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Les chaînes ne sont pas faites pour les chiens. [PV Daärim Forrest]

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Message Mer 22 Aoû 2012 - 10:21

    Le cliquetis des chaînes résonna dans tout le cachot, signe de son nouvel échec à se défaire de ces liens qui entravaient ses poignets depuis des jours déjà. Avec un grognement de dépit, le jeune homme s’affala contre le mur sec et froid de sa cellule, sentant une pointe de découragement percée à travers le flot de frustration et de rage qui était le sien depuis que les gardes l’avaient jeté dans cette pièce malodorante en attendant… en attendant quoi ? Il savait qu’il n’aura pas droit à un procès en bonne et due forme, ne sachant que trop bien que son statut de mercenaire n’intéressait personne et, face à un noble dont il avait trahie la confiance, il ne faisait guère le poids. Si son ancien employeur désirait avoir sa tête tranchée sur un plateau d’argent, il pouvait parfaitement l’avoir sans que cela ne révolte quiconque. Oh, Aarseth ne regrettait en rien d’avoir ouvert cette lettre cachetée. Après tout, sans elle, il aurait continué à la transporter comme un imbécile sans savoir qu’elle était vierge de la moindre écriture et aurait certainement essuyé les quolibets de ses émissaires lorsque ces derniers auraient apprit que le garçon avait traversé Dorne pour porter une missive vide de notes. Néanmoins, la haine d’Aarseth n’allait pas réellement à l’encontre du nanti qui s’était joué de lui, mais plutôt de son compagnon de route qui n’avait pas hésité à le vendre pour prendre la poudre d’escampette en direction du Nord et des Terres de l’Orage. Jamais il n’aurait du croire en la parole du Fennec et accepter de le suivre. Il aurait du partir de son côté, quitte à devoir se perdre une bonne demi douzaine de fois avant de quitter les terres de Dorne mais au moins aurait-il été libre de ses mouvements et non emprisonné dans cette cellule comme le dernier des criminels.

    Si, en plus, ils décidaient d’allonger sa peine en prenant en compte son existence passée à tuer et intimider pour le compte de plus riches que lui, il allait avoir droit à une liste de crimes interminable qui lui coûtera sans doute à vie sa si précieuse liberté et son indépendance. Sans oublier que ses affaires personnelles étaient aux mains des soldats qui l’avaient attrapés et il craignait plus que tout qu’ils n’abîment ou ne volent ses rares biens. Sombraurore, sa lance, était après tout suffisamment belle pour attirer la convoitise et l’envie de gardes ripoux, sans oublier le Livre Noir, donc la clé était heureusement toujours autour de son cou, solidement attachée à sa chaîne de fer. Il avait longuement réfléchit à un moyen de fuir la prison mais il était bien trop habitué à foncer dans le tas pour adopter une technique plus subtile et la prison semblait suffisamment bien gardée pour que personne ne puisse s’enfuir aussi aisément. La solution la plus diplomatique et la plus sage qu’il ait pu trouvée en cette période de crise était de faire appel à un autre noble de Dorne, avec qui il avait quelque relation afin qu’il puisse le faire libérer. Il avait au départ songé à Anissa Uller mais sa fierté l’avait empêché de demander l’aide de la Vipère, peu désireux qu’elle le voit en si piteux état, sans oublier qu’avoir une dette envers elle le dérangeait quelque peu. La seconde personne à lui être venue à l’esprit fut la capitaine de la garde du Prince Martell, Sarya Sand mais il doutait qu’elle accepte de se mettre en porte-à-faux vis-à-vis d’une garde vassale de son seigneur, même pour délivrer un mercenaire qui lui avait donné un coup de main à l’occasion.

    Finalement, son choix s’était arrêté sur le fils d’une des familles les plus importantes de Dorne : Daärim Forrest. Aarseth avait déjà servit sous ses ordres, pour quelques missions et avait gardé un bon souvenir de ce jeune prince qui n’avait jamais cherché à la doubler ou à le garder à tout prix dans ses rangs pour éviter de devoir débourser des dragons d’or pour l’avoir à son service. Si l’indépendance du Dornien l’avait de nouveau poussé sur les routes, il avait dit à Daärim de le contacter si jamais il nécessitait encore ses aptitudes. Toutefois, dans la situation actuelle, c’était lui, Aarseth, qui avait grand besoin de l’influence de la maison Forrest pour le faire libérer. Il avait donc demandé à ce que ce dernier soit son protecteur, même s’il savait qu’une telle demande le forcera certainement à devoir rester avec son sauveur pour éponger sa dette. Mais il préférait encore être à la botte d’un employeur honnête et libre d’exercer ce qu’il faisait de mieux, à savoir tuer, plutôt que de purger une interminable peine qui le verrait enchaîné pendant des mois, voire des années. Malgré cela, rien ne certifiait le mercenaire que Forrest viendrait à son secours. Après tout, il n’avait aucune obligation et Aarseth n’était qu’une bien insignifiante personne comparée à lui, mais il espérait sincèrement que son ancien employeur se rappellerait son honnêteté d’autrefois afin de lui venir en aide. Le plus rapidement possible.
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 15:51

Recevoir une missive n'était pas chose encore particulièrement usuelle pour Daärim. Surtout qu'il ne s'agissait pas de nouvelles rapportées en toute camaraderie mais d'un écrit officiel tamponné par Wyl. Généralement, les missives parvenaient préférentiellement à son paternel, effigie et représentant de leur maison. Néanmoins, sans doute possible, l'épître qu'il venait de recevoir lui était bien dédié. Surpris mais pas dérangé, il avait reçu la lettre sans émettre d'objections. Apprendre l'origine le subjuguait tout autant que l'officialité de la démarche. Wyl... Bien sûr, cette maison peu éloignée de la leur ne lui était point étrangère. Mais ce n'était point celle avec laquelle les affinités étaient poussées et déployées en majorité.Domaine mineure qui n'était par conséquent pas une maison vassale, elle n'apportait dans sa vie actuelle et dans ses projets que peu d'intérêt. De plus, la rencontre avec les membres des Osseux était particulièrement rare entraînant une voisinage davantage géographique qu'amical. Il ne les reprochait rien et ne tenait pas à entrer en conflit avec eux puisqu'ils pouvaient toujours apporter un avantage au vu de leur proximité avec la frontière à un moment plus compliqué de leur contrée avec celles avoisinantes. Mais dans l'immédiat, il ne comprenait pas encore la raison de leur sollicitation écrite. Bien sûr sans a priori, il se devait de prendre acte du contenu et de se renseigner pour la cause et ce qui allait découler d'un tel échange. Ayant nourri ses rapaces, la lettre l'attendait dans ses appartements. Il prit donc place sur le siège qui trônait devant un meuble apparenté à un bureau, auquel il passait pour être sincère très peu de temps. Cette inactivité inutile et intellectuelle n'était pas pour lui plaire. S'il devait parler à quelqu'un il préférait largement la confrontation directe. Mais la noblesse obligeait un minimum de bienséance et la politesse écrite était forcément de vigueur. Aussi s'était-il donc forgé une patience pour les moments jumelés à l'actuel. Il était bien plus posé sur certains aspects depuis sa maturité avec beaucoup plus de hargne et de violence quand elle pouvait se manifester. Comme pour beaucoup d'avantages, il y avait toujours un "mais "qui s'insurgeait et faisait surface. En attendant, sa journée n'était pas des plus chargées par conséquent se poser quelques minutes ne lui posait pas de problèmes apparentes. Prenant le temps de faire connaissance avec le connu de l'épître, il fut confronté à sa seconde surprise découlant de cet information écrite.

Aarseth. Homme de terrain qu'il avait côtoyé quelques fois par le passé. Il avait même pu user de ses capacités pour répondre à certaines exigences combatives dont il avait besoin. C'était un homme d'une fidélité exemplaire doté des capacités martiales comme il les aimait. Ne rechignant pas à l'effort, combattant avec hargne, férocité, il était un bon guerrier et devoir s'en passer avait entraîné une déception non feinte. Mais cet homme n'était guère apparenté à sa maison et s'était toujours montré indépendant le signifiant dés le début de leur collaboration. Aussi, le retenir n'avait jamais fait partie du contrat et il n'avait pas tenté d'essayer. Lui offrir la convenance de repasser par là et également de concéder ses capacités à nouveau pour un temps étaient tout ce qu'il s'était autorisé. Mais depuis lors, il n'avait guère eu l'occasion de voir réapparaître cet homme de qualité. Du moins jusqu'à aujourd'hui. Selon les quelques lignes qui se succédaient sous ses yeux et sollicitaient son attention, la trame principale laissait comprendre que le dornien était accusé de trahison et faisait face à une épreuve difficile pour quelqu'un d'indépendant et homme de terrain : un emprisonnement. Cela le surprenait car jamais il n'avait eu le moindre tracas venant de ce combattant. Bien sûr la missive ne suggérait que peu les tenants et aboutissants de cet évènement et de son jeune âge, il avait néanmoins bien compris que ce n'était pas clair et qu'un questionnement plus poussé allait devoir être mené, puisque bien sûr, on le conviait à Wyl, d'où la missive. Il était selon le papier le garant de cet homme sans attache officielle. Peut-être était ce fait exprès, il n'en savait rien, mais c'était un choix judicieux de l'avoir mandaté à cette affaire simplement parce qu'il était un noble, Forrest, d'une maison par conséquent vassale avec forcément plus d'appui que n'importe quel membre du domaine de Wyl. Mais il ne savait pas si c'était calculé ou non. L'importance de cette information était moindre, il venait simplement de savoir ce qui allait succéder à la prise de connaissance de cette lettre : un petit tour par la maison de Wyl. Prenant de quoi répondre, il nota de quelques phrases sa venue rapide dans le domaine.

Après des préparatifs et une explication partielle à son père des raisons de son départ, il monta sur son fidèle destrier sellé pour l'occasion, avec accrochée à son échine ses armes donc les sangles trônaient sur ton torse. Une autre couverture de peau ornait son épaule car l'accompagnait son homonyme rapace, Dashkar, qui déjà attendait le début de la chevauchée pour quitter la jointure. Une fois le cheval lancé, il s'envola alors pour séjourner dans les airs ou au niveau de Daärim le temps de la chevauchée qui se fit d'une traite. Son arrivée prévenue se fit sans encombres même s'il sentait l'hostilité dédié à un noble de rang supérieur aux leurs qui venaient en plus normalement leur reprendre leur bien censé faire office de leur justice. Très rapidement une version des faits lui fut donnée mais quelque chose le dérangeait. Tout n'était pas clair et il n'avait guère confiance en représentant défavorable à la personne qu'il venait libérer. Un homme considéré comme traître n'était pas avantagé par le parti opposé, cela pouvait sembler logique même s'il avait bien en horreur des mensonges censé détruire un homme qui n'était pas coupable. Mais en même temps, la trahison était pour lui un des pires pêchés que l'on pouvait formuler à son encontre, aussi était-il compatissant quand ça concerne d'autres, sauf si la trahison procurée à d'autres était dans ses plans mûrement calculés. C'était bien plus l'apanage de sa jumelle mais elle l'avait forcé à entrer dans le domaine. Toujours est-il qu'il refusait tout bonnement de prendre une décision claire tant qu'il n'avait pas vu le concerné. Aussi se fit-il conduire dans la prison où siégeait "son" homme de main. Congédiant son accompagnateur une fois la porte du cachot ouverte, délaissé de Dashkar qu'il avait laissé profiter de l'air frais, il pénétra dans le lieu clos et renfermé, dénué de toute gaieté, aussi froid que la mort. Observant l'homme enchaîné il s'avança légèrement.

"Me voilà surpris d'avoir de tes nouvelles en de telles circonstances."

L'homme placé devant lui n'avait que deux années de moins que lui ce qui engendrait une certaine résonance physique entre les deux dorniens. Son observation laissait néanmoins suggérer un épuisement découlant d'un emprisonnement forcé et peu habituel. Faisant encore quelques pas, il finit par s'arrêter clairement devant l'homme s'accroupissant à la suite pour pouvoir être à son niveau ne tenant guère à engendrer une supériorité par un regard planté de haut. Ainsi, son regard était planté en face, ménageant une égalité entre eux, d'homme de terrain à homme de terrain.

"Trahison... Cela m'étonne particulièrement de toi. Il me semble avoir souvenir d'un homme de confiance. A moins que tout n'ait pas été dit... J'attends ta version."

Bien que l'égalité avait été instaurée, son ton laissait suggérer que l'affaire était sérieuse à ses yeux et qu'il n'accepterait point de mensonges ni de manipulation. il s'était déplacé pour un homme qui ne faisait pas partie de sa maison. Mais d'après lui cet homme en valait la peine, cela suggérait fortement qu'il le prouve. Il ne se contentait jamais qu'une partie de la vérité et ne faisait confiance qu'à ceux qu'il avait jugé digne. Aarseth faisait partie de ce lot mais la situation actuelle le laissait perplexe. Il attendait donc d'en savoir plus sur l'affaire.


Dernière édition par Daärim Forrest le Lun 27 Aoû 2012 - 9:29, édité 2 fois
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 20:28

    Alors que les gardes venaient de déposer à ses pieds une gamelle remplie d’une bouillie malodorante, censée lui servir de repas pour la journée, Aarseth se remémora les événements qui avaient conduit à son arrestation. La mission reçue par le nanti, accompagnée de la lettre, la longue route en compagnie de Mycah, les soirées interminables où ce maudit chasseur n’avait fait que palabrer, les journées aussi calme que l’eau sans la moindre escarmouche ou attaque, le doute qui s’était peu à peu immiscer dans l’esprit des deux hommes… Selon leur employeur, la missive était censée être de la plus haute importance, convoitée par d’obscurs ennemis qu’il avait refusé de nommer, trop pressé d’envoyer ses mercenaires sur les routes. Ils avaient donc marché pendant des jours à travers le désert, sans rencontrer le moindre incidente sur la route, pas d’attaque de bandits ou même un accrochage avec qui que ce soit. C’était comme s’ils voyageaient le plus naturellement du monde, ignorés des mécréants qui sillonnaient les dunes et qui, d’ordinaire, n’hésitaient pas à agresser les premiers marcheurs qui avaient le malheur de croiser leur route. Toutefois, à la grande surprise des deux quidams, ils n’eurent pas à essuyer la moindre tentative d’agression, la lettre semblait expressément importante mais, étrangement, les ennemis potentiels s’étaient volatilisés de leur chemin comme la poussière qui s’envole au premier souffle. Si la situation avait au départ arrangé Aarseth et son comparse, l’inquiétude et le doute s’étaient peu à peu immiscés dans leur cœur. Tout était trop simple, la mission semblait d’une facilité déconcertante et un simple messager aurait suffit pour que cette lettre arrive à destination, alors pourquoi envoyé deux mercenaires reconnus pour leur talent ? Excédés par leur longue marche et l’impression de plus en plus oppressante que l’on s’était joué d’eux, Mycah et le garçon avaient décidés, d’un accord tacite, de briser le cachet et de lire le contenu de la missive. Missive qui se révéla… vide. Vide de mots comme de sens pour les mercenaires qui laissèrent éclater leur colère un soir alors qu’ils avaient installés un camp sommaire à l’abri des regards. Aussitôt, ils avaient songé aux représailles et avaient décidés de quitter Dorne pour rallier les Terres de l’Orage.

    Si Aarseth n’appréciait guère l’attitude bien trop guillerette et bavarde du chasseur, il avait accepté de lui confier son futur proche en acceptant de le suivre, lui qui connaissait la voie pour atteindre leur nouvelle destination. Une fois l’objet de leur courroux mutuel jeté aux flammes, ils s’étaient endormis, liés par la frustration et le désir de tourner la page. Le lendemain, ils avaient marché en direction du Nord toute la journée durant, abandonnant ainsi leur mission initiale. L’attitude étonnamment silencieuse et nerveuse de Mycah aurait alors du alerter Aarseth mais ce dernier, pressé de découvrir de nouveaux horizons et peu intéressé par la personne du chasseur, avait totalement oublié que, si l’homme était devenu un allié, il ne fallait pas pour autant lui accordée une confiance aveugle. Une fois la nuit tombée, il s’était assoupi, pensant que son sommeil serait surveillé par son nouvel acolyte mais le jour s’était levé au même moment que les gardes de Wyl lui tombaient dessus, l’assommant et le privant de ses biens comme de sa liberté. Depuis, pas un jour ne passait sans que le mercenaire ne promette silencieusement milles morts au couard qui l’avait trahi. Oh oui, il allait retrouver ce maudit chasseur et, cette fois, ce sera lui qui sera chassé. Comment avait-il pu être si bête pour penser que ce type n’allait pas lui planter une dague dans le dos et en profiter pour se faire la belle pendant que lui croupissait en prison en payant leur faute commune ? Comment avait-il pu croire sincèrement que Mycah le guiderait jusqu’aux Terres de l’Orage et que leur employeur ne les attraperait pas, confiant comme il l’était en ses qualités de guerrier en celles de pisteurs de son camarade ? Grand Ma’ lui avait bien dit : ne crois jamais aux paroles des hommes, elles sont toujours faites de fiel. De quoi avait-il l’air maintenant, enchaîné et emprisonné comme un assassin de putains stupidement pris la main dans le sac, avec pour seule consolation le fait qu’il avait encore sa tête rattachée aux épaules ?

    Non, il avait encore l’espoir que Daärim vienne à lui pour l’aider. Rien ne lui garantissait que le jeune homme prendrait la peine de venir le sortir de ce guêpier, lui qui n’était qu’un mercenaire qu’il avait employé à l’occasion, et envers qui il n’avait aucune obligation, encore moins celle de venir le sortir de prison. Néanmoins, il savait que le cadet de la maison Forrest était un homme qui ne laissait pas tomber ses anciens compagnons comme cela et, malgré sa naissance roturière, Aarseth espérait vivement avoir laissé un souvenir suffisamment positif dans l’esprit du noble pour que ce dernier prenne la peine de faire le voyage jusqu’à Wyl, au moins pour écouter sa version des faits et essayer, si ce n’est de le faire sortir, au moins de réduire sa peine au minimum, histoire qu’il ne passe pas les prochaines années de sa vie avec les poignets rattachés au mur comme cela, avec cette mélasse informe et immonde à ingurgiter chaque jour et cette eau croupie à boire. Redressant la tête, il attendit ses geôliers s’agiter devant la porte de sa cellule et il entrevit leur silhouette se dresser en un garde-à-vous vif et respectable, tandis que la porte de sa cellule s’ouvrait dans un crissement rouillé. Plissant les yeux, le jeune homme vit une silhouette familière se glisser jusqu’à lui. Daärim Forrest était à peine plus âgé que lui mais il avait l’assurance que confortait sa confortable position. Aarseth le salua d’un léger hochement de tête, profondément soulagé qu’il ait ainsi accepté de le sortir du pétrin. Son aîné s’agenouilla devant lui, dans un signe d’égalité qui rappela au Dornien leurs entrevues d’autrefois. Jamais Daärim n’avait joué la carte de la condescendance avec lui, il s’était toujours montré respectueux envers lui, malgré le gouffre social considérable qui séparait les deux hommes et cette raison avait été suffisante pour qu’Aarseth éprouve un réel désir de vouloir travailler à nouveau avec lui. De tous ses employeurs, il avait été l’un des rares à avoir toujours été honnête à son égard. Sachant qu’il devait se montrer un tantinet courtois malgré la désagréable situation qui était la sienne, Aarseth commença à étaler sa version des faits :

    « Pardonnez-moi de vous faire venir mais j’ai besoin de votre assistance. J’ai été dupé par l’employeur qui m’avait mandaté pour cette mission, ainsi que par le chasseur avec qui je devais l’accomplir… »

    I
    l expliqua longuement et lentement toute l’histoire, ne cachant rien à l’homme qui allait peut-être être son sauveur, désireux de lui montrer sa bonne foi et le rôle de bouc-émissaire qu’il avait joué dans cette affaire. Il savait que l’esprit de Daärim était suffisamment juste et éclairé pour qu’il découvre la mascarade dans laquelle le mercenaire avait joué la victime trahie et enchaînée à la place d’un autre. Lorsqu’il acheva son récit, il laissa le silence envahir de nouveau la pièce, plongeant son regard d’émeraude dans les yeux de l’homme face à lui, espérant qu’il n’allait pas être confronté à un refus.
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Message Lun 27 Aoû 2012 - 11:06

Daärim savait, du moins il aurait été fort peu aise de tenter l'inverse, qu'Aarseth allait se montrer sincère. En réalité, l'obligation qu'instaurait la situation lui laissait peu de place à la manipulation. Le Forrest avait toujours vu en cet homme une totale intégrité ne permettant pas de vices cachés comme l'utilisation d'autrui à des fins déplacées. Bien sûr, l'erreur pouvait se réaliser et cet homme pouvait être différent de ce qu'il avait toujours exposé à autrui, mais il en doutait. Combattre avec un autre guerrier ou à ses côtés octroyait une compréhension de cette personne différente des diatribes verbales qui pouvaient s'orner de fioritures mensongères comme beaucoup en était capable. Ce n'était pas anodin que le combat était pour lui l'apanage d'un homme et d'un vrai. La force, la sincérité et la fidélité qui pouvaient en découler lui apparaissaient bien plus intéressants que les jeux de persuasion ou de poignards dans le dos qu'une verve bien maîtrisée pouvaient apporter à la fin. Evidemment, le Sang de son sang l'avait forcé à en voir les attributs bénéfiques et comprendre à quel point il se devait petit à petit de mieux les user. En tant que noble, il savait entreprendre des discours inutiles ou entretenir des conversations futiles. La bienséance impliquait un comportement superficiel sur bien des aspects, mais il n'était pas réputé pour rester dans son coin sans réaliser les actes plus justes à ses yeux que les propos formulés. Son courage, sa force et sa détermination à la fois noble et guerrière, ornées de violence et de fougue contrôlées, étaient réputées. Bien sûr, son caractère fidèle n'était pas sans reste. Tous savaient qu'un lien sûr avec lui entraînerait un partenariat d'une fidélité exemplaire, mais la trahison n'était pas permise car seule la mort viendrait payer le du d'un tel péché. Il n'était pas un Forrest pour rien, réputé pour vivre dans un domaine ayant octroyé bien des décès. Néanmoins, et pour confirmer qu'être en bons termes avec lui payait, il devait s'occuper du cas Aarseth, cet homme enchaîné devant lui qui narrait son épique mission lui valant un bel emprisonnement.

N'émettant aucun son, laissant le dornien l'honorer de sa diatribe explicative, il écouta avec attention sans baisser le regard océan du faciès de son homologue guerrier. L'histoire était étonnante remplie d'éléments totalement inhabituels et suspects. Raconté de la sorte, il lui paraissait presque impossible qu'Aarseth n'ait rien vu venir. Une missive de Denfert apportée par deux hommes de combats, vide de plus. Cela était étrange. Il connaissait bien Denfert car les Uller était une maison vassale lié intimement avec sa personne. Il savait évidemment que cet établissement n'était pas la seule dans les environs à accueillir la noblesse mais il était au moins persuadé qu'il ne s'agissait pas d'eux, ce genre de pratique n'était nullement habituel pour cette maison qui se targuait d'une intelligence plus développée. Si des hommes avaient du réaliser cette tâche d'une telle importance, ce ne seraient pas des étrangers à leur cause dont la confiance n'était point prouvée. Finalement, avec l'explication fournie, Aarseth avait trahi certes mais avait surtout été trahi, ce qui aux yeux de Daärim avait davantage d'importance. Il ne comprenait cependant pas pourquoi la missive était vierge de tout propos. Il ne voyait pas l'intérêt. Y avait-il eu un accord tacite entre Wyl et Denfert pour l'apport de guerrier à utiliser ? Les deux régions étaient-elles en conflit et un épître si peu fourni ferait office d'humiliation ? Etait-ce peut-être une réponse à une missive précédente envoyée dans l'autre sens ? Mais pourquoi user d'hommes de main... La réponse était une impasse totale et ce contexte étrange ne lui plaisait guère. Il n'aimait pas que l'on se joue de ses hommes. Aarseth n'en était pas vraiment un mais avait prouvé sa valeur pour être digne de ce rang. Néanmoins, l'homme le décevait sous certaines coutures suite à cet évènement. Le manque de jugeote dont avait fait preuve le jeune dornien était presque impardonnable. Peut-être n'avait-il pas été éduqué aux manipulations et traîtrises du monde. Il pouvait le comprendre mais ce genre d'erreurs pouvaient coûter la vie. La preuve en était de la situation actuelle. Il continuait d'observer le dornien tandis que ses réflexions séjournaient dans son esprit tentant de concevoir une explication logique à une situation grotesque. Néanmoins, les questionnements ayant fait leur temps, il brisa le silence pesant que s'on regard perçant avait fini par instaurer.

"Une mission incohérente depuis son commencement. Ta naïveté me déçoit et peut-être n'as-tu pas été assez confronté aux trahisons récurrentes qui sillonne le monde." Il fixa de ses prunelles azurées le guerrier avant d'ajouter "Mais je n'abandonne guère mes hommes derrière moi tant que j'estime que l'erreur peut être réparée ou du moins dédommagée."

Par ces quelques mots il le rassurait quant à la suite des opérations. Aarseth n'allait pas mourir, le problème imminent était donc résolu. Il ne laissait bien évidemment pas la mort montrer le bout de son nez sans en être l'instigateur. Il était d'ailleurs dommage de perdre la vie par naïveté. Bien sûr on s'était joué du dornien. Mais cela aurait pu être prévisible ou évité du moins. L'homme n'avait pas d'excuses valables et l'intégrité dont il faisait preuve pouvait être un fardeau si cela n'était pas teinté d'un minimum de méfiance et d'habilités cognitives conjointes. Mais la punition qui allait découler de son aide était déjà toute tracée et il aurait toute l'opportunité de lui faire ancrer certaines principes et certaines compétences dans son comportement pour éviter qu'une situation similaire vienne à se reproduire. Il se redressa alors quittant le repli de ses jambes qui supportaient son poids et faisant quelques pas les bras désormais croisés, il s'arrêta un peu plus loin et reprit la parole.

"Comme tu t'en doutes, mon intervention a un prix. Je ne me déplace par pour rien pour une situation aussi insensée. Donc, à partir d'aujourd'hui, tu seras "punis" par mes soins. Bien sûr, cela n'implique ni la mort, ni la torture. Quoi que le dernier point dépendra de tes capacités que je sais bonnes mais qui ont peut-être changées pour que tu te retrouves dans cette situation."

Etre redondant dans le fait qu'il n'aurait jamais du se retrouver enchaîné ? C'était une possibilité. Daärim n'était pas ce genre de personne qui enfonçait le couteau petit à petit dans une plaie béante. Soit il le retirait, soit il l'enfonçait pour être sûre que mort s'ensuive rapidement. Sauf si le concerné n'était pas un fervent partisan de sa sympathie. Mais ici, il voulait simplement que l'amertume du dornien soit telle que les pièges glissent sur lui sans jamais l'atteindre. Etre enchaîné et emprisonné représentait déjà une punition importante, mais c'était les sentiments qui servaient de motivation durable.

"Tu travailleras pour moi, sans tribut, pendant le temps que j'estimerai juste à ton acquittement. Par la suite, et si tu as assez de jugeote pour prendre cette décision, tu pourras continuer à m'offrir tes services avec payement par la suite, ce qui t'empêchera d'aller te fourvoyer dans des missions grotesques, et quand tu le souhaiteras reprendre la route. Sache que ton intérêt pour le nord me dépasse mais tu es libre de tes choix."
Il marqua une pause avant de reprendre "Autre chose..." Un léger sourire en coin peu avenant se dessina sur ses lèvres "Si tout comme moi la trahison t'inspire un sentiment de vengeance, je t'aiderai à obtenir satisfaction."

Bien sûr, où était ce chasseur était une donnée dont il n'avait pas accès dans l'immédiat. Mais un dornien ayant quitté ses terres y revenaient toujours un jour où l'autre. Il avait assez de contact pour que son intrusion ne passe pas inaperçue. Peut-être même sillonnait-il toujours les terres chaudes de leur contrée. Décroisant ses membres et réalisant de nouveau quelques pas pour se tenir à nouveau en face du jeune homme, il entama sa dernière phrase qui déterminerait si oui ou non, son aide allait être réellement de mise.

"Tout ceci te convient-il ? A savoir que concrètement je ne te donne pas le choix réellement, pour peu que tu souhaites toujours mon aide évidemment."
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Message Jeu 30 Aoû 2012 - 9:18

    Son récit achevé, Aarseth laissa le silence enveloppé la pièce, quelque peu angoissé à l’idée que Daärim lui oppose un refus net et catégorique, le forçant à rester emprisonner ici des jours durant. Mais le Dornien savait que le cadet de la maison Forrest n’aurait certainement pas fait tout ce chemin depuis la Tombe-du-Roy jusqu’à Wyl pour seulement s’enquérir de la situation avant de partir comme si de rien n’était. Il n’avait jamais abandonné ou trahi Aarseth auparavant et ce dernier savait à quel point la loyauté était un point crucial dans l’existence du noble. Comparé à certains personnages aisés de Dorne, Daärim faisait partie d’une catégorie que le jeune homme aimait à qualifié de « respectable ». Jouissant de qualités fortes utiles en société, ils étaient également riches, avec un certain sens de l’honneur et de l’équité et qui ne tentaient pas de doubler les hommes qu’ils engageaient dès qu’ils en avaient l’occasion. Néanmoins, cette tranche de nantis était si fine et rare que le mercenaire ne tenait pas à en perdre une aussi belle part, surtout que Daärim était peut-être le seul de cette trempe qu’il connaissait et en qui il avait suffisamment confiance pour accepter de remettre sa vie – ou du moins sa liberté – entre ses mains. Après tout, le garçon avait longuement hésité à quémander l’aide de quelqu’un, lui qui était si fier, mais l’idée intolérable de rester dans cette geôle nauséabonde avec pour seule compagnie ces chaînes et ces rats avait été suffisante pour que le reître ravale son orgueil et que, pour la première de son existence, il fasse appel à quelqu’un pour le sortir d’une situation aussi désagréable. Auparavant, Aarseth avait toujours fait en sorte de ne rien devoir à quelqu’un. Pas de dette, pas de pacte d’amitié ou d’honneur ce qui lui avait permit de jouir d’une liberté totale et de la pensée jouissive que personne n’ait droit de vie ou de mort sur lui. Même s’il avait passé la majeure partie de sa vie à vendre ses qualités martiales, il avait scrupuleusement veillé à ce qu’aucun de ses employeurs ne tentent de lui mettre une laisse autour du cou. Toutefois, il savait pertinemment que, si Daärim acceptait de le sortir de ce guêpier, il allait devoir accepter l’irritant frottement du collier autour de son cou.

    Après une période de mutisme exploitée à réfléchir à la situation, le fils Forrest pointa du doigt la naïveté du guerrier, ce dernier se renfrognant à l’accusation. Certes, il n’avait pas fait preuve de la plus grande prudence en acceptant de suivre Mycah mais, contrairement à l’homme face à lui, il n’avait pas grandi dans le dégoût de la trahison et du mensonge. Il était un combattant qui réglait ses conflits à grands coups de poing dans la figure et non pas avec un poignard dans le dos et il savait sa vie trop peu importante pour que quelqu’un songe à le vendre pour se débarrasser de lui. Aarseth avait pensé que le chasseur et lui étaient à présent liés par les circonstances et, s’il s’était toujours méfié de son compagnon de l’époque, jamais il n’aurait cru qu’il pouvait se montrer aussi lâche et veule. Oh, il avait pleinement conscience que les êtres humains étaient parfois mus par des instincts qui déterminaient à l’avance l’animal qui aurait pu les allaiter à leur naissance, et qu’il valait mieux parfois rester loin de leur comédie humaine. Dans le cas de Mycah, il semblerait qu’il tienne plus du chacal qui rôdait parfois dans les sables de Dorne, une charogne qui ne s’attaque qu’à des ennemis déjà affaiblis ou morts, afin de les dévorer en toute sérénité. Comme il s’en était douté, Daärim exigeait de lui, en échange de sa libération, qu’il devienne l’un de ses hommes de mains, gratuitement bien entendu, et avec autorité suprême sur l’existence du mercenaire qui se retrouvait dés lors relégué au rang de serviteur. Il pouvait presque sentir le collier s’enroulé solidement autour de son cou, inscrivant une marque indélébile sur sa chair. Malgré tout le dégoût que pouvait lui inspirer le fait d’être le valet de quelqu’un, fut-il aussi juste que Daärim Forrest, sans en retour le moindre dragon d’or, il n’avait pas le choix et il aurait été stupide qu’il refuse l’offre du noble. Après tout, il aurait pu tomber sur un suzerain bien moins magnanime que celui-là.

    « Vous avez raison, je n’ai guère le choix. J’accepte d’être à vos côtés jusqu’à ce que ma dette soit payée. »

    L
    e mercenaire savait que la vie auprès du nanti n’allait pas forcément être de tout repos mais au moins pouvait-il prétendre avoir un maître qui n’allait pas l’abandonner à son sort. De plus, le mercenaire connaissait assez Daärim pour savoir quelle attitude adopter pour ne pas le froisser et risquer de se mettre à dos un contact aussi précieux. Il regrettait déjà son indépendance chérie et ses longues escapades à travers les dunes de son pays mais cela valait mieux que de rester dans cette geôle jusqu’à ce que la vieillesse marque ses traits et son esprit. Un autre avantage était que, si le reître n’était pas un honorable chevalier régit par des devoirs moraux et sociaux affligeants, il possédait quelques règles qui, lorsqu’elles étaient bafouées, étaient suivies d’une sanction on ne peut plus définitive. La trahison était pour lui un acte répugnant, tout comme pour Daärim, il savait que, lorsque ce dernier disait qu’il était prêt à l’aider dans son entreprise de vengeance, il ne plaisantait pas. Il avait déjà entendu des histoires où les imprudents qui avaient tenté de floué le fils Forrest subissaient un châtiment plus qu’exemplaire et suffisamment marquant pour que seuls les plus fous tentent de doubler cet homme-là.

    « Je pense que Mycah est déjà sur les Terres de l’Orage à l’heure qu’il est. Quant à mon ancien employeur, il ne doit pas penser que je puisse vous connaître. »

    A
    voir dans ses petits papiers un cadet d’une maison aussi importante que les Forrest était un plus pour un jeune mercenaire tel qu’Aarseth. Certes, il aurait aussi bien pu faire appel à Anissa – et les Sept savent à quel point le nom Uller créait l’effroi parmi leurs ennemis – mais il ne tenait pas à être au service de la Vipère, connaissant trop bien son caractère pour imaginer être son serviteur, même si le challenge aurait valu le détour. Reportant son attention sur celui qui était à présent devenu con seigneur, le jeune homme attendit sa réaction.
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Message Mar 4 Sep 2012 - 7:37

Le choix n'appartenait effectivement pas pour son acolyte dornien si son aide était toujours réclamée. Aussi, bien sûr, la convenance seulement lui imposait de quémander l'approbation de telles consignes. Il savait en toisant le jeune homme qu'il allait affirmer respecter les règles régissant désormais sa vie. Mais au fond, Aarseth ne se rendait guère compte que ce n'était pas une prison qu'il lui offrait mais davantage une liberté de manoeuvre. Il était certain qu'une sorte de collier fictif trônait autour de son cou dont le bout de la laisse appartenait jusqu'à ce qu'il le décide au jeune noble. Mais en réalité, celle-ci ne serait point toujours tenue. Aarseth pourrait faire beaucoup de choses selon ses propres désirs, il se devait simplement d'être constamment disponible pour Daärim. C'était la seule condition. Et concrètement, le jeune noble ne faisait pas faire tous ses devoirs par ses hommes, il aimait réaliser les choses par ses propres moyens, aussi le quartier libre était souvent offert. Mais Aarseth ne pouvait pas le savoir n'ayant travaillé que dans un court laps de temps à ses côtés et à ce moment il avait besoin de lui, aussi forcément le travail s'enchaînait. Mais tout ceci n'était que du détail et n'avait guère son importance dans l'immédiat. Son père accepterait de plus sans sourcillé l'arrivée d'un nouveau guerrier sous leur ordre puisque sans difficulté, le paternel faisait confiance à son aîné au niveau martial. Après tout, il s'était constamment formé dans ce but depuis son plus jeune âge. Il n'y avait donc guère d'inquiétude à avoir lorsque sa détermination était conjuguée aux principes dorniens par excellence. Mais revenant à l'histoire actuelle, il écouta simplement les propos de son interlocuteur qui confirma, par obligation, l'acceptation du contrat formulé précédemment et qui lui révéla quelques informations sur les protagonistes de ce complot grotesque. Tout ceci serait à éclaircir une fois rentrés. Il était persuadé que Rennifer ne serait pas désintéressé d'apprendre qu'un noble de Denfert faisait joujou par malveillance avec de purs dorniens dans le but, de prime abord, de semer le désordre sur la contrée. Cela ne lui plaisait point et donc en référer à un sage qui lui offrirait des pensées peut-être davantage éclairées serait intéressant. Cette affaire était trop étrange pour qui laisse couler. Le fin mot de l'histoire lui appartiendrait au final et un Forrest obtenait toujours ce qu'il voulait. Il reporta néanmoins son attention sur le jeune dornien et le toisa un instant avant de reprendre la parole.

"Concernant ton ancien employeur, effectivement il ne doit pas savoir que tu as travaillé pour moi sinon il ne se serait pas joué de toi. Tout le monde sait que la famille Forrest et Uller sont liés. Il risque beaucoup si je m'en mêle et, forcément, je vais m'en mêler."

Il marqua une pause et sillonna un instant de quelques pas la cage le temps de réfléchir à différentes choses sur cette affaire puis se rendant près de la porte de la geôle, il y frappa à deux reprises intimant qu'on le libère de cette cage. Il se devait maintenant de régler cette affaire avec Wyl pour pouvoir récupérer son bien enchaîné. Il allait être question de négociation mais surtout de domination d'une maison vassale sur une maison mineure. Le poids de leur propos pèserait de manière minimale dans la balance. Wyl le savait pertinemment et c'était bien dans cette connaissance qu'ils avaient accueilli le jeune Forrest avec une chaleur forcée. L'hypocrisie dans toute sa splendeur. Mais ça lui était totalement égal. Il savait parfaitement en jouer également en tant que noble même si, lorsqu'il était hypocrite, cela se sentait à des kilomètres à la ronde. Il n'aimait guère les faux semblants mais dans sa fonction, et surtout si désormais il souhaitait obtenir l'héritage de sa maison, il se devait de jouer de finesse et donc flatter certains égos déjà démesurés mais surtout mal placés. Néanmoins dans ce contexte-ci, il n'y aurait rien à jouer du tout. Si Wyl se montrait persistant, il se montrerait subtilement menaçant et la conversation serait rapidement clôturée. Il le sentait parfaitement. Attendant qu'on vienne lui ouvrir, il se retourna pour toiser le dornien.

"Je reviens te chercher quand j'aurai réglé tout."

La porte s'ouvrant à la suite de ses propos il abandonna l'homme de main pour rejoindre les autorités de Wyl et les dirigeants de cette maison. Comme prévu, les négociations dans la politesse durèrent un temps bien trop important aux yeux du jeune noble qui finit par y mettre un terme en menaçant subtilement, mais ce pendant avec un sous-entendu évident, de soumettre un combat entre leurs deux maisons. Bien évidemment la suprématie revenait de loin à la maison Forrest aussi la maison de Wyl ne ferait qu'engendrer des pertes inutiles à leurs effectifs. Bien sûr, et par convenance pour éviter cependant un trop grand désaccord diplomatique, il laissait une compensation pécuniaire et guerrière pour garder un semblant de relations en bons termes. Une de ses lances était désormais perdue, le travail d'un raffinement certain et d'une solidité sans pareille ayant émerveillé l'interlocuteur. Il se devrait d'en refaire forger une. Il n'avait pas offert la meilleure de ses lances mais elle n'était point en reste cependant. Enfin, ce n'était que du matériel aussi pouvait-il bien la concéder pour obtenir la vie, un temps, de l'homme de main qui siégeait à l'étage inférieur. L'accord enfin déterminé, un homme fut dépêché pour aller libérer Aarseth dans sa geôle et lui permettre de rejoindre le jeune noble qui siégeait toujours à l'une place assignée par l'hôte. Ne défaisant que partiellement les chaînes du prisonnier, celui fut amené, mains et pieds encore enchaînés. Daärim n'apprécia guère ce dernier point aussi d'une simple phrase demanda-t-il la libération totale et imminente des entraves que son guerrier subissait encore. Il se leva une fois cela réalisé et s'adressa à son hôte forcé.

"Je souhaite également un destrier. Mon homme de main en aura besoin pour m'accompagner. Il vous sera rendu dans les plus brefs délais par la suite."

"Bien. Nous allons préparer un cheval."

"Merci."

L'homme envoya un ordre pour seller une monture avant d'accompagner le Forrest jusqu'au dehors. Daärim fit signe à Aarseth de le suivre et, en silence, on les raccompagna sans souhaiter s'étendre sur des propos que personne n'avait envie de partager. Une fois arrivé à son destrier, Dahskar émettant un son avant de venir se poser sur son épaule, le jeune noble flatta la crinière de ce dernier avant de fouiller dans une sacoche rattachée et dans sortir quelques denrées alimentaires qu'il jeta vers son homme de main pour qu'il les rattrape au vol.

"Nourris toi, notre chevauchée se fera d'une traite. Le repos et les arrêts sont proscrits."

Daärim avait tout prévu. Il savait qu'être emprisonné ne fournissait pas les forces nécessaires à une chevauchée de plusieurs heures. Aarseth avait une mine épouvantable qui allait de pair avec les conditions d'emprisonnement qui n'étaient guère apparentées à un séjour vacancier. Il était persuadé que lorsque la missive avait été envoyée, cela faisait déjà plusieurs jours que le jeune guerrier séjournait dans sa geôle. Après la nourriture suivit l'hydratation qu'il offrit au jeune dornien pour parfaire entièrement son alimentation nécessaire aux heures qui allaient suivre. Alors qu'il monta sur son destrier, le second nécessaire à son homonyme fut amener permettant à Aarseth de prendre place en hauteur également. Daärim se tourna vers son hôte.

"Au plaisir de réaliser de nouvelles affaires avec vous."

L'ironie était palpable dans ses propos mais néanmoins assez subtilement pour que le doute soit quand même de mise. Il préférait ne pas se mettre la maison de Wyl à dos. Faisant signe à Aarseth, il élança sa monture pour rejoindre La-Tombe-du-Roy, sans même se retourner. Il jeta simplement un coup d'oeil pour être sûr que le jeune guerrier le suivait alors que Dashkar reprenait son vol pour les accompagner dans les airs et trôner à leur côté. Cette escapade avait été amusante et surtout utile puisqu'il avait hérité d'un homme de main pour une durée indéterminée.
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Message Mar 18 Sep 2012 - 8:25

    Même si le fait d’être au service d’un homme pour une durée indéterminée était une chose nouvelle et angoissante pour le mercenaire, il avait de la chance que Daärim Forrest en personne se soit déplacé pour lui. Peu de seigneurs aussi primordiaux en Dorne auraient pris la peine de seller leur monture pour venir délivrer un simple reître de sa geôle et peu avaient le caractère droit et juste du cadet de la famille de la Tombe-du-Roy. En devenant son valet, Aarseth savait qu’il s’attachait au moins à une personne loyale et intègre, loin du serpent des sables qui dormait parfois dans les plus belles maisons de ces contrées. Daärim n’était pas de ceux qui mettaient sciemment en danger leurs soldats pour laisser leur cadavre pourrir sans sépulture, et ce n’était pas un couard qui restait en retrait pendant que ses troupes étaient au combat. Non, il était un guerrier, tout comme le jeune homme, la seule différence notable étant qu’il était né du bon côté de la barrière. Le peu de fois où le Dornien avait travaillé avec lui, il n’avait guère prêté attention au caractère du garçon, bien plus intéressé par la prime promise que par la personnalité d’un être envers qui il ne pensait pas devoir quoi que ce soit, du moins jusqu’à aujourd’hui. Malgré sa situation peu enviable, Aarseth se sentait satisfait de deux choses. D’une, il retrouvait sa liberté bien plus rapidement qu’il ne l’avait escompté, même si cela signait également un contrat à durée indéterminé à la solde de Daärim. De deux, il savait que son seigneur n’allait pas laissée la trahison qu’il avait subie impunie, et le noble vicieux qui l’avait jeté dans cette prison allait certainement payer son imprudence à un prix exorbitant.

    « J’évite de dire les noms des seigneurs avec qui j’aie pu faire affaire dans le passé. Je ne tiens pas à apporter des ennuis ou à en avoir. »

    A
    vrai dire, ce n’était pas réellement par respect envers les maisons de haute naissance qu’Aarseth taisait les relations qu’il avait pu entretenir avec elle mais simplement pour ne pas risquer de perdre des employeurs potentiels en avouant quel suzerain il avait servi par le passé. Les guerres intestines entre nobles n’étaient un secret pour personne mais l’échiquier de toutes ces joutes politiques était si vaste et si confus que l’on s’y perdait aisément et ne savait réellement qui était allié à qui. Aussi le mercenaire avait-il rapidement décidé de ne pas dévoiler les noms des nantis, cela était bien plus prudent si l’on désirait avoir une durée de vie dépassant les trente ans et, surtout, si l’on ne voulait pas se voir mettre à la porte des cités au risque de finir par devenir un simple coureur des dunes et non plus un mercenaire faisant fortune dans ces fameux combats entre seigneurs. Jugeant qu’il était temps de quitter les geôles pour rentrer chez lui avec son nouvel homme de main, Daärim fit volte-face et quitta la cellule pour régler les dernières modalités avant le départ. Son passage souleva de l’agitation parmi les geôliers que le mercenaire entendait chuchoter avec animation. Ils se demandaient sûrement comment ce qu’ils avaient prit pour un simple guerrier à la petite semaine pouvait avoir des relations avec un noble de la trempe de Daärim Forrest. Il est vrai que le métier de soldat, s’il promettait une solde régulière, ne donnait guère de réelle sensation à ces hommes qui avaient certainement été choisis par pur hasard, selon leur capacité à obéir à un ordre sans poser de question et qui jamais ne connaîtront la saveur âpre des combats. Quelques instants après le départ de son seigneur, on vint détacher le prisonnier pour le conduire jusqu’à l’extérieur. En chemin, on lui remit sa lance et son sac. Avec un plaisir affiché et jaloux, le garçon reprit ses biens des mains des soldats, tout en remarquant qu’aucun dommage n’avait été infligé à ses précieux objets. Il ne doutait pas que le lourd livre noir scellé n’avait que peu d’importance pour des hommes aussi illettrés que ceux qui avaient gardés sa cellule mais Sombraurore avait certainement du attirer bien des convoitises et le mercenaire était heureux de voir que l’arme qu’il chérissait tant était en parfait état. Rejoignant Daärim qui l’attendait près de deux destriers destinés à les conduire à la citadelle des Forrest. Aarseth reconnu sans mal le cheval de son suzerain et, levant les yeux au ciel, remarqua la ronde disciplinée d’un oiseau de proie qu’il savait appartenir également au noble. Le mercenaire, une fois sa lance en main et son sac en toile accroché dans le dos, se nourrit des mets donnés par son employeur, retrouvant avec délice la fraîcheur de l’eau claire et le goût des aliments que sa langue venait lécher. Rassasié, le jeune homme enfourcha sa monture et se plaça aux côtés de Daärim, non sans un dernier regard noir vers ses anciens gardiens de cellule, puis commença à chevaucher à sa hauteur. Il commençait là une nouvelle aventure qui, à ses yeux, avait le goût écœurant de la servitude et du devoir mais c’était là la seule solution qui s’était offerte à lui.

    « Et maintenant, que faisons-nous ? »
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Message Lun 24 Sep 2012 - 7:33

Daärim chevauchait en silence malgré la question de son homonyme guerrier. Wyl se trouvait maintenant à quelques lieux, et l'affaire était totalement réglée. Il savait qu'il n'y aurait guère de représailles au vu de la différence de rang de leurs maisons respectives néanmoins il avait joué de son influence et instaurer aussi subtilement que possible un rapport de domination. Bien sûr, il ne craignait pas une animosité sans failles mais il savait que la prochaine fois qu'il souhaiterait s'entretenir ou quérir l'attention de cette maison, il devrait courber légèrement l'échine pour qu'ils récupèrent un semblant de pouvoir en sa présence. Il n'était pas de ces hommes qui s'abaissaient mais il n'était pas non plus de ceux qui usaient sans sommation des pouvoirs de la noblesse et encore plus de la connaissance d'être une maison vassale et importante. Très régulièrement, le seul fait d'appartenir à La-Tombe-du-Roy suffisait à se faire craindre à la suite de leur histoire. Cela ne lui déplaisait point mais il fallait avant tout que ce soit leurs personnes qui instaurent ce même fait et non une histoire qu'ils n'avaient pas engendrer. Bien sûr maintenant, il avait fait toutes ses preuves tant auprès de sa famille et surtout de son père qu'auprès de Dorne de manière générale. Un peu comme sa jumelle il devait le reconnaître qui avait largement étendu son jeu d'action pour lui déplaire. Mais les dés ne cessaient de rouler et le pari qu'elle avait entamé avec lui n'était guère terminé. Un défi implicite partagé par ces noyaux jumelés. Et Aarseth était une bonne coïncidence dans son plan. Cet homme de main était jeune, encore naïf certes mais totalement manipulable. Il comptait bien en faire un homme de confiance car il l'avait vu à l'oeuvre et savait qu'il pouvait induire de grandes pertes face à des ennemis. Mais dans le cas échéant ce n'était pas ça qu'il attendait. En réalité, c'était la fidélité de cet homme qu'il voulait. Il voulait l'avoir à ses côtés et sachant que quoi qu'il lui confie, il l'accepterait et l'exécuterait comme il le souhaitait. Et en ces temps de trahison au sein de sa famille, il misait énormément sur la fidélité de ses hommes. Sa soeur avait des atouts que l'on ne pouvait négliger quand on était de sexe opposé. Aussi devait-il s'assurer de qui il mettait dans son entourage proche. Mais son instinct lui indiquait qu'il pouvait avoir confiance en Aarseth. Seul l'avenir pourrait faire écho à ses espoirs bien évidemment. Daignant enfin accorder une certaine attention à celui qui chevauchait à ses côtés, il le regarda un instant avant de répondre enfin à la question posée maintenant bien plus tôt.

"Maintenant on rentre. Tu vas prendre tes marques et respirer pendant quelques jours. J'imagine que tu en as bien besoin après ce confinement obligatoire."

Cruel était un terme qui revenait souvent le concernant simplement parce que plusieurs personnes l'avaient vu à l'oeuvre non seulement dans un combat mais également lorsqu'il devait impliquer une sentence à ses hommes à la suite d'une trahison. Il était vrai que dans un cas comme dans l'autre, il n'avait aucune clémence. Il ne pouvait d'ailleurs se le permettre pour sa propre intégrité psychologique car quoi qu'on dise, Daärim était un homme fidèle et honnête, droit et juste. Il n'acceptait simplement pas l'échec et les couteaux dans le dos. Bien sûr en lui bouillonnait constamment une réclamation belliqueuse qu'il n'assouvissait que trop peu souvent à son goût. Mais avec le temps et la maturité, il avait appris à maîtriser cette pulsion qu'il exposait sous d'autres coutures dans des combats fictifs ou des rapports intimes mouvementés. Seule sa soeur arrivait à lui faire perdre la tête et il savait pertinemment qu'il craquait à chaque fois. Mais néanmoins, Daärim savait accorder à qui le méritait les attentions nécessaires à une vie satisfaisante et comblée pour ses hommes. Ainsi, Aarseth avait droit à quelques jours de liberté totale après un emprisonnement forcé. Sa connaissance concernant les points communs qu'ils partageaient lui faisait ressentir de l'empathie pour cet homme et l'octroyer cette faveur lui semblait nécessaire au bon déroulement de leur collaboration. La servitude dont devait désormais faire preuve Aarseth n'était que partielle. Il voulait d'avantage un travail motivé de sa part qu'une contrainte continue. Aussi, par conséquent, devait-il laisser un peu de leste à cet homme. Ce qu'il comptait donc faire.

Laissant leur chevauchée décider du temps de silence, ils finirent par arriver à bon port. La-Tombe-du-Roy se dessinait au loin et c'était avec fierté qu'il observa leur maisonnée se clarifier à leur vue en fonction de leur approche. Arrivé à destination, il ralentit sa monture tendant le bras sur le côté où automatiquement Dashkar se posa comme à son habitude en émettant un son caractéristique. Continuant d'entrer dans le domaine au pas, il arrêta son destrier puis en descendit, son faucon toujours placé sur son poignet mais que d'une légère secousse intima un déplacement vers son épaule. Des hommes vinrent directement s'occuper de son cheval alors qu'il lui flattait la crinière et de quelques mots expliqua que la seconde monture devait être renvoyée à Wyl dans les plus brefs délais. Se tournant ensuite vers Aarseth, il le regarda un instant avant de parler.

"Te voici chez toi pour une durée indéterminée. Quoi que tu penses, je ne tiens pas à ce que tu compares mon aide à de la servitude. J'ai confiance en tes capacités et en ton jugement, par conséquent, j'ai une certaine attente te concernant pour nos futures collaborations à venir. Je pense que tu peux m'apporter beaucoup en tant qu'hommes de main et j'estime pouvoir également t'offrir une sécurité que tu n'aurais guère obtenue ailleurs. Si ton travail est correct, ta fidélité aveugle, toi et moi nous nous entendrons à merveille. Mais retiens bien cela, Aarseth, je ne tolère ni l'échec, ni la trahison. Octroyer la mort ne me dérange guère, je suis le fils de La-Tombe-du-Roy et ma réputation confirmera mes propos. " il le regarda un instant avant d'ajouter "Bienvenue dans ta nouvelle vie." Un léger sourire en coin se dessina sur ses lèvres alors qu'il lui tournait le dos pour rentrer dans la demeure et il ajouta "Tu dois évidemment fidélité à mon père, cela va de soi. Profites bien de ces quelques jours, le travail suivra immédiatement."

ET sans plus de mots, il quitta les lieux pour rentrer là où son père l'attendait pour recevoir le compte rendu de cette escapade improvisée. Les choses étaient désormais claires, il avait hérité d'un nouvel homme de main et il comptait bien l'exploiter dans tous les sens du terme, et cela n'était guère une punition mais plutôt une chance pour le simple guerrier qui se tenait derrière lui. Quoi qu'il pense il avait gagner certains grades en l'espace de simplement quelques minutes. Croisant un de ses hommes il lui ordonna de s'occuper d'Aarseth et de lui montrer ses quartiers, avant de pénétrer dans la demeure et de disparaître de la vue de son futur homme de terrain.


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Les chaînes ne sont pas faites pour les chiens. [PV Daärim Forrest]

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