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La femme que j'aime, la pluie ne tombe pas sur elle [Corwin]

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Shaïra Seastar
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« En languissant définiront mes jours »

♦ Missives : 1507
♦ Missives Aventure : 63
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 25/02/1992
♦ Arrivée à Westeros : 17/01/2012
♦ Célébrité : Charlize Theron
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♦ Lieu : Donjon Rouge, Port-Réal
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 2:23


Terres de l’Orage, troisième lune de l’an 206

Par appétit pour la découverte et désir d’aventures, Shaïra de Lys avait émis le souhait de voyager à travers tout Westeros. Aucun mari ni père n’ayant l’ascendant sur sa personne ce désir ne pouvait être facilement endigué, ainsi son entourage n’eut pour seule exigence qu’elle s’entoure d’une escorte de confiance, ce qu’elle accepta sans rechigner. Les hommes furent choisis par la Main du Roi elle-même qui contrôla également l’itinéraire qu’elle voulait emprunter, en effet Brynden Rivers ne supporterait pas de voir son aimée demi-sœur encourir des risques inutiles. C’est ainsi que la lady, accompagnée par une dizaine de soldats entraînés, s’était engagée sur la route Royale pour rejoindre l’un des plus célèbres châteaux de leur continent : Accalmie l’ancienne demeure des Rois de l’Orage. Le spectacle fut à la hauteur de sa réputation et ils restèrent de longues heures cois à admirer la majestuosité de ces hauts murs édifiés au sommet des falaises de craies de la Baie des Naufrageurs. Les soldats voulurent ensuite faire marche arrière pour joindre la Route de la Rose, qui les mènerait droit au Bief, mais Shaïra fut d’un avis différent. « Il serait dommage de ne pas passer par le cap de l’Ire et ignorer le Bois-la-Pluie, une des dernières grandes forêts… ! Une forêt pleine de brigands et de bandits. Elle haussa succinctement les épaules avec un sourire. Nous ne ferons qu’y passer… » Elle ignorait encore à quel point elle se trompait. Tandis qu’ils cheminaient paisiblement à travers la sylve, plusieurs coups de tonnerre zébrèrent un ciel de plus en plus noir et agité. Avant même qu’ils ne songent à quitter les lieux, l’orage se déclencha et avec lui, une pluie torentielle.

Ils furent rapidement trempés jusqu’aux os et ce malgré l’épaisseur de la végétation sous laquelle ils s’étaient abrités. Ils guettèrent de longues minutes l’accalmie sans que la moindre éclaircie ne vienne transpercer le ciel, provoquant l’impatience chez les uns, des éternuements et des frissons chez les autres. La longue chevelure flavescente de la Targaryenne désormais ruisselante, la jeune femme tremblait malgré l’épais manteau qu’un chevalier de son escorte lui avait glissé sur les épaules. N’y tenant plus, elle riva son regard hétérochrome sur le meneur de l’expédition et l’interrogea avec une palpable impatience. « Y-a-t-il un fief accessible non loin d’ici où nous pourrions trouver refuge ? L’homme repoussa les mèches de jais qui lui barrait la vue et baissa ses yeux sombres sous la carte en bien mauvais état qu’il tenait entre ses mains gantées. La maison Boulin se trouve un peu plus loin dans les terres milady, à une heure de marche je dirai. Sais-tu quelle direction prendre ? Je ne sais pas exactement où nous sommes, je regrette, et avec cet orage… La visibilité est mauvaise, je crains que nous devions attendre… La Seastar poussa un soupir et mordit ses lèvres. Un autre fief ? Il parcourut de nouveau sa carte, non sans une certaine fébrilité. Il y a bien la maison Rogers à Amberly… Mais c’est à deux heures de marche, si nous pressons le pas. Amberly ? N’est-ce pas près de la côte, du côté de la Baie des Naufrageurs ? En effet… Mais… C’est parfait, il nous suffit de rejoindre la côte et de la longer jusqu’à trouver notre but. » Le plan ne parut pas totalement convaincre les hommes présents mais plus qu’une indication, ils recevaient un ordre et s’y plièrent. Shaïra était d’une douceur et d’une volupté exemplaires, elle était appréciée dans le groupe mais personne ici ne souhaitait la contrarier et risquer de réveiller le dragon sommeillant en tout Targaryen.

Les uns contre les autres et tenant la bride de leurs montures angoissées ils cheminèrent lentement mais sûrement jusqu’à ce que la Baie des Naufrageurs soit visible à quelques miles de là. La suite de l’opération fut somme toute relativement simple, mais terriblement longue pour la petite troupe déjà harassée et désormais durement fouettée par la pluie. Shaïra était en partie épargnée puisque les gardes l’accompagnant se relayaient pour la tenir le plus possible à l’abri de la furieuse intempérie, si bien qu’ils parvinrent sans blessures jusqu’aux murs protecteurs d’Amberly. Le plus gradé se chargea de les annoncer aux soldats qui gardaient les portes d’enceinte et après une vérification d’usage, il leur fut permis d’entrer dans la demeure des Rogers et d’en rencontrer le respecté seigneur, le dénommé Allan Rogers. Les montures et les paquetages furent mis aux écuries puis ils pénétrèrent ensemble dans le hall assombri par la tourmente qui régnait au-dehors. Une fois à l’intérieur et à l’abri de la pluie Shaïra se débarrassa de l’encombrante gabardine qui chut à ses pieds, dévoilant ainsi sa svelte silhouette drapée d’une robe opaline. C’était une pièce d’un grand raffinement, gracieuse au possible. Le tissu, d’un argent pur et aussi fluide que de l’eau, épousait ses formes puis s’évasait à mi-cuisses pour former une légère traine. Les manches étaient longues et largement évasées, brodées de fils d’argent quasiment invisibles à l’œil nu. Un grand apparat qui mettait en avant la vénusté qui faisait d’elle la muse des ménestrels, qui la chantaient comme la plus belle de Westeros. L’incessante humidité ayant fait son effet et le blanc étant une couleur traitresse, la robe ne remplissait plus entièrement son rôle premier qui est de couvrir et dévoilait plus que la décence ne le voulait. Bien que consciente de cette réalité, la Seastar s’en désintéressa éperdument, à moins qu’elle en jouait ? Difficile à dire toutefois, c’est avec une fine risette accolée à ses roses lippes qu’elle se présenta devant le lord de la maison.

    « Monseigneur, je suis Shaïra de Lys. Cette simple présentation devrait suffire, rares étaient ceux qui ignoraient les noms des Grands Bâtards, fils et filles d’Aegon l’Indigne qui les avait légitimé sur son lit de mort. Mes compagnons et moi avons quitté Port-Réal pour entreprendre un voyage en Westeros, nos pas nous ont mené jusqu’à Accalmie puis nous sommes descendus jusqu’au Bois-la-Pluie. Des détails dont il se moquait sans doute éperduement, mais toutefois nécessaires à son récit. Nous avons malheureusement été surpris par la tempête, comme vous pouvez le constater. Dans une ample et délicate mouvance elle écarta les bras, lui permettant d’attester ses dires. Après avoir cheminé à l’aveugle le long de la côte nous avons aperçu Amberly, ainsi nous vous serions très reconnaissants de nous offrir un toit pour cette nuit. Faire l’aumône n’avait jamais fait parti de ses options après tout, aussi elle ajouta avec un fin sourire. Moyennant paiement, bien sûr. »

Shaïra n’avait pas entrepris ce voyage sans emporter avec elle une conséquente bourse, quelques dragons d’or permettaient toujours d’obtenir ce que l’on souhaite. Après une discussion de rigueur il fut permis à la lady et ses gardes de passer la nuit à Amberly, mais si la sylphide obtenait une chambre réservée aux hôtes de la maison les pauvres malheureux n’écopaient pas du même privilège. Cela dit l’idée de se plaindre ne les effleurèrent pas, ils profitèrent d’un généreux souper chaud et saluèrent courtoisement leur dame avant de se retirer dans les quartiers qui leur avaient été alloués. Le repas fut l’occasion pour la Seastar d’apprendre à connaître les Rogers, une famille qui lui était largement inconnue. Outre le lord et sa dame, Amberly abritait le frère d’Allan qui se prénommait Corwin, ainsi que son épouse. Ils n’avaient pas moins de six bambins dont elle mémorisa rapidement les noms et les visages, amusée par cette tribu qui arborait la physionomie de leur père sans que le doute soit possible une seule seconde. Malgré tout c'est Corwin qui attira plus particulièrement son attention, tant par sa physionomie que par la personnalité qu’il laissait entrevoir. Un beau trentenaire, grand et brun, avec de splendides yeux clairs. Il pouvait également se flatter d’une belle musculature et d’une verve apparemment fournie, il était séduisant et elle devinait qu’il était loin de l’ignorer. Elle songea furtivement en croisant son regard que cela leur faisait un point commun, mais la distance de table ne lui permit pas d’entamer une quelconque discussion avec lui et ils durent donc se contenter d’échanger quelques coups d’œil périlleusement interprétables. Finalement la soirée avançant à grands pas Shaïra s’était fendue d’une profonde révérence envers le seigneur, le gratifiant à nouveau de quelques mots de remerciements, puis elle s’était retirée dans son alcôve à l’étage et un peu à l’écart du reste de la demeure. La dryade se dirigea ensuite vers l’unique miroir à pied de la pièce et coiffa sa chevelure argentée puis, dans une pose qui s’illustrerait fort bien dans une peinture sybarite, elle commença à défaire les attaches de sa robe ivoirine.


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Corwin Rogers
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Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Ven 24 Aoû 2012 - 13:11

Cette journée avait été assez ennuyeuse et désagréable. N'ayant pas grand-chose à faire, le calme régnant sur le fief d'Amberly, Corwin avait décidé de superviser l'entraînement de ses fils dans la cour du château. Tandis que son aîné bâtard, Raven Storm, s'entraînait avec des soldats de la garnison car il pourrait bientôt abandonner son statut d'écuyer au profit de celui de chevalier, les plus jeunes étaient aux prises l'un contre l'autre sous la direction du maître d'armes. Outre les fils légitimes les plus âgés de Corwin, à savoir Alban, âgé de treize ans, Craig, âgé de onze ans, et même le petit Darren, âgé d'à peine sept ans, on trouvait là quelques fils de gardes qui s'entraînaient avec eux pour leur fournir des adversaires.
Le chevalier, bras croisés et adossé à un pilier de pierre près de l'entrée des écuries, surveillait de très près ce que faisaient ses fils, n'hésitant pas à les gratifier de commentaires parfois secs, ou de leur donner des conseils pour améliorer leur position. Il empiétait en cela sur le bon travail du maître d'armes, mais ce dernier se serait bien gardé de protester de quelque manière que ce soit. Quand Alban parvint à mettre son jeune adversaire à terre avec une botte particulièrement audacieuse, son père l'en félicita. L'adolescent se rengorgea du compliment, soucieux plus que tout de plaire à son géniteur et de se montrer digne de lui. Cela continua un bon moment, jusqu'à ce que le temps, désagréablement lourd et voilé, décide de mettre fin à la séance en déclenchant un orage de tous les diables. La pluie ne tarda pas à tomber, diluvienne, accompagnant d'impressionnants éclairs et un tonnerre à faire trembler les murs de la forteresse. Tous n'eurent d'autre choix que de rentrer à l'abri pour se livrer aux leçons du mestre en compagnie des plus jeunes Rogers, y compris de l'héritier d'Amberly, le petit Eldon, âgé de seulement quatre ans et de santé assez fragile. Corwin battit en retraite, ayant passé l'âge des leçons d'histoire et de géographie, et il décida plutôt d'aller se trouver une servante ou une fille de cuisine pour passer le temps dans un coin sombre.

La fin de l'après-midi arriva, sans que l'orage ne semble décidé à se calmer. Il tournait autour de la région, s'éloignant pour mieux revenir peu après. Alors que le chevalier se rendait dans ses appartements pour y faire un brin de toilette avant le repas, un serviteur lui annonça qu'ils avaient une invitée imprévue, une noble dame dont il vanta la beauté. Une telle description éveilla évidemment l'intérêt du coureur de jupons invétéré qu'était le frère du seigneur des lieux, intérêt nullement entamé par ses culbutes récentes avec une fille de cuisine. Il changea carrément ses prévisions et demanda à ce qu'on lui apporte de quoi prendre un bain, n'ayant pas envie de se rendre aux étuves. En rentrant dans ses appartements, il trouva son épouse Elen, occupée à préparer leur dernière née, Ombeline. Le bambin n'avait qu'un an, et ne semblait pas apprécier l'orage car elle pleurnichait pendant que sa mère coiffait ses boucles sombres.


« Ombeline, une fille des Terres de l'Orage ne pleure pas pour de simples coups de tonnerre. Bonsoir ma douce.

Il gratifia son épouse d'une inclination de la tête, avant de commencer à se dévêtir. On ne le fit guère attendre avant de lui apporter le baquet dans lequel il allait prendre son bain, ainsi que les seaux d'eau chaude et froide pour mettre l'eau du bain à la température qui lui conviendrait. Une fois que les serviteurs se furent retirés, le chevalier se défit de ses derniers vêtements pour se glisser dans le bac. L'eau était plutôt chaude et fumante, ce qui était agréable quand la pluie tombait au-dehors. Il entreprit de se laver soigneusement à l'aide d'un morceau de savon, tandis que son épouse le regardait d'un air légèrement réprobateur. Il l'ignora dans un premier temps, se demandant toutefois ce qu'elle avait à lui reprocher. Généralement elle gardait ses remarques pour elle-même, ce qui faisait qu'ils s'entendaient bien. Mais cette façon de l'observer finit par l'agacer, et il lui lança un regard courroucé en lâchant dans un soupir :

- Qu'est-ce que signifie cet air que tu as ?

- Je me disais simplement qu'au lieu de gronder la petite, tu aurais mieux fait de la rassurer. C'est une sacrée tempête, là dehors, et elle est encore trop jeune pour comprendre qu'elle ne risque rien ici.

- Bah !

Corwin se contenta de se détourner pour finir de se laver, plongeant en entier dans l'eau pour que même ses cheveux soient propres. Il avait horreur de faire mauvaise impression, surtout quand il y avait des invités. Et d'autant plus quand l'invitée en question était soi-disant d'une beauté sans pareille... En sortant de son bain pour s'habiller, il choisit donc naturellement des vêtements de qualité, sobres mais qui le mettaient en valeur : un ensemble de velours noir brodé d'argent, qui arborait le blason des Rogers brodé de la même couleur sur le cœur. Elen choisit pour sa part une robe élégante, et elle confia sa fille à la septa d'Amberly afin de pouvoir aider son plus jeune fils, un bambin de trois ans, à se vêtir. Les autres étaient pour leur part assez grands pour se débrouiller, mais l'homme savait que sa femme allait faire un tour des chambrées, au moins pour les plus jeunes, afin de vérifier que leur tenue était impeccable pour recevoir leur invitée. Il était loin de désapprouver cette attitude, car il pensait qu'il était indispensable de tenir son rang avec le plus de prestance possible.
A l'heure du repas, tout le monde prit place à table en fonction de son rang. L'invitée du soir, qui n'était autre que Shaïra Seastar, une des Grands Bâtards du roi Aegon l'Indigne, siégeait à la place d'honneur à droite de lord Allan. A la gauche de ce dernier se trouvaient son épouse lady Elyse et leur fils Eldon. Ensuite venaient Corwin et les siens, jusqu'aux plus jeunes de ses enfants, Murray âgé de trois ans, et Ombeline qui avait tout juste une année de vie. Les deux enfants bâtards du chevalier, Raven et Clélia, avaient été relégués en bout de table, à la place qui convenait à leur rang. Le mestre d'Amberly avait quant à lui été placé à côté de lady Shaïra.

Dès qu'il l'avait aperçue, Corwin avait été conquis par sa beauté. Il ne se souvenait pas avoir déjà vu pareille créature de toute sa vie, et il pratiquait pourtant les femmes depuis bien longtemps. Même sa maîtresse favorite, la belle lady Mertyns, qui lui avait donné un fils illégitime en secret cette même année, ne lui arrivait pas à la cheville. Néanmoins, il se trouvait trop loin d'elle pour pouvoir lui parler. Légèrement frustré par ce gouffre entre eux, il se concentra sur le repas et sa coupe de vin qu'il vidait et se faisait remplir au fur et à mesure que le temps passait. Il n'avait nullement l'intention de se saouler : il devait au contraire garder les idées claires. Cette femme était du plus haut rang, derrière la famille royale elle-même. S'il voulait prendre le risque de la séduire, même pour une seule nuit, il devait prendre garde à ne pas se brûler les ailes.
Il garda donc relativement le silence tout au long du repas, son frère et l'épouse de ce dernier, ainsi que sa propre femme se chargeant largement de faire la conversation. Il préféra se draper dans son plus bel air, celui qui marchait généralement le mieux pour attirer les femmes dans ses filets. Avant la fin du repas, tous deux en étaient arrivés à échanger des regards équivoques. Expérimenté, le chevalier savait qu'elle attendait quelque chose de lui, et il se ferait un plaisir de venir galamment s'enquérir de son confort quand le repas serait terminé. Jetant un coup d'oeil à côté de lui, il se demanda si son épouse s'était rendu compte de quelque chose. C'était possible, mais elle était tellement habituée à ses infidélités qu'elle n'en disait plus rien.

Quand le repas fut enfin achevé, la belle se retira sur une révérence et un remerciement pour l'hospitalité du seigneur des lieux. Corwin la suivit du regard sans bouger, alors qu'elle s'éloignait. Elen quant à elle se leva pour superviser le coucher de ses enfants, épaulée par le mestre et la septa du château. Le chevalier leur souhaita la bonne nuit, en restant encore quelques instants à table avant de se lever, une coupe de vin à la main, pour aller se poster à une fenêtre. Des éclairs déchiraient encore le noir d'encre de la nuit, et les arbres étaient tourmentés par les rafales furieuses du vent. Un temps idéal pour une nuit... tumultueuse. Qui sait ? Il fallait au moins qu'il puisse parler à lady Shaïra. Il avait rencontré un certain nombre de femmes de haut rang qui lui avaient ouvert leurs draps pour une seule nuit, le jour même de leur rencontre. Il se contenterait déjà de pouvoir la posséder rien que cette nuit... Songeur, il se retrouva bientôt seul dans la grande salle. Le champ était libre pour lui. Il vida sa coupe d'un trait et alla la poser sur la table avant de prendre le chemin que la dame avait pris quelques instants auparavant.
Il savait où on l'avait logée, et il ne perdit donc pas de temps à chercher la chambre qu'on lui avait attribuée. Parvenu devant la porte, il prit une discrète mais profonde inspiration, avant de se donner la meilleure contenance possible. Puis, il frappa quelques coups brefs à la porte, et attendit patiemment qu'elle s'ouvre. Lady Shaïra dormait-elle déjà ? Le voyage avait pu être fatigant et éprouvant, surtout s'ils avaient été surpris par la pluie et la tempête. Il espérait néanmoins que ce ne serait pas le cas, et qu'elle serait toujours éveillée. S'il n'avait pas l'occasion de s'entretenir avec elle, et d'essayer au moins de parvenir à quelque chose, il savait qu'il s'en voudrait d'avoir raté cette opportunité. Il se sentait attiré par elle aussi sûrement que le papillon par la flamme... avec peut-être le même danger au bout. Finalement, il entendit la serrure cliqueter, et les gonds grincer très légèrement alors que la porte s'ouvrait. Quand la jeune femme apparut dans l'embrasure, il s'inclina avec le meilleur savoir vivre, puis il lui sourit très légèrement en se redressant, dans une amabilité parfaite.

- Ma dame. Je venais m'assurer que vous étiez bien installée, et que vous ne manquiez de rien. La route a du être éprouvante, sous la pluie et le vent. Les Terres de l'Orage portent ma foi bien leur nom, et quand une tempête arrive, elle ne plaisante pas.

Il lui fallait user de toute son expérience pour garder une impeccable contenance. La voir ainsi de si près, son regard de glace captant mieux que jamais chaque détail qui faisait sa délicate personne, était en train de réveiller un puissant désir en lui. Cependant, il était si habitué à dissimuler ce genre de sentiment qu'il était impossible de deviner de dehors à quel point il était fébrile. Son regard glissa un instant sur sa splendide chevelure, sur ses traits délicats, avant de s'arrêter sur ses yeux tout bonnement captivants. Ils étaient de couleurs différentes, mais il trouvait également cela d'une extraordinaire beauté, comme si des joyaux lui tenaient lieu de prunelles.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, je me fais un devoir de combler vos désirs sur le champ. »

La proposition était galante, mais intérieurement il ne put s'empêcher de songer avec amusement à celui de ses désirs qu'il espérait le plus vivement combler. Un éclair déchira à nouveau le ciel, illuminant le couloir par la fenêtre d'une lumière blême. Le tonnerre ne tarda pas à rouler et à gronder d'un air menaçant. Le chevalier se demanda intérieurement quand cette tourmente allait cesser. Peut-être qu'avec de la chance, cela retiendrait la belle à Amberly plus longtemps que prévu...


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Shaïra Seastar
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 17:27

Sa longue chevelure argentée caressait fébrilement ses hanches tandis qu’elle laissait choir à ses pieds la robe encore humide dont elle était parée. D’une démarche tranquille elle s’était ensuite dirigée vers les paquetages qu’on avait montés pour elle et en avait extirpés une tenue plus adéquate pour la nuit, et surtout, légère et sèche. Contrairement à son vêtement du jour il s’agissait d’une pièce courte qui s’arrêtait au-dessus de ses genoux, d’un blanc éthéré et d’un tissu particulièrement fin et moelleux, semblable à de la soie. Il épousait la générosité de son décolleté puis s’évasait avec souplesse et une grâce toute particulière. Elle s’apprêtait à rejoindre sa couche et le livre qui y reposait, traitant de certaines herbes mystérieuses originaires des îles de la mer de Jade, lorsqu’on frappa par quelques coups brefs à sa porte. Shaïra rejoignit l’encadrement de l’huis dans une mouvance aérienne, s’interrogeant furtivement sur la raison d’une venue si tardive. Elle en eut rapidement le cœur net quand elle eût déverrouillé et entrebâillé le passage : Corwin Rogers, chevalier de la maison et frère du seigneur en place. Intriguée et intéressée, elle inclina légèrement la tête sur le côté en le considérant malicieusement de ses yeux vairons.

    « Ser Corwin, susurra-t-elle avec une volupté lascive à l’extrême. Quel plaisir de vous voir, vous étiez si discret au repas. Je craignais qu’ensuite vos obligations de père… Et d’époux, une risette éloquente orna ses lippes finement ourlées, ne vous retiennent dans vos appartements. C’est avec douceur qu’elle repoussa complètement la porte, lui permettant de passer librement et d’entrer dans la chambre qui était sienne pour la nuitée. Entrez donc. Nous n’avons guère eu le temps d’échanger jusqu’alors et c’est ce qui, pour l’heure, comblera mes désirs. »

Une fois le chevalier à l’intérieur de l’alcôve illuminée par quelques bougies placées aux quatre coins de la pièce, la lady scella l’entrée pour éteindre les bruits de couloirs et obtenir plus d’intimité. Nombreux seraient ceux à trouver la situation inappropriée mais Shaïra n’avait cure de leurs avis à partir du moment où ils entravaient sa volonté et ses envies. En l’occurrence, elle ne pouvait nier sa curiosité vis-à-vis de ce chevalier dont elle avait déjà une courte idée des mœurs. En effet si à première vue il paraissait d’une respectabilité exemplaire – offrir pas moins de six serviteurs aux Sept, des enfants en pleine santé qui plus est ! – la lady n’avait pas manqué de remarquer les deux enfants relégués en bout de table dans la soirée. Par la force de l’habitude et par intérêt la Seastar était réputée pour être une bonne physionomiste et de fait, elle s’intéressait de près à la généalogie. Dès lors il n’avait pas été excessivement difficile au cours du repas, durant lequel elle avait longuement observé chaque protagoniste avec une rare intensité et une discrétion tout aussi probante, de remarquer la curieuse ressemblance entre Corwin Rogers et les deux jeunes gens prénommés Raven et Clélia. Elle s’était évidemment bien gardée de formuler tout commentaire à voix haute, d’autant plus que ce n’était pas une vision gênante. Bâtarde elle-même, les infortunés de ce genre avaient tous une place particulière dans le cœur de la sylphide qui ne pouvait s’empêcher de les guigner avec une certaine tendresse. Si elle ne se trompait pas – et elle était pratiquement sûre de sa déduction – cela signifiait que le chevalier avait manqué à ses vœux par au moins deux fois. Cela dit… Qui a goûté à la chair défendue ne peut qu’y revenir, car elle a un goût délectable. C’est un pressentiment qui s’illustra au cours de sa courte visite de la demeure. En effet alors qu’elle gagnait sa chambre aux côtés d’un garde la maison, elle n’avait pu rater le passage de plusieurs enfants de domestiques trottinant pour rejoindre les cuisines où œuvraient sans aucun doute leurs mères, astiquant les casseroles et les plats utilisés pour et pendant le dîner. Un tableau somme toute classique mais… Comment ignorer leur chevelure de jais si caractéristique, le dessin de leurs traits et pour certains, leurs formidables yeux céruléens ?

Ainsi il semblerait qu’un certain chevalier aux neuf licornes d’argent ait œuvré pour la prospérité de son sang au sein d’Amberly. Et cet homme il se tenait là devant elle, mystérieux et galant, habitué elle n’en doutait pas à l’exercice de la séduction. Toutefois Shaïra n’était pas une cuisinière, pas une noble dame de l’Orage, ni même de la suzeraineté, elle était une Targaryenne. Héritière du dragon tricéphale et de Lys, un mets dangereux qu’il fallait mériter. Sa réputation la précédait, à presque trente ans elle n’avait offert sa main à aucun de ses courtisans mais parsemait son existence d’amants d’origine et de noblesse diverses si bien que certains médisants la traitaient de sorcière ensorcelant les valeureux et se nourrissant de leurs cœurs amoureux. Pensée qui la fit sourire, il n’y avait nul besoin de magie pour ensorceler l’objet de son désir… Indubitablement, Corwin le savait également. Loin d’être effarouchée par la présence du chevalier et sa tenue actuelle, que le premier septon venu jugerait affriolant et sournoisement attentiste, elle approcha. Subtilement, doucement, sensuellement, comme savait si bien le faire la dryade de Port-Réal. Du bout de ses doigts fins elle dessina le blason des Rogers brodé d’argent sur le cœur du ser tout en relevant et en plongeant son regard étincelant dans le sien, d’un captivant azur.

    « Le voyage a en effet été particulièrement éprouvant… Quelle chance que votre maison se soit ouverte pour nous offrir sa chaleur et sa protection. La lady lui adressa un sourire charmant, avant qu’un léger frisson ne parcoure son échine lorsque le tonnerre gronda de plus belle, illuminant la pièce d’un puissant et aveuglant éclair. La nuit promet d’être mouvementée… Ne croyez-vous pas ? Elle retira sa main de son torse et arbora une moue amusée. Peut-être resterons-nous plus longtemps à Amberly si la tempête perdure, cela aurait l’avantage de nous faire nous côtoyer de manière plus approfondie… Vous me semblez être un homme et un chevalier atypique, Corwin. »

Bien que franc et pensé le compliment n’en demeurait pas moins gorgé de sous-entendus, à l’image de l’attitude générale et des paroles que la sylphide avait prononcé jusqu’à présent. Charmeuse et charmée elle se plaisait à jouer à ce jeu dangereux dont les conséquences lui paraissaient encore lointaines, si tant est qu’il y en ait.


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Message Ven 24 Aoû 2012 - 20:15

Lorsque l’ensorcelante Shaïra s'écarta de la porte pour le laisser entrer, Corwin n'eut même pas l'ombre d'une hésitation. Il pénétra dans la pièce, et il l'entendit refermer la porte derrière lui. Il n'avait évidemment pas manqué de remarquer la tenue qu'elle avait revêtue, encore plus émoustillante que celle qu'elle portait plus tôt. Quelques pensées peu correctes se bousculèrent dans son esprit l'espace d'un instant, dont la plus éloquente était une image où il arrachait ce vêtement tout en allongeant la belle sur le lit... Mais il ne devait pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Il était peut-être un incurable coureur de jupons, il n'en était pas moins lucide sur le chapitre des femmes : celle-ci était un dragon, pour moitié seulement, mais tous savaient ce que cela signifiait.
La jeune femme s'approcha de lui avec sensualité, et l'espace d'un instant il crut vraiment être victime d'un sort tant il se sentait captivé par ses charmes, sa sensualité et sa beauté. Peut-être que les rumeurs qui couraient sur son compte venaient en partie de là...
Lorsqu'elle fut tout près de lui, elle toucha du bout des doigts le blason des Rogers qu'il arborait sur le cœur. Il crut sentir comme un fourmillement parcourir sa peau à cet endroit, mais c'était sans doute un effet de son imagination et de son désir naissant. Il connaissait nombre de ces sensations électrisantes et délicieuses... Il les avait éprouvées souvent. En entendant les paroles de la belle, il ne put s'empêcher de sourire. Il pensait être capable lui aussi de lui offrir chaleur et protection, dans l'intimité d'un lit... Quant à la nuit mouvementée... il ne pouvait que vivement espérer qu'elle le soit ! Si jamais elle se retrouvait bloquée à Amberly, il se ferait véritablement une joie de la côtoyer de façon... très très approfondie.


« Vous serez la bienvenue en ces lieux aussi longtemps qu'il vous siéra, ma dame, je pense pouvoir le dire sans hésiter au nom du seigneur mon frère.

Il s'écarta d'elle sans hâte, comme pour la tester, voir si elle allait s'approcher à nouveau. C'était comme un jeu, un pas en avant, un pas en arrière... Il avisa une petite table où deux chaises rembourrées étaient installées. Il s'assit sur l'une d'elles, posant son regard de glace sur Shaïra, attendant de voir si elle le suivrait. Sa main se posa sur la table, ses doigts dessinant machinalement des arabesques incompréhensibles sur la surface de bois. Il attendit quelques instants avant de se lancer sur le chapitre de sa personne. Le silence était seulement troublé par le bruit de la pluie qui martelait les vitres, et par le grondement du tonnerre. Il n'était pas dans ses habitudes de s'amuser à des jeux d'esprit, en temps normal, même lorsqu'il courtisait une femme. Néanmoins, c'était justement dans ce genre de cas qu'il évitait de charger tête baissée, contrairement à d'habitude. Ses lèvres s'étirèrent dans un sourire fin.

- Je suis peut-être atypique, en effet... Tout dépend de la définition que vous avez de la normalité, ma dame.

Il ne savait pas vraiment ce qu'elle sous-entendait par là, ni ce qu'elle visait exactement avec de telles paroles. Il préféra se montrer prudent pour ne pas ruiner toutes ses chances de passer une bonne nuit avec une seule bourde ou mot mal placé. Il aurait eu beaucoup à dire sur lui-même, mais il voulait plutôt parler d'elle. Il savait d'expérience que beaucoup de femmes aimaient être le centre d'attention, et à la façon qu'elle avait de se comporter, il aurait pu gager que c'était le cas de l'invitée des lieux également. Toutefois, il se gardait bien de la prendre pour une femme comme les autres. Il joua machinalement avec la chevalière qu'il portait à un doigt, puis il profita d'un éclair qui illuminait la pièce pour désigner la fenêtre d'un geste.

- Les Terres de l'Orage se montrent à vous telles qu'elles sont. Tempétueuses et sauvages. J'espère que votre voyage vous a plu. Il y a de très jolies choses à voir par ici, mais rien qui n'égale Port-Réal, je crois.

En disant cela, il songeait surtout pour sa part à la qualité des bordels et des filles de joie, aux marchandises qu'on pouvait trouver, aux gens qu'on côtoyait... La belle l'entendrait sans doute différemment. Il aurait donné cher pour se hisser jusqu'aux étoiles, comme elle et sa famille. Mais quand on était issu d'une noblesse assez modeste, c'était totalement inenvisageable. Il se contentait donc de sa situation, en en profitant au maximum. Reportant toute son attention sur elle, il lui adressa une galante inclinaison de tête.

- Ma foi, je dois dire que je suis très heureux que la tempête vous ait amenée ici. Des rumeurs courent sur votre beauté. Pour une fois, je donne raison aux commérages. Même si pour ma part, je pense qu'elles sont encore en-dessous de la vérité. Vous êtes la plus belle femme qu'il m'ait été donnée de voir, et je puis assurer sans craindre de me tromper que vous êtes la plus belle femme du royaume. Recevoir une dame de votre stature est un honneur pour Amberly. On vous dit également érudite : je crains qu'en cela, vous me surpassiez de loin en savoir. Je ne suis qu'un chevalier pour qui le combat est une ligne de vie. Le seigneur mon frère est bien plus savant que moi.

Pour le coup, il parlait en toute sincérité : il ne s'agissait pas là de vile flatterie. Ce devait être un discours auquel elle était habituée, mais que lui dire d'autre ? Il ne pouvait rien inventer de plus concernant son physique. Alors qu'il détournait le regard, comme pensif, il remarqua qu'il n'y avait pas de fourrures sur le lit. Avec la tempête, il y avait un certain nombre de courants d'air et autres vents coulis, que l'édredon de plumes d'oie ne suffirait sans doute pas à stopper pour préserver la jeune femme du froid. Il vit là une éventuelle perche qu'il pouvait saisir.

- Souhaitez-vous des fourrures pour vous tenir chaud ? Les vents coulis peuvent être très désagréables la nuit, et de toute évidence les serviteurs n'y avaient pas pensé en préparant votre chambre... J'ai tué un certain nombre de bêtes moi-même, et je peux vous proposer de très belles peaux. L'ours, le loup et le lapin sont très agréables. »

Une ouverture, un pas en arrière... C'était un jeu auquel il s'adonnait, tant par désir de séduction que par prudence. Avec les gueuses, il n'y allait pas par quatre chemins, et elles n'étaient d'ailleurs pas en position pour refuser. Avec une noble dame... il fallait séduire, charmer. Cette fois peut-être plus que toute autre. Charmer une ingénue était facile, le faire avec une femme expérimentée était autrement plus complexe. Cependant, il savait qu'il ne pourrait pas continuer ainsi indéfiniment. Sa nature impatiente finirait par reprendre le dessus. Si quelque chose devait vraiment se passer entre eux, il espérait que cela arrive au plus vite.


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Shaïra Seastar
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Message Sam 25 Aoû 2012 - 1:52

Etrange homme que celui-ci, qui ne paraissait pas insensible à son charme et qui l’invitait à rester à Amberly autant qu’elle le voudrait, tout en brisant la suave promiscuité qu’elle avait installé entre eux. Etrange certes, mais pas déroutant. Shaïra y reconnaissait un badinage que nombre de créatures aimaient mettre en place, qui consistait à approcher sensuellement pour mieux s’échapper de l’étreinte puis revenir se lover, et ainsi de suite, jusqu’à ce que le désir devienne incontrôlable… Etait-ce ce que Corwin mettait en œuvre ? Elle l’ignorait encore mais s’amusa de le voir s’installer sur une chaise rembourrée, laissant la seconde vacante et qui ne demandait qu’à la voir s’y poser à son tour. Pour autant la dryade ne le rejoignit pas et fit les choses à sa manière, avec une charmante désinvolture. Elle lui présenta momentanément son échine pour prendre la direction du lit et après une courte et mutine œillade elle s’y établit en son milieu, les jambes élégamment croisées. Le chevalier ne semblait pas disposé à s’attarder sur lui-même et il balaya rapidement la remarque sur son exceptionnalité qu’elle avait soufflée plus tôt. La Seastar ne s’en offusqua, elle aurait bien le temps de l’interroger lorsqu’ils se connaîtraient tout deux un peu mieux… A son tour elle porta son regard sur la fenêtre et observa ce qu’on pouvait discerner d’horizon à travers la pluie et les éclairs.

    « En effet nous avons pu voir des choses merveilleuses… La Baie des Naufrageurs est impressionnante, tout comme Accalmie, quelle stupéfiante et majestueuse forteresse ! Elle reporta son regard malicieux sur lui et lui adressa une furtive risette. Port-Réal a ses charmes et est prompte à satisfaire tous les visiteurs et leurs maintes envies, cependant je la connais bien assez après toutes ces années. Et puis mon voyage ne fait que commencer et malgré ce petit mais charmant contretemps, je pressens que nous repartirons revigorés et sous les meilleurs auspices. »

D’une gracieuse mouvance elle repoussa les longues mèches d’argent qui lui tombaient sur le buste et le détailla avec attention tandis qu’il faisait ses éloges. La situation n’était pas rare mais elle n’en demeurait pas moins délicieuse. Qui n’aimerait pas s’entendre louer ainsi ? De plus Corwin était également bel homme et cela n’enlevait rien à l’agréable de ses compliments. Shaïra n’avait jamais été d’une effarante modestie mais elle n’était pas non plus de celles qui se vantent et rejettent d’un revers de main les éloges qui leur sont adressés, c’est pourquoi elle parut touchée tandis que ses joues rosirent par délicates touches.

    « Merci ser Corwin, tant d’égards me flattent. Sourit-elle avec douceur en décroisant délicatement ses longues jambes. Cela dit si vous avez prêté l’oreille à ces rumeurs, vous avez dû également entendre que je suis une terrible ensorceleuse sans scrupules prompt à arracher le cœur des malheureux tombés dans ma couche… Je les séduis, je les possède puis… Je les dévore. Un bref instant, elle papillonna des cils tout en ne le lâchant pas du regard, plongé dans celui d’azur du chevalier avec une rare intensité. Vous devriez donc faire attention à ne pas choir entre mes griffes. »

Il était commun qu’on la dépeigne comme une dangereuse pythie, une intrigante dont l’anormalité et la dangerosité s’illustraient jusque dans son regard aux deux orbes discordantes, une émeraude et un saphir. Cette idée se trouvait renforcée par sa présence aux côtés de son demi-frère, lord Brynden Rivers la Main du Roi, qui était selon les bas bruits du peuple un homme friand des maléfices et autres vilénies. Shaïra s’amusait le plus souvent de cette naïveté et le rire cristallin qu’elle laissa échapper dans cette chambre en était le signe le plus évident. Son éclat cessa lorsque Corwin fit remarquer qu’elle risquait d’avoir froid durant la nuit, une pensée qui lui attira un sourire concupiscent.

    « Des fourrures ? Quelle délicate et charmante attention… Ce serait avec grand plaisir messire, d’autant plus si elles ont été rapportées par votre main. »

En vérité la jeune femme n’avait pas pris garde à la qualité des couvertures qu’on lui avait allouées mais il aurait été d’une effroyable impolitesse de refuser l’offre généreuse qu’il venait de lui proposer. Sans compter que, si elle avait le choix, Shaïra préférait largement s’allonger au milieu de fourrures souples et douillettes qu’au cœur de draps classiques et souvent bien moins confortables et calorifiques. Le chevalier quitta ensuite la pièce quelques instants pour aller chercher son dû, ou bien les réclamer à une quelconque servante passant par là, la Seastar l’ignorait et ne se préoccupa pas de ces détails matériels. Ce n’est que lorsqu’il revint avec ce qu’il avait promis, des étoles entre ses bras larges et fermes, qu’elle se redressa vivement et souplement sur ses jambes pour le rejoindre. Sans hésitation et sans qu’elle ne manifeste la moindre appréhension ses doigts fins plongèrent entre les poils qui lui étaient présentés, caressèrent avec une ineffable sensualité les duvets et les pelages dont la douceur était sans pareille.

    « Ces peaux sont parfaites, merci. C’est délicatement qu’elle s’empara de l’une d’entre elles, la plus grande et la plus épaisse, qui était principalement constituée d’une chaude fourrure d’ours et agrémentée par d’autres qui lui apportaient davantage d’onctuosité. Attendez un instant. »

Sans lui apporter davantage d’explications Shaïra souleva la fourrure entre ses bras et se faufila derrière l’unique paravent de la pièce, qui était entreposé à côté de l’immense lit. Par le jeu de lumières du tonnerre sa silhouette se dessinait de temps à autres à travers la toile tendue, ainsi Corwin eut sans doute tout le loisir de la voir retirer le fin tissu qui la recouvrait jusqu’alors et qu’elle jeta par-dessus le bois pour ne pas qu’il chute au sol. Désormais nue elle fit de la fourrure sa seconde peau en l’enroulant avec soin autour de sa poitrine et c’est sans plus d’artifices qu’elle se dévoila à nouveau, un sourire accroché à ses lèvres roses. Par nature elle n’avait jamais été pudique et son éducation n’avait rien pu y changer, elle le prouvait encore une fois. Cela dit, il était évident que le jeu de séduction n’y était pas étranger…

    « Il aurait été dommage de ne pas profiter directement de cette incroyable douceur, c’est mille fois plus confortable ainsi. Ne croyez-vous pas ? »


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Corwin Rogers
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Message Sam 25 Aoû 2012 - 13:03

Quand la belle Shaïra évoqua les rumeurs de sorcellerie qui couraient sur son compte, Corwin ne put se retenir d'afficher un sourire amusé. Il ne croyait pas à ces sornettes. L'unique pouvoir qu'elle avait, c'était celui de la séduction. Un initié tel que lui s'en rendait parfaitement compte, et n'accordait pas crédit aux commérages médisants alimentés par quelques mauvaises langues dévorées par la jalousie.

« Je crois que je serai ravi de tomber entre vos griffes, au contraire. Je pense que ceux qui colportent ces rumeurs sont simplement jaloux de vous.

Lorsqu'il lui proposa les fourrures, l'idée sembla enthousiasmer la jeune femme. Bien qu'il n'était pas dans ses habitudes de jouer au serviteur, il se fit un devoir cette fois de se retirer après une galante révérence pour aller chercher les pelisses promises. Il dut se rendre jusque là où on les rangeait, et revenir jusqu'à la chambre qu'on avait allouée à leur invitée. Dans ses bras, il avait de la fourrure de renard, de loup, de lapin et une grande peau d'ours sombre, presque noire, bordée par de la fourrure de lapin extrêmement douce. Il avait lui-même tué la plupart de ces bêtes, car il adorait la chasse. Il tuait plus souvent des cerfs et des sangliers, mais la chasse au prédateur avait aussi son charme. Quoi de plus prestigieux que la tête féroce d'un ours empaillé au-dessus de sa cheminée ? Sans compter que la traque, dangereuse, avait aussi plus de piquant. Le risque avait toujours un attrait tout particulier sur les gens...
Il toqua à nouveau à la porte et entra dans la pièce quand Shaïra lui ouvrit. Il avait les bras chargé des pelisses qu'il lui présenta. D'aucuns disaient que les plus belles fourrures provenaient du Nord, où les bêtes foisonnaient, et où le froid leur donnaient un épais pelage tout en douceur. Mais pour sa part, le chevalier pensait que ceux-là n'avaient rien à leur envier. Tout naturellement, la belle s'empara de la peau d'ours, peut-être la plus remarquable du lot par sa taille impressionnante. Corwin l'appréciait lui aussi, bien que les fourrures de renard et de loup qu'il avait également apportées lui plaisaient par leurs couleurs et les reflets que la lumière rendait dessus.

La jeune femme lui demanda d'attendre et elle s'éclipsa derrière le paravent sans rien ajouter. Intrigué, le chevalier s'assit sur la chaise qu'il occupait précédemment, laissant les autres pelisses sur un coffre près du lit. Un nouvel éclair illuminant la pièce lui permit de voir l'ombre de la silhouette de l'invitée des lieux, et il sentit une douloureuse tension parcourir son aine. Elle était en train de se dévêtir, et ce bref instant où la lumière aveuglante de la foudre avait permis de deviner les contours de son corps avaient suffi à Corwin pour meubler ses fantasmes.
Lorsqu'elle se présenta à nouveau devant lui, elle s'était enveloppée dans la large peau d'ours. Le chevalier put deviner sans craindre de se tromper que c'était à présent la seule chose qui recouvrait sa nudité. Une telle impudeur avait quelque chose de provocant, et il sentait sa volonté de contenance s'effilocher à une vitesse alarmante. Le charmant sourire qu'elle lui adressa raviva la sensation de brûlure qui se faisait de plus en plus vive au creux de ses reins. Il déglutit discrètement avant de réussir à répondre à la question qu'elle lui posait.

- Je crois que cette peau vous va à ravir. Elle fait ressortir la couleur de vos cheveux et de vos yeux. Je serai heureux de vous l'offrir si vous le désirez. Cet ours m'a donné du fil à retordre avant de finir dans cet état. Il a bien failli arracher la jambe de mon frère, et il l'aurait fait si je ne l'avais pas eu à temps. Je pense qu'une bête pareille, impétueuse... servira à merveille d'ornement à une femme qui a en elle le sang du dragon.

Son regard resta un moment suspendu à la courbure délicate de ses lèvres, puis plongé dans le saphir et l'émeraude qui lui servaient de prunelle. Il ne se sentait plus capable de tenir un discours civilisé tant la flamme du désir commençait à le consumer. Il devait tenter quelque chose maintenant, sous peine de perdre la raison. Si elle acceptait, il pourrait savourer une nuit mémorable. Si elle refusait... il saurait à quoi s'en tenir et pourrait battre en retraite. Il finirait indubitablement frustré, et il devrait sans doute trouver une autre femme pour compenser son échec. Mais pour l'heure, il ne pouvait pas savoir ce que cela allait donner avant d'avoir essayé. Avec lenteur, il se leva de sa chaise. S'il s'était contenté de suivre son instinct, il l'aurait prise dans ses bras, jetée sur le lit et débarrassée de cette fourrure d'ours pour satisfaire son désir. Mais c'était loin d'être la bonne attitude à adopter en l'occurrence... Il se contenta donc de s'approcher d'elle, jusqu'à être suffisamment près pour la toucher. Il garda le silence un moment, le souffle rendu un peu court par la tension. Puis, il osa tenter le tout pour le tout.

- Néanmoins, si vous voulez mon avis, ma dame, vous n'avez besoin d'aucun ornement. Une beauté telle que vous se suffit à elle-même telle que la nature l'a faite...

S'il hésitait encore intérieurement, ses gestes étaient parfaitement assurés. Il prit délicatement un pan de la pelisse pour la défaire. Elle glissa à terre presque comme du satin, avec un bruit cependant plus lourd, dévoilant Shaïra dans le plus simple appareil. S'il avait été possible de dévorer littéralement quelqu'un rien qu'avec son regard, Corwin n'aurait fait qu'une bouchée d'elle. Il s'arrêta sur chaque centimètre carré de peau nue, notant la rondeur des seins, la courbure des hanches, la toison claire de son intimité... Il la voulait pour lui avec plus de force qu'aucune femme avant elle, et les Sept savaient combien il en avait côtoyées. En cet instant, même la jeune lady Mertyns, qui pouvait se targuer d'être la femme la plus importante dans le cœur du chevalier, avait été balayée comme feuille au vent. Sans rien pouvoir y faire, il sentit sa virilité réagir à ce tourbillon flamboyant de désir trop contenu. Il se contenta cependant de souffler quelques mots admiratifs.

- Vous êtes parfaite...

C'était véritablement un cri du cœur. Il ne trouvait pas le moindre défaut sur elle, pas la moindre chose à redire, à un tel point qu'il se demanda l'espace d'un instant si elle était bien réelle. Peut-être que ces rumeurs de sorcellerie étaient fondées après tout... Comme captivé ou hypnotisé, il leva la main et toucha son épaule du bout des doigts, dans un contact délicat. On aurait pu croire qu'il craignait qu'elle fonde, qu'elle s'évapore... ou qu'elle s'en prenne à lui. Doucement, il remonta avec légèreté le long de son épaule en effleurant toujours sa peau avec la même sensualité, continuant le long de son cou jusque sur sa joue. Il voulait prendre ses lèvres pour les embrasser, mais il n'osait pas encore aller jusque là sans invitation explicite. Le souffle court, il se répéta.

- Vraiment parfaite... »


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Shaïra Seastar
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Message Sam 25 Aoû 2012 - 22:24



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Corwin Rogers
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Message Dim 26 Aoû 2012 - 0:05



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Message Mer 16 Jan 2013 - 6:27



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Corwin Rogers
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Message Ven 1 Fév 2013 - 21:47



- La dragonne est-elle satisfaite de ma performance ? Ai-je été à votre goût ?

Elle avait été largement au sien, et plus encore qu'il n'aurait pu le rêver, cela allait sans dire. Il n'avait jamais connu une expérience pareille, aussi... libérée sans en être obscène, comme c'était le cas avec des catins qui ne faisaient cela que pour son argent. Il avait eu là d'autres sensations, une autre relation et un autre ressenti. Il savait que cela risquait de ne jamais se reproduire, à moins que la belle n'y trouve un intérêt. Pour sa part, il retenterait l'expérience avec un plaisir indiscutable dès que l'occasion se présenterait... et qu'il serait à nouveau en état. Les servantes du château auraient quelques moments de répit avant qu'il se remette à traquer leurs faveurs d'un instant. Faveurs d'un instant qui valaient d'ailleurs à plus d'une de se retrouver avec un ventre rond, comme c'était actuellement le cas pour trois d'entre elles : deux filles de cuisine et une lavandière. Il ne savait pas si Shaïra s’embarrasserait d'un bâtard de son sang s'ils en avaient conçu un cette nuit. Sans doute ferait-elle abondamment usage de thé de lune, mais il n'en avait cure. Lui qui d'ordinaire tirait une grande satisfaction du fait d'engendrer des enfants, bâtards ou non, n'avait vraiment pas cela en tête dans ce cas précis. Le seul fait d'avoir goûté à un fruit rare, raffiné et défendu était suffisamment gratifiant et grisant pour être une récompense en soi.
Sa respiration haletante et les battements affolés de son cœur s'apaisèrent peu à peu. Alors que la terrible sensation de chaleur qui l'assaillait se dissipait, il prit conscience qu'il faisait plus frais dans la chambre. C'était un mal commun à tous les châteaux : les vents coulis s'infiltraient insidieusement entre les pierres, surtout par jour de grand vent. Par ailleurs, ils s'étaient totalement désintéressés du feu durant leurs ébats, et l'âtre était à présent froid. Sans prendre la peine de s'habiller, le chevalier se leva, effort d'une incroyable pénibilité, et il alla jusqu'à la cheminée, se chargeant de faire redémarrer une belle flambée. Conciliant, le feu ne tarda pas à prendre, et de grandes flammes oranges s'élevèrent bientôt des bûches qu'il avait disposées. En se redressant, il avisa un plateau de fruits, une carafe de vin et des coupes qui avaient été amenés là bien longtemps auparavant par des serviteurs. Son gosier était desséché, et il alla se servir une généreuse lampée de vin sombre et capiteux. Il se sentit comme raffermi par la sensation revigorante de la boisson qui descendait le long de son œsophage. Servant une coupe à Shaïra, et se saisissant d'une pomme, il retourna s'installer dans le lit, tendant la boisson à la belle.


- C'est un bon vin. Voilà qui serait presque apte à me ragaillardir tout entier... »

Il eut un sourire amusé, ne plaisantant qu'à moitié. Il tenait très bien l'alcool, mais ce dernier avait sur lui des effets radicaux. Cela lui donnait de la vigueur et du cœur à l'âme, comblait ses désirs ou sa mauvaise humeur. Il croqua dans la pomme qu'il avait prise, la trouvant acidulée et juteuse, rafraîchissante comme on pouvait l'espérer. Elle était ferme, croquant sous la dent, et malgré sa fatigue, il se prit à avoir encore quelques pensées lubriques alors que son regard vagabondait machinalement sur les courbes harmonieuses de la belle. Pourtant, même lui savait qu'il valait mieux garder ses forces pour de prochains ébats. Au vu du mauvais temps qui persistait, Shaïra ne reprendrait peut-être pas la route le lendemain, ce qui laissait là encore d'intéressantes perspectives pour tous les deux... Si elle acceptait de se donner à lui à nouveau, évidemment.


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Shaïra Seastar
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Message Mar 26 Mar 2013 - 8:09

Elle se sentait encore fébrile et son corps plein de réminiscences silencieuses mais ardentes frissonnait comme subissant toujours les assauts de Corwin et de sa fougue. Quel délicieux amant, quelle folie frénétique et libératrice ! Cette excursion dans les Terres de l’Orage et cette effroyable tempête avaient finalement eu quelques effets bénéfiques dont le majeur celui d’améliorer significativement l’humeur de la dragonne voyageuse. Son corps garderait durant une kyrielle de jours quelques éloquents stigmates de cette impétueuse chevauchée mais elle n’était pas peu fière d’avoir également apposée sa marque sur la charpente de son amant, à présent marbré de longues griffures et d’empreintes libidineuses, témoins de leur entente charnelle aussi fulgurante qu’intense. Toutefois l’exercice fut éreintant et Shaïra put relater tous les bienfaits de la bonne fatigue, celle qui a mise à l’épreuve les muscles et laisse le corps tout comme l’esprit dans un état de douce somnolence appelant aux rêves les plus apaisés… Après l’amour et pour quelques secrètes raisons les hommes cédaient souvent à l’appel du sommeil pour ne plus s’éveiller qu’après de longues heures mais curieusement Corwin, décidemment bien surprenant, semblait être épargné par ce commun rituel. Loin de clore ses prunelles d’azur pour s’éteindre près d’elle ou de s’échapper au plus vite de cette antre pour rejoindre pressement la couche maritale abandonnée, il s’enquit de son ressenti et gratifia sa peau encore échauffée d’une suave caresse qui la porta au frémissement. Les nombreux gémissements et râles de jouissance qui s’étaient échappées de ses lippes roses étaient autant de témoins de son plaisir mais elle ne s’offusqua pas d’une telle question, y trouvant là un amusement qui fit pétiller ses prunelles hétérochromes d’un intérêt renouvelé. Elle glissa délicatement sur le flanc, laissant ses soyeuses boucles d’or et d’argent cascader sur ses reins, et posa avec une innocence feinte son visage au creux de son épaule pour susurrer sa réponse.

« C’était encore plus délectable que je n’avais osé l’espérer. Mes cris n’ont pas suffis à vous mettre sur cette piste ? Un sourire plein de volupté s’étira sur ses lippes pleines, taquine mais néanmoins pleine d’entrain. Vous n’êtes pas de ces hommes qui ont sans cesse besoin d’être rassurés, vous savez ce que vous valez n’est-ce pas ? En revanche… Ses phalanges fluèrent jusqu’au torse masculin et s’étirèrent nonchalamment jusqu’à son bas-ventre dont elle traça effrontément les muscles. Plus que d’ouïr à nouveau ce que j’ai soupiré toute la nuit, il vous siéra peut-être davantage d’entendre qu’il me plairait d’y goûter encore une fois. »

C’est avec une évidente espièglerie qu’elle avait repris ses termes tout en le libérant de son emprise, créature joueuse qui aimait parfois à être conquise. Elle flâna au milieu des lambeaux de draps dans un soupir détendu puis étira son bras en dehors du lit pour récupérer la fourrure à présent sienne. Précipitée hors de la couche durant leurs ébats elle retrouva les formes de sa maîtresse et les épousa pour l’envelopper d’une confortable chaleur, laissant seulement ses longues et fines jambes s’échapper de son étau protecteur. Ils avaient sans doute eu une sensation d’humidité et de froideur similaire car lorsqu’elle reporta son regard sur lui, il s’était redressé pour raviver les flammes dans un foyer éteint depuis déjà longtemps. Quelle heure pouvait-il être à présent ? Des éclairs zébraient toujours le ciel et d’épais nuages obscurcissaient l’horizon, la privant d’indications à ce sujet. Elle tendit l’oreille, la demeure toute entière lui paraissait encore silencieuse. Ses occupants étaient sans doute encore tous endormis… Ou bien rendus amorphes par leur stupre infernal.

Une douce chaleur s’échappa de nouveau de la cheminée tandis que le chevalier se rapprochait d’elle, armé de deux coupes dont l’une lui fut gracieusement offerte. D’un sourire mutin elle le remercia, éleva légèrement son verre pour trinquer silencieusement puis elle y porta les lèvres, expirant un soupir d’aise et d’appréciation. Il n’avait pas menti, c’était un bon vin, de ceux qu’on pouvait servir sans rougir au Donjon Rouge. Prompte à être échauffée elle ne buvait que rarement, elle avait l’alcool joyeux mais la chaleur lui montait aux joues bien plus vite que la moyenne, annihilant les dernières remparts de pudeur qu’elle pouvait avoir en bonne compagnie. « Le vin produit ses effets expressément sur moi… Vous ne pourrez de toute manière pas me laisser sortir une fois cette coupe vide. La décence l’interdirait. » Ce moment n’était toutefois pas encore venue et elle avait pour l’heure l’esprit clair – autant que faire se peut après une telle nuit de délicieuse débauche. Peut-être était-il alors venu le temps de faire plus amples connaissances ce cher Corwin ? Il était loin d’être un idiot et un homme inintéressant – même si elle le devinait possédant nombre d’ennemis, comme tout homme à femmes – et s’ils étaient un jour amenés à se revoir, il pouvait être judicieux de savoir plus précisément à qui elle avait affaire. « Dîtes-moi Corwin… A quoi occupez-vous vos journées quand je n’investis pas vos murs ? Un petit sourire doux et amusé naquit à la commissure de ses lèvres. Avec un frère aussi vigoureux qu’Allan Rogers, je doute que vous ayez des vus rapprochées sur Amberly. En revanche j’ai cru constater que vous avez à cœur de perpétuer votre lignée, de l’étendre même. Contrairement à ce qu’un tel sujet pouvait présupposé - une allusion à ses bâtards tout de même, Shaïra parut parfaitement détendue, peu amène au jugement hâtif, seulement observatrice et encline à la curiosité et la compréhension. Mais vous avez bien quelques projets à me confier ? Je ne connais que trop peu la vie des seigneurs et de leurs proches. S’il aurait été aisé de grossir le trait, la vérité n’était pourtant pas bien loin. C’était la toute première fois que Shaïra quittait seule Port-Réal et cette grisante liberté lui faisait avant tout réaliser son ignorance du concret, qu’il porte sur la vie des nobles comme sur celle des petites gens. Elle avait beau connaître plusieurs langues, être une talentueuse herboriste et une dame de cour habile, elle n’avait qu’une vague idée des aspirations que pouvait avoir un homme tel que Corwin et cela l’intriguait, honnêtement et manifestement. S’il-vous plaît ? » Son rang lui interdisait de quémander mais sa frivole envie du moment la poussa à ravir un baiser, vif et fougueux, plein de promesses qui s’estompèrent malicieusement tandis qu’elle écartait son visage pour le mirer avec intensité, dans le fond de ses yeux bleus.


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Corwin Rogers
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Message Sam 13 Avr 2013 - 15:42

Corwin fut ravi d'entendre de la bouche de la belle qu'elle goûterait avec plaisir à une nouvelle étreinte. C'était ce qu'il avait espéré, et il était à présent conscient de sa chance. Non seulement il avait pu profiter d'une nuit des plus délicieuses avec la plus belle femme du royaume, mais celle-ci, aussi hautes que soient les sphères dans lesquelles elle gravitait d'ordinaire, lui offrait la possibilité de réitérer l'expérience, à lui qui n'était qu'un chevalier d'une maison mineure des Terres de l'Orage. Aux yeux de tous, mais pas de son point de vue. Il s'était toujours vu comme mieux que cela, mais il était conscient de la position sociale qui était la sienne. C'est bien pour cela qu'il visait de bons mariages pour ses enfants, et qu'il était rarement le dernier pour chercher comment accroître son influence. Toutefois, il n'était pas de ces hommes qui passaient leur vie à intriguer dans l'ombre et à s'aigrir. Pour sa part, il croquait la vie à pleines dents, et ne se privait d'aucun plaisir, les femmes pouvaient particulièrement bien en témoigner.

« Je suis flatté de l'honneur que vous me faites, ma dame. Ce sera pour moi un plaisir de vous combler quand vous le souhaiterez.

Le chevalier était conscient de compter à présent parmi les hommes qui seraient dans les très mauvaises grâces de Brynden Rivers. Il avait suffisamment côtoyé Port-Réal pour savoir que la Main du roi avait des visées sur sa demi-soeur depuis une éternité, et qu'elle n'avait jamais accepté de l'épouser. Et, à ce qu'on disait, il n'appréciait guère les amants de Shaïra, qui étaient sans doute nombreux, au demeurant. Elle lui semblait être assez semblable à lui : du genre à prendre ce qu'elle voulait et à ne pas s'embarrasser de considérations inutiles quand il s'agissait de prendre du plaisir avec quelqu'un. Sans doute pouvait-elle se permettre plus de choses que lui, au vu de son rang. Lui avait toujours été extrêmement attentif à ce que ses nombreuses incartades et infidélités ne lui causent pas trop d'ennuis.
Il trinqua avec la belle et but quelques bonnes gorgées de vin. Sans doute un des meilleurs des réserves d'Amberly : son frère n'avait pas voulu manquer de respect à une invitée telle que la dragonne en lui offrant une piquette de moindre qualité. Il termina ensuite sa pomme, tranquillement, en croquant dedans à belles dents, son regard de glace ne pouvant se détacher de la jeune femme. Tout était encore calme dans le château, seule la tourmente au dehors se faisait entendre. Il ne pouvait deviner l'heure exacte qu'il était, mais l'aube n'était sans doute pas encore pour tout de suite. Cela lui laissait du temps pour rester en charmante compagnie. Lady Shaïra finit par l'interroger sur lui-même, sans doute désireuse de le connaître un peu mieux. Situation étrange si l'on y regardait de plus près : elle s'était donnée à lui et avait partagé sa couche avant même de savoir quel genre d'homme il était. Corwin but à nouveau quelques gorgées de vin avant de répondre.


- Je suis le bras armé de mon frère, ma dame. Lorsqu'il s'agit de se rendre dans les villages d'Amberly pour quelque raison que ce soit, contrôler les récoltes, récupérer les dus... Rattraper les criminels également, pour les livrer à la justice seigneuriale. C'est à cela que j'occupe le plus clair de mon temps. Si mon frère doit se déplacer, je suis également avec lui pour assurer sa protection. Il m'arrive également d'être envoyé auprès de seigneurs voisins pour intercéder auprès d'eux. Si l'on regarde plus personnellement, je passe mon temps libre à m'entraîner, à chasser, à voyager quelque peu lorsque je reçois une invitation de la part d'un ami comme le seigneur de Grande-Arche... Je me rends également à Port-Réal lorsque le besoin s'en fait sentir, comme lorsque je dois voir certains commerçants ou artisans, que ce soit pour moi-même ou pour mon frère. Et bien sûr, je participe à des tournois quand l'occasion se présente.

Il n'avait pas précisé qu'il passait beaucoup de temps à chasser les femmes, mais au vu des paroles de la belle, elle s'en doutait sans le moindre doute. Que ce soient ses tournées des villages pour le bon fonctionnement du fief, ses visites dans d'autres seigneuries ou encore des voyages plus personnels, tout était une belle occasion de tringler une gueuse, de passer de bons moments avec une noble maîtresse, ou encore de faire la tournée des bordels. De même, il n'avait pas évoqué les fois où il se déplaçait lorsque lord Baratheon l'appelait. C'était généralement pour le seul plaisir de le titiller, car le seigneur suzerain des Terres de l'Orage appréciait aussi peu la compagnie du chevalier que lui la sienne. De fait, il n'avait pas particulièrement envie de parler de lui. Le chapitre de sa descendance était bien plus intéressant à mentionner.

- Je n'ai pas de vues sur Amberly. Je suis totalement loyal à mon frère, mais ce n'est pas pour autant que je me voile la face. Il n'a qu'un unique héritier, mon jeune neveu que vous avez pu voir au repas, et le bambin n'est pas de santé très solide. Sans doute a-t-il hérité cela de sa mère, qui a eu tant de peine à l'avoir. S'il venait à lui arriver malheur, et que mon frère décède sans héritier... Amberly passera à la branche cadette de la famille, c'est à dire moi-même et mes fils. Il arrive vite malheur à un enfant, mais j'ai eu de la chance à ce niveau-là, et mon mariage est des plus fertiles. Je n'ai nulle envie que le fief familial revienne à quelque obscur cousin parce que ni mon frère ni moi n'avons d'héritier à proposer. Comprenez, ma dame, que cela a longtemps été le cas. Eldon n'a que quatre ans, ce qui veut dire que pendant longtemps c'est moi qui ait assuré la pérennité de notre héritage, jusqu'à ce qu'un fils soit donné à Allan. Quant à mes bâtards, si c'est à eux que vous pensiez... Eh bien, ce sont des choses qui arrivent tout naturellement lorsque l'on a de profondes relations avec des femmes. En ce qui concerne Raven et Clélia, que vous avez vus au repas, je n'étais pas encore marié au moment où ils ont été conçus. Leurs mères non plus d'ailleurs, ce qui a posé quelques légers problèmes diplomatiques... Qui se sont apaisés lorsque je les ai reconnus et élevés ici. Quant aux autres... Ma foi je ne peux pas ratisser tout Westeros pour faire l'inventaire des graines qui ont pu germer au cours de ma vie.

Corwin eut un geste fataliste avant de reprendre une gorgée de vin. Sa dernière phrase n'était pas fausse, mais il aurait surtout pu dire qu'il se moquait éperdument des bâtards qu'il avait pu laisser à des gueuses ou des catins, ce qui incluait ceux qui couraient dans les couloirs d'Amberly et allaient se réfugier dans les jupes de leurs mères, cuisinières, filles de cuisine, lavandières et autres servantes. Et puis, elles ne pouvaient pas se plaindre : leur progéniture comme elles-mêmes étaient nourries et logées, non ? Au final, le fait d'être un géniteur des plus prolifiques avait surtout pour effet de flatter son ego et de démontrer à tous sa virilité.
S'il avait des projets à lui confier ? Pouvait-il décemment lui dire que ce qu'il désirait avant tout, c'était améliorer sans cesse sa situation pour qu'elle soit plus confortable, et profiter de tout ce qui pourrait lui apporter du plaisir ? Difficilement sans doute. En dehors de ça, il ne différait probablement pas dans ses projets de la plupart des hommes de sa condition.


- Je crains ne pas avoir de projets grandioses à vous confier. Je désire nouer d'intéressantes relations qui me permettront de bien marier mes fils et mes filles quand l'âge sera venu. Mais mon neveu Eldon est probablement un morceau plus juteux pour des seigneurs voisins, cela ne facilite pas la tâche. J'ai cependant bon espoir. J'espère aussi participer à de nouveaux tournois qui me seront profitables. »


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Shaïra Seastar
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Message Dim 12 Mai 2013 - 15:41

Sensuellement étendue au cœur de la couche et enveloppée dans l’épaisse fourrure d’ours Shaïra, dont seules les épaules à la peau d’opale s’échappaient de leur brûlant carcan d’aumusse, écoutait avec une attention redoublée les propos soufflés par le chevalier à ses côtés. Bien que son interrogation fut sincère et motivée par le désir de mieux le connaître, elle avait déjà son idée sur certains points et surtout, plus que de rechercher la vérité, elle voulait l’appréhender et comprendre son fonctionnement… Tel l’érudit analysant chaque ligne, chaque mot et chaque syllabe d’un ouvrage, la Seastar sans être une experte savait décortiquer les discours et percevoir au-delà des simples intentions. Qui était Corwin Rogers ? Etait-ce seulement un chevalier à l’orgueil plus gonflé que son rang dans la société, cherchant son existence en ce monde et à rassurer son ego par ses conquêtes ? C’était la couche superficielle et perceptible aux yeux de tous mais il devait y avoir des profondeurs, un secret derrière ses yeux clairs et cette luxure pervertie.

Il lui confia alors certaines de ses occupations, le ton resta celui de la rationalité, du réalisme et du matérialisme bien que le tout fut intéressant à entendre et accueillit par la sylphide par des remarques et des mimiques intriguées, l’incitant à poursuivre son discours jusqu’au bout. Toutefois le goût final fut quelque peu amer car il confirmait ses premières impressions : ce qu’il faisait passer pour de l’hédonisme avait plus des atours d’égoïsme et de pure vanité. La recherche du plaisir était un sentiment louable, qu’elle partageait, mais qui avait-il de bénéfique pour le corps comme pour l’esprit dans le butinage inconscient ? Elle sentait qu’il n’était pas entièrement honnête dans la divulgation de ses projets, ou du moins qu’il en gardait sous le coude, mais cela ne refreina guère la dragonne de susurrer ses commentaires.

« Tout ceci est plus intriguant que vous ne le croyez mon cher. Néanmoins… » Parmi les oreillers elle se redressa légèrement, de sorte à ce que son échine épouse le bois de la tête de lit. Ses prunelles hétérochromes plongèrent sans défiance dans le regard de son vis-à-vis puis, d’un ton aussi taquin que transperçant elle susurra. « J’attendais un peu plus de fougue et d’ambition d’un homme qui prétend à semer sa graine dans le plus de ventres possible. » Un délicat rire s’échappa de ses lippes roses, non moqueur bien qu’elle ignorait encore si Corwin était doté ou non d’un sens aigu de la dérision. Indéniablement il lui en faudrait pour soutenir une conversation tenue avec la dragonne, qui poursuivit avec une fine risette dessinée au coin de sa bouche. « Ma naïveté. En tant qu’herboriste je devrais pourtant savoir que les plantes qui se disséminent aux quatre vents et prolifèrent le plus vite, ce sont les mauvaises herbes. » Elle termina sa coupe et la repoussa délicatement sur un guéridon faisant office de table de nuit. « Vous valez pourtant mieux que cela, j’en suis certaine… Mais vous vous complaisez sans doute trop dans votre situation, cherchant à ratisser au niveau qui est celui du frère cadet plutôt que de vous élancer là où vos capacités peuvent vous conduire… Quel dommage d’avoir tant de potentiel et de le noyer en dispensant toute son énergie dans la culbute. Il n’y a pourtant rien de plus triste que le sexe mal-fait. »

Si elle ne faisait évidemment pas une évocation au moment qu’ils avaient partagé – elle avait déjà sincèrement complimenté le chevalier à ce sujet – elle faisait en revanche référence à toutes les filles d’Amberly, ces pauvres âmes dont si peu se soucient, qui se retrouvaient embarrassées par et à cause de la libido d’un ser à qui elles ne pouvaient dire non, et dont elles ne pouvaient se plaindre sous peine d’être chassées de la demeure qui les employait. Il ne restait alors plus qu’à subir en silence… De ces instants ne résultait aucun partage, et Corwin ne parviendrait jamais à faire croire à une femme comme Shaïra que de ses besognes rapides et égoïstes pouvaient résulter un plaisir qui en valait la peine. « Je suis même sûre que dans votre orgueil, vous avez l’impression d’apporter une bénédiction à ses femmes en les honorant de votre semence. Après tout, ne porteront-elles pas la descendance d’un chevalier ? Votre lord et frère a bien de la bonté d’assumer toutes ces bouches à nourrir. » Et si ces filles avaient des maris, que la situation devait être dérangeante et malsaine ! Mais l’homme l’avait avoué lui-même, il avait tant travaillé à féconder qu’il ne pouvait prendre garde à tous ses bâtards. « La dame n’a que sa vertu à pleurer, mais toutes ces filles qui n’ont pas le pouvoir de vous dire non… Quel prix vous leur faites payer pour du sexe de bas étage entre deux couloirs. Un enfant, qu’il soit d’un noble ou d’un pouilleux, est un poids. Parole de Bâtarde. » Que les Sept en soient témoins, la sylphide savait parfaitement de quoi il en retournait. N’était-elle pas elle-même la fille de la dernière maîtresse de l’Indigne ? Quelle que soit la teneur de ses paroles, Shaïra ne se séparait pas de son sourire badin, preuve s’il en était qu’elle demeurait aérienne et tranquille. Elle n’essayait pas de convaincre Corwin, encore moins de le faire se repentir, mais la nature humaine l’intéressait et cet homme était un sujet qui, en plus de lui avoir offert une très belle nuit, ne lui paraissait pas aussi simple qu’un vulgaire coureur de jupons. Elle cherchait donc naturellement à le provoquer pour comprendre ce qu’il y avait au-delà, si du moins il y avait véritablement un ‘au-delà’. « Vous vous dîtes peut-être qu’il est un peu tard pour que le remord s’empare de moi… Mais détrompez-vous, ce que nous avons partagé était délicieux et n’a rien à voir avec ce que vous faîtes subir aux chairs tendres de cette forteresse. Nous le savons tous deux. C’est moi qui vous ai chassé, et aucune graine ne germera en moi. » Elle n’était pas une conquête ingénue et encore vierge, une femme mariée se versant dans l’infidélité ou une servante forcée à la soumission, elle était maîtresse de son corps et de son désir, dans son esprit elle ne s’était point donnée, elle avait conquit. D’une voix ourlée de son habituel érotisme, elle murmura en guise de conclusion à son propos. « Je loue l’homme de plaisir qui m’a transporté cette nuit, mais le petit être qui se soulage dans les recoins pour flatter sa virilité endommagée est déplaisant et aura toujours plus de difficultés à bien marier fils et filles. »


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Message Ven 17 Mai 2013 - 17:33

La dernière chose à laquelle Corwin s'était attendu, c'était de voir Shaïra commencer à lui faire la leçon. Il se serait volontiers laissé gagner par l'engourdissement puis par le sommeil si la chose lui était permise, quitte à rejoindre son épouse bien plus tard... Au lieu de quoi, il se retrouvait soudain accablé de jugements et de reproches, sur un ton qui n'avait certes rien de mauvais, mais dont il ne pouvait pas ignorer le sentiment railleur. Il n'était pas homme à accepter qu'on le juge, à moins d'être suffisamment bien placé pour le faire. Manque de chance, la belle l'était largement. Et s'opposer à ces paroles qui lui déplaisaient profondément aurait sans doute brisé toute la belle entreprise qu'il avait mise en place durant le reste de la soirée. Il ne pouvait décemment se le permettre. Il n'était pas de ceux qui suaient sang et eau à construire un mur pour mieux le démolir ensuite. De fait, il ne lui restait plus qu'à ravaler sa bile et laisser passer.
Il posa un regard impénétrable sur la bâtarde, écoutant jusqu'au bout sans l'interrompre. N'importe quelle autre femme, à moins qu'elle soit de rang équivalent à Shaïra, qui se serait permis de tenir de tels propos à son encontre aurait sans doute goûté à sa colère ou à une gifle, quand bien même il aurait couché avec elle quelques minutes plus tôt.

Le chevalier ne put s'empêcher de se demander si ces paroles étaient guidées par le fait qu'elle était une enfant illégitime, ou par celui qu'elle était une femme qui avait l'amour de la chair. Sans doute était-elle largement en position pour pouvoir défendre toutes celles de son sexe. Corwin trouvait ses mots offensants, car jamais il n'avait violé. Il aurait pu, bien des fois, et il aurait menti à dire qu'il n'avait pas été tenté, dans le but de punir une gueuse qui l'aurait mérité. Toutefois, il s'y était toujours refusé. Un tel acte aurait sans doute perdu toute la saveur qu'il appréciait dans un moment intime, même s'il s'agissait d'un instant volé entre les cuisses d'une servante. S'il pensait qu'il les honorait de sa semence ? Assurément. Ces petits bâtards avaient du sang noble dans les veines, après tout, ce qui valait toujours mieux que du sang de roturier, même pur. Mais il n'allait pas s'opposer à elle sur ce sujet.
Quant au fait d'offrir à ces femmes du sexe de bas étage... Après tout, si elles ne couchaient pas avec lui, elles se trouvaient un quelconque soldat pour les honorer, ou alors un autre serviteur comme elle ou n'importe qui de cet acabit... Il n'avait encore jamais vu l'une d'elle se plaindre du traitement qu'il leur faisait subir. Libre à elles de refuser, quoi que la belle en dise... Les raisons qui les poussaient à accepter, peu lui importait. Dans son esprit, il ne les violait pas, et c'était suffisant. Il ne se souciait cependant pas de leur apporter du plaisir, et dans ce genre de moment, seul le sien comptait. Il ne recherchait d'ailleurs rien de plus que de soulager un moment de faiblesse... L'air affable, il garda un masque de galanterie, et parvint à répondre sans que rien ne puisse laisser suspecter l'irritation provoquée par ces mots.


« Je pense comprendre votre façon de voir les choses, bien que cela ne soit pas la mienne. Malgré tout, je crois que chacun a ses faiblesses, et la mienne est l'attrait de la chair féminine. Les dieux ont généreusement paré celles de votre sexe pour faire tourner la tête à ceux du mien...

Une façon de lui concéder ses paroles, en toute politesse, sans révéler qu'il voulait tout simplement faire comme bon lui semblait avec son corps et son temps. Cela n'avait jamais tué personne ni empêché ces gueuses de trouver par la suite un époux adapté à leur condition. De fait, il ne voyait pas le mal. Comment aurait-il pu se placer dans la tête d'une femme dans un moment pareil ? L'idée de laisser tomber ce comportement le dérangeait finalement plus que de poursuivre sur la même lancée. Si une de ces femmes se sentait souillée par lui, qu'elle vienne le lui dire... Le chevalier sentait toutefois une pointe de vérité dans les mots de Shaïra alors qu'il savait pertinemment qu'aucune d'elle ne viendrait se plaindre. Pourtant, il y en avait bien quelques-unes dans le lot qui étaient venues l'aguicher de leur propre chef par la suite, afin d'avoir droit à une nouvelle passe... Elles ne devaient donc pas détester à ce point.
Il ne la contredit pas lorsqu'elle lui annonça l'avoir chassé, et non l'inverse. Un léger sourire étira ses lèvres. De son point de vue, c'était lui qui avait procédé à la chasse. Finalement, autant dire qu'ils avaient chacun entrepris quelque chose de leur côté... Bien que la beauté de la belle était largement suffisante en soi pour attirer les hommes désirés dans ses filets. Quant au fait d'avoir plus de mal à marier ses fils et ses filles en raison de son comportement, il le verrait bien en temps et en heure. Des partis nobles restaient le plus souvent des morceaux alléchants, qu'ils soient issus de la branche aînée d'une famille ou de la branche cadette.


- Il va de soi que le dragon chasse la licorne, concéda-t-il finalement du bout des lèvres. Et ce moment n'avait d'autre but que d'être un honneur en soi, et un véritable plaisir. Je vous remercie encore pour cela.

Terminant sa coupe, il se leva du lit et alla jusqu'à la fenêtre, toujours nu. Son regard céruléen scruta la tourmente extérieure pour y guetter des signes qui lui donneraient une idée de l'heure. Sans doute conviendrait-il, finalement, de rejoindre son épouse sans tarder, afin de ne pas embarrasser inutilement son frère pour son aventure nocturne si d'aventure il venait à s'endormir dans le lit de l'invitée et à être trouvé là le lendemain. Il poussa un discret soupir, puis se retourna vers Shaïra avec un sourire navré.

- Je crois que l'heure est bien plus avancée que ce que la tempête pouvait nous laisser croire. Il est temps pour moi de regagner mes appartements... Afin de donner le change, si besoin est. J'espère ne pas vos offenser en vous quittant, et je me permet de vous souhaiter la bonne nuit. »

Pour ce qu'il en restait. Il s'inclina devant la belle avant de partir en quête de ses vêtements et de les enfiler. Lorsqu'il quitta discrètement la pièce, il avait l'esprit aussi clair qu'en pleine journée. Le vin avait ravivé ses sens et ses capacités. Sans doute serait-il bon pour un certain temps d'insomnie... La fatigue finirait bien par refaire surface, après tout, à un moment ou à un autre.


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La femme que j'aime, la pluie ne tombe pas sur elle [Corwin]

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