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La rose est belle éclose.

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Message Mer 5 Sep 2012 - 21:38

L'idée s'était révélée excellente. Leo n'était pas peu fier. À vrai dire, la dernière fois qu'il avait contemplé son reflet dans les flaques d'eaux laissées par les pluies automnales avec ce même regard satisfait, c'était il y a bien longtemps, quand il était un jeune chevalier sûr de lui et de ses chances pour le prochain tournoi. Mais aujourd'hui, c'était un tout autre type de satisfaction qui lui saisissait les entrailles et se répandait dans tout son corps. Sa fierté était telle qu'on ne l'avait vu si souriant à Hautjardin depuis des lustres, et s'il avait eu les dents blanches, son rictus aurait pu concurrencer l'astre du jour. Fort heureusement, il avait la dentition grisâtre et avariée des hommes de son âge, ce qui ne l'empêchait point cependant de l'exhiber partout où l'occasion prêtait à rire. La guerre n'était jamais loin de son esprit, mais pour l'heure, le Long Dard savourait pleinement la petite victoire dûment acquise, et parce qu'il était généreux de sa personne, il s'était empressé d'inviter tous les membres de sa proche famille pour partager avec eux la bonne nouvelle. Il avait donc pris la liberté de tous les convier à sa table pour le repas, sans en oublier aucun. Naturellement, Arthur ne serait point là, mais ce dernier serait de toute façon informer par l'homme auprès duquel son père l'avait placé. Tous les autres en revanche viendraient, sauf s'ils désobéissaient à l'injonction de leur fils, époux et père, mais un tel acte serait criant de sens et Leo aviserait hâtivement pour s'y adapter. Dans la salle des grands banquets qui avait servi dernièrement à accueillir celui du mariage d'Aliénor et de Tristan, Leo était assis, dominant la table depuis son extrémité droite, une cheminée endormie dans son dos, et la cour intérieure en face de lui. Ses familiers ne tarderaient plus, à présent que la table était dressée et les victuailles présentées. Leo n'avait pas faim, mais l'heure était au repas. La première à le rejoindre fut sa fille Emilia, qu'il découvrit inquiète de savoir les raisons d'une telle réunion. La demoiselle, qui n'avait rien d'une sotte, avait été très sensible aux frictions qui avaient tendu les relations entre ses deux parents. Suivirent bientôt lady Amelia et Mathias qui soutenait cette dernière pour l'aider à marcher, car les froideurs de l'automne lui donnaient quelques douleurs dans les articulations. Une servante la suivait, équipée d'un seau plein d'eau chaude et où trempaient des feuilles de chou qui répandaient leur parfum alentour. « Ne souris pas ainsi, Leo, c'est très quelconque. » disait-elle en prenant place aux côtés de sa petite-fille qu'elle complimenta d'un amical sourire. Mathias, quant à lui, prit le siège suivant. Il ne savait rien des raisons qui avaient motivé un tel rassemblement, pas plus que les deux autres qui bavardaient sous l’œil attentif et bienveillant du patriarche de la famille. Bientôt entra Tristan qui, comme Leo s'y attendait, n'avait point manqué à l'appel. L'injonction d'un père est d'autant plus difficile à esquiver que celui-ci vous donne personnellement l'ordre de vous y conformer.

 « Je suis content de voir que tu es venu, fils. » Il n'y avait ni animosité ni sévérité dans le ton de sa voix. En revanche, il y en eut bien davantage dans celle de lady Amelia quand celle-ci prit la suite : « Nous comptons sans doute pour des nèfles ? Je ne sais toujours pas pourquoi tu m'as fait quitter le confort de mon fauteuil pour la cruauté de cette chaise. Sans parler du spectacle honteux que je donne ici gratuitement. » Emilia esquissa un sourire tandis que Mathias étouffait derrière ses mains un vain rire. Leo comprenait sa génitrice, dont le corps montrait des signes de fatigue. La servante qui l'accompagnait s'appliquait à frotter des feuilles de chou sur ses mollets pour ensuite les poser en cataplasme sur ses genoux, remède à ses maux que lui avait prescrit le mestre de Hautjardin. « Tu n'es pas là sans raison, mère, ceci est une réunion de famille. » Lady Amelia ricana vertement. « De moitié de famille, plutôt. Lady Jeanne et lady Aliénor ne sont pas encore là. »Leo répondit aussitôt, saisissant l'occasion :  « Précisément, et j'espère qu'elles viendront au plus vite. Mais je peux déjà vous dire les raisons de votre présence ici. D'abord, nous devons régler une bonne fois pour toute les questions relatives à Tristan. Ensuite, je vais vous exposer mes projets concernant les futurs de mes autres enfants. Arthur n'est pas là, mais cela le concerne aussi. Mathias, Emilia, j'ai finalement arrêté mon choix en ce qui concerne les possibles partis pour vos prochains mariages. J'ai d'abord pensé qu'en parler individuellement avec vous serait la meilleure chose à faire, mais à l'aune des quatre dernières lunes, j'ai jugé bon d'en faire l'objet d'une réunion de famille, afin notamment de tous vous rassurer. Jamais la famille Tyrell n'a été désunie. Pas même quand Tristan a été envoyé servir à l'Ouest. Pas même quand votre mère a été mise sur le côté pour l'organisation de l'accueil des Lannister à Hautjardin. Ces fractures apparentes n'étaient que des mises en scène. Notre famille a confronté des épreuves souvent difficiles, dernièrement. Mais la rupture n'en a point fait et n'en fera jamais partie. Les roses ont chacune leur corolle, mais elles ont le même tronc et les mêmes épines. » Leo garda alors le silence, afin de laisser mûrir en chacun de ses auditeurs le temps d'une première réaction à ces paroles. Il n'était pas sûr de pouvoir les deviner, considérant qu'il ne savait guère si les uns ou les autres avaient eu des doutes ou des inquiétudes à ces différents sujets. Peut-être même qu'il serait surpris d'entendre de bonnes choses de la part de ses enfants... La première à réagir fut lady Amelia qui ne tarda point à montrer que jamais elle ne décevrait son précieux fils :  « Dommage qu'Arthur ne soit pas là, cela aurait pu le rassurer, pauvre garçon. Il était temps que cesse cette mascarade, Leo. C'est la dernière fois que tu m'obliges à me mettre en scène. »
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Aliénor Tyrell
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❖ Dame de la Maison Tyrell ❖

♦ Missives : 1477
♦ Missives Aventure : 180
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 20/12/2010
♦ Célébrité : Annabelle Wallis
♦ Copyright : Gritsou
♦ Doublons : Aaricia Bonfrère, Maeve Arryn, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 18 ans
♦ Mariage : Tristan Tyrell
♦ Lieu : Hautjardin
♦ Liens Utiles :
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Message Lun 10 Sep 2012 - 1:33

Elle n’avait certainement jamais autant réfléchi de sa vie. Pourquoi une telle sévérité envers elle-même. Elle était bien à Hautjardin. Elle n’avait pas Gérold qui lui coupait les conversations quand elle voulait tout savoir. Elle n’avait pas de Tybolt qui s’évertuait à la protéger comme une poupée de porcelaine. Elle n’avait pas à montrer ce qu’elle n’était pas. Elle regrettait encore le départ froid qu’elle avait eu avec ses frères. Avec Gérold, elle se souvenait encore de cette discussion amère, dans les jardins des Tyrell. Elle aurait voulu l’étrangler sur place. Si son sang ne lui avait pas interdit, elle n’aurait pas tenté de se contrôler. Elle ne l’aimait pas et ne l’aimerait sans doute jamais. Un sentiment qui avait toujours été réciproque l’un envers l’autre. Elle ne pouvait pas changer le passer et Gérold encore moins. Elle n’Avait pas été capable de tenir une conversation, ce qui la frustrait toujours. Elle avait tenté en vain de le cacher, elle semblait être comme un livre ouvert. Elle n’avait pas adressé la moindre lettre à son frère ou encore à Maura. Elle ne savait même pas comment allait sa propre sœur. Celle qui l’avait élevé lorsqu’elle était très jeune. Elle avait une frustration envers tous ceux qui avaient gâché sa journée. Surtout que ce qu’elle attendait ne s’était pas produit.

Tristan n’était pas le monstre qu’elle avait imaginé dans sa tête. Au contraire, il faisait les milles efforts pour paraitre comme un digne chevalier et un époux aimant. Elle n’avait pas eu encore besoin des conseils de personne et vivait très bien. Elle profitait de leur relation naissante pour apprendre à le connaitre. Ils étaient différent, mais elle était certaine d’une chose, elle arriverait à le comprendre. Elle appréciait même sa présence à ses cotés. À croire que la première impression, qu’elle avait eu de lui n’était plus la même.

Si son caractère devenait meilleur, sa tristesse se répandait toujours chaque jour. Tristan essayait tant bien que mal de lui retirer cette douleur inutile, mais elle s’acharnait à en vouloir à sa famille. Elle n’avait pas besoin d’être celle qu’elle n’était pas. Elle n’avait pas besoin de se faire voir ou de faire un million de chose pour exister. Tout était différent, et elle regrettait son passé. Elle regrettait d’avoir pu dire plein de chose sur un homme qui aujourd’hui, elle appréciait. Emilia était charmante. Elle avait l’impression d’avoir bien plus qu’une belle-sœur. Elle savait qu’elle pouvait compter sur Jeanne et Lord Tyrell. Même si elle avait approché ce dernier moins souvent que les autres. Depuis le matin, elle s’était enfermée dans la bibliothèque de Hautjardin, plume et parchemins l’accompagnant. Elle avait commencé ses lettres par des « Cher Tybolt », « mon cher frère ». Elle en avait destiné d’autre à Maura, mais sans résultat, elle s'était toute retrouvée au même endroit. C’était presque une envie soudaine de pleurer de rage qu’il lui était venu. Son entêtement à vouloir royalement ignorer sa famille la mettait dans un drôle d'état. Elle avait longtemps fixé un point imaginaire qui se trouvait dans sa tête. Elle avait abandonné le tout pour aller respirer de l’air frais. Elle avait fait le même trajet qu’elle empruntait chaque jour. Hautjardin changeait depuis qu’elle était arrivée. L’automne finirait par avoir raison des champs verdoyants du Bief. Même si elle aurait préféré admirer les couleurs vives de l’été, elle n’avait rien contre celle de l’automne. Les feuilles qui rougissaient et bientôt tomberaient. Au terme de réflexion encore plus inutile que les dernières, elle avait fini par reprendre la direction des appartements qu’elle partageait avec son époux.

Il était temps mon enfant! Lord Tyrell vous attend dans la salle de banquet.

Il n’en fallu pas plus pour que Aliénor attrape la robe que sa servante lui avait laissé sur le lit pour l’enfiler et lui laisser le temps de brosser ses cheveux d’or un peu échevelé par le vent. Elle était certaine d’une chose, le rouge ne lui manquait pas. Elle n’avait pas voulu s’encombrer de dame comme le faisait la plupart des Lady. Maura avait certainement plusieurs femmes à ses cotés, Aliénor était plutôt du genre solitaire. Agnès était une femme rondelette qui adorait la petite lionne depuis l’arrivée de celle-ci dans les murs de Hautjardin. Elle remplaçait beaucoup celle qu’elle avait perdue aux griffes de Tybolt. Elle était d’un âge mur, mais elle était d’une patience avec Aliénor, qu’elle en était surprise.

Quelle jolie rose vous faites. Ser Tristan a beaucoup de chance.

Comme si elle venait de se réveiller, elle tourna la tête en direction de la domestique pour lui poser une question. Ou pouvait bien être ce dernier. Elle ne l’Avait pas ou presque pas croisé de la journée.

Il est déjà dans la grande salle?

Peut-être et vous feriez mieux d’y aller, avant que l’on parle de votre retard.

Aliénor se leva et quitta ses appartements pour se rendre près de la salle dont elle connaissait bien le chemin pour avoir explorer le château et tous ses couloirs l’un après l’autre. Elle savait qu’elle ne pourrait faire de grand détour, on l’attendait certainement. Elle sentit comme une pression lorsqu’elle fut dans la pièce. Tout le monde y était presque. Sauf Jeanne. Elle n’était pas encore arrivée. La petite lionne devenue rose regarda chaque membre de la famille avant de poser son regard sur le Lord de la maison.

Pardonnez mon léger retard, Lord Tyrell.

Puis elle salua chaque membre de la famille commençant par Lady Amélia. Sans hésiter, elle prit la place près de son époux et offrit un clin d’œil complice à Emilia qu’elle adorait beaucoup. Elle finit par glisser sa main dans celle de son époux et lui offrit un sourire avant de lui demander à voix basse :

J’ai manqué quelque chose?

Depuis qu’elle avait mis les pieds dans cette maison, elle s’était toujours sentie un peu intimidé. Elle connaissait Lord Tyrell par les paroles de son père, mais elle se sentait encore comme une étrangère. Quoi de plus normal, puisque cela ne faisait que peu de temps qu’elle y était.



 
 
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Message Sam 15 Sep 2012 - 5:53

Lors de la soirée avec Aliénor, La Dame de Hautjardin avait offert de venir à Port Lannis pour soutenir et aider la Dame du Roc pour la fin de la grossesse et l’accouchement. Elle n’avait eut de réponse à cette proposition que quelques semaines après le retour de cette dernière en sa demeure par le biais d’une missive où Jeanne avait cru déceler un grande part de peur et de désarrois ainsi que beaucoup de solitude. Elle lui avait tout de suite répondu avec enthousiasme, son corbeau se voulait rassurant et lui promettait sa venue dès que Leo aurait donné son accord. Elle voyait dans ce geste le moyen de se faire une alliée, une amie, pour elle mais aussi pour renouer le dialogue entre Tyrell et Lannister, et qui sait, avec les Arryn, ce qu’elle appelait de ses vœux. Elle était ravie à l’idée de partager ces moments extraordinaires et son expérience avec l’épouse du Seigneur de l’Ouest. Hélas, Leo n’avait pas donné son accord et avec les relations déjà tendues avec son époux, Jeanne n’avait pas voulut trop insister malgré le fait que ce voyage lui tenait à cœur. Les arguments pour n’avaient pas convaincu le Long Dard et les arguments contre étaient loin d’être négligeables. Le voyage, sa longueur et sa dangerosité et son cout en pleine période de guerre, et ce pour rendre visite à un Suzerain qui n’était plus dans les petits papiers de la Maison Tyrell après ce qui s’était passé lors de la réunion entre la Rose, le Faucon et le Lion.
Son cœur se serrait à l’idée que Lady Maura accoucherait seule au milieu du Roc, mais Jeanne n’était pas femme à agir contre la volonté de son seigneur et maitre, ç'aurait été plus qu’indécent et totalement irresponsable alors même que la crise n’était pas réglée. Ne pas tenir sa parole envers la Dame du Roc était moins grave que de ne pas honorer ses vœux d’épouse, aussi se plia-t-elle à la décision du Suzerain du Bief sans broncher. Elle avait néanmoins pu lui envoyer une missive d’excuses taisant le refus catégorique de son mari pour avancer des arguments plus neutres pour les futures relations entre les deux maisons comme le danger de se promener sur les côtés avec les Fer-Nés qui rodaient ou encore le fait qu’elle devait préparer Hautjardin à l’hiver. Les corbeaux parti quelques jours auparavant amènerait tous les conseilles d’une mère expérimenté et toutes les prières d’une femme pieuse pour que la naissance se passe bien. Il fallait espérer que se soit effectivement le cas, Maura semblait tellement heureuse aux côtés de son Jeune Lion, les Dieux auraient ils la cruauté de faucher cet amour en plein vol ?
Elle avait ajouté ces derniers jours ce motif à ses prières toujours nombreuses et humbles, elle passait beaucoup de temps au septuaire et aussi dans les jardins où elle aimait voir l’automne prendre possession de la végétation. Mais sans plus d’intendant à diriger et sans plus aucune réception à organiser, elle s’ennuyait ferme. Elle avait beau broder, lire beaucoup et deviser avec ses Dames, elle n’arrivait pas trouver de réel sens à son existence, à part peut-être dans la lecture des livres d’histoire et de ses discutions sur le sujet avec le Mestre de Hautjardin.

En croisant Leo ce matin là, Jeanne l’avait trouvé bien souriant, plus qu’elle ne l’avait vu depuis bien longtemps, il semblait satisfait et cet air avait attisé sa curiosité sans qu’elle ose briser le silence qui régnait entre eux depuis maintenant plusieurs mois. Elle lui avait sourit en retour et lorsqu’elle avait été convié a sa table pour le repas, elle s’était sentie aussi fébrile que le jour de ses noces. Évidemment une pointe d’inquiétude perçait dans son cœur, mais la situation pouvait-elle être pire qu’elle l’était déjà ? Elle en doutait. Elle referait prendre cette réunion comme un bon présage pour l’avenir, et peut-être la promesse d’une réconciliation avec son cher et tendre. Elle était montée se changer, se parfumer, se coiffer, et tout cela avait pris un peu plus de temps que prévu. Certainement parce qu’avec l’âge, elle avait besoin de plus en plus de temps et des talents de toutes ses servantes pour recouvrer sa beauté d’autrefois, ou en tout cas essayer. Ainsi, c’est avec un peu de retard qu’elle arriva à la Grande Salle et constata avec stupeur et culpabilité qu’elle était la dernière, heureusement, Aliénor ne semblait pas être arrivée il y a trop longtemps.

Elle était vêtue de sa plus belle robe aux couleurs de sa maison. En dessous, une robe de velours vert recouverte, sauf à l’avant par une jupe en brocard vert et or aux motifs floraux la rose d’or se mêlant aux arabesques végétales stylisées. Le col sous lequel on retrouvait le brocard riche de la jupe était à peine ouvert, fendu sur quelques centimètres devant et remontant sur les cotés et derrière. Les manches étaient plissées et brodées d’un boudin de fil d’or aux épaules puis doublées du même tissu sur la partie basse de l’avant bras. Une ceinture de soie tressée dorée ceignait la taille de la Dame de Hautjardin mais elle ne portait pas la coiffe assortie, s’étant contentée d’un chignon aux mèches tombantes. Elle portait un fin collier d’or et d’émeraudes agrémenté d’une rose d’or ciselé qui reposait sur le relief de sa poitrine ainsi que des boucles d’oreille assorties et ses bagues, chevalière, émeraude et diamant qu’elle portait en toute circonstance. Sans perdre de temps en politesses inutiles, elle salua tout le monde en commençant par son époux à qui elle adressa une révérence tout comme à Lady Amélia et Lady Aliénor. Pour les autres elle se contenta de dire, mes chers enfants et termina en hochant la tête tout en disant :

« Veuillez excuser le retard d’une Dame. »

Elle prit place en face de son époux à l’extrémité gauche de la table, présidant ainsi l’assemblée même si une place restait tristement vacante dans l’alignement, celle d’Arthur. Enfin, ainsi, les jeunes époux avaient plus de place. Etait-ce une raison pour s’adonner à autant de familiarité ? La Dame de Hautjardin avait beau trouvé le geste de sa bru déplacé, elle ne l’en accueillit pas moins avec un léger sourire. Ils sont jeunes, et si c’est le signe d’un amour naissant, alors pourquoi les brider, ils auront tout le temps de se retenir lorsque nous ne serons plus en famille. Elle se trouvait ainsi bien trop loin de son aimé pour lui tenir la main, et pourtant, elle aurait tant aimé pouvoir faire de même, mais peut-être plus tard. Oh comme son cœur battait dans sa poitrine à l’idée qu’enfin, il la pardonne et revienne dans la chambre conjugale. Elle souriait, embrassant l’assemblée du regard, sa famille à nouveau réunie et avec une nouvelle venue qui semblait devoir faire une Rose merveilleuse et une épouse aimant pour son fils. Amélia, hélas, ne semblait pas au mieux, les affres de la vieillesse la rattrapaient, ses articulations la faisaient souffrir et si les cataplasmes la soulageaient, les soucis de santé n’allaient pas aller en s’arrangeant à son âge fort avancé. Mais en dehors de cette ombre au tableau et de l’absence d’Arthur due au fait qu’il avait déjà pris place aux côtés de Clarence Hightower en qui la Première Dame du Bief avait toute confiance pour parfaire son éducation, tout était parfait, ou presque. Car finalement elle ignorait toujours le pourquoi de cette invitation, et ce qui rendait Leo si heureux, probablement un de ces plans de génie négocié avec succès, mais quoi ? Certainement pas la triple alliance tristement tombée à l’eau à cause de jeunes gens impétueux, peut-être des nouvelles du mariage de Mathias ou d’Emilia. Après tout, lors de la conversation qui avait tout déclenché, il en avait été question. Alors l’illustre Maison Tarly serait elle l’heureuse élue ? Les Redwyn ? Florent, du Rouvre, Rowan ? Enfin, Jeanne n’en avait pas eut vent, mais Leo avait peut-être reçu la proposition d’une autre maison Suzeraine, Jasper Arryn était en âge de se marier, Beron devrait le faire sans tarder et d’autres accords étaient certainement possibles.
Lady Jeanne cessa de se perdre en vaines conjectures et se contenta d’attendre comme tout le monde, que Leo veuille bien dévoiler le fin mot de l’histoire.
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