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Visite prestigieuse [PV Jeanne Tyrell]

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Message Ven 3 Aoû 2012 - 15:29

La journée promettait d'être spéciale à Froide-Douve : des invités de prestige y étaient attendus, bousculant les tranquilles voire mornes habitudes du castel. Rohanne, cependant, ne se sentait guère moins sereine qu'à l'accoutumée. Levée aux aurores, elle avait eu tout le temps de s'assurer que chaque détail saurait faire apprécier le modeste château.
Elle avait bien conscience de ne pouvoir assurer à lady Tyrell - puisque c'était d'elle dont il s'agissait - et à sa suite le luxe de Hautjardin, mais elle n'avait jamais eu à avoir honte de recevoir. En outre, sa suzeraine s'était toujours montrée des plus affables dans les quelques relations qu'elles entretenaient. Rohanne avait toujours pu, au gré de ses alliances conjugales et des turpides que la vie lui apportait, compter sur le soutien de son suzerain, lord Leo Tyrell. Sa femme avait en cela toujours partagé les sentiments de son époux, pour autant que lady Tyssier put en juger.

Pour l'occasion, Rohanne s'était un plus richement mise qu'à l'habitude, faisant préparer à sa gouvernante une des robes d'apparât. Cependant les heures s'écoulaient et nul signe de convoi ne se faisait percevoir. Bien qu'ayant appris avec l'âge la patience, elle commençait à se sentir tourner en rond ; elle avait passé un moment auprès de son époux, ser Eustace, et attendait maintenant ses visiteurs. Le vieil homme était alité depuis une quizaine de jours, probablement victime d'un refroidissement. Lady Tyssier ne ressentait qu'un attachement lointain pour son présent conjoint, du même âge à peu près que l'aurait été son propre père, lord Wyman Tyssier. Il était néanmoins le père d'Addam, et par sa présence elle se sentait encore un peu rattachée à son amour de jeunesse. Qui plus est, elle ne se sentait pas certaine d'être prête à affronter un nouveau décès, de nouvelles funérailles, et de nouveaux commentaires sur la justification de son bien peu élégant surnom de Veuve Rouge. En outre, ser Eustace ne portait-il pas ses derniers espoirs, ou presque, d'enfanter? Comment, affublée d'une réputation telle que la vie s'acharnait à lui donner, pourrait-elle espérer trouver un nouveau mari si le sien venait à décéder? Serait-elle éternellement privée d'enfants ? N'était-elle pas assez femme ?
Que ne pouvait-elle enfiler son justaucorps et partir se perfectionner au tir à l'arc, comme elle aimait tant le faire ? Vive de corps, elle n'avait jamais eu l'âme à se détendre avec des travaux de broderie, bien que maîtrisant cet art ainsi qu'une lady se doit de le faire. S'asseyant sur une causeuse, au coin d'un âtre où rougeoyait encore quelques braises, elle prit la peine de relire la lettre de Jeyne Brax. Elle avait eu la jeune fille comme pupille pendant quelques temps, et c'était selon elle une enfant tout à fait charmante. A la fois si décidée à être une adulte, et pourtant si loin encore de la matûrité qui sied aux femmes faites. Il faudrait, sans faute, qu'elle lui renvoie un corbeau dès le lendemain.

C'est au milieu de ses rêvasseries sur les sujets abordés par la jeune Jeyne qu'une servante vint l'avertir d'un convoi était en vue, qui atteindrait Froide Douve avant la prochaine heure. Se relevant un peu trop vite pour une dame de son rang, Rohanne prit la suite de la femme de charge pour s'en aller accueillir - enfin ! - sa visiteuse. L'air était doux, dehors, mais elle somma néanmoins une servante d'aller lui chercher un manteau. Elle estimait de son devoir d'attendre son invitée à l'extérieur pour ne pas la faire attendre une minute quand celle-ci arriverait, mais elle entendait bien ne pas subir le même sort que son époux. Froide-Douve avait besoin de sa maîtresse, et la perspective de reste ne serait-ce qu'une journée au lit ne la charmait pas un instant. Au-delà du plaisir - et d'une certaine fierté - à recevoir sa suzeraine, elle regrettait déjà cette journée qu'elle ne pourrait passer au grand air, comme elle le faisait fréquemment. Il était bien temps que son hôte apparaisse, sans quoi elle eut été capable de faire sceller son cheval.
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Message Mar 4 Sep 2012 - 17:38

Sujet ayant eut lieu un peu avant le mariage entre Aliénor et Tristan.

Jeanne, sous l’impulsion de son époux, avait décidé de visiter les épouses des vassaux du Bief alors en plein guerre contre les Fer-Nés. En réalité c’était autant une manière pour elle de leur apporter tout le soutient de leur suzerain en cette période de troubles que de fuir Hautjardin qui n’avait plus rien de chaleureux après les derniers événements. En effet, une dispute entre Leo et la Première Dame du Bief avait assombri le ciel céruléen qui avait régné de si longues années au dessus de la tête des Tyrell en même temps que les premières pluies de l’automne venaient apporter l’eau tant désirée sur les vertes contrées qui n’avaient plus rien de vert désormais. L’hiver ainsi annoncé semblait faire poindre à l’horizon les orages de la discorde dans un amour jusqu’ici sans nuages. Ainsi, ce voyage qui avait pour but de défendre les intérêts de sa maison saurait donner à son époux ainsi qu’à elle-même assez de reculs sur les paroles des uns et des autres pour que tout rentre dans l’ordre du moins l’espérait-elle. Quoi qu’il en soit de ses états d’âme, elle représentait la maison suzeraine sur ses riches terres du Bief assaillies par les barbares des Iles de Fer et asséchées par une longue et meurtrière canicule et en cette qualité, elle était accompagnée d’une petite dizaine d’hommes dont deux chevaliers ainsi que de ses quatre dames de compagnies et d’un page. Pour ainsi dire, elle voyageait léger, très léger même, juste de quoi se sentir en sécurité et tenir son rang, et encore, heureusement qu’elle n’avait pas l’intention de trop s’approcher des côtes !

Elle avait prévu de faire un arrêt à Bois Doré et d’enjoindre son hôte à inviter les Dames de châteaux voisins et vassaux sans trop risquer de les vexer. Ainsi elle s’économisait du temps et de l’énergie pour parcourir l’ensemble di Bief avant le mariage prévu entre la Lionne et son fils ainé tout en ménageant les susceptibilités de chacun et en faisant faire des économies aux maisons les moins aisées qui étaient les premières touchées par cet été trop chaud et sec. Mais en apprenant la maladie de Ser Eustach, elle avait tenu à faire un saut à Froide Douves où elle pourrait voir Dame Rohanne sans la faire quitter le chevet de son époux. La suzeraine espérait que la jeune Lady ne ferait rien d’ostentatoire pour l’accueillir, en temps de guerre il faut savoir être économe même si personne ne saurait recevoir une Dame de haut rang dans la crasse et le désordre, bien évidement. Le tout était de doser les décorations et les repas, pas d’excès, mais pas d’avarice déplacée bon plus, comme il faudrait l’envisager pour le mariage de Tristan d’ailleurs, noces auxquelles la Dame du Bief démises de ses fonctions d’organisatrice ne cessait de penser.

C’est donc avec une colonne réduite à l’essentiel que la Dame de Hautjardin arriva en vue de Froide Douve avec plusieurs heures de retard après qu’un Mestre ait expliqué à Jeanne combien il était dangereux de passer par le village et leur ai fait faire un détour de plusieurs kilomètres. Elle était vêtue d’une robe de velours vert à manches fendues très longues avec une ceinture dorée dont une rose d’or faisait office de boucle et ourlée d’une frise de fils d’or avec des arabesques qui faisaient comme un entrelacs de tiges et de petites fleurs. Quand à ses suivantes, Lady Elea Caswell, jeune femme de l’âge de Rohanne montée sur sa jument blanche portait une robe grise, Lady Uranie Dunn presque une enfant dans sa robe bleue sur son palefroi bai. Tout le contraire de Lady Ronalda de la Nouë, une femme encore plus âgée que Jeanne montée sur un cheval palomino et dont la robe noire pleine de frous frous et de dentelles évoquait finalement assez mal le deuil qu’elle portait de toute façon depuis bien trop longtemps. Enfin, Lady Maelys Redding vêtue d’une robe beige et prune et montée sur un cheval gris avait à peu près l’âge de sa maitresse.

C’est donc avec un peu de surprise, car elle n’avait jamais vu une cour aussi petite, et un grand sourire sur les lèvres, parce qu’elle regardait à présent son hôte, qu’elle entra dans le castel. Il lui sembla minuscule et poussiéreux, mais elle n’en tint pas rigueur à Rohanne, pas plus qu’elle ne le laissa montrer dans ses regards. D’ailleurs aucune des suivantes de la Suzeraine n’osa une réflexion, n’étaient elles pas toutes de petites naissances elles aussi ? Jeanne mit pied à terre alors qu’on tenait son cheval et marcha d’un pas assuré et mesuré vers Lady Tyssier avec un doux sourire désolé. Son long manteau vert à la grosse rose d’or brodée dans le dos trainant dans la poussière sans qu’elle ne paraisse y prêter attention, pas plus qu’elle ne semblait attendre que son hôte respecte les convenances à en croire son sourire presque maternel, et pourtant, il ne pouvait en être autrement. En arrivant face à la maitresse des Lieux qui avait eut la jugeote de bien se couvrir, elle dit :

« Lady Rohanne ! Voici mes suivantes, Lady Maelys, une ancienne voisine si je ne m’abuse, Lady Elea, Lady Uranie et Lady Ronalda. Je suis heureuse de voir que vous au moins vous portez comme un charme, j’espère que l’état de votre mari n’est pas si préoccupant qu’on le dit. »

Bientôt les femmes et le page furent entrées dans le château, qui il est certain n’avait rien à voir avec Hautjardin mais dont il était claire que la maitresse de maison avait tout fait pour le rendre présentable. Ainsi à l’abri, les Dames pourraient deviser plus intimement le temps que les hommes fassent connaissance à l’extérieur et que les affaires soient déchargées, les chevaux nourris et dessellés. Les hommes d’armes pourraient dormir à l’extérieur dans des tentes, la petite forteresse ne permettant pas à tous d’y trouver des appartements, et seules les femmes et les deux chevaliers étaient tenus aux meilleurs égards. Il en était d’ailleurs de même pour le repas, l’hôte devait nourrir tout le monde, mais nul besoin de faire un grand banquet pour les soldats. Enfin, son toit, sa loi, aussi Lady Rohanne ferait elle comme bon lui semblerait.
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