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La gentillesse est la noblesse de l’intelligence ▬ Lyonel

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Message Mar 14 Aoû 2012 - 12:31

     La dame pour laquelle Lyra travaillait, avait éprouvé le souhait de se rendre dans le Conflans où elle avait une très bonne connaissance à elle qui semblait au plus bas de sa forme. Malgré l'âge très avancé de la lady - elle avait dépassé les soixante ans - celle-ci n'avait pas mis de côté ses envies de voyage et même si sa famille le lui déconseillait toujours très vivement, elle avait donc ordonné que l'expédition soit préparée rapidement ! La demoiselle qui servait de suivante à la noble avait donc préparé avec attention les affaires de sa dame, puis s'était réjoui de quitter une fois de plus Dorne pour voyager aussi loin que le Conflans. La roturière n'avait été qu'à Villevieille très récemment, alors que la famille de sa dame devait s'y rendre pour régler quelques affaires. Elle avait fait là la connaissance de personnages aussi intéressants qu'originaux, puis avait même eu le plaisir de revoir son ami d'enfance qui s'était exilé dans le Bief. En somme, une nouvelle aventure pleine de promesses pour la demoiselle à la peau tannée. Fidèle à elle-même, la Dornienne débordait donc de joie à l'idée de pouvoir se promener dans de nouveaux territoires et faire des rencontres ô combien intéressantes ! Elle était si excitée que les gardes de la suite lui avaient sommé à plusieurs reprises de se calmer, sans quoi ils seraient malheureusement contraints de l'enfermer dans une malle pour qu'elle ne ridiculise pas sa dame. Cette perspective l'avait rapidement calmée, car la jeune roturière ne souhaitait guère embarrasser la femme qui avait accepté de la prendre à son service alors que la Mère Rivière la destinait initialement à devenir à son tour aubergiste pour prendre la suite de ses parents.

     Quoi qu'il en soit, le voyage avait débuté plus tardivement qu'elle ne l'aurait souhaité et une fois sur la route, Lyra avait oublié son impatience pour se concentrer sur le moment présent et profiter au maximum de ce trajet qu'elle ne referait certainement plus avant longtemps. Les premiers temps furent assez longs, car même si la demoiselle aimait passionnément sa région, elle avait hâte de pouvoir admirer les paysages offerts par l'Orage ou le Bief ! Ce ne fut donc que lorsqu'ils battirent le pavé des routes de leurs voisins que la jeune femme se sentit moins hâtive d'atteindre d'autres régions. Sa dame lui glissa qu'ils s'arrêteraient certainement aux environs d'Accalmie de manière à pouvoir acheter quelques provisions pour les temps à venir. Même si la Dornienne n'y avait jamais mis les pieds, elle savait qu'il s'agissait là de la ville de la maison suzeraine de la région. L'idée l'enchantait au plus haut point, sachant qu'elle avait toujours vécu à Lancehélion cela lui permettrait de pouvoir visiter diverses villes principales et les comparer entre elles.

     Après un long moment de voyage, la petite troupe arriva donc aux abords d'Accalmie et s'arrêta dans un village qui se trouvait non loin de la forteresse des Baratheon. Il fallait acheter des provisions et faire contrôler le sabot d'un cheval de la troupe qui semblait boiter depuis quelques jours, les tâches furent donc réparties entre les suivantes de la noble. Trois jeunes femmes furent chargées d'aller acheter les provisions tandis que Lyra se proposa pour le cheval. Elle n'en avait jamais trop fréquenté, mais appréciait les animaux et était ravie à l'idée de pouvoir profiter un peu de la présence de la magnifique bête, un coursier Dornien à la robe si foncée qu'il semblait avoir été plongé dans un bol de teinture noire ! C'était donc pour cette raison que la jeune femme se promenait dans la petite bourgade, les rênes du destrier à la main, ses pieds nus battant les pavés de la ruelle alors que son regard sombre parcourait les environs à la recherche d'un maréchal-ferrant. De légers frissons prenaient de temps en temps la demoiselle qui ne portait qu'une robe Dornienne très légère qui découvrait certaines parties de son anatomie – de manière respectable évidemment – et ne coupait que très peu le vent auquel sa peau tannée n'était pas habituée.

     Après quelques dizaines de minutes de recherches vaines, la demoiselle commença à se demander comment est-ce qu'elle comptait se déplacer à travers tout Westeros alors qu'elle était juste incapable de se diriger dans un village. Pas défaitiste pour deux sous, la jeune femme s'accorda une nouvelle chance en rebroussant chemin, mais sans vraiment savoir pourquoi, la Dornienne eut la désagréable surprise de constater que les coursiers de Dorne étaient aussi impulsifs que ses habitants ! La monture pesta soudain avant de faire quelques pas sur le côté, tirant la malheureuse à sa suite sans qu'elle ne puisse l'arrêter, pour finalement terminer sa course dans une ornière où sa patte s'enfonça en partie. Lyra commença aussitôt à paniquer, comment ferait-elle pour payer un tel animal si jamais il venait à se briser la patte et être inutilisable ? Avec sa maigre paie, ce n'était pas demain la veille qu'elle pourrait quitter le service de sa dame ! Essayant de se maîtriser, la demoiselle tenta tout d'abord de dégager la bête qui se contenta de chasser la jeune femme d'un coup de tête qui montrait clairement qu'elle n'avait aucune envie de se faire tirer dans tous les sens. Lâchant les rênes, Lyra tritura sa robe d'un geste inquiet et perdu, puis jeta finalement un coup d'œil autour d'elle dans l'espoir d'apercevoir une aide providentielle : en vain. La rue était déserte et ce ne fut qu'en tendant l'oreille que la roturière réussit à entendre des bruits de voix plutôt éloignés. Sautant sur l'occasion, elle rassura l'animal en lui promettant de revenir rapidement – même si la bête ne comprenait sûrement rien – puis se détourna pour partir en courant vers les bruits de voix. Après avoir emprunté quelques ruelles, elle déboucha finalement sur une rue passante plus large et manqua de rentrer en plein dans un homme qui passait pas là. Le regard de la jeune femme se leva sur l'individu et se posa sur un visage qu'une quarantaine d'années, apparemment d'apparence joyeuse et marqué d'une barbe. Il avait l'air suffisamment costaud pour tirer un cheval en tous les cas. Voyant que la Mère Rivière l'avait guidée ici, Lyra sauta sur l'occasion, à défaut d'avoir sauté sur le noble heureusement.

     ▬ Oh ! Je suis navrée messire, je cherchais de l'aide et j'ai manqué de vous rentrer dedans, veuillez m'excuser ! Humectant ses lèvres elle adopta un ton inquiet. Le cheval de ma dame s'est coincé la patte dans une ornière, je n'arrive pas à le sortir, mais vous êtes plus fort que moi ! Est-ce que vous auriez quelques minutes à m'offrir ? La Mère Rivière vous en sera gré ! »

     Pas sûr que le coup de la Mère Rivière soit très efficace avec un Orageux, mais après tout, elle n'avait malheureusement rien de plus à offrir en remerciement. Surtout vu le rang social de son interlocuteur, cela dit, c'était une chance qu'elle ignore à qui elle avait affaire sans quoi elle aurait été mortifiée d'aborder de la sorte un homme aussi important. L'ignorance avait du bon des fois.
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Lyonel Baratheon
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Message Mar 14 Aoû 2012 - 15:41

Être seigneur n'avait rien d'amusant, par temps de paix. Lorsque la guerre était là, il fallait organiser les troupes, mener les hommes à l'assaut et se lancer dans la bataille mais une fois le conflit réglé, Lyonel avait tendance à tourner en rond, vite lassé par la monotonie de ses journées. A en croire les pêcheurs, la dernière tempête avait réduit à néant l'intégralité de leur flotte... Et bien évidemment, c'était à lui de prendre une décision pour ne pas ruiner l'économie des petits villages côtiers, principalement basée sur la pêche... Et plus au cœur des terres, non loin du Bois-la-pluie on disait qu'une troupe de brigands nouvellement formée et un tantinet téméraire multipliait les raids contre les voyageurs et quelques villages proches. Lyonel aurait aimé partir avec quelques hommes traquer ces bandits à travers les bois mais – à contrecœur - il se contenta d'envoyer une troupe de soldats chargés d'y ramener l'ordre. Et il lui fallut également répondre à quelques salutations aussi pompeuses que respectueuses que lui adressaient certains vassaux, ou même leur famille, lors de leur de passage dans la région. Rien que de très banal, en somme, et bien vite, le seigneur de l'Orage pris le parti d'abandonner quelques temps ces préoccupations pour le moins ennuyeuses et, accompagné de quelques hommes de confiance, ils prirent la direction d'un petit village niché le long de la côte d'Accalmie, non loin de la forteresse.

Lyonel appréciait ce genre de sorties. Il se sentait même plutôt à l'aise, au contact de la plèbe. Pas de salutations pompeuses, pas d'exagérations aussi inutiles qu'hypocrites. Non, juste la vie telle qu'elle était. Par moment, le bruit qui régnait, les brouhaha de la foule et les odeurs locales ne manquaient pas de lui rappeler l'ambiance des armées en campagne. Il appréciait ce mélange hétéroclite, les hennissement des chevaux, les grincements des roues des carrioles, les soudains éclats de voix et l'odeur de sueur des animaux mais aussi des hommes, identique qu'ils soient travailleurs ou soldats. Et le vent qui s'engouffrait en brusques bourrasques dans les rues, amenant pour quelques instants une subtile odeur iodée, rappelant que la mer n'était pas loin. Ici, les habitants étaient habitués à voir passer le seigneur d'Accalmie, sans raisons aucune. Ils le saluaient poliment mais simplement et Lyonel leur répondait tout aussi simplement. Parfois, un maraîcher ou un marchand itinérant insistait pour lui faire goûter ses produits, ce qui ne manquait pas de l'amuser. Les vins ou les fruits qu'il goûtait, vantés par les marchands, étaient rarement aussi bons que ce que leurs dires laissaient présager mais il trouvait toujours le moyen d'adresser un compliment, aussi banal soit-il. Mais on ne savait jamais, se disait-il dans un espoir qu'il savait être vain, peut être un jour trouverait-il un grand cru encore inconnu ! Même si, après des années passées à traverser les villages des environs de la sorte, il n'avait jamais rien trouvé d'autre que de la banale piquette...

Aujourd'hui encore fut une journée infructueuse en la matière mais peu importait. Si le vin était vraiment la raison pour laquelle il parcourait ses terres, il y aurait déjà bien longtemps qu'il serait parti résider du côté de La Treille ! Ainsi Lyonel se contentait de parcourir d'un pas tranquille les rues animées du village, échangeant parfois quelques mots avec les trois hommes qui l'accompagnaient. Et justement, l'un deux venait de lui conter une histoire des plus amusante, impliquant une jeune dame distraite et la chute aussi incongrue qu'inattendue d'un étal entier d'un poissonnier du marché local. Lyonel ignorait si l'histoire était vraie ou n'était que pure affabulation mais peu lui importait. Il était justement en train de commenter cette affaire lorsqu'il remarqua qu'une jeune dame semblait s'intéresser à lui. A sa peau, ses yeux et ses cheveux sombres, il pu deviner qu'elle venait de Dorne, et sa robe sans doute trop légère pour le climat venteux et incertain des Terres de l'Orage confirmaient cette hypothèse, sans oublier cette Mère Rivière qu'elle avait mentionné. Le seigneur d'Accalmie écouta sa demande, et après un bref silence, à la fois surpris et amusé par la situation, Lyonel parti d'un grand rire caractéristique avant de se tourner vers ses hommes.

-Hé bien, il semblerait que cette jeune dame ait besoin de notre aide ! Allons-y, nous n'allons tout de même pas la faire attendre, n'est ce pas ? Où est donc ce cheval ?

La jeune femme les guida ainsi dans une rue plus petite, là où l'animal était encore bloqué, ruant par moments, contrarié par son actuelle situation. Les passants évitaient de s'approcher de la bête qui semblait particulièrement nerveuse, de crainte de se voir propulser par un coup de sabot qu'elle semblait prompte à envoyer. D'un noir sombre, à l'allure élancée et nerveuse, ils avaient affaire à un beau coursier de Dorne, c'était indubitable. Lyonel s'arrêta et considéra la bête quelques instants. Puis il se tourna de nouveau vers ses hommes et, après avoir lancé un ordre bref, ils s'approchèrent de la bête avec précautions. Lyonel se saisit fermement des rênes au plus près du mors, incitant l'animal à garder son calme pendant que sa patte était dégagée par ses hommes. Et trois d'entre eux ne furent pas de trop pour ce faire, tant le destrier ne semblait pas apprécier qu'on l'approche. Une fois l'animal sorti du pétrin dans lequel il s'était lui même fourré, il lui flatta les naseaux avant de se tourner vers la jeune Dornienne qui les avait conduit ici.

-C'est un beau cheval que vous avez là ! Vous avez de la chance qu'il soit plutôt nerveux, sinon, à le laisser seul ici, quelqu'un serait sûrement venu vous en délester pendant que vous cherchiez de l'aide !

Il lui tendit les rênes de l'animal, maintenant que celui-ci était plus calme, la jeune femme ne risquait plus grand chose. L'un des soldats de Lyonel désigna le cheval d'un signe de tête.

-Il a besoin de voir un maréchal-ferrant, l'un de ses fer est abîmé. Fit l'homme.
-J'imagine que c'est ce que vous cherchiez, n'est ce pas ? Demanda Lyonel à Lyra. Et c'est pour cette raison que votre dame vous aura confié ce cheval. Vous venez de Dorne, si je ne m'abuse ? L'interrogea-t-il, plus par curiosité que par réel intérêt pour la provenance de la jeune dame.

Il était courant que les Seigneurs de l'Orage et les Dorniens ne s'apprécient guère, les guerres passées, les escarmouches et les conflits nombreux au niveau des Marches n'arrangeant les choses en rien. Cependant, Lyonel n'avait rien à reprocher à une simple roturière perdue sur ses terres. De plus, elle semblait ignorer qui il était, ce qui ne manquait pas de l'amuser. Et qui que soit la dame dont elle parlait, elle ne venait sûrement pas pour apporter la guerre, depuis la Conquête, Dorne et les Terres de l'Orage se voyaient bien obligées de coopérer, avec ou sans bonne volonté de la part de leurs seigneurs respectifs !
Au moins, cette visite dans le village se montrait plus divertissantes que toutes les tâches seigneuriales qu'il avait à subir !
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Message Mar 14 Aoû 2012 - 17:28

     Lyra fut rassurée de voir que l'homme acceptait de lui apporter son aide, au début avec l'éclat de rire qui l'avait pris, elle avait crains l'espace de quelques secondes, qui se gausse d'elle. Heureusement ce n'était guère le cas, sans quoi la Dornienne aurait certainement été bien gênée de la situation, même si la Mère Rivière avait jugé bon de lui donner un teint trop hâlé pour percevoir le rougissement de ses joues. Heureusement d'ailleurs ! Sans quoi elle passerait ses journées avec un visage pivoine. Arborant un sourire ravi, la jeune femme mena donc les trois hommes jusqu'au cheval de sa dame qui – heureusement – était toujours coincé dans son ornière. L'homme qu'elle avait abordé lui semblait être un noble, du moins c'était ce qu'elle avait considéré en voyant que ses habits n'étaient pas aussi sales et simplistes que ceux des autres habitants du village, puis il était escorté par deux amis apparemment. Même si cela ne confirmait rien, avoir passé toute sa vie à contempler les nobles de loin lui permettait tout de même de distinguer une personne de basse naissance d'un individu possédant un patronyme. Il était d'autant plus agréable selon elle que cet homme prenne quelques secondes pour aider une simple roturière, Dornienne de surcroit ! Inutile de préciser que la jeune femme n'était pas au courant des tensions qu'il y avait entre sa patrie d'origine et la terre qu'elle foulait de ses pieds nus. Pourtant, quelque chose lui disait qu'elle ne risquerait aucune remarque déplacée avec cet homme. S'il avait été hostile aux Dorniens, nul doute qu'il l'aurait chassée sur-le-champ ! Sa peau tannée et ses yeux et cheveux sombres ne laissaient aucun doute quant à ses origines.

     Bien que trépignant d'impatience, la jeune femme laissa le noble jauger la situation du regard avant qu'ils ne s'approchent tous les trois de la monture qui ne semblait pas voir d'un bon œil le fait que l'on tente de venir la tripoter. Après quelques opérations bien effectuées, le destrier Dornien fut libéré de l'emprise de l'ornière et le noble en profita pour toucher les naseaux de l'étalon qui sembla s'apaiser à ce contact. Comme l'homme se retournait vers elle, Lyra lâcha aussitôt le morceau de tissu de sa robe qu'elle triturait toujours pour occuper ses mains et esquissa un sourire aux paroles de l'homme. Certes, cela avait été assez imprudent, mais pourtant, elle était persuadée que même avec une monture apaisée personne ne s'en serait approché. Attrapant les rênes, la demoiselle s'apprêtait à le remercier lorsque l'un des hommes qui accompagnait le noble souligna le fait que l'un des fers de la monture était bel et bien abîmé. Au moins n'aurait-elle pas perdu son temps ma foi ! L'attention de la Dornienne se reporta sur le premier protagoniste qui lui posa deux petites questions auxquelles la demoiselle s'empressa de répondre.

     ▬ De Dorne oui ! Ma dame se rend dans le Conflans et nous avons fait une pause ici pour acheter quelques provisions et effectivement, faire contrôler le sabot de son étalon. Au moins je sais à quoi m'en tenir maintenant. Elle avait précisé la raison de leur venue ici, même si aucun des trois hommes ne lui avait demandé pour quelle raison des Dorniens se promenaient dans un village de l'Orage. Il n'y avait aucun désir de se justifier, mais simplement d'informer. Oh ! Et merci, je crois que je n'aurais jamais réussi à l'en sortir toute seule. Elle en oubliait même les bonnes manières ! Une fois de plus son teint bronzé la sauva d'une manifestation involontaire de gêne avant qu'elle ne reprenne de plus bel. Et ne vous en faites pas, même s'il avait été doux comme un agneau, je doute que qui que ce soit puisse l'avoir volé. J'imagine qu'il ne doit pas y avoir énormément d'étalons Dorniens dans ce village non ? »

     Peut-être ne voyait-elle que le bon côté des choses, mais Lyra doutait qu'un simple paysan puisse décider de voler un cheval aussi reconnaissable alors que n'importe qui comprendrait que l'étalon dérobé était celui qui se trouvait dans ses écuries ! Prendre de l'argent ou quelque chose de plus commun était beaucoup plus aisé qu'un cheval, même un originaire de cette région. C'était avec cette certitude qu'elle s'assurait de ne pas avoir fait de faute, mais il était évident que si quelqu'un avait été trop stupide pour se douter qu'on le retrouverait, Lyra aurait été dans une très mauvaise position. Perdre une telle monture revenait à perdre son emploi et ne plus jamais pouvoir devenir suivante de noble dame. Quelle humiliation, elle ne possédait qu'une réputation et désirait la garder aussi intacte que possible !
     Tandis que les yeux de la roturière quittèrent provisoirement le visage de l'homme pour se poser sur le fameux sabot qui semblait déficient, elle se demanda combien est-ce que cela allait coûter à sa dame, même si l'argent n'était pas un problème pour elle. Songeant qu'elle n'avait d'ailleurs pas réussi à trouver le chemin de l'atelier du maréchal-ferrant, la Dornienne tenta d'abuser une fois de plus de la gentillesse de son interlocuteur. Adoptant une expression légèrement gênée, elle tritura les rênes dans ses mains en reportant ses yeux sombres sur le visage du noble.

     ▬ Je sais que j'abuse de votre bonté messer, mais pourriez-vous me dire où se trouve le maréchal-ferrant je vous prie ? Je le cherchais lorsque cet incident est arrivé. À la taverne l'on m'avait dit qu'il était dans cette zone, du moins je crois, mais je me suis un peu égarée je le crains. »

     En lui donnant du « messer », elle se rendit d'ailleurs compte qu'elle ignorait totalement s'il était lord ou simplement noble. Ses habits étaient en très bon état, mais pourtant ne portaient aucune trace de richesse comme ceux des nobles qu'elle avait croisés à Villevieille. Peut-être qu'il s'agissait d'un vassal qui rendait visite au suzerain de la région ? Allez savoir, il y avait tellement de possibilité qu'elle ne savait quoi choisir. Sachant qu'à Dorne les Martell portaient des tenues très sobres, bien qu'exotique pour les habitants des autres régions, peut-être était-ce aussi le cas des nobles de l'Orage ? Décidant de mettre fin au doute qui la tiraillait, la demoiselle posa tout simplement la question.

     ▬ D'ailleurs, dois-je vous appeler messer ou mon seigneur ? Je m'excuse, je ne suis pas très douée pour différencier les seigneurs des nobles sans titres. »

     En espérant qu'il ne se sente aucunement offensé par de telles paroles, même s'il semblait patient elle était bien placée pour savoir que les nobles n'étaient pas tous très tolérants sur les titres que l'on pouvait oublier de prononcer.
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Lyonel Baratheon
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Message Mer 15 Aoû 2012 - 19:29

Lyonel hocha distraitement la tête aux explications de Lyra. Voyager depuis Dorne jusqu'aux terres du Conflans, ce n'était pas un petit voyage. S'arrêter régulièrement pour s'approvisionner était une nécessité. Cela dit, de tels voyageurs non loin d'Accalmie n'étaient pas monnaie courante, une bonne partie des gens de Dorne préférant éviter de passer trop près de la forteresse des Seigneurs de l'Orage.

-Non, ne nous remerciez donc pas, ce n'était pas grand chose. Répondit-il ensuite. Vous avez raison sur un point, c'est qu'un coursier de Dorne est bien rare dans ces terres, néanmoins un voleur avisé aurait eu tôt fait de s'enfuir avec. Et il en aurait sûrement tiré une belle somme, ça ne fait aucun doute ! Mais rien ne sert de tergiverser sur le sujet, après tout, le cheval de votre dame est toujours là !

Qui plus est, un cheval pareil aurait été bien difficile à rattraper et, toute noble que soit la dame qui employait cette jeune dornienne, Lyonel doutait que quoi que ce soit puisse être fait pour le retrouver et les rues étaient bien souvent truffées de gens malhonnêtes qui n'auraient pas hésité une seule seconde à dérober cet élégant cheval. Elle avait eu de la chance, en somme, de trouver de l'aide aussi vite, même si elle ignorait à qui elle avait affaire. Et ne restait plus, maintenant, qu'à le conduire chez le maréchal-ferrant. Lyonel interrogea ses hommes du regard. Lui aussi aurait sans doute été incapable de s'y retrouver dans le village. Lorsqu'il y passait, ce n'était que pour changer un peu d'air et échapper un aux tâches rébarbatives qui l'attendaient à Accalmie. Contrairement à la jeune femme, n'avait jamais eu besoin de faire changer un fer dans les environs. Les soldats se regardèrent quelques instants, ne sachant que faire ou que dire, avant que l'un d'eux ne se décide à parler : le maréchal-ferrant n'était pas très loin, en effet, le long de la rue passante qu'ils avaient quitté précédemment. Il leur fallait donc rebrousser chemin.

Lyonel ne retint pas un sourire lorsque la Dornienne l'interrogea ensuite. A vrai dire, le titre lui importait peu.

-Vous pouvez m'appeler messer, ce sera bien suffisant. Répondit-il simplement avec un étrange sourire.

Une fois de plus, ses hommes se regardèrent alors qu'ils se mettaient en route, semblant ne pas vraiment comprendre à quoi leur seigneur jouait. Ce n'était pourtant pas vraiment un mensonge : fut-un temps, lorsque son père était encore là, tout le monde l'appelait ainsi. Et l'ignorance de la jeune femme avait le mérite de lui rappeler cette époque. Qui plus est, si elle apprenait qui il était, elle risquait d'être horriblement gênée, se confondant en excuses. Et ce n'était pas vraiment quelque chose que Lyonel aurait apprécié. Dans le cas contraire, il lui aurait tout avoué immédiatement et n'aurait même pas daigné baisser les yeux sur elle lorsqu'elle avait demandé de l'aide ! Non, mieux valait ne rien dire pour le moment, elle apprendrait qui il était bien assez tôt. La simplicité dont elle faisait preuve jusque là l'amusait. Et après tout, c'était pour rencontrer de telles personnes qu'il se permettait ces sorties dans les villages voisins d'Accalmie. Les habitants d'ici le connaissaient et n'étaient ni surpris ni gênés de le voir alors qu'elle, non. D'ailleurs, il ne savait même pas comment elle s'appelait...

-Et vous, alors, comment puis-je vous appeler ? L'interrogea-t-il alors qu'ils marchaient. Je ne connais pas votre nom, je crois... J'ose espérer que les Terres de l'Orage vous plaisent ! Le temps n'est certes pas aussi clément que celui de Dorne mais il faut bien qu'elles méritent leur nom, n'est ce pas ? Plaisanta-t-il.

Il ne leur fallut guère de temps pour rejoindre l'atelier du maréchal-ferrant. Situé à l'angle d'une ruelle et de la rue passante qu'ils venaient de rejoindre, l'endroit était plutôt difficile à rater, si l'on savait où aller bien sûr. L'atelier devait sûrement accueillir la plupart des voyageurs qui passaient par le village et qui avaient besoin d'un service tel que celui de Lyra. Le maître des lieux était d'ailleurs présent mais ne semblait pas vraiment préoccupé par ses éventuels clients. En vérité, il semblait pour le moins contrarié, gesticulants et reprochant à grands cris l'inutilité d'un jeune homme qui se tenait face à lui. Celui ci ne semblait pas très à l'aise face au langage fleuri de l'artisan et se répandait en excuses face à lui.

-Holà, que se passe-t-il, ici ? Lança Lyonel alors qu'ils approchaient. Le gamin fila comme le vent alors que le maréchal-ferrant se retournait et sursautait en reconnaissant Lyonel.
-Ha, m'seigneur ! C'est cet incapable, je lui avait donné de quoi m'prendre du fer chez le forgeron, pour les fers des ch'vaux mais c't'imbécile a préféré aller boire mon argent. J'l'ai envoyé le récupérer, il s'débrouillera comme il veut mais j'ai b'soin de mon fer, moi ! Vous avez b'soin de quelque chose, m'seigneur?
-Moi non mais cette jeune dame aimerait que vous vous chargiez de son cheval.
Fit Lyonel en désignant Lyra et son coursier. L'artisan considéra un instant l'animal, semblant plutôt impressionné de voir une telle bête près de son atelier.
-C'est embêtant, ça... J'ai plus que des fers pour ch'vaux de traits ou pour des bêtes plus grosse que vot' étalon... Va falloir attendre que le gamin revienne avec c'qu'il me faut pour en faire des neufs. Ça s'ra peut être long...
-Voilà qui est contrariant...
Marmonna Lyonel avant de se tourner de nouveau vers Lyra. Il va nous falloir attendre, je le craint. Votre dame est-elle pressée de reprendre la route ?

Si la dornienne n'avait pas le temps d'attendre que l'apprenti revienne avec les pièces de métal adéquates pour fabriquer un fer pour l'étalon, il leur faudrait repartir ainsi et le cheval risquait de se blesser. S'il le fallait, Lyonel pourrait toujours leur proposer de l'accompagner jusqu'à la forteresse où le problème serait rapidement résolu. Après tout, elle et sa dame traversaient ses terres, elles étaient en quelque sorte ses hôtes. Mais parcourir la route qui y menait serait sans doute une autre perte de temps, finalement. Avec un peu de chance, le garçon reviendrait assez vite avec le fer, et avec une dette de plus, sans aucun doute. De doute façon, le temps que les nouveaux fers soient forgés, ajustés aux sabots de l'étalon puis fixés, il fallait attendre, de toute façon.


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Message Jeu 16 Aoû 2012 - 12:30

     Lyra s'estima chanceuse d'être tombée sur un homme apparemment très bien élevé. D'un côté, il était compliqué pour la jeune femme de se montrer méfiante, elle était d'un naturel très confiant et croyait que tout le monde – ou presque – était pétri de bonnes intentions ! C'était la naïveté qu'une jeune femme n'ayant jamais quitté sa ville natale, possédait encore, mais il y avait fort à parier qu'elle la perdrait rapidement au fil de ses voyages. Les paroles du noble concernant l'idée qu'un voleur puisse s'enfuir rapidement après son méfait, firent réaliser à la demoiselle qu'elle n'avait effectivement pas songé à ce point et remercia la Mère Rivière de ne pas avoir joué à ce petit jeu. Comment aurait-elle expliqué qu'elle avait laissé une telle bête dans la rue et sans surveillance ? Bah ! Il n'y avait guère besoin d'y songer, après tout rien de mal n'était arrivé comme le disait le chevalier, à quoi bon se torturer l'esprit pour du vent ?
     Comme la question de la Dornienne portait sur le maréchal-ferrant, l'homme sembla se renseigner auprès de ses accompagnateurs, ce qui poussa la demoiselle à considérer que le noble ne devait pas être originaire des environs, peut-être rendait-il visite au lord Baratheon ? Cela ne la regardait aucunement, mais sa curiosité naturelle lui donnait envie d'en apprendre plus sur cette personne très aimable. Ce serait toutefois pour une autre fois étant donné que l'un des deux soldats répondit pour leur préciser que l'atelier se situait non loin de là et Lyra se sentit sotte de ne pas l'avoir vu d'elle-même. Chassant le trouble de la roturière, le noble l'informa alors qu'elle pouvait l'appeler messer et Lyra hocha donc la tête avec son éternel sourire, ne voyant pas le regard que les deux autres hommes s'échangèrent. De toute manière, même si elle l'avait aperçu la jeune femme n'en aurait certainement pas comprit le sens. Alors qu'ils se dirigeaient vers le fameux atelier, le noble lui demanda quelques questions qui trouvèrent rapidement une réponse.

     ▬ Oh ! Désolée j'en oublie la politesse ! Je m'appelle Lyra, juste Lyra. Une précision certainement inutile étant donné qu'elle n'avait absolument pas l'air d'une noble, mais c'était plus fort qu'elle, la Dornienne était une personne naturellement bavarde. Pour le moment je n'ai pas vu grand-chose de votre région je dois l'avouer, mais j'ai été impressionnée par ces forêts qu'on voit partout ! Il n'y a pas autant d'arbres à Dorne, mais c'est vraiment très joli. Il était étrange que deux régions voisines soient si différentes. Mais j'avoue que le temps m'étonne, j'ignorais qu'il puisse faire aussi froid si près de Dorne ! Comment faites-vous donc en hiver ? »

     L'incrédulité était sincère. Elle n'avait jamais quitté Lancehélion, mis à part pour aller vivre avec sa dame très récemment et par conséquent, avait du mal à envisager qu'un froid mordant puisse exister ailleurs dans Westeros. Autant dire que l'hiver de l'Orage devait être bien différent de l'hiver du Nord, mais jamais la Dornienne ne mettrait les pieds dans cette région !
     Le temps que la jeune femme réponde, ils avaient déjà atteint l'atelier où l'artisan était visiblement occupé avec son apprenti. Lyra observa la scène en silence, se demandant ce que le malheureux pouvait bien avoir fait pour mériter une telle remontrance ! Même si l'idée de se mêler de tout cela l'effleura l'espace d'une seconde, ma Dornienne se retint. Déjà parce qu'elle n'était pas chez elle et que l'intervention d'une étrangère originaire du désert, pouvait ne pas plaire au maréchal-ferrant et qu'elle avait besoin de lui. Puis ensuite, parce qu'elle était en présence d'un noble qui devait voir d'un mauvais œil qu'une simple roturière se mêle de la vie d'autres personnes ! Mais non ! À la surprise de la demoiselle, le chevalier intervint en se renseignant sur la raison de cette altercation et Lyra prit la surprise de l'homme pour de la gêne d'être vu dans une telle situation. L'artisan expliqua donc qu'il n'avait plus de fer parce que le jeune garçon avait utilisé son argent pour se saouler. La situation était embêtante, mais aussi amusante d'un côté et la demoiselle dû se mordre la lèvre inférieure pour masquer son hilarité. Heureusement d'ailleurs ! Car le noble attira l'attention sur le destrier de sa dame et l'artisan le jaugea un bref instant avant de déclarer qu'il risquait de prendre beaucoup de temps avant de pouvoir ferrer la bête. Lorsque le chevalier regarda la demoiselle, celle-ci leva ses yeux sombres vers lui avant de secouer la tête en signe de dénégation.

     ▬ Non, pas du tout ! Elle n'a pas de date d'arrivée prévue et quelques jours de plus où de moins ne poseront pas problème. Son attention glissa sur le maréchal-ferrant. Je pourrais repasser demain pour voir si les choses se sont réglées ? »

     L'idée de passer un peu de temps ici ne la gênant pas franchement, le village était accueillant et elle pourrait au moins visiter un peu les environs ! Cela dit, il semblait clair qu'il n'y avait pas beaucoup de forêts dans le coin où alors des toutes petites, même si cela suffisait à satisfaire la Dornienne. Ses mains triturant les rênes de la monture alors qu'elle se demandait comment est-ce qu'elle pourrait bien faire pour ramener le cheval et revenir demain sachant que la bête avait l'air très animée, elle reporta ses yeux d'ébènes sur le visage barbu du noble pour lui offrir un sourire.

     ▬ C'est vraiment très aimable de votre part, vous devez avoir tellement plus de choses à faire que de vous occuper d'une simple roturière ! Elle avait bien entendu que l'homme l'avait appelé « seigneur » ce qui signifiait certainement qu'il devait être lord. Vos hommes doivent être heureux de pouvoir vous servir si vous êtes aussi attentif avec tous les gens que vous croisez ! »

     Le ton était enjoué et sincère. Comme l'artisan ne pouvait pas l'aider davantage pour le moment, ils sortirent donc de l'atelier et le regard de la Dornienne se promena un moment sur les environs tandis qu'elle songeait qu'il serait bienvenu qu'elle ramène la bête à l'auberge, mais quelque chose l'en empêchait et elle ne se priva pas d'en faire état au noble. Pivotant pour lui faire face, elle se hissa sur la pointe de pieds comme pour se rendre plus sérieuse, puis reprit la parole.

     ▬ Je dois ramener le cheval de ma dame à l'auberge en attendant, mais vous avez été si gentil avec moi, je suis obligée de vous rendre un service en échange ! Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour vous messer ? Ou mon seigneur plutôt. »

     Un léger sourire se plaqua sur ses lèvres, sourire qui se serait transformé en embarras si elle avait su que ce n'était pas un simple seigneur qu'elle avait face à elle !

     ▬ Est-ce que vous venez des environs ? Vous n'avez pas l'air de connaître le village, mais pourtant tout le monde semble savoir qui vous êtes ! Êtes-vous un ami des Baratheon messer ? »
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Lyonel Baratheon
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Message Sam 18 Aoû 2012 - 21:57

Lyonel avait souri à l'étonnement de Lyra quant au climat local. Elle ne devait pas avoir beaucoup voyagé pour être surprise de la sorte, mais cette naïveté était amusante. Et puis après tout, il n'y avait pas de mal à découvrir le monde. Lui même, lorsqu'il était plus jeune, avait été parfois surpris de découvrir à quel point les différents royaumes des Sept Couronnes pouvaient se montrer différents. Là où les Terres de l'Orage étaient tempétueuses, couvertes de montagnes et de bois, le Bief, région voisine, se montrait bien plus accueillante et riche, offrant des paysages magnifiques de plaines et de champs luxuriants alors que Dorne, pourtant proche elle aussi, montrait des paysages arides et de hautes dunes de sable.

-C'est le vent qui apporte le froid. La mer est proche et les tempêtes nombreuses, dans la région. L'humidité de l'air conjuguée au vent contribue à ce rafraîchissement certain. L'ont dit que les nombreuses tempêtes qui assaillent nos côtes sont la vengeance perpétuelle des Dieux face à l'affront que Durran, le premier roi de l'Orage, bien avant la Conquête, fit aux dieu des mers et à la déesse du vent après avoir épousé leur fille. C'est lui qui aurait construit Accalmie, qui résiste depuis tout ce temps aux assauts des tempêtes.
Quant à l'hiver, hé bien, il n'est pas si différent du vôtre !
Fit Lyonel en éclatant de rire. Tout juste un peu plus froid et les tempêtes ont tendance à se faire plus violentes. Mais comparés aux hivers du Nord, nous sommes plutôt bien lotis ! Expliqua-t-il alors qu'ils arrivaient à l'atelier du maréchal-ferrant, juste avant d'interpeller l'homme, de plutôt méchante humeur.

Il avait brièvement résumé la légende locale de Durran sans vraiment y penser. C'était une histoire que tout le monde connaissait, ici. Peut être pourrait-elle intéresser la jeune dornienne ? Elle semblait plutôt curieuse et d'un naturel assez enjoué. Elle avait dit qu'elle s'appelait Lyra. Un nom simple et plaisant. Il lui correspondait plutôt bien, songea Lyonel alors que l'artisan répondait à la jeune femme par l’affirmative. Le lendemain serait très bien, il aurait des fers pour son cheval, dit-il, avant de se tourner de nouveau vers son seigneur. Il s'excusait, se perdant dans ses explications. Son apprenti était son neveu, le fils de son grand frère qui passait la plupart de ses journées à boire. Et selon lui, cette tendance se retrouvait chez son fils, un peu trop à son goût, rendant ce dernier bon à rien.
Lyonel acquiesçait poliment, feignant de porter un réel intérêt à l'histoire de l'artisan. En vérité, il n'estimait pas que l'homme ait besoin de se justifier de la sorte puisque Lyra pourrait revenir le lendemain sans que cela ne porte à conséquences mais il avait souvent remarqué qu'en sa présence, les gens se sentaient toujours obligés de s'excuser et de se justifier longuement dès que quelque chose ne se passait pas comme ils l'auraient voulus. Pourtant Lyonel n'était pas de ces seigneurs arrogants et fiers qui châtiaient injustement les malheureux qui leur déplaisaient, bien au contraire. Qui plus est, ce n'était pas lui que le retard de l'apprenti importunait mais plutôt Lyra et sa dame. Lui, après tout, n'était venu ici que pour se changer un peu les idées.

Lorsqu'enfin il eut terminé, Lyonel le remercia, et s'apprêta à faire demi tour mais s'arrêta, s'apercevant qu'il ignorait où logeait la dame de Lyra. Celle-ci, d'ailleurs, tenait à le remercier et à lui rendre un service... A dire vrai, il ne voyait pas vraiment ce qu'il pourrait lui demander, néanmoins sa bonne volonté lui arracha un sourire.

-Ho, non, tout le plaisir était pour moi, ne vous sentez pas obligée de me rendre quoi que ce soit. Vous avez égayé un peu cette journée qui me semblait bien morne jusque là, c'est amplement suffisant à mes yeux ! Fit-il en éclatant de rire. Quant à mes hommes, je ne sais pas si l'on peut dire qu'ils sont réellement heureux avec moi mais j'essaye de ne pas les négliger.

En vérité, il avait toujours été plutôt proche des gens du peuple, qu'ils soient soldats ou domestiques. Il était un guerrier avant tout et savait que ce n'était pas la naissance qui forgeait les caractères et les hommes de valeur. Au combat, le plus simple des soldats pouvait se montrer bien plus courageux et efficace qu'un grand seigneur qui resterait caché au milieu de son arrière garde. Mais Lyonel n'était pas de ceux là. Il était un guerrier et toujours prompt à se lancer dans la bataille. Et parfois, il lui arrivait de préférer la compagnie d'une simple roturière qui peinait à guider son cheval à celle des dames de la noblesse...

Et les questions de Lyra le firent d'ailleurs sourire. S'il ne connaissait le village que de manière superficielle c'est parce qu'il n'avait pas de réel besoin de s'y rentre, hormis celui de fuir un peu Accalmie et les reproches de Mestre Robert. Aussi ne prenait-il pas la peine de mémoriser le plan des lieux ni les diverses échoppes, boutiques et auberges qui s'alignaient le long des rues. Quant à avouer à la jeune femme qu'il faisait un peu plus que simplement connaître les Baratheon... S'affolerait-elle ? Se répandrait-elle en excuses ?
A vrai dire, Lyonel ne voulait pas la mettre mal à l'aise, sinon il n'aurait pas attendu ses questions pour lui avouer la vérité.

-En vérité, je viens rarement par ici pour mener quelque affaire, c'est plutôt une manière pour moi de m'éloigner des ennuyeux tracas qui m'attendent là bas. Fit-il en désignant Accalmie d'un geste nonchalant de la main. Quant à être un ami des Baratheon, Si je n'étais que cela, ma vie en serait sans doute grandement simplifié ! Plaisanta-t-il ensuite.

Il s'était contenté de simplement évoquer sa véritable identité, espérant que l'esprit agile de la jeune Dornienne comprenne de lui même là ou il voulait en venir. Répondre à ses questions de manière indirecte, de sorte qu'elle en tire elle même les bonnes conclusions, suffirait peut être à ne pas la mettre mal à l'aise. Tout du moins l'espérait-il...
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Message Dim 19 Aoû 2012 - 9:13

     La petite légende contée par le noble était fort intéressante et Lyra n'en avait jamais entendu parler. À Dorne, disons que l'on avait plus l'habitude d'entendre les anciens légendes au sujet de son peuple en généralement qui vantaient les Martell étant donné qu'elle vivait dans la ville qui abritait leur palais. Après, il y avait bien quelques récits comme celui qui parlait de la mort du Roi Bieffois qui avait cru pouvoir dominer Dorne la rebelle et en avait payé le prix fort, donc en somme, pas réellement des contes que l'on racontait à un étranger. L'intérêt de la Dornienne avait été éveillé et plusieurs questions lui brûlaient les lèvres, mais elle n'osait pas les poser devant l'artisan qui semblait devoir se justifier sans arrêt, bien que la demoiselle n'en voyait pas réellement la raison. Elle-même avait déjà dû expliquer telle ou telle faute, mais c'était uniquement devant son père ! Jamais la Dornienne n'avait eu à se faire arrêter par les gardes ou à s'excuser auprès d'un noble de sa région natale et elle en était très fière. Cela dit, il semblait que son arrivée dans de nouvelles régions, changerait peut-être la donne, le simple fait d'être étrangère et surtout originaire de la région la plus désertique de Westeros lui vaudrait cher apparemment. Du moins, si elle se fiait à ce que sa dame lui avait expliqué lorsqu'elles avaient quitté sa demeure natale.

     Quoi qu'il en soit, le noble souriait souvent aux paroles de la jeune roturière et selon elle, c'était une bonne chose. Il n'était pas rare de rencontrer des individus qui ne vous décrochaient que des regards lourds de reproches ou d'hostilité, un peu comme si vous étiez une créature particulièrement repoussante. Son père appelait cela « la noblesse » et en effet, la suivante avait constaté que c'était une réaction presque inhérente au statut de noble. Peut-être ne l'était-il pas alors ? À moins qu'il n'existe des perles rares capables de ne pas voir l'échelle sociale de leurs interlocuteurs au moment de bavarder avec eux ? Peu lui chalait, la manière dont il souriait donnait surtout envie à la demoiselle de faire de même et elle ne s'en privait pas !
     Comme il répondait à la proposition de Lyra en déclinant son offre d'aide, elle hocha la tête d'un air docile. Même si le remercier par ce biais lui aurait plu, elle n'allait pas l'importuner plus longuement avec cela. Ce ne fut que lorsqu'il déclara qu'il n'était pas seulement un ami des Baratheon et qu'il dévoila le fait qu'il vivait – ou du moins travaillait – à Accalmie, que la jeune femme comprit qu'elle n'avait pas affaire à n'importe qui. Ses yeux s'entrouvrirent de surprise, sans qu'elle n'envisage pour autant avoir LE Lyonel Baratheon face à elle. C'était impossible, après tout il s'agissait d'un seigneur suzerain et même si elle avait entendu parler de sa bonté, la suivante avait aussi l'habitude d'entendre parler des suzerains impossibles à atteindre. Le sien faisant exception. Humectant ses lèvres, elle décida donc de chasser ses doutes.

     ▬ Vous éloigner d'Accalmie ? Vous y vivez ? Est-ce que vous êtes un frère de lord Baratheon ? »

     Elle ne le faisait pas exprès, le fait qu'elle ne comprenait pas clairement qu'elle se trouvait face au seigneur lui-même venait simplement de l'habitude que la roture avait de croire que les titres éloignaient forcément les nobles du petit peuple. Il était la preuve claire et nette que ce n'était pas le cas, seulement lorsque vous n'aviez jamais connu cela, ce n'était pas si évident. Peut-être allait-il s'amuser de sa naïveté ? À moins qu'il ne la trouve stupide ? Ce n'était pas une première si tel était le cas, la curiosité et l'entrain de la Dornienne la poussait à poser des questions pas toujours très futées qui pouvaient la faire passer pour plus idiote qu'elle ne l'était réellement. Espérant ne pas déclencher l'hilarité, elle regarda brièvement les deux hommes accompagnant le noble, cherchant une trace de moquerie ou d'amusement, puis détourna son regard pour de bon avant de poser ses yeux son sur l'homme.

     ▬ Si tel est le cas, je dois vous sembler bien audacieuse, mais je ne connais pas la légende dont vous parlez ! À Dorne, nous parlons assez peu de l'Orage et du Bief malheureusement. Inutile de préciser pour quelles raisons sans aucun doute. Ainsi donc votre Roi à épouser une déesse ? Cela signifie que vos suzerains actuels ont du sang divin dans les veines ? La logique aurait voulu que oui, mais les légendes étaient bien plus souvent inventées que réelles, du moins pas entièrement. Comment fait-on pour rendre une forteresse résistante aux tempêtes ? Avec de la magie ? Comme lorsque les dragons existaient encore ? »

     Plus elle poursuivait ses questions, plus de nouvelles naissaient dans son esprit, la jeune femme éprouvait beaucoup de difficultés à se calmer et son entrain devait déjà se voir dans sa manière de se tenir, de parler, puis de tripoter nerveusement les rênes du cheval qu'elle tenait toujours à la main. Son attention fut d'ailleurs attirée par ce dernier lorsqu'il tira sur les rênes pour lui faire savoir qu'il s'ennuyait, mais la Dornienne était trop emballée pour se taire maintenant. Elle se contenta donc de flatter l'encolure de l'animal en parvenant à le calmer un peu, puis elle inspira, toujours souriante, avant de reprendre.

     ▬ Et je suis heureuse que cette rencontre vous plaise mon seigneur ! Je sais que je suis très bavarde et je m'en excuse, mais c'est si rare de trouver des gens qui veulent bien parler avec vous, surtout des personnes de votre rang ! Elle hésita une brève seconde avant de continuer. Je vous avoue que j'avais un peu peur en arrivant ici, ma dame m'avait prévenue que les Dorniens n'étaient pas très appréciés dans les régions voisines, j'avais la crainte de tomber sur des individus qui ne m'aimeraient pas. »

     Cela résumait bien sa crainte principale : ne pas être aimée. Lyra était une femme qui ne pouvait envisager de se faire détester, elle avait toujours besoin de pouvoir discuter avec les personnes qu'elle croisait, mais des fois - souvent même - son entrain lassait les gens qui devenaient irritables. Chacun ses problèmes, lui devait diriger un royaume et aider à combattre des Fer-nés alors que de son côté la roturière se souciait simplement de savoir si on l'appréciait ou non. L'avantage de la roture.
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Message Jeu 23 Aoû 2012 - 23:38

Décidément, cette jeune Dornienne était prompte à l'interrogation. Pour chaque réponse qu'il lui donnait, elle en posait de nouvelles mais cette curiosité teintée d'innocence ne manquait pas de plaire à Lyonel. Par ses questions, elle lui apportait une certaine fraîcheur – Un paradoxe, pour quelqu'un originaire de Dorne – et répondre à ses questions ne le dérangeait en rien, bien au contraire. Elle lui rappelait ses premières années hors d'Accalmie, lorsqu'il n'était qu'un simple écuyer et qu'il posait sans cesse diverses questions, aussi bien sur la chevalerie ou l'art du combat que sur les terres qu'il traversait. La légende du premier Roi de l'Orage avait visiblement captivé l'attention de la jeune femme, suscitant de nombreuses autres interrogations de sa part mais Lyonel ne s'en étonna pas. Elle ne semblait pas vraiment gênée par le fait qu'il soit noble même si elle n'avait compris que partiellement qui il était en réalité. Ne comprenait-elle pas ou n'osait-elle simplement pas imaginer la vérité ? A vrai dire, Lyonel pensait la seconde solution plus plausible, l'esprit agile de la jeune femme n'avait pas manqué de faire le rapprochement entre lui et Accalmie et si elle ne semblait pas l'identifier comme étant le suzerain des terres qu'ils foulaient, c'était sans doute parce qu'elle ne pensait pas qu'une telle personne puisse s'intéresser à elle. C'était une réaction somme toute assez courante, comme Lyonel avait pu le constater à de nombreuses reprises. Lors de ses premières années en tant que seigneur, lorsqu'il s'était pour la première fois aventuré dans les villages jouxtant Accalmie les réactions des habitants avaient été souvent similaires à celle de la jeune femme : bien peu avaient osé croire que cet homme si facile à aborder était leur seigneur. Avec le temps, ils avaient fini par s'y habituer et à se sentir plus à l'aise lorsqu'ils le voyaient en vadrouille dans les rues qu'ils habitaient. Tant et si bien qu'avec les années, certains avaient même fini par le connaître un peu mieux.

Pourtant, quelques fois il lui arrivait de rencontrer à nouveau le genre de réactions qu'avait la jeune femme lorsque des voyageurs de passage croisaient sa route ou lorsqu'un nouveau domestique arrivait à Accalmie. Ces derniers se faisaient cependant rapidement à l'idée qu'il ne soit pas aussi méprisant que d'autres seigneurs. Il se souvenait d'ailleurs d'un échanson lorsque le père de Lyonel était encore suzerain, un jeune homme parfois un peu maladroit, qui avait un jour malencontreusement laissé tomber un pichet encore à demi rempli de vin aux pieds de Lyonel. Le pauvre avait été à deux doigts de paniquer, sachant à peine que faire. Le rire tonitruant qui avait suivit l'incident l'avait laissé pantois un instant jusqu'à ce que celui qui en était à l'origine lui assure qu'il n'y avait rien de grave. Juste un peu de vin gâché. Lyonel se souvenait encore de l'expression du jeune homme, passant soudainement de l'effroi à un intense soulagement lorsqu'il compris qu'il n'allait pas être fouetté ou puni de manière fort violente ! Par la suite, il était toujours resté relativement timoré même si la présence de Lyonel ne semblait pas l'incommoder, au contraire. Et ce dernier ne manquait pas d'essayer de le mettre plus à l'aise, plaisantant souvent au sujet de cet incident. Qu'était-il devenu, d'ailleurs ? Il ne l'avait pas revu après la mort de son père.

Plongée dans ses pensées, il ne réagit pas tout de suite aux questions de Lyra et il lui fallut quelques secondes avant de s'apercevoir que la jeune femme attendait toujours une réponse. S'en apercevant, il eu une sorte de discret sursaut alors qu'il s'éclaircissait la gorge, pour donner le change.

-Ho, excusez moi, mes pensées m'ont emporté quelques instants. Du sang divin, disiez vous ? A vrai dire, non. Cette histoire date d'avant la Conquête et Aegon le Conquérant. Le dernier Roi de l'Orage fut tué par Orys Baratheon, le demi-frère d'Aegon, et ces terres lui furent données en récompense. Dit-il, désignant les alentours d'un vague geste de la main.
Quant à Accalmie, il fait avouer que cette forteresse réalise des prouesses pour résister aussi bien aux tempêtes ! Mais point de magie ici, je le crains, ou alors elle ne fait plus effet. Les murs tiennent parce qu'ils sont entretenus régulièrement par toute une petite armée de maçons et de travailleurs ! Si magie il y a, elle n'empêche pas les pierres de tomber ! Expliqua-t-il en éclatant de rire avant de reprendre un peu de son sérieux pour continuer. Les murs sont très épais et solides, ils sont fait pour durer, c'est indéniable. De plus, j'imagine que vous avez du remarquer la forme particulière des murailles ? Il n'existe aucune autre forteresse construite de la sorte, en Westeros ! Le mur d'enceinte forme un cercle, ainsi le vent n'a nul part où s'accrocher. Il lâcha un bref soupir, espérant que ces explications n'aient pas trop ennuyé la jeune femme. Que la magie ou non permette à ce château de tenir, ce qui est certain, c'est qu'il a été bâti pour durer.

Lyonel avait fait mention de la magie, celle des Enfants de la Forêt qui avait aidé à bâtir Accalmie, selon la légende. Mais comme l'avait dit Lyra, dans toute histoire de ce type, il y avait peut être une part de vérité à glaner au milieu des élucubrations inventées par les conteurs mais avec les années, celle ci devait être bien faible. A vrai dire, Lyonel ne croyait pas vraiment à cette vieille légende. Enfant, il avait souvent scruté les flots mouvementés de la baie des Naufrageurs, essayant d'apercevoir le dieu des mers qu'on disait si puissant. Bien évidemment, il ne pu jamais en distinguer la moindre trace. Un jour qu'il devisait avec Mestre Robert, ce dernier lui avait conté son interprétation de cette légende. Il pensait que le dieu des mers et la déesse du vent étaient des métaphores représentant les deux éléments qui se déchaînaient lors des tempêtes qui assaillaient Accalmie. Le vent,et la pluie, les vagues et les embruns... Les châteaux que le premier Roi de l’Orage avait tenté de faire construire ne devaient pas êtres assez robustes pour tenir face aux éléments déchaînés et sans doute qu'un architecte de génie ou quelque ingénieux bâtisseur avait soumis l'idée de la muraille entièrement ronde, limitant la prise que le vent pouvait y avoir tant et si bien que la forteresse se dressait encore contre les vents et les vagues à l'heure actuelle. Point de magie ici, seulement de l'ingéniosité et de la persévérance. Néanmoins, Lyra semblait apprécier d'entendre parler d'un peu de magie et d'histoires improbables alors mieux valait laisser planer le doute sur la vérité.

Alors qu'elle s'excusait, il retint un rire bref. Il n'avait jamais rechigné face aux bavards, en vérité. Bien souvent, c'était même eux qui constituaient la plus plaisante compagnie ! Enfin, si l'ont exceptait les maréchaux-ferrants bien trop prompts à s'excuser. Selon Lyonel, mieux valait entendre une bonne histoire plutôt que de se murer dans un silence gêné ou se complaire à écouter diverses plaintes et regrets. Et Lyra avait plutôt l'air de faire partie de la catégorie de bavards qui avaient beaucoup d'anecdotes à raconter. Et pourquoi ne pas lui demander, d'ailleurs ? Elle ne s'en offusquerait pas, sans aucun doute.

-Bah, vous savez, mieux vaut une bonne histoire qu'un silence qui dure. Et vos questions sont plutôt pertinentes pour la plupart. D'ailleurs, n'auriez vous pas quelque conte de Dorne à me dire ? Je connais bien mal votre région, je dois avouer. Il est vrai que, comme vous l'a dit votre dame, les relations entre mes gens et ceux du désert ont parfois été tendues, en particulier au niveau des Marches et l'ouverture entre les gens de nos terres n'en est pas favorisée. Étrangement, ce sentiment d'inimitié est resté pourtant la situation est plus calme désormais. Mis à part quelques bandits qui pillent encore les villages de la frontière... Enfin, ne sombrons pas dans les tracas de la politique sinon je regretterai bientôt d'avoir quitté Accalmie ! Fit-il en riant de nouveau.

Mentionner Accalmie lui rappela soudain qu'il n'avait pas répondu aux premières questions de la jeune femme, trop accaparé par ses pensées. Il nota avec un certain amusement qu'elle avait un certain don pour lui rappeler des temps où la jeunesse était encore son apanage et qu'il n'était pas si souvent obligé de subir les affres de la politique et de la vie de seigneur. Mais pour l'heure, il semblait que le jeu de piste ne fonctionnait pas comme il l'avait escompté et ses tentatives pour faire deviner son identité à la jeune femme sans l'effrayer avaient échoué. Cela dit, elle semblait plus en confiance, peut être pouvait-il se permettre d'être un peu plus direct sans craindre de la faire fuir...

-Ho, pardonnez mon impolitesse, vous me rappelez tant de choses que j'en oublie de répondre à toutes vos questions. Comme vous le supposiez, c'est bien à Accalmie que je vis mais parfois, prendre la route comme le fait votre dame me manque ! Enfin, si j'avais eu un frère, j'imagine que je lui aurais laissé tout ce qui m'attend ici pour partir à l'aventure à mon tour ! J'ai appris à mes dépends qu'être suzerain d'une part et épris d'aventure d'autre part n'est pas la meilleure chose. Expliqua-t-il, non sans un sourire.

Quelque part, il enviait la jeune femme. Elle lui semblait être plus libre que lui malgré son statut de simple roturière au service de la noblesse. Pourtant, ce n'était sans doute qu'une impression. Elle restait une servante qui ne pouvait se défaire de sa dame et lors de ses voyages, elle ne pouvait que suivre la route qu'on lui indiquait. Mais malgré ça, Lyra ne semblait pas fataliste, bien au contraire ! Elle semblait garder une certaine joie de vivre et s'émerveillait des nouveautés qu'elle avait l'occasion de voir. Elle ne se laissait pas abattre et profitait de ce qui lui était donné et Lyonel appréciait cet état d'esprit.

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Message Ven 24 Aoû 2012 - 13:21

     Apparemment l'homme sembla être perdu dans ses pensées, car il resta quelques instants à regarder fixement la jeune femme, sans répondre. Finalement, après un bref moment il lui expliqua qu'il n'y avait aucun sang divin qui coulait dans les veines des Baratheon puisqu'ils n'étaient pas des descendant directs de ces fameux Rois. Encore une chose qu'elle apprenait, décidément, son manque de culture était vraiment flagrant ! Après quoi, il calma encore une fois ses ardeurs en lui expliquant qu'il n'y avait aucune magie dans le fait qu'Accalmie pouvait résister aux tempêtes, mais simplement un bon entretien qui permettait de la garder en état. Quoi de plus logique d'un côté ? Il était temps de comprendre que la magie et tout ce qui tournait autour de ce point, n'existait pas. Ou plus du moins. Lorsqu'il parla de la structure de la forteresse, la jeune femme l'observa avec attention. En réalité, elle n'avait pas approché d'Accalmie puisque la route que la suite empruntait longeait le village, mais ne s'aventurait guère auprès de la forteresse des Baratheon. Cela dit, tout ce qui entourait cette demeure semblait avoir été longuement pensé et testé, ce qui expliquait que même dans une telle région, les suzerains ne subissent pas les méfaits du temps. C'était une prouesse en effet, le signe évident que les hommes étaient capables de faire beaucoup de choses rien qu'avec leurs mains. D'un air enjoué, elle se retint de battre des mains à l'idée de ce que cela pouvait être de vivre dans un tel endroit, même si elle ne le saurait bien évidemment jamais. Déjà qu'elle pouvait s'estimer heureuse de vivre dans la demeure d'une noble dame, mieux valait ne pas tenter la providence !

     ▬ Oh ! Décrit de la sorte j'imagine que ce doit être unique de vivre dans un tel endroit ! Mais je vous avoue que je n'ai pas eu l'occasion de contempler l'architecture d'Accalmie puisque notre route ne nous mène pas assez près pour l'admirer. Elle avait dit cela sur un ton qui semblait presque désolé, comme si elle s'excusait. Cela dit, je sais de quoi les hommes sont capables en architecture, même si ici ce doit être bien différent que dans ma région natale, j'ai eu l'occasion de voir les travaux des Jardins Aquatiques de près et j'imagine qu'Accalmie doit être aussi majestueuse ! »

     Dans son esprit, toutes les forteresses devaient ressembler à celles de Dorne, malgré ce qu'un chevalier du Val lui avait raconté jadis, lorsqu'elle lui avait fait visiter Lancehélion. D'après lui, les autres régions abritaient des demeures plus rocailleuses et moins colorées qu'à Dorne, mais la jeune femme avait beaucoup de mal à le concevoir, même si rien que les maisons des roturiers ne ressemblaient en rien à celle qu'elle connaissait.
     Après un rire bref, le noble reprit la parole pour lui faire savoir qu'il n'avait rien contre le fait qu'elle soit bavarde et cela la rassura sincèrement, elle craignait vraiment de l'importuner et de prendre le risque de se faire repousser pour avoir la langue trop bien pendue. Il lui demanda alors s'il existait des contes à Dorne, ce qui était bien évidemment le cas, même s'ils tournaient bien souvent autour du même sujet ou de dérivés très proches. Tout le monde connaissait bien évidemment la légende de Nymeria, quoique, elle aussi aurait dû entendre parler de celle des Rois de l'Orage et cela n'était pourtant pas le cas. Elle se contenta de sourire légèrement lorsqu'il déclara qu'il préférait ne pas parler du sujet de l'entente – ou plutôt la mésentente – entre leurs deux régions, pour Lyra ce n'était ps un problème, au contraire ! Elle ne se basait ni sur l'origine géographique, ni la naissance noble ou roturière de ses interlocuteurs. La preuve, elle était en train de bavarder avec un noble de l'Orage, si la Mère Rivière la poussait dans cette direction, c'était pour une bonne raison à n'en pas douter !

     Au final, le sujet glissa sur Accalmie puisque Lyra lui avait tout d'abord posé une question afin de savoir s'il était en famille avec le seigneur suzerain de l'Orage. Elle n'était pas tombé si loin que cela au final puisqu'il lui déclara de manière légèrement détournée, qu'il n'était nul autre que Lyonel Baratheon en personne. Il fallut quelques secondes à la Dornienne pour ingérer l'information et comprendre que l'homme face à elle était le lord qui dirigeait la région qu'elle foulait de ses pieds nus. Lorsque l'information arriva à son cerveau, les yeux de la suivante s'entrouvrirent de surprise comme si elle venait juste de comprendre – ce qui était le cas d'ailleurs – et elle glissa sa main libre jusqu'à sa bouche pour camoufler l'expression de surprise qui s'afficha instinctivement sur son minois.

     ▬ Par la Mère Rivière ! »

     La surprise n'était pas feinte, elle n'avait pas pensé une seule seconde que le seigneur de la région puisse se promener dans un village, surtout dans une tenue aussi neutre, puis bavarder avec les habitants et des étrangers comme s'il n'était qu'un homme parmi les autres. Oh, bien évidemment comme la mère de la jeune femme le lui répétait souvent, les nobles étaient les mêmes personnes que les roturiers, sauf qu'elles possédaient un nom et oubliaient bien souvent qu'elles avaient besoin des « petits » pour être des grands justement. Si la donzelle avait été moins bronzée, ses joues se seraient teintées d'une couleur carmine, mais elle se contenta de baisser les yeux pour dissimuler sa gêne.

     ▬ Vous allez me trouver bien sotte, mais je n'avais pas fait le rapprochement entre l'attitude de vos gens et votre titre ! Je n'en reviens pas, j'ignorais qu'un seigneur aussi important que vous pouvait se promener aussi simplement parmi la populace ! Vous êtes vraiment original mon seigneur ! De son point de vue, c'était un compliment dont il devait se sentir flatté. Elle redressa son minois pour le regarder avec un sourire. Je suis étonnée que vous ne m'ayez pas donné votre titre avant, j'ai bien cru que vous n'étiez qu'un chevalier ! Pourtant, habituellement les nobles aiment vanter leur titre, je dois dire que vous me surprenez beaucoup, j'en suis presque honteuse de ne pas avoir deviné avant. »

     Son sourire amusé se mua en un ris à nouveau gêné, puis elle secoua légèrement la tête, faisant s'agiter l'étalon à ses côtés qui piétinait toujours le sol d'un air agacé. Et dire qu'elle lui avait demandé de l'aider comme s'il n'était qu'un simple paysan du coin ! Ah ! La honte était sur elle, Lyra se sentait sotte d'avoir ainsi profité de sa présence alors qu'elle aurait dû baisser les yeux devant lui. Remuant ses pensées, la demoiselle se souvint d'un natif des Terres de l'Orage qui avait séjourné dans leur auberge lorsqu'elle était enfant, il avait parlé de « l'Orage Moqueur » et de ses actions lors des tournois qui avaient lieu à l'époque. Apparemment il était très apprécié du peuple et même si son esprit enfantin ne mémorisait pas tout avec exactitude, elle croyait se souvenir que c'était lui.

     ▬ En parlant de contes, j'ai entendu parler d'un Baratheon qui faisait grand bruit lors des tournois et est très apprécié des roturiers, j'imagine qu'il doit s'agir de vous ? Ses yeux pétillaient d'intérêt avant qu'elle ne se souvienne de sa question au sujet des légendes de Dorne. Oh et il existe beaucoup de contes à Dorne, est-ce que vous avez entendu parler de Nymeria ou des orphelins de la Sang-Vert ? »

     Elle s'était déjà assez ridiculisée devant lui, mieux valait éviter de lui raconter quelque chose qu'il connaissait déjà après tout ! Au final, elle se faisait plus facilement qu'elle ne l'avait pensé, au fait que son interlocuteur était le seigneur de cette région et non un simple homme parmi les autres. Comme quoi, tous les nobles n'étaient pas si imbus d'eux-mêmes !
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Lyonel Baratheon
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Message Lun 3 Sep 2012 - 21:35

A écouter la jeune femme, l'on aurait pu penser d'Accalmie qu'elle était un endroit merveilleux, unique et sans doute aussi beau que la plupart des autres demeures des grands seigneurs des Sept Couronnes. Lyonel ne put s'empêcher de sourire. La vérité était tout autre, il fallait bien l'avouer. Accalmie était une forteresse avant tout et se montrait par bien des égards plus rustre et simple que d'autres. Là où certaines présentaient de multiples tours et ailes, de grands halls, des promenades parfois, il n'y avait, au sein de la forteresse de l'Orage, en tout et pour tout qu'une seule tour, aussi circulaire que son mur d'enceinte. Bien plus large que haute, celle ci abritait sur plusieurs étages aussi bien les appartements de Lyonel et son épouse que la salle des fêtes, les quartiers des gardes, des greniers... Même l'imposant mur d'enceinte permettait d'abriter cours, cuisines et écuries des intempéries et de la fureur de la mer laissant à l'observateur l'unique loisir d'admirer murs et tour ronde. Ici, l'élégance n'était pas de mise et la forteresse restait plus modeste que ses homologues. Néanmoins, cette architecture si particulière ne manquait pas de lui valoir une certaine célébrité. Et il fallait bien avouer que malgré tout, on était relativement à l'aise, abrité derrière ces murs épais.

-Unique, c'est bien le mot qui convient ! Accalmie est sans doute un peu plus... Plus simple, je dirais, que la plupart des autres forteresses, je doute qu'elle soit aussi majestueuse que vos jardins mais nous n'avons pas à rougir de nos bâtiments, après tout, bien peu peuvent se vanter d'avoir des murs aussi solides ! Fit Lyonel, semblant amusé. Vous aurez sûrement l'occasion de mieux la voir depuis la route, si mes souvenirs sont bons, la vue est plus dégagée, un peu plus loin.

Accalmie était perchée sur la côte, dominant les falaises blanches de la baie des Naufrageurs. La forteresse n'était pas placée là au hasard, depuis ses murs, l'on pouvait aisément surveiller aussi bien les flots agités de la mer que la route et les environs, malgré les collines environnantes qui tendaient plutôt à réduire le champ de vision. Avant la Conquête, cette position stratégique devait permettre aux Rois de l'Orage, en cas de menace, de surveiller et prévoir l'avancée des assaillants avant de les cribler de flèches et autres projectiles avant qu'ils n'atteignent seulement l'épais mur d'enceinte de la forteresse. Maintenant que les Sept Couronnes étaient unifiées, les guerres et les conflits étaient devenu choses plus rares et l'avantage de la position de la forteresse tendait à se perdre. Néanmoins, sans cet emplacement choisi avec soin, elle n'aurait jamais eu la réputation d'être imprenable. Et d'ailleurs, Lyonel ne se souvenait même pas d'avoir entendu quelque part qu'Accalmie fut tombée un jour...

-Saviez vous qu'elle est réputée imprenable ? Demanda-t-il ensuite à Lyra, comme en écho à ses pensées.

Et puis, au fil de la conversation, la Dornienne en vint à comprendre à qui elle parlait et l'expression de surprise, à peine masquée par une main plaquée sur sa bouche, ne manqua pas de faire sourire Lyonel. Peu s'en fallait pour qu'il n'éclate à nouveau de rire ! Et ce 'peu' arriva lorsque, encore sous le coup de la surprise, la jeune femme le gratifia d'un compliment pour le moins inattendu. Étrangement, s'entendre qualifier d'original ne le laissait pas indifférent. C'était la première fois qu'on lui attribuait cette particularité mais Lyra avait peut être posé le doigt sur quelque chose que beaucoup disaient tout bas. Ce n'était cependant pas quelque chose que Lyonel ignorait mais c'était aussi cette originalité que certains appréciaient. Peut-être était-ce le cas de la Dornienne, en tout cas ne semblait-elle pas effrayée après avoir appris le titre que possédait Lyonel, sans l'afficher.

-Pourquoi avoir honte ? Au fond, vous n'avez pas tort. Après tout, avant d'être Lord de ces terres, j'étais un chevalier comme les autres, si ce n'est que j'étais l'héritier d'une des plus grandes familles de Westeros. Et la différence entre chevalier et Lord n'est pas si grande si ce n'est que le second se voit accablé de tâches bien plus ennuyeuses que le premier ! Expliqua-t-il en plaisantant une fois de plus. C'est l'une des raisons pour laquelle je ne me vante pas en exposant mon titre à tous ou en me pavanant accompagné d'une pompeuse escorte. Je ne comprend guère l'intérêt qu'il peut y avoir à se vanter de la sorte, à vrai dire. Si devoir passer ses journées à réfléchir, rédiger des lettres et recevoir d'ennuyeuses visites est un privilège alors je le céderai volontiers ! Fit-il en éclatant de rire encore une fois avant de continuer, sans se départir de son sourire : Ces promenades dans la région sont un peu une manière pour moi de m'enfuir loin de toutes ces préoccupations affreusement rébarbatives. Vous ne pouvez imaginer à quel point je m'ennuie, parfois !

Bien évidemment, il avait tendance à exagérer un peu l'ennui qui le prenait, d'autant plus qu'il avait tendance à expédier les affaires courantes bien plus vites lorsqu'elles étaient particulièrement fades. A Accalmie, plus personne ne s'étonnait d'entendre Mestre Robert pester à voix basse quant à une affaire encore trop vite traitée. Heureusement, celles qui subissaient ce traitement étaient rarement d'importance capitale. Lyonel savait tout de moins se montrer assez raisonnable pour se forcer à la patience si le besoin s'en faisait réellement ressentir. Et heureusement, sinon les Terres de l'Orage auraient peut-être été dans bien mauvais état... Dans ces situations, les conseils de Mestre Robert étaient souvent les bienvenus : Le Lord se sentait plus à l'aise une lance ou son marteau de guerre en main qu'avec une plume et un rouleau de parchemin... Quoi qu'il en soit, Lyonel appréciait rarement ces 'avantages' que lui offraient son statut. Au moins ne le privait-il pas de rencontres amusantes et agréables, comme cette jeune Dornienne et son étalon capricieux. Elle même d'ailleurs, mentionnait ce lien qu'il avait avec les petites gens de Westeros. A vrai dire, il ne savait pas vraiment s'il était autant apprécié, il ne s'en était pas réellement soucié, se contentant de rester lui même quelque soit son interlocuteur. Mais à y réfléchir, c'était peut être justement ce qui lui avait valu cette affection ? Quant à faire grand bruit en tournoi... Parmi ses fils, aucun n'était encore parvenu à se faire une véritable renommée même si Gowen était en bonne voie. Peut être que lui aussi un jour, entendrait une petite roturière lui demander si c'était bien de lui qu'elle avait entendu parler ? Lyra semblait en tout cas très intéressée par la question.

-Hum... Sans doute, oui. J'ai été le favori de la foule plus d'une fois. J'espère ne pas l'avoir trop déçue ! Fit-il avec un sourire, amusé.

A peine eut-il répondu que déjà Lyra enchaîna, revenant à leur précédente conversation sur les légendes de leurs régions respectives. A vrai dire, lui même connaissait bien mal les contes des autres régions. Il avait entendu parler des plus célèbres histoires comme celle de la reine Nyméria, mais qui ne la connaissait pas, après tout ? Sa légende était connue de tous. Quant aux orphelins de la Sang-Vert, ce nom lui évoquait bien quelque chose sans qu'il ne puisse déterminer quoi... Peut être en avait-il entendu parler avant que les années n'effacent ce souvenir de son esprit ? Lyra allait devoir lui raconter, s'il en était ainsi !

-Nyméria, oui... La reine qui accosta sur les côtes de Dorne avec, dit-on, dix mille navires qui abritaient son peuple. Ces orphelins, par contre, je n'arrive pas à me figurer qui ils sont pourtant ce nom ne m'est pas inconnu. Pourriez-vous me faire l'honneur de me rafraîchir la mémoire ? Demanda-t-il en souriant amicalement.

A vrai dire, il lui semblait, après en avoir parlé, que ces orphelins étaient une partie du peuple de Dorne au mode de vie bien particulier. L'on disait qu'ils vivaient sur des barges, le long d'une rivière appelée justement la Sang-vert. Mais Lyonel n'en savait pas beaucoup plus, il devait l'avouer. Cette fois, c'était lui qui écouterait les dires de la jeune Lyra !


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Message Mar 11 Sep 2012 - 13:46

     Les explications du seigneur d'Accalmie étaient bien utiles, mais elles ne seraient jamais aussi explicites que si la jeune femme pouvait voir tout cela de ses propres yeux. Restait à espérer qu'il se souvenait bien et que leur départ de ce petit village permettrait à la Dornienne de pouvoir contempler Accalmie, sans quoi il faudrait remettre cela à une autre fois ! Comme il reprenait la parole afin de lui demander si elle était au courant du fait que cette citadelle était réputée imprenable, les yeux de la jeune femme laissèrent apparaître une légère surprise. Non, elle n'en avait jamais entendu parler ! En réalité, les visiteurs de leur auberge n'étaient pas souvent des gens de l'Orage et ceux qui venaient d'ailleurs parlaient rarement de cette région. Autant dire qu'en quelques minutes de discussion avec lord Lyonel, la roturière avait appris plus que les Terres de l'Orage que tout au long de sa vie et ce n'était pas peu dire ! Un léger sourire se dessina sur ses lèvres alors qu'elle secouait la tête en signe de dénégation.

     ▬ Non, je l'ignorais. Mais est-ce que certains ont déjà essayé de la prendre pour qu'Accalmie hérite d'une telle réputation ? La surprise était palpable dans ses paroles alors qu'elle fronçait légèrement les sourcils. J'ai du mal à imaginer que l'on puisse vouloir attaquer un tel endroit, surtout pour en déloger votre famille, il faudrait être fou ! »

     Cela dit, elle savait malheureusement que la folie existait bel et bien, la preuve en était faite avec les Ferboys qui s'imaginaient pouvoir supplanter la famille suzeraine de Dorne. Lyra n'avait rien contre les changements, elle respectait ce qui était en place parce qu'elle n'avait rien de mieux à offrir, mais la réputation de cette maison traîtresse n'encourageait à rien de bon. La demoiselle était persuadée que si les Ferboys étaient un jour amenés à prendre la tête de Dorne, la région pourrait courir à sa perte. Mieux valait éviter de songer à de telles choses, mais c'était une raison pour se souvenir que certains étaient prêts à tout pour obtenir ce qu'ils voulaient. C'était là le gros défaut des nobles : ils se comportaient comme s'ils avaient le droit de faire passer leurs besoins avant ceux du peuple. Heureusement qu'ils n'étaient pas tout pareils.
     La discussion s'enchaîna, après un rire qui amusa Lyra, le seigneur d'Accalmie continua en lui faisant savoir qu'il n'y avait aucune raison d'être gêné puisqu'il avait aussi été un « simple chevalier » parmi tant d'autres. C'était ressourçant de constater que certaines personnes voyaient les choses avec autant de simplicité et elle fut sincèrement ravie de ne pas être tombée sur un homme condescendant. Il était vrai que la vie des nobles devait aussi avoir ses hauts et ses bas, même si les roturiers soulignaient souvent que la difficulté était plus facile à supporter lorsque l'on vivait dans un beau château et que l'on mangeait à sa faim. Elle ne pouvait dire le contraire, mais bien évidemment les choses changeaient lorsque les nobles possédaient le même esprit que l'homme face à elle. La roturière se serait très mal vue critiquer son comportement, bien au contraire elle voulait plutôt le féliciter et le louer !

     Quoi qu'il en soit, il répondit à la question de Lyra concernant le fait qu'il avait effectivement été le favori de la foule à quelques reprises. C'était tout de suite plus facile de le situer et la demoiselle était heureuse de constater qu'elle connaissait au moins une chose à son sujet. Il n'y avait rien de plus gênant que d'éprouver le sentiment de ne pas être à la hauteur d'une discussion, c'était une sensation très fréquente dans l'esprit de la roturière, surtout lorsqu'elle se trouvait face à des nobles. Les roturiers étaient moins exigeants et vous vous sentiez plus naturel avec eux, mais bon, les choses étaient comme elles étaient ! Quoi qu'il en soit, il embraya sur une autre discussion et la jeune femme s'attarda un bref instant sur les dernières paroles du seigneur avant de changer de sujet.

     ▬ Je doute que vous puissiez décevoir, vous faites passer les intérêts de votre région avant votre plaisir, rien que pour cette raison vous devez certainement remporter tous les suffrages auprès de vos vassaux et des roturiers de l'Orage. »

     Elle avait dit cela avec une assurance qui montrait qu'elle croyait ce qu'elle disait. C'était très simple au fond : un individu qui se sacrifiait pour les autres était toujours apprécié, surtout lorsqu'il s'agissait d'un seigneur important qui pouvait apporter beaucoup et surtout, qui aurait une vie beaucoup plus facile s'il ne s'occupait pas de ses vassaux. Mais la question était réglée et la jeune femme décida donc d'enchaîner sur le sujet des légendes de Dorne, elle se fit une joie de répondre à la demande de son interlocuteur.

     ▬ En effet, il y a de nombreuses chansons sur la Princesse Nymeria, puis elle a donné son nom à une étoile alors j'imagine qu'elle doit être plus connue que le reste. Elle détourna son attention quelques instants le temps de regrouper ses idées avant d'enchaîner. Les orphelins de la Sang-vert sont des Dorniens Salés, ils vivent à Bourg-Cabanes, le port de Lancehélion en résumé. Ils respectent les croyances des Rhoynar et sont donc très liés à la Mère Rivière. En réalité, ils provoquent souvent l'intérêt de par leur apparence et leur manière de vivre, les étrangers les trouvent généralement très… Bizarres si je puis dire. Elle sourit légèrement. Pour être sincère, ils éveillent souvent l'intérêt sans raison particulière, ils font partie de notre quotidien et à force, plus personne ne les remarque. Mais certains écoutent leurs conseils avec intérêt, j'imagine qu'ils doivent représenter une sorte d'originalité liée à Dorne pour vous autres étrangers. »

     Elle n'était pas très sûre que ce soit clair, cela dit dans son esprit, c'était le cas. La jeune femme soupira légèrement alors que sa monture s'agitait toujours, apparemment le sang des Dorniens allait jusqu'à leurs montures. D'un geste calme, la demoiselle caressa l'animal qui se calma légèrement. Une question l'interpellait, mais il y avait fort à parier que la réponse soit négative vu la situation qui était la leur depuis plusieurs décennies désormais.

     ▬ Dites-moi, est-ce que vous avez déjà voyagé à Dorne ? J'imagine que vu les relations entre nos régions, ce ne doit pas être le cas, mais vous m'avez l'air plus ouvert que les autres alors.... »

     Elle était sincère et c'était même un compliment venant de sa part.
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Message Dim 16 Sep 2012 - 23:08

L'histoire n'était pas vraiment le point fort de Lyonel. Bien sûr qu'il la connaissait, puisqu'elle faisait partie de l'éducation de tout Lord qui se respecte au même titre que la lecture ou les arts de la guerre... Pourtant, Lyonel s'était montré bien plus attentif durant ces dernières leçons que pendant les premières. Se plonger dans d'imposants volumes traitant de l'histoire de Westeros ne l'avait jamais passionné et les récits de bataille se faisaient souvent incroyablement mornes une fois réduits à de simples lettres d'encre noire. Il avait bien souvent du mal à se concentrer sur de telles leçons et mémoriser ne serait-ce qu'un nom lui semblait parfois plus difficile que d'apprendre une botte à l'épée, aussi préférait-il ne pas trop s'avancer dans ses déclarations, de peur d'induire Lyra en erreur. Plus jeune il s'était souvent fait reprendre sur le sujet lorsqu'il confondait deux rois et il lui avait fallu du temps pour assimiler toute ces informations... Avec le recul, il se disait qu'il aurait peut être du prendre ces leçons plus au sérieux. Il aurait ainsi pu passer plus de temps à s'exercer à manier la lance. Enfin, il était maintenant trop tard pour les regrets, de toute façon !

-Hé bien je sais que le peuple de Dorne a souvent tenté d'en abattre les murs, avant de faire partie des Sept Couronnes. Maintenant ces attaques ne sont plus d'actualité. Quant à dire qu'elle est imprenable.. Peut-être en fais-je un peu trop, à vrai dire ! Fit-il à Lyra, riant une fois de plus. Il se peut que j'oublie certaines choses mais pour l'heure je ne me souviens d'aucune prise d'Accalmie. Quoi qu'il en soit, elle reste une puissante forteresse difficile à prendre d'assaut. Depuis la conquête elle n'a pas été attaquée, que je sache. De toute façon il n'aurait pas été avisé pour un seigneur de voisin de se lancer à son assaut sinon la Paix du Roi aurait sans doute refroidit ses ardeurs rapidement. Fit-t-il avec un sourire qui s'effaça peu à peu alors qu'il continuait. Cela dit, j'espère ne jamais avoir à profiter de la force de ce château, je préfère qu'elle ne reste qu'une précaution prise en cas de danger et qu'elle ne nous abrite de rien d'autre que des tempêtes...

Pourtant, Lyonel le savait bien, tout pouvait basculer n'importe quand. Il n'y avait pas si longtemps, tout le royaume avait été menacé par une rébellion, celle de Daemon Feunoyr. Et la victoire des Targaryen s'était jouée à peu de chose, en vérité. Port-Réal n'était pas tombée mais si Lyonel avait du en tirer une seule leçon, c'était qu'il ne fallait jamais présumer de la paix. La moindre décision pouvait engendrer bien plus de troubles qu'elle ne le laissait penser. Certes, il aimait la guerre et le combat mais les souffrances qu'elle engendrait n'étaient souhaitables pour personne, mieux valait se contenter de tournois et de joutes, plus propices aux rires qu'il affectionnait. Même s'il n'était pas roi, il essayait de faire de son mieux pour ne pas négliger ses terres et son peuple même s'il passait bien trop vite sur certaines affaires. Il savait reconnaître lesquelles ne méritaient pas un tel traitement et Mestre Robert se chargeait également de le conseiller sur celles qui méritaient un soin tout particulier. Actuellement, la rébellion des Fer-nés était préoccupante et Lyonel se tenait prêt. A tout instant, la couronne pourrait décider d'agir pour ramener le calme sur les Îles de Fer et s'il le fallait, le Lord de l'Orage serait des présents. Mais pour l'heure, il n'en était pas vraiment question. Aussi ces terres boisées restaient-elles en retrait de ces affaires, comme bien souvent. Il en fallait généralement beaucoup pour que les seigneurs de l'Orage ne se mêlent des affaires du royaume.

Lyonel chassa ces sombres pensées alors qu'il se passait distraitement une main dans les cheveux. Il n'allait tout de même pas importuner la pauvre Lyra avec ces soucis ! D'autant plus qu'elle semblait se plaire à converser avec lui de la sorte, insouciante. Et malgré les quelques pensées qui venaient de lui traverser l'esprit, il retint à peine un rire bref lorsqu'elle le complimenta à nouveau avec une étonnante sincérité. Oh ce n'était pas de la moquerie, loin de là. Il y avait bien un peu de surprise dans ce rire mais il devait avouer que le compliment ne le laissait pas indifférent. Pourtant, la jeune dornienne devait sans doute l'idéaliser quelque peu. Il avait parfois commis des erreurs ou pris des mauvaises décisions. Quant à se sacrifier, il n'en était pas réellement ainsi. Bien sûr qu'il passait du temps à Accalmie à traiter les affaires concernant ses gens mais c'était là son devoir et malgré la mauvaise grâce qu'il y mettait régulièrement, il ne pouvait y couper. Cela dit, il ne pourrait sans doute jamais faire preuve du sérieux incorruptible qu'elle semblait lui attribuer. Nul n'était parfait après tout... Lyonel était un homme de guerre et d'action avant tout. Il aimait s'amuser, combattre et festoyer mais s'appesantir des heures sur le même problème le lassait vite. Et il fallait bien avouer qu'il était loin d'être seul : lorsqu'il n'était pas conseillé par l'intelligence de Mestre Robert, il pouvait aussi bénéficier de la finesse et la douceur de sa femme qui savait parfaitement contrebalancer les humeurs de son borné de mari ! Pourtant, affirmer tout le contraire des dires de la jeune femme aurait été malvenu. Certes il n'était pas le plus grand seigneur auquel le peuple aurait pu rêver mais il n'était pas non plus des pires. Souvent, il pensait même – sans orgueil mal placé - qu'il ne s'en tirait pas si mal que ça !

Peut-être pas aussi bien que la reine Nyméria dont lui parlait à présent Lyra mais, après tout, qui pouvait se vanter d'être l'égal des reines et des rois de légende ? Songea-t-il avec humour. Elle était connue dans toutes les Sept Couronnes et, en plus d'une étoile, son nom était également sur la couverture de plusieurs livres. Quant aux Rhoynar, il devait avouer ne pas savoir grand chose d'eux. S'ils le nom lui rappelait bien quelque chose, il n'avait pour sûr jamais rencontré l'un d'entre eux. Il n'avait pas eu l'occasion de voir de ses yeux ce fameux « Bourg Cabane ». Et le nom le fit rire, il ne manquait pas d'originalité. Il s'imagina un instant les barges qu'ils habitaient, réunies le long du port de Lancehélion, surmontées de simples cabanes de bois, de tentes et d'étranges bâtiments de bric et de broc, le tout formant un ensemble coloré, chatoyant même, et hospitalier sous le brûlant soleil local. Comme un village flottant sur les eaux du port. Mais la vérité était sans doute bien différente. Lyra avait cependant éveillé sa curiosité.

-Je suis allé une fois à Dorne, oui. A Lancehélion. C'est impressionnant tout le sable que vous avez là bas ! Plaisanta Lyonel sans grande finesse, en partant d'un grand rire.

Les contrées Dorniennes étaient célèbres pour leur aridité et le désert qui s'y étendait rendait ces terres plutôt inhospitalières. Le peuple qui y vivait lui semblait déjà relativement atypique alors savoir que certains d'entre eux paraissaient encore plus étranges parmi leurs semblables attirait son attention.
Un instant, le cheval de Lyra piaffa d'impatience mais Lyonel se permis de flatter l'animal quelques secondes, le temps de le calmer avant de continuer :

-Ainsi, ces Rhoynar y vivent. Je n'ai pas eu l'occasion de les rencontrer mais vous m'intéressez... A quoi ressemble leur Bourg-Cabane ? L'idée que je m'en fais ne me semble pas vraiment réaliste. Et quant à ceux qui les écoutent, j'ose espérer qu'ils en tirent de bon conseils ! Sont-ils sages pour être tant écoutés ?

Le Lord arrêta là ces questions curieuses laissant la parole à Lyra. Chaque région de Westeros avant ses particularités et il semblait qu'il venait d'en découvrir une nouvelle grâce à cette jeune femme. Évidemment, même si les tensions entre Dorne et l'Orage avaient un temps terni leurs relations, elles s'oubliaient peu à peu et l'ouverture dont parlait Lyra à son sujet lui semblait de mise. Et après tout, elle aussi se montrait curieuse alors, par ses questions, il ne faisait que lui rendre la pareille.
Si un jour l'occasion lui était donnée de retourner à Lancehélion, songea-t-il, il faudrait qu'il insiste pour rencontrer ces Orphelins de la Sang-Vert, comme elle les avait appelés...


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Message Jeu 20 Sep 2012 - 17:36

     Il aurait été compliqué de dire qu'elle était en train de bavarder de choses et d'autres avec un homme aussi important que le seigneur même d'Accalmie ! Lyra préférait ignorer ce « léger » détail, question de naturel sans quoi la demoiselle savait parfaitement qu'elle aurait tout bonnement été incapable de poursuivre cette discussion sur un ton naturel. Les yeux sombres de la Dornienne fixaient l'homme face à elle tandis que ses lèvres pleines étaient perpétuellement ourlées d'un sourire marquant son amusement. Elle était heureuse de constater qu'il existait encore des nobles capables de se comporter naturellement avec les roturiers qu'ils croisaient. Certes, ses pensées ne cessaient de se répéter, mais il fallait convenir que ce genre de situation était si inhabituel qu'il fallait le souligner pour s'en rendre pleinement compte.

     Quoi qu'il en soit, les paroles du noble concernant les attaques perpétrées sur sa demeure, rappelaient à la jeune femme qu'en effet, la vie n'était pas toujours aussi joyeuse que l'on pourrait le souhaiter ! L'attention de la brune ne déviait pas du visage de Lyonel tandis qu'elle se demandait ce que pourraient bien penser leurs ancêtres s'ils savaient qu'un Baratheon - et pas n'importe lequel je vous prie - bavardait tranquillement avec une Dornienne sur son territoire. Certainement rien de bon, mais fort heureusement les choses avaient évolué et la demoiselle à la peau tannée n'avait guère à craindre de se voir pendue au bout d'une corde simplement pour avoir le tort d'être née dans la région la plus chaude de Westeros. La discussion n'était pas très joyeuse, mais la présence du noble remontait un peu le moral en dent de scie de la roturière. Elle comprenait aisément que des roturiers qui le connaissaient puissent l'apprécier au point que sa réputation franchisse les frontières de Dorne : il semblait être très ouvert et surtout bienveillant. Oh, Lyra était certes très naïve et avait tendance à ne voir que le bon des personnes plutôt que de voir toutes les facettes de leur personnalité, mais l'on simulait difficilement un rire franc comme celui de l'Orage moqueur ! À la fin de sa réplique, l'homme passa sa main dans ses cheveux et la jeune femme se contenta de hocher la tête d'un air compréhensif avant d'ajouter quelques mots.

     ▬ Espérons que les temps à venir nous prouvent que la paix est plus durable que la guerre. Avec les Fer-nés vous n'avez pas grand-chose à craindre au moins. Je croiser les doigts pour ne jamais voir qu'Accalmie est aussi imprenable que vous me le dites ! »

     C'était une manière de faire savoir à son interlocuteur qu'elle lui souhaitait de bonnes choses. Certes, les paroles d'une roturière, Dornienne de surcroît, ne devait pas être très importante, mais comme le disait si bien la mère de la demoiselle, ne pas être riche ne signifie pas de ne pas pouvoir donner aux autres. Le fait que son avis ne pèse pas dans la balance ne signifiait aucunement qu'il ne pouvait pas représenter quelque chose après tout ! Pour un homme comme lord Lyonel, c'était d'autant plus véridique.
     Mais la discussion était dépassée et le seigneur reprit la parole pour faire savoir à la brune qu'il avait déjà été à Lancehélion. C'est une nouvelle qui l'étonna assez, il fallait l'avouer ! Lyra n'avait pas envisagé qu'un Baratheon – surtout l'héritier de la famille – puisse pousser sa visiter de Dorne aussi loin. Dans quel cadre avait-il décidé de faire ce voyage ? Elle ne pourrait certainement pas le demander sans avoir l'air étrange, mais au donc, était-elle assez normale pour s'en soucier ? Reléguant cette idée dans un coin de son esprit, sans l'occulter totalement cela dit, la Dornienne l'observa apaiser la monture de sa dame – qui lui était totalement sortie de l'esprit au passage – avant qu'il ne se renseigne plus en avant sur la « ville » portuaire située à côté de Lancehélion. Pour quelqu'un qui n'y avait jamais été, il était normal de s'y intéresser et ces questions l'amusèrent beaucoup ! La demoiselle esquissa un nouveau sourire avant de l'éclairer à ce niveau.

     ▬ Bourg-Cabanes est une bourgade assez particulière ! Ce n'est pas très grand, il y a essentiellement des cabanes et aussi plusieurs barges. Bien évidemment, j'imagine que vous vous dotez qu'il est difficile de trouver du bois aux abords de Lancehélion, les cabanes sont donc essentiellement construites en pierre et en terre. En réalité, ce ne sont pas réellement des cabanes, mais tout le monde a pris l'habitude de les appeler de la sorte simplement. Une fois de plus, c'était assez compliqué à rendre par des paroles, mais bon ! Quant à leur sagesse.... Je dirais que c'est assez relatif. Les Dorniens ancrés dans les anciennes croyances, comme moi par exemple, croient fermement à leur savoir et à leur sagesse, tandis que d'autres ne voient là que de simples roturiers sans intérêt. Disons que cela dépend de la vision des choses de chacun. Mais leur mode de vie leur permet d'avoir une autre manière de percevoir les choses que nous. Je sais par exemple que la famille Martell y croit beaucoup. Enfin excepté la Princesse Daenerys. »

     N'étant pas Dornienne, la Targaryen n'y croyait pas vraiment, elle prenait cela comme une coutume locale, mais ne semblait pas y porter grand intérêt. C'était du moins ce que l'une de ses suivantes avait rapporté à Lyra lorsqu'elle était encore à l'auberge de ses parents. Cela dit, est-ce que c'était réellement le cas ? Allez savoir. Au fond, c'était sans aucune importance, le sujet n'intéressait certainement pas son interlocuteur. Une fois de plus, sa curiosité reprit le dessus et après avoir humecté ses lèvres tout en triturant les rênes de la monture impatiente, elle reprit la parole en passant ses yeux du visage de lord Lyonel à ses gardes, comme si elle hésitait.

     ▬ J'ignorais qu'un Baratheon avait voyagé jusqu'à Lancehélion ! C'était plutôt risqué j'imagine, enfin vu les brigands des montagnes rouges et les familles plutôt.. Conservatrices qui habitent le désert. Vous êtes vraiment une personne originale messire ! »

     Elle n'osait pas le demander clairement, se souvenant qu'elle n'avait pas affaire à n'importe qui après tout, mais il restait à espérer que son vis-à-vis allait comprendre sa question sous-entendue. Cela dit, rien ne l'obligeait à y répondre, mais au moins Lyra saurait-elle à quoi s'en tenir ! Après tout, comme elle le disait entre les voleurs des montagnes et les maisons conservatrices comme celle des Uller qui refusaient de voir le moindre étranger sur leurs terres, un tel voyage était presque suicidaire. Au fond, elle était heureuse que des hommes osent braver le danger, c'était certainement le bon chemin pour garder la paix.
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Lyonel Baratheon
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Message Mar 16 Oct 2012 - 22:09

Lyonel ne pu qu'éclater de rire à la description du fameux Bourg-cabane. Pourquoi ? Oh, simplement parce que l'idée qu'il s'en faisait était bien loin de la réalité ! Cependant, la description que Lyra lui en faisait laissait imaginer là quelque chose d'assez grandiose, de quoi émerveiller n'importe qui. Ou, tout du moins n'importe quel gamin. Mais de là à dire que Lyonel en était un... Tout de même pas, voyons !

-C'est un village flottant, si je comprend bien ! Il faudra vraiment que je voie ça, un jour.
Affirma-t-il ensuite.

Les peuples et les terres de Westeros recelaient de nombreuses surprises, qu'elles soient nouvelles ou anciennes. Accalmie pouvait compter parmi celles ci mais Bourg-Cabane, bien que moins impressionnante que la forteresse, n'était pas en reste. Après tout, habiter sur l'eau est une chose, les marins n'en faisaient pas grand cas, mais habiter sur des maisons posées sur l'eau, voilà qui était tout de même plus intéressant. Ce genre de constructions ne devait pas être très mobile, sans doute, ce qui expliquerait pourquoi de telles habitations ne se trouvent qu'au port de Lancehélion et pas ailleurs. Ça, et le fait que la culture Rhoynar soit quelque chose de bien particulier. Une autre facétie Dornienne ! Mais il n'y avait là rien d'étonnant, après tout, cette région avait toujours clamé son indépendance et les mots des Martell ne disaient-ils pas qu'ils étaient insoumis ? Lyonel sourit distraitement, songeant qu'il y avait là une nouvelle trace de l'originalité Dornienne. Ils ne faisaient rien comme tout le monde, décidément ! Et puis Lyra mentionna le prince Maron et Daenerys Targaryen. Peut-être qu'elle aussi se sentait étrange dans cette terre de diversités qu'était la contrée du sud de Westeros ? Quelque part, Lyonel comprenait qu'elle ne puisse croire à la sagesse que l'on attribuait aux habitants de Bourg-Cabane. Cela dit, des croyances différentes n'étaient pas forcément source de disputes...

-Ha, Daenerys Targaryen. Dit-il en hochant la tête. Sans doute que sa foi en les Sept supplante celle que l'on pourrait accorder à La Mère Rivière. Il avait entendu Lyra utiliser l'expression plusieurs fois. Mais après tout, je n'ai jamais entendu dire qu'ils se disputaient à ce sujet ! Plaisanta-t-il, dire qu'elle et Maron Martell s'entendaient bien était presque un euphémisme, en réalité. Beaucoup savaient que le Prince avait lancé la construction des grandioses jardins aquatiques en l'honneur de sa femme. Et puis il ajouta, reprenant un peu de sérieux : C'est une bonne chose que les affaires de foi ne soient pas des obstacles entre les hommes.

Finalement, Lyonel semblait montrer à ce sujet un peu plus d'intérêt que ce à quoi l'on aurait pu s'attendre. Mais après tout, lui même était marié à une femme du Nord et jamais sa religion différente de la sienne n'avait été un obstacle entre eux. Il s'était même montré curieux, intrigué par ce culte lié à d'étranges arbres blancs aux faces écarlates mais il n'avait jamais manqué de respect aux dieux du Nord, fussent-ils aussi anciens qu'on le prétendait. Et Neassa elle même n'avait jamais rien proféré à l'encontre des Sept. Aussi le seigneur de l'Orage ne voyait rien de surprenant à la situation de la princesse Daenerys. Cependant, quitter Port-Réal pour Lancehélion lui avait sans doute été difficile, tout comme le voyage depuis Winterfell vers Accalmie avait été difficile pour Neassa. Tout quitter pour embrasser une nouvelle terre n'avait rien d'aisé et souvent, la femme de l'Orage Moqueur se languissait encore des étendues neigeuses du Nord.

Lui même avait eu l'occasion de voyager à de nombreuses reprises, avant de succéder à son père en tant que suzerain des terres de l'Orage, et bien qu'il ait souvent apprécié les longues journées de voyage et les paysages nouveaux qu'il pouvait découvrir, quitter définitivement ses terres natales ne l'aurait pas réellement réjoui... Parfois il lui arrivait de songer que les voyages étaient fait pour la nouveauté, celles des lieux visités, des gens croisés, et puis le retour pouvait se montrer comme un renouveau lorsque les routes étaient connues et que des murs ô combien familiers se dressaient à l'horizon. Combien de temps s'était-il écoulé depuis qu'il était passé de simple écuyer à chevalier, puis Lord ? Il avait perdu le compte des années.
A ces souvenirs, son sourire s'était fait un instant plus nostalgique, comme s'il regrettait l'époque où il n'était pas coincé à Accalmie. Oh, il appréciait la forteresse en elle même ainsi que ses résidents, c'était plutôt ce qu'il avait à y faire qui l'ennuyait parfois. D'où sa présence ici, en compagnie de Lyra !

-C'était il a bien des années, cette visite à Dorne, mais ne vous en faites pas pour les brigands, avec une bonne escorte et en restant sur les routes principales, nous n'avons pas eu de soucis. Quant aux familles conservatrices, j'imagine qu'il n'était pas dans leur intérêt de nous nuire... Ou, si c'est le cas, leur plan a du échouer ! Supposa-t-il en haussant les épaules.

La loyauté des différentes maisons des Sept couronne pouvait souvent varier du tout au tout, et les plus réfractaires à la Paix du Roi se trouvaient à Dorne. Si l'on exceptait les Fer-nés bien entendu... Encore un héritage de l'insoumission Dornienne que ces familles regrettant le temps où les batailles et escarmouches agitaient sans cesse les frontières. La paix du Roi ne leur avaient pas fait grand bien semblait-il. La rébellion de Daemon Feunoyr n'avait pas manqué d'attiser ce genre de haines et de tensions. Certaines familles s'étant ouvertement déclarées pour le bâtard avaient été déchues et certains chevaliers s'étaient même exilés. Mais malgré la victoire des loyalistes, les braises de la guerre n'étaient pas encore éteintes. Quelque part, peut être qu'un descendant ou un partisan Feunoyr ruminait une vengeance, fomentait un sombre complot pour reprendre le Trône de Fer. Pour l'heure, nul signe de tout ceci...

Mais, bien loin de telles pensées, Lyonel, se contenta de sourire lorsque Lyra le mentionna de nouveau comme quelqu'un d'original. C'est qu'il pourrait presque y prendre goût ! Et lui qui pensait justement que Dorne était une terre d'originalité, la flatterie n'en devenait que plus cocasse.

-C'est trop gentil à vous de me considérer comme original ! Répondit-il en riant. Pourtant, Dorne ne manque pas de cette qualité que vous me prêtez, à entendre ce que vous me racontez. Je pense que je peux vous retourner le compliment. Lui répondit-il avec un sourire amusé.


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Message Mer 17 Oct 2012 - 14:54

     Lyra semblait avoir oublié sans trop de difficultés, qu'elle était en train de bavarder avec un homme extrêmement important. Comme quoi, même les nobles étaient finalement capables de sortir des sentiers battus et de se comporter comme des personnes normalement constituées. Oh, bien entendu, la Dornienne n'avait rien contre les personnes de haut lignage, au contraire même ! Sans eux la demoiselle serait encore à Lancehélion, dans la taverne de son père à servir des voyageurs de passage et à changer des draps trempés de sueur. Non, c'était certainement la meilleure chose qui lui soit arrivée, bien que Lyra aimait aussi la vie dans l'auberge familiale, elle ne pouvait donc médire sur les gens qui étaient responsables de ce changement bénéfique. La roturière n'était pas particulièrement instruite, elle ne savait ni lire, ni écrire et n'était certainement pas capable de comprendre tout ce que les nobles pourraient lui dire, mais elle était assez intelligente pour comprendre qu'il ne fallait pas mordre la main qui vous nourrissait. Oh, bien évidemment, tous les nobles de Westeros n'étaient pas responsables de sa situation actuelle, Lyra savait différencier sa dame des autres personnes de haute naissance, mais disons qu'ils étaient tous plus ou moins liés et qu'en médisant sur un, la Dornienne avait l'impression de le faire sur tous.

     Comme lord Lyonel semblait visualiser le village décrit par la jeune femme, il sembla éprouver une certaine curiosité accompagnée de l'envie de voir ce spectacle de ses propres yeux. Ce n'était pas très étonnant d'un côté, Bourg-Cabane n'était pas un endroit comme les autres et toutes les personnes qui en entendaient parler, souhaitaient pouvoir voir de leurs propres yeux si une telle chose existait. Un sourire ourla les lèvres pleines de la Dornienne, mimétisme inconscient alors qu'elle fixait le visage de son interlocuteur, toujours aussi joyeuse. Il était très difficile de la voir arbore une autre expression qu'un amusement sincère et naïf.

     ▬ Je suis certaine que les Martell seraient heureux de savoir l'intérêt que vous éprouvez pour notre région. »

     Elle disait cela, mais en réalité elle n'en savait rien. Lyra n'avait jamais rencontré personnellement un membre de la maison suzeraine, tout au plus avait-elle pu les voir de loin lors des habituelles fêtes, mais ce n'était pas ce genre de choses qui lui permettraient de les connaître au point de parler en leur nom. Bah ! C'était sans importance de toute manière, un homme comme le seigneur d'Accalmie ne se déplaçait pas pour rien et il y avait fort à parier que la maison suzeraine de Dorne prenne une telle visite comme quelque chose de positif. Elle avait parlé sans réfléchir et le regrettait un peu pour le coup, mais il y avait fort à parier que leurs routes ne se croiseraient sans doute jamais plus après cette rencontre. Si elle s'était fourvoyée, il ne lui en voudrait pas. Puis sérieusement, comment un homme de l'importance de lord Lyonel se souviendrait d'une simple Dornienne et de son cheval, rencontrés dans une ruelle d'un village sans trop d'envergure ? Ce n'était tout simplement pas possible, elle n'avait donc pas à s'inquiéter pour si peu.

     La discussion s'orienta sur la Princesse de Dorne, qui était aussi une Princesse targaryenne ce qui n'était pas négligeable. Encore une fois, Lyra ne connaissait pas grand-chose de cette femme, si ce n'était qu'elle était apparemment d'une grande beauté, mais c'était le genre de choses qui se disait à propos de toutes les nobles dames, non ? Quoi qu'il en soit, Lyra ne pouvait qu'approuver ce que disait son interlocuteur, la foi n'avait pas de raisons d'être un obstacle, ne pas adorer la même divinité ne signifiait pas que l'on ne pouvait pas s'entendre. Même si bien souvent certains pensaient autrement, par exemple les Dorniens qui reprochaient à certaines maisons de Dorne - comme les Dayne - d'adorer les Sept au lieu de vénérer la Mère Rivière. Ils étaient tous stupides, voilà tout ! Après ces mots, le seigneur d'Accalmie rassura la roturière sur le sort que pouvaient lui réserver les brigands et les familles conservatrices de Dorne. Apparemment tout cela ne l'inquiétait pas trop et c'était une bonne chose, décider d'un tel voyage en se méfiant des habitants de la région ou l'on se rendait, c'était plutôt gênant. En finalité, il lui retourna le « compliment » concernant l'originalité et elle ne put retenir un léger rire.

     ▬ Oh, mais vous savez, toutes les originalités dont vous parlez en citant Dorne, à mes yeux ce sont plus un signe de normalité ! Je trouve les habitants du reste de Westeros très étranges, donc j'imagine que ce doit aussi être de la sorte que vous nous percevez. »

     Lorsque vous grandissiez avec certaines choses ancrées dans vos habitudes, il n'y avait rien de plus normal que de les voir comme quelque chose de naturel. C'était ce qui rendait tout plus intéressant du point de vue de la jeune femme, après tout si tout se ressemblait, la vie serait rapidement morne ! Elle ne l'apprendrait certainement pas à un homme plus âgé et plus expérimenté qu'elle ! Mais pourtant, la demoiselle ne put s'empêcher de faire état de ses pensées.

     ▬ Quoi qu'il en soit, je vous remercie de ces parole,s j'aime l'originalité parce que je trouve qu'elle amène de l'intérêt. Si tout le monde agissait et pensait de la même manière, ce serait bien monotone que de vivre et de parler avec ces individus ! Alors merci. »

     Une pensée naïve c'était un fait, mais peu importait, la demoiselle savait ce qu'elle voulait dire et même si la vie risquait de lui montrer que l'originalité n'était pas forcément un bien, tant pis, elle n'en démordait pas. Alors qu'elle parlait, Lyra en avait complètement oublié sa monture, ou plutôt celle de sa dame, mais celle-ci ne manqua pas de rappeler sa présence à la jeune femme. La bête tira brutalement sur les rênes, manquant de les arracher des mains bronzées de la Dornienne qui lâcha un cri de surprise. Peut-être qu'il était temps de faire ce qu'elle devait faire, non ? Esquissant un sourire désolé, la roturière reposa ses yeux sombres comme l'ébène sur le visage de son interlocuteur.

     ▬ Par la Mère Rivière, je vous retiens depuis si longtemps ! C'est très divertissant de pouvoir parler avec une personne telle que vous mon seigneur, je vous remercie de l'attention que vous m'avez porté, ainsi que de votre aide bien évidemment ! Mais cet étalon n'a pas l'air désireux de partager plus longtemps le temps que je dois lui consacrer et j'imagine que vous devez avoir bien mieux à faire de votre côté. Je vous remercie encore une fois et je puis vous assurer que je n'oublierai jamais notre rencontre ! »

     Même si l'inverse n'était pas véridique sans aucun doute, peu importait, le fait qu'elle sache que c'était vrai lui suffisant amplement !

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