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Toute vie véritable est rencontre ▬ Shaelya

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Pryam Templeton
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♦ Missives : 4281
♦ Missives Aventure : 308
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 26/08/2009
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♦ Doublons : Maron Martell, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
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Message Dim 5 Aoû 2012 - 13:02

     La solitude n'était guère une chose pesante lorsque vous en aviez pris l'habitude. Cela ne faisait que quelques années que le maître de Pryam n'était plus de ce monde et pourtant le jeune homme peinait à se dire que cela ne remontait qu'à quelques années. Si les souvenirs s'émoussaient avec le temps un peu comme la lame trop usée d'un vieux chevalier, certains restaient gravés dans la mémoire pendant de longues décennies. C'était le cas de ceux qui touchaient – de près ou de loin – la cadette du Valois, ainsi que ceux en lien avec l'homme qui lui avait donné une chance de pouvoir devenir « quelqu'un » sans porte son nom ou son blason pour autant. Le jeune homme avait compris depuis longtemps à présent que le monde dans lequel il vivait n'offrait pas les mêmes chances à un enfant né dans une famille respectée que celui qui vit le jour au milieu des vaches et du bétail de ses parents. Le patronyme de son père lui avait toujours permis de pouvoir avoir accès à certaines faveurs – pas au point de se comparer à un noble bien évidemment – tandis que son simple prénom ne provoquait aucune réaction chez ses interlocuteurs. C'était une évidence dure à encaisser, constater qu'une personne n'était rien sans son nom laissait penser que malheureusement, bon nombre de roturiers valeureux seraient ignorés tout au long de leur existence simplement parce qu'ils n'avaient pas eu la chance de naître dans une autre famille. C'était ce type de réflexions qui poussaient le Valois à voyager seul, la compagnie des autres le mettait mal à l'aise parce qu'il ne cessait de se demander si ses compagnons n'estimaient les autres qu'à leur patronyme. De plus, mentir n'était pas dans ses habitudes et prétendre qu'il ne possédait qu'un prénom faisait de lui un menteur, même par omission. Il évitait donc soigneusement de parler trop longtemps avec les autres histoire de ne pas leur donner l'idée de lui proposer de se joindre à eux, même si ce type de comportement était fort rare heureusement. Aider les autres ne le gênait pas, bien au contraire, après tout, c'était pour cette raison qu'il avait quitté – ou plutôt fuit – Neufétoiles, il aurait donc été stupide tenter d'y échapper. Aider sans se lier, c'était plus difficile qu'il n'y semblait et le chevalier commençait juste à le découvrir à présent.

     Malheureusement, il semblait que la solitude attirait aussi d'autres personnes, les brigands notamment. Pryam avait déjà été « abordé » à plusieurs reprises par ces voleurs peu désireux de travailler pour gagner leur croûte, préférant la dérober à d'honnêtes citoyens. Il était encore accompagné de son maître à cette époque et celui-ci lui avait expliqué qu'il fallait simplement effrayer ces paysans qui, bien souvent, étaient plus habitués à manier une fourche qu'une épée ou qu'un gourdin. Il suffisait donc de les effrayer un peu pour qu'ils s'enfuient en courant sans demander leur reste, mais ce n'était pas toujours ce qui se passait malheureusement.

     Alors qu'il marchait aux côtés de sa monture et de son cheval de bât qu'il tenait par les rênes histoire de se dégourdir un peu les jambes, Pryam entendit quelques bruits lointains qui attirèrent son attention. Le soleil était déjà bien avancé et la route n'était pas très fréquentée, bien qu'il s'agissait d'un chemin pourtant assez direct jusqu'à Port-Lannis. Stoppant sa marche quelques instants, le blond regarda autour de lui sans voir quoi que ce soit qui lui indiquait qu'une mauvaise surprise l'attendait quelque part. Pourtant le fait d'entendre des bruits « humains » et de ne voir personne ne pouvait laisser présager qu'une seule chose. Glissant ses yeux vers sa ceinture comme pour vérifier qu'il portait bel et bien son épée au flanc – arme qu'il quittait rarement de toute manière – le Valois inspira longuement avant de reprendre sa marche pour continuer son chemin jusqu'à ce que la route pavée passe sous un couvert d'arbres qui masquait une bonne partie de la route. Ce fut à ce moment que les bruits se firent plus présents, quelques silhouettes apparurent et le jeune homme les dénombra rapidement, ils étaient cinq sur le chemin et un sixième plus en retrait. Stoppant une fois de plus son avancée, le jeune homme raffermit sa poigne sur les rênes de ses chevaux avant de passer ses yeux sur les visages qui se présentaient à lui. Inutile d'être devin pour comprendre qu'il s'agissait de brigands qui voyaient en ce cavalier solitaire, une proie de choix. Les lèvres closes, Pryam attendit de voir comment les choses se présentaient et celui qui devait être le chef ne tarda pas à se manifester.

     ▬ T'es sur not' chemin mon p'tit, va falloir payer pour passer ! » Le « petit » se contenta de réfléchir quelques instants, ne quittant pas du regard la personne qui lui faisait face avant de hausser les épaules d'un air neutre.
     ▬ Cette route appartient au seigneur de ces lieux et non à de simples roturiers. » Ce n'était que l'entière vérité, mais le fait d'être traité de « simple roturier » ne sembla pas satisfaire l'intéressé qui s'empressa de le faire savoir au jeune homme.
     ▬ Bah dans ce cas, on va voir s'que ton bon seigneur f'ra pour toi ! »

     L'idée de se battre n'enchantait guère Pryam, même en étant un chevalier il n'aimait pas la violence pour autant et s'il mettait son épée à la disposition d'autrui, c'était justement pour essayer d'éradiquer cette violence. Drôle de manière de voir les choses, il en était conscient, mais c'était de cette façon qu'il avait appris à accepter le rôle que les Sept lui avaient confié à sa naissance. Comme les brigands tiraient des armes de leurs habits, le jeune homme lâcha les rênes de ses montures pour glisser sa main jusqu'à son épée sans la dégainer pour autant. Sa main fermée autour de la poignée, il tenta une dernière fois de les raisonner.

     ▬ Allons, se battre ne servirait à rien, je n'ai rien qui puisse vous servir. »

     L'homme ricana simplement, certainement que deux nouvelles montures suffiraient amplement à lui embellir la journée. Voyant qu'il n'avait guère le choix, le Valois dégaina son arme, bien déterminé à ne pas s'en servir pour blesser. Tuer était impensable, arracher la vie d'un brigand revenait à offrir sa tête au seigneur des lieux, personne ne faisait justice lui-même, mais disons surtout que le jeune homme était trop respectueux de la vie donnée par les Sept pour envisager d'en voler une de la sorte. Il suffisait de les effrayer suffisamment pour les faire fuir, comme en leur faisant comprendre que leur adversaire savait mieux se battre qu'eux. En espérant que ce soit le cas. Comme le « chef » s'approcha du chevalier errant, celui-ci adopta une attitude de défense et attendit que l'homme saute dans sa direction pour parer le premier coup avec un calme plus feint que réel.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Dim 5 Aoû 2012 - 14:23

Personne ne nous envie. Beaucoup nous craignent comme si nous allions leur dérober leurs biens ou encore leurs animaux. Nous ne sommes pas des brigands, juste un oncle et sa nièce qui parcourant Westeros car nous n'avons pas de maison, de « chez nous ». Qui peut comprendre cela à part les voyageurs ? Je parle de ceux qui aiment le voyage, non pas ceux qui cherchent la gloire. Qu'y a-t-il de glorieux à ôter la vie d'un homme ? A faire couler le sang ? J'aime me battre et encore plus chasser. Mais pas pour la gloire, pas pour qu'on me reconnaisse. J'aime les ombres, sauf celles des bois où se camouflent bien trop souvent des brigands. J'aime la nuit, encore plus quand nous sommes à Dorne. L'horizon me donne toujours la sensation qu'il existe deux existences, une au ciel et une au sol, interchangeable...Des rêveries de jeune fille, mais j'en suis une comme me le répète sans arrêt mon oncle, Nasler.

Une jeune fille qui ne rêve pas à son chevalier. Une jeune fille qui observe les alentours, sur ses gardes, tandis qu'elle tient dans sa main la bride de son cheval. Onyx vole au dessus de nous, plongeant quand il aperçoit une proie. Je n'ai appris que récemment que nous n'avions pas le droit de chasser sur les terres ne nous appartenant pas. Mon oncle s'est toujours bien gardé de me le dire, pour que je ne me sente pas plus différente encore que je le suis. Il n'y a que la fois où des hommes à la solde d'un lord sont venus pour nous arrêter que j'ai compris que c'était mal. Mal de chasser pour se nourrir. Mais quel est le pire, chasser ou voler ? J'aimai la jeune fille que j'étais, loin des rêves du commun. J'aimais dépecer un animal, simplement car sa mort sert à notre vie. Je me trouve utile et la vie me le rend par les paysages extraordinaires que j'étai déjà pu découvrir et parcourir.

La route qui menait à Port Lannis était bien balisée. Nous étions déjà venu dans la douce citée portuaire, mais mon oncle voulait y retourner pour une raison qui ne me concernait pas. Il était souvent secret. Ne me disant que le strict minimum sur ses affaires, et se montrant plus prolixe quand il s'agissait de me parler d'une ville, de l'histoire d'un lord, ou encore d'une façon de chasser. Il avait toujours été bon pour moi, et vêtue de ma longue cape, la capuche sur la tête, j'aimais à l'observer de biais. Il était habillé de la même façon que moi, sauf qu'il arborait des protections dissimulées sous ses habits. Cela le rendait plus lourd qu'il me disait, mais il ne fuyait pas face à l'ennemi, alors que c'est ce que je me devais de faire. Je n'étais pas pour l'abandonner à un combat, la situation ne s'était encore jamais présentée, et je priai chaque jour pour qu'elle n'arrive pas.

Nous voyageons légers. Des gourdes d'eau, de la viande séchée, les herbes nécessaires à tout soin de premiers secours. Puis bien entendu nos armes, mais celles-ci se trouvaient toujours sur nous. Nous ne laissions rien trainer sur le cheval. Ce dernier marchait d'un bon pas, maintenant qu'il n'avait plus à supporter mon poids. Je questionnai mon oncle sur le peu de voyageurs que nous croisions sur la route. Il me fit une réponse évasive sur la température, assez chaude pour la saison. Sans course urgente, les gens préféraient rester chez eux. Je trouvais cette explication plausible, il avait plus l'expérience des voyages que moi après tout.

Au bout d'un moment nous aperçûmes un bois d'où nous provenait le bruit du fer qui se croise. Mon regard d'un bleu limpide croisa celui mordoré de mon oncle. Il me fit un signe de la main, m'intimant d'avancer doucement et suffisamment pour apercevoir les assaillants. Le premier homme que l'on remarquait était un chevalier, de part sa prestance. Il était grand, dépassant les reitres d'une bonne tête. Mais ces derniers étaient majoritaires et semblaient coûte que coûte le tuer pour le détrousser. Le genre de comportement que je ne supporte tout simplement pas ! Déjà, j'armai mon arc, mais mon oncle me demanda d'attendre.

- Il a besoin de nous !

Mon oncle secoua doucement la tête, avant d'ajouter :

- Cet homme pourrait les tuer s'il le voulait. Regarde comme il se montre prévenant, comme il pare mais n'attaque pas.

J'observais, ayant toujours été très docile envers mon oncle. Je savais qu'en chaque chose, j'apprenais avec lui. Je me rendis alors compte qu'il avait raison. Avec souplesse, il évitait soigneusement les coups, mais combien de temps tiendra-t-il ainsi ?

- Ils ne cesseront que quand il sera mort !

Mon oncle ne semblait pas vouloir bouger. Peut-être me testait-il, je n'en avais aucune idée. Mais ce qui me décida était l'homme, loin d'arrière, en retrait. Ce dernier s'était saisis d'un arc, prêt à lâcher la flèche. Voilà qui n'était pas du jeu ! Sans plus réfléchir, étant déjà à une distance où les brigands pouvaient distinguer plus que nos silhouettes, je visai et tirai une flèche. La cible, immobile pour qu'elle même tire une flèche, était facile. C'est donc sans cabriole que ma flèche atteint l'homme dans l'épaule, celle qui tendait l'arc. J'entendis son cri de là où j'étais, mais je n'étais pas du genre à sauter sur place comme une gamine, déjà je positionnais une autre flèche, prête à recommencer.

C'était sans compter sur celui qui se battait avec le chevalier qui cessa de combattre et fit un geste de la main envers ses hommes pour qu'ils cessent toute action.

Nous n'étions pas proche, mais le regard que cet homme me lança avait pour intention de me glacer le sang. Je ne détournai pas le regard, bien trop sûre de moi malgré mon âge pour agir différemment. Mon caractère n'était pas facile et encore moins quand l'injustice se jouait sous mes yeux.

- Qui va là ?!

Il mit une main en visière pour mieux nous distinguer. Mon oncle m'intima de laisser les chevaux là où nous étions avant de commencer à nous avancer.

- De simples voyageurs en direction de Port Lannis. Cet homme derrière vous allait vous tirer une flèche.

Mon oncle avait cet humour cynique qui était loin de plaire. Je l'admirai pour cela.

L'homme se tourna vers son gars et nous le montra du doigt avant de s'exprimer :

- Mais non, l'est avec moi Fedric !

Après quoi, il se rendit compte de la supercherie, laissant ses sourcils se froncer et le rendre encore plus laid qu'auparavant.

- Tu tmoques de moi l'ami ?

Le chevalier nous tournait le dos, sans doute prêt à essuyer une riposte traitresse de la part de cet homme. Je ne pouvais distinguer son visage.

- Ca dépend si tu nous laisses passer.

Un rire tonitruant s'éleva des hommes présents, sauf de la part de Fredric qui rouspétait contre sa blessure. Au moins avait-il eu de la chance que je lui laissais la vie ! Mais je n'étais pas du genre vantarde, même si je copiai mon oncle d'un point de vue humoristique. Sans plus de bavardage, le chef leva son arme contre le chevalier, pendant que mon oncle sortait ses dagues pour s'en prendre à un des hommes de droite.

Pour ma part, je reculai de quelques pas, bandais mon arc et visais, sans trop de mal, la jambe d'un des brigands afin qu'il ne s'approche pas plus qu'il n'allait le faire !
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Pryam Templeton
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Message Dim 5 Aoû 2012 - 18:06

     Ne sachant pas si les brigands comptaient réellement attaquer pour le blesser – ou pire – Pryam concentrait toute son attention sur le groupe face à lui et négligea ses arrières. Grossière erreur pour un chevalier, mais le jeune homme ne portait pas son titre depuis suffisamment d'années pour envisager que des voleurs de chemin pouvaient lui tendre une embuscade. L'expérience lui manquait cruellement, mais heureusement pour le Valois les deux personnes qui se glissèrent derrière lui ne lui étaient pas hostiles, bien au contraire. Dans le feu de l'action, le jeune homme avait oublié de jeter un œil à l'homme resté à l'écart, pourtant son maître lui avait souvent enseigné qu'un individu qui restait à l'écart devait user d'armes de jet. Trop de choses à retenir, le manque d'expérience et une catastrophe arrivait vite. Peut-être que les Sept estimaient que ce n'était pas encore son heure, car une flèche providentielle lui sauva la mise – et certainement la vie – coupant par la même occasion court à l'affrontement en première ligne comme le chef du groupe somma à ses hommes de cesser leurs mouvements. Le fait que le propriétaire de la flèche avait visé un brigand renseignait Pryam sur le fait qu'il ne lui était pas hostile, ce qui n'était pas le cas du voleur à qui il ne pouvait donc tourner le dos. Son épée toujours à la main, le chevalier ne quittait pas le chef du regard, priant pour que ses montures ne se soient pas trop éloignées sans quoi les retrouver serait un véritable calvaire. Les bêtes, effrayées par les mouvements brusques, s'étaient juste réfugiées plus loin sur le chemin et patientaient tranquillement comme deux bonnes bêtes bien dressées qu'elles étaient.

     Le voleur se renseigna sur l'identité du nouvel arrivant qui répondit de telle manière à ce que le Valois comprenne qu'il devait au moins être accompagné d'une autre personne. Après une note d'humour qui n'arrangea rien à la situation, le voyageur tenta sa chance en demandant au brigand s'il comptait les laisser passer. S'il était sérieux, il avait beaucoup d'espoir, même Pryam n'envisageait pas de pouvoir passer ici sans encombres et les Sept savaient qu'il avait encore la tête farcies de plein de rêves et de visions utopiques sur une entente entre tous les peuples. La seule réponse adressée aux voyageurs fut donc celle de la voie des armes, au grand dam du Valois qui avait espéré que l'arrivée inopinée de deux personnes – ou plus – chasserait la volonté du groupe de brigands. Ripostant pour parer le coup du chef du groupe, Pryam fut donc contraint de reprendre sa défense toujours sans tenter l'attaque. Pourtant il fallait se rendre à l'évidence : s'il ne le blessait pas au moins une fois, l'autre ne craindrait pas pour sa vie. Mais allez faire peur à quelqu'un qui voyait clairement que vous ne comptiez pas le tuer. Qu'à cela ne tienne, après avoir bloqué à quelques reprises les coups portés par son adversaire, le chevalier fit pivoter son arme de manière à lever le pommeau de l'épée et percuter la mâchoire de l'homme. Le coup se répercuta dans la poignée et jusqu'à la garde alors que le blessé reculait en émettant un léger glapissement de surprise. Avait-il réussi à lui faire sauter quelques dents ? Peut-être bien, au moins retiendrait-il le fait que rien n'était sans danger !

     Profitant de ce bref moment de répit, Pryam tourna la tête en direction des deux nouveaux arrivants pour constater avec surprise, qu'ils possédaient la peau tannée synonyme des habitants de Dorne. Que faisaient donc deux Dorniens aussi loin de leur région d'origine ? Certes lui-même était dans ce cas, mais le Val n'avait jamais été aussi éloigné politiquement parlant, de Westeros que cette région. Bah, au fond cela n'avait pas d'importance, comme un mouvement du côté du brigand attira l'attention du blond, il n'eut guère l'occasion de s'attarder davantage sur cette contemplation, même si la surprise de leur origine laissait la place à celle du sexe de l'un des deux combattants. Sans être misogyne, Pryam n'avait jamais croisé de combattante et était donc plutôt étonné de voir une femme se battre. De nouveaux coups furent échangés, même si le jeune homme rechignait toujours à l'idée de blesser son adversaire, quoi qu'il en soit après de nouveaux coups offerts avec rudesse, le chef recula une fois de plus et fit signe à ses hommes de stopper leurs attaques. En ouvrant la bouche, il révéla des dents rougies de sang, certainement que le coup de pommeau devait lui avoir entaillé les gencives. Pryam en fut désolé, mais s'il n'y avait que cela pour être libéré de ce manège.... Le jeune homme baissa son épée.

     ▬ Je suis sincèrement navré d'avoir dû en arriver là, mais je crains qu'à moins que vous ne cessiez il n'existe pas d'autre issue. »

     Il parlait d'un ton calme qui pouvait donner le sentiment qu'il manquait d'assurance, mais Pryam était simplement une personne en retrait qui n'aimait pas avoir à prendre la parole. L'homme sembla réfléchir quelques instants, puis estimant qu'avec les deux nouveaux arrivants qui savaient combattre, les choses étaient déséquilibrées, hocha la tête d'un air entendu. Après avoir demandé au chevalier de les laisser partir sains et saufs s'ils acceptaient de se retirer, le blond accepta bien évidemment. Il ne daigna toutefois rengainer son arme que lorsque les blessés furent éloignés par les brigands encore valides et que tout danger fut écarté. Pivotant sur lui-même pour faire face aux personnes qui venaient sans aucun doute de lui sauver la mise, le Valois les saluer enfin.

     ▬ Merci à vous. Je crains que sans votre venue les choses aient été plus difficiles. Ce n'était rien de le dire. C'est aimable à vous de vous êtes arrêtés pour si peu. »

     Par les temps qui courraient, malheureusement bien peu de personnes se montraient désireuses d'aider les autres, il était bien plus aisé de passer à côté sans prendre la peine de perdre son temps ou de se faire blesser. Détournant brièvement son regard des deux individus, le chevalier pensa alors à ses montures et les chercha du regard avant de les repérer quelques pas plus loin. S'excusant auprès des deux Dorniens, il s'approcha d'eux pour reprendre leurs rênes en main afin de s'assurer qu'ils n'allaient pas lui fausser compagnie pendant qu'il remerciait comme il fallait, les deux intervenants. Tournant la tête vers ces derniers, le chevalier errant reprit la parole.

     ▬ Comment puis-je vous remercier de votre aide ? Il n'imaginait pas de pouvoir les laisser partir sans leur montrer qu'il les remerciait réellement. Se rendant compte de son manque de politesse, il ajouta quelques mots. Je m'appelle Pryam. »

     Donner son nom ne servirait peut-être à rien, mais son maître lui avait toujours répété que ce n'était pas parce que l'on ne possédait pas de patronyme qu'il fallait se montrer discourtois et cacher son prénom aux inconnus. En se présentant, l'on ôtait l'aspect inconnu justement et il était plus facile de lier une conversation avec quelqu'un dont vous connaissiez l'identité. Comme sa main libre caressait machinalement l'encolure de son destrier, le jeune homme risqua une dernière question, espérant bien ne pas vexer ses interlocuteurs.

     ▬ Vous êtes originaires de Dorne j'imagine ? »

     Il aurait été stupide de dire qu'il ne le voyait pas clairement. Son regard s'attarda sur le visage de la jeune femme qui affichait une expression très... Inhabituelle pour une femme. Il était davantage habitué à voir des minois marqués de condescendance ou d'un masque hautain, elle de son côté apparaissait plus comme un mélange entre une roturière et un combattant. C'était assez étrange. Mais comme à son habitude, le Valois détourna rapidement son regard du visage de la jeune femme, ne tenant pas à apparaître comme quelqu'un de grossier en la dévisageant trop longtemps. Parce que cela aussi son maître lui avait appris : une femme quelle qu'elle soit, méritait toujours tout le respect qu'un homme pouvait lui apporter.


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Message Lun 6 Aoû 2012 - 14:57

Le combat reprit avec plus d'acharnement. Du coin de l'oeil, je voyais mon oncle paré avec agilité tandis que deux hommes s'acharnaient sur lui. Il prenait cela pour de l'amusement, il a toujours aimé se battre, du moins en étant plus jeune. Son passé d'homme d'arme ne m'était pas inconnu et je n'avais pas peur pour lui lors de combat comme celui-ci. Aucun homme ne se dirigea vers moi suite à la flèche qui venait de blesser un deuxième homme. Ce dernier préféra rejoindre Fédric en arrière fond, tandis qu'un autre était là pour seconder son chef si besoin. Le blond savait très bien se battre, se montrant patient dans le moindre de ses mouvements. Bien qu'en alerte, je prenais le temps d'observer le moindre de ses gestes, me rendant compte qu'il maitrisait très bien son épée et que le coup de pommeau était un moyen pour sonner son adversaire sans le tuer. C'était bien la première fois que je voyais un homme hésiter à en tuer un autre. Etait-il si différent des autres que nous avions l'habitude de croiser ? Trop tôt pour le dire. Sa démarche eu tout de même satisfaction, car le chef demanda à ses hommes de cesser le combat.

Toujours en retrait, je ne bougeais pas quand le blond prit la parole. Navré ? Chacun de ses mots sonnaient comme une excuse, ce qui était assez inhabituel pour être relevé dans ce genre de situation. J'en venais à me demander ses origines ? De quelles terres étaient-ils pour posséder autant d'humilité et de respect à autrui ? Le chef demanda à ce que leurs vies soient sauves, et naturellement il accepta. Je n'en attendais pas moins d'une personne qui respectait la vie humaine, même quand elle était face à ses travers. Prudente, j'observai attentivement le mouvement de chacun des brigands qui se retiraient en nous lançant un regard quelque peu noir. A part Fedric et celui que j'ai touché à la jambe, ils nous oublieront vite. Vivre et voler sur les routes n'étaient pas de tout repos. Ils s'étaient présentés six contre un, notre arrivée n'était pas prévu, surtout pas notre intervention. J'avais assez voyagé pour voir comme les gens détournaient les yeux ou leur trajet quand quelque chose qui pourrait altérer leur sécurité se déroulait non loin d'eux. Ce genre de comportement, j'avais du moi-même l'adopter quand nous étions très inférieurs avec mon oncle...Mais encore aujourd'hui, je rechigne à cela, je me sens sale, lâche tout de suite après.

Une fois seuls, le blond nous fit face. Sans détours, mon regard étant assez inquisiteur sans que je le sache, je m'imprégnai de lui, des traits de son visage. Il avait un visage franc, des yeux petits mais d'un bleu doux, pas aussi lumineux que le mien, plus grand. Ses cheveux démontraient qu'il devait être sur la route depuis tout aussi longtemps que nous, et qu'un bain ne s'était pas encore présenté à lui. J'avais au moins mon voilage sur la tête, et mes cheveux attachés ce qui limitaient ce genre de considération. Il avait haute carrure et une question me brûlait les lèvres, savoir s'il était bien chevalier. Cela ne changerait rien, mais j'avais tellement l'habitude de voir des chevaliers prétentieux qu'il me redonnerait espoir dans cette classe.

Il nous remercia. Toujours cette bonté qui se dégageait de ses mots, mais de son visage aussi. Il m'apparaissait presque timide à se montrer si en retrait. Mon oncle, toujours prêt à discuter car c'est la meilleure façon d'ouvrir ses horizons (ceux sont ses propres mots), répondit à sa suite, ne me laissant pas le temps de me montrer impolie avec ma question qui sortirait de nulle part.

- La vie d'une personne n'est pas si peu pour nous.

Son oncle échangea un regard entendu avec moi. Je n'aurai pas pu dire mieux ! J'étais fière d'être avec mon oncle, d'apprendre ses valeurs. Mon vœu le plus cher est de devenir aussi sage que lui plus tard. Bien sûr, je ne connaissais rien à son passé, et trouvais toujours aussi normal de toujours voyager, comme si quelqu'un le recherchait...

Le blond s'excusa auprès de nous, allant récupérer ses montures, ce qui n'était pas une mauvaise idée. Après un regard entendu à mon oncle, je courrai jusqu'à nos propres montures qui avaient été bien dociles. Elles n'avaient pas bougés d'un iota. Je me saisis de leurs brides, après avoir rangé mon arc dans mon dos. J'avais beau regarder au delà de l'horizon, je ne voyais aucun danger apparent. Très haut dans le ciel, Onyx planait toujours. D'un bon pas, j'amenai nos montures près de celles du chevalier. Nous semblions aller dans la même direction, sans doute reprendrons nous la route ensemble, cela me paraissait plus que probable. Nasler vint se saisir de la sienne, afin de me laisser une main de libre.

L'inconnu se présenta sous le nom de Pryam. Je fus surprise car je m'attendais à un nom qui m'aurait prouvé qu'il était chevalier. Cette question me brûlait toujours les lèvres, mais Pryam semblait plus impulsif que moi car il nous demanda, à juste titre, si nous venions de Dorne. Notre peau hâlée trahissait nos origines, mais comme nous n'avions rien à cacher cela n'était pas grave en soi. Je laissai mon oncle s'exprimer, patientant, sans faire preuve d'impatience, de pouvoir poser ma question.

- Je suis Nasler et voici ma nièce Shaelya.

Il rit doucement à l'énonciation de notre origine.

- Difficile de ne pas le remarquer n'est-ce pas ?

Nasler avait un visage qui pouvait apparaître dur quand il ne souriait pas...Mais quand c'était le cas, il vous donnait l'impression d'être un ami de longue date. Au moins, un peu de compagnie ne nous ferait pas de mal, autant à mon oncle qu'à moi.

- Nous sommes bel et bien de Dornes, voyageurs à travers Westeros et notamment jusqu'à Port Lannis présentement ! J'aurai bel et bien besoin de votre aide, mais nous en parlerons en temps utile. Et vous, de quel endroit êtes-vous ?

Quand je détournai le regard de mon oncle pour entendre la réponse de Pryam, ce dernier détourna son regard. S'était-il égaré sur ma silhouette qui était loin d'être celle des femmes de haut rang ? Sans plus réfléchir, ne lui laissant pas le temps de répondre à la question de mon oncle je demandai :

- Etes-vous chevalier ?

Mon oncle me regarda, sans perdre son sourire. Peut-être me trouvait-il malpolie, mais il me connaissait assez pour savoir qu'il n'y avait rien de fâcheux à ce que ma curiosité soit rassasiée.

De mon côté, je ne quittai pas Pryam des yeux. Mon regard n'était pas dur, mais pas non plus candide comme celui d'une lady. J'étais sincèrement intéressée par la réponse, mais non pas pour les chansons sur les chevaliers, mais bel et bien pour cette vie que je ne connaitrai jamais.
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Pryam Templeton
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Message Lun 6 Aoû 2012 - 18:19

     La jeune femme s'était éloignée en même temps que le chevalier pour ramener leurs montures qu'ils avaient abandonnées quelques mètres en retrait du « combat », si tant est que l'on puisse qualifier cette rixe par ce terme. Après que l'homme eut récupéré les rênes de son destrier, il répondit aux questions avancées par le chevalier et se présenta avant de dévoiler le prénom de la jeune femme. Ce n'était pas comme si Pryam comptait s'en servir. Même face à des roturières il avait pour habitude de débiter des « ma dame » ou « messire », ce qui avait d'ailleurs le don de faire rire son maître lorsque celui-ci était encore de ce monde. Peu lui chalait au final, une marque de respect n'était jamais humiliante, surtout lorsque vous saviez que votre interlocuteur vous offrait un titre non pour vous railler, mais simplement parce qu'il détestait user des prénoms des gens. Le Valois estimait tout simplement cela trop « familier » et vu qu'il cherchait à garder une certaine distance, c'était préférable pour tout le monde.
     Confirmant ensuite qu'ils étaient originaires de Dorne, l'homme enchaîna la discussion en expliquant au chevalier qu'ils comptaient apparemment se rendre à Port-Lannis. Drôle de coïncidence, voilà qu'ils cheminaient vers le même endroit ! Enfin ce n'était pas si surprenant que cela en y réfléchissant bien, sachant que la route ne menait que vers la demeure des Lannister c'était même on ne peut plus normal. L'attention de Pryam fut accentuée par la déclaration de l'homme qui expliqua avoir effectivement besoin de son aide. Ainsi donc le jeune homme allait pouvoir les remercier de leur intervention ? Pourtant l'homme ne semblait pas vraiment pressé d'expliquer au blond ce qu'il attendait de lui et la question qui suivit cette déclaration fit se demander à Pryam si son origine pourrait jouer dans l'aide qu'il devrait fournir. Certes les Dorniens étaient en paix avec Westeros depuis le mariage de la Reine Myriah, mais personne n'ignorait que certains Dorniens n'étaient pas très ouverts à ce genre de relations. Cela dit, un homme qui prenait la route et quittait sa région natale ne pouvait pas détester les habitants des régions qu'il visitait, ou alors il ne les défendrait pas. Pryam parlait en connaissance de cause puisqu'il était dans le même cas. De toute manière, le chevalier errant n'eut guère l'occasion de répondre à la question de l'homme puisque la demoiselle prit la parole pour la première fois et lui posa une simple question, bien que plutôt directe. L'interrogation étonna tout d'abord Pryam qui se souvint que les chevaliers n'étaient pas très nombreux à Dorne en raison de leurs croyances. Il s'empressa donc d'acquiescer du chef avant de répondre.

     ▬ Oui, je suis chevalier, enfin, j'ai été adoubé. »

     La nuance était subtile, il portait le titre de « ser », avait été adoubé et était donc chevalier, mais le fait qu'il ne soit attaché à aucune maison poussait généralement les gens à le taxer de mercenaires plutôt que de chevalier. Il doutait que ce genre de subtilités soient connues des Dorniens qui n'étaient pas vraiment familiarisés avec les us et coutumes de cette caste. Peu désireux de les embrouiller avec des détails sans importance, il se contenta donc d'ajouter quelques mots.

     ▬ Je suis un chevalier errant pour être plus précis, un peu comme un reître, le titre en plus. »

     C'était pourtant bien plus que cela, un chevalier obéissait à des préceptes et refusait tout simplement de manquer à ses vœux. Enfin dans la logique, après il se trouvait que Pryam avait rencontré bon nombre de chevaliers qui malheureusement semblaient avoir perdu de vu qu'ils devaient servir les autres et non le contraire. C'était son maître qui lui avait ouvert les yeux, un chevalier errant né dans une ferme du Conflans, mais qui aux yeux du jeune homme était bien plus noble que tous les autres chevaliers côtoyés aux Eyrié. Ce souvenir l'amena d'ailleurs à constater qu'il avait négligé de répondre à la question de l'homme et même si seules quelques secondes venaient de passer, le blond rattrapa son erreur.

     ▬ Pour vous répondre, je suis né dans le Val d'Arryn, mais je n'y vis plus depuis plusieurs années. Je suis davantage sur les routes en réalité, alors cette information n'a plus guère de valeur. »

     Cette vie dans le val était derrière lui et bien oubliée depuis longtemps. Même s'il n'avait pas tiré de trait sur son avenir à Neufétoiles, le jeune homme voyait davantage les choses comme une vie parallèle qui n'avait plus de lien avec l'homme qu'il était aujourd'hui. De toute manière, est-ce que son père le reconnaîtrait s'ils étaient amenés à se croiser un jour ? Le Valois en doutait, ou alors ser Symond le reconnaîtrait-il, mais ne lui accorderait-il pas le moindre regard ce qui revenait au même en fin de compte. Deux étrangers. Se demandant si les deux Dorniens étaient père et fille, Pryam nota qu'il était très difficile de se faire une idée sur les liens qui unissaient deux individus qu'il ne connaissait pas. Cela ne le regarderait pas au fond. Après un bref instant de silence, laissant sa main glisser le long de l'encolure de son destrier, le chevalier sépara les deux rênes pour en prendre une dans chaque main, reportant son attention sur la jeune femme et son accompagnateur.

     ▬ En quoi puis-je vous aider ? N'hésitez pas à me dire ce que vous avez en tête, je refuse rarement de rendre service à quelqu'un, surtout que je vous dois bien ça en remerciement. »

     Pourquoi est-ce que l'homme le faisait-il languir ? Bonne question, Pryam avait du mal à trouver une raison valable. Peut-être voulait-il simplement être sûr qu'il n'était pas tombé sur un pseudo-chevalier qui profitait de la crédulité des autres pour les arnaquer ? Si tel était le cas, le Valois ne pouvait pas lui en vouloir, les voyageurs étaient des fois si étrangers qu'il y avait de quoi se demander si le monde tournait bien rond. Rien n'était moins sûr hélas. Fidèle à lui-même, le jeune homme resta silencieux en attendant que l'homme daigne lui répondre. Il avait songé un bref instant à leur proposer de faire le voyage ensemble, mais étant d'une bien piètre compagnie, le blond avait finalement changé d'avis. Mieux valait pour eux qu'ils voyagent de leur côté et lui du sien, certains étaient faits pour rester seuls et une chose était sûre : c'était le cas du Valois.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Sam 11 Aoû 2012 - 7:54

Pryam ne sembla pas surpris de mon intervention. Il m'apparaissait comme le genre d'homme qui contrôle parfaitement ses émotions. Alors quand il confirma être chevalier, je n'en fus pas surprise le moins du monde. Il n'existe pas de chevaliers à Dorne, mais au final, je n'y ai pas vécu très longtemps. Alors bien vite, quand nous parcourions Westeros, mon oncle me parla d'eux, vu que nous en croisions énormément. J'avais appris à les reconnaître par leur façon de se tenir, mais aussi par une forme d'arrogance, de suprématie en raison de leur rang. Pryam était différent, bien qu'il semblait maitriser ses émotions, ce qui était une bonne chose quand on se devait de voyager, de s'adapter à chaque nouvelles terres. L'humilité semblait faire partie de lui, à moins qu'il ne nous cachait son nom car il y avait un secret en rapport à ce dernier. J'aimai à analyser les situations, les personnes que nous croisions, simplement car ami ou ennemi, il vaut mieux connaître l'individu pour ne pas tomber des nus. C'était l'un des apprentissages de mon oncle, et il me disait bien cerner les gens en général.

Ainsi, j'avais aussi remarqué la nuance qu'il utilisa. Adoubé, non chevalier...Si nous voyageons avec lui, je lui demanderai ce qu'il entendait par là. C'était bon d'apprendre ce genre de nuance pour faire partie intégrante du décors. Il nous indiqua qu'il errait, un peu comme nous, sauf qu'il était chevalier. Rien n'enlèvera cela, même ses explications que je jugeais maladroite. Je ne possédais pas les charmes des femmes habituelles, précieuses et à protéger, mais j'avais su développer un semblant de jugeotte...peu apprécié de ces ser en général, alors je ne prenais que rarement la parole.

J'hochai simplement la tête à la suite de sa prise de parole, le laissant répondre à la question de mon oncle. Le Val d'Aryn, un endroit que j'avais trouvé magnifique il y a un an de cela. Au moins avions nous là une ressemblance, que mon oncle souligna :

- Nous sommes aussi sur les routes depuis de nombreuses années...Alors je comprends que vous n'accordiez plus de valeur à vos terres d'origine. Les routes offrent des expériences uniques en leur genre, vous ne trouvez pas ?

Je présumai que Nasler faisait référence à toutes nos batailles, comme celle qui nous a amené à Pryam, ou encore les rencontres autours d'un feu, d'une taverne...Je n'avais aucune idée de la vie que j'aurai eu en étant rester à Dorne, mais je n'échangerai ma vie pour rien au monde. Toutefois, à chaque fois que je pensais à cette vie qui n'a pas été la mienne, je voyais le doux visage de ma sœur cadette, restée auprès de ma mère...Mon oncle ne voulait pas qu'on aille la retrouver, mais c'était un des objectifs que je m'étais fixée quand je serai en âge de voyager seule.

Maintenant que les présentations étaient faites, un silence s'installa entre nous. Pour ma part, je grimpais sur mon cheval, démontrant autrement que par des mots, qu'il était temps de reprendre la route. C'était sans compter sur l'intervention de Pryam qui voulait savoir ce que mon oncle attendait de lui. D'ailleurs, moi aussi j'aurai aimé le savoir. A part faire un bout de trajet ensemble, je trouvais que nous n'avions besoin de rien. Mais après tout, j'étais loin de connaître toute la vie de mon oncle. Ce dernier sembla embarrassé de cette demande toute légitime. Il me lança un regard que je connaissais bien, il ne voulait pas parler en ma présence. Je levais les yeux au ciel, en signe d'exaspération, et j'entrepris de faire avancer mon cheval afin de leur laisser un peu d'intimité.

Je n'aimais vraiment pas d'être laissé à l'écart, mais j'avais appris l'obéissance et ne voulais pas apparaître comme une gamine. J'ai appris assez tôt que les routes ne permettaient pas de discuter. Je m'enfonçai dans les bois, suffisamment pour ne plus les entendre, mais assez pour continuer à les voir, et surtout que mon oncle ai toujours un œil sur moi. Le paysage qu'il m'offrait tous deux étaient assez peu croyable. Mon oncle, basané, de bonne stature et les cheveux très noir, et Pryam, plus grand que lui, les cheveux en bataille d'un blond de blé, conversant sur une route, chacun avec ses chevaux...D'ailleurs, pourquoi Pryam avait-il deux chevaux ? Etait-ce car il allait récupérer une personne ? Ou alors pour économiser les forces de son cheval ? Encore une question qu'il me faudra éclaircir...

]Pendant ce temps, Nasler et Pryam]

Nasler observa Shaelya s'éloigner, gardant un œil bienveillant sur elle. Il se rendit compte qu'il avait fait d'elle une femme accomplit, apte à répondre à des ordres sans discuter, sans caprice aucun. Il savait qu'elle n'aimait pas être mise à l'écart, mais s'il avait eu cette discussion avec elle à ses côtés, elle ne l'aurait pas laissé terminé. Alors c'était la seule solution qu'il avait trouvé. Dès qu'elle fut à une distance suffisamment lointaine pour qu'ils ne soient pas entendu, il se tourna vers Pryam et prit la parole :

- Veuillez excusez mes manières, mais je ne voulais pas parler devant ma nièce. Je sais qu'elle ne sera pas d'accord avec ça, mais sachez que j'agis toujours de manière à la protéger.

Bien sûr qu'elle savait se battre, et peut-être que Pryam ne comprendrait pas sa demande, mais il en avait l'opportunité alors il la saisissait :

- Avant la tombée de la nuit, je dois me rendre à Deep Den pour y rencontrer un ami. Cela va me prendre plusieurs jours pour faire l'aller retour. J'aimerai que vous restiez auprès de ma nièce pendant ce temps. Mes affaires étant très personnelles je ne souhaite qu'elle y soit mêlée, je ne désire pas qu'on me voit avec elle, vous comprenez ?

Il fit une pause, observant le regard limpide du chevalier, espérant que ce dernier ai l'honneur inhérent à ces derniers.

- Je comprendrai que vos propres affaires ne peuvent souffrir un retard de plusieurs jours, mais si vous pouviez rester auprès d'elle au moins deux jours ? Cela me rassurera, même si elle sait se défendre, elle reste une femme.

Heureusement que Shaelya n'était pas là. Il n'aurait jamais pu dire de telles choses face à elle qui ne supportait pas qu'on la rende, même pas la parole, plus faible qu'elle ne pense l'être.

- Sachez qu'elle n'est au courant de rien, et que si vous acceptez, elle sera peut-être un brin bougonne les premiers temps car elle n'aimera pas avoir un garde du corps...Mais elle reste une femme agréable, de bonne compagnie, je puis vous l'assurer.

Il avait tout fait pour qu'elle soit un minimum instruite et qu'elle se sente à l'aise partout, sauf bien sûr parmi les nobles où la différence de comportement était notable.

- Si vous le désirez, vous pouvez y penser jusqu'à ce soir. Cela vous laisse une bonne après midi.

Sur quoi, il fit un signe vers Shaelya qui se mit à les rejoindre.

]Shaelya]

Cette affaire ne dura pas plus de cinq minutes. Mon oncle s'exprimait sans que je n'arrive à voir son visage pour savoir si les choses étaient graves ou non. Quant à Pryam, il était égal à lui-même, un roc qui ne parlait pas beaucoup. Au geste de mon oncle, je ramenai ma monture vers eux, tandis que mon oncle monta sur la sienne.

- J'espère que vous n'avez pas parlé de moi ?

Ma question n'attendait pas de réponse, mais je me montrai réellement suspicieuse. Mon regard se porta sur celui de Pryam, essayant de déceler une parcelle de réponse, connaissant comme mon oncle cachait bien la vérité. Et puis, soyons honnête, il avait un quelque chose qui me plaisait dans sa façon de très peu parler.

- Nous reprenons la route Shae ! Et ne va pas t'imaginer n'importe quoi !

C'était souvent quand on me disait ce genre de chose que mon esprit s'emballait.
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Pryam Templeton
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Message Sam 11 Aoû 2012 - 14:08

     Pryam se contenta d'un hochement de tête suite à la question de l'homme. Il n'attendait certainement pas de réponse de toute manière, ce n'était pas comme si la vie sur la route laissait beaucoup de place au doute. Soit l'on aimait, soit l'on détestait, c'était les extrêmes et sachant que la Valois y était depuis plusieurs années à présent, il n'était guère compliqué de comprendre ce qu'il en était réellement. Tandis que la jeune femme montait sur son cheval, le chevalier resta au sol, tenant fermement les rênes de ses montures pour les laisser se reposer un peu sachant que son voyage allait durer encore quelques temps. Cela dit, à la surprise du blond, l'homme n'imita pas sa nièce et resta à terre avant d'adresser à la demoiselle un regard qui sembla se faire comprendre aussitôt, car elle s'empressa de lever les yeux au ciel avant de partir en avant pour s'enfoncer dans la forêt, suffisamment loin pour être hors de portée de voix. Après l'avoir suivie du regard quelques instants, le chevalier reporta son attention sur l'homme qui prenait la parole pour s'excuser de la manière dont il agissait. Fidèle à lui-même, le Valois resta muet puisqu'il ne voyait rien d'intéressant à raconter, mieux valait s'abstenir de troubler le silence dans ce cas !
     Les explications arrivèrent alors, le Dornien expliqua à son interlocuteur qu'il devait se rendre dans un village du coin pour y rencontrer un ami, mais qu'il ne désirait guère voir sa nièce avec lui pour des raisons évidentes. Lorsque l'homme lui demanda s'il comprenait, le blond acquiesça du chef, ne voyant toutefois pas où il voulait en venir. En quoi cela le regardait ? Patient, Pryam resta silencieux sans quitter l'homme du regard alors que celui-ci reprenait la parole pour dire tout simplement qu'il apprécierait que le chevalier reste aux côtés de la jeune femme pendant ce laps de temps. Seul le silence répondit à cette proposition, avant d'avoir sa décision en tête le chevalier errant ne voyait aucune raison de parler après tout. Comme s'il devinait les pensées de son homologue, l'homme d'armes lui laissa jusqu'au soir pour donner sa réponse avant de rappeler sa nièce pour qu'elle se joigne à eux. Lorsqu'elle arriva, comme lors de la première question posée au chevalier elle leur demanda quelque chose de manière très directe, à croire qu'elle ne souffrait pas des chemins détournés. Impassible, le blond se contenta de la fixer, il n'allait pas nier puisque ce serait mentir, mais il ne comptait pas approuver pour autant. Comme le Dornien lançait le signal du départ, Pryam hocha la tête et changea ses rênes de main pour finalement monter sur son destrier et tenir celle de son cheval de bât avant de leur emboîter le pas. Le voyage en solitaire serait pour une autre fois.

     Comme toujours, le Valois voyageait en silence et le fait d'être accompagné d'autres personnes ne changea rien à cela. Il en profita pour peser le pour et le contre. Rester deux jours n'était pas la mort non plus, certes il se rendait à Port-Lannis dans le but de trouver un travail, mais son emploi du temps n'était pas millimétré et il pouvait sans difficulté déplacer son arrivée de quelques jours. Cela dit, jouer les gardes du corps n'était pas franchement « son truc ». Il se chargeait de tous les types de missions, du moment qu'il n'avait pas besoin de tenir compagnie à quelqu'un. Que ferait-il pendant ces deux jours ? Rester bêtement à surveiller que personne ne faisait de mal à la nièce de l'homme ? Il n'allait certainement pas lui faire la conversation et puisque l'homme lui avait bien dit qu'elle ne serait pas très joyeuse à l'idée de se faire chaperonner, la suite ne se présentait pas sous de bons auspices. Mais d'un autre côté, il avait ouvertement proposé son aide au Dornien, refuser une demande qui lui était faite serait donc grandement malvenu. Sans compter qu'il ne pourrait pas avoir la conscience tranquille en se disant qu'il avait abandonné une demoiselle, même si celle-ci savait visiblement très bien se battre. Une chose surprenait toutefois le Valois : que le Dornien lui fasse confiance de la sorte. Ils ne se connaissaient pas et pourtant, il lui confiait sa nièce. Ma foi, peut-être avait-il l'air sans danger ?

     Le soir arriva rapidement sans que Pryam n'eut été très bavard, il restait poli cela dit. Après qu'ils se soient arrêtés non loin d'un petit village que le blond connaissait bien et qui n'était pas vraiment accueillant avec les étrangers au niveau des prix des auberges, le chevalier leur précisa qu'il monterait le campement ici pour économiser son pécule. Il laissa quelques instants passer et attendit que la jeune femme s'éloigne un peu de son oncle pour finalement répondre à sa demande.

     ▬ J'ai réfléchi à ce que vous m'avez demandé, attendre deux jours n'est pas un problème pour moi, je n'ai pas de mission pressante et je peux donc consacrer mon temps à ce que je désire. Son regard se posa sur le visage de l'homme. si vous avez réellement besoin de mon aide pour votre nièce, je vous l'accorde, mais sachez simplement que je n'ai rien du garde du corps par excellence et que je suis de bien piètre compagnie. Je crains qu'en ma compagnie cette attente soit plus un calvaire qu'autre chose pour elle. »

     Ce n'était pas des paroles destinées à ce que l'homme le rassure en lui disant que non, il était d'agréable compagnie. Non, c'était juste la vérité. Il n'aimait pas parler, encore moins lier des liens avec autrui et préférait largement sa solitude. Il n'était pas bout-en-train et de surcroit, n'aimait pas les lieux trop joyeux qui lui donnaient le sentiment d'être décalé avec les autres. En somme, Pryam était un rabat-joie qui n'était franchement pas le compagnon d'attente idéal. Il tenait à le souligner pour que le Dornien sache à qui il allait confier sa nièce avant de le regretter.

     ▬ Est-ce que vous souhaitez que l'on attente à un endroit précis ou faudra-t-il que je l'accompagne quelque part ? Parce que dans une auberge, soyez rassuré, elle ne risquera rien si ce n'est de trop se reposer. Craignant qu'il ne croit qu'il cherchait à se débiner, le chevalier précisa un point. Sachez que je ne veux pas vous convaincre de reprendre votre offre, au contraire, je serais ravi de vous rendre la pareille, mais je ne veux pas que vous vous mépreniez sur moi simplement. »

     Détournant son attention du Dornien, il jeta un coup d'œil aux environs pour regarder si la jeune femme était dans les environs. Au fond cela importait peu, elle saurait de toute manière bientôt ce qui allait lui arriver.

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Message Lun 13 Aoû 2012 - 17:04

Le vent fut le seul à venir me souffler aux oreilles. Pryam montait à cheval, son regard vide de sens. Au moins n'avait-il pas été dans le sens de mon oncle, ce qui me fit penser qu'ils parlaient bel et bien de moi, même de façon détournée. J'avais la sensation d'être une gamine qui n'était pas assez grande pour qu'on lui dise les choses clairement. Mon oncle me connaissait et savait qu'en présence d'un étranger je n'insisterai pas davantage, ce qui devait lui plaire. Ainsi, les chevaux allèrent rapidement à un bon train, tandis qu'Onyx nous suivait de loin dans le ciel. J'aurai aimé avoir l'éloquence de ces jeunes lady pour répliquer quelque chose de charmant, pour leur faire comprendre que je n'étais pas dupe, mais cela n'était pas vraiment dans mes cordes. Au moins parlais-je correctement pour une chasseuse, ce qui était loin d'être le cas pour toutes. Encore une fois, le mérite en revenait à mon oncle qui m'avait appris à lire et à m'exprimer dans des termes clairs.

Le chemin se passa en silence. J'avais tout loisir d'observer le ciel, me demandant si Pryam avait aperçu Onyx. Si cela avait été le cas, il n'en avait pas pipé mot. D'ailleurs, il se murait dans un silence si opaque, que je me demandais si le bruit de nos chevaux était encore perceptible par ses oreilles. Il m'intriguait de part son silence et du fait qu'il soit chevalier. Habituellement, ces derniers aimaient à discuter de leurs exploits auprès de mon oncle. Je les trouvais alors particulièrement prétentieux. Jamais aucun n'avait tenu sa langue comme il le faisait en notre présence. J'avais ainsi la conviction que mon oncle lui avait demandé quelque chose, et sans doute attendait-il sa réponse, car il était évident que voyager ensemble ne changeait rien au quotidien du chevalier: il se taisait. S'il advenait que mon oncle le fasse participer à l'une de ses discussions, il répondait poliment, toujours d'une voix égale, sans jamais montrer le moindre signe d'intérêt.

Peut-être était-il tout simplement timide, tout comme j'étais particulièrement silencieuse, mais cela n'allait pas avec l'image que je me faisais de lui. Plus le temps avançait et le jour déclinait, plus je me demandais pourquoi il avait quitté le Val d'Arryn, pourquoi il avait quitté le confort d'un château...Après tout, il n'était pas comme mon oncle et moi-même qui n'avions pas eu de toit sur nos têtes. Ma mère était pauvre et souffrante, et mon oncle avait toujours parcouru le monde...Depuis, nous n'avions trouvé aucun endroit pour nous reposer bien longtemps, comme si nous fuyons un ennemi dont je ne connaissais ni l'essence, ni le nom. Les fois où je tentais d'en savoir plus, mon oncle me répondait que les voyages forgeaient la jeunesse, que je ne devais pas être aussi curieuse face à nos différents déplacements. Le temps aidant, je laissais. Et maintenant, mon attention, sans que je n'en fis mention, était toute portée sur ce chevalier qui nous abandonnerait dès qu'il en aurait l'occasion.Quand nous nous arrêtèrent, prêts à aménagement notre campement, je remarquai qu'Onyx avait disparu. J'espérai qu'il avait trouvé de quoi manger, cela économiserait la viande que nous transportions pour nous-même. Je n'avais pas encore idée de la suite des évènements, en tous les cas, je n'avais pas envie de dormir en auberge, simplement car Onyx détestait cela, et que je n'étais jamais très à l'aise à proximité des autres. Cela me rendait plus tendue que je ne pouvais déjà l'être. Les deux hommes s'échangèrent un regard, et pour éviter à mon oncle de me demander de me retirer, je décidai d'aller un peu plus loin dans les fourrés, là où je pourrais me soulager et où personne ne me verrait. Ce moment d'intimité passé, je revenais sur mes pas, Onyx poussant un cri et venant s'échouer sur mon bras, là où j'avais positionné une protection sur laquelle ses cerres ne risquaient pas de s'enfoncer.

[Dans le même temps, Pryam et Nasler]

Shaelya les laissa seuls bien rapidement. Il aimait son sens de l'observation et le retrait dont elle savait faire preuve, comme dans ce genre de moment. Alors qu'il avait rassemblé de quoi faire un feu, Pryam vint lui donner une réponse. Rapidement, il lui fit comprendre qu'il acceptait, tout en précisant qu'il n'était pas parfait. Nasler n'en laissa rien paraître, le visage toujours aussi franc, mais il n'en pensait pas moins. Il désirait une personne qui saurait canaliser le feu sous la cendre de sa nièce. Il la connaissait suffisamment pour savoir que quelqu'un de trop bavard se ferait remettre à sa place. Pryam avait bien vu la façon dont elle avait de s'exprimer. Il ne lui fallait pas non plus une trop bonne compagnie, il n'avait pas envie que sa nièce soit tenté par l'homme qui se tiendrait auprès d'elle. Par conséquent, ce silencieux chevalier était à son goût, quoi que dise ce dernier.

- Gardez le campement, pas d'auberge. Même quand vous la laisserez seule, sachez qu'elle préfèrera toujours la nature à la ville.

Le chevalier n'avait pas du encore constater la présence du faucon. Il allait bientôt être au courant de ce dernier car déjà, la silhouette de la jeune femme se faisait voir.

- Je vous remercie d'accepter, et de votre franchise. N'hésitez pas à en faire preuve auprès d'elle, elle n'est pas femme à se vexer.

Mais bien à parer et contre attaquer, mais s'il devait l'apprendre cela serait par son expérience.

[Shaelya]

L'attention des deux hommes étaient sur moi. Si avant j'avais un doute sur l'objet de leur discussion, désormais j'en avais la certitude. Bien sûr, je pouvais concevoir que Pryam me fixe en raison d'Onyx qui se trouvait sur mon bras. Les gens étaient souvent intéressés par les faucons, car il n'était pas courant d'en voir dans certaines régions.

- Je t'écoute mon oncle.

Je souriai. Cela m'arrivait quelque fois, et pouvait être communicatif.

- Tu sais de plus en plus lire les comportements des gens, c'est une bonne chose.

J'allai jusqu'à ma monture afin de la soulager du poids d'un T, morceau de bois que je fixais au sol, quand la terre était assez mouillée, comme ici, et où Onyx pouvait se poser. Je l'y fis descendre tandis que mon oncle reprit la parole.

- Tu dois te demander depuis ce matin ce dont nous avons discuté avec Pryam. Ce dernier vient d'accepter ma requête et je voulais être sûr de cela avant de t'en faire part.

Je continuai à descendre ce qui sera mon duvet pour la nuit, tandis qu'il poursuivait:

- Je me dois d'aller voir un vieil ami à quelques lieues d'ici. J'en aurai sans doute pour quatre jours et ne voulant pas fatiguer ta bête et encore moins te laisser à l'écart quand je le verrai, j'ai demandé à Pryam de rester auprès de toi les deux premiers jours, ainsi j'aurai l'esprit tranquille. Les deux autres jours, tu pourras prendre la route que je vais prendre dès demain matin, ainsi nous nous croiserons en chemin.

Mon oncle avait toujours eu sa façon bien à lui de s'exprimer. Une façon si légère, qu'il était difficile de s'en prendre à lui. Toutefois, je me voyais chaperonnée par un chevalier qu'on venait de croiser et qui ne faisait aucun effort pour que nous en sachions davantage sur lui! Cherchant mes mots, je ne pris pas la parole de suite, mes yeux ne quittant pas ceux de mon oncle.

- Voilà le programme des prochains jours. Tu conviendras que ce n'est que quelques jours.

Que quelque jour, il était vrai, mais je n'avais pas envie de rester avec un étranger, d'autant plus un homme!

- Mon oncle...Comment pouvez-vous me laisser avec un inconnu? Il est bien plus fort que moi!
- Penses-tu qu'un danger pourrait venir de lui?

Sa question me coupa l'herbe sous le pied. Je ne m'attendais pas à cela. Mon regard se porta sur Pryam qui s'était quelque peu éloigné, sans doute en raison de ma réaction peu convenable pour une femme. J'étais sensée obéir à mon ainé, n'est-ce pas? Chose que j'allai faire malgré moi, mais je voulais une explication. Vu sa question, je détaillais Pryam et suivit mon instinct comme d'habitude.

- Non, bien sûr que non!

C'était la vérité, du moins ce que je ressentais.

- Alors il n'y a pas de problème en soi.

Il alluma un feu, avant d'aller trouver de quoi faire réchauffer.

- J'ai un lapin à nous préparer si vous êtes partants! Il date de ce matin!

Mon oncle n'avait pas peur que le chevalier pose plus de question sur la provenance de l'animal. Il fallait dire qu'il était peu bavard, cela serait donc étonnant. Je n'aimais pas cette façon qu'avait mon oncle de s'esquiver, même si dans le fond je sais qu'il avait agit ainsi pour mon bien.

M'installant autours du feu où le lapin venait d'être positionné, je me permis une question à Pryam, toujours sans prendre de gant:

- Il vous a dit que j'étais de mauvaise compagnie?

Ma voix s'était radoucit, après tout ce n'était pas de sa faute cette situation, et je n'allai pas lui reprocher d'être en retrait, je n'étais pas mieux. Ma question s'accompagnait d'un sourire, tandis que je retirai ma capuche, dévoilant ma chevelure d'un châtain foncé.


[HRP:
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Message Mar 14 Aoû 2012 - 11:32

     L'idée de rester au campement plut davantage au chevalier que s'il avait été amené à devoir séjourner dans une auberge. De plus, sachant qu'il économisait chaque pièce de son pécule, ce n'était pas fréquent qu'il décide de poser ses affaires dans une auberge, uniquement lorsque le temps n'était pas de la partie en général. Et encore. Il resta muet lorsque le Dornien lui conseilla de faire preuve de franchise avec la jeune femme, d'un autre côté, ce n'était pas comme s'il avait l'intention de lui mentir juste pour l'amadouer. Ce n'était pas dans ses habitudes et de toute manière, il se comportait de la même manière avec toutes les personnes qu'il croisait. Hommes comme femmes, sauf lorsque l'on cherchait à lui faire du mal bien entendu. Bon ne signifiait pas pour autant stupide. Au final, la jeune femme s'approcha d'eux avec un animal sur le bras. Un faucon ou un aigle, en tous les cas un oiseau de chasse. Cela n'étonna pas trop Pryam, il en avait déjà vu à plusieurs reprises et avait déjà eu l'occasion d'admirer des choses bien plus étranges que ce spectacle. Non, son attention était simplement portée sur la Dornienne parce que le Valois attendait de voir la manière dont elle allait réagir à l'énoncé de la situation à venir.

     Tandis qu'elle installait son animal pour la nuit, l'oncle de la jeune femme prit alors la parole pour lui expliquer comment les choses se passeraient, n'ayant pour toute réponse qu'un simple silence alors qu'elle le regardait tout en écoutant. Cela dit, les choses commencèrent à se présenter sous un angle moins favorable lorsque la jeune femme prit enfin la parole afin de poser une question plus que légitime à l'homme. C'était celle que le chevalier aussi s'était posée, sauf que lui savait qu'il ne s'en prendrait jamais à une femme, pas plus qu'à un homme qui ne lui faisait rien d'ailleurs. Non, lui s'était simplement demandé comment est-ce que le Dornien pouvait accorder sa confiance aussi rapidement à quelqu'un qu'il venait juste de rencontrer. Mais chacun agissait comme bon lui semblait. Quoi qu'il en soit, Pryam s'était éloigné à l'énoncé de cette question, histoire de laisser les deux personnes régler leurs affaires en famille. Peut-être que la jeune femme parviendrait à faire changer son oncle d'avis ? Au fond, pour le chevalier errant cela ne changerait rien, sauf qu'il arriverait deux jours plus tôt à Port-Lannis, mais cela importait assez peu en fin de compte.

     Après quelques instants de discussion entre les deux individus, ils semblèrent en venir à un accord puisque le Dornien alluma un feu avant de déclarer qu'il avait un lapin tué le matin même à cuisiner. Même s'il était plutôt étrange de trouver des lapins sans braconner sur les terrains des seigneurs, le jeune homme ne pipa mot, après tout, cela ne le regardait pas, l'étranger était bien assez grand pour définir ce qu'il devait faire et ne pas faire ! Tout fut donc préparé et la demoiselle finit par aborder le Valois qui observait le feu tout en réfléchissant à diverses choses sans importance. La franchise dont elle faisait preuve était toujours présente et cela plaisait sincèrement au jeune homme qui n'aimait pas les faux-semblants, même si lui-même devait en user avec les nobles en raison de sa position et de sa naissance peu élevée. Il observa le visage de la jeune femme quelques instants avant de secouer la tête d'un air de dénégation.

     ▬ Aucunement. Il m'a simplement dit que vous n'alliez certainement pas apprécier d'être chaperonnée et que vous pourriez vous montrer un peu bougonne au début. »

     Pourquoi mentir de toute manière ? Ce n'était guère insultant et ce n'était pas plus méchant que de dire qu'elle n'appréciait pas telle ou telle chose. Puis au fond, une femme avec un caractère fort et qui savait se battre se sentirait obligatoirement vexée de devoir subir la présence d'un chevalier pour veiller pour elle. Même si l'oncle de la demoiselle avait raison, cela ne signifiait pas que le Valois considérait les femmes comme moins douées au combat que leurs homologues masculins. Non, disons simplement qu'il savait d'expérience qu'une femme faisait une cible plus « facile » pour les brigands et que par conséquent, elle serait plus facilement amenée à subir leurs assauts qu'un homme qui avait l'air de savoir se défendre. C'était de notoriété publique, ce n'était pas machiste. Après un bref instant de silence, le chevalier errant reprit la parole à l'attention de la Dornienne.

     ▬ Pour être sincère, je lui ai même avoué que c'était ma compagnie qui risquait de ne pas être très agréable pour vous. Je n'aime pas parler, mais je pense que vous l'aurez certainement déjà remarqué. »

     Maintenant qu'elle avait dégagé son visage le chevalier pouvait mieux en distinguer les traits, cela dit, il ne s'y attarda guère sachant que ce n'était pas dans ses habitudes de dévisager une personne, qu'elle soit masculine ou féminine. Tout cela n'avait aucune importance lorsque vous cherchiez simplement à proposer vos services en tant que chevalier de toute manière. Pryam ne souhaitait pas que le bref moment qu'ils allaient avoir à passer ensemble se révèle irritable ou désagréable. Autant pour lui que pour elle, après tout, cela ne serait pas forcément une bonne manière de leur être redevable que de faire mourir la jeune femme d'ennui. Si le Valois était désireux de remplir son devoir, il appréciait aussi de le faire avec sérieux et aussi bien que possible. Un petit moment de silence s'installa à nouveau avant qu'il ne reprenne.

     ▬ Vous savez, je me doute parfaitement que cela doit être irritant pour vous d'avoir un inconnu sur le dos pendant quelques jours, mais si cela peut permettre à votre oncle d'avoir l'esprit tranquille, c'est bien peu j'imagine, non ? Il l'observa quelques secondes. Si cela vous sied davantage ma dame, je peux me contenter de rester dans les environs pour veiller à ce que personne ne vienne vous importuner, mais sans pour autant vous imposer ma présence. Je n'ai rien contre cette idée si elle vous intéresse. »

     D'un côté, elle avait l'air d'être habituée à voyager en présence de son oncle, mais de l'autre, cela ne signifiait pas pour autant qu'elle ne pouvait pas rester seule de temps en temps. Pryam savait que le fait de pouvoir être tranquille n'était pas une chose forcément très fréquente, surtout lorsque vous étiez en compagnie d'un membre de votre famille, ainsi il ne prendrait pas ombrage que la Dornienne réponde de manière positive. Puis au fond, il remplirait sa « mission » et tout le monde serait content. Cela dit, c'était à la jeune femme qu'appartenait ce choix.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

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Message Ven 17 Aoû 2012 - 17:55

La soirée s'annonçait douce. Comme à chaque fois que nous croisions un inconnu, j'avais tendance à être davantage sur la défensive, et donc sur les nerfs, que lorsque nous étions seuls avec mon oncle. Mais finalement, après toutes les messes basses dévoilées, nous voici assis autours d'un feu, prêts à manger un lapin qui sera succulent. Mon oncle semble vouloir nous laisser un peu d'intimité, comme pour apprendre à nous apprivoiser mutuellement. Il s'est mis en retrait, découpant des carottes et des pommes de terre qu'il compte faire chauffer dans de l'eau. Nous avions un minimum d'ustensile pour faire de bons repas et mon oncle m'avait appris à toujours partager. C'était donc naturel de partager le repas avec Pryam.

Ma spontanéïté ne semblait pas poser problème au chevalier qui y répondit sans détours. Un peu bougonne...Mon oncle avait été honnête, mais le fait qu'il ne tente pas de masquer la vérité me plu. Il était homme franc, je n'avais donc à chercher de double sens dans ses propos ou à monter sur mes grands chevaux si je remarquai qu'il n'osait pas en ma présence être entier. D'ailleurs, il parla de son peu de conversation, que j'avais déjà remarqué, et cela me conforta sur mon opinion à son égard.

- Vous n'êtes pas le seul à user du silence plus qu'il n'en faut.

Après tout, il avait du remarquer qu'en règle générale c'était mon oncle qui discutait. Cela avait été le cas sur le chemin. Je préférai écouter que parler, bien qu'il m'arrivait d'être de très bonne compagnie si la confiance s'installait. Mais pour le moment, il n'avait pu voir que mon côté méfiant, et désormais un peu plus de ma sympathie. Mais je n'allai pas me transformer en moulin à paroles, même si son calme et son statut de chevalier qu'il semblait respecter, m'intéressait.

Je remarquai qu'il ne me regardait jamais bien longtemps, comme s'il y avait une honte à observer une personne pour en mémoriser chaque trait. Je ne prenais pas cela de manière personnelle, ayant remarqué depuis longtemps qu'il se comportait ainsi avec mon oncle également. Sans doute une politesse qu'on vous enseignait quand on vivait dans un château...

La proposition qu'il me fit me surpris. Pour mon bien être il était prêt à faire le guêt tout en restant éloigné de moi. Je trouvais qu'il partait d'un bon sentiment, mais je n'étais pas une dame comme il le disait et je ne méritais pas tant d'égard. Puis sans doute sa langue se délira-t-elle quelque peu en étant obligé de rester auprès d'une personne qu'il ne connaissait pas. Mon regard essaya de trouver le sien, ne m'exprimant que lorsque ce fut le cas:

- Appelez moi Shae. Je n'ai rien d'une dame à part le sexe.

Mon oncle leva sa tête, détournant son attention de ce qu'il était entrain de faire afin de me fixer rudement. Je n'en restais pas moins sur mes positions en reprenant:

- Je vous remercie de cette attention, mais je ne reste jamais longtemps bougonne.

Un sourire se glissa sur mes lèvres qui sembla satisfaire mon oncle qui reprit son activité.

- Qu'alliez-vous faire à Port Lannis? Ce que vous demande mon oncle ne va pas retarder vos projets?

Nasler se leva et alla mettre la casserole sur le feu, prenant soin de remuer de manière régulière.

Le reste de la soirée se passa entre silence et aventures raconter par mon oncle. Il avait ce don de vous faire oublier le temps qui passe, mais fort heureusement le feu qui s'amenuisait toujours un peu plus nous le rappela. Ainsi, chacun alla dormir de son côté, mon oncle proposant de monter la garde une bonne partie de la nuit.

Je n'avais aucune idée de comment allait se dérouler la journée du lendemain. J'aurai pu y penser un moment, mais le sommeil me trouva avant que mes pensées ne divaguent. Une journée entière de marche, voilà qui mettait mon corps à mal, et comme je savais que mon oncle veillait, c'était d'autant plus facile de trouver le sommeil.

Le lendemain je trouvais mon oncle déjà apprêté pour s'en aller. Pryam était déjà debout et ma première expression fut un froncement de sourcil. Pourquoi m'avoir laissé dormir autant? Il ne devait pas être loin de huit heures du matin vu l'inclinaison du soleil.

- Te voici enfin réveillée! Viens donc dans mes bras!

Mon oncle s'était toujours montré protecteur, tel un père envers moi. Il me serra dans ses bras tout en me chuchotant à l'oreille:

- Prends bien soin de toi.

Je lui souris dès qu'il me lacha, ne le quittant pas du regard et me sentant légèrement gênée, je pliai les bras, me tenue du soir laissant voir mes bras. Je ne tarderai pas à mettre quelque chose de plus chaud et de plus discret.

Il salua simplement Pryam, en le remerciant encore une fois de rester auprès de moi, avant de monter sur son cheval et de se retirer. Je l'observai disparaître dans l'horizon, n'osant pas encore regarder Pryam. J'avais une sensation de froid en moi, et je frissonnai. Le départ de mon oncle me remplissait d'un certain vide, et dès que je ne le vis plus j'allai prendre mes habits et aller m'habiller derrière un arbre. Même si la soirée avait été agréable, il me fallait me débarbouiller l'esprit pour affronter le chevalier, qui devait être aussi embêté, si ce n'était plus, que moi.

Une fois habillée, j'allai faire face à Pryam. J'avais revêtue une tenue similaire à celle de la veille, à l'exception de mes cheveux que j'étais encore entrain de coiffer. Un rapide regard autours de moi me fit remarquer que toute trace de campement avait disparut, nous étions prêt à monter le camps le soir venu, mais en journée nous pouvions prendre le large si nous le désirerions.

- Nous voilà seuls.

Ma voix emplissait l'air. Déjà mon oncle me manquait. Pryam ne semblait pas le genre d'étranger à aimer qu'on l'approche de trop près. Mais hier, nous avions réussi à avoir un semblant de conversation, alors je poursuivais dans ma lancée.

- J'ai des pains au miel pour le matin. A moins que vous n'ayez déjà mangé?

Mes cheveux arrivaient en dessous de ma poitrine et je m'évertuais à les démêler du mieux possible. Je continuais de parler:

- Voulez-vous bien me parler de vous? J'ai tellement l'habitude des histoires de mon oncle, que je ne ressens plus le besoin de parler tant mon vécu semble pâle à côté. Je suis certaine qu'un chevalier errant, comme vous vous nommez, a beaucoup à raconter. Ce n'est pas courant qu'un chevalier parcoure les routes sans être au nom d'un grand seigneur. Nous en avons croisé souvent, et tous prenne plaisir à présenter la maison qu'il sert.

Par mes paroles, je lui montrait que ma connaissance était plus vaste que ce dont on pouvait attendre de la part d'une simple chasseuse, encore chaperonnée par son oncle.

- Si cela peut vous rassurer, ce n'est pas moi qui irait parler sur vous. Tout ce que je veux, c'est que vous me soyez moins étranger que vous ne l'êtes à présent.

J'entamais une natte que je faisais très serrée pour qu'elle reste sous ma capuche que je revêterai si nous prenions la route.

Je m'approchais d'Onyx qui ne bougeait pas encore de son perchoir improvisé. Après avoir mis mon protège bras, il vint sur ce dernier. Pas bien longtemps, juste un salut, avant qu'il ne prenne son envol et aille chasser. J'allai ranger le T sur mon cheval et me saisit de deux petits pains de miel, ainsi qu'une gourde avec de l'eau. Boire du lait me manquait, mais c'était une conséquence de vivre sur les routes.

J'allai me poser sur une pierre, ne désirant pas brusquer le chevalier. Après tout, s'il gardait le silence, je ne lui en voudrais pas, bien que sa compagnie pouvait s'avérer agréable, comme hier.
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Message Sam 18 Aoû 2012 - 12:18

     Pryam avait bien remarqué que la jeune femme n'était pas forcément très bavarde, mais il savait aussi que dans des situations bien précises, certaines personnes se sentaient obligées de faire la conversation pour ne pas laisser un silence qu'ils estimaient pesant, s'installer. Le jeune homme de son côté préférait largement que rien ne soit dit si ce qu'il y avait à raconter n'était pas plus intéressant que le silence lui-même, il fut donc plutôt satisfait de savoir que la Dornienne ne comptait pas parler pendant des heures de la pluie et du beau temps. Oh, bien évidemment si tel avait été le cas, jamais le Valois ne se serait permis de lui faire savoir que cela l'importunait, non, il se serait contenté d'écouter en silence tout simplement. Elle commença ensuite par repousser le terme employé par le chevalier, il ne l'avait pas taxée d'un « ma dame » en raison de son rang, disons simplement que c'était une habitude et qu'il avait déjà utilisé ce qualificatif avec une dame de petite vertu à qui il avait dû demander des renseignements. Selon lui, la naissance ne déterminaient pas forcément la noblesse d'âme, même si c'était une vision utopique des choses, il en était parfaitement conscient. Quoi qu'il en soit, puisque tel était le désir de la jeune femme, Pryam n'userait plus de ce qualificatif, même s'il ne comptait pas pour autant employer son prénom, c'était une familiarité qu'il ne pouvait s'autoriser. Lorsque la demoiselle se renseigna sur la raison qui le poussait vers Port-Lannis, il se contenta de secouer la tête d'un signe de dénégation avant de répondre de manière plutôt concise.

     ▬ Aucunement, je m'y rendais simplement pour trouver du travail. Quelques jours plus tard n'y changeront rien. »

     C'était l'entière vérité, il n'y avait rien de plus à ajouter. Le reste de la soirée se passa rapidement et comme à son habitude, Pryam se montra bon auditoire bien qu'il n'ouvrit pas la bouche plus de deux ou trois fois pour approuver ou confirmer quelque chose.
     Le chevalier était déjà réveillé le matin lorsque l'oncle de la jeune femme se redressa, rapidement imité par le Valois qui s'occupa de tout ranger avec une habitude qui permettait de le faire en un temps record. Avant de s'occuper de lui, il veilla à ce que ses montures soient nourries et se portent bien. Sachant qu'elles étaient toute sa richesse et qu'il n'aurait guère les moyens d'en acheter de nouvelles, Pryam prenait grand soin de ces montures et faisait tout son possible pour leur rendre la vie plus agréable. Pourtant, étrangement, il n'avait jamais jugé utile de les nommer et les deux destriers ne portaient donc aucun nom. Quoique, le cheval de bât en avait un du temps de son maître, mais à force de ne jamais l'employer, il était sorti de l'esprit de l'errant.
     Lorsque la jeune femme se réveilla, l'aube était déjà éloignée et son oncle s'empressa de sa saluer, déjà prêt à s'en-aller, puis salua le chevalier errant en le remerciant avant de prendre la route pour disparaître de leur vue après quelques instants. De son côté, Pryam n'avait pas encore adressé la parole, ou même un regard, à la jeune dame puisqu'il ignorait si elle était « du matin » et appréciait de bavarder avec un inconnu après s'être éveillée. Mieux valait lui laisser faire le premier pas, il s'occupa donc jusqu'à ce qu'elle brise le silence avant de lui poser une question à laquelle il répondit avec sa verve habituelle.

     ▬ Je m'en suis déjà occupé, mais je vous remercie. »

     Les repas n'étaient jamais une partie de plaisir pour lui, plutôt une obligation inhérente à la condition d'être humain. Son regard se posa enfin sur la jeune femme qui avait passé une tenue semblable à celle de la veille, mais sans pour autant être la même de ce qu'il lui semblait. Il la regarda quelques instants se débattre avec ses cheveux emmêlés, avant de reprendre ses occupations à savoir : vérifier l'état de l'équipement de ses montures. Ce ne fut que lorsqu'elle brisa une fois de plus le silence pour lui poser une question très légitime, qu'il daigna freiner un peu son travail pour la regarder une fois de plus. La précision qu'elle ajouta alors concernant le fait qu'elle n'allait pas médire sur lui, le fit sourire. Au fond, c'était sans importance, il ne se souciait pas de ce que les autres pouvaient dire sur son compte. Laissant à la demoiselle le temps de s'occuper de son animal et revenir s'installer sur une pierre, il lui répondit enfin, sans cesser de contrôler le matériel cela dit histoire de ne pas rester inactif.

     ▬ Le fait que je ne parle pas trop n'a pas de lien avec l'inquiétude que l'on médise sur mon compte. Pour être sincère, les paroles de ce type me laissent de marbre. De toute manière, vu l'image véhiculée par les chevaliers errants, il était presque normal que certains le considèrent comme une mauvaise personne. En réalité il y a beaucoup de chevaliers qui ne sont pas affiliés à des maisons, mais ce n'est pas bien vu, car certains nous comparent à des reîtres ou des mercenaires et disent que c'est dégrader notre rang. Il ne voyait aucune raison de lui mentir à ce sujet. Pour ma part, disons simplement que j'estimais qu'il y avait suffisamment de chevaliers pour servir les nobles seigneurs et que je préférais aller apporter mon aide là où l'on en avait réellement besoin. À comprendre chez les petites gens et ailleurs. Puis je ne vous cache pas que là où je vivais, cela ne me convenait pas vraiment. »

     La famille Templeton n'était pas vraiment ce que l'on pouvait appeler une famille unie, mais sachant que c'était une chose très répandue auprès des maisons nobles – ou de chevaliers – cela n'avait rien de très surprenant. Souvent Pryam se disait qu'il aurait dû naître roturier, car il n'avait pas la manière de penser de son père et de ses frères, mais c'était peut-être ce qui faisait de lui ce qu'il était à ce jour ? Terminant de contrôler les sangles qui permettaient de maintenir le chargement sur le dos du cheval de bât, Pryam s'interrompit quelques instants pour tourner la tête du côté de la demoiselle.

     ▬ Je suis certain que vous vous sous-estimez. Vous m'avez l'air d'une femme habituée aux voyages et vous maniez très bien votre arc, j'imagine que vous avez dû beaucoup voyager depuis Dorne non ? Il est normal de se sentir moins expérimenté qu'un homme comme votre oncle, il a l'air de tout avoir vu dans sa vie, mais c'est grâce à de telles personnes que l'on comprend que la route a beaucoup à offrir. »

     Il ne connaissait pas l'homme, mais rien qu'à le voir marcher, parler ou fonctionner, il était aisé de comprendre qu'il avait beaucoup d'expérience. En fait, pour être plus précis, le Dornien ressemblait énormément à l'ancien maître du jeune chevalier et par conséquent, ne pouvait apparaître que comme quelqu'un de cultivé. Pas à la manière des nobles bien évidemment, mais de celles des gens de la route.
     Une autre question naquit alors dans l'esprit du jeune homme tandis qu'il se disait que les deux jours à passer en compagnie de la jeune femme dépendraient beaucoup de ce qu'elle aurait envie de faire. Il n'était que celui qui veillait, libre à elle de décider ce qu'elle souhaitait faire. Comme l'homme avait expliqué au Valois qu'elle n'apprécierait pas d'approcher de la ville, il était fort probable que leurs journées se passent en pleine campagne, ce qui n'était pas pour déplaire au chevalier. Après un bref moment de silence, il se renseigna donc.

     ▬ Est-ce que vous avez l'habitude de faire quelque chose de particulier lors de vos journées avec votre oncle ? Lorsque vous ne voyagez pas je veux dire. »


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Message Lun 20 Aoû 2012 - 15:01

Je me moquai de prendre mon petit déjeuner seule ou accompagnée. Toutefois, je trouvais l'heure du repas importante, même si en étant sur les routes, elle n'était pas à heure fixe. C'était le moment où l'on se posait, où même moi, étais moins sur mes gardes. Bien entendu, si je mangeais dans une auberge, ou en compagnie d'étranger, je prenais garde à tout ce qui se passait autours de moi, mais aussi dans mon assiette. Chasser le naturel il revient au galop, voilà qui était juste. Je mangeai donc mon pain au miel tandis qu'il continuait de s'occuper de ses chevaux. J'avais remarqué qu'il leur prêtait une attention toute particulière. Il veillait à leur confort, sachant en homme intelligent, que sans elle, sur les routes, il ne valait pas grand chose.

J'appris que peu lui importait qu'on parle de lui. L'inverse m'eut étonné, mais je préfèrai mettre les choses au clair pour qu'il ne pense pas que je sois de ces femmes qui parlent des uns et des autres pour passer le temps. Mon intérêt, aidé de ma curiosité, est toujours sincère. Les chevaliers errants n'avaient pas souvent son charisme et cette prestance. Mais je ne lui en souffla mot, pour le moment. Il m'expliqua qu'il voulait aider d'autres personnes que les nobles, et cela me plu sans que je n'en laisse rien paraître. Je ne pensais pas que les autres chevaliers errants aimaient à aider les petites gens. La majorité préférait se faire justice et prendre ce que la force leur permettait de prendre. Je trouvais dommage de souiller un honneur comme celui d'être chevalier. A Dorne, ils ne s'embarassaient pas de ce titre, et quand on voyait certains chevaliers, on pouvait en effet comprendre pourquoi.

- [b">Que sait-il passé pour que vous ne vous sentiez plus bien parmi les vôtres?.

Je n'avais pas connu de famille unie. Alors toutes les histoires de famille m'intéressait. Je pensais que j'arriverai à en comprendre la psychologie. Chez les nobles, la famille était faite de sang, d'alliance, mais pas forcément d'amour. Chez les roturiers, c'était plus ou moins similaires. Certains ne se cachaient pas pour faire preuve de violence envers leurs enfants. Je pense qu'il en va de même parmi les nobles, dans le confort de leur maisonnée, mais j'avais du mal à imaginer Pryam battu par qui que ce soit.

Est-ce que je me sous estimais? Peut-être pour des yeux étrangers, mais pour moi non. Comme il le soulignait, mon oncle avait tout vu et savait raconter. Cela n'enlevait en rien mes propres souvenirs, mais je doutais être à sa hauteur un jour...Ou alors quand je serai trop fatigué pour voyager.

- Vous n'avez pas tort. Je ne fais que voyager depuis mes cinq ans, ce qui m'a permis d'user de mon arc comme vous l'avez vu. Mais après, comme toute histoire, cela dépend de l'auditoire, du public...Puis du conteur. Mon oncle est doué à cela, c'est une personne très motivante.

J'eus un sourire. J'aimais beaucoup Nasler, je le considérais comme un père, ce qui était normale pour une gamine qui découvre la vie auprès d'un homme qui prend soin d'elle. Je ne pouvais le voir autrement.

La question du chevalier allait de soi. Automatiquement, Shaelya pensa à leurs journées de chasse, ou encore à leurs journées en ville où il lui apprenait d'être aussi silencieuse qu'une ombre. Pouvait-elle en parler librement? Elle leva les yeux sur Pryam et convint que pour le moment il se montrait simple, sans chichi, sans jamais remettre en cause une parole ou un acte.

- Nous chassons. A pieds. Ou il me montre des façons de combattre, ou encore d'être discret au sein des villes. C'est un vrai professeur.

Un professeur qui savait se montrer secret. Ce n'était pas la première fois qu'il ne me mettait pas dans la confidence, qu'il s'en allait sans rien dire, juste que c'était pour ma sécurité. Mon oncle possédait un univers fait de ténèbres, et il ne voulait pas que j'y pénètre.

La demande était délicate, mais je n'avais pas l'occasion d'être auprès d'un homme sans la présence de mon oncle, alors je me permis de demander:

- Avez-vous une soeur? Ou une femme assez proche que vous désiriez la protéger? Mon oncle dit vouloir me protéger et pour cela, il me cache tout une partie de sa vie...Faites-vous la même chose?

En prenant en considération qu'il n'était pas aussi bavard que mon oncle, je me doutais de la réponse, mais j'avais envie de profiter de ce temps qui nous était donné pour en apprendre le plus possible sur les hommes, par un autre homme que mon oncle.

Je venais de terminer mon petit déjeuner. Je me sentais d'attaque pour une journée faite de découverte! Quitte à être avec lui, j'avais bien envie qu'il m'enseigne quelques petites choses. J'allai vers ma monture afin de vérifier que cette dernière soit assez hydratée. Je présumai, et à raison, que mon oncle s'était chargé d'elle. Je flattai son flanc, avant de me tourner à nouveau vers Pryam.

- Accepteriez-vous de m'apprendre quelque chose. Cela peut être n'importe quoi, même si j'aime particulièrement combattre...J'aime profiter de chaque jour et des surprises qu'il réserve. C'est ça que j'aime sur les routes. Ce côté imprévisible et qui permet d'être un peu plus riche chaque jour.

Je me tus subitement. Je parlais un peu de trop à mon goût. A croire que mon oncle déteignait sur moi alors qu'il se trouvait à une distance de nous qui commençait à être réellement respectable. Sans doute à un moment de la journée sentirai-je le besoin de me retrouver seule, mais pour le moment ce n'était pas le cas. J'étais avant tout femme d'action, bien que discuter avec des étrangers étaient toujours intéressants. C'était mon oncle qui m'avait donné cette ouverture d'esprit, même si je ne faisais pas état, au prime abord, du même enthousiasme. Beaucoup de choses se passaient en dessous de la surface, mais je ne pensais pas que Pryam soit assez attentif pour s'en rendre compte.
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Message Lun 20 Aoû 2012 - 18:20

     Le mensonge n'était pas une chose que Pryam affectionnait beaucoup, cela dit il lui arrivait de travestir la vérité en omettant de préciser quelques points s'il n'avait pas envie d'aborder un sujet gênant. Ou qui pouvait en révéler trop sur son passé tout simplement. Ainsi donc les quelques questions posées par la jeune femme entraient dans cette catégorie. Il ne tenait pas à lui expliquer qu'il avait eu un fort désaccord avec son père et de toute manière, Pryam doutait que cela puisse intéresser la jeune femme. Comme un moment de silence s'installa alors qu'elle s'approchait de sa monture, le chevalier l'observa un bref instant, puis répondit d'un ton qui ne trahissait guère les pensées qui défilaient dans son esprit.

     ▬ Disons simplement que je ne convenais pas à l'idée que mon père se faisait de son fils idéal donc j'ai préféré m'en aller pour ne pas aggraver les choses. C'était la vérité en un sens, il n'était effectivement pas le fils héritier idéal que ser Symond désirait pour diriger Neufétoiles à sa mort. Après une légère pause il changea donc de sujet puisque celui-ci avait été réglé avec brièveté, mais efficacité. Et j'ai bien une sœur oui, mais je ne l'ai plus vue depuis bientôt dix ans alors je ne pense plus pouvoir la qualifier de proche. Puis je dirais simplement que je ne suis pas un modèle de protecteur pour les membres de ma famille, donc je ne pense pas pouvoir vous répondre à ce niveau. »

     Il parlait d'un ton neutre en ne laissant filtrer aucune émotion, pourtant, les Sept savaient à quel point cette simple question venait d'éveiller un fort sentiment de culpabilité en lui. Il avait quitté la forteresse de son père simplement parce qu'ils n'étaient pas d'accord, une sorte de coup de tête et il avait lâchement abandonné Serena qui devait certainement avoir vécu des heures terribles auprès de leur paternel très autoritaire. La preuve en était qu'elle avait fugué de Neufétoiles quelques semaines plus tard après avoir prétexté vouloir devenir septa, puis elle avait disparue de la surface de Westeros. À présent, qui savait donc ce qu'elle pouvait être devenue ? Peut-être une cambrioleuse, une mendiante ou encore pire, être poussée à vendre ses charmes pour financer sa survie. Cette idée lui nouait l'estomac et il détourna brièvement les yeux sur son cheval en mimant le fait de vérifier une fois de plus l'état de la bride. Ce n'était pas vraiment le moment de penser à ce genre de choses et après tout, la question de la Dornienne était innocente. Elle ne se doutait pas que ce sujet était difficile, comment l'aurait-elle pu ?

     Quoi qu'il en soit, la situation s'améliora lorsque la jeune femme embraya sur un autre sujet en lui demandant s'il accepterait de lui apprendre quelques petites choses. Pourquoi pas ? Cela dit, elle avait bien précisé que son oncle lui apprenait comment rester discret, ce qui n'était pas forcément associé au style de combat que le Valois connaissait. Il ne se battait pas pour tuer, même s'il connaissait des techniques qui pouvaient rapidement expédier quelqu'un dans les bras de l'Étranger. Cela dit, les connaître ne signifiait pas forcément être un bon professeur et il n'avait pas vraiment la fibre professorale. Mais bon ! Ils étaient entre eux alors qu'avait-il à perdre ? Ce serait un moyen de passer le temps. Hochant la tête, le Valois répondit donc.

     ▬ Je peux vous montrer quelques passes que je connais oui. Cela dit, je ne suis pas convaincu d'être un bon professeur pour ma part, puis c'est sans compter que j'ai appris sur le tas et non auprès d'un maître d'armes comme beaucoup de chevaliers. »

     Enfin si, il avait bien appris auprès d'un maître d'armes au moment où il était encore écuyer à Neufétoiles, ou plutôt aux Eyrié alors qu'il servait un chevalier au service des Arryn. Puisqu'elle lui en avait fait la demande, il était peu probable qu'elle change soudainement d'avis en demandant à ce qu'il s'abstienne de lui donner quelques conseils. Pryam s'approcha donc de sa monture pour y décrocher une épée émoussée dont il se servait avec son maître à l'époque où celui-ci étant encore en vie. Pourquoi l'avoir gardée ? Certainement pas pour les sentiments, le jeune homme n'avait guère besoin d'un objet pour se souvenir de quelqu'un. Non, c'était au cas où il aurait un jour un écuyer à ses côtés, de manière à pouvoir aussi commencer son entraînement comme lui en avait eu la chance à l'époque. L'épée encore dans son fourreau à la main, le chevalier s'approcha de la jeune femme pour la lui rendre avant de reprendre.

     ▬ Elle est émoussée, pas que je doute de vos capacités, mais c'est plus prudent d'utiliser une telle épée lorsqu'on débute. Simple justification. Vous n'êtes pas vraiment bâtie pour les combats rapprochés, non parce que vous êtes une femme, mais simplement parce que vous êtes bien trop légère pour porter une armure, ce serait dommage de vous empêtrer avec alors que vous avez des capacités naturelles à portée de main. Mais mieux vaut avoir plusieurs cartes à la main, vous avez raison. »

     Dans certains cas, il pouvait se montrer bavard. Il aurait été dommage que la jeune femme se perfectionne trop dans l'épée, elle était plutôt taillée pour la distance ou les dagues, voir les lances même, mais Pryam n'y était pas très doué malheureusement. Après avoir attendu que la demoiselle dégaine elle-même son arme, il tourna légèrement sur le côté pour se placer derrière elle, sans la toucher toutefois, puis lui indiqua la meilleure manière de la tenir.

     ▬ Je suis conscient que cela peut avoir l'air idiot, mais sans une épée bien tenue, c'est un gros avantage de perdu vous pouvez me croire sur parole. »

     Tirant lui-même son épée, il lui montra comment la placer dans l'alignement du bras en ajoutant à titre indicatif, qu'il valait mieux éviter les mouvements qui n'étaient pas « naturels » pour le corps, comme d'essayer d'atteindre une personne du côté opposé à celui où l'on tenait l'épée. Le jeu de jambes était très important, même si vêtu d'une armure les choses étaient bien plus compliquées. Heureusement pour lui, le chevalier en portait rarement une. Après avoir dispensé quelques conseils, il invita la jeune femme à s'entraîner à donner des coups sur un arbre qui n'avait rien demandé, mais qui n'en garderait pas beaucoup de traces. La laissant faire quelques instants, il finit par lui proposer une autre idée.

     ▬ Essayez de m'attaquer. Je me contenterais de me défendre sans riposter ne vous inquiétez pas. »

     D'un côté le contraire aurait été stupide, après tout, il devait la protéger et non l'abîmer !


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Message Ven 24 Aoû 2012 - 16:06

Le temps semblait suspendu entre la chasseuse et le chevalier. J'avais l'impression d'être dans une fable, même si le sens m'échappait totalement pour le moment. C'était un étranger et par là même, vu que mon oncle m'avait confié à lui, je tentais d'être la plus agréable possible, mais mes possibilités étaient limitées. Et plus j'y regardais, plus les siennes l'étaient aussi. A croire qu'il n'avait pas eu de frères ou de soeurs, qu'il avait toujours vécu en tant que voyageur tel un ermite. Il était impressionnant de part son silence et sa carrure, mais je possédais des oeillères face à ce genre de choses, alors je brisais la glace autant que je le pouvais.

Il se confia à moi. Je sentais la retenue qui l'habitait mais je ne pouvais pas lui en vouloir. Je savais avoir la même quand j'étais au centre de l'attention. Ne pas convenir aux attentes de ses parents. Voilà une chose qui m'était totalement inconnue. Je n'avais aucune idée de ce que ma mère voulait pour moi, à part qu'elle a voulu que mon oncle me prenne avec lui, alors je me disais qu'elle voulait que je mène cette vie de nomade. Pourquoi n'y en a-t-il pas été autrement pour ma soeur? L'âge m'avait dit Nasler, il se devait de partir de Lancéhélion rapidement et elle était bien trop jeune...Parfois, je me demandais ce qu'elle était devenue, si elle savait qu'elle avait une soeur ou si elle avait préféré m'oublier, m'enterrer en me haïssant car je n'avais pas été là pour elle. Mais à entendre Pryam, il n'y avait pas de famille parfaite, les espoirs que je nourris et les craintes sont peut-être totalement illusoires, il ne sert donc à rien de perdre du temps avec elle.

A mon autre question, il tenta de l'éclipser avec une pirouette. Se pouvait-il qu'un chevalier manie assez bien le verbe pour échapper à ce qui le met mal à son aise? Je ne pouvais pas croire qu'il n'était pas protecteur, n'était-il pas là à me garder du loup? Bien sûr, cela était du à la demande de mon oncle, suite au combat que nous avions mené auprès de lui, mais tout de même. Il avait cette patience que je prêtais aux gens sages, même si je ne le voyais pas encore totalement sage. Il avait encore des doutes, comme s'il était perdu de ne savoir à quoi être utile...pour lui, d'après ce que j'en comprenais, il trouvait qu'il n'était pas à sa place auprès de son père, qu'il n'était pas utile. Alors il aide les démunis tout en se montrant fermé, comme si son coeur saignait tellement qu'il l'avait mis dans une boite jusqu'à en oublier son existence.

Seule votre soeur pourrait répondre à cela avec justesse, concernant votre protection.

Parfois, il arrive que nous n'avons pas une vision juste de nous-même. Je considérai que nos proches, même après plusieurs années sans nouvelles, pouvaient nous connaître mieux que nous-même à notre grand désarroi. Je n'étais pas certaine qu'il comprendrait pourquoi je dis cela, mais ce n'était pas la question. Je respectais le silence des autres, car le mien était tout autant sacré à mes yeux.

Observatrice, je remarquai qu'il détourna les yeux suite à l'aveu concernant sa soeur, vérifiant pour la millième fois les sangles de son cheval. Je ne fis aucun commentaire, préférant m'intéresser à ce dont sera faite notre journée. Quand il s'agissait d'arme ou de combat, les hommes n'étaient jamais réticents. D'après mon oncle, quand il s'agissait de femme aussi, mais je n'avais jamais été très à l'aise avec ce que l'on pourrait normmer « les charmes féminins ». Je m'en voyais totalement dépourvu, tant ma beauté, mes tenues, passaient au second plan face à la beauté de la chasse ou des voyages.

Il me confia qu'il n'était pas certain d'être un bon professeur vu qu'il avait appris sur le tas, un peu à la façon de mon oncle. Je me permis donc une réplique qui disait tout sur ma détermination de l'instant:

Laissez moi en juger. Je ne vous mentirai pas.

J'étais habituée à combattre avec mon oncle, et ce dernier m'avait toujours dit que je gagnerai à apprendre avec mes ennemis mais également avec d'autres combattants. J'étais persuadé que son style était différent de celui que j'adoptais habituellement, après tout nous n'avons pas la même carrure, mais j'étais persuadée que j'apprendrai quoiqu'il advienne. Il s'approcha de moi avec ce qui semblait être une épée. C'était un type d'arme dont je n'avais pas l'habitude, habituée à mes dagues, toujours sur moi, ou encore à l'arc. J'étais toutefois ouverte à la nouveauté et je l'écoutais avec attention dès qu'il ouvrit la bouche.

Il avait totalement raison. J'étais agile, fine, tout ce qu'il fallait pour esquiver au mieux. Je me saisis de l'épée et la sortit de son fourreau que je déposai non loin de nous. J'écoutais ses justifications sans m'en encombrer pour autant. Après tout, j'étais là pour apprendre pas pour couper donc elle m'irait parfaitement. Je jouais sur plusieurs tableaux car je ne savais pas de quoi l'avenir était fait. Si je venais être kidnappée par exemple, et qu'il n'y avait que des épées à portée de main, mieux valait que je sache m'en servir. Ainsi, il vint derrière moi afin de me montrer comment la tenir. Mon bras n'était pas totalement tendu, il fallait garder de l'espace pour manoeuvrer. Après m'avoir montré quelques bases, il m'indiqua un arbre sur lequel m'entrainer.

J'acquiéçai de la tête avant de me mettre à l'ouvrage. Je portais des coups autant à la droite qu'à la gauche de l'arbre, m'amusant parfois à reculer comme si mon adversaire invisible venait à moi. Je ne pensais pas que mes coups étaient forts, après tout j'étais une femme, mais je m'entrainai jusqu'au moment où il me demanda de m'en prendre à lui bien qu'il ne comptait pas riposter. Mes yeux forts expressifs se firent interrogatifs mais mes lèvres restèrent closes. C'est ainsi qu'il se mit à parer chacun de mes coups tandis que j'avançai toujours davantage, préférant l'offensif qui visait le débordement de l'adversaire. Je sentais mon coeur battre la chamade, mais j'adorai cette sensation qui me rendait plus vivante.

Soudainement j'arrêtais. Sans doute pensa-t-il que j'étais fatiguée, alors qu'il en allait autrement. J'étais essouflée, mais pas encore assez pour ne pas parler.

Si on passait aux choses sérieuses? Combattre contre un arbre ou un homme qui ne fait que se défendre ce n'est pas très marrant ou réaliste. Montrez moi ce que vous savez faire et ne retenez pas vos coups!

Mon regard brillait d'une malice qui ne survenait que dans ce genre de moment. Cela me mettait en joie d'apprendre, j'étais dans mon élément même si l'épée n'était pas une arme pour un bras de femme. J'avais envie qu'il prenne un peu de plaisir lui aussi, car je doutais que ce soit le cas pour le moment. Je le mis en garde, l'épée avançant vers lui, provocante, avant que je ne vienne le piquer et qu'il esquisse ce coup encore bien trop maladroit. S'il y avait bien une chose que je savais, c'était que manier l'épée était une chose, esquiver une autre que je maitrisais bien mieux.

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Pryam Templeton
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Message Sam 25 Aoû 2012 - 13:13

     Lorsque la jeune femme s'arrêta de frapper, Pryam imagina alors qu'elle était certainement trop épuisée pour continuer. D'un côté, ce n'était guère surprenant, après tout, porter une épée n'était pas une chose aussi aisée que soulever un arc par exemple. Cela demandait une force plus présente, surtout lorsque l'on était une femme. Une fois de plus, cela n'avait strictement rien de machiste, c'était simplement une logique qui découlait du physique de chaque sexe, une dame, qu'elle soit noble ou roturière, ne possédait que très rarement la force d'un homme du même âge. Ou alors à quelques exceptions près, mais pour le coup la Dornienne n'entrait pas dans cette catégorie. Quoi qu'il en soit, le Valois se rendit rapidement compte qu'il s'était fourvoyé et qu'elle ne désirait pas cesser l'entraînement, mais plutôt changer de type d'exercice. Le fait de s'entraîner au véritable combat était peut-être un peu trop tôt, Pryam avait dû se battre contre des arbres pendant des lustres avant que son maître ne daigne lui accorder l'attention nécessaire pour un entraînement contre une personne qui répliquait. Ses bras avaient été douloureux au début, puis avec le temps l'habitude de manier l'épée était entrée dans ses mœurs et à ce jour, le jeune homme avait du mal à se souvenir de l'époque où il se contentait de regarder les autres chevaliers qui s'entraînaient. Mais il n'était pas ici pour faire de la jeune femme un futur chevalier, ils pouvaient donc bien brûler les étapes, même si très logiquement, l'errant ne comptait certainement pas laisser ses coups frapper sans les retenir. Déjà qu'il avait du mal à se laisser aller lorsqu'il était en compagnie de brigands, alors face à une femme qu'il devait protéger – ou du moins surveiller – c'était tout bonnement impensable. Il ne se priva d'ailleurs pas de le lui faire savoir.

     ▬ Je n'ai rien contre le fait de passer à ce type d'exercice, mais par contre vous comprendrez que je ne frapperai pas réellement... »

     Son regard scruta le visage de la jeune femme quelques instants comme s'il craignait qu'elle ne l'admoneste face à de telles paroles. Mais elle se contenta de le fixer et il hocha donc la tête pour lui faire signe qu'ils pouvaient débuter. Inutile de parler vainement dans un combat, même si ce n'était qu'un exercice. Laissant la jeune femme faire une première attaque, Pryam riposta en la parant, mais se contenta de la repousser d'un simple geste suffisamment fort pour dégager son arme, sans pour autant la faire chuter au sol. Il ignorait si elle était bien équilibrée, certains individus tombaient sur le sol après une simple pichenette, mais d'autres semblaient ancrés à même la terre comme si quelque chose les liaient à ce dernier.
     Après avoir repoussé la Dornienne, le chevalier esquissa un pas vers elle, d'un geste direct et sans détour, il visa sa taille pour la contraindre à reculer de manière à ce qu'elle ne se concentre pas trop sur son arme elle-même. Le risque lorsqu'une personne n'était pas habituée à porter une épée, c'était qu'elle se laisse rapidement épuiser par le poids de l'arme. Pour débuter du moins, mais si l'autre combattant était une personne habituée à voyager ou à porter de lourds fardeaux, les choses étaient différentes. Il fallait simplement se débrouiller pour détourner l'attention de la personne qui se faisait frapper de manière à ce qu'elle oublie petit à petit qu'elle portait une arme plus lourde et plus conséquente qu'à l'accoutumée. Après cela, il suffisait de donner un coup suffisamment fort pour faire voler l'arme. Comme le chevalier errant qui avait adoubé Pryam le lui répétait sans cesse : un adversaire désarmé ne représentait plus le moindre danger. Même si dans le cas présent la Dornienne n'était qu'une adversaire d'entraînement, cela permettrait tout de même de lui apprendre qu'une épée était très différente d'un arc ou encore d'un poignard comme elle devait avoir l'habitude de porter.

     Il laissa la jeune femme riposter, résister ou ce qu'elle désirait faire. L'essentiel étant que son attention se détourne de l'épée. Histoire de ne pas lui laisser le temps de se concentrer à nouveau, Pryam enchaîna après avec de nouvelles petites attaques visant des zones aisées à défendre de manière à tester sa défense et sa riposte. Étant donné que son arme n'était pas émoussée, le chevalier errant ne pouvait pas se permettre de la toucher et il retenait donc ses gestes à la dernière minute de manière à ce que ses habits et sa peau ne soient pas entaillés, cela qu'il réussisse à passer la barrière de sa défense ou non. L'action se déroula pendant plusieurs instants après le début de leur entraînement, tantôt la Dornienne arrivait à attaquer et à faire reculer son compagnon d'entraînement, tantôt c'était le contraire. Un exercice habituel, bien que les deux participants l'étaient moins.
     Lorsque le chevalier estima avoir suffisamment testé les défenses de la jeune femme, il esquissa un geste destiné à lui faire croire qu'il comptait attaquer son flanc gauche, mais à la dernière seconde, dévia son mouvement pour faire en sorte que son épée percute celle de la Dornienne. Normalement si elle tenait bien son arme, rien ne devrait se passer, mis à part une petite surprise de son côté, mais si elle s'était relâchée et que son arme était moins bien tenue, celle-ci pourrait bien lui échapper des mains et s'envoler plus loin. Au fond, le résultat ne comptait que bien peu, le Valois espérait même qu'elle parviendrait à la retenir, ce qui signifierait qu'elle possédait peut-être un talent naturel pour le maniement des armes longues. Cela dit, le blond lui-même s'était laissé avoir par ce tour lorsqu'il s'entraînait à l'époque alors que ce soit aussi le cas de la jeune femme ne serait pas très surprenant. Toujours attentif, il s'apprêtait néanmoins à bloquer une éventuelle parade si jamais elle se révélait suffisamment douée pour bloquer et pouvoir riposter dans le même temps. Il lui arrivait souvent de tomber sur plus efficace que lui. Pour être sincère, c'était même le cas presque tous les jours. Pryam n'aimait pas se battre, il se contentait de le faire par obligation et que cela se passe lors d'un entraînement ou un combat, c'était du pareil au même.


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Message Lun 27 Aoû 2012 - 14:58

Mon oncle disait souvent que je n'étais pas raisonnable. Peut-être car j'étais une femme, mais il m'arrivait dans plusieurs domaines de vie d'en faire plus que demandé. C'était une seconde nature chez moi, simplement car on attend toujours moins d'une femme et que je me devais, au nom de quoi je ne sais, prouver qu'il en allait autrement pour moi. Après tout, n'étais-je pas née à Dorne, sous le soleil aride, n'avais-je pas pris la route accompagnée de Nasler à mes cinq ans? N'était-ce pas assez pour montrer aux yeux du monde que j'étais différente? Et bien non. Simplement car d'une part, les gens que nous croisions n'avaient aucune idée de mon passé, et d'autre part car j'étais et resterais une femme. J'avais bien conscience qu'on attendait pas de moi de porter un seau d'eau sur plus de cinq kilomètres, ou encore que je me batte avec des épées. Dès qu'on me voyait, on se disait que j'étais avant tout un poids que mon oncle trainait, alors qu'il s'avérait que je possédais des qualités bien utiles. Il en allait de même lors de mes entrainements. J'allai toujours au delà de mes forces, je me surpassais en tout temps, au risque de me trainer sur plusieurs jours ainsi. Mais c'était dans mon sang, dans mes veines, bien plus fort que moi.

Pour reprendre une phrase de mon oncle « je suis un danger pour moi-même ». La preuve en direct. Tandis que je faisais bonne figure, allant jusqu'à demander à ce qu'il m'attaque, je sentais que mes bras étaient tendus à l'extrême. La douleur ne se propageait pas encore dans mon dos, mais tôt ou tard cela allait être le cas. Mais dans ce genre de moment, je me sentais plus vivante que jamais et c'était pour cette raison et par mon goût du combat, que je demandais à Pryam de m'attaquer. Ce qu'il me dit ne m'étonna pas et dans le fond cela me rassurait. Je n'étais pas certaine de pouvoir me défendre correctement et prendre un coup d'épée n'était sans doute pas dans les projets de mon oncle quand il m'a laissé seule avec lui.

J'amorçai le combat en attaquant. Pryam para sans problème avant d'attaquer à son tour. Je me penchai en avant, rentrant mon ventre tout en faisant un pas en arrière. Sans cette esquive son coup aurait pu faire mouche. Et ce qu'il se produisit par la suite, à part des coups maladroits de ma part, fut une série d'esquive – que je maniai mieux que l'épée – avant que Pryam n'arrive à me retirer l'épée batarde de la main, cette dernière allant se figer au sol un peu plus loin. A la vue de l'épée qui avait enfin quittée ma main je me mis à rire de bon coeur. Pour dire la vérité, j'étais enfin débarassée de cette épée qui m'était de plus en plus difficile à tenir. Je n'étais pas certaine qu'il comprendrait mon rire, alors même que je me laissais tomber sur mes fesses afin de me reposer, tout en étirant mes bras au dessus de ma tête.

- Je me demandais quand vous alliez réussir à me l'enlever de la main!

Désormais, il pouvait comprendre que j'étais soulagée de son geste. J'avais beaucoup aimé notre combat, mais force est d'admettre que je ne suis pas un homme, encore moins un qui sait manier l'épée. Je préférai sans détours mes dagues ainsi que mon arc, ces derniers me laissant l'amplitude nécessaire pour esquiver.

Je me sentais toute endolorie, bien que les muscles étaient encore chauds. Dans ce genre de moment, Nasler me massait à l'aide d'eucalyptus mélangé à de la menthe. Cela avait un effet apaisant et anesthésiant. Mes yeux divaguèrent un instant en direction de Pryam, avant que je ne fasse non de la tête alors même que je ne lui avais rien demandé. C'était inconcevable, lui qui se montrait si distant par la parole et les gestes n'accepteraient jamais de me faire un massage. Après tout j'étais une étrangère pour lui, une étrangère qu'il devait chaperonner c'était déjà suffisant.

- Ce fut un bon entrainement. Vous vous montrez précautionneux et en même temps vif à faire prendre conscience des faiblesses de l'autre.

Ma spontanéïté qui n'avait pas vraiment disparue, revenait au galop. Après tout, je lui avais dis que je lui ferai un retour concernant son enseignement et ce dernier était plutôt élogieux. Je lui souris, franchement, avant de m'allonger sur mes coudes en une position qui me permettait de toujours le regarder.

- Et si je vous apprenais quelque chose à mon tour!

Alors même que je dégustais silencieusement face aux élancements dans mes bras, je me redressai d'un bond avec un sourire énigmatique aux lèvres. J'avais simplement envie de m'amuser un petit peu et aussi d'aller à l'encontre de ce masque distant qu'il affichait sans arrêt. Je ne connaissais pas sa vie, à part le peu qu'il m'avait livré précédemment. Mais je le trouvais bien trop sérieux pour l'âge qu'il avait. Je n'étais pas non plus une bout en train, mais je faisais des efforts quand c'était nécessaire et aussi au sein des auberges.

- Que préférez-vous? Le tir à l'arc, bien que je pense que vous ayez des bases, ou encore la cueillette et la préparation d'herbes?

Après tout, la dernière option ne serait pas si mal. Je savais que sur ces routes de nombreuses herbes aux creux des rochers pouvaient se trouver facilement. Ainsi, Nasler sera heureux en rentrant de voir que j'avais alimenter notre stock, notamment les herbes qui servaient aux massages ou encore aux soins des plaies superficielles. J'étais loin de connaître toutes les techniques, mais pour celles de bases je me débrouillais.

Je me doutais dans le fond que ces options n'étaient pas forcément adaptées à un chevalier, mais ce dernier n'était pas non plus comme les autres. Il y avait un quelque chose de bien trop morne pour que je ne m'y intéresse que superficiellement. Sans le savoir, il avait attisé mon intérêt et je n'étais pas femme à laisser passer ce que je ne comprenais pas.
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Message Lun 27 Aoû 2012 - 18:09

     Lorsque l'épée tomba sur le sol, Pryam se contenta de regarder la jeune femme qui rigolait comme s'il venait de lui conter la blague la plus hilarante du siècle. Toujours fidèle à lui-même, le chevalier resta muet en arborant une expression toujours impassible, puis se contenta de hocher légèrement la tête lorsqu'elle se laissa tomber au sol. Apparemment la Dornienne en avait terminé avec l'exercice, il était donc inutile de laisser l'épée dégainée plus longtemps et le Valois s'empressa de ranger l'arme qu'il tenait toujours à la main, avant de se diriger vers l'épée d'entraînement encore posée quelques mètres plus loin. La ramassant, Pryam s'assura simplement qu'elle était en bon état – même si une chute aussi minime ne pouvait l'abîmer logiquement – puis se dirigea vers les affaires de son destrier avant de rengainer cette épée dans son fourreau pour l'attacher au reste de l'équipement.
     Pendant ce temps, la jeune femme avait semblé soulagée d'être débarrassée de l'arme qu'elle tenait à la main – c'était du moins ce que ses paroles laissaient penser – puis ajouta qu'il s'agissait d'un bon entraînement. Tant mieux si elle avait apprécié l'exercice, même si pour être franc Pryam ne l'estima pas particulièrement digne de figurer parmi les entraînements dignes de ce nom ! Mais c'était sans importance, la jeune femme n'était pas un chevalier et il était donc logique qu'elle ne sache pas comment se déroulaient normalement ces évènements. Lorsqu'elle ajouta qu'il savait faire prendre conscience des faiblesses, il se contenta de hausser les épaules d'un air léger.

     ▬ Pas vraiment, disons simplement que ma survie dépend de ma capacité à détecter les faiblesses de mon adversaire. »

     Qu'il le remarque ou non, ce n'était pas vraiment le but du Valois, au contraire même. Mais une fois de plus, c'était sans importance et le sujet s'oublia de lui-même avec que la Dornienne déclarait vouloir lui apprendre quelque chose à son tour. C'était très aimable de sa part, mais Pryam n'était pas convaincu - pas du tout même - d'être capable de pouvoir apprendre quoi que ce soit qui sortait de l'éducation d'un chevalier. Oh, il n'était pas stupide, simplement pas très débrouillard et son esprit était occupé par d'autres choses plus importantes dirons-nous, du moins importantes pour sa survie. Elle se redressa pour lui proposer deux possibilités. Le choix n'était pas très difficile, même s'il était logiquement plus intéressé par l'arc qui était lié au combat, le chevalier errant en avait fait lorsqu'il était enfant et une chose était certaine : ce n'était pas sa tasse de thé. Mieux valait donc se lancer dans quelque chose qu'il pouvait maîtriser un minimum, du moins en espérant que ce soit davantage son rayon que les arcs et les objets de lancer.

     ▬ Ne vous sentez pas obligée de me rendre la pareille. Je n'ai pas agi dans ce but. C'était sincère, il n'avait aucunement besoin que l'on s'amuse à lui renvoyer ses attentions. Mais à choisir, je ne vous cacherais pas que les arcs n'ont pas mon attirance, tant qu'à faire je préfère apprendre quelque chose que je ne connais pas du tout. »

     Il lui laissait la possibilité de se retirer si jamais elle changeait d'avis, Pryam n'en serait pas vexé, bien au contraire. Après un léger soupir, il s'assura que les deux montures étaient toujours bien attachées et en bonne santé – c'était une manière de meubler le silence et de s'occuper – puis il reporta son attention sur la Dornienne avant de poser une simple question.

     ▬ J'imagine que vous ne devez pas connaître ces choses de Dorne ? Enfin, je n'y ai jamais été, mais je présume qu'une région désertique ne doit pas être peuplée de fleurs et de plantes utilisables, non ? »

     Il était possible qu'il se fourvoie, après tout, les premières impressions n'étaient pas toujours les bonnes ! Dorne pouvait bien être une région qui abritait bon nombre de secrets, tout comme les montagnes du Val apparaissaient rudes et austères aux étrangers, mais valaient pourtant toutes les régions du monde à ses habitants. Excepté Pryam bien entendu.

HP:
 


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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