AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Un tournoi pas comme les autres - Neassa Baratheon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Jeu 13 Sep 2012 - 22:37

L'hiver fut court. Néanmoins l'arrivée du Printemps fut saluée de tous car, malgré sa brièveté, la saison froide avait été des plus rudes. Aussi, tous se félicitaient du retour de la douceur printanière et l'ont vit fleurir nombre de tournois en Westeros afin de célébrer le retour des beaux jours que tous espéraient voir durer éternellement. Port-Réal ne fit pas exception et y alla de son propre événement. Lords, chevaliers comme simples citoyens, tout le monde était convié à assister aux joutes organisées sur plusieurs jours.

En ce temps là, Lyonel n'était pas encore chevalier, tout juste un simple écuyer plein d'entrain. Il ne manquait pas de motivation et chacun des tournois auxquels il se devait d'assister était une parfaite occasion pour en savoir plus. Il ne négligeait pas l'art d'observer les combattants et, depuis sa place d'écuyer, il devait avouer qu'il était plutôt bien placé pour ce faire. Posté près de l'entrée de la lice, il me manquait d'examiner attentivement chaque adversaire qu'affrontait le chevalier qui l'avait pris avec lui. Les premières fois, il devait bien avouer qu'il ne voyait pas grande différence entre tout ces chevaliers en armures -plus ou moins rutilantes- qui défilaient, lance au poing. Et puis, avec le temps et l'expérience, il avait finit par acquérir une vision différente des choses et parvenait à déterminer quelques faiblesses de ces combattants émérites. Il espérait bien qu'un jour, cet exercice lui soit utile, même s'il savait d'expérience qu'il était bien moins aisé d'examiner de la sorte la tenue en selle de ses adversaires lorsqu'on était soit même en train de chevaucher... Alors de là à y parvenir, lance en main, engoncé dans une lourde armure... Mais qu'importe, un jour lui aussi entrerait en lice, déterminé à décrocher la victoire, il n'en doutait pas. A son grand regret, il devait pour l'instant se contenter d'attendre son heure, sans pour autant négliger son entraînement.

Mais ce matin là, ni joutes ni entraînement pour le jeune Lyonel. Pourtant, arrivé à Port-Réal depuis peu pour le tournoi qui s'y préparait, il bouillait d'impatience de voir une fois de plus les chevaliers s'affronter. Il s'était réveillé peu avant l'aube et bien vite l'ennui l'avait pris... Tout ce qui était à faire était fait, rien ne manquait pour le tournoi à venir. Bref, il ne lui restait plus rien à faire si ce n'était errer de ci de là. A cause d'un problème quelconque de logistique et d'organisation auquel Lyonel attachait bien peu d'importance, les joutes ne commenceraient pas avant le début de l'après midi. Et en conséquence, l'effervescence régnait. Le peuple s'impatientait, les écuyers couraient en tous sens entre les tentes des seigneurs et chevaliers qui patientaient comme ils le pouvaient. Sauf Lyonel. Il avait obtenu l'autorisation de vaquer à ses propres occupations, sans doute pour lui permettre de faire passer sa propre impatience sans importuner autrui. Seulement, le jeune homme devait bien s'avouer être très désœuvré malgré tout aussi se contentait-il d'observer les alentours sans réelle attention. Il s'était trouvé une pomme qu'il croquait distraitement, chemin faisant. Des gardes patrouillaient tout autour du champ qui abritaient les tentes des chevaliers et la lice. Quelques dames passaient rendre visite à certains seigneurs, semblait-il. Lui se dirigeait vers la lice où déjà quelques badauds commentaient les combats à venir. D'autres discutaient du retard pris et des quelques défauts d'organisation dont souffrait l'évènement... Écouter les conversations lui appris qu'un lord très attendu avait été retardé sur la route et que le tournoi ne pouvait décidément pas commencer sans lui. De qui parlaient-ils ? Lyonel ne put entendre son nom. Sûrement quelqu'un de très important. Bon nombre de Lord et de chevaliers s'étaient déplacés pour l'occasion, après tout.

Lord Baratheon était d'entre eux, d'ailleurs. Les retrouvailles entre le père et le fils avaient eu lieu la veille et le premier avait eu droit bien entendu à quelques piques du second quant à sa taille. Il fallait bien avouer qu'avec les années, Lyonel devenait de plus en plus grand et le jeune homme qu'il devenait était plutôt bien bâti. Beaucoup s'accordaient à dire qu'il ferait plus tard un grand combattant. Mais pour l'heure, point de combat, simplement l'ennui lié à l'attente. Accompagnées d'une petite escorte, quelques dames profitaient également de l'air frais et du calme du matin avant que les cris de la foule ne retentissent. Lyonel les regarda passer d'un air distrait sans même songer à les saluer. Pas d'impolitesse de sa part, seulement un peu de distraction. Il gardait les yeux rivés sur la lice et les tribunes où les Lord présents prendraient place. Il savait ce qu'on ressentait lorsqu'on était que spectateur, assis confortablement dans les hauts fauteuils que la noblesse se réservait. Enfant, il avait assisté depuis cet endroit privilégié au premier tournoi de sa vie. Et depuis, il ne rêvait que de faire partie de ceux qui vivaient les joutes.

Il jeta distraitement les restes de sa pomme au pied d'un arbre qui se tenait près du chemin qu'il parcourait à pas lents alors qu'il faisait demi tour. A nouveau il croisa le groupe de jeunes lady qu'il avait croisé plus tôt mais cette fois c'est elles qui ne prêtèrent pas attention à lui, trop occupées qu'elles étaient à parler à voix basse et à rire entre elles en regardant passer quelque seigneur que Lyonel ne connaissait pas. Il devait être plutôt populaire... Quoi qu'il en soit, ce qu'il avait devant les yeux ne l'intriguait pas autant que ce qu'il apercevait, un peu en retrait.

Il y avait une jeune femme, plutôt jolie bien que pas vraiment ordinaire. Elle n'avait pas vraiment l'air à son aise et semblait vouloir éviter la compagnie du groupe de jeunes dames, à voir les coups d'oeil qu'elle leur jetait. Lyonel ne put retenir un sourire amusé. Il ne l'avait jamais vue. Venait-elle de loin ? En tout cas, malgré cette antipathie qu'elle semblait montrer à ces dames, elle semblait pourtant être de leur condition. Une jeune lady qui fuyait ses semblables, Lyonel n'en avait jamais rencontré ! Le fait fut néanmoins suffisamment marquant pour qu'il ne retienne pas un large sourire amusé alors qu'il approchait de la jeune femme.

- Excusez moi de vous importuner, auriez vous besoin d'aide pour fuir la compagnie de ces dames? Lui fit-il une fois arrivé à sa hauteur, son sourire jovial toujours fermement accroché à ses lèvres. Ou peut-être qu'il vous faut un guide ? Vous n'avez pas l'air de vraiment connaître l'endroit, je me trompe ? Enfin, Continua-t-il en haussant les épaules d'un air nonchalant, moi non plus, je dois bien l'avouer. Je n'ai pas souvent l'occasion de me rendre à Port-Réal. Ce n'est que la seconde fois !

Lors de sa première visite, il était encore trop jeune pour en avoir gardé un quelconque souvenir. C'était à l'occasion d'un tournoi, lui semblait-il. Ou peut être un mariage, il n'était plus certain. Sa mère s'en souviendrait mieux que lui, sûrement. Au moins, il ne mentait pas, ou du moins, pas vraiment. Une simple omission. Mais pour l'heure, il se préoccupait plus de savoir s'il importunait la jeune femme avec son discours. Peut être... Mais à la voir, il avait le sentiment qu'elle saurait vite se défaire de lui s'il en était ainsi. Et puis si elle lui indiquait n'avoir besoin de personne, au moins serait-il certain de faire partie des individus qu'elle préférait ne pas fréquenter !


Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Neassa Baratheon
Noble

Général


Dame D'Accalmie

♦ Missives : 35
♦ Missives Aventure : 18
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 04/03/2013
♦ Célébrité : Cate Blanchett
♦ Copyright : Chémeuse/Moi/autres ça dépend
♦ Doublons : Dagon Greyjoy, Bayard
♦ Age du Personnage : 52 ans
♦ Mariage : Lyonel Baratheon
♦ Lieu : Accalmie, Terres de L'Orage
♦ Liens Utiles :
Scénarios disponibles
Charissa Tully
Harbert Baratheon

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
100/500  (100/500)


Message Jeu 9 Mai 2013 - 11:17

L’hiver vient. A Winterfell, nul ne savait quand la devise familiale pourrait à nouveau être prononcée avec vérité. C’était bel et bien une saison plus clémente qui se profilait à l’horizon et même dans le Nord, la nouvelle fut accueillie avec soulagement. Terrés dans la forteresse, les Stark s’étaient contenté de la chaleur des foyers pour supporter la rigueur de l’hiver, mais le peuple avait souffert bien plus qu’à l’ordinaire. La neige à peine disparue, les premiers messages annonciateurs de festivités affluèrent. Les tournois reprenaient. Lord Artos Stark répondit favorablement aux appels du Sud et en un temps incroyablement court, la fratrie de loups fut prête à voyager pour Port-Réal. Cregan, l’aîné des enfants, suivit de Neassa, Elora et du dernier, Brandon, avaient fait dans l’efficacité, tous excités à l’idée de retrouver l’ambiance si particulière des tournois.

Le voyage fut long, et pour les enfants, plus éprouvant encore que le rude hiver. Les lourds manteaux furent vites abandonnés au profit de vêtements plus léger au vue de la température qui ne cessait d’augmenter plus ils se rapprochaient de la destination. Lord Stark avait été des plus clairs ; les louveteaux avaient feu vert pour assister aux joutes et il ne tenterait pas de les surveiller. Mais dès le moindre incident, la tente deviendrait leur seul lieu de séjour pour le reste des festivités. Entendu sur la question, les enfants se séparèrent en deux groupes : Cregan était suivi de Brandon, et après une heure, Elora mettait déjà à rude épreuve les nerfs de Neassa. L’aînée aurait donné n’importe quoi pour pouvoir passer la journée en compagnie de Cregan qui du haut de ses 25 ans, était le seul capable d’observer le silence pendant plus de cinq minutes. Retenant un soupire déconcerté, elle écoutait d’une oreille absolument pas concernée, les propos diffus et sans queue ni tête que débitaient Elora sans jamais marquer de pause. Il était question du plus valeureux, du plus beau, du plus fort… et j’en passe. Neassa aimait les tournois. Pas pour les jouteurs, aussi beaux soient-ils, non. Elle aimait la sensation de violence et de puissance qui lui transcendait le sang à chaque rencontre. Si elle en avait eu le droit, elle aurait probablement pris part aux divers paris qui accompagnaient toujours les combats. Elle se plaisait à deviner à l’avance lequel des deux vaincrait. Et contrairement à ses consœurs, elle ne votait jamais pour le plus reluisant.

L’accablement s’était emparée d’elle quant au détour d’un sentier, elle avait croisé ses deux frères. Brandon avait signalé aux deux sœurs que les joutes ne commenceraient pas avant le début de l’après-midi. Elora s’en était réjouie, y voyant là une opportunité de flâner autour des tentes dans l’espoir d’y voir un jouteur en armure. Neassa avait croisé les bras dans son dos pour se retenir de les utiliser sur sa cadette qui l’entraina bien involontairement à destination des petits chapiteaux érigés pour l’occasion. Si Lady Stark ne lui avait pas ordonné de veiller sur sa cadette, Neassa s’en serait retournée en courant lorsqu’une horde de bécasses rencontra son chemin. Son visage se crispa en un sourire courtois. Elle allait devoir le supporter jusqu’au départ des joutes. Affligeant. Sa sœur s’enfonça dans le groupe et les commérages reprirent de plus belle. Malgré sa réticence, Neassa leur emboita le pas. Un peu en retrait, elle se perdit vite dans la contemplation des alentours, tentant vainement de fermer son esprit aux discours incessants de ses collègues. Elle n’était pas la plus âgée du groupe et pourtant, elle était bien la seule à ne pas avoir un engouement certain pour le jeune joueur dont elles faisaient toutes l’éloge. En un coup, il tombera. Sera-t-il toujours aussi agréable à regarder, la trachée transpercée par une lance ? Le sang ruisselant sur sa magnifique armure de… Elle n’arrivait même pas à suivre le fil de ses pensées. L’ennui se lisait sur son visage. Elle cherchait vainement un moyen d’échapper, ne serait-ce qu’un instant au voisinage de ces poules mais rien ne se présenta.

Un grand merci, Cregan… la prochaine fois j’accepterai de… Comme si une guêpe venait de rentrer avec force dans son oreille, Neassa haussa l’épaule gauche comme pour chasser le petit volatile. En tournant la tête, elle se rendit compte que le désagrément sur son tympan avait été causé par un jeune homme. D’ordinaire, elle se serait contenté d’un maigre sourire et aurait continué son chemin sans même prendre la peine de répondre. D’ordinaire, elle n’aurait pas regardé l’opportun plus de quelques secondes. D’ordinaire, elle détestait les jeunes hommes trop avenants.

Mais ses pas s’étaient arrêtés, à la hauteur de l’intrus et elle n’avait toujours pas détourné les yeux. Du coin de l’œil, elle remarqua que le petit groupe continuait son avancée et commençait à disparaître derrière les tentes colorées. Encore un peu… Elles ne furent bientôt qu’un souvenir. Les épaules de Neassa se décontractèrent, symbole de soulagement. Elle était restée silencieuse, même si son regard restait inexplicablement accroché au visage du jeune homme. Ce dernier continuait à sourire. Un sourire pour une fois agréable et qui ne semblait pas empli de faux-semblants. Lâchant un soupire, Neassa répondit sur la défensive. « Je ne crois pas vous avoir fait pareille demande ! » Elle faisait référence à la proposition d’aide du jeune homme. Fierté mis à part, elle avait accepté sa présence sous prétexte de s’éloigner du groupe, mais elle ne pouvait admettre que la chose fut possible uniquement par son intervention hasardeuse.

Comme parcouru d’un frisson glacial, son corps s’agita. Elle avait réussi à quitter le groupe de donzelles bavardes, ça n’était pas pour continuer avec un effronté dont le flot de paroles semblait aussi dense que le groupe précédent. Timide en son for intérieur, et incroyablement solitaire, Neassa répondit sans prendre la peine de paraître agréable. « Arrêtez ! De un, je ne vous ai sollicité d’aucune sorte ! De deux, je connais parfaitement cet endroit ! Nous sommes justes derrière les tribunes… » Elle leva les yeux dans le prolongement de son indexe, qui indiquait l’endroit décrit. Son sourcil s’arqua d’indignation lorsqu’elle remarqua n’être absolument pas à l’endroit décrit. Descendant le bras, elle dévia le regard pour ne plus faire face à son camarade. Elle avait dû observer le mauvais côté du sentier pendant trop longtemps pour ne pas avoir gardé de repères visuels. Elle sentit ses joues se colorer de frustration. Pourtant, sa tête restait résolument haute. Elle sentait toujours sur elle le sourire amical que lui offrait son adversaire et lentement, elle orienta à nouveau son regard sur lui. Il lui procurait une sensation désagréable qu’elle n’arrivait à chasser.

Elle devait l’admettre. Elle n’avait aucune idée de l’endroit où elle se trouvait. Trop fière, elle ne s’aventurerait pas à demander son chemin à un passant et ne pouvait en aucun cas se mettre à courir comme une démente pour rejoindre le groupe. « Ce n’est que la première, fois. » Qu’elle venait à Port-Réal. Elle avait envie de le sermonner pour qu’il arrête de sourire ainsi, mais elle ne ferait que s’énerver d’avantage. Croisant ses mains au niveau de son ventre elle se mit à avancer en rebroussant chemin. Elle avait l’impression que si elle restait immobile encore un instant, un autre parasite allait finir par s’incruster dans la discussion. Tentant de calmer le flot de ses pensées, elle ralentit après plusieurs pas pour à nouveau faire face au garçon. « Je vous interdis de me parler de la couleur des yeux du plus "beau" jouteur et encore moins de quels vêtements vous allez porter pour la soirée ! » Tout en parlant, elle mimait les expressions de ses anciennes camarades. Et comme elle se dit que l’invitation n’avait peut-être pas été assez claire, elle inclina la tête de côté pour enjoindre son nouveau guide à la devancer.


OURS IS THE FURY
House Baratheon





Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Ven 31 Mai 2013 - 1:15

S'il y avait bien une chose à laquelle Lyonel ne s'attendait pas, c'était à une réaction aussi vive ! La jeune lady semblait sur la défensive, pas vraiment encline à engager une conversation. Et ça lui plaisait ! Même si la jeune femme lui faisait clairement comprendre qu'elle ne voulait pas de lui, il avait plutôt tendance à prendre ça comme un défi, en réalité. Bien qu'il ne puisse précisément dire pourquoi il avait cette impression, son sourire s'élargit un peu plus. Peut-être que la vivacité de sa réaction laissait simplement transparaître son malaise dans une situation qu'elle ne maîtrisant pas tout à fait ?

Il haussa vaguement un sourcil lorsqu'elle lui répondit être déjà venue plusieurs fois ici. Il n'arrivait pas à la croire. Et comme pour confirmer cette impression, elle voulut lui prouver ses dires en situant leur position dans le camp. Échec pour elle. Lyonel retint violemment un rire, il ne voulait pas la brusquer un peu plus alors qu'elle était déjà suffisamment tendue ! Elle détourna le regard, restant malgré tout droite, altière. Elle ne manquait pas d'une certaine fierté, assurément. Et c'était sans doute pour cette même raison qu'elle ne demanderait pas où ils se trouvaient, songea Lyonel. Les tribunes n'étaient pas si loin, il leur faudrait simplement rebrousser chemin et tourner à droite après avoir dépassé le petit espace où s’entraînaient les autres écuyers. Lyonel n'avait pas eu l'envie de se joindre à eux, ce matin. Un instant au cours de sa promenade, il avait songé qu'il aurait pu le regretter et qu'il ne trouverait rien d'autre digne d'intérêt. Mais cette jeune femme lui laissait maintenant penser qu'il avait eu parfaitement raison.

Lorsqu'elle rebroussa chemin d'un pas vif, le jeune homme la suivit, sans se presser. Si elle voulait bien qu'il l'accompagne, elle lui ferait signe. Sinon, elle le laisserait là, en continuant à filer à toute allure. A vrai dire, il n'était pas vraiment certain du choix qu'elle allait faire. Même si elle avait eu un instant l'air de se calmer alors qu'elle lui avouait être à Port-Réal pour la première fois, rien ne lui disait qu'elle ne voulait pas rester seule... Finalement elle ralentit et se tourna vers lui. S'il s'était estompé une seconde, le sourire revint vite au jeune homme. Il se permit même un éclat de rire à son imitation de ses précédentes camarades. Il n'avait pas rêvé, alors. Elle n'avait pas vraiment apprécié leur compagnie ! Au moins pouvait-elle se rassurer, il n'allait certainement pas lui parler du beau visage des chevaliers. En réalité, son favori personnel lors du tournoi était loin d'être l'un des canon de beauté que ces dames affectionnaient.

-Ne vous inquiétez pas pour ça, je n'en avais pas l'intention ! Je comprends que beaucoup de dames apprécient Ser Tomas mais... Mis à part son physique qui plaît à tous, fit-il avec une légère grimace : à lui, ça ne lui plaisait pas vraiment, il n'est pas très bon avec une lance en main. Je miserai plutôt sur Ser Jonas 'Folle-épée'. C'est un chevalier errant, mais je l'ai déjà vu plusieurs fois, il sait manier les armes et il ne s'encombre pas de ce qui est inutile.

Il doutait que son favori arrive à gagner le tournoi, mais il aimait bien ce chevalier. Il combattait bien, et même s'il était loin d'être séduisant, tout balafré qu'il était, il semblait plutôt sympathique. Il avait la victoire modeste et semblait apprécier la chance qu'il avait de participer à un tel tournoi. Bref, il avait tout l'air d'être un chevalier honorable et un bon combattant. Et d'après ce que Lyonel avait entendu, il semblait que le chevalier trouve ses origines dans les Terres de l'Orage, non loin d'Accalmie ! Un détail certes, mais Lyonel trouvait là une raison de plus de l'apprécier.

Cependant, à se perdre dans ses conjectures et ses explications, il en vint à se rappeler qu'il avait même manqué de politesse !

-Oh mais quel impoli je fais ! S'exclama-t-il en s'interrompant. Je ne me suis même pas présenté. Je m'appelle Lyonel, de la maison Baratheon. Vraiment, je vous présente mes excuses ! Je crois que j'ai bien trop hâte que les joutes commencent. J'en oublie même les choses les plus évidentes ! Ajouta-t-il, partant dans un bref éclat de rire.

S'il avait semblé un instant que son comportement plutôt désinvolte agace la jeune femme, il n'avait pas l'intention d'en changer. Il préférait parier que c'était aussi la raison pour laquelle elle avait finalement préféré sa compagnie à celle des autres dames. Si le raffinement et les conversations légères étaient ce qu'elle cherchait, elle n'aurait pas semblé si ennuyée en leur compagnie.

-Alors, quel est votre favori ? J'imagine que ce n'est pas Ser Tomas. Supposa le jeune homme d'un air amusé. Si elle ne jugeait pas chevaliers sur leur beauté, il devait bien avouer être curieux de savoir ce qu'elle appréciait chez un combattant. Son adresse, peut-être ? Ou son honneur ?

Ayant assez avancé, ils pouvaient désormais voir l'espace aménagé pour les écuyers des différents chevaliers et lords afin qu'ils s'exercent eux aussi durant le tournoi. Il n'y avait pas grand monde en train de frapper les quintaines ou de disputer un farouche duel à l'aide d'armes émoussées : La plupart des écuyers étaient encore aux côtés de leur maître, attendant le début des joutes. L'endroit se remplirait sûrement plus tard dans la journée, lorsque les lords seraient assis dans les tribunes et les chevaliers prêts à combattre. Le père de Lyonel lui avait proposé un siège à ses côtés mais le jeune homme avait poliment refusé. Il appréciait la compagnie des autres écuyers et il trouvait que l'entrée de la lice était un bien meilleur poste pour observer les combattants.

De là où les deux promeneurs étaient arrivés, on pouvait déjà apercevoir les tribunes. La jeune femme qu'il accompagnait se sentirait sans doute moins perdue maintenant qu'ils étaient revenus en territoire connu ! Et ils n'étaient pas les seuls. Derrière eux, quelques voix se firent entendre à nouveau. Lyonel se retourna, intrigué. Il eut la plus ou moins bonne surprise de découvrir que les dames qu'ils avaient fuies semblaient à la recherche de leur amie. S'il tant est qu'elles puissent la considérer comme telle... Même si elles avaient sans doute noté la présence de Lyonel, elles ne semblaient pas s'en préoccuper. Elles devaient sans doute le prendre pour un quelconque écuyer des terres de l'Orage. Elles n'avaient pas totalement tort, ceci dit : ce n'était pas les couleurs de sa maison qu'il portait mais celles du chevalier qui l'avait pris avec lui. Elles ne devaient même pas se demander qui il était et simplement préférer l'ignorer. D'autant plus que certaines d'entre elles, si Lyonel ne se trompait pas, étaient des dames de grandes familles.

-Lady Neassa ! Vous nous avez fait peur, où vous étiez-vous donc perdue ? Fit l'une d'entre elle en gloussant. Visiblement, elles semblaient avoir l'intention de la réintégrer à leur groupe.
-Nous pensions que nous pourrions rendre visite à Ser Tomas, n'est-ce pas une bonne idée ? Fit une autre.

Lyonel jeta un coup d’œil à sa compagne en haussant les épaules d'un air vaguement gêné... Il ne savait pas vraiment quoi faire. Ce n'était pas à lui de répondre à ces dames puisqu'on ne s'adressait pas à lui. Et puis il devait bien avouer qu'il n'avait pas envie de se porter à la rencontre du chevalier. Continuer de marcher aux côtés de la jeune femme lui suffisait amplement ! De même, la compagnie de ces dames, bien que parfois appréciable, était loin d'être de celle qu'il appréciait le plus. Il se vouait à être un guerrier et s'intéressait ainsi très peu à l'art et au joli minois des chevaliers ! Habituellement, il préférait la compagnie des autres hommes mais puisqu'il avait trouvé – par hasard – une de ces dames qui n'appréciait pas les habituelles frivolités de ses comparses, il avait plutôt envie d'en savoir un peu plus sur elle : la jeune femme éveillait sa curiosité. Tout ce qu'il espérait, c'était qu'elle sache se défaire de ces quelques importunes.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Neassa Baratheon
Noble

Général


Dame D'Accalmie

♦ Missives : 35
♦ Missives Aventure : 18
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 04/03/2013
♦ Célébrité : Cate Blanchett
♦ Copyright : Chémeuse/Moi/autres ça dépend
♦ Doublons : Dagon Greyjoy, Bayard
♦ Age du Personnage : 52 ans
♦ Mariage : Lyonel Baratheon
♦ Lieu : Accalmie, Terres de L'Orage
♦ Liens Utiles :
Scénarios disponibles
Charissa Tully
Harbert Baratheon

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
100/500  (100/500)


Message Lun 3 Juin 2013 - 18:24

Frappée par l’incompréhension, Neassa observait le jeune homme d’un œil critique. L’éclat de son rire avait littéralement perturbé l’équilibre interne de la Lady. Certes, elle avait déjà, par le passé, entendu une de ses connaissances rire sans retenue, mais les rires du Nord n’étaient en rien comparables à ce qu’elle venait d’entendre. Elle n’aurait su décrire la confusion de son esprit. Elle se sentait terriblement honteuse, de se moquer avec autant de bassesse de ses compagnes de la journée, et à cet état d’esprit, le rire du jeune homme semblait répondre « Vous êtes des leurs, ne prétendez pas le contraire. » Pourtant, une part de la jeune femme souriait à cet éclat de vie. Elle avait l’impression de soudainement, ne plus être la seule personne à ne pas pouvoir supporter ce banc de bécasses qui passaient leurs jours à se délecter d’un morceau de tissus arraché au vêtement d’un chevalier. Mais le sourire jovial que l’écuyer affichait à nouveau lui fit résolument détourner le regard. Elle ne savait pourquoi – ni même de quoi – elle fuyait, mais elle ne pouvait supporter cet air amusé qui animait le visage du jeune homme.

Elle écoutait néanmoins avec attention, la discussion légère qu’ils partageaient. Concentrée sur ses doigts, elle s’affairait à les tordre pour ne pas réagir avec violence. Elle avait fait signe au garçon de l’accompagner, mais égoïstement, c’était uniquement le temps de retrouver son chemin. Elle tourna légèrement la tête vers lui, lorsqu’il justifia son non engouement pour le sublimissime Ser Tomas. « Sans son armure, nu comme un verre, il ne tiendrait pas une attaque adverse ! » songea-t-elle en réponse aux propos de son voisin. Elle se contenta de baisser le visage, n’ayant strictement aucune idée de qui pouvait être le chevalier errant dont il faisait mention. En réalité, elle aimait voir les jouteurs s’affronter, mais jamais, elle ne retenait leur nom. Sous leur attirail il était bien délicat de les reconnaître et elle pariait toujours sur le combat en lui-même, sans se baser sur les antécédents des participants. Elle garda son ignorance pour elle-même, restant silencieuse, à écouter.

Elle manqua de sursauté, lorsqu’il changea sans prévenir, de sujet. Elle avait écouté avec si peu d’attention qu’elle se retourna, avec vigueur en entendant le nom de la maison Baratheon. Elle le fixait avec une expression indéchiffrable avant de comprendre ce qu’elle venait d’entendre. Il ne faisait pas allusion à la maison des terres de l’Orage, il se présentait ! A nouveau, elle sentit la gêne s’installer sur ses joues, et le rire qui ponctua la dernière phrase du jeune homme fit ployer les épaules de Neassa dont le visage essayait désormais de se cacher derrière un rideau de cheveux sombres. Elle avait une envie irrésistible de le faire taire. Soupirant pour chasser son malaise, elle redressa cependant la tête pour le regarder à nouveau. « A n’en point douter. » La phrase, ainsi dite n’avait aucun sens à proprement parler. La jeune femme confirmait juste qu’il avait bel et bien hérité du caractère de sa région, tout comme elle avait hérité celui de sa lointaine contrée. Elle plia légèrement les genoux, en une courbette courtoise plus que volontaire. « Neassa, de la maison Stark. » Ni plus, ni moins. En vérité, la famille à qui elle appartenait suffisait par son nom à décrire bien des aspects de la personnalité de la jeune femme. Elle le savait et ne souhaitait pas s’épancher sur la question.
Ce fut avec la même franchise, qu’elle répondit, un peu sèchement, à la question suivante.

« Aucun. » En réaction à sa propre froideur, elle se racla la gorge et s’expliqua sans qu’une justification lui soit demandée. « Je suis novice dans l’art des joutes mais je crois pouvoir affirmer qu’avoir une « belle gueule » si idolâtrée soit-elle, ne mènera jamais Ser Tomas à une renommée éternelle. Il n’est pas un tant soit peu conscient de ce à quoi il participe, prétendant se pavaner comme un paon devant une rangée de poules. Il se bat pour l’estime, non pour le combat. C’est tellement visible que ça en devient frustrant. A quoi bon gagner si c’est contre un adversaire encore plus mauvais que soit… » Elle s’arrêta subitement de parler, comme si le sujet qu’elle abordait lui avait été formellement interdit. Il n’en était rien. C’était son comportement bavard qui l’avait effrayée. D’ordinaire, elle fuyait les conversations, fuyait les inconnus. Alors pourquoi venait-elle de se justifier ainsi ? Elle détourna le regard pour l’accrocher sur les tribunes. Elle ne soupira pas de soulagement, mais ses épaules s’abaissèrent. Elle savait de nouveau où elle se trouvait. Et elle n’imputerait pas cette découverte à Lyonel. Un sourire faussement satisfait se dessina sur son visage. Elle se retourna vers le jeune homme dans l’idée de l’envoyer balader ailleurs, maintenant qu’elle avait retrouvé sa route mais la vision cauchemardesque qui s’offrit à elle la fit grimacer d’indignation.

Les groupies de Ser Tomas revenaient à la charge. Son visage était de marbre. Mais son regard était foudroyant. Elle avait envie d’aboyer comme un chien enragé, qu’elle n’en avait strictement rien à faire de cette élégante limace qu’elles suivaient grâce aux traces de bave qu’il laissait derrière lui. Elle eut alors une réaction spontanée, en rien contrôlée. Impulsive, franche et acculée. Neassa s’était retournée vers Lyonel. Elle ne sut pas si le jeune homme avait véritablement reculé, se jugeant de trop, ou si c’était elle qui ne voulait pas le voir reculer. Elle venait de lui attraper la manche avec brusquerie. Son regard exprimait un profond pardon, mais sa voix trahissait sa résolution. Elle s’adressait aux jeunes femmes et pourtant, pratiquement jusqu’à la fin de sa phrase, ce fut Lyonel qu’elle regardait. « Fort bonne idée, en effet. Que je dois malheureusement décliner…Lord Kraig Baratheon souhaitait rencontrer ma famille. » Avec précipitation elle ajouta. « Au complet ! » Elle ponctua sa phrase d’un faux sourire courtois. Elle n’avait toujours pas lâché le vêtement du jeune Baratheon.

-Oh, vraiment ?! C’est dommage. Minauda la première, à la limite entre la moquerie et l’insulte.
-Vous n’aurez cas nous rejoindre dès cette entrevue terminée !? susurra une autre.

Neassa se contenta de garder un sourire inconsistant sur son visage. La plus grande des jeunes filles lui fit un vague signe de la main, en guise de salut et elles se remirent en marche. Un long soupire de lassitude échappa alors à Neassa qui finit par libérer Lyonel de son entrave. Elle n’osait remonter les yeux sur lui. Elle n’avait pas réfléchit et n’avait trouvé que cette excuse pour en finir avec les oies qui la poursuivaient. Elle avait trop de fierté pour s’excuser et avait la douloureuse impression qu’elle venait de ruiner l’entente cordiale qui s’était installée entre eux. Elle recula d’un pas, décidée à s’éloigner de lui sans plus de civilités lorsque la voix d’une de ses compagnes la percuta à nouveau de plein fouet.

- Lady Neassa ! Lady Emily m’a fait savoir qu’elle venait, à l’instant, de croiser votre frère, Lord Cregan. Il était en charmante compagnie, mais nullement convié à cet entretien. Lança vilement une des demoiselles.

Neassa sentit son dos se tendre comme une corde sous le poids du pendu. Elle remonta les yeux sur Lyonel. Si elle en disait d’avantage sur Lord Kraig, le mensonge risquait de causer du tort aux deux familles. Si elle se taisait, elle devrait subir le supplice d’une visite à Ser Tomas. Lord Cregan Stark était son aîné. Il ne pouvait refuser une entrevue – si cette dernière était vraie – avec le Lord Suzerain des terres de l’Orage. Elle commença sa phrase avec une pierre dans la bouche : « Il…Cregan n’est pas…est… » Elle ferma les yeux. Et contracta les mâchoires. Sa tête lui disait de poursuivre. A quoi bon se damner pour un écuyer fraîchement rencontré ? Non. Franchise et honnêteté étaient de mise chez la maison Stark. Et son cœur, son cœur lui criait de ne pas se servir ainsi de la maison Baratheon.

Elle rouvrit les yeux et à nouveau, s’adressa aux demoiselles. Son ton était catégorique et sa froideur était sans appel. « Je n’ai pas la moindre envie d’aller voir Ser Tomas la Guimauve De j’empeste l’eau de toilette à trois bornes ! » Se détournant, elle croisa le regard de Lyonel et poursuivit sur le même ton, par-dessus son épaule. « Et Lord Stark n’a pas été convié tout bonnement parce que Lord Baratheon n’a convoqué personne ! »

Spoiler:
 


OURS IS THE FURY
House Baratheon





Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Dim 9 Juin 2013 - 23:17

Un instant, un léger air d'incompréhension flotta sur le visage de Lyonel alors que la jeune femme semblait étrangement troublée à l'annonce de son nom. Hé bien quoi, il n'était pas si impressionnant que ça, si ? Mais il fut rassuré de voir qu'elle se reprenait bien vite, et même s'il ne compris pas vraiment de quoi elle ne doutait pas, il lui répondit par un autre sourire lorsqu'elle se présenta à son tour. Quelque part, il était même soulagé d'entendre le nom de Stark.

-Enchanté, lady Neassa ! Répondit-il simplement.

Ainsi, elle venait du Nord et était arrivée à Port-Réal pour la première fois ! Rien d'étonnant à ce qu'elle se montre si distante. Ça ne devait-être qu'une forme de timidité. Lyonel supposait qu'elle ne devait être loin de se sentir à son aise et que son attitude était une sorte de mécanisme de défense contre ce monde qu'elle ne devait pas très bien connaître. Lui en tout cas, aimait bien ce côté-là de sa personnalité, sans qu'il sache vraiment pourquoi. Au moins savait-il qu'il avait envie de l'aider à se sentir un peu mieux dans cet environnement qu'on aurait pu qualifier d'hostile pour la jeune femme.

Il continuait de sourire alors qu'il écoutait ensuite sa réponse à la seconde question qu'il lui avait posé. Lady Neassa semblait un peu plus à l'aise, maintenant, et elle n'hésitait pas à faire part de son avis sur les combattants, même si elle n'avait pas de favori. Mais ce n'était pas un fait très grave. Après tout, elle était présente ici pour la première fois et il était normal qu'elle ne connaisse pas touS les chevaliers qui allaient participer. Lyonel lui, était déjà écuyer depuis plusieurs années déjà. Même s'il n'avait pu montrer son habileté à manier les armes que contre des cibles d’entraînement, il parvenait à se faire une assez bonne idée de la valeur des chevaliers qu'il rencontrait, tant dans leur comportement que dans leur manière de combattre. Ainsi, un bon nombre de noms lui étaient familiers et il avait retenu ceux des meilleurs combattants à ses yeux. Même si ser Jonas n'était pas le meilleur en tout point de vue, il l'appréciait néanmoins. Peu lui importait qu'il gagne ou non, tant que la joute était de qualité.

Lady Neassa semblait penser de même et il l'écouta en acquiesçant d'un signe de tête. Il fut même surpris de constater qu'elle avait une assez bonne analyse du chevalier dont il était tant question chez ces dames. Ser Tomas était le second fils d'une famille plutôt influente des Terres de l'Ouest. Lyonel en avait d'ailleurs oublié le nom. Même s'il savait manier une lance, il n'était pas aussi doué que certains. Et lady Neassa semblait avoir bien cerné le personnage. Il aimait parader et avait la chance d'être attirant pour ces dames. Mais mis à part ça... Il ne lui restait plus grand-chose. Lyonel fut étonné de voir la jeune femme s'interrompre si vite dans son discours. Elle n'avait pas tort, même si elle ne mâchait pas ses mots. Il appréciait cette si soudaine franchise. Il osa même supposer que, si elle se laissait aller à discourir ainsi, c'était parce qu'elle se sentait peut-être un peu plus à son aise...

-Oui, je suis du même avis. Peut-être qu'il brisera quelques lances ou qu'il gagnera quelques joutes contre des chevaliers errants moins bien préparés que lui, mais je doute qu'il ne reste très longtemps parmi les concurrents en lice. C'est qu'il y a un bon nombre de grands combattants, ici ! Et eux, au moins, offriront des combats dignes de ce nom ! Je pourrais vous aider à les identifier, si vous voulez ? Proposa-t-il ensuite. Et ainsi, vous pourrez expliquer à ces dames pourquoi leur favori n'est qu'un fanfaron sans avenir...

Elle n'eut pas le temps de lui répondre que déjà, le groupe de dames qu'ils avaient laissé derrière eux revenait. Lyonel écouta l'échange sans broncher, se contentant de surveiller les réactions de Neassa. Il était inutile de dire qu'il avait été plus que surpris lorsqu'elle s'était subitement accrochée à son bras. Etait-il une sorte de planche à laquelle se raccroche un naufragé ? A vrai dire, même s'il avait eu précédemment l'impression qu'elle se détendait un peu, il ne pouvait être sûr qu'elle apprécie vraiment sa compagnie. Peut-être qu'elle ne voulait que le voir partir et que ce geste n'était qu'un hasard ? Quoi qu'il en soit, il y avait fort à parier qu'elle ne voudrait pas voir plus longtemps ce groupe de dames enamourées de leur beau chevalier... Et, comme le disait l'adage, de deux maux, il faut choisir le moindre. Ainsi, elle déciderait sûrement de rester en sa compagnie plutôt qu'en la leur. Tout du moins, c'était ce qu'il supposait alors qu'elles échangeaient. Il retint une légère grimace lorsqu'elles proposèrent à la jeune lady d'aller rendre visite à ser Tomas. Des deux maux, le pire venait encore d'enfoncer le clou.

Même si la conversation était loin de le concerner, il se sentit subitement rappelé à l'ordre lorsque lady Neassa déclina en invoquant une invitation de son propre paternel. Aussitôt, son esprit se mit en marche à toute vitesse. Si l'alibi choisi par la jeune femme devait-être celui-ci, autant essayer de le rendre le plus crédible possible. Son père ne serait sûrement pas contre cette idée, celle de recevoir tous les Stark et de discuter un peu avec eux. Mais le ferait-il ? Peut-être qu'il ne jugerait pas utile de tous les recevoir. Dans le pire des cas, il ferait sûrement un bon accueil à la jeune femme même si elle venait seule. Oui, il réagirait sûrement comme ça. C'était décidé, ils iraient le voir. Et Lyonel était presque sûr que l'histoire de ces insipides lady ne cessant de les importuner ferait rire son père aux éclats ! Il retint un sourire un peu moqueur quand cette idée lui traversa l'esprit. Et finalement le groupe de dames papillonnantes fini par s'en retourner et Neassa relâcha son bras ainsi qu'un long soupir de soulagement. Ils l'avaient échappé belle.

Pourtant, un étrange silence s'installa ensuite entre eux. C'était comme si la gêne de la jeune femme était soudainement revenue à l'assaut sans que Lyonel ne puisse dire pourquoi. Ceci-dit, il avait lui-même l'impression que le moindre mot serait maladroit. Pourtant, il aurait aimé lui confirmer que son idée était plutôt bonne et qu'ils pourraient toujours trouver un arrangement avec son père pour éviter les pintades éprises de leur chevalier... Il avait encore l'impression de sentir l'étreinte si brusque de la jeune dame sur son bras. En fait, c'était presque comme si ce geste lui avait ôté toute possibilité de parler. Mais l'étrange malaise qui s'était installé se vit rapidement à nouveau bousculé par le retour de ces dames. Et il avait fallu qu'en à peine quelques secondes, elles déjouent le mensonge improvisé par Neassa alors même que Lyonel se proposait de le soutenir. Il serra les mâchoires, retenant un juron. Ils ne seraient jamais débarrassés de ces gêneuses !

Gênée, Neassa posa son regard sur lui. Il ne sut pas comment réagir. S'il devait lui envoyer un signe, un indice sur ce qu'ils pouvaient faire, il était trop tard pour y réfléchir. Il se contenta de hausser les épaules, impuissant. Alors que lui était sur la défensive, restant silencieux et guettant la moindre occasion d'invoquer un nouveau prétexte – impliquant ou non sa propre famille – Neassa semblait bien plus tendue, acculée, en vérité. Et finalement, après une brève hésitation, elle se lança et lâcha aux jeunes femmes ce qu'elle pensait vraiment de leur chevalier. Et sa verve et sa franchise eurent tôt fait de faire éclater Lyonel de rire. Finalement, leur naturel à tous les deux revenait au galop... Pour le meilleur ou pour le pire. Il lui adressa un radieux sourire alors qu'elle se détournait de ses dames. Visiblement la conversation était close. Et les encombrantes lady ne savaient quoi dire, comme choquées de ce qu'elles venaient d'entendre.

-Hé bien, la forme n'y était peut-être pas, leur répondit Lyonel avant qu'elles ne puissent réagir, mais il semblerait que Lady Neassa et moi-même n'ayons pas la même opinion sur ser Tomas. Nous avons d'autres favoris pour le tournoi, ne vous en déplaise. Je vous souhaite néanmoins une bonne journée ! Fit-il avait de faire volte-face à son tour et de rejoindre Neassa, hilare qu'il était.

Derrière eux, les jeunes femmes ne savaient plus comment réagir. Mais peu lui importait, après cet échange, elles ne voudraient sans doute plus leur adresser la parole. Et c'était tant mieux !

-Enfin, vous nous avez débarrassé de ces gêneuses ! Fit Lyonel à sa comparse. C'était comme si la gêne précédente s'était soudainement envolée. C'était bien dit. Bien qu'un peu rude... Mais peu importe, elles n'avaient pas à insister autant. Ajouta-t-il en haussant les épaules d'un air nonchalant. Dommage que le petit mensonge concernant mon père n'ait pas marché, je suis sûr qu'il aurait accepté de se porter complice de ce petit arrangement. Enfin, au moins cette fois nous sommes libres. Alors, voulez-vous que je vous parle un peu des combattants ? Si vous voulez, nous pouvons aussi nous rendre dans un lieu un peu plus tranquille... Sinon, nous risquons encore des mauvaises rencontres de ce genre. Fit-il en grimaçant.

Si Neassa voulait bien rester encore un peu en sa compagnie, il connaissait un endroit plutôt agréable et calme où ils pourraient discuter. En bordure du camp qui abritait les tribunes, la lice et toutes les tentes, il y avait un petit espace caché derrière un bosquet verdoyant. Lyonel y était passé un peu plus tôt dans la matinée. Il était fréquenté par quelques personnes de haut rang qui y discutaient de tout et de rien. L'endroit était plus calme que le reste du camp et quelques gardes y étaient également postés, pour assurer la sécurité de ceux qui voudraient s'y détendre quelques temps.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Neassa Baratheon
Noble

Général


Dame D'Accalmie

♦ Missives : 35
♦ Missives Aventure : 18
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 04/03/2013
♦ Célébrité : Cate Blanchett
♦ Copyright : Chémeuse/Moi/autres ça dépend
♦ Doublons : Dagon Greyjoy, Bayard
♦ Age du Personnage : 52 ans
♦ Mariage : Lyonel Baratheon
♦ Lieu : Accalmie, Terres de L'Orage
♦ Liens Utiles :
Scénarios disponibles
Charissa Tully
Harbert Baratheon

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
100/500  (100/500)


Message Mar 25 Juin 2013 - 21:09

Alors que le jeune écuyer avait laissé éclater son rire qui raisonnait encore dans les oreilles de Neassa, cette dernière ne pouvait s’empêcher de la dévisager. Elle était partagée entre une joie profonde - de le voir ainsi de bonne humeur -  et une envie de le baffer. La précédente situation n’avait rien de drôle, elle avait même été des plus désagréables pour Neassa alors qu’il semblait le prendre sur la plus franche rigolade. Elle l’avait cru franc et simple. Elle supposait maintenant que son rire n’était pas utilisé qu’à de bonnes fins. S’il se moquait aussi ouvertement d’elle, elle ne le supporterait pas bien longtemps.  Sourcils froncés, elle comprit ensuite qu’elle avait très mal interprété le rire de son voisin : il approuvait totalement ce qu’elle venait de dire. Alors qu’il faisait mention de leur opinion – à eux deux – elle se redressa. Elle était fière. Elle était fière d’avoir un allié de poids et dont les idées étaient proches de les siennes. Mais pas uniquement. C’était le Lady Neassa et moi-même qui l’avait fait remonter la tête, et ne plus avoir honte de sa soudaine franchise. Elle avait l’impression que son naturel ne gênait nullement le jeune homme – qu’au contraire il l’encourageait – et elle s’en sentait flattée. D’ordinaire, elle essayait – on essayait – de brider ce caractère trop froid, trop distant, et beaucoup trop honnête à en devenir malhonnête et blessant. Mais lui, il en riait à s’en décrocher la mâchoire.

Alors que Lyonel revenait à sa hauteur, elle le détailla du regard. Non. Il n’était pas beau comme Ser Tomas, du moins selon le modèle de référence des femmes ordinaires. Mais pour Neassa, l’histoire était différente. En réalité, elle ne savait sur quel pied danser en regardant son voisin. D’un côté, elle voulait rester, profiter de sa présence, de son rire, de son naturel enjoué et de ses connaissances sur les joutes. De l’autre, elle voulait le fuir, éperdument mal à l’aise sous son regard amusé, avec son assurance, son détachement et sa facilité à échanger avec les autres. Ils avaient des points communs alors qu’ils étaient plus qu’opposé. Elle aimait le calme et la solitude alors qu’il semblait préférer les journées mouvementées et les soirées festives. Elle n’avait jamais confiance en ce qu’elle disait alors qu’il prenait même parti à ses mensonges. Elle tentait de s’évader alors qu’il la rattrapait toujours. Mais sans insistance. Elle ne lui avait pas demandé de partir. Elle n’avait fait que s’éloigner. Si d’autres auraient vu cela comme un signe d’au revoir, Lyonel avait pris ça comme un signe pour la rejoindre. Ce geste la réconfortait. Elle se savait d’un naturel pas forcément agréable à vivre et même si son âme tout entière lui dictait d’envoyer valser les gens avec qui elle trainait, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir mal à l’aise après l’avoir fait. Pas envers elle, mais envers sa famille. A force de se montrer plus que désagréable avec le peu d’ami qu’elle avait, elle allait finir par mettre à dos des Stark bon nombres de vassaux et elle n’en avait guère le droit. Si certains avaient tenté de s’accrocher à elle, c’était en s’immisçant dans son propre monde, pour la forcer à changer. Alors qu’avec Lyonel… leur deux mondes semblaient coexister sans rentrer en conflit, sans vouloir prendre le dessus l’un sur l’autre. Ils réagissaient de manière différente, mais dans le même sens. Et c’était agréable.

« L’idée n’était pas d’imposer à votre père un mensonge dans le seul but d’échapper à... au supplice de devoir rendre visite à ser Tomas.  Il ne semble y avoir que cela d’important. Voir ser Tomas. Croiser ser Tomas. Rencontrer ser Tomas… et tant d’autres du moment que ser Tomas en est l’objectif principal. Depuis ce matin que ser Tomas par-ci et ser Tomas par-là. Je pense que – bien malgré lui – le prochain qui me parle de ser Tomas risque de se voir insulter sans préavis ! »

En se retournant vers Lyonel, elle afficha un sourire reconnaissant sur son visage. Elle le remerciait d’avoir clos la discussion en faisant définitivement s’éloigner les demoiselles. Mais elle le remerciait surtout d’être resté à ses côtés alors qu’elle prenait la fuite.  Mais si pour Lyonel, le sourire était naturel, pour Neassa, c’était chose rare. Il disparut d’ailleurs bien vite de ses lèvres.

« Même si mon mensonge ne tient plus, je serais heureuse de rencontrer votre père. Je sais qu’il doit avoir bien d’autres choses à faire que de recevoir une jeune Lady mais si dans la journée, nous venions à le croiser, je vous serais reconnaissante de me présenter à lui. »

C’était plus par courtoisie que par pure intérêt qu’elle demandait ceci. Certes, même au Nord, on connaissait le Lord Baratheon de renommée mais ça s’arrêtait là pour la jeune femme. C’était sa manière à elle de remercier Lyonel qui visiblement, aurait fait son possible pour faire passer son mensonge pour vérité.

Elle détourna le regard. Elle réfléchissait. Ou plutôt, analysait les propos de son voisin. De but en blanc, en reconnaissant la silhouette des tribunes, elle avait envie de répondre que sa compagnie était agréable mais qu’elle venait de se débarrasser des bécasses et de retrouver son chemin, donc qu’elle n’avait plus besoin de lui. Cependant, très discrète, une petite voix lui murmurait de rester. D’aller dans cet endroit plus calme dont il faisait mention. Que pouvait-elle bien risquer à y aller d’ailleurs ? Après tout, rien ne pouvait lui arriver de pire que de croiser ser Tomas… Elle haussa les yeux rien qu’en y pensant. Elle avait sûrement plus de probabilités de le croiser ici, en retournant à la tente de la famille qu’en suivant Lyonel. Pourtant, la petite voix n’avançait pas cet argument et Neassa peinait à l’entendre. Elle n’était pas une personne des plus réfléchies.

« J’aimerai bien. » Elle venait de lâcher ça comme s’il s’agissait d’une réponse claire et limpide. Elle se redressa à nouveau avant d’ajouter à l’adresse de Lyonel. Son ton était bien plus doux que celui utilisé précédemment et sa franchise était plus que vrai. « J’aime regarder les combats, c’est intense et magnifique à voir mais là… je ne supporte pas d’être entourée par autant de monde. Winterfell m’a habituée au froid et au calme. Me retrouver avec autant de personnes à la fois est plus que désagréable et me forcer à être polie ne m’arrange guère. » Elle ne s’excusait pas d’être ainsi. Elle expliquait juste son ressentit. Relevant les yeux sur Lyonel elle ajouta, sur la défensive : « Si je vous suis, c’est uniquement pour me vider la tête. N’allez pas croire que je n’ai rien d’autre à faire que de passer du temps en votre compagnie ! Ni que votre compagnie soit la plus agréable qu’il me soit donné de rencontrer ici d’ailleurs. » Ridicule mensonge. Sa journée était désespérément vide, à part pour les joutes, et Lyonel était la seule personne avec qui elle échangeait volontiers des propos. Chose qu’elle ne comprenait pas d’ailleurs.

Croisant les bras sur sa poitrine, elle fixa Lyonel, un sourcil haussé. S’il essayait de la manipuler pour une quelconque farce, il ne fallait pas qu’il s’attende à ce qu’elle se laisse faire. Cependant, elle avait entendu Cregan faire mention de cet endroit. Si le lieu était réel, peut-être que Lyonel voulait véritablement juste l’emmener au calme, mais cela semblait trop beau pour être vrai. Surtout avec le caractère de ce dernier. «  Je veux bien vous y accompagner, à cet endroit qu’on dit tranquille. J’y resterai probablement un moment si le calme y réside véritablement... » Elle avait détourné la tête et baissé la voix pour prononcer la deuxième phrase. Il lui suffirait ensuite d’envoyer Lyonel balader pour qu’elle puisse être définitivement en paix, seule avec elle-même. C’est ce qu’elle pensait. Pour le moment.

Spoiler:
 


OURS IS THE FURY
House Baratheon





Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Sam 20 Juil 2013 - 23:31

Lyonel ne savait toujours pas à quoi songeait réellement Neassa mais il avait l'impression qu'elle parvenait à se détendre quelque peu. Se débarrasser des gêneuses qu'il aurait aisément qualifié de pintades devait sûrement contribuer fortement à ce qu'elle se sente un peu mieux dans cet environnement inconnu. Il avait beaucoup aimé de la voir se laisser aller à son naturel indomptable, renvoyant d'où elles venaient les importunes. Elle était originale, pour sûr. C'était d'ailleurs précisément ce qui lui donnait envie de continuer le dialogue avec elle. Au départ, il n'avait vu qu'une lady un peu mal à l'aise parmi ses pairs mais il avait finalement découvert qu'elle cachait une vraie louve effarouchée sous ses dehors timides. Un instant, il se demanda comment un tel caractère était perçu chez les Stark. Une telle franchise n'était pas forcément un défaut, mais lorsqu'on était fille de suzerain, il fallait savoir faire profil bas, se montrer exemplaire... Avoir un caractère trop fort pour une dame, ça n'était pas bien vu, bien souvent.

Lorsqu'elle se tourna vers lui, elle lui adressa un sourire. Un sourire bref, teinté d'une légère timidité peut-être, mais un sourire tout de même. Il le lui rendit sans hésiter, plutôt fier d'avoir réussi à la détendre de la sorte. Il espérait ainsi l'inciter à se détendre encore un peu plus, qu'elle se sente réellement à l'aise si loin de chez elle. Mais il se doutait bien que ce n'était pas si simple. Il faudrait du temps à la jeune lady pour y parvenir. Ce ne se ferait pas du jour au lendemain. Lyonel nota avec amusement qu'il s'était attaché assez vite à elle. Il avait réellement envie de l'aider. Elle était plutôt jolie mais ce n'était pas ce qui l'avait conduit à l'apprécier, c'était évidemment son caractère bien trempé.

-Oh, je sais bien que vous ne vouliez pas le forcer à faire quoi que ce soit ! Fit-il, riant à nouveau. Mais vous savez, je pense qu'il aurait parfaitement compris pourquoi nous en avons assez de ce chevalier là. Et avec un peu de chance, il en aurait lui même tant entendu parler qu'il en serait agacé lui aussi. Quoi qu'il en soit, je le préviendrai, je n'aimerai pas que vous l'insultiez parce qu'il a prononcé un nom plutôt déplaisant. Plaisanta-t-il avec un clin d'oeil.

Les mots de la jeune femme n'avaient pas à être pris au sérieux. Sans doute qu'elle exagérait et qu'elle n'aurait sans doute pas insulté n'importe qui, surtout pas un lord suzerain. Tout du moins, ça il l'espérait ! Quoi qu'il en soit, il préférait considérer cette déclaration comme une plaisanterie. Rien ne servait de continuer à critiquer de ser Tomas. L'oublier et plaisanter, voilà qui détendrait tout le monde et leur permettrait d'oublier un peu son omniprésence. Lyonel lui adressa un autre sourire lorsqu'elle se montra désireuse de saluer lord Baratheon. Par cette proposition, il semblait à Lyonel qu'elle se montrait un peu plus ouverte, plus encline à rencontrer d'autres personnes alors même qu'auparavant, elle semblait refuser n'importe quelle présence. Lui-même avait d'abord craint qu'elle ne l'envoie balader. Maintenant qu'elle était un peu plus détendue, ces craintes là n'étaient plus, déjà.

-Il en serait enchanté, je pense ! Mais nous avons encore un peu de temps si nous devons aller à sa rencontre, je crois que les joutes ne vont pas commencer tout de suite... Grimaça-t-il, son regard se portant sur les tribunes encore désertes : ce n'était pas bon signe.

Presque personne également autour des lices. La plupart de ceux qui voulaient y assister étaient parti faire passer leur attente ailleurs et seul restaient les plus obstinés qui tenaient absolument à leur place au premier rang. Neassa jeta elle aussi un coup d'oeil dans la même direction, songeuse, mais Lyonel ne sembla pas s'en apercevoir. Elle réfléchissait à sa proposition et le jeune homme lui en laissait tout le loisir alors qu'il se perdait dans ses pensées un instant. Revenir près des tribunes lui avait brutalement rappelé qu'ils ne verraient aucune joutes avant le début de l'après midi, sans doutes ! La frustration revenait à grand pas. Heureusement que sa rencontre avec lady Neassa était loin d'être ennuyeuse ! Ces tribunes vides lui rappelaient soudain l'impatience dont il faisait preuve, plus tôt dans la journée.

Heureusement, la lady fini par reprendre la parole, le tirant hors de ses pensées. Il lui répondit par un vif hochement de tête agrémenté d'un sourire. Il était content qu'elle accepte sa proposition. Il s'était bien douté qu'elle apprécierait un lieu de calme qui lui permettrait de se ressourcer un peu. Néanmoins, et malgré son air relativement assuré, il n'avait pas été certain un seul instant qu'elle accepterait. C'était son caractère, après tout. Imprévisible. Il lui adressa à nouveau un sourire, franc et chaleureux lorsqu'elle se livra à quelques confessions. Ce qu'elle lui avouait, il l'avait déjà compris mais qu'elle parvienne à lui dire ce qu'il avait deviné était un autre progrès, une autre preuve qu'elle arrivait à se détendre. Mais malgré tout, elle n'était pas encore totalement dans son élément comme le montrèrent la suite de son discours. Et Lyonel retint un rire alors même qu'elle lui déclaiait ne le tolérer à ses côtés que parce qu'elle espérait pouvoir penser à autre chose. C'était exactement ce qu'il voulait !

-Je comprends, le Nord est bien différent d'ici et passer de Winterfell à Port-Réal, ce n'est pas une mince affaire, c'est même un changement assez... Assez violent, si je puis dire.

Inutile de dire qu'il n'était pas passé par ce genre de désagréments. Accalmie était beaucoup plus proche de la capitale que la citadelle des Stark et Lyonel, en tant qu'écuyer, avait pu parcourir les routes bien plus souvent que la jeune femme. La foule des tournois, le bruit et les combats, tout ça était son élément.

-Ne vous en faites pas, je ne veux pas vous importuner
, continua-t-il ensuite, répondant avec son habituel sourire. C'était comme si la déclaration de la jeune femme l'amusait ! Et c'était vrai. Après tout, même si elle ne l'appréciait pas vraiment, ils se créaient des souvenirs communs. S'ils avaient à se revoir lors d'un événement quelconque réunissant leurs familles, rappeler ces événements serait un bon moyen de rompre la glace à nouveau ! Vous permettre de vous vider la tête, c'est tout ce que je cherche à faire. Affirma-t-il, sans se départir de son sourire enjoué.

Et si elle acceptait de l'accompagner encore un peu plus loin, c'était que sa présence n'était pas si désagréable, au final. Enfin, ce n'était encore qu'une supposition parmi tant d'autres. Ceci dit, il n'était pas gêné d'en faire une de plus : pour l'heure, il semblait que ses intuitions quant à la jeune femme étaient plutôt justes. Il l'avait vue, quelques minutes plus tôt : lorsqu'elle voulait se débarrasser d'un gêneur, elle en était parfaitement capable, qu'elle doive mentir ou parler franchement. Il l'avait vue à l’œuvre ! Et puis il n'était pas de ceux qui se faisaient trop de soucis. Il vivait dans le présent. Les ennuis, il s'en préoccuperait lorsqu'ils viendraient !

Ainsi, il ne se souciait déjà plus ce que la jeune femme avait dit lorsqu'ils se dirigèrent vers le petit havre de tranquillité dont il était question. L'endroit était désert, ou presque. Les arbres pourvoyaient de l'ombre aux promeneurs et le vent agitait doucement les branches. Un calme presque surnaturel y régnait.

Deux lady, assises sur un banc de pierre, semblaient totalement plongées dans leur discussion et n'avaient même pas noté l'arrivée des deux jeunes gens. Un duo de soldats, eux aussi gagnés par l'ambiance détendue de l'endroit, s'étaient arrêtés et jouaient aux dés un peu plus loin. Un autre banc de pierre non loin du chemin était inoccupé, à bonne distance des deux autres duos et Lyonel s'y dirigea. Il invita ensuite lady Neassa à s'asseoir, à l'ombre des arbres. Un instant, il resta silencieux avant de lâcher un soupir. Il devait bien avouer que, malgré tout, l'attente lui pesait quelque peu. Il n'était pas des plus patients...

-Nous y voilà, alors. Il fit quelques pas. Il ne tenait pas en place, comme si l'endroit pourtant calme, ne faisait que renforcer son impatience.

Même s'il avait affreusement envie d'engager une nouvelle conversation avec la jeune femme, il se retint. Elle avait besoin d'un peu de calme, pas de bavardages. Sinon, elle n'aurait pas fuit les dames qu'elle fréquentait un peu plus tôt. Il se contraint donc à rester tranquille, venant ensuite s'asseoir à son tour sur le petit banc, évitant cependant de s'installer trop près d'elle. Il n'était pas là pour l'étouffer ! Si elle voulait qu'il le laisse seul, il n'aurait qu'à lui dire et il s'éclipserait sans même se faire remarquer. Mais il n'aimait pas cette idée là, le jeune homme avait envie de goûter un peu plus à la compagnie de cette si atypique lady ! Il espérait plutôt qu'elle lui proposerait quelque chose, n'importe quoi... Ou qu'au moins elle reprendrait la conversation. C'était presque étrange de remarquer que c'était lui, cette fois, qui n'était pas à l'aise. Même s'il savait apprécier un peu de calme de temps à autres, il devait bien se l'avouer : ce n'était pas ce dont il avait réellement envie pour le moment. Dommage qu'il n'y ai pas songé plus tôt !

Après un moment, d'autres voix se firent entendre près du chemin qui menait au bosquet. Deux hommes qui semblaient plongés dans une discussion plutôt animée. Alors qu'ils avançaient, leur conversation devint finalement compréhensible pour les deux jeunes gens même si les quatre autres occupant des lieux ne devaient pas en comprendre un traître mot...

-...chances qu'il te batte, mais à c'qu'il m'a dit, on peut gagner gros sur ce coup là.
-J'espère qu'il en est sûr et certain, on a bien vu ce que ses dernières certitudes ont donné ! Je lui avait dit de m'écouter mais cet imbécile n'en fait qu'à sa tête.
-Non, non j'ai vérifié moi même, c'pas des bobards qu'il raconte, cette fois il a tout pr...
-Qu'importe, j'espère que les joutes commenceront bientôt.
Fit le deuxième, coupant sèchement la parole au premier.

Alors qu'ils arrivaient, le chevalier avait aperçu Lyonel et Neassa et mis fin abruptement à leur conversation. Son camarade, plus petit et sans doute un peu plus jeune que lui, n'avait pas compris pourquoi cette réponse avant qu'il ne suive à son tour le regard du premier homme. A les voir ensemble, on pouvait vite comprendre qu'on avait là affaire à un chevalier et son écuyer. Le premier passa le bosquet en revue d'un rapide coup d'oeil avant de se diriger vers un endroit où ils pourraient converser sans être entendus de personne : Le banc qu'occupaient les deux lady et qui, sans rompre leur conversation, commençaient déjà à se diriger vers le chemin pour quitter l'endroit. Visiblement, que Lyonel et Neassa aient entendu une partie de ce que les deux hommes disaient ne semblait pas déranger ces derniers.

Quoi qu'il en soit, Lyonel Grimaçait. Non seulement il avait reconnu ce pimpant chevalier mais en plus, ce qu'il avait entendu, même s'il n'était pas certain d'en avoir compris le sens, ne lui plaisait gère.

-Ser Tomas... Souffla-t-il sur un ton qui laissait entendre que le croiser en ces lieux était loin de lui plaire.

Il n'aurait pas pu s'y tromper. Il avait déjà vu plusieurs fois la belle figure du chevalier, ses cheveux noirs retombant sur ses épaules, un léger air arrogant que Lyonel ne supportait pas mais que ces dames semblaient beaucoup apprécier... Beaucoup disaient que son regard était la force de son charme, mais Lyonel n'avait pas vu dans ces prunelles vertes ce qui faisait vraiment l'intérêt de l'homme : il les avait simplement gratifiés d'un regard de dédain avant de s'éloigner avec son écuyer, jugeant sans doute les deux jeunes gens suffisamment insignifiants pour qu'il n'aie pas à se soucier d'eux. Au moins cette fois n'était-il pas suivit d'une marée d'admiratrices. Même les deux lady qui s'étaient éloignées s'étaient contentées de le saluer brièvement, loin de tomber en pamoison devant lui. Dans la façon dont il leur rendit leur salut et les laissa s'éloigner, on aurait même pu deviner qu'il était soulagé qu'elles ne décident pas de soudainement rester en sa compagnie. Mais ça, Lyonel n'y pris pas garde, tout concentré qu'il était sur ce qu'ils avaient pu entendre.

-J'ai l'impression que tout n'est pas très clair... Murmura-t-il ensuite, comme réfléchissant à voix haute.

Peut-être qu'il n'était pas de ceux qui réfléchissaient trop, mais l'attitude du chevalier était décidément étrange. Il semblait faire beaucoup de secrets autour de sa conversation avec son écuyer.

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas
Noble
avatar

Neassa Baratheon
Noble

Général


Dame D'Accalmie

♦ Missives : 35
♦ Missives Aventure : 18
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 13/05/1989
♦ Arrivée à Westeros : 04/03/2013
♦ Célébrité : Cate Blanchett
♦ Copyright : Chémeuse/Moi/autres ça dépend
♦ Doublons : Dagon Greyjoy, Bayard
♦ Age du Personnage : 52 ans
♦ Mariage : Lyonel Baratheon
♦ Lieu : Accalmie, Terres de L'Orage
♦ Liens Utiles :
Scénarios disponibles
Charissa Tully
Harbert Baratheon

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
100/500  (100/500)


Message Lun 29 Juil 2013 - 14:27

En observant discrètement Lyonel, la jeune femme remarqua son envie profonde de voir enfin les jeux commencer. Si elle ne pouvait que partiellement comprendre sa motivation, elle ne put s’empêcher d’en ressentir un léger pincement au cœur, à le voir grimacer en dirigeant son regard sur les tribunes, résolument vides. Le retard dans l’animation était surprenant. Neassa ne se souvenait d’ailleurs pas avoir connaissance de pareil retard lors de joutes. Ce qui retenait les participants devait être d’une importance capitale. Elle ne connaissait personne qui, volontairement, mettrait ainsi en péril des réjouissances pareilles. Elle n’ajouta rien au commentaire déprimant de Lyonel, ne sachant quoi y répondre et ne désirant pas orienter volontairement la discussion sur un sujet qui aurait tôt fait de les rendre tous deux démotivés.
 
Elle arqua un sourcil, à la remarque rieuse de Lyonel. Violent. Changement assez violent. Sur la défensive, elle se demanda si c’était une pique personnelle. Était-il véritablement délicat de s’adapter à l’environnement de Port-Réal, ou le problème provenait-il de la Lady elle-même ? N’arrivant pas encore à cerner le personnage, Neassa laissa le doute planer. La suite n’était pas mieux. Réprimant une grimace d’agacement, la jeune femme peinait à ne pas analyser tout ce que lui disait son voisin. Il avait l’air des plus sincères et ses phrases étaient on ne peut plus simples, mais pour une raison inconnue, la louve s’obstinait à vouloir y trouver un sens caché. Elle n’avait pas pour habitude de croiser des gens naturellement bien attentionnés et amicaux. Lyonel débordait de positivisme et elle avait l’impression que cette qualité ne pouvait que cacher un énorme défaut. Ça n’était pas possible d’être ainsi démonstratif et débordant de bonne humeur en permanence ! Du moins, pas au Nord.
 
Si vous vous taisiez un instant, il serait facile de se vider la tête ! Si elle ouvrit la bouche pour lui répondre froidement ce qu’elle pensait, Neassa se ravisa au dernier moment. Préférant son mutisme habituel. Probablement la faute au sourire enjoué du jeune homme. Elle le suivit sans commentaire, prenant soin de marcher à sa hauteur, n’aimant pas particulièrement donner l’impression de trotter derrière lui comme un chiot apeuré. Si elle ne connaissait pas le chemin, elle avait montré son envie de s’éclipser un instant du sentier principal, et ce n’était pas pour laisser paraitre qu’elle voulait se retrouver seule, avec pour seule compagnie, le jeune écuyer fraichement rencontré. En arrivant sur place, elle fut soulagée d’apercevoir d’autres groupes, eux aussi tranquillement affairés. Elle ne pensait pas capable Lyonel de sombre dessein, mais son paternel avait eu la fâcheuse tendance de la mettre constamment en garde face aux hommes, aussi jeunes soient-ils. Sans s’en rendre compte, ses épaules s’étaient dangereusement contractées. En apercevant les deux chevaliers qui jouaient amicalement aux dés, un soupir lui échappa. Si elle aimait la solitude, elle n’en restait pas moins effrayée de l’inconnu et de l’incertain. Sentir non loin de là, la présence rassurante des deux hommes la rendrait plus agréable.
 
Elle observa un instant le banc que lui désignait son voisin, s’attendant presque à une farce de mauvais goût. Voyant Lyonel parfaitement immobile, elle s’y installa. Pendant quelques secondes, elle refusa de se détendre, surtout à voir son acolyte toujours debout sur ses deux pieds. Allait-il prendre la fuite  d’un instant à l’autre et la laisser là sans un mot ? Elle ne l’espérait pas. Elle manqua une respiration lorsque ce dernier soupira, tellement concentrée qu’elle était à se demander ce qu’il avait en tête. Finalement, elle le préférait causant, au moins ne peinait-elle pas à deviner ce qui se bousculait dans sa caboche. Le voyant s’assoir à son tour, elle appuya ses mains sur la pierre du banc, comme pour lui signifier qu’il ne devait en aucun cas entraver ce périmètre, sa bulle d’oxygène. Elle leva les yeux sur le feuillage qui les surplombait.
 
Et s’y perdit.
Perdue dans ses pensées, elle en oublia totalement la présence étrangement calme de Lyonel, pourtant si proche. Reniant l’endroit, la compagnie et même l’écoulement du temps, Neassa rêvassait en détaillant les ramifications du grand arbre, observant les feuilles aux teintes si changeantes, le vent qui les faisaient s’animer comme l’aurait peut-être fait la mer… « Comment est-ce, Accalmie ? » elle n’en savait rien. Sa question n’avait été que murmure. Elle s’était adressée à Lyonel alors que son visage était toujours tourné vers le ciel. Si la réponse l’intriguait, elle ne fit rien pour faire comprendre à son voisin qu’elle venait de prendre la parole. Un oiseau s’envola brusquement. Comme surprise par ce décollage, Neassa pencha la tête sur le côté, toujours perdue dans ses songes, les yeux embrumés par les couleurs chatoyantes de l’arbre. Elle n’entendit que les mots, provenant des deux nouveaux arrivants, sans chercher à les enregistrer. Pourtant, son esprit les conserva.
 
Sans raison apparente, Neassa baissa le visage pour s’attarder sur Lyonel, toujours silencieux. Complètement déconnectée de la réalité, elle se rendit compte de son impolitesse quand ce dernier la sortie brutalement de sa rêverie, perçant sa bulle imaginaire d’un nom insultant. « Quoi !? Vous.Vous.Foutez.D’moi ? » Elle avait prononcé la suite en détachant chaque mot, avec un ton froid et très cassant. Il lui avait promis pas plus tard que tout à l’heure, que le sujet ne serait pas abordé, et voilà qu’il remettait tout sur le tapis ! Le calme l’avait gagnée avec une facilité déconcertante, mais en une fraction de seconde, Lyonel venait de la forcer à retourner dans ses propres retranchements. Elle le foudroyait du regard.
 
Ser Tomas ?! Le son de la voix du bellâtre s’imposa à son esprit. Elle comprit que Lyonel ne remettait pas le sujet sur le tapis, mais que le sujet s’était tout bonnement présenté dans leur champ de vision. L’oiseau avait décollé à cause de l’arrivée de l’écuyer et du chevalier éclatant. Les mots qu’ils avaient prononcés resurgir dans le brouillard de pensées de la jeune femme. Lentement, elle tourna la tête et repéra son affable cauchemar de la journée. Pendant une fraction de seconde, ses muscles se raidirent et si la voix de Lyonel ne l’avait pas retenue, elle se serait levée avec brusquerie pour aller envoyer à ser Tomas ses quatre vérités. Mais elle fit semblant de regarder autre chose, et dévia bien vite son regard de l’intéressé pour retourner son visage vers Lyonel qui semblait soudainement, féroce. « Lyonel ? » Son ton était véritablement inquiet. Si l’écuyer de la maison Baratheon était toujours orienté pour faire face aux deux nouveaux venus, Neassa opta pour une autre tactique. Si elle restait stoïque sur son banc, aux côtés de son voisin, ils auraient tôt fait de se faire repérer. Elle fit coulisser sa jambe sur le banc, comme si elle montait en amazone, lui permettant ainsi d’être perpendiculaire à Lyonel, et faire croire qu’il était son principal centre d’intérêt.
 
« Néanmoins, vous n’êtes pas des plus discrets en matière d’espionnage. » Pour une fois, c’était elle qui se prêtait à l’ironie. Elle attendit que Lyonel la regarde pour lui offrir un sourire entendu. Elle n’avait pas compris l’ampleur des propos entendus plus tôt, mais comme son voisin, savait qu’ils n’avaient rien de pacifiques.  Elle se pencha un instant en avant, comme si elle faisait quelques confidences à son compagnon du moment. Elle avait beau être timide à souhait, elle était capable d’être une remarquable actrice lorsque la situation l’obligeait.  « Hormis une question d’honneur, que risque un chevalier faisant preuve de tricherie ? » Elle se recula, un sourire aimable sur le visage. Elle espérait que Lyonel comprenait son jeu. Si les propos étaient tout à fait en accord avec ce qui les préoccupait le plus, de loin, elle faisait parfaitement bien la cruche amoureuse. Elle détourna un instant le visage, pour fixer les deux compères médisants. L’instant d’après, on aurait la croyait rougir en réaction à la réponse de Lyonel. « J’espère pour vos fesses que vous ne saviez pas que ce crétin viendrait ici. (Se redressant, elle continua en souriant.) Parce que je risque de fort peu l’apprécier. »  Au vu de la situation et de la précédente réaction de Lyonel qui ne manqua pas de grogner aimablement le nom du chevalier, elle se doutait bien que la venue de Ser Tomas n’avait rien de prémédité. Ne sachant pas trop ce qui était le mieux à faire, elle se rapprocha un instant de Lyonel pour lui demander à voix basse. Son ton n’avait plus rien d’agressif. « Ne devrions-nous pas nous approcher pour tenter d’en déceler plus ? L’affaire n’est peut-être pas grave mais si un accident subvenait cet après-midi, lors des joutes, et que nous en avions connaissance sans le vouloir, je ne pourrai mentir aux questions de mon père. (Se redressant, et regardant Lyonel dans les yeux, elle continua plus bas.) Et je serais obligée de justifier ma présence ici. » En votre compagnie.  Parce que c’était bien ce qui l’inquiétait le plus. Dénoncer Lyonel. Ils n’avaient rien fait de grave, mais si elle devait justifier ses propos à son paternel, un moment ou à un autre, le nom de Lyonel apparaîtrait, et il serait lui aussi pris à parti pour vérifier les dires de la jeune femme.
 
Si elle s’était montrée discrète, elle était désormais mélange de curiosité, de colère et d’inquiétude. Elle avait eu vent des éventuelles tricheries lors des joutes, mais la plus part du temps, ces dernières étaient anodines : une lance échangée, une selle mal fixée, ou toute autre invention qui mettait le chevalier hors course. Mais il existait parfois des tricheries plus féroces et bien plus dangereuses. Ne sachant pas de qui parlaient les deux pavanneurs, Neassa ne pouvait en déceler l’ampleur. Sur ce coup là, elle faisait confiance à la maigre expérience de Lyonel. Etant écuyer, il devait tremper dans ce domaine depuis assez longtemps pour savoir ce qui était le plus efficace. Attendant son verdict, elle ne put se retenir de lui préciser : « Dites-moi ce que je peux faire pour vous aider. » De chemise avec Lyonel, elle n’hésiterait pas à lui donner un coup de main pour savoir ce qui se tramait. Ne supportant pas la tricherie et les mensonges, elle s’étonnait même de ne pas avoir traversé la distance qui les séparait de ser Tomas pour lui envoyer une cinglante réplique dans les dents. Il n’y avait qu’une explication à cela. Tomas et son écuyer l’avaient vue en compagnie de Lyonel. Si elle se montrait mal polie, son père en serait informé et il serait vite présenté que son voisin l’aurait laissée faire. Elle pouvait supporter d’être remise en place, mais pas que son compère soit incriminer pour une ânerie du genre. L’injustice n’était pas permise chez les Stark. Impatiente et absolument pas à l’aise avec cette situation qui tournait à contre sens, elle empoigna à deux mains le biceps de Lyonel et le secoua légèrement, comme pour le forcer à réagir rapidement. « Lyonel ! »
 
Spoiler:
 


OURS IS THE FURY
House Baratheon





Revenir en haut Aller en bas
Seigneur Suzerain de l'Orage
avatar

Lyonel Baratheon
Seigneur Suzerain de l'Orage

Général
L'Orage Moqueur

♦ Missives : 586
♦ Missives Aventure : 51
♦ Age : 24
♦ Date de Naissance : 11/07/1992
♦ Arrivée à Westeros : 31/07/2012
♦ Célébrité : Russell Crowe
♦ Copyright : Neassa Baratheon
♦ Doublons : Aucun
♦ Age du Personnage : 52 ans.
♦ Mariage : Neassa Stark
♦ Lieu : Accalmie - Terres de l'Orage
♦ Liens Utiles : L'Orage Moqueur...
Voyages et Hauts-Faits
Aptitudes

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
321/500  (321/500)


Message Lun 21 Oct 2013 - 23:51

C’était étrange parfois, comme tout pouvait changer d’un instant à l’autre. Un instant, Neassa était calme et observant le vent jouer dans le feuillage des arbres. Elle avait demandé distraitement à quoi ressemblait Accalmie mais sa voix c’était faite si ténue que Lyonel n’était même pas certain qu’elle ait réellement posé la question ou même qu’elle ai eu conscience de l’avoir posée… Aussi la question resta-t-elle sans réponse, le jeune homme préférant être certain d’être sollicité par la farouche dame. Si elle désirait réellement engager la conversation sur ce sujet, il ne doutait pas qu’elle saurait lui faire comprendre qu’elle attendait sa réponse. Mais pour l’heure, il préféra la laisser dans sa bulle de tranquilité. L’air frais et le calme des lieux semblaient la mettre un peu plus à l’aise et il se félicita intérieurement d’avoir pu la conduire ici.

L’instant suivant, la situation changea du tout au tout lorsque l’importun chevalier dont tout le monde ne cessait de parler fit son apparition. Le calme de Neassa s’envola instantanément et lorsqu’elle interrogea Lyonel sur un ton plutôt sec, il ne put que secouer lentement la tête : Non il ne se foutait pas d’elle. Pourtant il aurait peut-être bien préféré n’avoir affaire qu’à une simple boutade de sa part, toute déplacée soit-elle. Nul doute que si plaisanterie il y avait eu, la jeune lady n’aurait fait qu’une bouchée de lui ! Cette pensée aurait pu le faire sourire si l’arrivée du chevalier ne lui avait pas aussi férocement déplu. Il prêta à peine attention au regard assassin que la jeune femme lui lança. Il y eu ensuite comme un instant de flottement où presque rien ne bougea, durant lequel Neassa prit conscience de la situation.

Et une fois encore, tout changea et Lyonel resta un instant figé, sans vraiment comprendre ce qu’il se passait. La pique de la lady l’avait fait vaguement réagir et il avait immédiatement détourné son regard des deux hommes qui venaient d’arriver. Il s’apprêtait même à répondre à la jeune femme à l’aide d’une quelconque plaisanterie - il l’admettait aisément qu’il n’était de la plus grande des discrétions - mais au lieu de ça, il resta interdit, la fixant sans vraiment comprendre. Elle s’était déplacée et affichait un sourire un peu plus qu’amical et semblant absorbée dans la contemplation de son interlocuteur… A savoir, lui. A ça, il ne s’y attendait pas du tout et ce brusque revirement de comportement lui semblait incroyablement étrange. Il lui fallut de longues secondes pour comprendre que même si l’attitude de Neassa laissait entrevoir aux observateurs extérieurs qu’une discussion légère. De près cependant, son ton tout comme son regard acéré, bien loin de ses doucereuses manières, ne laissaient place à aucune équivoque quand à ses sentiments : sa prestation d’actrice n’avait pour but que de les rendre insoupçonnables quant à leur éventuel espionnage. A son tour il essaya d’avoir l’air un peu plus détendu qu’il ne l’était, mais il devait bien l’avouer, il n’était pas très bon acteur ! Un observateur pouvait aisément s’apercevoir qu’il n’était pas à son aise face à l’apparente désinvolture de son interlocutrice. En fait, on pouvait même très facilement penser qu’il était simplement timide et que la jeune lady ne semblait pas s’en offusquer, riant aux quelques mots qu’elle pouvait lui soutirer alors qu’ils faisaient connaissance.

C’est seulement quand Lyonel sentit que Neassa le secouait légèrement qu’il prit conscience qu’elle attendait une réponse. Il devait être resté silencieux un peu trop longtemps… Et il lui fallut encore quelques secondes pour répondre, le temps pour lui de rassembler les quelques éléments de réponse qu’il pouvait lui donner. La jeune femme avait l’air de suspecter quelque affaire de tricherie. Lui n’avait pas entendu grand chose de la conversation des deux hommes, il n’y avait même pas prêté attention… La lady suspectait une quelconque tricherie. Lyonel fronça légèrement les sourcils. S’il n’avait jamais été confronté directement à ce genre de fraude, il savait à peu près ce que risquaient les fautifs.

- Hé bien… si tricherie il y a, j’imagine qu’il y a de fortes chances qu’ils concernent des paris truqués.

Ce genre de pratique n’était certes pas très bien vue mais elle existait pourtant. A la connaissance de l’écuyer, aucune loi n’interdisait de truquer des paris mais ils étaient généralement très mal considérés et si leurs organisateurs étaient découverts, ils risquaient une sanction. Celle ci était généralement décidée en fonction de l’ampleur du tournoi et surtout selon la volonté de son organisateur. Ici, à Port-Réal, ce n’était rien d’autre que la couronne elle même qui avait pros l’initiative de cet évènement et les sanctions seraient sûrement bien plus lourdes pour le chevalier s’il s’avérait qu’il était coupable…

L’autre possibilité, moins probable, et plus dangereuse n’avait rien de rassurant et surtout, était bien plus grave. Quelqu’un pouvait avoir tout simplement payé le chevalier pour éliminer un autre concurrent de manière plus ou moins définitive… Il suffisait de graisser la pattes des bonnes personnes pour que les bonnes personnes s’affrontent, et une lance pouvait subitement dévier de sa route et frapper le casque de l’adversaire plutôt que le bouclier. Une maladresse était parfois vite arrivée lorsqu’on maniait des armes aussi longues que les lances de tournoi ! Il serait donc facile de faire passer une telle agression pour un accident. Evidemment, il n’était pas facile de s’assurer que la cible n’était que temporairement neutralisée et pas tout bonnement morte. Même en portant de lourdes armures, après avoir reçu le choc de la lance, la chute pouvait être beaucoup plus rude. Tout chevalier digne de ce nom était entraîné à recevoir les chocs sur le bouclier. mais si elle frappait ailleurs ?

- Si ce n’est pas ça… Si c’est autre chose, alors c’est bien plus grave et il se pourrait que la vie de quelqu’un soit en danger si il a été payé pour l’éliminer... Mais il y a de fortes chances que ce ne soit que de simples paris truqués, ajouta-t-il prestement, ne voulant pas inquiéter la jeune femme avec des affaires de complots sans doute irréalistes. Enfin, dans tout les cas, si ce qu’il se passe remonte jusqu’aux oreilles de la couronne, notre chevalier préféré risque gros. Il n’y a aucun honneur à participer à des paris truqués et le faire lors d’un tournoi organisé par la couronne, c’est s’exposer à de sévères sanctions si le roi en entend parler. Et dans l’autre cas… Il haussa simplement les épaules. J’imagine que je n’ai pas besoin d’expliquer où est le problème. Je ne sais pas si nous y pouvons grand chose, nous n’avons aucune preuves. Fit-il enfin, craignant de ne pas être crus s’ils essayaient de s’expliquer.

Néanmoins, s’ils parvenaient à confirmer leurs doutes d’une façon quelconque, il savait que son père l’écouterait sûrement. Lord Baratheon n’était pas du genre à prendre ceci à la légère et il connaissait assez son fils pour savoir que celui-ci ne mentirait certainement pas sur ce sujet et qu’il le ferait encore moins s’il s’agissait simplement de causer du tort à quelqu’un, qu’il l’apprécie ou non. Lyonel avait déjà montré plusieurs fois un certains sens de l’honneur et c’était ce même honneur qui lui soufflait qu’il ne fallait pas laisser ser Tomas s’en tirer si bien, si leurs soupçons étaient vrais.

Il était encore en pleine réflexion sur la marche à suivre lorsque des sonneries de trompes annocèrent le début prochain des premières joutes. Il se redressa instantanément sur le banc, alerté. Ser Tomas et son écuyer se levaient déjà et s’apprêtaient à reprendre la route vers le camp, ne prêtant aucune attention aux deux jeunes gens. Leur conversation semblait continuer malgré tout : ils semblaient anxieux et pressés de la terminer avant d’arriver en place publique où ils ne pourraient sans doute pas poser leurs derniers mots sans être entendus. Même les gardes qui jouaient aux dés, pressés d'assister aux joutes, avaient abandonné leurs jeux et s'étaient levés à leur tour. Tout le monde se dirigeait vers la lice, il n'y avait pas d'exceptions !

Quoi qu’il en soit, il fallait faire quelque chose avant que le chevalier et son écuyer ne s’éloignent trop, sinon la seule chance pour les deux jeunes gens d’en apprendre plus s’envoleraient...

Spoiler:
 


Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Un tournoi pas comme les autres - Neassa Baratheon

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» 04. Des cupcakes pas comme les autres - Oxanna/Sue/Alejandro
» Un journée presque comme les autres.../ PV électrique/
» Un entretien d'embauche pas comme les autres...
» Un entretien d'embauche pas comme les autres...
» Une prof pas comme les autres(Fini)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: ◄ Port-Réal-