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Ser Alrik Mallery pour lady Velanna Vance

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Commandant des Dents de Freux
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Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

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Message Mer 22 Aoû 2012 - 19:09

Plus qu'à la flamme d'une bougie, à celle du coeur, Alrik se triturait les méninges sur une bribe de vélin qui restait désespérément vacant. Pas un mot d'encre qui ne vienne se lithographier sur son support, pas un seul qu'il jugeait digne d'y figurer sans passer pour un idiot ou un infatué. Lui qui était pourtant un grand habitué à la rédaction des missives admirait toute l'étendue de son incapacité à s'y plier cette fois-ci, que faire, que dire ? Il n'était pas même certain de l'intelligence de son envie. Velanna Vance méritait un effort à la hauteur de sa personne, mais c'était là un domaine dans lequel le chevalier n'excellait guère. Un soupir las franchit la barrière de ses lèvres, puis il s'adossa à son siège en se frottant la tempe. Quelques semaines déjà, que la sylphide alimentait ses songes sans qu'il puisse s'en défaire, depuis qu'il l'avait aperçue au sein du bastion qu'il protégeait. Il avait longuement hésité avant de se manifester auprès du régent d'Atranta, un quidam qu'il connaissait pourtant depuis plus de quinze ans et avec lequel il partageait des moeurs similaires. La crainte de faire une erreur, sûrement, celle de se faire renvoyer à son ancien statut d'indigent, peut-être, une appréhension que ses plus proches gens avaient qualifié de ridicule, face à l'astre qui était à portée de main. Finalement, son épître avait été diantrement bien accueilli par le lord Cliff, ce dernier le conviant à rallier le Conflans pour que l'affaire soit abordée de la meilleure façon qui puisse être. Tout d'abord, rencontrer la belle : loin du sieur Mallery l'idée de céder à la simple vénusté d'apparence ou de contraindre quiconque à endurer sa compagnie à vie si le désir de se faire n'était point partagé. Mais comment la jeune femme verrait-elle la manifestation de son intérêt naissant pour elle ? Trop d'incertitudes, il ignorait tout ou presque de la façon dont on convoitait une dame de cet apanage, lui qui avait naguère épousé une roturière dont il n'eut pas à monnayer la main. A cette époque, les choses lui semblaient avoir été plus aisées, à moins que l'âge n'ait définitivement eu raison de toutes ses facultés au flirt... Fichtre, que dirait-elle d'un époux aussi aigri ? L'idée qu'elle puisse le trouver monotone et de trop circonspect l'incommodait, lui qui depuis la disparition de sa compagne n'avait jamais chercher à plaire, quelle étrange sapidité que de s'y essayer à nouveau.

Le jour du départ approchait, mais plus il en guettait l'aube, plus il prenait conscience qu'il serait contraint de manquer à cet entretien. Le Donjon Rouge était en proie à l'agitation, le Conseil Restreint était un événement qui demandait toute son attention avec les grandes personnalités qui y siégeaient. Même pour une étoile qu'il rêvait d'effleurer, le ser ne pouvait se permettre de se dérober à son devoir, et ce fut à contre-coeur qu'il eut à prévenir Cliff Vance de son impossibilité à se déplacer pour le moment. Qu'à cela ne tienne, s'il ne pouvait verbalement conter fleurette à Velanna, il pouvait toujours le faire par écrit, une alternative qui lui parut alors des plus opportunes. Car s'il n'y avait pas pensé plus avant, que la demoiselle n'ait absolument aucune envie de le voir n'était pas à exclure. Alrik n'était pas homme à s'imposer, pas auprès des femmes, pas en de telles circonstances, et estimait que la principale concernée avait tout autant son mot à dire. Lui écrire, donc, en guise de premier pas... Mais que lui narrer sans en faire trop ou pas assez ? Egaré comme il l'était, il songea presque à aller frapper à l'huis du Grand Amiral, Jace saurait quoi faire, Jace savait toujours quoi faire dans ce genre de cas... Pourtant, il n'osa l'importuner à une telle heure, et se remit à contempler son parchemin vide. Il prit une grande inspiration à s'en faire imploser les poumons, puis fit une tentative.








Lady Vance,


Puissent ces noires ailes vous porter des nouvelles que vous n'estimerez pas mauvaises, si je l'avais pu, cela aurait été par un tout autre pennage que je vous aurais fait parvenir ces phrases. Cette épître et son caractère vous laisseront peut-être coite à défaut de vous seoir, et si tel est le cas, j'en suis vertement navré, car je n'ai nulle autre prétention que vous plaire. Quand bien même votre père m'a octroyé le droit de vous écrire, j'ignore s'il vous a fait part de cette intention ou même si vous trouverez goût à me lire parmi les missives de courtisans qui, je n'en doute pas, sont nombreux à tenter de vous encenser.

Avant de poursuivre dans ce piètre marivaudage, il serait de bon ton que je me présente, chose que j'aurais préféré faire de vive voix. Je suis ser Alrik Mallery, Commandant des Dents de Freux et humble serviteur de la Main du Roi, lord Brynden Rivers. Je me devais de rallier Atranta dans les prochains jours dans le but de visiter votre famille et, par la même occasion, de vous rencontrer de façon appropriée. Malheureusement, l'effervescence qui gagne le Donjon Rouge en vue du Conseil Restreint m'y retient pour quelques temps encore, étant garant de la sécurité de ses dames et seigneurs, ce sont là des obligations que je ne peux décemment faire attendre. Mon incapacité à faire route vers le Conflans m'a convaincu de vous adresser cette lettre, et à bien y réfléchir, il aurait été plus avisé que je commence par cela avant de projeter une éventuelle venue.

Je subodore que votre père vous ait déjà parlé de ma personne, lord Cliff et moi-même sommes des connaissances de longue date bien que les impératifs de nos vies respectives aient empêché cette bonne entente de croître d'avantage. Malgré cela, c'est d'un gentilhomme emprunt d'un indéniable panache dont je me souviens lorsque je songe à la bataille du champ d'Herberouge, durant laquelle nous avons guerroyé pour la même cause. J'ai également eu l'honneur de m'entretenir avec feu votre grand-père avant que votre père ne lui succède, je gage que les Vance d'Atranta ont toujours été de ceux que l'on ovationne durant leur vie et que l'on pleure à leur trépas, une étoile ne meurt que pour donner naissance à une suivante. Il m'a toujours été agréable de croiser lord Cliff lors de ses déplacements à Port-Réal, parfois en compagnie de votre frère aîné, et si je n'étais pas sans savoir que sa descendance ne se résumait pas à un fils, j'ignorais en revanche qu'il eut fait toute son oeuvre en vos traits.

Sans doute ne m'avez-vous guère remarqué le jour où, moi, je vous ai aperçue. Je ne saurais vous donner les raisons de cet émoi sans y mettre une emphase méritée, aussi n'ai-je point pour coutume de céder à la convoitise à la suite d'une simple oeillade aussi fascinante eut-elle été. Il serait grossier de ma part de jouer d'obséquiosité auprès de votre père dans l'espoir de m'arroger votre main si tant est que cela soit plausible, je refuse par ailleurs de vous astreindre à une relation dont vous n'apprécieriez aucun aspect. Il m'a été laissé dire que vous étiez une dame de caractère, aussi puis-je espérer que vous ne m'épargnerez guère de franchise quant à votre désir de me rencontrer ou non. Avant que vous ne vous inquiétiez d'hypothétiques desseins intéressés à votre égard, je souhaiterais apprendre à vous connaître, c'est là la moindre des noblesses avec laquelle il me faille agir, sachez que je viendrai à vous seulement si vous m'y autorisez.

Puissent les Sept vous garder en leur bienfaisance votre famille et vous-même.


Alrik Mallery


Satisfait n'aurait pas été le terme adéquat, mais il doutait pouvoir mieux faire alors se contenta de ce récit. Le chevalier entreprit de sceller la missive, puis quitta son office pour s'en aller trouver un mestre qui expédierait les nouvelles vers le fief d'Atranta.


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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Velanna Vance
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 23:31

En cette belle et ensoleillée journée, nul ne s’attendait à Atranta à voir les ailes d’un corbeau noircirent le ciel. Van s’entraînait à l’épée à côté de son oncle et jeta un œil soucieux à la créature, entre ses lèvres souffla un murmure inquiet : « Noires ailes, noires nouvelles ? Deviendrais-tu superstitieux ? » Le garçon sourit et surprit Clive d’une botte savamment orchestrée, le désarmant sur le coup. Il progressait à vue d’œil et s’attira une large et fière risette de Velanna qui les observait tout en écoutant d’une oreille discrète les conseils de sa septa. Cette dernière s’était mise en tête de tout faire pour que les prochaines fiançailles de la jeune femme soient couronnées de succès et ne cessait de lui faire prier la Jouvencelle à cet égard. La leçon fut interrompue quelques minutes plus tard par le mestre de la maison, le vieil Irwin, qui tenait entre ses doigts longs et ridés la missive portée plus tôt par le corvidé. « C’est à votre intention Velanna, cela vient de Port-Réal. Vous allez reconnaître le cachet… » Elle n’avait besoin en vérité que de voir la fine risette sur son faciès pour comprendre d’où provenait cette lettre. C’est avec un sourire qu’elle récupéra en douceur l’épitre qui lui était destinée. Isabel se penchait déjà légèrement en avant pour discerner l’écriture, ce qui poussa Velanna à se redresser pour s’isoler dans le jardin bordant la propriété.

Assise dans l’herbe verdoyante elle entama sa lecture avec un intérêt palpable, sans même s’apercevoir de la présence de Kiara qui approchait à pas de loup… « Qui t’écris ?? Elle releva furtivement le nez. Alrik Mallery, tu sais, le… Ton beau futur fiancé ! Velanna soupira mais ne put se défaire de sa malicieuse risette. Laisse-moi lire… Je veux voir moi aussi, promis, je ne dirai rien ! Kiara… ! Oh, tu ne vas pas me faire des cachotteries à moi. Et puis, ce n’est que la première fois qu’il t’écrit, cela ne peut pas être indécent ! Qu’en sais-tu… ? Susurra Velanna avec une œillade on ne peut plus éloquente. Quoi ?! Fais-voir !!! » Un rire perça les lippes de la jeune femme qui consentit cette fois-ci à laisser la plus jeune mirer par-dessus son épaule. « Velanna… Tu rougis ! » Acheva Kiara une fois ses prunelles relevées de la lettre. L’aînée s’empourpra légèrement et se redressa en une rapide mouvance. « Pas du tout ! Il faut que je lui réponde. Déjà… ? Elle arqua un sourcil amusé. Oh, cesse donc de te moquer ! J’y vais. N’oublie pas d’embrasser le bas de la page… ! Arrête ! »

Après avoir gagné l’intimité de sa chambre, Velanna s’installa à son bureau proche de la grande fenêtre sur lequel elle posa avec soin la missive du Commandant. Cette dernière fut lue et relue à de multiples reprises avant que la jeune femme n’ose seulement se saisir de sa plume d’oie, qu’elle tritura et mordilla longuement, pour finalement se lancer après une profonde inspiration. De son écriture ronde et déliée elle coucha toutes ses pensées d’une seule traite sur le parchemin puis, après une relecture attentive, elle scella sa réponse et y apposa le cachet des Vance. Le tout fut confié aux bons soins d’Irwin qui s’empressa de renvoyer le corbeau dans la journée, ravi de constater que la jeune femme prenait l’affaire à cœur.








    Lord Mallery,

Grande fut ma surprise en découvrant votre pli, je ne m’en cache pas, mais l’étonnement se transfigura en ravissement à la lecture de vos mots. Rien ne vous obligeait à vous fendre d’une telle courtoisie d’aucun jugerait stérile ou inconvenante. Toutefois cette délicatesse me va droit au cœur et je vous en remercie, votre égard me laisse présager une charmante rencontre dont je me languis avec une certaine impatience.

Ainsi que vous le supposiez le seigneur Vance mon père m’a déjà conté votre histoire commune, tout comme vos réussites personnelles et vos exploits. Nombreux et saisissants. Combien de roturiers de notre âge peuvent se féliciter de s’être hissés à votre niveau ? A ma connaissance bien peu, et encore moins peuvent se vanter d’une telle modestie. Je ne peux vous laisser penser que ce jour-là je ne vous avais pas remarqué, tandis que je me rendais pour la première fois au cœur du Donjon Rouge en compagnie de ma sœur cadette, car c’est bien le contraire qui s’est produit. Majestueux dans votre armure de plates Kiara est la première à vous avoir aperçu – que les Sept la pardonnent, son cœur est aussi molletonneux que de la veloutine – et je n’ai pas tardé à en faire de même avec une pudibonderie de rigueur. J’en suis d’ailleurs gênée et un peu navrée, il n’est pas dans mes habitudes d’agir de la sorte mais il me semblait inconvenant de déranger le Capitaine des Dents de Freux dans ses offices.

J’ignorais alors que quelques jours plus tard mon père m’annoncerait que vous rendriez visite à Atranta pour faire ma connaissance, et je ne saurais vous décrire mon état d’esprit. Il m’est toujours agréable de faire de nouvelles rencontres et j’aurais mille et une questions à vous poser sur votre parcours, votre mission, vos talents d’épéiste et vous-même. Cependant j’ai également peur de ne pas être à la hauteur et de n’avoir rien de palpitant à vous raconter. Si je ne peux qu’admirer la « noblesse d’âme » qui marque votre conduite et votre devise, que puis-je en dire moi qui suis née dans l’opulence et qui n’ait jamais eu besoin de vaincre pour obtenir ce qui m’appartient ? Je ne suis qu’une fille du Conflans qu’on vous a magnanimement décrite avec du caractère, et je ne souhaite pas vous mentir sur ma personne, ni me contraindre à changer comme j’ai pu essayer de le faire pour plaire à celui qu’on m’avait choisi. Je sais me tenir et on me reconnait volontiers une aptitude naturelle pour délier les discours politiques et les sourires de surface avec doigté mais… Je fais des broderies d’une mocheté terrible, je danse avec une rare balourdise et la cuisine m’est interdite depuis que j’ai manqué de mettre le feu à toute la demeure. Il me plaît davantage de tirer à l’arc ou de m’enfoncer dans les bois en compagnie de ma chienne… En revanche, et pour vous prouver que je n’en reste pas moins une lady mon seigneur, je suis également une harpiste qu’il n’est pas désagréable d’écouter.

Tout cela m’invite à penser qu’à présent c’est peut-être à mon tour de vous demander si vous souhaitez toujours venir à Atranta, lorsque vos obligations vous auront libéré ? En tout cas, de mon côté, je vous y attends avec plaisir et veillerai d’ici là à confectionner un damas digne de ce nom, pour vous. Je vous souhaite du courage pour canaliser l’agitation qui s’empare de Port-Réal avec la tenue du Conseil Restreint, et vous accompagne dans mes prières.

Que les Sept veillent sur vous.

Velanna Vance


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Alrik Mallery
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Message Mer 29 Aoû 2012 - 13:23

La réponse de proses intentionnées avait été bien plus rapide qu'il ne l'aurait jamais pensé, aussi Alrik s'était vu surpris lorsqu'une missive en provenance d'Atranta lui avait été déposée à son office. Si bien qu'il songea à ce que ce soit lord Cliff qui la lui ait adressée, mais la calligraphie ne laissait guère place au doute sur son auteur. Inconsciente risette ourlée aux lèvres durant toute sa lecture, le ser avait levé les mirettes au plafond avec un contentement encore pusillanime. Jamais n'aurait-il eu la prétention d'avancer un quelconque intérêt de la part de Velanna, l'engouement de son père avait d'ores et déjà été source de ravissement, cette simple lettre soulevait bien plus de sentiments qu'initialement prévu. L'impatience pointait désormais, plus encore, d'une rencontre dont il était maintenant convaincu de l'envie réciproque. Cependant, ils allaient devoir se contenter de jolis termes d'encre au moins jusqu'à la fin du Conseil Restreint, car il était inconcevable pour le Commandant des Dents de Freux de quitter l'enceinte du Donjon Rouge avec un événement d'une telle ampleur. Ce fait ne sembla pas l'assombrir outre mesure dans l'optique où tout ne serait qu'une question de temps, un temps qu'il mettrait à profit pour se préparer en vue de plaire à la sylphide. Pour l'heure et à son tour, il s'empressa d'attraper un vélin vierge pour y coucher quelques immédiates pensées, venues bien plus naturellement que pour sa première épître. Intrigué, désireux d'en apprendre plus et secrètement, de s'assurer que tout ceci n'était pas le fruit de son imagination.







Lady Vance,


Votre épître a su me ravir à l'incommensurable, tout comme cela semblait être votre cas concernant mon initiative, je ne m'attendais pas à tant d'égard et d'éloges faites de votre plume. J'ignore si l'humble chevalier que je suis en mérite tant, mais j'ose espérer que les limpides eaux d'estime dans lesquelles nous nageons avec tant d'authenticité nous permettront d'éviter le naufrage. Et quand bien même, ce sera avec un plaisir non feint que j'aurais levé les yeux vers les cieux pour découvrir que la descendance Vance est de cette piété filiale que je connaissais déjà à votre père.

Je suis enchanté d'apprendre que lord Cliff me tient encore en considération suffisante pour vous conter mon histoire malgré les années qui ont passé. Je le suis encore d'avantage, même flatté pourrais-je affirmer, de savoir que je n'ai pas échappé à votre oeillade ce fameux jour, ni même à celui de votre soeur. N'excusez guère son attitude, il est important que les ladies de son âge demeurent songe-creuses tant qu'elles peuvent encore se le permettre. Qui plus est, je me souviens que dame Kiara est aussi en vénusté que vous ne l'êtes, quel quidam avec un tant soit peu de sens commun oserait donc se lamenter d'être ainsi remarqué par un tel binôme sororal ? Je ne serai pas de cette vermine, soyez-en assurée. Mais comme vous le soulignez si bien, il m'aurait été ardu d'échanger plus que quelques usages de convenance alors pris dans le rouage de mes obligations. Il n'est pas une femme de mon entourage qui ne se montre aussi fière que contrariée de cette propension au devoir, cependant, je ne dois mon avènement qu'à ce même zèle. J'espère que vous n'avez point pris ombrage du fait que je ne sois pas venu à votre rencontre ce jour-ci, mais je me rendais à la roukerie sous la demande du Grand Mestre et en compagnie de certains de mes hommes, je ne pouvais m'attarder même dans une si agréable perspective que converser avec vous.

Je confesse non sans auto-dérision que même si je m'étais approché, je n'aurais su quel comportement adopter. Comprenez que je n'ai marotte ni à la courtisanerie ni à la grandiloquence, avant d'être un seigneur, je suis un chevalier qui passe par la voie de l'estoc. Prétendre que je ne prends part à aucune intrigue diplomatique serait mentir, mais il est plus question de la préservation de mon lord que d'intérêts personnels. Assez parlé de moi cependant, je ne puis m'empêcher d'aborder un point qui m'incommode dans votre dernière lettre, ou cette mésestime de votre mérite. L'on ne choisit pas d'où l'on vient, vous êtes jeune et pleine de ressources, le simple fait que vous ne cherchiez pas à vous voiler de tous les acabits prouve que votre noblesse va au-delà d'un titre de naissance. Nul ne vous tancera d'avoir tenté de plaire à votre précédent promis, il en va de la logique même, mais je suis bien plus admiratif de la vaillance avec laquelle vous vous êtes opposée à de messéants traitements qui n'avaient pas lieu d'être. Peu d'épousées auraient ainsi agi, j'opine que chaque conjoint doit être apprécié avec la tolérance et le respect qui lui sont dus, tout comme avec un regard réaliste sur les lacunes infuses à tout être humain.

De là, rassurez-vous, je ne suis pas en quête d'une compagne qui ne saurait faire autre chose que ce qu'une éducation seigneuriale lui a enseigné. Bien que je me surprends à craindre pour nos cuisines, je ne vois en cela rien d'insurmontable et goûterai votre plat brûlé ou non. Je préfère vous savoir suffisamment alerte pour ne pas vous laisser endormir par de beaux effets de rhétorique, les mots sont parfois des armes plus dangereuses qu'une lame. Comme vous le savez, ma maison est naissante et ne compte que trois membres, dont je suis le seul sieur. Ma soeur est en charge de notre fief lorsque je ne puis m'en occuper, bien souvent je l'admets,et ma fille se plait à rendre la vie impossible à nos quelques domestiques. Yevana n'est pas de ces dames qui se sentent à l'aise dans la flagornerie et ses activités sont proches des vôtres, elle ne cesse de me demander plus de leçons à l'épée et ne perd jamais une occasion de s'éloigner de notre demeure à grande chevauchée. Par ailleurs, elle-même est une harpiste de talent et une caractérielle de renom, aussi puis-je croire non sans amusement que je ne serai que peu dépaysé à vos côtés. Tirez-vous à l'arc depuis longtemps ? Est-ce votre père qui vous a appris ?

Je serai ravi que vous m'en fassiez une démonstration lorsque je rallierai Atranta, car j'en ai l'intention dès lors que faire se pourra. Comptez sur moi pour tenir votre père informé de cela.

Prenez soin de vous et adressez mes salutations à votre famille.


Alrik Mallery


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


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