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Une visite inattendue.

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Message Mer 1 Aoû 2012 - 16:49

Le soleil éclatait dans un ciel azur, rayonnant de mille feux tandis que les oiseaux s’amusaient à virevolter au-dessus des plus hautes tours du château. Une brise légère rendait le fond de l’air agréable et emportait, depuis la forêt et la crique, l’odeur des pins et du sel de la mer. La cour était animée et des paysans venaient vendre quelques une de leurs denrées aux cuisines, tandis qu’un peu plus loin palefreniers et chevalier s’occupaient d’une nouvelle monture récemment acquise pour la plus jeune des filles du châtelain. Lord Robert Mallister c’était entiché d’une superbe jument blanche qui lui rappelait les licornes qui peuplait les contes de sa fille. Il avait demandé au forgeron qu’on confectionne un heaume pour le cheval sur lequel serait sculptait et ciseler une corne étincelante. Ainsi Maïwenn pourrait bientôt parader sur sa nouvelle monture en croyant, quelques temps du moins, qu’elle chevauchait une véritable licorne.

Assise non loin, à observer le chevalier et le palefrenier vérifier et revérifier que tout se passerais bien Walda s’amusait de leurs effort pour tenter de faire tenir ce stupide heaume sur la tête de l’animal. A ses côtés la Septa qui lui faisait l’éducation, un vieux livre aux pages jaunis sur les genoux, lui demandait de bien vouloir rester concentrée sur les cours.

-Un jour cela pourrait vous servir, Ma dame, de connaître les Familles de Dorne et leurs héraldiques. Comment feriez-vous, si aujourd’hui, une noble cours de cette région s’emmenait jusqu’ici pour vous y proposer un mariage ? Et si un beau et jeune héritier voulait de vous ?

Walda se tourna vers elle. Elle aimait bien sa Septa. Non pas qu’elles soient complice, la vieille femme était ennuyeuse à mourir la plus part du temps et il n’était en aucune question de lui confier quelconque secret car, en guise de silence, elle murmurait aux oreilles de la daronne qui siégeait au côté de père. En contrepartie c’est d’elle que la jeune fille avait reçus le plus d’attention et de considération et pour ceci elle lui en serait toujours reconnaissante.

-Et bien il suffirait que je trouve le moyen de lui faire briller les yeux Septa. N’as-tu jamais eue envie de profiter de la chaleur d’un corps d’homme pendant le long hiver que tu as connus toute ta vie ? Quelques mots à son oreille, une main douce et chaleureuse placée entre son entre-jambe et je suis certaine qu’il oubliera que je ne connais si son blason, ni sa devise. Mais je me doute que tu n’a pas dût connaitre de doux moments dans votre vie de recluse à changer mes couches et celles de ma sœur avant moi. Expliqua Walda sur le ton de la moquerie.

- Et bien, demoiselle, vous non plus me semble-t-il.

Un silence s’imposa quelques minutes et Walda se tourna vers la Septa avec un regard de défis.

-Et qu’en sais-tu Elzabeth ?

-HOoo ! S’offusqua la vieille nounou en montant une main devant sa bouche. Mais son faux semblant finit par être trahis par un sourire qui s’étira sur sa bouche et qui poussa Walda à rire. Si elle savait, se dit-elle en son for intérieur, un for qui s’amusait beaucoup moins de la situation. Mais ses sombres pensés furent coupés par l’apparition d’un jeune homme de la laverie qui descendait les marches du chemin de ronde quatre à quatre.

-Une délégation ! Une délégation! criait-il à tue-tête. Walda se demanda si ce jeune ignare savait même ce que signifiait le mot qu’il utilisait, ou s’il le répétait bêtement parce qu’il avait entendus d’autre le dire avant lui. A quelques pas, sourire aux lèvres, lance sur l’épaule, un soldat de ronde le suivait. Il s’avançât jusqu’au couple et Walda se redressa, posant ses mains sur ses genoux et relevant la tête. Elle sentit le regard de sa Septa qui jugeait de la position.

- M’dame, débutât le soldat en faisant une révérence grossière. Un groupe arrive par l’Est. Les armoiries sont ceux de la Maison Ferboys. Il semble qu’ils ne soient pas très nombreux.
Walda fronçât les sourcils sans vraiment comprendre. Elle se retourna vers la porte qui menait à la grande salle comme si son père, Gareth ou Rivanon allaient en sortir et dire, levant une main en l’air : « Je m’en occupe ! » Mais Rivanon était dans le Nord. Son frère Gareth patrouillait avec son père, et il y’ avait de forte chance pour qu’il ne rentre pas avant quelques jours. Quant à Edwyn il devait être enfermé dans une sombre bibliothèque aux allures de lieux hantés et ne devait se préoccuper en rien de ce qui pouvait bien se tramer ici. C’était, à n’en pas douter, une belle opportunité pour briller et prendre les choses en main. Walda se tourna vers sa Speta qui hocha la tête avec assentiment.

-Ouvrez les portes, postez une garde pour les accueillir, faite mander le cuisinier qu’il prépare un repas digne afin que nos visiteurs puissent prendre une collation et que les bonniches installent les chambres qu’il faut au cas où ils voudraient faire une halte chez nous. Tout doit être parfait ! Envoyez deux cavaliers sur le chemin de patrouille de mon père et annoncez-lui cette arrivée. Hum… fit-elle, un doigt sur la bouche toute ne levant les yeux au ciel pour vérifier qu’elle n’avait rien oublié. C’est bon disposez.

Le soldat repartit au petit trot. Walda était nerveuse car si ses choix étaient judicieux elle pourrait démontrer qu’elle est tout à fait capable, mais dans le cas contraire on la comparerait encore à Rivanon. Rivanon et ses rêves qui avaient sauvé la citadelle. Rivanon la zoman, si parfaite en tout.

-Je tiens à accueillir le Lord de la maison moi-même, expliqua la jeune fille à sa nourrice. Sait-on jamais, peut-être est-il un beau jeune homme.

-La dernière fois que nous avons vu ces armoiries c’était une dame, ma demoiselle. Souligna très justement la Septa un sourire sardonique sur le visage. Peut-être, alors, que nos cours auraient pu vous servir.

Walda se remémora l’épisode ou Lady Edarra avait joué un rôle crucial dans la sauvegarde de Salvemer en protégeant la Tour Retentissante. Elle s’avoua une légère déception à l’idée que ce ne fût pas un homme avec qui elle aurait pu jouer au chat et à la souris. Mais c’était peut-être une occasion de surpasser, pour une fois, Rivanon, du moins d’entamer son image si parfaite. Elle était maîtresse à bords et une telle chance ne lui sourirait peut-être pas deux fois dans l’été.
- Prépare-moi une jolie robe afin de bien accueillir nos hôtes Elzabeth.

**

Quelques minutes plus tard, apprêtée, Walda attendait devant les portes ouvertes. Elle avait fait mander ses deux frères, le grand et le petit et sa petite sœur. Chacun l’entourait ainsi que leurs suivants. En rangs, de chaque côté, formant un chemin dans la cour, des soldats en arme attendaient pour accueillir les nouveaux venus et derrières eux quelques grouillots étaient venus par curiosité se rincer l’œil des bonnes gens qui allaient dévoiler leur beauté et leur richesse.

Alors que les bruits de sabots des Ferboys se firent entendre Walda afficha un sourire. Son cœur battait à tout rompre et elle regretta, finalement, de n’avoir pas suivis ses cours. L’anxiété la gagnait alors que les sabots se faisaient entendre de plus en plus proche. Serait-elle à la hauteur ? Aurait-elle autant de succès que sa grande sœur ?

-« Nous gardons la voie », lui chuchota la Septa comme pour la rassurer.

- Les voilà ! Cria un jeune garçon, peut-être le même que tout à l’heure.
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Message Ven 3 Aoû 2012 - 14:06

Le mariage aux Murs-Blancs était proche de débuter et Edarra avait hâte d'y arriver car on pouvait dire que la route avait été longue jusqu'au Conflans. C'est donc accompagnée par ses gardes du corps, ses deux suivantes, ainsi que de son cousin que la jeune lady fit route vers Salvemer, espérant bien y trouver le logis pour la nuit, avant de reprendre la route. Vu sa dernière visite en ces lieux, elle restait persuadée que l'accueil y serait chaleureux, bien que la gratitude des nobles du Conflans n'était pas vraiment une chose qui l'intéressait. A ses yeux, il n'y avait que Dorne qui l'intéressait et ce n'est qu'une fois ce territoire repris des mains des Martell, qu'elle pourrait envisager une ambition plus grande. Elle se souvenait encore de Lady Rivanon Mallister, celle qui était venue sonner la cloche pour demander l'arrivée de renfort à la Tour Retentissante, et son attitude qui ressemblait à de la défiance aux yeux de la jeune dornienne. En effet, bien loin d'une simple noble, elle se considérait comme une Princesse de Dorne, bien plus respectable que les roulures de la Maison Martell. Quoiqu'il en soit, cette dernière étape pour la nuit, avant d'arriver aux festivités de mariage était indispensable.

Edarra ne comptait certainement pas dormir à même le sol dans cette région, où le froid transperçait le corps jusqu'aux os pour vous emprisonner dans la mort et donc, elle comptait bien rappeler la dette que les Mallister avait envers elle afin de s'octroyer un abris pour la nuit. Même si Dorne était le seul endroit où elle parvenait à trouver le repos parfait, une couche dans la région devait tout de même être un peu plus confortable que la terre et les pierres. Tout le long du chemin, la jeune femme reprocha plusieurs fois à son oncle de l'avoir envoyé à ce maudit mariage, n'ayant pas vraiment de sympathie pour ces gens. Evidemment, laisser cela à Asafa avec sa tendance à s'attirer des problèmes, c'était prendre un risque considérable pour les Ferboys, surtout qu'il avait déjà jeté le déshonneur sur leur Maison. Quoiqu'il en soit, bien entourée, Edarra comptait bien profiter un peu de ce mariage pour rencontrer quelques personnes influentes pouvant peut-être l'aider dans ses ambitions. Tout comme la couverture d'un livre n'était pas toujours aussi impressionnante que son contenu, les nobles présents ne traduisaient pas toujours l'importance de ceux qu'ils avaient amené avec eux. Peut-être que dans ces roturiers sans valeur, elle pourrait trouver quelqu'un d'utile avant de le jeter qui sait.

Enfin bon, avant cela, elle devait voir si les Mallister lui accorderait le gîte et le couvert, ce qui à ses yeux, était la moindre des choses. C'est donc avec noblesse et charisme, que la délégation Ferboys s'approcha du château de Salvemer. Sur son magnifique coursier noir des sables, Edarra observa de loin la petite agitation qui avait lieu aux abords de son point de chute. Visiblement, ils étaient attendus et sans doute que les Mallister n'avaient pas oublié sa précédente venue vu la garde qui se mettait en place pour les accueillir. Fière et arrogante, la jeune lady ne prêta même pas un regard aux roturiers qui observaient la délégation approcher du château. Ces gens ne méritaient même pas la moindre attention de sa part et d'ailleurs, lorsqu'une fillette trébucha devant son cheval, elle ne ralentit ou ne dévia même pas de sa trajectoire. Cette enfant dut de ne pas se faire piétiner par le cheval de la lady, que par l'intervention d'une vieille femme la dégagea en vitesse de la voie. Habillée tout de blanc, dans une robe aux motifs dorés, Edarra avait pourtant l'air d'une femme de coeur, mais son regard froid et son visage imperturbable brisaient vite cette impression. Sans doute que le proverbe « l'habit ne fait pas le moine » avait été prononcé pour ce genre de personnage, dont la froideur est occulté par une beauté angélique.

Armés de lances aussi pointues qu'aiguisées, deux gardes entrèrent dans l'enceinte du château, suivis par le reste de la délégation au milieu de laquelle, se trouvait Lady Edarra Ferboys. C'est donc toute la petite troupe d'une vingtaine de personnes qui s'invita à l'intérieur, sauf deux gardes qui restèrent à l'extérieur pour prévenir tout risque. Du haut de son coursier des sables, la jeune femme jeta un regard sur les personnes rassemblées pour l'accueillir et fut assez surprise de ne voir ni Lord Mallister, ni même Lady Rivanon. Quoiqu'il en soit, l'attention semblait se porter sur une jeune fille, comme si elle était la personne aux commandes en ce jour et par conséquent, la dornienne comptait bien agir comme si c'était le cas, jusqu'à énoncé du contraire. Sa garde personnelle descendit rapidement de cheval et se mit en rang, preuve évidente qu'une telle manoeuvre n'était pas une première pour eux. Nombre d'entre eux avaient d'ailleurs de nombreuses cicatrices apparentes, démontrant les combats féroces dans lesquels ils avaient déjà été engagés. Même si ce n'était pas la peine, Edarra fut aidée par ses suivantes afin de descendre de cheval, histoire de faire plus lady qu'elle ne le faisait habituellement à Dorne.

Habillées de robes grises presque identiques, les deux suivantes se placèrent de chaque côté de Lady Ferboys et la suivirent, toujours un pas derrière elle, alors qu'elle approchait de la représentante de la Maison Mallister. Bien que la dornienne connaissait la composition de la famille, remettre un nom sur cette jeune fille semblait bien impossible. Sans doute était-ce le profond désintérêt qu'une fille tout juste bon à marier à un nobliaux de pacotille, lui inspirait ou alors tout simplement le fait qu'elle n'y voyait pas là une chose à retenir pour servir son ambition. Quoiqu'il en soit, elle se devait tout de même de paraître courtoise afin d'obtenir l'hospitalité des Mallister. D'un pas gracieux et lent, elle s'approcha pour se retrouver à un mètre de la petite brune. Son faux-sourire charmeur affiché sur le visage, elle fut annoncée par la suivante à sa droite qui devait avoir une vingtaine d'années et dont les cheveux étaient tout comme ceux d'Edarra, noirs comme le charbon.

« Voici Lady Edarra Ferboys et la délégation de la Maison Ferboys de Ferboys. »

Très poliment, la jeune femme inclina légèrement sa tête en guise de salutation, tout comme les deux suivantes et les membres de la délégation qui n'étaient pas des gardes. L'annoncer étant faite, Edarra ne tourna pas cent ans autour du pot et annonça sans trop de détour la raison de sa visite. Il n'y avait en effet pas de raison de perdre son temps en politesse avec une gamine sans pouvoir, qui gardait le château le temps que son père ou quelqu'un d'autre, revienne.

« Le voyage a été long et je suis attendue à Murs-Blancs demain. Pensez-vous que je puisse abuser de votre hospitalité pour la nuit ? Le Conflans est une bien belle région, mais dormir dehors n'est pas aussi agréable qu'en Dorne. Je suppose que Lord Mallister et Ser Garreth ne sont pas présents. Avant que je n'oublie et si je repars avant qu'ils ne reviennent, remettez leur mes bons sentiments. »

Juste ce qu'il fallait comme politesse, ni trop, ni trop peu, même si au final, elle n'avait même pas demandé le nom de son hôtesse. Quoiqu'il en soit, si elle était un peu au courant du passé qui la liait à Salvemer, cette jeune fille n'aurait pas l'audace de lui refuser l'hospitalité et c'est bien sûr ça que Edarra misait. Elle aurait très bien pu s'arrêter dans un autre château mais bon, les Ferboys n'étaient pas forcément bien accueillis partout et se présenter dans un lieu ou elle risquait de se faire gentiment remercier, n'aurait que porter un peu plus atteinte au nom des Ferboys. En tout cas, elle avait misé sûr sur ce coup et se voyait déjà presque aux festivités du mariage et aux plans machiavéliques qu'elle pourrait bien fomenter là-bas.
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Message Mer 8 Aoû 2012 - 13:02

Les forêts de pins du Conflans n’avaient nul pareille, ni en Westeros, ni même dans d’autre contrés. En tout cas c’était ainsi que le percevait Walda. Pourtant rien aujourd’hui, ni le verdoyant des arbres et des herbes folles, ni l’argent et le brillant de l’écume des vagues, ni même le souffle chaud de la brise charriant les senteurs de la sève et de l’ondée marine, ne pouvait se targuer d’accaparer plus l’attention que Lady Ferboys.

Magnifique jeune femme, dont l’autorité naturelle ne rivalisait qu’avec sa beauté et son charisme, elle avait, du point de vue de la jeune Mallister, tous les atours d’une reine et aussi, pour elle, de n’avoir aucun point commun, en tout cas physiquement, avec Rivanon.
Sa suite était aussi prestigieuse que son port. Menue mais non pas fragile, gracieuse et adroite elle semblait pourvue de toutes les qualités qu’escompte avoir les jeunes filles désireuse de devenir, un jour, une Lady. Son regard, perçant et sombre, pouvait vous faire frémir tant il semblait qu’elle vous transperçait de ses yeux.

Alors qu’une vingtaine de personnes, Soldats, servantes et autre suivants confondus, entraient dans le château, un brouhaha s’éleva de la foule qui cherchait à percevoir la Dame de Dorne venue rendre visite au châtelain. Déjà certain, et Walda le devinait, marmonnaient sur l’absence du Lord ou de son fils régent. Le cœur battant la jeune fille s’avança jusqu’à la Lady et ses deux servantes. Elle afficha un sourire tandis qu’on annonçait son hôte selon l’étiquette et que celle-ci inclinait la tête avec une politesse retenue. Walda répondit par une révérence, soulevant deux pans de sa robe et ployant un genou derrière l’autre. Elle se redressa aussitôt tandis que Lady Edarra expliquait la raison de sa présence en ces murs. Personne n’avait présenté la jeune fille, mais elle savait que certain protocoles avaient plutôt tendance à mettre une distance entre les hôtes et que certaines politesses étaient réservés à ceux qui ne savent pas s’ils sont en terrain ami ou pas. Chaleureusement Walda s’approcha et tendis les mains en signe d’amitié espérant recevoir celles de la noble qui lui faisait face. C’était très important pour elle car cela aurait une signification d’autant plus remarquable, aux yeux des petites gens que de père si, au regard de la Dame de Dorne, Walda était perçue comme une égale à qui l’on donne la main en signe d’amitié. Ainsi un premier pas serait franchi pour la jeune fille tentant, encore une fois, de plaire à son père et de surpasser sa sœur en tant que futur Lady de ce monde.

-Comme vous venez de loin Lady Ferboys. J’imagine le trajet éreintant et je ne peux faire moins pour vous que de vous offrir le gîte et le couvert. Déjà, soyez-en assurée, mes domestiques s’occupent de vous préparer une chambre pour vous et vos servantes. J’ai aussi demandé qu’on prépare un repas. Mon père étant absent j’ai peur que ce soit frugale, insista Walda tout en sachant qu’elle avait demandé un repas bien à la hauteur des nobles qui lui rendaient visite mais elle espérait pouvoir briller en minimisant ses efforts.

-J’ai fait mander mon père et mon frère. Si tout va bien ils devraient être de retour ce soir et vous pourrez alors profiter de leur compagnie. Je suis certaine que vous avez déjà croisé mon frère Gareth lors de votre dernière visite. Walda espérait, en rappelant ainsi le souvenir de son frère à la jeune femme qu’elle recevait, que celle-ci comprendrait à quel point elle était impliquée dans les affaires de la maison. Au point qu’elle puisse essayer de créer ou d’influencer des liens maritaux entre les Maisons. Peu importe que ce lien est une chance d’un jour se réaliser ou pas. Elle ne voulait que se montrer sous un certain jour à la face des nobles de Dornes et donc aux yeux de ses parents.

Walda allait se retourner pour guider son hôte vers la salle de réception, plus hospitalière et plus à même aux confidences que la cour, envahie par les badauds, quand un cavalier entra à son tour.
Alors qu’elle venait d’ouvrir la bouche pour poursuivre les politesses de rigueur elle ne trouva que le silence et ainsi elle resta figée quand l’homme mit pied à terre. Ce n’était pas tant l’étonnement qu’on puisse ainsi coupé la cérémonie de cette rencontre que le fait que l’homme était en train de briser les effets prévus par la jeune fille. Elle comprit bien vite que ce n’était pas un grouillot venus, en se dépêchant, assister à l’arrivée des Ferboys, mais bel et bien un membre de la délégation.

-Je crois bien, Lady Edarra, que vous avez égaré l’un de vos valets en route, fauta Walda avec un sourire qu’elle voulait complice. Elle ne comprit son erreur que trop tard quand elle perçut, en même temps, le visage et la ressemblance qu’il y avait entre le cavalier et la Dame. Comprenant à cet instant sur quel dangereuse pente elle venait de glisser elle se mit à rougir monta une main à son front. Elle cherchait déjà une échappatoire et convint qu’il valait mieux feindre l’ignorance en cet instant.

-J’ai choisis, pour vous, l’un de plus belle chambre du château. Une qui donne sur la mer et dont la vision est des plus enchanteresses quand la lune descend sur les vagues. Elle fut ma préférée très longtemps et j’y passais des heures en contemplations et rêveries à observer le firmament. J’espère qu’elle sera à votre goût.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
♦ Copyright : Maron martell
♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
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Message Mer 8 Aoû 2012 - 13:56

L'homme avait chevauché aux côtés de sa cousine depuis Dorne alors qu'ils se rendaient à Murs-Blancs, et Edarra eut l'occasion d'apprécier la faconde et l'espièglerie de son cousin. Une chose était sûre, il n'avait guère changé depuis leur tendre enfance, et si la belle noble de Ferboys était devenue une femme fière et noble, le Dornien au teint halé était resté un chenapan, rieur et charmeur, perpétuellement de bonne humeur. Alors que la Dornienne conservait un masque de froideur et de rigidité, lui plaisantait allégrement avec la garde, lançant des chansons traditionnelles de leur pays natal et racontant avec malice diverses anecdotes.
Sa cousine aurait d'ailleurs très bien pu lui faire remarquer que son comportement ne sied guère à la stature attendue de son rang, il se contentait de rire aux éclats, désamorçant la situation par des traits d'humours sans méchanceté, puis reprenant son manège habituel après quelques temps de silence. En résumé, le voyage avait été plutôt agréable car saupoudré de la traditionnelle jovialité du géant Salé, et le moral des hommes de la gardes de la belle héritière de la forteresse des Osseux n'en était que meilleur.

Alors que leur périple se rapprochait de son dénouement, sa cousine émit l'idée de demander l'hospitalité à la maison Mallister, idée que le Ferboys trouva particulièrement sensée. Bien qu'il était amateur des joies des longs voyages, apprécier une vraie couche faisait partie des plaisirs qu'il était difficile de refuser. Aussi, lorsque la délégation fit route vers la demeure des Mallister, il acquiesça avec enthousiasme. Malgré son bon caractère, la fatigue commençait à se faire sentir, et cela serait une bonne chose que d'arriver à Murs-Blancs avec une bonne mine plutôt qu'un air fatigué et rompu par le voyage.

Laissant le soin à sa cousine d'ouvrir la délégation, il s'était disposé à l'arrière de la colonne, où il discutait paisiblement avec un soldat dénommé Dazim, une homme de petite taille mais de solide constitution, au teint olivâtre et à la longue barbe de jais bien fournie. La discussion portait sur un sujet des plus anodins, à savoir l'appréciation de l'architecture locale alors que les coursiers du désert martelaient le sol au rythme de l'avancée des habitants de la lointaine contrée. Asafa semblait d'ailleurs s'amuser de la curiosité des gens à leur égard, leurs tenues tout comme leurs morphologies les différenciant des habitants de cette région de Westeros. D'ailleurs, peu à peu, le grand Dornien se perdit peu à peu dans ses pensées et sa monture prit un peu de retard sur les autres alors qu'il observait avec curiosité et plaisir les environs, rompant par la même occasion la solennité de la cohorte.

Il pénétra finalement en tout dernier dans la cour du château alors que sa sœur discutait déjà avec une jeune femme à la chevelure brune et aux manières trahissant sa noble naissance. Il mit finalement pied à terre lorsqu'il entendit la jeune femme le désigner sous le terme de « valet », ce qui fit tiquer le Dornien alors que celui-ci venait se tenir aux côtés de sa cousine. Un large sourire naquit aux commissures de ses lèvres alors que sa stature le faisait dominer l'assemblée. Asafa était grand, plus particulièrement pour un Dornien, et ses larges épaules tranchaient avec le visage souriant du jeune noble de Ferboys. Il s'inclina pour adresser une révérence protocolaire à la jeune femme, alors que son sourire se faisait plus grand, plus charmeur.

- Bonjour, Ma Dame... Je suis Asafa Ferboys. Et ne vous en faites pas, ma cousine n'égare que moi. Mais croyez bien que si j'avais su qu'une si belle jeune femme serait là pour nous accueillir, j'aurai pressé ma monture, ma dame.

Son regard se posa un instant sur sa cousine, comme s'il cherchait une quelconque autorisation, ses yeux malicieux et son air rieur lui donnant un visage de grand chenapan. Edarra pouvait aisément revoir le garnement prêt à faire des bêtises dans les yeux du grand Dornien, qui reporta ensuite son attention sur la jeune femme, un sourire barrant toujours son visage.

- Je ne sais guère si ma cousine a vanté les vertues de vos terres, mais sachez qu'elles sont vraiment magnifiques. Un peu fraîches certes, mais verdoyantes.

La bonhommie naturelle de Asafa se lisait sur son visage alors que celui-ci se mettait en marche à la suite de sa cousine, et il semblait d'une honnêteté rare parmi les diverses familles nobles de Westeros. D'ailleurs, certains à Ferboys ne se gênaient pas pour affirmer que c'était d'ailleurs là la principale raison de sa déchéance récente, sa naïveté, disait-on, lui avait joué de bien mauvais tour...
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Message Mer 8 Aoû 2012 - 17:05

Le trajet ayant été des plus éprouvants pour Edarra, cette dernière ne souhaitait qu'un bon lit et surtout d'un peu de calme. Il faut dire que son cousin était parvenu à entraîner certains gardes dans ses pitreries nocturnes, chantant comme des ivrognes autour du feu alors que la jeune femme n'aspirait qu'au silence. En tout cas, dans ce château, elle pourrait certainement profiter d'un peu de silence et de calme, même si la petite lady Mallister semblait tout faire pour se montrer la plus accueillante possible. Sa révérence fut d'ailleurs des plus distinguées et cela était normal pour la dornienne qui se considérait comme une Princesse. Une simple petite courtisane du Conflans ne pouvait se sentir sur un pied d'égalité avec elle et pourtant, lorsque Walda tendit la main pour saluer Edarra, celle-ci y jeta un coup d'oeil bref avant de faire comme si elle n'avait rien vu, restant impassible devant cette tentative de la rabaisser à son niveau. Si cette gamine ne savait pas encore à qui elle avait à faire, elle le saurait certainement très vite et pas en douceur. Déjà qu'avec Rivanon Mallister, Lady Ferboys s'était montrée assez réservée, bien obligée de se montrer sous une bonne augure vu la présence de son fiancé.

La petite brune essaya sans doute de reprendre de la consistance après ce soufflet magistral de la part de son invitée, en expliquant qu'elle lui offrait le gîte et le couvert, minimum attendu par la dornienne. Lorsqu'elle parla de préparer une chambre pour elle et ses servantes, ne relevant pas la présence de son cousin parmi la délégation. En effet, ce gredin n'était même pas encore entré dans l'enceinte du château et pour cela, il n'avait qu'à dormir avec les chevaux. Cette absence était sans doute encore le fait d'une demoiselle ayant croisé son regard, comme si chaque femme trouvait grâce à ses yeux. Un homme avec si peu de goût ne méritait pas de porter le nom des Ferboys mais bon, à chaque fois qu'elle se disait cela et qu'elle envisageait un châtiment bien plus dur envers lui, les images de leur passé commun venait se bousculer dans son esprit. Sans ces souvenirs, il y aurait bien longtemps que Edarra l'aurait abandonnée dans une petite bourgade, sans le moindre sous pour rejoindre les terres des Ferboys. Quoiqu'il en soit, la jeune Mallister semblait connaître les bases de l'accueil d'hôtes de marque et bien que le repas fut annoncé comme frugal, la dornienne la remercia.

« Je vous remercie Lady Mallister. Je suis sûre que cela me conviendra sans mal. Il serait fâcheux d'arriver le ventre plein à ne plus savoir manger durant trois jours, à un mariage. J'espère que Lord Mallister se porte bien, ainsi que votre frère. Lors de ma dernière visite, les Fer-nés avaient quelque peu écourté les présentations. Il me semble malgré tout que Ser Oberyn m'a présenté à Ser Gareth. »

A dire vrai, elle se souvenait très peu du père et du frère de la jeune fille, étant bien trop occupée après l'attaque des Fer-nés à s'assurer de l'attachement de son fiancé au mariage qui était prévu entre eux. Epouser Oberyn Dayne était la première étape de son plan pour la conquête de Dorne et par conséquent, quelques vassaux du Conflans ne représentaient pas vraiment une rencontre des plus marquantes pour Edarra. L'idée de pouvoir profiter de la présence de Lord Mallister et son fils fut marquée par l'indifférence la plus totale, même si elle avait courtoisement souhaité le meilleur pour ceux-ci, comme on le lui avait appris.

Soudain, alors que la petite cérémonie d'accueil touchait à sa fin, Asafa fit son entrée, toujours aussi impertinent et en marge de toute noblesse que son rang lui imposait. Il n'y avait vraiment rien à tirer de ce bon à rien et d'ailleurs, la remarque de la brunette fut accueillie avec une froideur toute contraire à l'image chaud que l'on se fait de Dorne. Le sourire complice de Walda ne vit comme réponse qu'un regard glacé suivit d'un petit geste de la tête visiblement hostile. La réaction fut visiblement comprise par la jeune Mallister qui changea de sujet, abordant les détails bien fastidieux de la chambre qu'elle avait mis à la disposition de la dornienne. Cette niaiserie avait le don de la mettre de mauvaise humeur et l'attitude de son cousin ne manqua pas d'augmenter un peu plus son mécontentement, oubliant l'espace d'un instant la masque de courtoisie qu'elle arborait habituellement.

« Ce n'est pas en rêvant que l'on obtient quelque chose. Les heures que vous avez passé à regarder par cette fenêtre n'ont été que des instants gâchés que vous ne rattraperez sans doute jamais. »

Ce n'était pas vraiment le genre de chose à dire pour se montrer aimable envers son hôte mais bon, à écouter cette histoire de rêveries, Edarra elle-même avait conscience qu'elle perdait son temps. Finalement descendu de monture, Asafa vint la rejoindre, son agaçant sourire aux lèvres, et se présenta tout en recommençant son cinéma habituel. Bien entendu, cette remarque fut accueillie avec grand froid de la part de Lady Ferboys qui ne se priva pas de lancer un regard plus que réprimandant en direction de son cousin. Malgré cela, ce coureur de premier plan ne manqua pas de continuer son approche de la jeune fille, vantant les vertues de cette terre froide. Cela devait être encore un moyen détourné de s'attirer les faveurs de cette gamine et il n'y avait plus qu'à espérer qu'elle ne soit pas stupide au point de se laisser avoir aussi facilement. Quoiqu'il en soit, histoire de bien remettre un peu de plomb dans la cervelle de son cousin, Edarra ne manqua pas de lui marcher sèchement sur le pied, avant de se placer entre Walda et lui.

« Ne prêtez pas attention à mon cousin, il dormira avec les gardes, vu comme il s'entend bien avec eux. Je suis sûre que tu n'y vois pas d'inconvénient, mon cher cousin ? Je ne voudrais pas te voir souiller les draps de notre hôte avec une quelconque fille de ferme ramassée à la tombée de la nuit. »

Gardant toujours sa prestance et sa dignité, elle cracha son venin sur son cousin, ne manqua pas de révéler son côté concupiscent d'Asafa à la jeune lady sans doute encore innocente. Quoiqu'il en soit, le voyage ayant été assez long, la dornienne espérait bien pouvoir déposer ses affaires et pourquoi pas se rafraîchir un peu avant le dîner. Aussi, elle invita Walda à poursuivre et à ouvrir la marche.

« Je vous en prie, Lady Mallister. Nous vous suivons. »
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Message Jeu 9 Aoû 2012 - 19:47

Quelle horrible garce. Tant son frère n'avait pas, dans son allure, la noblesse de la Dornienne, tant il avait le sourire charmeur et accueillant. Elle ne possédait qu’un cœur orgueilleux et une langue de vipère. Elle l'aurait volontiers comparé à Rivanon, maintenant, même si d'aucun n'aurait soutenus une telle comparaison. Elles étaient même des opposés.
La seule chose qui les rapprochait venait de naître dans la poitrine de la jeune Walda Mallister, une haine palpable. Mais la jeune Lady n'en fit rien paraître et cela sans difficultés. D'abords parce qu'au-dessus de sa colère toute récente s'installait l'humiliation persistante d'une main refusée, d'une comparaison douteuse et la crainte que ses maladresses soient, finalement, confrontée à l'habileté de Rivanon ou de Gareth en de tel circonstance.
Lui dirait-on, au retour de père, qu'ellle aurait du laisser-faire Dewyn ou encore attendre le retour d'un membre de la famille plus responsable? Si beaucoup auraient simplement perçus la situation comme un affront dut au comportement odieux et pédant de Lady Ferboys, Walda, elle, l'interprétait comme un nouvel échec, une déception supplémentaire à ajouter à son tableau. Dans d'autres circonstances, ailleurs qu'au château et loin du regard des gens de père, elle aurait certainement déjà fait fermer son clapet à cette Lady de pacotille. Pire encore était la situation au vue du statut de héros de la tour retentissante de Lady Edarra.

Walda se mordit la lèvre, serra les poings et supporta, se sachant condamnée à éprouver sa présence jusqu'au retour de père. Pourquoi les septs avaient-ils donc choisis de la martyriser comme cela? N'avait-elle pas été assez pénitente? N'importe lequel de ses frères et sœurs, même les plus petits -elle en aurait parié-, auraient pu se retrouver à sa place et tomber sur une gente dame ou mieux, un beau prince. Mais elle n'avait la chance que de tomber sur une sorcière dornnienne au verbe empoisonné et à son frère qui, bien que charmant, n'avait rien d'un prince. La noblesse l'attendait tandis que l'enfance s'attardait et sa propre sœur le soulignait avec une méchanceté qui ne choquait plus.

Il serait plus qu'inconvenant, maintenant que la situation ne pouvait être beaucoup pire, de ne pas en profiter un tant soit peu. Walda répondit avec élégance à la noble Edarra, mais les sourires qu'elle adressait au beau Asafa étaient des invitations à eux seuls. Peut-être, par son biais, trouverai-t-elle le moyen de rendre à Lady Ferboys ce qu'elle pensait lui devoir.

Walda traversait la cours suivit par la délégation et une partie du personnel qui allait s'occuper d'eux. A son côté Adarra lui expliquait à quel point elle avait perdu son temps en étant petite fille rêveuse. Plutôt que quoi, se demanda-t-elle avec méchanceté, catin dans un bordel désertique, ou crotale dans les sables puant d'un pays vide?

« Ne prêtez pas attention à mon cousin, il dormira avec les gardes, vu comme il s'entend bien avec eux. Je suis sûre que tu n'y vois pas d'inconvénient, mon cher cousin ? Je ne voudrais pas te voir souiller les draps de notre hôte avec une quelconque fille de ferme ramassée à la tombée de la nuit. »

"Non!" Reprit Walda sur un ton polie et enjoué. "Je ne le permettrais pas." Walda utilisait sa répartie non plus pour paraitre polie mais juste avec l'idée de contrarier son hôte. Si elle souhaité que son cousin dorme avec les gardes elle allait lui donner la plus belle chambre et une compagnie digne de lui. Tout ce qui pourrait faire rager Edarra allait être mis en place avec un sourire et une gentillesse sans égal.

"Votre cousin Asafa dormira dans la chambre d'hôte que nous avons dans la tour Ouest. Une chambre d'invité de marque normalement. Mais trop vide pour qu'on n'en fasse rien. Cela dit votre chambre a une plus belle vue, même si c'est celle d'une enfant elle reste la chambre d'une Mallister." Walda afficha un sourire. Si elle venait d'expliquer à Adarra qu'elle allait dormir dans une chambre d'enfant pendant que son cousin, simple homme d'arme, allait se payer une chambre réservé à des hôtes de prestige elle ne c'était pas pour autant dépareillé d'un comportement irréprochable et elle avait refermé tout échappatoire en expliquant que cela pourrait être perçus comme une insulte d'intervertir les deux chambres. En tout cas c'est ce qu'elle espérait. Elle était peut-être plus jeune que la Dornienne et sans expérience mais prête à démontrer ses talents! Elle ponctua son discours par une politesse: "On ne peut, en aucun cas, laisser un membre de votre famille dormir avec les serpents fut-il apte à les apprivoiser."

Elle se tourna vers lui pour enfoncer un peu plus le clou. Elle afficha un sourire taquin avant de lui faire entendre. "Et il aura la compagnie qu'il souhaite. Nous ne pourrions refuser même le plus vil des confort à nos invités."

La petite troupe finit par arriver jusqu'à la salle de réception ou déjà sur les tables des servants installés de grands plats. Un cochon chaud au lait, quelques poissons fourrés, des gâteaux de miel, du raisin, des œufs durs, des plateaux de charcuterie, du pain bien sûr, quelques belles volailles accompagnées de maïs et d’autres légumes tous préparés, du vin épicé et de l'eau pour faire passer le tout. On avait tirés des chaises au centre de la longue table qui traversait le salon. Walda avait été installée en face d'Edarra et d'Asafa pour ne pas les laisser manger seuls. Mais elle regrettait presque cette attention vue le manque de politesse de la dame.

"Prenez ce que vous voulez" expliqua la jeune fille au gens de Dorne, "Cela est pour vous afin de vous rassasier. Et n'hésitez pas à demander ce qui vous ferais plaisir." Dit-elle en se tournant vers le jeune homme.


Dernière édition par Walda Mallister le Ven 10 Aoû 2012 - 9:17, édité 1 fois
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Asafa Ferboys
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Message Ven 10 Aoû 2012 - 8:19

La tension devenait palpable entre les deux jeunes femmes qui, malgré un masque parfaitement maîtrisé de bienséance et de politesse, multipliaient les attaques avec la finesse d'une armée de Dothraki en campagne. L'heure était au défi et à la provocation, et cela ne manqua pas d'amuser le grand Dornien au teint halé dont le sourire était d'autant plus grand que la jeune femme lui rendait ses risettes.

Alors que sa cousine s'interposait entre la jeune noble et lui, Asafa posa ses mains sur les épaules de sa cousine, dans un geste d'apaisement et pour montrer que, malgré tout, la famille Ferboys restait soudée. Même lorsqu'elle fit référence à ses « talents » de coureur, il resta droit, souriant et résolument jovial. Il s'exprima d'ailleurs avec un entrain certains, répondant aussi bien à sa cousine qu'à son hôte.

- Votre offre me va droit au cœur, Lady Mallister. Mais je ne voudrais nullement vous imposer quoi que ce soit, sachez le. Ma cousine a raison, je ne suis nullement incommodée par la présence des autres gardes.

Il poursuivit sa faconde en se mettant en marche à la suite des deux jeunes femmes, dominant de toute sa stature les deux jeunes femmes qui continuaient à s'envoyer des piques comme deux femelles fennecs se disputant une gerboise. Le petit manège d'hypocrisie amusait profondément Asafa, ce dernier étant bien incapable de faire preuve d'autant d'appoint envers des personnes qu'il méprisait, aussi les sentiments qu'il éprouvait à l'encontre de sa cousine était sincère, ainsi que l'apriori positif qu'il semblait accorder à la jeune Mallister. D'ailleurs, lorsque celle-ci lui accorda une nouvelle risette taquine, ce dernier ne put réprimer son sempiternel sourire de charmeur, visiblement ravi de la sollicitude dont faisait preuve la jeune femme à son égard.

- Votre diligence me touche profondément, ma dame. Mais un simple sourire de votre part suffira à combler mon cœur pour les mois à venir.

Il appuya son propos d'une légère révérence, alors qu'il pénétrait finalement dans la salle à manger. Tout du long, il n'avait pas cherché à se défaire des propos entachant sa réputation. A vrai dire, à part un sourire amusé, il ne semblait pas prendre ombrage des allusions quant à la faiblesse de sa vertue. Il semblait que ce sujet était normal, voir même distrayant pour le jeune homme, comme pouvait en attester ses réactions.

Une fois installé à table, après avoir laissé sa cousine s'assoir en premier, il observa avec un certain plaisir la table, puis reporta son attention sur la jeune femme lui faisant face.

- Par la Mère Rivière, vous savez recevoir, ma Dame. Je commence à me demander si nous ne devrions pas rester ici plutôt que de nous rendre à ce mariage, finalement...

Il se mit à rire en regardant sa cousine, bien conscient que l'une comme l'autre était en réalité dans un profond inconfort et que si elle pouvait écourter autant que faire se peut cette entrevue, cela serait avec plaisir. Pourtant, le Géant Salé semblait, quant à lui, prendre réellement avec enthousiasme cette rencontre, son humeur étant jovial et son ton, résolument cordial, alors qu'il commençait à se nourrir sans crainte ni appréhension. Après s'être servi en vin et avoir gouté au poisson, il s'adressa à nouveau à la belle jeune femme aux cheveux bruns, portant la coupe de vin à ses lèvres.

- Ma dame, je dois confesser que votre hospitalité fait honneur à votre maison. Les mets sont délicieux et votre présence m'est profondément agréable.

Il venait d'engager la conversation et espérait sans doute, ainsi, désamorcer les tensions naissantes entre sa cousine et Walda en discutant de sujets plus enclins à enjouer les cœurs des uns et des autres.

- Puis-je vous demander où se trouve le reste de votre famille ? Sont-ils au mariage de Lord Ambrose également ? Y êtes vous conviée, ma dame ?

Encore une fois, le jeune homme à la peau mate était cordial et semblait sincèrement intéressé par le récit de la jeune femme. A qui il adressait d'ailleurs de bien charmeurs sourires, à n'en pas douter.
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Message Ven 10 Aoû 2012 - 16:42

Lady Ferboys était parvenue à asséner des claques bien violentes à la jeune Mallister, alors qu'elle ne cherchait même pas à la rabaisser volontairement. En fait, il ne s'agissait que sa nature profonde, incapable d'éprouver la moindre empathie pour ceux qu'elle considérait comme inférieurs. Evidemment, pour une personne n'ayant pas l'habitude, cela pouvait être pris comme une attaque ciblée mais bon, la noblesse imposait également à chacun de se dresser au dessus des autres et ceux qui n'y parviennent pas, reste au tapis. Alors que la dornienne pensait les choses dites et claires pour chacun, la jeune brunette se refusa à laisser Asafa coucher dans le logement des gardes, ou même dans l'écurie, ce qui était bien suffisant pour un coureur comme lui. Cette opposition ne manqua pas de faire se lever le sourcil droit d'Edarra qui vit en cela une provocation à son encontre. D'ailleurs, même son cousin semblait se satisfaire d'un sort bien mérité, surtout vu les tortures musicales qu'il lui avait imposé durant le voyage.

Sans doute pour montrer son autorité ou peut-être même un quelconque intérêt pour Asafa, la jeune Mallister continua à provoquer la dornienne en lui signifiant que le jeune homme aurait droit à la chambre des invités de marque. Quant à elle, la simple chambre de gamine où cette petite peste rêvait d'un beau prince sans doute, si ce n'était pas un outrage, elle ne savait pas ce que c'était. Bien sûr, elle ne laissa rien transparaître de sa soudaine montée de colère, préférant une approche bien plus sournoise afin de mettre mal à l'aise son hôte. Posant l'index sur ses lèvres, Edarra prit un air innocent et fit mine de réfléchir un instant avant de poser une question qui avait l'air bien innocente vu le ton de sa voix.

« Lord Mallister ne risque pas de mal prendre le fait qu'un simple garde occupe ce genre de chambre à son retour ? Je le croyais plus protocolaire que cela. »

Attaquer la noblesse du père pour mettre en porte-à-faux la fille, voilà une technique bien méprisable que Lady Ferboys maîtrisait avec un talent hors du commun. Si c'était la guerre qu'elle voulait, la jeune Mallister allait en avoir pour son argent. Bien évidemment, son hôte semblait tenter de mettre en avant Asafa pour enrager sa cousine mais bon, c'était sans connaître le méchanceté de la jeune femme qui ne se priverait pas à entacher la réputation d'une famille noble, juste par mépris ou vengeance, voire même une simple divergence de point de vue inextricable. Aussi, lorsque la lady de Salvemer annonça que le dornien pourrait obtenir la compagnie qu'il voudrait et que celui-ci répondit tel un dragueur de taverne, un petit sourire amusé put se lire sur le visage d'Edarra qui ne manqua pas d'intervenir à nouveau, mettant à mal la réputation de la Maison Mallister.

« Je ne savais pas que les Mallister tenait un bordel. Vous devriez venir plus souvent cher cousin, ces lieux vous ravissent habituellement. Avec un peu de chance, vous aurez même droit à un service spécial, vu que vous avez déjà la chambre. »

Le visage enjoué malgré les mots acerbes qui sortaient de sa bouche, la jeune femme jeta un regard semblant amical à son cousin, même si derrière ce dernier se cachait une animosité palpable. Bien entendu, l'insinuation sur la vertu légère de la jeune Mallister n'était absolument pas dissimulée et c'est donc avec une atmosphère assez lourde les entourant, que le petit groupe rejoignit la salle de réception. Toujours d'une grande dignité et d'un maintien exemplaire, Edarra se positionna à côté d'une chaise et immédiatement, une de ses servantes vint l'aider à s'asseoir, exposant ses manières de lady à la brunette, histoire de la narguer encore un peu. La première chose qui lui sauta aux yeux était le côté festin de la table, bien lui du repas frugal annoncé précédemment. Il ne lui fallut évidemment pas bien longtemps pour se rendre compte que la petite lady tentait de faire bonne impression, chose bien dangereuse face à la dornienne sans pitié. Alors qu'Asafa s'émerveillait de la table, félicitant leur hôte bien trop amicalement, Lady Ferboys inspecta la table d'un regard nonchalant avant que son attention ne revienne sur son cousin qui préférait sans doute rester ici plutôt que de se rendre au mariage. Evidemment, elle ne manqua pas de le remettre à sa place avec une certaine indélicatesse.

« Reste donc ici dans ce cas. Ce n'est pas comme si ta présence m'était utile. Il est vrai qu'à part sa couche, Lady Mallister ne peut rien t'offrir de plus qui soit capable de te satisfaire. Avec un peu de chance, tu pourras même partir avec le reste des gardes demain. »

Froide, elle ne prêta même pas attention aux réactions faciales éventuelles de son cousin et de Walda, commençant à grignoter ce que sa servante avait mis dans son assiette. Ce n'est que d'une oreille distraite qu'elle entendit Asafa parler du mariage et des autres Mallister ne semblant pas être présents. En effet, si Lord Mallister, Ser Gareth ou même Rivanon avaient été là, ce n'est pas cette gamine qui les aurait accueilli. Bien sûr, Edarra vit encore dans cette tentative de briser la glace, un moyen d'enfoncer le clou d'une victoire qu'elle se croyait déjà assurée. Posant délicatement sa fourchette, elle regarda tranquillement son cousin, avant de lancer une nouvelle attaque.

« Seuls les personnes importantes sont conviées au mariage de Lord Ambrose. Il est donc normal que cela soit limité aux membres importants de chaque famille. Sans ma présence, tu n'y serais d'ailleurs pas non plus convié, mon cher cousin. »

Il était sans doute très difficile de rivaliser avec une telle méchanceté et pourtant, ce n'était finalement que la vérité, dite de façon bien acerbe dans l'unique objectif de blesser les personnes visées. Assez satisfaite de sa performance, Edarra continua à manger lentement, amusée d'avoir pu envoyer une bonne paire de claque dans le visage de cette brunette ayant présumée de ses forces. Evidemment, ce genre de comportement était pour elle fréquent, surtout envers des gens qui n'avaient pas la moindre importance à ses yeux. Enfin bon, peut-être que le cas de son cousin était un peu spécial, mais s'était sans doute car il était un membre de la famille Ferboys, malgré tous ses défauts qui le rendaient particulièrement agaçant.
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Message Sam 11 Aoû 2012 - 8:59

Walda avait finalement décidé de ne pas faire attention à Edarra Ferboys. Elle avait donc tourné sa chaise pour faire face à Asafa et c'était promis qu'elle ne répondrait plus un mot quelque puisse être les piques que lancerait la venimeuse noble de Dorne. Elle avait finis par trouver le cousin de celle-ci vraiment charmant et nourrissait maintenant l'idée d'une courte romance le temps qu'il aurait à passer ici. Chaque mot fleuris de l'homme d'arme était recouvert d'épine par la dame. Mais Walda n'en avait cure. Elle ne faisait que répondre a ce dernier, ignorant superbement l'odieuse Lady.

- Votre offre me va droit au cœur, Lady Mallister. Mais je ne voudrais nullement vous imposer quoi que ce soit, sachez-le. Ma cousine a raison, je ne suis nullement incommodée par la présence des autres gardes. Votre diligence me touche profondément, madame. Mais un simple sourire de votre part suffira à combler mon cœur pour les mois à venir.


- Vous êtes le bienvenue et vous pourrez dormir ou bon vous semble. Dit-elle avec un sourire de plus.

- Je ne savais pas que les Mallister tenait un bordel. Vous devriez venir plus souvent cher cousin, ces lieux vous ravissent habituellement. Avec un peu de chance, vous aurez même droit à un service spécial, vu que vous avez déjà la chambre.

Walda se tourna vers elle, juste l'échange d'un regard. Elle avait sur la langue une remarque acerbe et dans la main un verre, tous deux pouvant être jeté à la figure de cette dernière. Elle c'était promise et ainsi c'est en s'adressant à Asafa qu'elle répondit.

- Il se pourrait en effet. Même si je ne suis pas certaine que mon père apprécie forcément la comparaison de son château à un bordel et de ses filles à des femmes de petite vertu . Ainsi la réponse restait assez ambiguë pour inviter Asafa à continuer son numéro de charme et pour réprimander les remarques désobligeantes de Lady Ferboys.

Le repas poursuivait son cour et Walda c'était servis une grappe de raisin sur laquelle elle picorait quelques grains en détaillant le charme particulier du Dornien. Ses yeux sombres, sa peau mate, si rare dans le Conflans, sa barbe bien taillée et sa carrure de guerrier rappelait la beauté flamboyante de sa cousine. Son sourire et ses allures de gentilhomme contrastait avec elle tout autant. Quel dommage qu'il n'y est pas un Ser ou mieux un Lord devant le prénom d'Asafa. Encore qu'il aurait fallu se coltiner une cousine horrible et orgueilleuse au possible.

- Par la Mère Rivière, vous savez recevoir, ma Dame. Je commence à me demander si nous ne devrions pas rester ici plutôt que de nous rendre à ce mariage, finalement... Ma dame, je dois confesser que votre hospitalité fait honneur à votre maison. Les mets sont délicieux et votre présence m'est profondément agréable.

Expliqua le jeune homme en se servant un nouveau verre de vin et en piochant dans le plateau de poisson. Walda était sous le charme. Elle n'avait été que rarement considérée comme une dame même s'il était temps aujourd'hui, pour elle, d'entrer dans ce monde. Elle n'avait été, jusqu'à aujourd'hui, que la fille de Lord Robert Malister, la petite peste de par sa mère et la petite soeur de Gareth et Rivanon. Ainsi les paroles du courtisan faisaient d'autant plus mouche qu'il s'adressait à elle avec une certaine considération. Ce n'est pas pour autant que Walda tombait dans le piège des amours de jeunesse. Son regard brillait comme son appétit d'autre chose que de vin ou de nourriture, mais ses expériences de jeunesse l'éloignait des amours impossibles et éphémère qui tordent le cœur des petites filles et des jeunes femmes.

- Reste donc ici dans ce cas. Ce n'est pas comme si ta présence m'était utile. Il est vrai qu'à part sa couche, Lady Mallister ne peut rien t'offrir de plus qui soit capable de te satisfaire. Avec un peu de chance, tu pourras même partir avec le reste des gardes demain.

Walda ne répondit rien. Elle ne fit que se servir un peu d'eau, bien trop charmée par la tenue d'Asafa pour se soucier des pitreries de sa cousine. L'ignorance, avait dit sa Septa, est une arme aussi dangereuse qu'efficace quand on est une dame, il faut savoir en mesurer la précision et l'utiliser avec habileté, comme les hommes apprendraient à utiliser une épée. Ainsi Walda ne détourna même pas le regard, isolant la si prestigieuse Dornienne dans une solitude qu'elle affectait de construire volontairement.

- Puis-je vous demander où se trouve le reste de votre famille ? Sont-ils au mariage de Lord Ambrose également ? Y êtes-vous conviée, madame ?

Walda sembla sortir d'une rêverie alors qu'Asafa s'adressait à elle.

- Hum? Ho oui. Je pense que ma Soeur Rivanon est déjà en route pour là-bas. Mon père et mon frère devraient y aller aussi dès que...

- Seuls les personnes importantes sont conviées au mariage de Lord Ambrose. Il est donc normal que cela soit limité aux membres importants de chaque famille. Sans ma présence, tu n'y serais d'ailleurs pas non plus convié, mon cher cousin.

Edarra l'avait coupé, soit volontairement, jouant elle aussi le même jeu d'ignorance qu'avait installé la jeune Mallister, soit qu'elle n'avait tout simplement pas entendue la jeune fille. De tous les coups qu'avaient porté Lady Ferboys depuis son arrivé au château celui-ci fût le plus douloureux, touchant au but le cœur de la jeune femme. Elle se tourna vers elle la mâchoire crispée et la main serrée autour du calice qu'elle tenait. Ce n'était pas tant la méchanceté derrière les paroles qui l'avait blessée, mais la vérité qui y résidait. Une vérité par trop sublimée par l'esprit tourmenté de la jeune fille. Elle ne pouvait que donner raison à Edarra Ferboys. Pendant des années Lord son père, Lady sa mère, Gareth et surtout et par-dessus tous Rivanon, de par sa perfection, avaient reléguée Walda au rang de membre sans importance de la famille. Une peste sans tenue que l'on préfère gardé loin des mondanité pour éviter le pire. Aucun membre de la famille ne percevait cette injustice comme elle. Robert Mallister aimait sa fille tout comme sa femme. Gareth aimait sa sœur même si ses obligations l’obligeaient à mettre une certaine distance. Même Rivanon, peut-être, aimait sa petite sœur malgré les différences qui troublait les relations entre elles. Mais au regard de Walda c'était Lady Ferboys qui avait raison. Pire encore que la sensation de ne pas être à la hauteur du reste de sa famille était l'idée qu'une étrangère puisse le réaliser en si peu de temps.

Walda se leva sans dire un mot et sortit de table. Elle se dirigeât vers la sortie sentant les larmes lui monter aux yeux alors qu'elle s'éloignait du regard de ses convives, mais elle ne put passer la porte de la salle de réception. Elzabeth, sa septa, la retint par le bras. Walda s'arracha à sa prise d'un geste brusque et retourna sa colère contre sa nourrice.

-Quoi?

- Qu'est-ce que vous faites Lady Walda Mallister? Demanda la Septa sur un ton sévère. Vous êtes une dame de ce château. Pas une enfant capricieuse. Cela ne se fait pas de quitter la table ainsi.

- Mais...

- Et que dirait votre père s'il savait le comportement que vous avez en ce moment? Vous avez eue plus d'attention pour le garde du corps de cette Lady que pour elle. C'est elle votre invité. Vous vous devez de vous le rappeler Lady Mallister.

Walda baissa la tête et se mordit la lèvre. Elle sécha d'un revers de main les larmes qui lui étaient monté aux yeux et se reprit immédiatement en affrontant de nouveau le regard d'Elzabeth. Dans son dos, à quelques pas, suffisamment loin pour ne pas entendre, elle pouvait voir Asafa et Edarra.

- Allez vous excusez auprès d'elle!

- Non! supplia Walda

- Faites-le, et comportez-vous comme une dame. Je vous promets que votre père, à son retour, sera mis au courant de votre tenue impeccable malgré l'humeur de votre invitée .

Walda hésita une seconde puis vint à petit pas prêt de Lady Ferboys. D'une petite voix qui trahissait la difficulté qu'elle avait à prononcer ces mots elle s'adressa à elle.

- Je vous prie de m'excuser, Lady Edarra, pour mon comportement. Quoi que je puisse faire pour vous être agréable je le ferais.

Elle prit une grande inspiration et retourna s'asseoir dans sa chaise qu'elle tourna face à la noble de Dorne. Bien droite dans le dossier elle appela une servante pour que celle-ci change les couverts de la noble dame.

-Que diriez-vous, demanda Walda en affichant uns sourire de circonstance, comme si elle venait de reprendre la conversation à zéro, si je vous faisais aménager la chambre que j'ai promis à votre cousin. L'âtre de la cheminée est immense et même si l'été est là les nuits sont encore fraîches dans le Conflans.

Seul la promesse que son père aurait un résumé plein d'estime de cet épisode permettait à la jeune Mallister de supporter cette ultime humimiation.
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 12:07

Asafa sourit toujours, mais on sentait que son sourire était plus de façade que réellement sincère. A la vérité, il dissimulait une certaine gène, voir même une certaine peine, devant les propos des deux jeunes femmes qui s'écharpaient désormais littéralement, sans la moindre retenue. Il prit alors une nouvelle gorgée de vin, tentant de conserver son habituel enthousiasme. Avec autant d'habileté qu'un roturier ivre au milieu d'une danse de courtisane, il tenta d'apaiser quelque les deux jeunes femmes en détournant maladroitement la conversation.

- Je ne saurais vous répondre, mes dames. Ce que je saurais dire, c'est que ce poisson est un véritable délice ! Je ne saurais assez vous remercier devant un tel met.

Malheureusement, ses mots tombèrent rapidement dans l'oubli. Sa cousine s'évertuait à reprendre ses propos pour les enduire de poison à l'attention de la jeune noble du Conflans, et cette dernière montait littéralement en pression sous les critiques de sa ravissante quoi que cassante cousine. La conversation suivait son cours, et Edarra lui fit remarquer qu'elle n'avait nul besoin de lui. Bien évidemment, le Ferboys répondit, sans sembler nullement vexé par les propos de sa cousine, sur son habituel ton badin et farceur.

- Évidemment que tu as besoin de moi, chère cousine. Outre le fait que je te protège des brigands et autre fripons, tu t'ennuierais sans moi, avoue le ! J'égaye tes périples, cela ne fait pas l'ombre d'un doute ! Quant à ma présence au mariage, j'aime à penser que nos hôtes apprécient mes traits d'esprit et la prolixité de ma faconde !

Il se mit à rire, se moquant ainsi de lui-même, espérant ainsi inviter l'ensemble de la tablée à en faire de même et, par la même occasion, ramener un semblant de bonne humeur, chose à laquelle il aspirait dans ce climat quelque peu délétère. Il avait d'ailleurs beau multiplier les risettes à l'égard de la belle Mallister, la tension devenait de plus en plus palpable à table. Jusqu'au prévisible point de rupture, qu'il avait lui-même bien involontairement amené. Voyant la jeune fille s'éloigner, il se saisit d'un morceau de poisson qu'il dégusta, fronçant les sourcils. Puis, il se retourna vers sa cousine, faisant une moue réprobatrice, et se pencha pour lui glisser quelques mots dans l'intimité.

- Edarra, franchement... Cette jeune femme nous accueille et toi, tu la rabaisse plus bas que terre. La pauvre, quand même... Le coup de la maison close, ce n'était guère urbain, conviens-en. Nous ne sommes là que pour une seule nuit, tu ne crois pas que nous devrions faire en sorte que tout se déroule pour le mieux.

Lorsque la jeune femme revint finalement à sa place, il l'observa avec un air empli de compassion, comme s'il saisissait toute la force de caractère nécessaire pour maintenir la « bonne figure » que l'on attendait des Lady. Une bienséance dont lui se moquait éperdument, hédoniste confirmé s'il en était, mais dont il comprenait parfaitement la difficulté lorsque certains se retrouvaient ainsi chahuté. Nombre de fois, d'ailleurs, le sang-froid et la prestance de sa cousine l'avait littéralement époustouflé, et aujourd'hui, Lady Walda Mallister faisait preuve d'un aplomb remarquable. Il lui sourit gracieusement, espérant ainsi réchauffer quelque peu son cœur blessé par la sa bonne humeur, compatissant pleinement avec la jeune femme, et il se mit à parler avec entrain et enthousiasme.

- Voilà une bienheureuse proposition qui devrait nous permettre de poursuivre ce succulent repas sous d'excellentes auspices, ne croyez-vous pas ? Je vous prie également de nous excuser, ma dame, ma cousine et moi-même sommes de bien piètre compagnie ce soir, la fatigue du voyage ayant appesantie nos cœurs plus que de raison.

Il reprit, le sourire aux lèvres, une gorgée de vin alors que son regard croisait celui de la jeune femme. Il reposa son verre devant lui et continua son repas comme si de rien n'était. Il était d'ailleurs intéressant de noter que, même s'il se montrait ouvertement chaleureux et sympathique (voir charmeur) à l'encontre de la belle benjamine des Mallister, il n'était à aucun moment allé à l'encontre de sa cousine, conservant rigoureusement sa place à ses côtés. Il amena de nouveau la discussion sur un autre sujet, espérant ramener de la jovialité autour de la table, alors que qu'il retrouvait ses yeux rieurs et son air d'éternel amusé.

- Dites moi, ma dame, je me demandais de quelle manière les jolies jeunes nobles du Conflans occupaient leurs journées ? Je sais que vos coutumes sont fort différentes de celles de Dorne, aussi cela aiguise ma curiosité.
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Message Mer 15 Aoû 2012 - 6:35

Le combat entre les deux jeunes nobles semblait définitivement engagé et les petites pointes d'humour d'Asafa ne sembla rien pouvoir y faire. Bien sûr, dans le domaine de la provocation et de la méchanceté gratuite, Edarra avait très certainement une bien plus longue expérience que la jeune Mallister. Surtout que contrairement à elle, la dornienne ne vivait dans l'ombre de personne et s'arrangeait même pour bien souvent, être l'ombre recouvrant le chemin de ses proches. Bien que ses récentes visites dans le Conflans puissent laisser croire le contraire, la jeune femme ne portait aucun intérêt à cette région. Aussi, la possibilité d'animosité avec Lord Mallister ne lui posa pas trop de soucis, surtout qu'elle pourrait toujours nuire à la relation père-fille en expliquant les circonstances plus que limites qui lui ont fait comparer la demeure des Mallister à un bordel. A n'en pas douter, la soeur cadette de Rivanon aurait eu droit à une sévère correction, et son cousin aussi, si il avait été encore là au retour du Lord.

Quoiqu'il en soit, la conversation continua autour de la table et Asafa ironisa une fois encore les propos de sa cousine à son égard, faisant comme si cela ne e touchait pas le moins du monde. Il semblait être l'unique personne qu'Edarra ne parvenait pas à blesser de ses mots, malgré ses nombreuses tentatives. En tout cas, même si elle avait toute confiance en lui pour ce qui était de la défendre, l'aspect folklorique de ses déplacements était une chose qu'elle ne voyait pas vraiment de la même façon que lui. Cette façon campagnarde de se comporter n'était pas digne de la Maison Ferboys, surtout qu'il semblait bien trop familier avec les gardes. Sa mère lui avait toujours apprise de conserver une certaine distance avec ses serviteurs et cela afin de ne pas avoir le moindre doute lorsqu'ils défaillaient et qu'il fallait s'en séparer de manière définitive. Evidemment, pour son cousin, cela semblait être un autre problème car bien que proche de lui par le passé, tous ses mauvais côtés avaient été amplifiés au cours des années. Bien sûr, elle lui portait toujours de l'affection mais bon, de là à ce qu'il fasse quelque chose lui permettant de la montrer, c'était un autre sujet.

Après cette pique magnifiquement envoyée en direction de la jeune Mallister sur son importance toute relative au sein de sa propre famille, Edarra ne put s'empêcher de sourire en la voyant rager, juste avant qu'elle ne quitte la table. Il s'agissait clairement d'une victoire totale sur l'ennemie et bien que son cousin tente de lui faire un peu entendre raison, la dornienne jubilait d'avoir démoli la confiance de son hôte. Ecoutant d'une oreille les propos d'Asafa, elle porta à sa bouche son verre et but délicatement quelques gorgées de vin. Toujours bien droite sur sa chaise, elle jeta un coup d'oeil vers ce donneur de leçon qui niveau urbanité, se trouvait bien souvent en dessous du seuil limite toléré, particulièrement avec les jeunes femmes. Reposant son verre, elle tourna la tête dans sa direction et le regard rempli d'indifférence, elle lui exprima son opinion.

« Tu crois que la Maison Ferboys a besoin de l'amitié de cette gamine ? Que puis-je y faire si elle souhaitait ostensiblement écarter les cuisses devant toi ? Je n'ai fais que traduire la situation en termes compréhensibles par tous. On ne peut guère me reprocher cela. Et puis, c'est également ta faute d'être entré dans ce petit jeu. Tu ne sais pas te retenir un peu ? Enfin bon, je veux bien essayer de me montrer plus diplomate avec cette fille. Mais ne t'avise pas de l'engrosser et ainsi déshonorer une nouvelle fois la Maison Ferboys, tu as compris !? »

Le retour d'Asafa chez les Ferboys n'avait pas amené beaucoup d'honneur dans la Maison et par conséquent, pour plusieurs membres de la famille dont la mère d'Edarra, une surveillance accrue de ses agissements était indispensable afin que ceux-ci ne jettent plus le déshonneur sur eux. Engrosser une petite courtisane du Conflans n'était donc pas une chose à faire et même si il ne s'agissait peut-être que d'un jeu de séduction pour le dornien, rien ne garantissait la même retenue de la part de cette jeune Mallister, surtout qu'elle n'avait pas hésité à roucouler comme une gamine devant l'homme d'armes. Quoiqu'il en soit, lorsque leur hôte revint à la table, Edarra fut assez étonnée de la voir s'excuser. Il y avait à parier que la Septa lui avait remis les idées en place, bien malheureusement. Pouvoir faire circuler la rumeur d'un accueil plus que minable de la part des Mallister aurait été assez amusant. Enfin bon, devant une telle victoire, Edarra ne pouvait qu'accepter la rédition de son adversaire et c'est donc d'un hochement de tête qu'elle accepta les excuses de Walda.

« Vous êtes toute pardonnée ma chère. Il est normal à votre âge que vos envies vous travaillent, surtout devant la beauté d'un dornien. Peut-être pourriez-vous me parler des mets du Conflans, histoire d'en apprendre un peu plus. Pour la chambre, j'en serais ravie. Je ne suis pas très friande de la fraîcheur du Conflans. Je n'ose imaginer le froid dans le Nord. »

Très fière de son Royaume et de son peuple, Lady Ferboys ne manqua pas de les mettre une nouvelle fois en avant, trouvant à titre personnel que les hommes des autres Royaumes n'égalaient en rien le charme d'un dornien. Devant son opposante vaincue, elle n'insista pas plus longtemps et préféra engager la conversation sur quelque chose pouvant lui être utile au mariage. Cependant, alors que la victoire était totale, son cousin sortit une nouvelle fois de ses prérogatives et s'excusa en son nom à elle, chose qui ne manqua pas de provoquer un regard noir qui en disait long sur la torture qu'elle voulait lui faire subir. Entre lui arracher la langue ou simplement le castrer pour lui apprendre à tenir sa place, elle ne savait pas quoi choisir. Au final, sa relative bonne humeur après sa victoire s'était évaporée tout comme celle-ci avec les excuses proférées par Asafa.

Reprenant sa dégustation en mordant de manière ferme sur le pauvre morceau de pain ayant atteint sa bouche, comme si elle plantait intérieurement sa dague dans la gorge de son cousin, elle laissa la discussion se poursuivre. Evidemment, sa victoire lui ayant été dérobée, la dornienne pouvait fort bien envisager de la récupérer, même si sa cible principale était sans doute son cousin à présent.
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Message Mer 15 Aoû 2012 - 13:26

Parler des activités d’une femme dans le Conflans pour finir par les voir comparés avec celle des nobles de Dornes, peut-être même trouver là un sujet de moquerie ou un poignard verbal à enfoncer de nouveau dans son âme...
Discuter des mets de la région pour les voir rabaisser à de pâles copies des épices Dorniens...
Voilà les pièges tendues par ses visiteurs: ce beau jeune homme au visage halé et aux sourires accueillants et, oh oui, Walda les aurait accueilli jusque sur ses lèvres.
Voilà, aussi, les pièges tendus par ses visiteurs: cette jeune femme à la beauté incandescente capable de vous faire oublier un homme et de vous faire deviner les sept enfers rien qu’en ouvrant la bouche, cherchant à vous faire mal sans même avoir à y penser.
Ces deux-là étaient des serpents et Walda reconnaissait son erreur. Avait-elle espéré pouvoir contrer le destin ? Voilà qu’encore une fois les dieux s’occupaient de la remettre à sa place. Ou crois-tu aller Walda Mallister, se moquaient-ils depuis les cieux, les fonds marins ou les enfers ? Penses-tu pouvoir égaler les gens que tu estimes quand tu n’es faite que pour la discorde et la faute ? Elle avait voulue se rendre charmante et accueillir ces invités en l’absence de son père, de son frère ou de sa sœur. Ce trimuvirat Mallister sans qui rien ne pourrait fonctionner dans ce château. Heureusement ils avaient mis la jeune Walda sous bonne garde pour ne pas qu’elle puisse mettre de grain de sable dans la belle mécanique qui organisait Salvemer.

Au-dessus du reste ! Voilà la devise des Mallisters, une devise que les Ferboys semblaient tout autant ignorer que la leur propre. Il y avait tant de sens à cette devise que Walda pouvait en tisser une symbolique chaque jour. Que ce soit depuis les calanques de Salvemer ou du haut des criques quand elle regardait la mer se déchainer pour tenter de percer ou de faire tomber le mur qui s’élevait devant elle.

La colère que ressentait la jeune fille, au contraire de s’atténuer avec les excuses d’Asafa, n’avait fait que croitre. En particulier quand, avec tout le tact dont elle savait faire preuve, Edarra la traita de pucelle échauffée et qu’elle souligna le charme exceptionnel des hommes de sa contrée -comme si seul les Dorniens pouvaient, en quelques sourires, vous faire tourner la tête quand le reste du monde se trouvait peuplé de barbares ignares incapable de charmer autre chose qu’une vache ou une truie.-

-Et bien, les activités sont partout les même vous savez. Je ne pense pas qu’il y’ai une grande différence entre ici et chez vous. Enfin, excepté le fait que nous sommes en première lignes dans la guerre qui nous opposent aux fer-nés. C’est d’ailleurs très contraignant car je suis forcée de rester enfermée dans ce château pour ma propre sécurité. Les sept seules savent à quel point nous aurions besoin d’un Ferboys pour « garder la voie » ici. Un jeune homme aussi aimable que votre cousin aurait tôt fait de réchauffer les cœurs les plus froids et serait plus qu’utile en se faisant un nom et peut-être une chanson à Salvemer. Il est certain que le rôle de mon père dans cette guerre est connus de tous dans le Westeros et que son nom est loué a travers le Conflans et au-delà.

Walda avait finalement décidé de laisser tomber le masque de respectabilité qu’elle avait tenté de mettre en place et celui qu'elle avait voulus préserver sous l’impulsion de sa Septa. Est-ce qu’Edarra en était la cause ? Non, pas plus que Rivanon.
La seule remarque au sujet de ses envies avait poussé Walda à reprendre son rôle, abandonnant l’idée saugrenue que l’opportunité de recevoir, sans l’aide de ses ainées, avait fait naître dans son esprit. Comment avait-elle pu croire un instant qu’elle pourrait être à la hauteur des espoirs de son père, de la dignité de son frère ou encore de la sagesse de sa sœur ? Le destin c’était joué d’elle et la torturait à nouveaux. Elle se jura de ne plus tomber dans un tel piège, de ne plus espérer. Elle serait, dorénavant, au-dessus du reste, seul point commun qu’elle garderait avec le reste des Mallisters.

-Quant au mets ils n’ont rien d’exceptionnel. Je sais que vous n’avez pas de vaches chez vous et je vous offrirais lait et fromages en echange des rumeurs et informations que vous avez glanés sur votre route. Vous avez dut passer par Port-Réal ? Vous avez dû voir, même de loin, les Targaryens ? La reine est-elle aussi belle qu’on le dit ? Est-ce que vous savez quel soutien ils vont envoyer à mon père ?

Elle avait appuyé sur le "même de loin" de façon à faire comprendre à Lady Edarra qu'elle savait comment la situer et qu'il était inutile de se croire au dessus des autres. Surtout pas à Salvemer, surtout pas chez les Mallisters.

Walda attendit tranquillement qu’Asafa pose de nouveau le regard sur elle et, feignant la chaleur du lieu, tira sur le col de sa robe comme si elle allait l’ouvrir.

-Par l’Etranger, quel chaleur. Mais j’imagine que vous ne devez pas être si gênés que ça. Peut-être que le temps vous parait même frais à vous qui venez du Sud ?

La chaleur n’était, bien sûr, qu’une excuse pour justifier sa parade. la température ambiante n’était pas si gênante, et une brise agréable entrait par les doubles portes de la salle de réception et par ses fenêtres ouvertes. Elle ne tromperait peut-être pas Edarra qui s’en ferait des gorges chaudes sur le nom des Mallister, des rumeurs qui retomberaient tôt ou tard sur la blonde de la famille, mais surtout elle invitait Asafa à poursuivre sa cours et lui faisait promesses d’espoirs en lui dévoilant une partie de son cou comme une invitation a y déposer son baiser. S’il le percevait, bien sur, car ce n’était pas l’intelligence et la subtilité qui caractérisait les hommes et cela quel que soit la terre d’où il venait.

- Quand votre repas sera terminé j’ordonnerais de faire monter vos affaires dans la chambre, Lady Edarra, nous vous ferons préparer un bain pour vous délasser et, si le cœur vous en dit, je vous montrerais les plages de Salvemer. Avant cela, dit-elle en se tournant vers Asafa, peut-être que je pourrais vous faire faire le tour du propriétaire pour vous assurer de la sécurité de votre cousine, et un passage par l’endroit où vous partagerez une couche avec vos hommes pour en juger le conford.

Walda se servit un verre d’eau. Elle porta la cruche de vin aux calices des deux cousins qui lui faisaient face et servit en plein l’homme d’arme. Il était clair qu’Edarra savait faire du mal de par sa langue fourchue. De bonne grâce Walda avait entendu les réprimandes de sa Septa et s’y était pliée. Elle c’était aussi remémoré de quel manière elle pouvait être une Mallister. Mauvaise peut-être mais "Au-dessus du reste". Elle avait, maintenant, l’intention de se servir de ses propres armes !
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Jeu 16 Aoû 2012 - 12:24

Le Dornien semblait se réjouir que les tensions s'estompent finalement entre les deux jeunes femmes. Enfin, plutôt que de s'estomper, ces tensions semblaient plutôt mieux contrôlées par les deux protagonistes, qui cette fois, semblaient se livrer à une bataille moins frontale mais tout aussi véhémente. Comprenant aux dires des deux brunes au tempérament ardent que les hostilités restaient ouvertes même si une trêve de façade semblait avoir été signée, le géant des Osseux continua de manger, visiblement bien décider à ne pas laisser sa bonne humeur entamée par le petit jeu mesquin des deux demoiselles.

Lorsque sa cousine lui adressa un virulent regard, il ne répondit que par un sourire amusé, comme s'il était conscient de l'énervement de l'héritière des Ferboys mais qu'il prenait ça comme un jeu, une fois de plus. Comme si les deux cousins étaient retourné à leur tendre enfance où, en bon galopin, Asafa s'amusait d'irriter sa petite cousine pour mieux se faire pardonner par la suite. Et lorsque la jolie Mallister se mit à faire des avances de moins en moins subtiles à son égard, il ne put s'empêcher de sourire, semblant à la fois flatté et réjouit par la situation s'offrant à lui. Tout en terminant son repas, il observa la jeune femme, le sourire aux lèvres.

- Les hauts faits de votre père sont bel et bien parvenus jusqu'à nos contrées, ma dame. Et voilà qui est bien triste que d'être ainsi cloitré chez soi. Vous faîtes preuve d'un grand courage, devoir vivre ainsi sous la menace permanente d'une attaque, cela ne doit être guère réjouissant. Les miens voudraient que je sois un peu plus cloitré chez moi, à mon grand dam. Il faut avouer que j'ai multiplié les écarts de conduite il y a quelques années, et qu'il faut bien me racheter auprès de ma famille.

Encore une fois, ses paroles étaient prononcées sur un ton badin, un sourire malicieux accroché aux lèvres, comme s'il cherchait à attirer les griefs des deux femmes sur lui plutôt que de les voir s'écharper. Il ne répondit pas quant à leur éventuel passage à Port-Réal, préférant sans doute laisser à sa cousine le soin de s'en occuper. Lorsque la jeune femme fit en revanche référence à la chaleur de la pièce, il ne put réprimer un sourire, qu'il tenta de dissimuler derrière son verre de vin.

- Le climat est agréable, je le confesse, ma dame. Nous sommes bien entendu habitué à des chaleurs plus torrides, mais je ne saurais dire raisonnablement qu'il fait frais.

Le repas se terminait tranquillement et Asafa semblait s'être satisfait du déroulement sans heurt de la fin de celui-ci. De plus, il avait réellement apprécié les mets lui étant proposé, bien plus raffinés que ce qu'il avait pu manger lors du voyage. Et comme le jeune homme avait des goûts plutôt luxueux, ne regardant pas à la dépense, ce qui avait par ailleurs certainement accéléré sa chute, il se régalait d'autant plus surement que les Mallister semblait avoir fourni un réel effort pour les contenter. Se saisissant d'un linge prévu à cet effet, il s'essuya la bouche et adressa un sourire franc, trahissant qu'il était bel et bien repu. Il se saisit de son verre nouvellement rempli par la belle benjamine des Mallister et en prit une gorgée, semblant apprécier le goût du vin.

- Encore une fois, merci pour votre accueil ma dame. Le repas était délicieux. Votre vin également.

Il marqua une pause, restant souriant et chaleureux comme il l'avait été durant tout le repas.

- Votre proposition me touche, ma dame, et j'accepterais avec plaisir, si ma chère cousine le juge opportun et nécessaire. Je ne voudrais pas abuser de votre hospitalité, croyez le bien. Vous avez déjà su fort bien nous recevoir, ma dame, et je ne serais que vous en être reconnaissant.

Ses mots étaient prononcés sans malice, avec une sincérité et une honnêteté sensible, le jeune homme semblant être réellement doté d'une grande gentillesse. Son regard se porta ensuite sur Edarra, attendant de savoir si la belle héritière des Osseux jugerait cette intervention nécessaire. Et aussi, surement, pour voir comment la belle réagirait une nouvelle fois...
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Message Ven 17 Aoû 2012 - 18:52

Bien que la discussion était devenue plus apaisée, la tension ambiante n'était pas encore retombée et les deux jeunes femmes n'allaient sans doute pas se laisser marcher sur les pieds aussi facilement. Toutefois, la remarque d'Edarra sur l'échauffement de l'entre-jambe de la jeune Mallister ne manqua pas de faire mouche une nouvelle fois. Cependant, malgré un bref instant de silence, la jeune fille se remit à parler des activités de son Royaume, précisant que vu la guerre avec les Fer-nés, la détente n'était pas une chose bien courante. Sa façon de dire tout cela, vantant le courage des hommes du Conflans ne manqua pas d'exaspérer la dornienne, surtout que telle une pêcheur tentant de ramener sa prise, la petite brune continuait son cinéma en draguant Asafa. Il n'y avait pas à dire, elle avait vraiment le feu au cul et cela commençait de nouveau à énerver la jeune Ferboys qui comptait bien retirer toute chance d'amusement à son cousin. D'ailleurs, ce dernier fit encore quelques courbettes à leur hôte, léchant presque le sol sur lequel elle marchait. Bien qu'il mentionna le déshonneur qu'il avait amené sur sa famille, Edarra se fit une joie dans rajouter une couche.

« Rassurez-vous Lady Mallister. Les exploits de mon cousin sont déjà connus de tout Westeros. Entre débauche et luxure, fille de joie et vin, ainsi que le jeu, il n'y a guère de vice qui n'ait pas pavé son chemin lors de ses voyages. Lord Mallister serait certainement profondément choqué de voir le nom de sa Maison associée à un homme de ce genre. »

Cette nouvelle pique des plus pointues en direction de son cousin n'était finalement que le reflet de ce que pensait actuellement sa famille. En utilisant le sens de l'honneur de son père, Edarra savait parfaitement que cela éteindrait en partie les chaleurs de la jeune Mallister qui voulait très certainement faire bonne figure aux yeux de son patriarche. S'enticher d'un homme à la vertu douteuse et aux frasques déshonorantes reconnues, n'aurait, à n'en pas douter, pas plu à sa famille qui croyait incarner la droiture et l'honneur. Quoiqu'il en soit, tout cela n'était finalement qu'un moyen pour la dornienne de faire payer Asafa pour les excuses prononcées en son nom. Le rabaisser plus bas que terre était un moyen simple de lui rappeler la place qu'il occupait actuellement au sein de la Maison Ferboys. Cependant, la jeune femme savait aussi qu'un jour ou l'autre, il lui serait utile à quelque chose, même si elle ne savait pas encore vraiment à quoi. Evidemment, il pouvait également simplement s'agir d'un sentiment de jeunesse qui avait peut-être du mal à lui faire voir la véritable valeur de son cousin, que cela soit en bien ou en mal.

La discussion dériva sur le voyage entrepris pour les Murs-Blancs, la lady du Conflans espérant glaner quelques informations de la part de ses invités, sans doute pour impressionner son père à son retour. La démarche était pour une fois appréciée de la part d'Edarra qui s'amusait à la même chose dans sa jeunesse, même si aujourd'hui, la plupart des rumeurs arrivaient à ses oreilles avant d'arriver à celles de son oncle. Pour la première fois depuis son arrivée, un léger sourire se forma sur ses lèvres, bien qu'il disparut seulement quelques secondes plus tard. C'est en effet la remarque sur la « beauté » de la reine qui provoqua un léger rictus de la part de la dornienne. Orgueilleuse et se croyant bien au dessus des autres, il lui était assez difficile d'entendre des compliments du genre ne lui étant pas adressées. Son air hautain reprit bien vite le dessus et cela se remarqua dans sa réponse qui se voulait pourtant neutre, si étant qu'elle puisse formuler ce genre de discours.

« Il n'y a guère de rumeurs qui valent la peine de vous être répétées. Peut-être juste la rumeur concernant Daeron Targaryen qui aurait déniaisé sa promise Alys Trant, espérons pour elle qu'il finisse par l'épouser, sans quoi l'honneur de sa Maison en prendrait un sérieux coup. Ne pensez-vous pas Lady Mallister ? Quant à la Reine, il semblerait que cela soit juste le titre qui exagère sa beauté, sans doute que lorsqu'on est reine, la véritable beauté vient de l'intérieur, en tout cas, je l'espère pour elle. Enfin bon, nous n'avons fait que passer brièvement, je ne souhaitais pas devoir parcourir tous les bordels et toutes les tavernes pour retrouver mon cousin. »

Avec tout cela, elle venait d'exprimer en même temps son impression quant aux actes de chair irréfléchis et surtout, elle venait à nouveau de décrire le manteau de réputation que son cousin s'évertuait à porter jour après jour. Lorsque Lady Mallister parla de la chaleur, Edarra fut surprise car pour elle, il faisait plutôt frais. Le temps à Dorne était bien plus aride que dans le Conflans et avec la brise marine, elle se demanda même si ce n'était pas les chaleurs de la petite brune qui ne lui jouait pas simplement un tour. Préférant ignorer cela en avalant une autre bouchée, arrosée d'une gorgée de vin, la dornienne laissa Lady Mallister et Asafa jouer leur petit jeu de séduction. L'idée sournoise de feindre l'ignorance pour ensuite faire courir le bruit de la vertu légère de la jeune Mallister, était une chose qui provoqua sa satisfaction intérieure. Elle imaginait déjà la disgrâce qui éclabousserait le Lord de Salvemer et si la jeune Walda se plaignait déjà de sa captivité, qu'est-ce que cela serait lorsqu'elle ne pourrait même plus sortir de sa chambre. En tout cas, Edarra ne leva même pas un sourcil lorsqu'elle remarqua les petits jeux auxquels se livraient la jeune fille, préférant avoir matière à lancer une rumeur dévastatrice.

Histoire de faire comme son cousin et aussi, pour bien lui rappeler qu'elle n'oubliait rien, Lady Ferboys s'essuya poliment le coin des lèvres avec la serviette et inclina légèrement la tête en guise de remerciement envers leur hôte.

« Ce petit repas frugal était en effet ce qu'il nous fallait pour ne pas nous sentir trop lourd, lors de la poursuite de notre voyage. La parfaite modestie de votre accueil sera vantée lors de notre arrivée, soyez en certaine. »

La jeune Mallister exposa la suite du programme et bien sûr, la chose qui attira le plus l'intérêt de la dornienne fut l'idée d'un bon bain. Si les hommes savaient se gargariser de leur puanteur, il n'en était pas de même pour la jeune femme pour qui l'hygiène était très importante. Après tout, c'était une des choses qui différenciait les nobles, des roturiers. Pour la suite, voir les plages de Salvemer n'était pas vraiment une chose qu'elle souhaitait faire, surtout qu'elle avait déjà eu l'occasion de le faire lors de son précédent séjour. Quoiqu'il en soit, le plus important pour le moment était l'envie de prendre un bain et même les paroles concernant sa sécurité proférées à l'attention d'Asafa ne parvinrent pas à détourner son esprit du besoin d'éliminer les crasses qu'elle sentait sur sa peau.

« Un bain serait une merveilleuse attention. Est-ce qu'une de vos servantes pourrait indiquer à mes suivantes, où elles pourraient laver mes effets ? Je pense que pour la suite, un repos serait plus raisonnable qu'une ballade, mais mon cousin peut fort bien vous escorter, je suis sûre qu'il en sera ravi. »

Paraître à son avantage, même lors d'un voyage aussi long, était une chose dont Edarra pourrait être assez fière et c'était également l'objectif de cet arrêt à Salvemer. Evidemment, la proposition d'offrir son cousin comme garde du corps lors d'une ballade nocturne, était une manoeuvre très claire qui aurait pu faire croire à un soudain consentement sur une éventuelle relation entre eux. Le calice à nouveau rempli de vin, la jeune femme but à nouveau une gorgée, attendant de voir si la sirène allait mordre à l'hameçon.
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Message Mar 21 Aoû 2012 - 18:45

C’était comme d’avoir à faire à une hydre dont l’une des têtes aurait craché du feu et l’autre de la glace. Une phrase bienveillante du cousin, précédé d’un sourire, était immanquablement suivie d’une phrase de la cousine, acide et ponctuée d’une grimace de mépris. Finalement ils se complétaient parfaitement bien tous les deux, à tel point que Walda finit par se demander si ils ne jouaient pas un rôle l’un et l’autre pour mieux biaiser leurs vis-à-vis et ainsi se prévenir d’intrigues ou de complots. Mais lorsqu’Edarra usa de son venin pour piquer Asafa la jeune Mallister comprit que ce n’était nullement une farce. Peut-être un coup du destin, l’ironie du sort en quelque sorte. Elle faillit se mettre à rire en réalisant cela mais étouffa simplement un éternuement polie. Elle voyait distinctement les deux têtes des Dorniens accrochés sur un corps grotesque se disputant éternellement pour savoir dans quel direction aller, chacun contrôlant une moitié de l’anatomie du monstre fantasque qu’elle venait de créer dans son imaginaire. Certes, rêver pouvait bien être une perte de temps pour les petites Princesses Dorniene, mais tellement divertissant quand on avait à faire à des gens si imbue d’eux même qu’ils pensaient pouvoir vous comprendre et même vous mettre à terre.

En réponse à ses demandes Lady Edarra fit savoir à Walda que la seule rumeur importante, d’ici à Dorne c’était le dépucelage d’Alys Trant par Daeron Targaryen. Si le fait était notable, surtout en dehors du mariage –Encore que vue la vilainie de la noble la rumeur était encore à vérifier- elle n’apportait finalement que peu de soulagement à la jeune fille qui espérait entendre parler de la fin du conflit, des mouvements ou des décisions du Roi concernant les fer-nés ou peut-être même des histoires de noble chevalier. Il paraitrait que le jeune, mais néanmoins adulte, Gérold Lannister, presque du même âge qu’elle, était extrêmement beau et très noble de cœur comme de sang aussi. Elle aurait voulue qu’on lui décrive Port Réal ou elle n’avait jamais mis les pieds, la cour du roi et peut-être même quelques intrigues qui avait eue lieu dans les couloirs du château du monarque. Mais en guise d’histoire elle n’avait eue qu’une leçon pour pucelle échauffée. Grand bien vous fasse Madame, pensât-elle sans se départir de son sourire. Pour ma part j’ai abandonné la noblesse pour n’en garder que la façade. A quoi bon ressembler à une Rivanon ou à une Edarra si ça n’est que pour être comparée à meilleur que soi et finir aigrie comme la Dornienne ou encore si parfaitement ennuyeuse comme sa sœur ?

Finalement, d’une phrase à l’autre, d’une douceur à une pique en passant par quelques gorgées de vins, les Ferboys arrivèrent à la fin du repas. Un repas que Walda n’oublierais pas de sitôt. Après tout, dans l’histoire de la jeune fille, Lady Edarra venait de laisser son empreinte. Et quelle empreinte! La jeune femme avait, à l’aide de toute sa méchanceté et de tout son orgueil, démolis la dernière tentative de Walda Mallister pour essayer d’être à la hauteur de son nom. Pour la dernière fois elle aurait essayé d’être polie, noble et de faire au mieux pour rentrer dans les bonnes grâces de ses parents. Personne n’aurait jeté la pierre à la Dornienne. Walda aurait, tôt ou tard, était convaincus que ses efforts n’avaient pas été estimés à leur juste valeur. Elle aurait réalisé ceci dès qu’elle aurait, immanquablement, comparé les louanges que lui aurait adressé son père à celle qu’il aurait adressé à Rivanon. Walda ne comprendrait peut-être jamais que c’était à ses yeux seuls que sa grande sœur était meilleure et mieux perçus. Mais, en tout état de cause, Lady Edarra avait cristallisé cette idée en martelant le cœur de la jeune femme par ses piques qui n’avaient, en aucun cas, but à concrétiser l’état débonnaire d’une jeune fille qu’elle ne connaissait même pas.

Walda leva la main pour attirer l’attention de ses grouillots et demanda qu’on prépare la chambre en urgence ainsi qu’un bain chaud et des huiles et parfums pour Lady Edarra. Cet étalage de richesse était comme une réponse à la médiocrité qu’elle percevait chez la noble. Finalement elle avait décidé d’en ajouter tant et tant en espérant, avec sa malveillance propre, que cela ne ferait que conforter la pauvre Lady dans son orgueil qui, tôt ou tard, la mettrait dans l’embarras, peut-être même en mourrait-elle dans d’horrible souffrance. Walda redonna du sourire à l’attention de cette dernière alors qu’un couple de servants partait au petit trot pour préparer le bain de la Dame. Ils partirent en compagnie des gens de celle-ci pour que Lady Edarra puisse paraitre au mieux, le lendemain, lors du mariage auquel elle était invitée.

Ils partirent ensuite, tous les trois, vers la chambre que la jeune Mallister présenta sommairement. Elle était vaste et agréablement meublé. En son centre avait été installé une baignoire de bois simple mais à l’aspect confortable et des senteurs d’huile et de savon environnaient agréablement l’espace. La fenêtre ne donnait pas sur la mer mais sur un large champ de grandes herbes vertes doucement bercés par la brise. Finalement la vue pouvait faire penser à une étendue d'eau aussi, pour un esprit poète.
On discernait la lisière d’une forêt de pin et de sol d’ici. Deux enfants jouaient dans les grandes herbes avec des bâtons en guise d’épée. L’un d’eux, poursuivis par l’autre, finit par tomber, disparaissant dans les hautes herbes puis ressurgissant un peu plus loin dans un éclat de rire.
Le soleil était sur le point de succomber et le ciel était peinturluré d'orange sur les nuages, d'ocre et d'un grand voile de violet perlé d'étoiles.
On pouvait, malgré la beauté du lieu et ses couleurs rafraichissantes, y déceler encore les traces des récents combats. Ici une partie calcinée, là les barricades montés pour préserver le bord de la falaise, là encore quelques gardes qui faisaient une ronde pour prévenir d’un raid. Mais les tensions habituels étaient doucement retombés depuis quelques jours et même si Salvemer restait sur le qui-vive un semblant de normalité c’était invité dans le quotidien des gens qui vivaient ici, mais sans jamais que le souvenir de la guerre ne quitte les lieux.

-Et bien Lady Edarra, s’il vous manque quoi que ce soit vous pouvez faire appel au garde que je posterais ici. Deux servantes, en plus des vôtres, resteront à votre entière disposition. Je n’ai pas eue de nouvelles de mes parents, Lord Robert et Ser Gareth, mais j’imagine qu’ils rentreront bientôt. Peut-être avec la nuit. Au pire vous les verrez aux murs-blancs.

Walda se tourna alors vers Asafa et posa sa main sur son bras à la limite du poignet.

-Asafa Ferboys, vous m’obligeriez en acceptant de m’accompagner prêt des criques ou j’avais l’habitude d’aller quand la guerre n’était pas là et quand les gardes acceptaient de libérer leur poste quelques instant. Je veux profiter de votre présence pour me rappeler le temps ou les fer-nées ne sortaient de leurs îles que pour abuser de nos moutons plutôt que pour nous combattre.

Elle fit une révérence devant Edarra pour quitter sa compagnie sans lâcher le poignet de son cousin. Sa main vint se glisser dans celle du géant des Osseux et le sourire qui vînt s’afficher sur le visage de la jeune fille exprimait pleinement toute la satisfaction qu’elle avait à choquer.
Elle montrait qu’elle aimait l’idée qu’Edarra puisse essayer de lui créer une réputation comme si, quoi qu’elle puisse faire, le pire était déjà passé. Mais la seule chose qu’Edarra ne pouvait pas savoir et qui confortait Walda, c’était que l’attention de ses parents étaient détourné de Rivanon et Gareth chaque fois qu’elle faisait quelque chose d’assez monumental pour être à la hauteur des exploits de son frère ou de sa sœur et -Walda en était malheureusement persuadée- ce n’était que dans les erreurs, les bêtises et le mal qu’elle pouvait se démarquer à ce point. Ainsi, bientôt, grâce à cette peste d’Edarra, Walda serait de nouveau le centre d’attention de son père et mettrait Rivanon hors d’elle.

-Vous allez voir, Asafa, nos plages sont si belle et accueillantes qu’elles peuvent vous faire oublier, l’espace d’un instant, le confort de vos bordels. Si vous savez vous y prendre correctement mais je vous apprendrais. En tout cas je ferais de mon mieux pour vous rendre la ballade inoubliable.

Elle avait, bien sûr, dit tout cela devant Edarra en tirant mollement le géant à la peau mate par la main. Peu importe ce qui se passerait par la suite. Elle pourrait tout aussi bien le sucer que resté assise à regarder les étoiles en évoquant des souvenirs d’enfance, le but était bien sûr, à la fois, de choquer la Lady de Dorne et de faire en sorte d’attirer l’attention sur elle.

Pour les bêtises elle était bien une Mallister. Au-dessus des autres. Et a l’Etranger les conséquences de ces actes!
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mer 22 Aoû 2012 - 12:10

Le Dornien au teint halé ne prit pas la mouche aux attaques de sa cousine, semblant, au contraire, les prendre comme des taquineries entre enfants. Comme à son habitude, le garde de Ferboys ne semblait rien prendre réellement au sérieux, se montrant désinvolte et ne se séparant pas de sa bonne humeur. Asafa ne put toutefois réprimer son enthousiasme lorsque sa cousine confirma qu'il pouvait fort bien se rendre en promenade aux côtés de la jeune femme.

- Et bien, cela sera avec plaisir que je me joindrais à vous, dans ce cas, puisque ma cousine m'y autorise.

Le jeune homme s'était levé en même temps que l'héritière des Ferboys, suivant l'invitation de la jeune femme aux cheveux noir jusqu'à la chambre que sa cousine occuperait. Plus que le mobilier en lui même, ce fut la vue qui attira l'attention du Dornien salé qui ne put retenir un sourire devant cette vision. S'avançant jusqu'à la fenêtre, il observa un instant la scène en silence, puis prit une grande inspiration. Tout en se retournant, un large sourire barrant son visage, le géant des Osseux s'adressa à sa cousine sur un ton enthousiaste.

- Tu devrais te plaire ici. L'air marin est vivifiant, et la vue change quand même radicalement de ce que l'on connait à Ferboys, Edarra. Je gage que tu éblouira tout le monde à Murs-Blancs lors du mariagede Lord Ambrose demain.

Encore une fois, la sincérité de son grand cousin était clairement sensible, même pour la jeune Walda qui pourtant ne connaissait pas le Dornien. Cet homme semblait à la fois simple et honnête, d'une insouciance presque enfantine et d'un optimisme naturel en toutes circonstances. Après quelques pas, il revint au centre de la pièce pour se faire saisir le poignet par la jolie benjamine de la famille Mallister. Ne pouvant réprimer un sourire, il observa un instant la jeune femme, écoutant ses paroles en plongeant son regard dans le sien, dominant de toute sa stature Walda Mallister.

- Cela sera avec plaisir que je vous suivrais ma dame. Je suis votre obligée, vous nous avez offert l'hospitalité, il est normal que je vous offre ce modeste service. Et puis, le bon air me ferait sans doute un bien fou, surtout en votre douce présence. A demain, chère cousine, n'hésite pas à me faire appeler si tu as besoin de moi pour quoi que ce soit !

La jeune Walda réalisa alors une révérence protocolaire alors que le Ferboys se contenta d'un sourire chaleureux et d'un salut de la main pour quitter la pièce, laissant sa cousine en compagnie des servantes. Souriant en retour à la jeune femme, visiblement ravi de la tournure des évènements, il se laissa guider par la jeune femme avec entrain.
Lorsque celle-ci glissa sa main dans la sienne, elle ressenti une main caleuse de soldat, englobant complétement la sienne dans sa large pogne. Lorsqu'elle évoqua le confort des bordels à Asafa, celui-ci ne put s'empêcher de rire. Un rire franc, sans moquerie autre que destinée à lui même.

- Vous savez ma dame, nul bordel ne saurait égaler la douceur de votre compagnie, soyez en convaincu. De plus, l'idée qu'on se fait du confort y est très surfaite, croyez moi. Néanmoins, votre sollicitude me touche profondément et démontre là toute la noblesse d'âme dont vous êtes capable. Et votre sourire a déjà rendu cette soirée inoubliable.

Il appuya ses propos d'un large sourire à l'attention de la benjamine de la famille de Salvemer. Alors qu'il s'éloignait peu à peu de la pièce, le couple finit par sortir du château pour arriver jusqu'à proximité de la fameuse crique. Le Dornien à la peau mate semblait particulièrement ravi, ne faisant que peu de cas d'éventuels regards se posant sur sa personne se tenant en posture si intime avec la petite dernière de Lord Mallister. Se penchant pour lui parler, un sourire charmeur aux lèvres, Asafa s'adressa à la jeune femme sur le ton de la confession alors qu'ils s'avançaient vers la crique.

- Votre domaine est magnifique, sincèrement, ma dame. Quelle tristesse que vous ne puissiez en disposer librement à cause des Fers-Nés. Vous savez, je tenais...

Il fit une moue légèrement gênée, comme s'il allait aborder un sujet sérieux et que cela le peinait.

- Enfin, je tenais à m'excuser pour la rudesse des propos de ma cousine. Elle reste une bonne personne, d'une grande noblesse, et une maîtresse de Maison remarquable. Mais les années à devoir composer parmi les serpents sillonnant les cours des maisons nobles l'ont rendue ainsi. Je pense que c'est une sorte de mécanisme de défense, devoir faire constamment face à des félons sans parole, comploteurs de petite facture, l'a conduite à se forger ce personnage hautain. J'espère que vous n'aurez à subir les affres de la cour, belle Mallister, je fais en sorte de moi-même les fuir autant que possible...

Il conclut par un sourire, encore une fois, comme pour exorciser le sérieux de la teneur de ses propos et inviter la belle jeune femme à ne pas s'en formaliser...
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Message Jeu 23 Aoû 2012 - 16:44

Le repas se terminant, il était temps pour leur hôte de montrer à Edarra la chambre où elle allait passer la nuit, ainsi que de lancer la préparation du bain que la jeune noble avait demandé. Pour se faire, la jeune Mallister appela deux servantes qui eurent pour mission de préparer tout cela. Elles auraient aussi la lourde tâche de répondre aux besoins de la dornienne peut commode, ce qui aurait terrorisé plus d'une personne. Quoiqu'il en soit, elle suivit la lady de Salvemer dans les couloirs du château, jusqu'à ce qui allait être sa chambre pour la nuit. Cela semblait bien plus rustique que ce dont elle avait l'habitude à Ferboys mais bon, ses nombreux voyages l'avaient habitués à bien pire. Evidemment, ces paroles pouvant être accueilli de façon trop plaisante aux oreilles de Walda Mallister, elle se contenta d'un léger mouvement de la tête et d'un merci qui dut lui arracher un ongle vu son attitude jusqu'à présent. Cependant, ce n'était pas le cas et pour cause, elle connaissait par coeur la réputation de son cousin et le laisser faire le joli coeur avec cette gamine ne pourrait que lui servir plus tard et pour que cela se passe comme prévu, elle se devait d'être un peu aimable.

« Je vous remercie pour votre accueil, Lady Mallister. Il ne fait aucun doute que je saluerai vos parents à Murs-Blancs pour peu qu'on ait le temps de converser. Après tout, je suppose qu'en tant que Lord de Salvemer, votre père aura beaucoup de salutations à faire. »

Alors que son cousin regardait par la fenêtre comme un gamin, voulant sans doute rejoindre les deux gosses qui se battaient avec des bâtons de bois, Edarra continua son inspection, testant du bout des doigts l'eau du bain afin d'en vérifier la température. Les propos d'Asafa était flatteur comme toujours, empêchant sa cousine de lui lancer la moindre pique en retour. Si seulement il était un peu plus sérieux, ses talents auraient certainement pu lui être bien plus utiles qu'ils ne le sont maintenant. Sans plus de mots, elle laissa Walda et son garde du corps du soir se retirer, préférant laisser la jeune fille dans l'ignorance de ce qui pouvait l'attendre. Bien qu'elle soit loin de se douter que les rumeurs peu flatteuses à son égard étaient ce que recherchait la jeune Mallister, Edarra ne comptait pas faire les choses à moitié. Une fois seule avec les quatre servantes, elle congédia immédiatement les deux espionnes du Conflans, ne préférant pas exposer ses projets à des oreilles indiscrètes telles que les leurs. Il aurait été dommage de devoir les couper en guise de leçon, surtout que la Maison Mallister aurait vite fait de demander réparation pour le tort causé.

Les deux gêneuses parties, elle ordonna à ses suivantes de la déshabiller, agissant avec une grâce inouïe alors que les deux femmes s'affairaient à lui enlever ses vêtements pour qu'elle puisse prendre son bain. Une fois nue, elle entra délicatement dans le bain, soupirant d'aise en sentant la chaleur de l'eau frapper sa peau. Parfaitement habituées à tout ce cérémonial, la plus âgée des deux femmes commença à laver le corps de sa Dame avec une éponge, tandis que l'autre s'assurait de la température de l'eau, ajoutant de l'eau chaude lorsque le bain se refroidissait. Cependant, Edarra avait une autre tâche pour la petite brune qui devait à peine avoir dix-sept ans. Afin que l'oreille indiscrète se trouvant très certainement derrière la porte ne l'entende pas, elle fit approcher la petite Lisanna et lui murmura à l'oreille ce qu'elle attendait d'elle.

« Suis mon cousin et Lady Mallister. Tu devras me rapporter le moindre fait pouvant m'intéresser. Tu as compris ? »

D'un hochement de tête affirmatif, la jeune fille accepta sans rechigner cette nouvelle tâche. Il faut dire qu'elle n'avait pas vraiment le choix non plus, surtout vu la réputation de Lady Ferboys quant au traitement des personnes à son service. Tant qu'il n'y avait pas de soucis, ses serviteurs étaient comme des princes ou princesses aux yeux de tous, mais dès la moindre chose déplaisante pour elle, cela en était fini et suivant la faute commise, on pouvait en sortir amoindri ou même pas en sortir du tout.

« Surtout, assure-toi de ne pas te faire voir. Je ne voudrais pas avoir à me séparer de tout dans un bordel du coin. »

Bien que dite avec le sourire, la menace semblait parfaitement réelle et d'ailleurs, les yeux de la jeune Lisanna ne faisaient aucun doute sur le fait qu'elle croyait le moindre mot sortant de la bouche de sa Maîtresse. Elle sortit doucement de la chambre, prenant garde qu'un regard indélicat ne se glisse pas où Lady Ferboys prenait son bain, et partit à la poursuite du couple dangereux. N'ayant nul besoin d'entendre ce qu'ils allaient se dire, la jeune fille put rester à distance et observa dans l'obscurité Asafa et Walda se promener sur la plage. Dans la chambre, Edarra profitait encore du bain, se prélassant dedans sans le moindre complexe, laissant sa suivante lui frotter la moindre parcelle de peau. Rêvant à la destruction de la jeune Mallister, non pas par esprit de revanche ou même un quelconque stratagème, mais juste pour le plaisir, la dornienne souriait gaiement comme si une excellente chose lui arrivait. Son voyage lui aurait au moins permis de s'amuser un peu et de détruire minutieusement quelqu'un.
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Message Dim 26 Aoû 2012 - 15:58

Ils étaient sortie de l’enceinte du château ensemble. Elle avait libéré ses cheveux qui tombaient en cascade sur ses épaules. Elle le tirait par la main comme une gamine incapable de contrôler son impatience. Si, tout jusque-là, avait parus jeux sournois ou bienséance mal placé, Asafa pouvait enfin voir le véritable visage de la jeune Mallister. Quand elle se tournait vers lui pour lui intimer d’accélérer le pas elle le faisait avec un grand sourire qui trahissait son envie.

« Vous allez voir, disait-elle en le trainant, c’est là les paysages les plus merveilleux du Westeros. Aucun n’est aussi grand, aussi bleue et aussi puissant que celui-là. La Mer, Dornien de mon cœur, la mer est un poème pour les yeux. » Bien sûr, comment aurait-elle pu juger du merveilleux des paysages du Westeros, elle qui n’était jamais sortie de chez elle, encore moins du Conflans que de Salvemer. Mais elle exprimait, et cela se comprenait à l’expression de son visage, la vision d’une enfant dont les meilleurs souvenirs c’étaient certainement déroulés sur ces plages. Ou, ailleurs qu’ici, a-t-elle eue de moments privilégiés avec son père, sa septa ou sa mère ? A-t-elle fait ses premiers pas dans les froides coursives du château ou bien ses petits pieds d’enfant se sont-ils enfoncés dans le sable doux parsemés de galets des longs de mer ? D’où a-t-elle regardé, pour la première fois les étoiles en imaginant le royaume des Sept au-delà de leur lumière ? Sur laquelle de ces plages s’est-elle éprise d’un jeune garçon lui faisant la cour au son d’un luth ?

Walda passa par une petite porte en fond de cour et salua les gardes au tabard d’azur et à l’aigle éployé d’argent. Ils répondirent par un sourire qui s’effaça presque aussitôt qu’il s croisèrent le regard du géant des Osseux qu’elle trainait derrière elle. Aurait-il eue envie de stopper net leur pérégrination qu’elle aurait mouliné des jambes dans le sable en n’y laissant que des traces de pas. Une énième fois la jeune femme le tira en se tournant vers lui et le pressa d’accélérer le pas, l’aurait-il lâché qu’elle aurait certainement couru jusqu’à la plage. A la vérité Walda s’enivrait de liberté. Enfermée depuis trop longtemps dans ces hautes tours, confinés dans les murailles du château, surveillée par sa Septa, son frère ou d’autre dont elle était la charge jusque-là, elle avait trouvé l’opportunité de retrouver ses plages chéries et ses rêves d’évasion.

D’ici ils pouvaient voir la falaise qui s’élevait au-dessus de la mer et protégeait la terre des assauts de l’océan et des fers-nées. Des tours de guets en bois avaient été construites tout du long et certaines étaient habitées par des gardes en binôme. Des palissades interdisaient l’accès des chemins les plus larges à des engins de sièges ou des béliers, bien que les barbares des îles de fer n’est pas pour habitude d’embarquer des catapultes. A quelques mètres du passage qu’ils empruntaient un maitre-chien tira sur la laisse de ses deux molosses qui aboyaient en leur direction tout en saluant la jeune fille et son compagnon de sa main libre. Il recommanda à Walda –en l’appelant ‘Alda- de ne pas faire de bêtise et de rentrer avant que sa mère ne s’inquiète.

Ensemble ils contournèrent un large rocher et descendirent un chemin de chèvres qui était occulté jusque-là.
« Seule je suis à même de trouver ce chemin. Et sans guide vous ne pourriez y revenir Asafa Ferboys. C’est grâce à cette découverte que j’ai fait, quand j'etais enfant, que j’ai échappé, parfois des nuits entières, à la vigilance de mes parents ou de mon horrible sœur. Si vous saviez comme je souffre quand elle est présente. Elle me maltraite quand son humeur est ombrageuse et j’en ressors parfois avec des marques. J’en ai encore si vous voulez les voir. » Assura-t-elle sans rire, bien qu’un habitant régulier du château aurait tout de suite éventé le mensonge en connaissant Rivanon. Les disputes entre les deux sœurs n’avait jamais été plus loin que cris et larmes et bien souvent c’était la blonde qui était la plus raisonnable des deux.

Le chemin, cahoteux et escarpé zigzaguait entre fougères et rochers le long de la falaise et descendait sur une petite plage isolée qui ressemblait plus à une crique. Ils arrivèrent à destination alors que la nuit terminait d’offrir le trépas au jour.
D’ici, à moins d’avoir été suivis, le couple était isolé du reste du monde. Walda lâcha la main de son compagnon qui jouait, peut-être volontairement, le garde du corps de la jeune Mallister. Ainsi, si père ou quelqu’un d’autre aurait des remontrances à lui faire sur son escapade elle aurait son excuse et, au pire, un bouc émissaire. Mais elle avait fait ça tant de fois avant la guerre qu’elle était persuadée que tout ce passerait bien.

Elle enleva ses chausses et les bas de laine qu’elle portait et déposa le tout prêt d’un gros galet. Avant de se précipiter vers les vagues qui venaient lécher le rivage paresseusement elle jeta un regard de défis au Dornien, accompagné d’un large sourire.
« Aurez-vous le courage Dornien Ferboys, ou bien l’eau sera-t-elle trop fraiche pour vous ? » Elle recula jusqu’à ce que ses pieds s’enfoncent dans l’écume et que l’eau vienne onduler autour de ses mollets. Elle sautillait au rythme des vagues pour ne pas exposer sa peau trop rapidement au froid et laisser ses jambes s’habituer à la température. Elle relevait la jupe de sa robe au niveau des genoux mais la traine flottait déjà à même la surface des vagues. Cela faisait si longtemps ! Elle se tourna vers le lointain et se mit à rire, comme un signal aux étoiles qu’elle était de retour et de nouveaux libre.
Elle se retourna de nouveau vers le beau Asafa à la peau mate alors que son rire s’éteignait. Elle avait la tête qui tournait. Oui elle était ivre. Ivre de bonheur, ivre d’une liberté retrouvée, d’un bonheur simple qu’elle avait oublié et espéré en même temps. Elle était ivre sans savoir que le prix à payer serait ardue.

Un peu plus haut, dans les ombres qui s’étirait sur la falaise et plongeait le chemin de chèvres dans les ténèbres des yeux scrutaient. Quoi qu’il se passe, et même s’il fallait extrapoler, la Dame de Dorne aurait son ragot à raconter.

Au-dessus, presque à l’entrée du chemin, juste assez bas pour pouvoir voir le couple et la servante qui les suivaient un jeune garçon observait en silence. Il devait avoir été beau, jadis, avant qu’une gamine ne lui fende le visage d’un coup d’épée. Pourtant ce n’était pas par méchanceté qu’il était là, mais par jalousie. Il écoutait Walda rire et l’entendait parler sans comprendre ce qu’elle disait depuis cette distance. Combien aurait-il voulus être ce Dornien qu’il trouvait à la fois barbare et disgracieux, trop grand et trop… trop mate de peau, décida-t-il, pour faire la cour à sa Walda. Elle l’avait défiguré, elle l’avait battue et humilié, utilisé et rejeté et pourtant son cœur souffrait de ne plus être simplement son jouet. Il l’aimait, il l’aimait si fort qu’il aurait tué pour elle. Un jour, si les sept le veulent, il gagnerait son titre de Chevalier et alors il demanderait Walda en mariage pour la chérir. Elle comprendrait alors la douleur qu’elle lui avait infligée et elle l’aimerait en retour, comme lui aujourd’hui. Il détestait le Dornien, pas même un noble malgré son nom. Il s’aperçut trop tard que la servante de Lady Edarra avait levé les yeux vers lui et décida de s’enfuir, rêvant que, chevalier lors d’un tournoi, il plantait son épée dans la gorge de cet Asafa Ferboys. A aucun moment il ne réalisa ce qu’il venait de voir et, rongé par la colère et la douleur, il ne chercha pas plus à comprendre.

En bas, Walda provoquait toujours le géant des Osseux pour qu’il affronte la mer et vienne la rejoindre.
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Message Mar 28 Aoû 2012 - 7:47

La jeune femme tirait sur la main du Géant des Osseux avec un entrain presque enfantin, ce qui ne manqua pas de lui tirer un sourire. Nullement moqueur, il semblait au contraire se réjouir de l'enthousiasme et de la bonne humeur retrouvée de la benjamine des Mallister, et se contentait de suivre la belle sans rechigner. Plus ils avançaient, plus ils se rapprochaient de la mer, et plus la beauté du lieu se faisait saisissante pour le Dornien. En grand voyageur, il avait pu admirer moult paysages, et même si son cœur battait toujours pour son foyer, il faisait preuve de suffisamment d'ouverture d'esprit pour apprécier les beautés des autres contrées. Et effectivement, cet endroit s'avérait receler de véritables trésors pour les yeux et l'âme du voyageur. Acquiesçant aux propos de Walda Mallister, Asafa offrit un sourire entendu à la jeune femme.

- Je confesse que votre contrée est magnifique, et qu'il ne m'a que rarement été donné l'occasion de profiter de tels paysages. Même si votre présence suffirait à me rendre l'Au-Delà du Mur plus doux que n'importe quel autre endroit.

Les locaux ne semblaient guère apprécier la présence du Dornien, qui semblait pourtant faire fi des regards interrogateurs, voir accusateurs, qui se posaient sur lui. Habitué à subir quolibets et brimades de part son origine géographique lorsqu'il se rendait dans d'autres pays, il n'y prêtait toutefois nulle attention, concentré sur son périple actuel et sur la belle jeune femme dont il appréciait la beauté. Alors qu'ils sillonnaient ensemble les chemins menant aux falaises, ils croisèrent gardes, tours et même maître-chien, le Dornien au teint halé prenant pleinement conscience du récent traumatisme causé par l'attaque des Fer-Nés. Il put également constater la taille des chiens de cette région, bien plus massif que ceux de sa contrée natale. Empruntant finalement un chemin de chèvre descendant jusqu'à la plage, la belle jeune noble lui glissa quelques mots, lui expliquant que sans elle, il ne pourrait certainement point retrouver son chemin. Un sourire aux lèvres, il glissa sur un ton badin.

- Dans ce cas, je prie la Mère Rivière pour que vous m'accordiez vos faveurs et que vous ne me m'abandonniez point ici. Malgré la beauté sauvage des lieux, je crains de ne pouvoir survivre bien longtemps sur une plage...

Son air amusé s'effaça toutefois lorsque la benjamine des Mallister fit référence à l'oppression qu'elle subissait de la part des siens. Affichant une mine empathique à l'attention de Walda, il tenta de se montrer réconfortant, agrémentant son sourire d'éternel optimiste de quelques mots se voulant chaleureux et réconfortant.

- Voilà qui est fort triste, ma dame. J'espère que vous n'en souffrez pas trop.

Portant la main de la jeune femme à ses lèvres pour y déposer un baiser, il sourit, l'air charmeur.

- Et j'espère pouvoir vous faire oublier vos tracas lors de ce moment privilégié que vous m'avez accordé, ma dame...

Sans la moindre malice, il s'était prêté au jeu de la séduction avec cette jeune femme. Faisant preuve de gentillesse, il était difficile de penser que ce jeune homme disposait d'un mauvais fond. A la vérité, il semblait plutôt pareil à un grand enfant, refusant de grandir, un hédoniste profitant de chaque instant sans réellement se soucier des conséquences de ses actes, ne cherchant pas à faire le mal autour de lui. Aussi, sa carrure impressionnante de militaire endurci, son regard de jais, sa barbe noire finement taillée tranchait avec l'air débonnaire et ce sourire espiègle qu'il affichait en permanence.

Ils étaient finalement parvenus sur la plage, et la jeune noble ne tarda pas à retirer ses chausses pour se rendre en courant jusque dans l'eau. L'œil rivé sur Walda, il ne remarqua pas que des yeux plus ou moins sournois s'étaient braqués sur eux. À la vérité, il appréciait naïvement la vue, en silence, lorsque la jeune femme le toisa du regard. Elle le mettait au défi de plonger dans l'onde, arguant la froideur de cette dernière, et ceci tira un sourire amusé au Dornien alors que Walda se mettait à rire.

- Nous allons voir si cette eau est si fraîche que cela...

Il s'avança vers les vagues, retirant petit à petit ses vêtements. Il commença par les bottes, puis par son armure. Puis, ce fut au tour de sa tunique nouée floquée aux couleurs de Ferboys. Plus il avançait et plus il se découvrait. Finalement, il se retrouva à quelques pas à peine de l'eau, parfaitement nu, et Walda put observer la haute stature du Dornien dont la peau était uniformément mâte. Son torse était large et puissant, recouvert d'une légère tonsure hirsute couleur de jais. Toujours souriant, semblant nullement se soucier du caractère outrancier de son comportement, il se précipita à son tour dans les vagues pour y plonger. Quelques instants à peine après, il ressortit la tête de l'eau, prenant une grande respiration et libérant toute sa tension dans un râle.

- Par la Mère Rivière, cette eau est gelée ! Je ne vais guère m'y éterniser...
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Message Mar 4 Sep 2012 - 9:19

Elle c’était retournée pour le défier. Les derniers mots étaient restés dans sa bouche alors qu’elle détaillait l’allure du guerrier qui avançait, nue, vers l’ondée. Une vague de chaleur monta en elle malgré la fraicheur de l’eau et elle espéra que les rougeurs à ses joues ne se voient pas trop. Son sourire figé elle ne cessait de détailler le corps de son complice alors qu’il avançait dans l’eau.
Son corps était finement sculpté, sa poitrine large, ses cuisses solide et son entrejambe prometteur. L’armure avait caché, jusque-là, les promesses d’un corps qui n’était pas celui de certain guerriers de père, à la fois gonflé de vin ou de bière et couturé de cicatrices. Walda n’imagina même pas qu’Asafa puisse être un guerrier sans guerre mais qu’il était si habile qu’aucune lame n’avait trouvé à lui faire cicatrice assez profonde pour abimer une si jolie sculpture. Le géant des Osseux plongea la tête la première dans les vagues suivit du regard par la jeune Mallister. Il disparue quelques secondes dans l’eau bleue foncée de l’Océan avant qu’elle ne le devine nageant à fleur des vagues. Pour un habitant du désert sa façon de nager n’était pas ridicule, il nageait même très correctement. Il n’aurait peut-être pas concourut face à un homme de Salvemer ou, pire encore face à un des barbares des îles de fer, mais il avait une façon de se mouvoir dans l’eau qui transcrivait à la fois sa grâce de bretteur et sa puissance naturelle. Alors qu’il revenait vers elle et que son corps apparaissait à la frontière de l’eau elle put s’attarder sur le jeu des muscles qui roulaient sous la peau. Des épaules puissantes qui avaient l’habitude de soulever de lourdes charges ou de porter des coups mortels de tout le poids d’une lame. Des muscles ronds et saillant qui restaient fin et sec, un dos puissant comme celui d’un animal, des fesses rebondit et musclés. Le détail d’un corps aussi attirant eveilla en Walda un désir qui n’avait été que mimé jusque-là. Ses jeux de séduction se retournant contre elle alors qu’elle lâchait sa robe et s’avançait pour se retrouver au plus près du Dornien lorsqu’il sortirait de l’eau.

- Par la Mère Rivière, cette eau est gelée ! Je ne vais guère m'y éterniser...

La robe de la jeune fille flottait, en corolles, autour d’elle à la surface de l’eau, s’enfonçant en dessous ou remontant y flotter au rythme des courants et des vagues. La nuit s’avançait à un rythme terrifiant, noircissant l’eau petit à petit alors que le jour déclinait et que dans le ciel, parsemé de nuages cotonneux, la lune se levait pour éclairer la plage d’un fin voile d’argent bleuté. Sans que le couple ne le sache elle trahissait leur moindre et fait et geste pour celle qui était les yeux de sa maitresse. Walda monta une main qu’elle posa sur la poitrine puissante du géant des Osseux et caressa, du bout des doigts ses pectoraux, puis elle y posa la paume de sa main en relevant les yeux sur son visage. Son cœur battait à tout rompre alors qu’elle s’approchait de lui. Elle pouvait deviner la chair de poule qui le recouvrait. Elle était en train de faire une bêtise elle le savait. Et alors ? Se fit-elle en remontrance. Tu ne seras jamais cette fille que tu rêves d’être, tu ne seras jamais une Rivannon, peut-être pas même une véritable Mallister, si tu ne profites pas de cet instant tu l’auras seulement perdu.
Son autre main se posa sur le ventre d’Asafa, elle pouvait sentir sous ses doigts fins les bosses de ses abdominaux. Elle faisait courir le bout de ses doigts dessus très doucement, descendant avec hésitation. Elle ressentait une certaine culpabilité à jouer ainsi avec le Donien. Une chose, pire encore, lui hurlait dans la tête de ne pas le faire. Une voix qu’elle ne connaissait que trop bien, celle de sa grande sœur. Aurait-elle comprit que son intuition la mettait en garde qu’elle n’aurait pas arrêté son geste. Il y avait aussi quelque chose d’excitant à enfreindre la bienséance. Il y avait quelque chose d’excitant à, ainsi, provoquer l’homme qui lui faisait face, le faisant affronter la fraicheur de l’eau alors qu’il était nu devant elle pour quelque secondes de caresses supplémentaire. Elle se sentait à la fois, excitée, mal à l’aise, forte et fragile devant cet homme, femme plus que fille et terriblement libre. Elle faisait, encore une fois, fi des convenances et s’échappait de sa condition de noble, de Mallister, de sœur de Gareth et de Rivanon. Elle s’échappait de son propre carcan, celui qu’elle avait créé dans sa quête de l’amour de son père en prenant celui du Dornien. Aurait-elle confondus les sentiments du guerrier avec son désir qu’elle n’en aurait eue cure. Il la voulait maintenant plus que n’importe qui d’autre. Il la regardait elle et pas Rivanon ou Edarra. La main de Walda qui courrait sur son ventre vint chercher son membre et se posa dessus.

- Je vous en prie Dornien, enlevez-moi. Je ne supporte plus ce château, je veux m’enfuir de cet enfer, je veux voir Westeros, m’éloigner de ma sœur qui me bat et de mes parents et de mon frères qui, ne se préoccupant que de leur charge, occultent ma douleur comme si je n’étais rien ici.

Elle s’approcha de lui sans le lâcher, son visage à quelque centimètre de celui du géant à la peau mate, sa poitrine contre la sienne. Elle pouvait sentir l’effet de sa main entre les jambes du guerrier et afficha un sourire qui exprimait à la fois une victoire et un contentement. La vie était une chaine. L’homme tenait l’épée par le manche tandis que c’était la femme qui commandait l’homme, toujours par le manche. Avec douceur elle commença à le caresser.

-Viendrez-vous me chercher à votre retour du mariage des murs-blancs si je vous le demande ?

Elle se leva sur la pointe des pieds et posa son menton dans le creux du cou d’Asafa pour lui murmurer à l’oreille.

-Je jouerais à être votre esclave si vous le souhaitez. Rien ne vous attache à votre cousine. C’est une sorcière qui n’a de cœur que pour elle-même. Une fois vos obligations faites aux murs-blancs nous nous enfuirions ensemble à travers le Westeros, peut-être pourrions-nous rejoindre le continent ensemble, découvrir de nouvelles contrés, voir les pays les plus sauvages et les plus civilisés de ce monde et conquérir notre terre, nous faire un nom. N’est-ce pas là un beau rêve Dornien ?

Elle avait murmuré à Asafa sans cesser de le tenir par la queue et de lui donner un plaisir volontairement trop lent. Elle savait son rêve être un doux fantasme, partageant cette idée comme le ferait deux enfants jouant aux chevaliers et expliquant qu’ils partaient en quête d’un Dragon. Elle n’espérait pas tant qu’il accepte cette folie qu’elle lui susurrait à l’oreille que de rendre le moment romantique. A son excitation se mêlait une crainte qu’elle ne savait pas être fondée et elle espérait à la fois que l’homme en face d’elle ne la repousse pas et que ses actes n’est pas de conséquences trop grave, encore qu’elle en tirerait toujours l’attention qu’elle espérait de la part de son géniteur. Son coeur battait si fort qu’elle s’imaginait que le guerrier pouvait le sentir alors qu’elle se pressait un peu plus contre lui.

**

Le Garçon d’Ecurie avait couru jusqu’au château. Il avait remonté le chemin de chèvre, avait contourné le large rocher et avait rejoint la petite porte par laquelle Walda et Asafa étaient sortis au crépuscule. Il avait cherché un instant puis, essoufflé par sa course était allé voir deux soldats. Les mains sur les genoux, essayant de reprendre son souffle il expliquait qu’il avait vue Walda sortirent du château et qu’elle avait rejoint la plage, qu’elle y était avec un homme. Cette partie du récit fit même rire l’un des deux gardes qui mit une grande claque dans le dos du garçon à la cicatrice. Tout le monde savait que qu’il était amoureux de celle qui lui avait entaillé la gueule à ce point et qu’il avait un comportement étrange dès qu’elle approchait d’un autre homme. Personne n’aurait soupçonné pourquoi il était accros à ce point bien sûr, mais en dehors des Mallisters –encore que certain puisse s’en douter- tout le monde le savait farouchement accrocher à la petite Walda. Une fois il avait même eue une crise de jalousie à l’encontre d’un des frères de la jeune femme. Gareth ou Edwyne.

-Il est en train de la forcer M’sieur ! Affirma le garçon d’écurie en se redressant et en attrapant le tabard du garde qui lui souriait.

Les deux gardes échangèrent un regard. Il savait le garçon « étrange » et avait vu le Ferboy suivre la jeune fille de Robert hors de l’enceinte du château. L’histoire semblait bien trop alambiquée pour être crédible, mais si le garçon disait vrais alors ils seraient torturés des jours entiers avant d’être pendus s’ils n’avaient pas fait leur travail.

- Guide-nous, la cicatrice. Fit l’autre garde en le poussant par l’épaule.

Alors qu’il entamait le retour vers le chemin de chèvre ou la servante d’Edarra espionnait et ou Walda tentait Asafa, le jeune garçon que les gardes appelaient « la cicatrice » afficha un sourire que personne ne vit. Dans le pire des cas le Dornien pourrait être inculpé et il se vengerait de lui de cette manière, en tout cas il briserait ce moment en tête à tête d'une façon bien désagreable, dans le meilleur des cas la surveillance de Walda serait renforcée et elle ne verrait plus personne, plus personne sauf lui qu’elle viendrait chercher pour avoir un peu de compagnie. Une compagnie qu’il lui ferait payer. Elle finirait par l’aimer si elle n’avait que lui. Elle l’aimerait ou en crèverais comme crèverais tous ceux qui voudrait l’approcher. Alors qu’il approchait de la petite porte de fond de cours la cicatrice cracha au sol en imaginant Asafa. Il resserrait, mentalement, un collier autour du cou de Walda. Si les petites gens du château savait le garçon d’écurie amoureux de Walda aucun ne le soupçonnait fou.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Mar 4 Sep 2012 - 13:22

Le jeu de séduction auquel les deux jeunes gens se prêtaient depuis plusieurs heures déjà venait d'atteindre son point critique. Asafa était un beau parleur, doublé d'un plutôt bel homme, mais la jeune femme s'était livrée à lui avec une certaine aisance trahissant qu'elle menait tout aussi bien la ronde que lui, et qu'elle n'était pas qu'une fille noble tombée sous le charme exotique du Dornien au teint halé. Pourtant, Asafa avait bel et bien succombé à ce jeu avec plaisir et sans retenue, répétant une nouvelle fois l'erreur qui l'avait conduit à la ruine et au déshonneur sans pouvoir s'en empêcher. La vérité était que, en véritable hédoniste, il lui était inconcevable de ne vivre sa vie sans consommer le fruit défendu, sans braver les interdits moraux pour se laisser aller aux plaisirs de la chair. Ils étaient, selon le Géant des Osseux, le sel même de la vie, sans lesquels cette dernière restait fade, sans goût, triste et désuète.

Il avait déjà connu cette situation maintes et maintes fois auparavant. Ce point de non-retour où le désir des amants leur fait vriller la tête, leur torture le cœur et fait tomber leurs derniers tabous. Cet instant où les fantasmes les plus fous traversent les esprits même les plus timides pour mourir sur les lèvres en d'invraisemblables demandes, en de romantiques mais inaccessibles requêtes. Maintes fois par le passé, de belles jeunes filles l'avaient suppliées de les enlever à leur quotidien morose, pour vivre aventures et voyages, dans les bras du souriant Dornien. Et maintes fois il s'était dérobé, grâce à d'habiles façons et de subtiles manières, éludant avec un haussement d'épaule les réponses ardemment souhaitées par la pauvre jeune femme, bien naïve de croire qu'un coureur solitaire puisse un jour répondre à leur envie de rêves romantiques. Car s'il n'était pas d'une mauvaise nature, Asafa était un vrai passionné. Et comme toute passion, une fois celle-ci passée vient la lassitude. Et la lassitude était sans doute la seule chose effrayant l'homme au teint halé. Sûrement qu'il lui offrirait une escapade romantique, une union charnelle et passionnée, qui lui soulèverait le cœur et lui tournerait la tête par son simple souvenir, mais il ne pourrait lui offrir fidélité. Car un jour, il trouverait une nouvelle femme à aimer, une nouvelle passion à assouvir, une nouvelle romance à vivre. Et là, la jeune femme, comme toutes les autres auparavant, aurait le cœur brisé. Asafa le savait pertinemment, mais il ne pouvait lutter contre sa propre nature. D'ailleurs, il ne cherchait même pas à lutter contre elle, se convaincant avec plus ou moins de succès qu'il offrait plus de bonheur que de tristesse en fin de compte...

Mais pour l'heure, rien de tout cela ne traversait l'esprit du Dornien qui se faisait tendrement manipuler par la belle benjamine de Salvemer. Non, il n'avait en son esprit que le désir ardent d'une étreinte charnelle avec cette douce créature, la dévorant du regard alors que leurs corps se rapprochaient. Elle l'avait envoutée tout autant qu'il l'avait séduite, et chaque contact de sa peau déclenchait un spasme de plaisir et de passion chez le Géant des Osseux. Ce soir, sa cousine et sa famille n'existait plus. Ce soir, son passé était tombé dans les limbes de l'oubli. Ce soir, il n'y avait plus qu'elle dans son esprit, et il lui serait fidèle pour la nuit. Peut-être plus. Comme à chaque fois qu'il étreignait une nouvelle conquête, il serait honnête avec elle : elle serait la seule dans son cœur le temps de sa romance, avant que la lassitude ne l'efface et qu'il ne porte à nouveau son regard vers l'horizon. Cette nuit, il serait le plus tendre et le plus passionné des amants, et s'offrirait sans retenue ni arrières pensées à la jeune femme. Alors qu'elle était collée à lui, lui susurrant comme tant d'autres auparavant de l'enlever à son triste quotidien, il passa sa main sur la joue de la belle, caressant délicatement de son pouce le joli minois de Walda, pour porter ses lèvres jusqu'aux siennes. Le baisé fut à la fois tendre et intense, doux et passionné, ne durant plus que de raison. Lorsque leurs lippes se décollèrent, son sourire avait disparu. La fixant droit dans les yeux, il lui glissa quelques mots, comme un murmure, alors que sa main libre descendait délicatement dans le creux de ses reins.

- Je braverais le feu Greyjoy pour toi, ma belle.

Ses mots étaient furtifs, à peine susurrés, répondant aux interrogations de la belle sans même y répondre réellement. Après tout, peut-être le ferait-il réellement ? Peut-être reviendrait-il la cherchait ? Asafa était un homme impulsif et il ne savait lui-même pas encore si il relèverait le défi. Sans ajouter le moindre mot, il déposa un nouveau baiser sur les lèvres de la belle Mallister alors que ses mains glissaient jusqu'aux cuisses de la jeune femme. La soulevant dans une étreinte passionnée et charnelle, il colla ses hanches à celle de la jeune femme et s'offrit à elle sans retenue.

***(jetons un voile pudique sur ce qui suis pour un saut temporel ^^)***

L'homme du Désert conservait la frêle et douce créature dans ses bras, son front contre le sien, alors que la nuit était déjà tombée. Haletant, le cœur battant la chamade, il déposait de tendres baisés sur les lèvres de sa promise. Il était un amant attentionné et doux.

- Tu es magnifique... La plus belle créature qu'il m’ait été donnée de voir...

Son regard glissa alors vers le haut de la falaise, où des torches dansaient avec des bruits de pas. Fronçant les sourcils un instant, il se retourna tout sourire vers la jeune femme, glissant sur un ton badin, presque enfantin, comme s'il semblait s'amuser de la soudaine situation périlleuse.

- Il va falloir descendre ma belle. Tu as bien fait de garder ta robe...

La portant jusqu'au rivage non loin, il se dirigea sur le sable, la déposant sur le sable. Lui faisant signe de s'assoir en silence, il glissa rapidement son pantalon et sa tunique alors que les hommes dévalaient le petit chemin escarpé, prenant garde de ne pas choir dans l’obscurité. Asafa se rhabilla avec une réelle vivacité, trahissant sans aucun doute son habitude en la matière, et il s'installa aux côtés proches de Walda, un large sourire aux lèvres. Il n'avait pas remis ses chausses et laissait l'onde lui caresser les pieds, puis il lança une conversation avec un naturel déconcertant.

- Deux jours qu'il fallut à mon frère Tayeb pour retrouver un visage humain ! Enfin, aussi humain qu'un Dornien peut l'avoir !

Il se mit à rire bruyamment alors que les hommes débarquaient sur la plage au pas de charge, se retournant vers eux, l'air de rien.

- Et bien, que nous vaut cette visite, soldats ? Courrons nous un quelconque danger ? J'espère ne pas avoir trop accaparé Dame Walda Mallister et l'avoir soustraite à quelconque de ses activités ?

L’aplomb du Dornien et son sourire en coin pouvaient le rendre bien souvent irritable pour les gens, mais il était capable mimer la bonne foi avec un tel brio que les gardes devraient être bien malin pour pouvoir l'inculper de quoi que ce soit : il était vêtu, aux côtés de la jeune femme et non sûr elle, ses armes déposées à quelques pas, et ils ne semblaient rien faire d'autre que de laisser les vagues délicatement caresser leurs pieds. Nul doute que si la ravissante Walda entrait dans son jeu, les gardes mordraient à l’hameçon. D'ailleurs, il était fort peu probable qu'ils aient pu les voir dans l'eau, et quand bien même, tout cela ne semblait être qu'une innocente baignade, vu l'aisance et la légèreté qu'il faisait preuve en s'adressant aux gardes de Salvemer et au petit homme au visage esquinté.
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Message Jeu 6 Sep 2012 - 9:53

Quel moment incroyable ! La lune éclipsait les étoiles dans sa robe d’argent. La mère était parfaite, protectrice, reflétant sa beauté dans les mouvements des vagues qui venaient s’échouer sur la plage de sable et de galets dans un doux grondement berçant.
Les falaises de granit qui s’élevaient autour d’eux semblaient d’anciens rois ou de vieux monstres veillant sur les rivages, penchés sur les enfants de Salvemer. Assise prêt d’un buisson rendue argenté par les lumières de la nuit la jeune servante de Lady Ferboys observait le manège du couple en contre bas. Le cousin de sa maitresse venait de soulever la jeune Mallister et un doux vas et viens c’était entamé. La jeune femme avait enroulés ses jambes autour des hanches du Dornien et se retenait à son cou, l’embrassant chaque fois que ses gémissements menaçaient de s’élever trop fort. Aucun doute sur leur activité, même vue d’ici. Un sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme. Edarra n’aurait qu’à menacer un peu son pauvre cousin pour lui faire confirmer ses dires. Elle se releva et attrapa les pans de sa robe pour remonter le chemin de chèvre au plus vite.
Elle ne savait pas encore si elle allait rapporter l’évènement survenu un peu plus tôt, alors qu’elle avait été surprise par le jeune homme à la gueule abîmée. Elle n’avait pas encore décidé si ce passage aurait un quelconque intérêt pour Lady Ferboys, en tout cas il risquait d’aller à son désavantage car elle avait été repérée.
En courant elle remonta le chemin et passa le gros rocher qui marquait l’entrée du chemin, elle fit quelques pas et se félicita d’être partie au bon moment alors qu’elle croisait le trio qui avançait vers la plage. Les deux gardes tenaient des torches qui éclairaient en cercle jaune autour d’eux. Elle reconnue le garçon et, espérant que les ténèbres joue en sa faveur elle baissa le visage pour qu’il ne la voie pas.

-Qu’est-ce que tu fais là ? demanda un des gardes en s’arrêtant à sa hauteur. N’as-tu pas vue ‘Alda ? La fille de Lord Robert Mallister ? Elle serait avec le Dornien qui est arrivé aujourd’hui.

Elle ne répondit pas et secoua juste la tête. « Je suis sortie chercher le cousin de ma Maitresse mais ne le trouve nulle part. Je dois y aller avant qu’elle ne s’impatiente. »

-Ne perdons pas de temps ! Dit le garçon à la cicatrice.

Elle fit une légère révérence, un peu maladroite et pressa le pas pour s’éloigner d’eux. Alors qu’elle atteignait la petite porte de fond de cours elle poussa un soupir de soulagement et s’enfonça dans la cour du château pour rejoindre sa Maitresse et lui raconter ce qu’elle avait vue.

**

La cicatrice passa la porte précédé par les deux gardes. Ils traversèrent le champ qui séparait la falaise du château. Ils arrivaient presque au rocher qui marquait l’entrée du chemin de chèvre quand ils croisèrent une ombre, la silhouette d’une femme. Elle semblait perdue et baissait la tête comme coupable d’un forfait. Ils s’approchèrent d’elle et tandis qu’un garde la questionnait la Cicatrice se penchait en avant pour voir son visage à la faveur des lueurs de la torche. Il fronçait les sourcils et s’avançait méchamment pour mieux discerner ses traits.

- Je suis sortie chercher le cousin de ma Maitresse mais ne le trouve nulle part. Je dois y aller avant qu’elle ne s’impatiente.

La Cicatrice fronça les sourcils. Normal qu’elle ne trouve pas se batârd Dornien. Le chemin qu’avait emprunté Walda n’était connu que d’elle et de lui. Il l’avait souvent suivi pour la regarder de loin. Il connaissait presque tous les coins ou elle avait l’habitude de fuir sa famille et ses responsabilités. Il avait passé des heures à l’espionner, à la regarder, à s’imaginer à ses côtés. Il avait fantasmé des histoires ou il la sauvait d’un monstre marin ou d’une invasion de fer-nés à lui tout seul. Il avait imaginé des histoires ou il l’emmenait de force, des fois où il la prenait à même la plage qu’elle soit d’accords dans un de ses rêves ou pas dans un autre, deux fois même, il la tuait, ne laissant derrière lui qu’un corps froid doucement bercé par le va et viens des vagues, magnifique déesse noyée, parfaite dans son immobilité et ayant offert sa chaleur, son sourire et son cœur qu’au dernier de ses amants: lui !

-Ne perdons pas de temps, dit-il en reprenant la marche, suivis de près par les deux gardes. Ils contournèrent le rocher et prirent le chemin qui menait à la plage. Ils descendirent rapidement pour rejoindre le couple. Ils étaient là, tous les deux. Elle, assit sur la plage les pieds dans l’eau et lui, debout, riant de ses propres mensonges. La cicatrice ferma les poings de rage de les voir ainsi et ne releva même pas quand l’un des gardes lui jeta un regard réprobateur.

**

Walda soupirait à son oreille. Elle le sentait l’envahir pleinement. Il ne c’était pas offusqué le moins du monde qu’il ne rencontre pas de résistance et qu’il n’y est pas de sang. Accrochée à lui elle l’aidait à rythmer leur plaisir. Elle fermait les yeux alors qu’il la prenait debout, soulevée au-dessus des vagues, gémissante d’un plaisir qui l’envahissait et lui faisait tourner la tête. Il poussa un râle alors qu’il jouissait en elle. Elle s’accrochait à sa nuque alors que des larmes venaient brouiller sa vue. Elle l’embrassa dans le cou, se convainquit, au moins quelques secondes, qu’elle était amoureuse de son amant. Ils restèrent un moment comme ça, lui en elle jusqu’à ce que les lueurs des torches ne brisent le charme du moment. Asafa la souleva comme si elle avait été un fétu de paille, aussi légère qu’une plume.

-Quoi ? Demanda-t-elle en levant les yeux vers la falaise, portée comme une mariée vers la chambre nuptiale, ses bras toujours pendus au cou du guerrier. Moi qui allais te demander de recommencer ! Elle soupira alors qu’il la déposait sur la plage.
Elle s’installa, les pieds dans l’eau, les jambes repliés, la jupe mouillée collée à ses mollets, assises à même le sable. Elle frissonnait encore alors qu’elle ressentait les dernières vagues de plaisir s’évanouir en elle. Asafa se rhabilla avec une dextérité qui prouvait, s’il l’avait fallu, qu’il n’en était pas à son coup d’essais avec celles qu’il n’aurait pas dut toucher. Une fois fait il vînt s’installer à côté d’elle mais debout.

-Deux jours qu'il fallut à mon frère Tayeb pour retrouver un visage humain ! Enfin, aussi humain qu'un Dornien peut l'avoir !

Les deux gardes avancèrent précédés de la Cicatrice. Elle aurait dû s’en douter. Elle se demanda comment il avait fait pour découvrir cette plage et ce chemin mais les réponses viendraient plus tard. L’un des gardes avança son flambeau pour éclairer le couple.

- Et bien, que nous vaut cette visite, soldats ? Courrons nous un quelconque danger ? J'espère ne pas avoir trop accaparé Dame Walda Mallister et l'avoir soustraite à quelconque de ses activités ?

-Si fait Ser, expliqua le garde en le faisant chevalier pour une obscure raison. Lady Mallister doit rejoindre ses appartements maintenant. La nuit est tombée et aucune plage n’est sûr. La guerre ! Finit-il par laisser tomber comme une explication.

-Il n’est pas Ser, c’est le garde du corps de Lady Ferboys, cracha la Cicatrice en jetant un regard plein de haine au Dornien. Walda se demanda si le garçon d’écurie avec qui elle avait perdu son pucelage n’aurait pas pris un plaisir immense à plonger la tête de son amant de cette nuit, la tête la première, dans le feu greyjoy qu’il se proposait d’affronter un peu plus tôt. Elle se redressa et épousseta sa jupe du sable qui y était collé.

-Tout va bien. Je faisais découvrir les plages à nos invités et la nuit est claire. Les barbares des îles de fer n’attaqueront pas ce soir. S’il n’y a que ça pour vous rassurer nous allons remonter. Asafa me raccompagnera à ma chambre.

-Nous allons nous en occuper. Fit le second garde en défiant du regard le géant des Osseux. Walda poussa un soupir de frustration alors qu’elle s’imaginait pouvoir profiter une seconde fois de l’ardeur de son amant venus du désert. Vous êtes trempée Lady, vous allez prendre froid. Remontons tout de suite je vous en pris.
Walda s’engagea devant le garde. La Cicatrice observait le visage du Dornien sans cacher son envie de lui reproduire sa propre face d’un grand coup de hache.

**

Il remontait le chemin de chèvre en suivant les deux gardes et Walda, devant, qui tenait sa jupe mouillée. Cela ne c’était pas passé comme il l’avait espéré. Il pouvait encore comploter pour renforcer la sécurité autour de celle qu’il convoitait. Il verrait cela en temps voulus, quand Lady Rivanon rentrerait. Les choses seraient alors plus simples. Il ruminait ainsi jusqu’à atteindre le rocher, en haut de la falaise. Il posa la main dessus quand il comprit.

Je suis sortie chercher le cousin de ma Maitresse mais ne le trouve nulle part. Je dois y aller avant qu’elle ne s’impatiente.

C’était elle, la servante qu’il avait vue en train de les espionner. Elle venait tout juste de repartir de sa cachette avant qu’il n’arrive. Si elle était bien la servante de Lady Ferboys alors il aurait peu de temps pour avoir ce qu’il voulait. Elle avait dut être envoyée ici pour rapporter le comportement de Walda et du Dornien à sa maitresse. Il se tourna vers le géant qui le suivait avec son éternel sourire imbécile qui vous narguait continuellement. La Cicatrice lui rendit un sourire méchant et partit en courant pour rattraper la servante. Peut-être pourrait-il la voir avant qu’elle ne rejoigne les appartements de Lady Ferboys, sinon il attendrait le lendemain matin.

-Hé, où va La cicatrice ?

-J’ai oublié une tâche quej’dois finir avant d’ronfler, répondit-il sans ralentir le rythme.

Bientôt, avec un peu de chance, ses accusations de viol pourraient se vérifier. Au pire des cas ce serait une catastrophe à la fois pour le Dornien et pour Walda, même si elle était consentente.
Elle serait alors enfermée dans une tour avec pour seul compagnie le garde à sa porte et lui, lui menant de quoi manger, se changer et peut-être la baiser de temps en temps.
Un affreux sourire s’afficha sur son visage ou courait la longue cicatrice qui lui avait valu son surnom. Peut-être aussi que ce Asafa serait pendu pour son acte ignoble. Et peut-être même que la Maison Mallister déclarerait la guerre aux Ferboys empêchant, au moins toute cette vie, à ces deux-là de ce recroiser. Walda serait alors consignée jusqu’à son trépas et alors personne ne pourrait plus la séparer de lui. Personne ne la croirait plus quel que soit les vérités qu'elle prononcerait. Elle serait à lui, d'une manière ou d'une autre, jusqu’à la fin des temps.
Il pressa le pas pour rattraper la servante.
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Asafa Ferboys
Homme d'Armes

Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
♦ Missives : 261
♦ Missives Aventure : 114
♦ Arrivée à Westeros : 27/04/2012
♦ Célébrité : Haaz Sleiman
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♦ Doublons : aucun
♦ Age du Personnage : 25
♦ Mariage : Promis à Rahéna Qorgyle
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Message Sam 8 Sep 2012 - 10:45

Le Géant des Osseux semblait prendre, comme à son habitude, la situation avec bonne humeur et légèreté. Alors qu'il souriait à la jeune femme avec tendresse, il reporta son attention sur la cicatrice, ce dernier se montrant fort véhément, et sur la soldatesque, visiblement peu encline à lui faire confiance. Un instant son regard se posa sur le jeune homme et il y reconnut une lueur qu'il connaissait fort bien : la jalousie. Il était évident que la Cicatrice était amoureux de la belle benjamine des Mallister, et qu'en ayant surpris l'escapade du petit couple, s'était mis en tête de prévenir les gardes de Salvemer de ce qui se tramait sur la plage, espérant ainsi préservé son amour du séducteur des sables Dorniens.

Néanmoins, le Ferboys au teint halé eut un sourire en se ressassant avec plaisir ses pensées : il n'avait nulle raison de s'inquiéter de cela, d'aucune manière que ce soit. Sa parole n'aurait nulle valeur contre celle de nobles personnes tant il était évident qu'il enviait la jeune femme. De plus, il ne pouvait décemment jurer les avoir vu en train de consommer leur amour, le Dornien en était parfaitement convaincu. Enfin, il s'était sorti de situation bien plus pittoresque que cela grâce à sa gouaille, donc les éventuelles accusations d'un roturier difforme et mal éduqué ne l'inquiétait guère. De ce fait, Asafa était plutôt satisfait, il avait vécu une douce idylle avec la belle Walda et personne n'en saurait jamais rien, car il s'était vêtu suffisamment tôt pour qu'il ne soit pas surpris. Enfin, c'est ce dont il était persuadé. Les gardes semblaient refuser à Walda, leur propre suzeraine, le loisir de choisir son escorte, aussi cette dernière se trouverait raccompagner par la soldatesque.

Sans se démonter, toujours souriant et de bonne compagnie, il se redressa, ne semblant nullement vexé par les propos de la Cicatrice ou même des gardes, conservant cette bonhommie que chacun pouvait lui connaître.

- En effet, votre ami a raison, je ne suis nullement chevalier. Cela tient d'ailleurs au fait que les chevaliers sont rarissimes, dans mon pays. Question de... Religions, je crois...

Il sourit pour ponctuer sa phrase, comme s'il souhaitait désamorcer la tension de cette situation. Alors qu'il se mettait en route, la cicatrice lui jeta un regard qui en disait long sur ses intentions à son égard. Un regard auquel le Dornien répondit par un sourire encore plus large, mêlant à la fois défi et moquerie, comme s'il voulait faire comprendre au jeune homme qu'il était bel et bien parvenu à ses fins dans un mouvement d'orgueil couvert sous de la politesse.

- Bien, dame Walda, je crois que la raison est du côté de vos gardes. Si vous le permettez, je me joins à vous pour le chemin du retour... Je ne suis pas sûr de retrouver la route par mes propres moyens.

Il se pencha pour récupérer ses chausses et sa dague, ainsi que ses derniers effets personnels qu'il n'avait pas eu le temps de remettre dans la précipitation. Puis, il se mit en route à la suite des gardes. Lors du chemin du retour, il fut plutôt silencieux, ne pouvant discuter à loisir avec la belle benjamine des Mallister par la faute des gardes faisant office de chaperons zélés. Il lâcha de temps à autre quelques banalités laissant comprendre qu'il était émerveillé par les beautés de cette contrée, qu'il était triste que les Fers-Nés s'en prennent à ses lieux et autres choses du genre.

Quand finalement le petit convoi fut arrivée jusqu'au château, Walda fut conduite près de ses servantes qui s'affairèrent bien vite pour lui trouver une toilette sèche. Les gardes s’éclipsèrent et Asafa remarqua également que la Cicatrice avait finalement quitté les lieux. Seul dans les couloirs du château avec la jeune femme et ses servantes, il lui sourit avec cet air charmeur qui le caractérisait tant. Et lorsque les servantes pénétrèrent dans la chambre, il se rapprocha de la jeune femme pour lui saisir la main. Au vol, il déposa un baisé sur les lèvres de la belle jeune femme et lui glissa quelques mots.

- On se revoit bientôt ma douce.

Puis il s'éloigna d'un pas de manière à ne pas être surpris en plein méfait, l'une des servantes revenant justement près d'eux. Alors qu'il offrait un baise-main protocolaire à Walda, il lui dit ces quelques mots.

- Ma dame, merci encore de cette balade. Je n'oublierais pas la beauté de ces paysages, soyez en convaincu.

Puis, il s'éclipsa dans un sourire, quittant les lieux pour rejoindre la chambre qui lui était dévolue. Le lendemain, à l'aube, le Géant des Osseux se tenait dans la cour, l'air fatigué mais la mine malgré tout réjouie, attendant parmi les soldats Dorniens de l'escorte de Edarra que la Princesse du Désert ne se présente pour le grand départ. Les regards curieux des badauds se posaient sur la petite troupe comprenant une quinzaine de lanciers en arme alors que le noble discutait dans la bonne humeur avec ses camarades. Finalement, Edarra et sa suite de servante se présenta finalement, et les gardes harnachèrent le cheval de l'héritière de leur maison. Asafa, quant à lui, monta en selle, jetant un œil par dessus son épaule afin de savoir si Walda allait se présentait ou non. Dans un sourire dissimulant plus ou moins difficilement la fatigue l'accablant, il s'adressa à Edarra sur son sempiternel ton badin et rieur.

- Alors, chère cousine, comment était la nuit ? La chambre était-elle confortable ?

Il avait cet air de coquin qu'il conservait depuis son enfance, ce visage d'un jeune garçon ayant fait une bêtise amusante dont il aimerait se vanter auprès de sa complice de toujours sans savoir s'il va se faire gronder ou non. Bref, Asafa était égal à lui-même, une fois de plus. Le convoi était désormais quasiment prêt à partir, ne manquant plus que le commandement de la belle maîtresse des Osseux, et le protocole voudrait que Walda ne tarde plus à se présenter pour saluer ceux qui furent ses hôtes durant une bien courte nuit...

[hj : voilà, je me suis permit un petit saut temporelle. Walda, je te laisse gérer l'épisode entre la servante et la Cicatrice. J'ai réintroduit de même Edarra ! Hop là mesmoiselles !]
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Message Mar 11 Sep 2012 - 16:56

Bien que la nuit était sombre sur Salvemer, la jeune suivante de Lady Ferboys ne manqua pas d'observer au loin le couple sur la plage. Les rumeurs qui courraient sur le cousin de sa Maîtresse ne laissaient que peu de doutes sur ce qui pouvait arriver mais bon, elle se devait de continuer à espionner. Cachée derrière un rocher, elle les distinguait à peine, et s'avancer plus avant sur la plage ne ferait que leur faire prendre conscience de sa présence, chose qu'Edarra ne souhaiterait certainement pas. Elle resta donc à distance, ne distinguant que des ombres. Fort heureusement, elle était bien assez prêt pour entendre les paroles échangées, permettant d'avoir la garantie de ce qui allait se produire. La chose entendue, elle n'avait aucun besoin de rester jusqu'à la fin et risquer de se faire surprendre lors de leur retour, surtout qu'un invité était déjà non loin d'elle, espionnant sans doute également le couple. Elle décida donc de partir sans perdre de temps. Kiria remonta donc le sentier vers le château et en chemin, croisant l'homme qui avait suivi Asafa et Walda. Consciente qu'elle ne pourrait se cacher plus, elle tenta de dissimuler tant bien que mal son visage, histoire que le doute puisse toujours être permis. En voyant qu'il se dirigeait vers la plage, il ne faisait aucun doute pour elle que le cousin de sa Maîtresse serait découvert.

Quoiqu'il en soit, la suivante se devait de rapporter la chose à Edarra et ne devait pas se préoccuper du sort d'Asafa, même si elle avait un petit faible pour lui. La seule chose qui la retenait, était d'ailleurs sa frivolité qui mettait à mal les belles paroles qu'il pouvait prononcer. Les récents voyages en sa compagnie avait d'ailleurs permis à Kiria de se rendre compte qu'il flirtait avec presque tout ce qui portait une robe, rendant ses mots aussi creux que le coeur de Lady Ferboys. Malheureusement pour elle, sa rentrée discrète fut ralentie par le retour au pas de course de l'homme à la cicatrice. Pour éviter d'être vue, elle se cacha aux abords du château, attendant le bon moment pour s'infiltrer à l'intérieur sans éveiller trop l'attention. En tout cas, elle put profiter des paroles échangées non-loin d'elle et cela n'allait pas vraiment être bien heureux si jamais le cousin de sa Maîtresse se faisait prendre la main dans le sac. Elle devait au plus vite en avertir Lady Ferboys et par conséquent, dès que les gardes partirent en compagnie de La Cicatrice, elle entra dans le château, saluant les quelques gardes qui l'avaient déjà vu sortir un peu plus tôt. Sans perdre de temps, elle se dirigea vers la chambre d'Edarra et après avoir frappé, sa Maîtresse l'invita à entrer.

Toujours dans son bain, l'autre suivante gardant l'eau chaude continuellement en ajoutant un seau, la jeune femme semblait ne pas trop se soucier de ce qui avait pu se passer dehors, connaissant sans doute déjà la réponse. Maintenant que sa deuxième servante était là, Edarra sortit de son bain, immédiatement entourée par des essuies afin de la sécher. Telle une princesse, elle resta stoïque pendant que les deux femmes séchaient la moindre parcelle de peau et finalement, la plus vieille des deux lui enfila une robe de nuit un peu plus épaisse qu'habituellement, vu le froid qui régnait dans cette contrée. Une fois installée devant son miroir pour se faire coiffer, elle demanda à Kiria des nouvelles de la tâche qu'elle lui avait confiée.

« Je t'écoute, Kiria. Qu'a donc fait mon imbécile de cousin avec cette gamine de joie ? »

« Comme vous le supposiez Lady Edarra, Asafa a forniqué avec Lady Mallister sur la plage. Malheureusement, une personne les a surprise et elle a alerté les gardes. Il m'a semblé qu'elle accusait votre cousin d'avoir violé Lady Mallister. »

Un sourire satisfait s'afficha sur le visage de la jeune lady, trouvant son cousin aussi prévisible qu'utile, lorsqu'il s'agissait de nuire à une damoiselle. Evidemment, un viol salirait le nom des Ferboys et cela, elle ne le permettrait pas mais bon, après ce qu'avait montré la jeune Mallister, il y avait peu de chance qu'elle cherche à sauver le peu d'honneur qui lui restait en mentant sur le dornien. Dans le pire des cas, elle pourrait toujours détruire le mensonge de la jeune femme assez facilement vu ce qu'il s'était passé au dîner. Même la septa aurait du mal à réfuter les paroles d'Edarra si il fallait en arriver jusque là.

« Nul besoin de s'inquiéter. Le connaissant, il parviendra bien à échapper à l'échafaud avec son bête sourire de gamin. Une fois que vous en aurez fini ici, aller en cuisine. Dès que vous croiserez des servantes de Salvemer, vous laisserez filtrer l'information le plus innocemment du monde. Vous en parlerez également à l'un ou l'autre soldat de ma garde, histoire qu'ils en parlent entre eux et propagent un peu plus la rumeur. Bien qu'il ne le mérite pas, vanter un peu la prouesse d'Asafa, qui a réussi à écarter les cuisses de Walda Mallister dès leur première rencontre. Cela devrait être suffisant pour détruire cette gamine. »

Acquiesçant sans un mot, les deux suivantes continuèrent à préparer leur Dame pour la nuit. Une fois prête, elle se glissa sous les couvertures et les deux suivantes quittèrent la chambre gardée par les deux gardes d'Edarra. Les deux femmes déambulèrent un instant dans les couloirs du château et parlèrent entre elles des prouesses d'Asafa, faisant mine de sombrer dans le silence en apercevant une servante de Salvemer. Bien entendu, elles s'assuraient que celle-ci en ait entendu bien assez avant de se taire, comme leur avait indiqué leur Maîtresse. Après deux ou trois rencontres de ce genre, dispersant la rumeur au sein même du Château des Mallister, elles arrivèrent à la cuisine. Cependant, à l'entente du autre personne approcher, elles se remirent à parler. Le visage de Kiria se crispa un instant en voyant l'homme à la cicatrice se rapprocher d'elles, mais fit mine de ne pas le reconnaître. Malheureusement pour elle, il l'avait parfaitement reconnu et s'approcha des deux femmes pour leur parler.

« C'est vous que j'ai vu sur le sentier. Vous avez aussi vu le dornien abuser de Lady Walda, n'est-ce pas ? »

Sachant pertinemment bien ce qu'il espérait faire pour avoir surpris sa conversation avec les gardes, Kiria suivit le plan établi par Lady Edarra et réfuta le viol. En acte consenti, il n'y aurait que la jeune Mallister qui perdrait en honneur, ainsi que sa famille. Dans le pire des cas, Lord Mallister pourrait demander réparation à Asafa mais bon, devant la frivolité affichée de sa fille, cela en ferait des demandes de réparations.

« Je n'ai rien vu de tel. Lady Mallister semblait consentante et je ne pense pas qu'elle ait dit autre chose. Peut-être faudrait-il la maintenir sous plus haute escorte pour que ce genre de chose n'arrive plus. »

Sans le vouloir, elle avait abondé dans la volonté de La Cicatrice, évitant tout de même les vulgarités à l'égard de cette jeune femme à la vertu timide. Ne voulant pas poursuivre plus longtemps cette discussion, les deux femmes rejoignirent les soldats de la délégation Ferboys et expliquèrent ce qui venait de se passer. A l'écoute de leur récit sur l'inconfortable présence de l'homme balafré et sur les exploits d'Asafa, deux gardes furent chargés de les raccompagner jusqu'à leur chambre. Au final, grâce à cet homme étrange, la rumeur avait encore été plus simple à propager, ce qui devrait contenter Lady Edarra qui dormait d'un sommeil tranquille, comme si tout ça ne pesait nullement sur sa conscience. Encore que, il aurait fallu se demander si elle en avait une.


***************************


Le lendemain matin arriva bien vite et c'est aux petites heures qu'Edarra fut réveillée par ses suivantes. Malgré son sommeil agréable, elle ne comptait nullement gratifier la jeune Mallister d'un compliment sur sa literie. En une bonne heure, la toilette de la jeune femme était terminée et elle arborait une robe blanche magnifique, recouverte de dentelles et de broderies. Même si elle comptait avant de partir, revêtir un manteau plus terne pour éviter de tenter les bandits de la région, elle se devait d'éblouir une dernière fois Walda avant son départ. En arrivant dans la cour, elle fut accueillie par sa garde et Asafa qui l'attendaient. Tout semblait prêt pour prendre le départ, mais Edarra ne manqua pas de sourire aux paroles de son cousin. Elle ne manqua pas d'ailleurs d'y répondre en relevant tout cela par une petite pique pointue et perforante, comme à son habitude, espérant que la jeune Mallister viendrait également recevoir sa mise à mort.

« La nuit fut fort agréable malgré la fraîcheur du climat. Evidemment, tu ne dois pas t'en être rendu compte vu ta petite escapade sur la plage. J'espère qu'elle était à ton goût vu que celle-là, tu n'auras pas du la payer. »

Les paroles d'Edarra ne manquèrent pas de faire sourire quelques soldats déjà au courant des frasques du Géant des Osseux, ainsi que des deux suivantes. Sans la moindre aide, la dornienne enfourcha son coursier des sables noir et Kiria vint rapidement lui porter son manteau pour recouvrir la robe magnifique, mais trop brillante, qu'elle portait. La délégation Ferboys était prête à se remettre en route, mais malgré tout, Edarra semblait faire traîner les choses, comme si elle espérait que quelqu'un arrive. Elle fit mine d'inspecter les soldats en vue de leur arrivée aux Murs-Blancs.
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Message Jeu 13 Sep 2012 - 12:52

Intervention de Lady Coeurdepierre à la demande de Walda Mallister :

Si le premier dé réussit, Walda se trouve mise enceinte. S'il échoue, Walda se trouve inchangée.

Si le deuxième dé réussit, l'enfant à naître sera parfaitement normal. S'il échoue, l'enfant à naître sera affligé d'une difformité à déterminer.

EDIT Résultats : réussite/échec.

Le moment intime qu'ont partagé lady Walda Mallister et Asafa Ferboys a été fructueux, et l'homme de Dorne a su planter sa graine dans le terreau fertile de la demoiselle. Cependant, cette graine n'était point tout à fait fraîche et l'enfant qui naître de cette union hors mariage sera pour la pécheresse une punition de tous les instants : l'enfant naîtra difforme et monstrueux, affligé d'une bosse aussi ronde que le sera bientôt le ventre de sa mère.


Dernière édition par Lady Coeurdepierre le Jeu 13 Sep 2012 - 12:56, édité 1 fois
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