AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Jour 3, matin : Duel judiciaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 9 Oct 2012 - 17:45



     Décidément, toute cette affaire s'était compliquée plus que de raison. Un prétendant au trône, un traître, une lignée disparue et pour couronner le tout, l'intervention de la Main armée des Targaryen. La Main était désormais certainement en train de s'entretenir avec les grands seigneurs, et le pauvre roturier qu'était Owayn se sentait bien peu concerné par cela. Il se contentait d'imaginer à quel point on allait jaser sur cette histoire à droite et à gauche, et comment cette histoire allait faire le tour des sept couronnes en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.
     La foule parlait, bien sûr, et de folles rumeurs s'étendaient à droite et à gauche : l'un disait que lord Ambrose avait déjà fait éclore le dragon et souhaitait le garder pour lui ; l'autre assurait qu'il s'agissait d'un coup monté du trône pour démasquer un éventuel traître, et que le seigneur des lieux avait foncé dedans tête baissée. Perdu au milieu de tout cela, le reître ne savait trop que penser, d'autant plus que ses avants-bras lui faisaient toujours mal de l'avant-veille.
     Il avait passé une nuit à l'auberge, et Kerran se plaignait toujours autant de ses côtes, même s'il semblait plus souffrir du fait que son ami pioche dans ses économies sans vergogne. Ils avaient un peu discuté de l'affaire, du prédicateur fou tué un peu plus tôt, mais tout semblait un peu plus clair désormais.

     Alors oui, Owayn n'était pas une lumière ; toutefois, il était assez malin pour savoir que si quelqu'un, deux jours plus tôt, avait mentionné ces évènements ; à travers l'herbe rouge, il s'agissait de la tentative de rébellion des Feunoyr, il y a une quinzaine d'années ; Owayn vivait encore à la mine à l'époque, mais la bataille avait elle aussi fait le tour du royaume. Alors quoi ? Ce mariage était-il un coup monté ? Quoiqu'il en soit, quelqu'un d'autre que ce Feunoyr avait été au courant de ce qui se tramait ici : au moins le prédicateur, et peut-être quelqu'un d'autre encore.
     Le roturier était en train d'essayer de faire le tri dans son esprit lorsqu'il aperçut, non loin, le blason d'une maison noble représentant une truite — même s'il l'ignorait, il s'agissait là des Tullys. La petite truite qui lui avait été remise par la septa se retrouva au creux de sa main, afin qu'il la compare à celle du blason : elles étaient si ce n'est identiques, fort ressemblantes. Aussi Owayn, arrangeant du mieux qu'il pouvait ses vêtements peu avantageux, s'approcha de la délégation Tully, avec pour intention de remettre cette figurine à quelqu'un qui en ferait meilleur usage que lui.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 16:51

Elle remarqua le rictus sur les lèvres de Ser Alrik, cela lui rappela son père quand il la regardait s’entrainer et elle y répondit par un franc sourire, les yeux levés sur lui, la tête fortement penchée en arrière du fait de sa petite taille par rapport au chevalier. A ces yeux, cela avait toujours signifié qu’il était fier d’elle et c’était le cas, mais voir sa rouquine de fille, petite et fluette armes en mains restait tout de même assez amusant à voir. Mais peut-être que, quand le Mallery apprendrait de la bouche du Blanc Corbray qu’elle avait tué quelques Faces Brûlées dans les Montagnes de la Lune pour défendre sa maitresse et la petite truite, il comprendrait à quel point elle était sérieuse lorsqu’elle proposait son aide. Avec elle, l’expression « l’habit ne fait pas le moine » prenait toute sa substance, car si elle manquait de force pour tenir une épée, elle ne manquait pas de dextérité avec un arc ou même avec une flèche brisée, il est un sauvage des Clans qui pourrait vous le confirmer s’il pouvait encore parler. Mais cette conversation n’aurait pas lieue, ni celle avec Gwayne car les dents de Freux tout comme les Blancs Manteaux avaient d’autres chat à fouetter que de s’enquérir du court passif militaire d’une jouvencelle. Cela n’empêchait pas la candide Noreen d’y croire dur comme fer, évidement elle n’avait pas son arc sur elle et il lui faudrait aller le chercher ou bien qu’on lui en prête un, mais en tout cas elle serait présente et aux ordres dès que le Capitaine la manderait. Sur ses réflexions, elle se rendit compte que dans son enthousiasme, elle en avait oublié la plus élémentaire des politesses à savoir de se présenter, elle rectifia le tir sur le champ, un peu gênée, et se demanda si elle devait aussi introduire Maeve ou non pour finalement se décider à le faire.

« J’en oublie toutes les politesses, veuillez pardonner ma maladresse, je suis Noreen de la maison Ruthermont, fille de Ronan de Penn Irin et voici ma maitresse Lady Maeve Arryn, Dame des Eyrié, la sœur de notre respecté Suzerain, Lord Jasper. »

Elle fit une révérence écourtée par le fait que sa Dame et amie - qui faisait déjà presque la même taille qu’elle malgré le fait que la rousse soit une femme faite et l’autre encore une enfant - lui murmurait quelque chose à l’oreille. Elle pris alors conscience que Jasper et Edwyn n’étaient plus là, probablement invités en leur qualité de Grands Seigneurs à assister au jugement de Lord Ambrose et rencontrer Lord Brynden qu’elle avait cru apercevoir un peu plus tôt se dirigeant vers le château. Dommage, elle aurait aimé voir ça, mais peut-être un mal pour un bien car il aurait fallut qu’elle accepte sans broncher sa décision de le laisser en vie. En tout cas, cela les laissait Maeve et elle bien seule au milieu de la cour dardée de lances loyalistes et remplie de traitres et elle qui venait de proposer son aide, ce qui aurait pu la forcer à abandonner sa maitresse, une idiotie. Heureusement, le Capitaine avait refusé et elle avait à présent une autre mission bien plus importante et certainement plus utile, la protéger à tout prix, seulement elle n’avait pas d’arme. La présence des Dents de Freux et des Gardes Royaux étaient rassurants, mais malgré tout, la jeune fille ne pouvait pas rester seule dans une foule qui menaçait de s’embraser à la moindre escarbille, d’ailleurs, les Ferboys arrivés non loin de là commençaient à élever la voix ce qui ne plaisait pas du tout à la rouquine.

« Oui, je suis heureuse que Ser Even s’en soit sorti et que la paix du Roi soit finalement maintenue. Mais restons sur nos gardes, vous n’êtes pas en sécurité ici Ma Dame, pas tant que tous les traitres ne seront pas arrêtés, et je suis sûr qu’il en reste dans l’assistance. Les Dieux seuls savent ce dont ils seraient capables pour sortir vivant de leur infâme complot. »

Une fois de plus son regard scruta l’assemblée, mais son champ de vision était limité par les hommes nombreux et plus grands tout autour d’elles. Elle reprit tout en réfléchissant à une solution pour mettre la jeune fille en sécurité.

« Ne vous éloignez pas de moi, je reste avec vous, n’ayez crainte. Veuillez pardonner ma promptitude à proposer mon aide aux hommes venus nous sortir de ce mauvais pas, tout cela m’a chamboulé, mais je n’en oublie pas ma mission première et encore moins notre amitié. »

MDJ : Y a-t-il dans la foule visible des hommes de Jasper ou Edwyn, des Dents de Freux ou des Manteaux Blancs qui ne soient pas occupés par une autre affaire ? Ou encore des bannières qui monteraient assez haut pour que nous les voyions ? Ou l’inverse… En bref quels sont les options de Nono pour mettre Maeve en sécurité. Merci ^^
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 10 Oct 2012 - 18:14

Eva était bien décidée à tenter sa chance auprès de Brynden, mais attifée et sale comme elle l’était, une robe portée depuis la veille, pas maquillée et le visage abimé, elle ne pouvait pas faire valoir ses talents de maitresse experte. Il valait mieux qu’elle mise sur autre chose et comme elle connaissait certains des personnages importants présents dans la cour et qu’elle avait un grand sens de la vengeance, elle se dit qu’il serait à la fois intéressant pour rentrer en contact avec le capitaine des Dents de Freux, à priori proche de la Main, et très amusant en soi, de voir les gardes responsables de son état payer pour leur geste. Elle se mit donc en tête de rejoindre Ser Gwayne Corbray qu’elle avait rencontré quelques années plus tôt lors du tournoi de Port-Réal. Jouant des coudes dans la foule dense elle finit par réussir à s’approcher du Blanc Faucon, qui s’entretenait avec Lord Frey. Elle fit une révérence aux deux nobles et leur adressa un sourire oubliant presque les bleus qui marquaient sa peau blanche.

« Le fameux Lord du Pont si je ne m’abuse, je suis enchantée, Ser Gwayne, c’est plus que jamais une joie de vois revoir, vous nous sortez d’un bien vilaine aventure comme vous pouvez le constater sur mon visage. »

Ce fut à ce miment là que le Capitaine des Dents de Freux fit irruption dans la conversation dont Eva s’était un peu écartée pour les laisser terminer, un sourire se dessina sur ses lèvres, les Dieux semblaient être de son coté pour réunir ces deux là à ce moment. Enfin, c’était sans compter sur leur fourberie car, manque de pot, Alrik demandait à Gwayne de partir à la recherche d’un certain Duncan. Duncan le Grand, Duncan le Grand, pourquoi ce nom me dit quelque chose… Il était là, il a combattu contre Uthor, et perdu, mais, il se présentait sous un autre nom, j’en donnerais ma main à couper, Che… Chevalier de… Chevalier de la Potence. Elle n’en savait pas long sur lui si ce n’est qu’il était à l’origine d’un autre Duel Judiciaire dont elle avait souvenir, mais il lui fallait agir avant de perdre son principale atout…

« Permettez-moi messieurs, d’intervenir pour vous donner une information parvenue à mes oreilles, il me semble que l’homme que vous cherchez a participé au premier tour de ce tournoi sous le nom du Chevalier de la Potence. Je crains qu’il ne soit parti je ne l’ai en tout cas pas vu hier soir lors du repas qui a tourné à la mascarade comme vous le savez, mais néanmoins de manière plus pacifique que… »

Elle versa une larme et baissa la tête avant de reprendre entre deux sanglots

« Tant de violence, je comprends mieux désormais la raison de la bagarre au soir du mariage, peut-être une manière de brouiller les pistes pour faire sortir l’œuf. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi ils m’ont battue. »
Revenir en haut Aller en bas
Agent
avatar

Alysanne Florent
Agent

Général
Réfléchissez avant de croire,
informez-vous avant de réfléchir,
et doutez avant de vous informer.

♦ Missives : 2209
♦ Missives Aventure : 79
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 01/01/2012
♦ Célébrité : Viva Bianca dans 'Spartacus'©Starz
♦ Copyright : Avatar©Seamus et signature©Sargon.
♦ Doublons : Lantheïa, Danelle Lothston, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 19 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Lancehélion
♦ Liens Utiles : Mémoires de la Maison Florent
Carnets de voyages
Talents cachés
Distinctions
Archive de présentation

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
4/500  (4/500)


Message Mer 10 Oct 2012 - 20:14

Alysanne estima à sa juste valeur la prédiction du prêtre à barbe. Oui, cet événement aurait des retombées... quelque part, l'épée Feunoyr dormait toujours dans son fourreau. Qui sait quand elle en serait retirée et brandie à nouveau ?

Oteh Byris lui conta son histoire. Elle ne pouvait s'empêcher de se demander quel esprit pervers avait donné naissance à cette caste guerrière. Ce n'était rien d'autre qu'une forme d'esclavage, qui commençait par la pensée, insidieusement, dès la plus tendre enfance. Cet homme avait peut-être connu une destinée plus glorieuse et favorable que s'il était resté un simple roturier parmi tant d'autres, mais à quel prix ? Marié à une arme, dévoué tout entier au service d'un maître marchand pendant plus de vingt ans ? Quelle parodie de bonheur. Le choix. Tout était là. Combien de privilégiés en ce monde avaient le choix de leur destin ? Elle frissonna. Elle avait choisi le sien désormais, mais sa liberté était une conquête précaire plus qu'un acquis de droit. Ce que cela lui coûterait, nul ne pouvait le dire encore, mais elle s'attendait à en payer le prix tôt ou tard, et cette conscience aiguë du danger l'incitait à la plus grande prudence. Dès à présent, elle devrait par tous les moyens couvrir sa situation d'un subtil voile d'illusions. Et elle avait déjà quelques idées pour cela... Oteh, quant à lui, poursuivait la route qui avait été tracée pour lui. Connaîtrait-il jamais autre chose que ce sacerdoce ? Rêverait-il un jour d'une vie différente ? Peut-être pas, et peut-être serait-il heureux ainsi... à sa façon.

« Il semble que vous ayez connu bien des épreuves. Puissiez-vous bientôt voir votre quête couronnée de succès. Lord Hightower n'était pas encore arrivé à Port-Réal lorsque j'y suis passée il y a quelques semaines, mais la rumeur court qu'une séance plénière du Conseil Restreint se prépare. Il devrait donc se trouver sous peu au Donjon Rouge. »

Elle avait elle-même tenté de voir le seigneur de Villevieille pour lui remettre un message secret de Lord Tyrell, mais entre-temps le Grand Argentier s'était rendu à Hautjardin et cette mission avait perdu toute son utilité.

« Quant à la Main... je suppose que Lord Brynden Rivers doit être très accaparé à cet instant, mais vous aurez peut-être l'occasion de solliciter bientôt une entrevue avec lui. Un honneur assurément et un privilège ! Vos dieux semblent vous favoriser enfin après tant d'avanies. » Elle ne croyait guère à l'intervention divine mais c'était là le langage qui lui paraissait approprié devant un prêtre, car c'est ainsi sans doute qu'il devait raisonner, et il eût été indélicat de remettre en cause ses croyances. Elle réalisa à ce moment qu'elle ignorait tout de l'objet de son allégeance spirituelle.

« Quels dieux vénérez-vous, s'il m'est permis de vous le demander ? J'ai cru comprendre que c'était une affaire complexe parmi les vôtres... vous disposez je crois d'une certaine liberté de culte ?»





Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 11 Oct 2012 - 1:42

La journée allait être longue, très longue mais n'était-ce pas justement pour cela qu le sacerdoce de Garde Royale était si plaisant ? Milles paroles lui étaient adressés, milles regards également et l'intervention de la troupe loyaliste nécessitait une attention de tout les instants, auraient-ils seulement le temps de faire tout ce qui leur était imparti ? Pour la gloire des Targaryens cela sera aurait pût vous répondre le Ser Corbray. A peine quitté l'étranger et intercepté Lord Frey pour tenter d'obtenir de lui sa coopération, il entendait le commandant Mallery venir à eux et apporter au Seigneur des Jumeaux les intentions de la Main du Roi. Si Brynden Rivers s'entendait avoir une entrevue avec le Frey ce n'était certainement pas pour discuter de la pluie et du beau temps sur le Neck. D'autant plus que Gwayne pouvait en profiter pour distinguer du coin de l'oeil les hommes à la livrée de la Main mettre en place les hautes piques et piquets sur lesquelles venaient être déposées les têtes des traîtres reconnus comme tels par la justice royale et le lot commençait docilement à accuser son nombre lorsqu'il revint au Lord Frey.

-"Les invitations de la Main sont les commandements du Roi Lord Frey. Je ne ferais donc pas l'affront de vous retarder car je vous sais homme de grande loyauté. Nonobstant, ce serait toujours pour moi un plaisir de m'entretenir avec vous si les Septs nous le permettent dans toute cette agitation."

Puis il fit un profond signe de tête au jeune noble afin de lui permettre de prendre congé des envoyés du roi pour se tourner vers Alrik qui avait visiblement bien d'autres nouvelles à apporter et c'est en conservant ce regard inquisiteur et acéré qu'il écoutait le rapport du commandant des Freux sur les ordres de la Main. Pensif, engrangeant les informations au mieux de ces capacités, il comprenait hautement les impératifs du commandant qui allait être encore longtemps occupé par le déploiement des Freux et la gestion de toutes les forces armées rassemblées en ce lieu pour éviter une ultime esclandre ou une tentative de vengeance. Avant que le départ ne sonne, bien des choses pouvaient encore arriver et Gwayne n'entendait pas rester sans rien faire et d'autant mieux si il recevait un ordre d'agir de l'oncle et Main de son Roi. Il enregistrait les maigres informations et tentait d'en faire la corrélation avec la mention du Bracken et du Beurpuits qui s'en étaient pris à son cousin. Il se tramait là en effet quelque chose qui se devait d'être exposé à la lumière de la justice.

-"Fort bien Ser Alrik, je ferais selon la volonté du Roi. Il est nécessaire d'en savoir pus sur ce Duncan le Grand, peut-être cela nous apportera davantage de noms à disposer sur ces piques ou du moins plus d'éclaircissements sur tout ceci. Occupez-vous de vos Freux, il serait dommage que les lames sortent des fourreaux pour se livrer à des vengeances mesquines et personnelles. Ce genre de climat y est propice et seule la vengeance du Roi doit s'exprimer. Je m'occupe pour ma part de débuter cette inquisition, vous me rejoindrez lorsque le temps vous sera plus clément."

Gwayne note alors la présence d'Eva, vaporeuse, drapée de sa façade de dignité outragée comme chaque fois quelle paraissait en public et il réprima un sourire à la vue de ces propres yeux, qu'elle avait fort beau mais qui faisait surtout partie de ceux sur lesquels il pouvait compter au travers de Westeros. Ser Corbray était un Garde Royal mais pour autant ne limitait pas son service à la seule garde de la Salle du Trône. Servir son Roi nécessitait également de se tenir au courant par-delà les murs. Affichant toute sa neutralité de façade, il écoutait ce quelle avait à dire au sujet de l'oeuf, de Duncan alias le Chevalier de la Potence, ce genre d'informations toujours précieuses lorsque l'on se lance dans la traque d'un éventuel criminel.

-"Merci à vous maîtresse Eva, il est toujours précieux que de pouvoir compter sur vos oreilles et vos yeux toujours aussi alertes. Je gage que cette violence a votre encontre n'est que la résultante de quelques difficultés à se maîtriser. Ou bien vous en savez plus que de raison comme bien souvent et peut-être même en avez-vous trop vu. Vous passerez me voir avant l'heure du dîner ma chère, j'aimerais que vous me fassiez mention de tout ce que vous avez vue et ressentie, qui sait ce que cela permettra de trouver. Autrement je ne puis que vous conseillez de vous mettre à l'abri, évitez de trop attirer l'attention, le climat de ce soir est propice aux mesquines vengeances. Mais ouvrez vos oreilles, je sais que vous n'avez pas votre pareil pour me dénicher de petits secrets"

Cette dernière phrase fut prononcée presque dans un chuchotement. Le service du Roi ne permettait pas de privautés aussi Gwayne se montrait-il avec elle comme il l'aurait face à son propre frère : détaché et sec. Il était en cet instant la préhension du Roi sur les affaires de son Royaume et ne pouvait se permettre d'outrepasser pour sa propre sympathie envers la mère maquerelle.

-"Courage Ser Mallery, quelque chose me dit que tout ceci n'est pas terminé. Les Feunoyrs seront la lie de mon calice et je leur survivrais"

Faisant ainsi directement référence à la large estafilade à son cou résultant de la lame Feunoyr du bâtard qui l'avait par le passée entaillée. Passant une main caressante sur le pommeau de Dame Affliction, il prit congé de maîtresse Eva et du Commandant des Freux pour se mettre en quête de récit sur ce fameux Duncan et le Bracken qui avait molesté son frère.
Revenir en haut Aller en bas
Maître du Jeu
avatar

Corneille à Trois Yeux
Maître du Jeu

Général
Maître du Jeu

♦ Missives : 182
♦ Missives Aventure : 171
♦ Arrivée à Westeros : 09/04/2011
♦ Célébrité : Corneille à trois yeux
♦ Copyright : © Maron
♦ Doublons : Administrateurs
♦ Age du Personnage : Tous et aucun à la fois
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Partout et nulle part
♦ Liens Utiles : /
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
0/0  (0/0)


Message Jeu 11 Oct 2012 - 14:48

Il pouvait être amusant de constater que si certaines choses n’avaient pas changé depuis Herberouge, d’autres avaient grandement évolué. Jadis simple soldat et compagnon d’armes de Brynden Rivers, bâtard albinos de la cour, aujourd’hui, ser Alrik ne semblait plus avoir le temps de se battre, bien trop occupé à traiter avec les innombrables partisans du Dragon Noir qui semblaient grouiller en ces lieux. Malheureusement pour lui, il s’agissait là de l’une des tâches liées à son rang et il ne pouvait donc que donner ses conseils et ses refus à ceux qui se présentaient à lui. Quant à ces derniers, ils n’avaient alors plus qu’à retourner vaquer à leurs occupations avant que la situation ne se débloque enfin, ce qui risquait de prendre encore quelques temps.


*** *** ***

A l’intérieur du donjon, lord Rivers avait renvoyé lord Beurpuits afin de mieux accueillir les seigneurs suzerains du Conflans et du Val d’Arryn. S’adressant à eux, il avait commencé par mentionner des éléments liés au tournoi avant de les questionner sur la raison de leur présence ici. La curiosité du petit lord fit alors sourire la Main du roi qui trouvait la question bien légitime mais qui se demandait aussi comment réagirait lord Edwyn s’il lui disait la vérité. La situation était déjà bien étrange, inutile d’en rajouter en parlant des rêves qu’il avait fait. « Messire, lorsque nous sommes seigneur ou roi, il nous faut avoir des amis partout pour savoir ce qu’il se prépare et ce qu’il se passe. Lorsque les traitres fuient vers d’autres contrées, il ne faut pas les perdre de vue mais il faut en permanence savoir ce qu’ils préparent. Certains jugeront que cela n’est pas honorable, mais sachez que votre ennemi ne sera jamais honorable, lui. » Ces propos étaient autant adressés à lord Tully qu’à lord Arryn. Après tout, ce dernier avait toujours fait preuve d’honneur et il avait failli se faire manger par le Lion. Pire encore, lorsque le Lion l’avait menacé, il l’avait fait sans une once d’honneur et à ce moment, l’honneur du Faucon ne lui aurait servi à rien. Néanmoins, certains jugeaient l’honneur plus important que le reste et si cette façon de penser était louable, elle était difficilement conciliable avec une vie longue et heureuse. « Je ne doute pas que vous ayez toujours été fidèles, messire. Néanmoins, lord Beurpuits pensait peut-être réussir à vous convaincre de son bon droit. Et si vous avez bien été invité, je ne crois pas que la présence du lord du Val ait été prévue. C’est sans doute pour cela que votre chevalier a été pris au cœur des manipulations. » En effet, le traitre avait peut-être espéré pouvoir manipuler son seigneur si jeune, mais la présence de plusieurs chevaliers du Val avait été plutôt ennuyeuse. Quant aux autres nobles présents, n’était-ce pas principalement des dames sans défense ? Heureux de constater que ce jeune garçon savait ce qu’il voulait, lord Rivers l’autorisa donc à se retirer. « Vous pouvez, messire. Si vous avez besoin de l’aide de mes hommes, n’hésitez pas à la leur demander. »

Brynden Rivers se tourna ensuite vers lord Arryn afin de répondre à sa propre question. « La plupart seront interrogés ici-même et pourront ensuite repartir, leur présence en ces lieux étant aussi fortuite que la vôtre. Il en sera de même pour les chevaliers et soldats qui n’auront fait que suivre leurs seigneurs. » Après tout, aucun d’eux n’avait fait quoi que ce soit de mal en dehors d’obéir à leurs vœux et cela ne pouvait en aucun cas être puni. « Quant aux seigneurs impliqués dans cette affaire, ils seront pardonnés du moment qu’ils révèlent tout ce qu’ils savent de l’affaire et qu’ils remettent un fils ou une fille afin de s’assurer de leur loyauté future. Il n’en sera pas aussi simple pour ceux qui furent déjà punis à Herberouge. Certains pourraient perdre leur tête… Et certains l’ont déjà perdue. » Référence faite aux seigneurs et chevaliers déjà exécutés et trônant maintenant dans la cour. « Daemon demeurera au Donjon Rouge. Sa présence évitera d’autres coups d’éclat de ce genre de la part de ses frères. Rappelez-vous ce que je vous avais dit, lors de notre première rencontre. » En effet, Brynden avait déjà évoqué la menace des Feunoyr avec lord Arryn et ce dernier pouvait maintenant voir qu’il lui avait dit vrai.

Les portes de la salle s’ouvrirent alors et lord Frey fut introduit dans les lieux. « Lord Frey ! Venez donc prendre place par ici. » Se tournant à nouveau vers lord Jasper. « Messire, je ne souhaite pas vous chasser, mais j’ai de nombreuses affaires à régler concernant le devenir de ce château et de ses occupants. Si vous avez des questions, je ne doute pas que ser Alrik ou que ser Gwayne pourront y répondre. Le cas échéant, je me tiendrais à votre disposition à Port-Réal si vous avez toujours l’intention de vous y rendre. » En lui donnant ainsi congé, Brynden l’invitait aussi à se présenter au Donjon Rouge où ils pourraient alors s’entretenir plus en détail de la suite des événements. Puis, reportant son attention vers lord Frey. « Messire, je crois que nous avons-nous aussi à parler. » Néanmoins, Brynden n’alla pas plus loin, laissant à lord Ryman tout le soin de choisir ce qu’il allait dire. Il aurait bien sûr pu le rassurer en lui avouant qu’il le pensait innocent dans cette affaire de rébellion, mais un homme n’était-il pas plus sincère s’il se sentait menacé ?


*** *** ***

Dans la cour, les événements continuaient à suivre leur cour, certains cherchant à fuir, d’autre espérant pouvoir se rendre utile pour diverses raisons. Toutefois, si la Main s’était déplacée avec tant de partisans fidèles, ce n’était pas pour recourir ensuite aux services de quelque chevalier qui souhaitait voir briller son heure de gloire. S’il y avait bien des gens dignes de foi dans cette assistance, Brynden les connaissait déjà… Après tout, ne travaillaient-ils pas déjà pour lui ?

    - Edwyn, je te laisse le soin de faire ce qui a été décidé Wink N’hésite pas à te faire plaisir à ce niveau Very Happy Je lancerais la suite à ce niveau dès que ce sera fait Yeah

    - Ryman, je te laisse te défendre face à Brynden Razz

    - Noreen, il n’y a que trois Gardes Royaux et ils sont tous occupés. Mais sachant qu’il y a trois cent Dents de Freux en plus des nombreux seigneurs cités précédemment, ça fait suffisamment de monde pour que l’un ou l’autre ne soit pas occupé. Les Freux ont bien évidemment les bannières du Dragon Rouge d’Aerys et du Dragon Blanc de Brynden. Les autres bannières sont hors des murs et vous ne pouvez pas encore quitter le château. Il faudra attendre les ordres d’Alrik, pour ça. Pour Jasper et Edwyn, ils ont surement des hommes à eux mais ça, c’est à eux qu’il faut le demander ! Je n’ai pas la réponse.

    - Gwayne, je pense que ton personnage peut connaitre la vérité sur ser Duncan le Grand. Même si tu ne te trouvais pas à Cendregué, je pense que tes trois Frères ont pu te raconter la vérité à son sujet, d’autant plus que deux d’entre eux sont aujourd’hui avec toi à Murs-Blancs. Ainsi donc, pour vous, retrouver ser Duncan peut clairement vouloir dire qu’il vous faut retrouver le prince Aegon Targaryen, fils de Maekar. En effet, sous le sobriquet de l’Oeuf, ce dernier n’est autre que l’écuyer de Duncan. Note simplement que ces recherches sont une occupation secondaire pour toi si tu en as envie, rien ne t’oblige à le chercher Razz Tu fais comme tu le sens ! Et tu peux aussi PNJiser tes Frères dans cette affaire.
    Je précise qu’en dehors d’Alrik et des trois Gardes Royaux, personne d’autre ne peut connaitre ou deviner cette information Wink

    - Je ne fais que répondre à vos interventions pour le moment. Notez qu’une relance plus importante aura lieu dès que l’annonce d’Edwyn sera faite. Ensuite, nous terminerons doucement le tournoi et la victoire du gagnant mettra un point final à l’intrigue ! Jusque là, ce sujet restera ouvert pour que vous puissiez y poster à votre guise, mais au moins, vous savez à quoi vous attendre x) Les dernières réponses aux questions que vous pouvez vous poser arriveront petit à petit dans le jeu ou elles vous seront révélées dans l’épilogue. Tout dépendra de ce qui sera dit et/ou demandé x)
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 11 Oct 2012 - 22:02

Penser que la vie était dictée par les choix était un luxe offert uniquement aux nobles. Quelle vie aurait attendu Oteh s’il n’avait pas été confié au temple ? Il porterait un autre nom, serait paysan. Peut-être aurait il succombé à une quelconque maladie. Peut-être n’aurait-il jamais connu autre chose que l’enfance ! Ou alors il serait devenu esclave. Oteh devait être reconnaissant aux dieux des faveurs qu’ils lui ont faites. Une vie plus heureuse que beaucoup d’autre, un bras fort pour les servir, un cœur courageux pour combattre le mal, et une volonté de fer pour survivre. Les prêtres à barbes étaient certes enchainé à une certaine doctrine de garde du corps d’élite, mais comparés aux immaculés, c’était risible. Que d’aventures avait vécu Oteh, il ne pouvait espéré une meilleure vie, mais il pouvait désiré un meilleur avenir. Il était peut être temps d’arrêter de jouer les aventuriers et de montrer qu’il était le meilleur combattant qui soit. Lady Florent se montra compréhensive et attentive à son histoire, lui souhaitant toute la réussite qu’il pouvait espérer. Cette réussite il l’arracherait sans problème ! Cette séance plénière du conseil était d’ailleurs un bon signe. Elle eut ensuite la gentillesse de placer les faveurs divines dans ses chances de pouvoir voir la Main, il ne savait rien évidemment de ses réticences religieuses, mais il appréciait le geste. Lorsqu’elle posa sa question, Oteh était à nouveau à gratter la cicatrice de sa lame avec son ongle. Elle était plutôt bien renseigné…

« C’est exact, nous sommes éduqué pour connaitre tous les cultes, libre à nous ensuite de choisir en quelle foi nous nous portons, la plupart choisissent en fonction du lieu où ils veulent officier, soit en tant que garde du corps, ou en tant que prêtre. Pour ma part, je n’ai jamais fait de choix, ayant parcouru le monde connu de long en large, j’ai respecté les religions de tous les peuples que j’ai rencontré, j’ai officier dans un mariage à Qarth, procédé à des enterrements aussi. Et hier, je ne peux vous forcer à me croire, mais le Guerrier m’a parlé. C’est lui qui m’a mis sur la voie de Clarence Hightower « Sombre est la mer pour qui s'y aventure dans la nuit des pensées, mais c'est à l'appel du phare que le chemin s'éclaire. Au pied de la tour, tu ne trouveras que des pierres, mais à son sommet tu verras le soleil. » C’est ce qu’il m’a dit lorsque j’ai prié à son autel. »

Il la regarda dans les yeux et lui adressa un sourire, si jeune, l’aire si innocente.

« J’espère avoir un jour l’opportunité de vous conter la suite de cette histoire. Je pourrais aussi vous conter mes voyages et répondre à vos questions. Où puis-je espérer vous revoir ? »
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Jeu 11 Oct 2012 - 22:04

Lénifié de savoir que l'affaire était entre de bonnes mains avec Gwayne Corbray et ses frères aux opalescentes capes, Alrik aurait le loisir de se concentrer sur ce qui lui restait à faire. En l'occurrence, il n'allait certainement pas rater la sortie de lord Ambrose qu'il se ferait un plaisir de chasser de son propre logis. A cette exaltante idée, son regard biaisa sur l'ensemble des individus présents avec, secrètement, une pointe d'impatience que le sieur Beurpuits reçoive l'avanie qu'il méritait. Mais avant cela, d'indiscrètes oreilles, semblait-il, s'étaient plu à suivre le sujet dont avaient conversé les deux chevaliers. La première incursion fut d'une jeune lady, déjà aux abords de lord Ryman lorsqu'il avait interpellé ce dernier, vraisemblablement elle aussi encline à leur proposer son aide dans leur mission. A cela s'ajouta l'intervention d'une autre sylphide qui, malgré le soin qu'elle avait pris de s'écarter, ne se sentait pas moins concernée par les délégations de ces messieurs. Les informations qui leur furent léguées s'ancrèrent tenacement dans l'esprit du commandant qui, alors attentif à la faconde accordée, se fit pantois face aux perles lacrymales qu'échappa leur interlocutrice. Une chose à laquelle il ne s'était pas attendu, et les Sept savaient que les pleurs d'une femme le mettaient toujours dans l'embarras, homme souvent désarmé qu'il se trouvait être face à la sensibilité féminine. Fort heureusement, le Blanc Manteau sembla échanger avec elle quelques paroles réconfortantes.

« Je ne peux que vous cautionner, ser Gwayne. » Lui répondit-il avant qu'il ne prenne congé, le saluant d'un mouvement de tête. « Bonne chance. »

Puis il le laissa vaquer à sa quête, à laquelle il se joindrait par la suite. Il n'osait imaginer le courroux du prince Maekar si quelque chose était arrivé à son fils, les murs de Lestival autant que ceux du Donjon Rouge auraient à frémir de la furia du vieux dragon. Désormais laissé seul avec les demoiselles qui étaient intervenues dans leur discussion, il mira en premier lieu Rivanon, à qui il adressa une bienséante risette.

« Soyez remerciée pour votre proposition dont je me souviendrai, my lady, mais les forces de lord Brynden sont pour le moment suffisantes. Quant à vous... » Reprit-il en se tournant vers Eva. « Faites-moi une faveur, ôtez ces larmes de vos yeux, je ne pourrais en supporter d'avantage. » Un nouveau sourire pour la dornienne, puis ils furent interrompus par un Dent de Freux qui vint susurrer à l'oreille de son supérieur. Celui-ci acquiesça, avant de s'excuser auprès de ces dames. « Mes obligations m'appellent, restez prudentes. »

Puis il prit congé à son tour, suivant sa recrue envoyée par Asafa, quidam au niveau duquel il parvint furtivement. Son regard s'égara sur une Edarra infatuée et visiblement offusquée, laissant la besogne à celui qui l'accompagnait et qui était, au goût d'Alrik, beaucoup trop badin. Il l'écouta cependant, le faciès clos et l'air sévère, car il n'avait aucune compassion à témoigner aux partisans du dragon noir, dont ce patronyme avait clamé son soutien plus de quinze années auparavant. La saveur était d'autant plus amère que le sieur Mallery avait lui-même guerroyé à la bataille d'Herberouge, pas de grâce pour l'ennemi.

« Je vais être très clair, messer, vous êtes ici retenus par ordre de la Main du Roi et sous suspicion d'une implication dans les complots qui souillent ces lieux. Les Ferboys ont déjà fait preuve de leur déloyauté envers la couronne, à une époque pas si lointaine. Aussi vais-je vous soumettre un ultimatum auquel il vous faudra donner réponse, votre cousine ou vous-même. » Il marqua une pause pour s'assurer qu'il avait la totale attention de son vis-à-vis. « Murs-Blancs est désormais confisquée, nul n'a le droit d'y demeurer, n'escomptez donc pas y prendre du repos. Mes hommes vous escorteront jusqu'à vos appartements où l'intégralité de vos affaires seront fouillées, je vous saurai également gré de leur remettre vos armes. Toutes vos armes. A la suite de quoi, vos biens vous seront rendus, et vous aurez l'autorisation de partir. Mais ne vous méprenez pas, une enquête sera menée et il y a fort à parier que votre présence sera réclamée à Port-Réal où vous serez entendus par lord Brynden Rivers. Toutefois, si vous jugez qu'il est trop périlleux de prendre la route dans pareilles conditions, vous pouvez tout aussi bien vous joindre au cortège de retour pour Port-Réal et donc, vous y rendre dans les jours qui suivent pour vous défendre des soupçons qui vous sont imputés avant de rentrer à Dorne. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
Chroniques
Intrigues

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
392/500  (392/500)


Message Ven 12 Oct 2012 - 9:41

Le Ferboys haussa un sourcil amusé devant les propos du Chevalier, alors que sa belle cousine semblait se raidir devant lui dans une expression mêlant dégoût et dédain. Sans même regarder Ser Alrik, elle laissa échapper entre ses dents serrées par la colère.

- Donc vous nous retenez sur de simples suppositions... Il y a fort à parier que vous prenez comme vos compatriotes un malin plaisir à humilier les Dorniens, peuple qui n'a que faire de votre Main du Roi ou de votre trône de fer... Réalisez bien, chevalier, que nous sommes les victimes dans cette histoire...

Asafa posa sa main sur l'épaule de sa cousine, comme pour tenter d'apaiser son courroux. Il conservait sa mine débonnaire et résolument joviale, comme pour éviter que le ton ne monte.

- Les mots de ma cousine sont ceux de la fatigue et de la colère, Ser. N'en prenez pas ombrage. Toutefois, Lady Edarra Ferboys a bel et bien raison sur le fond. Vous nous soupçonnez uniquement en vous basant sur les décisions qu'ont pris nos ainés, il y a de cela quinze ans ? Vous croyez réellement que vous pouvez nous imputer une faute alors que nous n'avions que dix ans au moment des faits ?

Le géant des Osseux semblait réellement convaincu de la véracité de ses propos, et ainsi, il restait résolument optimiste et courtois, son ton restant respectueux et posé et son sourire amical accrochés à ses lèvres.

- Nous nous plierons de bonne grâce à votre fouille, Ser. De même, nous nous soumettrons à vos questions sans crainte. Pour la simple et bonne raison que nous sommes parfaitement innocents dans cette affaire. Demandez donc à Lady Rivanon Mallister, ou même à Lady Alysanne Florent, si mes prochaines paroles sont fausses : nous avons été humiliés à plusieurs reprises par Ser Tom le Noir, ce qu'a cautionné cet imbécile de Lord Ambrose. Devant tout le monde, qui plus est. Et par la suite, une bande de chevaliers, vraisemblablement des proches de ce même lord, m'ont ouvertement menacé, et ce devant Lady Rivanon.

Il affiche alors un sourire désormais amusé, presque moqueur, comme si ses prochains mots trahissaient qu'il estimait comme parfaitement grotesque d'être ainsi accusé.

- Enfin, si nous avions bel et bien été des conspirateurs, comme vous semblez le croire, nous ne serions pas venu avec une mince escorte composée de quelques gardes en fin de carrière, mais avec une armée... Parce que nous aurions certainement été au courant que ce « Dragon » était un idiot qui se serait découvert sans raison, sans légitimité, sans armée, et nous aurions prit d'autres précautions que de venir naïvement pour honorer l'ancienne amitié liant ma tante et lord Ambrose... Je crois donc que, vous en conviendrez, nous sommes à ranger parmi les victimes, et non les coupables, dans cette affaire.

Il se posa une seconde main sur l'épaule de sa cousine, dans une attitude protectrice, puis sembla subitement enthousiaste, comme ayant eu une révélation.

- Tiens, d'ailleurs, pour vous prouver notre bonne foi, nous sommes prêt à nous prêter à cet... Interrogatoire ici-même, si vous le souhaitez. Cela nous évitera un nouveau voyage dans vos contrées où l'accueil des Dorniens s'est révélé si... Particulier, et vous ferait par la même gagner un temps précieux. Enfin, si ma cousine se sent prête... Edarra ?

- Je m'en moque, j'en ai simplement assez de cette contrée de sauvages primitifs... Que l'on en termine de cette mascarade, notre nom a été suffisamment sali ces derniers jours que je suis nostalgique de notre désert.


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Ven 12 Oct 2012 - 13:39

La contrariété causée par de tels propos était somme toute légitime, Alrik ne s'était pas attendu à moins de la part d'une noble dame dont la notoriété fluait bien au-delà de la contrée désertique. Si elle ne daignait pas même le regarder, éloquente preuve de sa morgue, le commandant, lui, posa ses bleues prunelles sur le galbe d'Edarra. Ce qu'il entendit alors le sidéra littéralement, si bien que la mâchoire faillit lui choir. Il n'amorça pourtant encore aucune réaction quand bien même l'envie l'en consumait, se retournant sur le dornien qui, décidément, ne perdait rien de sa badinerie. Il se fit violence pour l'écouter jusqu'au terme de sa diatribe, témoignant encore du plus minime des respects qu'était de ne point lui couper la parole. Mais après les dires de la jeune femme, tout ce que pouvait avancer son cousin sonnait creux, et si le chevalier avait abordé cette conversation avec une lueur rigide, celle-ci était désormais péremptoire. Pour ne pas arranger les choses sur le point de dériver, la donzelle trouva bon d'injurier une dernière fois les habitants des terres sur lesquelles elle se trouvait, et plus généralement, tous ceux qui ne provenaient pas de là où, elle, venait.

« Je vous trouve fort hardie d'oser proférer de telles paroles en ces lieux, en ma présence et en celle des seigneurs qui vous entourent. Ne ramenez pas votre condition à celle de tous les dorniens, je vous rappelle, puisque vous semblez l'avoir omis, que le prince Maron Martell siège au Conseil Restreint et qu'en sa qualité de Grand Législateur, Dorne prend part aux affaires du royaume en toute concorde et fidélité envers la couronne. De plus, votre suzerain a allié sa bannière à celles des loyalistes durant la bataille du champ d'Herberouge, où les Ferboys se sont ouvertement opposés au pouvoir en place et à leur propre prince en se rangeant du côté des rebelles. C'était il y a exactement seize ans, et si vos aînés sont les personnes à blâmer pour cela, vous venez de me donner la preuve que vous partagez encore leur avis et que de ce fait, vous seriez susceptible de réitérer leur félonie en toute connaissance de cause. »

C'était là le mort qui se moquait du pendu, à vouloir briller de trop d'orgueil, l'on perdait toute crédibilité. Alrik connaissait personnellement Maron Martell et ne doutait absolument pas de l'allégeance de celui-ci au roi targaryen, quand bien même son peuple était secoué de différends à ce sujet, tous les dorniens n'étaient de loin pas réfractaires à la confédération de Westeros.

« Croyez bien que tous les témoignages nécessaires au bon déroulement de l'enquête seront entendus, mais aucune fatigue, aucune colère ne justifie que l'on manque de respect à sa Grâce, je ne puis tolérer un tel comportement. » Reprit-il en s'adressant à Asafa. « La Main du Roi vous accordera audience à Port-Réal et seulement là-bas. Aussi, vous êtes désormais priés de rassembler vos affaires et sommés de prendre directement la route aux côtés des loyalistes et de lors Brynden Rivers lorsque ceux-ci y retourneront. Vous rentrerez à Dorne à la seule décision de la Main. »

Ce qui s'était présenté comme un choix à faire quelques instants auparavant était maintenant un ordre qui n'accepterait aucune objection. Pouvait-on faire preuve d'autant d'incongruité en pareilles circonstances sans en endurer les conséquences ? Rien n'était moins sûr, et Alrik le ferait bien comprendre. Il revint sur Edarra avant qu'une quelconque réaction ne soit entamée.

« Encore une tirade de ce genre, ma dame, une seule, et je vous fais mettre aux arrêts vous, votre cousin et les hommes qui vous escortent. Ce sera dans les geôles du Donjon Rouge que vous séjournerez en patientant pour votre audience. Alors seulement vous aurez matière à m'injurier de sauvage primitif, lorsque vous serez face à la Justice du Roi. » Il revint sur le dornien. « Et si nous en avons maintenant fini, messer, j'ai à faire. »


Spoiler:
 


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
Chroniques
Intrigues

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
392/500  (392/500)


Message Ven 12 Oct 2012 - 14:33

Asafa fronça les sourcils, sans se départir de son habituel sourire, se racla la gorge, alors qu'il serra ses mains sur les épaules de sa cousine. Cette dernière était véritablement particulièrement énervée, et semblait prête à exploser à la face du chevalier, tant et si bien que son cousin du se servir de de sa prestance pour imposer le silence à cette dernière. Il s'avança d'un pas vers Alrik, s'interposant entre lui et sa cousine, à la manière d'un médiateur, pour empêcher une nouvelle montée de paroles. Levant les mains dans un geste d'apaisement, il glissa quelques mots sur le ton de la confidence.

- Allons bon, chevalier, ne nous emportons pas... Ma cousine est... certes caractérielle, dirons-nous, mais elle a aussi eu la malchance d'être particulièrement maltraitée ces derniers jours. Comprenez qu'outre le racisme ambiant à notre égard, nous apprenons désormais que l'on nous considère comme complice de cette mascarade... Ne trouvez vous pas que cela puisse causer bien du tourment à une jeune femme dont le principal soucis est le bien-être de sa famille ?

Le géant des Osseux tentait d'activer une corde sensible, celle de la compassion chez son interlocuteur. De toutes évidences, l'idée de se retrouver enfermer ne l'enchanter guère et il tentait d'adoucir le chevalier tout comme de diluer la gravité des propos de sa cousine. Sa cousine, quant à elle, de nature bien plus fière et impétueuse que son cousin, plus porté sur la conciliation, semblait se retenir d'intervenir, sans doute pour remettre en place ce chevalier qui l'indisposait. Toujours sur le même ton de la confidence, il rajouta les propos suivant.

- Même s'il est vrai que notre famille n'est pas la plus fidèle des bannerets de Sa Majesté, nous avons suffisamment souffert de la révolte Feunoyr pour ne pas reproduire de si grossières erreurs. Bien qu'elle ne nous a pas affectée directement, vous songez bien que l'on ne prendrait pas le risque de soutenir un morveux idiot et bien piètre combattant, comme il l'a démontré lors du tournoi... D'autant plus que nous jouissons à Dorne d'une certaine quiétude et d'une relative tranquillité qui nous tient éloigné de ce genre d'esclandre. Lorsque ma cousine faisait... Fi, de notre intérêt pour le Trône de Fer, elle voulait plutôt signifier que nous ne sommes que bien peu concerné par ce qu'il se déroule dans les cours de Port-Réal. La vie à Dorne offre une certaine douceur liée à l'isolement, un isolement visiblement salutaire, vous en conviendrez, puisque dès que nous quittons notre contrée, c'est pour nous retrouver dans de bien désagréables situations... Comme celle-ci. Vous nous reconnaissez que nous ne saurions être tenu pour responsable des actes de nos parents, puis vous avancez que nos paroles vous donnent la preuve que nous sommes des sécessionnistes... Mais la réalité est tout autre, Ser. Dorne est en majorité indifférente à Westeros, c'est un fait. Si les Martell ou les Forrest sont particulièrement ouvert sur le reste du monde, notre maison, les Dayne, les Gorqyle ou pire, les Uller ne se soucient pas de ce qu'il se passe en dehors du Désert. Nous ne partageons ni vos coutumes, ni votre religion, c'est en cela que nous ne nous intéressons guère à ce qu'il se passe outre les Marches de Dorne. De ce fait, et je vous parle en toute franchise, l'identité du Souverain trônant à Port-Réal a un influence moindre sur nos vies de tous les jours que sur les vôtres. Aussi, pourquoi prendre le risque de se retrouver privé de ses biens et de sa noblesse quand soutenir un autre candidat ne nous apporterait au final rien de plus ?

Il se recula pour parler cette fois ci sur un ton plus normal. Il restait malgré tout sympathique et avenant, malgré la situation problématique dans laquelle il se trouvait.

- Je vous prie d'accepter nos plus sincères excuses, pour nos mots quelques peu rudes, qui ont outrepassés notre pensée. Nous nous sommes montrés honnête envers vous, et j'espère que vous comprendrez que nous sommes pressés de regagner notre demeure dans le désert, où nous ne risquerons pas d'être associé contre notre gré à de quelconques néfastes projets. Sauriez vous infléchir votre jugement ?

Edarra fixa alors le chevalier d'un regard froid comme l'acier, la mâchoire serrée. Elle lâcha finalement.

- Mon cousin a raison. Je vous présente mes plus plates excuses, et vous fait gage de notre bonne foi dans cette affaire. Je comprends vos soupçons à notre égard, bien que je ne les cautionne pas.

Une tirade qui tira un soupir à Asafa, qui devait surement s'attendre à une nouvelle saillie dévastatrice dont sa cousine avait le secret et qui semble subitement soulagé.


Citation :
Aucun soucis mon ami ^^ ! C'est totalement RP, c'est assumé de part et d'autres et ça tient totalement la route ! Pour ma part, j'essaye de jouer deux persos différents (pas mon fort visiblement lol) mais j'assume, aucun problème ! Et si Asafa doit se faire empaler, et bien c'est le jeu (de rôles ^^) ma pauv' lucette ^^. Aucun problème, encore une fois, très bon RP


"Je ne sais faire que deux choses dans la vie : la guerre et l'amour... Certains disent que ce sont les seules qui comptent réellement..."

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Ryman Frey
Noble

Général
~~ Seigneur des Jumeaux ~~

♦ Missives : 1490
♦ Missives Aventure : 45
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 17/02/1989
♦ Arrivée à Westeros : 30/04/2012
♦ Célébrité : Nicholas Hoult
♦ Copyright : Seamus & Sargon & Randal
♦ Doublons : Gerold Lannister & Podrick Stone
♦ Age du Personnage : 21 ans
♦ Mariage : Lady Mera Vance
♦ Lieu : Les Jumeaux
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
418/500  (418/500)


Message Sam 13 Oct 2012 - 22:46

Ryman n’attendit pas longtemps avant qu’on l’introduise auprès de Lord Rivers. En arrivant près des portes, le Seigneur des Jumeaux avait croisé son jeune suzerain, et il lui avait adressé un signe de tête ainsi qu’un sourire qu’il voulait réconfortant. Malgré son rôle, Edwyn Tully demeurait un enfant, et la situation devait le dépasser. Ryman lui-même aurait préféré se trouver ailleurs, ou bien disposer de tous les éléments pour comprendre. Lorsqu’il entra, il vit que la Main du Roi s’entretenait toujours avec Lord Jasper Arryn. Ce dernier prit alors congé, et Lord Frey fut invité à prendre place. Lorsqu’ils furent, le représentant de la Couronne et lui, face à face, ce fut Lord Rivers qui prit la parole… avant de la laisser immédiatement. Ryman fut quelque peu prit au dépourvu, avant de comprendre. Oui, il comprenait qu’il puisse y avoir des soupçons à son égard. Mais puisqu’il n’avait jamais rien eu à voir dans cette affaire, il parla :

« Monseigneur, si par votre silence vous insinuez que j’aie pu avoir un rôle dans les événements, sachez que vous faites erreur. Dès l’apparition du traître, j’ai souhaité que mon nouveau beau-frère ne soit pas au courant. Et l’appeler ainsi aujourd’hui est une souffrance pour moi. Aurais-je su ce qui se tramait, jamais le mariage n’aurait eu lieu, et j’aurais déployé tous les efforts possibles pour le faire mettre aux arrêts et vous le conduire, moi-même s’il le fallait. »

Le ton employé s’était durci à mesure qu’il avançait dans son plaidoyer. Inconsciemment, il avait même serré l’accoudoir de son fauteuil. Tâchant de se relâcher, il reprit :

« Ma Maison a toujours su prospérer depuis ses origines, mais dans le respect des lois des Sept Couronnes, et des Rois légitimes. Il n’y a d’autres souverains que les Targaryens. Lord Beurpuits oserait-il, devant moi, affirmer de nouveau le contraire, je lui arracherais la langue. »

A nouveau, le ton avait changé, pour cette fois devenir cassant. Il avait considéré ne pas avoir besoin de se défendre. Un innocent n’ayant rien à se reprocher doit-il tout de même se justifier ? Face à la Main du Roi, cela semblait indispensable, ne serait-ce que pour confirmer une impression ou une hypothèse.

« J’espère bien à présent que le mariage n’est plus valide. Associer le nom de Frey à ces traîtres… »

Le Seigneur des Jumeaux n’acheva pas sa phrase. Le mot « déshonneur » lui vint, mais il ne semblait pas assez fort pour décrire ce que lui inspirait désormais cette union. A l’avenir, il tâcherait d’être sûr de ses alliances avant de les contracter.



Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
http://www.azkaban.laurentdufont.fr/index.html
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Lun 15 Oct 2012 - 13:29

Du tourment à une donzelle, disait-il, qui outre sa grandiloquence émérite, se permettait des libertés pour lesquelles d'autres que lui auraient tranché des têtes. Evidemment, il comprenait qu'elle puisse prendre ombrage du moindre mot si elle avait été verbalement maltraitée durant son séjour à Murs-Blancs, mais le fond l'importait peu, car même tacitement, les Ferboys restaient des ennemis à la couronne. De ce simple fait qu'ils puissent mal considérer le roi ainsi que l'ensemble de la régence du royaume, Alrik n'avait guère envie de faire preuve d'une quelconque compassion, bien au contraire. Les condamner pourrait même être une parfaite illustration de ce que devait être la discipline, un maître terme sur lequel il ne transigeait pas, les félons n'avaient pas à bénéficier de sa mansuétude. Mais il fit preuve de patience, comme toujours, en écoutant la faconde du dornien, qui ne fit que le rendre incrédule. La question se posait alors : pourquoi, lorsque le silence était la meilleure perspective, les gens se confondaient en logorrhées simplement pour alléguer leur comportement ? Asafa cherchait visiblement à rattraper les bévues de sa cousine, mais aux yeux du freux, il ne faisait que d'avantage s'enfoncer. Les excuses n'adoucirent en rien ses moeurs, il ne suffisait pas de faire preuve de regret pour échapper à ses sanctions, les choses seraient autrement trop faciles.

« J'ai du mal à croire que vous vous sentiez peu concernés par autre chose que Dorne alors que vous vous trouvez actuellement dans le Conflans. A ce que je sache, ceux qui prônent l'indépendance de votre région ne se risquent pas à en outrepasser les lisières, vous le dites vous-même... Ils ne se soucient pas de ce qui se passe hors du désert. Et quand bien même ! Vous ne pouvez parler au nom d'autres maisons quant à leur cautionnement ou non du rattachement au trône de fer. En tenant de tels propos, ne vous étonnez pas que vous puissiez être mal considérés par mes pairs. Par ailleurs... Je pense qu'il serait de bon ton de s'informer quant à l'identité de sa Majesté le roi Aerys Targaryen alors que sa mère se trouve être la reine Myriah née Martell. Vous en conclurez que notre bon roi n'est autre que le neveu du prince Maron Martell, preuve en est si vous en doutiez encore que ce n'est pas pour rien si Westeros porte le nom des Sept Couronnes. »

Ignoraient-ils réellement ces informations ? Alrik avait du mal à y croire, mais le leur rappeler ne serait certainement pas de trop. En réalité, les Ferboys n'en avaient simplement que faire, un point des plus contrariants alors qu'ils se trouvaient face au porte-parole du lord Brynden Rivers, lui-même représentant direct du roi targaryen.

« Ma décision demeure sans appel, Port-Réal se situe sur votre route pour rentrer à Dorne et de ce fait, cela ne vous fait pas faire un grand détour. De toute façon, vous serez appelés à vous y rendre pour votre audience, pourquoi remettre à demain ce qu'il est possible de faire aujourd'hui ? Considérez que je vous épargne la besogne de revenir sur nos terres qui semblent vous causer tant de maux. Car je gage, dame Edarra, que vous êtes tant nostalgique de votre région et de son isolement visiblement salutaire, que vous y songerez à deux fois avant de la quitter à nouveau, n'est-ce pas ? » Après toute cette histoire, il veillerait à garder un oeil sur la maison Ferboys dont les actes seraient inexorablement rapportés à leur suzerain. « La discussion est désormais close, et n'omettez pas les instructions que je vous ai précédemment données. Mes hommes sont prêts à vous escorter jusqu'à vos appartements, nous nous reverrons rapidement, j'en suis certain. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 15 Oct 2012 - 22:03

     Tout fier d'avoir reçu l'approbation et la bénédiction de la Main du roi, Edwyn se faufila jusqu'à la sortie du château et tel un poisson dans l'eau, ce qui n'était rien de plus que l'instinct chez lui, il en sortit pour gagner les rangs de ses vassaux qui avaient répondu à l'appel de lord Brynden Rivers et avaient marché sur Murs-Blancs. Edwyn n'avait aucune idée de l'accueil qui lui serait réservé par ces nobles vassaux qui avaient pris les armes contre lord Beurpuits, mais il espérait de tout cœur avoir assez d'assurance et de majesté pour accomplir son devoir de suzerain de la meilleure des façons possibles. D'un certain côté, son jeune âge et son inexpérience excuserait toutes ses maladresses, alors il se devait de profiter de l'indulgence peut-être généreuse de ces grands qui, autour de lui, lui devaient allégeance. D'un autre côté, la présence de la Main du roi en ces lieux et de ses plus fidèles liges, ces fameuses dents de freux qui la suivaient partout où qu'il aille, assuraient à toutes les décisions qu'il prendrait un surcroît d'autorité. Toutefois, comment allait-il présenter la chose ? Comment allait-il annoncer le maintien d'un tournoi qui n'avait aucune raison de se poursuivre, faute de prix suprême ? Un peu de discipline, par les Sept ! Edwyn fit l'effort de se maîtriser et après avoir attiré sur lui l'attention par quelques signes de ses mains, il déclara à la cantonade, sans crier ni trop hausser la voix. Un suzerain sûr de lui, voilà ce dont le Conflans avait présentement besoin !

     « Votre attention messires, mes dames et messers ! Il y a tout près du château un champ de tournoi qui attend encore les dernières épreuves afin d'en sacrer le champion ! » Edwyn jeta un coup d’œil en direction de lord Arryn qui approuva d'un geste du visage. Puis, il s'adressa aux hommes du Conflans, du Val et d'ailleurs qu'il espérait inspirer. « Chevaliers, j'offre ce tournoi à la gloire des Targaryen, souverains légitimes des Sept couronnes. Que les vaillants concurrents joutent en leur nom ! Qu'ils règnent à tout jamais sur nous ! »

     Edwyn fut très attentif aux réactions des uns et des autres et c'est avec surprise qu'il vit ces hommes venus de tous les environs du Conflans et de plus loin encore qui approuvèrent sa décision et même l'acclamèrent avant de se presser autour de lui pour l'entourer de leur soutien plein et entier. Bien qu'il fût vulnérable, Edwyn savait qu'il n'avait rien à craindre. Mais il n'ignorait pas que nombreux étaient ceux qui veillaient sur lui à cet instant et sans doute ce surcroît de sécurité lui donnait-il cette assurance particulière et singulière qu'il se découvrait. Demeurait la question du prix pour le grand vainqueur, mais il y aurait toujours quantité d'or à distribuer une fois l'inventaire fait des possessions saisies d'un lord Beurpuits déchu et disgrâcié. Edwyn s'approcha ensuite de lord Arryn qui le suivait de près et lui demanda avec un peu d'insistance :

     « Messire, nous devrions peut-être rassembler les concurrents autour de vous afin de les mieux informer de cette décision, qu'en dîtes-vous ? Et puis la disqualification de ser John... de Daemon va poser un problème, non ? Je me demande s'il ne faudrait pas rappeler le dernier concurrent vaincu par ce traître... »
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Ven 19 Oct 2012 - 19:48

         « Je comprends tout à fait et je ne veux pas vous gêner. » Jasper s'inclina donc et tout en digérant les réponses reçues de lord Brynden Rivers, il s'éloigna en direction de la sortie où il retrouva un lord Edwyn Tully plus déterminé et plus confiant que jamais. La partie n'était pourtant pas gagnée, car annoncer à tout un chacun que le tournoi serait maintenu et qu'il serait désormais donné en l'honneur des Targaryen vainqueurs de leurs frères Feunoyr n'était pas une mince affaire. Mais dans tous les cas, les seigneur suzerain du Conflans pourrait compter sur le soutien plein et entier du seigneur suzerain du Val, et Jasper, en homme d'honneur qu'il était, n'aurait pu être de toute façon tout à fait satisfait par le semi- échec qu'aurait représenté l'annulation pure et simple du tournoi : même s'il était loin d'être sa priorité à l'instant, le jeune homme n'en demeurait pas moins désireux de prouver sa valeur comme chevalier dans l'honneur et la victoire. La question qui se posait cependant était celle des modalités de reprise du tournoi avec l'éviction de ser John, Daemon II Feunoyr, qui n'était plus en mesure d'affronter qui que ce soit étant donné sa délicate situation. Mais ces questions-là seraient réglé un peu plus tard, Jasper accompagna Edwyn et garda le silence jusqu'à ce que le petit garçon prenne la parole, prêt à la soutenir au besoin. Il approuva les premières phrases d'un signe de la tête et s'étonna même de la facilité de l'enfant à prendre les choses en main, ou du moins à donner cette impression. S'il continuait ainsi, le petit Edwyn n'aurait bientôt plus de petit que la taille, et là encore les années se chargeraient de lui rendre justice. « Gloire ! » Avec d'autres chevaliers, Jasper avait scandé ce mot quand Edwyn avait souhaité que les Targaryen règnent à tout jamais sur les Sept couronnes. Un vœu louable et nécessaire à l'heure où manifestement certaines voix dans le royaume s'élevaient contre eux en faveur d'une branche bâtarde de l'arbre royal.

         Edwyn revint vers lui et Jasper approuva du chef ses premières remarques : en effet, il était à présent temps de mettre les choses en marche et de relancer le tournoi ! Presque tout le Conflans était désormais assemblé là, l'occasion était donc trop belle de balayer le souvenir du mariage grotesque en imposant celui des joutes célébrant la royauté des dragons rouges. « Je suis tout à fait d'accord, nous devrions user de notre autorité pour imposer ce rappel et ainsi terminer les épreuves finales. En tant que participant et finaliste, il serait odieux de ma part de prendre la tête du mouvement et de tout organiser, mais vous, lord Edwyn, vous le pouvez, et je suis sûr que la garde royale et celle de lord Brynden Rivers sera enchanté de vous y aider. » Du moins, il l'espérait. Accompagné de lord Edwyn, il s'approcha d'un groupe des dents de freux et notablement d'Alrik Mallery qui avait la charge de leur commandement. Jasper attendit avec patience qu'il en ait terminé avec l'homme à l'allure étrange – sans doute dornienne – pour s'adresser à lui en ces termes polis et simples : « Messer, lord Brynden Rivers s'en remet à vous pour nous obtenir des personnes ici rassemblées qu'elles se préparent pour la reprise du tournoi que nous avons décidée. Les derniers concurrents, ser Pryam du Val, ser Even Corbray, et moi-même, nous devons et nous jouterons en l'honneur de la Main du roi et de sa grâce Aerys Ier. Cela dit, ser John, c'est à dire Daemon II Feunoyr, ne pourra jouter. Je suggère donc de rappeler le concurrent qu'il a éliminé lors de sa dernière passe. Mais étant donné qu'il est possible que tous ses concurrents aient été ses partisans... je pense qu'il vous appartient de prendre cette décision de n'appeler personne, ce qui qualifierait ser Even d'office pour la joute finale. » Jasper avait bien conscience que cela faisait beaucoup d'informations en même temps, mais sans doute ser Alrik Mallery serait-il plus au fait de lui des allégeances des uns et des autres ici. Il attendit donc, avec lord Edwyn, la décision du capitaine des dents de freux.
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Sam 20 Oct 2012 - 16:32

La dissidence dornienne pacifiée, ou du moins étouffée par les ordres du chevalier, celui-ci laissa la cohorte de Dents de Freux prendre place aux abords des Ferboys dans l'attente que ces derniers décident de rejoindre leurs quartiers pour rassembler leurs affaires. La contrariété d'Alrik se dissipa en un long soupir, alors prêt à mettre cet épisode de côté pour s'intéresser aux tâches qui restaient à faire. Toutefois, il aperçut des bras s'agiter et une suzeraineté voisée dans un discours que nul ici n'avait dû escompter. Lui-même fut piqué de curiosité et d'une agréable surprise face à la rhétorique du jeune sire, si bien qu'il eut un instinctif quoi qu'à peine visible hochement de tête comme pour marquer le fait qu'il appréciait la tournure des circonstances. Une décision congrue à la situation et une nouvelle raison pour les rebelles de ruminer tant leur défaite que leur rancoeur, d'autant plus que nombre de fidèles approuvèrent farouchement les propos d'Edwyn. Au moins l'enthousiasme demeurait-il entier, un point positif sur lequel il ne fallait point cracher. Le ser guigna une fois encore les méridionaux toujours présents non loin, puis il crut voir les deux seigneurs s'approcher pour entamer le dialogue. Il les accueillit d'une inclinaison de la tête pour témoigner de son écoute puis entreprit de ne rien manquer du chapelet d'informations que Jasper Arryn lui offrit.

« Fort bien, je vais mettre mes troupes au fait de l'évènement et les hôtes seront guidés selon votre volonté mes seigneurs. Je vais également faire chercher ser Pryam ainsi que ser Even pour qu'ils aient loisir à se préparer avant leur joute. » Il se tourna vers l'un de ses subalternes à ses côtés. « Qui était le dernier concurrent de Daemon Feunoyr ? Un chevalier du Bief commandant, ser Glendon Boule. Ah... » La révélation laissa Alrik songeur, il prit quelques instants pour réfléchir puis se tourna vers les suzerains, jugeant bon de leur faire part de certains détails. « Ser Glendon Flowers de son vrai patronyme est le fils présumé de feu le lord Quentyn Boule dit Boulenfeu. Ce dernier était le maître d'armes du roi Aegon IV Targaryen et a aussi été celui de lord Brynden Rivers, toutefois, un différend l'a fait épouser les intérêts du Dragon Noir lors de la première rébellion. »

Une rébellion à laquelle Boulenfeu n'avait pas eu l'opportunité de participer, occis avant la bataille du champ d'Herberouge, le capitaine se souvenait de ce fait. Les choses présentées de la sorte, il aurait été aisé de conclure sur la culpabilité du bâtard quant à une allégeance envers les Feunoyr. Cependant, celui-ci était encore un jeune adolescent que nul si ce n'était lui-même ne reconnaissait comme étant le descendant de Quentyn Boule. Il avait été élevé parmi les catins, sa mère étant une prostituée, et aucune attitude chez lui ne témoignait de félonie.

« Mais entre nous messires, je doute fortement que ser Glendon comprenne seulement ce qui s'est passé aujourd'hui. C'est un jeune chevalier avide de reconnaissance, rien de plus. Les armoiries Boule n'ont, je pense, aucune connotation autre que d'affirmer son appartenance à sa prétendue maison. J'en suis même persuadé. Il peut donc reprendre sa place dans le tournoi sans être imputé de traîtrise. »

Les espions de freuxsanglant s'étaient déployés dans le royaume et les multiples rapports laissaient Alrik assuré de ce qu'il avançait. De plus, même si la vie réservait de nombreuses surprises, il doutait qu'Even Corbray ait grand mal à vaincre un tel adversaire.


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Maeve Arryn
Noble

Général .
♦ Missives : 271
♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
♦ Liens Utiles : Maeve Arryn
Imaginarium
Journal
Intrigue et Aptitudes
Succes de la Peste du Val

1/2 rp

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
469/500  (469/500)


Message Dim 21 Oct 2012 - 23:38

Elle ne se souvenait pas d’avoir vu un tel attroupement d’homme armés. Même dans le Val elle ne se souvenait pas d’avoir cela. Peut-être que oui, mais elle était encore très jeune. Maura lui avait raconté bien des choses sur leur père. Elle savait beaucoup et même autant que son frère et sa sœur. Il fallait bien que le fruit de ses études des livres de Mestre Wyman et ses connaissances en histoire lui servent bien à quelques choses. Quand le nom de Damon Feunoyr s’était fait entendue, elle avait pris un peu de temps à l’associer a la grande bataille d’Herberouge

Je suis désolée Noreen. C’est un peu de ma faute puisque vous devez me surveiller. Mais ne vous inquiétez pas. Je connais amplement votre dévouement à servir la cause qui est juste.

Elle avait offert un sourire à Noreen en signe de remerciement. Elle était un peu fardeau elle le savait. Elle devait se faire surveiller, seulement parce qu’elle était une gamine et rien d’autre. Elle était certaine d’une chose, elle s’en voulait quelques peu, mais de revoir Jasper lui fit un grand bien. Non elle ne croyait pas que froufrou sanglant Freuxsanglants allait s’en prendre à son frère parce qu’il avait participé à un rassemblement de traitre a la couronne. Elle avait elle-même déduit que Lord Beurpuits n’avait certainement pas apprécié la présence du Val dans ses petites manigances.

Venez, Jasper est de retour, avec Lord Edwyn.

Il n’en fallut pas plus pour la petite de lâcher la main de son amie et de courir vers son frère pour prendre sa main. Elle avait manqué la question de son frère, mais entendu parfaitement le discours du petit Lord du Conflans. Elle était tout de même heureuse de retrouver son frère. Elle ne se sentait pas autant en sécurité. Elle avait hâte de rentrer dans un endroit qui était plus tranquille que Murs Blanc. Elle écoutait attentivement ce que le capitaine des dents de freux expliquait, même si son cerveau arrivait à enregistrer la moitié de tout ce qui se disait. Les joutes allaient reprendre et peut-être calmer les esprits. Elle espérait du coup que Ser Even soit le grand gagnant du tournoi ou son frère. Personne ne saurait où était caché l’œuf, mais pour Maeve il n’y avait que deux réponses : soit il était encore a mur Blanc, soit il était entre les mains d’un partisan de Damon Feunoyr.



Revenir en haut Aller en bas
Agent
avatar

Alysanne Florent
Agent

Général
Réfléchissez avant de croire,
informez-vous avant de réfléchir,
et doutez avant de vous informer.

♦ Missives : 2209
♦ Missives Aventure : 79
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 01/01/2012
♦ Célébrité : Viva Bianca dans 'Spartacus'©Starz
♦ Copyright : Avatar©Seamus et signature©Sargon.
♦ Doublons : Lantheïa, Danelle Lothston, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 19 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Lancehélion
♦ Liens Utiles : Mémoires de la Maison Florent
Carnets de voyages
Talents cachés
Distinctions
Archive de présentation

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
4/500  (4/500)


Message Mer 24 Oct 2012 - 19:03

Oteh Byris semblait homme pénétré par une foi profonde et pourtant étrangère au fanatisme. Il était bon de voir qu'un prêtre pouvait croire en différents dieux, célébrer les rites d'une multitude de cultures, sans chercher à imposer un message en particulier, ni à tirer pouvoir et influence de son sacerdoce. C'était le genre de foi qu'Alysanne pouvait comprendre et même partager mais elle n'avait encore jamais vécu le genre de révélation qu'Oteh disait avoir connu et il n'était pas dans sa nature de croire mais bien plutôt d'apprendre et comprendre. Dès lors, l'aveu qu'il lui fit concernant le message divin qu'il aurait reçu, ne pouvait que la laisser perplexe - à la fois curieuse, étonnée et sceptique. Sans pour autant exclure la possibilité d'une authentique intervention du Guerrier, elle inclinait à penser que l'extase religieuse, comme toute forme d'état second, était à même d'engendrer bien des chimères, et que le prêtre de Norvos en avait été le jouet. Pour autant cette "révélation" n'en avait pas moins de valeur. Qui n'a jamais trouvé en rêve la solution à un problème épineux ?

« Le phare des Hightower... la vision de la grande tour m'est familière. Je suis originaire de Rubriant, tout près de Villevieille où notre Grand Argentier a son fief. Peut-être aurez-vous un jour l'occasion de contempler les champs de lin en fleur et les ondulations de l'Hydromel en ces vertes contrées qui m'ont vu naître. Si toutefois vous vous dirigez prochainement vers le sud, je me trouverai probablement à Lancehélion où m'appelle une affaire de famille. Cherchez la villa Santagar et vos aventures recevront une écoute attentive.» Elle inclina la tête de côté en souriant. « Il est temps pour moi de préparer mon départ. Je crains de n'avoir que trop retardé mon voyage et ne resterai donc pas pour assister au tournoi de lord Tully. Bonne route à vous, Oteh Byris.»

Elle se leva, posa la main sur sa gorge en s'inclinant très légèrement pour le saluer avec déférence mais sans obséquiosité, comme il seyait à un roturier ayant attiré son respect. Il ne lui restait qu'à trouver Maël le tailleur pour convenir avec lui des commandes nécessaires à son séjour à Dorne, et à réunir un peu plus tard son escorte pour les mesures, avant de s'en retourner à Darry par le chemin le plus court... elle aurait aimé suivre jusqu'au bout les présents événements mais la messe était dite et elle ne resterait pas un jour de plus à Murs-Blancs alors que sa tante en difficulté espérait sa venue dans les plus brefs délais... tout devait être prêt désormais pour le trajet en mer grâce aux efforts de sa soeur.




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 1 Nov 2012 - 9:23

Loin de la rebuter, la noble dame semblait apprécier cet échange autant qu'Oteh. Il y eu un regain d'activité dans la cour, le petit seigneur du Conflan accompagné par la Main du roi et par le seigneur du Val. Les joutes allaient reprendre, Oteh l'avait entendu, mais si ses oreilles était toute ouïe a tout ce qi se passait dans les alentours, le crissement des pieds, les voix qui s'élevaient, le froissement des ailes d'oiseaux qui passaient au dessus d'eux, ses yeux ne faisait que fixer avec intensité le visage de Lord Brynden Rivers, un bâtard devenu Main du roi. D'ici il essayait de distinguer les contours de sa cicatrice, mais elle n'avait que l'allure d'une fine ligne blafarde de la où il était. Oteh le senti, cet homme était dangereux. En même temps, il n'y a qu'un homme dangereux pour parvenir à étouffer dans l'oeuf une rébellion qui se découvrait à peine au grand jour. Pendant un court instant, toute l'attention d'Oteh, sa concentration était porté sur cet homme. Sa main se resserra sur le morceaux de la hampe brisée qu'il tenait. Puis la voix douce et printanière de la jeune femme lui fit revenir à leur discussion. Elle lui fit ses salutations de manière distingué à Oteh et il ne pouvait qu'y répondre qu'en se baissant aussi bas que sa position lui permettait.

« Que votre route soit heureuse ma Dame. »

Il pria silencieusement pour que les dieux qui veillaient sur elle, qu’elle y croit ou non, la protège du mal. La foule commençait à bouger pour se rendre de nouveau vers le camps des lices où selon l’annonce de Lord Tully, la fin du tournoi allait quand même bien avoir lieu en faveur de leur souverain légitime. Oteh hésitait à bouger, il dressa sa tête pour essayer d’apercevoir l’un des deux gardes à qui il s’était adressé tout à l’heure, Oteh se doutait qu’ils devaient être occupé mais il espérait tout de même ne pas avoir été oublié. Puis, prenant son temps avant de devoir suive la foule, il retourna au soin de son épouse, alternant des phases d’affutage avec sa pierre et de nettoyage avec un linge huilé. « Garde affuté le fer de ta hallebarde. » L’avait avisé ses maîtres lorsqu’il fut sacré prêtre, le jour où il avait reçu son épouse, et celui où il avait rencontré son maître. Il ferma les yeux en passant le chiffon sur la lame, les souvenirs des jours glorieux où il se battait avec la rage au coeur le tenaillait.

« Bientôt nous ferons un à nouveau ma tendre. » se dit-il. Puis il lui revint une vieille chanson de chez lui, une chanson qu’on leur avait appris pendant leur formation. Elle lui donnait du baume au coeur et lui rappela ces moments passés avec ses frères, dans la difficulté, dans la douleur, mais jamais dans la solitude. Sa voix s’éleva doucement, personne ne pouvait l’entendre à présent à moins de se rapprocher de lui, doucement il entonna de sa voix rapeuse :

A travers pierres et dunes
S’en vont les fils du vent
Sous le soleil clair de lune
Nous marchons en chantant
Vers Bravos ou vers Asshai
Dans toutes les directions
Nous portons nos étendards
Pour la gloire de la r’ligion

Garde du corps ! En avant ! Toujours au soleil couchant. laissez nous passer !
Garde du corps ! En avant ! Toujours au soleil couchant. laissez nous passer !

A travers VaesDothrak,
Nous partons en missions
Une colonne de fière hallebarde
S’en va à l’instruction
Vers Lorath ou bien vers Qarth
Dans toutes les directions
Faire la preuve de not’ foi
C’est notre seule ambition !
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 11 Nov 2012 - 0:45

Noreen sourit à Maeve avant de lui répondre.

« Rien de tout cela n’est votre faute Ma Dame, la faute en revient uniquement à tous ses dangereux personnages. J’aime à penser que nous sommes amies ou en tout cas que je suis pour vous plus qu’une simple suivante, en tout cas vous êtes pour moi plus qu’une simple Maitresse que je devrais protéger. C’est mon devoir de veiller sur vous mais croyez bien que même si je devais un jour ne plus être à votre service, vous resteriez dans mon cœur et que je continuerais de servir vos intérêt d’où je me trouverais. Vous savez, nous avons appris à nous connaître un peu, et bien que je craignais de ne pas m’intégrer aux Eyrié, grâce à vous, cet exil a été bien plus agréable que je ne le pensais, et très enrichissant. Cela va vous paraître étrange, mais j’ai grandit grâce à vous, j’ai le sentiment d’être devenue une Dame en étant à vos côtés et rien que pour cela, je ne peux que vous remercier et vous défendre contre tous ceux qui oserons s’opposer à vous. »

Noreen avait vu au premier soir la Dame réagir avec beaucoup de véhémence aux propos d’un chevalier et elle la pensait capable de tout, surtout accompagnée de cet homme qui semblait aussi puissant qu’impoli. Cela ne lui disait rien qui vaille et après avoir joué des coudes pour s’écarter le plus possible du grabuge qui pourrait naitre de la présence des Ferboys, elle trouva quelques Dents de Freux.

« Bonjour messieurs, je suis Noreen Ruthermont, suivante de Maeve Arryn, Dame des Eyrié qui se trouve ici sans aucune protection à part moi. Je me permets donc de vous demander votre aide pour la garder en sécurité sans quoi j’ai peur qu’un traitre qui se dissimulerait dans la foule ne s’en prenne à elle. »

Peu après, Jasper et Edwyn firent de nouveau leur apparition dans la cour et elles se rapprochèrent et purent comprendre que les joutes allaient reprendre. A l’appel de Jasper elle répondit avec enthousiasme.

« Gloire aux Targaryens ! »

Elle était rassurée d’avoir le Jeune Lord Arryn et ses hommes ses côtés pour protéger la jeune enfant car elle craignait de ne pas faire le poids en cas d’attaque. Au moins ce problème était réglé, restait à voir comment organiser la joute finale, mais des règles et des subtilités de tout cela elle n’entendait rien. Elle proposa néanmoins son aide tout en se demandant comment se rendre utile.

« Messire Edwyn, si je peux vous aider en quoi que se soit je serais ravie de le faire. »

Ainsi donc trois Valois allaient combattre pour la victoire, c’était historique une telle supériorité, Noreen prenait la nouvelle avec un immense sourire et se demanda un instant comment ils allaient faire pour trouver les intéressés dans une foule si dense.
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 11 Nov 2012 - 1:08

Tout en s’essuyant les yeux elle répondit au capitaine des Dents de Freux entre deux sanglots.

« Oui Messer, je suis désolée, pardonnez ma sensibilité. »

Essayant de retrouver contenance et de ravaler ses larmes, elle osa un regard timide vers le chevalier doré, ne signifie pas or, mais tout de même, cela avait de quoi attirer l’œil, et en dehors même de cela, elle était heureuse d’avoir pu lier ce premier contact avec Alrik Mallery, et encore plus d’avoir pu toucher son cœur, cela ne pouvait-être qu’un atout pour la suite, et ce même si ce dernier devait à présent la quitter pour se consacrer à ses obligations. C’est alors qu’elle crut entendre Lantheïa, se faufilant vers cette voix familière, elle reconnu aussitôt l’actrice dont elle avait tant apprécié le verbe lors de leurs multiples rencontres.

« Lantheïa !! Es-ce donc toi ? Je n’en crois pas mes oreilles ni mes yeux, je ne t’aie pas reconnue une seule fois lors des festivités, tu es un maitre dans l’art de te travestir et de jouer un autre personnage, tu me surprendras toujours. »

Elle sourit à sa vieille amie et entama une conversation avec elle sur leurs rencontres passée et tout ce qu'elle avait traversé depuis, de la mort d'Olyvar à son bordel à Port Lannis, tout en marchant et en laissant trainer ses oreilles et ses yeux partout où elle pouvait. Elle remarqua que ça chauffait du côté des Ferboys, mais n’osa pas interférer en leur faveur. Gagner un ami riche, c’est bien, mais en perdre dans le même temps beaucoup d’autre, nettement moins tentant, il valait mieux rester à l’écart de ce genre de conflit où le moindre faux pas pouvait vous mener à l’échafaud, surtout quand on avait la langue aussi bien pendue qu’Eva. (MDJ, apprends-elle quelque chose d’intéressant ?).

Elle aperçut bientôt le prêtre à barbe qui déambulait comme une âme en peine solitaire et s’approcha, c’est alors qu’elle entendit les notes et les mots de sa chanson. N’osant l’interrompre, elle fit signe à l’actrice d’écouter et de se taire le temps qu’il termine la chanson, et bientôt ayant saisit la mélodie, elle se mit à la fredonner sans pour autant l’accompagner des paroles qu’elle ne connaissait pas.

« Oteh, je vous présente Lantheïa une vieille amie qui apprécie les chansons autant que moi. Vous deviez m’apprendre une chanson pas la chanter pour vous seul, faites nous encore partager votre voix de mâle viril et apprenez moi les paroles, nous ne pourriez d’avantage me faire plaisir. »

Elle prit la main du prêtre et le serra en le regardant avec les yeux suppliants d’une enfant.
Revenir en haut Aller en bas
Maître du Jeu
avatar

Corneille à Trois Yeux
Maître du Jeu

Général
Maître du Jeu

♦ Missives : 182
♦ Missives Aventure : 171
♦ Arrivée à Westeros : 09/04/2011
♦ Célébrité : Corneille à trois yeux
♦ Copyright : © Maron
♦ Doublons : Administrateurs
♦ Age du Personnage : Tous et aucun à la fois
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Partout et nulle part
♦ Liens Utiles : /
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
0/0  (0/0)


Message Dim 11 Nov 2012 - 20:47

Tandis qu'une noble dame du Bief était venue à la rencontre d'un étranger originaire des Cités Libres, l'esprit plein de questions diverses, ser Alrik Mallery devait faire face aux Dorniens de la maison Ferboys qui cherchaient étrangement à quitter les lieux de manière discrète. Cela ne put toutefois pas se faire et du fait de leur insistance, les deux nobles furent invités à suivre la cohorte royale lors de son retour à Port-Réal pour y recevoir la décision de la Main quant à leur implication dans cette sombre affaire.


*** *** ***

A l’intérieur du donjon, lord Rivers avait accueilli lord Frey, l'invitant à venir se joindre à lui. Toutefois, il attendit de voir ce que ce dernier allait dire avant de prendre lui-même la parole. Les réactions du seigneur des Jumeaux seraient certainement très représentatives de son état d'esprit. Et ce fut le cas puisque lord Frey commença par clamer son innocence. Bien entendu, n'importe qui aurait pu dire la même chose dans sa situation, mais ce qui était déjà plus surprenant, c'est que le seigneur demanda la dissolution du mariage plutôt que la régence sur les biens de la maison Beurpuits. On était donc en droit de penser qu'il était sincère dans ses propos, ce dont se doutait déjà la Main. Avec l'appui forcé des Frey, les Rebelles auraient pu contenir les forces du Nord et mener leur armée vers la capitale, mais cela ne se serait sans doute jamais fait de manière pacifique.

« Lord Frey, vos propos ont confirmé ce que je pensais déjà. Je crains malheureusement que lord Beurpuits ait profité de la faiblesse de votre sœur pour ourdir ce complot et obtenir votre appui et votre soutien dans la fermeture de Conflans aux gens du Nord. » C'était du moins ce qui semblait le plus logique et le plus évident. « Néanmoins, ce mariage a été célébré devant les Sept et en tant que tel, il ne peut être dissout. Vous avez vous-mêmes participé à la cérémonie du coucher, vous savez donc ce qu'il en est. Je ferais toutefois le nécessaire pour que le Grand Septon mette fin à cet engagement et vous libère de la honte d'une telle union. » Jetant un regard vers la table devant laquelle il se trouvait, lord Brynden laissa passer quelques instants de silence avant de reprendre la parole. « J'espère toutefois que votre fidélité est sincère et que le Trône pourra compter sur vous le moment venu, messire. Si vous avez quelque chose à ajouter, c'est le moment, sinon, je vous invite à rejoindre la cour. Je ne doute pas que votre jeune suzerain aura besoin de vous. Quant à moi, j'ai encore bien des choses à faire. »


*** *** ***

Dans la cour, le jeune lord Tully mit en action les suggestions de la Main et s'adressant aux nobles présents, il annonça la reprise du tournoi à la Gloire des Targaryen, célébrant ainsi la chute de l'héritier Feunoyr. Ne restait qu'à remettre en branle les préparatifs pour le tournoi qui se déroulerait dans les heures à venir. Lord Jasper Arryn, ser Even Corbray et ser Pryam du Val furent ainsi rassemblés et informés de tout cela. Quant au quatrième participant, on accorda à ser Glendon Flowers, jeune chevalier d'une quinzaine d'années à reprendre place dans la compétition. Il était l'un des fruits issus de la bataille d'Herberouge et il était un bâtard de traître, néanmoins, il n'en restait pas moins un jeune homme avide de reconnaissance. Et de talent, il l'avait prouvé dans ce tournoi.

    - Tout a été dit dans ce sujet et il s'agira donc de la dernière relance à ce niveau ! Je laisse néanmoins le sujet ouvert au cas où vous auriez envie de poursuivre vos discussions ! Je vais aussi lancer un nouveau sujet qui se déroule au moment des dernières joutes. Il ne se passera rien de particulier dedans, mais comme se sujet aura lieu plus tard dans la journée, il peut permettre à des gens d'obtenir les audiences qu'ils ont demandé (je pense à Oteh et Lantheïa, par exemple). Bien entendu, rien ne vous oblige à y participer et c'est à vous de voir Wink

    - Eva, tu n'apprends rien de particulier de la discussion, si ce n'est ce que tout le monde sait : les Ferboys ont trahi la Couronne lors de la Première Rébellion, leur présence ici serait du à un malheureux hasard, ils ont été très mal traité par leur hôte et surtout, ils doivent se rendre à Port-Réal. Bref, rien de palpitant mais il n'en a pas été dit plus Wink
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Jour 3, matin : Duel judiciaire

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 3 sur 3Aller à la page : Précédent  1, 2, 3


Sujets similaires

-
» bouclier de duel judiciaire
» [FB] L'ivrogne et le médecin - Duel au sommet [PV Arthy]
» Ce matin, un lapin a tué un chasseur (Cassiopée) terminé
» Mon lit est plus confortable le matin que le soir. ~ le 03-07 à 9h14
» HAITI-Justice : Un Système Judiciaire Qui Pirouette.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: ◄ Archives Militaires :: ◄ Intrigue n°3 : Murs-Blancs-