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Coeurs insouciants

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Message Sam 25 Aoû 2012 - 15:22

Tous les matins du monde sont les mêmes. Ils annoncent tantôt une journée exceptionnelle, tantôt un jour égal aux autres. On se réveille dans le froid, dans des draps de soie, aux côtés d’un amant ou d’une armée de vieux cavaliers. On se réveille avec angoisse ou douceur mais au final, on ouvre toujours les yeux. Un matin est un autre jour, jour de mort, jour de mariage, jour de labeur. Mais l’on se réveille toujours seul : quelques clignements d’yeux flous, un retour progressif au monde, des idées qui reviennent à pas de velours, d’autres qui jaillissent puis la prise de conscience que la journée commence.

Un regard vers le ciel pour connaître son humeur et Elesha Estremont commença par s’asseoir dans le lit. D’abord, elle regarda ses mains qu’elle porta ensuite à son visage. Elle se caressa les joues : tout semblait en place. Elle jeta un regard circulaire à la pièce et son mobilier restreint. A droite la fenêtre, ouverte sur un ciel bas et gris. A gauche, le coffre qui, elle le savait, regorgeait de robes et de tissus. En face, sa table et ses ustensiles d’apparat. D’un geste propre, elle rejeta les couvertures et sortit du lit. Elesha alla s’asseoir sur son vieux tabouret d’enfance, dont le coussin avait été maintes fois reteints et recousus pour garder son aspect de velours pourpre. La jeune fille attrapa son peigne, qui lui venait lui aussi de son enfance et débuta la séance de brossage de crinière : un rituel pendant lequel elle songeait souvent à la journée qui l’attendait.

*Jeyne n’est peut-être pas encore levée mais elle est sûrement réveillée, c’est amusant que nous nous réveillons toujours à quelques minutes d’intervalle, ce matin je me suis éveillé vraiment en douceur, je crois d’ailleurs que c’est la lumière qui est venu me chatouiller le visage, je demanderais à Jeyne comment s’est passé son réveil car c’est très important, le réveil nous laisse une certaine impression qui dure toute la journée et ce jusqu’au prochain sommeil, je vais aussi lui demander ce qu’elle préfère pour le petit-déjeuner car je sais que toutes les filles de haut rang se lève le matin avec une idée précise de leur premier repas, pour moi ce sera confitures de mûres, elles sont si gouteuses en ce moment, je prendrais aussi un œuf dur, mais un seul, accompagné d’un thé à la menthe, peut-être que Jeyne aura les mêmes envies que moi, d’ailleurs ça ne m’étonnerait pas tant que ça, je vais mettre ma robe aux reflets cuivrés, pas aussi belle que celles de Jeyne mais elle me sied bien, après le petit-déjeuner Jeyne se plongera sûrement dans ses bouquins, j’en profiterai pour rêvasser un peu peindre, Odal est un bon modèle pour mes peintures mais il n’a de cesse de bouger alors ça n’est jamais simple de le peindre, je rêve de faire un jour un autoportrait mais ce serait plus convenable de représenter Jeyne avant de me représenter moi-même, je pourrais lui offrir cela comme cadeau de mariage, un portrait d’elle, mais alors il faudrait qu’il soit parfait car autrement je n’oserais jamais lui présenter, ça serait même une offense, elle pourrait l’accrocher dans sa future chambre ou dans une autre pièce, à condition que son époux soit consentant, Edric va rentrer dans quelques jours et Jeyne en saura plus, je suis certaine qu’il va lui décrire avec force détails l’homme qu’il a choisi pour sa sœur bien-aimée, je baisserai les yeux lorsqu’Edric me saluera, son regard est trop bleu, j’aurais dû lui demander de me trouver un époux à moi aussi mais ça n’aurait pas été convenable, de toute manière le mariage va être l’occasion de faire une multitude de nouvelles rencontres, le mari de Jeyne aura sûrement des frères, des cousins, des amis, des hommes à ses ordres… Edric a les yeux bleus magnifiques mais je connais un autre noble qui a les yeux marrons tout aussi profonds, son nom est Glenn il me semble, je ne le vois pas souvent mais parfois, lorsque je tourne la tête, il me regarde, souvent je détourne les yeux, mais après quelques secondes seulement car je ne suis pas courtisane mais je ne suis pas encore mariée non plus…il est temps d’aller rejoindre Jeyne, peut-être m’attend-t-elle*

Et la toilette était achevée, la crinière domptée et la robe enfilée. Elesha emprunta le couloir, assez confortable, qui la mènerait à la chambre de Jeyne. Elle pressa le pas imperceptiblement, car il n’était pas question d’être surprise en flagrant délit de course à pied pour une demoiselle comme elle. Elle frappa à la porte des appartements de sa maîtresse et n’attendit guère de réponse.

« Bonjour, Lady Jeyne. » Et elle s’inclina légèrement.
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Message Lun 27 Aoû 2012 - 14:52

La route était bordée d'arbres gigantesques qui tendaient leurs branches vers le ciel comme pour attraper le soleil. Jeyne était penchée par la fenêtre du carosse, ses yeux pétillants, sa chevelure se dorant sous les rayons du soleil. C'était une promenade comme elle les aimait avec la nature comme seule compagnie. Les chevaux avançaient d'un bon train et elle découvrait à son aise le paysage verdoyant de ce qui lui semblait être le Bief, du moins tel qu'elle se l'imaginait. Quand elle se rassit convenablement dans la cabine, elle étouffa un cri.

Elle se redressa dans son lit, le coeur palpitant, la main à hauteur de ce dernier. Cela n'avait été qu'un cauchemar qui avait commencé comme un rêve. Elle ramena les draps froissés sur elle, et se rallongea totalement tout en rassemblant ses esprits. Elle se souvenait du vent sur son visage, du paysage d'un vert détonant et...et...Et de son père mort, la couvant de ses orbites vides. Comment pouvait-elle rêver de ça?! Surtout que ce n'était pas la première fois. Se devait-elle d'y voir une prémonition? Que le jour où elle quittera l'île, elle ne reverrait son père qu'en squelette? Elle ferma fortement les yeux à cette idée. Elle ne voulait pas que cela soit vrai, ce n'était que le rêve stupide d'une fille qui s'inquiète pour son père. Que n'aurait-elle pas donné pour le voir vivant et souriant, au lieu de cela!

Quand la peur s'estompa totalement, ses pensées divaguèrent sur des chemins plus charmants. Naturellement, elle s'attendait à voir sa cousine apparaître d'un instant à l'autre. Il était rare les fois où cette dernière la surprenait entrain de dormir, ou encore qu'elle soit levée bien avant elle. Il y avait comme une synergie entre elles deux qui était assez agréable au quotidien. Elesha était une belle femme, promise à un beau mariage dès qu'elle sera mariée de son côté. Elle ne doutait pas qu'elle rendrait heureux son époux, mais elle espérait qu'elle trouverait un homme susceptible de romantisme, car elle était trop douce pour un rustre aux yeux de Jeyne. Mais de cela, seuls les Sept possédaient des certitudes. En tant que femmes, elles se devaient de se plier à la volonté de leur famille, créant un arbre là où ne git parfois qu'une racine.

Naturellement, ce genre de pensée l'amenait irrévocablement vers celle de son frère qui parcourait les terres pour elle. Edric avait toujours eu cette dévotion dévorée de pouvoir qui le rendait si intransigeant et donc rassurant pour elle. Il voulait jouer avec la politique, créer des alliances et par là même des rivaux, être au coeur de l'action en délaissant son propre mariage. Bien entendu, elle comprenait et savait qu'il faudrait que Gunthor se marie avant qu'il puisse prétendre de même, mais Jeyne s'inquiétait de ne le voir s'attacher à aucune lady, comme si son mariage ne serait que l'affaire d'une bonne alliance rien de plus. Après tout, peut-être était-ce là le lot des femmes et non des hommes de se préoccuper plus que de raison de leur mariage. Il fallait avouer que la femme quittait sa famille, perdait tous ses repères, tandis que l'homme était celui autours de qui tout continuait de tourner.

Elle poussa un soupir et se redressa vivement. Désormais, les images de son rêve n'étaient plus que vagues souvenirs, même si elle en parlerait sans aucun doute à Elesha. Elle ne connaissait rien aux rêves, mais certaines rumeurs disaient que parfois ils pouvaient se révéler justifiés dans l'avenir. Elle éviterait d'en parler à Septa Leonette, cette dernière se moquerait gentiment d'elle comme elle avait l'habitude de le faire dès que Jeyne avait une idée qui sortait de l'ordinaire. Sans doute lui dirait-elle que c'était simplement une de ses peurs qui venaient s'infiltrer dans ses rêves, choses qui ne serait pas étonnant. Bien sûr qu'elle avait peur de partir et que son père meurt sans qu'elle ne soit à ses côtés. Mais pour le moment, tout cela était précipité, elle n'était même pas sûre de se marier.

Elle repoussa les draps et glissa ses jambes hors du lit. Elle portait une robe en soie blanche, idéale pour ne pas avoir trop chaud durant la nuit. Calmement, elle alla devant son armoire et en sortit une robe de couleur turquoise avec des liserés dorés. Elle la déposa sur le lit, avant d'aller jeter un oeil par la fenêtre. Elle donnait sur la mer qui avait sa couleur des beaux jours oscillant entre le bleu marine et le myosoti en raison des rayons du soleil. Il ne devait pas être plus de neuf heures, mais quand on vit sur une île le soleil est rapidement haut quand il est là. Elle ouvrit la fenêtre, comme chaque matin, avant d'aller s'asseoir à sa coiffeuse. Elle se saisit du peigne en coquillage et argent mêlé, le mit à porter de main avant d'entreprendre de dénatter sa chevelure qui était maintenue ainsi la nuit pour éviter un maximum de noeuds.

Elle était toute à son ouvrage quand la porte s'ouvrit sur Elesha, rayonnante, qui la salua avant de s'approcher d'elle.

- Bonjour Elesha. J'espère que ta nuit fut plus agréable que la mienne.

Jeyne appréciait de s'adresser à Elesha en la tutoyant, reprenant le vouvoiement dès qu'elles sortaient de la sphère intime.

- Je me suis réveillée après un terrible rêve, où je voyageais mais avec père mort auprès de moi.

Elle ne donna pas tous les détails du rêve, ce n'était pas nécessaire, elle voulait simplement partager son émotion.

- Je sais que ce n'est qu'un mauvais songe, mais sa santé m'attriste toujours autant, et j'ai peur de devoir quitter ses lieux un jour alors qu'il n'aura pas quitté son lit.

Jeyne offrit un regard chagrin vers Elesha, avant de se forcer à sourire. Elle lui tendit le peigne, avant qu'elle ne reprenne:

- Je t'en prie ma douce Elesha, divertis moi de telles pensées. Je sais comme tu as l'oeil alerte et les oreilles fines.

Sa cousine avait le don de se trouver au bon moment, au bon endroit, alimentant ainsi les oreilles de Jeyne de rumeurs qui lui plaisait à entendre.
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Message Lun 27 Aoû 2012 - 17:11

Elesha prit le peigne tendue par Jeyne et s’attaqua à peigner ses boucles toutes neuves. Elle avait aussi tenté de se faire des nattes nocturnes pour éviter les nœuds comme le lui avait conseillé sa cousine mais l’expérience n’avait guère porté ses fruits. Elle prenait entre ses doigts quelques mèches seulement, pour ne pas brusquer le crâne de Jeyne ni défaire des boucles si parfaites. Il fallait aussi que le peignage dure le plus de temps possible, car Elesha avait des choses à raconter à Jeyne.

« Toutes les rumeurs qui courent en ce moment parlent du retour d’Edric. Les gens se disent entre eux que c’est un garçon admirable, dévoué à sa famille qui a de la chance de l’avoir. Tout le monde se demande bien évidemment s’il a trouvé sur son chemin une lady toute aussi admirable que lui qui aurait pu trouver une place dans son cœur. »

Jeyne avait fait un mauvais songe, il s’agissait maintenant de lui changer les idées, lui parler de choses plaisantes à l’oreille. Edric en faisait partie. C’était touchant de voir à quel point le visage de sa cousine s’illuminait et qu’un sourire d’enfant y naissait à la simple évocation d’Edric. Et cet amour teinté d’admiration et de joie était de loin réciproque. Jeyne avait toujours été la première dans l’esprit, dans le cœur et dans les bras de son frère lorsque celui-ci revenait d’un séjour à l’extérieur. Cette-fois, leurs retrouvailles seraient encore plus intensives. Leur force était proportionnelle à la durée de l’absence. Et c’était la plus longue à ce jour. Elesha regrettait que ses frères à elle ne lui témoigne pas autant d’amour. Changer les idées de Jeyne n’empêcha pas à Elesha de penser à son oncle, malade. Elle avait toujours admiré Lord Bryce, si prévenant, si attentionné. Il était aimé de tous et c’était également une bonne raison pour Elesha de l’aimer à son tour. Mais elle était consciente de ne pas être en mesure de saisir la souffrance que provoquait chez ses enfants la vue de leur père souffrant et l’idée de le voir un jour quitter ce monde. Elle était soulagée, honteuse mais soulagée, que son père à elle soit en bonne santé. Mais il lui arrivait tout de même de pleurer et prier pour Lord Bryce, elle en faisait même sa priorité, après avoir prié pour que Jeyne se trouve un époux.

« J’ai hier soir fait un tour en cuisine. Bien évidemment, j’ai attendu que Maître Vardis Courte-Patte aille se coucher car ce gueux ne m’aurait jamais laissé poser un pied dans ses cuisines. C’est fou tout de même cette façon qu’il a de nous fermer les cuisines car il doit bien savoir que les jeunes gens comme nous se distinguent par leur gourmandise et leur curiosité. Mariette, une des cuisinières, elle s’occupe de la soupe il me semble, m’a avoué que c’est parce qu’il le savait trop bien, que nous étions gourmands, qu’il nous interdisait l’accès. Il a peur que nous lui saccagions ses cuisines et lui épuisions tout son stock. Je trouve que c’est compréhensible mais j’en demeure frustrée… »

Elle savait que Jeyne l’écoutait avec attention. Et elle se savait elle-même très bavarde, mais elle se lançait le plus souvent dans ces histoires sans queue ni tête pour le bon plaisir de son entourage. Septa Leonette lui avait répété maintes fois que sa manière de raconter les histoires était digne d’une paysanne, mais Elesha aimait ça, bavarder à tout va. Et puis, c’était un air qu’elle se donnait, il fallait le savoir. Elle pouvait être au comble du raffiné, du distingué lorsqu’elle le voulait. Ca n’était jamais qu’en privé qu’elle se mettait à déblatérer de la sorte. De plus cela amusait Jeyne, ce qui la poussait grandement à continuer.

«…J’ai donc commencé l’histoire pour vous parler de Mariette. Elle vient de Dorne et m’a raconté tellement de choses sur ces contrées. Au début, elle était très timide, ne répondant à mes questions que par de petites phrases, des oui, des non, des « très beaux madame ». Il est vrai que la plupart des gens, les nobles comme leurs domestiques, que nos deux classes ne doivent pas se mélanger, qu’elles n’ont rien à échanger. Je pense aussi qu’il y a certaines limites à ne pas franchir mais je me demande parfois si l’amitié n’est pas possible… Si Septa Leonette était là, elle s’insurgerait que je me pose même la question mais il me faut bien penser tout de même ! »

Elesha savait que Jeyne partageait le même avis qu’elle au propos de Septa Leonette. Elles lui reprochaient toutes deux sa rigueur excessive, son manque de curiosité, sa façon de dicter ce qui était convenable et ce qui ne l’était pas. Mais Elesha savait aussi que Jeyne avait un grand respect pour sa Septa et que ses leçons l’avaient amené à être l’honorable lady qu’elle était aujourd’hui. Et l’honorable épouse qu’elle serait demain.

« Mariette, donc, m’a beaucoup parlé de sa terre natale, bien différente de la nôtre. Saviez-vous que les scorpions faisaient la loi dans le désert ? Je n’en ai jamais vu mais les livres me l’ont assez bien décrit pour que je les craigne. Pour venir à bout de mon histoire, Jeyne, je vous conseille vivement de vous entretenir un jour avec Mariette. Vous qui aimez tant apprendre sur nos voisins plus ou moins lointains, ce serait l’occasion parfaite. Si vous voulez, j’occuperais Septa Leonette pendant la durée de votre entretien… »


Et elles échangèrent un sourire dans le miroir. Les cheveux étaient presque tous peignés, et Elesha avait accompli sa tâche avec soin : ils étaient désormais presque aussi soyeux que les siens. Elle avait beaucoup de choses à envier à sa cousine mais pour ce qui était de la chevelure, elle était la plus gâtée.

« C’est cette robe-ci que vous avez choisi ? Excellent choix ! Il faudra songer à choisir votre tenue pour le retour de votre frère… »

Elle fût tentée d’aller fouiner tout de suite dans l’armoire de Jeyne pour y dénicher la robe parfaite, mais elle avait pour le moment une envie qui surpassait toutes les autres.

« …Parler des cuisines m’a ouvert l’appétit. Pas vous Jeyne ? Il serait temps de descendre. J’ai déjà songé pour ma part à la composition de mon petit-déjeuner. Qu’est-ce qui vous fait envie ce matin ? »

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Message Jeu 30 Aoû 2012 - 14:40

C'était une habitude agréable. Depuis qu'elle savait Edric sur les routes, Jeyne prenait davantage plaisir de la présence de sa cousine. Même si parfois elle sentait que cette dernière attendait avec impatience son jour de gloire, elles s'entendaient bien, n'avait jamais subi de trahison de sa part. Elesha était une tombe quand il s'agissait de garder un secret. Et c'était une vraie douceur quand elle s'occupait de sa chevelure, prenant soin à ne jamais lui faire mal. Voulant répondre à la demande de sa cousine, elle se mit à parler, racontant les potins qui courraient dans les couloirs. Le premier thème qu'elle aborda fut son frère Edric. Le visage de Jeyne s'illumina en entendant toutes les bonnes pensées que le peuple avait pour lui. Elle se demandait elle aussi quand il se penchera sur une jolie lady qui deviendra sa belle soeur. Son frère doit bien entendu attendre que Gunthor se marie avant toute chose, mais Jeyne est toutefois surprise que personne ne l'ai attiré jusqu'à présent. Sans doute que son frère ne lui disait pas tout.

- Il n'y a pas que les gens qui se posent la question. N'est-il pas bel homme après tout Elesha?

A travers le miroir, Jeyne fit un clin d'oeil à sa cousine. Elle avait vu les regards qu'ils se lançaient, et son frère avant son départ, bien n'ayant rien dit, avait paru sur la défensive quand elle avait parlé sciemment de la beauté de sa cousine. Cette dernière, en cet instant, n'était pas obligée de répondre, les sous entendus concernant les hommes étaient des taquineries parmi d'autres.

Après ces informations fort utiles concernant son frère et sa bonne réputation, Elesha, fidèle à sa réputation, se mit à raconter une histoire bien plus légère. Sa gourmandise n'était plus à démontrer depuis longtemps, et la savoir aux cuisines, pendant qu'elle feuillette un bouquin ne la surprenait pas du tout.

- Je comprends le cuisinier. Tu serais bien capable de tout manger en une nuit!

Jeyne se mit à rire, laissant sa cousine poursuivre ou bien rire avec elle. Au moins, Elesha lui faisait oublier ce rêve dont l'ombre l'avait ternit depuis son réveil. Là, elle ne pouvait qu'imaginer sa cousine jouer à la goinffre, alors même que cela n'allait pas à une lady.

Toutefois, la jeune femme avait parlé de cet apparté pour mieux lui parler d'une certaine Mariette qui venait de Dorne. Sans doute devrait-elle se rendre aux cuisines elle aussi pour parler avec elle, mais aussi avec d'autres domestiques. Pour son père, ainsi que pour elle, il était important d'être en relation avec les gens qui travaillent pour vous et pas que ceux qui viennent vous servir le thé ou les petits fours. Elle nota dans un coin de sa tête, qu'il sera bon qu'elle y aille le jour même, car il n'était jamais bon de remettre à plus tard, ce qui pouvait se faire dans la journée.

- Septa Leonette n'approuverait pas, et pourtant même mon père se rendait souvent aux cuisines ou encore voir les ménagères pour remercier tout le monde du bien être qu'ils offrent dans la forteresse. Je trouve que c'est une très bonne initiative, en plus cela te permet de me donner des nouvelles d'horizons lointains.

Elesha avait réellement un don d'entremetteuse. Ainsi, elle se portait garante d'une futur entretien entre Mariette et Jeyne, tandis que Septa Leonette serait occupé avec elle. Jeune ne put que rire à ses paroles, avant d'acquiécer:

- Que ne ferai-je pas sans vous à mes côtés. Il me tarde de rencontrer cette Mariette. Peut-être dans l'après midi?

Jeyne se contempla dans le miroir. Sa chevelure était parfaite, elle se leva donc pour enfiler sa robe qui se trouvait sur le lit, Elesha venant bien entendu l'aider, notamment pour serrer le corset.

- Nous regarderons quelle robe choisir pour cet événement après le déjeuner. J'avoue que tout comme vous, mon appétit se creuse.

Après un dernier regard dans le miroir, elles se retirèrent de la chambre, Jeyne précisant à sa cousine qui en semblait soucieuse, ce qu'elle désirait manger pour sa part:

- Je pense boire un jus de myrtilles comme à mon habitude, accompagné de lait au miel et de pain au beurre. Vous savez comme je suis moins gourmande que vous.

Et cela était vrai sur plusieurs domaines. Elesha était particulièrement attirée par les jeunes hommes, tandis que Jeyne se montrait bien plus discrète à ce sujet. Elle savait que les rumeurs allaient bon train et il était important pour elle et pour sa famille d'être irréprochable. Ainsi, aucun jeune homme, à part ses frères et cousins, n'avaient eu d'entretiens avec elle sans personne autours. Quand cela se produisait, comme par mégarde, cela ne durait pas bien longtemps. Et puis à Vertepierre, les chevaliers ou les nobles faisaient défaut, ce n'était alors qu'à Accalmie que ce genre de rencontres pouvaient se faire.

Elles descendirent l'escalier en colimaçon avant de pénétrer dans la salle à manger où se trouvait déjà Septa Leonette qui les accueillit avec un large sourire.

- Vous avez bien dormi lady Jeyne, lady Elesha? En tous les cas, vous êtes ravissantes. Prenez donc place.

Sans se faire davantage prier, les jeunes femmes s'installèrent puis se servir sur la table. Cette dernière contenait toujours plus de nourriture que de raison.

Tout en préparant ses pains, Jeyne s'enquit comme chaque matin de la santé de son père:

- Septa Leonette, comment va mon père aujourd'hui? Son état ne s'améliore pas.

Septa Leonette poussa un soupir. Cela l'affectait que la jeune femme se fasse du mal chaque joue, de manière si acharnée.

- Lady Jeyne, vous savez que je vous donnerai la moindre amélioration que vivrait votre père si ce dernier en avait une. Comme hier, il n'y en a eu malheureusement aucune.

Jeyne acquiéça de la tête tout en la remerciant. Il était aisé de sentir sa peine, qui pour le moment n'était pas rehaussé par une bonne nouvelle qui proviendrait de son père. Comme bien souvent, elle se tourna vers sa cousine, afin de parler de choses moins sérieuses.

- Etes vous prête pour notre cours de géographie lady Elesha? J'aimerai tant qu'un jour nous puissions voyager ensemble, pour que vous vous rendiez compte de la magie des paysages.

Un sourire discret revint sur ses traits, ainsi que sur celui de Septa Leonette.
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Message Dim 2 Sep 2012 - 13:35

En présence de Septa Leonette, Elesha ne pouvait plus s’adonner à ses bavardages. Ainsi, elle se rabattit sur la nourriture, tout en prêtant une oreille attentive aux nouvelles de Lord Bryce. Il fallait bien accorder une qualité à Septa Leonette, c’était qu’elle entièrement et sincèrement dévouée aux Estremont, et particulièrement à Jeyne. Sa désolation était sincère, Elesha le savait. Sur l’île, toutes les angoisses concernant la santé du seigneur étaient d’ailleurs sincères. Un homme si bon.

Comme elle se l’était promis à elle-même, elle se délecta d’une confiture de mûres, de son œuf dur favori et de l’habituel thé à la menthe. Elle laissa Jeyne et sa Septa converser de choses et d’autres, tenta de manger sans empressement malgré son grand appétit. Elle se dit que Maitre Vadis était un chef, un vrai chef et que ses produits étaient toujours d’une fraicheur incroyable. Il était sévère, mais doué et sa qualité compensait de loin son défaut. La plupart des gens que l’on jugeait sévère, vertueux, pieux ou exigent étaient souvent ceux qui étaient les plus doués, les plus aimés, les plus sollicités. Ainsi, la rigueur et la maîtrise de soi et des autres étaient des facteurs de réussite qu’Elesha était loin de posséder. Et elle n’était pas certaine de vouloir s’y appliquer, tant sa fougue lui était précieuse. Elle demeurait cependant consciente qu’elle ne trouvait jamais d’époux si elle n’était pas une jeune dame convenable et raisonnable. Il lui fallait travailler cela…après le mariage de Jeyne !

- Etes vous prête pour notre cours de géographie lady Elesha? J'aimerai tant qu'un jour nous puissions voyager ensemble, pour que vous vous rendiez compte de la magie des paysages.

Sa cousine la sortait de ses intenses réflexions d’avenir. En tant que dame de compagnie, Elesha tentait de rester toujours aux aguets, pour ne pas risquer d’offenser Jeyne en ne l’écoutant et surtout, en ne lui apportant pas de réponse.

-Je suis disposée Jeyne. Le voyage à Accalmie, qui n’a pas été un si long voyage, m’a déjà émerveillé. Je ne connaissais pas le continent mais je suis sûre que celui-ci nous réserve encore bien des merveilles, à vous comme à moi.

Au cours de la journée, Jeyne et Elesha reprenaient une conversation plus protocolaire, plus polie mais, dans quelques moments d’intimité, elles échangeaient de nouveau leurs rêves, leurs impressions, leurs peines, leurs curiosités, comme au petit matin.

Les trois femmes quittèrent la table pour se rendre dans le salon de Jeyne, où les attendaient une leçon de géographie délivrée par Septa Leonette elle-même. Jeyne s’assit avec beaucoup de grâce, l’attention déjà en éveil. Elesha, elle, se posa un peu en retrait, comme à son habitude. Il lui arrivait parfois de coudre sans que cela n’offense Jeyne (il n’en allait pas de même pour l’institutrice !) mais elle tentait le plus souvent d’assister à la leçon sans vaquer à aucune autre occupation. Du moins en apparence car dès les premières cartes posées sur la table, Elesha décrocha et se prit à imaginer un bal. Oh oui, cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas assisté à un bal, dansé avec un partenaire. Vraiment, cela lui manquait, elle qui était si douée, c’était un talent gâché. Mais le manque serait sûrement grandement rattrapé lorsque Jeyne se marierait ou peut-être même avant, au retour d’Edric. Il faudrait alors briller, montrer qu’elle n’avait pas perdu le pied. Elle esquissa quelques pas dans son esprit. Il fallait une robe adéquate, peut-être pourrait-elle s’en coudre une, plus ample pour ne pas gêner les mouvements de jambes, pas trop étroite aux épaules non plus pour ne pas risquer de la craquer. Bien sûr, il faudrait également mettre en valeur sa gorge. Toujours dans son esprit, elle dessina cette robe de bal. Les coloris…il lui faudrait choisir dans ceux qu’il restait dans son coffre de couture. Il fallait quelque chose de pimpant, pour palier à la fadeur du paysage, pour briller…

-Lady Elesha, savez-vous au moins où se trouve Winterfell ?

Elle fut sortie de sa rêverie par les remontrances agacées de la Septa.

-Cela va de soi. Toute lady digne de ce nom sait où se trouve Winterfell ainsi que Port-Réal. Je pourrais même vous indiquer Hautjardin si vous me fournissez une carte.

Leurs centaines de leçon de géographie ne l’avaient pas laissé totalement ignorante et elle se targuait d’en savoir un minimum, ce qu’il fallait savoir en tout cas pour ne pas passer pour une paillarde. Cependant, la géographie n’intéressait en rien Elesha et cela, tout le monde le savait.

-Vous me voyez désolée, Jeyne, de mon inintérêt pour la chose. Je n’avais en aucun cas pour objectif de troubler votre leçon, Septa Leonette l’a interrompu d’elle-même (le regard jeté à la religieuse était mesquin, Elesha le savait)…

Elesha était persuadée que sa cousine se plongeait dans les bouquins, le savoir, les divertissements pour ne pas penser. L’esprit d’une jeune lady en âge de se marier avait de quoi être chamboulé, Elesha en savait quelque chose : cet inconnu qui un jour lui prendrait la main, avec qui il faudrait converser, voyager et à qui il faudrait plaire, constamment. Cet inconnu qui partagerait notre couche et, par les Sept, ne se contenterait sûrement pas de dormir. Septa Leonette ne leur enseignait pas les choses à faire et ne pas faire lors de cette nuit de noces et c’était une grande angoisse pour les jouvencelles de leur rang. Mais Jeyne n’était pas préoccupée que par son mariage et sa vie future, elle avait également la maladie de son père en tête, le fait de quitter son foyer. Se réfugier dans des activités honorables lui permettait de garder une certaine maitrise des choses, Elesha l’avait compris. Elesha voulait tout comprendre de sa cousine tant elle la trouvait admirable. Elle buvait ses paroles, s’intéressait à ses rêves, ses cauchemars, son appétit, l’écoutait chanter, lire, converser avec sa Septa, son frère, les domestiques. Elle éprouvait de la jalousie, une immense jalousie mais son admiration, son respect et surtout sa promesse effaçait cette jalousie qu’elle trouvait légitime.

-…Puis-je me permettre de vaquer à une autre occupation que la vôtre ? Me perdre dans mes songes me convenait très bien mais mon inertie semble ne pas satisfaire notre Septa. Peut-être pourrais-je faire un croquis de vous… Etes-vous d’accord ?

Déjà elle s’était levée, avait attrapé une feuille et cherchait l’angle dans lequel se plaçait. Peindre sa cousine était un nouveau but, à courte échéance, dans sa petite existence.

-…Vous pourrez continuer votre leçon. Je ne comptais pas vous interrompre si longtemps. Je vais maintenant rester muette, bien que vous connaissiez la difficulté que cela représente pour moi.

Et elle se sourit comme à elle-même, sachant que Jeyne apprécierait le trait d’humour.


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Message Dim 7 Oct 2012 - 14:11

La santé de son père affectait toujours la jeune lady, malgré ses yeux pétillants et sa curiosité qui donnait la sensation de toujours devoir être nourrie. Cela faisait trop de temps qu'il était dans un état certes stationnaire, mais que rien ne semblait pouvoir changer. Elle se demandait souvent pourquoi les Sept faisaient vivre un tel drame à sa famille. Elle s'interrogeait sur sa mère, ses frères, ses cousins jusqu'à Septa Leonette ! Y avait-il eu quelqu'un, quelque chose, qui n'aurait pas agit convenablement, au point que cela devait se vivre comme une épreuve pour se racheter ? Elle trouvait ce genre de pensée puérile, surtout en sachant que des tragédies se jouaient dans d'autres familles. Elle ne pu alors s'empêcher de penser à sa chère et douce amie Annabelle, qui venait de perdre son père. N'était-elle pas égoïste de considérer la maladie de son père comme une épreuve, alors même que son amie se battait pour que ses larmes ne coulent plus ? Au moins, Jeyne avait cette sagesse qui lui permettait de continuer à vivre comme le lui avait appris Septa Leonette, sans se plaindre de ce qu'elle avait à vivre. Il lui fallait être forte, Gunthor et mère étant bien trop occupés avec la vie du domaine pour prendre le temps de sourire.

C'est ainsi souriante qu'elle s'exprimait auprès de sa cousine qui se montra ouverte à cette nouvelle leçon de géographie. Cela avivait le cœur de Jeyne de la voir par moment aussi curieuse qu'elle pouvait l'être, car s'il y avait bien quelque chose que l'on pouvait reprocher parfois à Elesha, c'était bel et bien son manque de curiosité. Sa cousine croyait en ce qu'elle voyait, mais étant donné que ses vues n'étaient pas très nombreuses, elle s'enfermait toute seule dans un monde fait de robes, de gourmandises et d'hommes. Après tout, sa beauté avait cela de facile, qu'elle attirait l'oeil rien que par sa présence. Heureusement que Jeyne se devait de se marier avant elle, sinon elle avait parfois la peur stupide qu'elle n'y arriverait pas. A chaque fois qu'elles avaient été à Accalmie, elle n'avait pu que remarquer le regard en coin des hommes envers sa cousine, tandis qu'elle restait un faire valoir sans aucun doute attrayant, mais pas forcément attirant.

Le reste du déjeuner se déroula comme à son habitude. Elles échangèrent, avec Septa Leonette, sur comment se portait VertePierre, les bateaux qui venaient d'arriver au port, les nouvelles que les marins avaient apportées avec eux. Jeyne se faisait un devoir d'en apprendre un maximum sur ce qu'il se passait en Westeros afin de tenir au courant sa mère, mais également son père avec qui elle parlait, même s'il n'était pas apte à tenir une conversation. Après que tout le monde se soit senti rassasié, elles se levèrent se rendirent dans un salon privé, celui là où se tenait toutes les leçons de Septa Leonette. Jeyne prit place à la droite de cette dernière, tandis qu'Elesha venait à sa gauche. Jeyne savait que sa cousine n'appréciait pas ce genre de leçon, étant bien plus à l'aise avec la couture, ou encore le dessin, mais il ne fallait pas oublier que toute lady se devait de bien connaître la géographie ou encore l'histoire. Cela amenait la lady à avoir de la conversation en toute occasion et ne pas paraître telle une roturière.

Mais Elesha l'oubliait en bien des moments, et après une bonne demie heure de cours, Septa Leonette en eu la preuve manifeste. Bien que la jeune femme savait où se trouvait Winterfell, elle ne cacha en rien son ennui face aux paroles de la septa. Sa cousine ne cachait pas son animosité à l'égard de la septa, et en cet instant cela était clairement perceptible. Elesha délaissa sa place et la leçon afin de prôner que dessiner sa cousine était la meilleure chose qu'elle pouvait faire en cet instant. Bien que cette dernière soit dame de compagnie, son comportement en cet instant était irrespectueux envers la septa, et même si cela n'était pas la première fois, la jeune femme semblait vouloir provoquer cette dernière et cela n'était en rien la première fois.

Septa Leonette se leva de son siège et prit la parole plus rapidement que Jeyne.

- Lady Elesha ! Veuillez revenir vous asseoir. Une jeune femme de votre rang se doit de suivre mes leçons, même si ces dernières vous font partir dans d'innombrables songes. Ce n'est pas la première fois que nous avons cette discussion et vous savez qu'il n'est pas correct de votre part d'agir de la sorte.

Le regard de Jeyne, qui avait été amusé par la remarque de sa cousine concernant le fait qu'elle serait muette, redevint neutre en un instant. Elle savait que Septa Leonette avait raison, qu'elle n'avait pas le droit, pour sa propre éducation, d'agir comme elle venait de le faire. Mais il fallait avouer que sa cousine ne manquait pas de toupet, peut-être en raison de son jeune âge ou alors de ce courage fripon qu'elle possédait. C'est ainsi que Jeyne du, sans pour autant se lever, parler à sa cousine dans les termes suivants:

- C'est avec joie que vous pourrez me dessiner dans le courant de la journée. Je connais votre talent et suis certaine que mes traits seront plus beaux qu'en réalité. Mais, pour en avoir déjà discuté, vous savez à quel point Septa Leonette a raison. Tout ce que nous apprenons ensemble vous sera bénéfique tôt ou tard, car bien que vous semblez ailleurs, votre esprit entend et retient une partie.

La voix de Jeyne avait toujours une intonation de douceur comme si tout ce qu'elle pouvait dire coulait de source. Elle n'avait pas un ton dur, ou autoritaire, simplement une forme de charisme qui vous donnait l'envie de l'écouter.

- Allons, revenez nous rejoindre, et reprenons cette leçon là où nous l'avions laissé.

Septa Leonette quant à elle, était toujours debout et attendait à ce que la jeune femme lui fasse des excuses. On ne manquait pas de respect envers les aînés, et encore moins envers les septa qui ont vouées leur vie pour l'éducation des ladies.
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