AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Tu ne voleras point. Sauf si tu ne te fais pas remarquer...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Mer 8 Aoû 2012 - 21:03

Spoiler:
 



La vie était un terrain de jeu, de guerre aussi, d'inexorable apprentissage également, de survivance tout autant. Se dénombraient les inflexibles cossus, dans la nitescence de leur fortune – en un sens à la fois pécuniaire et providentiel – qui gouvernaient le monde et sommaient d'un simple frémissement de l'annulaire. En deçà de l'oisiveté seigneuriale, se brésillaient les hommes de peine, dans la turpitude de leur indigence, maudits s'il en était, d'avoir vu la nuit dans les venelles de Culpucier. La Malheureuse, La Breneuse, l'innommable nitée qui proliférait, s'entretuait et putréfiait dans ses propres viscères. L'on en contait aussi les grands traits dans les récits et légendes de Westeros, dans les pages les plus surannées et noircies de bavures encrées, ça oui, l'on racontait ce qu'était la lie de la cité après en avoir magnifié le pourpre donjon, car à toute féerie existait son contraire. Aux antipodes de la demeure des dragons, et pourtant pas si géographiquement éloigné, l'endroit était une tourbe qui réunissait les gens de rien et pour lequel les plus laids poncifs devenaient véridiques. Dans leurs masures, les marmiteux se lamentaient tout en rongeant le sel qu'ils parvenaient à dégoter, amoncelés comme il était plausible de le faire, pour ceux qui avaient encore la chance de posséder une toiture même vétuste. L'on se contentait de peu, parmi la plèbe de ce quartier, de ce que l'on était veinard de pouvoir exhumer des ordures et autres immondices qui chamarraient les rues en un arc-en-ciel de relents. Ceux-ci vous étreignaient les narines sans jamais vous relâcher et hérissaient les toisons, les dermes s'en imprégnaient et des pores émanaient des parfums devenus similaires. Le sens olfactif ne s'y accoutumait jamais, résistance accrue avec le temps, il endurait la fragrance humaine au même titre que le corps éprouvait les odieuses conditions d'existence, l'inéluctable et itérative lutte de l'aurore au crépuscule, les injures, la jactance et le mépris de ceux qui ne pouvaient les guigner sans l'envie de rendre gorge. Rats et blattes, puces, chats d'ébène et pas seulement, roquets bâtards et faméliques, colonies d'insectes nécrophages et gîte de diverses et nombreuses maladies qui tentaient de se repaître des plus faibles. Les atmosphères moribondes s'alternaient à celles usuellement mendiantes , en étaient parfois immanentes, car chaque aube avait son lot de nouveaux macchabées. Et si le plancher de ce piètre théâtre avait déjà des allures de bauge lorsque le soleil - lui-même le coeur au bord des lèvres - l'éclairait de ses quelques rayons, la nuit déposait un voile d'autant plus morne et patibulaire. Les cahutes englouties par la pénombre ressemblaient aux alvéoles d'une ruche abandonnée à la chancissure, de l'une d'entre elle, par l'huis arrière, se détachèrent deux galbes fluets.

A travers les ruelles, ils se faufilèrent avec furtivité, sans crainte aucune des cohortes d'hirsutes, de gredins et pochards, ainsi que des podagres et autres mendiants assoupis à même le sol qu'ils purent rencontrer en chemin. Aucunement ou presque point effrayants pour qui coudoyait ce genre d'individus de façon quotidienne, nul ne prit garde aux lutins qui sautaient d'ombre en ombre et s'éloignaient de leur point d'origine. Leurs pas étaient assurés nonobstant le cruel manque d'éclairage, seulement aidés des zones de lueur sélénite gracieusement offertes par une lune liliale et ronde, hautement couronnée dans les cieux assombris. Même sans elle, pourtant, il leur était incroyablement aisé de pérégriner dans l'immensité de Port-Réal tant ils en connaissaient les encoignures. Le lointain déplacement – pour des petons aussi petits que les leurs tout du moins. - les mena des intestins de Culpucier jusqu'à l'Allée de Sombrenoir dans laquelle ils aboutirent avec prudence. Non loin d'une torche murale dont une agréable chaleur se dégageait, l'une des mystérieuses silhouettes s'immobilisa pour révéler son identité aux rougeoyantes flammes. Minuscule bout de quidam, à peine plus d'une décennie d'âge, un minois de chérubin sous une flavescente tignasse toute hérissée et de grandes mirettes d'un bleu smalt dont le scintillement dansait au grès du brasier. L'innocence de sa mimique n'était pas apte à camoufler le blême de son visage qui lui-même se perdait sous les macules de crasse qui bariolaient tant sa jeune peau que ses vêtements. Des loques, au lin terni et élimé, ravaudé en certains pans et encore à faire en d'autres, un haut un peu trop ample qui laissait l'une de ses épaules découverte, un pantalon avec un côté plus long que l'autre et des chausses trouées dont un mignon orteil s'échappait. Miséreux parmi d'autres, plus petit et émacié qu'il ne devrait pourtant l'être à dix années, bien moins développé que son homonyme infantile auprès de lui mais qui ne jouissait que d'un an de plus. La sève semblait avoir indûment mieux pris pour le premier né, et le second espérait que cette injustice trouverait un jour un équilibre digne d'en faire un Homme, comme les bardes les chantaient. Il frictionna son genou dont on percevait la moitié à travers une brèche fraîche, rotule enjolivée d'une écorchure qui résultait d'une acrobatie ratée durant la journée, puis caressa distraitement sa panse désespérément vide. Les temps étaient rudes, non pas par le climat qui se voulait clément – et même appréciable - depuis quelques semaines, mais par la déroute de l'échoppe familiale. Une embardée comme ils en avaient déjà essuyé par le passé, que tous savaient éphémère bien qu'éprouvante. Les ventes de Derian connaissaient une décrue, si bien que les gamelles restaient farouchement vacantes et les anatomies en souffraient. Une situation nullement améliorée par la très récente naissance d'une perle de culture, une belle Aaliyah qui portait désormais la fratrie au chiffre de trois. Ils se sustentaient au seuil minimal, toutefois pas assez pour que leur graisse d'ores et déjà rare ne soit pas graduellement obligée à la fonte. Leur père en devenait presque insomnieux, en quête d'une solution par l'office d'une double voire triple besogne et des patenôtres tournées vers les Sept. Il leur assurait avoir foi et ne pas craindre l'avenir, Alrik le croyait volontiers, ce qui n'était guère le cas d'Aslak.

Là était certainement la raison pour laquelle l'aîné avait déployé toutes ses facultés pour convaincre son cadet de l'accompagner dans cette énième facétie. A la suite d'une opiniâtre résistance, de chamailleries et railleries en tout genre, l'agneau s'était finalement résigné non sans une indicible angoisse, lui qui se faisait d'ordinaire un devoir d'être sage et soumis aux règles paternelles. La faim l'avait emporté sur la raison, mais il avait fait promettre à son fripon de frangin qu'ils ne feraient rien d'autre que chercher pour un apport nutritif, chaparder des denrées qui ne leur appartenaient nullement brillait à ses prunelles comme suffisamment délictueux pour en plus ajouter un méfait monétaire, ou que savait-il encore. L'imagination du plus âgé était fabuleusement féconde, il s'en méfiait et l'admirait tout à la fois, le fait que leur destination ou même un quelconque plan était resté secret ne lui inspirait rien de bon. En voulant guigner ce fieffé coquin, il prit subitement conscience que ce dernier s'en allait à grandes foulées et ne perdit point une seconde pour le rattraper et ne plus quitter ses talons. Même s'il aurait été amplement capable de retrouver le sentier de leur foyer par ses propres moyens, l'idée de se retrouver seul en plein coeur de la cité, sous le joug d'une nuit certes mouchetée d'étoiles, ne le ravissait pas le moins du monde ! Par conséquent, il veilla à ajuster sa vitesse à celle de son guide tout en furetant presque frénétiquement chaque nouvelle venelle dans laquelle ils s'engageaient. Trop longtemps déjà, qu'ils avaient discrètement quitté leur couche pour sortir en tapinois : et si leurs parents remarquaient leur absence ? Et si, un éventuel tiers les ayant reconnu, s'en allait les dénoncer ? Et si l'un d'entre eux se blessait dans l'intrigue ? Et s'ils se faisaient interpeler puis écrouer dans les geôles du Donjon Rouge ? Cette dernière hypothèse le fit frémir, il n'imaginait pas un instant ce méchef arriver, et ce n'était pas tant la perspective d'une cellule revêtant des airs de cloaque qui l'importunait, mais d'avantage les cerbères qui les gardaient. Au détour d'une rue, alors que leur hâte s'était amoindrie, ils rencontrèrent justement un binôme de factionnaires en service.

Face aux deux hommes du Guet, Alrik ne put s'empêcher de ralentir sa cadence jusqu'à s'arrêter non loin d'eux pour les contempler. Qu'ils avaient fière allure avec leur cape dorée, les Manteaux d'Or comme on les surnommait. Combien de fois les avait-il vu rétablir l'ordre, pallier aux querelles des habitants ou même poursuivre un maraud ? Un maraud qui, plus d'une fois, fut son grand frère, un comportement qu'il ne parvenait à comprendre. Lui, s'émerveillait toujours de voir ces soldats en action, et le fait que certains d'entre eux provenaient directement du peuple contribuait à son admiration. Leur éclat d'essence n'était pas de la même joliesse que celui des véritables chevaliers, ces pieux guerriers auxquels il rêvait un jour de ressembler, mais la voie à tracer pour parvenir jusqu'à ce dessein l'impressionnait de sa vastitude et dangerosité. Leur pater le serinait quant à l'importance de tout mettre en oeuvre pour réaliser ses aspirations aussi songe-creuses pouvaient-elles paraître.
« Des ébauches d'un rêve naissent les traits d'un but, la toile se parachève avec le pinceau de la volonté et se nomme Fierté. » lui avait-il un soir susurré. Alors, peut-être que même les plus folles chimères pouvaient prendre vie, et si l'erreur était permise, il fallait avant tout se respecter. Et ces sentinelles de braquemarts armées, se respectaient-elles ? La réussite n'était pas toujours immaculée, lui avait-on dit, et de là, le garçonnet avait préféré retourner à ses jouets tant la chose devenait compliquée. Et les soudaines lorgnades intriguées dont le gratifièrent les gardes en faction lui donnèrent envie d'y retourner derechef, à ses jouets ! Intimidé, il se précipita pour disparaître de leur champ de vision avant de se rendre compte d'un fait... Mais où était donc passé son frère ?

« … Aslak ?... Aslak... ASLAK ! » Il fit plusieurs fois le tour de lui-même avant de, lui semblait-il, l'apercevoir au loin. « Attends-moiiiiiii !! »

Le jeune garçon se mit à galoper dans l'espoir de le rattraper, attentivement observé par les Manteaux d'Or qui le suivirent du regard avant de reprendre leur conversation. Durant sa course, une horrible démangeaison lui empoigna brusquement le cuir chevelu, qu'il se mit à frictionner de manière spasmodique. Maudits poux qui faisaient frairies dans sa blonde tignasse, il les abhorrait, mais eux trouvaient son ichor vraisemblablement délectable et revenaient sans cesse. Leur mère avait beau passer des heures à peigner ses sacripants, au moins un finissait par abriter ces minuscules sangsues qui pullulaient avec une célérité hors du commun. Combien de fois s'étaient-ils mutuellement épouillés en guise de jeu ? Quand bien même, les accalmies n'étaient que de courte durée et la sensation n'en demeurait pas moins fortement incommodant. Alrik échappa un grognement irrité tout en maltraitant sa chevelure, visage baissé, et donc inattentif sur le chemin qu'il traçait. Il parvint promptement à rejoindre son aîné, remonta jusqu'à son rachis qu'il heurta de plein fouet. Il recula d'un pas et le regarda ensuite, emprunta une mimique contrariée puis souffla de sa petite voix.

« Humphf... Attends-moi ! » Et pour être sûr de ne plus se faire distancer comme ce fut à l'instant le cas, il agrippa gentiment les guenilles de son frère et resta proche de lui. « Et où qu'on va d'abord ? T'avais dit que c'était pas loin ! On se rapproche trop du Donjon Rouge, c'est là où y a le plus de patrouilles... » Mais cela, ce n'était pas lui qui l'apprendrait à un sacripant tel qu'Aslak, qui comptait bien suffisamment d'incartades et de déboires dans ces mêmes ruelles pour être au fait des dangers. Cependant, cette désinvolture innée n'était pas pour rassurer le plus jeune qui, en plus d'un tracas somme toute légitime, sentait la fatigue de fin de journée naturellement poindre. Il se frotta l'oeil et maugréa. « Dis-moi où on va... »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
465/500  (465/500)


Message Jeu 16 Aoû 2012 - 7:23

Culpucier. Désert de poussière, vent de crasse, brises alcooliques plus éparses et fortuites. Ramassis de déchets, tant humain que matériel. Culpucier... Ce n'était pas forcément un nom qu'on associait à une renommée apparentée à Port-Réal. Le prestige, l'argent, l'éloquence, la beauté, tout ces termes manquaient cruellement à un lieu aussi débridé et débauché que ce quartier majoritairement délaissé par les gens aspirant à davantage de fierté. Que pouvait-on trouver dans ce genre de lieu ? Des personnes dans le besoin, des personnes que la vie n'avait peut-être pas gâtées, des personnes qui cherchaient un lieu assez peu fréquenté pour se cacher, ou encore des gens qui n'avaient pas le choix. L'architecture n'était pas tellement le fort des rues entrelacées pour apporter un dédale de cheminement qui finalement empêche souvent de sortir de ce quartier. Il fallait connaître Culpucier pour s'y aventurer, si ce n'était pas le cas, les rues n'étaient pas tellement différentes les unes des autres, elles emmenaient vers le centre, emmenaient dans des sinuosités compliquées qui s'apparentaient à un labyrinthe. CE n'était pas voulu, Culpucier était simplement ainsi. On ne choisissait pas vraiment d'y vivre, on y était contraint ou ce n'était que la seule porte de sortie disponible. Pourtant dans ce quartier si abandonné du luxe et non la luxure, on pouvait y trouver nombreuses choses qu'on ne trouvait pas à tous les coins de rues plus huppés et plus surveillés. Il fallait dire que ce quartier faisait en réalité un peu sa loi. L'autorité était présente mais pas assez pour contrer les frauduleuses affaires qui pouvaient siéger en son sein et qui demandaient de moins en moins d'habilités pour arriver à les réaliser. Il n'y avait pas de noms dans ces rues. Les gens qui avaient réussi dans leur vie et qui pouvait se nommer d'un prénom et d'un accompagnement qui signifiait un certain prestige. On ne trouvait pas ça à Culpucier. Les personnes qui pouvaient se targuer de s'offrir un second patronyme ne trônaient pas dans les rues insalubres et les demeures en ruines de ce quartier reculé de Port-Réal. Ici, les métiers honnêtes ne payaient pas de mine, ne duraient guère longtemps, les échoppes finissaient par fermer, reprises par d'autres, il y avait nombreux changements mais sans changer le quartier. Il restait ce qu'il avait toujours été sans jamais évoluer. C'est pour ça que Culpucier était un lieu intemporel. Si la recherche menait dans ces bas-fonds, on pouvait être sûr que ce n'était pas quelque chose de correct et qu'en cherchant bien il était très facile de le trouver. Tout le monde ferait n'importe quoi dans ce quartier pour obtenir des piécettes, se lovant de fantasmes grotesques comme l'espoir de quitter un jour ces rues pavées de microbes en tout genre déployés par les gens affalés ne connaissant pas la bienséance d'un corps lavé.

Mais malgré toute cette pente infernale que représentait le quartier, certains tentaient de s'en sortir avec noblesse autant que cela était possible. C'était le cas d'un honnête homme et de sa femme qui tentaient tant bien que mal de garder la tête hors de l'eau et de nourrir les bouches familiales. Trois pour être précis. Trois petits mouflets, deux ayant l'age de faire des péripéties solitaires ou fraternelles dans les rues dangereuses qui les entouraient. L'âge mais pas l'accord paternel, ce qui n'empêchait nullement l'aîné d'investiguer ses capacités roublardes qui s'évertuaient à rendre la vie du père encore plus difficile. Si seulement cela s'arrêtait à agir en solitaire, mais le cadet, deuxième enfant de la fratrie suivi d'une demoiselle encore bien trop jeune pour pouvoir comprendre ses aînés, était très souvent enroulé lorsque les belles paroles juvéniles mais surtout empruntes de charme séduisaient les oreilles frétillantes d'une jeune bambin influençable. Et cet aîné fervent partisan des bêtises les plus risquées, entraîna en dehors de leur domicile le cadet pour l'entraîner dans d'autres dédales de rues plus propices aux méfaits qu'il comptait commettre en cette nuit noire et dont l'obscurité parsemée de lanternes permettait un meilleur camouflage à des corps petits et agiles. Oh bien sûr, le plus rusé et habitué s'était déjà fait rabroué un nombre impressionnant de fois par l'autorité paternelle qui malgré l'état du patrimoine familial préférait de loin crouler de fatigue sous l'acharnement professionnel plutôt qu'user de méthodes frauduleuses pour obtenir davantage de gains. Elever sa famille dans les règles et avec l'honneur d'une éducation menée dans le bien et non la facilité illégale. Tout ça était censé avoir pénétrer dans les méandres cérébrales du premier né se devant de montrer l'exemple à la suite de la lignée. Mais cela était bien trop demander au chenapan qui était représenté par le mouflet prénommé Aslak. Assez grand pour comprendre la situation actuelle, assez inconscient pour s'amuser dans le risque, assez roublard pour tenter des aventures dont le gain valait forcément le détour. Les règles n'avaient jamais été son truc contrairement à son petit frère qui tentait tant bien que mal de respecter les dires de leur père. Mais il ne pouvait pas toujours se dérober aux dires de son frère qui tentait de l'enrôler aussi souvent que possible. C'était bien pour ça qu'en cette soirée, il n'y avait pas un chenapan mais deux. Un meneur et un suiveur. Un assuré et l'autre apeuré. Mais tout deux aussi mal vêtu l'un que l'autre. La pauvreté était leur fardeau, la faim leur motivation, la crasse et la saleté leurs amis commun. Aslak était plus grand qu'Alrik. Il n'avait qu'un an de plus pourtant mais la nature l'avait doté de davantage de centimètres. Des cheveux également plus foncés trônaient au dessus d'un faciès qui avait des airs impressionnants de ressemblance avec le cadet mais néanmoins emprunt de davantage de malice, le caractère sournois de sa personnalité et les prémisses de son charme s'aventurant déjà dans les traits de son visage. LA tenue n'était pas plus avantageuse par contre : une salopette dont l'une des brides ne tenait plus, des trous multiples au niveau des jambes, et en dessous, un t-shirt originellement blanc mais qui maintenant s'apparentait davantage à du gris sale.

Mais aujourd'hui il avait un plan. Enfin, une envie surtout. Il visait gros et il avait besoin de son frère pour l'aider. Certes ce dernier avait parfois trop de tendance à refuser les tâches qu'il lui attribuait mais là, il allait devoir le faire. Et puis, il avait toujours aimer arriver à convaincre ce craintif. Son frère était bien plus peureux que lui, avait bien plus vite peur, aimait bien moins le risque. Ils se ressemblaient peu dans leur caractère et c'était bien pour ça qu'Aslak arrivait régulièrement à ses fins avec son cadet. Et puis il savait comment convaincre ce petit bout. Parler de nourriture, ce qui leur manquait cruellement et les affamait davantage d'en parler, était souvent une motivation facile à placer et qui le faisait très vite abandonner l'idée de lui résister. Ainsi il avait désormais deux petons derrière les siens... Enfin quand il arrivait à le suivre correctement. Ce qui n'était pas vraiment toujours le cas. Régulièrement, emporté par son empressement, il remarquait que sa suite n'était guère derrière et il devait patienter pour le voir réapparaître et accourir vers lui alors que déjà il se remettait en route. Il avait l'habitude, ça avait toujours été ainsi. Alrik ne sortant pas énormément, ne s'aventurant pas énormément, il s'émerveillait rapidement de choses que lui-même avait déjà vu plusieurs fois. Au détour d'un coin de rue, il vit ces fameux représentant de la loi. Il ne les aimait pas... Certes il avait de l'argent, ils étaient bien habillés et en plus ils étaient lavés. Mais ils voulaient le priver de son plaisir de dérober les biens d'autrui. Ce n'était pas juste et pour la peine, il ne les aimait pas. Et oui, la réflexion n'allait pas plus loin. Toujours est-il que passant non loin d'eux, il ne s'attarda guère bien qu'il prenait une démarche tranquille mais camouflée pour ne pas attirer leur attention, avant de détaler une fois en dehors de leur portée. Arrivé à un nouveau coin il observa les rues pour tenter de repérer l'endroit où il voulait aller et qu'il avait aperçu plus tôt dans la journée, quand la foule était abondante et que sa saleté pouvait passer inaperçue dans le soleil. Son nom crié au loin ne le fit même pas se retourner et d'un vague geste il invitait Alrik à le rejoindre continuant à s'aventurer. Il s'arrêta néanmoins quand un choc léger l'obligea à se retourner.

"Qu'est c'tu fous Alrik... Faut pas traîner !"

Sa main s'aventura mécaniquement dans sa tignasse qu'il gratta un moment. Tout comme son frère avec qui il passait pas mal de temps, il profitait des bienfaits de la compagnie capillaire. Il refusait même désormais que sa mère tente de les lui extraire. De toute manière, Alrik arrivait toujours à lui en refiler. Marchant prudemment en longeant les enceintes, il sentit son vêtement être légèrement étiré vers l'arrière. Alrik s'était approprié un coin de son t-shirt dépassant histoire de ne pas devoir encore courir après lui. Contrairement à son cadet, il était particulièrement bien réveillé. C'était la première fois qu'il tentait d'approcher autant du Donjon Rouge. Ce lieu qu'il avait toujours rêvé de visiter car il était persuadé qu'il devait crouler sous des richesses qu'il n'avait encore sûrement jamais imaginé même dans ses pensées les plus folles. Mais ce ne serait pas pour aujourd'hui en tout cas. Il traversa une rue pour s'engouffrer dans une plus fine et plus sombre la parcourant de bout à bout pour réapparaître de l'autre côté. Il jeta un coup d'oeil à son frère qui se questionnait largement sur leur destination.

"On y est presque! T'vas voir ! J'trouvé une super ouverture dans une trop belle baraque. T'vois là où l'bouffe rempli l'placards partout! T'vas pouvoir super bien manger!"

Il sourit à son frère avec ses étirements encourageants qui semblaient toujours remplis d'assurance. Alrik les connaissait bien ces prémisses charmeuses, ces sourires engageants mais qui avaient déjà mené pourtant à des catastrophes dont Aslak s'était toujours sorti sans trop de difficultés. La dernière remontait à, à peine, deux jours et on pouvait encore voir sur sa nuque la marque d'un coup qu'il avait écopé en punition alors qu'il tentait de suivre, ce qui ne l'avait nullement arrêté finalement. Il plaqua son frère contre le mur quand une patrouille s'avança non loin en discutant simplement, sans même les apercevoir. L'avantage d'être jeune et mal nourri, c'était qu'on était pas bien épais, et l'avantage d'être sale, c'est qu'on pouvait se la jouer caméléon. Une fois partis, il se remit en route avec son cadet et l'entraîna dans une nouvelle ruelle sombre. Il leva un peu la tête pour regarder autour de lui. Il avait mis un point de repérage quelque part et après une marche plus lente et observatrice, il sourit et pointa du doigt une marque dans un des murs à proximité.

"Viens ! C'là!"

Il avança plus vite et se tint à hauteur de la marque avant de lever encore un peu les yeux et d'apercevoir une fenêtre qui les séparait avec une autre obscurité révélée derrière. Il se tourna vers son frère et lui sourit.

"Reste là, j'dois aller chercher pour monter. T'bouges pas !"

Il le fit détacher cette petite main de ses haillons et courut dans la petite ruelle avant de bifurquer dans une autre abandonnant son petit frère un instant. Il ne comptait pas lui faire peur ni même tenter de le berner, mais la fenêtre était plus haute qu'eux et sans aides matérielles, il n'arriverait pas à grimper. Il avait tout prévu un peu plus tôt et derrière une échoppe un peu plus loin, dans un renfoncement de mur, il avait camouflé deux caisses qu'il espérait toujours présentes. Il fut soulager de remarquer que c'était le cas et après s'y être engouffré et avoir observé les allées et venues éventuellement, il s'empara des deux caisses encombrantes, une dans chaque main, et se mit en route pour retrouver Alrik. A deux reprises il dut poser ses biens et se cacher derrière un moment au vu des patrouilles effectivement plus importantes que celles qui pouvaient trôner autour de Culpucier. Autour évidemment car dedans ça n'existait absolument pas. Ils risquaient trop gros à s'aventurer aussi souvent dans ces bas-fonds. Il espérait que le temps écoulé n'ait pas fait geindre son petit frère et donc attirer l'attention sur eux. Il finit par pouvoir se mouvoir à nouveau et emportant ses deux caissons, il reprit sa route vers la petite ruelle sombre. S'y engouffrant, il aperçut la petite silhouette habituelle et il murmura un peu plus fort que la moyenne en s'approchant.

"C'fait c'fait! J'ai tout! "

Il posa rapidement une caisse avant de faire de même sur la seconde au dessus de la première laissant un écart entre les deux pour faire office de petite marche. Il grimpa testant la solidité qui ne fut nullement mise à l'épreuve au vu de leur poids. Etant ainsi plus ou moins à hauteur recherchée, il regarda un peu à travers la fenêtre avant d'appuyer sa main crasseuse dessus laissant une marque mais ne s'en souciant guère. La fenêtre était fermée comme il s'y attendait mais ça valait la peine d'essayer. Les gens faisaient bien moins attention quand ils se sentaient en sécurité, il l'avait déjà remarqué. Un bruit l'alerta dans les alentours et il descendit rapidement plaquant son frangin à terre, lui à moitié affalé dessus, tapis tout deux derrière les caisses superposées.

"Chut !" préféra-t-il susurrer à son cadet pour lui éviter toute bavure.

Il ne savait pas ce qu'il y avait et ce qui avait réalisé ce bruit mais ils restèrent immobiles un instant le temps de n'entendre plus que les battements de leurs coeurs respectifs. Se redressant lentement et observant, il reprit son escalade vers son trésor et sortit de sa poche un très fin bâtonnet ferreux qu'il fit entrer dans une interstice adaptée. Adaptée mais pas autorisée car remontant lentement son outil du moment, le crochet qui maintenait les lieux clos se fit piéger et enlevé de son encoche pour permettre une intrusion dans la maisonnée bien plus imposante que leur masure personnelle qui ne manquerait sûrement pas de subire des désagréments aux prochaines intempéries climatiques. Souriant, il rangea son instrument avant de grimper avec agilité sur la fenêtre et de s'engouffrer à l'intérieur disparaissant de la vue de son frère. Les longues minutes qui suivirent laissèrent Alrik une nouvelle fois dans une solitude qui pouvaient commencer à être écrasante car à s'y méprendre, vu l'absence de sonorités, on pouvait croire que le bambin venait tout simplement d'être abandonné. Mais une tête brune ornée d'iris bleutées éclairées par la lune vint darder le petite frère.

"Mais Alrik viens ! Qu'est 'c't'attends ?! T'vas nous faire r'pérer!"

Une main passa par dessus la fenêtre pour inviter le mouflet à escalader et s'en saisir pour pénétrer dans la demeure interdite. Ils n'avaient fait que la moitié du travail. Ils avaient trouvé l'enceinte qu'Aslak voulait violer. Mais le travail était loin d'être terminé. C'était seulement maintenant que l'aventure commençait réellement...





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Mar 21 Aoû 2012 - 12:19

Le bambin au minois d'ange était de nature méfiante, un peu pleutre sur les bords bien qu'il ne l'avouerait jamais, lui qui rêvait d'arborer un jour les serments de la chevalerie. Rôdailler dans pareilles venelles quand bien même il les avait toujours côtoyées le laissait frémissant d'appréhension, une pléiade de méchefs pouvait les surprendre au détour d'un fût ou caisson, et il existait plus pernicieux que de simples Manteaux d'Or. Les écueils de la capitale ouestrienne étaient divers et variés, et les Sept savaient qu'ils n'étaient pas les seuls à profiter de la pèlerine de sorgue pour s'adonner aux facéties et autres entreprises délictueuses. Le binôme de blondes tignasses était connu de la masse plébéienne, une notoriété de jeunes natifs qui leur attirait la sympathie de nombre de petites gens, mais ne les prémunissait pas pour autant de l'inimitié de certaines personnes. C'était notamment le cas avec les enfants de leurs âges et les adolescents sensiblement plus vieux, une infantile guerre de territoire et une quête à l'estime qu'Alrik avait vraisemblablement du mal à obtenir dû à cette ténuité que les années ne semblaient pas vouloir atténuer. Nul doute qu'il jalousait très amplement le sacripant fraternel qu'il accompagnait sur ce point morphologique – fichtre ! Que les Sept eurent été fort iniques dans la répartition des facteurs génétiques, contraint de se contenter des rognures que son aîné avait bien voulu lui abandonner. Pour l'heure, il se consolait en affirmant la thèse qu'en cas d'arrestation ou d'un quelconque revers de fortune, il serait le plus preste des deux et aurait la plausibilité de dérobade la plus élevée. Une idée qui ne lui léguait pas tant de réconfort car pour rien au monde, pas même les dragons targaryens, il n'aurait eu la prétention de délaisser son grand frère à une fatalité certaine. Assuré de ce fait, il crut pourtant qu'Aslak ne comptait rien faire de leur corrélation de sang alors que celui-ci reprenait déjà la route. La résolution avec laquelle le plus frêle s'était accroché aux défroques du second l'obligèrent à suivre la cadence au risque de se faire trainer tel un pan d'habit que l'on aurait omis de retirer. Ses gambettes s'agitèrent sans que jamais ses phalanges ne libèrent le crasseux tissu auquel elles s'étaient agrichées, ce dont il se félicita alors qu'ils entreprirent la traversée d'une ruelle noire d'ombre durant laquelle il prit garde à rester au plus proche du meneur d'aventure. Il ne s'en détacha qu'une fois parvenus à l'autre extrémité, simultanément aux précisions qui lui furent tardivement mais finalement apportées dans un drapé de séduction nutritionnelle. Le bougre était de ceux enclins à incanter une grande majorité d'individus à défaut de tous, encore trop peu de subtilité grammaticale mais une rhétorique qui n'était qu'aux prémisses de son expression. L'on disait du coquin qu'il deviendrait un grand verveux doublé d'un encenseur sans égal, déjà prompt à s'entrainer sur tous ceux qu'il coudoyait, il serait assurément digne de ce destin qu'on lui prévoyait. Cependant, si le cadet s'était pour cette fois laissé enjôler de belles paroles et promesses, il était le premier de tous à favoriser la méfiance, un sentiment qui lui rongeait présentement les entrailles.

A parler de pitance sa main rejoignit instinctivement le niveau de sa panse creusée et qu'il se serait damné pour sentir pleine. La faim était trop importante pour qu'il ne salive pas en imaginant lesdits placards comblés de denrées qui n'attendaient qu'à être dégustées, une fantasmatique vision qui suffit à le persuader de poursuivre dans leur quête sans maugréer ses inquiétudes et autres principes paternels. Soudain, il manqua de rattraper son coeur sur la gauche lorsqu'il fut congloméré au mur, rentrant tête et épaules dans une posture de protection avant d'entendre le passage des factionnaires. Les hommes du Guet seraient inexorablement soupçonneux d'apercevoir des va-nu-pieds dans cette partie enrichie de la cité , même si les deux précédentes sentinelles n'avaient guère réagi à leur présence, la prudence était mère de sûreté. Une fois le danger terrestre éloigné, ils reprirent leur course pour rejoindre un point géographique que le plus chafouin semblait avoir repéré depuis belle lurette. Intrigué par tant d'organisation, le garçonnet fit errer ses calots azurés dans les moindres recoins des lieux et ceci jusqu'à l'ajour qui serait visiblement leur moyen d'entrer. La seconde suivante, l'aîné le somma de ne pas mouvoir de sa position, ordre auquel il consentit en opinant furtivement et positivement du chef avant de se retrouver seul avec l'astre sélénite. Il renâcla et se mit à triturer ses petits doigts en vérifiant par plusieurs fois que personne ne se trouvait à proximité. Puis, cherchant à faire fi de son anxiété, il gonfla le poitrail pour s'offrir des allures de vaillant gaillard prompt à effaroucher le plus illustre des monarques – ou pas. Son frère revint enfin avec les objets de sa recherche et s'occupa à mettre en oeuvre les plans qui étaient les siens. Derrière lui, son cadet l'observait faire tel un animal emprunt de curiosité, puis pour patienter, il s'amusa à exécuter un cercle du bras pour faire craquer son articulation scapulaire, ce qu'elle fit en une irritante symphonie. Fût-ce le chant de son ossature qui apeura Aslak ? Il n'aurait pu le dire, mais se retrouva à humer la poussière avant d'avoir pu esquisser le moindre geste.


« Aïeuh ! » Geignit-il avant de faire silence, comme une interjection le lui intima. Il chercha une quelconque menace du regard sans jamais en remarquer une, et commença à se trémousser sous le poids qui l'accablait. « Enlève-toi de là ! T'es lourd, tu m'écraseuh ! »

Alrik lâcha une plainte étouffée lorsqu'il eut enfin le loisir de respirer convenablement puis se redressa en frictionnant sa crinière ébouriffée en piques. Il s'orienta vers son comparse de facéties aux bruits dont il était le responsable, le guignant pénétrer dans la demeure sans véritablement réagir, dubitatif quant à ce qu'il devait désormais entreprendre. S'ils avaient déniché une façon de s'y infiltrer, en auraient-ils une pour s'en échapper une fois bénis de satiété ? Et que se passerait-il si, par malheur, les habitants avaient choisi de veiller plutôt que sommeiller ? Comme à l'accoutumé, les peurs et incertitudes gambillaient dans son juvénile esprit, puisque de nouveau seul avec lui-même, il s'inventait mille scénarii et n'osa pas suivre le sillon de son grand frère. Un frère qui réapparut subitement pour le morigéner et le ramener à la réalité. Après un succinct tressautement, il grimpa à son tour les caisses et empoigna cette main tendue à son attention, pour s'introduire dans l'infraction la plus totale. Hissé à l'intérieur, il manqua de choir directement dans les bras de son aîné qui dut les retenir tous deux pour ne pas s'effondrer au sol parmi les vieilleries. Car une fois qu'il fut remis de sa varappe, ce fut ce qu'il distingua en premier lieu : ils étaient au coeur d'un grand fatras à l'instar d'une jungle de babioles sans valeur. L'enfant fit un saut du caisson sur lequel ils avaient posé pied, et entreprit de partir à la découverte qui n'était pas sans lui rappeler la remise de leur père. Il enjamba quelques agglomérats d'ustensiles en veillant à ne pas s'y enchevêtrer les petons, arpenta les encoignures et se surprit même à fureter à l'intérieur d'une immense marmite rubigineuse dans l'espoir d'y apercevoir n'eusse-été qu'un ou deux aliments oubliés. Ils n'avaient point de chaudron de cette envergure dans leur masure des bas-fonds, il y avait de quoi y jeter une entière pièce de barbaque ou tout un potager ! Emphatique estimation d'un enfant qui n'avait guère aucune idée des proportions, mais il était au moins sûr d'une chose : il y avait suffisamment de place pour le faire cuire, lui. Inconscient fouineur, il s'inclina vers le fond, un peu plus, un peu trop – beaucoup trop et sentit son équilibre lui faire faux bond. Il fit battre ses jambes en glapissant, avant d'endosser le rôle de carcasse carnée attendant sa cuisson, ainsi en boule dans le ventre du caquelon. Son agitation fit chuter divers objets, dont un broc de picrate qui vomit tout son contenu avant de lui-même rejoindre le rejeton en lui tombant sur les côtes. Un chahut qui, à défaut d'éveiller toute la maison, pourrait tout au plus effrayer Aslak qui aperçut bien vite une chevelure de fauve affleurer de la marmite. Son cadet désormais maculé de vin frelaté depuis fort longtemps fit une moue navrée, balbutiant de discrètes excuses à peine audibles avant de sortir du récipient, désappointé de n'avoir rien pu y dénicher. Il rejoignit ensuite l'autre bout de la petite salle, pour faire face à l'huis qui les ferait quitter ce débarras sans intérêt.

« La porte est là ! » Dit-il pour souligner l'évidence, avant d'entreprendre de l'ouvrir... Sans y parvenir. Surpris, il y voua un peu plus de force, tira et poussa, mais n'eut que de la résistance. « Ah ! C'est fermé ! On est chançards... » Contrarié de cet impromptu obstacle, il lorgna son homonyme. « On fait quoi maintenant ? »

Ingénu qu'il était, de penser que son frère avait la solution à tous les maux qu'ils rencontreraient, mais il commençait à se demander si le fieffé fripon qui l'avait entraîné dans cette situation était aussi dégourdi qu'il le prétendait. Avait-il su qu'ils déboucheraient dans une pièce dénuée de tout butin culinaire, sans possibilité de flâner dans le reste du logis qui s'annonçait pourtant prometteur ? Peut-être les choses seraient-elles mieux ainsi, avec une risette de la Providence, ils parviendraient à repasser par la fenêtre et rallieraient leur couche sans avoir à craindre le courroux parental. Ses mirettes regardèrent vers l'ajour encore accessible, puis revint sur l'huis, glissèrent en son long pour finalement remarquer une bien étrange trappe au bas de la porte. Une étroite chatière, vers laquelle le garçonnet se pencha pour en mesurer la largeur. Il y glissa tout d'abord la tête, simplement pour jeter un oeil sur la salle mitoyenne et vérifier que personne ne s'y trouvait. Un instant de réflexion, une lorgnade en direction du plus âgé, et il se sut investi d'une mission d'infiltration. Son unique patenôtre fut de ne point rencontrer la truffe d'un hypothétique canidé une fois l'étroiture passée, car la présence d'un gardien canin n'était pas à exclure dans un tel logement. Une bouffée d'oxygène pour se donner du courage, puis il se mit à ramper là où son grand frère n'aurait jamais pu le faire, heureux, pour une fois, de ne pas être si massif que cela.

« Arrête de pousser frérot ! » Râla t-il en sentant la pression sur ses jambes, et qui le fit finalement glisser de l'autre côté. Il se déplia en époussetant ses guenilles – geste vain mais d'apparence, avant de se tourner vers la porte qu'il venait de franchir. « Doit y avoir une clé, je vais chercher, bouge pas ! »

Fin de tirade futile alors qu'Aslak n'avait guère le choix de rester sur place, un détail qui échappa au plus jeune déjà parti à la conquête de cette nouvelle pièce. Il progressa précautionneusement, constatant que l'atmosphère était un peu plus fraîche et que les propriétaires étaient décidément désordonnés. Cette fois, s'il était aisé de marcher sans s'empêtrer les pieds dans des amas d'antiquailles, une certaine pagaille jonchait les meubles, dont beaucoup d'ustensiles derechef. Il se posa alors une question substantielle : s'il avait été une clé... Où se serait-il caché ?... Dans un pot ! Naïve réflexion mais qui lui suffisait pour qu'il se mette à fureter dans tous les récipients qu'il aperçut, après tout, c'était ce que Derian faisait souvent avec ses innombrables créations bien que ses fils finissaient toujours par découvrir ses caches. Il glissa donc ses phalanges dans tout ce qui lui tomba sous la main, retourna les tissus, ouvrit les sacs, comprenant au fil de ses recherches qu'il se trouvait probablement dans un cellier, qu'il retourna de fond en comble durant d'interminables minutes. Il eut bientôt les bras recouverts de substances poudreuses et sirupeuses dont il ne put identifier la nature et qu'il goûta parfois avant de réprimer un froncement de nez écoeuré. Sous une serviette, il découvrit un lot de pêches pulpeuses qui semblaient en parfait état et dont la fragrance le laissa coi. Après un instant de contemplation semi-religieuse, il en saisit une et tâta son doux derme parfumé, avant de croquer sa chair non sans se salir de son jus. Il frémit d'une telle sapidité, d'un peu de saccharose qui éveillèrent les carences de son corps sous-alimenté. Tel un écureuil, il récupéra toute sa trouvaille dans son haut qu'il improvisa en panier, puis alla se mettre à genoux près de la trappe.

« Regarde ce que j'ai trouvé ! » Il fit rouler les fruits jusqu'à son aîné, fier à l'instar d'un chasseur revenu victorieux, si bien qu'il en oublia totalement sa véritable mission. Innocemment, ses yeux se levèrent sur le côté de l'huis et... Surprise ! Il y vit la clé sereinement accrochée à un clou. « Hé !! Elle est là ! Elle est juste là, je l'ai ! J'ai la clé ! » La théorie de l'objet on ne peut plus visible mais que l'on ne voyait guère se confirmait, la simplicité des choses lui avait échappé et il était certainement passé un nombre incalculable de fois à côté de ce qu'il avait cherché. Alrik s'étira de tout son long, effectua un petit saut et y parvint enfin, puis s'empressa de libérer son frère.


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
465/500  (465/500)


Message Mer 22 Aoû 2012 - 12:59

Ses escapades étaient toujours plus compliquées quand il avait son frère. Ce n'était pas nouveau, il en avait l'habitude puisqu'il essayait toujours de l'embobiner - on pouvait toujours avoir besoin de deux mains et une petite taille en plus- et que parfois ça marchait quand il arrivait à l'appâter assez pour que ça surpasse la peur. Il faut dire que la bouffe était souvent un moyen infaillible pour le faire craquer. Comme ils crevaient tous les deux de faim, le cadet était toujours motivé par l'idée de se remplir la panse. Ce qui était compréhensible. Mais lui avait pris le réflexe de voler ce qui se trouvait sur les étalages du quartier donc forcément, il avait tendance à être un brin plus rassasié que son frangin à qui il rapportait parfois des denrées volées. En fait, il devait reconnaître qu'Alrik était la seule personne dont il se préoccupait parfois. Sa mère était agglutinée désormais à leur frangine nouvellement arrivée, son père n'était qu'un mec super chiant qui comprenait rien, et son frère en réalité un gros peureux. Mais concrètement, c'était celui qui lui plaisait le plus dans la famille et il pouvait même reconnaître avoir de l'affection pour lui. Forcément ça aidait à passer plus de temps en sa compagnie même s'il s'était toujours montré plutôt débrouillard et solitaire. Mais pendant très longtemps, son frère le suivait un peu partout. Puis avec l'âge ça s'était produit beaucoup moins et maintenant il devait toujours le manipuler pour essayer de l'embobiner dans ses combines. Mais l'âge agissant sur lui aussi, il devenait beaucoup plus habile pour arriver à séduire les personnes qu'il côtoyait. Et depuis peu, une nouvelle passion s'était ancrée dans sa tête : tenter de séduire les demoiselles. Attention, pas celles de son âge non.... Les vraies madames. Celles qui étaient mûres, déjà prises pour beaucoup et qui en connaissaient bien plus que tout ce qu'il avait pu savoir jusqu'à maintenant. enfin... à force de fouiner partout il en avait vu des belles aussi... Mais ça il se gardait bien de le dire à qui que ce soit. De toute façon, il ne parlait pas vraiment à quelqu'un de quoi que ce soit qui constituait sa vie. Il avait pas mal de connaissances mais des amis réellement ce n'était pas tellement son trip. Agir en solo ou avec son frangin qu'il pouvait contrôler autant que possible lui bottait bien plus.

En parlant de frangin d'ailleurs, son cadet venait enfin d'être hissé à l'intérieur de la pièce où il avait accédé un peu plus tôt. Il avait du lui forcer un peu la main pour l'initiative sinon le mouflet serait toujours dehors tout seul à l'heure qu'il était. Il devait reconnaître qu'ils n'avaient qu'un an de différence mais qu'ils ne faisaient pas du tout le même genre de bêtise. Celles d'Alrik tenaient davantage de la maladresse et de la curiosité innocente tandis que lui c'était des actes conscients et sciemment réalisés alors qu'il les savait "mauvais". Et puis son père n'arrêtait pas de l'engueuler à ce niveau là alors c'est sûr qu'il commençait à connaître la rengaine. Relâchant Alrik qu'il avait maintenu vaguement mais sûrement pour qu'ils ne se viandent pas dans un gros fracas, il s'aventura dans la pièce également mais s'approchant plus de la porte. Il savait qu'il n'y avait rien dans cette pièce, ce qui l'intéressait se trouvait dans la maison, de l'autre côté de la porte. En réalité, il ne savait pas vraiment comment la maison était construite et comment les pièces étaient agencées. Ce qu'il savait vraiment, c'était que la propriétaire, une très belle dame, possédait une panoplie de bijoux qui devaient valoir très chers. Outre ça, qui disait argent disait forcément denrées alimentaires à outrance. Donc en plus ils pourraient remplir leur panses à volonté. C'était le plus important dans l'immédiat. Il comptait de toute façon faire ça aussi rapidement et "proprement" que possible. C'était la première fois qu'il se rendait dans une telle baraque et c'était bien pour ça qu'il avait eu besoin de son frère. Rentrer tout seul aurait été trop risqué. Il fallait mettre toutes les chances de son côté histoire de pouvoir bénéficier de l'aide nécessaire au moment opportun. Evidemment, tenter d'ouvrir la porte avait déjà été essayé quand il s'attendait à ce que son frère monte par lui-même le rejoindre. Donc il savait pertinemment qu'elle était fermé. Ainsi tâtait-il celle-ci pour découvrir une faille. Mais il n'eut pas tellement le temps de s'attarder davantage qu'un bruit assez puissant mais heureusement uniquement pour la pièce le fit littéralement sursauter et se retourner prestement. Il vit alors ce qui évidemment avait commis le crime d'une sonorité importante.

"Alrik !!" dit-il dans un murmure peu enthousiaste voire même fâché.

A la suite suivit un soupir et il leva les yeux au ciel avant de retrouver un rythme cardiaque correct tout en observant de nouveau la porte. Le petit bout sur pattes le rejoignit par la suite et il posa les mains sur les hanches en l'écoutant profaner une vérité évidente depuis des plombes pour lui puis tenter de l'ouvrir. Patiemment, il attendit que son frangin ait fini ses conneries - car évidemment qu'il avait déjà essayé d'ouvrir la porte et même avec un peu plus de force - qui ne servaient à rien et il observa de nouveau l'immensité qui leur barrait la route. Il ne répondit pas vraiment à son frère réfléchissant. La porte semblait quand même lourde et plutôt bien accrochée à ses gonds. Peut-être qu'en cherchant bien il pourrait trouver dans la pièce un pied de biche ou alors quelque chose qui s'y apparenterait pour pouvoir la forcer. Bon vu sa force il n'était même pas sûr que ça suffirait. Il se retint de soupirer. Il devait forcément y avoir une solution. Il ne pouvait pas être là et ne pas voir la suite de la maison dont les biens seraient plus importants que tout ce qu'il avait amassé jusqu'à présent. Fort heureusement cependant, et c'était en ça que son frère pouvait servir parfois, une trappe qu'il n'avait strictement pas vue au vu de sa taille et de l'absence de mouvement qu'elle subissait actuellement se trouvait construite dans le bas de la porte. Alrik y avait déjà passé la tête avant qu'il ait pu formuler son idée qui apparemment était partagé et suite au regard de son cadet, il fit quelques gestes pour l'intimer de poursuivre sa route et une fois le corps à moitié passé, il accentua et accéléra la manoeuvre en poussant son frère pour qu'il se retrouve plus rapidement de l'autre côté. Il observa tapis sur le sol son frère se relever à travers la trappe qu'il laissa ouverte la maintenant ainsi.

"Ouais, grouille !"

L'idée que son cadet ne soit seul de l'autre côté ne le rassurait pas vraiment. Il savait qu'il pouvait se montrer utile et débrouillard à ses heures mais il savait surtout que son attention pouvait être attirée par tout autre chose et qu'il pouvait du coup mettre bien plus de temps que prévu à revenir avec le bien qui servirait à le délivrer. Vu la position qu'il avait, la seule chose en réalité qu'il pouvait voir était les pieds de son frère qui allaient d'un côté puis de l'autre et donc se mouvaient selon le rythme qu'adoptait son frère pour trouver la clé. Des bruits différents aussi lui parvenaient sans qu'il sache vraiment identifier ce à quoi ça correspondait... Le temps était long pour lui bloqué et il se pressa d'intimer son frère pour l'instant apparemment immobile à se bouger davantage.

"Alors t'l'as ? " Son frère avait effectivement quelque chose et dans un autre contexte il aurait sûrement apprécié la trouvaille mais là pour la peine, le voir revenir avec des pèches qu'il lui fit passer en plus comme un trophée le fit les regarder avec incrédulité. "Mais.... Alrik ! Qu'est c't'veux qu'j'fasse d'ces pêches moi ! Ch..." mais ses paroles furent coupées par quelque chose d'enfin intéressant : son cadet venait de mettre la main sur la clé. Se relevant il sourit et reprit la parole avec enthousiasme "Parfait ! Vas y ouvre ouvre !"

Finalement, après de longues minutes interminables où il devait simplement se contenter de rester allongé pour tenter de voir quelque chose, il fit libérer et put passer dans le cellier, là où son frère se trouvait déjà. Il observa son frère qui était recouvert de divers aliments dont il ne voulait pas connaître l'origine et ne put s'empêcher néanmoins de lui ébouriffer vaguement les cheveux en signe de récompense pour l'avoir sorti de la pièce. Il attrapa finalement les pèches et en donna deux à Alrik et en prit deux pour lui-même. Ils ne devaient pas traîner mais maintenant qu'il était libre, il ne voyait pas pourquoi il ne pourrait pas en profiter. Croquant donc à pleine dents la pèche douce et juteuse avant de s'essuyer un peu la bouche de son bras, il regarda autour de lui observant la pièce et y déambulant. Mordant plusieurs fois de suite dans la pèche pour engouffrer le plus de nourriture possible dans sa bouche, il prit un peu la parole pour expliquer la suite des évènements.

"F'w't q'w'on mwontwe! "

La bouche pleine, ses propos ne voulaient strictement rien dire. Mais incapable d'arrête de manger les deux pèches qui trônaient joyeusement dans sa main, il se contenta d'arrêter de marcher et il engouffra le reste de la pèche avant de jeter le noyau pour de manger directement la seconde en quelques bouchées, mâchonnement et déglutition. Une fois un peu rassasié de ses deux fruits, il se tourna vers son frère et reprit correctement la parole.

"Ca c'tait bon ! T'vois j't'avais dit qu'on mang'rait ! Allez viens! on doit continuer maint'nant."

Faisant signe à son frère, il se rendit vers le pan de mur dont le renfoncement permettait d'encadrer une porte. S'essuyant vaguement la bouche ainsi que les mains sur son t-shirt déjà peu propre, il avança aussi silencieusement que possible vers la petite porte qu'il espérait ouverte. Sinon il pourrait tout simplement rebrousser chemin. Arrivé en haut, il posa sa main sur la poignée et la fit tourner lentement. Un cliquetis se fit entendre et la porte émit un léger grincement en signe d'ouverture. Souriant à son frère en levant le pouce, il passa d'abord la tête dans l'encadrement de la porte pour observer les lieux et être certains que rien n'était suspect à l'horizon puis lentement, il s'engouffra carrément dans la pièce. Après quelques pas feutrés, il vit directement sur une petite table une bourse légèrement entrouverte. Se dirigeant directement dessus, il ouvrit carrément la bourse et trouva une poignée d'argents dont la brillance fit écho en miroir dans ses pupilles. Il ne prit pas le temps de compter ni même de vérifier que déjà la petite sacoche trouvait sa place dans sa main puis dans sa poche. Il était déjà bien plus riche que quelques minutes auparavant et il ne voyait pas pourquoi s'arrêter là. Regardant autour de lui, il observa les merveilles qui ornaient les murs et les meubles disponibles. C'était une maison comme il n'en voyait guère n'étant, il fallait l'avouer, jamais inviter dans de tels lieux pour gens fortunés. Ce qu'ils n'étaient pas du tout ça allait de soi. Faisant signe à son frère de le suivre, ils avancèrent lentement dans ce qui semblait être un genre d'allées où diverses portes étaient présentes pour entraîner vers des pièces dont le contenu n'était pas disponible à leurs regardes, les portes étant pour la plupart closes. Non loin se trouvait un autre escalier pour accéder à l'étage mais il comptait d'abord observer le rez de chaussée avant de monter. Persuadé que tout le monde dormait, la toux qui se fit entendre d'une voix masculine lui glaça le sang et le fit s'immobiliser tel un équilibriste sur une corde suspendue dans les airs. Vacillant un peu avant de reprendre appui correctement sur ses pieds, il vit une très discrète luminosité qui lui avait échappée d'une porte entrouverte... S'approchant lentement et jetant une oeillade, il aperçut un monsieur d'un certain âge, confortablement installé en train de lire à la lumière d'une simple bougie trônant sur une petite table à côté. La pendule placée dans le sillon de son regard dans la pièce lui indiqua qu'il était pourtant tard et qu'il n'avait pas manqué de calcul...mais cet homme semblait ne pas vouloir aller se coucher pour autant. Enfin tant qu'il ne quittait pas la pièce, il savait qu'il ne devait pas au moins se rendre dans celle là. La chose la plus compliquée à gérer était son frère et les bêtises qu'il pouvait entraîner. Il recula un peu et s'approcha de son frangin.

"Ecoute bien Alrik..." murmura-t-il "T'dois vraiment faire attention d'accord ? Y a un mec là d'la pièce et il doit surtout pas n's entendre! Compris ?"

Il le regarda avec insistance pour bien appuyer ses dires puis il l'entraîna dans la pièce voisine faisant à peine grincer la porte qu'il referma une fois qu'ils furent entrés. Il voulait découvrir des choses et trouver des trésors. Il avait une bourse qui déjà pourrait les faire manger pratiquement une semaine - sauf s'il se décidait à se faire un super festin avec son frangin - mais maintenant il savait qu'il pourrait trouver d'autres trucs à vendre voire même encore de l'argent si jamais. Allumant une bougie qu'il sortit de sa poche avec de quoi l'allumer - il avait tout prévu justement - il observa les lieux qui indiquaient qu'ils avaient tout d'abord trouver la cuisine. Parfait ! Ils pourraient manger encore un peu....du moins son frère pourrait être déjà récompensé d'être venu. Souriant à son frangin il lui montra la pièce et parla discrètement.

"Et voilà... J't'avais dit ! Bouffe à volonté! Mais en silence hein !"

Il s'aventura lui aussi avec plaisir dans les lieux et commencer à ouvrir les placards pour grignoter à son aise ce qui passait par là, essayant de ne pas entraîner de bordel cependant en passant. Il fallait pas que les lieux fassent trop négligés surtout si le mec d'à côté décidait de passer par la cuisine pendant qu'eux déroberaient une autre pièce. Attiré par un bocal en terre cuite dont le contenant était dissimulé il grimpa sur le plan de travail et se saisit du bocal plongeant son regard dedans. Bocal qui se retrouva rapidement lâché alors qu'il se reculait fortement et tombait de son perchoir, perdant sa bougie qui par miracle resta allumée même si plus pour longtemps. Résultat : le récipient se brisa sur le plan de travail dans un son malheureusement reconnaissable tandis qu'une araignée bien moche en sortait pour tenter de comprendre ce qu'il venait de lui arriver. Aslak en avait vu des araignées et il pouvait facilement faire avec mais la surprise jouant - ce n'était quand même pas ses insectes préférés- il n'avait pu s'empêcher de lâcher prise.


"Aïe aïe aïe..." Se frottant l'arrière du crâne, il s'immobilisa de nouveau yeux écarquillés. "Maria ? C'est toi?"

L'homme venait de quitter son fauteuil et se trouvait dans le couloir. Rapidement, il se retrouva sur ses pieds, attrapa la bougie, fila attraper son frère plaquant une main sur sa bouche pour qu'il évite de dire quoi que ce soit durant la manoeuvre et il ouvrit quelques placards aussi silencieusement que possible avant d'en trouver un dans lequel il n'y avait quasi rien où il s'engouffra avec son frère, fermant la porte et éteignant la bougie au moment même où l'homme pénétrait dans la cuisine. heureusement qu'il n'était pas épais et que son frère ne l'était guère davantage et en plus était petit. Arrêtant de respirer, son cadet encerclé dans ses bras tandis qu'il maintenait bien sa bouche close il attendit, les oreilles aux aguets du moindre bruit. L'homme sembla s'avancer dans la pièce l'éclairage réduit d'une autre bougie en main et regardant le bocal il émit une sorte de grognement.

"Foutues araignées... " Un bruit sourd fit comprendre que celle-ci avait trépassée et qu'elle reposait désormais au paradis des arachnides.

L'homme soupira puis utilisa l'eau pour faire quelque chose qu'Aslak ne sut guère et dont il s'en fichait royalement là tout de suite, avant de faire disparaissant avec la source de lumière et refermant la porte. Restant encore immobile quelques secondes il finit par soupirer et relâcher l'emprise de sa main sur la bouche de son cadet. Il l'avait échappée belle....





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Lun 27 Aoû 2012 - 22:23

Ces fruits n'étaient que les prémisses de leur butin, car il ne pouvait en être autrement, un tel logement devait receler de pièces autant culinaires que matérielles auxquelles il serait impossible de résister. Alrik en avait fait l'expérience en seulement quelques minutes lâché dans un cellier, et sa réaction à la trouvaille de simples denrées en disait long sur l'intrigue qui se jouerait en cette nuitée. A présent qu'il était enchevêtré dans les rouages de la découverte, l'excitation de l'imprévu et un rumen suffisamment stimulé pour ne surtout pas se contenter de ce qu'il avait reçu, l'éthique paternelle s'était amplement dissipée. Les préceptes qui un moment auparavant tenaillaient son esprit semblaient loin, enfoui dans les viscères en putréfaction de Culpucier pendant que lui flânait dans un faste qui n'était pourtant que bien modeste en analogie à d'autres richesses. Il comprenait désormais, comme il était aisé d'omettre un univers que l'on dépréciait une fois dans le feu de l'action, chose dans laquelle son frère se situait tout le temps. Sans doute était-ce parce qu'il avait marotte à ce genre d'occupation délictueuse qu'il ne se laissait guère distraire plus que nécessaire contrairement au plus petit, l'attention déjà happée sur tierce élément de la pièce alors que son homonyme polisson se libérait du débarras. Une main amicale vint taquiner sa flavescente crinière, sans qu'il ne biaise son regard d'un broc qu'il trouvait simplement élégant – il suffisait de bien peu pour retenir le garçonnet à la contemplation. Puis, un binôme de pèches lui fut finalement donné en guise de récompense somme toute méritée, et qu'il recueillit avec une large risette de gratitude. A l'instar du premier gourmand, il ne se fit guère prier pour à nouveau croquer dans le mets fruité déjà excavé d'une précédente morsure, humectant son visage de leur jus qui ne tarderait pas à le faire devenir collant. Peu lui challait, trop égayé d'une sapidité dont il profitait trop rarement en la difficulté de ces temps. Il allait jusqu'à rogner le noyau et tenta même, en vain, de le briser de ses mignonnes quenottes loin d'être enclines à cela. Il l'abandonna ensuite sur la première surface venue, puis infligea le même sort à la seconde friandise tout en tâchant de comprendre l'absconse tirade d'Aslak. Tous deux joues renflées, la scène était d'un comique qui manqua de faire bavoter le cadet alors qu'un rire se consolida dans son gosier. Il retint à temps la nourriture qui, hardie, voulut s'extirper d'entre ses lèvres avant qu'elle n'y parvienne, puis s'appliqua à mastiquer, réprimant une grimace endolorie face à la trop opulente portion qu'il avalait. Il toussota en tapotant son frêle poitrail, satisfait malgré tout de l'apport nutritionnel qui cheminait à sa panse alors que l'investigation reprenait.

Comme à l'usuel, le jeune garçon talonna son frère en veillant à demeurer au plus proche de lui, une fois encore, presque agriché à ses guenilles. L'huis devant laquelle ils se retrouvèrent était à lui seul un puits de conjectures sur ce qui patientait en son revers et le fécond esprit qui la mirait en dénombrait déjà les plausibilités de dangers. Si bien qu'il laissa le plus âgé partir en amont et s'occuper à défaire leur ennemi – une simple porte, oui. - qu'il parvint à ouvrir non sans un piaulement qui fit frémir son cadet. Ce dernier se hâta de revenir à sa hauteur, pas plus en confort dans son rôle d'explorateur et en particulier lorsqu'il insista, dubitatif, à l'appropriation de l'aumône sagement posée sur le chemin. Il se tut pourtant, Derian les serinait bien assez sur l'infamie que représentait un larcin et il n'était point convaincu que son aîné en ferait quoi que ce put être dans pareille situation. A l'instar de celui-ci, ses mirettes furetèrent le corridor aux pans enjolivés de futilités décoratives, il s'interrogea : quelle pouvait-être la valeur d'une seule de ces babioles dont on ne se servait qu'en guise d'ornementations immobiles ? Suffisamment, pour que leur joyeuse tribu d'indigents comble sa réserve de pitance pour quelques temps, un appât alléchant, mais lui ne progressait pas dans un même dessein pécuniaire de celui qui vint l'informer d'un obstacle qui méritait discrétion. Mimique d'infantile innocence, il contracta instinctivement les épaules en une position pusillanime lorsqu'il fut affublé d'une oeillade péremptoire, à laquelle il répondit d'un hochement positif de la tête.


« Compris. » Loin de lui la prétention de prendre des initiatives alors qu'il n'était pas même apte à vivre une dizaine de minutes sans être l'auteur d'une malencontreuse bévue. Il se fit donc encore plus insignifiant qu'il ne l'était naturellement, veillant à ne faire aucun bruit susceptible de dévoiler leur intrusion à celui qui devait être le propriétaire des lieux. Il suivit, en toute docilité, avant de découvrir la pièce dans laquelle ils venaient de déboucher. Il soupira d'admiration devant une telle superficie exclusivement vouée à garder une pléiade de denrées, qu'il imaginait déjà glaner à ne plus être en mesure de mouvoir. « En silence, mhmh. »

Entérina t-il en reprenant volontairement le terme de son frère pour lui prouver qu'il avait bien compris. Il partit ensuite de son côté en ne sachant par où entamer ses recherches, quelque peu égaré dans l'endroit dont les discrètes mais présentes fragrances le mandaient en tous sens. Il s'attela dans le premier placard qui vint, avant qu'un défaut d'équilibre fraternelle ne le fasse outrageusement tressauter, son crâne évitant la fracture de justesse alors qu'il sortit pour prendre connaissance des circonstances. Phalanges sur son coeur, il eut presque demandé au Père d'En Haut de lui pardonner l'incartade de cette nuitée à travers une patenôtre précipitée, persuadé qu'ils avaient été pris en flagrant délit par un quelconque habitant de la demeure. Il observa les dégâts causés, puis son aîné, l'air hagard, mais intérieurement amusé de constater que pour une fois, il n'était pas celui à vitupérer pour une gaucherie. Cependant, nul temps de lui en faire la remarque qu'également, il entendit l'indésirable arrivée d'un hôte qui ignorait avoir reçu des convives et qui n'en serait inéluctablement pas enchanté. Lambin dans sa réaction alors que le contexte en réclamait tout autrement, il se sentit vaciller puis entrainé, installé et immobilisé à l'intérieur d'un meuble à peine assez large pour les camoufler tous deux et dans lequel, par conséquent, ils eurent le loisir de se sentir à l'étroit. Yeux immensément ouverts dans la pénombre, eurythmie en déroute, sens auditif aux aguets mais perturbé par ses pulsations cardiaques qui martelaient à ses tympans, il se conglomérait à en agonir dans les bras d'Aslak qui le bâillonnait alors. Angoisse aux viscères, il sursauta lorsqu'un heurt signifiant le trépas de l'arachnide retentit, puis patienta, jusqu'à ce que le silence ne dure le temps nécessaire à lénifier leur crainte. Une fois fait, les muscles des frangins conglomérés purent se relâcher, le plus jeune entrouvrit la porte pour vérifier le départ du quidam, avant de sortir en se fiant au mobilier pour ne pas lamentablement trébucher.

« Rallume la bougie, on y voit rien !... » Ou pas grand chose tout du moins, si le noir n'était guère source de transe phobique, il était toutefois un élément gênant dans leur prospection s'ils désiraient allier précaution à efficacité. Dès lors que la lumière fut revenue, il se tourna en direction de son homologue tout en frictionnant son importune chevelure. « Tu t'es pas fait mal ? C'est l'araignée qui t'a fait peur ? Y en a des plus grosses chez nous pourtant... Hé... On devrait se dépêcher et rentrer, avant que l'sieur il revienne, sinon il va pas être content, ça non... »

Et il n'avait aucune envie de se faire sanctionner, que ce soit de la main du Guet ou de celui de leur père. S'il rêvait de pouvoir un jour entrer dans le Donjon Rouge, il ne tenait pas à le faire en passant par les geôles ou que savait-il encore. Une fois sa réflexion faite, il ne perdit point un instant pour se remettre dans les fouilles culinaires, auxquelles il n'avait pas eu le temps de s'adonner. Les caches étaient nombreuses, mais les nobles gens ne manquaient pas de réserves garnies plus que ce que leurs estomacs seraient aptes à contenir. Ainsi, aussi précautionneusement que plausible, il fureta dans chaque endroit qu'il jugea susceptible de couver quelques mets, et les Sept furent magnanimes ! Alrik dénicha ce qui s'apparentait à des restes, certainement du souper de ce jour même et pour la plupart destinés à sustenter les chiens si corniauds il y avait. Il huma l'un des plats de carne refroidie et noyée dans une sauce devenue gélatineuse mais dont l'aspect ne demeurait pas moins attrayant. Incapable d'identifier la nature de la viande, il ne résista malgré tout pas à en dérober une bribe pour la manipuler entre ses doigts comme s'il pourrait ainsi en deviner le nom, avant de la porter à ses lèvres pour la déguster en une mastication timorée. La saveur lui fut plaisante, si bien qu'il en subtilisa d'autres morceaux avant de s'intéresser aux gamelles suivantes pour une aventure de papilles. Vint un moment où il fit la rencontre d'une étrange créature qu'il lui semblait avoir déjà aperçue naguère, être des mers, un crabe encore entier qu'il ne sut estimer mort ou encore en vie. Il l'observa sous toutes les coutures sans oser le manipuler, usant alors d'un os gardé entre les mains pour le bousculer, avant de finalement gratter sa coque. Curieux à souhait, il le sentit et s'interrogea quant à savoir si une telle bête était comestible. Le garçonnet guigna furtivement son aîné, puis saisit une pince déjà disloquée pour l'installer à sa denture et y mordre. Croustillant, fut le seul terme qui lui vint à l'esprit, sa figure se crispa alors qu'il mâchait l'ignoble carapace dont les éclats lui flânaient en bouche d'une façon somme toute désagréable. Il se résigna à s'essuyer sur ses loques en crachotant, un spasme d'aversion le ballota puis il abandonna le crustacé en jurant de ne plus jamais en manger. La volaille suivit ensuite, concoctée avec de bien étranges baies beaucoup trop acides, si bien qu'après en avoir léché un fragment, il le reposa sagement dans le plat – politesse oblige ! Ses expériences se multiplièrent de la sorte jusqu'à ce que sa panse parvienne à satiété, ce qui ne l'empêcha pas de jouer les écureuils comme il l'eut auparavant fait. Haut utilisé comme un récipient dans lequel s'amassaient divers aliments aussi bien sucrés que salés, il avait l'ingénue intention de les rapporter à leur masure en guise de trophées. Il vint d'ailleurs auprès d'Aslak pour lui faire part d'une trouvaille.

« Regarde ! J'ai une pomme ! C'est pour Mère, elle aime les pommes. » Le fruit lui fila entre les doigts et roula sur le sol. « Hé ! Reviens ! » Il voulut la ramasser mais la botta involontairement, la propulsant dans le corridor. « Reviens je t'ai dit ! »

Somma le jeune garçon en lui courant après, rachis courbé et main en avant dans le but de récupérer l'insurgée. Celle-ci alla se cogner contre une porte close où il put enfin la reprendre et l'installer dans son vêtement. Ses prunelles de teinte céleste se levèrent alors sur l'huis, y agglutinant son oreille pour vérifier si une quelconque activité avait cours à l'intérieur. Ce ne fut point le cas, si bien qu'il ne put s'empêcher de l'ouvrir le plus silencieusement possible pour y insinuer sa caboche d'un air chafouin. Intrigué, il déposa ses prises non loin d'ici et s'en alla tirer son frère par la manche jusqu'à la pièce qu'il venait de découvrir : un office dans lequel se mêlaient de nombreuses rangées d'opuscules, épîtres consciencieusement triées et un écritoire sur lequel une bougie moribonde avait été omise. L'hypothèse de quelques précieux objets de noble appartenance était à soulever, dans le cas contraire, retourner les affaires personnelles d'une personne plus importante qu'ils ne le seraient probablement jamais restait une occupation comme une autre. L'angelot s'empressa de rejoindre la plus large bibliothèque et en observa les haies d'ouvrages parfaitement conservés, index sur son menton encrassé, il le tapota dans un élan réflectif tel un érudit incertain sur le choix de sa prochaine étude. Il s'étendit alors de tout son long pour attrape – forcément – l'un des livres les plus éloignés quitte à ce qu'une avalanche littéraire ne lui dégringole sur le crâne. Il parvint néanmoins à ne faire aucun dégât, puis entreprit de prendre connaissance du récit... En apparence tout du moins, car un natif des bas-fonds ne pouvait être doué de lecture. Le simple fait qu'il tienne le manuel à l'envers témoignait de son illettrisme, mais son intérêt prouvait en revanche son réel désir de pouvoir en décrypter les lignes. Sa tête s'inclina d'un côté, puis de l'autre, il en fit de même avec le recueil sans parvenir à quoi que ce fut. Alrik s'appliqua à une capricieuse moue avant de rejoindre, une fois encore, un grand frère sûrement plus fouineur qu'il ne l'était.

« Tu crois que ça raconte quoi ? » Question futile alors qu'Aslak était aussi analphabète que lui. « J'aimerais bien savoir lire et écrire, pas toi ? On apprendra un jour tu penses ? » Il papillonna des yeux, puis conclut avec une transcendante résolution. « Si je veux devenir chevalier, faut que je sache faire ça ! »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
465/500  (465/500)


Message Ven 31 Aoû 2012 - 22:30

Alors avoir des emmerdes il en avait souvent dans ses petits plans foireux qu'il mettait régulièrement en place. Mais avoir des emmerdes et se faire louper de cette manière à cause d'une stupide araignée impliquant son frère et être à deux doigts de se faire choper, il n'avait encore jamais eu. Il faut dire qu'il était quand même moins évident de sauver sa peau quand on devait sauver une seconde et ça, c'était hors de question qu'il abandonne son frère. Il n'avait pas de sens des responsabilités en tant que frère aîné. Concrètement il faisait toujours ce qu'il voulait et ne prenait pas en compte son cadet. Bien sûr quand il le suivait, il faisait un minimum attention à lui mais il ne l'avait jamais vraiment embarqué dans un aussi gros truc comme il faisait maintenant. Et il devait avouer que se retrouver coincer avec Alrik dans une armoire alors où à deux secondes prêt ils auraient été repérés et où ils ne devaient strictement pas omettre un seul bruit.... C'était chaud. Aussi son coeur totalement en effervescence avait manqué presque de se faire entendre par ses seuls battements. En fait, malgré tout, il ne voulait pas qu'il arrive un truc à son frangin. Ce n'était pas forcément évident dans sa tête mais en temps normal, s'il s'était retrouvé avec une autre personne qui n'était pas Alrik, il se serait rué dans l'armoire en disant juste à la personne de le rejoindre sans aller le chercher, ce qu'il avait fait avec son petit frère. C'était instinctif. Il devait veiller un minimum sur lui même s'il ne s'en rendait pas clairement compte. Au final ce n'était bien sûr pas plus mal...; Il serait quand même fort dommage de voir embarquer son cadet juste par négligence de sa part. Il savait très bien ce qui arrivait aux garnements qu'on surprenait à voler ou autre dans les demeures des riches. Ce n'était vraiment pas recommandé. Et puis, même si ses parents n'étaient pas vraiment des personnes dont les remontrances lui importaient, surtout son père, il n'avait pas tellement envie de voir le chagrin de sa mère en apprenant ce genre de nouvelles. De toute façon, son frère ne se faisait pas chopper, c'était comme ça et pas autrement. C'était bien un des seuls qu'il ne voulait pas abandonner alors bon... C'était plutôt une bonne nouvelle.

Toujours est-il qu'une fois l'hôte de la demeure se fut enfin allé, il poussa légèrement Alrik qui avait passé la tête pour vérifier la présence impossible vu l'absence de bruit du vioc, pour qu'il sorte enfin de ce placard. Il commençait à avoir mal d'être recroquevillé ainsi, il était plus grand lui, c'était moins évident. Sortant aussi il se cogna un peu contre le haut du placard ne voyant encore rien et laissa échapper un grognement de déplaisir...ça faisait mal ! Il se tint debout, la bougie en main, et il chercha dans ses proches après de quoi allumer la bougie. Il était sûr d'avoir pris en plusieurs exemplaires mais il avait tellement de choses dans sa poche qu'il avait du mal à mettre la main dessus. En plus son frère se mit de la partie pour le pousser à allumer. Mais c'était ce qu'il voulait faire bon sang. Où était ces foutus petits bâtons ? Il était sûr de les avoir mis dans une poche exprès à part pour pouvoir remettre la main dessus.

"C'est bon ! Deux secondes!......... Ah voilà !"

En réalité il avait mis dans une petite poche disponible dans une plus grande poche. Quelque chose de pratique mais qu'il oubliait à chaque fois. Il avait tellement l'habitude de fourrer plein de choses qu'il en oubliait souvent où il les rangeait. Il n'était pas vraiment encore ordonné. Et il devait reconnaître que tant qu'il savait qu'il avait ce qu'il désirait sur lui, ça suffisait à le rassurer. Peut-être que ça le perdrait un jour de devoir chercher mais bon après il n'avait pas cinq milles poches. Il pouvait quand même rapidement mettre la main dessus. Il ralluma donc le bâton de cire qui trônait dans sa main et la cuisine fut de nouveau éclairée par la faible lueur unique qui les fit également apparaître l'un à l'autre dans la pénombre environnante. Son cadet remit sur le tapis sa stupeur en voyant l'araignée. C'est vrai qu'ils en avaient des plus grosses par chez eux et, même s'il n'aimait pas trop ces insectes, ce n'était pas tellement la bête qui l'avait effrayée en soit, c'était sa présence à laquelle il ne s'attendait pas du tout. L'effet de surprise désagréable disons.

"Ouais nan mais j'l'attendais pas là celle-là!" il regarda son frangin et lâcha un "ouais ouais..." peu convaincant en réalité concernant le départ que son frère souhaitait mais que lui pas du tout. C'était pas un pauvre type pas capable d'aller pieuter qui allait l'empêcher de mettre dans ses poches encore d'autres choses de valeur que la bourse qu'il sentait contre sa cuisse.

Après tout, il n'était pas venu ici dans le seul but d'un menu pactole! Il voulait quand même tirer profit de cette occasion qui ne se représenterait peut-être pas de pouvoir errer dans une telle demeure. C'était la première fois qu'il faisait et il n'était pas stupide au point de ne pas sentir le danger que ça représentait. Mais de là à s'en priver bien sûr ce n'était pas son genre. Toujours est-il qu'il n'allait peut-être pas remettre ça demain, donc autant en tirer le plus de profit possible. En attendant, il se remit comme Alrik à la recherche de choses intéressantes dans la pièce. Contrairement à son frère,il avait déjà regardé après de la nourriture, maintenant il se devait de prendre des choses qu'il pourrait vendre plus tard. Il ouvrit donc les tiroirs à la recherche d'argenterie ou de pièces qui en valaient la peine. Mais avant ça, il enleva le poche arrière de sa salopette un tissu qu'il avait bien écrasé dans celle-ci et en le dépliant cela se révéla être une sorte de baluchon. Il avait prévu le truc pour pouvoir embarquer différentes affaires. Donc quand il tomba sur les couverts qui semblaient briller bien plus que ceux qu'il avaient pu voir jusqu'à aujourd'hui, il les embarqua aussi discrètement que possible. Son frangin l'interpella mais il émit un son simple pour dire qu'il avait entendu mais sans pour autant désirer aller le retrouver maintenant. Mettant le baluchon à son épaule, le tenant d'une main, il se rendit dans d'autres placards et tiroirs de la pièce en posant à chaque fois la bougie qui l'empêchait d'user de sa main. Il trouva un objet insolite dans lesquels de nombreux trous avaient été. Il ne voyait pas pourquoi on s'était amusé à trouer un récipient... En tout cas celui là il ne comptait pas l'embarquer. C'était sûrement un défaut de fabrication ou alors un objet décoratif dont l'utilité devait être absente. Dans sa recherche, il trouva des morceaux de sucre. Il ne put s'empêcher d'en embarquer une bonne grosse poignée en pensant aux chevaux qu'il pouvait de temps en temps voir quand il sortait de Culpucier et qu'il nourrissait en cachette dans le seul but de pouvoir les approcher. Il avait déjà essayé plein de choses mais le sucre - attirail dont il n'avait pas souvent accès comme toutes denrées alimentaires existantes - restait leur préféré. Maintenant il en avait. Peut-être pas pour longtemps mais ça lui permettrait de pouvoir approcher de nouveaux des chevaux et c'était important pour lui. Il rêvait un jour de pouvoir en monter comme ces nobles ou ces hommes de guerre. En plus il avait l'impression qu'ils comprenaient ce qu'il leur disait. Ca paraissait peut-être stupide mais il y croyait dur comme fer. Mais actuellement, malgré qu'il était grand pour son âge, il était trop petit pour monter seul sur un cheval. Il avait quand même envie une fois d'essayer d'en voler un... Ca devait pas être trop compliqué. Il avait observé souvent comment ces hommes faisaient une fois qu'ils étaient sur leur monture. Il devrait pouvoir y arriver un jour.

Alrik le tira de sa rêverie. Il était revenu près de lui tenant en mains - mains d'ailleurs sales et qui sentaient la bouffe - une pomme bien belle et bien ronde. Pour leur mère.... Son frère était décidément plus attentionné envers ses parents qu'il ne le serait jamais. Enfin il fallait bien qu'un des deux soit impliqué au niveau familial. Mais Alrik ne fit pas long feu à ses côtés. La pomme normalement censée être bien tenue venait d'échapper aux mains enfantines pour rouler parmi le sol tout propre que leurs pas cependant avant discrètement sali d'ici et là.

"Alrik !" chuchota-t-il "Où t'vas ? Attends ! FAis pas d'bêtises tout seul !"

Il tenait pas à être garant du moindre geste de son frère. Mais au vu de la présence d'un maître des lieux encore éveillé, il préférait redoubler d'efforts et de discrétion, du moins autant que cela était possible. Et puis se perdre de vue n'était pas une bonne chose non plus. Après ils n'allaient pas se retrouver et pour peu qu'il faille filer en vitesse, il ne fallait pas que l'un soit dans un endroit et l'autre ailleurs. Donc soupirant légèrement, il abandonna également la pièce en embarquant la bougie pour apercevoir au loin la silhouette plus fluette de son frangin qui entrait dans une autre pièce plus loin.

"Attends moi !" souffla-t-il aussi bas que possible.

Son cadet était vraiment imprévisible. Mais il le suivit jetant un coup d'oeil à droite et à gauche. Il s'arrêta quand même néanmoins pour voir si l'homme était toujours dans la pièce et apparemment oui il avait repris place pour lire à la lueur de sa bougie. Bien, c'était parfait. A pas feutré, il alla dans la direction opposée suivre son frère, qui était venu le tirer par la manche pour lui intimer de venir avec lui, trimbalant son baluchon qu'il immobilisa dans ses bras pour qu'il fasse le moins de bruit possible dans sa marche un peu rapide . Il fut surpris de voir une pièce remplie de bouquins. C'était impressionnant même si ça n'avait aucune valeur à ses yeux puisqu'il n'avait pas la moindre idée du contenu de ces ouvrages simplement parce qu'il était incapable de décrypter le langage écrit. Néanmoins, un bureau se trouvait non loin et c'était suffisant pour l'intéresser. Il s'avança et posa sa bougie sur le bureau, laissant son frère contempler les livres qui lui étaient tombés dessus ce qui avait entraîné un roulement d'yeux expliquant la maladresse de son frangin. Il observa le bureau tout d'abord et y vit une sorte de petit poignard. Il passa son pouce sur la lame et remarqua qu'il ne coupait pas du tout et que seule la pointe restait une belle pointe. Il se demandait à quoi ça servait un poignard qui ne coupait pas.... Mais bon peu importe il était joli et semblait assez cher à ses yeux pour être embarqué. Du coup il le mit dans son baluchon avant de regarder autour... Il y avait aussi une plume et son encrier mais ça ça tâcherait trop. La plume peut-être.. Mais bon il voyait pas l'utilité. Par contre un sceau se trouvait sur le bureau... il l'observa un instant avant de s'amuser à tamponner la page vierge qui trônait sur le bureau histoire de voir à quoi ça ressemblait. Il ne pouvait décemment pas être toujours plus intelligent que son cadet. Mais il le reposa tournant la tête quand celui-ci justement revint près de lui.

"J'en sais rien c'que ça raconte, on s'en tape t'façon !"...il écouta la suite et sourit amusé en venant ébouriffer les cheveux de son frère "Chevalier ? Rêve pas Alrik. Prenne pas l'gosses d'bas-fonds. Toi et moi on verra j'mais le Donjon Rouge. C'nul mais c'pas notre faute après tout. " Il ajouta après un instant "Faut se tirer d'toute façon d'Culpucier. Y a plein d'autres choses à voir qu'cet endroit et même l'Terres d'la Couronne. T'verras !" Il fouina les tiroirs où il embarqua deux petits trucs avant de prendre son baluchon et sa bougie et de dire "Allez pose moi c'conneries dont on a pas b'soin là maint'nant. On change d'pièces."

Cela étant dit, il alla vers la porte de sortie et passa la tête pour observer le couloir vide. Il sortit alors lentement vérifiant qu'Alrik était toujours derrière lui et referma la porte une fois tout deux dehors. Il ne savait pas trop où aller... En réalité, les chambres étaient selon lui l'endroit où on devait mettre l'argent... mais c'était trop dangereux. En même temps il avait envie de voir l'étage. Mais c'était quand même risqué avec Alrik. L'homme se mit à tousser ce qui le raidit directement. Du mouvement était en train d'avoir lieu dans la pièce et il eut une légère sueur froide ... L'homme apparemment allait quitter la pièce. Pris d'une légère panique mais qu'il contrôlait bien, Il eut juste le temps d'éteindre sa bougie et d'attraper de nouveau Alrik pour le pousser à nouveau dans la pièce qu'il venait de quitter lui intimant le silence. L'homme grogna un peu et sortit de la pièce. Il laissa la porte entrebâiller pour observer l'homme sortir et monter les escaliers sans même jeter un coup d'oeil aux alentours. Tant mieux. Il attendit patiemment laissant l'obscurité de nouveau envahir le couloir totalement. Il entendit une porte s'ouvrir puis se refermer et le silence se fut de nouveau. Il fouilla et trouva de quoi allumer rapidement cette fois et la lueur les éclaira de nouveau. Il sortit de la pièce de nouveau avec Alrik et décida du coup d'aller voir la pièce où l'homme était auparavant et qu'ils n'avaient pas su voir du coup. Il traversa le couloir à pas feutrés de nouveau en faisant signe à son frangin de le suivre et il passa la tête dans la pièce avant d'entrer éclairant les lieux. Le livre que l'homme lisait sûrement quelques temps plus tôt se trouvait sur la petite table à côté du fauteuil où il avait pris place. Il avança dans la pièce lentement et observa. Un tic tac sonore se faisait entendre indiquant la présence d'une horloge. La pièce ressemblait un peu à un second bureau mais en moins personnel. C'était déjà plus grand et il y avait en plus d'un fauteuil un grand canapé et une cheminée. C'était une pièce plutôt agréable au fond.

"Hey r'garde ! Y a une peinture avec une femme à poil !"

Il venait de la voir alors qu'elle trônait sur tout un mur. Elle était immense et il comprenait mieux maintenant pourquoi l'homme restait longuement dans cette pièce. Par contre pourquoi lire alors qu'il pouvait admirer une belle femme nue couchée ainsi qui les regardait. Il était subjugué par ce tableau... C'était tellement bien fait. Il avait déjà tenté de voir une femme nue mais il n'avait aperçu que des bribes et jamais il n'avait pu observer une femme aussi nettement que ce qu'elle n'était peinte devant ses yeux de garçon encore inexpérimenté et fasciné par ce spectacle. Il aimait déjà les femmes et la beauté qu'il discernait dans cette démonstration sans aucune pudeur ne le gênait nullement et lui donnait juste l'envie de contempler ce corps dénudé. Il finit après quelques longues secondes par décrocher son regard pour voir ce qu'Alrik faisait et surtout chercher de quoi s'approprier de nouveaux biens susceptibles de les intéresser. Alors qu'il s'avança un peu pour rejoindre son frangin et observer la pièce à fouiller, le plancher grinça sous ses pieds de manière étrange. Descendant son regard il observa la planche faisant aller son pied plusieurs fois dessus avant de se rendre compte qu'un coin de la latte se soulevait davantage. Tenant toujours la bougie,il posa son baluchon avant de s'accroupir et de tirer un peu sur la latte qui se souleva sans trop de difficulté laissant voir un trou. Ses yeux s'écarquillèrent alors à ce qu'il vit ... un simple bout de papier, enroulé et scellé. Il le prit et le sortit l'observant avant de jeter un coup d'oeil pour voir s'il arrivait à déchiffrer ce qui était marqué ce qui était quelque part inutile puisqu'il ne savait pas lire ce dont il se rappela avant de faire une mimique d'incompréhension. Pourquoi foutre du papier caché sous le bois. enfin ça ne le regardait pas mais c'était quand même profondément stupide. Du coup il le balança au dessus de son épaule et sans qu'il ne s'en rende compte, le rouleau disparut sous le canapé. Mais ça ne le concernait guère donc il préférait se concentrer sur autre chose.

"T'as vu un truc intéressant ici ?" demanda-t-il à son frangin.






You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Lun 10 Sep 2012 - 20:17

S'il voulait devenir chevalier, petite bribe de quidam dans toute l'utopie de son ingénuité, il le deviendrait plus qu'inexorablement un jour ou l'autre. Arme au poing, piété au coeur et fierté à l'esprit, il s'illustrait déjà arpenter les venelles de la cité à la recherche de forbans à remettre dans le droit chemin, de veuve à secourir et d'orphelin à qui offrir la charité. Des poncifs bien éloignés de la réalité de l'existence de chevalier, rêveries découlant des fables qui lui avaient maintes fois été contées et dont il n'avait retenu que l'aspect héroïque et la convergence de reconnaissance. Dans les méandres de son enfantine innocence, le garçonnet en parvenait même à subodorer qu'un jour, des plumes coucheraient ses exploits sur le vélin et en ferait un opuscule portant son nom, qu'à leur tour, d'autres gens liraient et s'en inspireraient. Des lubies que la progéniture de Port Réal et en particulier son aîné gouaillaient avec ferveur, son frère n'avait de cesse de dilacérer ces pensées bien trop éthérées à son goût et qu'il trouvait indéniablement ridicules. Les choses étaient ainsi faites, si l'un était pragmatique à défaut de défendre un semblant d'honneur, l'autre préférait effleurer les cimes du chimérique, peut-être simplement pour s'échapper d'un contexte qui ne lui seyait guère. Une fois encore, tous deux avaient des manières bien différentes de fuir la réalité de leur vie, le premier commençait à prendre les choses au pied de l'épître et parlait de pérégrinations à venir, sur les Terres de la Couronne et bien plus loin encore, où le second préférait les voyages d'esprit tout en restant les pieds dans la fange. Leurs parents s'interrogeaient fréquemment sur la disparité de leur invétéré binôme qui, pourtant, avait joui de la même éducation. Un mystère qui n'était pas proche de la résolution à en constater les opinions des deux bambins, qui se bousculaient sur la thématique de la lecture et de son utilité – et plus profondément, sur la façon d'aborder leur avenir. Pas les mêmes ambitions ni les mêmes intérêts, le jeune garçon en arrivait toujours à la même conclusion lorsqu'il se trouvait aux abords d'Aslak : converser avec lui était chose impossible à moins de se pencher sur l'élaboration d'un méfait à entreprendre. Contrarié que ses fous projets soient de la sorte piétinés, le jeune garçon dégagea sa flavescente crinière de l'emprise d'une main plus âgée et particulièrement incommodante. Il abhorrait cela, être pris plus le dernier des ineptes alors qu'au revers d'une certes naïveté, il possédait un intellect en pleine croissance. C'était là tout du moins ce qu'il aimait à penser, tout autant que ses chances d'atteindre l'avènement étaient égales à celles des autres énergumènes. Il refusait de croire qu'il n'était que destiné à reprendre l'échoppe de poteries une fois que Derian ne serait plus en mesure de la tenir, ou même qu'il lui faudrait inéluctablement quitter la région pour espérer devenir quelqu'un.

« Qu'est ce que t'en sais, d'abord ! » Objecta t-il en guignant son homonyme de basses ruelles, avec une pointe d'aigreur. « Même les bâtards peuvent être des chevaliers, alors pourquoi pas moi ? Pis je pourrai peut-être devenir Manteau d'Or avant... Oh, toute façon, c'est impossible de parler de ça avec toi ! J'me débrouillerai tout seul, pis c'est tout. »

Une hypothèse pour l'heure ardue à croire, famélique et petit tel qu'il l'était, sans certitude que les années lui permettraient de rattraper son retard à ces malheureux niveaux. « T'verras. » Affirmait son aîné, mais il n'avait aucune envie de voir, ces autres choses dont il était question. « Conneries. ». Nommait-il l'opuscule qu'il lui avait rapporté, plus encore, toute la philosophie concernant sa gloire de chevalier. Le terme eut peut-être été prononcé avec toute l'innocence du monde, il n'en résonnait pas moins comme une injure aux tympans d'Alrik qui observait son acolyte dérober quelques objets. C'était donc tout ce qui l'intéressait, passerait-il son existence ainsi, à voler autrui comme il aimait tant le faire ? Le garçonnet soupira profondément puis opina négativement du chef, leurs futurs écueils s'annonçaient des plus délictueux, visiblement. Il déposa l'ouvrage sur l'écritoire dont les vélins avaient été gracieusement enjolivés, chamarrés de ce qui devait être le sceau de la famille. Après un instant de flottement, il finit par rejoindre son grand frère, le talonnant de près comme usuellement avec toutefois moins d'appréhension qu'aux prémisses de l'aventure. Une angoisse qui lui retourna bien vite la panse lorsqu'une toux les surprit, ankylosant le duo de sacripants à même leur place, dans la conjecture que la fortune ne leur tourne le rachis. En l'espace d'un couplet de seconde, la frêle lueur fut éteinte et ils retrouvèrent la pièce qu'ils venaient à peine de quitter, dans un mutisme de circonstances. Curieux malgré l'inquiétude d'être découvert, le cadet se faufila entre les jambes du plus âgé pour espérer apercevoir quelque chose – en l'occurrence, le sieur qui errait d'un endroit à un autre. Une fois la menace écartée, les aventuriers reprirent leur quête, se lançant alors dans la visite d'un antre des plus douillets. Dans un automatisme ignoré, l'angelot épousseta ses guenilles maculées de nombreux aliments et même d'un picrate omis jusqu'à ce qu'il ne le découvre. L'air pusillanime, il s'avança sur ce nouveau terrain de jeu, une sorte de salonnet à l'atmosphère chaude et reposante. Derechef, des cataractes de littérature qu'il imaginait agréables à lire non loin de l'âtre présentement éteint, décidément, il enviait la vie des habitants de ce logis.

Seul le commentaire du chenapan en chef lui fit remarquer la sylphide portraiturée en toute volupté, une vision qui fut aussi intriguante qu'embarrassante. Puisqu'une fois n'était pas coutume, le plus jeune ne comprenait absolument pas cette passion que nourrissait le plus vieux pour la gente féminine, qu'il trouvait pour sa part particulièrement importunante. Derian s'était d'ores et déjà lamenté que lors d'un bel aurore, ils apprendraient son épouse et lui-même qu'ils étaient déjà grands-parents d'un petit illégitime, une graine inopinément semée par un certain fils qui se promettait à une propension volage. Si l'âge d'Aslak les gardait de cette situation, cela ne durerait guère et ils se devraient de composer avec ce risque bel et bien existant. Moins de probabilité de contingente paternité pour le second né qui, s'il mirait le tableau avec insistance, ne se sentait point encore concerné pour ce qui était de la chair. Par ailleurs, il ne voyait aucunement le profit d'un tel portrait, tant en guise de décoration murale que pour la dryade qui avait posé pour l'artiste. Tout ceci lui causait une obscure incompréhension.


« … Tu crois que la dame elle avait pas assez d'argent pour s'acheter des vêtements ?... » Interrogea le petit garçon, dans toute l'innocence qui le caractérisait. « Elle savait sûrement pas coudre... Ca doit être ça. »

A la suite d'un haussement d'épaules, il préféra se soustraire à la contemplation de la toile pour mieux vagabonder dans la pièce, alors que son aîné semblait avoir placé son attention sur le plancher. Une salle cossue, mais qui apparaissait comme subsidiaire et peu usitée si ce n'était lors d'un répit trouvé dans les livres. Un coin de méditation, de flânerie spirituelle mais probablement pauvre en matière d'objets, ce fut ce que conclut Alrik en y regardant de plus près. Il doutait qu'ils soient aptes à dénicher quoi que c'eut été de véritablement précieux, si bien qu'il se mit à fureter dans d'improbables tranchées. Après un succinct passage sur les étagères, les balayant de la paume, il jugea bon de se pencher sur la cheminée et son rumen de bois carbonisé. Prudent cependant, il prit soin de vérifier la température du foyer pour s'assurer qu'il ne s'exposait pas à la sotte brûlure, avant de s'atteler à de la spéléologie parmi les cendres. Qu'espérait-il y dénicher ? Point grand chose, mais fouiller dans cette poussière de jais l'avait toujours amusé. Pourtant, il mit la main sur maintes bribes de parchemin rongées par les flammes et dont ne demeurait que bien peu. Loin de subodorer qu'il pouvait hypothétiquement s'agir de documents prompts à porter préjudice à leur détenteur, il fut surpris de constater que l'on pouvait user de ce genre de combustible et regretta une fois encore de ne pouvoir déchiffrer les parties encore visibles. Qu'importait, au fond, car ses phalanges noircies le préoccupèrent alors bien plus, et comme si ses défroques n'étaient pas suffisamment encrassées, il s'y essuya avant d'y retremper les doigts. A l'instar de quel qu'individu bercé par un quelconque ésotérisme, il s'amusa à tracer des esquisses tribales sur son faciès, une arantèle de traits de jais qui le firent ressembler à un enfant guerrier – ou seulement à un bouffon. Ce fut ce même visage qu'Aslak découvrit lorsque le garçonnet se redressa à l'entente de son interrogation, et en guise de réponse, une sternutation qui créa un nuage noir, puis un hochement négatif de la tête signe qu'il n'avait guère rien trouvé. Ses céruléennes prunelles se posèrent ensuite sur le divan aux quelques coussins criards, qu'il rejoignit finalement pour en tâter le tissu et même, en frotter un contre sa pommette comme s'il avait l'intention de sommeiller debout.

« C'est tout doux ! » Il le replaça là où il l'avait trouvé. « Et ça, c'est solide tu crois ? »

Demanda t-il en enfonçant ses menottes dans la moelle du canapé, y laissant ses empreintes faites de cendres qui bavèrent bien vite pour s'étaler sur une grande partie du sofa. La question n'était pas moins futile qu'elle camouflait un caprice des plus enfantins, que l'angelot s'empressa de réaliser en se hissant sur son nouveau juchoir. Debout sur le canapé, gardant l'équilibre en se tenant au large dossier, la simple vue d'être désormais plus grand que son frère suffit à le faire ricaner tel un guerrier victorieux – il lui en fallait bien peu. Toutefois, sa badinerie ne s'arrêta pas là, et pour mieux illustrer la valeur de sa précédente interrogation, il se mit à sautiller sur son piédestal, de plus en plus haut après avoir vérifié que son poids même frêle ne ferait rien casser. Intrépide dans l'âme, il lâcha sa prise et sauta d'un bout à l'autre de manière itérative, se retenant malgré tout de rire aux éclats au risque que cela n'éveille toute la maison. Laissant le soin à Aslak de fureter dans la pièce pendant que lui faisait l'idiot, il se laissa choir par plusieurs fois figure contre les oreilles, enjoué de cette impression de vole qui lui faisait battre des bras à l'instar d'un oiselet dans ses premières leçons avant de s'écraser dans un rebond étouffé. Rumen à satiété, voilà qu'il semblait revivre comme jamais, mais sa pétulance fut pacifiée lorsque le temps de partir fut venu. Docilement, le plus jeune rejoignit le corridor principal une fois que la voie fut estimée libre, l'huis fut clos comme s'il ne s'y était jamais rien produit, et ils purent reprendre leurs viles activités. Alrik se souvint qu'il avait déposé certaines de ses trouvailles dans l'avant-dernière pièce qu'ils avaient visitée, dont cette fameuse et facétieuse pomme dont il avait toujours l'intention de faire présent à leur mère – sans savoir par ailleurs l'explication qu'il fournirait avec l'offrande de ce fruit. Il y tenait cependant à ses quelques trésors, tous culinaires au contraire de son aîné qui préférait les pécules au reste. Mais avant cela, chaque porte de ce couloir était synonyme de mystère et d'un antre à arpenter et découvrir, les tentations étaient multiples et la curiosité croissante.

Si bien, qu'il ne fallut que peu de temps avant que le garçonnet n'y cède, tirant sur la manche de son grand frère pour lui désigner un huis sélectionné au hasard – après tout, c'était à son tour de choisir ! Le binôme s'y dirigea ensemble, phalanges posées sur la clenche, ils l'ouvrirent avec lenteur et discrétion... Pas assez, malgré tout. La rencontre fut tant impromptue que les deux partirent en demeurèrent ankylosées d'étonnement, les deux intrus d'un côté, et un énorme canidé jusqu'alors assoupi de l'autre. Oreilles dressées sur le crâne, truffe frétillante, le chien à la robe auburn les mira avec hésitation avant que l'information ne se fraie un chemin dans son vortex cérébral. Sitôt qu'il eut compris la situation, il se leva d'un preste bond et se mit à clabauder pour signaler la présence des importuns sur lesquels il voulut se jeter. Si les frangins eurent le réflexe de refermer la porte dans le dessein de se protéger, ils ne l'eurent que trop tardivement et la patte du cerbère les en empêchèrent. Dès lors, repérés, tous deux prirent leurs jambes à leurs cous : l'infiltration se terminait ici ! Dans leur infortune, la providence intervint néanmoins lorsque le sieur qu'ils n'avaient eu de cesse de croiser sortit de son terrier pour prendre connaissance du désagrément et, évitant les enfants de justesse, fut heurté de plein fouet par son fidèle compagnon à quatre pattes. Une bousculade qui octroya de l'avance aux fuyards, l'eurythmie à son apogée, Alrik était – pour une fois ! - devant son aîné et n'eut d'autre idée que rejoindre le débarras dans lequel tout avait commencé. Intuitivement, il se hâta de clore la porte après eux, avant de se remémorer cette trappe par laquelle il s'était antérieurement glissé et qui permettrait au corniaud de les suivre sans problèmes, ce qu'il ferait certainement très vite. Aslak fut le premier à se hisser jusqu'à l'ajour puis à disparaître de l'autre côté pour rejoindre la venelle extérieure.


« Aslak ! Aslak ! Attends-moi ! Hé ! » Il grimpa comme il le put et se mit à agiter le bras dans une valse de détresse. « Aide-moi ! »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
465/500  (465/500)


Message Mar 18 Sep 2012 - 8:06

Les pensées de son cadet face à ce magnifique tableau féminin le laissait pantois. Il se demandait bien où Alrik allait chercher des bêtises pareilles. Il avait là quelque chose de somptueux à regarder et tout ce qui traversait son esprit c'était de comprendre pourquoi la femme était nue ! Justement, c'était tout le plaisir qu'il y avait dans cette peinture. Décidément, il y avait bien des différences qui séparaient nos deux acolytes et Aslak se disait qu'il devrait peut-être encore apprendre deux trois trucs à son jeune frère, comme le plaisir d'observer le corps si magnifique d'une femme. Mais pour l'heure, ce moment était maintenant dépassé et après avoir posé cette question d'un autre intérêt à envisager dans cette pièce, lui-même se demandait s'il ne fallait pas passer à une autre. Reprenant son baluchon, il observa le faciès de son cadet qui sortit de la crasse dans laquelle il s'était amusé, levant les yeux au ciel à ce qu'il put observer. Comme s'ils n'étaient pas déjà assez dans la crasse au quotidien. Enfin après tout il n'en avait rien à faire... La saleté n'avait jamais vraiment été un problème pour lui. Les seules fois où il y pensait c'était quand il voulait amadouer une femme passant par là. Et apparemment, selon les paroles générales qu'il pouvait entendre, il était encore trop jeune pour ça. Il ne voyait pas pourquoi elles disaient toutes ça! Il se sentait adulte ! Elles verraient quand il serait plus grand, il leurs montrerait qu'il pouvait plaire lui aussi ! L'optique de pouvoir un jour toucher, caresser, sentir la peau pâle et fragile d'une jeune demoiselle le fit légèrement caler sur place. Il ne put s'empêcher de tourner la tête pour observer de nouveau le tableau avant de fermer un peu les yeux et de fantasmer tranquillement s'imaginant coucher dans les seins pulpeux et prononcés de cette gente féminine qu'il rêvait de courtiser. Oh bien sûr parfois, en tant qu'enfants des bas-fonds, il voyait aussi le profit que certaines femmes amadouées pourraient lui apporter. De l'argent, de la nourriture. Surtout que c'était déjà arrivé, celles-ci le trouvant mignon... enfin quand il ne volait pas. Mais pour le côté mignon, il préférait envoyer Alrik. Perdu dans les lointains méandres de la douceur qu'une peau parfaite pouvait entraîner, sans oublier l'odeur qu'il était persuadé devait être totalement enivrante, il fut obligé de quitter cet état second lorsque son jeune frère reprit la parole. Il l'observa et remarqua que lui avait plutôt opté pour la douceur du canapé et de ses coussins joliment éparpillés dessus. Enfin joli... Il aurait pu dire ça avant l'intervention de son frangin qui venait littéralement de tartiner cette couleur crème de cendres bien noires. CE n'était pas très important, quand les propriétaires le remarqueraient, ils seraient déjà loin.

Laissant Alrik s'amuser avec le canapé sur lequel il avait clairement jeté son dévolu, il continua à se balader dans la pièce pour fouiller les côtés qu'il n'avait pas encore pu faire jusqu'à présent. Observant dans les commodes, les tiroirs, derrière les rideaux, il put dérober quelques éléments à vendre qui vinrent s'ajouter dans son baluchon. Au fond, pour les propriétaires, tout ceci ne serait pas d'une grande valeur car Aslak ne pouvait transporter des choses lourdes et le simple canapé sur lequel son frère s'amusait valait bien plus que la moitié des choses qu'il avait dans son petit sac de fortune. Mais pour l'aîné, c'était les choses qui brillaient et qui semblaient belles qui pour lui représentait un sacré butin. Il n'était pas beaucoup plus expérimenté que son frère dans la connaissance des choses intéressantes à vendre, il l'était davantage dans l'acte en soi de voler. Et puis ils étaient tellement pauvres que même quelques piécettes valaient énormément à leurs yeux et il en avait une bourse remplie dans sa poche ce qui déjà l'avait contenter au dela de ses espérances. Ca représentait trois jours de nourriture sans voler pour son frère et lui. Et ça c'était du luxe ! Il finit cependant le tour de la pièce et constata qu'il n'était plus vraiment utile de rester ici.

"Alrik, amène toi. On s'casse d'cette pièce. Y a plus rien ici."

Regardant vers le canapé, il vit surgir après un instant la petite silhouette qui quitta son paradis provisoire pour le rejoindre. Le laissant faire, il ouvrit lentement la porte et y passa la tête pour tenter d'apercevoir un quelconque mouvement. Passant ensuite lentement la bougie, il observa davantage mais rien à l'horizon. Il décida donc de se mettre en mouvement avec son cadet qui le retrouva dans le corridor. Levant un peu la bougie au niveau de sa tête, il scruta les lieux et observa les portes qui leurs restaient. Il en restait quelques unes et il ne savait pas encore laquelle serait la plus intéressante. Et puis il devait faire attention, son baluchon devenait déjà lourd et bien qu'il était plus grand qu'Alrik, il n'avait pas non plus une force encore fort développée. Lui c'était l'agilité avant tout qui primait. Du moins pour l'instant. Mais il était encore avide... Cette maison était une illustration parfaite de la richesse donc il ne pouvait pas s'empêcher d'imaginer ou du moins de fantasmer sur ce qu'ils pourraient encore trouver. La quenotte de son cadet vint rencontrer son vêtement pour attirer son attention et il l'observa un instant avant de faire un signe de la tête indiquant qu'il le suivait. Après tout, il avait le droit de choisir lui aussi où aller. Ne connaissant pas la maison, il n'avait pas la moindre idée de ce qui les attendait derrière chaque porte et s'il avait su ce qui arriverait à la suite, il n'aurait sûrement jamais laissé son cadet choisir. A peine eut-il avancé assez la bougie pour observer la pièce que deux petits points brillants ne se firent pas attendre pour entrer en contact avec leurs regards suggérant après une fraction de seconde d'étonnement et de catatonie qu'ils venaient d'entrer dans une situation très problématique. Un chien... Pas un petit, pas un gentil, non. Un gros chien de garde comme on ne voulait pas en voir quand on était deux enfants sans défense. Reculant aussi rapidement que possible pour laisser son frangin fermer la porte, il n'eut qu'un mot assez pressant qui lui vint à l'esprit résumant la conséquence de cette nouvelle rencontre.

"Couuurs !!!"

Suivant son frangin, il ne se fit pas prier pour accélérer le pas découvrant avec horreur que le bestiau les suivait avec toute la vitesse que pouvait lui conférer quatre pattes habituées aux lieux et à de telles courses. Son esprit et son corps étaient mus par une poussé virulente d'adrénaline prompte à les faire détaler tout deux aussi rapidement que cela était possible. Il n'y avait pas quatre chemins pour arriver au dehors. Ils devaient simplement faire demi tour et se rendre dans la pièce où les attendait la fenêtre encore ouverte prête à les laisser accéder au dehors. Il était toujours derrière son frangin quand ils passèrent la porte du cellier et puis la seconde les menant au débarras dans lequel ils avaient atterris quelque temps plus tôt maintenant. Son frère pensa à fermer la porte ce qui au fond ne servait pas à grand chose, les laissant gagner peut-être quelques secondes qui leur seraient précieuses, du moins il l'espérait. Lâchant enfin la bougie qu'il n'avait eu cesse de serrer dans sa main comme le baluchon sous l'effet du stress, il se rua vers l'ouverture à travers laquelle il balança son sac improvisé avant de lui même se hisser et disparaître à la vue de son frangin atterrissant à côté de son butin à quatre pattes n'ayant guère réfléchi, ni pris le temps de descendre gentiment par les deux caisses toujours superposées. Cependant, les paroles derrière lui, rapidement formulées, l'obligèrent à faire face à une nouvelle poussée d'adrénaline. Son frère, son cadet, aussi pénible que maladroit, était toujours bloqué de l'autre côté dans cette demeure où un chien agressif allait finir par lui tomber dessus. Il ne prit pas plus de secondes pour escalader aussi rapidement qu'il le put les caisses et se hisser juste assez, appuyant son ventre sur le rebord, se tenant d'une main et passant son bras autour du corps de son frère en formulant des ordres obligatoires.

" 'croche toi à mon cou !!!"

Et alors qu'il vit derrière son frère le chien se ruer vers eux dans des aboiements graves et puissants, il tira de toutes ses forces celui-ci, se râpant le ventre mais ne s'y souciant guère préférant de loin sauver son cadet que de s'en sortir tout seul. La force et la vitesse le fit également perdre pied sur la caisse et tout deux partirent en arrière, Aslak entourant son frangin de ses bras dans un geste protecteur qu'il avait peu mais qui était pourtant bien présent. Dans un petit choc sourd, il tomba sur le dos, Alrik sur lui, avec pour toute parole un léger son plaintif suite à la douleur de cette rencontre trop brutale avec un sol dur et peu apte à de telles chutes.Totalement haletant, il ne prit que quelques secondes pour tenter de se remettre car le bruit allait fortement ameuter tout le monde et ils devaient déguerpir rapidement. Relâchant son étreinte il se redressa comme il put la douleur l'handicapant quelque peu.

"Allez lèv'toi ! Faut qu'on s'casse vite fait !"

Une fois debout, il oublia son corps et poussa son frère à courir vers chez eux, le suivant et faisant de même emmenant avec lui le baluchon délaissé provisoirement. Il lui fallut quelques nouvelles secondes pour pouvoir reprendre la course et jetant un coup d'oeil en arrière, il vit l'animal dressé sur ses deux pattes arrière, les deux autres placées sur le rebord, aboyant toujours avec force pour les intimer à se laisser croquer. Peu de chance. Il lui tira d'ailleurs la langue avec provocation avant de disparaître de la rue avec son frère. Mais avant que celui-ci ne continue sa route trop loin, il avait aperçu des manteaux d'or qui se dirigeaient vers le bruit inhabituel d'une nuit censée être paisible. Il choppa alors Alrik par son t-shirt crasseux et le tira vers une ruelle sombre adjacente qui leurs faisait faire un détour mais en même temps leur permettrait d'échapper à ce mouvement d'autorités qui ne les aiderait pas. après une course contrôlée de longues minutes, ils firent halte pour reprendre des forces et Aslak se laissa glisser le long du mur pour se retrouver assis par terre, la tête posée sur le mur, les yeux fermés. Il se sentait cassé de partout et encore endolori également d'une tension continue depuis la rencontre fortuite avec le canidé. Il rouvrit cependant les yeux et observa son frangin non loin de lui.

"C'va ? T'as rien?"

Il n'avait pas pris le temps de lui poser la question après le sauvetage et la chute qui avait suivi. Il se posait déjà des questions sur la suite des évènements. Il savait comment ça allait se passer. Les propriétaires signaleraient qu'il y avait eu vol, ils montreraient tout, ils comprendraient par les caisses que c'était des gosses et par conséquent, son butin était réduit à néant mise à part les piécettes. Il aurait voulu qu'ils ne se fassent pas remarquer du tout pour pouvoir être libre de vendre tout ce qu'il voulait comme bon lui semblait. Mais après tout, et il aurait du le savoir, les seules traces de cendres sur le canapé aurait suffit à inciter la maisonnée à formuler aux autorités qu'un vol avait eu lieu. Donc en fait les chances étaient comprises et il lui faudrait trouver des bons plans pour évacuer tout son butin. Mais peu importe, une chose à la fois, et dans l'immédiat, c'était récupérer de cette courses effrénée et rentrer chez eux pour pouvoir se reposer un peu. Après tout il avait une belle bourse et à ce rappel il la sortit de sa poche pour en compter le contenu. Heureusement qu'il savait compter au delà de dix car la bourse comportait plus de pièces qu'il n'aurait cru.

"R'garde Alrik. On va pouvoir s'per bien manger d'main !"

Il sourit d'un sourire triomphant et avant d'avoir pu vraiment le réaliser, il se mit à rire. Oui il avait mal partout, oui l'opération avait failli être un échec, ils avaient failli être déchiqueté par un molosse, attrapés par l'autorité, mais au fond, tout ça avait été un succès ! Il adorait ce genre de moment où après le calvaire il se rendait compte qu'en fait tout allait bien. Ca lui était déjà arrivé plusieurs fois mais seul et jamais il n'avait atteint un tel degré d'inquiétude ayant du également protéger son cadet. Il rit un petit instant avant de se calmer et de regarder le ciel en souriant.

"R'garde les étoiles. Elles viennent n'dire s'lut et nous féliciter. Profites en frangin." dit-il en passant une main dans les cheveux du dit frère en les emmêlant affectueusement. La soirée avait été mouvementée, ils avaient droit à un petit mensonge valorisant.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Commandant des Dents de Freux
avatar

Alrik Mallery
Commandant des Dents de Freux

Général
- Noblesse d'Ame -

♦ Missives : 1209
♦ Missives Aventure : 117
♦ Arrivée à Westeros : 19/02/2012
♦ Célébrité : Josh Holloway
♦ Copyright : Luchadora
♦ Doublons : Lakdahr l'Edenteur - Séraphine - Jeyne Estremont
♦ Age du Personnage : 39 ans
♦ Mariage : Veuf - Fiancé à Velanna Vance
♦ Lieu : Les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
2127/2500  (2127/2500)


Message Dim 23 Sep 2012 - 22:12

La panique lui martelait la poitrine sous la forme d'un coeur emballé dans ses pulsations, érythèmes aux pommettes, sudation au front, et la frayeur qui ne faisait que croître en songeant aux sanctions qui lui seraient données si le propriétaire du logis le rattrapait. Avant cette sombre perspective, demeuraient les crocs du corniaud, la bête qui clabaudait tel un beau diable, prompte à déchiqueter de ses imposantes mâchoires les piètres ossatures des fuyards. Malchance s'il en était, la trappe par laquelle Alrik s'était antérieurement glissé aurait dû être une source de prudence triplée, si ce n'était plus. Ce serait par ce même chemin que le canidé apparaîtrait pour en découdre, il le craignait et n'avait de cesse de s'agiter à l'orée de cette sortie qu'il ne parvenait pas à atteindre. Fort heureusement, la rescousse fraternelle arriva bien furtivement sous la forme d'une étreinte salutaire, bras dans lesquels le garçonnet se congloméra sans guère de délicatesse alors que les échos du danger approchaient. La scène suivante fut succinte et particulièrement indicible pour le plus jeune qui se laissa simplement emporter, les mirettes closes et l'appréhension aux viscères. Il se sentit choir, mais néanmoins échapper à bien pire sort, et littéralement s'effondrer sur son sauveur qu'il agrichait de toutes ses insignifiantes forces. Le heurt au sol lui arracha une frêle plainte, sans avoir d'avantage le temps de se remettre ou même d'analyser la situation qu'il retrouva l'appui de ses gambettes, alors rehaussé par un frère bien plus en alerte qu'il ne l'était. Force de l'habitude, le plus facétieux du binôme n'affrontait point ce genre de circonstances pour la première fois, et son cadet le jugeait volontiers fou pour apprécier une telle surdose d'épinéphrine que, lui, ne pouvait supporter sans s'en étouffer. Aveuglément, de ce fait, il le suivait et continuerait de le faire en observant les alentours tel un aliéné sur lequel la foudre s'apprêtait à tomber. Les aboiements caverneux qui chantaient dans leurs échines ne firent que l'encourager à reprendre la course, ce qu'il fit sans envisager une hypothétique rencontre avec des hommes du Guet qu'ils avaient pourtant croisés lors du chemin d'aller. Son itinéraire fut modifié par la poigne du plus âgé qui le somma par ce biais d'emprunter une autre ruelle que l'originaire, l'éclat d'or se faisant de trop sentir dans cette dernière. Sans y opposer un quelconque véto, c'est ce qu'il fit dans de rapides foulées qui ne laissaient aucunement place à la fatigue, qui pointerait pourtant bientôt. Leur dérobade les entraîna à un pan considérablement éloigné de leur lieu de calvaire, après moult sinuosités dans les ruelles de la cité, une halte s'imposa d'elle-même à travers la douleur de leurs membres surexploités et de leurs respirations moribondes. A l'instar de son complice de nuitée, le jeune garçon se retrouva à même le par terre, à quatre pattes et prêt à vomir ses organes pulmonaires qui lui laissaient un souffle enrayé. Il opina négativement du chef à l'interrogation qui lui fut posée, encore incapable de prononcer le moindre mot, mais encore entier pour pouvoir témoigner de cette soirée. Il reprit enfin un semblant de calme alors que ses tympans écoutaient distraitement la mélodie des piécettes dénombrées, une victoire qui lui fut annoncée sous forme d'une excellente pitance à venir.

« ....Aaaaah... Je suis pas sûr d'être encore en vie demain... Je vais me laisser mourir là, je crois... »

Illustrant ses paroles, il se laissa crouler sur le flanc, puis roule sur le rachis pour adopter une position de croix qui signait la fin de sa volonté. La chute de l'adrénaline l'engourdissait, si bien qu'il osa se demander si leur péripétie avait été réelle et non rêvée, s'il pourrait un jour conter avoir frôlé de devenir une denrée vivante pour chien courroucé. Une aventure qu'il ne relaterait sûrement pas à leurs pauvres parents, chez lesquels il se réfugierait dès lors qu'ils seraient rentrés, les jupons de leur mère lui manquaient cruellement. Vint ensuite une dite salutation et congratulation de la part des astres qui chamarraient les cieux, et vers lesquelles le regard céruléen du plus jeune se redressa. Il contempla un moment ces lucioles célestes, absorbé par cette beauté millénaire et celles qui pouvaient, depuis toujours, redonner espoir au plus lamentable des quidams. Un magnifique plafond, il aurait été incapable de dire le contraire, mais il doutait que les étoiles soient de celles à admettre le bien-fondé de leurs récentes actions. Si bien qu'il grogna d'un air ronchon lorsque sa chevelure fut prise pour cible et enchevêtrée, chassant l'importune main avant de se redresser pour se mettre assis une fois que son eurythmie fut revenue à la normal.

« Nous féliciter de quoi ? On a failli se faire prendre, t'imagines si ça avait été le cas ? J'ai pas envie de connaître les prisons du Guet, ni celles du Donjon Rouge moi ! » Il n'avait guère jamais visité de geôle jusqu'à maintenant, mais il en avait longuement entendu parler des criminels notoires des bas-fonds dans lesquels ils vivaient. Comment son frère pouvait-il donc poursuivre ses méfaits sereinement en dépit du risque d'être un jour arrêté et châtié en conséquence ? Une question qui méritait d'être posée, encore aurait-il fallu qu'il puisse comprendre la réponse qui lui serait octroyée. « Z'avez vraiment un problème toi et ta soif d'aventure, tu riras moins le jour où tu te feras coincer par les Manteaux d'Or ! C'est la dernière fois que je viens avec toi... » Il soupira. « Bon, on peut rentrer maintenant ? J'en peux plus, j'ai besoin de dormir... »

Il se frotta l'oeil du dos de ses phalanges, éreinté par cette odyssée qu'il n'avait pas pensée si haute en teintes. Par ailleurs, ses calots biaisèrent sur l'état de ses guenilles, bariolées de macules alimentaires, avinées et de cendres avec lesquelles il avait redécoré l'un des divans de la demeure. Un souvenir déjà loin et qu'il préférait omettre, comme la culpabilité d'avoir pris part à cette délictueuse expédition, un fait dont il ne se targuerait nullement auprès de leurs amis des rues. Aslak possédait déjà une réputation adéquate, contrairement à la sienne qui n'était faite que d'obéissance et de bienséance, le fils aux bonnes intentions qui ne déviait jamais des règles paternelles. Il en regrettait presque d'avoir le rumen à satiété, il prenait conscience de l'éphémère plaisir dont il avait eu droit, sans que cela ne puisse se transvaser en fierté d'être parvenu à trouver de quoi se repaître. La fierté, au fond, une notion qu'il préférait peut-être au-delà de se mettre quelque chose sous les quenottes si cela était de façon répréhensible. Un sujet qu'il savait d'avance vain à aborder avec son grand frère et il préféra se prémunir de propos qui ne feraient qu'entrer par une voie auditive pour mieux ressortir par une autre. Alrik secoua la tête avec résignation, puis il se redressa enfin en patientant d'être imité par son comparse avant de s'extirper de la venelle dans laquelle ils s'étaient réfugiés. Une fois qu'ils eurent repéré leur localisation, tous deux reprirent la route avec plus de légèreté, d'une démarche presque flâneuse dans une ville endormie sous l'astre sélénite. Finalement, seule une aumônière de quelques pièces constituait leur butin, le garçonnet regrettait quelque peu de n'avoir pu emporter de la nourriture au moins pour leur petite soeur à peine née, quand bien même celle-ci les empêchait de sommeiller en paix. Une fille, cela ne faisait que larmoyer, qu'importait l'âge de la muse, et rien que pour cette raison, une fois de plus, il ne comprenait pas la propension de son aîné pour ces créatures en particulier lorsqu'elles étaient partiellement ou entièrement dénudées. De ces femmes, ils en croisèrent une triade aux abords d'un lupanar et dont les regards attendris bien que suspicieux se tournèrent vers les infantiles minois qui ne faisaient que passer. Les marottes ne changeaient pas, et le plus jeune fut contraint d'entraîner le plus vieux par le bras pour ne pas qu'il s'en aille courtiser des demoiselles qui n'étaient ni de bon âge, ni de bonne fréquentation. La tentation éloignée, ils se rapprochèrent de Culpucier et de la misère inhérente à leur quartier de genèse, pour retrouver crasse, effluences et même carcasses enivrées de ceux qui partageaient leur sort d'indigent de dernière zone.

Ils furent accueillis par un duo de pochards qu'ils connaissaient bien, d'amicaux roturiers qui ne possédaient plus rien si ce n'était leur infect picrate qu'ils gobelotaient toute la journée, parfois même en psalmodiant d'étranges refrains dont le petit garçon ne comprenait pas toujours le sens. Les deux hommes semblaient heureux dans un monde qui leur était propre, les yeux suintant et l'haleine vineuse, les conversations en leur compagnie étaient toujours des plus folkloriques, en cet instant, voilà qu'ils commençaient à les entretenir de monstres à plusieurs cervelles originaires des Cités Libres. Sceptique face à une fable de cette envergure, prompt à se rompre les attaches maxillaires à force de bâillements répétés, la proposition d'un gorgeon de leur immonde liqueur fut le détail de trop et, derechef, Alrik eut à contraindre son frangin de le suivre au risque que ce dernier se laisse prendre au jeu. Ils s'enfoncèrent ensuite entre les piteuses masures, un sentier de paupérisme dont ils n'avaient que trop connaissance, entre les quelques torches disséminées de-ci de-là, ils rejoignaient l'échoppe familiale de laquelle ils s'étaient discrètement échappés. L'angelot marchait un peu plus en avant, les prunelles vaguement posées sur la poussière qu'il foulait tout en parlant.

« ... Archil y dit qu'il a perdu son doigt en se battant contre un bretteur venu de Myr, mais y a personne qui vient de si loin à Port-Réal, et pis, tout le monde sait qu'Archil il sait même pas couper du pain sans se blesser, alors provoquer un reître d'ailleurs, t'imagines... » Sans réponse de la part de son interlocuteur, il jeta un coup d'oeil vers l'arrière... Sans y trouver personne. « Aslak ?......... Aslak ? C'est pas marrant... »

Mais plus aucune trace du grand frère qui, d'ordinaire, lui aurait d'ores et déjà sauté sur le rachis pour tenter de l'effrayer. Le fieffé coquin ne ratait jamais une opportunité de gouailler de lui, honte à ce frangin qui passait son temps à l'incommoder lorsqu'il n'essayait pas de l'entraîner dans ses intrigues. Mais par tous les Sept, ce n'était guère le moment de s'amuser, où était-il encore passé ? Ses mirettes plissées furetèrent en direction de la pénombre, jusqu'à ce qu'il sente une imposante présence s'approcher de son échine et le surplomber de plus haut que ne l'aurait pu un certain galopin. Avec une lenteur exacerbée, le faciès d'Alrik se tourna, puis se redressa à s'en briser les cervicales pour apercevoir l'individu qui le mirait des cimes de sa taille. Une mimique furibonde, sous une tignasse de blonde couleur, des rides d'avantage excavés par l'offense, et un pater qui posait la main sur l'un de ses garnements. Après le mutisme de rigueur, Derian fulmina littéralement à l'encontre de son second fils, à défaut d'avoir pu attraper celui qu'il savait être le principal fautif. Depuis le temps qu'il enchaînait les incartades, Aslak avait développé plus qu'un instinct de survie usuel, courir face à la noire oeillade paternelle avait fait partie de son apprentissage. Un réflexe dont son cadet ne jouissait nullement, et même alors qu'il aurait encore pu s'enfuir à l'aide d'un tant soit peu de célérité, il en fut pour le moins inapte. La colère gronda en une voix de stentor qui vitupéra son captif, lui exprimant tout son désappointement et l'opprobre dont il était alors victime. Dommage pour le binôme de frères, leurs parents avaient pris conscience de leur absence et leur père s'était renseigné auprès de ceux susceptibles de les avoir aperçus, doutes confirmés, il les avait attendu de pied ferme en ruminant son désarroi toute la soirée. Le garçonnet fut forcé de rentrer dans leur gourbi où l'admonestation se poursuivit, la suavité maternelle ne put même y obvier, et ce fut après d'interminables minutes, figure rougie et larmes aux cils, que la séance de torture morale prit fin pour convier le foyer à un repos bien difficile mais amplement mérité.

Aux aurores, l'atmosphère bien que lénifiée par la sorgue n'était pas de ces chaleurs que l'on appréciait, et c'était encore honteux de la veille qu'Alrik s'était éveillé. Point de répit pour celui qui pille, Derian avait bien l'intention à ce que pareille frasque ne se reproduise plus, n'était-ce que pour cet enfant là. L'aîné, il le savait depuis fort longtemps égaré dans une délinquance en malheureuse progression, qui pouvait bien savoir où celui-ci se trouvait aujourd'hui. La fadeur d'une éducation ratée finirait par s'estomper, et lorsque le chenapan referait surface, il n'y aurait que l'ignorance et la déception pour l'accueillir. Pour ce qui était du second, il n'avait d'autre choix que de faire une besogne alourdie dans l'échoppe de poterie, sans autorisation de s'en aller badauder dans la cité tant que la punition ne serait pas levée. Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis que la clarté diurne s'était levée, l'angelot s'en était allé à la source d'eau la plus proche pour en rapporter une claire bassine à sa génitrice. Ce fut inopinément, que ses iris azurés rencontrèrent une identité responsable des derniers maux nocturnes. L'aîné était là, non loin de lui, avec toute l'habituelle désinvolture qui l'animait, sans qu'aucun remord ne soit visible sur sa risette de bon rusé. Contrarié, qu'il en fut , son cadet. Si bien qu'après un froncement de sourcils, il préféra se reconcentrer sur sa mission avec une moue bougonne.


« J'ai pas envie de te parler, va voir ailleurs si j'y suis... Je dois rentrer. »


Vous allez balayer ma cendre ; L’homme ou l’insecte en renaîtra ! Mon nom brûlant de se répandre, dans le nom commun se perdra. Il fut! Voilà tout ! Bientôt même, l'oubli couvre ce mot suprême, un siècle ou deux l’auront vaincu. Mais vous ne pouvez, ô nature, effacer une créature... Je meurs. Qu’importe... J'ai vécu !


Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Aslak
Homme d'Armes

Général + Etre fier c'est bien, être en vie c'est mieux ! +
♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
♦ Age : 30
♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : /
♦ Lieu : les Terres de la Couronne
♦ Liens Utiles : + Dites moi que je resterai en vie et je vous dirai qui je suis

+ On va se boire un verre ?

Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
465/500  (465/500)


Message Lun 1 Oct 2012 - 16:27

Son frère était vraiment rabat-joie. Il savait pertinemment que son cadet n'était pas aussi aventurier et aventureux que lui, mais il n'y avait clairement pas de quoi s'inquiéter ! Ils étaient là, tranquillement, intacts avec une bonne petite bourse bien remplie de piécettes qui apporteraient de quoi se nourrir largement le lendemain. Aslak ne pensait déjà plus à ce qu'ils avaient risqué. En réalité il n'y avait jamais vraiment pensé. Excepté le fait de peut-être finir dans la gueule d'un molosse, il n'avait pas émis l'idée même furtivement d'être pris et mis en geôle. Pourquoi s'attarder sur ce genre de détails futiles qui n'avait pas forcément de chance d'arriver. C'est vrai quoi, ils étaient des enfants, dans le besoin, et ils volaient juste un peu...ils ne faisaient rien de mal, on allait pas leur faire du mal pour ça. Aslak, naïf ? Non pas du tout, il savait très bien que s'il se faisait prendre il serait dans la merde, mais en réalité ça lui était égal puisqu'il suffisait de ne pas se laisser prendre simplement. Et pour ça il devenait clairement expert. Il arrivait maintenant à se faufiler avec agilité, rapidité et précision dans des endroits étant à peine assez grand pour l'accueillir. Contrairement à son cadet, il avait une longue expérience à son actif et surtout il n'en avait pas encore fini. Il ne savait pas de quoi son futur serait fait et s'il l'avait su, il n'aurait sûrement pas voulu d'autre chose. Il se satisfaisait toujours de ce qu'il pouvait et avoir une bourse d'argent le rendait aux anges. Il avait également son baluchon de fortunes à ses côtés qui comprenait quelques belles pièces à revendre pour acquérir encore plus d'argent. Enfin en résumé lui se sentait totalement satisfait de leur virée. Il regardait son frère pendant qu'il parlait et sourit à l'entendre émettre de tels propos. Il était vraiment dépourvu d'amusement, toujours aussi râleur et aussi coincé. Il faudrait quand même qu'il essaye d'en faire quelque chose d'autres sinon ça n'allait pas être un marrant son Alrik. Enfin après il ne pouvait pas le forcer à être ce qu'il ne voulait pas. Mais il ratait beaucoup de choses en son sens, mais après chacun ses objectifs. Lui s'il voulait être un de ces chevaliers ridicules qui agissaient selon les ordres sans réfléchir... Comme il voulait.

"Arrête un peu de râler ! T'es jamais content. On s'est fait une s'per sortie, on a un paquet d'pièces et maintenant on va aller s'r'poser la tête remplie d'aventures. Ca change du quotidien et des tâches que notre père veut t'jours qu'on fasse et qui m'font chier j'dois dire. T'façon il gagnera jamais assez pour nous sortir d'ce foutoir alors.... J'trouve pas ça mieux moi. Et puis arrête d'être un aussi gros froussard, on risque rien."

Il n'avait pas un timbre de fois accusateur ni même méchant, son sourire habituel ornait toujours ses lèvres indiquant qu'il n'était pas du tout là pour se prendre la tête. Voyant son frère prêt à repartir, il décida de se lever également pour reprendre la route vers leur demeure familiale. Il savait pas encore vraiment s'il allait dormir lui aussi chez eux. Il faut dire que depuis un moment maintenant il découchait régulièrement, de un parce qu'il faisait beaucoup de conneries susceptibles d'énerver leur père et de deux justement parce qu'il en avait marre de se ramasser des tartes dans la tronche à cause de ses aventures - oui non à ses yeux ce n'était pas des conneries, juste des aventures qui pouvaient rapporter de l'argent dans la famille. Enfin son père n'avait jamais voulu de l'argent qu'il "gagnait" donc finalement il le gardait pour lui et payait de temps à autres des trucs aux membres de sa famille, sauf son père. D'ailleurs c'était principalement Alrik qui héritait de nourritures. Il ne pensait pas tellement au reste. Embarquant tout son petit butin, pas très fameux mais assez pour le contenter, il suivit son cadet en marchant tranquillement. Il n'était plus très pressé.... Lui aussi se sentait fatiguer mais il aimait la nuit... C'était le moment où il faisait le plus de rencontres intéressantes. Ca lui arrivait parfois de rester éveiller autant que possible la nuit puis de dormir la journée pour rattraper. Bon il y arrivait pas toujours parce que n'étant pas entièrement décalé, ça lui arrivait de tomber de sommeil. Après tout il était encore jeune et même si justement c'était signe d'un nombre de limite plus impressionnant que des adultes, il avait encore besoin d'un certain nombre d'heures pour être opérationnel. En attendant, il reprit quand même la route vers chez eux avec Alrik, observant les rues sombres et endormies, conversant de choses et d'autres de temps en temps avec son cadet. Ils finirent par passer non loin d'un bordel où de belles femmes guettaient les arrivées masculines qui pourraient satisfaire non pas leur désir mais bien leur bourse. Il ne quittait pas tout le temps Culpucier la nuit du coup il n'avait que trop rarement l'opportunité de croiser de telles femmes qui s'offraient ainsi aux hommes sans vergogne. Il n'avait jamais trouvé ça sale ou même dégoûtant. Pour lui les hommes étaient chanceux d'avoir de telles femmes qui acceptaient tous les hommes sans discrimination. Déjà il abordait un sourire candide mais charmeur pour approcher de ces déesses qui étaient moins couvertes que la plupart des femmes qu'il voyait d'habitude, excepté celles qu'il épiait et le magnifique tableau qu'il avait vu dans la maison qu'ils venaient de vandaliser. Il dut néanmoins couper court en se sentant tiré par son jeune frère.

"J'r'viendrais vous voir m'dames ! "

Et il comptait bien tenir ses dires même s'il ne savait pas encore exactement quand. Il faudrait d'abord sûrement qu'il trouve une tenue qui ne soit ni déchirée, ni sale de manière irrécupérable. Et ça ça risquait de prendre un peu de temps avant qu'il ne trouve. Continuant la route pour rejoindre leur quartier où la différence ne pouvait être oblitérée, il ne put s'empêcher de sourire. La crasse, la saleté, et la pauvreté sautaient clairement aux yeux. C'était chez lui. Il n'en était pas forcément fier, mais c'était son quartier et il ne pouvait s'empêcher d'y ressentir une familiarité rassurante. Quelque part pourtant, il sentait l'envie de partir et d'aller voir autre chose. L'au dehors avait toujours titillé sa curiosité et c'était bien pour ça qu'il traînait la journée souvent en dehors du quartier pour repérer des choses intéressantes, mais actuellement il ne se sentait pas à sa place dehors... A Culpucier, bien. Il se sentait chez lui, dans la crasse qui était la sienne. Ils croisèrent deux saouls qui étaient des habitués en réalité. Il était rare qu'on ne les voit pas ensemble et encore plus rare de les voir sobres. Ils représentaient un amusement certain pour Aslak. il adorait d'ailleurs passer du temps avec eux. Entamant directement la conversation il ne put retenir un rire aux sonorités plus enfantines à cette histoire de monstres des Cités Libres. Ces deux-là avaient toujours des histoires à dormir debout à leur raconter. Ils puaient fortement et quand ils leur proposèrent à boire, il sourit amusé avec l'idée claire d'essayer. Après tout l'odeur était totalement nauséabonde donc c'était sûr et certain qu'il n'aimerait pas, mais s'il n'essayait pas il ne pourrait pas l'affirmer. Cependant, son frère pressé de rentrer et coincé comme à son habitude le força à délaisser les ivrognes pour rejoindre la demeure qui n'était désormais plus très loin.

Il reprit donc la route avec son cadet en faisant signe aux deux comparses de beuverie. Il se demandait si lui aussi finirait comme ça un jour. Il ne put s'empêcher de s'amuser de cette image mentale qui s'imposa dans sa tête, avec lui plus grand, mais ressemblant à lui actuellement, déambulant dans les rues une bouteille à la main. Il avait hâte d'être plus grand pour essayer.... Peut-être même pourrait-il essayer ça un de ces quatre s'il arrivait à boire leur infâme breuvage. Il essayerait ça c'était certain mais finir totalement éméché il ne savait pas et ne comptait clairement pas le prévoir. Ca arriverait si ça devait arriver... même s'il savait que ses parents désapprouveraient totalement simplement parce qu'il était trop jeune. Il n'était pas d'accord, de toute façon il n'était jamais d'accord avec ses parents, et ça ce n'était pas nouveau du tout. Et puis sa mère avait autre chose que lui à penser maintenant qu'il y avait une mouflette dans les parages qui venait de poindre dans leur vie. Les pas nombreux qu'ils venaient de faire les avaient mené non loin de la demeure et quelque chose lui disait qu'il fallait qu'il se montre prudent. Se hasardant à tourner la tête derrière, il aperçut une silhouette alors que son frère était en train de lui faire la conversation. Il ne lui fallut pas plus de quelques secondes pour reconnaître l'imposante stature de l'homme qui se dirigeait vers eux et celui-là, il était sûr et certain de ne pas avoir envie du tout de se retrouver face à face. Il en avait marre des tartes. Il avait l'habitude mais ce n'était pas pour ça que ça ne faisait pas mal. Alors maintenant, il avait décidé que s'il pouvait les éviter, il les évitait, quitte à mettre encore plus en rogne son père. Donc il ne prit pas deux secondes de plus pour s'éclipser tout bonnement par une rue adjacente en courant se disant que son frère allait forcément faire de même s'il était intelligent. Il suffisait de le voir courir pour en faire de même. Bien sûr, il n'avait pas prévenu que son frère était bien trop concentré sur ses dires pour ne serait ce que faire un minimum attention à ce qu'il se passait autour de lui. Du coup, quand son cadet se questionna sur sa présence, il était déjà loin, casé dans un coin sombre pour être sûr que son père ne le trouve pas si jamais il lui venait en tête de le poursuivre. Laissant écouler le temps dans un silence interrompu uniquement par les bruits habituels de rats ou d'animaux errants des rues avoisinantes, il attendit sagement avant de décider qu'il était temps de s'éclipser jusqu'à ce que le soleil décide que la journée allait débuter. Se faufilant sans retenue dans les rues toujours sombres, il alla rejoindre un coin habituel où il aimait encore bien dormir quand il découchait. Et puis il devait faire gaffe,il avait un petit butin avec lui, il ne voulait surtout pas qu'on lui vole. La bourse était dans sa poche de toute façon et il mettrait le sac dans ses bras caché sous la couverture, comme ça il était sûr qu'on ne lui prendrait pas, du moins pas sans le réveiller. Loin de lui l'idée de s'inquiéter pour son cadet qui subissait actuellement les foudres paternelles qui lui étaient généralement destinées mais qui ne lui faisaient en réalité plus rien.

Réveillé par les bruits d'une agitation de rue, il sortit de son sommeil en clignant difficilement des yeux. Aux aguets une partie de la nuit pour son butin, il n'avait dormi que les dernières heures n'arrivant plus à tenir d'un sommeil léger, sombrant dans des rêves en tout genre. Il bailla et s'étira avant de quitter sa petite place tranquille avec son baluchon pour se mêler à la foule et surtout aller se payer à manger. Il avait très faim et son ventre grouillait avec férocité. Payant avec plaisir et un sourire rayonnant la belle dame qui tenait l'échoppe aux fruits en tout genre, avec des piécettes qui étaient maintenant à lui, et se rendant compte que même achetant un nombre impressionnant de fruits qu'il mit dans le même baluchon que les quelques pièces volées la veille, il lui en restait encore, il partit le sourire aux lèvres se disant que ce serait une très belle journée. Pas très frais cependant, il décida de se rendre à un point d'eau tout en mangeant une pomme fraîche et bien ronde, pas pourrie du tout, dans laquelle il croqua en prenant un morceau bien trop gros qu'il dut mâcher longtemps avant de pouvoir avaler. Il posa son baluchon entre ses jambes une fois sa pomme finie et trempa ses mains qu'il accola pour amener une petite quantité d'eau à son visage qu'il frotta vigoureusement. C'est alors qu'il vit une petite tête blonde qu'il connaissait bien et un beau sourire aux lèvres, il l'attendit sagement reconnaissant le récipient qui allait recueillir de l'eau pour ses parents. Il sourit amusé en entendant ses propos.

"Oh fais pas la gueule ! J'suppose que tu t'es fait engueuler puisque t'es là en train d'bosser. T'es pas doué, fallait te tirer comme j'l'ai fait. Bon allez regarde moi ça..." Il sortit les beaux fruits de sa poche et les montra à son frère. "T'as vu ça ! Et achetés cette fois-ci ! J'ai rien volé. Classe non?" il lui fit un beau sourire et ajouta "Bon allez je t'laisse puisqu'tu m'fais la gueule. Bosse bien." dit-il de façon moqueuse avant de quand même lui fourrer des fruits dans les poches puisqu'il avait décidé de partager. Puis son baluchon sur l'épaule; il repartit pour sa journée de vagabondage en faisant vaguement signe à son cadet. Son frère et lui n'auraient jamais les mêmes centres d'intérêt, ce n'était pas nouveau et ça ne changerait jamais avec le temps en s'améliorant.






You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Tu ne voleras point. Sauf si tu ne te fais pas remarquer...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» • Tu ne voleras point • [Terminé]
» Autre point de vue de John Maxwell pour la defense d'Haiti
» Les broderies au point compté de la souris
» valeur en point
» TOUT LE MONDE EST COUPABLE SAUF ELLE LA PETITE INNOSANGTE !

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-