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Jour 3, matin : Duel judiciaire

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Alysanne Florent
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Réfléchissez avant de croire,
informez-vous avant de réfléchir,
et doutez avant de vous informer.

♦ Missives : 2209
♦ Missives Aventure : 79
♦ Age : 37
♦ Date de Naissance : 25/09/1980
♦ Arrivée à Westeros : 01/01/2012
♦ Célébrité : Viva Bianca dans 'Spartacus'©Starz
♦ Copyright : Avatar©Seamus et signature©Sargon.
♦ Doublons : Lantheïa, Danelle Lothston, Vyrgil Vyrwel
♦ Age du Personnage : 19 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : Lancehélion
♦ Liens Utiles : Mémoires de la Maison Florent
Carnets de voyages
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Message Jeu 4 Oct 2012 - 21:40

La situation semblait sous contrôle désormais. Daemon Feunoyr s'était rendu sans effusion de sang, admettant sa défaite cuisante devant le chevalier de la garde royale qui l'avait sommé de rendre les armes. Pour autant, un incident restait possible et la tension était palpable. Les Ferboys avaient été retenus dans leur tentative d'échappée belle et la colère grondait dans les cœurs des rebelles inexorablement défaits. Asafa semblait prendre l'affaire avec une légèreté étourdissante et Alysanne ne pouvait s'empêcher de ressentir quelque compassion pour ce Dornien qui n'était peut-être qu'un pion dans les affaires de sa famille... il lui avait semblé bien éloigné des préoccupations politiques de sa Maison, trop accaparé par des centres d'intérêts plus... terrestres et charnels. Elle espérait qu'il n'aurait pas à pâtir des événements, mais comme tous il devrait assumer ses responsabilités s'il avait prêté la main, d'une manière ou d'une autre, à ces menées séditieuses.

Considérant qu'il était de son devoir d'épauler les loyalistes dans la résolution du drame, elle fit signe à son escorte de la suivre et s'approcha de l'homme qui commandait les Dents-de-Freux. Il y avait une grande noblesse dans son regard et son maintien. Le voyant en conversation avec Jasper Arryn, elle attendit patiemment qu'il réponde au suzerain du Val avant de s'autoriser à approcher, et salua les seigneurs présents comme il se devait avant de lui présenter sa proposition.

« Messer, je vous prie d'excuser mon interruption. Je ne voudrais à aucun prix vous détourner de la tâche délicate qui vous incombe. Permettez-moi simplement, au nom de la Maison Florent de Rubriant, de mettre à votre disposition les hommes de mon escorte pour toute mission qu'il vous sierait de leur confier. C'est bien peu de choses et je suis certaine que vous avez la situation bien en main, mais il m'est tout simplement impossible de rester ici d'une parfaite inutilité alors que vos forces s'échinent à rétablir l'ordre après une si odieuse félonie. » Bien consciente de ne rien pouvoir faire elle-même à l'heure où seules parlaient les épées, elle pouvait au moins prêter les lames qui l'accompagnaient aux loyalistes, si tant est qu'ils en aient l'usage. Hugo ne serait pas d'un grand secours compte tenu de la faiblesse de son bras mais il pouvait toujours soulever son épée si nécessaire, et Kerigan était quant à lui parfaitement en mesure d'apporter sa contribution active aux efforts de pacification...

Sans plus s'imposer, elle fit un pas en arrière et laissa Hugo et Kerigan s'avancer. A moins que l'officier ne la retienne, elle se retirerait pour ne pas le déranger, ayant apporté sa pierre à l'édifice, si modeste fût-elle.




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
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Maël
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« Tailleur Dornien,
en service dans le Bief »

♦ Missives : 501
♦ Missives Aventure : 46
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♦ Arrivée à Westeros : 02/02/2012
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Message Ven 5 Oct 2012 - 16:18

L’incompréhension et l’angoisse frisaient leur maximum, tout était mêlé, confus, bruyant et trouble… Par la Mère, que se passait-il dans ce mariage ? Maël sentait distinctement la confusion, si ce n’est la terreur, tout aussi grande de la jeune femme si proche de lui et qui préférait fermer les yeux plutôt que d’assister à un duel bien inutile. Il aurait bien voulu en faire autant mais il choisit d’affronter ce spectacle brutal, tout en passant un bras réconfortant autour des épaules de la belle Lyra. Tout cela serait bientôt fini, il lui tardait de voir la fin de ce mariage qui ne gardait que des airs lointains avec un heureux évènement… Même la naissance de la petite fille ne suffisait plus à rehausser le tableau. Maël eut d’ailleurs un regard vers la famille non loin d’eux pour s’assurer qu’elle se portait bien dans tout ce tintamarre… Ce furtif moment où il détourna le visage fut celui de l’embardée, du vif départ des chevaliers et du claquement des sabots. La rencontre des lances fut violente et vit choir l’opposant de ser Even, le Valois accusé et qui verrait bientôt son honneur lavé de toute souillure. « C’est bientôt fini… » Murmura-t-il à la belle avec un pâle sourire. Il ignorait encore à quel point il se fourvoyait.

Des hommes en manteaux blancs ainsi que d’autres soldats arborant le dragon blanc aux yeux rouge sur champ noir pénétrèrent dans la Cour du château dans un ordre et une discipline à couper le souffle. A leur tête, le fameux et redouté Brynden Rivers et son capitaine de confiance, ser Alrik Mallery. Maël reconnut également ser Gwayne Corbray, guerrier mémorable de la bataille du champ d’Herberouge. Tout aussi humble et dornien qu’il fut, le tailleur avait largement eut l’occasion d’en apprendre sur ce conflit, sur la rébellion, et sur les forces en présence au Donjon Rouge. Ces hommes qu’il avait toujours cru inaccessibles, mirages lointains, légendes vivantes, se trouvaient à présent diablement près des humbles roturiers qu’ils étaient. « Par la Mère… » Son admiration fut suspendue lorsqu’il vit Lyra s’éloigner pour rejoindre les abords du prêtre à barbe. Il ne voulait pas qu’elle soit seule. Bien qu’il eût toute confiance en les capacités des chevaliers présents, ils n’étaient pas à l’abri d’un retournement indésirable de situation. Daemon, abandonné par ses alliés, se vit désarmer et conduit par les hommes du Roi. Etait-ce terminé désormais ? Tous ne paraissaient pas tranquilles… En premier lieu, ser Mallery observait les alentours avec une attention stupéfiante, ser Corbray paraissait défier les partisans du Feunoyr et en appelait au soutien des loyalistes… Parmi eux, Jasper Arryn et lady Florent – qu’il avait l’honneur de connaître – approchèrent du Freux. Attiré comme un papillon l’est par la lumière, Maël ne pouvait détacher ses yeux de la scène historique qu’ils vivaient, il était persuadé de vivre l’un de ces moments qu’on ressasse avec émotions… Toutefois, il n’en oubliait pas ses devoirs.

Il fit un pas de côté et rejoignit Lyra, à qui il glissa quelques mots au creux de l’oreille. « Je ne suis pas complètement rassuré, surtout pour Pip, Meera et leur enfant. Il faudrait qu’ils puissent rentrer chez eux… Il posa ses lippes sur le front de la jeune femme. Je serai rapidement de retour, fais attention à toi. » Il lui adressa un délicat sourire puis se fraya un chemin dans la foule. Un choix à présent : qui entre Gwayne Corbray et Alrik Mallery serait le plus à même de répondre à sa requête ? Le premier était un héros d’Herberouge, le second un roturier anobli pour ses faits d’armes, voilà tout ce qu’il savait. Mais ce peu d’informations le guida naturellement vers le Freux, qui lui aussi, à une lointaine époque, avait côtoyé la boue. Il attendit en retrait qu’il en ait terminé avec lord Arryn et la lady – à qui il adressa une respectueuse révérence – pour finalement s’avancer, le cœur battant à tout rompre. « Messer… Pardonnez mon audace, j’ai une requête, débuta-t-il maladroitement, pour finalement désigna la petite famille attablée plus loin. Une femme, Meera, a accouché d’une fille il y a deux jours et, mh, même si je suis certain que vous avez la situation bien en mains je pensais que vous pourriez peut-être leur permettre de sortir, avec tout ce monde… » Il avait pourtant l’habitude d’échanger avec des nobles, mais ses joues roses trahissaient son état d’anxiété, impressionné comme il l’était.



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Message Ven 5 Oct 2012 - 18:00

Son petit cadeau eu l'effet escompté, mais les conséquences ne furent pas au gout d'Oteh, au lieu de voir des visages choqués, surpris, il voyait des visages médisant, méprisant. Jusqu'ou l'ennemi se terrait donc... C'est en voyant le regard d'Edarra Ferboys qu'il comprit. Elle n'aurait pas permis que quelque chose la contrarie, elle qui aimait avoir le contrôle sur tout aurait été la première à avoir l'air choqué. Non, pour elle tout se passait bien. Elle était donc de mèche. Cela faisait parti de ses projets alors ? Et bien désolé dame Edarra, mais ma loyauté ne vous ait pas encore acquise, surtout pas si vous m'en tenez éloigné. Décidant donc de raccourcir les au revoir pour partir tout de suite. Oteh tourna les talons et s'éloigna de Lyra. Après quelques longues enjambés, il s'apperçut qu'il était finalement entouré par les gardes. Un certains gout de déjà vu non ? Fort heureusement, il n'était pas dans une salle fermée avec pour seule échappatoire des vitraux donnant sur une chute bien trop importante. De plus, le plan étant finalement dévoilé, il ne devait plus rien à Edarra, la dame des osseux pouvait donc se débrouiller sans lui pour se donner l'image qu'elle désirait. Et enfin, ces gardes vaniteux commençaient vraiment à le mettre hors de lui.

Le sac de toile dans le dos d'Oteh glissa jusqu'à sa main alors qu'il les observaient, piques à la main, haubert et surcot aux couleurs de leur suzerain, des bas de cuir et des bottes. Rien ne protégeait leur tête cependant, le prêtre pourrait facile parvenir à éviter une pique pour assommer son adversaire et lui piquer son arme. Le reste du combat ne serait qu'un combat de plus. Néanmoins le prêtre se doutait qu'une fois que celui ci serait achever, un groupe plus important arriverait, la fuite serait quelque peu... compliqué.

L'autre solution serait de ne rien faire et d'attendre de voir quelles étaient les intentions de ces gardes, peut être serait-ce même plus sage.

Puis tonna le gong du salut dans l'air moite et étrange de cette cour, un souffle de cuivre comme venu d'outre tombe. Un signal ressenti jusqu'à l'os.

Défonçant les lourdes portes de l'entrée, une escouade de chevalier aux armures rutilantes fit son entrée. Les bannières Targaryens ne tardèrent à s'élever. L'armée du Roi avec à sa tête, sa Main, voici donc l'homme que cherchait justement Oteh. Il sentit alors la main de Lyra sur son épaule et lui répondit :

« Il ne pouvait en être autrement petite demoiselle. »

D’un coup d’œil il lui fit pourtant signe d’aller rejoindre son compagnon, et lorsqu’elle fut loin, il plongea sa main dans son sac et en sortie… La blessée mais néanmoins magnifique Alicia, les rayons du soleil caressaient la lame lisse tout en jouant sur la fissure qui éraflait sa beauté. Il la pointa en tenant le débris de bois auquel elle était toujours accroché, vers les soldats du seigneurs félon.

« Votre maître est dans de sales draps, vous feriez bien de revoir votre fidélité, votre Roi, ou la potence ! »

Puis il se dirigea d’un pas sur vers les cavaliers qui l’avaient à l’œil, craignant sans nul doute une fourberie quelconque. Il croisa la route d’une dame dont l’attitude qui l’avait poussée à offrir les services de ses hommes d’armes n’était pas sans lui déplaire.

Il s’arrêta à quelques pas du cheval de ser Mallery et posa un genou à terre ainsi que sa lame devant lui.

« Messer, je suis Oteh Byris, Prêtre à barbe de Norvos, et j’aimerais mettre mes aptitudes au profit de la couronne. Accepteriez vous de m’accorder une audience privée ? Il est des sujets dont j’aimerais m’entretenir avec vous qui servez aux côtés de la Main. »


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Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

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- Noblesse d'Ame -

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Message Ven 5 Oct 2012 - 21:18

Alrik ne laissa rien transparaître de sa satisfaction quant à voir ses hommes prendre possession des lieux sans que, pour l'heure, aucun écueil ne soit à déplorer. Une attitude de réserve alors qu'il savait pertinemment qu'une situation pouvait basculer d'un antipode à un autre en bien peu de temps et sans que l'on ait suspecté quoi que ce soit. En l'occurrence, il lui semblait que certains gardes de Murs-Blancs étaient encore agités et quelque peu rétifs face à cette subite invasion, une cohorte d'indociles qu'il surveillait du regard, prêt à intervenir lui-même si les aigreurs ne se pacifiaient pas rapidement. Ce fut alors qu'il aperçut, du coin de l'oeil, une mouvance se diriger vers le binôme qu'il formait en compagnie de ser Gwayne Corbray. Il reconnut sans mal les deux jeunes suzerains, dont le sieur Arryn qui vint quémander quelque information sur les présentes circonstances. Le commandant se tourna entièrement vers eux, preuve s'il en était qu'il était tout à leur écoute, puis effectua un hochement de tête tout en répondant.

« Si fait messire, il est tout à fait légitime que vous vous interrogiez et je puis vous assurer que vous ne serez pas laissés dans l'impéritie. » Il fit signe à quelques Dents de Freux qui vinrent aussitôt. « Si vous le voulez bien, mes hommes vont vous conduire à l'intérieur du château, où vous pourrez vous entretenir avec la Main du Roi qui, j'en suis sûr, répondra à toutes vos questions. Je me tiens à votre disposition si besoin est, mes seigneurs. »

Conjointement à la fin de sa tirade, il fit courbette devant les deux lords avant que ceux-ci ne soient pris en charge par l'escorte désignée. Sitôt cela fait, un nouvel éclat de voix s'éleva à son attention, et ce fut face à la sylphide venue du Bief qu'il se retrouva. Curieux d'ouïr ce qu'elle avait à lui dire, il fit silence tout le temps de son discours, puis inclina furtivement la tête en signe de gratitude.

« Ma dame, il est bon de constater que certaines personnalités se voient outrées et concernées par la duplicité des parjures qui s'amoncèlent en ces lieux, la seule expression de votre support est plus utile que vous ne le pensez et je vous remercie pour cela. Je tâcherai de solliciter l'aide de vos hommes si le besoin s'en fait sentir, bien que je préférerais les savoir à vos côtés, par mesure de prudence. » Il considéra ladite escorte du regard avant de revenir sur la lady. « N'hésitez toutefois pas à m'interpeller si vous apercevez ou entendez quelque chose qui mériterait mon attention. De même si vous disposez d'une quelconque information recueillie durant ces jours de cérémonie, je suis tout ouïe. »

Si Alrik pouvait éviter d'impliquer des forces autres que les siennes ou celles des loyalistes les ayant accompagnés, il favoriserait ce choix, fou qu'il serait de priver une dame de sa protection sans en avoir l'obligation. Soudain et une fois encore, un individu s'approcha, tout d'humilité drapé, pour parler à son tour. L'air timoré qu'il se donnait intrigua le chevalier, qui fit un pas en sa direction pour mieux l'entendre.

« Dites-moi. » Souffla t-il pour l'encourager à formuler sa requête, avant de guigner la famille qui lui fut désignée. Il écouta patiemment, puis posa ses prunelles sur le dornien. « Nul ne peut sortir de l'enceinte pour le moment, comprenez qu'il s'agit de précaution. Vous serez le premier informé dès lors qu'il sera possible de partir, mais pour l'instant... » Il pointa un endroit du doigt. « Conduisez donc vos amis là-bas, derrière les nobles gens qui clament la cause du roi, ils y seront en sécurité. Je vais faire apporter des couvertures pour Meera et son enfant, restez auprès d... »

Il ne put ponctuer sa réplique qu'il vit un galbe s'abaisser à ses pieds, surpris qu'il fut de cet acte qui ne trouvait, à première vue, guère de justification. Le quidam se présenta alors, et Alrik fut d'autant plus stupéfait de le savoir Prêtre à Barbe, ici, dans le Conflans. La déférence avec laquelle il entreprit sa démarche fut tout à son honneur, mais le commandant ne s'attarda pas sur ce détail.

« Allons, relevez-vous mon brave. » Il appuya ses dires d'un geste de la main. « Je prends bonne note de votre demande, et il va de soi que j'accepte de vous accorder audience, plus tard. Je reviendrai vers vous dès que l'occasion m'en sera donnée. En attendant, je vous dirai la même chose qu'à dame Florent : ouvrez l'oeil et n'hésitez pas à me livrer tout fait qu'il me faudrait savoir. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Message Ven 5 Oct 2012 - 22:11

Serena avait fermé les yeux. Elle n'aurait pas supporté de voir le chevalier valois se faire percuter par la lance de son ignoble adversaire et, malgré sa foi en les Sept, en leur jugement et en l'innocence parfaite d'Even, elle avait préféré ne pas regarder. Quand ses oreilles lui rapportèrent le bruit immanquable de l'impact, elle retint son souffle et se concentra sur une prière muette au Guerrier. La foule quant à elle ne put rester silencieuse et la clameur l'incita enfin à soulever les paupières. Au moment précis où elle constata que son favori était encore fièrement sur sa monture quand son adversaire était au sol, elle sentit au fond de son cœur quelque chose palpiter plus fort que jamais. Cependant, la jeune femme n'eut pas plus de temps pour s'interroger sur cette étrangeté ; des trompettes de guerre tonnèrent dans le ciel et elle comprit qu'il se passait quelque chose à l'extérieur des murs d'enceinte. Les portes s'ouvrirent et la cour se fit envahir par une cavalerie blanche et fringante. Craignant d'abord qu'il ne s'agisse d'allier du traître Feunoyr, elle n'osait pas bouger d'un pouce. Puis, comprenant enfin à qui elle avait affaire, Serena se contenta de dévisager les nouveaux arrivants, quelque peu fascinée. Le bouquet fut sans doute l'arrivée d'un homme au physique tout à fait singulier. Un peau extrêmement pale presque maladive et surtout, un œil et un seul. Embrys lui avait souvent raconté des histoires à son sujet. Jamais il ne la croirait si un jour elle avait l'occasion de lui dire qu'elle l'avait vu en vrai. Brynden Rivers, la redoutable Main du Roi.

« Gloire aux Targaryens. »Tout se passa très vite ensuite et la belle brune ne bougeait pas, obstinément accrochée à son frère. Il fallut attendre que Pryam se penche vers elle pour lui suggérer d'aller voir comment allait Even pour qu'elle esquissa enfin un mouvement. Lentement, elle hocha la tête et s'éclipsa après avoir laissé la caresse d'un baiser tendre sur sa joue. En chemin vers le chevalier qui était sorti vainqueur d'une joute terrible, Serena avisa l'un des Blancs Manteaux qui s'était joint aux festivités au son des trompettes et accourut vers lui. « Messire » dit-elle avec une certaine révérence, les yeux arrondis par la candeur. « Vous avez d'autres hommes à mettre aux arrêts. Il y avait cette brute dont le blason représente un cheval rouge qui se cabre sur un fond d'or. Il a voulu amocher le chevalier de Cordial pour qu'il ne puisse pas remporter les joutes. Avec lui agissait un autre chevalier au service de la Maison Beurpuits. » La jeune femme allait ajouter quelque chose mais elle aperçut Even dans la foule à quelques mètres d'elle et elle faussa compagnie à l'homme auquel elle s'était confiée pour s'élancer vers le Corbray.

« Vous êtes sauf, ser Even ! » s'exclama-t-elle en apparaissant devant lui. « Je vous avais dit que les Sept feront reconnaître votre innocence. Honte à ceux qui en ont douté. » Serena lui adressa un sourire timide. Elle aurait aimé prendre sa main dans les siennes, comme avant le duel, ou au moins lui dire à quel point elle était soulagée que l'issue ait été heureuse et qu'il ne lui soit fait aucun mal. Seulement, elle n'y parvenait pas. Les mots restaient obstinément coincés dans sa gorge. C'était comme si son esprit bâillonnait son coeur pour le punir de battre autant pour un autre homme que son frère.
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Message Sam 6 Oct 2012 - 0:37

Ser Gwayne contempla l'oeil terrible Daemon Feunoyr être escorté par ces Frères Jurés de la Garde puis d'autres soldats, formant à mesure comme une carapace de tortue autour du traître, autant pour empêcher son évasion que tout autre acte inconsidéré de sa part ou d'un autre de l'assistance avant de reporter son regard sur la foule et les seigneurs présents, s'efforcer de son mieux d'étudier les réactions et surtout l'absence d'icelles ou encore les mouvements d'assentiments ou bien de réprobation. Immobile, d'une stature imposante, il entendait incarner le juste courroux de son Roi, mais aussi cette veille vigilante au cas où quelque chose se passerait. Autour d'eux se déployaient les Dents de Freux de la Main du Roi puis le reste du contingent suivant le plan qui avait été établi la veille, écoutant avec attention les messes basses d'Alrik auxquelles il répondit d'un signe de tête, faisant passer la lame longue de Daemon à sa main gauche pour poser en majesté sa main sur le pommeau de Dame Affliction lorsque vinrent à eux les seigneurs. Reconnaissant les Arryn qui furent ces premiers suzerains, il inclina très légérement sa tête vers eux, caressant du bout des doigts le fermoir de sa cape aux blason des Corbray, seule concession au protocole car il était en cette heure Frère Juré, incarnait la personne du Roi. Puis sa main revint sur le pommeau simple d'acier valyrion de Dame Affliction alors que le sieur Alrik disposait du Seigneur des Eryés et du Tully puis ensuite de ceux du Bief, profitant pour darder de ces prunelles les quelques rétifs ou mécontents avant de se voir aborder par une jeune femme, occultant dés lors les suites des conversations du commandant des Freux. Écoutant avec attention la Templeton, il chercha du regard dans l'assistance le blason qui lui était décrit de son oeil de faucon. La Maison Bracken, l'étalon rouge sur écusson doré. Il aurait donc tenté de s'en prendre à son cousin en dehors des règles du duel, favoriser le Feunoyr en cette occasion prouvait si ce n'est son appartenance du moins son amitié pour le complot.

-"Merci demoiselle, c'est là une chose qui devait être mentionnée. Nulles doutes que Sa Majesté y trouvera quelque intérêt. Si vous vous en sentez la force, j'apprécierais que vous me décriviez plus avant ce serviteur de Lord Beurpuits et ce chevalier Bracken. Venez me voir lorsque la situation sera définitivement sous notre contrôle pour me conter ce récit par le menu"

Puis il la regarde partir en direction de son cousin, Even Corbray à qui il consent un demi-sourire de connivence et un signe de tête comme pour lui signifier qu'il entendait bien profiter d'un futur moment de paix pour s'entretenir avec lui mais l'heure était avant tout au service du Roi et non à la nostalgie pour se tourner vers Alirk dont il entendit l'échange avec le prêtre à barbe de Novos. Lorsque le commandant des Freux en eut terminé, occupé dès lors à s'assurer de la bonne prise en main de la bastide par ces hommes, Gwayne s'approcha du Prêtre et lui posa une main d'autorité dans un geste apaisant.

-"Nul besoin d'attendre. Votre loyauté à la Couronne vous honore, laissez-moi juste quelques minutes de temps, et je porterais attention à vos dires."


Puis Gwayne fendit la masse des soldats et des gens pour rejoindre l'homme portant les armes de la Maison Frey et lui accorda une inflexion de la nuque en marque de respect.

-"Lord Frey, je suis Ser Gwayne Corbray de la Garde Royale. Auriez-vous quelques instants à m'accorder ? J'aurais appréciés de m'entretenir avec vous lorsque la chaleur de l'instant se sera dissipée. Pourriez-vous me retrouver un peu plus tard ?"

Un air dur et inquisiteur ne quittait son regard vissé dans celui du Frey.

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Message Sam 6 Oct 2012 - 9:33

Avec les encouragements du chevalier, Oteh se releva, reprenant le morceau d’Alicia avec toujours un soin infini. Pour l’heure, les chevaliers avaient bien des affaires à régler et il le comprenait, mais il était fort agréable d’entendre un minimum de respect par leur bouche, depuis trois jours que le seigneurs de ces lieux ne lui avait prêté aucune attention convenable, bien que maintenant la raison en soit évidente. Le fringant homme de la garde royale acceptait néanmoins sa requête, ce dont Oteh ne pouvait que se féliciter, il l’invita de plus à rester vigilant à la manière d’une certaine dame Florent, si le nom en lui-même ne ravivait aucun visages à l’esprit du prêtre, il devinait cependant qu’il s’agissait de la noble dame qu’il avait croisé en arrivant. Une personne qui mérite sans doute son qualificatif de noble. Acceptant ces conditions d’un geste de la tête, il allait tourner les talons lorsqu’une main ganté le retint, un autre chevalier qui accompagnait le premier était prompt à s’occuper de lui dans des délais plus bref.

« Sans honneur je suis, mais ce sera par ma loyauté que je compte la récupérer. » Se disait il sans pourtant porter cette phrase à haute voix. Il lacha néanmoins des remerciements à l’attention du chevalier.

« Vous me trouverez un peu plus loin à votre disposition messer. »

Il tourna enfin les talons, il était proche de Maël et des roturiers qui ne le lachaient toujours pas depuis la naissance de leur fille, mais Oteh leur avait fait ses adieux, leurs routes étaient déjà séparé. Un jour néanmoins peut être se recroiseraient-ils. Sous de meilleurs augures.

Oteh rejoignit donc l’emplacement ou se réunissait les partisans à la couronne, il avisa une table laissé à l’abandon et alla s’y assoir, croisant les jambes sous lui, il posa délicatement sa lame sur ses genoux, et retira de son sac de toile un chiffon et fiole d’huile. Il commença alors à nettoyer patiemment son épouse, passant le chiffon avec un soin particulier, enlevant la poussière et lui rendant son brillant. Un moment presque intime durant lequel il portait toute son attention à la belle sur ses genoux, tout à la contemplation de sa courbe si élégante, la façon dont la lumière jouait avec son profil aiguisé, sa manière de refléter son image. Il passa un doigt sur la fissure et son cœur se fit douloureux. Les évènements passés lui revinrent en tête avec douleur. L’attaque, la surprise de croiser l’acier avec une autre hallebarde. Un choc dont il ne s’était toujours pas remit. Mais bientôt, il obtiendrait sa vengeance.

Il fut finalement coupé dans sa concentration par un bruit de pas léger qui se dirigeait vers lui.
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Message Sam 6 Oct 2012 - 14:14

Le visage de la Dornienne était moins enflé, mais toujours marqué de coupures et d’ecchymoses, cela dit, elle allait effectivement nettement mieux, résignée à regarder cette mascarade de justice divine comme il se devant à savoir comme un divertissement. Cruel et sanglant, mais rien de plus qu’une pièce de théâtre où les acteurs meurent pour de vrai finalement, le cœur de pierre d’Eva n’en ressortirait que plus froid encore, et son cynisme toujours plus acéré. Au rappel de son intervention de la veille elle rit doucement puis répondit en montrant le terrain d’un geste las :

« Parfois j’aime observer la promptitude que les hommes on à s’entretuer sans essayer de changer le cours des événements. D’autres fois, j’essaye d’agir pour combattre l’injustice latente de ce monde, ou peut-être simplement pour jauger du pouvoir que j’exerce sur certaines personnes. Dans tout les cas, j’apprécie ceux qui me respectent et je ne les oublie pas, j’apprécie ceux qui me payent bien et je les sers encore mieux, et j’apprécie qu’on apprécie mes talents de tragédienne. »

Elle se tourna vers lui et lui offrit son plus beau sourire et lui effleura le bras alors qu’il prenait congé puis se mit à réfléchir à tous ses événements, mais une pensée occupait son esprit... Ferboys… Ferboys… Ce nom lui disait quelque chose et pourtant elle n’arrivait pas à se souvenir du visage du client qui le portait. Pourtant il aurait du ressembler de près ou de loin à Asafa, mais non, rien, pas de traits en mémoire, pas même une silhouette, une voix, une sensation. Eva n’avait pas pour habitude d’oublier ses clients, surtout ceux qui avaient de l’or et du pouvoir, aussi était elle très intriguée de ne pas se souvenir de celui là. A moins qu’elle ne connaisse ce nom pour d’autres raisons, et lorsqu’elle fut partie sur cette autre piste, elle fit rapidement le lien avec les Feunoyr. Pas qu’elle en connaisse très long sur leurs rebellions, mais un bâtard qui veut monter sur le trône, l’histoire avait de quoi lui plaire et l’intriguer, surtout par rapport à la manière dont les familles dissidentes s’en étaient sorties, plus ou moins bien selon les cas et les stratégies.

Cette révélation et l’étude des maisons représentées au mariage et au tournoi en commençant donc par les Ferboys rendait le plan de plus en plus limpide pour la prostituée experte en manipulation qui souriait, amusée par la situation. Elle se félicitait d’avoir agit, car bien que son intervention ait été inutile, elle avait essayé de sauver un innocent, car oui, elle en était maintenant certain, Ser Even n’y était pour rien. Elle ne savait que trop bien qu’un complot peut engendrer des dommages collatéraux, mais elle trouvait assez horrible de condamner un homme à mort pour asseoir l’autorité d’un fils de traitre. Elle présentait à la face du monde un visage froid et fermé, mais au fond, non seulement elle était heureuse que le Valois s’en sorte et que Serena puisse le retrouver, elle appréciait beaucoup la tournure que prenait les événements, et surtout la présence entre autres de Gwayne qu’elle connaissait.

Elle accompagna la ferveur populaire d’un « Gloire aux Targaryens. » aussi détaché qu’elle l’était de tout cela et ajouta à voix basse en regardant Brynden Rivers d’un œil aiguisé, essayant de savoir de quel bois était fait cet homme et comment l’aborder. « Heureusement pour la paix le Roi a trois Mains, deux posées sur ses yeux d’impuissant et une seule qui en a mille et des couilles assez grosses pour maintenir l’illusion qu’il y a un Targaryen légitime sur le trône. Si le sort du royaume reposait sur Aerys seul, nous serions certainement déjà en guerre, ou peut-être même gouvernés par un bâtard. Un bâtard légitimé par un autre Roi indigne, mais un bâtard qui tenait plus du chevalier que du rat de bibliothèque… Parfois je me demande ce qui serait le pire, Daemon n’aurait jamais fuit ses responsabilités et envoyé sa Main et sa Garde pour sauver le royaume. Si nous avions un Roi digne de ce nom et de la fonction, aucun Feunoyr n’oserait prétendre au Trône de Fer et la paix n’en serait que plus solide. Foutue famille de consanguins tarés qui nous joue des tours une fois sur deux… Enfin… »

Elle soupira et se disant qu’elle n’était pas très présentable en ce jour, elle réfléchit à un plan d’approche.

Edit pour la Corneille et Main:
 


Dernière édition par Eva le Sam 6 Oct 2012 - 15:51, édité 1 fois
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Corneille à Trois Yeux
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Message Sam 6 Oct 2012 - 14:46

L’arrivée de troupes loyales au roi et à la maison Targaryen avait changé la donne de manière irrémédiable. S’il y avait bien des seigneurs rebelles présents, ils n’avaient amené avec eux que de petites escortes d’hommes d’armes, ce qui ne suffirait évidemment pas à contrer une telle armée. La reddition avant même le lancement de leur révolte, voilà tout ce qu’ils pouvaient faire. C’était d’autant plus vrai maintenant que les Dents de Freux prenaient position dans tout le château et que les combattants rebelles étaient rassemblés et désarmés. Daemon II Feunoyr avait quant à lui été fait prisonnier par ser Gwayne Corbray qui, lors d’une autre rébellion des Feunoyr, avait affronté en combat singulier nul autre que son père. Mais en l’absence de l’épée Feunoyr, ce duel-ci aurait été des plus rapides… Conduit en lieu sûr par ser Roland Crakehall et ser Willem Wylde, le Dragon Noir avait une fois de plus été vaincu.

Alors que lord Brynden Rivers s’était retranché à l’intérieur du donjon de Murs-Blancs afin de s’entretenir avec lord Beurpuits, ses hommes faisaient tout ce qui était en leur pouvoir pour maintenir l’ordre, dénicher les éventuels audacieux qui chercheraient à se cacher et surtout, à mettre aux arrêts tous ceux qui avaient servi la cause du rebelle. Nombreux furent alors les loyalistes à se faire connaitre, mais parmi eux se trouvaient aussi quelques rebelles qui cherchaient à sauver les apparences. Que penser par exemple de ces Ferboys qui n’avaient pas hésité à vendre leur loyauté au Dragon Noir dans le seul but de mettre à mal la maison Martell et qui criaient aujourd’hui leur fidélité au roi ? Il n’y avait rien de plus creux que de tels mots.


*** *** ***

A l’intérieur du donjon, lord Rivers s’entretenait avec le seigneur des lieux, à genoux, pâle et pris de tremblements. Ainsi, lorsque lord Jasper Arryn et lord Edwyn Tully y furent introduits par les Dents de Freux, ils purent entendre la fin de leur échange. « La trahison n’est pas moindre lorsque le traitre a prouvé sa lâcheté. J’ai entendu vos excuses, lord Ambrose et je n’en crois qu’un mot sur dix. Sur ce compte, je vous autorise donc à conserver un dixième de votre fortune. Vous conserverez votre vie, bien entendu. Je vous souhaite de bien en profiter. » Prenant la parole, lord Beurpuits demanda d’une voix chevrotante ce qu’il en serait de Murs-Blancs. « Confisquée par le Trône de Fer. Je prendrais soin de la démolir pierre par pierre avant d’en saler le sol. Dans vingt ans, plus personne ne se souviendra de son existence. De vieux fous et des jeunes insatisfaits font toujours des pèlerinages au champ d’Herberouge afin d’y déposer des fleurs là où chût Daemon. Je ne permettrais pas que Murs-Blancs devienne un nouveau monument à la gloire du Dragon Noir. » Levant sa main, lord Rivers s’adressa alors pour la dernière fois au Beurpuits. « Maintenant, hâtez-vous de déguerpir comme le rat que vous êtes. » Remerciant la Main pour sa clémence, l’ancien seigneur quitta les lieux sans même voir et reconnaitre son jeune suzerain.

Tournant alors le visage vers les deux seigneurs, lord Rivers s’adressa enfin à eux. « Lord Arryn, une fois de plus, les Sept font se croiser nos chemins. J’en viendrais presque à prendre cela pour une habitude. Et vous devez être lord Tully. » C’était plus une constatation qu’une question, tant il aurait été impossible de ne pas reconnaitre un représentant de la maison à la Truite Bondissante. « J’ai cru comprendre que le tournoi avait été interrompu alors qu’il restait des concurrents en lice. Peut-être que cela pourrait être une bonne idée de leur laisser une chance de remporter le tournoi en l’honneur de la maison Tully et de la gloire des Targaryen et du roi Aerys. L’œuf n’est certes plus présent, mais ce château regorge de trésors qui le remplaceront aisément. » Plus qu’une demande, il s’agissait là d’une idée pour aider le petit lord à reprendre ce rôle qui était le sien. Il n’y avait aucun doute que l’on remettrait en cause sa présence en ces lieux et son incapacité à lutter contre une révolte qui se tenait sous son nez et le royaume n’avait pas besoin d’une nouvelle situation de ce genre. Peut-être qu’en relançant le tournoi afin de le dédier à la victoire des Loyalistes, cela changerait la donne. Mais c’était au petit lord de prendre cette décision. Elle devait donner l’impression de venir de lui. « Vous souhaitiez peut-être vous entretenir avec moi, messires. Je ne doute pas que vous ayez de nombreuses questions à poser. » Attendant que les deux hommes reprennent la parole, Brynden scella un document qu’il tendit à un page à l’attention de son capitaine.


*** *** ***

Le jeune page envoyé par la Main du Roi accosta alors ser Alrik Mallery afin de lui remettre le pli scellé et lui faire savoir que lord Brynden Rivers souhaitait s’entretenir avec lord Frey dès que cela serait possible. En ouvrant le document, le chevalier pourrait ensuite découvrir la décision prise à l’encontre de lord Beurpuits et faire le nécessaire pour la mettre en œuvre. Les domestiques du château, les gardes de Murs-Blancs et tous les chevaliers et hommes d’armes des seigneurs rebelles pourraient alors quitter le château. Après tout, ils ne faisaient que suivre les ordres de leurs seigneurs tels que leurs vœux l’ordonnent. Aucun d’eux n’était responsable des événements. Quant aux seigneurs rebelles en question, certains seraient conduits à Port-Réal pour y être jugé, même s’il était possible que nombre d’entre eux s’en sortent sans problème, pour peu qu’ils diraient la vérité. Les autres pourraient quitter Murs-Blancs dans les heures à suivre, leur présence ici n’étant que fortuite.

Mais plus que cela, la missive demandait aussi à ser Alrik de s’entretenir avec ser Gwayne et ses frères dans le but de retrouver un chevalier errant nommé Duncan. Un géant, à ce que l’on disait. Cet homme n’était pas particulièrement important, mais son écuyer l’était bien plus. Il ne s’agissait en effet de nul autre que du prince Aegon, fils du prince Maekar. Sa présence aux côtés du chevalier errant était bien entendu tenue secrète, mais lord Brynden en avait connaissance. Et au vu des événements de Murs-Blancs, on était en droit de se demander ce qu’il était arrivé au petit prince. Peut-être que les chevaliers pourraient recourir à l’aide des loyalistes présents, sans leur donner d’informations précises sur le sujet.

Pendant ce temps, des soldats arrivèrent dans la cour du château et, sans faire plus de cérémonie, plantèrent des piques au centre de cette dernière. L’utilité de ces objets ne tarda pas à apparaitre lorsque des têtes vinrent s’y ficher. Tous purent ainsi voir ce qu’il était advenu des plus importants des conspirateurs… On pouvait déjà reconnaitre lord Gormon Peake, celui-là même qui avait accusé ser Even de vol la nuit précédente, exécuté sur ordre de lord Brynden Rivers, lord Alyn Cockshaw, second conspirateur que l’on avait repêché au fond d’un puits où il était mort noyé durant la nuit et ser Tommard Heddle, tué lui aussi au cours de la nuit dans des circonstances étranges. Trois hommes dont il n’y avait plus besoin de se méfier. D'autres têtes pourraient bien les rejoindre, en particulier celles de personnes incapables de tenir leur langue ou de parler respectueusement de la Main du Roi. Le traiter de bâtard n'était pas la chose la plus censée à faire devant les représentant de son autorité et ce ne serait pas la première fois que lord Rivers ferait exécuter une personne pour ces raisons. On avait déjà parlé de septons empalés pour avoir critiqué les décisions de la Main et il y avait en ces lieux des vocations bien moins louables qui devraient apprendre à conserver le silence...

    - Comme il peut y avoir beaucoup à dire, n’hésitez pas à échanger entre vous autant que vous le voulez et si vous souhaitez l’intervention de la Corneille, demandez-le clairement (en gras et sorti du texte). Il y aura encore quelques relances globales qui feront avancer le temps en clarifiant la situation, mais il n’y aura plus d’événement majeur. Vous pouvez donc considérer que l’intrigue est désormais terminée puisque les événements sont définitivement réglés. Cela veut aussi dire que vous pouvez vous lancer dans des sujets post-intrigues Wink
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Message Sam 6 Oct 2012 - 15:15

« Com… » Le reste de sa phrase s’étouffa dans sa gorge en un couinement suraigu. Elle aurait aimé crier à la traitrise. Peut être même que si elle avait eut son arc elle aurait décoché une flèche dans la poitrine du seigneur qui osait soutenir la cause d’un félon. Mais elle ne le pouvait pas sous peine de déshonorer Jasper et d’attirer des ennuis à sa petite maitresse et à son Suzerain. Elle se tut donc, sous le coup de la surprise mêlée de colère et n’ajouta rien quand sa gorge se desserra enfin. Seul son regard dardé sur le maitre des lieux trahissait son sentiment de rage vengeresse. Si père était là, il ferait comme moi. Pour protéger son Suzerain. Il se tairait et ne tirerait l’acier au clair qu’en cas de nécessité. Mais que les Dieux m’en soient témoins, si la situation était moins dangereuse pour Jasper et Maeve, je le tuerais de mes mains. Il paressait clair désormais que Ser Even avait été choisi en raison de son manque de réputation pour mourir au nom de cette rébellion, le premier crime d’une longue série. Un Valois, et qui plus est un Corbray, une infamie pour Lord Jasper et tous les braves des montagnes, une insulte faite à la haute région de l’honneur. Cette bassesse atteignait tous les loyalistes et tous ceux qui étaient tombés pour la paix du roi. Lord Beurpuits semblait avoir bien vite oublié ce qu’avait couté la rébellion de Daemon au Sept Couronne. Les hommes oublient si vite le prix de la guerre tant qu’ils y survivent, mais pour la jouvencelle le lourd tribut payé par le Val ne pouvait être ni oublié ni pardonné… Cette pensée raviva sa colère et elle murmura entre ses dents : « Qui tente de tuer un Valois pour servir des intérêts aussi odieux devrait avoir le temps de regarder ses entrailles s’épancher hors de son corps. »

Noreen sentit une tension sourde monter dans la foule et dans les gradins, comme si les partisans Feunoyr allaient passer à l’attaque, son ventre se noua et elle se prépara à protéger Maeve et à essayer de la sortir de la nasse à la moindre alerte. Dans cette concentration étrangement sereine en vu des événements à venir qui risquait fort de lui couter la vie mais dont elle ferait tout pour que les Arryn soient épargnés, elle serra contre elle la cadette des Eyrié. Elle observait désormais la foule avec une clairvoyance dont elle ne se serait jamais crue capable analysant chaque mouvement, chaque expression, comme si tout se passait au ralenti. Un événement impromptu la fit sursauter, les trompettes de guerre retentirent à l’extérieur de l’enceinte, et quelques minutes plus tard, la Garde Royale et les Dents de Freux ainsi que la Main en personne faisaient leur entrée dans la petite coure du château. Elle avait d’abord eut peur qu’il s’agisse d’un ost de rebelles, mais sa crainte fut vite effacée par la surprise et le désarroi des garde de l’enceinte. Quel beau tableau, certainement le plus beau qu’il eut été donné de voir à la rouquine, encore mieux que tous les mariages et tous les tournois, aussi beaux soient-ils. Elle s’imaginait aisément les mêmes lances et les mêmes bannières, tous ses chevaliers courageux menant les troupes dans un champ au sud de Port-Réal avant que celui-ci ne soit renommé de la couleur du sang versé.

Plus que jamais d’une loyauté infaillible et ragaillardie par la présence de son mentor de la Garde Royale, elle hurla avec une ferveur exaltée : « Gloire aux Targaryens ! » Et elle ne put s’empêcher d’ajouter : « Herberouge ! Aux hommes tombés pour la Couronne ! Vive le Roi ! »

Lord Arryn avait choisi ce moment pour commencer à bouger, elle le suivit, ou plutôt suivit Maeve, entrainée par son frère hors des gradins et vers le Blanc Faucon auquel elle adressa un signe de tête respectueux et prenant l’air le plus digne possible pour lui montrer qu’elle avait écouté ses conseils. Rassurée par sa seule présence et plus que jamais ébahit par son incroyable prestance dans ses habits immaculés, elle sentit retomber toute la peur d’un éventuel combat pour lequel elle n’était ni préparée ni armée. Et comme tous proposaient leur aide au capitaine des Dents de Freux, Noreen fit de même de sa petite voix fluette et avec toute la douce naïveté qui la caractérisait : « Moi aussi je peux aider, je sais tenir un arc et je vise plutôt bien. Demandez à Ser Gwayne, il pourra vous le confirmer Messer ! »
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Even Corbray
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Message Sam 6 Oct 2012 - 16:40

Even était en train de fendre la foule, bien plus préoccupée par l'apparition des hommes de la Main que par sa victoire dans le Jugement des Sept, lorsque Serena apparut devant lui. Il vit derrière elle, à une certaine distance, son cousin Gwayne qui lui adressa un regard entendu. Ils pourraient sans doute trouver une occasion pour s'entretenir plus tard. Pour l'heure, le Blanc Manteau avait des choses plus importantes à faire...
Le Valois reporta toute son attention sur la jeune femme devant lui, qui lui adressa un petit sourire timide après lui avoir parlé. Cet air qu'elle avait, ainsi que la légère teinte rosée de ses joues, la rendait... quoi au juste ? La rendait... attachante, si l'on pouvait dire. Le chevalier lui rendit son sourire et inclina légèrement la tête à son attention en guise de remerciement.


« Je suis flatté que vous ayez cru en moi. Je crois que de vous savoir parmi les spectateurs à me regarder a soutenu mon bras et m'a donné de l'ardeur. J'aurai été désolé de décevoir une femme telle que vous... Je suis heureux que les Sept aient décidé de laver le nom de ma maison de ce nouvel affront, et de m'aider à prouver mon honneur. Il semblerait que tout se termine bien, en fin de compte... mais où est passé ce fameux œuf ?

Car pour l'heure, Even n'avait aucune idée de ce qu'il en était, ni de qui pouvait être responsable du vol. Il semblait incohérent qu'il puisse s'agir de lord Beurpuits ou de ses complices, car dans ce cas-là le rebelle Feunoyr aurait déjà été en sa possession... A moins qu'un complice opportuniste ait pu sentir le vent changer de sens assez tôt pour s'éclipser avec son larcin. Le Valois leva les yeux et plissa les paupières en parcourant la foule du regard, pour tenter de repérer la Brute de Bracken ou ser Tommard. Il n'en vit aucun, mais son attention fut attirée par des soldats qui étaient en train de planter des piques dans la cour, sur lesquelles ne tardèrent pas à figurer trois têtes. L'une d'elle était celle de lord Gormon, qui avait injustement accusé le chevalier la veille, et une autre celle de ser Tommard. Au moins, il n'y aurait plus à se soucier de ce dernier...

- La justice de la Main est sans appel... Je suppose qu'il n'y avait pas d'autre solution pour ces traîtres... Après tout, ils n'ont pas mérité mieux. Le royaume souffre déjà assez des attaques des Fer-nés et des conditions climatiques pour qu'une rébellion vienne s'ajouter au tableau.


Even n'aurait su dire s'il approuvait totalement des exécutions aussi rapides, mais il ne lui appartenait pas de juger les décisions de la Main. Il aurait sans doute dû se sentir satisfait du sort de ces hommes qui lui avaient apporté tourments, opprobre et problèmes, mais il n'y parvenait pas. Pour l'heure, il se sentait un peu las et fatigué, mais il comptait essayer de se rendre utile aux loyalistes, en bon sujet de la Couronne qu'il était. Près de lui, Sunburn s'ébroua, puis il allongea l'encolure pour frotter ses naseaux veloutés contre le bras de Serena. Cela fit sourire le Valois, qui gratta affectueusement son étalon sous le toupet.

- Je crois qu'il vous apprécie, lui aussi. C'est assez rare venant de lui qu'il accorde ainsi sa confiance au premier regard. »


Spoiler:
 



Dernière édition par Even Corbray le Sam 6 Oct 2012 - 19:56, édité 1 fois
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Corwin Rogers
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Message Sam 6 Oct 2012 - 17:04

En se levant ce matin-là, Corwin n'aurait jamais pensé assister à une journée aussi intéressante... Certes, il y avait le duel judiciaire que le Valois s'était engagé à livrer contre le dénommé ser John le Violoniste, mais il pensait être le spectateur d'un Jugement tout à fait banal en fin de compte. Il s'était donc installé avec ses trois fils dans les gradins des spectateurs, et avait suivi avec un intérêt modéré les préparatifs de la joute. Du moins, jusqu'au moment où ser John avait dévoilé sa véritable identité, celle de Daemon Feunoyr. Dès lors, le chevalier avait senti dans son esprit un certain nombre de pièces du puzzle se mettre en place, et il avait senti son intérêt se raviver pour ce qui allait se passer. Comme la grenouille qu'on jette dans un chaudron, et dont on porte peu à peu l'eau à ébullition, il sentait que les choses allaient se compliquer. En effet, si le Corbray perdait ce duel face au rebelle, qu'arriverait-il ? Il serait sans doute mis à mort, ou dans une moindre mesure, au moins mis aux fers. Et il y avait fort à parier que dans ce cas-là, on allait en profiter pour lancer une nouvelle rébellion sous la bannière au dragon noir. Dès lors, qu'arriverait-il à ceux qui refusent d'embrasser la cause des rebelles ?

Ces questions étaient restées présentes dans son esprit, jusqu'au moment où l'accusé avait jeté Daemon Feunoyr à bas de son cheval. Corwin ne put retenir un léger ricanement satisfait, attendant la suite des évènements en le voyant se relever pour prendre son épée. Cependant, l'arrivée inattendue des hommes de la Main, précédée de sonneries de cors, changea radicalement l'état des choses. Tandis qu'on procédait à des arrestations de rebelles, notamment et en priorité à celle du Feunoyr, une certaine agitation s'empara des présents. Le chevalier d'Amberly répondit avec force au chevalier de la Garde Royale qui acclamait le roi. Mieux valait ne pas laisser d’ambiguïté sur l'allégeance qu'embrassaient les licornes. Et pour cela, rien de tel que d'aller prêter main forte aux forces royales si besoin, ce qui lui permettrait peut-être en plus de prendre sa revanche sur un certain nombre de personnes qui lui avaient fait affront ces derniers jours. Botter quelques culs lui disait vraiment bien. Entraînant Alban, Craig et Darren à sa suite, il fendit la foule pour rejoindre le commandant des Dents de Freux et lui proposer son aide et celle de ses hommes.

Il s'arrêta toutefois en chemin, juste devant les pieux fraîchement plantés dans la cour par les soldats, sur lesquels ils s'affairaient à empaler trois têtes tout juste coupées. Corwin eut le plaisir d'y voir lord Gormon, qui l'avait traité de façon hautaine la veille, ainsi que ce méprisable ser Tommard. Au final, qui parmi eux avait encore sa tête bien vissée sur ses épaules ? Il croisa les bras en les observant, un sourire satisfait aux lèvres, puis il cracha à la face décapitée de lord Gormon avant de se frayer un nouveau un passage jusqu'à Alrik Mallery. En parvenant devant ce dernier, il inclina la tête à son attention, dans un respect tout à fait calculé.

« Messire, je dois dire que je suis heureux de voir que les hommes de la Main ont enfin mis bon ordre dans tout cela. Je suis ser Corwin Rogers, frère de lord Allan Rogers, qui dirige Amberly. Je serai heureux de me mettre à votre disposition, ainsi que les hommes qui m'ont accompagné, afin de mettre bon ordre ici et de mettre la main sur les traîtres. »


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Lantheïa
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Message Sam 6 Oct 2012 - 18:47

Comme tout cela était divertissant ! Lantheïa était aux anges. Lord Rivers, Lord Rivers... vous avez toujours eu l'art de la mise en scène et du coup de théâtre, quel dommage de gaspiller votre talent en futilités, prisonnier d'un sinistre donjon alors que nous pourrions courir les routes ensemble, libres de nous consacrer à la seule cause qui en vaille vraiment la peine : notre bon plaisir. Il faudra que je songe à vous demander en mariage un de ces jours, mais vous êtes un mâle, assez stupide pour attacher de l'importance à un colifichet en forme de main, assez fou pour soupirer après une femme trop belle pour appartenir à un seul homme. Quel gâchis.

« Et voici que le rideau se lève sur la vérité, toute la vérité, ou presque. Notre heure n'est pas encore venue, mais les trois coups ne sauraient tarder. » dit-elle au trio de nains qui se tenaient à ses côtés.

« Mouais, pas fâché que ça s'termine » répondit Tobin, sa hideuse tête couverte de sombres bouclettes dodelinant en signe d'approbation. Robin et Marvin acquiescèrent, comme toujours. « J'ai bien cru qu'on y passerait. Toi et tes plans à la noix ! »

« Nous nous sommes bien amusés. Vous êtes des trouillards, voilà tout. Certaines récompenses ont plus de valeur que tous les applaudissements du monde. » Et puis, il faut bien que je vive. Pas moyen de dégotter des acteurs potables en ce moment à Port-Réal pour monter une nouvelle troupe. Jyanna partie, il fallait bien que je trouve un moyen de remplir ma bourse.

« Les applaudissements des invités au banquet me suffisaient bien » rétorqua Robin, le verruqueux, en haussant les épaules. « L'or ne ressuscite pas les morts. » Tobin et Marvin acquiescèrent, comme toujours.

« Qui parle d'or ? Je parle du génie, je parle de la grâce, je parle du brio. Nous avons été brillants. Nous avons joué notre plus beau numéro pendant ces trois jours. Peu importe que cet engagement se soit révélé... risqué. »

« Tu es folle à lier, Lantheïa. Enfin, ce fut un mariage mémorable et je suis quand même bien content d'avoir pu distraire Lord Beurpuits et ses invités. J'ai l'impression qu'il n'oubliera pas ce spectacle de sitôt. » conclut Marvin avec une lippe sarcastique. Tobin et Robin acquiescèrent, comme toujours.

La saltimbanque regarda à nouveau les têtes plantée sur des piques et sourit pour elle-même. Rien de tel que la vision de la mort pour vous faire savourer chaque souffle de vie. Laissant là ses petits acolytes, elle se dirigea vers le capitaine des Dents-de-Freux. Il n'avait pas changé. Toujours raide comme une épée, et pas du genre de raideur qui procure du plaisir, hélas pour lui. Encore un qui pense avec le poil qu'il a sur le torse. C'est sûrement le poil qui fait croire à tous ces contes sur les responsabilités, le devoir, l'honneur avant tout. Pauvres petits garçons, toujours spectateurs du même théâtre de marionnettes, incapables de voir qu'ils ont juste changé pour un décor plus grand.

Elle se présenta devant lui dans ses atours de bouffon. N'importe qui la croisant aurait vu en elle le meneur de la troupe de nains venue divertir les invités le premier et le deuxième soir du mariage, si tant est qu'on l'eût identifiée parmi tous les saltimbanques et ménestrels présents. Vêtue comme un homme, elle en avait l'apparence sous son maquillage élaboré. Sa tenue toute en nuances de bleu et de blanc attirait l'attention et ses yeux étaient parés de losanges bleus dessinés avec soin. Elle avait présenté les numéros de ses amis avec sa verve et sa voix de stentor sans que quiconque remette en cause sa virilité. Il était temps de redevenir elle-même. De sa vraie voix elle entonna :

« Mes hommages, Lord Mallery. Eh bien quoi ? On n'embrasse pas une vieille amie ? » Le temps qu'il comprenne quel genre de calamité lui tombait sur la tête, elle poursuivit : « Très cher Alrik. C'est un plaisir de vous voir ici, mais vous arrivez après les réjouissances. Si vous aviez vu la tête de Lord Ambrose quand son champion s'est cassé la figure ! La dignité du dragon en a pris un sacré coup, je le crains. Surtout quand Daemon a tiré cette minable petite épée de son fourreau. On aurait dit un puceau tout honteux lors de sa première visite au bordel. » Elle eut un sourire carnassier. « Voulez-vous bien faire savoir à Lord Rivers le Magnifique que sa plus fervente admiratrice tient certaines informations sensibles à sa disposition ? Cette cour n'est point le décor idéal pour les révélations que j'ai à lui faire. Un cadre plus intime serait souhaitable...»

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Alysanne Florent
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Message Sam 6 Oct 2012 - 19:42

Ayant laissé ses hommes à la disposition des Dents-de-Freux, sans grande inquiétude pour sa propre sécurité compte tenu de la situation, Alysanne rejoignit les rangs loyalistes d'où elle observa la mise en place d'une macabre exhibition de têtes coupées parmi lesquelles elle reconnut Lord Gormon Peake. Elle ne goûtait guère ce spectacle mais elle en comprenait la nécessité en présence de tant de traîtres, déclarés ou non. Une nouvelle fois, le glas avait sonné pour les usurpateurs Feunoyr, et son écho devrait résonner longtemps à travers les Sept Couronnes pour décourager toute nouvelle sédition. La sanction prononcée à l'encontre de Lord Beurpuits serait sans doute tout aussi exemplaire... une pensée qu'elle avait eue durant ses échanges avec Lady Rivanon Mallister lui revint : Tous les nobles jouent au jeu des trônes, qu'ils le veuillent ou non. Nous entrons sur ce plateau de cyvosse par notre naissance et nous n’en sortons que par la mort ou la déchéance. Pour Lord Peake, la partie venait de s'achever... définitivement. Qu'en serait-il de Lord Ambrose ? Elle n'était pas sûre de vouloir y songer, même si elle n'éprouvait que mépris pour cet homme qui avait voulu initier le chaos dans un royaume déjà touché par tant de fléaux.

L'odeur du sang révulsant ses sens délicats, elle tira un mouchoir parfumé de sa manche et en respira l'essence rafraîchissante, avant de s'éloigner pour ne pas être prise dans l'attroupement qui se formait à proximité des piques. Elle chercha du regard Ser Pryam et sa soeur Serena, mais ce fut un bien curieux personnage qu'elle trouva à la place. Un étranger qui nettoyait un fragment de hallebarde avec tout le soin qu'une mère apporterait à la toilette de son nouveau-né. Il y avait quelque chose d'indéniablement exotique dans ses vêtements et sa physionomie, et elle se rappela qu'il s'était fait remarquer à plusieurs reprises, de bien dangereuse façon. En regardant la lame avec plus d'attention, elle crut reconnaître là une arme bien particulière qu'elle avait déjà vue en gravure dans un certain nombre de carnets de voyage. Une hallebarde telle qu'on les forgeait à Norvos.

« Serait-ce là votre épouse, noble étranger ? » s'enquit-elle avec une curiosité polie. « Ou bien avez-vous obtenu cette lame en héritage ? » Elle pencha la tête de côté en souriant. Peut-être se méprenait-elle, mais si ce n'était pas le cas, elle en serait heureuse. Elle avait lu bien des choses sur les prêtres à barbe, mais en rencontrer un serait bien plus instructif, tout comme sa rencontre avec Lotho Volentin lui avait permis de mieux comprendre la philosophie des danseurs d'eau de Braavos.








Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
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Message Sam 6 Oct 2012 - 21:47

Les yeux révulsés de lord Gormon Peake reflétaient les allées et venues de quelques mouches bourdonnantes. Cependant, l’intéressé ne pouvait plus vraiment subir ce désagrément auditif. Attirées par cette odeur de mort si particulière, elles faisaient seulement partie de l’ordre des choses. Les festivités avaient très rapidement dérivé sous l’impulsion de traîtres à la Couronne. Ce dénouement tragique fut donc inévitable, comme un cycle habituel à Westeros à vrai dire…

Avec toute la réserve qu’il s’imposait au vu des personnalités se trouvant autour de lui, Kerigan avait assisté au duel judiciaire d’un air sérieux. D’habitude d’une neutralité à toute épreuve, il avait espéré cette fois-ci que le Feunoyr soit défait. Pas parce qu’il avait eu l’occasion de croiser ser Even durant ces trois jours. Non, c’était un chevalier comme tant d’autres et le reitre ne les portaient pas dans son cœur même si celui-ci semblait être le plus honnête de sa caste aux yeux du natif de Torth. Honnête mais d’une idiotie consternante ! Comment un duel pouvait révéler la vérité au grand jour ? Comment pouvait on être manipulé à ce point sans s’en rendre compte ? Il faisait partie des êtres ‘jetables’ et, aussi paradoxal que cela puisse paraître, indispensables aux lords perchés sur leur piédestal comme des demi-dieux. Cependant, il trouvait ça bien plus pardonnable que cet illuminé clamant haut et fort qu’il n’était autre que l’héritier du trône. Encore un de ceux qui voulaient entrer dans l’Histoire. Heureusement pour lui, les dégénérés de son pedigree avaient leur place. Son orgueil dément lui empêchait surement de voir qu’il n’y avait rien de bien glorifiant pour un Roi d’être à la tête d’un royaume en décrépitude continuelle…

Kerigan sortit tout à coup de sa rêverie lorsque la Dame du Rubriant le présenta au Commandant des Dents de Freux, et pour lui proposer ses services. Le garde du corps s’inclina respectueusement un instant, sans plus de cérémonie, comme le veut la coutume.

« Messire… »

Une fois cela fait, il se posta quelques mètres plus loin, laissant ce dénommé Alrik Mallery en conversation avec apparemment un certain nombre de personnes. De son côté, l’ancien reitre ne put s’empêcher de regarder Hugo avec un certain pessimisme, condescendant certes mais réaliste. Un estropié ? Sérieusement ? Kerigan ne put s’empêcher de lever les yeux et de jeter un coup d’œil rapide à Alysanne. Comprendrait t’elle d’un simple regard perçant qu’il n’était pas assez idiot pour ne pas voir que ce ‘coup de main’ pour les loyalistes, initiée par une Dame qui ne pouvait se targuer de disposer d’une garde imposante, n’était pas tout à fait ‘désintéressé’ ? Le jeu des trônes tambourinait dans sa poitrine…A elle aussi.

Quoi qu’il en soit, Kerigan n’afficha aucune émotion et détourna le regard au loin devant, cérébral. Il n’était pas contre le fait de prendre parti pour ceux qui s’opposeraient aux êtres ayant participé à cette traîtrise représentant les êtres les plus fourbes de ce continent. Son oreille traîna dés lors du côté des discussions dans lesquelles se trouvait impliqué lord Alrik Mallery. Il avait un seul point commun avec lord Gormon Peake sur le moment : Les mouches. Celles-ci s’agglutinaient sur lui à commencer par ce ser Corwin Rogers qui finirait par se coincer la langue au niveau de la croupe de son interlocuteur si il ne terminait pas sa tirade classique de chevalier arriviste.


Dernière édition par Kerigan le Sam 6 Oct 2012 - 21:59, édité 2 fois
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Alrik Mallery
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Message Sam 6 Oct 2012 - 21:54

Il était bon de dénombrer les voix volontaires qui ramageaient en son pourtour, celles même qui appuyaient l'historique félonie que deviendrait l'évènement marital de Murs-Blancs, ou simplement, celles qui portaient l'ère targaryenne aux nues. L'on entendait encore les fervents loyalistes jurer la perte des traitres seigneurs désarmés, promettre sur la valeur de leur héraldique que nul autre qu'Aerys I ne guiderait leurs bras. Toutes ces clameurs ourlées d'excessive loyauté, Alrik prenait garde à y prêter un intérêt circonspect, non crédule au point de vouer confiance au premier venu. Parmi ceux qui venaient et viendraient le trouver, il n'était pas exclu que quelques loups se soient glissés, mais les risettes benoîtes seraient bien ardues à déceler. Pour le moment, le chevalier s'intéressait à nouveau aux factionnaires des lieux qu'il avait jugés agités, mais qui ne semblaient guère plus l'être face à des Dents de Freux pour le moins affûtées et promptes à faire tâter de leurs pointes au besoin. Ce fut alors qu'une grêle manifestation vibra à ses tympans, de l'auburn de sa crinière à la candeur de son minois, Noreen désirait joindre ses capacités à celles des autres. Bien que surpris, le Commandant ne put empêcher un rictus presque attendri de naître à la commissure de ses lèvres.

« Je ne doute pas de vos talents, ni même de votre vaillance jeune lady. Si nous manquons d'archers, nul doute que je songerai à vous. Veillez à rester en sécurité d'ici là, loin des félons que nous soumettons. »

Il eut une furtive pensée pour sa fille qui, il en était sûr, aurait agi avec le même entrain que la demoiselle, quand bien même la question ne se posait pas quant au rôle que la dame Ruthermont tiendrait dans cette histoire. Soudain, un garçonnet se présenta devant lui en portant une épître directement adressée par Brynden Rivers. Le chevalier s'en saisit tout de go et prit connaissance de son contenu sans tarder, jugeant des diverses informations avant de chercher le Blanc Manteau qui s'en était allé quelques instants auparavant. Conjointement à sa réflexion, il vit, au même titre que tous, la sanglante et dissuasive décoration qui fut installée à base de têtes tranchées. Une excellente démonstration de justice qui aurait tôt fait de pacifier les ardeurs de ceux qui nourrissaient encore un tant soit peu de rébellion, son lord avait l'art et la manière de dispenser ses avertissements d'une remarquable façon. Il aperçut ensuite une salutation qui lui semblait adressée, un quidam vers lequel il s'orienta. Corwin, ce patronyme lui fit faire un automatique lien avec Barra, renarde dont il ne connaissait que trop les vieux exploits mais, là un fait dont il tairait tout.

« Messer, je vous remercie de votre obligeance, puissent les traîtres trembler face aux coalitions qui menacent de les punir. A autrui comme à vous, je réponds que je ne manquerai pas de vous solliciter, vos hommes et vous-même, dans la purge de ces lieux si la nécessité s'en faisait sentir. »

Il inclina à son tour le chef pour signifier un respect réciproque, au moins assuré qu'il ne serait pas en lacune d'aide si jamais la situation devait s'envenimer. Une voix de plus chanta à son attention, curieux protagoniste dont le timbre ne lui était pourtant pas inconnu. De prime abord dubitatif, il ne lui fallut que peu de temps pour se reprendre.

« Lanthéïa ! Vous ici, allons bon, que de surprises. » L'attitude de la saltimbanque le fit rire et opiner négativement de la tête. « Ah, vos analogies égrillardes me manquaient presque. Je vais de ce pas informer mon lord de votre présence et du fait que vous désirez vous entretenir avec lui, mais avant, il a d'autres personnes à rencontrer. Si vous voulez bien patienter, je vous ferai chercher dès que lord Brynden sera en mesure de vous recevoir. Excusez-moi. »

Alrik fit une brève mouvance d'excuse avant de se retirer pour rejoindre Gwayne Corbray qu'il avait cru voir en compagnie du seigneur des Jumeaux. Il patienta que ceux-ci soient plus enclins à son approche, faisant signe à quelques-uns de ses recrues de le talonner, puis s'adressa à Ryman.

« Lord Frey. » Prononça t-il pour avoir son attention. « Je suis ser Alrik Mallery, Commandant des Dents de Freux. Je vous saurais gré de suivre mes hommes qui vous escorteront à l'intérieur du château, la Main du Roi souhaiterait s'entretenir avec vous séance tenante. » Il patienta que le seigneur s'éloigne pour se tourner enfin vers Gwayne. « Pardonnez cette interruption messer, mais j'ai là une affaire dont il me faut vous parler. Lord Brynden Rivers vient de me communiquer quelques volontés concernant un certain Duncan, dont il aimerait que nous remontions la trace. S'il s'agit de celui auquel je songe, il se fait appeler Duncan le Grand, c'est un chevalier errant, peut-être le connaissez-vous également... Quoi qu'il en soit, nous avons ordre de le retrouver. » Son regard se perdit dans les alentours. « Je préférerais rester ici pour veiller à ce que tout se passe bien, il me reste des détails à régler. Aussi vous proposé-je d'entamer les recherches avec vos frères, je me joindrai à vous dès que faire se pourra. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Message Dim 7 Oct 2012 - 10:45

Levant les yeux de la contemplation de son épouse blessée, Oteh eut le plaisir d’admirer la noble dame qui lui avait adressé la parole. Bien loin de la droiture froide et austère d’Edarra, cette jeune lady dégageait, à l’instar de sa chevelure doré, une chaleur humaine presque perceptible. Son visage était agréable à regarder et n’inspirait aucune crainte, son regard ne trahissait aucune menace. Bref elle était à cent lieux de ressembler à Edarra. Ce qui n’était pas un mal. Oteh arrêta alors le soin qu’il prodiguait à son épouse.

« Mes respects ma Dame. » Commença-t-il en courbant poliment l’échine devant elle avant de reprendre afin de lui répondre :
« Votre beauté n’a d’égal que votre savoir. » Dit il en lui rendant son sourire avant de reprendre presque immédiatement : « Pardonnez ma hardiesse, je ne souhaite point vous offenser, mais il est bien rare de trouver en ces lieux reculés une personne qui sait reconnaitre une épouse d’une vulgaire pique. Vous êtes Dame Florent je suppose ? On m’a laissé entendre que cette mascarade vous avais autant choqué que moi.»

Il passa encore une fois son chiffon sur le métal polie de nombreuses fois puis reporta son attention sur la jeune femme :

« Je suis Oteh Byris, prêtre à barbes de la cité libre de Norvos. Que puis-je faire pour vous être agréable ma dame ? »

Puis son regard glissa sur les têtes que l’on avaient fiché au milieu de la cour. Spectacle quelque peu macabre, mais qui avait le mérite de calmer les ardeurs des derniers gardes, leur montrant ce que toute résistance à la justice du roi pouvait leur apporter. Il en éprouvait une secrète satisfaction, les dieux étaient bon avec lui. Il ne restait que la tête de Bracken pour compléter le paysage au gout du prêtre, mais cela ne le regardait plus. Sa destinée se mettait peu à peu en route. Bientôt il obtiendrait audience avec ser Mallery ou ser Corbray, ou les deux. Il leur raconterait son histoire, la mort de Mewan et son arrivé en ce lieu maudit, et il leur offrirait ses services contre les fer-nés. Il obtiendrait la récompense du grand Argentier Clarence Hightower et ainsi pourrait payer la réparation de sa lame chérie. Et après ? Que faire après ? Continuer à servir le roi des Andals ? Retourner sur Essos ? Il serait toujours bon d’y réfléchir le moment venu. Pour l’heure il comptait s’évertuer à répondre aux attentes de la dame du Bief.
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Rivanon Mallister
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Un pion entre les mains des dieux...

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Message Dim 7 Oct 2012 - 11:09

Le duel fut intense et la conclusion fut heureuse pour les partisans Targaryens, Deamon Feunoyr avait été défait par ser Even. Une pointe de soulagement se fit sentir jusqu'à ce que j'entende les trompettes, annonçant l'arrivée d'un invité inattendu. Je portai mon attention vers les portes qui s'ouvrirent sur lord Rivers en personne, accompagné d'une troupe aux bannières diverses et variées. Elles prirent possession de la cour du château. Le traître Feunoyr tenta d'occire la Main mais le nombre eut raison de la révolte. Mis au fer, Deamon fut escorté en lieu sûr tandis que les Dents de Freux, la Garde Royale et ceux qui le accompagnaient s'étaient déployés de manière à pallier à toute tentative d'attaque. Je vis plusieurs personnes proposer leur aide aux chevaliers en présence. Pour ma part je tâchais de prendre la pleine mesure de toute cette histoire. Tandis que lord Arryn emmenait Edwyn avec lui à l'intérieur, je m'approchai de Ryman. Je percevais parfaitement sa colère, je l'aurai également été après m'être fait manipuler de la sorte.

- La Main jugea lord Beurpuit en conséquence, je n'en doute pas. Je suppose qu'elle voudra s'entretenir avec toi également, vu les liens qui vous unissent dorénavant. Je sais que tu n'es pas un traître et que tu es loyal envers les Targaryens et les Tully. Lord Brynden le comprendra s'il t'écoute.

Je me voulais rassurante tout en lui montrant que je lui accordai mon soutien, celui d'une amie en plus d'une alliée. Le Conflans allait traverser des temps troublés et pour les affronter il faudrait soutien et cohésion dans nos rangs. J'eus une pensée pour Edwyn Tully, j'espérai qu'il déciderait en son âme en conscience avec le soutien de sa mère. Son jeune âge faisait de lui une cible facile pour les manipulateurs.

A cet instant je vis approcher ser Mallery, le commandant des Freux, venu quérir le seigneur de Jumeaux à la demande de la Main. Je ne m'étais pas trompée à ce sujet et j'accordai un sourire amical à Ryman tandis qu'il s'éloignait, alors qu'un sinistre spectacle se mettait en place au cœur de la cour. Piques et têtes de traîtres, excellente combinaison dissuasive. Je détournai le regard n'étant pas adepte de ces démonstrations de force, très efficaces pour asseoir son autorité. Me tenant près des deux commandants des troupes loyalistes, je ne pus m'empêcher de capter certains mots de leur conversation, ainsi je décidai de m'approcher.

- Messires. J'inclinai légèrement la tête pour les saluer. Si vous désirez de l'aide pour vos recherches, je puis mettre à dispositions certains de mes hommes, ils connaissent bien la région...

Je ne savais qui était ce Duncan, mais si je pouvais aider dans leur entreprise....



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Ryman Frey
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Message Dim 7 Oct 2012 - 13:08

Maleck avait traversé la foule des présents pour s’approcher de son frère. Il lui glissa à l’oreille que les soldats des Jumeaux présents coopéraient de bonne grâce. Et ajouta même qu’il étriperait volontiers Lord Beurpuits, ce à quoi Ryman rétorqua, à voix basse également, qu’il avait la priorité si jamais cela devait se produire. Ser Maleck afficha un petit sourire entendu avant de s’éloigner. Et alors que la rumeur des conversations augmentait, chacun souhaitant donner son avis sur ce qui se passait, chacun désirant informer au plus vite la personne la plus proche sur ce qu’il pensait de la situation, Ser Gwayne Corbray vint à la rencontre de Lord Ryman. Après le salut, il écouta son le Chevalier de la Garde Royale qui l’invitait à un entretien. Si le ton marquait le respect, le regard, à la fois dur et inquisiteur, semblait chercher quelque chose.

« Je vous retrouverai plus tard, ser. L’instant semble en effet peu propice à un entretien constructif. »

Entre l’agitation et le fait que Ryman en était encore à encaisser l’enchaînement des nouvelles effarantes, mieux valait attendre. Il préférait parler lorsqu’il aurait la tête froide. Mais l’occasion ne lui en serait visiblement pas laissée, puisque le Commandant des Dents de Freux, Ser Alrik Mallery, vint à son tour à sa rencontre, portant un message de la Main du Roi. Le Seigneur des Jumeaux apprécia peu la formulation, mais préféra ne pas discuter. Il fit simplement signe à Maleck de rester à proximité.

« Je suis à disposition de la Main du Roi, Ser. » répondit-il simplement, bien que d’un ton sans chaleur.

Il se sentait presque traité inférieurement à son rang. Peut-être y avait-il de la suspicion à son égard, mais tant que rien n’était prouvé, il était intolérable qu’il soit bafoué. Si Lord Beurpuits s’était rendu coupable de trahison envers la Couronne, Lord Ryman n’était pas au courant. Et eut-il su quoi que ce soit qu’il aurait annulé la cérémonie de mariage et fait en sorte de geler la situation en attendant l’arrivée des forces menées par la Main.

Derrière un soldat, entouré d’autres, le Seigneur des Jumeaux avançait fièrement. Autour du cercle formé par son escorte, une poignée de ses propres hommes, conduits par Maleck, marchait aussi. Le cortège s’arrêta, et Ryman attendit qu’on l’introduise auprès de l’homme qui dirigeait effectivement les Sept Couronnes. Peut-être ce dernier révélerait-il comment il avait su, et comment il avait pu arriver à temps pour empêcher l’étincelle d’allumer la mèche de la rébellion.



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Asafa Ferboys
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Message Dim 7 Oct 2012 - 14:34

Les Dorniens furent donc arrêtés par des gardes Dents de Freux. Tenant toujours sa cousine par le bras, le Géant des Osseux ne s'était toujours pas départi de son sempiternel sourire, levant un sourcil interrogateur devant les hommes. Lorsque ces derniers lui dirent que les Ferboys ne pouvaient quitter les lieux, il retint un léger rire, visiblement moqueur.

- On ne peut pas quitter les lieux ? Nous sommes donc mis aux arrêts ? Sous quelle motif au juste ?

Il interrogea l'homme du regard, sans se départir de son regard taquin. Il regarda un instant sa cousine, puis reporta son attention sur l'homme. Le pressant, il se montra subitement moins amical dans ses propos.

- Et bien, Ser ? Vous ne voyez pas que ma cousine se sent mal ? Si vous souhaitez absolument nous garder là, allez donc lui chercher un siège et un linge humide, au lieu de me regarder avec votre regard idiot... Et au passage, allez me chercher votre chef, qu'il nous explique sous quel motif nous sommes toujours gardé ici.

Conservant sa cousine entre ses bras, Asafa resta avec celle-ci en face du second garde, restant calme. Il attendit qu'on lui apporte un siège pour l'y installer sa cousine, et lorsque finalement, le responsable se présenta aux devants des Dorniens Salés, il retrouva son sourire habituel et, un instant, il observa de haut en bas le fier soldat, comme s'il jugeait de la qualité de l'homme, pour mieux savoir à quel type de chevalier il avait affaire. Lorsque le chef des Dents de Freux fut à proximité, il le salua chaleureusement, toujours souriant et de bonne humeur. La Lady Edarra était quant à elle assise, dans une posture fière malgré tout, la jeune femme restant d'une froideur glaciale, fidèle à sa réputation, ne lâchant pas le moindre regard au Manteau Blanc de Port-Réal. Finalement, le grand Dornien au teint halé et à la barbe couleur de jais prit la parole, jovial, tranchant avec la lourdeur de la situation.

- Bonjour, Ser. Je voulais savoir pour quel motif nous sommes ici retenu... En effet, ma cousine ne se sent guère bien, ce qui est bien normal, convenez en, après avoir passé les deux derniers jours à se faire insulter en permanence par Lord Ambrose et ce soulard de Ser Tom le Noir, pour ensuite se rendre compte que nous avons été manipulé, invité à un mariage factice pour légitimer les ambitions d'accessions au trône de fer d'un bâtard visiblement trop idiot pour ne pas se rendre compte qu'il est bien beau de crier son droit au trône de fer, mais qu'il faut savoir quand le faire et qu'il faut être capable d'assumer par la suite. De ce fait, toutes ses émotions ont causé un grand trouble à ma cousine, qui s'efforce de rester fière malgré tout, et j'aurais aimé la conduire à ses quartiers, qu'elle puisse s'y reposer, avant que nous puissions reprendre la route...


Dernière édition par Asafa Ferboys le Lun 8 Oct 2012 - 11:42, édité 1 fois
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Message Dim 7 Oct 2012 - 15:51

      – Je... c'est d'accord...

     Le petit garçon qu'il était peinait à tout comprendre. Introduit dans le château de Murs-Blancs, il précédait les pas de lord Jasper, son ami qui s'était rapproché de lui pour le protéger. Il l'avait bien compris, enfant sans gloire ni puissance, qui avait été aveugle à toutes les menaces qui germaient comme des ronces dans sa région, autour de Vivesaigues. Les Fer-nés à Salvemer, les Nerbosc et les Bracken, et maintenant les Beurpuits qui proclamaient ou du moins avaient tenté de proclamer un autre roi que le vrai roi Targaryen ! C'était beaucoup trop d'émotions pour lui et, indigné de sa propre innocence, il souhaita s'étouffer et avaler sa langue avant d'arriver jusqu'auprès de la Main du roi qui sermonnait un lord Beurpuits plus ridicule et pathétique que jamais. Ce dernier s'esquiva d'ailleurs sans un regard pour son petit suzerain, trop heureux de s'en sortir vivant. Edwyn n'avait jamais été ni méchant ni cruel, mais trop frustré et en colère qu'il était, il aurait bien voulu condamner lui-même à mort ce pourceau obèse qu'était lord Ambrose. Les paroles de lord Brynden Rivers achevèrent de le convaincre qu'il était temps pour lui de prendre la place qui était la sienne, et alors qu'il approuvait d'un « Oui » timide, le petit garçon se jurait de faire le tri à Vivesaigues à son retour, d'en écarter les bonnes femmes et les pleureuses pour y répandre les poils et la testostérone afin que plus jamais la maison Tully ne soit aveugle aux menaces qui poussent aux pieds des remparts de son petit château. Petit château, petit suzerain, mais grand seigneur en devenir !

      – Je voudrais comprendre... comment avez-vous su ? Et si ce mariage était une façade pour cacher le couronnement d'un Feunoyr, pourquoi avons-nous été invités ? Nos familles... enfin je crois, nos familles n'ont jamais manifesté de sympathie pour les rebelles... si on avait su... si on avait eu la moindre information...

     Son émotion était très intense, néanmoins il parvint à se maîtriser et plus assuré que jamais, ce petit homme de moins de dix ans déclara avec l'aplomb du courage et l'audace de la fougue :

      – On serait venu, les armes à la main à ce mariage. On aurait grondé les Nerbosc et les Bracken et on aurait obligé tout le monde à venir ici pour en finir avec ces gens.

     Lest mots étaient maladroits mais le cœur était là, et plus il se rappelait combien les femmes l'entouraient à Vivesaigues, plus il se sentait le devoir de manifester la force et la virilité qu'il n'avait pas encore à cause de son jeune âge. Or quel meilleur moyen pour exprimer cette mâle puissance que d'annoncer la reprise du tournoi ? L'idée de Brynden Rivers trouva naturellement grâce à ses yeux. Il l'approuva sincèrement, d'un signe de la tête d'abord et dans ses paroles ensuite, paroles qui ne tarderaient pas d'être suivies par des actes bien précis.

      – Vous avez raison, ce tournoi doit se terminer et on doit sacrer le vainqueur pour la gloire du vrai roi ! Puis-je y aller ?
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Maeve Arryn
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Message Lun 8 Oct 2012 - 3:54

La réponse de Noreen lui suffisait. Elle ne prit pas de temps de plus pour se repentir d’Avoir louangé un traitre. Elle était trop jeune pour comprendre tout ce que le traitre de la couronne avait fait. Elle suivait simplement l’idéal de son frère. Elle commençait à se demander si venir à Murs blanc était la meilleure des idées. Maeve ne savait plus donner de la tête. Elle n’avait pas osé regarder l’affrontement en Ser Even et le traitre. Il n’y avait pas de mot autre que celui-ci. Elle comprenait peut-être peu, mais elle savait des choses que l’on lui avait enseignées. Herberouge avait été une bataille sanglante. Elle avait toujours suivi le dévouement de Jasper pour la couronne. Même si Ser Corbray avait momentanément réussi, le souffle lui avait été coupé en voyant le spectacle se tourner d’une manière qu’elle n’aurait jamais crue. Elle n’avait jamais vu un tel déploiement de chevalier, même au Val. Elle regardait en alternance, les hommes qui venaient de rentrer dans la cour, son frère, et Lord Beurpuits. Elle avait senti Jasper attraper sa main et elle n’avait eu autre choix que de le suivre. Elle écoutait ce qu’il avait dit.

Alors c'était lui Lod Rivers. Elle se demandait si les rumeurs sur son compte étaient vraies? Il lui arrivait de trainer dans le bureau du mestre du Val. Quand elle avait entendu le nom du batard, mais moins traitre que le Feunoyr, elle avait posé tous les questions inimaginables. Jasper avait raison, c’était un honneur même de loin. Le pire était certainement de mettre un pied l’un devant l’autre et de regarder la scène qui se déroulait. Elle n’était pas habituée à un tel revirement de situation. Elle se demandait même comment la couronne avait pu savoir que cela terminerait ainsi. Elle avait ouvert la bouche pour demander, mais c’était retint. Elle aurait certainement fait la tête avec la réponse qui lui serait donné : « Combien d'œil à Freuxsanglants ? Mille, et un » Elle avait entrainé Noreen avec elle. Il n'était pas question de la laisser au milieu de nulle part. Surtout qu’elle comptait sur elle. Elle avait fini par relâcher la main de Jasper et avait regardé Noreen. Puis avait incliné le regard face à Ser Corbray. En tant qu’enfant de la famille suzeraine du Val, elle avait toujours tenu à savoir les noms des maisonnées, de leur devise et de leur membre, par cœur. La demande de la Ruthermont la coupa de cœur. Et elle, elle faisait quoi? On la laissait la au milieu de la cour a rien faire. Elle avait moins peur que depuis le début. Avec Noreen, elle se sentait en sécurité. Elle lui avait murmuré à voix basse :

Restez près de moi, je ne veux pas qu’il vous arrive quoique ce soit.

Elle était presque contente de voir un refus de la part du capitaine des Dents freux. Noreen serait peut-être déçue, mais Maeve appréciait le geste. Elle savait qu’elle pouvait compter sur la rouquine. Elle était peut-être une vassale de sa famille, mais elle était avant tout une amie.

Tout est bien qui finit bien pour les gentils, et tout est bien qui finit mal pour les traitres. Le Val n’en pâtira pas. Ser Even est lavé des accusations que l’on lui porte. Les sept ont tranché et je doute que Lord Rivers soit aussi clément qu’eux avec le faux John. Je suis certaine que l’œuf est encore à Murs-blanc. Je crois que peut importait le résultat, l’œuf aurait été remis au Feunoyr.

Elle n’Osait même pas imaginer quelle bassesse cet homme aurait pu même utiliser, si l’œuf était encore en jeux. Une chose certaine, elle ne voulait pas l’imaginer.




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Message Lun 8 Oct 2012 - 10:47

         Le spectacle de la déchéance de lord Beurpuits n'eut rien de gratifiant ni d'amusant, mais Jasper était comme à son habitude bien trop sérieux pour profiter de ces petits plaisirs solitaires. Observant cet homme défait, brisé et sans avenir, il songeait qu'il avait eu ce qu'il méritait et pourtant il ne put s'empêcher d'éprouver, quelques secondes tout au plus, un élan de compassion pour ce lord Ambrose. Certes, il n'était sans doute qu'un homme cupide et corrompu jusqu'à la moelle pourrie qui creusait ses vieux os, mais n'avait-il tout risqué pour un roi qu'il croyait être le bon ? Jasper, en chevalier, était capable d'admirer un tel dévouement. Lui-même n'en éprouvait-il pas autant à l'égard de sa grâce Aerys ? Mais en seigneur suzerain du Val et vassal du trône de fer, Jasper méprisait l'ambition de cet indigne cancrelat dont l'indigence et l'inconscience avait mis en danger tous les convives présents à ce mariage et qui demeuraient jusqu'à il y a peu encore ignorantes de la vraie nature de l'événement. Lord Brynden avait d'ailleurs bien fait de ne point tuer lord Ambrose : cet homme et son œuf de dragon eurent tôt fait de devenir martyr et relique de la cause Feunoyr, qu'il s'agissait à présent d'exterminer de la surface de la terre et des mémoires. Jasper éprouvait même de la honte d'avoir participé à ce tournoi qui n'était finalement donné qu'en l'honneur du félon qui se croyait capable d'être roi. Cela dit, quel plaisir c'eût été pour lui d'envoyer paître dans le sable ce parjure imbécile !

         « Les dieux anciens et nouveaux semblent avoir des desseins qui nous concernent tous deux. » Les paroles de Jasper reflétait sa reconnaissance. Il avait éprouvé, à la découverte de la véritable identité de ser John, un besoin fulgurant de tirer l'épée et de combattre les rebelles au nom du roi véritable, son suzerain, mais pris au piège du mariage et du duel judiciaire, il n'avait pu qu'être le spectateur impuissant d'une mascarade. Fort heureusement, l'intervention sans appel de la Main du roi et de son armée l'avait grandement réjoui et rassuré, même s'il eût préféré être présent parmi les nobles seigneurs marchant aux côtés de lord Brynden Rivers. Jasper jugea les questions de lord Edwyn Tully à la fois amusantes et pourtant nécessaires. Mais lui-même en avait, comme le devinait très justement la Main du roi.« La maison Beurpuits va s'éteindre, mais qu'adviendra-t-il de tous les autres qui étaient ici partisans du retour de Daemon Feunoyr, ce faux chevalier de tournoi et faux roi ? » Très curieux de connaître leur sort, Jasper l'était assurément, parce qu'il espérait au fond de lui qu'un châtiment exemplaire les frappe. Rien n'était plus ignoble à ses yeux que la déloyauté. De plus, l'idée de transformer l'objet du tournoi en le faisant devenir un événement à la gloire de la maison Tully et de la victoire Targaryenne le séduisait beaucoup. Et quelle victoire, d'ailleurs ! Un combat gagné sans coup férir : c'était là un succès inégalé.
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Alysanne Florent
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Message Lun 8 Oct 2012 - 15:16

Alysanne hocha courtoisement la tête aux compliments de l’étranger qui ne tarda pas à se présenter en bonne et due forme. Ainsi donc il s’agissait bel et bien d’un prêtre à barbe, mais celui-ci était rasé et sa hallebarde était brisée. Triste histoire sans doute que la sienne, mais la rencontre n’en était pas moins plaisante. Si elle n’éprouvait en règle générale que méfiance envers les religieux de tout bord, la curiosité et la politesse prenaient le dessus, en l’occurrence, sur toute autre considération.

« Vous me voyez enchantée de faire votre connaissance, Oteh Byris. Soyez remercié de vos aimables paroles. Mon nom est Alysanne Florent. Je dirais volontiers que c’est une rencontre des plus insolites, mais après les événements que nous venons de vivre, je ne m’étonnerais même pas de voir Aerys surgir à dos de dragon pour consumer Murs-Blancs, tel Aegon à Harrenhal. Votre séjour en ces lieux vous aura sans doute donné une piètre image des Sept Couronnes. La félonie de Lord Beurpuits et les brutalités dont vous avez peut-être été victime avec les autres roturiers… sont autant de bassesses que tout homme d’honneur en nos contrées réprouve et condamne. J’espère que votre voyage se poursuivra sous des auspices plus favorables, encore qu’il puisse être considéré comme un privilège d’assister à un moment historique comme celui-ci. Mais je gage qu’un homme venu de si loin n’attache que peu de valeurs aux soubresauts de notre politique intérieure.»

Elle s’assit de l’autre côté de la table et observa le ballet des invités et des soldats dans cette cour où quelques instants plus tôt, un dragon noir avait été jeté à bas par un chevalier du Val. C’était un sombre conte, un conte qui s’achevait dans le feu et le sang. Il y en aurait d’autres, elle n’en doutait pas : telle était la destinée des Targaryens et de leurs bâtards, pour toujours et à jamais semblait-il.

« J’ai eu la chance de lire quelques récits sur vos pareils. Je ne doute pas que votre histoire soit tout à fait singulière et fascinante. Peut-être me conterez-vous comment un prêtre à barbe de la lointaine Norvos a trouvé le chemin de Murs-Blancs… » Elle avait du temps à perdre à l’heure où tous étaient encore retenus dans l’enceinte du château, pourquoi ne pas en profiter pour s’adonner à son passe-temps favori : la quête de connaissances ? Penser à autre chose lui ferait par ailleurs le plus grand bien alors que têtes coupées et épées la cernaient de toute part. Comme elle avait hâte de retrouver la quiétude de Darry...




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
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Message Lun 8 Oct 2012 - 18:48

Sa voix aussi légère que la brise matinale se chauffant au soleil d’été, elle répondit sur un ton poli et respectueux, loin du ton hautain d’edarra, loin des insultes d’ambrose beurpuit, puisqu’il n’était plus lord. Il était des gens à qui la noblesse seyait plus qu’à d’autre. Cependant, Oteh était trop vieux pour penser que parce qu’une rose est belle, elle ne possède pas d’épine. Peut être qu’elle était loin d’être innocente. Mais en tout cas elle lui parlait avec respect, alors ce serait avec respect et révérence qu’il lui répondrait. Elle évoqua tout d’abord le carnage du premier soir, soirée maudit pour certains, bénit pour d’autre.

« J’ai été témoin en effet de ces violences, mais comme j’étais en train de faire accoucher une femme, paix nous a été fait grâce. »

D’un autre côté, s’il avait été pris dans la bagarre, la tête d’Otho Bracken serait fichée sur la pique voisine de celle de son complice. Mais il se garda de prononcer ce vœu, de peur de ne passer que pour un rustre.

« Mon voyage est tracé par les dieux, ils m’ont menés ici dans le but de rencontrer la Main du roi. Les auspices ne sauraient être plus favorables ! » Continua-t-il d’un ton presque enthousiaste. Mais comment ne pas l’être alors qu’était naquit l’espoir dans son cœur. Le Guerrier lui avait parlé, sans doute était-ce lui aussi qui avait guidé la Main en ce lieu. Peut être que finalement Oteh Byris, réputé pour célébrer tous les dieux, allait faire comme tous ses frères et se consacrer à un seul culte. L’avenir le dira.

« Je ne saurais que trop conseiller à madame cependant de ne point sous-estimer la portée d’un sombre saut. Un dragon a échu ici, sa chute se fera sentir sans doute dans tous le royaume, et peut être au-delà du détroit. Et la poussière qu’il a soulevée peut mettre du temps à retomber. »

C’était s’exprimer de manière un peu trop imagé mais Oteh se doutait que cette touche d’exotisme ne serait pas sans déplaire à la jeune femme. Celle-ci lui avoua d’ailleurs avoir lu des livres sur sa communauté de Norvos et il ne put s’empêcher de ressentir un brin de fierté.

« C’est trop d’honneur que vous faîtes à notre communauté de lui porter si peu d’attention. Et si mon histoire peu vous divertir un tant soit peu, ce serait un honneur encore plus grand pour moi de vous la conter. »

Oteh prit alors une profonde inspiration, cherchant par quel bout commencer son histoire…

« Ma communauté se situe au cœur du continent d’Essos, il est entouré par d’immenses montagnes supérieur à la taille de votre Mur, les légendes racontent qu’en leur cœur brule un bain de feu que même les dragons hésiterais à prendre. Les enfants nous sont amenés jeune, j’avais trois ans quand on m’y laissa, peu importe les raisons. J’y ai vécu, j’ai été élevé, entrainé, éduqué jusqu’à l’âge de seize ans. Lorsque nous finissons notre apprentissage, nous recevons notre arme sacrée, elle est aussi sacrée qu’une femme pour nous, nous l’aimons, nous la chérissons, car elle est amené à nous épaulés toute notre vie, et c’est avec elle en main que nous mourrons. »

Il passa machinalement son chiffon sur la lame de sa propre épouse, son visage se reflétant dedans, la fêlure de la lame lui dessinant une cicatrice au niveau de l’œil.

« Le jour où je reçus ma Alicia, j’ai été mis au service d’un marchand, Mewan était son nom. Je l’ai servi pendant 24 ans. Traversant Essos et Westeros de part en part avec lui. Mais il y a de cela environs une lune, nous avons été attaqué, un membre de ma caste faisait parti des brigands, nous ne choisissons pas tous une voie honorable en quittant le temple. Pris par la surprise de me retrouver face à un frère, j’ai perdu, Alicia fut détruite, Mewan tué, et mon honneur bafoué. »

De l’amertume pinçait la voix du garde du corps, un silence prit le temps de s’installer, mais il ne désirait pas en rester là.

« N’ayez nulle crainte madame, l’histoire ne s’achève pas ainsi. De tous chaos nait quelque chose de bon. Les dieux m’ont arraché mon ami et maitre, mais ces même dieux m’ont permit de prendre la route avec les Ferboys pour venir jusqu’ici. Le Guerrier m’a parlé. Clarence Hightower je dois trouver, et à la Main me lier. C’est un autre chapitre que j’écris Ô Dame, bientôt, Alicia resplendira de nouveau. »

Il quitta d’ailleurs la vue lourde de son épouse pour un regard doux sur Alysanne, espérant ne pas l’avoir attristé avec son histoire.
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Jour 3, matin : Duel judiciaire

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