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La crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même [terminé]

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Aaricia Greyjoy
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Général Dame des Iles de fer
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Message Sam 22 Sep 2012 - 3:39

Il y avait une chose de certain. Elle allait certainement tuer quelqu’un d’ici la fin de sa grossesse. Elle était de très mauvaise humeur ce qui n’arrangeait rien à son caractère normal. Elle avait mis une chose au clair avec elle-même. Une chose que même Willem, Veloran et encore moins Dagon pourraient lui interdire. Dès qu’elle sortirait de cette chambre et plus précisément de ce lit, elle irait en mer chasser ses vieilles pensées qui la rendaient encore plus malade que maintenant. Si la base de sa personnalité était qu’elle avait un caractère exécrable, ses hormones en ébullition et sa grosse décuplait ce caractère. Elle était invivable et les domestique de la forteresse de Pyk en étaient la cible quotidienne. Heureusement, elle avait Zachery pour l’embêter. Même si Lord Ravage lui avait interdit de la déranger, elle aimait bien qu’il n’obéisse pas à cet ordre totalement idiot. Elle s’amusait bien avec Zachery. Cette fois-ci, elle était certaine d’une chose, elle ne ferait pas une si mauvaise mère. Vu comment elle se comportait avec le fils de la seiche, elle ne finirait pas trop mal. Quoiqu’elle avait toujours eu le tour avec les garçons. Elle avait élevé les deux jumeaux alors que sa mère était morte en couche. Elle prenait soin de Zachery même si Dagon avait toujours la manie de l’éloigner d’Elle. Elle avait fini par lui faire comprendre, qu’elle était là pour sa famille et il la laissait faire. Quand le petit diable n'était pas là, Lysena était à ses cotés. Même si elle était très différentes de sa maitresse, elle appréciait le caractère de la jeune femme, qui s’approchait davantage à une femme sel que d’une fer-née. Même si Aaricia avait tendance à plus être caractériel, l’innocence de Lysena l’apaisait. Elle devenait une autre femme qu’elle était, mais pas à part entière.

Elle partageait la plupart des repas avec le fils de la seiche. Dagon la visitait peu, mais elle n’Arrivait pas à lui en vouloir. Enfin, il avait cette chance. Elle n’était pas comme sa mère. Si elle l’était, il l’aurait certainement déjà balancé en bas d’une falaise. Elle ne trouvait pas cela amusant, mais elle essayait de se faire discrète et le réclamer peu. Il savait qu’il pouvait venir en toute heure du jour ou de la nuit. D’un coté, il lui manquait terriblement. Elle s’ennuyait de sa présence à ses cotés. Elle ne le réclamerait pas comme une gamine. Elle était assez grande. Elle ne savait seulement pas comment agir. Elle ignorait l’attitude à adopter. Elle voyait dans son regard froid, la peur, mais il était un homme avec si peu de sentiment.

Elle avait renvoyé Harlon et ses sermons bien loin d’elle comme elle le faisait toujours. Il avait la mauvaise manie d’accompagner le saigneur. Il ne restait jamais bien longtemps et elle n’en faisait pas un plat. Elle se montrait même désagréable avec le saigneur et elle lui prouvait amplement comment elle n’En pouvait plus de rester ainsi.

Si Le dieu Noyé est clément, il vous reste quelques semaines voir plusieurs jours. Pour le moment, reposez-vous. Ce ne sera pas une mince affaire.

Aaricia se retint d’être cynique. Elle avait envie de lui mettre une tête sur une pique. Malheureusement, Dagon ne lui autoriserait jamais cela. Le saigneur quitta et Aaricia ragea intérieurement. Ce fut au tour de Lysena de venir près d’elle, mais Aaricia avait l’intention de ne pas suivre ce conseil. Elle allait devenir complètement dingue à rester enfermé. Elle ne comptait même plus les jours. Elle voulait faire un meurtre et rien ne l’empêcherait de le faire. Elle était assise au bord du lit et elle fixait le plancher lorsque la jeune femme entra dans la pièce. Aaricia la dévisagea et retourna fixer le plancher. Il lui semblait le plus grand des défis de se lever. Elle sentait ses jambes molles et elle ne savait pas si elle s’affaisserait. Il était certain que si elle tombait, Harlon risquait de la tuer avant même que l’idée vienne dans la tête de son mari. Elle se demandait si elle y arriverait. À défaut d’avoir le courage d’affronter de nouveau les conséquences, elle se terra dans un mutisme. Elle fixait la porte espérant qu’elle revole et que le petit atterrisse près d’elle. Elle avait congédié Lysena, elle avait assez d’entendre sa propre respiration.




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »


Dernière édition par Aaricia Greyjoy le Lun 5 Nov 2012 - 2:46, édité 1 fois
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Dagon Greyjoy
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"Nous ne semons pas. "

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Message Sam 22 Sep 2012 - 23:43

Le jour était frais, mais le ciel était clair et sans nuage. Une brise s’était levée et faisait onduler les vagues autour de l’Ile. La grande fenêtre de la salle principale de la citadelle était grande ouverte pour laisser entrer le soleil et surtout, du loin, le son des vagues qui se fendent sur les rochers. La grande table de roc était parsemée de livres, de cartes et d’autres paperasses sinistrement ennuyeuses. Mais tellement passionnantes. Etre maître en l’art du vol, ça ne s’improvise pas du jour au lendemain. Le seigneur de Pyk avait étudié les cartes marines qui existaient de nombreuses fois, et il les avait complétées au fur et à mesure de leurs expéditions sans jamais les revendre. Cela restait très imprécis et il ne prenait pas non plus le temps de répertorier chaque récif lorsqu’il s’approchait des côtes du continent. Il connaissait ses îles par cœur pour y avoir passé le plus clair de son existence. Il connaissait les endroits par lesquels un boutre pouvait se faufiler sans rien risquer, ou longer le bord en évitant les hauts fonds. Mais pour le continent, c’était une question de chance. Il voyageait à vue ou alors s’arrangeait pour passer par des endroits forts fréquentés. Mais dans ce cas, adieu les attaques surprise. Non, s’il voulait rester une menace pour le continent, il devait innover et trouver de nouveau endroits pour accoster. Chaque fois que l’un de ses boutres revenait le Seigneur recevait un compte rendu et de nouvelles informations à cartographier. Il tenait les cartes à jour et chaque fois qu’il envoyait un capitaine en mer, il s’arrangeait pour que celui-ci ait en sa possession une copie des fragments de carte qui lui seraient utiles.

La brise fit replier sa carte jusqu’au niveau de l’encrier qui était poser dessus pour éviter qu’elle ne s’envole. Le bruissement du papier sorti Dagon de sa concentration. Il leva son œil droit sur le flacon métallique qui tintait sous la feuille et laissa son esprit divaguer. En fermant les yeux, il aurait pu se retrouver sur son boutre. Mais en fermant les yeux, il fuyait la réalité. Il fuyait les responsabilités qu’il avait choisi d’endosser. Il inspira profondément en se redressant. Il s’appuya contre le dossier de sa chaise en se massant les tempes. Il était resté ici des heures durant. Un reste de repas, un reste de bougie, comme témoins d’une nuit sans sommeil. C’était mieux ainsi. Occupé, Dagon ne pensait pas. Occupé, il oubliait momentanément que sa femme était alitée depuis de longues semaines. Occupé, il lui était possible de ne pas avoir peur de les perdre tous les deux. Sentiment étrange. Sentiment tout court. Il n’avait jamais connu pareil obstacle à son travail. Il avait toujours été un homme appliqué et jamais il n’avait été dérangé par de stupides pensées. Pourtant, dès qu’il avait appris qu’Aaricia était portante de son enfant, il avait été incapable de taire cette peur pénible qui s’immisçait dans son esprit. Il ne s’était jamais inquiété pour personne. On vit, on meurt. Que pouvait-il y changer ? Rien. Alors pourquoi était-il incapable de rester concentré ?

Il tourna la tête vers la fenêtre ouverte. Et se leva. Sa chemise beige était déboutonnée à moitié et son gilet de cuir pendant négligemment sur ses épaules. Pas de tunique de roi. Non. Il aimait le simple, le commode. Il se passa la main dans ses cheveux pour éloigner de sa vision quelques mèches grises qui avaient fuies de leur entrave. Il huma l’air du large. Il empestait le sel. Le Lord Ravage était en proie à une torture intérieure. Il lui restait passablement de quoi s’occuper pour le jour entier, avec les cartes. Il pourrait ainsi les transmettre plus vite à ses capitaines. Une idée trottait dans sa tête à propos de son demi-frère, l’Edenteur et il le savait en ville. Il ne voulait pas manquer cette occasion. Pourtant, bien malgré lui, il sentait le besoin de la voir. Il n’était pas monté la retrouver depuis plusieurs jours. Rien de bien nouveau. Mais le saigneur l’avait pourtant bien dit, il n’y avait peut-être plus beaucoup de temps avant le terme. C’était peut-être les derniers jours qu’il passait avec elle. Elle pouvait en mourir, il le savait. Et alors ? Il y aurait encore plein d’autres femmes qui valent bien celle-ci. Le continent n’en manque pas. Dagon baissa les yeux. Non, cette pensée n’était plus la sienne. C’est ce qu’il s’était dit en perdant la mère de Zachery. Il ne perdrait pas Aaricia. Cette femme avait mis une belle pagaille dans sa vie et elle allait le regretter. Elle resterait à ses côtés jusqu’à ce que lui ait décidé qu’elle pouvait partir. Pas avant.

Il se retourna et mis un minimum d’ordre sur la table autant que dans sa tête. Une fois l’encrier rangé, il s’empara de sa dernière carte et sortit de la pièce en claquant la porte plus sèchement qu’il ne l’aurait souhaité. Il faisait encore plus frais dans le couloir et le courant d’air n’avait rien de marin. Il fit rouler ses épaules et monta quatre à quatre les escaliers pour rejoindre la chambre de sa Reine. Il croisa sa servante qui en redescendait. Elle s’inclina. Il ne se souvenait à peine de son nom. Aaricia la prétendait douée et agréable, il ne l’avait jamais regardée. Il continua sa route pour arriver devant la porte close en bois massif. Combien de fois l’avait-il poussée avec violence ? Plus d’une. Claquée en refoulant une insulte ? Bien souvent. Il hésita. Non. Greyjoy n’hésite pas, il commande. Il s’empara de la poignée de fer qui était plus chaude qu’il s’y attendait et rentra à l’intérieur. Sa poitrine se serra. Avait-il jamais ressentit la peur ? Oui en mer. Là, c’était une vision du réel qui le laissa planté et immobile sur le seuil. Son œil valide parcouru du regard sa femme de la tête aux pieds en réprimant un mélange de dégout et de répugnance. Sa femme était forte et têtue comme une vieille mule. Sauf que là, assise sur son lit trop grand, elle ressemblait à une baleine échouée sur un banc de sable, à l’agonie. La belle dame de Pyk n’était plus que vestige et semblait sur le point de s’effondrer. Qu’est ce qui avait pu la rendre ainsi ? Ce ne pouvait être l’enfant. Elle n’avait pas quitté la chambre, ni même le lit alors pourquoi faisait elle peur à ce point !Et il comprit. Il aurait été dans le même état après plusieurs semaines enfermé dans cette pièce puante et humide. Elle ne voyait même pas l’océan torturé depuis son lit qu’elle ne pouvait quitter. Il grimaça. Sa femme lui faisait douloureusement pitié. Il haïssait ce sentiment au moins autant que sa personne.
Toujours la carte sous le bras, il s’avança vers son épouse et la fixant du regard, sévère. A quelques pas d’elle, il leva sa main libre comme pour la gifler mais se ravisa. Il arrêta sa main en suspens dans les airs à quelques centimètres de son visage délicat. Il en connaissait le moindre trait. Il abaissa sa main et la lui tendit.


« Je veux que vous regardiez par la fenêtre. »

Toujours aussi délicat. Il était incapable d’exprimer ou de mettre des mots sur ce qu’il ressentait. Il ne se comprenait pas lui-même. Son œil se radoucit pour compenser la rudesse de sa voix. Il n’avait pas ouvert la bouche de la nuit et son ton avait été caverneux en plus de proclamer un ordre. Le médecin ne voulait pas qu’elle bouge. Si Aaricia ne gagnait pas cette fenêtre, elle en mourrait, le suzerain en était certain.

« Et enlevez moi cette expression maussade de votre visage. Vous ne ressemblez à plus rien de désirable. Vous allez donner la vie et non la perdre. Faîtes au moins bonne figure devant votre époux lorsqu’il prend de son temps pour venir vous voir. »

Là encore, il n’avait pas mâché ses mots. Il ne l’avait jamais fait. Aaricia non plus d’ailleurs ! Il n’allait pas la dorloter, elle en sortirait que plus faible. Il la savait capable de surmonter cette épreuve. Il n’était qu’une stimulation de plus.
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Aaricia Greyjoy
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Message Dim 23 Sep 2012 - 3:31

Aaricia se balançait d’un coté à l’autre. Elle chassait ses démons et tentait de penser à autre chose que ce qui se passait présentement. Elle craignait bien des choses. Depuis qu’elle était l’épouse de Lord Ravage, son caractère avait changé. Elle avait gardé sa langue de vipère, mais elle crachait moins de venin. Ses yeux parlaient plus souvent que sa bouche lorsqu’elle était avec lui. Ses regards assassins étaient présents plus souvent qu’autre chose. Elle était ainsi. Exécrable. Le Dieu noyé l’avait conçu comme cela. Elle avait une part de sa mère et l’enfant qu’elle portait ne s’en sortirait pas indemne. Au fil des réflexions qui n’avaient pas de sens, elle se demandait, si elle portait le malheur de sa mère. Et si elle n’accoucherait pas d’un, mais de deux enfants ? Il y avait souvent eu des jumeaux, dans les différentes générations des Bonfrère de Cormartel. Son père lui-même en avait eu un, et ses deux frères n’avaient pas échappé à cela.

Elle réfléchissait encore lorsque son époux entra dans la pièce. Elle le fixa longuement jusqu’à ce qu’il daigne de parler. Lorsqu'il lui intima l’ordre de se rendre à la fenêtre, elle manqua de rire. Si elle pouvait le faire, elle l’aurait fait depuis des semaines. Elle soupira intérieurement et tenta de se calmer. Si seulement elle pouvait mettre un pied devant l’autre. Encore faudrait-il qu’elle pose ses pieds complètement au sol. Elle aurait voulu l'étrangler sur place. Si elle avait eu un peu plus de force, elle le ferait dans l’immédiat, mais cela était partie remise. Elle trouverait bien le temps de le narguer. Autrement dit, elle fixait cette main, mais sa seule envie c'était de la tordre. Elle voyait en le refus de la prendre et se lever qu’elle était faible. Or elle n’avait pas compté les journées depuis son retour. Elle avait été bien avertie. Elle devait rester alitée jusqu’à ce qu’elle accouche. Ordre du saigneur. Elle finit par abandonne l’idée de lui cracher qu’en plus d’être borgne, il était malentendant.

Le provoquer était certainement la dernière chose qu’elle avait envie de faire dans l’immédiat. Elle ne tenterait pas sa chance. Elle le savait avec peu de patience. Elle finit donc par se décider de poser sa main dans celle de son mari. Elle ne pouvait pas éternellement repoussé ce moment et un peu d’air frais lui ferait tant du bien. Si elle trébuchait? Il la rattraperait? C’était une question qu’elle hésitait à mettre un oui. Elle s'était toujours débrouillée seule. Elle avait toujours fait tout par elle-même, sans que personne ne la critique. C’était une autre époque à laquelle, elle n’avait encore aucun devoir envers personnes. Mais par contre, elle ne pouvait s’empêcher de lui répondre sèchement.

Enfin je dois passer pour quelqu'un de plus sympathique que vous, lorsque je suis alitée. Je n'ai pas encore attenté a la vie d'un de vos domestiques. Parce que vous croyez qu’une femme avec un ventre énorme est désirable. Ne répondez, à force de rire je risquerais certainement d’accoucher dans vos bras et c’est certainement la seule chose que je ne désire pas qu’il arrive.

Elle avait été sèche, presque aussi froide que lui pouvait l’être lorsqu’il lui parlait. Elle ne lui en voulait pas. Sa patience était gravement limitée, et elle était certaine qu’il comprenait aisément. Elle avait été au chevet de Dagon une seule fois. Lui tout comme elle n'était pas un cadeau une fois malade ou blessés. Elle se souvenait d'avoir pris le relais d'une servantes lors de son retour de Salvermer. C'était elle qui avait pansé ses blessures. Elle avait pris appui sur le lit et sur la main de son mari. Elle le regardait avec un air de « si tu me lâches, je t’assomme ». Elle n’avait pas encore confiance en lui. Ses jambes étaient molles et elle n’était plus certaine qu’elle venait faire le bon choix. Si jamais, il lui arrivait de faire quoique ce soit, elle le tuerait. Pour jamais au monde, elle sacrifierait l’enfant qu’elle portait. Elle avait déjà failli le tuer une fois, elle ne réitérait pas. Dagon ne lui permettrait pas et ne lui pardonnerait encore moins. Même si avancer à pas de tortue l'énervait, elle était heureuse de sortir de ce lit, qui commençait à la torturer.

Il y avait toujours ce silence entre eux. Il était presque omniprésent et Aaricia le respectait chaque fois. Elle préférait la seiche de fort bonne humeur. La fenêtre était si près désormais. Elle pourrait sentir enfin le vent contre son visage. Elle pourrait enfin respirer le parfum de la mer et surtout entendre le son de la vague qui se fracasse sur les rochers. Elle y était presque, elle n’allait pas abandonner maintenant. Surtout que Dagon ne l’ouvrirait certainement pas pour elle. Elle le connaissait trop bien désormais. Les derniers pas furent sans doute pénibles. La dernière fois qu’elle avait été sur ses pieds, Qalen la ramenait sur la sirène noire. C’était le dernier souvenir que ses pieds avaient. Harlon lui avait dit qu’elle avait dormi la grande partie du voyage. Elle finit par s’agripper au mur et poussa la fenêtre. Une rafale submergea sa chevelure et ce fut comme une rédemption de voir l’extérieur. Comme la mer lui manquait. Dagon lui avait redonné gout de naviguer, mais la voilà encore loin d’elle et ce pour certainement un bon moment. Le vent s’entremêlait dans ses cheveux et elle ne pouvait que sourire. Cela lui faisait tant du bien de respirer cette air.

Je n’avais jamais envisagée ce sort auparavant et certainement pas aux conséquences que je pourrais subir. J’ai été idiote, je le sais. J’aurais du vous écouter lorsque vous ne vouliez pas m’amener, mais j’en ai fait qu’à ma tête.

Elle s’était retournée et approchée de lui, dans l’espoir de le regarder dans son œil valide. Elle s’était approchée et s’était blotti contre lui espérant pouvoir ressentir le même effet protecteur qu’il dégageait. Elle se sentait inatteignable lorsqu’il était présent. Personne ne pouvait lui faire du mal, sauf lui bien sur. Elle ne cherchait pas à faire sortir l’homme tendre chez lui. Il existait, mais elle ne le voulait pas. Elle l’appréciait comme il était. Elle avait déjà hâte de pouvoir se rebeller contre lui. Cela lui manquait terriblement.




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Dagon Greyjoy
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Message Dim 23 Sep 2012 - 15:17

Dagon n’était pas homme de patience. Et encore moins lorsqu’il s’agissait de sa femme. Il n’allait pas indéfiniment lui proposer son aide. Il trouvait ce geste suffisamment honteux pour ne pas le réitérer avant un bon moment. Il la détaillait du regard. Il n’aimait pas quand elle se taisait. Il était trop habitué à ses répliques mordantes et tout aussi cruelles que les siennes. Il connaissait sa vivacité d’esprit. Si elle se mutait ainsi, c’est qu’elle était en proie à un trouble intérieur. Il savait que les silences d’Aaricia ne reflétaient jamais le calme. Il peinait à se l’avouer, mais il préférait la femme de caractère, la femme invivable qui le mettait hors de lui à peine elle ouvrait la bouche. Il réprima un sourire. Il avait définitivement trouvé pire que lui. Et ce pire que lui détenait la vie de son héritier. Son esprit devint sombre. A quel point était-il dépendant de cette chose fragile qui refusait de se lever ?

Avant, il était le Seigneur des Iles. Personne ne doutait de cela, alors même que son propre père était encore en vie et qu’une ribambelle de frères et sœurs pouvaient à tout moment revendiquer le trône. Avant il était la figure de proue de tout ce navire. Mais il avait pris une épouse. Une épouse légitime, pas une conquête dénichée lors d’un raid. Non. Il avait affirmé la place d’Aaricia en la revendiquant comme égale à lui-même. Premier échec. La chose aurait pu passer, sans autre. Mais ses propres alliés commençaient à préférer sa femme à lui. Il y avait Sargon. Cet idiot ne pensait pas suffisamment avec sa tête et même s’il ne représentait pas une menace pour Dagon, il savait que ce jeune conquérant finirait bien par vouloir posséder la reine de Pyk. Et il y avait Lak, son frère cadet. Il n’aurait jamais aucune vue sur sa belle-sœur. Mais il avait gagné la confiance de celle-ci en un rien de temps et leur relation semblait plus agréable qu’entre le couple. Ca n’était pas la jalousie qui faisait réfléchir Dagon. Mais il ne supportait pas les actes sournois. On s’empare de ce qu’on veut en se battant, pas avec un beau sourire et des paroles mielleuses.

Il sortit de ses réflexions en sentant la main de sa femme se poser dans la sienne. Il s’en voulait. Il l’avait laissé participer à cette aventure alors qu’il se savait dans l’erreur. Sur le coup de la fureur à force de la voir lui tenir tête, il avait céder pour qu’elle le laisse en paix. Qu’en était-il désormais ? Ils étaient en guerre l’un contre l’autre, à se détester passionnément alors que leur enfant allait naître. Il ne voulait pas y penser. Il aurait préféré que cette femme ne tombe jamais enceinte. Il aurait pu continuer à profiter d’elle sans qu’elle ait un moyen de pression sur lui. Maintenant il ressentait le danger. Et si elle montait cet enfant contre son propre père. Après tout, lui-même n’avait plus supporté son vieux une fois un homme fait. Pourquoi son fils n’en ferait-il pas autant ? Certes il n’était pas Balon Greyjoy mais pourtant.

Il soutint le bras d’Aaricia. Il la sentait vacillante. Il avait l’impression que ce bébé lui pompait sa force. Il laissa passer la pique sans la noter. Elle était bien faible comparé à ce dont elle était capable d’ordinaire. Il se contenta d’imaginer la scène. Si Aaricia lui pondait un gamin sur le plancher il risquait de la mettre à mort avant qu’elle voie la tête de son enfant. Jamais de la vie il n’assisterait à un accouchement. C’était chose de femme. Son œil se fit rieur. Dans les yeux de sa femme se lisait une envie de meurtre. Qu’elle se débrouille donc, cette otarie pour aller jusqu’à la fenêtre. Dans un jour de clémence, il se retint de la lâcher pour voir sa réaction. Il ne pourrait même pas en profiter. Même en la provoquant, elle ne serait pas mordante. Inintéressante. Il leur fallut des lustres pour arriver à la fenêtre et Dagon se maudissait d’avoir eu une idée aussi stupide. Avait-il à ce point du temps à gaspiller ? Ou devenait-il simplement plus faible et trop attentif ? Il renifla. Sa femme venait d’ouvrir la fenêtre. Il inspira. Après tout, sur ce point ils étaient en accord. En dehors de la mer, il n’y avait pas d’importance. Il détourna la tête, comme pour ne pas l’écouter. Il n’en voulait pas de ses excuses. Le mal était fait. Cette idiote aurait dû se taire et obéir. Mais visiblement ce chapitre avait failli à son éducation. Il la sentit contre lui. Il ne bougea pas. Il n’aimait pas la tendresse gratuite. Surtout pas après des excuses. Deplus, ce ventre rond mettait un précipice entre eux deux qu’il ne supportait pas. Il soupira et tourna son visage fermé vers elle. Elle le regardait. Il détestait la voir que d’un œil. Mais l’autre n’aurait fait que l’aveugler face au soleil.


« Vous regrettez donc vos propres choix. Quelle enfant vous faites. Je ne veux plus jamais à avoir à me justifier sur un sujet pareil. Vous connaissez votre corps mieux que moi. Alors connaissez vos limites et contentez-vous de ce qui est à votre portée. Je vous interdis de même penser être à nouveau un fardeau pour mes hommes. »

Dagon avait la faculté d’être menaçant sans ne jamais hausser le ton. Il posa sa main sur l’épaule frêle de sa femme pour la faire reculer.

« Vous êtes une femme libre. Je ne vous empêcherai jamais de vous évadez si cela ne représente pas de danger pour vous, moi ou les Fer-nés. Je pourrais vous enchainé ici mais votre esprit serait toujours assez vif pour me mal mener. En vie, vous serez toujours un ennemi de taille et un adversaire des plus appréciables. Faites-moi faux bond, je vous étriperai moi-même. »

Les cheveux de sa femme dansaient dans la brise. Elle était sensuelle sans s’en rendre compte. Mais il ne pouvait la toucher. Elle le dégoutait dans ce corps gonflé. Il baissa le regard. Si le ventre de la future mère avait gonflé, il n’était pas le seul. La poitrine de son épouse avait pris de l’ampleur elle aussi. Il laissa ses doigts s’y aventurer. Il resta l’œil à terre.

« Restez en vie, Lady Aaricia Greyjoy. Vous êtes faite d’une roche sans pareil. »

Et il l’aimait pour ça. Sa mère avait été une vieille femme bien avant l’âge et dénuée de force ou d’intelligence propre. Il l’avait toujours vue dans l’ombre de son père. Si Dagon avait épousé Aaricia c’était pour qu’elle se tienne fière à ses côtés, aussi forte et froide que lui. Et non pour se plier à la moindre de ses volontés.
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Message Lun 24 Sep 2012 - 2:59

Chaque fois qu’elle était en sa présence, elle tentait du mieux qu’elle pouvait de se contenir. Une demande de calme ce qui n’était pas toujours facile. Surtout cette fois-ci, elle comprenait qu’elle avait encore tout faux. Elle ne savait plus comment agir avec lui. Elle se tuait à le comprendre. Un jour, il l’aimait, l’autre jour tout ce qui comptait était l’héritier. Elle se faisait certainement des histoires, elle devait cesser de se faire des histoires et de croire qu’elle pourrait un jour lui montrer sa véritable nature. Elle attaquait souvent lorsqu’il était vulnérable. Elle l’avouait, mais c’était le seul moyen de l’approcher et de garder sa tête sur ses épaules. Elle n’arriverait jamais à sa cheville.

Elle était satisfaite. Elle avait obtenu ce qu’elle voulait depuis plusieurs mois. Ses projets avaient toujours été sur la glace. Avec l’enfant à naitre, elle n’y avait pas repensé et elle s’était tenue à carreau de lui en parler. Puisqu’il ne la voulait plus sur la Sirène Noire, elle jouerait son propre chef. Si elle obéissait c’était parce qu’il était dans les parages et contrairement à ce qu’elle avait cru, il avait plus d’emprise sur elle. Ses dernières mésaventures avec le Harloi lui donnaient encore moins l’envie de continuer ses leçons. Elle se dévouerait pour un seul homme. Même si elle appréciait la personnalité du capitaine, elle appartenait à un seul homme. Il y avait assez de rumeurs depuis qu’elle s’était trouvé avec lui, qu’elle craignait que ses faux pas viennent aux oreilles de la seiche. D’un air plutôt décidé qui ne mènerait certainement pas à la négociation, elle prit appui sur la fenêtre et fit flotter un sourire amusé sur ses lèvres.

Comme vous le voudrez Lord Ravage, mais à une condition. Maintenant que je risque d’être la femme la moins désirée des Iles de fer, je veux retrouver la mer et un équipage. J’ai fait amplement mes preuves et vous savez comment je peux être exécrable.

Elle ne voulait pas faire partie de l’équipage de Dagon. Un jour l’autre, l’un finirait par tuer l’autre. Tout le monde le savait et certain devaient espérer fortement, qu’elle meurt de la main de son mari. Mais si les Greyjoy étaient dur à naitre, les Bonfrère étaient dur à tuer. On avait essayé plus d’une fois sur elle et jamais personne n’avait réussi. Elle trouvait la condition généralement honnête. Elle ne demandait plus rien et elle faisait ce qu’elle voulait. Elle trouvait cela juste. Elle saurait bien trouver comment concilier l’enfant et le reste. C’était son problème et pas celui de Dagon. Elle ne voulait pas jouer les gentilles femmes qui attendaient le retour du mari. Elle savait que son cœur se briserait en mille morceaux si cela arrivait. Elle se retenait de lui dire, pour ne pas se faire de la propre peine. Il n’en avait rien à faire d’elle.

Elle ne voulait pas que l’on marche sur ses pieds. Elle n’acceptait pas que l’on le fasse. Elle avait trop d’orgueil et avec la réputation de vipère qu’elle s’était forgée avant son mariage, elle ne le pouvait pas. Elle était reconnue pour avoir les hommes à ses pieds, même si le Greyjoy et le Harloi ne l’Avaient jamais fait. Cela était certainement aussi la raison pourquoi, elle aimait les personnalités des deux hommes, mais encore plus celle de Dagon. Il avait droit de vie et de mort sur elle. Elle eut un rire plutôt cynique, lorsqu’il lui parlait de femme libre. Une femme libre n’allait pas donner naissance et n’Avait pas un ventre énorme. Elle ne supportait pas non plus cette situation. Certainement parce qu’elle était fatiguée, elle ne se lança pas dans la provocation. Autrement, elle lui aurait certainement sauté au cou. La dernière fois qu’elle avait entendu un discours pareil, il avait voulu la tuer.

Nous reparlerons de liberté lorsque j’aurai accouché et que vous aurez votre héritier. Je ne suis pas aussi libre que vous le prétendez. Je ne suis pas votre ennemie et je ne le serais jamais. La n’est pas mon but. Si je voulais vous malmener, je l’aurais certainement déjà fait. Maintenant il est trop tard. Il y a plus de chance que vous me tuez avant que je ne décide de le faire. Je le sais comme vous le savez.

Elle était plutôt de mauvais poil. Elle ne supportait pas cette situation. Elle avait fini de se plier en quatre pour lui faire plaisir et lui faire du charme. Elle avait totalement perdu. Elle n’arriverait jamais à percer ce cœur de roche qu’il avait. Un lamentable échec. Et pourtant, elle ne savait pas comment faire pour l’oublier. Oublier qu’elle avait des sentiments pour un homme. Son frère avait raison. Elle s'était ramollie avec le temps. Elle n’était plus la même. À force de perdre les batailles, elle n’en créait plus. Dans les derniers temps, elle n’avait pas non plus la patience. Au grand regret, elle avait retrouvé ses appartements. Dagon lui manquait, mais comme elle semblait plus le dégouté qu’autre chose, il en était mieux ainsi.

Je n’ai pas l’intention de mourir si tôt.

Elle n’avait pas fini de lui pourrir l’existence avec ses répliques. Sa main la dérangeait. Pourtant habituellement, elle se laissait faire et elle n’était pas sur ses gardes. Si elle était repoussante à un tel point que même son œil valide ne voulait l’observer, elle ne se laisserait pas au petit plaisir de lui offrir la seule chose qu’il trouvait de son gout. Elle ne se laisserait même pas faire. Elle se détourna, lui faisant dos et face à l’extérieur. Elle avait des frissons mais pas assez pour se retirer de la fenêtre. Si elle n’avait pas anticipé cette réaction à ce stade, elle aurait certainement pleuré des larmes de rages. Heureusement qu’Elyn avait toujours son épée.

Ce n’Est pas une bonne idée. Même ton seul œil valide peine à me regarder dans les yeux tant je te dégoute.

Une femme voyait tout et Aaricia le voyait. Elle comprenait même pourquoi, il ne venait pas la voir. Elle n’allait pas faire un plat. Il lui y arrivait de le tutoyer pour le provoquer ou lui montrer qu’elle ne lui devait rien. Son visage était même plutôt serein. Malgré le fait qu’elle lui en voulait d’une certaine manière




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Message Mar 25 Sep 2012 - 19:23

A force de passer des nuits à boire et dormir de moins en moins, Dagon fatiguait. Il ne le montrait guère, par égard pour le poste qu’il occupait. Il porta sa main à son œil, toujours douloureux et renonça à le masser. Ca n’y changerait rien. Il aurait à vivre avec. Il grimaça. Parlait-il donc un quelconque langage exotique pour que sa femme tourne de travers le moindre de ses propos !? Un soupire de lassitude lui échappa. Il releva la tête pour observer sa femme. Il la détailla du regard. Elle n’était en aucun cas la personne la moins désirable des iles. Elle était belle et gracieuse et même si elle ne pouvait s’empêcher de l’incendier chaque fois qu’ils se croisaient, Dagon la désirait que d’avantage. Ce n’était pas non plus son ventre rond et mouvant qui dérangeait le Seigneur. Non. Juste le fait que depuis qu’elle était alitée, Aaricia se dégradait à vue d’œil. Avant il la voyait comme une gosse un peu trop jeune pour assumer son rôle d’épouse à la perfection. Désormais il la voyait comme une femme d’expérience alors qu’il ne s’était pas passé dix ans. Il sourit intérieurement à cette pensée. Vivraient-ils dix ans ensemble ? Rien ne le laissait présager à ce stade.

Il s’empara de la carte qui lui entravait le bras et la déposa sur la petite table, non loin de là. Il ne supportait pas ce qu’il venait d’entendre. Que voulait-elle en fin de compte ! Être une femme guerrière aussi froide que son insensible époux, et partir en razzias autant que lui ? Qui serait alors le véritable chef ? Retrouver la mer, un équipage. Si elle était moins chiante il pourrait l’avoir à ses côtés sur la Sirène mais cette Bonfrère ne pouvait se savoir sous la direction de son époux. Alors quoi ! Devait-il laisser sa propre femme vagabonder n’importe où sans qu’il ait aucun contrôle sur elle ? Ca n’était pas une question d’amour, mais de bon sens ! Elle n’était pas une reine veuve. Elle avait accepté son rôle d’épouse et maintenant elle voudrait faire plier le roi à ses propres envies. [/i]

« Même si vous deveniez une laideron sans pareil qui ne serait même plus désirée par les crevures qui croupissent dans les prisons du continent, je ne vous autoriserai jamais à partir sans raison avec un équipage. Ayez un peu de jugeote. »

Que croyait-elle ? Qu’être Lord Ravage n’était qu’un titre honorifique qui ne le privait de rien ? Il aimait la mer au moins autant qu’elle et s’il n’avait pas été Greyjoy il ne serait certainement pas ici à l’heure actuelle.

« Vous voudriez peut-être occuper mon poste ? Il vous plairait. Après tout, on vous prétend autant qualifiée que moi. Peut-être devrions-nous parier…on mise déjà en ville sur qui tuera l’autre en premier. »

Il haïssait cette situation. Il avait fait accepter sa femme à son peuple mais pourtant il y aurait toujours des querelles entre eux qui envenimeraient les discours des fer-nés. Les ragots vont vites. L’enfant n’arrangeait rien. Soit il n’était pas voulu par la mère, soit il n’était pas du père. Dagon avait réussi à se garder de ce genre de stupidités en régissant son royaume comme il l’entendait. Sa femme y mettait la pagaille. Mais il en était pour beaucoup.

Liberté. Ainsi donc elle n’avait pas eu le choix pour l’enfant ? C’était ainsi que Dagon le comprenait. Il n’aimait pas les sous-entendus et ne cherchait jamais les doubles sens.


« Mon héritier…Vous voulez savoir pourquoi justement il l’est ? Vous connaissez Zachery mieux que moi. Ce gosse a tout d’un futur suzerain. Pourtant il ne le sera pas. Pourquoi ? Il est né hors mariage. C’est ce qu’en dit le peuple. Moi je dis que la prochaine personne qui sera maître de ces Iles sera une personne capable de me réduire au silence. Et je n’en connais qu’une. Cet enfant n’est pas mon héritier. Cet enfant est probablement la seule chose que j’aurai fait de bien pour ces iles et c’est uniquement à Mon héritier que je le dois. »

Il était tellement sens dessus dessous qu’il en avait déballé son sac. Cet enfant c’était le leur. C’était pour cette raison qu’il s’en méfiait déjà. S’il en venait à mourir avant le reste de Greyjoy il ne voyait ni Zach ni son futur frère (ou sœur) à sa place. Ni même son propre sang, représenté en Lakdahr, et encore moins Sagon Harloi, gosse trop précoce pour endosser le poste. Non il ne voyait qu’une seule personne. Sa femme. Et c’était la première fois qu’il l’admettait, à lui comme à elle. Il serra les dents. Il en avait trop dit. Elle lui mettait les méninges en désordre. Il était incapable de réfléchir convenablement en sa présence. Elle faussait tous les paramètres.

Elle était à nouveau agressive. Une lueur de joie s’alluma dans l’œil brun du Seigneur des iles. Elle lui faisait dos. Il voyait sa peau frissonner. Il avait l’envie de la prendre dans ses bras. Mais que faire ? En parlant, il l’énervait. Elle l’avait repoussé lorsqu’il avait touché son corps sensible. Devait-il rester là à attendre que sa femme veuille bien lui prêter attention ? Il fronça les sourcils. Son œil valide hein. Sa bouche se déforma. Pendant des années il avait pu contenir sa rage sans jamais la déverser. Mais si elle continuait sur cette voie Aaricia risquait de recevoir une tempête de colère alors qu’elle n’y était pour trop peu.


« Ha ! C’est peut-être toi qui ne supporte pas qu’un vieux borgne te touche après tout. Tu ne considères même pas cet enfant comme le tien. L’aurai-je fais seul ? J’avais cru déceler du plaisir mais n’était-ce donc que de la douleur que je t’offre ? M’en voilà ravi ! Qui croyais-tu avoir épousé, oh Belle dame ? Si tu voulais de la gentillesse et des mots doux tu n’avais qu’à demander à Harloi ! »

Il se referma. Aussi étanche qu’une huitre. Une lancée lui parcourut le côté gauche du visage. Il y porta sa main. Lorsqu’il la rabaissa il regardait sa femme de ses deux yeux. Il était de forte méchante humeur. Pourquoi diable était-il monté dans cette foutue chambre ! Il avait prononcé le nom de Sagon parce qu’il connaissait la réputation de son cousin et pour rien d’autre. Il avança à pas lents jusqu’à sa femme, dérangé par la lumière du soleil. Mais il la regardait elle, pleinement, contemplant sa splendeur. Il porta ses deux mains pour encercler son visage en restant à quelques centimètres de sa peau sans la toucher. Ses yeux la regardaient intensément. La guerre ne s’y lisait pas. Mais une profonde tristesse. Serait-il à ce point incompris par sa femme alors que parfois elle semblait lire en lui comme dans un livre ouvert ?

«Si je ne peux te toucher sans que tu me repousses, te parler sans que tu n’écoutes ou te voir sans que tu me fuies au loin, que puis-je encore te demander sans que tu t’éloignes de moi ? »


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Aaricia Greyjoy
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Message Mer 26 Sep 2012 - 3:08

Elle avait crié victoire trop vite. Elle NE pouvait pas toute avoir. Elle avait craché son venin et voilà, elle se sentait libérer. Elle n’avait pas de regret. Elle n’aimait pas comment elle se comportait, mais elle ne voulait plus être la gamine qu’il voulait élever parmi les grands. Elle était têtue, mais elle avait hérité ca de sa mère. Sa mère qui avait fait plié son père plus d’une fois. Mais elle s’était emportée, elle l’avait senti. La rafale envoyée par Dagon l’avait secoué alors qu’elle tentait de s’y soustraire. Elle ne voulait pas l’Avouer. Elle était submergée par une colère qui n’avait certainement aucun sens. Elle se rebellait alors qu’il se pliait en quatre pour elle. Pourquoi devait-elle toujours faire des catastrophes. Elle avait pourtant eu une leçon de sa part. Les reproches, elle les connaissait. Elle avait la fâcheuse habitude de créer des scènes de ménages alors que lui ne voulait que son bien. Elle était ainsi. Elle cherchait à avoir plus. Elle avait pourtant assez d’attention sur son joli minois et beaucoup même. Serait-elle un jour raisonnable? Il y avait peu de chance avant un âge avancé. Même si elle avait été heureuse quelques minutes, elle voulait apaiser les tensions qu’elle avait créée. Elle n’arrivait pas à éviter son regard cette fois. Son cerveau avait enregistré chaque mot et phrase. Elle n’avait pas encore réussi à faire quoique ce soit. Elle savait qu’un « Je suis désolée », ne réglerait rien de bon.

Je ne veux pas ta place. Pas encore. Un jour, elle m’attendra, mais pas maintenant. J’ai beaucoup à apprendre. Tes hommes te respectent et je me suis engagée à le faire. Peu m’importe ce qui se dit au delà de la forteresse. Tu sais très bien que je ne te tuerais jamais. Tu sais combien le mal me rongerait.

Ses sentiments l’avaient même empêché de fuir chaque fois qu’elle le pouvait. Elle était attachée à cet homme. Il connaissait l’étendu de son amour pour lui. Elle lui était dévouée, mais elle n’était pas la meilleure pour lui démontrer. Elle avait peur qu’un jour, elle ne soit pas à sa hauteur. Elle ne le serait jamais. Il n’y avait qu’un Dagon Greyjoy. Elle était son épouse, la seule … Personne ne prendrait sa place et elle ne voudrait personne d’autres à sa place. Aaricia frotta son visage. Elle était fatiguée, mais elle ne voulait pas abdiquer devant lui. Et pourtant, il avait raison. Ce n’était même pas ses enfants qu’ils voyaient à sa place. C’était elle? Pourquoi, elle ne lui arriverait pas à la cheville. Il voulait la faire pire que lui? Mauvaise idée. Elle était déjà insupportable. Elle ne répliqua pas sur l’histoire de l’héritier. Elle n’en avait pas la force, mais elle avait envie de lui sauter au cou.

Si je ne supportais pas que tu me touches, il y aurait longtemps que j’aurais disparu ! Comment veux-tu que je l’oublie, Dagon. Il est dans mon ventre c’est la chair de ma chair! Je t’interdis de dire cela! C’Est toi que j’ai épousé et aujourd’hui si je devais encore choisir, je te prendrais toi plutôt que le capitaine de la Veuve Salée. Je ne veux pas de fausse promesse. Tu n’as rien de comparable avec lui.

L’évocation de ce nom la tuait chaque fois qu’il était prononcé par Dagon. Elle n'était pas fière de ce qu’elle avait fait. Elle ne l’était pas surtout parce qu’elle trahissait Dagon. Son cœur battait dans tous les sens. Un baiser n’engageait à rien. Elle appartenait à Dagon et personne d'autre. Dagon n’aurait jamais du lui choisir cet homme pour lui faire reprendre la mer. Elle devait se reprendre, si Dagon savait, il l’aurait déjà envoyé en bas de la falaise. Il n’était pas question de ce qu’elle avait fait. Tout changerait bientôt.

Je ne sais pas si je mérite tant de votre part. Je n’ai rien de la femme que vous voulez. Je suis téméraire, pour ne pas dire presque suicidaire en me lançant dans la foule. Je crache mon venin sur les mauvaises personnes. Je vous prends pour unique cible chaque fois. Et Vous, vous ne vous considérez pas comme un homme bon? Bien des hommes me feraient payer chacun de mes mots et mes impertinences. Vous ne m’avez jamais fait de mal, alors que vous aviez toutes les bonnes raisons. Vous avez une patience de fer, pour mes idioties. Tout ce que je sais vient de vous. Vous êtes un père comme j’aurais aimé avoir et que je veux pour mon … notre enfant.

Elle était loin de la dame de fer et il était loin de Lord Ravage. Elle l’aimait et il lui donnait une raison de l’aimer encore plus. Elle vit certainement la première fois la tristesse sur ce visage. Elle avait tout vu sauf cela. Aaricia s’avança pour sentir les mains du seigneur de Pyk, sur son visage. Si ses joues étaient chaudes, la main qu’elle posa sur la sienne était froide. Elle avait tant espéré cela mais pas dans une telle situation. Elle s’était frayée un chemin pour se blottir contre lui. Elle n’avait pas la force de faire la guerre. Respirer pour deux lui compliquait assez la vie dans l’instant immédiat. Elle n’avait pas besoin d’une querelle avec le père.

De reprendre ma place auprès toi. Depuis que nous sommes revenus du Nord, tu m’adresses à peine la parole. Je suis faite plus forte que l’on croit. Je suis malheureuse loin de toi.

La dernière fois qu’elle avait été dans cette partie de la forteresse de Pyk, soit ses appartements, elle et lui s’adressaient à peine la parole. Certaine partie de la forteresse comme les appartements de Dagon ou la grande salle lui avait été interdit. Elle se souvenait de cette fameuse journée ou il l’Avait amené dans sa propre chambre, pour la protéger. Il avait été si gentil. Un autre homme qu’elle ne connaissait pas. Un homme qu’elle avait perdu après le nord. Elle était restée ici à entendre que la seule chose qu’il faisait était de boire.




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Message Mer 26 Sep 2012 - 18:36

« Vous êtes un père comme j’aurais aimé avoir… » Un sourire déforma les traits de Dagon. Il n’y comprendrait décidemment jamais rien aux femmes ! Il devait en tirer quoi ? Qu’il était vieux et paternel ? Merveilleux. Après tout, son épouse n’était même pas née lorsqu’il avait détrôné le sien, elle pouvait bien le voir comme un père. Ca n’était pas très flatteur mais il le comprenait. Elle n’était encore qu’une femme enfant, enlevée des siens pour occuper un poste démesuré. Même si Dagon savait être un véritable salopard, il avait toujours veillé sur Aaricia, du coin de l’œil. Il le faisait discrètement, pour éviter tous ragots, mais il le faisait. Les propos d’Aaricia n’étaient pas complètement faussés. Il lui donnait cette impression par sa simple nature. Il n’était pas un amant passionné et encore moins un camarade de jeux. Il était autoritaire et intransigeant. Il la réprimandait comme un père aurait pu le faire, à chacun de ses déboires. Il en vint à penser que si leur enfant était une fille, il serait bien occupé, à les surveiller toutes les deux avec leurs idées à lui faire perdre la raison.

La main d’Aaricia était étonnement froide. Une ride lui bara le front. Avait-elle à ce point de fierté pour ne pas lui avouer qu’elle était gelée ? Il était chemise ouverte et le vent froid lui faisait du bien. Ce bébé était donc une véritable sangsue. Elle se blottit contre lui et il l’accepta sans mot dire. Avait-il jamais vu sa mère et son père se témoigner de l’affection ? Non. Sa mère le chouchoutait enfant et ça l’énervait profondément à l’époque. Il voulait être un homme avant d’être un enfant. A force de repousser sa mère, il avait connu les filles de la rue. On l’aimait pour ce qu’il représentait ou pour son charisme indéniable. Mais ça ne durait jamais plus d’une nuit. Combien lui avaient véritablement témoigné de l’amour sincère ? Il pouvait les compter sur le doigt d’une main. Sa mère avait fini par s’éloigner de lui, sans lui apprendre la tendresse et entre lui et son père ce n’était que querelles. Aaricia avait survécu à son profond manque d’affection. Avec elle, il apprenait ce que voulait dire vivre à deux, et même si ce n’était que douleur, il savait qu’il finirait par trouver la voie pour qu’eux deux puissent vivre à l’unisson.
Il ferma les yeux. Aaricia lui avait littéralement cloué le bec. Il avait de la répartie pour ses piques venimeuses. Mais que répondre à un amour aussi profond ? Il n’avait pas de mots pour exprimer ce qui se passait dans sa tête. Et encore moins dans son cœur. Il était comme un gosse à qui on venait d’offrir un cadeau inestimable et qui ne savait comment remercier son parent sachant que le merci n’égalerait jamais l’offrande. De ses bras musclés, il entoura son épouse. Quand l’avait-il serrée ainsi pour la dernière fois ? Le Nord les avait séparés l’un l’autre. Il s’en rendait compte que aujourd’hui. Il n’avait pas compris qu’il manquait à Aaricia. Il n’avait pas su comprendre qu’elle lui manquait au moins autant. Il avait été bête de croire que la distance les rendrait plus fort. Il avait toujours surmonté les épreuves dans la solitude et le travail. Mais cela ne suffisait plus. Il n’avait pas pris en compte tous les paramètres en se cloitrant dans ses appartements. Combien de litres d’hydromel avait-il bu en espérant y voir plus clair ? Il avait sombré, seule, en emportant sa femme dans sa détresse, sans s’en rendre compte.

Il entourait la taille d’Aaricia de son bras droit et sa main gauche était au niveau de sa tête, dans ses cheveux d’or. Qu’elle essaye de se défaire de son emprise. Il la balancerait lui-même par la fenêtre ouverte. Sa fierté lui intimait de la lâcher, mais son âme lui grondait de la garder prisonnière. Il lui avait fermé l’accès à la grande salle et à ses appartements. Il n’avait plus osé lui faire face depuis lors.


« Jusqu’à ce que nous revenions du Nord, je se savais ce que inquiétude voulait dire. »

Il s’occupait de tous les problèmes de son peuple en tentant de les résoudre au mieux mais jamais il ne s’était fait du mouron pour les iles. Elles avaient encore un bel avenir devant elles. Zachery, son fils, ne risquait rien ici et obéissait à son père comme un bon soldat. Si ses hommes ne l’écoutaient pas, qu’ils meurent. Dagon aurait un problème de moins à régler. Mais sa femme lui avait appris ce que soucis signifiait. Il n’aurait jamais pensé s’en faire pour quelqu’un d’autre que sa royale personne. Il avait pourtant eu peur. Peur de la perdre. Il avait bu pour refouler ce sentiment. Mais le sentiment, au lieu de disparaître s’était incruster dans sa peau, dans son cœur. Il ne dormait plus la nuit, et ce n’était pas à cause d’un tourment de guerre. Non. Il savait qu’un accouchement pouvait vous faire perdre ceux à qui vous teniez.

« Je croyais que ma présence vous serait néfaste, à toi et à l’enfant. J’étais incapable de me contrôler en rentrant. J’aurais pu te frapper par fureur tellement je haïssais la situation dans laquelle nous étions. Te regarder me donnait de sombres pensées. Je m’en voulais. »

Il baissa la tête et appuya ses lèvres sur le front bouillant de sa femme.

« Je me suis couper du monde pour mieux me retrouver. Je comprends aujourd’hui que je ne pouvais me retrouver qu’en revenant vers toi. »

Que ça lui faisait mal de l’admettre ! Il l’avait avoué. Qu’elle ne s’imagine pas qu’il allait le redire encore une fois. Et encore moins le crier sur tous les toits en chantonnant ! Dagon n’était pas un fanfaron. Il eut un petit rire bref devant cette pensée. Il devait être le seul Seigneur à ne pas posséder de nombreuses amantes, et pourtant il était complètement incapable de s’occuper de la seule dame capable de l’aimer à sa juste valeur.

« Vous aurez votre navire. Vous choisirez vous-même vos hommes, d’équipage j’entends. »

Il espérait juste qu’elle soit assez intelligente pour ne pas s’entourer d’homme en qui il n’avait pas confiance. Il aurait de la peine à la savoir partie en mer sans lui, mais si c’était le prix à payer pour qu’elle retrouve sa hargne et son naturel bagarreur, il était prêt à le payer. Il se redressa. Cette idée lui semblait séduisante tout d’un coup. On ne craindrait pas uniquement le Lord Ravage mais tout autant sa dame de fer. Quel bouleversement pour les Iles. Cette idée se fraya une place dans son intellect et il la garda pour lui. Sa femme en déciderait elle-même. Mais il y avait fort à parier qu’elle ne voudrait pas rester à Pyk à couver leur enfant. Mais alors qui s’en occuperait ? Il avait déjà une monstrueuse réponse à cette question silencieuse. Oh que oui. Il savait qui ferait l’affaire. Sa femme n’aimerait pas, mais il s’en moquait pour le moment. Il déplaça sa main gauche jusqu’à atteindre le front de sa dame. Elle avait plus de fièvre qu’il ne l’avait suspecté. Il aurait apprécié sortir et lui faire prendre l’air. Mais il avait l’impression qu’elle allait pondre leur enfant sur le sol en faisant le moindre pas. Il aurait pu la porter. Mais il se doutait que la posture aurait dérangé Aaricia avant qu’il soit incommodé par le surpoids dû à l’enfant. Il repensa alors à la carte. Sa femme avait parcouru les mers au moins autant que lui, et pourtant elle n’avait pas son âge. Ce n’était qu’une maigre occupation mais il n’avait que trop peu à lui offrir.

« J’étais en train de mettre à jour les cartes de Fer. Il me manque des données concernant Grand Wyk. »

Il laissa sa phrase en suspens. Elle pouvait le prendre comme une simple remarque ou comme une invitation. Il ne l’avait jamais véritablement incorporée dans les affaires des iles parce qu’il ne voulait pas qu’elle s’en ennuie. Mais ne rien faire devait être encore pire.

« Je ne reprendrais pas la mer. Pas avant que tu sois à nouveau capable de me fracasser le nez du poing. »

Rien de doucereux. Mais après tout, il l’aimait teigneuse. Chose étonnante, il lui adressa un sourire sincère. Une fraction de seconde avant de porter sa main à son côté gauche. Cette satanée blessure ne guérirait-elle donc jamais !


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Message Jeu 27 Sep 2012 - 1:55

Elle était heureuse de retrouver son mari. Elle ne pourrait jamais lui dire combien, elle avait besoin de lui. Il était plus qu’un mari. Il était un mentor et certainement le seul homme qui pouvait supporter son caractère misérable. Elle n’avait pas eu le père le plus aimant, quoique cela devait être un pré-requis pour les fer-nés. Elle comprenait qu’il y avait une raison notoire, mais elle ne pouvait pas la considérer comme une raison. Il fallait comprendre qu’elle avait quand même du haut de ses huit ans tenté de tuer ses deux frères à peine sortie de la matrice de sa mère. Euron avait été le seul à être de son coté et la traiter comme elle était. Une Lady avec un fort caractère. Elle tenait cela de sa mère, sans aucun doute. Si Le dieu noyé l’aurait voulu, elle était assez jeune pour être sa fille. Heureusement que le destin voulut les faire mari et femme, car il n’aurait certainement pas vécu longtemps. De cette approche, elle implorait le dieu noyé pour avoir un fils. Elle aurait plus de chance dans la réussite de l’éducation d’un garçon que d’une fille. Elle était prête à le parier.

Elle finit par se rendre compte que même si elle n’Avait pas le meilleur caractère et même si elle pouvait lui en vouloir pour des choses inutiles, elle était bien dans ses bras. Elle se sentait en sécurité. Personne ne pouvait lui faire du mal et encore moins lui en vouloir. Elle se sentait protéger, par cet homme dont, elle n’arrivait pas toujours à comprendre, mais il était son mari et elle lui serait dévouée, elle en avait fait la promesse. Il était imposant et c’est ce qu’elle aimait.

Je ne me souvenais pas avoir eu autant peur, en revenant du Nord. Au début je vous en voulais de ne pas mettre les pieds dans cette chambre. Peut importe la situation votre présence est apaisante. J’avais l’impression d’être retournée à la case départ. Cette pièce me rappelle bien des souvenirs. Des bons comme des mauvais.

Elle ne l’avait pas toujours détesté au début. Les premières semaines dans la résidence de Pyk avait été pénible pour Dagon. Elle avait fait fuir beaucoup de domestique, elle avait refusée tous ses cadeaux. Elle avait renvoyé tout ce qui appartenait à l’ancienne Lady Greyjoy. Elle n’Avait pas voulu des cadeaux qu’il avait donnés à son autre femme. Dagon avait souvent émis des avis sur les différences qu’elle avait avec la défunte dame de Pyk. Une princesse aguicheuse, ce qu’Aaricia n’était pas. Le même caractère, mais différent à la fois. Elle ne se battait pas avec lui. Elle utilisait ses charmes féminins pour avoir ce qu’elle voulait. Une femme restait une femme, il fallait savoir utiliser ses atouts. Aaricia y arrivait, pas toujours, mais elle avait réussi parfois. Elle n'était pas idiote et son mari encore moins. Il savait qu’Elle le manipulait un petit peu lorsqu’elle voulait quelques choses. Dans des moments comme ceux qu’elle venait de vivre à l’instant, elle restait toujours sincère.

Nous avons besoin l’autre. Comme nous avons besoin d’avoir nos moments de solitudes. Vous aviez toutes les raisons du monde de m’en vouloir après le Nord. Même Harlon m’en voulait d’avoir joué avec la vie de l’enfant.

Elle espérait simplement que Harlon ne s'était pas plaints à la seiche. Elle se souvenait d’avoir renvoyé le prêtre d’où il venait lorsqu’il lui avait fait le sermon. Oui, elle avait promis de donner un enfant à Pyk, au risque de sa vie. Il lui avait rappelé ses devoirs envers son époux. Elle avait failli se lever et tenter de le tuer, mais le saigneur l’en aurait empêché. Il avait préféré faire sortir le prêtre et ausculter sa patiente.

La phrase qui suivit étonne la jeune femme. Vu la réaction qu’il avait eu quelques minutes plutôt, elle avait abandonné l’idée de faire équipe à part avec son mari, mais ses yeux semblèrent briller au moment ou il lui parlait de navire. Elle se leva sur la pointe des pieds et l’embrassa, un sourire aux lèvres. Il aurait cédé un jour ou l’autre, mais elle n’aurait jamais cru qu’il la laisserait naviguer. Heureusement, elle aurait Lysena pour s’occuper de son fils ou de sa fille à venir. Elle était même certaine que la jeune fer-née y arriverait très bien. Elle supportait bien le caractère des enfants, puisqu’elle survivait à sa maitresse.

e t’inquiète pas. Toi et Zachery resterez les seuls hommes de ma vie.

Alors qu’elle ouvrait la bouche pour parler, elle sentit son souffle se couper sous un magistral coup de l’enfant. Bon sang, si elle avait pu l’étriper, elle l’aurait fait. Elle s’était accrochée au bras de Dagon et elle tentait de retrouver son souffle. Heureusement qu’il n’y avait pas de glace, elle ne finirait pas se trouver moche avec ce gros ventre. Vivement qu’elle puisse reprendre l’entrainement et reprendre sa taille. Écoutant attentivement son époux, elle le regarda sérieusement. Voulait-il l’impliquer dans les affaires de Pyk ? À force de rester aliter, elle n’en pouvait plus de ne rien faire. Si quelques choses pouvaient la divertir, même la tâche la plus ennuyeuse lui plairait. D’un pas aussi lent, elle reprit la direction de son lit. Elle s’y était mise à l’aise et avait déposé une couverture sur ses épaules. L’ai frais lui faisait du bien, mais elle était un peu gelée. Pour rien au monde, elle n’aurait fermé cette fenêtre. Elle l’invita à prendre place près d’elle. Elle s’y connaissait dans la géographie de Grand Wyk. C’était son ile natale. Elle connaissait les moindres recoins.

Vous avez de la chance. Il se pourrait que je sois la bonne personne pour vous aider à remplir ces données. Venez-vous asseoir près de moi que j’y jette un coup d’œil.

Aaricia eut un rire léger à l’évocation qu’il ne reprendrait pas la mer avant qu’elle lui fracasse le nez. Elle avait envie de rire, mais elle s’en retenait. Ses os la faisaient trop souffrir. Elle passait toujours pour la violente, mais elle s’en amusait. Au moins, il n’avait pas une princesse capricieuse à ses pieds.

Je ne crois pas y arriver un jour. Même si je suis plus vite que toi dans un combat à main nue, tu esquives merveilleusement bien.




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Message Jeu 27 Sep 2012 - 17:26

Revenir au point de départ. On pouvait bien dire qu’ils en avaient fait du chemin, ces deux-là. Même si en temps réel il ne s’était pas écouler des années, leur relation avait évoluée de manière surprenante. Plus loin que ni l’un ni l’autre n’aurait pu suspecter. Ils s’étaient apprivoisés, bien que leurs antécédents de bêtes sauvages refaisaient surface sans crier gare. Ils se ressemblaient tellement sur certains points qu’ils en venaient à détester leurs propres défauts chez l’autre. Ainsi, Dagon n’aimait pas que sa femme soit têtue comme une mule. Mais il était encore pire. Qu’une idée se forge dans sa tête et quoi que vous fassiez, il n’en démordra pas. Il se faisait toujours ses propres opinions en fonction de ce que lui-même avait appris et non ce qu’un tel ou un tel lui rapportait sur le sujet. Mais il était vrai qu’en matière d’espionnage il ne pouvait pas être partout. Du coup il recevait des compléments de gauche et droite. Mais dès que ça touchait du domaine familial, il était incorrigible.

Il était satisfait de pouvoir tenir Aaricia dans ses bras sans qu’elle tente de s’en dégager violemment. Eux deux avaient été si éloigné ses derniers temps qu’il avait l’impression de devoir tout réapprendre. Déjà qu’il n’avait pas des bases très riches en relations humaines, là il peinait salement. C’était probablement le seul domaine où il n’y connaissait strictement rien et s’en contre foutait. Comme sa femme devait se reposer, il lui avait interdit l’accès à ses appartements. Il lui aurait pourri la santé. Mais maintenant il le regrettait presque. Aurait-il toujours une longueur de retard sur elle ? Peut-être pas. Mais les facteurs étaient tellement changeants qu’il ne savait comment anticiper les situations délicates. Il regarda la pièce d’un air critique. Au départ, Aaricia n’était qu’un trophée de plus à un tableau de chasse. En quoi devait-il s’en faire qu’elle n’aime pas ces appartements ? Il n’avait pas pensé un seul instant qu’elle se sentirait mal en présence du fantôme de son ancienne femme. Il lui avait imposé sa vie et son fils sans lui poser la moindre question.

Il fronça le front. Chose étonnante comme les discussions en revenaient toujours à un membre de sa famille. Lui qui pensait s’être débarrassé entièrement des mauvaises influences de sa famille élargie, en ressentait les attaques de tous les côtés. Mais contrairement aux autres, Harlon, son oncle, était la seule présence de son sang qu’il n’utilisait pas pour ses propres intérêts. Il l’avait remercié en prière pour avoir veillé sur sa femme pendant qu’il dirigeait ses hommes. Il pouvait lui confier Aaricia les yeux fermés, comme il n’avait pas hésité à lui confier sa vie de nombreuses fois par le passé. Son oncle et lui était sur la même longueur d’ondes et quand Harlon montrait de l’inquiétude, c’était que son neveu se rongeait les sangs en silence. Dagon n’extériorité jamais rien. Pour se protéger de lui-même et de la faiblesse des hommes. Qu’était ce qu’un roi qui tremble en voyant sa femme s’effondrer sur son propre boutre ? Qui aurait ordonné le retour s’il n’avait pas su faire abstraction du monde qui l’entourait au point de s’écorcher vif. Ils n’avaient pas discuté de l’incident avec son oncle. Tous deux savaient parfaitement ce qui avait été fait juste et ce qui avait été fait faux. Ruminer le passé ne changerait rien.

Il accueillit le baisser avec autant de tendresse dont il était capable. Depuis quand n’avait-il plus goûté à ces lèvres ! Trop de nuits. A vrai dire, il avait dormi seul depuis le nord. Il n’avait pas touché une seule femme depuis leur retour. Un rire s’échappa de sa gorge.


« Tu oublies tes bons frères. »

Il savait que pour sa femme, ses deux petits frères représentaient beaucoup. Elevé comme un fils unique, Dagon n’y connaissait rien en relations qu’il pouvait y avoir entre un frère et une sœur. De plus, il avait eu ses parents jusqu’à maintenant, même s’ils les avaient éloigné sciemment de lui.

Aaricia la sortit de ses pensées lorsqu’elle serra son bras avec force. Avec la tête qu’elle faisait, c’était surement l’enfant qui la mal menait. Comment donner la vie pouvait-elle être à ce point une étape de torture ? Il la soutint un instant avant de la laisser avancer prudemment jusqu’à son lit où elle s’assit. Il inclina la tête. Assise, son ventre semblait encore plus volumineux. Allait-elle finir par le pondre, ce poulpe ? Elle s’enveloppa d’une couverture. Il crevait de chaud. Il se détourna et s’empara de la carte enroulée sur elle-même. Il regagna sa femme et lui tendit son trésor. Elle était la première à voir cette dernière version. Il ne lui avait jamais fait partager cette passion pensant qu’elle la trouverait des plus ennuyantes. Il n’avait pas envie de s’assoir à côté d’elle, comme un gentil époux, ou comme un enfant qui attendait l’enseignement. Il restait un pichet d’eau sur la table et un gobelet. Il s’en servit un verre et le vida d’un trait. Il s’attarda un instant à regarder dehors, pensif. Il retourna la tête vers Aaricia. Leurs combats réels lui manquaient. Mais il était heureux d’être encore assez rapide, même avec ses 20 ans de plus, pour éviter ses coups. En général, mauvais perdant, il se débattait furieusement pour qu’elle ne le touche pas, ou le moins possible. Il ne l’aurait pas supporté.

En trainant la patte, il regagna le lit où était toujours sa compagne. Il s’assit à son tour, mais de l’autre côté du lit. Il ne s’y était jamais installé. Il s’étendit alors de tout son long, sur le côté pour faire face à Aaricia, avec les pieds qui dépassaient du lit. Il n’avait même plus le courage de se tenir debout. La fatigue était trop grande.


« Enumère moi tout. La moindre chose peut devenir un avantage ou un défaut qu’il faudra au mieux combler. Je n’ai pas envie d’aller chercher mes encres. Elles sont dans la grande salle et je risque de me faire accrocher par un énième problème de voisinage en remontant et je risquerai de ne pas remonter du tout avant plusieurs jours. » Il releva les yeux sur elle et continua d’un ton posé. « Donc évites tout de même de trop t’écarter de l’essentiel. Je risquerai de devoir venir te déranger à nouveau. Et en pleine nuit. »

Il tendit son bras pour attraper sans force le bras de sa femme pour la forcer à venir plus près. Elle pouvait ainsi prendre appui sur lui pour reposer son dos. Et il pouvait aussi mieux voir la carte de cette manière. Il appuya sa tête dans sa main, et prit appui avec le coude sur le lit tendre. Il pianotait de l’autre sur les draps. C’était une première, de discuter affaires avec sa femme. Il n’espérait ne pas s’en mordre les doigts. Après tout, elle était marin. Elle n’allait pas non plus lui détailler les coquillages ! Elle savait ce qui lui serait utile. Donc pas de raison de se faire du mouron.

« Dites-moi tout sur votre île. Elle ne devrait pas avoir beaucoup de secrets pour une Bonfrère, même rebaptisée. »


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Aaricia Greyjoy
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Message Ven 28 Sep 2012 - 3:42

Elle avait connu beaucoup d'homme pendant sa prime jeunesse. Certains n'avaient jamais cédé. D'autres étaient tombé gravement amoureux d'elle sans quelle y prête l’attention. Or elle savait qu'une fois marier elle aurait été conduit à se comporter en parfaite épouse. Elle avait toujours réfléchi pourquoi Dagon avait tenu à elle. Elle connaissait les réponses. Mais elle ne s'était jamais faite à l'idée qu'il serait un sosie de son caractère. Personne à Pyk n'avait vu venir cela et peut être encore moins la relation que le couple avait entré eux. Depuis quelle était enceinte, elle n'avait jamais remis en question ses sentiments. Heureusement Euron avait été la pour elle. Elle eut un sourire lorsqu'il lui lança un jeu de mots sur ses frères. Avait-il parle avec Willem qui se trouvait à Pyk? Peu lui importait vraiment. Elle retrouvait son mari comme elle l'aimait et elle espérait que l'enfant arrive vite. Elle ne pourrait jamais lui dire, mais ses bras lui manquaient. Elle n'était pas la femme parfaite, mais elle savait comment combler son époux.

Cela est différent, je suis une bonne sœur, mais disons que j'ai mes secrets avec eux. J'ai fait surface dans leur vie alors qu'ils n'avaient que quatre. Le plus durs pour eux c'est que je suis toujours autant protectrice, même à leur âge.

Une chose que la petite seiche à venir comprendrait. Elle était un peu étouffant à la longue. Pourtant, elle savait une chose: il ne manquerait pas d'affection de la part de ses parents. Dagon ne savait pas tout de sa vie. Elle n’avait quand même jamais réussi à avouer qu’elle avait tenté de tuer les deux héritiers de Cormartel. Aujourd’hui, elle était heureuse, avec ses deux hommes. Elle ne put s’empêcher de lui dire. Zachery et Dagon étaient ses deux hommes. Elle avait aimé Zachery le premier jour qu’elle avait passé avec lui.

Toi et Zachery êtes beaucoup pour moi. S’il vous arrivait quoique ce soit, je n’oserais pas imaginer ce que je pourrais ressentir. Willem et Veloran savent se défendre et ils n’ont plus besoin d’une mère ou d’une sœur pour se protéger.

Même si elle croyait le connaitre, elle ne savait pas grand-chose sur lui et sa famille. Oui, elle connaissait Lakdahr depuis des années maintenant. Elle n’aurait jamais cru que le batard de Balon Greyjoy puisse devenir en quelques sortes son demi -beau-frère, mais elle appréciait la présence de ce dernier, comme elle appréciait la présence de Dagon auprès d’elle. Elle n’Avait jamais osé poser des questions sur la famille. Elle voyait Dagon comme réservé sur cette question. Disons qu’elle comprenait qu’il tolérait son petit demi-frère. Enfin petit signifiait qu’il était le cadet autrement, qualifier Lakdahr de petit c’était impossible. Ses yeux s’étaient posé sur la carte qu’il lui montrait. Elle n’en avait jamais vu et elle était comme une enfant. Son père et son oncle en avaient, mais pas des aussi sophistiqué.

Aaricia s’installe confortablement contre son mari. Elle ne se souvenait pas d’Avoir eu le droit à cela. Tant que cette porte restait sceller, elle était heureuse. Personne ne venait la déranger de peur de se faire assassiner du regard. Elle était certaine d’une chose, si seulement elle pouvait l’avoir toujours ainsi. Elle regretterait certainement, puisqu’elle adorait le mauvais caractère de Dagon. Oui elle l’avouait. Qu’il lui demande de l’aider lui faisait chaud au cœur. Pour une fois, elle se sentait utile à faire autre chose que lui pourrir la vie. Elle voulait s’impliquer lui voila le temps de le faire. Elle le savait prêt à l’écouter.

Ne t’inquiète pas. Sur la petite pointe qui donne face à Vieux Wyk c’est la maison Pebbleton. Et si tu descends un peu, il y a une tour fortifiée, pique-corneille. Si tu es arrivé par là tu l’as certainement remarqué. Si tu remontes au milieu de l’île c’est Cormartel, la maison est entourée des monts Dugranit. C’est la que sont posté les mines pour la plupart. Tout près, il y a une autre tour fortifiée Fouillade. En remontant la cote, nous trouvons la maison des Sparr, mon oncle. Entre les deux maisons, il y a la troisième et dernière tour fortifiée, La mienne. Lac au Cadavre est la seule des trois à être habitable. Elle m’a été léguée a la mort de mon oncle. Lac au cadavre donne un ensemble de vue sur la mer du Crépuscule.

Chaque fois qu’elle disait quelques choses au sujet d’une maison, elle le pointait sur la carte. Elle pouvait se repérer facilement sur l’ile. Elle était habituée à se situer. L’ile de Pyk était un peu un labyrinthe pour elle. Elle ne s’aventurait jamais au dehors seule. Même Dagon avait fini par lui interdire de rester seule près de la Mer. C’était compréhensible et elle avouait pour la première fois qu’elle s’ennuyait. Elle n’y pouvait rien, elle était enfermée dans cette chambre depuis longtemps. Elle laissa ses doigts se diriger vers la mer et pointa un point précis près de Cormartel.

Chez moi on lui donne plusieurs noms, mais bien des marins ont vu leur erreur couter chez. Dans la mer, il y a des rochers qui ont souvent été fatals à des capitaines débutants. Un ordre mal interprété et votre boutre n’est plus rien. Il est impossible d’y circuler. Il est plus sécuritaire de faire un détour et l’éviter. Enfin par expérience, il vaut mieux le faire. Les enfants ont tendances à aller jouer la. Ces rochers m’ont couté cher.

Elle revoyait en tête le désastre qu’elle avait crée en faisait naviguer son boutre à cette place. Si elle n’avait pas été distraite, elle aurait fait les choses comme il le fallait. Elle serait encore capitaine aujourd’hui. La Corne Rouge n’avait pas survécu aux récifs, elle n’avait jamais retrouve la mer, le boutre avait même été brulé par Aaricia. Elle l’avait chèrement payé avec un Dagon mécontent. Aaricia s’en était sortie de justesse, mais pas assez pour que son père lui fasse confiance de nouveau. C’était certainement la première fois qu’elle en parlait à Dagon. Ses frères connaissaient cette histoire et les gens de grand Wyk aussi. Quelle honte elle avait eu.




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Message Lun 8 Oct 2012 - 9:21

Dagon écoutait sa femme d’une oreille. Il n’avait jamais particulièrement aimé s’étaler sur sa propre vie ou écouter celle des autres. Ce qu’il devait savoir, il l’avait déjà trouvé. Le reste, n’était que décor. Mais s’il lui était arrivé plus d’une fois d’interrompre un de ses hommes lorsqu’il se laissait aller au bla bla trop longtemps, il n’avait jamais fait preuve de ce manque de respect avec Aaricia. Il savait que pendant les longues journées elle n’avait pour seule compagnie que des femmes de chambre et son saigneur, bien que Willem passait parfois. Si lui-même n’était pas capable de diplomatie dans ces moments-là, il risquait de perdre le lien fragile qu’il venait de créer avec son épouse. Et il ne voulait en rien perdre du temps à cela. De plus, fier comme il était, il ne s’excuserait même pas de son manque de patience et trouverait à réprimander encore plus sa femme.

Dagon arqua son sourcil droit. Comme il n’avait écouté qu’à moitié, il se demandait si ce qui venait de parvenir jusqu’à son cerveau était une pure fantaisie ou véritablement ce que sa femme avait prononcé. Il avait été question de Zach et de lui. Puis de Willem et de Veloran. Sous-entendu qu’elle pouvait laisser ses frères seuls mais en aucun cas son époux et son fils adoptif. Il ne savait comment le prendre. Soit elle tenait moins à ses propres frères qu’aux deux Greyjoy, soit elle considérait que les Greyjoy avaient plus besoin d’aide que les Bonfrère. Il soupira. Il n’y avait bien que sa femme pour lui faire se poser des questions pareilles ! Il chassa cette idée de sa tête.

Il observa sa femme en silence et plissa l’œil. Était-ce à nouveau un mauvais effet de la fatigue ou Aaricia découvrait une carte pour la première fois ? Il était fier de ses cartes. Il y avait passé des nuits, même en ayant perdu un œil, et jamais il n’avait demandé de l’aide pour les compléter. Il y tenait. Même si avec le temps, il en avait plus dans la tête que sur le papier. Il espérait juste qu’elles ne tomberaient jamais dans de mauvaises mains. Il baissa le regard sur la carte en suivant le doigt qui indiquait les différents points importants. Il avait la chance d’avoir une mémoire visuelle encore intacte, même à son âge. Autrement il lui aurait été tout bonnement impossible de mémoriser tout ce que lui indiquait Aaricia sans en perdre le fil et lui demander trois fois de tout répéter. Il n’était pas fou à ce point. Il ne lui aurait jamais fait pareille proposition s’il se savait incapable de la tenir. Trois tours fortifiées…mais combien véritablement opérationnelles.Il nota au passage qu’elle insista sur " la mienne". Y retournerait-elle seulement un jour ? Lui vivant, probablement pas. A moins qu’il ait un intérêt à revenir sur Vieux Wyk dans les années à venir.

Il se passa les doigts sur son arcade zébrée. Il avait gardé le silence, ne trouvant rien de bien pertinent à ajouter à tout cela. Il en revint à la carte. Oui. Il se rappelait des récifs. Il avait dû en faire le tour. Ça lui avait fait perdre du temps, et agacé mais au final, il avait préféré. Il n’était venu que très rarement à Vieux Wyk et jamais il ne s’y était attardé. Il ne le regrettait pas aujourd’hui. Il n’allait pas attaquer cette île. C’était affaire de continentaux. Mais ces rochers étaient des alliés bien précieux. Les tours pouvaient être renforcées mais aux récifs, inutile de faire quoi que ce soit. Par temps de brouillard, les embarcations s’y éventreraient pour son plus grand plaisir.

« Les épreuves sont faites pour nous endurcirent. La mer ne t’a pas tuée ce jour-là. Arrête de t’en lamenter. »

Il se racla la gorge. Il lui était arrivé de faire des erreurs, il savait à quel point la vie de ses hommes tenait parfois à un fil. Un fil que lui-même tenait entre ses doigts et qui pouvait casser à la moindre inadvertance. Il avait entendu parler de cette histoire. Par des ouïes-dires lorsqu’il s’était promener dans Vieux Wyk. A l’époque il n’y avait aucunement porté attention, s’intéressant plus à ce qu’il venait y faire qu’à écouter les commérages de fer-nés un peu trop imbibés à son goût. Il fronça les sourcils. Seulement il ne s’était pas pressé d’en faire part à sa femme. Vu comment elle abordait le sujet, elle devait se dire qu’il n’en savait rien. Ce qui n’était pas faux. Il en avait juste retenu que la jeune Bonfrère s’en était ressortie tant bien que mal, qu’elle avait brûlé son navire – chose impardonnable pour le Greyjoy qui assumait pleinement ses erreurs passées. Il savait qu’il y avait eu également un désaccord entre le père Bonfrère et sa fille. Chose somme toute à fait normal. Combien de fois son propre père ne lui avait-il pas fait tâter du point pour son non-respect des règles de Pyk ? Il ne les comptait plus. Il avait passé de l’adolescent craintif à l’homme fait grâce à la poigne de son père.

« Cette aventure appartient au passé. Je n’en connais trop peu pour dire qu’elle t’a fait du bien mais ça n’a rien de faux de l’affirmer. »

Il se redressa pour s’assoir. Même si le lit était confortable, son épaule l’élançait et il ne tenait pas à se faire surprendre aussi détendu, même s’il en avait le droit. Il appuya son dos contre la tête du lit et croisa les bras. Il avait toujours les yeux baissés sur la carte, comme si elle communiquait avec lui et lui transmettait encore des secrets. Il releva enfin des yeux sur son épouse.

« Regretter éternellement ne rendra pas la mort de ce qui était plus acceptable. Le Dieu Noyé t’a parmi de vivre. Accepte cette offre et garde le reste pour toi. Partager ta peine te fera peut-être du bien, mais en rien elle n’effacera ce qui a été fait. »

Il était bien placé pour parler de partage de peine et de perte. Il était du genre à tout garder pour lui. Il avait, pendant un temps, parlé outre mesure à son confident d’oncle mais désormais, c’était à son propre esprit qu’il parlait. Les autres ne savent jamais ce que vous traversez. Ils pensent le savoir et c’est toujours pour vous rassurez qu’ils essayent de minimiser l’impact de l’incident. Dagon n’était pas du genre. Lorsqu’un homme faisait une faute, il ne le réprimandait pas. Il le laissait se noyer dans le regret. Si ce dernier surmontait son erreur, Dagon le laissait revenir. Autrement, il était perdu pour le Seigneur des Fer-nés. Mais les hommes et les femmes des îles jamais ne disparaissent sans le bon vouloir du Lord Ravage. Il ne voulait pas de faible. Encore moins dans sa propre demeure.

« Etes-vous une femme ou un Capitaine, Lady Greyjoy ? »

Il savait que sa femme retrouverait tôt ou tard sa place sur un boutre. Avec ou sans son consentement.


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Message Mar 9 Oct 2012 - 0:50

Même si Pyk était sa maison désormais elle n'oubliait pas grand Wyk. Toutes ses histoires tournaient autour de cette île. Sa famille encore plus. Hormis les autres Bonfrère, comme Elyn, elle était plus proche des Sparr. Elle avait toujours ressemblé davantage à la famille de sa Mère que celle de son père. Il arrivait même parfois à Euron de dire qu’elle avait hérité de l'irritabilité de sa grand-mère. C'était presque inimaginable qu'elle n'est pas finie en bas d'une falaise, disait-il sachant qu’elle était mariée à Dagon. On disait bien des choses sur elle, on parlait plus souvent d’elle en pire que en bien.


On disait qu'en vieillissant on devenait sage. Avec son mariage elle avait l'impression d'avoir pris au moins dix ans. Elle n'avait pas cru rester vierge toute sa vie. Si elle n'avait pas fait l'idiote peut être quelle aurait eu de la chance avec un de ses amours. Il y en avait eu. Un ou deux, mais pas plus. Elle n'avait pas prévu se faire ravir par Dagon Greyjoy. Un homme froid et insensible dont elle avait fait tout pour briser mais en vain. Elle savait qu'il resterait comme il était. Elle ne tenterait plus rien contre lui. Lasse de se battre pour avoir un minimum d’attention. Elle se fichait bien désormais qu’il ne l’aime pas. Elle, elle, l’aimait beaucoup plus qu’il pouvait le croire. Mettre un voile sur ses sentiments étaient toujours



Elle ne bronchât pas lorsqu'il lui parla. Il aurait été inutile de le contrarier. De toute manière elle n'avait pas la force de se battre avec lui. Elle était trop fatiguée et tout son pauvre corps la faisait souffrir. Elle le laissa donc continuer ses tirades sans pourtant le contredire. C'était bien la première fois qu'elle ne monterait pas aux barricades pour le contredire. Il avait raison. Les récifs ne l’avaient pas tué heureusement pour elle et malheureusement pour le seigneur de Pyk. Elle haïssait cette partie de la mer. Chaque fois qu’on prononçait l’endroit, elle devenait enragée. Heureusement, sur Grand Wyk, il lui restait encore des hommes fidèles. Il lui suffirait de se trouver une second fiable et le tour serait jouer. Dagon n’aurait pas besoin de jouer les nounous, le Harloi ne la regarderait pas constamment, et elle risquait de moins ternir sa relation avec lui. Elle l’aimait bien, mais elle avait juré sa fidélité à un seul homme.


Que veux tu je ne suis pas comme toi ....



Et même c'était mieux comme ça. Elle aurait voulu ajouter quelque chose mais elle préférait se taire. Elle avait figé son regard sur la carte comme si elle se rappelait de chaque endroit. Elle et Veloran avait souvent escaladé les rochers lorsqu'ils étaient enfant. Elle avait failli tomber mais le petit être qu'était encore son frère l'avait rattrapé. Lorsque Dagon changea de positon, Aaricia grogna et se laissa tomber sur le dos. Tant pis ... Il détestait ses silences, mais ils étaient souvent emprunt de réflexion. Femme ou capitaine. On pouvait l’être les deux à la fois. Si cela ne plaisait pas à la seiche, il connaissait la porte de sortie.

Malheureusement pour vous, je suis les deux. La femme n'est jamais trop loin dans l'esprit de la capitaine et la capitaine n'est jamais trop loin dans l'esprit de la femme.

Le plus dur était certainement de faire taire la capitaine. Elle y arrivait mais elle voulait plus souvent qu'autrement tuer quelques un. Depuis nef mois qu'elle refoulait la capitaine loin dans son esprit. Un combat dur sachant qu’elle aimait la mer. Elle Aurait aimé être plus claire mais elle préféra se taire. Dagon serait capable de l'envoyer balader. Il lui en fallait peu pour trouver une pique salé et qu'elle se mette en colère. Un certain Harlon avait du lui dire comment elle l'avait renvoyé de ses appartements. Elle croyait qu'atteindre Harlon serait atteindre son mari. Elle s'était trompée au final. Ce n’était pas eux qui récoltaient la plus grosse partie de la tempête fer-né. La pauvre Lysena ramassait tous les bêtises, pauvre enfant. Le saigneur aussi, mais elle le laissait prendre soin de son enfant. Son héritier, et celui des iles.

Elle s’était relevée et avait planqué son regard dans le sien. Il n’avait peut-être qu’un œil, mais elle se méfiait quand même de lui. Il avait l’âge qui lui donnait l’avantage de l’expérience. Il était plus fort qu’elle, mais elle avait la souplesse de son corps. Enfin, sauf lorsque son ventre n’était pas énorme. Elle n’avait pas peur de lui, elle avait davantage peur de ses réactions. Elle n’oubliait jamais qu’ils étaient différents avec des caractères qui se ressemblaient. À la différence, Dagon savait se maitriser et pas Aaricia. Elle était une boule de colère qui ne pouvait se maitriser parfois. Elle pouvait devenir pire qu’un ouragan. Dagon l’avait déjà un jour expérimenté.

Même partagée enter les deux rôles, il y a des avantages et des inconvénients.

Elle n’était pas à plaindre. Quand elle demandait de l’attention, Dagon lui donnait, quand elle voulait la paix, il n’était pas là. Or à ce moment présent, elle aurait tant voulu qu’il ôte son masque du seigneur des iles de fer et qu’il soit simplement l’homme qu’elle avait avant leur départ pour le nord. Elle s’allongea de nouveau trouvant cette position mille fois plus confortable que d’être assise. Elle posa sa tête sur jambe et le regarda avant de laisser son regard errer au plafond. Ses deux mains étaient sur son ventre et elle attendait de sentir un coup. Elle se souvenait de la réaction de dégout de Zachery. Cela l’avait fait rire. Elle savait qu’un fils comme une sœur ferait le plaisir du gamin.


Si je comprends bien, depuis notre retour vous vous êtes occupé de vos cartes? Vous préparez un nouveau raid, demanda-t-elle le plus innocent du monde.

Elle ne l’accusait de rien. Elle voulait simplement voir ce qu’il mijotait dans sa tête de vielle seiche. La dernière fois, qu’il avait joué dans ses cartes, elle avait failli se faire tuer dans ses propres appartements. Elle avait eu un léger rire à peine perceptible. Il n’y avait qu’elle qui trouvait cela amusant. Inutile de le partager.
[/i]




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Message Mar 16 Oct 2012 - 17:28

La brise parvenait difficilement jusqu’au lit. Dagon avait envie et besoin plus encore de grand air. Trois jours qu’il était cloitré dans la grande salle et déjà il ne le supportait plus. Et pour le comble, il était venu s’enfermer ici. Il savait qu’Aaricia une fois lancée, ne pouvait couper court à une discussion aussi spontanément que lui. Il était purement égoïste. Si jeune homme, il parlait pour ne rien dire et utilisait ses poings à chaque occasion, ce temps était bien révolu. Les mots, il ne les utilisait que pour ce qui ne pouvait se comprendre autrement, et son indifférence permanente décourageait les plus braves lors des combats. Pourquoi se battre contre quelqu’un qui ne prend même pas la peine de réagir ? Il était plus que doué dans ce domaine. L’insensibilité et l’indifférence étaient devenues ses traits de caractères les plus prononcés. Il passait pour un barbare sans cœur sur le continent. Et il en était heureux. Pourtant, ses proches, comme Aaricia, s’évertuaient à croire qu’il avait un bon fond et qu’il n’était de pierre qu’à la surface. Il avait peine à le croire lui-même. Il avait vu trop de morts et causé bien plus encore pour être qualifié d’homme bon. Il ne tuait pas par pur caprice, comme tous bons seigneurs, mais plus d’une fois il avait tué pour faire taire une langue à jamais. Femmes, enfants, grand-père, tous avaient goûté à Encre. Et des morts, il y en aurait encore.
Il n’écoutait pratiquement plus sa propre épouse. Son esprit se perdait sur les vagues de ses souvenirs sombres. Combien de fois déjà s’était-il évadé d’une discussion ainsi ? Il n’aimait pas que les gens prennent du temps à répondre. Pas parce qu’il voulait du tact, non, mais parce qu’il savait que son esprit divagait au moindre moment de répit. Il s’y était à nouveau perdu. Pourtant Aaricia ne s’était tue que quelques secondes pour regarder la carte sur les draps. Lui, il fixait la fenêtre dans un regard flou et distant. Il préparait déjà les jours à venir. Un de ses défauts, probablement. Tout devait toujours être programmé à l’avance. Il lui arrivait de partir dans la précipitation s’il recevait une information dangereuse, mais en règle générale, il prenait toujours du temps pour sonder ce qu’il recevait en informations. Il ne lui fallait pas des mois, mais une journée était souvent nécessaire pour qu’il prenne une décision. Enfin, pas si cette décision n’influençait que sa personne. Dès qu’il y avait le moindre risque pour quelqu’un d’autre que lui, il prenait le temps de poser le pour et le contre. Mais pour sa vie, il agissait à l’instinct et analysait par la suite. Avec l’âge et l’expérience qu’il en avait tiré, la plupart des décisions étaient faciles à prendre, elles concernaient toujours les mêmes paramètres.

Il sortit de ses rêveries en sentant le lit bouger sous le poids de sa femme et de l’enfant. Elle venait de se redresser pour le regarder. Quatre. Uniquement quatre personne et dont deux de son sang étaient capable de le regarder ainsi sans ciller. Son œil se rétrécit. Avant qu’un rictus se dessine sur ses traits. Il voyait bien plus d’inconvénients en Aaricia que d’avantage. Qu’elle soit femme ou capitaine, dans les deux cas elle lui apportait des ennuis et de nouveaux problèmes à trop nombreuses inconnues. Peu importe par quel bout il commençait il était toujours sur le mauvais chemin et ne pouvait se résoudre à faire demi-tour. Pas pour une femme. Jamais.

Il sentit plus qu’il ne vit, sa femme s’étendre à nouveau. Elle lui semblait bien fragile pour une gamine dans la vingtaine. Il contracta sa mâchoire. Elle venait de déposer sa tête sur ses jambes tendues. Elle venait de lui couper toute retraite. Il inspira longuement en entendant la question. Ils se risquaient sur un terrain dangereux. Il croisa ses bras musclés sur sa poitrine et baissa son œil sur les cheveux de miel de son épouse qu’il crut voir sourire.

« Rien de bien spectaculaire. »

Il n’allait pas retenter une attaque comme au Nord ou à Salvemer. Mais les vivres venaient à manquer à Pyk. Les hommes avaient besoin de nourritures comme de chair nouvellement pêchée en chemin. Et il aimait plus que tout se retrouver avec son équipage, avec la mer comme unique maitresse. Depuis quand n’avait-il pas ramené de femme de ses razzias ? Depuis qu’il avait épousé cette drôle de petite boule de fer étendue à ses pieds. Il arqua un sourcil. Il n’avait jamais testé les limites d’Aaricia à ce point. Mais cela pouvait être des plus intéressants. Que dirait-elle, s’il ramenait une femme-sel ? Il en riait d’avance. Son adorable chaton de femme serait capable de la tuer à peine la pauvre esclave aurait posé les pieds à Pyk. Il sourit à cette idée. Il se promit de ne pas l’oublier lors de son voyage. « Ce n’est pas un raid que je prépare…mais la défense des iles. »Le Continent était trop silencieux et fermait trop les yeux sur les agissements de Dagon pour qu’il n’y ait pas une contrepartie sanglante. Il déplia un bras pour appuyer sa tête dans son poing.

« Nous manquons de vivres. Et de femmes. Les hommes ont besoin de bouger. Qui plus est, si je ne reprends pas la mer au plus vite, ils jugeront que le Nord a eu raison de moi. Inutile de leur incruster l’idée dans le crâne. »

Il n’était pas véritablement inquiet à ce sujet. Ses Fer-nés pensaient ce qu’ils voulaient bien croire. Qu’un d’eux ose seulement venir poser la question à Dagon, il répondrait à coup de hache. Il gratta la barbe qui lui dessinait le visage. Il ne l’avait pas taillée depuis plusieurs jours. Ses mains étaient parsemées de taches d’encre et ses avant-bras en cuir avaient besoin d’un sacré coup de graisse. Les lacets qui les retenaient étaient blanchis par le sel et finiraient par cédés s’il ne s’en occupait pas dans les plus brefs délais. Tout en parlant, il se mit à les réajuster.

« Votre ami Lakdahr dirigera l’opération en second. Du moins, s’il s’en laisse convaincre. Ce en quoi je doute fort. »

Il savait son demi-frère pas du tout sur la même longueur d’onde à ce sujet. Et comment convaincre un caillou qu’il est un crabe ? Même si Dagon faisait raisonner une enclume avec la caboche du géant, jamais la demi-seiche ne voudrait accepter un poste en mer.

« Peut-être devrais-je vous y envoyer à ma place. Vous savez y faire avec cet homme-là. User donc de vos charmes pour le persuader. Cela m’évitera de parler dans le vide. »

Il faisait référence au fait que L’Edenteur se braquait dès qu’il voyait arriver son aîné.


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Message Sam 20 Oct 2012 - 3:04

Elle ne savait plus comment agir. Elle était dans son monde. Elle se disait que si Dagon avait été distant c’était pour le bien de tout le monde. Elle aurait préféré qu’il ne revienne pas. Elle aurait vaguement terminé son alitement tous seuls. Elle avait trop rêvé en ce qui le concernait. Elle n’était pas habituée à être traitée ainsi. Elle avait cru avec les dernières fois qu’elle avait réussies à percer ce cœur de roche. Un échec selon elle. Elle n’avait plus envie de parler ou même chercher à obtenir quoique ce soit. Il lui donnait l’envie de se refermer comme une huitre. Elle s'était rembrunie. Elle était idiote de toujours croire qu’elle comptait vraiment pour lui ou même pour Pyk. Elle ne servait qu’à une chose. Elle ne répliqua rien. Qu’il fasse ce qu’il veut, elle ne le jugeait pas ouvertement. Elle se fichait bien ses activités. Une chose certaine, qu’il ne s’Avise pas d’amener une femme-sel, pour prendre sa place. Elle avait travaillé assez dure, pour avoir un peu d’importance. Quand elle entendait ce nom, elle pensait toujours à la femme-sel de son père. Celle qu’elle avait tué, accidentellement, mais elle l’avait fait. Ses frères savaient ce qu’elle en pensait, jamais une femme ne prendrait sa place. Et cela n’allait pas arrivé alors qu’elle était à quelques semaines d’accoucher de son héritier. S’il la poignardait dans le dos ainsi, il le regretterait.

Je croyais que vous attendiez que je sois apte à vous cassez le nez, avant de reprendre la mer ?

Elle n’avait rien inventé, il l’avait dit lui-même. Elle savait ce qu’il avait voulu dire précédemment, mais elle aimait l’enquiquiner un peu avec ce qu’il pouvait dire. Un jour ses paroles pourraient se réaliser et Aaricia n’était pas mettre du destin. Quoique lui coller une bonne raclée lui manquait énormément. Un combat à main nue avec lui faisait oublier les désagréments. Il avait toujours une attaque sournoise pour tricher, mais elle jouait son jeu et elle gagnait. Dommage pour elle, elle en aurait certainement profité.

Leur jugement ne vaut rien à vos yeux. Ils peuvent penser ce qu’ils veulent, c’est vous le capitaine.

Elle le savait. Elle l’Avait vu agir sur la Sirène Noire. Il était un peu comme lorsqu’il était avec elle. Elle pourrait parler des heures, il n’aurait rien retenu. Elle était certaine que ce qu’elle avait dit sur Grand Wyk était passé dans le beurre. Tant pis, elle ferait avec. Ses paupières étaient lourdes, mais elle luttait malgré elle. Elle avait envie de lui faire la leçon, mais elle ne supporterait pas de crier et de supporter sa mauvaise humeur. Elle ne put s’empêcher de rire lorsque Dagon lui lança qu’il voulait faire de Lakdahr son second. Il pouvait toujours rêver. L’Édenteur n’appartenait à aucun boutre. Il lui avait dit, jadis, lorsqu’elle habitait à Cormartel. En devenant l’épouse de la seiche, elle n’avait pas cru le revoir. Sa présence à Pyk lui avait d’un grand réconfort. Elle partait moins en croisade contre Dagon. Elle se laissait faire. Elle avait toujours eu l’impression qu’il la comprenait plus que Dagon. Que pouvait-elle faire? Elle ne s’apitoyait pas sur son sort, mais quand elle sentait que Dagon ne voulait plus la voir, elle prenait la poudre d’escampette pour la forge du géant. Du moins, quand elle pouvait utiliser ses deux pieds. Elle aurait bien aimé lui rendre visite dernièrement.

Même Dagon Greyjoy en personne ne saurait le convaincre. Tu perds ton temps et tu le sais comme moi. Il ne se laisse pas convaincre aussi facilement. Il est bien dans sa forge


Sinon, elle aurait bien fait de le prendre second à l’époque. Elle aimait le géant des Iles de fer. Elle Préférait l’Avoir dans son camp, plutôt que comme ennemi. Il pourrait l'écraser avec la grandeur qu’il faisait. ci. Elle était trop lâche pour se rendre et fermer la fenêtre. Elle n’oserait pas tant l’odeur de la mer lui manquait. Elle eut un léger rire à la proposition de Dagon. Il pouvait toujours rêver. Elle ne pouvait pas bouger le petit doigt, et encore, elle n’était pas certaine de vouloir faire cette demande à Lakdahr. Elle n’était pas aussi cinglée. Harlon et le saigneur ne laisseraient certainement jamais quitté cette chambre, même si elle devait mourir, alors, Dagon ferait avec ses propres moyens. Elle le fixa et tenta d’apaiser sa colère qui était tapie dans l’ombre de son cœur. Elle lui devait le minimum de respect, parce qu’elle était avant tout une fer-née comme les autres et lui le seigneur, mais il était son mari aussi.


De toute manière, même si tu voulais que j’use de « mes charmes », comme tu le dis si bien, je ne pourrais pas. Ils sont inopérables, sur les Greyjoy, qu’ils soient entier ou simplement demi.


Elle n’avait réussi qu’avec Zachery, mais selon trop de gens dans la maison de la seiche, la jeune femme gâtait trop l’enfant. Or, elle avait tôt fait de démentir la chose. Elle lui offrait simplement de l’Attention, parce qu’elle tenait à lui. Le gamin n’avait pas eu de mère, enfin, il lui avait dit l’avoir eu connu, pour ne pas dire qu’il en avait de vague souvenir, rien de plus. Aaricia était simplement heureuse de donner de l’Attention et de l’amour à quelqu’un. Sous le masque de l’égocentrique qu’elle pouvait être parfois, il y avait quand même une femme. Elle avait élevé ses deux frères et retrouverait bientôt le rôle de mère. À croire qu’elle échouait seulement à être une épouse digne de la seiche. Elle reprit sa place dans le lit et le regarda de nouveau droit dans les yeux.


Puis-je espérer que vous restiez avec moi cette nuit?


Elle ne tarderait plus. Elle sentait ses paupières lourdes, mais elle le voulait près d’elle. Il lui avait manqué terriblement. Elle n’était pas du genre à faire les petits yeux mignons pour obtenir ce qu’elle voulait. Il pouvait au moins lui accordé cela. Avec sa présence, elle arriverait peut-être à être plus paisible. Le sentir tout contre elle, lui manquait, tous comme ses batailles qu’ils avaient quand il la désirait.




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Message Mar 23 Oct 2012 - 19:21

Dagon fronça le front. Il n’aimait pas devoir se justifier. Mais il venait visiblement de se faire mal comprendre. Il réajusta ses bras sur son torse semi couvert par ses vêtements usés, autant que lui. Il avait parlé de la mer sans s’en rendre compte. Il n’avait pas menti à sa femme. Enfin pas totalement. Pas selon sa vision des choses. L’expédition qu’il entreprendrait dans les jours à suivre n’avait rien d’une razzia meurtrière. Juste une sortie en quelque sorte. Il avait annoncé plus tôt qu’il ne reprendrait pas la mer, mais il parlait uniquement de campagnes qui l’éloigneraient trop longtemps de Pyk. Aaricia s’était-elle véritablement imaginé qu’il resterait dans la forteresse des jours durant ? Juste parce qu’elle-même était incapable de faire trois pas jusqu’à la fenêtre sans être soutenue ? Il n’était pas aimant à ce point-là. De plus, rester ici à tourner en rond n’arrangerait rien à l’état de sa femme. Mais s’il pouvait prendre la mer pour un ou deux jours sans remords, il ne se voyait pas partir durant de longues semaines loin de sa terre natale alors que leur enfant allait naître. Il voulait le protéger. Non, les protéger tous les deux, son enfant et sa mère. S’il s’éloignait trop, les vautours ne tarderaient pas à éloigner son propre sang ainsi que la femme qui l’avait porté. Il savait qu’Aaricia lui faisait confiance, du moins en partie, mais lui loin d’elle, elle serait alors aisément corruptible et en position de faiblesse.

«Tu imagines sincèrement que je vais rester là à t’attendre, jeune Dame. »

Ce n’était pas une question, juste une affirmation lancée dans le vent, comme s’il avait pensé à haute voix. Il savait qu’il n’était pas l’homme qu’il fallait pour Aaricia. Mais il était l’homme qui la rendait plus forte. A force de le côtoyer et de devoir supporter ses sautes d’humeurs aussi changeantes que la mer, elle avait évolué plus que n’importe quelle femme, et en très peu de temps. Dagon ne l’avouerait jamais, mais il était fier de la femme qu’était devenue son épouse. Il ne sourit pas à ce qu’elle affirma par la suite. Il savait que c’était vrai. Il dirigeait les îles comme un énorme navire sous son commandement. Si elles coulaient, il serait le dernier à quitter le bateau. Il n’abandonnerait pas ses fer-nés, même si pour cela il devait sacrifier sa propre existence. En cela il était différent de son père et de certains autres souverains du Continent voisin. Les fer-nés lui survivront. Les îles ne s’effondreront pas à sa mort. Et ses pas continueraient de guider les leurs. Mais il était aussi vrai qu’il n’écoutait que rarement autrui. Du moins, c’est ce qu’il laissait paraître en surface. Il écoutait toujours. Mais que très peu était véritablement utile. Il en était de même lorsqu’il parlait. A croire qu’il s’écoutait lui-même parler et qu’il en faisait instinctivement le tri.

«A Cormartel, vous étiez bien. Je vous ai fait venir ici. Regrettez-vous pour autant ce que vous étiez ? Lakdahr n’imagine pas un instant que ce que je lui offre est bien meilleur. Il a juste besoin qu’on lui ouvre les yeux mais il s’obstine à les garder clos. Il sourit à la suite. De famille, dira-t-on. »

Il faisait référence à son œil gauche, invalide. Pour la seconde fois de leur entrevue, il l’entendit rire. Et ça n’avait rien de nerveux. Il laissa aller sa tête contre le mur sur lequel était appuyé le lit. Même si l’atmosphère était austère, il avait réussi à divertir sa femme. Elle n’avait certes pas le répondant ordinaire, mais elle reprenait lentement du poil de la bête. Mais il la voyait fatiguer. Il savait à quel point ne rien faire pouvait être mortellement crevant. La lassitude et la solitude se lissaient sur ses traits et dans sa voix même si elle faisait son possible pour avoir du mordant face à son souverain. Il avait encore bon nombre de choses à régler avant le départ du surlendemain. Comme de convaincre Lakdahr, qui ne serait pas une mince affaire. Le soleil n’était plus qu’un vague rayon. Il ne règlerait rien de plus ce soir. Il se souviendrait des années durant ce qu’Aaricia lui avait indiqué sur la carte des îles, il était donc inutile de s’y précipiter maintenant. Il ne savait pas être gentil, même s’il voulait l’être. On ne le lui avait pas enseigné et maintenant il était trop vieux et trop aigri pour refaire toute sa personnalité qu’il ne voulait d’ailleurs pas changer. Même s’il était rude et froid, il savait que sa femme ne l’aimerait pas plus en gentil homme attentionné. Elle avait refusé tous les cadeaux qu’il lui avait offerts pour la séduire et les mots doux auraient ricochés sur elle. Ils aimaient se faire la guerre.

« A votre avis, ma Dame, pourquoi suis-je ici ? Il ne laissa que quelques secondes de silence avant de reprendre sans la laisser parler. Parce que je m’ennuie profondément. A nouveau, un silence. S’il ne l’avait pas regardé en parlant, il leva son œil valide sur elle pour enchaîner d’un ton posé. C’est ce que vous pensez, n’est-il pas ? Eh bien, sachez, M’zelle que si je suis étendu sur ce lit ce n’est nullement parce que je suis las. Mais bien parce que vos charmes ont encore fait des ravages sur ma personne. »

Il restait Dagon Greyjoy, même quand sa femme avait besoin de trouver en lui un mari aimant. Mais pour ce soir, il se voulait être supportable. Il ne la laisserait pas seule. Son inquiétude grandissait à mesure que l’accouchement approchait. Zachery était né dans un bain de sang. Même si Aaricia était une femme de roc, il ne voulait qu’elle meure en donnant la vie à un successeur. Il se racla la gorge comme pour signer une trêve entre eux. Il ne lui chercherait pas noise pour le reste de la nuit, à moins qu’elle l’y pousse. Il décroisa les bras et tendit le droit à sa femme.

« Si ma femme veut bien se donner la peine. »

Alors qu’elle prit sa main, il l’attira vers lui, avec toute la délicatesse dont il était capable. Son bras fléchit sous le poids. Elle avait pris bien trop de kilos pour un seul enfant. Il la laissa s’installer confortablement, son bras droit faisant rempart sous sa nuque. Il avait encore plus chaud que tout à l’heure, alors qu’elle semblait souffrir du courant d’air créé par la fenêtre ouverte sur la mer.

« Peu importe l’attention que tu daigneras me porter, jure-moi que si un jour je suis plus faible que tu ne l’es en ce moment, à cause des années, tu me feras couler. »

Il avait déjà été sauvé par sa femme et jamais, oh non jamais, il ne voulait retenter l’expérience d’être à ce point dépendant d’elle. Il ne voulait lui imposer cela comme son esprit ne pourrait le supporter à nouveau. S’il avait pu y survivre mentalement, c’était parce qu’il avait été gravement blessé lors d’un combat. Il ne voulait pas devenir un vieux croulant baveux et brailleur. Il espérait qu’elle ait assez pitié de lui pour l’envoyer par-dessus bord, cotte de maille au corps.


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Message Ven 26 Oct 2012 - 0:59

Elle aimait le mettre hors de lui. Elle aimait le provoquer. Peut-être parce qu’elle lui trouvait un charme bien particulier lorsqu’elle arrivait à le mettre hors de lui. Elle trouvait cela amusant même si elle tentait de le cacher sous ses petits airs parfois un peu trop sérieux. Elle n’avait pas répondu à son affirmation. Depuis qu’ils ne se voyaient plus, elle avait perdu sa mauvaise habitude à le narguer et lui chercher les problèmes. Elle essaierait de le garder de bonne humeur, elle avait besoin de lui, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas lui dire. Il se moquerait d’elle. Il la provoquerait et le saigneur avait été bien clair avec elle. Elle devait rester calme. Elle devait limiter ses activités à rester au lit et deviser avec un gamin. Au terme de quelques minutes, elle avait perdu le fil de la conversation qui n’avait pas tant avancé.

Elle avait détournée le regard lorsqu’il lui avait rappelé ce qu’elle était à Cormartel. Elle se croyait imprenable comme si elle ne pouvait appartenir à personne. Elle était certainement aussi la personne la plus exécrable qu’il existait après la seiche. Elle arrivait à faire tourner les hommes en bourrique et les mener par le bout du nez comme elle le voulait. Elle arrivait toujours à ses fins sauf une fois. Elle avait échoué une fois. Elle avait rencontré un homme qui voyait bien plus qu’une sale peste. Un homme qu’elle avait hait pour ne pas dire qu’elle aurait bien voulu sa tête. Elle avait finit par tomber amoureuse de ce seigneur qui n’avait pas de sentiment. Enfin, il en avait par intermittence. Cela dépendait de son humeur. Dans les dernières années, elle savait que si elle avait tenu les rênes de Cormartel aussi solidement c’était parce que son oncle y était, or, il était mort, emporté par le dieu Noyé.

Je ne suis pas si mal à Pyk. Peut-on regretter d’avoir paru comme une peste? Je ne crois pas. Je ressortirai gagnante de ton enseignement, tu ne cesse de me le répéter et je le sais. Je t’ai hais longtemps. Quand j’ai compris que la seiche n’en avait rien à faire des petites colères d’enfant gâtée, j’ai grandi.

Elle avait fixé l’extérieur pour ne pas lui rendre de compte. Elle était bien à Pyk, mais elle ne serait pas aussi bien à Cormartel. Elle Avait un lot d’ennemi avec toutes ses bêtises de jeune vierge farouche qu’elle avait été.

Lakdahr restera toujours Lakdahr. Celui qui va le convaincre aura certainement une chance inouïe. S’il est aveugle, ouvre-lui les yeux alors, mais je ne peux rien faire pour toi dans cette histoire.


Elle avait eu un sourire. Elle-même si elle avait pu, elle aurait tout fait pour que Lakdahr fasse parti de la Flotte Bonfrère. Il était déjà imposant par sa taille, il aurait fait à la fois, un bon capitaine et second. Elle avait toujours eu un parti pris pour le géant. Elle avait fini par comprendre que Lakdahr faisait bien ce qu’il voulait. S’il voulait naviguer, il le faisait, s’il voulait rester dans sa forge, il le faisait. En vivant à Pyk, elle y avait mis les pieds souvent. Elle n’Avait pas de secret pour le Titan des Iles de fer.

Pour ce qui concernait Dagon, elle avait fini par trouver un charme à son œil invalide. D’une certaine manière il n’avait pas le choix de la tenir dans sa ligne de mire. La suite la fit sourire intérieurement. Inutile de montrer à Dagon qu’elle trouvait la situation amusante. Elle était heureuse de voir qu’il s’ennuyait. Elle aussi s’ennuyait de se battre contre lui. Cela lui manquait de ressentir la colère qu’il arrivait à créer chez elle. Elle était moins pire. Elle n’avait jamais été une femme facile, mais elle faisait attention. Elle arrivait à canaliser sa colère. Elle l’utilisait comme arme. Il lui avait montré comment elle devait faire. Elle apprenait chaque jour, mais sans lui, elle tomberait de haut. Qu’il le veuille ou pas, il était sa protection.

Je suis heureuse de constater que même avec un ventre énorme j’arrive à vous plaire. Au moins mon charme compense pour tous mes vilains défauts.

Elle était heureuse de retrouver le mari qu’elle avait fini par trouver. Il n'était certainement pas le meilleur, mais elle ne trouverait certainement pas plus aimant. Elle était encore plus heureuse de retrouver la chaleur et le réconfort de sa personne. Depuis le Nord, elle n’aurait jamais cru avoir autant d’Attention de la seiche. Elle ne se fit pas prier deux fois, pour prendre sa main. Elle se hissa même plus près pour poser sa main sur sa joue et l’effleurer. L’œil invalide de son mari lui avait toujours suscité une certaine admiration et curiosité. Avant de s'installer, elle lui vola un tendre baiser. Voila une chose qui lui avait encore plus manqué.

Son cœur se serra lorsque Dagon lui demanda de faire une promesse. Elle resta silencieuse plusieurs minutes. Des minutes si cruelles, qu’elle se sentait torturée. Il ne lui laisserait pas dire non. Il ne voudrait pas de refus. Pourtant, même si elle avait menacé plus d’une fois de le tuer, elle savait qu’au fond d'elle, elle ne le ferait jamais. Elle en était incapable. Elle avait trop d’Affection pour lui. C'était certainement là, son plus grand défaut et plus grande faiblesse. Elle ne pouvait supporter que l’on fasse du mal à ceux qu’elle aimait. Elle n’autoriserait jamais personne à toucher un cheveu de Zachery et pourtant il n’était pas son fils. Elle regarda Dagon dans les yeux et soupira. Elle ne savait pas si elle allait être capable de prononcer les mots.

D’accord, je te le promets si le Dieu Noyé ne m’emporte pas avant toi. Mais promet moi de ne jamais te montrer aussi faible que moi.

Elle savait que Dagon ne souffrirait pas si elle devait mourir. Si elle lui laissait au moins son héritier, ce serait chose accompli. Dans la situation contraire, se débarrasser de Dagon serait totalement idiot. Elle n’avait pas encore sa place taillée à Pyk. Elle avait besoin de lui pour se protéger et protéger leur fils.




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Message Lun 29 Oct 2012 - 19:56

L’œil valide de Dagon scrutait la pièce autant qu’il scrutait son épouse. La citadelle de Pyk avait été sa demeure depuis plus de quarante années désormais et pourtant il la trouvait toujours aussi étrangère. Probablement parce qu’il n’y avait jamais séjourné très longtemps. Tout comme il n’était jamais resté longtemps aux côtés de son épouse, qu’elle soit enceinte jusqu’au coup ou vierge farouche. Il avait toujours considéré les femmes - au même titre que les hommes – de sources de problèmes perpétuels. Il aimait la chair et la bonne compagnie, mais préférait se satisfaire de leur corps que de leur discours toujours entichés de venin redoutable. Il était égoïste dans tous les domaines et même si Aaricia peinait à le rendre plus agréable en privé, le fer-né capable de le faire changer n’était pas encore de ce monde.

Il sentit la main de son épouse sur sa joue rêche et y abaissa son œil droit. Cette tendresse n’aboutirait nulle part cette nuit. Même si l’envie d’honorer sa femme n’était jamais loin, il savait qu’il se ferait mettre dehors à la moindre intention un peu trop équivoque. Le baiser lui fit l’effet d’une secousse à l’âme. Il ne savait toujours pas comment interpréter les sentiments contradictoires qui se bousculaient en lui chaque fois qu’il était en présence de la jeune femme. Mais il ne broncha pas devant cette marque d’affection qu’il accueillit même comme un réconfort bienvenu après plusieurs jours bien éprouvants. Et les suivants ne présageaient rien de mieux.

Sa femme répondit après un long silence, à sa requête surprenante mais pas dénuée de raison. Elle avait ce regard fixe qui lui était particulier quand elle ne mentait pas. Elle avait été capable de faire cette promesse. Dagon savait aussi qu’elle serait capable de tenir sa parole le moment venu. Il ne souhaitait certes pas mourir de sitôt mais un poids venait de lui être enlevé de la conscience. S’il avait demandé à Aaricia de le faire, c’était tout simplement parce qu’il n’aurait pas pu le demander à son fils, pour le moment unique. Aaricia était l’une des seules personnes capables de surmonter cette épreuve, même si le temps lui serait nécessaire. Et puis, tant de fois elle avait espéré le tuer lors de leurs rencontres, alors lui accorder ce plaisir n’était qu’ironie de plus pour le seigneur de Pyk. Mais s’il pouvait sembler prendre cette affirmation pour de la plaisanterie, en son cœur il était heureux de savoir que sa femme ne lui ferait pas défaut sur ce point – au moins ça. Un rictus lui échappa lorsque son épouse lui demanda de ne jamais être condamné à rester dans une chambre des semaines durant. Elle pouvait en être certaine, il trouverait le moyen de se donner la mort dès qu’une sentence pareille tomberait.

« N’aie crainte, jamais n’est que très faible pour définir la probabilité que je me retrouve dans un tel état de faiblesse. Et après un instant de silence, soldé par une esquisse de sourire : Pas une seconde fois. »

Il abaissa le menton jusqu’à sentir le contact tendre de la chevelure de miel de son épouse. Tout le corps de sa femme semblait emprunt aux flammes de la fièvre alors qu’elle paraissait souffrir des courants d’air créés par la grande fenêtre. Il se garda de commentaire. Il espérait seulement que cet état s’améliorerait avec la naissance de l’enfant et ne suivrait pas une pente descendante. Mais les Greyjoy étaient réputé pour être difficiles à naître. Il soupira pour chasser ses sombres pensées et tâcha de ne pas gâcher l’instant présent. S’il pouvait se passer d’affection pendant plusieurs mois, il savait que sa femme appréciait ces moments.

Si Dagon n’avait plus aucun lien avec sa famille – en dehors de Sargon et de Lakdahr – il savait qu’il en était autrement pour Aaricia. Une idée lui trottait dans la tête depuis son retour du Nord mais il n’avait pas jugé de moment opportun pour en faire part à sa femme. Ils avaient la nuit devant eux, alors autant utiliser le temps qui lui était imparti. Il s’adressa à elle d’un ton décontracté qu’il n’avait qu’occasionnellement.

« Je crois qu’un rassemblement fer-né s’impose. Les hommes, et moi le premier, prient pour le retour de razzias dignes de ce nom. Les conditions ne le permettaient guère jusqu’ici. Mais le Continent renforce ses côtes, et sans lésiner sur les effectifs. Si nous voulons pouvoir être efficaces, il faut attaquer et maintenant. »

Mal positionné, il replia son genou gauche pour pouvoir y appuyé nonchalamment son bras. Il y pianotait de ses doigts. Il ne s’ennuyait point. C’était plutôt une habitude lorsqu’il parlait tactique. Comme si sa main était toujours habitée par une musique dont lui seul connaissait les partitions. Sa main se stoppa net et il reprit sur le même ton détendu.

« Nous avons amassé de quoi contenter tout le monde lors d’une soirée. Pyk en sera le lieu. Il baissa un œil sur sa femme en se retenant de dire que c’était en partie de sa faute. En même temps, il n’aurait pas trouvé de lieu plus adéquat qu’ici – à part un boutre, mais pas assez grand même pour la petite communauté des fer-nés. Ta famille pourrait séjourner ici. A condition que je ne les vois pas. »

Il aimait regarder les Bonfrère de loin. Aucune haine, mais pas d’affection non plus pour cette famille, vassale de la sienne depuis pourtant bien des lunes. Mais aurait-on pu reprocher à un suzerain de ne pas faire de favoritisme ? Certes il avait épousé l’ainée de la famille, ce n’était pas pour autant que le reste de la famille valait mieux que d’autres sur les îles de Fer. Et il restait intransigeant sur ce sujet. Il n’autorisait même pas Willem, pourtant de séjour à Pyk, à traîner trop dans ses parages. Il avait l’impression que les complots contre lui n’étaient jamais loin une fois cette famille réunie. S’il lui était possible de faire aveuglément confiance à sa femme désormais, il peinait encore à voir le reste du clan Bonfrère comme des alliés véritables. Après tout, ils étaient vassaux de la famille Greyjoy sans que ni eux ni Dagon n’aient leurs mots à dire. Il ne se sentait pas redevable de les avoir comme soutien et encore moins comme alliés. Les fer-nés le suivaient, vassaux ou non et là résidait la clé de son pouvoir.

Il n’y avait qu’une raison au fait qu’il n’avait pas envoyé Aaricia pour Cormartel. Il sentait le trouble dans son esprit à ce sujet. Il avait la sombre impression que si elle y remettait les pieds pour plus d’une semaine, elle ne lui reviendrait jamais. Bien évidemment, cette pensée n’avait jamais traversé ses lèvres et il se gardait bien de lui en faire part. Mais si les Bonfrère venaient en nombre ici, ils pourraient très bien demander la permission de ramener Aaricia avec eux, justifiant par-là que l’enfant était en droit de voir les terres de sa famille maternelle. Dagon écartait cette idée. Son enfant n’y mettrait pas les pieds et sa femme aurait le droit à une permission rien de plus. Et si elle ne voulait rentrer, il n’hésiterait pas à la ramener de force pour la seconde fois.

« J’enverrai des corbeaux à l’aube. Si tu souhaites y joindre un message pour Cormartel, je te ferai amener de quoi l’écrire. »


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Message Ven 2 Nov 2012 - 2:31

Elle se demandait pourquoi, une telle promesse alors qu’il ne le serait plus jamais? Elle ne comprenait pas pourquoi, mais d’un coté, elle savait que bien des choses s'étaient passée entre eux. Elle ne notait que le fait d’être passée d’une sale vipère à quelqu’un de bien plus calme. Elle avait eu ses passes droits, elle avait tenté de le menacer, elle avait voulu lui faire regretter son mariage, pour se rendre compte, qu’elle arrivait à être heureuse avec sa simple présence. Elle n’aurait certainement jamais un mari aimant, comme elle le désirait. C’était peine perdu, mais il ne la détestait pas pour autant. Il l’aimait à sa façon et la laissait l’aimer. Quand il parlait d’une seconde fois, elle se demandait à quoi il faisait allusion. Elle l’avait sauvé d’un coup qui aurait pu lui être mortel, mais il l’avait sorti plus d’une fois du pétrin. Parlait-il des fois, où il avait été malade?

Elle ne voyait pas Dagon plus faible qu’elle et elle ne se voyait pas non plus sans lui. Elle aurait besoin de trouver sa place, une fois son fils né. Elle aurait besoin de lui pour vivre. Il était le seul qui savait la protéger. Elle était casse-cou, mais elle savait que même si elle n’avait pas eu la vie qu'elle voulait, elle ne regrettait pas celle-ci. Dagon lui apportait beaucoup plus qu’elle le croyait. Elle finit par déposer sa tête sur son torse et soupira intérieurement. Elle ne le comprendrait certainement jamais de sa vie. C'était ce qu’elle aimait de sa personnalité. Elle ne le comprenait pas toujours et elle adorait ses airs de bougons. Tant qu’elle saurait le contenter, il vivrait avec elle.

Si tu ne comptes être faible une seconde fois, alors ne me fait plus faire de telle promesse. Chaque nuit, je prie le dieu Noyé pour qu’il te donne ce fils, que tu attends et je ne veux pas qu’il prenne exemple sur un autre fer-né que sur son père, Lord Ravage.

Elle avait complètement fermé les yeux. Non elle ne voulait pas un autre homme et encore moins un autre homme qui ferait grandir son fils. Elle était plus forte qu’elle le laissait croire. Et puis, elle aussi avait encore besoin des enseignements de son mari. Elle avait remonté la couverture sur ses épaules et soupira. Elle finit par lever les yeux et se détacher quelques peu pour l’avoir dans son champ de vision. Elle n’avait pas pensé à cela. Le continent ne pouvait pas rester indéfiniment sourd et aveugle. Le Trône avait-il décidé de renforcer le tout pour les prendre au piège. Comment réduire un fer-né au silence? Dagon avait même quelques difficultés à la faire taire parfois.

À quel point, le continent renforce-t-il ses effectifs?

Elle ne savait pas comment gérer tout cela. Elle était pourtant forte, mais de voir Dagon plier le genou devant le trône, elle ne voudrait pas. Elle savait qu’un renforcement des cotes annoncerait certainement le début d’une guerre. Une chose qui n’était pas la meilleure puisque l’on ne savait pas si elle allait être assez forte pour donner vie à cet enfant. Et s’il perdait, Pyk serait-il assiéger? Quelqu’un oserait-il lui enlever la vie? Elle connaissait amplement la suite des événements. Elle ferma les yeux et respira profondément. Elle ne devait pas gâcher son seul moment avec Dagon pour ce genre de stupidité. Il fallait qu’elle se reprenne.

Voila une fort bonne idée. Ca me changera d’entendre des sermons inutiles

Ce qu’elle aimait bien chez l’oncle de Dagon c’est qu’il était tenace à vouloir lui faire rentrer des choses dans le crane. Malheureusement cela ne fonctionnait pas toujours pour ne pas dire jamais. Elle l’ignorait royalement et commençait à se lasser de sa voix. Revoir quelques têtes lui ferait quelques peu du bien. Surtout, Dagon n’aurait pas besoin d'être là pour lui tenir compagnie. Elle se demandait même si le Titan allait venir. La relation qu’il entretenait avec son frère, enfin demi-frère n’était pas la plus saine. Elle espérait revoir quelques tètes qui lui étaient familières. Cependant, gare à celui qui oserait l’insulter.

Willem est déjà la depuis quelques jours, et je ne tiens pas à les avoir près de moi tous les deux, plus longtemps. Connaissant Veloran, il reprendra la direction de Cormartel, une fois tout cela terminé.

Elle connaissait bien ce jumeau pour dire qu’il ne trainait que dans sa propre forteresse. Il y avait quelques animosités entre elle et Veloran depuis qu’elle était à Pyk. Elle prendrait toujours les intérêts de sa famille à cœur, mais il restait à voir quelle famille, elle voulait. Elle ne savait pas si son frère allait même venir. Il avait préféré envoyer Willem prétextant qu’il devait rester à Cormartel pour surveiller les mines de fer. Elle ne cherchait plus à sortir ce frère de Cormartel. Si cela n’avait qu'été d’elle, elle lui aurait donné des coups de pieds jusqu’à ce qu’il montre sur un boutre et navigue comme elle ou son frère.

Non, je ne crois pas ajouter quoique ce soit a l’intention de mon frère. Par contre, il me reste une personne dont on doit régler le cas….

Dès que la nouvelle se saurait, il était certain que le gamin arriverait en trombe pour demander s’il peut participer. Elle préférait avant tout l’Avis de Dagon. Il était son père après tout. Aaricia n’était qu’une belle-mère pour le gamin, mais elle avait beaucoup plus de chance avec le gamin que Dagon. Elle arrivait toujours à faire des concessions, mais si Dagon ne voulait pas de Zachery, elle saurait s’arranger pour lui dire et le faire obéir. Elle commençait à avoir le tour de ne pas se plier à sa petite mine boudeuse. C’était même encore drôle qu’il ne bondisse pas dans ses appartements alors que son père s’y trouvait.

Autorises-tu Zachery à y participer? La décision te revient, tu es son père.

Le dernier mot lui revenait. Même s’il était grand, il restait un gamin et il y avait de bonnes chances que le gamin s’ennuie plus qu’il s’amuse accompagné d’adultes.





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Message Ven 2 Nov 2012 - 23:14

Dagon profitait de l’instant. Même s’il ne l’avouerait jamais à haute voix, ces moments en privé lui faisait un bien fou. L’espace de quelques heures, il pouvait être un homme, un fer-né et non un Seigneur suzerain entouré de flottes armées qui voulaient sa mort et celle de son peuple. Certains soirs, il lui arrivait de trouver la tâche trop ardue et bien trop ingrate pour continuer. Jeune, il s’était diverti avec les femmes, puis avec la violence, et désormais la boisson. Aucune des trois solutions n’étaient pourtant salvatrices. Mais depuis qu’Aaricia était à ses côtés, il avait trouvé un réconfort inespéré en sa présence. Certes elle avait son caractère de femme-roc, mais leurs disputes permettaient à Dagon de s’évader de ses responsabilités. Il avait aussi des hommes de confiance, mais son épouse avait quelque chose de différent. Si elle n’était pas aussi instruite en stratégie de guerre que l’oncle de Dagon, elle était différente en un point qui avait une importance capitale pour le suzerain : elle ne le jugeait pas. Même si elle avait essayé de l’adoucir et de le faire plier à ses caprices, aujourd’hui elle aimait l’homme qu’il était et non celui qu’on voulait qu’il soit.

Aaricia venait de déposer sa tête sur son torse. Il ne s’était pas rendu compte du temps qu’ils avaient passé à bavarder. S’il ne s’était pas encore effondré de sommeil, c’était simplement parce qu’il restait attentif. Sa femme parlait désormais d’éducation et il garda bien évidemment pour lui que ça n’était pas pour rien qu’il confiait Zachery à Willem. S’il était complètement passé à côté de son premier fils, qui perdrait sa place d’héritier à partir du moment où Aaricia accoucherait, il ne ferait pas de même pour son second enfant. Le premier était le fils d’une femme-sel, captive lors d’un raid. Si Dagon ne définissait pas un homme par son sang, il se devait pourtant de reconnaître que ses futurs enfants seraient de meilleure souche que le premier. Mais il avait encore du temps devant lui avant de pouvoir emmener son fils avec lui lors des razzias.

Aaricia changea ensuite de sujet pour revenir au Continent. Ce qui fit soupirer Dagon. Il avait l’impression d’être une proie, attendant qu’on vienne l’abattre. Les troupes de Lion s’étaient renforcées au point de devenir menaçantes. Chaque fois qu’il partait en mer, il devait désormais assurer une garde pour l’île pour ne pas revenir du Continent en découvrant un paysage dévasté. Il ne voulait pas être honnête envers sa femme. L’alarmer dans sa situation n’arrangerait rien. Il ne le lui avait pas encore annoncé, mais dès la fin du banquet, il la ferait embarquer pour Cormartel sur le navire des Bonfrère que commandait Willem. Il avait le mauvais pressentiment que la laisser ici serait tenter le diable.

« Suffisamment pour me donner matière à réfléchir, mais pas encore assez pour m’alarmer. »

Mais la discussion s’égara alors sur le festin à venir, clôturant définitivement les autres sujets sensibles. Il était heureux de voir que son épouse n’avait pas en premier lieu ronchonner en l’assommant qu’il était bien drôle de faire un festin mais que son bidon énorme ne lui permettrait même pas de passer la porte. Avec le froid et la neige qui commençait à tomber par endroits, il ne serait pas assez fou pour faire cette réunion à l’extérieur. Elle aurait donc lieu ici même, dans la grande salle. Il espérait que ses capitaines répondraient tous présents même si ça tenait de l’exploit de pouvoir tous les avoir dans la même pièce sans qu’ils s’entre-tuent. Gabriel était cul et chemise avec le forgeron mais tous deux avaient une façon bien à eux d’animer les rendez-vous. Sargon et Helya avaient leurs caractères de fer-nés et prenaient un malin plaisir à rivaliser d’esprit avec le Suzerain. Et Willem n’avait plus rien à prouver. La réunion promettrait d’être explosive, surtout qu’elle aurait lieu sous le toit du Greyjoy alors que tous ces Capitaines prétendaient être libres et n’obéir à aucun. Dagon en souriait d’avance.

Si Dagon partageait entièrement l’avis de sa femme au sujet de Veloran, son beau-frère, il ne pipa mot. Depuis qu’il avait vu l’ainé des jumeaux, Dagon l’avait catalogué dans « personne à éviter ». Il ne supportait pas ce gamin toujours terré dans sa forteresse et qui passait sa vie le cul assit derrière un bureau. Que pouvait-il prétexter pour ne pas prendre la mer ? La peur de l’eau ?! ce diable l’indifférait au plus haut point et il serait ravi de ne pas voir sa tête aux festivités. Il pourrait ainsi en profiter au même titre que les autres.

C’est alors qu’Aaricia parla de Zachery. Dagon l’avait tout bonnement écarté de la fête. Il n’avait pas l’intention d’y être courtois ou de la rendre supportable pour son fils. Mais le gamin grandissait et c’était peut-être la dernière fois qu’il profiterait pleinement de son père et de sa mère d’adoption. Dagon bascula sa tête en arrière pour l’appuyer contre la tête de lit. Il était pensif. Ce gosse ne resterait pas un enfant éternellement. Il narguait toujours son irascible de père pour qu’il le sorte d’ici et Dagon avait pour le moment toujours refusé. Mais n’avait-il pas été aussi enfant ? Quel plaisir il avait eu à participer aux tablées avec des fer-nés bien plus âgés que lui, à écouter les récits de la mer et des razzias sanglantes. Il pouvait bien offrir un peu de liberté à la petite seiche. En inspirant, il redressa sa tête et reprit la parole sur un ton qui restait ouvert à toute discussion.

« Je crois qu’il est temps pour lui de prendre ses marques dans la communauté des fer-nés. Personne ne lui fera du mal mais il ne sera pas à l’abri de piques moqueuses de la part des participants et je ne m’y opposerais pas. Il est assez grand pour les supporter. Autrement c’est qu’il n’est point mon fils. »

Il se frotta vigoureusement l’arête du nez. Un embrun était venu lui chatouiller la narine et il manqua de justesse d’éternuer. Avec ces côtés lourdement sollicitées au cours des dernières semaines, il aurait trouvé la plaisanterie douloureuse. Il renifla avant de reprendre la parole un ton plus bas.

« Mais si sa compagnie t’es agréable, je n’ai rien contre sa présence. Préviens-le seulement que son père ne sera pas d’humeur charitable. Une écartade et je l’envoie sans retenue se reposer. »

Il savait que son fils se tiendrait à carreau juste pour le plaisir de pouvoir participer à un évènement avec les grands. Mais Dagon n’hésiterait pas à user de son statut de père pour l’envoyer se coucher. Il aurait à parler sérieusement avec les hommes et ne voulait pas mêler son fils à cela. Et dans l’euphorie totale, il ne voulait en aucun cas que son gamin prenne part à la danse des doigts. Il savait son géant de frangin capable d’y pousser le gosse rien qu’en lui souriant et en prétextant qu’un Greyjoy ne pouvait refuser d’y jouer. Et Dagon se retiendrait de répliquer. Et lui-même n’avait pas l’intention de faire le papa poule lors de cette soirée. Il serait le plus désagréable de tous envers le petit et il ne savait dire si son fils le prendrait bien. C’était pour cette raison qu’il avait laissé la question ouverte. Sa femme était plus au courant de réaction du petit lord qu’elle avait appris à connaître.


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Message Sam 3 Nov 2012 - 20:43

Elle était bien et même une mauvaise nouvelle ne pourrait l’agacer. Pas n’importe quelle on dirait. Elle avait prêté l’oreille trop attentivement à son époux. Si Lord Ravage n'était pas alarmé, elle, elle l'était. Elle craignait avant tout pour son mari. C'était idiot, elle le concevait. Il ne se ferait pas bêtement tué. Elle avait simplement peur de le perdre dans une bataille qu’il mènerait pour les iles. Elle craignait avant de rester seul, parmi les Greyjoy. Combien de temps serait-elle soutenue avant que l’on la tue. Et si … non. Elle ne pouvait pas énerver Dagon avec cette question idiote. Elle était certaine que tout serait fait comme il le fallait. Elle avait espoir de pouvoir voir son visage de nouveau et chaque jour qui suivrait. Elle avait détesté son père alors qu’elle n’Avait que huit ans. Elle avait tout fait et elle avait été ramené à un seul état, elle était une fille. Que bonne à marier. Elle lui avait tenu assez tête que cela avait tué son pauvre père, fatigué par les années.

Profitons uniquement de cet événement avenir, avant que les jours deviennent bien sombre.

Sa tête reposait toujours alors qu’elle débattait du futur avec elle-même. Elle n’Avait pas à avoir peur. Dagon était un bon lord pour les Iles. Ceux qui ne l’appréciaient pas, le suivaient tout de même. Heureusement pour elle, il ne s'étala pas sur le sujet du jumeau ainé. Elle en était presque contente. Elle n’Avait pas envie d’avoir les nerfs tendus alors que tout son corps souffrait déjà assez. Elle avait cru que lui parler de Zachery l’aurait légèrement irrité, mais non, au contraire, il semblait de bonne humeur et enclin de le laisser participer. En voilà un qui serait fort content de participer enfin a la vie de Pyk.

Je lui annoncerais demain. Il finit toujours par venir ici après ses entrainements. Ne t'inquiète pas. Il te ressemble assez pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Ce sera un grand homme.

Au moins, elle arriverait à en faire un heureux. Elle avait assez de misère à avoir de repérer dans la forteresse que lorsqu’elle en avait, elle en profitait pour les garder. Zachery, elle l’avait détesté au tout début, parce qu’il faisait tout pour la mettre hors d’elle. Elle avait assez de son mari pour s’acquitter de cette tâche. Elle avait été là chaque fois que Dagon partait. Elle avait compris que le garçon ne voulait que de l’attention à la base. Heureusement pour lui, Aaricia en avait a donné puisque moins elle portait d’attention à son mari, mieux le couple se portait.

Elle l’embrassa une dernière fois sur la joue et sourit. Elle était fatiguée et demain serait une autre journée dont elle ne connaissait pas encore la teneure. Certes, elle apprendrait une bonne nouvelle à la petite seiche, mais il y avait d’autres choses qui la préoccupaient. Elle avait déposé sa tête contre l’oreiller et avait fermé les yeux.

J’Apprécie beaucoup sa compagnie, mais elle n’égale pas la tienne, qui même parfois plus courte, me fait toujours un grand bien. Tu ne me verras plus si faible à l’ avenir.

Elle avait fermé ses yeux faute d’avoir assez d’énergie pour les laisser ouverts. Elle avait la ferme intention de redevenir celle qu’elle était avant même de devenir l’épouse de Lord Ravage. Elle avait besoin tout d’abord de donner l’a vie a son enfant et puis après, elle prendrait du temps pour s’adonner a ses vraies passions : la mer et la navigation, mais en aucun cas, elle ne négligerait son enfant.



Spoiler:
 




« A terre, même dans les moments les plus sombres, la vie recommence toujours le lendemain. En mer, lors d'une tempête, on éprouve un sentiment de piège pour l'éternité. Elle enseigne aux marins des rêves que les ports assassinent »
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