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Pour un semblant de liberté [Pv Silvian Thoscan]

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Tyana Veneur
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Une poigne de fer dans un gant de velours.
Dame de Grand-Arc

♦ Missives : 314
♦ Missives Aventure : 38
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 03/09/1987
♦ Arrivée à Westeros : 13/09/2012
♦ Célébrité : Imogen Poots
♦ Copyright : Seamus
♦ Doublons : Lyessa Reed, Ororya Gargalen, Serenei
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Le défunt lord Veneur
♦ Lieu : Grand-Arc dans le Val d'Arryn
♦ Liens Utiles : Fiche de présentation
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Message Mer 19 Sep 2012 - 8:13



    La jument surgit dans un tourbillon de feuilles aux couleurs d’automne, soulevant au passage des gerbes de boue qui éclaboussèrent la tenue de Tyana. La jeune femme était concentrée, rennes bien en mains, et guidait sa monture à travers les méandres de la forêt tout en évitant ses pièges les plus fourbes. De là où elle était lui parvenaient les voix des deux hommes qui l’accompagnaient. Ils n’aimaient pas qu’elle parte seule – après tout, les parages pouvaient se révéler dangereux pour une femme comme elle. Mais malgré son attachement à la méfiance, lady Tyana pouvait se montrer parfois particulièrement impulsive – guidée par un instinct de conservation solitaire. Surtout lorsqu’elle était sur Fougueuse à vrai dire. Elle était une excellente cavalière, et menait souvent la vie dure à sa garde personnelle qui peinait généralement à la suivre.
    Elle freina sa monture, ses boucles se soulevant du même geste autour de son visage pour retomber devant ses yeux. Elle les chassa d’un revers de main avant de venir flatter l’encolure de sa jument. « Tout doux ma belle… » La calma-t-elle alors que celle-ci semblait vouloir reprendre la foulée. Les prunelles de lady Veneur se perdirent dans le paysage que lui offrait la côte sauvage et écharpée des Quatre Doigts au loin. Elle aimait venir ici pour réfléchir – surtout depuis la mort douloureuse de son époux. Elle mena sa monture au pas sur les terres désertiques et rocailleuses avant d’entendre les bruits de ses hommes derrière elle. « Ma Dame. Un peu plus, et on aurait pu croire que vous désiriez vraiment nous semer. » – Lâcha l’un d’une voix qui dissimulait une certaine inquiétude. Devry était un homme très soucieux de son rôle dans la famille Veneur. Il prenait très à cœur la protection de Tyana mais elle avait finalement réussi à le convaincre d’être moins envahissant.

    Tyana lui offrit un vague sourire, l’air faussement coupable et elle inclina Fougueuse dans leur direction pour les observer s’approcher. « N’ayez crainte. J’ai besoin de faire un bout de chemin seule. Je reste à portée de vue, rassurez-vous. Ça ne sera pas long ». Yorick affichait un éternel visage impassible mais néanmoins compréhensif. Il inclina légèrement la tête pour signifier son approbation tandis que Devry le fit plus par dépit. Pour sûr qu’il ne devait pas comprendre les envies de solitude de la lady, mais il savait pertinemment qu’il n’avait pas son mot à dire. Tyana leur offrit un nouveau sourire avant de guider sa monture plus en avant et de leur tourner le dos pour embrasser du regard la côte décharnée qui donnait sur l’océan déchaîné. Elle aimait venir se perdre ici, sentir la mer et l’écouter ravager les falaises dans un brouhaha incessant. Elle ferma les paupières durant quelques secondes, inspirant lentement à mesure que ses muscles se détendaient. Fougueuse continuait d’avancer lentement, habituée et bien plus calme. Tyana sentait bien que les regards de ses gardes étaient rivés sur elle mais elle tenta de faire abstraction de la gêne que ça lui suscitait. De ses lèvres entrouvertes, franchirent quelques mots – une prière qu’elle aimait adresser à l’égard de son défunt époux où qu’il soit. Elle se devait maintenant de régir sa maison, d’apprendre à son fils à devenir un seigneur en pleine possession de ses moyens. Il est toujours difficile de voir son fils de onze ans devenir un homme. Que les Sept le guident dans chacune des décisions qu’il prendra. Elle devait aussi penser à elle et à l’éventuelle alliance de sa maison à une autre – mais Tyana était loin d’être naïve. Elle savait que le choix d’un nouveau mari pourrait se révéler dangereux. Elle devait faire preuve de discernement, envers le moindre homme qui se présenterait à elle.

    Quelques mèches de cheveux se soulevèrent au gré du vent contre sa nuque. Elle frémit puis haussa les épaules, soupirant de plus belle avant d’incliner Fougueuse pour la diriger vers ses hommes. Il était temps de rentrer. Les quelques moments de solitude et de liberté qu’elle s’accordait ne pouvaient guère durer. Elle avait une maison à régir, elle avait à faire de son fils un homme, réfléchi et souverain. « Ma Dame, est-ce que tout va bien ? » – s’inquiéta Devry tandis qu’elle revenait, le visage marqué par un air soucieux. « Comme toujours. Allons-y. » - Répondit-t-elle dans un murmure tout en devançant les deux hommes pour retourner à l’orée des bois. Une lady se doit de mentir. Une lady se doit de toujours être polie et agréable – même quand les remparts de son esprit ne demandent qu’à s’écrouler.




Dernière édition par Tyana Veneur le Mar 23 Oct 2012 - 17:13, édité 1 fois
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Message Jeu 20 Sep 2012 - 16:26

" Il n'est rien de plus difficile que de vivre. "

    Comment en était il arrivait là? Il était certain que les dieux devaient avoir un peu de leur responsabilité dans cet acte, du moins, c'était ce que pensait notre bretteur. Il faut avouer que tête en bas, fonçant à vivre allure vers la mort, l'on préfère accuser les dieux que sa propre personne. Mais revenons quelques instants avant l'accident qu'il nommera plus tard "le jours où cette maudite bourrique a failli me tuer".

    D'ailleurs, amis lecteurs à la barbe fleurie ou non, il serait bon de vous préciser que le cheval était assez récent dans l'univers de Silvian, ce dernier, plus habitué à marcher à pieds ou en calèche n'était l'homme le plus habitué à monter à cheval, son éducation ne lui ayant pas appris et il fallait avouer que sa profession ne le poussait pas non plus dans cette direction, non. Lui il avait la maitrise du pas assuré, il savait user et abuser de discrétion lorsque ce qui lui servait de pieds était sur le sol si chéri par les navigateurs. Mais mettez le sur un canassons, un vieille mule, un étalon, un poney et il se retrouvait rapidement dans l'embarras le plus complet n'assurant plus du tout cette dextérité qui était sienne.
    Mais reprenons je vous prie. Notre héraut des mots, véritable troubadour ambulant était sur les traces de l'infâme traitre, cela faisait bien des années maintenant qu'il le pourchassait à travers tout l'empire des Hommes et cela l'avaient mené au Val d'Arryn.

    Je me permet amis lecteurs de vous spécifier qu'à l'instar de l'équitation, l'orientation n'était pas vraiment l'une des disciplines les plus utilisés par notre héros, ceci ayant son importance par la suite, mais je n'en dis pas plus. Donc...
    Oui, notre danseur mortel à la lame acéré et à la rancœur tenace trottait donc dans le pays du Val, l'avancé du cheval, plus proche de l'animal de roturier que d'un racé noble, était lente mais soutenu. La boue avait tacheté la robe obsidienne de l'animal de quelques gouttes auburns de tel sorte qu'on aurait put croire que c'était l’œuvre d'un artiste quelques peu perfectionniste.
    La vaillante bête menait on cavalier à travers le véritable labyrinthe que fournissait la forêt, lieu propice qui n'aurait pas déplut au minotaure.

    Tout cas est il que rapidement notre héros compris qu'il était perdu, perdu car n'étant ni bon comme je vous l'avais expliqué en géographie ni natif de la région, tout lui semblait pareil et il commençait à douter s'il allait vers le nord ou le sud ou bien même l'ouest... A moins qu'il n'allait vers l'Est. Les questions l'assaillant, il décida d'appliquer une antique technique qu'il avait appris d'un paysan qui la tenait de son père qui lui même la tenait de son père et ceux vraisemblablement depuis la nuit des temps.

    La chose était simple, au nord de tout arbre se développé de la mousse, végétation qui visiblement affectionnait l'orientation plein nord à l'inverse de notre danseur qui regrettait la douceur de Braavos. Ainsi, vaillant et sûre de son savoir, notre bretteur mis pieds à terre près du première arbre (chose aisé dans une forêt), atterrissant au sol dans un silence presque surnaturel, il se permit quelques mouvements de détente, le trajet en cheval n'étant visiblement pas apprécier par son bassin...
    Tenant la bride du canasson qu'il savait nommé Furie, et ceux pour une raison qui lui semblait illogique étant donné la nature paisible de l'animal (bien que bientôt il comprendrait avec amertume la raison de ce nom), il s'approcha des végétaux.

    Et là, force est de constaté que la théorie et la pratique n'ont rien en rapport, en effet, outre le fait que la mousse poussait parfois de tout les côté de l'arbre, il remarque que l'orientation pouvait également varier d'un arbre à l'autre. Pestant, injuriant, usant de mots que la descendance m'empêche de retranscrire ici, Silvian ne remarqua pas la vile guêpe tournant autours de son moyen de transport et ceux avec les attentions belliqueuses.

    Furie était un animal des plus pacifique et fut dès malgré lui la victime de l'assaut de l'insecte bicolore. En effet, l'odieuse créature volante attaque notre pauvre bête en lui infligeant l'outrage d'une piqure. Ni une ni deux, notre Furie henni de douleur, se cabra une fois, deux fois, faisant fit des injonctions aux calme de Thoscan et parti au galop dans la forêt, emportant son infortuné cavalier qui par réflexe s'était agrippé à lui, le tenant fermement l'encolure.

    Je vous laisse imaginer la scène, nous avons un cheval, courant au triple galops, traversant la forêt, et agrippé à ce dernier par un réflexe humain qu'on nomme par ailleurs le réflexe agrippement, Silvian, qui, dans cette scène incongrue hurle à l'aide, son visage fouetté par la végétation et son corps secoué par la vitesse de l'animal puissant. C'est ainsi que la tranquillité relative de la forêt du Val d'Arryn fut troublé par ce cavalier en position si pittoresque.
    Vous me direz cela pourrait se finir tranquillement une fois l'animal épuisé ou calmé. Mais les choses ne sont jamais simple.

    Ainsi, alors que l'animal galopait à une vitesse faramineuse à travers la végétation, le duo arriva non loin du groupe accompagnant celle qui se révèlerait plus tard être Lady Tyana Veneur. Oh, vous me direz un peur d'air marin, une vision comique, quoi de plus plaisant en une journée morne surtout pour une lady avec le cœur en peine. Certes, mais le soucis était que le le comique de la scène risquait de virer au drame, l'animal fondant vers la falaise avec un entrain non dissimulait comme si une chute de cette hauteur lui ferait oublier l'affront de l'insecte.
    Apercevant le petit groupe qui devait se situer à une vingtaine de mètres de sa personne, Silvian, ne sachant pas encore la morbide destination vers laquelle le menait sa fidèle monture cria à ces derniers quelques choses qui ressemblait à un :


    - AU SECCOOOOOOOOUUUURS!!!!

    Ajoutez à cet appel à l'aide tinté d'un accent Braavos prononcé et tout le spectacle semblait comique. Seul la chute, au sens littérale du thème ici, donnerait un arrière gout amère à la farce.
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Tyana Veneur
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Message Jeu 20 Sep 2012 - 18:22

    Alors que Tyana guidait lentement sa jument en direction des bois, des craquements et ruades se firent entendre en provenance de là-bas. Elle fronça les sourcils, fixant les arbres qui se dressaient entre elle et les bruits suspects avant que Devry et Yorick ne se placent devant elle, tout aussi perplexes. La jeune femme retint son souffle, écoutant avec plus d’attention. Un cheval au galop ? Et en entendant les craquements sinistres des branchages sous les fers de l’animal, celui-ci n’avait pas l’air guidé par un cavalier. Lady Veneur inclina légèrement la tête vers l’avant et tenta de repérer par quel talus pourrait émerger la bête incontrôlable.

    « Reculez-vous lady Tyana ! » – Lui ordonna Devry en levant un bras dans sa direction.

    Tyana, sans réfléchir, avait commencé à s’avancer à la lisière des bois lorsque le cheval à la robe sombre surgit, arrachant un hennissement agacé à Fougueuse. Contrairement à ce qu’elle pensait, l’animal était monté par un homme, bien que celui-ci ne semble pas bien maître de ses gestes et de sa monture. Le cheval lancé au triple galop se dirigeait vers la falaise et Tyana comprit assez vite que la situation ne tournerait pas à l’avantage du cavalier, surtout lorsqu’elle l’entendit hurler avec un fort accent qui lui était étranger. Alors que Devry et Yorick l’interpellaient dans l’espoir qu’elle ne se mêle pas de ça, Tyana éperonna immédiatement sa monture et la lança au galop pour rejoindre le cheval affolé qui n’était plus qu’à quelques mètres du bord escarpé.

    Tout alla bien vite et la lady se retrouva rapidement à devoir braquer sa monture devant celle de l’homme en mauvaise posture. Elle tira brusquement sur la bride de Fougueuse qui accueillit le geste en se cabrant devant le canasson à la robe sombre et à l’œil d’ébène et furieux.

    « Tout doux ! » – Glissa la jeune femme, ne daignant pas encore porter son attention sur le cavalier. Elle fit s’approcher Fougeuse et glissa sa main sur l’encolure de la bête effrayée pour la calmer. Tyana avait un don particulier avec les cheveux – ça n’était plus à prouver.

    On pouvait dire que l’homme avait eu de la chance car deux foulées supplémentaires l’auraient sûrement mené droit dans l’eau écumeuse et les vagues turbulentes de l’océan. Reprenant lentement sa respiration, les cheveux bougeant en désordre devant ses yeux au gré du vent, Tyana s’inclina légèrement vers la falaise pour en discerner la hauteur fulgurante. Ses prunelles vinrent finalement se poser sur l’homme qui n’avait pas l’air à ses aises sur sa monture. Tout vêtu de noir, l’homme n’avait guère l’air du coin – de par son visage gracieux et son allure différente des gens du Val. En quelques foulées, Devry et Yorick les eurent rejoint et Tyana leur fit signe que tout allait bien. Se rendant finalement compte que détailler ostensiblement quelqu’un du regard n’était pas digne d’une dame, cette dernière afficha un léger sourire avant d’adresser la parole au mystérieux cavalier.

    « Et bien, on dirait que quelque chose a effrayé votre monture. » – Lâcha-t-elle avant de plisser les yeux d’un air méfiant. Cet homme n’était pas chevalier, pour sûr. Et monter n’avait pas l’air dans ses habitudes les plus sereines. « Je ne pensais pas croiser qui que ce soit dans les parages. »

    « Qui êtes-vous ? » – L’interrogea immédiatement Devry avec une légère agressivité, la main à la garde. Sûrement le prenait-il pour l’un de ces brigands ? En tout cas, ce dernier était plutôt bien habillé pour en être un.

    Les prunelles vissées sur l’homme, Tyana attendait que celui-ci retrouve ses esprits et même si elle n’aimait pas trop la manière de Devry de l’interroger, elle était curieuse de connaître la réponse à cette question.

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Message Ven 21 Sep 2012 - 10:54

    Des cris, le groupe, visiblement, réagissait à la venu de notre héros qui était dans cette posture assez pittoresque il fallait l'avouer. Fort heureusement pour lui certaines personne agissait rapidement et par instinct, ces personnes bien que souvent décriées étaient une bénédiction car elles prenaient les décisions qu'il fallait au moment opportun et évitait ainsi souvent le pire.
    Silvian aperçu alors Tyana, si on lui avait demandé de la décrire à l'instant où il la vit, il vous aurait parlé d'une apparition.
    Oui, avec ce vent, cette vitesse, cette appréhension, la vision de notre danseur était troublé, sa perception altéré et la jeune femme s'en retrouvait sublimé, véritable déesse du vent, fendant le monde, trainant derrière elle comme une traîne funèbre ses cheveux, elle était la beauté faite femme.

    Soudainement, brisant presque le charme féerique qui venait de se créer, il senti son cheval s'arrêter, comme mugit par une force naturelle, comme dominé par une entité supérieur. Et enfin il entendit s'élever comme un murmure, véritable prière, incantation quasi mystique, injonction au calme.
    Aussi tôt l'animal sembla s'apaiser, trouvant enfin un maître à sa hauteur à la grande satisfaction de notre étranger. Silvian poussa un profond soupire, vidant ses poumons, fermant ses yeux, il tentait de se calmer également, bien, son cœur déjà battait beaucoup moins vite. D'un mouvement ample Thoscan se retrouva au sol, se tenant de nouveau droit et il fière, il affichait un air plus serein face aux retrouvailles avec le plancher des vaches.
    Il jeta un rapide coup d'oeil vers le vide qui s'offrait si proche de lui et ne put réprimer un léger frisson, soufflant comme une promesse, une confession :


    -Pas aujourd'hui...

    Il fut rapidement sorti de sa morbide torpeur lorsqu'un chant, ou du moins vu la fraicheur de la voix de la Lady s'éleva :

    « Et bien, on dirait que quelque chose a effrayé votre monture. »


    Silvian gratifia sa sauveuse, véritable bénédiction du ciel, d'un sourire franc et magnifique, il la détailla rapidement et ne put s'empêcher de penser qu'elle ne pouvait absolument pas être une roturière, détournant ses yeux de la belle, il réajusta sa rapière et sa main gauche, remettant en place sa veste il s'apprêta à répliquer à la surprise de la jeune femme quand il fut stoppé dans son élan par ce qu'il déterminerait ensuite comme un garde du corps.

    « Qui êtes-vous ? »

    Thoscan lâcha à peine un regard sur Devry et se contenta de lever sa main gauche, paume vers l'avant comme pour arrêter et mettre de côté l'inconnu. Ceci fait, Silvian s'inclina face à la jeune femme, effectuant une véritable révérence. Il commença a souffler d'un air serein, sa voix inondant du soleil de Braavos :

    -Mademoiselle, je ne saurais comment pouvoir vous remercier pour cette intervention il faut l'avouer bien inespéré.

    Tournant sa tête vers l'eau en arme qui avait l'air quelque peu belliqueux, il lui lança un regard des plus noir, cherchant à jauger sa force. Ceci fait il reporta son attention sur la jeune femme et continua :

    -Pour répondre à la question de votre subordonné, la question du "qui" est assez étrange, car qui je suis est vague. Je suis un voyageur mais cela vous avez dût le remarquer, loin de moi l'idée et l'envie de remettre en doute votre sens de l'observation.
    Mais pour répondre plus précisément, l'on me nomme Silvian Thoscan, fils d'Eningo, natif de la cité libre de Braavos et comme je dois le transparaître, danseur d'eau.

    Et vous même? Quel délicat prénom se cache derrière ce visage qui me semble si grave ?


    Un seul d'entre eux connaissait il seulement la cité de Braavos? Et si oui, avait il entendu parler des danseurs d'eau? Le cas échéant où ils ne connaissaient pas sa "profession", le prendraient ils alors pour un musicien, un bouffon, un amuseur publique?
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Tyana Veneur
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Message Ven 21 Sep 2012 - 19:58

    Souplement, l’homme mit pied à terre et Tyana se surprit à le fixer avec curiosité. Les « étrangers » l’avaient toujours secrètement fasciné, que ce soit pour leurs origines exotiques ou pour ce qu’ils ont à raconter sur ce qu’ils ont vu dans leur périple. Le sourire dont fut gratifié lady Tyana de la part de l’inconnu lui arracha quelques couleurs aux joues qu’elle chassa bien vite au gré d’une expression inébranlable. Tandis qu’il ajustait sa tenue, la lady sentit sa garde fulminer – comme si cet inconnu était une injure de par sa présence. Un agacement qu’elle ne comprenait guère – après tout, l’homme avait l’air civilisé et avec nulle intention suspecte. Mais mieux vaut être prudente, pour sûr. Les hommes vont loin dans leur fourberie. L’inconnu dégageait un charme certain, et son accent chantant était une vrai rayon de soleil dans un endroit aussi froid et distant que le Val. Tyana appréhendait toutes les nouvelles rencontres qu’elle pouvait faire car cela soulevait bon nombre de questions qui amenaient à la méfiance. Lorsqu’il lui déclara qu’il ne savait comment la remercier, la jeune femme lui adressa un signe de tête, un sourire étirant ses lèvres de nature si pincées depuis la mort de Jeric Veneur.

    « Ne me remerciez pas. C’est sûrement la chance qui m’a mené sur votre route à ce moment précis. » – Lui glissa-t-elle du haut de Fougueuse.

    Peut-être que ça aurait été plus poli de sa part de descendre de sa monture mais elle ne pouvait pas se permettre de faire ça devant ses hommes. Et ils n’allaient manifestement pas trop prendre le temps de discuter au bord de la falaise, surtout avec ces bourrasques de vent qui s’entêtaient à faire voleter ses cheveux dans tous les sens. Devry affichait un air maussade face à la situation tandis que Yorick restait imperturbable, comme d’habitude. L’étranger ne daigna même pas porter son attention sur le fidèle serviteur de lady Teneur. Ses prunelles revinrent trouver celles de la demoiselle et il se livra alors à quelques présentations qui étaient tant attendues.

    A l’image du mystère qu’il représentait, l’homme choisissait ses mots pour piquer la curiosité. Et cela prenait sur lady Tyana qui – même si elle ne le montrait pas clairement – était vraiment intriguée par l’identité de cet homme. Il prononça finalement son nom – Silvian Thoscan, tout aussi rayonnant que ses origines. A l’entente du nom de Braavos, une étincelle malicieuse illumina le regard de lady Veneur. Si elle aimait le mysticisme et les légendes que contaient les gens des Sept Couronnes, le continent est lui semblait emprunt d’inconnu et de coutumes tout à fait curieuse. Déjà, elle s’était intriguée de la rencontre avec Ygon Santagar, ce Dornien à l’apparence incongrue et au caractère particulier. Un fier homme dont elle était bien heureuse de croiser la route, et surtout d’écouter – ne rendant que plus attrayant la contrée de Dorne.

    Quand le dénommé Silvian affirma qu’il était un « danseur de l’eau », Tyana sentit un léger frémissement moqueur secouer ses deux gardes. Elle ne se garda pas de leur adresser un regard réprobateur, coupant court à leur raillerie. On racontait beaucoup de choses au sujet de ces prétendus danseurs d’eau, et il était difficile de démêler le vrai du faux. De ce qu’en savait Tyana, cette pratique était réservée à des hommes rigoureux dans l’apprentissage du maniement d’épées fines et leur rapidité légendaire enflait leur réputation. Silvian retourna habilement la question pour connaître son identité, et la jeune femme étaya son visage qu’il qualifiait de grave d’un sourire.

    « Vous êtes bien loin de chez vous, surprenant danseur. Je suis Tyana Veneur, dame de Grand-Arc. Excusez l’ingratitude de mes hommes – ils n’ont guère l’oreille attentive à tout ceux qui proviennent d’au-delà des Sept Couronnes. »

    Devry et Yorick se gardèrent bien de faire tout commentaire, laissant Tyana mener la danse. Quand la dame de Grand-Arc devenait aussi venimeuse, c’était qu’ils avaient fait forts. Ils se rembrunirent donc tout deux sur leur monture et attendirent que lady Veneur ne daigne prendre en compte leur présence.

    « Je dois vous avouer que votre présence ici pique ma curiosité. Serait-ce mal avisé de ma part que de vous demander de nous éloigner de cette falaise ? Peut-être pourriez-vous éclairer mon esprit au sujet de vos origines et de la raison pour laquelle votre cheval a pris la mouche de manière si inopinée ? »

    Les habitants du Val étaient connus pour être particulièrement méfiants. Tyana n’échappait pas particulièrement à la règle en temps normal, mais elle avait toujours eu ce caractère rêveur et cette soif d’en apprendre plus sur l’inconnu.

    « Ma dame. Vous ne devriez pas… » – C’était Yorick, cette fois, qui avait ouvert la bouche pour manifester son mécontentement, mais il se ravisa aussitôt, conscient de ne pas avoir son mot à dire.

    Les prunelles azurées de la jeune femme croisèrent celles de son garde avant d’en revenir à Silvian Thoscan. Elle lui fit signe d’un geste de main gracieux avant de faire avancer Fougueuse au pas.

    « Voulez-vous continuer votre route à pieds ? Les chevaux sont de nature méfiante, mais je ne pense pas que votre destrier compte vous rompre le cou une seconde fois. Il y a dans ces bois certains talus qui les effraient. J’ai moi-même mis beaucoup de temps à apaiser Fougueuse pour pouvoir les franchir sans difficulté. »

    Pour accompagner ses paroles, Tyana se pencha légèrement pour flatter l’encolure de sa jument. Derrière elle, Devry et Yorick se mirent en position pour l’escorter et fermer la voie. Il ne fallait pas être très perspicace pour voir que les deux hommes surveillaient d’un regard noir et méfiant celui qu’ils considéraient comme étranger et malvenu.
    Tyana leva les yeux au ciel, constatant que les nuages sombres se déplaçaient dans une danse macabre, menaçant de faire tomber la foudre sur eux à tout moment. Les caprices d’un temps que le Braavien devait sûrement ne pas trouver à son goût. Peut-être que le mystérieux danseur de l’eau lui révèlera la raison de sa présence et peut-être oserait-elle l’inviter à Grand-Arc pour ne pas le laisser se tremper sous les pluies diluviennes du Val d’Arryn ? Tyana se doutait que cette initiative serait mal accueillie par sa maison mais elle estimait être assez bien protégée pour ne rien risquer en compagnie de ce mystérieux Braavien.

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Message Sam 22 Sep 2012 - 14:23


    La chance? Devait on croire en la chance? Assurément Silvian n'y croyait pas, il était à son sens le forgerons de son destin, il était l'artisan, l'orfèvre de son monde. Il était persuadé qu'aux âmes de bonne volonté tout était possible, à l'instar d'une passe d'arme, l'on choisissait nos coups, l'on parait les imprévus de la vie, l'on feintait, l'on esquivait. Oui, la vie était un duel, une fabuleuse bretteur qui n'hésitait pas a vouloir vous tuer dès lors il fallait être près à tout!

    Mais revenons à cette scène si étrange, cette rencontre si intrigante. Alors que le vent marin frappait le visage de notre héros, emplissant ses narines d'embrun marin ce qui lui rappelant ainsi sa ville natale, il jeta un rapide coup d'oeil vers les deux acolytes de la jeune femme, visiblement, Thoscan n'aimait pas que l'on se moque de sa profession. Sa main se serra sur la garde de sa rapière mais il se maitrisa, il n'était pas homme à provoquer un duel pour une chose si futile...

    Reportant son attention sur la belle, il la remercia silencieusement et pris acte du nom de la jeune femme, ainsi elle était d'ascendance noble, et mieux encore elle était bien instruite. Silvian avait toujours aimé les gens d'esprits. Le natif de Braavos laissa un instant le murmure des eaux parler à sa place, avant de souffler, le sourire charmeur :


    -Marcher me semble une bonne idée.

    Silvian levant les yeux aux ciels avec une mine déconfit, continua cependant comme si de rien n'était, s'éloignant de la falaise comme s'il perdait une partie de lui. L'eau avait toujours eu cet effet chez lui, peut être car cela lui rappelait Braavos, les journées sur la plage à s'entraîner, le cri des oiseaux marins, le bruit si agréable des roulements des vagues...
    Soupirant un peu alors qu'il sortait de sa torpeur nostalgique, déployant ses pas lentement et gracieusement avec une sorte de précision chirurgical, il reprit, se forçant à sourire encore :


    -Je suis ici pour une raison d'honneur mademoiselle... J'ai fait une promesse sur ma vie, j'ai juré de retrouver l'assassin de mon père, de le venger en faisant mordre la poussière à ce traître!

    Silvian s'était légèrement emporté, associant ses paroles de grand geste comme tout natif de Braavos. Il avait la passion dans sa voix, une lueur de furie dans ses yeux. Il était un véritable électron de rage quand on le lançait sur ce sujet, il émanait une aura de furie à cette idée de se retrouver face à Lotho. A y repenser sa quête était une véritable pièce de théâtre, un conte romantique où le sang se mêlait à l'amour avec le tintement des armes en symphonie!
    Se calmant légèrement, il reposa son regard sur la belle et souffla en s'inclinant un peu :


    -Je m'emporte quelque peu quand je pars sur ce sujet, nous danseur d'eau sommes quelques peu passionnés dès lors je vous prie de m'excuser. Comme je vous le disais je poursuit depuis bien des années un homme et l'on m'a informé qu'il pourrait se trouver dans cette contrée, alors me voici...

    Une lourde goutte chuta du ciel, c'était la première, sorte de prémisse avant un déluge comme si le rappel de ce douloureux épisode provoquait les pleurs des dieux. La goutte tomba lentement mais inexorablement du ciel, se fracassant sur le sol dans un bruit caractéristique, se faisant sur l'instant absorbé par la terre nourricière. Silvian continua de souffler sans se douter qu'il serait bientôt trempé :

    -J'ai parcouru les 7 couronnes, vu cent miracles et vaincu mille hommes depuis que je me suis expatrié de la cité qui m'a vu naître et je dois bien avouer que l'ombre du colosse de Braavos me manque un peu.il gratifia Tyana d'un nouveau sourire et ajouta, Enfin.... Mais dites moi, maintenant que je suis votre débiteur, je dois vous avouer que je suis sans savoir sur la géopolitique du Val, ainsi pardonnez ma question, mais ces lieux sont ils les terres de votre époux? Car à la vu de ce duo de lames à la mine sérieuse vous devez avoir quelques importances en ces lieux!
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Tyana Veneur
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Message Mer 26 Sep 2012 - 16:09

    Tyana accueillit la décision de l’homme de marcher avec un sourire. Il semblait se méfier de sa monture maintenant qu’elle lui avait prouvé son impulsivité et sa dangereuse impétuosité. Se serait-t-elle vraiment jetée dans l’océan déchaîné avec son cavalier ? C’est une question qui resterait en suspend. L’étranger ne semblait guère effrayé par le brouhaha incessant de la mer qui s’écrasait contre la falaise – au contraire, dans son regard légèrement rêveur, lady Tyana crut y déceler tout son attachement. Elle faisait avancer Fougueuse au pas, tentant de ne point trop offrir de regard insistant à cette mystérieuse rencontre. L’homme semblait en effet bien plus à l’aise, un pied à terre. Sa démarche était assurée, preste et gracieuse.
    Il reprit la parole pour lui expliquer la raison de sa venue au Val et Tyana se garde de laisser apparaitre sa perplexité. Venger son paternel ? Dans un endroit pareil ? Une bien noble cause – encore faudrait-il réellement connaître les détails de l’histoire. L’emportement du Braavien au sujet de sa cause apportait néanmoins de l’importance à sa motivation. Et Tyana s’en trouvait résolument touchée, et elle avait terriblement envie de tout connaître de ces griefs là.

    La vivacité de Silvian lui arracha un nouveau sourire. Il détonnait dans ce décor lugubre, parmi le chagrin dissimulé et la froideur du Val et de ses habitants. Il était étonnant et touchant, de par sa gestuelle, son ton de voix et son accent ravivant un brin de soleil. Il semblait tenir à retrouver ce « traître » et à ce moment précis, Tyana se disait que peut-être elle pourrait l’aider à le faire. Elle ne manqua pourtant pas de se sermonner en pensées, se trouvant futile et insouciante de boire autant les paroles d’un homme qu’elle ne connaissait point. Prudence est de mise.
    Se rendant compte lui-même de son tord, l’homme se mit à s’excuser avec galanterie. Passionnés. L’étaient-ils ici dans le Val ? Bien sûr, le Braavien faisait partie intégrante de tout ce folklore qui était si conté venant de l’est. Un continent qui donnait à rêver à Tyana. Alors qu’elle l’observait du coin de l’œil, menant toujours sa monture avec précaution, quelques gouttes se mirent à tomber. Tyana releva sa large capuche sur sa tête, ombrageant ainsi son regard et reprit d’une voix calme.

    « Je suis navrée pour votre père. Et j’espère que vous retrouverez sans plus tarder le responsable. »

    L’homme lui confia que Braavos lui manquait et l’idée qu’il ait parcouru les Sept Couronnes titilla sa curiosité. La pluie ruisselait le long des feuilles et le doux bruissement qu’elles créaient avait quelque chose de doux et rassurant pour la jeune femme. Le Braavien avait l’air d’assez bien supporter de se faire mouiller mais cela renforçait l’idée de Tyana de l’inviter à s’abriter à Grand-Arc. Il posa alors la question – évoquant ainsi l’époux et l’importance qu’elle puisse avoir dans cet endroit. Tyana tenta de ne rien montrer de son chagrin, mais bien sûr, l’éclair fugace de malaise lui dévora le regard un instant.

    « Au-delà de la forêt, vous trouverez Grand-Arc. Le seigneur mon mari étant décédé il y a peu, c’est moi qui suis en devoir de la régir. Du moins, le temps que mon fils soit assez âgé pour assurer ses responsabilités. » – Commença-t-elle en fixant droit devant elle. « Il peut être dangereux d’errer par ici sans savoir ce que l’on cherche. Si vous voulez, je pourrais vous montrer les quelques cartes de la région. Et peut-être pourriez-vous me parler de l’homme que vous recherchez ? Je serais aise de vous aider si je peux. »

    Elle rentra brièvement la tête dans ses épaules avant de tourner un regard faussement réprobateur vers le ciel couvert d’épais nuages gris.

    « Venez à Grand-Arc le temps que cette vilaine pluie cesse et nous pourrons en parler à tête reposée et sans que je craigne de vous faire attraper mal. » – Tyana lança la proposition sur un ton égal au précédent. Elle sentait que ses hommes s’étaient raidis à l’entente de cette nouvelle. Sûrement la pensaient-ils d’une imprudence sans faille. « Dépêchons nous avant que l’orage ne vienne s’ajouter au fardeau du vent et de la pluie. »

    Elle adressa un nouveau sourire à l’étranger avant de presser le pas de sa monture. Ils n’étaient plus bien loin de la vallée de Grand-Arc, et Tyana n’était pas contre retrouver la chaleur d’un âtre et le plaisir d’une discussion.



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Message Lun 1 Oct 2012 - 9:42

HJ : désolé de la lenteur de réponse, semaine surchargée :/

    Les dieux pouvaient en être témoins, il y avait certainement entre Silvian et la belle jeune femme beaucoup plus de points commun qu'il n'en paraissait, car ils avaient l'un et l'autre hérité d'une tâche qu'ils se seraient aisément passé et avaient dans cette quête difficile perdu une partie d'eux, abandonné une façon d'être, d'agir, de croire, de penser...
    Un sombre destin c'était jeté sur eux, les drapant d'un fardeau bien lourd et sans appel, espérant uniquement qu'un jour viendrait des temps meilleurs sans vraiment y croire.

    Cessons de parler un peu de destiné, d'état d'âme et autre choses semblables pour nous attendrir un instant sur notre héros, Silvian. A l'annonce de la mort du marie de la jeune Tyana, ses yeux comme le ciel s'assombrir et il hocha la tête en signe de respect, priant silencieusement pour le défunt, l'implorant de veiller sur cette femme qui se montrait si forte face à l'adversité.

    Il pris acte des paroles de la jeune femme qui une fois de plus, sans raison, sans vil dessein se portait à son aide, lui offrant ainsi une main salvatrice. Sans plus attendre, notre danseur si particulier s'inclina de nouveau et souffla presque comme un murmure, la voix légèrement troublé, presque ennuyé de recevoir tant d'aide :


    -Je vous remercie mille fois de votre sollicitude, votre aide me sera utile je n'en suis persuadé!

    Mais, loin de s'arrêter à cette simple aide logistique, voila qu'elle l'invitait à venir séjourné en son domaine, elle, une noble! L'idée de trouver un endroit chaud, une nourriture saine et un lieu ou se reposait réconforta le coeur de notre joueur de mot comme jamais. Depuis combien de temps n'avait il pas eu l'honneur d'un vrai lieu de vie? Il ne savait plus, il ne gardait que le souvenir des mauvaises paillasses, de nourriture pour le moins peu appétissante et de la rudesse d'un sol trop dur.
    S'inclinant une fois de plus il ajouta d'un ton presque impérieux, jouant de son accent et de gestes comme tout natif de Braavos :


    -Madame! C'est trop de bonté et je ne sais comment vous remercier! Par trois fois je suis votre débiteur et jure sur mon honneur qu'un jours vous aurez payement de ces dettes!

    Silvian monta sur son cheval, portant visiblement sur son visage quelques marques d'appréhension, il suivi la noble maîtresse du domaine en prenant garde aux agissements de sa monture. Rapidement, la pluie faisant son office et ne portant sur lui ni manteau si chapeau, ses cheveux devinrent dégoulinant. Le froid l'envahi et il se mis à légèrement frisonner.
    Avec cet air pataud que lui offrait la pluie, on pouvait avoir toutes les peines du monde à croire qu'il était un de ce fameux danseurs d'eau de Braavos, il semblait même plutôt misérable ainsi et nul doute qu'il attendait avec une certaine impatience et envie les murs d'une demeure chauffé comme attendait à manger un miséreux.
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Message Mar 2 Oct 2012 - 9:29

    Le Braavien fit un signe de tête pour signifier sa compassion face à la situation et Tyana lui en fut reconnaissante. Il s’inclina poliment face à la proposition qu’elle lui avait faite et se montra presque dérangé par l’initiative de la jeune dame. Il acceptait donc de l’accompagner – et en même temps, qui voudrait rester trempé sans savoir où aller ?

    « Espérons qu’elle soit utile, ou je crains que vous devriez chercher réponse ailleurs. » – Glissa Tyana avec un mince sourire. « Ne me remerciez pas. C’est tout naturel. »

    Elle accompagna ses paroles d’un petit geste de la main pour rassurer son interlocuteur et elle regarda grimper sur sa monture avec un léger amusement. Puis elle éperonna Fougueuse pour que celle-ci se mette au trot et qu’ils puissent rentrer avant que l’orage ne se fracasse au dessus de leur tête. Les deux gardes de Tyana ne dirent pas un mot durant tout le trajet de retour. Le rideau de pluie balayait maintenant tout le Val, le rendant boueux et difficilement praticable. Le trajet se fit alors en silence et lady Tyana tâchait d’ouvrir la voie avec prudence. Elle connaissait les dangers du terrain et il n’était pas question qu’ils se rompent le cou par malchance.

    Lorsqu’ils arrivèrent à Grand-Arc, c’est non sans soulagement que Tyana posa un pied à terre et retira sa pelisse trempée d’eau de pluie. Elle demanda à son palefrenier, Podrick, de s’occuper de leurs chevaux et revint vers son invité. Le hall du château était immense et éclairé par plusieurs feux. Il y faisait chaud mais Tyana comptait bien mener son invité dans la salle principale pour manger quelque chose au coin du feu plus ardent.

    « Je vous en prie, suivez-moi. Je vais vous mener dans une des chambres à l’étage et vous donner des vêtements secs. » – La jeune femme signifia à ses caméristes d’aller chercher quelques vêtements qui pourraient être à la taille de l’étranger et elle monta les marches interminables pour le mener jusqu’à une chambre. Elle s’inclina légèrement vers lui et prit le temps de l’observer. « Je vous en prie, rejoignez moi donc dans la salle principale lorsque vous serez prêt. Nous pourrons discuter de tout ça. »

    Des gardes étaient plantés à quelques portes de l’étage pour surveiller les alentours et lady Tyana disparut vers la sienne pour acquérir une robe sèche à se mettre. Une fois ceci fait, elle redescendit dans la salle principale et fit servir le souper. Son fils vint rapidement la rejoindre, déposant un baiser sur sa joue et elle glissa une main tendre dans ses cheveux.
    Lorsque le Braavien daigna la rejoindre, il était étroitement surveillé par deux gardes. Sûrement l’avaient-ils même embêté un peu pour lui dire de laisser ses armes dans sa chambre. Tyana se mordit la lèvre inférieure, trouvant cela plutôt drôle même si ça ne devait pas l’être pour l’étranger.

    « Pardonnez-moi pour cette escorte mais je suis chargée de vous faire suivre dans le château. C’est le protocole pour les individus aussi mystérieux que vous. » – Se justifia-t-elle alors qu’elle lui demandait de s’asseoir à ses côtés.

    On leur servit du vin chaud et les quelques plats qui constitueraient le repas. Des victuailles qui rassasieraient les ventres vides. Un peu plus loin à la table, Devry et Yorick surveillaient du regard Silvian et ses moindres faits et gestes.

    « Je vous présente Eron mon fils. Eron voici, Silvian Thoscan, un danseur d’eau de Braavos. » – Les présenta-t-elle.

    Eron se montra curieux bien qu’il tentait de le dissimuler. Il était jeune et encore particulièrement impressionnable.

    « Alors, racontez-moi. Qui est cet homme que vous recherchez tant et pourquoi s’en est-il pris à la vie de votre paternel ? » – Tyana se montrait ouvertement curieuse, comme si elle estimait qu’elle méritait de tout apprendre de lui en échange de l’aide qu’elle se proposait de lui fournir.



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Message Dim 14 Oct 2012 - 18:15



    Tout naturel, rien ne pouvait être naturel dans cette encontre, comment ces deux pauvres êtres avaient ils put se rencontrer si ce n'est par la volonté des dieux? Tout cela avait été la conséquence de choix, de décisions, d'actes.
    Ils étaient les pièces d'un immense échiquier, tours à tours fou, cavalier ou roi. Ils étaient des pions dans la main des dieux et ne savait pas encore par qui ou par quoi ils seraient vaincu un jours. Silvian avait caché sa réelle surprise d'être mené ainsi sur le domaine de la jeune femme. Il n'avait rien contre l'hospitalité mais la gentillesse n'était pas vraiment ce qu'il trouvait le plus à Westeros.

    La bouche de Thoscan s'entre-ouvrit lorsqu'il regarda devant lui l'immense bâtisse. Il déambula sous l'égide de la jeune femme. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu le droit, la chance, le privilège d'être dans une demeure de noble, il se laissa donc guider par Podrick regardant avec un certain émerveillement la demeure. Il fallait avouer que même si à Braavos il avait parfois eu le droit d'aller à des réception dans quelques demeure noble, jamais encore il n'était entré dans une château du continent.

    Il se changea rapidement, enfilant des habits propres. Ces derniers bien que n'étant pas non plus luxueux était d'une certaine qualité et surtout de bon goût. Ainsi, ajustant cette chemise bleu pâle assorti au pantalon, il avait un petit air noble, presque natif de la région. Ajustant un de ces manteaux aux manches courtes d'un noir jais, il ajusta ses armes. Il aurait put presque faire partie de la noblesse.
    Malheureusement, il compris rapidement en sortant de sa chambre que les armes n'était pas vraiment accepté, et surtout acceptable dans les mains d'un étranger.
    Mettant de côté son égo pour ne pas froisser il laissa ses tendre outils de travail dans sa chambre et s'en alla, escorté comme l'aurait été un prisonnier. Les deux gardes que l'on avait assigné était son inverse, lourd, carré, leurs carrures augmentaient presque l'assez fin et tendu du danseur d'eau.

    Voyons son hôte prestigieuse, il s'inclina légèrement et ne put s'empêcher de sourire quand cette dernière lui souffla d'un air gêné :

    « Pardonnez-moi pour cette escorte mais je suis chargée de vous faire suivre dans le château. C’est le protocole pour les individus aussi mystérieux que vous. » – Se justifia-t-elle alors qu’elle lui demandait de s’asseoir à ses côtés.

    Thoscan s'assis à la table, se léchant presque les babines à l'idée du repas chaud montra cependant un véritable savoir vivre, oh, il y avait bien quelques (trop) nombreuses fautes, mais on voyait qu'il avait reçu une certaine éducation, un peu plus soutenu que la moyenne certes moins qu'un noble assurément.

    Silvian se permit d'offrir un "messire" au jeune Eron. L'enfant lui rappelait presque celui de son maître disparu, dans le sourire du moins, cette petite étincelle de vie que pouvait avoir les jeunes enfants. L'enfance, qu'elle période bénite où tout semble facile et sans difficulté. Il reçu de nouveau une question, directe, franche.

    « Alors, racontez-moi. Qui est cet homme que vous recherchez tant et pourquoi s’en est-il pris à la vie de votre paternel ? »

    Silvian apprécié les gens francs, cependant, il n'était pas contre un peu d'enrobage, un peu de sucrée dans les questions. Ainsi le jeune homme s'humidifia les lèvres et répondit avec son accent si particulier :


    -Hé bien madame, tout cela pourrait être une pièce de drame.
    Tout commence il y a bien longtemps. Mais prenons un instant pour poser le décor. Ce père était un père de lame, il était mon maître, il m'a élevé, éduqué, formé. Il est le responsable de on choix de vie.
    Hors, mon maître était aussi celui d'un être vil, violent, cruel...


    La main de Silvian se serra alors sur sa coupe, l'on sentait la rage, la colère dans ses propos. Il se permis de boire un peu, fermant les yeux comme pour se calmer et continua :

    -Lotho Volentin. Voilà comment il se nomme. Le traître à abuser de mon maitre et par cet acte à causer le décès de sa femme... ...
    Elle... Elle était comme une mère et...


    Thoscan se stoppa de nouveau il regarda l'enfant. Il reporta son attention sur la maîtresse de maison et continua :

    -Mon maître n'avait pas assez de ... force... pour vivre sans elle et décida de la rejoindre avec leur fils.

    Marquant une pause, il ne put s'empêcher de voir en Tyana le reflet de la vie de celui qui était comme son père, tout les deux aient perdu un être chère. Et pourtant elle vivait, elle avait eu assez de force pour ne pas s'abandonner à la mort. Silvian continua :

    -Il fut banni mais revint sur l'île de Braavos. Il commis une nouvelle infamie en... jetant un regard sur l'enfant, il choisi ses mots, abusant avec violence d'une jeune femme, la privant de... mariage.
    Il fut décidé de mener une chasse contre lui et actuellement je suis le dernier survivant de la meute de chasseur lancé à sa poursuite Madame et je dois confesser que le traître ma déjà battu et la mort ne m'a pas étreinte que par caprice.


    Silvian but une nouvelle gorgée et souffla encore comme un murmure :

    -Et je n'aurais de cesse que de le poursuivre dois-je aller au-delà du Mur...

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Tyana Veneur
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Message Mar 16 Oct 2012 - 9:23

    Tyana se montrait exemplaire à sa table – une tenue irréprochable, un port de tête altier, et un simple regard de biais à son interlocuteur pour ne pas le couvrir d'un intérêt trop pressant. Et pourtant, la jeune femme ne put s'empêcher de se montrer franche et inquisitrice au sujet de l'histoire de l'étranger. Il lui était si rare d'en rencontrer qu'elle ne pouvait s'empêcher de se montrer curieuse, comme si cela elle tentait de faire taire l'ennui et le deuil qui la tourmentaient. Eron, à ses côtés, se montrait aussi curieux que sa mère. Seuls Devry et Yorick surveillaient l'homme d'un air méfiant, décidément incapables d'être rassurés sur son compte. Tyana les comprenait malgré tout – en ces temps sombres, il était normal de se méfier. Le Braavien commença alors à conter sa tragique histoire, révélant que le père en question ne l'était pas de sang mais qu'il était son maître – et aussi le maître d'un homme plus belliqueux et arrogant.
    Tyana buvait déjà les paroles de l'aventurier, tentant de ne pas le montrer pour un sou. Elle voyait bien que le narrateur tentait de refouler sa rage en évoquant ses douloureux souvenirs. Elle fut presque triste de l'avoir amené à ressasser ça. Quelle vilaine dame faisait-t-elle.

    Puis, le nom fut lâché. Lotho Volentin – Tyana prit quelques secondes pour réfléchir mais ce nom lui disait strictement rien. Et pour sûr, cet homme ne venait pas du Westeros, tout comme son interlocuteur. Silvian raconta le fait que de par le comportement de cet homme, la femme de son maître décéda. Lui qui la considérait comme sa propre mère. Tyana baissa un instant les yeux, se mordant les lèvres avec culpabilité.

     « Je suis vraiment navrée. Quelle hôte je fais de vous forcer à évoquer ces douloureux moments. Pardonnez-moi. » – La jeune femme était sincère. Elle était touchée par la situation de l'homme, même si elle ne connaissait pas les faits et gestes qui furent considérés comme vils et cruels de la part de ce Lotho.

    Le Braavien reprit pour confier que son maître ne put vivre sans son aimée et que lui et son fils la rejoignirent bien assez tôt. L'annonce rendit lady Veneur perplexe. Vraiment ? Le suicide ? Elle ne comprenait pas comment l'on pouvait faire cela. Surtout entraîner son propre enfant là-dedans. Tyana se raidit légèrement, et adopta un regard plus froid à l'égard de l'individu mais elle le laissa finir son discours. Silvian en revint à Lotho en expliquant que malgré son bannissement, il revint et abusa d'une jeune femme. Lady Veneur sentit une certaine colère grandir à l'égard de ce Volentin – cruel et violent, même envers les femmes ? C'était une chose qu'elle ne pouvait pardonner. Ils étaient donc plusieurs à avoir tenté de le retrouver pour le lui faire payer mais il n'était plus que le seul dorénavant L'homme avait l'air taillé dans la témérité de retrouver son ennemi, comme si toute sa vie n'était motivée que par cela. Mais que fera-t-il si il parvient à ses fins ?

     « Je me renseignerais. J'enverrais quelques missives pour tenter de retrouver sa trace. Un tel homme ne mérite pas de fouler les terres des Sept Couronnes. » – Trancha-t-elle, jetant un regard à son fils qui ne disait rien à ses côtés.

    Avec quelques hésitations, elle approcha son visage de celui de son interlocuteur pour lui poser une question à voix basse.

     « Mais, votre maître. Il a vraiment mis fin à sa vie et à celle de son propre fils ? Comment peut-on faire une chose pareille ? La vie requiert du courage, certes, mais nous nous devons de la chérir malgré les épreuves qu'elle nous impose. Je... Ne comprends pas pourquoi il a fait cela. Envers son fils, ceci était purement égoïste, vous ne pensez pas ? »

    La question méritait d'être posée. Lady Tyana tentait de comprendre ce qu'il lui échappait. Peut-être que le suicide était monnaie courante à Braavos – mais ça ne l'était pas au Sept Couronnes. Il arrivait souvent que les hommes de la maison meurent au combat, et l'on se devait de composer avec. Après tout, lord Veneur était un homme que Tyana chérissait – mais plus important encore pour la jeune femme était son fils.
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Pour un semblant de liberté [Pv Silvian Thoscan]

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