AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

[ Terminé ]La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile ▬ Eirlys

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Mar 24 Mai 2011 - 12:33

     Pryam était entré dans le Val il y a peu de temps, après une arrivée pour le moins « particulière », étant tombé sur lady Maura Arryn, il avait toutefois réussi à prouver qu'il ne comptait pas se balader dans le Val afin de trouver des nobles dans le besoin afin de leur offrir ses services. C'était toujours aussi pénible pour lui de devoir prouver qu'il ne comptait pas profiter de la crédulité des gens, comme si le statut de chevalier errant lui collait automatiquement l'étiquette de « mercenaire ». Les gens généralisaient tous, ils avaient tendance à considérer qu'une personne faisait partie d'un groupe était obligatoirement le stéréotype de ce-dernier, c'était navrant, mais malheureusement il n'y avait rien à faire contre ces habitudes. Simplement supporter, espérer que les mentalités évolueraient un jour et qu'ils auraient plus de libertés. Mais en attendant, Pryam avait d'autres chats à fouetter, il ne devait pas perdre son temps puisqu'il fallait qu'il soit de retour assez rapidement dans le Conflans, le chevalier ne pouvait donc nullement s'offrir le luxe de traîner trop longtemps dans sa terre natale. Après avoir effectué un crochet vers une petite bourgade, conformément à ce qu'il avait déclaré à lady Maura, l'errant avait pu rencontrer le forgeron qui lui avait toujours fourni un travail digne d'intérêt. Celui-ci avait réussi à remettre en état le morceau d'armure que le blond lui avait apporté, moyennant quelques piécettes bien évidemment, chose qui ne réjouissait pas vraiment Pryam, mais il n'avait malheureusement pas le choix. À son niveau, on ne chipotait plus, il ne tenait pas à se faire tuer parce qu'il aurait lésiné sur les moyens en faisant réparer son armure, c'était donc une obligation et non un luxe ou une lubie comme certains riches pouvaient se le permettre.

     Le jeune homme n'était pas resté longtemps sur place, le forgeron qui commençait à connaître le chevalier, juste de nom bien évidemment, avait tout de suite entreprit de s'atteler à la tâche, lui permettant de ne perdre que très peu de temps. Le natif du Val en avait donc profité pour faire contrôler la santé de ses chevaux, il ne tenait pas à se retrouver avec un cheval de bât à la patte cassée, ou encore pire, avec son destrier hors d'état. Cela signerait la fin de son aventure, jamais le jeune homme ne possèderait assez d'argent pour pouvoir espérer acquérir une nouvelle monture. Tout cela ne prit pas bien longtemps, après avoir passé quelques instants dans cette bourgade en s'occupant de ses montures et d'acheter quelques choses qui lui étaient indispensables, il put retourner auprès du forgeron qui avait terminé son ouvrage depuis quelques instants. Pryam lui régla le dû, le remercia chaudement avant de reprendre la route après avoir chargé son cheval de bât des dernières denrées acquises, puis d'avoir remercié les habitants des lieux.

     Ne tenant pas particulièrement à rebrousser chemin pour prendre le risque de tomber à nouveau sur un homme de lady Maura, le chevalier errant décida d'emprunter une autre route qui était légèrement plus longue et sinueuse que celle qui partait directement de la Porte Sanglante, mais qui lui permettait de regagner le Conflans sans trop de peine. Le natif du Val ne pressa pas trop sa monture, elle parcourait beaucoup de distance des temps-ci et il n'avait guère envie de la pousser en continu, si elle avait la chance de pouvoir ralentir l'allure de temps en temps, il lui accordait ce petit plaisir. Ce fut d'ailleurs une bonne chose, il y avait fort à parier que si le chevalier avait mené sa monture à une allure plus soutenue, il n'aurait jamais croisé la route de la jeune demoiselle qui déboula sur le chemin devant lui. Pryam entendait des bruis étranges dans les arbres avoisinants depuis quelques temps déjà, son regard céruléen cherchait bien à apercevoir l'animal ou le brigand responsable de ce bruit, mais rien ! Puis tout à coup, au détour d'un virage, une jeune fille jaillit des buissons pour stopper net devant le voyageur, le dardant d'un regard étonné que Pryam lui rendit. Et bien, le Val avait tant changé que les jeunes filles se promenaient dans les bois ? Il l'observa rapidement, elle avait l'air d'avoir dans les douze ou treize ans, l'âge auquel on passait plus de temps en compagnie d'autres demoiselles de la cour, c'était donc d'autant plus étonnant de voir cette jeune fille ici. Le chevalier hésita un moment avant de descendre de son cheval sans s'approcher de l'inconnue afin de ne pas l'effrayer, puis il lui adressa la parole d'un ton apaisant, comme celui qu'il réservait à un animal paniqué, peu reluisant pour elle, mais il n'avait pas mieux en magasin.

     ▬ Est-ce que je peux vous aider ? Vous avez l'air perdue... ? »

     Elle sembla hésiter un moment, se demandant certainement si cet homme n'était pas tout bonnement un brigand qui cherchait à la détrousser. Après un bref instant de silence, elle daigna enfin lui répondre, déclarant qu'elle s'était perdue en sortant se promener dans les environs de sa demeure. Pryam fronça légèrement les sourcils, il n'y avait pas beaucoup d'habitations dans le coin, après lui avoir fait remarquer cela et avoir un peu insisté, la jeune fille se décida finalement à lui répondre sincèrement, expliquant qu'elle venait de la famille Belmore, mais refusant obstinément de lui donner son prénom. Le chevalier n'insista pas, il se présenta à son tour sans provoquer quoi que ce soit chez la demoiselle, puis lui proposa bien aimablement de la raccompagner chez elle. Il avait déjà visité les environs et par conséquent, connaissait à peu près la localisation de la demeure des Belmore. La jeune fille se montra passablement insupportable pour quelqu'un qui n'avait pas la patience du chevalier, s'il avait été moins habitué aux jeunes femmes pleines de vie, il aurait certainement reprit son offre. Après un petit bout de chemin, alors que l'inconnue refusait d'utiliser son cheval, ils finirent par arriver aux abords de la demeure que la jeune fille avait fuit. Les gardes reconnurent aussitôt la fillette, rassurant Pryam sur le fait qu'elle était effectivement originaire de cette famille, puis ils les laissèrent entrer dans la forteresse en leur déclarant que quelqu'un arrivait pour s'occuper de cela. La demoiselle avait l'air enchantée de sa balade, le chevalier la regarda avec un léger sourire sur les lèvres, jusqu'au moment où une voix de fit entendre derrière lui. En se retournant, il posa les yeux sur une autre demoiselle, plus âgée que la première toutefois et Pryam s'adressa poliment à elle puisque visiblement elle était venue s'occuper de l'affaire.

     ▬ Navré de vous déranger ma dame, mais j'ai rencontré cette jeune femme perdue dans les environs.... À ce qu'il semblerait, elle est de votre famille. »


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence


Dernière édition par Pryam Templeton le Jeu 7 Juil 2011 - 11:27, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 26 Mai 2011 - 18:52

Liana avait bavardé tout le long du trajet sans laisser le temps à son sauveur de placer un mot : et blablabla, il avait l'air d'être un chevalier, et blablabla, peut-être bien un chevalier errant parce qu’elle ne l’avait jamais vu avant, et blablabla, il aurait quand même pu avoir meilleure allure pour un noble et blablabla, ce devait être bien agréable de parcourir ainsi le monde et blablabla encore et encore, elle ne prenait même pas le temps d'écouter une éventuelle réponse corroborant ce qu'elle avançait. Certes, elle n’hésitait pas à lui lancer quelques piques mais apparemment, ce n’était pas méchant car elle lui disait tout avec une spontanéité et un entrain désarmants. De fait, elle n’était au final pas désagréable, juste particulièrement envahissante.

Elle avait pourtant fini par se taire lorsqu'ils étaient arrivés aux abords de chez elle, prenant un air un petit peu plus ennuyé, redoutant clairement l'accueil qu'on risquait de lui faire. Elle imaginait déjà son père ou sa septa lui faisant les gros yeux depuis la porte. Mais le temps de patienter en constatant que ce n’était pas le cas, elle avait déjà retrouvé sa belle insouciance, entreprenant d'expliquer au chevalier qu'elle habitait donc là et qu'il s'agissait sans nul doute de la plus belle forteresse qu'il ait jamais vue. N’ayant elle-même pas vu grand-chose de sa vie, elle n’en doutait pas une seule seconde. Et puis, il ne l'avait pas encore rembarrée et elle en était ravie, en profitant pleinement pour lui raconter tout et n'importe quoi. Elle eut sans doute continué si sa sœur n'avait pas fait son apparition, l'air quelque peu inquiète. Eirlys arrivait d'un pas calme, s'orientant à la voix de sa cadette. Elle connaissait suffisamment bien les lieux pour que l'on ne comprenne pas de suite qu'elle n'y voyait guère, jusqu'à ce qu'on remarque sa façon de fixer le vide.


" Liana ? "

L'interpellée marmonna un "moui" boudeur, laissant le chevalier s'exprimer. Eirlys se tourna alors vers lui, esquissant une légère révérence :

" En effet, oui, je me nomme Eirlys Belmore, Liana est ma sœur. "


La demoiselle en question haussa les épaules et leva les yeux au ciel alors que sa sœur continuait, ignorant l'interruption.

" Vous ne me dérangez en aucune manière, messire. Qui que vous soyez, je dois au contraire vous remercier de votre intervention. "


Pour que Liana parvienne à se perdre, il fallait qu'elle soit allée particulièrement loin car elle connaissait les environs à merveille. La petite devait avoir compris que son ainée savait de quoi il retournait car elle faisait à présent profil bas. Eirlys, pour sa part, venait de demander à demi-mot à cet inconnu de se présenter car elle regrettait que les gardes ne lui ai rien dit sur son identité. Elle n'avait rien contre les étrangers, mais sa cécité l'empêchait de savoir à quel genre de personne elle avait affaire et d'agir en conséquence, ce qui la mettait quelque peu mal à l’aise. Le ton et les mots employés par cet homme lui indiquait un niveau social assez élevé, mais elle restait dans le doute. Et il ne fallait pas compter sur Liana pour l'aider, la petite n'était pas du style à se préoccuper de ce genre de détail.


" Liana, tu vas bien ? " demanda-elle en se tournant à nouveau vers sa sœur, laissant percer l'inquiétude qu'elle essayait de maitriser.

Il arrivait que sa cadette revienne avec de légères blessures qu'elle s'était faites la plupart du temps toute seule. Qu'elle soit cette fois accompagnée pouvait laisser craindre qu'il y avait pire. Liana acquiesça aussitôt de toutes ses forces, cherchant à minimiser ses bêtises.


" Très bien ! Ce n'est qu'une toute petite promenade de rien du tout, " s'exclama la demoiselle en lançant un coup d’œil suppliant au chevalier pour qu'il soutienne ses dires. N'est-ce pas, ser ? "

Eirlys tenait à garder un maintien calme et assuré en l'absence de toute autre personne pour accueillir un étranger et récupérer sa sœur, mais elle avait beau faire montre de retenue, son soulagement fut palpable. Cette questio étant réglée, elle reporta donc son attention sur le chevalier, s’enquérant d’éventuels ennuis qu’aurait pu lui attirer Liana, ce qui ne l’aurait pas vraiment étonnée.

" Vous même, ser, j'ose espérer que vous n'avez pas eu à souffrir des égarements de ma sœur ? "


Une nuance dans son ton laissait entendre que la petite allait en entendre parler si c'était le cas, même si l’on pouvait se douter qu’Eirlys n’était pas du genre à faire preuve de violence avec sa cadette. Elle connaissait bien Liana et elle savait que tous les sermons du monde ne feraient rien contre son caractère éternellement indiscipliné. Avec un peu de chance, personne d'autre qu'elle ne saurait rien ce qui éviterait à sa cadette de recevoir une bonne volée.

Eirlys sembla soudain se souvenir qu’accueillir les gens dans une cour n’était pas une finalité en soi et elle s'exclama aussitôt, un peu gênée de ne pas y avoir songé plus tôt :


" Mais entrez donc, je vous en prie, c'est la moindre des choses. "

Apparemment, elle n'avait pas vraiment l'habitude d'accueillir qui que ce soit, mais faisait de son mieux. Il était vrai qu'en règle générale, elle laissait le soin à d'autres de recevoir les visiteurs, ayant le contact assez difficile. Il n'était jamais agréable d'entendre les gens murmurer entre eux que ses yeux faisaient froid dans le dos ou autres remarques peu amènes ou pire, pleine de pitié. Mais Liana avait bien choisi son jour pour sa petite fugue, la maisonnée était partie à la chasse et ne rentrerait pas avant le soir.

Elle le mena à l'intérieur, là où les Belmore avaient coutume de recevoir les visiteurs. Aucun feu ne brulait dans la cheminée, eut égard à la canicule qui sévissait, mais l’endroit était confortable. Eirlys désigna un siège, ajoutant :


" Nos parents sont de sortie, mais dès leur retour, je suis certaine qu'ils vous renouvelleront mes remerciements... "

Evidemment, elle aurait préféré ne rien leur dire, mais il était un peu délicat de justifier la présence du chevalier et elle n’allait pas le mettre dehors après ce qu’il avait fait pour éviter des ennuis à sa sœur. Elle voulait bien arrondir les angles vis-à-vis de la réaction des parents et de leur septa, mais il y avait des limites à ne pas dépasser.


" Nous ne sommes pas obligés de leur dire ! " coupa pourtant Liana d’une petite voix malheureuse à faire pleurer les pierres.

Elle regarda d’ailleurs le chevalier avec de grands yeux larmoyants qui ne tirèrent qu’un sourire amusé à son ainée. Du moins elle se doutait aisément du numéro que le petite servait à son sauveur.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Ven 27 Mai 2011 - 19:01

     Pryam ne cerna pas dans l'immédiat pourquoi est-ce que la jeune femme appelait celle qui semblait être sa sœur alors qu'elle se trouvait à quelques mètres d'elle, il fallut qu'il constata que le regard de la nouvelle arrivante fixe un point légèrement à côté de l'endroit où il se trouvait alors qu'elle le saluait, pour qui comprenne – enfin – qu'elle devait être non voyante, ou tout du moins déficiente à ce niveau. Cette constatation faite, elle passa aussitôt à la trappe, le chevalier errant se moquait bien que son interlocuteur soit aveugle, boiteux ou affligé d'une infirmité, généralement les personnes qui possédaient quelque chose de la sorte étaient beaucoup plus ouverts aux autres et faisaient preuve de plus de politesse que les autres. Peut-être comme lui, ils avaient quelque chose à prouver aux gens « normaux » comme Pryam ressentait le besoin de prouver aux chevaliers que les errants valaient autant qu'eux. La question ainsi résolue fut donc oubliée tandis que le jeune homme l'écouta se présenter et confirmer ce qu'il pensait, elles étaient bien sœurs. Le chevalier ne se fiait généralement pas aux ressemblances physiques, il était aussi blond que sa sœur était brune, certaines personnes d'une même famille n'avaient pas autant de ressemblances que des cousins par exemple. Finalement, la demoiselle combla le léger silence en rassurant le nouvel arrivant sur le fait qu'il ne la dérangeait nullement et qu'elle le remerciait de son intervention, ce qui n'était rien de bien inhabituel, surtout lorsqu'on savait qu'il était dans le coin à cet instant, il n'avait fait que de raccompagner une jeune fille perdue, rallongeant ainsi son trajet de seulement quelques heures, rien de bien gênant pour quelqu'un comme lui.

     Pryam resta un moment silencieux comme les deux demoiselles conversaient, la prénommée Eirlys prenant connaissance de l'état de santé de sa cadette, il se voyait mal leur manquer de respect en coupant leur discussion. De plus, il était assez plaisant de voir une jeune femme s'inquiéter au sujet de sa cadette, ce n'était pas tous les jours que l'on voyait des liens familiaux aussi bons entre des sœurs. Finalement, la plus jeune quêta l'aide du chevalier en lui demandant visiblement d'appuyer ses dires, il ne l'avait vue que très brièvement, mais qui était-il pour jeter la pierre à une fillette ? Il hocha la tête d'un air approbateur, répondant brièvement pour ne pas trop se mouiller et éventuellement mentir sans le savoir.

     ▬ Tout à fait, il me semblait bien que ce n'était qu'une innocente promenade sans gravité. »

     Elle n'avait pas été traquée par des mercenaires en mal de rançon ou quelque chose d'approchant, c'était l'essentiel après tout non ? Bien que dans le Val les dangers étaient généralement moins fréquents que dans d'autres régions plus à même d'offrir un refuge aux brigands. Finalement, la jeune dame se renseigna sur les éventuels ennuis que la jeune fille avait pu lui poser, preuve claire qu'elle devait avoir un caractère assez difficile à brider, certainement qu'elle battait la campagne dès que possible. C'était une bonne chose de l'avis du chevalier qui préférait amplement rencontrer des nobles qui avaient un caractère moins formaté que la norme, en espérant pour elle qu'elle garde cette habitude en grandissant. Bien évidemment, il fallait trouver le juste milieu pour que ça apporte quelque chose sans la desservir. Pryam répondit donc d'un ton patient afin d'apaiser les éventuelles craintes que l'aînée des deux jeunes femmes, pouvait avoir.

     ▬ Ne vous inquiétez point ma dame, votre sœur a fait preuve du comportement normale d'une enfant de son âge, une simple curiosité et une langue bien déliée, mais rien qui ne puisse être mauvais. Elle a été de bonne compagnie je dois dire. »

     Même s'il n'avait pas vraiment eu de « conversation » à proprement parler avec la jeune fille puisqu'elle avait passé plus de temps à poser des questions sans attendre les réponses, Pryam s'était contenté de répondre de temps en temps pour assurer qu'il écoutait bien, mais sans éprouver le besoin de la faire taire, pour une fois que sa patience servait à quelque chose. De plus, il avait bien compris le ton emprunté par la jeune dame, elle devait certainement jouer le rôle de la sœur stricte lorsque sa cadette faisait des sottises, il n'allait pas l'accabler de critiques alors qu'elle faisait simplement preuve d'une curiosité qui était tout sauf malsaine. À peine avait-il terminé sa réplique que dame Eirlys lui proposa finalement d'entrer dans leur demeure plutôt que de rester à l'extérieur, il s'exécuta donc docilement lorsque les deux jeunes femmes entrèrent dans une pièce très certainement dédiée uniquement aux réceptions d'invités. Après lui avoir offert un siège, la plus âgée des deux dames reprit la parole afin de l'informer que leurs parents s'étaient absentés et qu'ils lui offriraient certainement les mêmes remerciements à leur retour, mais elle fut coupée par sa sœur qui déclara à juste titre qu'ils n'étaient pas obligés de le savoir. Le regard larmoyant que la jeune fille offrit au chevalier lui arracha un sourire amusé, elle savait comment tirer parti du charmant minois que dame nature lui avait offert visiblement ! Il s'empressa de les rassurer sur ce point.

     ▬ Je serais tenté de dire que c'est effectivement une possible, la mieux adaptée certainement, de plus je ne peux guère m'attarder, ma route est longue et je suis persuadé que vos parents n'ont nul besoin de se faire un sang d'encre en sachant que leur fille est allée faire une visite des environs pour revenir indemne. Il posa son regard céruléen sur le visage de la jeune fille aux yeux larmoyants. Je suis persuadé que vous avez compris par vous-même qu'il vaut mieux éviter d'aller dans ces environs n'est-ce pas ? »

     Après tout, elle avait tout de même dû être inquiète en constatant qu'elle était totalement perdue, même si cette crainte s'était rapidement envolée lorsqu'elle était tombée sur quelqu'un à même de la raccompagner chez elle sans dommage. C'est à ce moment que Pryam constata qu'il avait fait fi de toutes les règles de politesse puisqu'il ne s'était point présenté aux jeunes femmes puisqu'elles avaient commencé à discuter ensemble lorsque le moment opportun s'était présenté. Il quitta donc le visage de la jeune fille du regard pour porter son attention sur son aînée avant de reprendre la parole d'un ton qui se voulait toujours aussi poli, avec un fond de ce qui ressemblait à une certaine confusion.

     ▬ Ma dame, je vous présente mes excuses, j'ai oublié les règles de politesse à ce qu'il semblerait puisque je n'ai pas jugé bon de me présenter. Je suis ser Pryam. »

     Il n'ajouta rien de plus en complément d'informations, après tout ce n'était pas important, surtout lorsque ce n'était qu'une discussion brève qu'il entretenait avec une jeune femme qu'il ne reverrait peut-être jamais au cours de sa vie. Alors que son regard cobalt oscillait entre les deux demoiselles, il reprit finalement la parole, espérant simplement que le sujet qu'il abordait ne serait pas jugé comme trop « intime » par l'aînée et qu'elle ne serait nullement froissée de son initiative.

     ▬ Il semblerait que votre sœur apprécie de battre la campagne, ce n'est certainement rien de bien dangereux, vous avez la chance de vivre dans une région peu touchée par les brigands, cela lui forge visiblement un caractère digne de ce nom. Il marqua une brève pause. J'espère que je ne vous offense pas en abordant ce sujet ma dame. »

     On ne savait jamais, certaines dames se montraient si pointilleuses sur les usages qu'elles se sentaient froissées, voir même clairement offensées lorsqu'un simple chevalier jugeait utile de parler de l'éducation et du caractère d'une dame de leur famille. Elle pouvait bien comprendre qu'il critiquait la manière d'éduquer que ses parents avaient, chose qui n'était pas du tout vrai, mais les nobles étaient des fois prompts à s'emporter, Pryam préférait prévenir que guérir.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 31 Mai 2011 - 8:37

Eirlys haussa légèrement les sourcils lorsque le chevalier appuya les dires de sa sœur. Une promenade innocente et sans gravité ? Innocente, sans aucun doute, Liana n’était pas du genre à réfléchir aux conséquences de ses actes. Quant au fait que la sortie ait été sans gravité, c’était un soulagement, mais qu’aurait fait la petite si ce n’était pas un chevalier bien intentionné qu’elle avait rencontré ? Bien-sûr, ils n’étaient pas cernés par des hordes de brigands sanguinaires à tout instant, mais il y avait bien d’autres risques pour une jeune fille sans autre défense que sa langue acérée. En tous cas, le fait de se sentir soutenue fit afficher à Liana un grand sourire triomphant qui passa fort heureusement inaperçu pour son ainée qui se demanda avec ironie s'il s'agissait d'un complot. Enfin, Eirlys se doutait que sa sœur ne se sentirait plus de joie d’entendre enfin quelqu’un qui défendait sa cause. Cet inconnu ne savait pas ce qu'il venait de déclencher !

Lorsque le chevalier avança même que la petite avait été de bonne compagnie, Eirlys eut un sourire amusé et franchement surpris. Cet homme devait aimer écouter des monologues sans queue ni tête ! Fallait-il qu'il soit à ce point en manque de discussion ? Quoiqu’en un sens, il avait raison, Liana était peut-être encore un peu jeune pour faire preuve de toute la sagesse que l’on attendait d’elle. Une des raisons pour lesquelles Eirlys se montrait plus tolérante avec elle, même s'il était difficile de trouver le juste milieu face à toutes ces extravagances.


Ils finirent par aller s’asseoir à l’intérieur, et si Liana parut soulagée lorsque le chevalier prétendit que leurs parents n’étaient pas forcés d’être informés de l’escapade, Eirlys le fut tout autant : sa sœur allait éviter bien des ennuis, c’était certains. En revanche, elle ne put s’empêcher de laisser échapper un éclat de rire quand il prétendit que l’aventure avait dû servir de leçon à sa sœur. Liana ? Retirer quelque chose de ses erreurs ? La petite le regardait déjà avec un sourire angélique qui ne pouvait tromper personne.

" Mais la prochaine fois je regarderai mieux où je passe ! "
argua-t-elle d’ailleurs dans la seconde qui suivit.

En d’autres termes, elle recommencerait dans cette nouvelle région, s’éloignant toujours plus de la forteresse. Elle ne se remettrait pas en question pour si peu, c'était certain. A cette idée, Eirlys se rembrunit quelque peu :


" Et un jour, nous nous demanderons pourquoi tu ne reviens pas ! "

Si au moins elle avait pu l’accompagner ! Mais elle connaissait ses limites et ne se faisait pas d’illusion sur son utilité loin des sentiers qu’elle connaissait. Aussi, elle se contenta de retenir un soupir, ne voulant pas importuner davantage le chevalier avec leurs histoires de famille. Elles en avaient sans doute déjà trop dit.


" Enchantée, ser Pryam,
" répondit-elle simplement en souriant lorsque l’homme se présenta enfin.

Elle n’allait pas le blâmer de n’avoir rien dit jusqu’à présent, il était vrai qu’il était difficile de parvenir à placer un mot entre sa sœur et elle. La suite en revanche la laissa sans voix alors qu’il prétendait soutenir le caractère indompté de sa sœur. Quant à l’offenser…


" J’apprécie que l’on me parle honnêtement, ser, et il n’y a nulle offense. "


Il était vrai qu'elle détestait les non-dits et cette façon qu'avaient beaucoup de nobles de tourner autour du pot pour arriver à leurs fins. Pire, que l'on puisse tout enrober d'un miel hypocrite, l'agaçait au plus haut point. Entendre quelqu'un qui disait simplement le fond de sa pensée ne l'ennuyait en aucune façon, tant que cette personne faisait preuve de respect, ce qui était le cas ici. Liana, quant à elle, ne disait plus rien, mais Eirlys se doutait qu’elle était ravie de la remarque et qu’ils en entendraient parler encore longtemps. Aussi, la jeune femme finit par répondre doucement :


" Je suis ravie de voir que tous les hommes ne sont pas prêts à enfermer les femmes derrière des murs infranchissables. "

C’était vrai. Combien ne voyaient en elles que des ventres, surtout dans la noblesse ? Combien lui avaient fait remarquer que sa soif d’apprendre ne seyait pas à une demoiselle ? Et voir que nombre d’entre elles s’en contentaient en passant des journées entières à broder les mêmes motifs au coin du feu l’affligeait.


" Cependant, il me semble qu’il devrait être possible de trouver un juste milieu, "
continua-t-elle calmement.

Il y avait tout de même une différence entre prôner la liberté des femmes et laisser sa petite sœur trainer des jours durant toute seule dans la campagne ! Elle ne pouvait pas laisser dire à cet homme n'importe quoi, quelque puissent être ses bonnes intentions. Liana écoutait tout, persuadée de pouvoir avoir raison au moins une fois dans sa vie. Si elle obtenait gain de cause, alors elle serait capable de se mettre en tête d'aller vivre sa vie et, pourquoi pas, s'auto-proclamer chevalier errant envers et contre tous ! D'ailleurs, cette pensée fit se demander à Eirlys si ce n'était pas le cas de cet inconnu. Non pas qu'elle ait eu quoique ce soit contre ce choix, mais elle ne se rappelait pas avoir entendu ce nom récemment dans les forteresses des environs.


" Pour un chevalier comme vous, il n’y a peut être que les brigands qui puissent vous effrayer, mais je ne crois pas avoir jamais entendu dire que Liana portait l’armure et l’épée au côté. "

De fait, sa sœur sortait habillée comme elle l’était dans sa chambre, en robe de tissu fin et le plus souvent à pied. Au mieux, elle gardait un petit couteau avec elle mais toutes deux savaient très bien qu’elle ne saurait s’en servir pour se défendre. Leur frère avait tenté de lui enseigner un peu d’escrime, ou n’importe quoi qui eut pu l’aider en cas d’ennui, mais Liana ne se préoccupait pas de se montrer attentive et les leçons, quelles qu’elles soient l’ennuyaient.

" Que fera-t-elle si elle se foule la cheville, comme cela lui est déjà arrivée, mais qu’elle est à des lieues d’ici ? Si elle rencontre un homme ivre qui ne mesure pas ce qu’il fait ? "

Elle fronça légèrement les sourcils à ces idées. Oui, elle s'inquiétait beaucoup pour sa sœur et Liana baissa un peu la tête à cette idée. Ce chevalier voulait parler franchement, alors Eirlys allait lui dire clairement ce qu’elle pensait, elle n'avait jamais été du genre à s'effacer sans donner son avis. Bien-sûr, on lui avait dit une infinité de fois qu'une jeune femme bien élevée devait garder le silence aussi souvent que possible, mais elle partageait ce point commun avec sa sœur d'avoir son petit caractère. Alors elle n'allait pas s'arrêter là, d’autant que la petite écoutait, les oreilles grandes ouvertes, pour savoir qui aurait le dernier mot.

" Je me demande à quoi sera réduit son caractère si un jour il lui arrive de réels ennuis. "

Oh, elle n’était pas agressive dans sa façon de répondre : elle se contentait d’énoncer des faits. Liana sortait au mépris de toute prudence. Tôt ou tard, elle s’en mordrait les doigts. Mais en même temps, elle avait répété ces avertissements maintes et maintes fois à sa cadette et cela n’avait rien changé. Aussi, elle hésita un instant avant de demander :


" Vous semblez voir les choses différemment, ser… peut-être auriez-vous quelque solution à nous proposer ? "


Si ses parents avaient été présents elle ne se serait jamais permis une telle question. Pour commencer, elles ne connaissaient pas ce chevalier venu de nulle part qui se permettait de mettre des idées quelques peu gênante dans la tête de Liana. Ensuite, la question n‘était pas censée pouvoir se débattre, l'éducation d'une jeune fille se devait d'être étroitement cadrée. Mais en un sens la petite lui faisait de la peine à se faire toujours gronder pour ses sorties et tout ce qui avait été mis en place jusqu'à présent n'avait servi à rien.

" Vous avez, si cela ne tenait qu’à moi, j’irais aussi me promener plus souvent, ajouta-t-elle finalement avec une pointe d'amertume. Mais nier les risques ne les fait pas disparaitre, malheureusement. "
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Mer 1 Juin 2011 - 9:37

     L'amusement de la jeune dame était palpable et manifeste, lorsqu'elle se mit à rire après les paroles de Pryam, il comprit qu'elle devait avoir l'habitude de voir sa cadette battre la campagne, ce qui expliquait certainement que soit amusée d'envisager de la jeune fille puisse devenir plus sage. Oh, il n'était pas naïf au point d'imaginer qu'il pouvait réussir à changer les habitudes d'une demoiselle par ses simples mots, mais disons simplement qu'il avait imaginé pendant un instant, que la jeune dame était simplement sortie pour se promener sans que ce ne soit dans ses habitudes. La thèse se l'égarement appuyait en sa faveur, mais visiblement ce n'était pas le cas, elle n'était pas comme sa cadette qui appréciait de se balader dans les environs des Quatre Doigts et à qui il arrivait de se perdre. Les paroles de l'enfant exprimèrent tout haut ce qu'il pensait, visiblement elle ne comptait pas se calmer, mais elle en aurait bien le temps en grandissant après tout non ? Les femmes de caractère étaient toujours réputées, pas forcément dans le bon sens il fallait l'accorder. Un rapide échange se passa entre les deux sœurs alors que Pryam constatait que l'inquiétude de l'aînée était palpable et sincère, c'était malheureusement difficile de brider une enfant aussi têtue, lui interdire quelque chose c'était la pousser à le faire, mieux valait l'autoriser en lui donnant les moyens de se défendre en cas de besoin. Le chevalier ne doutait pas que Eirlys aurait apprécié d'accompagner sa sœur, mais avec son handicap – puisque la cécité en étant un après tout – elle devait déjà avoir quelques difficultés pour se retrouver correctement dans sa demeure, alors dans les montagnes, c'était autre chose.

     La jeune dame ne fut toutefois pas froissée par les paroles de l'homme devant elle, au grand soulagement de ce dernier et il ne put retenir un sourire amusé en l'entendant déclarer qu'elle était ravie de constater que tous les hommes ne désiraient pas enfermer les femmes derrière des murailles. Pryam n'avait jamais eu d'idée précise sur sa vision des femmes dans la société de Westeros, disons qu'il s'en moquait plutôt, il avait déjà rencontré des Dorniennes et des Nordiennes qui s'étaient révélées d'excellentes combattantes, pourtant les autres régions des sept couronnes avaient généralement tendance à refuser de voir une femme se servir d'une arme. Qui avait tort, qui avait raison ? Peu lui chalait, après tout ça ne le regardait point, il n'avait pas d'épouse à surveiller ou à brider, seulement une sœur qui ne pouvait – malheureusement – plus lui poser le moindre problème. En tant que roturier, il avait peut-être une autre vision du sexe faible que les nobles, allez savoir. Lorsque la jeune lady reprit la parole pour expliquer le fait que des brigands qui n'effrayaient pas un chevaliers n'étaient pas aussi inoffensifs pour une jeune femme désarmée, ce qui était on ne peut plus vrai, il aurait été stupide de prétendre le contraire, après tout il y avait bien des clans de vagabonds dans les montagnes de la Lune non ? Finalement elle argumenta très justement en défendant les idées qu'elle avait et Pryam fut forcé de constater qu'il avait eu des paroles plus que maladroites devant une jeune fille déjà trop encouragée par con caractère têtu. Lorsque sa dernière phrase fut prononcée, il acquiesça, même si Eirlys ne pouvait pas le voir, avant de répondre.

     ▬ Je reconnais que j'ai eu des paroles peu réfléchies devant votre sœur, je n'aurais pas dû lui trouver autant d'excuses alors que les risques ne sont jamais totalement écartés malheureusement. Pryam n'avait pas pour habitude de fréquenter des endroits où il y avait des jeunes femmes aux oreilles attentives qui quêtaient le moindre encouragement, il était plutôt du style à avoir à défendre des idées que la majorité des nobles ne comprenaient pas. Je serais bien inconscient et bien stupide de vous dire que vous n'avez pas totalement raison, il est vrai que pour une jeune fille de son âge, les risques sont plus grands que pour un homme, je me suis mal exprimé et je m'en excuse. Il marqua une brève pause, glissant son regard céruléen vers la jeune fille avant d'en revenir à son aînée. Pour tout vous dire, je voulais simplement exprimer le fait qu'interdire quelque chose était le meilleur moyen de pousser une personne dans cette direction. L'interdit a toujours plus éveillé l'envie que l'autorisé, je pensais simplement que le meilleur moyen était de lui permettre de pouvoir profiter des environs de votre belle demeure, mais sans courir le risque d'y aller seule. Il avait vaguement l'impression de s'empêtrer dans ses explications pour le coup. Mais je n'ai aucune expérience en matière d'éducation, j'imagine que c'est plus facile à dire qu'à faire. J'espère que je ne vous ai guère semblé inconscient ma dame. »

     C'était du joli, voilà qu'il se faisait remettre à sa place par une jeune fille. Elle était d'autant plus admirable qu'elle avait réussi à lui adresser tout ça sur un ton tout à fait poli et maîtrisé sans pour autant avoir l'air de le prendre de haut, contrairement à certaines nobles qu'il avait déjà rencontré. Le chevalier observa rapidement la fillette qui semblait déjà avoir d'autres idées en tête pour faire des sueurs froides à sa sœur et au reste de sa famille. Il esquissa un léger sourire avant de reprendre la parole d'un ton calme.

     ▬ Je constate que vous ne manquez pas de caractère non plus, vous avez visiblement l'air d'avoir réussi à vous canaliser pour pouvoir remettre un chevalier aux paroles malheureuses, dans le droit chemin et sans hausser le ton. Je suis persuadé que vous être tout à fait capable de protéger votre sœur, même si ce n'est pas de la manière habituelle si je puis dire. »

     Lui-même avait aidé sa sœur comme il pouvait, bien que ce n'était malheureusement pas comme il l'aurait souhaité de prime abord. Il avait réussi à la convaincre de s'éloigner de leur famille ainsi qu'à se soustraire à un mariage forcé, certes elle était devenue septa et il ne pouvait plus la voir, mais au moins elle était heureuse. Du moins de ce qu'il croyait. Eirlys n'avait pas l'air de pouvoir battre la campagne aux côtés de sa petite sœur, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne pouvait pas lui glisser des conseils en lui montrant qu'elle s'inquiétait pour elle, c'était mieux que rien. Le chevalier laissa planer quelques instants de silence avant de conclure sa tirade.

     ▬ Je crois que vous lui avez clairement prouvé que vous vous inquiétiez plus pour sa sécurité que beaucoup de sœur que j'ai rencontré et qui, de leur côté, aurait été à même de pouvoir les suivre dans les environs de leur demeure. »


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 2 Juin 2011 - 9:08

Il avait toujours semblé à Eirlys difficile de discuter avec des étrangers. La raison en était simple : ne connaissant pas son interlocuteur, elle ne pouvait deviner ses réactions et devait se contenter de ses mots et de son intonation, ce qui réduisait de beaucoup la communication. Comment savoir s’il était du genre à sourire lorsqu’elle parlait ainsi, ou si elle devait deviner qu’il fronçait les sourcils en retenant sa colère, par exemple ? Aussi, tout le temps durant lequel elle parla, elle ignora l’attitude de Pryam, ce qui l’incita à autant de modération que possible dans ses paroles. Surtout qu’elle ne voulait pas se montrer désagréable ou lui donner le sentiment qu’elle lui reprochait durement ses mots. De plus, elle ne savait s’il était noble et pouvait se permettre de la remettre en place en la prenant de haut, par exemple. Ne sachant de quelle maison il était, elle ne voulait pas créer d’incident diplomatique. Et puis, si son autre sœur ou sa meilleure amie auraient pris la peine de l’aider discrètement à décoder quelques expressions du chevalier, Liana ne s’était jamais souciée de cela et elle la laissa se débrouiller sans se poser de question.

Ainsi, tout le temps où elle prit la peine de répondre à leur visiteur, Eirlys se demanda si elle pouvait se permettre d’en dire autant ou s’il était plus sage de clore la conversation sans tarder. Aussi, lorsqu’il prétendit avoir eu des paroles quelques peu maladroites, elle fut rassurée, sentant dans le ton qu’il employait qu’il n’était manifestement pas fâché qu’elle lui ait répondu avec franchise. Liana, pour sa part, afficha un petit air dépité, déçue de la tournure que prenait la conversation. Si même ce chevalier s’exclamait tout à coup qu’elle avait été écervelée, alors elle en serait quitte pour un nouveau sermon. Elle se renfrogna un peu, n’hésitant pas à lui jeter un coup d’œil de reproche.

Mais lorsqu’il reconnut s’être mal exprimé, Eirlys finit par sourire, secouant légèrement la tête :


« Ne vous excusez pas, il semblerait que votre argumentation parte d’un bon sentiment. »


Même si elle ne pouvait pas le laisser encourager ainsi sa sœur, elle ne pouvait s’empêcher d’apprécier, comme elle le lui avait dit, qu’il prône une certaine forme de liberté. A force d’entendre dire que la place d’une femme était dans le silence et la retenue, elle avait fini par se demander s’il existait quelqu’un au monde, si ce n’était Liana, qui partage ses convictions. C’était une véritable bouffée d’air frais, même si elle ne le reconnaitrait jamais devant sa cadette. Il reprit la parole, cherchant à mieux s’expliquer , la jeune femme se demandant si sa sœur en profiterait pour glisser quelques mots afin de protester qu’elle ne voulait pas se contenter des alentours. Mais non, la petite semblait avoir compris que c’était peine perdue et qu’elle n’aurait encore pas gain de cause ce jour.


« Pas inconscient, mais idéaliste, sans aucun doute, » se permit-elle de corriger gentiment.

Un serviteur entra, portant quelques boissons qu’il proposa et encore une fois, Eirlys se sentit quelque peu dépassée par les événements. Recevoir ainsi ne lui était vraiment pas habituel, elle n’avait pas pensé une seule seconde à proposer un rafraîchissement à leur visiteur, malgré la canicule qui sévissait. Alors, lorsqu’en plus le chevalier lui fit remarquer qu’elle semblait également avoir son caractère, elle baissa légèrement la tête en s’empourprant, ne sachant plus où se mettre.


« j’aimerais pouvoir penser que vous avez raison, ser, du moins en ce qui concerne votre dernière affirmation, » réussit-elle tout de même à répondre en essayant de se reprendre un peu.

Remettre un chevalier dans le droit chemin ? Qu’aurait dit leur septa d’un tel comportement ? Elle préférait ne pas l’imaginer. Cette dernière se serait sans doute étouffée en entendant des mots comme « liberté » et « franchise »… Elle aurait sans doute préféré qu’Eirlys envoie Liana dans sa chambre et échange quelques banalités avec ce chevalier avant de s’en remettre à ses parents. Ah, c’était un peu tard pour agir de la sorte et, pour une fois qu’elles avaient un visiteur inconnu qui se montrait ouvert à la discussion, il aurait été dommage de le bouder. La jeune femme chassa donc sa septa de ses pensées : la dernière phrase, lui avait fait plaisir et elle retrouva le sourire, en prenant à tâtons l’une des boissons qui avaient été servies.


« Qu’avons-nous si ce n’est notre famille ? Il serait bien triste que je me désintéresse du sort de Liana, même si… elle laissa échapper un petit soupir mi-tendre, mi-agacé, parfois elle use et abuse de ce lien. »

C’était le moins qu’on puisse dire. Vers qui Liana se tournait-elle lorsqu’elle voulait de l’aide pour rendre inaperçue une bêtise ? Eirlys ne lui passait pas tous ses caprices, loin de là, mais elle se montrait toujours plus tolérante que le reste de sa famille et la petite l’avait bien compris. Cette dernière fit d’ailleurs un grand sourire à Pryam, profitant que sa sœur ne puisse la voir, et rétorqua, dégoulinant d’innocence :

« Jamais, Eirlys. Je n’oserais pas, voyons. »

Son ainée haussa les épaules, ne s'y fiant pas une seule seconde, se doutant bien que la réponse était ironique. Elle aurait apprécié que Liana fasse preuve d'un peu plus de retenue face à un étranger, mais elle n'allait pas changer sa sœur du jour au lendemain et ne releva pas, se contentant de faire légèrement la moue. Pryam semblait avoir compris en peu de temps qu'au fond, si elles devaient souvent s'accrocher, elles s'aimaient beaucoup. A cette idée, elle reprit finalement :


" Pardonnez ma curiosité, mais êtes-vous d'une maison du Val ? Je me demandais... enfin, si vous même aviez une fratrie... "

Elle se tut, gênée, et se mordit la lèvre, se disant qu'elle avait parlé un peu trop vite et de façon quelque peu confuse. Faire subir un interrogatoire à un invité n'était pas vraiment très poli. Mais comme elle venait de l'avouer, elle était quelque peu curieuse, et, contrairement à Liana, elle savait écouter les réponses qui l'intéressaient. Sauf qu'elle se reprit aussitôt, s'excusant :

" Vous n'êtes pas obligé de répondre, bien-sûr, cela ne me regarde pas. "

Encore une fois, elle avait parlé trop vite, sans doute mise en confiance par cette façon qu'il avait de s'exprimer franchement, ce qui arrivait trop peu souvent à son goût. Elle s'étonnait juste qu'il soit aussi sensible aux rapports qu'il y avait entre sa sœur et elle. Du moins, c'était l'impression qu'elle avait ne se basant uniquement sur le son de sa voix et ses intonations, ce qui en révélait souvent plus que les gens ne le pensaient. Buvant une gorgée de sa boisson pour se donner contenance, elle ne dit plus rien, lui laissant le loisir, s'il le souhaitait, de détourner la conversation.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Jeu 2 Juin 2011 - 18:35

     Visiblement les paroles de Pryam ne plaisaient pas particulièrement à la plus jeune des deux lady, mais ce dernier ne réagit pas au regard lourd de reproche qu'elle lui offrit, après tout, sa sœur avait totalement raison, elle ne pouvait pas se permettre de se promener de la sorte sans personne pour l'accompagner. Il y avait bien longtemps que lui-même avait été à sa place pour aller se promener dans les environs de la demeure familiale, les Quatre Doigts n'étaient pas très fréquentés à l'époque. À part quelques chèvres ou mulets sauvages, il n'avait pas grand-chose à craindre, les temps changeaient malheureusement et la dizaine d'années qui était passée rendait ses habitudes infaisables à cette époque. Lady Eirlys sourit suite aux excuses du chevalier qui fut sincèrement rassuré de constater qu'elle n'avait point été offensée par ses dires, les paroles qu'elle prononça abondèrent dans ce sens et achevèrent de l'apaiser. Finalement, la jeune dame le qualifia d'idéaliste, c'était le moins qu'on puisse dire, un peu comme tous les chevaliers de son époque, Pryam était un utopiste qui pensait que tout était possible, les femmes avaient une autre vision des choses qui leur permettait généralement de mieux comprendre certains aspects de la vie qui échappaient aux hommes. Le simple fait que la jeune dame souligne la dangerosité des montagnes pour une femme le prouvait.

     Pendant quelques secondes la jeune dame fut interrompue alors qu'un serviteur pénétra dans la pièce afin de leur porter de quoi se désaltérer, une bien bonne idée pour combattre la chaleur qu'il faisait. Pryam pensa avoir gênée lady Eirlys alors qu'elle baissa son visage comme pour le dissimuler avant de lui répondre qu'elle aurait apprécié de pouvoir approuver ce qu'il disait, mais son ton montrait clairement qu'elle n'y croyait pas. Le chevalier errant avait croisé bon nombre de femmes jusqu'à ce jour, la plupart étaient très effacées et juste bonnes à approuver ce que leur époux ou leur père disait, c'était donc plaisant de constater que la jeune dame qui lui faisait face n'avait point peur de la vérité ou même de répondre pour mettre les choses au clair. C'était une marque de caractère, il y avait tellement d'infinie possibilités pour démontrer que l'on était capables de se défendre, Pryam était persuadé qu'elle devait bien admettre posséder un caractère digne de ce nom. Il ne répondit toutefois pas, comprenant bien que c'était sujet à une certaine gêne chez la jeune femme, il ne tenait pas à l'importuner davantage sur ce point. La demoiselle répondit toutefois à ce qu'il avait avancé au sujet de son comportement vis-à-vis de sa cadette et elle déclara que même si c'était quelque chose qu'elle faisait avec plaisir, la concernée en profitait souvent. C'était le principe des enfants n'est-ce pas ? Même si la jeune fille devait entrer dans l'âge où elle serait bonne à marier comme le disait les nobles, elle avait encore le luxe de profiter de ce que la jeunesse lui accordait comme privilège. Peut-être qu'elle agirait de la sorte avec son futur promis, l'expression qu'elle offrit au chevalier accompagné d'une petite excuse le laissait aisément imaginer ce comportement.

     Pryam ne se voyait pas intervenir dans la discussion des jeunes dames, bien que ça l'amusait légèrement, puis finalement, lady Eirlys reprit la parole pour lui s'excuser d'avance de sa curiosité avant de lui demander s'il était natif du Val, avant d'arriver dans le vif du sujet pour lui demander s'il avait aussi des frères ou des sœurs. Il n'eut guère le temps de répondre que la demoiselle manifesta déjà des signes de gêne avant de reprendre aussitôt pour s'excuser en lui laissant la possibilité d'éluder la question qu'elle venait de poser. Bien qu'il fut tenté de le faire, n'aimait pas particulièrement aborder ce sujet, il ne se voyait pas lui manquer de sincérité alors qu'elle faisait preuve de franchise à son égard depuis le début de leur conversation. Pryam mettait pourtant un point d'honneur à ne jamais aborder ce sujet, il fallait croire que l'expression gênée de la lady était aussi convaincante que l'expression suppliante de sa cadette. Il imita inconsciemment la jeune femme en entamant le verre qui lui avait été servis avant de lui répondre en toute franchise.

     ▬ Ne soyez point gênée ma dame, j'ai fait preuve de suffisamment de curiosité pour que vous puissiez faire de même, ce n'est que juste partage. Il la rassurait comme il pouvait, n'ayant nullement envie d'être responsable de sa gêne. Je suis natif du val en effet, mais d'une maison de chevalier et non de lord. Il tenait à mettre les choses au clair, il n'était qu'un simple roturier et non le fils héritier d'un lord, ce n'était qu'un détail mais qui avait toutefois son importance. J'ai en effet des frères et sœurs, mais je n'ai plus eu l'occasion de revoir depuis plus d'une dizaine d'années et je ne crois pas que nous ayons jamais partagé la même relation que vous semblez avoir avec votre sœur ma dame. »

     Excepté avec sa sœur peut-être, mais il avait simplement joué le rôle du frère aîné et protecteur qu'il se devait d'avoir, avec ses deux frères cadets ça n'avait toujours été que profonde hostilité entre eux, ils ne s'étaient jamais considérés comme étant des frères, mais simplement des personnes vivant sous le même toit et encore. C'était un sujet plutôt délicat et après avoir manifesté toute la sincérité qu'il pouvait lui accorder, à la jeune lady, il en profita pour enchaîner sur un sujet qui ne risquait pas de le mettre en mauvaise position. Peut-être était-ce un manque de courage, mais Pryam ne tenait pas à ce que la lady déduise qu'il était un simple chevalier errant, on ne savait jamais quel était l'avis de ses interlocuteurs à ce sujet avant d'aborder ce point.

     ▬ Avez-vous déjà eu l'occasion d'accompagner votre sœur lors de ses sorties ? J'ai crus constater que les alentours de Forchant sont cernés par les montagnes de la lune et quelques bras de rivière, j'imagine que ça ne doit nullement être aisé de se promener dans les environs. Je présume que c'est certainement ce qui pousse vos parents à tenter de réfréner les escapades de votre sœur. »

     Oh, il avait bien constaté que lady Eirlys était atteinte de cécité, mais cela ne devait certainement pas l'empêcher de se débrouiller pour faire ce qu'elle souhaitait. Une femme de caractère trouvait toujours la possibilité de se débrouiller, Pryam était persuadé que cette infirmité n'en était pas une à ses yeux, bien qu'elle risquait de croire qu'il se moquait d'elle en lui demandant cela. Le ton qu'il avait employé affichait tout de même très clairement le fait qu'il ne doutait pas qu'elle puisse le faire. Plus grand-chose ne l'étonnait désormais.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 5 Juin 2011 - 12:42

Pryam pouvait lui assurer qu'il n'y avait pas de quoi être gênée, il n'en demeurait pas moins qu'Eirlys entendait dans son intonation qu'il répondait à contre cœur. Voilà un sujet qu'elle aurait mieux fait d'éviter d'aborder. Mais comme toujours, si elle faisait preuve de modération dans ses propos dans un premier temps, il fallait tôt ou tard qu'elle se laisse emporter par... comment disait le chevalier ? Son caractère. Ce caractère qui faisait que quoi qu'elle fasse, elle finissait par dire ce qu'elle pensait sans détour comme un instant plus tôt, ou pire, qu'elle se mettait à poser des questions embarrassantes. Si cet homme semblait avoir apprécié de voir qu'elle tenait une discussion sans s'effacer, ce n'était tout de même pas une raison pour en profiter. Ce qui ressemblait à un compliment, aussi étrange que cela puisse lui paraitre, lui avait peut-être fait plaisir, mais, comme pour Liana, elle ne pouvait malheureusement pas lui donner tout à fait raison. Certes, il avait été un peu curieux, mais ce n'était pas pour autant qu'elle pouvait se permettre de s'immiscer dans sa vie ainsi. Enfin, il était un peu tard pour reculer. Si elle avait pu voir son expression avant qu'il ne reprenne la parole, elle aurait davantage fait en sorte qu'il ne se sente pas forcé de répondre. Mais à présent, il était lancé, Liana n'ayant pas pensé à lui indiquer discrètement qu'elle s'aventurait en terrain glissant. Quoique, la petite ne s'en était peut-être pas même aperçu, souvent trop curieuse elle-même pour se préoccuper des réticences de son interlocuteur.

Lorsqu'il avoua finalement être né dans une maison de chevaliers, Eirlys haussa légèrement les sourcils. Non pas pour marquer un quelconque dédain, mais plutôt légèrement impressionnée. Si nombre de nobles prenaient les roturiers de haut, voir estimaient qu'ils n'avaient pas leur place en tant que chevalier, elle pensait pour sa part que faire ce choix quand on n'était pas né dans la noblesse était plutôt marque de courage. Elle nota toutefois qu'il se gardait bien de donner un nom de famille et elle se demanda pourquoi, jusqu'à ce qu'il poursuive sa réponse. Ainsi, il semblait avoir plus ou moins coupé tout lien avec sa fratrie. Imaginer qu'elle puisse en faire autant était inconcevable. Elle tenait beaucoup trop à ses frère et sœurs et, même si elle devait se retrouver mariée un jour à l'autre bout du pays, elle osait espérer qu'ils pourraient garder contact.


" Je suis désolée, " répondit-elle simplement, peinée.

C'était sincère. Comme elle le lui avait dit un peu plus tôt, la famille comptait beaucoup à ses yeux et elle ne pouvait que plaindre ceux qui n'avaient pas sa chance. Bien-sûr, elle était loin de s'entendre parfaitement avec Liana qui avait le don de l'agacer et elle n'était pas très proche de son frère ainé, mais malgré tout elle se sentait fortement liée à eux.

Eirlys se doutait qu'il ne s’appesantirait pas sur ce point plus longtemps et elle accueillit le changement de sujet de bonne grâce. Au moins envisageait-il qu'elle puisse sortir, ne la considérant pas comme un objet incapable de se déplacer de part sa cécité. Enfin quelqu'un qui était capable, sans même la connaitre, de comprendre qu'elle était capable de vivre normalement !


" En effet, il m'arrive souvent de sortir me promener, à pied ou à cheval, mais c'est plus souvent pour accompagner notre autre sœur que Liana. Je suis contrainte la plupart du temps de me limiter aux chemins que je connais. "

Une perspective qui ne lui plaisait pas beaucoup à en juger par son expression. Ne pas oser s'éloigner seule, devoir toujours se faire accompagner et commencer à s'inquiéter dès qu'elle quittait des lieux connus ne lui plaisait pas. Mais il avait bien fallu qu'elle s'y fasse. Si elle avait dû s'égarer elle n'avait aucune chance de retrouver son chemin sans aide. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle consentait à rester cloitrée chez elle.

" Mais j'apprécie ce genre de sortie. Il y a certains endroits tout à fait praticables lorsque l'on connait les environs. Par exemple, on peut longer la rivière à cheval un long moment et il y a des sentiers un peu plus escarpés accessibles à pied si tant est que l'on pense à porter de bonnes chaussures. "


C'était un sujet qui l'intéressait à n'en pas douter, vu la façon dont elle en parlait. Avec un bon guide de confiance, elle serait bien allée au bout du monde. Pourtant, elle se calma un peu en poursuivant :

" Mais effectivement, il y a de nombreux endroits moins accessibles, voir dangereux et c'est ce qui semble attirer Liana... Il y a à mon sens bien assez de chemins pour s'évader, mais il semblerait que ma sœur aime se lancer des défis plus ou moins raisonnables. "

Cette dernière haussa les épaules, l'air bravache :

" A quoi bon marcher pour marcher, hein ? C'est ennuyant ! "

Le refrain habituel qui expliquait que la jeune fille parte toute seule de son côté pour grimper et crapahuter partout. Ce fut au tour d'Eirlys de hausser les épaules, accentuant un instant la ressemblance entre les deux sœurs.

" Parce que tu ne prends pas le temps d'écouter. "


Liana s'agitait, grimpait toujours plus haut, allait toujours plus loin, mais si elle lui demandait à son retour ce qu'elle avait vu ou entendu, la petite était incapable de tirer quoi que ce soit de ses escapades. Des rochers étaient des rochers et des arbres des arbres. Ce qu'elle aimait, c'était aller plus loin, pour le plaisir de la performance, lorsque son ainée se contentait de ce qui lui était accessible mais tentait d'en appréhender tous les aspects. En cela, elles avaient bien du mal à se comprendre.

" Aimez-vous la nature, ser ?
reprit la jeune femme à l'adresse de Pryam. Comprenez-vous ce que j'entends par écouter ? Se demander quels animaux l'on côtoie, ou plus simplement quelles plantes on croise, prendre le temps de ressentir le vent, de sentir les parfums des sous bois... "

Elle parlait calmement, mais son intonation ne pouvait cacher une certaine passion. Là où sa sœur mettait tout son cœur à dépasser ses limites, Eirlys semblait essayer de profiter autant que possible de ce qu'elle avait à portée. Elle aimait ces promenades, depuis toujours et n'était pas prête à s'en passer.


" J'avoue que j'apprécierai parfois d'aller plus loin... mais il y a déjà beaucoup à faire dans les environs. "


" Elle classe les plantes, ensuite ! " coupa Liana en ouvrant de grands yeux comme si c'était l'idée la plus aberrante que l'on puisse avoir.

De fait, pour elle, c'était vraiment un passe temps incongru. Pour autant qu'elle s'en souvienne, son ainée ne se rappelait pas l'avoir vue assise à une table à réfléchir à quoi que ce soit. Leur septa manquait devenir folle à lui répéter de rester en place pour apprendre ses leçons mais c'était une bataille sans cesse renouvelée et toujours perdue d'avance.


" Voyagez-vous beaucoup, ser ? " demanda finalement Eirlys, ignorant l'interruption.

Il avait bien dit être originaire du Val, mais étant donné qu'il semblait ne pas être familier des environs de Forchant, elle en déduisait aisément qu'il voyageait au moins au sein du Val. Avec un peu de chance, il était même allé plus loin... Elle ne le lui demanderait pas explicitement, cependant, ayant l'impression qu'il ne souhaitait pas dire d'où il venait précisément. Mais la façon dont elle avait posé la question laissait entendre qu'une réponse positive lui aurait bien plu. Combien de fois avait-elle supplié son père de la laisser organiser un voyage à travers le monde ? En pure perte. Ses grands rêves de visiter la forteresse de Vieilleville étaient restés vains. Alors quand elle avait l'occasion d'en apprendre plus sur ce qui se trouvait derrière ses montagnes, elle ne la laissait pas filer.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Lun 6 Juin 2011 - 15:06

     La jeune dame avait l'air sincèrement peinée, le chevalier ne comprenait pas particulièrement pour quelle raison elle réagissait de la sorte, après tout elle n'était en rien responsable et Pryam n'avait nullement demandé qu'elle manifeste une empathie quelconque à son égard. C'était toutefois agréable de constater qu'il y avait encore des dames capables de pouvoir se comporter aussi bien avec les gens « du peuple » qu'avec les autres nobles, car il ne faisait aucun doute que la jeune noble avait parfaitement compris que le fait d'être né dans une famille de chevaliers, découlait sur une appartenance à la classe des roturiers. Il n'y répondit rien toutefois, l'entendant reprendre la parole afin d'approuver le fait qu'il lui arrivait en effet de profiter des environs pour sortir, le plus souvent afin d'accompagner sa jeune sœur. C'était tout à son honneur, il était vrai que les choses habituelles de la vie devaient être grandement compliquées lorsqu'on était touché par une infirmité quelconque et bien que lady Eirlys semblait s'en tirer aussi bien qu'une personne dotée d'une vue parfaite, il aurait été sot de nier cette évidence. Pryam n'était pas pour refuser de voir l'évident, mais simplement de ne pas considérer quelqu'un comme handicapé avant de l'avoir vu à l'œuvre. Pour le moment elle semblait s'en tirer aussi bien que n'importe qui.

     En tous les cas, ce qu'elle semblait regretter était un peu le lot de tout le monde, il était rare que les chevaliers ou les nobles s'aventurent dans des contrées qu'ils ne connaissaient pas, Eirlys ne parcouraient pas les routes qu'elle ne connaissait pas, un équivalent à moindre échelle tout simplement. La manière dont la jeune dame parlait des environs le laissait penser qu'elle affectionnait beaucoup les promenades qu'elle y faisait, c'était une bonne chose, Pryam ne pouvait pas se représenter la vie d'une jeune femme de noble naissance, mais il imaginait aisément que ça ne devait pas être aussi palpitant que la vie d'un chevalier, pas tous les jours du moins. Pouvoir s'occuper l'esprit devait être une priorité, surtout dans une région comme le Val où seules les montagnes et les brebis faisaient office de voisins. Un bref échange entre les deux jeunes lady se déroula de nouveau, marquant leur ressemblance qui était déjà remarquable de prime abord, visiblement la jeune Liana ne semblait pas manquer une occasion de chercher à grappiller des encouragements ou des approbations. Au final, lady Eirlys en revint au chevalier avant de lui poser quelques questions sur la nature. Le natif du Val n'avait pas vraiment beaucoup d'avis sur la question, il l'appréciait, mais certainement pas autant que la demoiselle face à lui. Nouvel échange entre les deux sœurs avant que la plus âgée ne décide d'ignorer sa cadette pour le questionner sur ses voyages. Il ne lui fallut pas longtemps avant de répondre aux multiples interrogations de la jeune lady.

     ▬ Je voyage beaucoup en effet, le fait de ne pas avoir d'allégeance à une maison fait que je dois parcourir tout Westeros afin d'espérer trouver quelqu'un pour m'employer. »

     Il avouait à demi-mot être un chevalier errant, peut-être bien qu'elle n'apprécierait pas particulièrement cette révélation, mais d'un autre côté le fait qu'un chevalier se présente seul et sans écuyer devait l'orienter sur cette découverte bien avant qu'il n'aborde le sujet. C'était sans compter que ses quelques réponses précédents suffisaient à éclairer la lady sur le fait qu'il ne devait pas être habitué à fréquenter trop souvent des nobles, contrairement aux chevaliers protecteurs ou qui servaient de garde rapprochée pour un quelconque lord. C'était sans importance au final, si la jeune lady décidait de le juger, elle aurait pu le faire bien avant.

     ▬ Pour répondre à votre question précédente, je porte assez d'attention à la nature, mais certainement pas de manière aussi appuyée que vous. Je privilégie les chemins forestiers que les routes qui traversent les plaines désertent, mais je ne crois pas être capable de différencier une fleur d'une autre ou un oiseaux d'un autre. »

     On pouvait parfaitement apprécier quelque chose sans forcément éprouver le besoin – ou l'envie – de s'y connaître parfaitement. Pour tout dire, bien que le chevalier préférait dormir à la belle étoile afin de pouvoir profiter du ciel et des environs, il n'allait pas pour autant passer des journées à admirer les champs de fleur qui bordaient certaines demeures du Bief. Il préférait amplement employer son temps à son métier de chevalier, tout prenait le pas dessus, que ce soit ses loisirs, son plaisir personnel ou tout simplement l'envie de revoir un membre de sa famille. Il avait tout quitté pour devenir chevalier errant et ne comptait pas laisser passer d'autres choses de moindre importance devant. Une brève pause qui s'interrompit rapidement alors que le chevalier reprenait la parole d'un ton toujours aussi calme, à l'attention de la jeune lady, observant de temps en temps sa jeune sœur.

     ▬ Pour être sincère, mes autres occupations passent avant cela, mais j'imagine que ce doit être quelque chose d'agréable à faire, en général les gens ne portent que peu d'attention à la nature, sans compter que le cadre dans lequel vous vivez semble apporter beaucoup de possibilités à ce niveau. »

     Il était vrai que même si les clans des montagnes venaient gâcher un peu le tableau, le Val était tout de même une région unique en son genre, que Pryam ne pouvait s'empêcher d'apprécier toujours plus à chacune de ses visites – rares malheureusement – comme bon nombre de chevaliers. Il avait toutefois constaté l'intérêt que la jeune lady semblait avoir à l'égard des voyages, la question qu'elle lui avait posée ne semblait pas être glissée sans raison. Une jeune femme férue de voyages et de découvertes ? Il ne serait guère étonné, ce ne serait pas la première fois qu'il rencontrerait une dame habitée par l'envie de voyager tout du moins. Le fait d'être cantonnée à une demeure en attendant son mariage ne devait guère être palpitant. Pryam décida donc d'orienter la conversation sur ce point, lui permettant éventuellement de se renseigner davantage si elle désirait savoir quelque chose.

     ▬ En réalité, j'ai été amené à visiter à peu près toutes les régions de Westeros, excepté Dorne pour l'instant, mais malheureusement en général simplement pour accompagner un noble qui avait requis ma présence. Toutefois, je crois constater que vous semblez avoir un certain intérêt pour le voyage, avez-vous des destinations qui vous intéressent particulièrement ma dame ? »

     Ce n'était nullement une question indiscrète, après tout si la jeune femme ne désirait pas lui parler de ses envies de voyager, rien ne l'empêchait de lui dire clairement qu'elle ne tenait pas à partager ce détail avec un simple roturier ou un simple chevalier. Le ton que l'errant avait utilisé était toutefois destiné à lui faire comprendre que si elle souhaitait se renseigner davantage sur une région, il pourrait éventuellement l'éclairer. Elle avait fait preuve d'une grande amabilité à son égard jusqu'à présent, pour quelle raison ne se montrerait-il pas courtois ? Ce ne devait pas être simple d'être une fille de lord, des fois – même souvent - Pryam se sentait chanceux de ne pas être né dans une famille de nobles, pas d'obligation de mariage, pas de destinée toute tracée, au final les nobles avaient peut-être des avantages, mais tout autant de désavantages. Ne tenait pas à soliloquer pendant des heures sur le sujet, le jeune chevalier décida toutefois de l'encourager une dernière fois, suite à quoi, si elle ne désirait pas s'étendre sur le sujet, il lui serait facile de le congédier en lui faisant comprendre que sa présence n'était plus désirée.

     ▬ Je sais bien que les faits racontés ne sont pas aussi beaux que ceux que l'on voit ou que l'on peut ressentir, mais c'est toutefois une bonne manière d'envisager la chose. »

     D'un autre côté, elle ne pouvait pas voir et lui ne devait pas ressentir les choses de la même manière qu'elle, si jamais il lui disait quelque chose, est-ce qu'elle le verrait de la même manière que lui ? Ce n'était pas aussi sûr que cela.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Jeu 9 Juin 2011 - 19:45

Lorsque Pryam avoua n'être rattaché à aucune maison, la jeune femme sursauta légèrement, comme si l’évidence venait de la frapper. Il fallait avouer qu’il y avait de quoi s’en douter, étant donné les réponses qu’il avait faites jusqu’à présent, mais elle ne fit le lien qu’à cet instant, s'exclamant spontanément :

" Oh vous êtes donc chevalier errant ! "


Aucune critique dans ses propos, au contraire, mais à nouveau elle s'empourpra en se rendant compte qu'il n'avait peut-être pas envie qu'on lui lance cela au visage. Surtout qu'elle se rendait compte à présent qu'il avait plus ou moins éludé la question jusque là. Pas étonnant, quand on songeait que le choix qu'il avait fait était bien souvent mal vu. Les gens étaient prompts à juger leur prochain, elle le savait. Alors, si en plus il était roturier, il n’y avait pas de quoi s’étonner qu’il ait commencé par éviter de trop en dire. Et elle, comme souvent, elle avait été bien trop bavarde à tel point qu’elle avait fini par le pousser à dire ce qu’il aurait sans aucun doute préféré taire. Elle avait beau jeu de reprocher à Liana sa légèreté quand elle-même était incapable de tenir sa langue ! Aussi, encore une fois, elle se sentit rougir en s’apercevant qu'elle avait été maladroite et reprit un air d'excuse :

" Je veux dire... cela doit être passionnant de voyager ainsi pour défendre les gens ! De ne pas rester sans cesse au même endroit à voir les mêmes choses. "

Il pouvait au moins se rassurer, ses derniers mots ayant été dits avec un enthousiasme certes maitrisé, mais bien sincère. Elle ne serait pas de ceux qui le mépriseraient pour cela. Apparemment, Liana partageait son avis car elle le dévisagea avec un air d'émerveillement. C'était peut-être une réaction exagérée et un brin enfantine, mais quand on passait sa vie à se dire que voyager de l'autre côté des montagnes était un rêve, la notion de chevalier errant devenait un peu magique. Et si en plus les gens avaient tendance à les décrier, cela ajoutait un petit côté d'autant plus intéressant. Bref, si Liana exprimait tout ça avec un grand sourire béat, Eirlys montrait plus de retenue mais n'en pensait pas moins. Qui disait chevalier errant disait grandes épopées et chevauchées merveilleuses avec ce qu’il fallait de dragons et de licornes pour couronner le tout. S’apercevant que débiter ce genre d’ânerie devant leur visiteur serait sans doute ridicule, la jeune femme ne dit rien, cependant, ne voulant pas passer pour écervelée. En tous cas, elle trouvait amusant de voir qu’à mesure qu’elle en apprenait davantage sur lui, elle se forgeait une image qui évoluait peu à peu. Si Liana ne lui disait rien après son départ, sans doute ne saurait-elle jamais à quoi il ressemblait réellement. Peu importait, en vérité, elle n’avait pas besoin de cela pour discuter.


Puis comme elle supposa qu’il ne souhaitait sans doute pas s’étendre sur sa profession, Eirlys revint donc au sujet de ses promenade qui l’intéressait tout autant.

"Oh, il est possible d'apprécier la nature sans en connaitre les noms savants, sans aucun doute, " convint-elle finalement.

Elle-même avait mis du temps avant d’avoir l’occasion d’apprendre ce qu’elle souhaitait et plus encore pour retenir ce que son maitre tentait de lui inculquer. Mais elle avait besoin de pouvoir mettre un nom sur ce qu’elle rencontrait. A présent, elle s’était donné pour objectif d’en connaitre également les propriétés et commençait à se rassembler une petite pharmacopée. Beaucoup de temps passé sur des herbiers, un passe-temps qui paraissait absurde à Liana, même si elle acceptait parfois de ramener quelques simples de ses expéditions pour y contribuer. La remarque sur le cadre que lui procurait les montagnes tira un sourire entendu à Eirlys.

" En effet, nous avons de la chance ici. La forêt, la montagne, la rivière... ces lieux sont riches pour qui prend le temps de les découvrir. "

Il était vrai que d'un côté elle aurait aimé aller voir ailleurs ce qu'il en était, mais elle savait qu'en un sens elle n'avait pas à se plaindre de l'endroit où elle était née. On disait que certaines ville côtoyaient des déserts arides ou que dans le nord la neige était constamment omniprésente. Elle était avide de ces récits et aurait donné cher pour ne pas se contenter de on-dit. Mais si elle aurait souhaité aller vérifier cela par elle-même, elle doutait avoir envie d'y vivre à long terme. Après tout, elle considérait le Val comme étant un petit paradis qu’elle ne souhaitait pas quitter, d’autant plus que, comme elle l’avait dit, sa famille s’y trouvait et elle en était proche.

La question suivante lui fit hocher la tête avec entrain et il ne lui fallut guère de temps pour savoir ce qu'elle aimerait visiter, la réponse ayant été trouvée depuis longtemps.


" Je souhaiterais descendre dans le Bief, plus particulièrement à Villevieille, il parait que sa forteresse recèle toutes les connaissances possibles et imaginables ! "


Autant dire qu'elle se faisait violence pour ne pas enchainer sur quantité de questions sur le sujet, se forçant à attendre qu'il lui dise déjà s'il connaissait cet endroit et, si c’était le cas, s’il acceptait de lui en parler un peu.


" Cela fait bien longtemps que je souhaite m’y rendre, mais…
Elle choisit ses mots, n’étant pas censée se permette de critiquer les choix de son père à son égard, c’est loin, il faudrait des jours de voyage. "

Mais elle ne perdait pas espoir : un jour ou l’autre, elle se débrouillerait pour y mettre les pieds et aller voir de quoi il retournait par elle-même. La distance ne lui faisait pas peur : elle préparerait bien le trajet et mettrait le temps qu’il faudrait. Cela faisait déjà des années qu’elle y pensait, elle avait même planifié le trajet avec sa meilleure amie et commencé à en parler à son père. Si la réponse était toujours négative, elle ne désespérait pas d’avoir un jour les arguments pour retourner la situation.

" Mais je trouverai le moyen de m’y rendre, dans quelques années peut-être. "

En tous cas, elle avait l’air décidée, même si elle savait que durant ce laps de temps il y avait toutes les chances pour qu’elle soit mariée et qu’alors il faudrait tout recommencer pour obtenir la permission de voyager. Hors de question de se décourager pour autant et elle se prenait parfois à rêver qu’on la destinerait à un seigneur du Bief afin de simplifier le trajet. Il fallait bien être optimiste dans la vie !

" Connaissez-vous la citadelle des mestres, ser ? " demanda-t-elle finalement en reprenant une gorgée de sa tasse.

Qu'il soit chevalier errant et roturier ne l'ennuyait pas, manifestement, et elle ne pensait pas à interrompre la conversation. Même Liana paraissait avoir décidé de cesser de courir partout, même si le sujet de la citadelle ne la passionnait pas en lui-même. Sans doute devait-elle réfléchir à ses propres questions.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Dim 12 Juin 2011 - 13:44

     Lorsque la jeune dame sursauta en déclarant de but en blanc qu'il était un chevalier errant, le concerné se demanda quelques secondes si c'était un reproche ou non, avant de saisir le ton avec lequel elle avait prononcé ces quelques mots. Non, ce n'était qu'une simple constatation, il ne lui avait point formulé les choses de manière aussi crue et aussi franche, c'était sa faute à lui si la jeune femme n'avait pas saisis ce détail subtile plus tôt dans leur conversation. D'un autre côté, il n'était pas du genre à annoncer cela à tout le monde, même si c'était clairement visible en général, Pryam préférait ne pas aborder le sujet, certaines fois le fait de converser avec un chevalier errant mettait ses interlocuteurs dans l'embarras. Le jeune homme était suffisamment expérimenté à ce jour pour savoir que s'il passait ce léger détail sous silence, cela facilitait la vie à tout le monde. Si les nobles qui l'employaient ne désiraient pas s'empêtrer dans des détails aussi futiles, il ne disait rien bien que tout le monde le savait, une sorte de secret de polichinelle bien que ça n'avait pas de réel intérêt en y regardant de plus près. Il ne releva pas ce sursaut de compréhension, Pryam avait choisi de devenir ce qu'il était aujourd'hui et n'allait donc pas se froisser qu'on lui envoie la vérité en plein visage. La voix de la jeune dame montra clairement qu'il ne s'était pas trompé, elle avait réagi que le coup et sans chercher à mal, visiblement elle s'était troublée toute seule en constatant qu'elle risquait de le vexer avec ces simples mots. Seulement l'errant n'avait nullement le luxe de s'offrir le loisir de se sentir froissé, il était roturier et errant de surcroit, pas réellement le genre de personne qu'on cherchait à mettre de son côté, se montrer facilement irritable ne lui apporterait rien de bon.

     Le regard de la cadette suffit à lui montrer qu'elle avait une bonne estime de lui simplement parce qu'il pouvait aller où il le souhaitait, seulement Pryam doutait qu'elle conserve cette manière de penser pour les temps à venir. À n'en pas douter son futur époux allait lui enseigner à repousser ce genre de métiers très rapidement. Avec tact, la demoiselle réorienta la conversation sur la nature en répondant de manière toujours aussi réfléchie, ce qui pouvait clairement qu'elle n'était pas impulsive et irréfléchie comme beaucoup de jeunes dames qui cherchaient à prouver leur indépendance de manière trop excessive. Puis arriva sa réponse au sujet des voyages qu'elle souhaiterait faire, parlant du Bief qui était en quelques sortes le berceau de la chevalerie, du moins d'une manière dont on en parlait dans les récits que l'on comptaient aux jeunes filles en fleur. Visiblement la jeune dame n'avait que très rarement l'occasion de sortir de son château dans les montagnes, ce n'était que le lot de toutes les femmes qui n'avaient pas encore trouvé d'époux malheureusement, il y avait fort à parier qu'elle aurait l'occasion de s'y rendre si elle trouvait un mari assez aimable pour accepter de l'y conduire. Lorsqu'elle aborda le sujet de la citadelle des mestres, Pryam s'accorda quelques instants de réflexion avant de hocher la tête d'un air léger – bien que ça ne servait pas réellement pour le coup – avant de répondre de vive voix.

     ▬ Oui je la connais, de nom comme tout le monde et il m'a été donné de l'apercevoir de loin. Ce n'est pas réellement le genre de lieux que les chevaliers errants fréquentent habituellement, je crains donc de ne pas pouvoir vous en dire plus que ce que vous ne devez déjà savoir. »

     Lorsqu'on était considéré comme un homme d'armes, autant dire que ce genre d'endroit n'était plus vraiment ce que l'on fréquentait souvent. Pryam était plus souvent amené à passer du temps dans les tavernes et les auberges du Bief à la recherche d'un quelconque contrat, qu'à observer la citadelle des mestres de lin. Ces hommes étaient plus souvent dirigés vers la noblesse, il était assez rare qu'ils prennent la peine de discuter avec de simples chevaliers, sauf lorsque c'était des personnes issues de famille au nom très populaire. La jeune Eirlys avait beaucoup plus de chances de voir cette citadelle de près que son interlocuteur, enfin voir, tout était relatif, elle ressentirait les choses autrement. Le natif du Val n'avait jamais côtoyé de mestre, sa maison était une simple demeure de chevaliers bien que sa mère était noble, les mestres ne séjournaient que dans des demeures où il y avait des nobles à éduquer. Pour ce qui était du Bief par contre, c'était une autre affaire, même si cela ne faisait pas partie des régions qu'il fréquentait souvent, Pryam y avait déjà mis les pieds à plusieurs reprises, sans y passer trop de temps pour autant.

     ▬ En ce qui concerne le Bief par contre, j'y ai déjà été plusieurs fois, mais très rarement à Villevieille malheureusement, plus dans de petits bourgs environnant. C'est toutefois un endroit impressionnant, avez-vous déjà été à Port-Réal ma dame ? C'est très ressemblant, bien que ce ne soit que la seconde cité la plus grande, l'idée y est. »

     Certainement que la belle ne devait pas voir les choses de la même manière que lui, Pryam n'aimait pas particulièrement Port-Réal en raison de la promiscuité de la richesse et de la pauvreté qui donnait trop souvent des éclats, il privilégiait souvent les petits villages aux alentours, ce qui lui valait d'ailleurs les railleries de quelques chevaliers qu'il avait rencontrés à des nombreuses reprises. Le fait d'être privée de la vue permettait peut-être à lady Eirlys de ressentir tout cela différemment allez savoir, quoi qu'il en soit le chevalier n'était pas du genre à chercher la foule. Il y en avait suffisamment sur les champs de bataille, la tranquillité était préférable, comme dans les montagnes du Val par exemple. La discussion sur le Bief était lancée, il pouvait bien se permettre de lui poser quelques questions à ce sujet après tout non ? De toute manière, si la jeune femme était vexée par l'une de ses paroles, elle pourrait le lui faire comprendre et il se tairait aussitôt.

     ▬ Qu'est-ce qui vous attire le plus dans le Bief ma dame ? Il est vrai que cette région est extrêmement différente du Val, mais j'imagine qu'il doit bien y avoir une chose particulière qui vous donne envie d'aller là-bas ? »

     Il y avait plusieurs possibilités, que ce soit simplement les chevaliers des récits, le fait que c'était un endroit beaucoup plus « paisible » que les autres territoires, tout un tas de choses qui pouvaient permettre de s'y intéresser en somme. Est-ce que la jeune dame était du genre à apprécier de côtoyer les chevaliers dont on lui parlait certainement depuis des années ? Pryam n'y croyait pas réellement, si les demoiselles admiratives devant cette classe n'étaient pas rares, il considérait toutefois qu'elle avait l'air beaucoup trop sensée pour pouvoir s'attarder sur des choses aussi futiles. Lady Eirlys semblait être une femme intelligente et qui connaissait sa position ainsi que ses responsabilités. Le simple fait qu'elle cherche à surveiller sa cadette montrait clairement le fait qu'elle n'allait pas tomber en pâmoison devant une épée blanche de passage à Villevieille. Peut-être se montrait-il trop curieux en lui posant ses questions, mais après tout elle avait visiblement envie de parler du Bief, bien que Pryam ne pouvait pas se permettre le luxe de passer trop de temps ici, s'il pouvait lui rendre service en lui distillant quelques informations, c'était le moins qu'il puisse faire. Quelques secondes passèrent alors qu'il passa son regard céruléen du minois de la jeune fille à celui de son aîné, le blond conclut son intervention.

     ▬ Que ma dame se rassure, le Bief ne changera pas énormément d'ici que vous puissiez vous y rendre. J'y ai mis les pieds la première fois alors que je devais avoir votre âge et lors de ma très récente visite il n'avait guère changé. Vous n'êtes pas pressée par le temps, je suis persuadé que plus vous patienterez, plus le plaisir de vous y rendre sera présent. »

     Un peu comme lorsque l'on convoitait quelque chose depuis longtemps mais qu'on ne pouvait l'avoir, le plaisir d'enfin l'obtenir après plusieurs mois ou années d'attente était encore plus grand. Après il fallait s'armer de patience, mais la patience forgeait le caractère. Toujours voir les choses du bon côté, ça ne faisait jamais de mal.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Dim 19 Juin 2011 - 12:55

Si Eirlys craignait d’ennuyer le chevalier avec ses questions, elle ne pouvait pas s’empêcher de les poser à partir du moment où il l’avait invitée à le faire. En l’absence de nouveaux mestres à Forchant, elle se documentait comme elle le pouvait, si on lui en laissait la possibilité. Si elle ne saisit pas le hochement de tête, les premiers mots de Pryam la firent sourire, avant qu’elle n’affiche un petit air déçu lorsqu’il avoua n’avoir vu la forteresse que de loin. Elle se reprit pourtant assez vite, ne voulant pas lui montrer qu’elle avait eu de faux espoirs. Mais au fond, elle aurait dû s’en douter, les chevalier n’étaient pas censés passer des heures enfermés à consulter des livres. En même temps, on lui avait aussi toujours dit qu’elle cherchait à rassembler trop de connaissances pour une demoiselle et elle ne s’en était jamais formalisé, continuant à faire comme bon lui semblait. Pryam aurait très bien pu faire comme elle. Dommage, ce n'était manifestement pas le cas.

Comme il élargissait la conversation au Bief et faisait la comparaison entre Villevieille et Port-Réal, la jeune femme hocha la tête :


" Je m'y suis rendue une fois, il y a quelques années… je me souviens de la foule, du bruit et des odeurs, c'était assez impressionnant. J’avoue préférer de loin les endroits plus calmes où il n’y a pas tant d’agitation. "


La raison en était simple : les villes, en particulier inconnues, l’effrayaient. Elle craignait plus que tout de s’y perdre. Il était difficile de s’y repérer lorsqu’on n’y voyait goutte et les gens étaient trop pressés pour prendre garde. Elle se souvenait surtout avoir été bousculée et s’être sentie complètement perdue. Et pourtant, elle n’avait pas quitté ses proches qui l’accompagnaient. Bien-sûr tout lieu nouveau la désorientait mais, au moins, dans les endroits plus calme, il était aisé de localiser les sons car ils étaient moins nombreux. A Port-Réal, le brouhaha continu lui avait tourné la tête, elle s’était sentie toute petite au milieu de la foule et elle avait détesté ce sentiment d'oppression et ce manque de sécurité.

A vrai dire, c’était, outre l’opposition de ses parents, la raison qui l’avait empêchée de voyager jusqu’à présent : l’inconnu l’attirait, certes, mais l’effrayait tout autant. Si elle voulait pouvoir partir, il lui fallait des personnes de confiance sur lesquelles compter. Or, ses sœurs étaient censées rester cloitrée comme elle, de même que sa meilleure amie. Ses parents se sentaient à présent trop âgés pour se permettre encore des déplacements inutiles. Son frère, peut-être, pourrait un jour l’emmener dans un de ses voyages, mais il ne paraissait guère attiré par les chemins. En somme, elle commençait à se dire que son salut viendrait peut-être avec un mari adepte des voyages s'il consentait à l'emmener avec lui. Sauf que pour ce qu'elle en savait, les partis envisagés par son père n'avaient rien à voir avec ses aspirations.

Loin d’être gênée par ces questions qui ne lui paraissaient pas du tout indiscrètes, elle reprit avec enthousiasme :


« Outre les paysages qui changent, parait-il, et que j’aimerais découvrir, c’est le savoir renfermé dans la forteresse qui m’intéresse. On raconte que les mestres y sont fort nombreux, savent tout ce qu’il est possible d’enseigner et cherchent encore à élucider les mystères qui nous échappent. »


Il y avait beaucoup de passion dans ses mots. Elle avait déjà rencontré un mestre qui lui avait expliqué qu’il y avait une bibliothèque immense avec des dizaines et des dizaines de livres. Lorsqu’elle l’avait interrogé sur divers sujets il avait toujours su l'éclairer et lorsque ce n'était pas le cas, il avait répondu que certains ouvrages traitaient forcément de ces thèmes. Autant dire qu’à force, c’était un lieu qui lui paraissait merveilleux et digne des légendes et qu’elle rêvait plus que tout au monde de découvrir.

Mais comme Pryam lui avait dit ne rien savoir de plus à ce sujet et qu'elle ne voulait pas l'ennuyer, elle reprit plus calmement :


« Autrement, on raconte que le Bief est un bel endroit, qu’il y a là-bas des milliers de fleurs et que l’air embaume. Cela suffit à me donner envie d’y aller. Il parait aussi qu’il y a là-bas de grands chevaliers qui sont passés maître dans cet art. Enfin, elle eut un petit sourire contrit, ne voulant pas qu’il interprète mal ses paroles et se vexe, c’est ce qu’on raconte, je ne doute pas qu’il y a d’autres chevaliers dignes de ce nom ailleurs. »

Il était vrai que la chevalerie l'enthousiasmait et, comme il avait pu le remarquer que les chevaliers errants la faisaient rêver, mais elle gardait aussi les pieds sur terre : un statut ne faisait pas d'un homme quelqu'un de bon ou de mauvais. Quoiqu'il en soit, elle aurait été curieuse d'aller voir par elle-même ce qu'il en était dans le Bief et si les gens là-bas différaient beaucoup de ceux qu'elle connaissait.

En revanche, la remarque de Pryam sur le temps qui s’était écoulé depuis sa dernière visite n’obtint aucun écho : elle ne pouvait estimer le nombre d’années écoulées entre ses deux visites à l’âge qu’il avait. Au son de sa voix, ni fluette, ni cassée, elle se doutait qu’il n’était plus un adolescent et qu’il n’était pas encore trop âgé. Au-delà… il pouvait s’être écoulé cinq ou trente ans, elle n’avait aucun moyen de deviner. Son autre sœur aurait tenté de l'éclairer d'une façon ou d'une autre, mais Liana ne chercha pas à l'aider et Eirlys préféra laisser couler, enchainant :

« Oh, pour cela, je n’en doute pas, cela fait des années que j’ai ce projet et rien n’est encore parvenu à me l’ôter de l’esprit ! A force de préparer ce voyage, je finirai bien par trouver comment me rendre dans le sud ! J'ose juste espérer que je ne serai pas en train de mourir de vieillesse ! »

« Et après on dit que c’est moi la plus têtue ! » s’exclama Liana en riant.

La petite s’était levée, se promenant dans la pièce en jouant avec sa tasse, commençant à se lasser de la discussion qui l’ennuyait, ce qui était loin d’être le cas de son ainée qui restait assise bien droite sur son siège. Cette dernière reprit d’ailleurs :


« Combien de jour faut-il, à votre avis, pour se rendre dans le Bief et pousser jusqu’à Villevieille ? Lorsque je pose la question, j’ai la désagréable impression que l’on allonge les distances afin de m’effrayer… lorsque l’on prend la peine de me donner une réponse suffisamment précise ! »


Son père était particulièrement doué à ce petit jeu : à la question « combien de temps », il répondait invariablement « trop long pour que je te laisse partir ». Eirlys se souvenait s’être énervée, plus jeune, et même avoir reçu un soufflet pour quelques mots trop hauts. A présent, elle avait compris qu’il ne servait à rien de questionner son père et qu’il valait mieux chercher ses réponses ailleurs. Si Pryam avait déjà fait le trajet, il lui serait sans doute relativement facile d’estimer la distance.

Se rappelant à nouveau à l'ordre, elle ajouta pourtant, un peu contrite :


" J'espère ne pas vous ennuyer avec mes questions... J'avoue adorer discuter, mais je ne veux pas vous empêcher de reprendre votre route si vous le souhaitez. "

Pour sa part, s'il la laissait faire, elle pouvait bien continuer à bavarder de tout et de rien durant des heures, surtout s'il lui parlait des régions qu'il avait visitées.
Revenir en haut Aller en bas
Chevalier
avatar

Pryam Templeton
Chevalier

Général

Chevalier errant

♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
♦ Célébrité : Heath Ledger
♦ Copyright : © /
♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 27 Ans
♦ Mariage : Aucune épouse
♦ Lieu : Port-Réal, Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
485/500  (485/500)


Message Jeu 30 Juin 2011 - 12:15

Spoiler:
 

     Après les quelques réponses du chevalier, la jeune femme hocha la tête en lui répondant qu'elle ne s'était rendue qu'une seule fois à Port-Réal et en gardait un souvenir impressionnant. Pryam la comprenait, lui-même lorsqu'il avait mis les pieds dans la capitale de Westeros, il avait été sincèrement impressionné, autant par la foule et l'activité perpétuelle qui agitait la ville, que par les magnifiques bâtiments qui se dressaient ça et là, tels Fossedragon ou le Donjon Rouge. Malheureusement la jeune femme ne pouvait pas profiter de ce côté de la ville et il fallait avouer que c'était surtout ça qui lui avait fait apprécier Port-Réal. Lorsqu'on était originaire d'une région comme le Val d'Arryn où les visiteurs n'étaient pas très fréquents, la foule pouvait rapidement étouffer et agacer, le chevalier avait d'ailleurs hésité à s'aventurer plus loin lorsqu'il avait vu la multitude de personnes qui se massaient devant les stands ou sur le port. Il ne pouvait que comprendre le fait qu'Eirlys préfère les endroits plus calmes, surtout que le fait d'être atteinte de cécité devait la rendre encore plus sensible à ce genre de manifestations. Il en venait presque à oublier ce handicap au fil de la discussion et ne s'en souvenait que lorsqu'elle faisait état de choses comme cela, non par altruisme, mais parce qu'il était vrai qu'il ne rencontrait pas très souvent des personnes touchées par cette « tare ».

     ▬ Je vous comprends ma dame, le silence permet de se reposer l'esprit et il est vrai que Port-Réal a de quoi déstabiliser lorsque l'on n'est pas habitué à ce genre d'agitation. »

     Il ne la traitait pas d'ermite ou quoi que ce soit d'approchant, certaines dames se vexaient pour si peu, mais puisqu'elle savait qu'il était lui aussi natif du Val elle devait bien comprendre qu'il avait certainement été dans le même cas qu'elle après tout. Quoi qu'il en soit, Pryam était encore perturbé par Port-Réal à ce jour, il essayait de ne pas passer trop de temps dans la ville, préférant expédier rapidement ce qu'il avait à faire pour reprendre la route qui, au final, était le seul lieu qui lui était familier. Certaines personnes étaient faites pour vivre parmi la foule, d'autres non, le chevalier errant savait au moins dans quelle partie se placer. Lorsque lady Eirlys reprit la parole afin d'aborder le sujet des paysages, elle parla du savoir que les mestres étaient réputés avoir. C'était évident que pour une jeune femme qui semblait aussi éveillée que son interlocutrice, cela devait être d'un intérêt tout particulier. Pour lui, disons que ce n'était pas une priorité, on lui avait appris à se battre avant qu'on ne juge nécessaire de lui inculquer les bases d'une éducation intellectuelle, ne pas avoir de mestre à disposition c'était souvent la plaie des roturiers qui ne savaient même pas écrire leur prénom pour certains. La passion qui filtrait à travers les mots de la demoiselle exprimait clairement qu'elle était avide d'apprentissage et il lui souhaitait intérieurement de pouvoir un jour obtenir ce qu'elle désirait. Aucune soif de savoir aussi poussée ne méritait d'être bridée. Malheureusement l'errant n'avait rien à apporter de plus à ce sujet, il n'était pas directement concerné par cela et ne pourrait pas l'aider à en apprendre plus, elle dû s'en rendre compte, car elle orienta la conversation sur le Bief en général.

     Les fleurs, c'était le point fort du Bief en effet, d'où le blason des Tyrell, Pryam n'y avait guère porté attention disons que ce n'était pas le genre de choses qui l'intéressait particulièrement, mais lorsqu'elle passa aux chevaliers réputés de cette région, il se sentit plus concerné. Un bref sourire apparut sur ses lèvres lorsqu'elle jugea utile de préciser qu'il y avait certainement d'autres chevaliers tout aussi méritants ailleurs, sans aucun doute, mais elle avait parfaitement raison de souligner le Bief pour cela.

     ▬ Il y en a certainement, mais vous avez raison de songer au Bief en parlant de chevaliers, après tout ils ne sont guère réputés sans que ce soit justifié, comme les lanciers de Dorne par exemple. »

     Il n'allait pas se vexer parce qu'elle prétendait que les meilleurs chevaliers se situaient dans le Bief. Il existait aussi de piètres chevaliers là-bas et d'excellents dans d'autres régions, mais disons que le berceau de la chevalerie, en quelque sorte, était cette région et par conséquent on y trouvait le plus de bons chevaliers. C'était un fait et l'errant avait d'autres raisons de se vexer que pour cela et ne le faisait pas. Il ne se considérait guère comme un chevalier brillant, simplement dans la norme au mieux, il n'était donc pas directement concerné par cette discussion après tout. Lorsque lady Eirlys parla qu'elle espérait ne pas mourir de vieillesse lorsque l'occasion de voyager se présenterait, il ne se départit pas de son sourire, s'il y avait un tournoi organisé par le Roi dans quelques années comme c'était souvent le cas, elle pourrait sûrement s'y rendre vu son âge, son vœu serait donc réalisé en quelque sorte. Alors que la plus jeune des deux sœurs se baladait autour d'eux, manifestant son impatience qui découlait directement de sa jeunesse, son aînée prit à nouveau la parole afin de lui demander combien de temps il fallait pour se rendre à Villevieille et alors qu'il réfléchissait, elle se reprit en lui demandant si elle ne le retenait pas trop. La réponse ne se fit pas attendre.

     ▬ Je ne vais pas trop tarder en effet, ne serait-ce que pour ne pas tomber sur vos parents et devoir justifier ma présence ici, mais j'ai le temps de répondre à vos quelques questions, simple politesse vu la gentillesse dont vous venez de faire preuve à mon égard. »

     Ça pouvait avoir l'air un peu stupide dit comme ça, mais disons simplement que ce n'était pas tous les jours qu'on manifestait de l'amabilité à l'égard d'inconnus, de plus la jeune femme avait l'air de ne pas avoir souvent l'occasion de discuter avec des étrangers. Un juste milieu pour ne pas trop s'attarder, mais sa paraître impoli pour autant.

     ▬ Pour répondre à votre question ma dame, je mets environ vingt jours pour faire le chemin de Forchant à Villevieille, avec un bon rythme et l'habitude de voyager bien évidemment. Je dirais que pour quelqu'un qui n'a guère l'habitude de voyager à cheval et qui n'est pas pressé par le temps, il faudrait compter.... Au moins vingt-cinq jours, si ce n'est plus, cela dépendra aussi du temps, par une canicule comme celle actuelle, le temps du voyage serait prolongé. »

     Il ignorait si cela lui convenait mieux que ce qu'on lui avait déjà dit comme durée de voyage, les jeunes dames n'étaient pas trop habituées à voyager à cheval, certaines préféraient les couchettes et perdaient encore plus de temps. Quoi qu'il en soit, il était évident que la durée du trajet était plutôt pénible, si l'on faisait un tel voyage c'était pour séjourner plusieurs semaines là-bas. Quelque chose lui disait qu'il en faudrait plus que cela pour décourager une jeune femme comme elle, certainement qu'elle s'entraînerait à voyager à dos de cheval pour ne pas avoir l'excuse de la rudesse du trajet. Quelques secondes de silence étaient passées avant qu'il ne reprenne.

     ▬ En général pour un voyage aussi long, les haltes prennent plusieurs jours, autant profiter de ce trajet pour visiter d'autres endroits, certaines forteresses comme Harrenhal valent le détour, mais je ne sais pas vraiment si cela serait aussi intéressant pour vous que pour moi, Après tout elle avait montré que l'intellectuel lui plaisait plus que le reste, ce qui n'était pas franchement le cas de son interlocuteur soyons francs. Si votre père craint que le voyage ne soit trop long pour vous, je suis certain que si vous expédiez un corbeau à Villevieille en parlant de votre intérêt pour leur connaissances, il se pourrait qu'un voyageur du Bief qui serait aux abords du Val puisse vous apporter son aide. »

     Ce n'était pas rare que des voyageurs au service d'un noble de Villevieille ou même des mestres, puissent l'accompagner, bien que Pryam pensait bien que ce n'était que des excuses que lord Belmore devait servir à sa fille pour apaiser son envie de voyage.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mar 5 Juil 2011 - 16:39

Spoiler:
 

En effet, "déstabilisant" était le mot qui convenait parfaitement pour décrire la ville. Mais pour découvrir la forteresse de Villevieille, Eirlys était prête à braver ce genre de désagrément. En tous cas, elle ne se vexa pas, ne semblant même pas remarquer qu'il eut pu y avoir matière à trouver cette remarque désobligeante. De fait, elle n'était pas habituée à l'agitation et ne la recherchait pas particulièrement, même s'il lui arrivait de faire quelques exception pour une ambiance festive. Tant qu'elle se savait bien accompagnée, elle pouvait apprécier un peu d'agitation, à plus forte raison si elle connaissait les lieux. La dernière fête qui avait eu lieu au château ne l'avait absolument pas dérangée, bien au contraire. Mais une grande ville anonyme, cela, c'était plus difficile pour elle.

Lorsque Pryam acquiesça à propos des chevaliers, elle laissa à nouveau paraitre un léger soulagement. N'ayant pu percevoir le sourire, elle ne pouvait qu'ignorer si elle l'avait blessé tant qu'il ne s'était pas exprimé. Elle hocha brièvement la tête lorsqu'il compara les chevaliers du Bief aux lanciers de Dorme. Elle se souvenait s'être penchée sur le sujet quelques années plus tôt, même si ce n'était pas là ses études de prédilection. Sans doute son interlocuteur aurait-il pu davantage s'étendre sur la question.

La jeune femme sourit lorsque Pryam prétendit répondre au moins par politesse et plaisanta joyeusement :


" Oh, si vous devez écouter toutes mes questions, vous pouvez aussi bien attendre des jours avant de repartir ! "

Puis elle reprit avec plus de sérieux :


" Quant à notre accueil, il est bien naturel car, sans vous, ma sœur serait encore en train de tourner en rond ! "


A ces mots, Liana jeta un regard furieux à Eirlys mais n'osa pas protester à voix haute. Après tout, elle devait bien reconnaitre que son ainée avait tout à fait raison. Cette dernière n'avait pourtant aucune envie de s'attarder sur ce détail et elle écouta la réponse qui suivit attentivement, notant mentalement ce qu'il en était. Vingt-cinq jours... en arrondissant à trente, l'estimation lui plaisait : le temps de trajet semblait à la fois réaliste et envisageable. Pour être honnête, elle aurait encore eu un millier de questions à poser, mais la façon dont le chevalier avait répondu sous-entendait assez qu'il ne souhaitait pas s'attarder davantage pour qu'elle ne renchérisse pas malgré son envie d'en savoir plus.

" Des lieux nouveaux présentent toujours un intérêt, il me semble. Au moins est-il toujours possible d'y faire de belles rencontres. Il est certain que le voyage en lui-même devrait être enrichissant ! "

En tous cas, elle comptait bien tout faire pour qu'il le soit ! Rien que d'imaginer la traversée de nouvelles terres la faisait trépigner d'impatience, mais devant Pryam elle se contint. Elle aurait bien le temps d'utiliser avec son amie les informations qu'il lui avait données. A force de préparer le trajet, il faudrait bien qu'elle le fasse ! Elle avait déjà envisagé plusieurs itinéraires, basés sur les lieux possibles où son père pourrait accepter de l'envoyer pour une raison ou une autre. Le temps de trajet dépendrait aussi d'éventuels détours, évidemment, mais elle était prête à mettre un peu plus de temps, s'il le fallait, pour arriver à bon port. Tout cela n'était que chimères, lui répétait-on sans cesse, et elle était reconnaissante à Pryam de lui avoir répondu franchement sans chercher à la dissuader de partir et surtout sans moquerie. Les gens avaient tellement vite fait de lui rétorquer à mi-mots qu'il était stupide pour une demoiselle de penser à autre chose que se chercher un mari !

Ce qu'ajouta le chevalier la fit acquiescer :


" En effet, j'ai déjà réussi à correspondre sur ce sujet... Mais vous comprenez qu'il y a une différence entre entendre de la bouche d'un autre quelques bribes de connaissances et aller puiser soi-même, à la source, les informations. "

Puis elle sembla réfléchir un instant et reprit rapidement :

" Oh, vous vouliez peut-être dire qu'un voyageur pourrait me servir de guide ? Hum... Certes, voilà qui serait sans doute plus raisonnable. "


Il faudrait qu'elle y pense sérieusement, l'idée lui paraissait bonne. Elle ouvrait la bouche pour poser une nouvelle question lorsqu'elle se rappela que Pryam ne souhaitait pas s'attarder plus longtemps que nécessaire. Dommage, elle eut souhaité prendre un peu plus de temps pour discuter, mais la politesse exigeait qu'elle n'en fasse rien. Et puis, elle avait déjà eu une information particulièrement intéressante, qui corroborait ses estimations sur le temps de trajet jusqu'à Villevieille.

Liana, pour sa part, faisait les cent pas devant la fenêtre, craignant sans doute le retour de ses parents. Eirlys ne la voyait pas jeter ses coups d’œil nerveux, mais elle devinait les va-et-vient de sa sœur qui ne pouvaient avoir qu'une seule explication. Il était encore tôt, mais il était vrai que leur retour n'allait tarder.


" Ser Pryam,
déclara-t-elle en se levant, je ne vais donc pas vous retenir plus longtemps. "

Il était temps qu'il prenne congé, comme il semblait le souhaiter, et elle le raccompagna en ajoutant :

" Je vous remercie encore une fois pour l'aide que vous avez accordée à ma sœur, ainsi que pour votre patience face à mes questions. N'hésitez pas à demander l'hospitalité à Forchant, à l'avenir, si vous repassez dans la région. "

Ses parents auraient de toute façon tôt ou tard vent de ce qui s'était passé, étant donné que sa sœur et elle n'étaient pas les seules à avoir vu Pryam. Nul doute qu'en ayant finalement l'histoire complète, ils soient bien disposés à accueillir de nouveau le chevalier. Il fallait juste espérer pour Liana que la vérité sur son escapade serait connue le plus tard possible. Révéler l'affaire le jour même ne serait pas une très bonne idée.

" Merci, ser, " ajouta la petite demoiselle, non sans précipitation, visiblement soulagée de se débarrasser d'une preuve compromettante.

Eirlys ne dit rien, se doutant que sa sœur pensait encore qu'elle aurait bien pu se débrouiller toute seule. Qu'elle remercie le chevalier était déjà pas mal en soi...
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

[ Terminé ]La jeunesse, c'est la passion pour l'inutile ▬ Eirlys

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Michaëlle Jean et le rêve de la jeunesse haitienne
» Comment votre entourage vit-il votre passion?
» [Terminé] Coucours d'écriture : Les contes pour enfants
» Une seconde belle passion pour Krystale
» [TERMINÉ] [Event]Pause café... qui tourne bien, pour une fois! [PV Evelyne Salt]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-