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Corneille à Trois Yeux
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Message Jeu 13 Sep 2012 - 12:52

Le membre 'Lady Coeurdepierre' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé de grossesse' :
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Message Lun 17 Sep 2012 - 9:10

Le soleil entrait par la fenêtre en rayon doux et chaud. Walda avait ouvert les yeux doucement. Naturellement ses mains étaient venues se poser sur son ventre. Elle se souvenait de cette nuit, avec le géant des osseux. Aucune illusion n’avait percé le cœur de la jeune femme. Cela n’avait été qu’une fausse romance qu’elle avait elle-même enjolivé de sentiments aussi factices qu’improbables. Elle prit une grande inspiration et se redressa pour s’asseoir sur le rebord de sa couche. Ses mains ne quittaient pas son ventre. Elle baissa les yeux dessus comme si elle ne se rendait compte de son geste qu’à ce moment-là. En fait, pensa-t-elle, cela venait certainement du fait de ce rêve bizarre qu’elle avait fait cette nuit. Alors qu’elle marchait sur la plage, à la lumière pale d’une lune sans éclat, elle avait vue des ombres tout autour d’elle. Des âmes en peine dont la tristesse était presque palpable et qu’elle devinait sans peine puisqu’elle était dans un rêve. Elle c’était mise à pleurer en éprouvant autant de souffrance. L’une des ombres c’était approchée d’elle, si triste qu’elle en était courbée sur elle-même. Ses yeux étaient deux points de lumière dans une silhouette d’encre noire. La créature l’avait prise dans ses bras pour la réconforter, s’imaginait Walda, puis c’était fondu en elle, lentement, comme une fusion des êtres, elle c’était roulée en boule dans son ventre mêlant sa peine à la tristesse de l’autre.

La lumière qui éclaboussait la chambre, le chaud soleil qui embrasait l’horizon et le bruit de la cours à l’extérieur avait réchauffé l’âme de la jeune fille. Elle c’était avancé jusqu’à la fenêtre pour regarder le Conflant depuis la fenêtre de sa chambre. Un sourire s’étira sur son visage et ses mains quittèrent son ventre pour se poser sur le rebord de la lucarne. La pierre était chaude et agréable au touché. Quelques coups donné à la porte sortir la jeune femme de sa rêverie.

-Entrez.

La porte s’ouvrit sur l’une des servantes. Qui entra en baissant les yeux. Elle souriait et ce sourir n’avait rien de plaisant aux yeux de Walda.

-Madame, dit la femme qui portait des linges propres pour sa maitresse. Les Ferboys ont annoncés leurs départs. Je suis certaine que vous aurez cœur à vouloir dire adieu à la Lady de Dorne et à son beau cousin. Si vous le souhaitez je vais vous aider à…

-Comment ça son « beau » cousin ? Pourquoi aurais-je envie de dire adieu à son « beau » cousin je te pris ?

-Madame, commença la servante penaude, son sourire ayant disparue en même temps qu’elle percevait la colère dans la voie de la jeune fille. Ce n’était que… supposition.

Walda fronçât les sourcils. Elle ne lacherait pas l’affaire tant qu’elle n’aurait pas le fin mot de ce qu’elle comprenait être un sous-entendue. La servante savait-elle pour cette nuit ? Elle se retourna pour lui faire face alors que cette dernière depliait sur le lit les affaires qu’elle avait sélectionné pour sa Dame. Walda ouvrit la bouche mais fût coupé par l’entrée en trombe de sa Septa.

-‘Alda… Alda qu’avez-vous fait encore ? Terrible enfant sans cervelle !

Walda ferma la bouche et se tourna vers Elzabeth. La vielle ne semblait pas autant en colère qu’affolée et désespérée. La servante, comprenant que sa place n’était plus ici termina en vitesse de préparer les effets de la jeune Mallister avant de sortir, non sans envoyé un sourire complice à la benjamine. Un sourire qui n’eue pas l’effet escompté, blessant plutôt que de réconforter.

-Tout le château semble être au courant ! Comment est-ce possible ? Mais qu’est-ce qui vous a pris Walda ! Comment allons-nous expliquer ça à votre père ? Comment votre frère va-t-il pouvoir gérer vos bêtises Walda Mallister ? Est-ce qu’au moins vous percevez la gravité de ce que vous avez fait ? Ho… par les Septs, que les Autres emportent votre goût pour les garçons.

-Mais…

-Et j’espère que ces rumeurs ne sont que partiellement fondés car sinon vous jetterais le déshonneur sur la Maison Mallister. Vous imaginez la honte de vos parents, de Gareth et de Rivannon si jamais vous aviez perdu votre… La septa ne termina pas sa phrase, montant une main à sa bouche comme choquée par ses propres pensés.
Il faudra vérifier que ce goujat de Dorne ne vous a pas volé votre innocence ma chère enfant. Quel honte, quel honte… Habillez-vous maintenant il est temps de raccompagner ces horribles Ferboys et de souhaiter que les Autres les emportent.

Walda était resté tétanisée par toutes ses remontrances, comme si elle réalisait, effectivement, l’importance de ses erreurs. Sans même bougé elle c’était mise à pleurer, agitée de sanglots silencieux. Son cœur battait à tout rompre et chaque battement renvoyait, en vague, les pulsations de sa propre angoisse. Que se passerait-il quand ils découvriraient qu’elle n’était plus vierge ? L’idée qu’elle puisse être chassée ou enfermée n’avait rien d’aussi terrible que la honte et la désapprobation qu’elle imaginait déjà dans le regard de son père. Que les rumeurs chantent l’attitude volage de la jeune Mallister pouvait attirer l’attention de ses parents, mais qu’elle perde sa virginité et elle savait que son père ne la considérerait plus comme sa fille, pas même comme une étrangère. Il ferait comme si elle était morte.

-Habillez-vous Walda Mallister et tachez d’être digne avec vos invités pour leur départ. Si, pendant quelques minutes vous arrivez à ne pas faire de bêtise peut-être alors vous montrerez vous à la hauteur de votre nom.

La septa ressortit laissant la jeune fille seule. Celle-ci resta aussi immobile ne bougeant que pour s’accrocher au rebord de la fenêtre alors qu’elle sentait es jambes flageoler.

**

Elle avait passé une robe Indigo ourlé d’or et d’argent. Les fanons à ses manches laissés percevoir la peau une jolie tunique perle assez fine pour être transparente. Elle était accompagnée de sa Septa et de quatre gardes aux couleurs de la maison.
Le soleil resplendissait et seuls quelques nuages épars ne faisaient qu’embellir un ciel d’un bleu pur. En venant les rejoindre Walda avait croisé nombre de servants et personnel du château. Elle avait alors vite comprit que son escapade de cette nuit et ses exploits avec le Dornien n’était déjà plus secret pour personne. Complicité, honte, chagrin, malice, mépris, chaque visage affichait un masque différent mais chacun blessé Walda avec autant de force qu’un poignard. Une seule fois elle avait voulus bien faire…

La jeune femme s’approcha du cheval de tête. Edarra Ferboys était aussi sublime qu’au jour de son arrivée. Une femme que la beauté et l’intelligence faisait rivaliser avec les reines de ce monde, en tout cas dans l’imaginaire de la jeune Mallister. La position de la noble de Dorne, installée sur son destrier, ajoutait encore au dramatique de l’instant. Elle dominait Walda Mallister de toute sa hauteur alors que celle-ci venait la rejoindre et lui tendait les mains.

-Que votre voyage jusqu’aux murs-blancs soient doux Lady Ferboys. Vous serez toujours la bienvenue chez nous. Votre présence m’a été très agréable, mentit Walda.

Malgré les horribles sentiments qui tournoyaient en tempête dans son ventre elle restait digne mais écourta le départ. Elle tourna les talons aussi vite qu’elle put, écoutant d’une oreille distraite la probable réponse d’Edarra. Elle évita soigneusement de jeter le moindre regard au Dornien. Cela devait être sa faute après tout. Il avait dû se vanter de son exploit de cette nuit à ses gardes en se saoulant de vin du désert et voilà qu’au milieu des rires dont elle était la cible, des servants du château avait dû partager l’hilarité des hommes de Dorne. La honte était devenue douleur et c’est presque en courant que la jeune fille avait rejoint ses appartements.

**

Bien, bien après le départ des Ferboys, alors qu’Asafa devait encore se moquer d’elle et se vanter de l’avoir prise comme une putain des Bordels de Port-Lannis, alors qu’Edarra devait partager, en secret, le bonheur de la déchéance de la petite pute Mallister, Walda pleurait.

Allongée, en chien de Fayence, sur son lit, elle pleurait le visage enfoncé dans son coussin pour étouffer ses sanglots. Elle tenait son ventre des deux mains. Sans savoir qu’un enfant, une ombre de tristesse et de douleur, grandissait dans ses entrailles. Elle prévoyait de fuir la disgrâce. L’idée d’y échapper par la mort lui avait traversé les pensées. Aurait-elle su qu’elle portait en elle le monstre d’Asafa qu’elle se serait précipitée par la fenêtre. Mais pour l’heure elle souhaitait juste cesser de pleurer. Quelle belle réussite pour la Lady de Dorne. De Walda Mallister ne restait qu’une épave qui ne désirait plus que les ténèbres rassurantes de sa chambre et pour réconfort les sanglots de sa culpabilité. Elle ne désirait plus qu’une chose, que l’étranger vienne la chercher. Et bientôt les choses seraient bien pires.
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