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Le début d'un grand voyage

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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
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Message Lun 3 Sep 2012 - 3:19

Comme toujours, elle était prête à partir. Elle avait eu la mauvaise idée de dompter sa nouvelle monture deux jours avant. Adrian avait redoublé d’effort et elle était heureuse de le voir ainsi. Elle était tellement heureuse de faire un voyage avec lui. Cela lui ferait du bien de pouvoir enfin être avec lui plus longtemps. Elle était certaine qu’il ne lui aurait jamais pardonné si elle était partie dans le sud en le laissant à Fort-Terreur. Même Réginald Bolton semblait avoir changé pendant les deux jours. Il se souciait d’elle, il lui demandait si elle connaissait bien son itinéraire. Il lui disait de faire attention à elle et de lui envoyer des corbeaux si elle le pouvait. Elle était étonnée ce changement bizarre. Elle savait qu’il s’inquiétait pour Adrian, mais il savait qu’elle le protégerait comme la prunelle de ses yeux. Le soir avant de partir, il était entré dans les appartements de la jeune femme et l’avait étreint.

Tu crois qu’il est heureux de partir?

Il est heureux que vous le laissiez partir, voir le monde. Ne vous inquiétez pas, je prendrais soin de lui. Comme je l’ai fait à Motte la foret. Sauf que cette fois j’aurais mes yeux sur lui.

Je sais que tu le protégeras toujours. C’était inscrit dans ton destin bien avant que son père meurt. Mais tu dois faire attention à toi. Prenez plus d’hommes, il y a assez pour surveiller la forteresse.

J’insiste pour ne pas nous faire remarquer. John, Jack et Mortimer suffiront pour ce voyage.

Il n’avait pas bronché, et elle était surprise de cette bonté qu’il avait. Elle était certaine qu’il aurait été de mauvais humeur, mais non. Pour la première fois de sa vie, il restait et lui parlait calmement. Pour le rassurer, elle lui avait donné des détails de ses haltes. Une fois à Pierheaume, elle lui enverrait un corbeau. Elle était certaine que cela alimenterait les rumeurs qu’elle revenait dans les grâces de son grand-père, mais elle n’en avait que faire. Il avait discuté jusqu’à tard dans la nuit. Ils avaient quitté tôt Fort-Terreur sous l’œil veillant de Réginald Bolton. Maureen s’était remise presque entière de ses blessures. Ne plus prendre son étalon l’avait perturbé les premières heures de leur voyage. Il avait vu très souvent les paysages du sud. Aujourd’hui, elle en chevauchait un plus jeune et plus farouche. Il lui ressemblait beaucoup plus que le dernier. Elle avait fini par lui donner le nom d’Écorcheur. Très original vous direz. C’était en fait la première grande sortie de son cousin et la première de son nouveau bébé. Lorsqu’ils étaient au galop, la petite troupe était quelques peu silencieux. Maureen observait les réactions de son cousin chaque fois qu’elle le pouvait. Après plusieurs jours de chevauché, ils avaient atteint d’abord la maison des Poole, sans y faire vraiment une halte de courtoisie et Maureen avait décidé de passez par le Neck. Au lieu de suivre la route royale, elle préféra suivre la Blanchedague. La petite troupe finir par atteindre Blancport, siège de la maison Manderly. Jusqu’à maintenant, Adrian n’avait eu le droit qu’à un bref aperçu du nord. En traversant la ville, elle avait pris le temps de parler et de lui enseigner. Elle aurait pu faire un plus grand voyage, mais elle savait que le mestre de la maison avait du lui enseigner les positions de chaque maison.

Les Manderly sont certainement un des familles les plus riches du Nord. Leur origine douteuse, viennent du Bief. Ils étaient jadis vassaux de la maison Jardiner de Hautjardin. Le roi du Nord les a acceptés en échange de leur argent et de leur loyauté.

La seule famille ou l’on compte des chevaliers dans le Nord., ajouta le vieux Mortimer en crachant. Les Bieffois, certainement les pires chevaliers qui existent.

Et les seuls à vénérer les sept dans le Nord. Sauf Maureen qui vénère les anciens et les sept. Mais comme toujours Lady Bolton est une exception.

Maureen se retourna vers son cousin et prit le temps de lui expliquer certaine chose. Elle ne jurait pas par les sept dans le nord. Enfin ses deux cultures l’avaient amené à se plonger dans les livres. À comprendre les fondements de ses deux familles. Sa mère n’avait jamais prié les Anciens et pourtant Réginald s’était toujours obstiné à dire que rien de tragique ne lui aurait été arrivé si elle avait cru en les anciens.

Avec le fait de vivre chez les Swann plusieurs lunes, je n’ai pas eu le choix de me conformer à leur règle. Dans le sud, la figure religieuse sont souvent appelé les Sept. L’aïeule, La mère, le père, la jouvencelle, l’étranger, l’étranger, le ferrant et le guerrier. Les Dorniens comme les Nordiens ont leur propre icône religieux. Mestre Corwen t’a-t-il déjà parlé des sept ou encore de la maison de Pierheaume?

Elle-même ne lui en avait jamais parlé.
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Message Mar 4 Sep 2012 - 20:26

C’était le grand jour.
Adrian s’était levé bien plus vivement qu’à l’accoutumée, presque dans un sursaut. Le soleil commençait alors seulement à poindre à l’horizon mais il se sentait frais comme s’il avait dormi jusqu’à midi. L’excitation du moment le tiendrait éveillé le temps du départ, cependant il n’était pas dupe : Les premiers jours passés et il déchanterait devant la longueur du voyage. Le plus grand voyage de sa vie, sans aucun doute possible. Peut-être n’aurait-il jamais l’occasion d’en refaire un nôtre ? Mais mieux valait ne pas être pessimiste. En ce jour, il partait. Enfin loin des murs de Fort-Terreur !

Un regard à la fenêtre lui confirma que le Fort se réveillait à peine, l’activité encore moindre. Avec l’avance qu’il avait prise, il aurait largement le temps de régler les derniers préparatifs. Les deux jours d’attente s’étaient écoulés bien vite, et il était certain que Maureen avait fait exprès de le prévenir à la dernière minute pour qu’il ne reste pas dans l’attente. Avait-elle deviné son impatience ? Il n’en avait que peu de doutes. Cela lui avait donné aussi moins de temps pour réfléchir à ce qui était sous-jacent à ce voyage. Elle avait raison, peu de chances que Lord Bolton fasse quoique ce soit de stupide en leur absence. Et à chaque fois que cette question le taraudait, il y mettait fin assez vivement. Il ne manquerait plus qu’il vire paranoïaque. C’aurait été le début de la folie. De toute façon, il n’avait ni une bonne raison ni même l’envie de faire annuler ce voyage. Il lui restait donc cette sensation douce amère à la bouche, qu’on le mettait à l’écart, mais plus dans une belle cage dorée.

Il secoua la tête une énième fois pour chasser ses pensées sombres alors qu’il se préparait. Il avait enfilé une tenue des plus commodes et confortables, idéale pour le voyage et qui saurait lui accorder un minimum de protection. On n’était jamais trop prudent, surtout en partant en petit comité. Il comptait pourtant davantage sur l’atout du petit groupe : La discrétion. S’il avait pensé à prendre de beaux habits pour les occasions, il voyagerait constamment en tenue de cuir sobre, avec rien de plus que son nécessaire d’archer et sa cape de voyage. Ca lui avait pris plus de temps de faire des choix pertinents, étant donné que les climats risquaient de changer drastiquement durant leur avancée. Mais autant voyager léger, juste avec le strict minimum. Rien ne les empêcherait d’acheter en route ce qui leur serait soudainement nécessaire. Et puis, sa jument risquait de le haïr s’il la chargeait comme une mule …

Il avait mangé en quatrième vitesse, en passant comme un voleur au niveau des cuisines pour rafler ce qui l’intéressait avant de repartir. Il n’aurait, de toute façon, pas besoin de s’occuper lui-même des provisions, mais pris la peine de préparer lui-même sa monture et d’agencer ses quelques affaires. Il avait croisé John dans la cour, à la fois surpris et moqueur de le voir si vite apprêté. Les échanges avaient été brefs, car s’il avait bien voulu fournir son aide, le mauvais caractère de sa jument l’avait dissuadé d’aider aux derniers réglages. Avalanche avait cette sale manie de bouger en permanence quand on la sellait, ce qui était bien pire lorsqu’il s’agissait de l’apprêter au voyage. Il en perdit une grande partie de son avance et se félicita de s’être levé aux aurores pour gérer ce problème épineux.

Ils étaient parés à partir quand Adrian jugea judicieux de s’attarder quelques instants auprès de son grand-père, avant que les au revoir ne soient plus de rigueur. Il n’avait pas su quoi lui dire, et ce n’était pas faute d’avoir cherché, mais seules des banalités lui venaient en tête. Ca ne changeait pas tellement de l’habitude, lui étant de plus en plus pénible de savoir lui confier la moindre de ses impressions. Il partait. Il était heureux de partir. Y avait-il quoique ce soit d’autres de judicieux à souligner ? Peut-être aurait-il dû lui dire qu’il allait lui manquer, mais son esprit, lui, était déjà ailleurs.

Mais quelle importance, vraiment, quand on avait enfin l’occasion de galoper sans plus se soucier du retour ? Il respectait pourtant scrupuleusement les consignes et restait à hauteur de Mortimer, même s’il avait envie de pousser sa jument bien plus loin et bien plus vite la première journée de voyage. Les territoires connus des Bolton avaient rapidement été remplacé par d’autres, plus méconnus d’Adrian. Ils avaient franchis comme une barrière, enfin quittés cette cage de territoire d’où il connaissait les moindres recoins, les moindres ruisseaux et arbres vénérables, les moindres dangers aussi. De l’autre côté, c’était la découverte. Cette limite franchie, Adrian ressentait moins le besoin de presser sa monture, s’attardant sur tous les détails à sa portée qu’il traitait et identifiait avec la précision de l’archer. On lui avait maintes et maintes fois répété la route qu’ils allaient empruntés mais il voulait être certain de la connaître par lui-même. Même lancés au galop, avec le pas lourd et sûr d’Avalanche, il n’en perdait pas une miette. D’autant plus qu’il pouvait s’agiter tout son saoul sur la jument, elle ne bronchait pas. C’était l’avantage principal de son caractère placide et régulier, mais il craignait qu’un animal venant du Mur ne finisse malade en s’enfonçant trop loin dans les terres du Sud. Mais le choix avait été limité puisqu’il ne pouvait pas compter sur meilleur appui, en cas de danger, que sur la monture qui l’avait vu grandir.

Quand ils avaient enfin atteint Blancport, Adrian savait que la partie la plus fastidieuse était sans doute achevée. Peu importe quelle surprise lui réservait le Sud, rien ne serait plus laborieux que de supporter le climat du Nord en plein voyage. Même les nuits passées sous un abri restaient difficiles. La douceur du Conflans allait le changer drastiquement de ses habitudes, lui qui n’avait connu que la rudesse du Nord. Il avait hoché la tête, aux différents propos sur les Manderly, s’orientant sur sa selle sans éprouver la moindre gêne aux déplacements improvisés sur la bête.

« Je n’ai jamais compris pourquoi ils avaient été ainsi exilés. Mais ce qui est sûr, c’est qu’ils tiennent une position stratégique avec Blancport. Ils n’ont pas perdu leur or inutilement en se faisant les gardiens d’un tel comptoir commercial. Vous comptiez vous y arrêter ? »

Les maisons du Nord, c’était encore un sujet qu’il maîtrisait, fort heureusement. Et on n’aurait pas grand-chose à lui apprendre sur les Manderly. En parlant de femmes de bonne famille comme il y a deux jours, la maison Manderly en comptait des bons spécimens.

« Passé la Blanchedague, nous déboucherons sur le Neck ? »

Il ne fit pas cas de l’ambivalence religieuse de sa cousine. Elle avait beau lui expliquer en détail ses raisons, il se contenta de lui sourire en retour. Pas qu’il se moquait de la religion, mais quoi de plus naturel quand on vivait à cheval entre le Nord et le Sud que de devoir faire pareil pour ce qui touchait les coutumes, et donc aussi les croyances ?

« Mestre Corwen m’a parlé des Sept, qui ne seraient que les sept aspects d’une divinité unique. Leur symbole est l’étoile à sept branches et ce chiffre reste présent dans toute la religion. Je sais ce qu’est censé représenter chacune de ses facettes, mais ça ne va pas bien plus loin. Honnêtement, ce n’est pas ce qui me palpitait le plus. »

Déjà qu’il était parfois laborieux d’entendre les histoires des anciens Dieux, il l’était d’autant plus d’assimiler la philosophie des Sept quand on n’était aussi peu concerné que lui. Il n’était pas vraiment sûr d’avoir un jour à s’y confronter. Et c’était seulement maintenant qu’il se rendait compte de la nécessité d’en savoir davantage sur le sujet, évidemment.

« Quant à la Maison Swann… Je connais le symbole ambivalent des cygnes noirs et blancs. Je sais qu’ils se situent au Sud-Est des Marches de Dorne et à l’Ouest du cap de l’Ire. Je sais seulement qu’ils sont réputés pour leur fierté et leur puissance, et qui dirige la Maison : Ton grand-père. »

C’était bien faible, et seulement parce qu’il avait posé la question. Maureen n’en parlait que rarement, comme un secret gardé, mettant une barrière entre ce qui faisait sa vie au Nord et celle au Sud sans vouloir les mélanger. C’est bien souvent l’impression qu’il en avait eu, alors qu’elle partait, et passait presque la moitié de son temps dans les terres de l’Orage.
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Message Jeu 6 Sep 2012 - 3:07

Maureen était heureuse de revoir le sud. Elle se souvenait du dernier hiver. Elle avait passé la fin de cette fâcheuse saison dans les terres de l’orage. Elle avait ensuite attendu les derniers jours pour que le printemps se montrent le nez. Un printemps qui lui avait couté cher. En plus d’un tournoi qui avait fini avec la mort d’un membre de la famille royale, elle avait perdu son père. Adrian aussi, mais elle était certainement encore plus touché par le décès et la déchéance de son grand-père. Si elle ne l’avait jamais vraiment démontré, elle avait toujours eu de l’affection pour l’homme qu’il était. Il l’avait élevé dans la maison des Écorcheurs. Il l’avait aimé malgré tout. Elle le savait et elle savait encore plus qu’il ne l’avouerait jamais de sa vie. Il n’était pas idiot.

Tout lui avait pris pour qu’elle se réveille, mais jusqu’à maintenant, elle était heureuse de ne pas avoir à faire l’Arbitre. Adrian l’écoutait et elle était heureuse de voir qu’il appréciait le début de voyage. Elle le trouvait calme, mais n’en voulait pas aux anciens, s’ils pouvaient laisser cela ainsi. Moins, elle mettrait Adrian en danger, moins, elle aurait peur. Elle avait promis de ramener Adrian en un morceau et elle le ferait. Il serait libre de choisir les chemins, mais il ne le savait pas encore. Elle préférait attendre d’être dans le Conflans. Elle pouvait lui laisser ce choix. Mortimer, Jack et elle commençaient à connaitre les chemins par cœur. Elle était certaine qu’il n’oublierait jamais ce voyage.

On raconte que c’était un conflit avec les Jardinier mais rien de plus. Enfin, ils font comme tout bon seigneur dont les ports sont à leur disposition. Disons que les Stark doivent préférer avoir des Manderly que des Bolton à Blancport. Seulement y passer. Nous allons emprunter la route royale jusqu’à la Verfuque dans le Conflans. Si tu tiens assez en scelle nous nous arrêterons à Moat Caillin. Ca te va? Tu sais, c’est toi le lord ici

Elle avait tendu son regard vers Mortimer qui souriait dans sa barbe. Petit Lord deviendrait grand. Si elle avait été sa mère, elle aurait été tellement fière, mais elle était heureuse. Heureuse d’Avoir pu connaitre le sentiment de compter pour quelqu’un. Elle réalisait sa chance depuis qu’elle avait été blessée à Motte la forêt. Elle savait que tout aurait pu changer. Tant qu’elle le verrait heureux, elle aurait une raison de dire qu’elle avait au moins réussi quelques choses. Ses enseignements n’Étaient pas toujours les bons, mais elle avait su l’entourer de gens qui l’aideraient à s’élever au même rang que ses prédécesseurs.

Je te comprends. Le mestre de la maison Swann voulait s’arracher les cheveux lorsqu’il m’apprenait les bases de la religion des sept. Mortimer a tendance à me rappeler que s’il est chauve aujourd’hui, c’Est à cause des misères que je lui donnais.

Morale de cette histoire, épouse une nordienne, elles sont plus farouches, mais leur coutumes sont comme les tiennes.

Encore cette histoire qui revenait. Maureen était de bonne humeur pour en rire légèrement. Elle savait qu’elle devait devenir plus souple. Elle était contente. Peu lui importait. L’important c'était Adrian. Elle ne pouvait dire autrement. Il était ce que son père et son oncle était. La vie était un long voyage et il fallait le savourer à chaque instant. Cette fois-ci elle partait, mais avec lui. Il n’avait pas la déception, qu’elle le laissait entre les griffes de Réginald Bolton. Elle s’approcha de lui et lui ébouriffa les cheveux

Je vois que tu as bien fait tes leçons. Lord Swann est un homme qui ne ressemble en rien à Lord Bolton. Il est même son total opposé. Il sera content de te connaitre. Mon oncle un peu moins. Pour lui nous sommes des sauvages du Nord. Ce que tu sais est bien assez. Évites de parler du Nord avec lui. Et même si Lord Swann te pose des questions évitent de parler de grand-père. Les deux hommes ne s’aiment pas beaucoup, pour de vieux fantômes.

L’un attribuait la mort de sa fille à l’autre. Elle comprenait que Lord Bolton avait poussé les colères de sa mère, mais elle n’avait jamais pu mettre d'enfant au monde après sa fille et son fils mort-né. Elle avait eu une succession de grossesse nerveuse qui l’avait conduit à la mort. Depuis ce temps, elle menait ce qu’elle appelait une double vie, avec une double personnalité. Elle préféra même en avertir son cousin. Elle ne voulait pas être prise au dépourvu. Il allait certainement trouver cela bizarre, mais elle ne pouvait pas se cacher et sortir comme elle allait certainement le faire lors de la fin du voyage.

Je ne vais rien t’apprendre, mais autant que je te le dise avant que tu ne fasses de sursaut à la fin de notre voyage.

Elle prit une grande respiration et soupira. Pourquoi se confiait-elle autant depuis quelques jours. Elle avait l’impression d’être un livre ouvert et que tout le monde pouvait lire en elle. Elle n’aimait pas cela. Elle n’était plus inflexible et insensible. Elle avait eu trop peur pour une fois.

La Maureen que tu connais dans le Nord n’est pas celle que tu connaitrais une fois à Pierheaume. J’ai du adopter un comportement bien différent que celui que j’ai à Fort Terreur. Je ne porte pas mes armes et je te conseil de les cacher. J’agis autrement, parce que les coutumes ne sont pas comme les nôtres. Je l’ai compris bien vite.

Jack, qui se trouvait entre Maureen et Mortimer, laissa place, pour aller se poser près de l’héritier de la maison Bolton. Par chance, il y avait Adrian, parce que Maureen allait certainement le descendre de sa monture pour ce qu’il allait dire.

Tout pour dire qu’elle se comporte comme une vraie Lady, chuchota Jack, un sourire aux lèvres.

Les femmes n’ont pas la même place dans le sud. Enfin, disons que le Nord et Dorne acceptent que les femmes se battent au même titre qu’un homme.

Maureen se demandait comment elle pouvait supporter cet homme chaque jour. Il arrivait à dédramatiser toutes les situations qui lui semblaient compliqués. Peut-être était-ce là, la raison de leur amitié plutôt spéciale.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Dim 9 Sep 2012 - 15:16

D’un air pensif, Adrian s’imaginait que chaque Maison avait une part de secret, tout comme les Bolton. Peut-être que ce qui avait départagé les Manderly de leur contrée natale ne serait pas davantage connu que les mystères de la Porte à Fort-Terreur. Même si, de toute évidence, cela paraissait à ses yeux de bien moindre importance en comparaison. Il avait hoché la tête vigoureusement alors qu’on lui confiait à nouveau l’itinéraire, mais l’œillade qu’il avait rendu à Maureen quand elle lui livra qu’il pourrait décider par lui-même… N’avait rien de rassurant. Il avait regardé ses autres compagnons en cachant mal joie comme malice.

« Moat Cailin ! Ca me convient parfaitement. Je ne me vois pas quitter le Nord sans en passer par ses murailles inviolables. Et puis, existe-t-il vraiment un autre chemin que celui-ci, hormis la voie maritime ? »

Il avait gardé sous silence, pour l’instant, ce qui avait subitement réveillé sa fougue. Sa jument, elle, venait de subitement relever la tête comme pressentant un changement, accélérant la cadence de son pas lourd et ample. Il s’était ainsi placé à peine plus en avant.

« Il y a une différence entre croire et savoir. Et le savoir sur la religion des Sept sans y croire… »

Il haussa les épaules, comme si cette demi-phrase se suffisait à elle-même. Il avait causé quelques soucis au Mestre, lui aussi. Mais rien de bien dramatique en dehors du fait qu’il n’écoutait pas et ne tenait pas plus en place. Ca n’avait pas beaucoup changé, d’ailleurs, maintenant les leçons trop souvent répétées réussissaient à le lasser. Et il était assez borné pour qu’on ne parvienne pas à le faire rassoir maintenant. Maureen avait dû être bien pire, c’était certain. Il eut un rire bref.

« Tu devrais peut-être t’inquiéter, Mortimer. Des chances de finir chauve dans quelques années aussi, non ? »

Il pencha la tête dans une mine perplexe sur le conseil du protecteur. Il ne préférait pas relancer le sujet. Après tout, il n’allait pas seulement dans le Sud pour découvrir le monde, mais aussi ses ressortissants. Vu tout ce qu’on lui en disait, leurs fameuses coutumes risquaient fortement de le dépayser. Mais quelque part, c’était ce qu’il recherchait.
Il eut une moue faussement contrite quand sa cousine lui ébouriffa les cheveux. Certaines choses ne changeaient jamais, et comme toujours il ne prenait pas non plus la peine de les remettre en place ni de riposter dans l’immédiat.

« Son total opposé ? Laisse-moi deviner. Sage, raisonnable, ouvert et sincère ? Je ferais de mon mieux pour ménager les sensibilités. Enfin, de toute façon, on ne part pas dans le Sud pour amener les affaires du Nord avec nous, non ? Il va y avoir tellement plus à parler que ce serait dommage de tomber si rapidement dans la nostalgie. »

Une question lui brûlait les lèvres et il risquait de ne pas tenir longtemps avant de la poser. Tant d’inimités entre les deux familles lui paraissaient suspectes. Il supposait que les préjugés sur le Nord devait être aussi tenace que ceux sur le Sud et que cet oncle ne l’apprécierait guère. Comment pourrait-il en être autrement, étant donné qu’il était natif du Nord, de la maison Bolton et imprégnés des moindres manières des Nordiques ? Quant au Lord Bolton, on pouvait deviner avec plus d’aisance ce que cachaient les inimités entre les deux. Il n’avait surtout pas envie de s’y replonger.

« Ôte-moi d’un doute, s’ils s’entendent si mal, pourquoi avoir mariée ta mère si loin dans le Nord auprès d’un Bolton ? Ca n’est pas vraiment commun, non ? »

Il avait ouvert des yeux attentifs et intrigués, alors qu’elle lui expliquait que sa personnalité changeait du tout au tout dans le Sud. Elle avait eu raison de le prévenir. L’apprendre sur le coup aurait eu pu réussir à lui faire perdre sa contenance au mauvais moment. Mais que Maureen soit une autre que la Maureen du Nord lui paraissait un rien inconcevable.

« Hein ? … D’accord. » Se contenta t-il de répondre, sur le coup.
Il préférait ne pas commenter, du moins pas avant d’avoir vu ce qu’elle entendait réellement par là. Tout changeait-il autant dans le Sud, pour que même cela affecte son caractère de feu ? Jack parvint à mettre fin à ses spéculations, lui tirant un rire bref en parlant de la parfaite Lady Bolton. Il dédramatisait largement, à croire que ses boutades pouvaient devenir réalité établie.

« Lady Maureen Bolton. »

Son sourire fut à peine retenu devant le regard foudroyant de sa cousine. Il ne lui était pas plus spécialement adressé. Il comprenait mieux pourquoi elle avait pensé à Jack lorsque ces mots lui avaient échappés, à peine deux jours auparavant. Que les valeurs de Dorne se rapprochent des leurs lui donnait encore plus l’envie de visiter ces terres éloignées. Qui du Nord pouvait bien se vanter d’y avoir un jour mis les pieds en dehors de ceux qui l’accompagnaient en ce moment même ?

Comme pour répondre au ton taquin de Jack, Adrian s’était placé plus en avant, tournant sa jument de façon à faire ralentir la cadence à tout leur petit groupe. Son sourire en disait long sur sa pensée initiale. Il pouvait décider, autant ne pas s’en priver. Il bouillait d’envie de profiter pleinement de cette liberté.

« A partir de Blancport, Moat Cailin est à moins d’une journée d’ici, non ? Maureen, et si tu me montrais les performances de ton nouveau destrier ? Jack, au lieu de te cacher, tu ne te laisserais pas doubler par une Lady, non ? John, tu sais ce qu’il reste à faire, Mortimer, tu n’auras qu’à tenter de suivre ! »

Il n’avait épargné l’orgueil de personne, sachant très bien que John tout comme Mortimer ne se contenteraient pas de suivre en arrière sur un caprice et commençant bien à comprendre que le mot « Lady » réveillait certaines fougues.

« Au premier qui aperçoit Moat Cailin. »

Ils étaient trop loin pour galoper aussi longuement jusqu’à l’atteindre, mais le terrain était assez dégagé pour qu’ils l’aperçoivent bientôt et que le moindre danger leur apparaissent aussi rapidement. Le relief voilait à peine leur destination future, et il était très facile de s’orienter. Il n’avait pas prévenu avant de subitement retourner sa jument vers la direction qu’ils visaient, la remettant dans le flot. L’animal sentait sans peine les esprits s’agiter et sa force tranquille fut délaissée aussi subitement. Il la connaissait assez bien pour savoir comment elle fonctionnait. Le départ était brutal, alors qu’elle bondissait en avant en renâclant, mais les premières foulées plus difficiles le temps qu’elle se mette à la bonne cadence. Il lui fallait du temps pour accélérer, mais ensuite, son nom n’était pas usurpé. Elle foncerait sans s’arrêter. Il se demandait si Maureen allait regretter ses paroles, maintenant.
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Message Mar 11 Sep 2012 - 17:34

Pour une fois qu’elle n’avait pas à faire de croix, elle était de bonne humeur. Par contre, il verrait ce droit un peu contrôler lorsqu’ils ne seraient plus dans le Nord. Il avait peut-être étudié des cartes, elle ne lui laisserait pas deux secondes le commandement de la petite troupe en dehors du Nord. Elle avait prévu lui laisser des choix, mais il n’aurait pas l’entière liberté. Certes, elle avait bien des choix à lui confier. Elle avait voyagé par des chemins toujours très différents. Elle voyait bien faire halte à Vivesaigues ou quelques parts dans ce coin. Elle en profiterait pour étaler un peu son voyage afin de ne pas trop presser le futur Lord Bolton. Puis, ils continueraient leur route en direction de Port-Réal. Elle ne ferait certainement pas long feu, mais elle était certaine d’une chose, Adrian appréciait de sortir de la prison de Fort-Terreur. Elle cachait très bien sa fatigue, mais elle pouvait compter sur les trois autres hommes qui les accompagnaient.

Ils existent plusieurs chemins, mais certains sont plus, comment dire, sécuritaire. Il m’arrive de prendre des chemins différents lorsque je pars et reviens du Nord. Par contre, avec toi, je préfère que nous empruntions une route plus sure. Cela permet au voyage de rester plus calme. Ne t’inquiète pas, le voyage ne sera pas ennuyeux

Mais surtout pour la a sécurité d’Adrian. Elle en avait fait la promesse à grand-père qui avait enfin décidé à lui adresser la parole depuis des lunes. Il n’avait pas tort, elle prendrait toujours soin de lui. Elle était une mère et les mères protégeaient les enfants. Elle était idiote de croire le contraire. L’espace d’un instant, elle eut un léger rire en regardant Mortimer. Lui, il avait été son deuxième père. Même si Réginald Bolton ne l’Avait jamais aimé, elle ne voulait pas assister à la mort de l’homme qui se trouvait à ses cotés depuis très longtemps déjà. Il avait été là quand elle n’avait eu personne pour pleurer son chagrin de la mort de son père. Il avait été là pour l’aider dans sa tâche avec Adrian. Elle lui devait beaucoup. Le vieil homme se surprit même à rire lui aussi. Depuis le temps qu’il endurait le vieux Bolton et sa petite fille, ses cheveux n’étaient devenus que Blanc à force de les côtoyer. Un effet secondaire à sa présence.

Ne t’inquiète pas petit. Je suis immunisé contre elle depuis des siècles. Avec l’temps les cheveux ont pas tombé et ce n’est pas d’main que ca va changer.

Maureen avait envie de rire, mais elle peinait à ne pas sourire. Si Adrian était heureux de partir enfin un peu de la forteresse de Fort Terreur, Maureen se sentait moins emprisonnée. Avec le temps, le Nord l’étouffait, mais elle savait que tout la ramènerait au Nord. Ses racines et sa vie y étaient. Elle ne pouvait pas y faire autrement. À voix basse, mais assez pour que son protecteur entende, elle lança à son cousin, sur le ton de la confidence.

Il n’est pas chauve, mais il était encore jeune quand je lui ai fait apparaitre ses premiers cheveux blancs.

Elle avait un sourire d’imprégné sur les lèvres. Elle était de fort bonne humeur. C’était rare, surtout quand elle devait se savoir sur ses gardes. Elle écoutait d’une oreille très attentive, les paroles d’Adrian au sujet de son autre grand-père. Le portrait en était un peu comme il le décrivait. Elle parlait peu du Nord, mais comme il l’Avait dit, elle préférait garder les affaires du Nord dans le Nord. Elle ne put que répondre par un »oui ».

C’est mieux ainsi. Il hâte de pouvoir te rencontrer enfin. Il sait combien je t’adore. Tu seras très bien accueillie, ne t’inquiète pas. Et pour les autres, je te conseille seulement de les ignorer. Ce qu’ils feront sans doute. Chaque fois que j’y ai mis les pieds je n’étais que la bienvenue pour Lord Swann.

II n’y avait rien de commun dans les mariages. Elle avait été envoyé dans le plus Nord qui existait afin d’épouser un homme héritier de son clan. La chose avait malheureusement mal tournée. Elle avait eu des amours de jeunesse, mais il y avait eu beaucoup de facteur qui avait joué en la défaveur d’un et de l’autre. Elle comprenait aussi pourquoi les extrêmes pouvaient s’attirer. Le Nord et le Sud, son père et sa mère.

Peut-être rien. Je ne sais pas vraiment. Mon père a beaucoup voyagé, malgré le fait qu’il était à cette époque l’héritier de la Maison Bolton. Il m’a raconté que c’Est lors d’un de ses voyages dans le sud, qu’il l’a rencontré. Lord Swann n’y avait pas vu d’inconvénient. Il ne prête pas beaucoup attention aux histoires que l’on raconte sur notre famille. Certainement pourquoi il n’a jamais rien dit. Elle était la dernière enfant de Lord Swann. Quand il a appris sa mort, il a rejeté la faute sur Lord Bolton. Ma mère n’aimait pas trop grand-père, mais elle passait l’éponge. Et puis j’étais trop jeune pour comprendre et aujourd’hui j’ai abandonné l’idée de comprendre ce qui c’est passé.

La jeune femme eut un haut le cœur qu’elle cacha un peu plus facilement. Elle avait connu beaucoup de personne qui aujourd’hui n’était plus là. Elle s’ennuyait aussi de sa mère. Elle était pourtant une combattante, qui n’avait pas froid aux yeux et qui avait du cran, mais il lui manquait une chose. Il lui manquait cette personne à qui elle pouvait se confier sans se sentir mal. Elle l’avait fait avec Adrian, mais il aurait d’autres choses à faire que d’écouter sa pauvre cousine. Elle était là et n’allait certainement jamais partir. Adrian pourrait toujours compter sur elle. Sa mère lui manquait cruellement et elle le voyait quand elle parlait à son cousin. Elle finit par chasser ses vieux démons et soupira intérieurement.

Plus ou moins. Tu veux tester Écorcheur? Comme tu veux. Jack a toujours perdu

Tu vas voir petit. Je vais te montrer ce qu’un vieux peut faire !, lança le vieux Mortimer amusé par le petit

Attrapant les rênes d’Écorcheur plus solidement, elle le regarda d’un regard complice. Elle ne pouvait pas lui refuser cela. Encore moins, puisqu’elle voulait bien voir de quoi était capable son nouveau bébé. Elle lui caressa l’encolure et sourit. Une fois le départ lancé, elle ne se souvenait pas d’avoir arrêté. Blancport avait disparu et ils avaient fini par atteindre la route. Maureen regardait toujours la réaction des autres cavaliers ainsi que celle de sa monture. Jack se tenait au dernier rang pour surveiller la petite troupe. Mortimer se tenait à la hauteur d’Adrian, et John. Maureen était entre eux. Le soleil peinait à rester debout, elle aurait préféré autrement, mais elle s’en voulait que la fatigue la gagne. Elle avait tournée la tête et avait aperçu une silhouette. Elle prit la gauche avec Écorcheur avant de se rendre compte qu’elle avait quitté le petit groupe. Un de ses protecteurs qui avait remarqué l’écart avait posé sa main sur l’épaule de la jeune Bolton, mais instinctivement, elle dégaina avant de se retourner. Jack avait prévu le coup, il avait paré, puis lui avait pris le poignet.

Ils ne sont pas arrêtés, nous pouvons les rejoindre. Autant arrêtez dans une auberge pour la nuit. Il y en a une à plusieurs lieux, mais nous pourrons l’atteindre avant la fin du coucher de soleil.

À Bride abattue, elle finit par rejoindre le petit groupe composé de son cousin, Mortimer et John, le maitre d’Armes. Elle garderait décidemment des séquelles de ce qui s’était passé. Heureusement, elle pouvait faire confiance à Jack pour garder le secret. Elle avait rattrapé la troupe et la força à ralentir. Écorcheur n’était pas habitué et elle sentait qu’il avait besoin de repos. Elle lui caressa l’encolure



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Sam 15 Sep 2012 - 15:32

Le calme, ce n’était sans doute pas ce dont rêvait Adrian pour ce voyage. Il avait peut-être fait la promesse de rester aux côtés de Mortimer, mais pas celle de rester en place. Il ne comptait passer à côté d’aucune expérience que lui réserverait ce voyage, bonnes comme mauvaises. Parcourir le Nord était sans doute le passage le plus ennuyeux de leur périple, puisqu’il était fort semblable à tout ce qu’il avait déjà vu auparavant, même s’ils avaient poussé plus loin dans le Sud qu’à d’autres occasions. Ce fut en grande partie la raison de son empressement. S’il était toujours aussi heureux de passer du temps auprès de sa cousine, à rester passif des journées entières sur sa monture il n’avait plus qu’envie de se dégourdir les jambes.

Il riait, se tournant pour moitié vers Mortimer.
« Des siècles ! Ca te fait un certain âge, c’est sûr. »

Il sentait sans mal la bonne humeur de Maureen, ce qui la changeait fortement de deux jours auparavant où elle avait semblé plus mal que jamais. Il espérait, quelque part, que s’être enfin un peu confié l’avait ôté de ce poids sur la conscience. Là où ils se trouvaient maintenant, ils n’avaient plus que l’inconnu et l’infini devant eux. Tout laisser en arrière ne pouvait être qu’un soulagement. Et ils auraient tout le temps de songer au retour une fois parvenus à destination.
Elle n’avait pas besoin de le rassurer sur leur point de chute, il se doutait que tout serait bien différent du Nord. Mais si ça n’avait pas été le cas, les raisons de partir auraient été bien moindres. Il hocha la tête par l’affirmatif. En commençant ce voyage, il ne pensait pourtant pas marcher sur les traces de son oncle. Héritier aussi à cette époque, voyageant de Fort-Terreur jusqu’aux terres de l’orage… Sans n’y avoir pourtant aucune attache. Il l’enviait, même s’il lui était aussi possible d’y goûter maintenant. Ca n’avait pas exactement la même saveur que de partir pour l’inconnu, sans aucun filet. Mais s’il avait pu se le permettre, c’est bien parce qu’il y avait eu aussi son père. Il la remerciait d’un regard de lui avoir confié cette histoire, mais sans plus y répondre. Inutile de tourner le couteau dans la plaie. Ils avaient abandonné Fort-Terreur, ce n’était pas pour parler du passé et des morts.

Tout ce qui lui importait dans l’immédiat était de pousser sa jument, au plus loin, au plus vite, le regard rivé vers le lointain. L’avance qu’il avait réussi à prendre venait de diminuer subitement alors que les autres prenaient à leur tour le galop. Il s’était risqué un regard en arrière pour apercevoir Mortimer à sa hauteur, John qui le collait de près, et les deux autres encore vaillants mais occasionnant un retard. Avalanche avait ordonné son allure et il sentait maintenant ses sabots percuter le sol avec violence, à peine amorti par la fine couche de neige encore présente. Chaque foulée était puissante et résolue, et il savait maintenant qu’il ne l’arrêterait plus. Elle chargeait l’inconnu, de toute sa masse puissante et contrôlée.

« Alors, on se laisse distancer ? » Lâcha t-il en arrière.

L’effet fut immédiat sur John qui poussa davantage son destrier pour rester à sa hauteur. Il apercevait la tête de l’hongre sur son côté droit, tout proche, alors que Mortimer prenait le parti de gagner le combat en restant à distance. Il eut tellement raison, et Adrian songea même qu’il était plus au courant que John des réactions d’Avalanche. Quand le coup parti, et qu’en pleine course la jument avait décidé de ruer pour se débarrasser du gêneur dans son sillage, les deux cavaliers eurent du mal à se maintenir en selle. Le coursier de John pila dans un hennissement auquel répondit le juron de son maître. Adrian préféra le prendre sur le ton de la rigolade, flattant l’encolure de l’animal.

« Pas un cheval, une mule ! » Cria John plus loin.

Elle avait les oreilles basses, semblant courroucée par l’avance prise par l’autre concurrent en lice, mais ne dévia plus de sa trajectoire. Il l’avait aussi appris à l’apprécier pour ça, sa régularité d’allure mais aussi sa façon de dégager le moindre problème à proximité, ce qui lui avait toujours garanti d’excellentes conditions pour tirer à l’arc. Mortimer et lui étaient presque sur la même hauteur, sans réellement galoper l’un à côté de l’autre. Au final, même dans cette course, il n’avait pas dérogé à la règle fixée par Maureen. John remontait péniblement en arrière.

« On l’aurait prévenu que ça aurait fait la même. » Souffla Adrian.

Il n’était pas sûr d’avoir vu ce sourire chez le vieil homme, mais il n’entendit rien d’autres que le vent siffler et les sabots marteler. Avalanche tenait un bon rythme sur une longue distance et lui vint à l’esprit que ce n’était pas le cas pour tous. Surtout le nouveau destrier de Maureen qui semblait nerveux, et risquait de s’épuiser plus vite. Il avait glissé un regard en arrière pour les apercevoir au même moment que Mortimer lui demandait subitement de s’arrêter. Ils n’étaient plus que trois.

« Plus facile à dire qu’à faire ! » Maugréa l’héritier.

Si les deux autres s’arrêtèrent assez subitement, lui continua encore un temps de galoper, faisant demi-tour en prenant large avant d’enfin les rejoindre quand la jument retrouva le calme placide dont ils étaient plus coutumiers. Mortimer avait la mine soucieuse, John paraissait plus agacé qu’autre chose.

- Tu aurais pu l’arrêter avant qu’elle ne tente un coup fourré.
- Prends davantage de distance la prochaine fois. Elle fait toujours ça, et je n’ai jamais su l’en empêcher.
- Alors il faudrait peut-être l’édu…
- On ne les voit même plus, coupa Mortimer.

Adrian lança un regard noir vers John mais ne prit pas la peine de rétorquer, observant subitement les alentours. Maureen et Jack avaient bien disparu au loin et pourtant, la vision était relativement dégagée. Ils allaient pour retourner sur leur pas quand les deux apparurent au lointain, mettant fin au bref instant d’inquiétude du groupe. Ils les rejoignirent assez rapidement, tirant un sourire à Adrian.

« Vous êtes à la traine. Vous avez réussi à vous faire dépasser largement par un centenaire ! Enfin Moat Cailin n’est pas encore en vue, j’ai peut-être sous-estimé la distance… Pas de perdants alors. Ca va aller ? »

Maureen semblait encore fatiguée, peu apte à le suivre dans de telle chevauchée. Elle avait beau le cacher, c’était visible, et ce n’était pas en deux jours que les blessures rouvertes cicatrisaient. Ils avaient repris leur route au pas, déviant légèrement par rapport à la trajectoire prise durant la course. Adrian était resté plus silencieux le reste de la soirée, jusqu’à ce qu’ils atteignent l’auberge de passage qu’ils s’étaient fixés. Ils n’étaient alors plus bien loin de la route ni de Moat Cailin qui s’apercevait à l’horizon.

Ce ne fut qu’une fois descendu de cheval qu’il se rendit compte à quel point ses muscles étaient raides par endroits, courbaturés par d’autres. Ils n’étaient pas au bout de leur peine et Adrian ne se plaignit pas de ce fait, mais c’était bien la première fois qu’il restait aussi longtemps en selle. Avec l’envie de se dégourdir les jambes vint aussi la faim et le sommeil tous accumulés, il ne prit pas la peine de s’attarder auprès de son destrier cette fois, ni de voir avec les autres les détails, à peine le temps de les prévenir qu’il allait faire un tour et qu’il resterait en vue de l’auberge. Il avait gardé son arc sur lui, plus pour se rassurer que par réelle utilité.
Tout en marchant, il lui vint en mémoire que derrière la forteresse, tout semblerait différent. Les rares traces de neige disparaitraient au profit du Neck, plus boueux et marécageux. Et ensuite le Conflans leur offrirait un climat doux et tempéré comme il n’en avait encore jamais connu. A y repenser, ce serait tellement étrange. Pensif et rêveur, il restait là à observer les larges murailles.
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Maureen Bolton
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Message Mar 18 Sep 2012 - 22:46

Le vieil homme marmonna dans sa barbe. Décidemment, il était pire que la petite Bolton. Il y avait longtemps qu’il n’avait pas pris le temps de rire. Avec les fers-né et Motte la foret, tout avait été si vite. Il serait malheureux sans les deux petits-enfants de Réginald Bolton. Cela paraissait qu’ils n’étaient pas dans les murs de Fort-Terreur. Tout le monde semblait plus calme et entrain à s’amuser. Même Maureen qui était du genre plus sérieuse. Elle n’Avait jamais voyagé avec son cousin. C’était même la première fois, qu’il y avait deux membres de plus à sa petite troupe. Elle chevauchait par habitude aussi de nuit, se reposant parfois que dans le jour. Elle pouvait accumuler au moins deux jours entiers de chevauche. Elle était habituée, lui non. Elle ne lui imposerait jamais cela. Elle ne le fera pas dans l’état ou elle était aussi dans un mauvais état et que le repos lui était primordial. Ce voyage n’était pas fait pour le laisser dans seul sur les routes. Elle devait prendre soin d’elle, mais elle voulait tout d’abord commencé par oublier ce qui s’était passé.

Elle souriait et riait aux conversations. Jack était bien silencieux, même si pour une fois, il guettait les réactions de Maureen sans arrière pensée. Il avait été le seul à la contredire sur cette idée d’aventure à travers Westeros avec Adrian. Elle n’était pas au meilleure de sa forme, mais elle semblait en faire un cas à part. Elle était comme son père. Tant qu’elle ne serait pas morte, elle se lèverait et ferait ce qui lui plaisait. Même si elle appréciait peu les courses, elle ne le démontrait pas. Elle ferait toujours tout pour Adrian. Pour le rendre heureux. C'était une chose à laquelle elle n’échouait pas pour le moment. Même si sa tête n’était pas toute là. Elle s’en voulait de s’être détachée du groupe, mais heureusement, elle avait toujours une bonne âme qui veillerait sur elle. Elle n’avait pas suivi le reste de la course après sa légère incartade. Elle était certaine d’une chose ses sens étaient un peu perdu. Elle avait rassuré Mortimer d’un regard. Elle ne voulait pas voir Adrian inquiet. Elle posa sa main sur l’épaule de son cousin.

Ca va aller ne t’inquiète pas pour moi. Laisse un peu de chance à Écorcheur, il est encore jeune.

Mortimer s’approcha de Maureen et lui murmura à l’oreille :

Si je suis centenaire, l’vieux Bolton doit avoir aux moins mille ans.

La jeune fille de l’Écorcheur eut un sourire et se ravisa de rire. On finissait toujours par en revenir à son grand-père. Jack qui avait entendu le commentaire émit un commentaire hors propos comme toujours.

Il est plutôt bien conservé pour un centenaire. J’aimerais l’être autant lorsque j’aurais son âge.

Impossible rétorquèrent Maureen et Mortimer sur le même ton, avant de rire.

N’oublies pas que l’on a prévu que tu meurs assassiné par une de tes conquêtes.

Il était vrai que chaque voyage amenait toujours des problèmes. Elle avait prévenu Jack qu’elle ne supporterait pas un écart de sa part. Elle était assez fatiguée pour ne pas contrôler son humeur. Heureusement, elle lui faisait confiance. Surtout pour garder son secret. Elle avait encore quelques séquelles et elle en garderait peut-être toujours. Ce n’était pas tous les jours que l’on se faisait avoir à l’épée et amoché par un homme qui faisait deux fois sa force. S’arrêter dans une petite auberge fut certainement la plus brillante des idées. Elle n’avait pas envie de dormir à la belle étoile. Une fois qu’elle put enfin mettre les pieds au sol, elle caressa l’encolure de sa monture avant de poser sa tête contre la sienne. Il avait beau être le bébé de sa monture, elle s’ennuyait fermement de son meilleur ami. Elle avait grandi avec lui.

Elle avait entamé une conversation avec sa monture. Mortimer et Jack étaient déjà rentrés. Adrian devait certainement les avoir suivi. Elle se souvenait de sentir un liquide contre sa jambe alors qu’elle le chevauchait. Il s’était affaissé et elle avait fait son possible pour ne pas finir sous sa carcasse. Le cheval à la robe noir piaffa et Maureen lui offrit une friandise avant de le quitter pour rentrer. Elle finit par prendre une chaise aux coté des trois hommes. Ou pouvait être Adrian. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’on lui répondit.

Laisse le gamin tranquille. Il est resté dehors. Tu as bien fait de l’amener cette fois. Même si je déplore le moment.

Elle avait mangé en silence réfléchissant à une réponse. Adrian lui en aurait certainement amèrement voulu si elle avait quitté le Nord sans lui. Elle avait envie de voir un autre paysage que celui qui hantait ses nuits depuis son retour dans la maison des Écorcheurs.

Et attendre encore. Le laissez avec grand-père. Pas question. Il finira certainement sa vie enfermée à Fort-Terreur. Autant lui montrer le monde extérieur. Et puis il n’est plus un enfant.

Je n’aime pas ca. Qu’il te laisse l’éloigner de Fort-Terreur. Je n’aime pas ca. Ca sent l’roussi. Surtout venant de lui. Mais bon. Le centenaire va aller dormir. Il trouvera ca moins drôle quand ses os seront vieux.

Elle avait souhaité la bonne nuit à son protecteur et elle avait soupiré de voir Jack faire son gamin. Elle avait repoussé son assiette et avait prise celle de son cousin. Elle sortit de l’auberge et le regarda. Elle l’appela par son prénom, et elle prit place sur un tronc qui jonchait le sol. Elle était fatiguée, mais elle pouvait certainement discuter un peu.

Tu sais, tu n’as pas besoin d’attendre que l’on soit arrivé à destination pour se dégourdir les jambes. J’ose croire que c’est le plus long voyage que toi, tout comme Avalanche faites. Et puis, Écorcheur aussi. Tu es prêt à passer le neck?

Une fois le Nord derrière eux, la neige disparaissait. Les couleurs changeaient et chaque fois, elle avait le frisson de franchir le Conflans. Et pourtant cela lui procurait tellement de bien. Elle n'était pas regardée dans le sud. On ne pointait pas les Bolton du doigt, parce que l’on ne les connaissait que trop peu.

Viens manger un peu. C’est le seul hic de mes voyages c’est les repas. C’Est loin de la cuisine de la Vieille Nane, mais c’Est passable.

Enfin, elle préférait manger dans le chaud des cuisines de Fort-Terreur qu’au froid, mais il fallait bien faire quelques petits compromis.
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Message Sam 22 Sep 2012 - 20:56

L’air était frais en ce début d’automne, mais très supportable pour des natifs du Nord. Il sentait des fines gouttes de pluie perler du ciel, encore timides. Le contact de l’eau lui était désagréable et il en était à espérer qu’il neige. Qu’il neige … Il ne neigerait plus, derrière Moat Cailin. C’était une évidence à laquelle il peinait encore à se faire. Il avait l’impression, en cet instant, d’enfin comprendre le dilemme auquel Maureen était souvent confronté. Quelque chose le retenait dans le Nord même s’il ne rêvait que de découvrir le Sud. Ils étaient à ses portes, et voilà que lui prenait l’envie de rebrousser chemin ? Retourner à Fort-Terreur ne lui disait rien en soi, mais avec la menace Fer-nés, il lui aurait semblé plus que nécessaire de sécuriser le Nord. Son discours à Maureen ne resterait que des belles paroles, dans l’état actuel. Il en venait à se demander s’il n’avait pas été répété, et qu’il avait finalement joué en sa défaveur. On ne pouvait pas se battre et fuir à la fois. Il avait encore cette illusion du choix, d’avoir décidé de se rendre de lui-même dans le Sud depuis le temps qu’il voulait accompagner sa cousine et en découvrir les secrets. C’était faux. On consentait simplement à son caprice pour l’éloigner.
Lord Bolton avait les mains libres maintenant, mais pour faire quoi ? Il ne s’en prendrait pas à Maureen, du moins, puisqu’il était en sa présence. Ca ne lui viendrait pas à l’esprit de le mettre en danger, il en était convaincu. Pourtant elle avait raison, la marge de manœuvre du Lord était réduite. Il regrettait de ne pas lui avoir parlé avant son départ afin de tenter sa chance, de deviner ce qu’il avait en tête exactement. Jamais il n’aurait consenti à le laisser partir sur les routes, mais en temps de guerre, son avis avait radicalement changé. C’était plus difficile qu’il s’y était attendu, de laisser ses problèmes et Fort-Terreur en arrière. Le groupe respirait la bonne humeur, mais des pointes plus sombres pimentaient le voyage, et il était presque certain que si cette question ne les taraudait pas eux aussi, c’est qu’ils en avaient la réponse. Ils ne pouvaient pas ignorer ce comportement étrange du Lord.

Des craquements de feuilles à proximité parvinrent à le faire sursauter, le tirant brusquement de ses pensées. Une ombre se mouvait, non loin de là, dans ce début de nuit. Il plissa le regard, empoignant avec lenteur son arc sans faire le moindre bruit… C’est un museau qui sortit de derrière un arbre, deux petites oreilles noires et un regard brillant de renard. Il se détendit à mesure, baissant son arme. C’était idiot d’être aussi tendu, ce n’était qu’un animal. Un animal qui s’était bien vite enfui à sa vue. Adrian avait contourné l’arbre pour le discerner à nouveau, en vain. Il en verrait d’autres, très certainement, ils proliféraient bien mieux dans ces environs que vers Fort-Terreur.
La nuit était assez silencieuse pour qu’il entende clairement l’appel de Maureen au loin. Il sortit rapidement du sous-bois pour répondre à la sollicitation, l’arc encore à la main. L’héritier le remit bien vite dans son dos pour ne pas l’inquiéter outremesure et lui adressa un sourire las en apercevant l’assiette qu’elle lui tendait.

« Je suis parti longtemps ? Tu n’avais pas besoin de m’amener mon repas, je vous aurais rejoint bien assez vite. Et puis, tu as besoin de repos, n’est-ce pas ? »

Il accepta tout de même l’attention, s’asseyant bien vite à ses côtés sur la souche d’arbre, prenant l’assiette qu’elle lui tendait. Il n’allait pas cracher dessus, vu comment il avait faim après cette journée de voyage, surtout que les repas chauds manquaient. C’est avec un appétit réel qu’il engouffra son contenu.

« Je n’ai pas envie de retarder notre arrivée, encore moins de m’attarder dans le Nord, Maureen. »

Cette cavalcade à l’aveuglette en était presque une fuite en avant. Il était pressé de partir, alors que ça rentrait entièrement en conflit avec ses pensées précédentes. Ca commençait à lui en retourner la tête d’y penser, mais au moins, pas l’estomac.

« Quand on a faim, on peut manger n’importe quoi, je présume… » Répondit-il à sa remarque sur la vieille Nane.

Un bref sourire naissait sur ses lèvres, pensif. Il finissait bien vite son assiette sans prononcer un mot de plus, la reposa sur l’écorce pour étirer ses jambes. La nuit se faisait ressentir plus froide, mais c’était la fatigue qui l’incitait davantage à rentrer au plus vite. Pourtant il restait encore là, à observer l’horizon, les sourcils froncés sous ses réflexions.

« Tu n’as pas peur de ce qui peut arriver ? Quand tu t’éloignes de Fort-Terreur… C’est la guerre, pourtant on ne la ressent pas réellement. Peut-être parce que nous sommes éloignés de la côte Ouest, mais c’est une réalité. Etait-ce le meilleur moment pour partir ? Je suis sûr que vous y aviez réfléchi, grand-père et toi. L’inconnu au-delà du Neck me rend bien moins nerveux que l’inconnu qui risque de frapper en notre absence. »

Il risqua un regard vers elle, sans chercher à rencontrer le sien. Il attendait une réponse sans réellement en espérer une qui soit à la hauteur. Adrian ne resta pas longtemps en place sur la souche, à peine le temps de s’étirer et il se remettait debout. Il semblait attendre, patiemment, mais était prêt à rentrer cette fois-ci.

« Enfin ! Une longue journée nous attend encore demain. Si tu n’attendais que moi pour prendre du repos, nous pouvons y aller. Il faut que tu prennes du temps pour te remettre, te ménager un peu. Ne t’en fais pas pour moi, j’ai assez de personnes pour se soucier de ma sécurité. Demain, si tout va bien, nous aurons le Conflans en vue ! »

Il était passé si vite d’un ton sombre évoquant les affaires du Nord à un plus enthousiaste pour celles du Sud que ça ne pouvait être que suspect. Il n’avait pas cherché à amoindrir l’un par l’autre, il n’aurait pas pu le garder plus longtemps pour lui vu que ça parvenait à le travailler. Mais l’important était de ne pas lui en faire oublier leur objectif. Et ce n’était pas le Nord. Peut-être obéissait-il un peu à contrecœur, mais il n’était pas décidé à laisser de côté une telle occasion pour de vagues craintes sur ce qui pourrait arriver en son absence. La gloire lui importait peu, quelque part… Que les hommes des Bolton doivent partir à la bataille en l’absence de l’Héritier lui faisait davantage grincer des dents. La patience n’était pas une de ses vertus, mais la franchise le resterait.
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Message Mar 25 Sep 2012 - 4:13

Je vais bien! Cessez de tous vous souciez de moi. J’ai déjà voyagé encore dans un pire état.

Elle était une grande fille. Elle savait ce qu’elle devait faire, mais elle craignait avoir froissé Adrian en lui parlant sur un ton qu’elle ne se connaissait pas. Elle n’était pas habituée que l’on prenne soin d’elle. Elle ne lui en voulait pas. Au contraire, elle appréciait, mais il en fallait plus pour la démolir. Elle était certaine d’une chose, elle avait une bonne âme qui veillait sur elle. Encore meilleure que celle qui se trouvait à Fort-Terreur dans l’instant présent. Prenant, une grande respiration, elle soupira. Pourquoi devait-elle toujours gâché les bonnes intentions de son cousin. Il n’avait jamais fait plus que vouloir son bien. Elle finit par s’excuser. Elle savait qu’il comprendrait.

Pardonne-moi. Je suis désolée. Je le sais que tu veux que mon bien. Je voudrais tellement que ce voyage soit parfait pour toi. On t’a assez enfermé à Fort-Terreur. L’autre coté du Neck est si différent que j’ai eu peur la première fois.

Il était pressé, mais elle aussi l’avait été quand elle avait fait son premier voyage Fort-Terreur-Pierheaume. Elle l’avait fait avec son père. Elle n’avait pas remis les pieds ici et elle avait même remarqué l’expression de Mortimer quelques minutes plutôt. Bizarrement, elle n’Avait pas remis les pieds dans cette auberge suite à la mort de son père. Cela lui fait du bien. Adrian lui permettait de chasser les fantômes de son esprit. De retrouver des repères qu’elle n’Avait plus.

A l’époque où je n'étais qu’une gamine et toi encore trop petit, c’est mon père qui faisait le trajet dans le nord avec moi. Une escorte de l’orage m’Attendait toujours ici. Dans cette même auberge. Les premières fois, il n’y avait que Mortimer. C’est ici aussi que nous avons rencontré Jack. Et c’est aussi ici qu’il a certainement fait la plus grosse erreur de sa vie. Tu ne nous retardes pas. Écorcheur n’a pas la vitesse de mon ancienne monture, et je dois tout de même te garder en un morceau. Alors autant prendre notre temps et explorer ce monde si vaste.

Il y avait tant de chose dans les terres qui étaient sur leur chemin. Elle ne pouvait que nommer les Jumeaux, le château de Vivesaigue, puis une fois à Port-Real, elle éviterait les coins malfamés de Culpucier. Le Donjon rouge semblait être un attrait qu’elle montrera t à son cousin. Puis, il prendrait la mer. Avec le vent de l’automne, il risquait d’arriver plus à destination. Malgré tout, prendre la route des osseux la titillait. C'était un endroit dangereux, mais il savait se défendre. Elle remonterait ensuite, jusqu’au Bief. Aucune femme et demoiselle ne pouvaient rester insensibles au charme des paysages. Maureen restait insensible à leur chevalier, qu’elle n’aimait pas toujours. Puis il lui resterait l’ouest. Les terres des lions Lannister. Elle pensait à tous ce trajet, sachant qu’elle en discuterait avec Mini Lord et Mortimer.

Je crois que oui, pour l’avoir expérimenté. Évite tout de même que Jack s’occupe du diner. C’est un conseil de cousine à cousin. Un fait vécu si tu veux, sourit-elle avec malice.

Disons tout simplement qu’il était davantage meilleur pour courtiser la gente féminine. Elle espérait seulement qu’il ne se ferait jamais mentor de son cousin. Elle le renverrait bien vite très loin. Avec un fou furieux gouvernant la maison de Fort-terreur, elle n’Avait pas besoin d’avoir un cousin qui courait les femmes. Endurer son propre protecteur lui suffisait. Comme cela n’arriverais jamais, parce que de un, son cousin était trop sage et de deux, elle ne le laisserait jamais entre les mains de ce dernier. Plutôt mourir que de le faire.

J’ai cessé d’Avoir peur, Adrian. Fort-Terreur n’a pu été ma place le jour de ta naissance. En naissant, j’ai tué mon frère, mon jumeau. Grand-père a toujours été froid avec moi, lorsque j’ai grandi. J’ai fini par oublier cette sensation de tout laisser de travers. C’est la guerre dans l’ouest et dans le Bief. Tant que la couronne ne fera rien, même lord Stark n’y pourra pas plus. Grand-père fera ce qu’il faut. Il veut simplement que tu profites de ton voyage.

Pour une fois, Lord Bolton avait cédé à sa petite-fille. Oui, pour Maureen ce voyage était bien plus que sortir Adrian du Nord. C’était un moyen de se changer les idées de réfléchir et elle ne savait pas si elle devait vraiment le dire à son cousin. Non. Bizarrement, elle ne voulait pas lui dire pourquoi. Elle avait besoin de réfléchir. Elle ne pourrait pas faire cela toute la journée. Maureen le savait que ce qui s’était passé dans le Nord, était un cas isolé. Autrement, elle aurait encore toute sa tête. Elle eut un léger sourire et elle lança.

File dormir, nous repartirons à l’aube.

Prendre le temps, lui disait son père. Elle avait réfléchi longuement avant de prendre la direction de sa chambre. Elle avait dormi paisiblement cette fois-ci. Pas de cauchemar, pas de fantôme. Les fer-nés n’avaient pas été présent et elle en remerciait les anciens. Un bon sommeil réparateur qui ne manquait pas de lui plaire. Elle aimait bien dormir à la belle étoile. Ca lui rappelait les sorties avec son père. Elle s’était levée tôt et elle avait pris une table en retrait. Elle était la première levée. C’était une habitude pour elle. Elle avait pris la direction des écuries et avait donné une récompense à Avalanche et Écorcheur. Elle avait entendu des pas et des craquements. Elle était de fort bonne humeur. Elle avait repris la direction de l’auberge et alla s’installer près de sa petite troupe. Adrian semblait bien réveillé. Mortimer grognait déjà et Jack était à moitié effondré et endormi.

Bien dormi, Mini Lord ? , demanda-t-elle avec un grand sourire. Enfin certainement mieux que certain.

La jeune Bolton fit signe à ses hommes de les laisser seul, de nouveau. Elle devait lui parler clairement cette fois. Éviter de passer par quatre chemins.

Je sais que tu te poses des questions, mais ce n’est pas parce qu’il veut t’éloigner de la guerre, qu’il a accepté. Je ne supportais plus le Nord. Je voulais changer d’air et chaque fois que je pars pour l’orage, je ressens comme une haine envers moi-même. J’ai l’impression de t’abandonner comme je l’ai fait avec mon père. J’avoue avoir utilisé cet argument de la guerre. Je sais aussi que tu ne veux plus que je te materne, mais j’y travaillerais. Ce ne sera pas facile, mais je veux que tu me donnes ma chance. Tu veux bien?
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Message Mer 3 Oct 2012 - 21:34

Il n’avait pas baissé la tête, ni même le regard, à cette rebuffade. Pourtant ce signe lui serait venu naturellement si elle ne l’avait pas sermonné quelques jours auparavant là-dessus. Il voulait lui rendre simplement tout ce qu’elle lui avait donné au fil du temps, mais peut-être trop vite, peut-être trop en une fois. Ce qu’il savait avec certitude, c’étaient qu’ils n’étaient plus que trois Bolton et qu’il devait chérir son sang d’autant plus. La maturité, ça passait aussi par veiller sur les autres autant qu’ils avaient veillés sur lui durant les époques les plus sombres.
Il avait esquissé un sourire un rien faux à ses excuses en haussant les épaules, comme pour signifier qu’il ne lui en tenait pas rigueur. « Ca n’a pas d’importance. On est tous exténué. »

Un voyage parfait. Elle ne faisait peut-être même un peu trop. Et lui oubliait encore de regarder derrière son épaule, quand il fonçait en avant sans plus réfléchir qu’à son objectif. « Passionné » on lui avait dit, une fois. Il avait eu la présence d’esprit de ne pas répondre, de ne pas briser cet élan qui saisissait sa cousine, et il ne fut pas déçu. Elle se confiait encore une fois, parlant avec nostalgie du passée avec le naturel qui en donnait toute sa saveur.

« La plus grosse erreur de sa vie ? J’aurais bien voulu entendre cette histoire aussi ! » Un bref rire lui échappa, sachant pertinemment que ça ne lui viendrait pas à l’esprit de lui conter, du moins pas dans l’immédiat. « Un jour, peut-être ? »

Il en était à se retourner, à rester là-dessus, quand quelques pensées plus sérieuses lui échappèrent. « Sache juste que je suis fier de suivre les traces de ton père, et aussi les tiennes. J’en rêvais. Et tous ces souvenirs seront des expériences inoubliables. J’ose espérer que, quand nous rentrerons à Fort-Terreur, cela ne m’apparaîtra plus comme une belle cage dorée mais comme ce que ça devrait toujours être : Mes terres, mon foyer. Ce que je devrais défendre le reste de ma vie. J’ai soif de connaissances et d’aventure, mais je n’oublierais pas ce qui importe. Cet équilibre sera le mien. »

Comme Maureen. Il était certain que cet équilibre, elle avait su le trouver par ces multiples voyages et en ressortir chaque jour davantage grandi. C’était encore plus vrai à son âge, non ? Il ne fit aucun commentaire sur le jumeau perdu, sachant que ce regret resterait à jamais gravé, et ce, depuis sa naissance. Ils étaient des blessures qui ne pouvaient cicatriser, d’autant plus quand on vous apprenait à grandir avec comme une malédiction persistante.

Il avait regagné l’auberge sur les recommandations de sa cousine, sans plus de bravades. A vrai dire, il avait grand besoin de repos et ne se souvint même pas s’être allongé. Quand il sortit enfin de sa léthargie, ce fut dans un sursaut perceptible qui tira un grognement réprobateur à Jack et une frayeur au vieux Mortimer qui ne se sentait plus en âge de supporter pareil excès. Seul John semblait à peu près frais. Le jeune Bolton avait craint de s’être levé à midi alors que l’aube perçait seulement, et il était alors déjà sur pied, trépignant et en forme malgré les courbatures.
A chaque levée de soleil, il lui semblait découvrir de nouveaux muscles qui n’étaient pas sollicités par les entraînements mais uniquement par de longues chevauchées. Mais au fil du temps, ses sensations désagréables au réveil disparaissaient alors qu’il se renforçait encore. Il mangeait avec appétit dans la salle quand les deux autres le rejoignaient d’un pas lourd. Un sourire rayonnant fut renvoyé à Maureen, en retour.

« Très bien dormi. Eux ? Que veux-tu, ils se font vieux ! Nous sommes partis ? »

Son regard se fit interrogateur alors qu’elle insistait auprès des autres pour qu’ils gagnent une relative intimité. Il lui semblait que la conversation de la veille n’était pas terminée …

« Je ne te contredirais pas, Maureen. Je crains les excès de grand-père autant que je redoute tes départs, et je n’ai jamais apprécié d’être ainsi au milieu, et déchiré. Je ne peux pas croire que c’est une simple envie, un simple consentement. Mais je m’en tiendrais là. Tu n’aurais pourtant pas choisi pire moment pour m’emmener loin de Fort-Terreur, sais-tu ? Je ne pourrais même pas respecter ma promesse. Tu veux cesser de me materner, mais n’as-tu pas peur que je parte devant sans que tu ne puisses me suivre ? Cette promesse, je me la suis faite aussi à moi-même. Il me faut être digne de ma charge, savoir aller de l’avant et être autonome, non plus me languir de ton retour quand tu pars au loin. Mais c’est un avenir à construire à deux. Toujours. »

Il lui avait adressé un sourire, comme une affirmation, avant de se retourner pour préparer Avalanche. La route serait encore longue et ils avaient réalisé un petit quart du voyage, à peine. Les deux Bolton étaient prêts depuis longtemps quand leurs protecteurs traînaient des pieds pour suivre le mouvement. Adrian se garda bien de les railler une nouvelle fois, mais l’envie ne lui manquait pas.
Ils avaient oublié les courses par la suite, et il s’était tenu plus calme sans se détourner du chemin que traçait la route du roi en direction de Moat Cailin. La destination était tellement visible au loin qu’aucun doute ne pouvait être permis. Le Bolton se contentait de donner le rythme, plus souvent au pas, mais parfois au petit galop quand la zone était dégagée. La pluie battante ne les avait pas arrêté dans leur chevauchée, Nordiques qu’ils étaient, ne craignant pas le froid ni l’humidité. Ils s’étaient arrêtés à Moat Cailin plus durablement, chacun profitant d’une pause bien méritée avant d’attaquer les marécages du Neck. La vue avait déçu quelque peu le jeune Bolton, voilée qu’elle était par la brume et la pluie couvrant les marais en contrebas. Mais la forteresse, elle, était conforme à sa réputation, et pendant que chacun se reposait, lui faisait une ronde complète des remparts en appréciant autant d’opportunités laissées à un archer averti pour tenir cette place forte. Il en avait épuisé John, à lui compter tous les bienfaits de Moat Cailin en détail, tel qu’il les avait découvert, alors que le maître d’armes n’aspirait qu’à dormir passé la première demi-heure de conversation acharnée.

« Parfait ! Maintenant que tu t’es approprié tous les secrets de Moat Cailin à l’avantage des archers … Si tu songeais à t’entraîner à l’épée ? »
« … C’est une façon de me dire que tu préfères que j’aille voir ailleurs ? »
Répondit Adrian en se renfrognant.
« Pas tout à fait. J’espérais vraiment que tu prennes cette peine, mais depuis le temps que je me bats pour te mettre n’importe quel bout de fer entre les mains et que tu en oublies le bois de l’arc … »
« Que me serait inutile une épée si nous devions défendre cette place forte ! »
« Qu’elle te serait vitale au cœur même d’une mêlée. »
« Un jour, peut-être. »
Céda Adrian, de bon coeur, car cela ne l'engageait en rien.
« C’est ton dernier mot ? Tu me désespères. »
Un sourire silencieux lui fit consenti en retour, avant qu’il ne se relève, continuer sa discussion auprès d’oreilles plus attentives.

Le lendemain, ils attaquaient le Neck avec une difficulté certaine. La plupart pestait et râlait avec force, John proposant même de rebrousser chemin face à ce terrain que la pluie avait rendu plus dangereux qu’incertain. Ils avaient perdu un temps précieux dans ces marécages, d’autant plus par l’action d’Avalanche dont il aurait pourtant été sûr qu’aucun faux pas n’aurait été commis. Le mystère fut résolu quand il se rendit compte que la jument le faisait exprès, se montrant rétive à avancer comme jamais auparavant. Plus d’une fois, elle avait fait marche arrière avec une expression courroucée, ce qui avait eu le don de mettre l’ambiance et de provoquer des éclats de rire.

« Je te l’avais bien dit, une vraie mule ! » Avait crié John, au loin, alors qu’ils l’attendaient plus en avant.
Adrian avait soupiré à maintes reprises, parfois lâché l’affaire pour marcher à côté d’elle sur certains passages qu’elle semblait mépriser plus que d’autres.
« J’ai la nette impression qu’elle n’est pas tant sans frayeur… A croire qu’elle craint de partir du Nord ! » Mais une fois le Neck passé, le voyage se déroulait sous un meilleur augure. Ils avaient songé à faire de nouveaux arrêts avant de franchir totalement le Neck, mais malgré le découragement, Adrian comptait bien sortir de cet endroit boueux et gluant qui ne lui inspirait rien malgré la nuit tombée. Il s’était laissé porter par sa monture sur la dernière ligne droite, à moitié couché sur son encolure, ses antérieures aussi maculés de boue que ses propres bottes. Il avait voulu éviter de se plaindre mais il n’y tenait plus.

« J’espère que c’est le pire passage que nous aurons à prendre, Maureen. Au moins, passer le Neck m’a bien décidé à ne plus rebrousser chemin ! »

Ce calvaire était fini, une fois parvenu aux Jumeaux. Il en avait maintes fois entendu parler, mais ne fut pas d’aussi bonne humeur pour les contempler qu’à Moat Cailin. Ils tenaient pourtant bien leur nom, ces deux châteaux fortifiés ressemblant fortement aux deux faces d’une même pièce de monnaie. A en croire loucher en les regardant. Et derrière, ce serait le Conflans. L’inconnu, réellement, car il s’était avant tout intéressé à l’histoire du Nord et rien de moins de ce qui dépassait les Jumeaux.
Il avait tenté de faire bonne figure, se tenant droit malgré l’éreintement, sachant pertinemment que ça ne plairait pas de le voir voûté, d’autant plus quand d’autres comme Maureen devait peiner en silence de leur marche forcée à travers le Neck, pour de toutes autres raisons.

« Alors voilà, nous avons vraiment quitté le Nord, maintenant. Et que nous réserve le Conflans ? »
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Maureen Bolton
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Message Ven 5 Oct 2012 - 3:11

Un jour, il connaitrait cette histoire. Même s’il y avait toujours eu un mystère qui planait sur son homme de main, elle avait toujours apprécié sa présence auprès d’elle. Jack lui rappelait qu’elle devait profiter de la vie et ne point s’en faire toujours pour son jeune cousine. Elle était certaine d’une chose. Elle avait un futur lord devant elle. Réginald Bolton pouvait se réjouir. Il n’avait pas eu le fils d’Aaron, mais celui d’Ethan Bolton serait le bon. Elle n’avait aucun doute. Il ramènerait la stabilité de la maison, elle avait confiance en lui. Quelle pouvait être fière de son petit Bolton. Elle était une femme comblée. Décidemment, peu lui importait de ne jamais quitté Fort-Terreur. Elle ne serait peut-être qu’une cousine, mais elle aurait été la. Elle était certainement la seule qui rayonnait de joie dans le petit groupe. Les autres auraient pu dormir. Elle le ménagerait cette fois. Lui et Avalanche n’avaient pas l’habitude. Écorcheur non plus d’ailleurs. Elle se fatiguait plus vite que les autres, mais elle arrivait à supporter. Elle savait mettre un masque sur ses émotions. Contrairement à ce que tous pouvaient croire, elle n’était pas incassable. Mortimer avait encore grogné dans sa barbe qu’il ferait une bouchée du gamin, une fois à Fort-Terreur. Maureen les remerciait même de les laisser quelques minutes. Elle avait besoin de lui parler.

Tu as toujours été un garçon très intelligent. Bien des sujets nous divisent, mais il y a une chose, encore, une personne qui fait que lui et moi nous nous entendions, parfois, pas toujours, mais on essaie. On a toujours voulu ton bien. Il te faudra comprendre un jour, que ce n’est pas ta guerre, encore moins celle de Lord Stark. C’est au Targayen de mettre fin au règne de terreur des Iles. Un jour je ne pourrais pas te suivre. Mais j’aurai toujours confiance en toi et tes décisions. Tu seras un bon lord des Écorcheurs. Mes conseils seront toujours là si tu les demandes, et je n’ai pas l’intention d’abandonner Fort-Terreur comme je l’ai fait auparavant.

Son cœur était en paix désormais. Elle pouvait le laisser partir. Le Materner, elle le ferait certainement toujours, sans bien le vouloir. Il était plus qu’un frère, elle avait fourni une partie de son éducation. Pouvait-on lui en vouloir? Non, ils avaient tant de similarité. Orphelin de mère et de père et tout deux avaient le même caractère, quoique le petit ait une qualité en plus, il écoutait. L’un avait toujours été là pour l’autre, et même si un jour, elle ne devait pas être la quand il partirait en avant, elle serait là à son retour. Elle avait tenté de le forger à son image, mais elle avait compris que cela était une mauvaise idée. Elle devait le laisser grandir et voir le monde par lui-même. Maureen avait beaucoup changé après le Nord, mais quand on côtoyait la mort de près, on se rendait compte que bien des choses n'étaient pas faite comme on le croyait. Elle s’était toujours sentie inutile à la vie de son cousin alors qu’elle y était beaucoup.

Je crois sincèrement que c’est une très mauvaise idée de lui apprendre à manier les épées. Il pourrait être aussi fourbe que sa cousine. Un jour je vais finir infirme.

Surtout que l’on ne savait jamais quand elle préparait un coup. Depuis qu’elle avait été très jeune, elle avait su se défendre contre les garçons. Elle avait toujours eu une fascination pour les armes qu’elle n’Avait pas vues en Adrian. Peu lui importait vraiment. Il était très bon archer et tant qu’il surveillerait ses arrières, elle ferait confiance à son arc. Chacun sa spécialité. Si la lame de la Bolton était acérée, les flèches de son cousin l’était autant. Elle le croyant et en était parfaitement certaine. Elle veillait sur son entrainement, sans en prendre part, mais quand il se battait avec elle, elle n’allait pas jusqu’à tricher. Jack était l’un des seuls à pouvoir désarmer la Bolton aussi facilement lorsqu’il s’entrainait avec elle. Elle le savait et pourtant, elle s'évertuait à cacher la dague dans ses bottes. Une vieille habitude qu’elle ne perdait jamais. Les nuits qu’ils passaient à la belle étoile, Maureen prenait souvent le tour de garde avec Jack. ¸

Malgré tout, je crois qu’il est heureux de ce voyage.

Il y a longtemps que je voulais l’y amener. C'était une chose à laquelle, je tenais beaucoup. Nous nous dirigerons vers Harrenhal et nous quitterons en direction de Port-Real. À ce temps de l’année, nous prendrons le bateau pour se rendre à Pierheaume. J’ai prévu reprendre la route, par Dorne, le bief et l’Ouest.

Je crois qu’il apprécie. Il a cassé les oreilles de John avec Moat Caillin, mais qui ne l’a pas fait. Quand j’avais son âge, je venais jouer ici. J’imagine que nous improviserons en temps et lieu, mais va dormir. Je monte la garde et réveillerait le centenaire plus tard.

Depuis quand elle se confiait autant aux personnes qui l'entouraient? Il aurait aimé avoir un membre de sa famille qui agirait comme elle le faisait avec le petit Lord. Il s'était approché d'elle, mais elle avait détourné le regard. Elle ne pouvait simplement pas.

Maureen avait prit le temps de regarder les étoiles. Pour une fois, qu’elle les observait. Elle se demandait si son oncle approuvait son choix. Son père certainement. Lui-même sortait souvent de la maison de Fort-Terreur. Autrement, il n’aurait jamais connu sa mère. Elle avait finit par s’endormir, un sourire sur les lèvres en pensant que demain, Adrian affronterait le Neck et que cela faisait des années qu’elle le faisait sans aucune difficulté. Quoique qu’avec Écorcheur, elle ne savait pas à quoi s’attendre réellement. Elle était certaine que cela se ferait sans embuche, du moins, elle l'espérait. Elle n’Avait pas anticipé le caractère de la monture de son cousin.

Je déteste le Neck. Si tu préfères nous pourrons prendre la voie maritime pour notre retour. On pourrait tenter d’atterrir à Blancport chez les Manderly. Ca nous éviterait un épisode comme celle-ci.

Une vague hypothèse. Elle savait elle –même qu’elle préférait cette option. Le Conflans était tout de même à portée de main. Elle était contente. Rien de grave à signalé. Elle était en pleine possession et tout allait bien. Elle avait prévu le relâcher un peu dans la nature, question qu’il découvre. Elle ne lui mettrait pas Mortimer dans les jambes. Tant qu’il était proche de John ou que celui-ci se trouvait dans les environs.

Si tu veux nous pouvons nous arrêter dans une auberge près de Haye-pierre. Nous serons tout près de Vivesaigue. Nous resterons deux ou trois jours, le temps que tu te remettes de cette longue chevauché. Tu pourrais en profiter pour explorer les environs, pendant ce temps, Mortimer, Jack et moi s’occuperions de refaire nos provisions pour le restant du voyage. Nous pourrions ensuite nous rendre à Harrenhal et finir par Port-Real. Nous atteindrons Pierheaume plus facilement par la voie maritime. Surtout en cette saison les vents sont bons

Elle espérait au moins lui plaire avec ce plan. Elle avait vu qu’il en avait assez d’être sur Avalanche. Surtout qu’il n’était pas habitué comme elle l’était ou comme les autres l’étaient. Et puis, elle n’haïrait pas profiter et prendre un peu de temps ailleurs que dans le Nord. Elle avait même décidé de lui retirer un chaperon. Elle ne lui imposerait pas Mortimer.




Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Dim 14 Oct 2012 - 9:27

Il avait médité les paroles de Maureen tout au long du trajet. Constamment aux aguets, le regard vif et porté sur les alentours proches, il lui arrivait pourtant de s’évader dans quelques pensées lointaines, même maintenant qu’ils avaient quitté Fort-Terreur et que le besoin ne s’en faisait sentir.
Il ne savait pas comment répondre à l’estime qu’elle lui accordait, confiait même ouvertement. Certainement devrait-il le faire en devenant un Lord exemplaire, quand l’heure de la relève serait venue. Il devrait sans doute apprendre la prudence et la réserve, deux vertus qui lui manquaient, même si, peut-être moins que Maureen elle-même. Elle n’avait pourtant pas tord, et même en terme de stratégie militaire, c’était tout simplement vital.
Il avait encore la tête pleine alors même qu’ils voyageaient dans des lieux aussi calmes et déserts que pouvait l’être le Neck.

« Entre le bateau et le Neck… Je ne suis pas sûr d’en préférer l’un à l’autre. Je suppose qu’on avisera en fonction de l’état dans lequel nous serons à l’approche du Neck ! Je ne doute pas qu’il sera bien plus difficile de le traverser avec la fatigue de deux semaines de voyage en prime. »

Pourtant, quand ils débouchèrent sur le Conflans, c’est une toute autre activité qui les accueillit. La route royale, près de Vivesaigues, était grouillante de caravanes, de cavaliers, de marchands itinérants ou simples paysans. La capitale du Conflans faisait honneur à sa réputation de carrefour de Westeros et il lui semblait en quelques heures avoir croisé plus d’âmes qui vivent que durant tout leur voyage à travers le Nord.

Il en avait oublié momentanément ses préoccupations sur la guerre, comme il savait si bien le faire. Toujours à se dissiper dès qu’un évènement plus direct se présentait à lui. Avalanche n’était pas en reste, les oreilles pointées vers l’avant, sa lourde tête se tournant en toute direction. Elle avançait d’un pas entraînant, mais Adrian se doutait bien qu’une telle bête était surtout ravie de voir une telle profusion d’herbes.
Ils étaient presque arrivés à hauteur du fleuve. Lequel, déjà ? Il y en avait tellement que les noms lui échappaient. Haye-Pierre, ça ne lui disait rien non plus… Hormis que ça se situait aux abords de Vivesaigue… Il hocha la tête avec lenteur quand elle lui proposait de faire une halte là-bas. Ca n’aurait pas été de refus. Il peinait à rester droit sur sa selle, tellement sa jument lui avait volé temps et énergie pour la maintenir droite sur la route depuis qu’ils avaient quitté Moat-Cailin. Et les quelques nuits qu’ils avaient passé au dehors n’avaient pas vraiment arrangés les choses. Mais deux ou trois jours ? Une halte aussi longue ?

« Ca me conviendrait parfaitement, Maureen. Mais une bonne nuit me suffirait, sauf si vous avez besoin de plus pour refaire nos provisions… Et que tu puisses prendre du repos, aussi. »

Il n’allait pas insister encore sur le fait qu’elle en avait plus besoin que lui, aussi se contenta t-il de rester là-dessus et de descendre de sa monture. Deux jours seraient idéal pour se remettre pleinement, mais il ne voulait ralentir personne, et ne les prendrait pas si les autres considéraient avoir besoin de moins. Dans tous les cas, le contact de la terre ferme sous ses bottes lui fit le plus grand bien. Il en avait eu assez de marcher dans la boue, enfoncé jusqu’aux genoux, dans les travers de l’automne sur les marécages.
Quand il vit les trois compères s’éloigner ensemble, il lui sembla qu’un bout de phrase lui avait échappé. Il rendit un regard abasourdi vers John.

« - Quoi ? Ils l’ont dit : Ils vont chercher des provisions.
- … Et nous restons que tous les deux ?
- Bien, oui. Ca te pose un problème ?
- Du tout ! »


Un rire lui échappait, son regard porté vers les autres qui s’éloignaient tout juste. « Ca me fait juste bizarre, de pouvoir être presque seul, alors que nous ne sommes même plus à Fort-Terreur. Mais ne t’en fais pas pour moi, je compte bien en profiter ! »
Maureen savait encore le surprendre. Elle ne voulait que son bien, elle lui avait déjà dit. Mais il n’espérait rien d’autres par là que d’être constamment sous protection et avisé de ses conseils. Elle lui donnait toujours bien plus qu’il ne l’espérait, sans arrières-pensées.

John levait les yeux au ciel, s’attendant déjà au pire. Adrian avait ce sourire espiègle des mauvais coups, et toute trace de fatigue semblait s’être momentanément estompée chez l’adolescent. Il détacha selle et brides de sa jument, qui, dès sa liberté retrouvée, galopa à toute allure dans l’immensité verte, entraînant le cheval de John dans son sillage sans qu’il puisse le retenir par les rênes.

« C’est pas vrai … Et comment tu veux qu’on la récupère, maintenant ? Et puis si quelqu’un venait te la voler… »
« Arrête un peu. Qu’elle profite aussi, ça ne lui fera pas de mal. Et regarde ! »


Il avait désigné un promontoire de pierres et de vieilles ruines à peine plus loin, qui faisait face au château d’Haye-Pierre. « On aura une belle vue, de là-haut. » Le soupir que John poussa à cette perspective en aurait été à fendre les pierres. C'était un rien escarpé et casse-gueule. La jument blanche revenait déjà au pas pour brouter non loin de l’endroit désigné, comme confortant son maître dans son choix. Le maître d’armes ne se sentait pas au bout de ses peines, durant ces quelques jours de repos qui ne risquait pas d'en être.
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