en passer pour un, mais, il avait sans doutes bien plus de crédits aux yeux de la belle, qui, justement n'en avait que pour lui.

Comment faisait-il pour ne rien voir, ou même soupçonner ? Lorsqu'il la toucha, la jeune femme frissonna, et cela ne lui mit pas le moins du monde la puce à l'oreille. Son trouble montant, lorsque, les doigts relevant son doux visage il lui avoua que ses yeux parlaient pour elle, son regard insistant, et sa gêne terrible. Comment faisait-il ? Cela est un mystère pour moi. Le mystère était sans doutes tout aussi grand pour la demoiselle. Si son frère, Loghain, était présent, il n'aurait su où se mettre, ni comment expliquer à son aîné ce qui était en train de se passer, et qui, pourtant était si évident.

Enfin, passons sur sa bêtise.

L'allusion au mariage sembla guère plaire à la jeune femme. Avait-elle peur ? Peur de l'homme ? De l'endroit ? De quitter les siens et sa terre ? Le chevalier aurait voulu s’enquérir de tout cela, mais, remarquant le trouble dans ses yeux, il préféra ne pas poser de questions. Car oui, malgré tout, l'héritier avait remarqué se trouble. A l'idée que son époux puisse la battre, la lady s'arracha aux doigts de son interlocuteur, secouant la tête, comme pour nier une idée qui fleurissait en son esprit avant d'espérer tout haut que son mari sache se contenir. De la tristesse se lisait dans son regard, le miraculé en eut un petit pincement au cœur. A vrai dire, il avait du mal à comprendre comment un homme pouvait se mettre à battre son épouse, et encore plus lorsque l'épouse en question était une femme aussi charmante et agréable que celle qu'il avait en face de lui.

Quelques instants plus tard, le chevalier lui conseilla de travailler sur ses yeux, afin de cacher aux autres ce qu'elle ressentait vraiment. Comme il l'avait été dit plus tôt, cela pouvait être relativement dangereux. La demoiselle parut intriguée par cela. Après tout, comment pouvait-on travailler une telle chose ? Le chevalier ne réfléchissait pas tout le temps à tout ce qu'il disait, partant du principe que bon nombre de choses pouvaient s'arranger avec de l'entraînement, cela lui était sorti naturellement. La belle le remercia de ses conseils, disant qu'elle ne les oublierait pas, mais qu'elle espérait tout de même que son frère lui trouverait un époux bon, et généreux. L'héritier remarqua quelque chose d'étrange. Comme si … Comme si la fin de la phrase avait voulu sortir, mais que son hôte l'en avait interdit. Il souri bêtement de cela, se disant qu'il avait dû rêver. Que pouvait-il arriver ensuite ? Lui qui ne voyait rien de ce qu'il se passait sous son nez, comment aurait-il pu se douter de ce qui se tramait dans sa petite tête ? Cela dit il gonfla le muscle de son bras, tandis que son autre main venait tapoter celui-ci, tout en essayant de se donner un air sérieux, héroïque … Chevaleresque même, pour prendre la parole.
« Madame, si l'on vous trouve un mauvais époux, n'hésitez pas à m'appeler, je réduirait à néant ce vil personnage ! J'en fais le serment ! »

Il se mit à rire, comme à son habitude, puis, après avoir un tant soit peu retrouvé son sérieux, Dezial reprit la parole.

« Plus sérieusement, il faut espérer que votre frère ait un bon « flair », même si … De nombreuses personnes ne sont pas ce qu'elles montrent … Enfin, cela dit, je vous apprécie beaucoup, vous avez été des plus agréables avec moi, si d'une façon ou d'une autre je saurai vous aider, n'hésitez pas. Et puis … Cela ne fera que resserrer les liens de nos familles. »


Idiot, oui, il l'était. Plus cela avançait, plus les phrases, qui pouvaient bouleverser celle aux étoiles dans les yeux, sortaient de sa bouche, et, bien entendu, il ne remarquait rien, il restait là à sourire, idiotement. Il se rendit compte cependant d'une chose, ce qu'il venait de dire pouvait être interprété de plusieurs façons. Alors, il essaya de rattraper sa boulette.

« Enfin, n'allez pas croire que je fasse passer les relations de ma famille avant votre bien-être. Enfin … Si, dans un sens, je me dois de m'occuper de mes gens avant tout mais, je heu ... »


Le miraculé se mit à pester, tout en se grattant nerveusement la tête, essayant de trouver quelque chose d'intelligent à dire.

« Je ne fais pas ça pour m'attirer vos bonnes grâces, c'est ça que je voulais dire. J'ai le don pour m'enfoncer, je vais encore passer pour un idiot, je m'en excuse. »


---

La rage de la tempête semblait ne vouloir nul repos. Alors qu'on aurait aisément pu penser que le débit d'eau et le vent avait atteint son paroxysme, à l’extérieur, tout semblait s'agiter de plus belle. Au coin du feu, l'homme frisé était heureux d'être là où il était, se disant au fond de lui que … Finalement, la petite ballade ne fut pas forcément une bonne idée. Il était vrai cependant, que partir sans même jeter un œil au ciel, était quelques peu idiot. Mais, maintenant, ils étaient là, et ils allaient sûrement y rester un petit bout de temps, mais bon, ils avaient de quoi se réchauffer, de quoi boire, de quoi manger, et puis … Le chevalier était en fort bonne compagnie.

Après son retour, et un court échange entre les deux nobles, la demoiselle expliqua que l'Annabelle noble, et l'Annabelle paysanne n'étaient qu'une seule et même personne. Il fallait apprendre à les distinguer, rien de plus. Le Fou se gratta le bouc, d'un air sérieux, faisant semblant de réfléchir.

« Chose difficile, lady Annabelle, chose très difficile. J'espère réussir à les distinguer un jour. »


Vint alors le moment où le combattant ôta son haut, afin de le faire sécher. La demoiselle détourna farouchement le regard, grandement gênée. Alors qu'il parla de sa cicatrice, elle réussit à se ressaisir, pour se retourner vers lui, et la vit enfin. Étrangement, nulle marque de dégoût ne s'afficha sur son visage. En fait, la Solverre sembla bien plus intéressée par ce qu'il se dit sur son oncle, le chevalier au crabe. Elle s'enquit d'ailleurs du surnom donné.

« Le Miraculé. Depuis, je suis plus ou moins connu sous cette appellation par les seigneurs et chevaliers. Voyez-vous, lors de cette horrible bataille, je fus affecté à l'avant-garde, aux côtés de ser Gwaye Corbray, membre de la garde royale, et faisant parti des plus grands combattants que je n'ai jamais vu. J'étais l'un des plus jeunes combattants de notre côté, c'était ma première bataille, je peux avouer que la peur … Non … La terreur … Oui … La terreur avait prit possession de moi en ce jour. Mais, je réussis à me ressaisir et combattre, je survis même à cet effroyable jour. Après avoir survécu à une telle chose, moi que tout le monde voyait mourir, j'étais encore là, ainsi donc, votre oncle me donna ce nom. »


Malgré la terreur de ce jour, l'héritier de Castel-Fol racontait cela avec un sourire enjoué, en réalité, il était fier, fier de pouvoir raconter ce passage de sa vie, fier d'avoir pu survivre à tout cela, et fier d'avoir reçu cette marque de respect d'un grand homme, qui fut utilisée par de nombreuses personnes après lui.

C'est après avoir discrètement louché sur le torse de son interlocuteur, que la noble-paysanne eut l'idée de demander au responsable des lieux un habit pour son compagnon de voyage. Sans doutes ne pouvait-elle pas rester concentrée avec ce qui s'offrait à son regard pur. Dans tout les cas, l'aubergiste revint rapidement avec une tunique simple, qu'il tendit au chevalier, qui le remercia en se levant pour s’incliner légèrement avec un grand sourire. La demoiselle le remercia aussi, avant de lui proposer de l'enfiler, afin de ne pas prendre froid. Fort bonne idée que le veuf appliqua dans la seconde. L'amoureuse repartit de plus belle sur son oncle. En effet, elle semblait très fière d'appartenir à la même famille que cet homme, et, il y avait de quoi. Lui, se contenta de sourire, alors qu'il se rassit à table.

« Connaître … C'est un bien grand mot madame. Nous nous sommes rencontré après la fameuse Bataille d'Herberouge, nous avons combattu lors de … Je ne sais plus quel tournoi. Je vous avouerai en avoir fait quelques uns, et … J'ai une mémoire relativement mauvaise. »


Il s'arrêta quelques instants pour rire doucement avant de reprendre.

« Puis … Nous nous sommes recroisés récemment, lors d'une fameuse chasse, dont la cible était en fait inconnu, il s'est avéré qu'une sorte de secte était derrière tout ça. Je l'ai vu abattre un animal que je n'avais jamais vu, et qui était immense. Je voulais lui porter assistance, mais, il n'en avait nul besoin. Et oui … Votre oncle est un fier chevalier, un grand chevalier, et un très grand combattant. »


Sur ces mots Dezial aurait voulu rajouter « tout ce que je ne suis pas », mais s'abstint, se résolvant à uniquement sourire, afin d'éviter un débat qui ne mènerait nulle part. Le dénigrement était un talent inné chez lui, beaucoup l'avaient remarqué, et beaucoup le lui reprochaient. Il était certain que cette jeune femme l'aurait tout autant fait. A peine ce récit fut-il terminé, que, la grande curieuse posa à nouveau une question, voulant savoir s'il avait beaucoup combattu. Il se mit à sourire, rêveur.

« Malheureusement … Non. Enfin, n'allez pas imaginer que je suis avide de sang ou autre, j'aurais préféré suivre mes préceptes de chevalier, voguer pour défendre la veuve et l'orphelin. Mais, à part la bataille d'Herberouge, dénicher les brigands et criminels sur nos terres, les quelques tournois ainsi que cette fameuse chasse, je n'ai que peu combattu. Je suis bien loin d'égaler votre oncle, ou votre frère sur ce point-là. »


Il se mit à sourire de nouveau, quand tout à coup, un bruit puissant le fit presque sursauter. La porte s'ouvrit violemment, et le vent y pénétra, glaçant l'assemblée, tout en faisant pénétrer l'eau dans bâtisse. Un homme surgit de l’entre-bâillement et se précipita pour refermer ce qui semblait être la porte des enfers. L'inconnu se mit alors à crier que le Taisseux était blessé, et que l'arbre de la Jouvencelle lui était tombé dessus. Anselm, l'aubergiste alla vers cet homme et s'enquit de son état, tout en demandant rectification sur celle du fameux Taisseux. Quelques explications furent donné, un arbre tombé à cause de la tempête sur un certain Gill pendant le chemin de retour. Il était aussi fait mention d'une vieille au plante qui pourrait peut-être le soigner, mais, sa demeure était trop loin. Il fut alors décidé de le ramener ici, le problème étant, de soulever l'arbre en question. Le dénommé Ron se retourna alors vers la salle pour demander de l'aide, et des bras solides.

Dezial se releva d'un bond, ôta sa tunique sèche pour renfiler celle complètement trempée, puis, attacha sa cape avant de revenir vers la jeune femme.
« Je vais les aider. Restez bien au chaud, et ne faites pas de bêtises. »


Il lui offrit un de ses plus beaux sourires, avant de se rediriger vers l'entrée.

« Je me joins à vous. Mes bras sont solide, et mon courage à tout épreuve. »


En ce moment, le chevalier ne regrettait qu'une seule chose : que Garth n'était pas là. Fort comme un bœuf, son aide aurait été des plus précieuses.
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