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Les regrets sont comme hier : ils n'annoncent que le futur

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Maureen Bolton
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Dame de la Maison Bolton de Fort-Terreur



♦ Missives : 518
♦ Missives Aventure : 142
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 08/07/2011
♦ Célébrité : Jaimie Alexander
♦ Copyright : Ann
♦ Doublons : Aliénor Tyrell, Maeve Arryn, Aaricia Bonfrère, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 23 ans
♦ Mariage : Non determiné
♦ Lieu : DERRIÈRE TOI
♦ Liens Utiles : Lady Maureen Bolton
Vents D'hiver et chant d'été
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Message Lun 30 Juil 2012 - 13:25

Elle allait certainement faire un meurtre un jour ou l’autre. Depuis qu’elle était à Fort-Terreur et qu’elle tentait d’oublier Motte la foret, Maureen n’était plus la même. Elle pouvait s’asseoir de longue heure devant l’âtre ou le feu dansait. Parfois, elle ne disait pas un mot de la journée. Mortimer avait bien tenté de le faire, mais elle restait muette. Elle ne dormait pas plus depuis qu’elle avait certainement évité des blessures graves au Stark. Non que le fait d’avoir sauvé un peu la mise au seigneur de Winterfell la dérangeait, mais d’avoir passé quelques centimètre d’une hache fer-né l’avait troublé. Parfois la nuit, elle se réveillait en sursaut alors qu’elle rêvait encore à ce qui s’était passé. Puis tôt le matin, elle allait prendre place devant la cheminée et ne disait plus un mot.

Un matin, elle se leva plutôt et rejoignit ses hommes et ceux de Fort Terreur. La jeune femme n’était pas en état de combattre, mais si elle restait enfermée une minute de plus dans cette maison, elle allait faire un meurtre. Elle ne pouvait dire qui serait la victime, mais il y avait de forte chance que ce ne soit pas une bonne affaire. Elle avait troqué la robe pour des vêtements plus conventionnelle. Elle n’avait jamais aimé les robes, sauf peut-être les dernières semaines puisque ses blessures lui faisaient encore un peu mal. . Écorcheuse avait pris quelques coups. Lord Bolton l’avait fait amené chez un forgeron. Elle se demandait quelle bonté avait tiré le Lord de Fort Terreur dans une si grande générosité. Certainement parce qu’Écorcheuse était dans la famille depuis plusieurs années. Sur le terrain, Maureen opta pour un de ses protecteurs. Prenant un bâton, elle s’avança vers lui et attaqua la première comme elle faisait toujours.

On avait cru que tu étais morte. Le gagnant exige ce qu’il veut de l'autre.

Maureen ne répliqua pas, même si elle sentait un attroupement autour d’eux, elle manqua un moment d’inattention qui lui fit perdre le bâton des mains. Elle se maudissait et recula pour tirer l’épée d’un des soldats de la maison Bolton. Elle n’avait pas de gêne et Jack se permettrait certainement d’un commentaire à son égard. Ce qu’il ne tarda pas de faire, mais la Bolton n’en avait cure.

Lady Bolton qui triche, on aura tout vu, commenta son adversaire amusé.

Sa main tremblait avec l’épée. Elle aurait aimé qu’il en soit autrement. Elle ne pouvait pas la tenir convenablement. Jack avait tiré lui aussi son épée, amusé de la situation. Il pourrait profiter de la faiblesse de Maureen pour obtenir une partie de ce qu’il voulait. Certes le vieux Mortimer n'approuvait pas l’idée qu’elle se batte maintenant. Elle était encore épuisée par les événements et un certain doute restait dans sa tête. S’il y avait bien un homme qui arrivait à la comprendre c'était bien lui. Il n’avait aucun mérite, mais il avait la confiance de sa jeune Lady. Une grande femme à en devenir. Maureen se défendait bien. Elle avait une bonne maitrise de ses mouvements même si ses muscles encore endoloris la faisaient souffrir. Elle ne supportait pas de ne pas battre son protecteur. Au terme d’un échange bien vif de coup, elle lui fit un croc jambe et le fit tomber au sol, mais il l’entraina avec lui dans sa chute. La jeune Bolton émit quelques jurons de douleur ce qui fit sourire le jeune homme d’arme.

Tu devrais te reposer encore, Maureen.

Je vais très bien, je suis capable de me soucier de ma santé. Je suis assez grande!

Et insouciante! Ta main tremble et j’aurais pu te désarmer au moins trois fois. Tu n’es pas prête de retourner t’entrainer, lança-t-il en la planquant à son tour au sol.

Maureen soupira même à l’idée d'être dans cette position. Elle vit même le sourire charmeur de son homme d’arme se transformer. Elle n'était pas vigilante, mais par deux fois, elle avait imaginé qu’il avait une hache alors que la seule personne qu’elle connaissait la manier était le maitre d’arme de la maison Bolton. Arme de ses satanés barbares. Elle maugréa quelques mots à peine perceptibles.

Voilà une position qui me plait beaucoup. Puisque je suis un honnête homme, je n’exigerai rien de ma Lady. Sauf qu’elle se fasse soigner.

Il se releva et la pris par la taille avant de la soulever. Il la transporta sur un petit banc et lui fit signe d’attendre le mestre qu’il allait chercher dans la sombre demeure de Réginald Bolton. Il ébouriffa les cheveux de l’héritier de la maison en lui disant :

Veille sur elle, le temps que je vais chercher le Mestre.

Chacun retournait à ses occupations et Maureen pestait dans son coin. Il avait bien combattu dans le Nord, contre les fer-nés. Elle était fière de lui et surtout elle était heureuse de le savoir en vie. Or, lui en voulait-il qu’elle l’ait écarté volontairement du terrain. Elle n’avait pas voulu l’éternelle gloire. Déjà que sauver un peu un Stark la dérangerait quelques peu, mais elle vivrait avec. Tout était encore flou dans sa tête. Même ses protecteurs n’étaient pas en mesure de lui dire ce qui s’était passé. Voyant son cousin arrivé près d’elle, elle soupira d’aise.

Tu as été formidable à Motte-la foret. Ton père aurait été aussi fier que je le suis de toi. J’espère que tu me pardonneras de ne pas t’avoir offert une chance sur le premier plan.

Elle avait pensée comme une mère bien avant comme une cousine lorsqu’il était près de Noiremer. Où elle serait, elle le protégerait toujours de tout. C'était quelques peu maladif, mais elle ne pouvait s’empêcher de le faire. Adrian était la seule personne de la famille Bolton dont elle tentait au mieux de préserver. Après tout, à la mort de Réginald Bolton, il hériterait des terres de la famille, ainsi que du titre. Il devrait y faire avec. À son âge, il y avait bien des chances qu’elle reste éternellement une vieille fille. Personne ne pourrait endurer un tel caractère.
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Message Mar 31 Juil 2012 - 21:34

Le retour de Motte-la-Forêt s’était déroulé dans le silence le plus total. Cette subite tranquillité avait fortement contrastée avec les évènements précédents. Les morts laissaient souvent cette amertume passagère, quand la bataille n’était ni réellement perdue, ni pour autant gagnée. Mais arrivé à Fort-Terreur, la vie reprenait son cours avec le même naturel. Chacun repartait à sa besogne, tachant d’oublier les cicatrices que les combats laissaient en l’esprit et en le corps pour ne garder que les beaux récits au coin du feu.

C’était le cas pour la plupart, mais pas pour tous. Ca n’avait pas échappé à Adrian que sa cousine s’était beaucoup renfermée. Elle restait au coin du feu, mais se taisait et restait hermétique contrairement aux autres. Il n’avait pas cherché à aborder le sujet avec elle, sentant les blessures encore trop vives. Ces blessures-là qui étaient invisibles.
A vrai dire, avant ce matin, l’héritier n’avait pas pris la peine de lui adresser la parole. Pas qu’il lui en voulait, non, il respectait cette distance qu’elle avait volontairement mise. La vérité était plutôt qu’il l’endurait mal, mais comment lui reprocher après tout ce qui s’était passé ?

Adrian avait repris son entraînement avec la même assiduité, si ce n’est encore davantage. Il se vidait ainsi l’esprit en se focalisant sur d’autres priorités et contenant ses envies qui le poussaient à ne pas rester en place. Parfois, ces images de bataille lui revenaient, mais rien qui n’était en mesure de le perturber suffisamment pour qu’il rate un tir. Il se souvenait, avec une impression indescriptible, de la pensée qu’il avait eu au moment de tirer : « C’est comme du gros gibier. » Et il avait enchaîné les flèches, avec cette froideur calculée, sans même les regarder réellement. Non, il ne se souvenait définitivement pas de leurs visages.

Ses pensées lugubres trouvèrent fin quand Maureen décida de sortir de sa retraite pour venir s’entraîner à son tour. Il l’observa avec attention, l’arc encore à la main, avec un air un rien peiné. Elle était encore faible mais le combat était engagé et il ne pensa pas judicieux de lui dire d’y mettre fin. Après tout, c’était la première fois depuis le retour de Motte-la-Forêt qu’elle prenait la peine de se joindre à eux. Secrètement, il espérait que sa main ne tremblait qu’à cause du manque de vigueur et non d’un esprit plus si acéré. Mais on parlait là de la fille de l’Ecorcheur …

Il sursauta presque quand Jack lui ébouriffa les cheveux, l’extrayant subitement de ses pensées quelque peu sombres. Un sourire simple fut rendu aux deux avant qu’il ne prenne place à côté de Maureen, posant son arc à côté du petit banc. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle engage la conversation sur Motte-la-Forêt, puisqu’ils s’étaient bien gardés d’en parler avant. Adrian retint un rire à ses éloges qui ressemblaient à des excuses.

« Formidable ? Comment aurais-tu pu le savoir ? Tu étais bien devant moi ! »

Son sourire ne s’effaça pas pour autant, ce qui devait sans doute la rassurer sur ses pensées profondes. Il n’avait pas non plus combattu pour la gloire, peut-être davantage pour une simple reconnaissance de ses capacités. Et malgré ce qui était apparu comme un caprice aux Stark, Adrian s’était révélé utile et avait su garder sa place. C’était tout ce qui avait compté, à ses yeux. En dehors du fait de retrouver Maureen en un seul morceau à l’issue de la bataille…

« Je n’aurais eu aucune chance au premier plan, Maureen. Ce n’est pas dans la mêlée que j’aurais brillé, surtout pour une première bataille, j’en suis conscient… Quand je serais capable de te battre à l’épée, peut-être. »

Une lueur de malice passa dans son regard, bien vite estompé. Il baissa la tête.

« Mais j’aurais voulu y être pour rester à tes côtés. Je ne sais pas ce qui s’est passé, là-bas. Nous avions beau avoir une vue imprenable de notre position, on était pour le moins occupé avec nos propres ennemis qui s’avançaient vers nos positions. Je t’ai cherché du regard dès que j’ai pu mais dans le chaos… »

Il en perdait ses mots. Il n’osait pas lui dire à quel point il avait eu peur de la perdre, alors qu’il ne parvenait pas à la retrouver et qu’enfin, il l’avait aperçu au sol. Il ne voulait pas l’accabler davantage alors qu’elle semblait déjà en avoir lourd sur la conscience. Sa phrase se perdit d’elle-même.
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Maureen Bolton
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Message Jeu 2 Aoû 2012 - 3:19

Ses derniers souvenirs étaient toujours vaguent. Elle ressentait facilement la douleur qu’elle avait eu lorsque le fer-né lui avait donné un poing bien placé. Elle n’avait pas vu venir le coup et elle s’était effondrée alors qu’elle avait tenté de divertir les barbares. Elle avait fait ca en espérant que les fer-nés ne s’intéresseraient plus au Stark qui était plus blessé qu’elle, mais elle avait failli y passer à son tour alors qu’elle se croyait invincible. Jack était arrivé à temps pour la sortir du guêpier et la sauver certainement du même coup. Elle lui devait beaucoup, mais elle savait qu’elle n’aurait jamais une dette envers lui. Elle lui offrit un sourire lorsqu’il la laissa

Elle sentait le sang couler le long de son bras, mais elle ne s’en faisait pas. Le mestre arriverait et elle n'aurait plus rien. C’était comme ca à chaque fois. Elle espérait que tout aille bien, mais elle n’arrivait pas à mettre ses idées en places. Elle ne supportait pas de revivre la situation qu’elle avait vécue. Un de ses hommes qui avait vu le jeune garçon se débrouiller comme un maitre lui avait dit et elle était si heureuse. Adrian méritait des félicitations. Maureen eut un rire et sourire pour la première fois depuis son retour. Elle s’ouvrait à son cousin parce qu’elle avait besoin de parler avec quelqu’un.

Tu crois que je ne te fais pas surveiller. Je sais que tu te débrouilles, mais Grand-père te veut en vie pour reprendre le relais. Je n’ai pas besoin d’être à tes cotés pour savoir que tes flèches sont efficaces. Tu restes le seul héritier de Fort-Terreur. Ne crois pas que je t’aurais laissé uniquement avec Barth Snow et tous ces Stark.

Elle était trop méfiante et seul un homme des Bolton pouvait veiller sur son Lord ou sur son héritier. Si Maureen n’était pas la, forcement il y avait quelqu’un qui le surveillait. Elle avait été comme une mère et même s’il avait l’âge de faire ce qu’il voulait, Maureen ne pouvait pas détacher son regard du petit qu’elle avait vu grandir chaque jour. Il était beaucoup plus qu’elle ne voulait l’entendre. Elle le restreignait, mais c’était parfois pour son bien. Le Mestre de la maison s’approcha de la jeune femme qui se laissa faire. Elle le laissa déchirer sa chemise, au bras et sentit un regard dans son dos. Le vieux Mortimer veillait toujours sur cette enfant.

Sois patient. Ce jour viendra. Assez vite gamin. , lança le vieux Mortimer

Maureen avait sourit à son vieux protecteur qui avait donné une tape dans le dos du futur petit seigneur. Oui Adrian réussirait facilement à la battre un jour. Un jour ou elle ne pourrait plus se tenir sur ses deux jambes a force de jouer les casse-cou. Ce jour avait failli arriver. Elle n’était pas invincible. Adrian était aussi un livre ouvert. Elle savait ce qu’il ressentait. Et elle ne pouvait lui en vouloir. De son bras libre, elle lui releva la tête. Il était adorable avec elle et elle remerciait les Anciens de lui avoir accordé ce cousin qui tenait à elle. Cela faisait changement du caractère de son grand-père.

Un seigneur Bolton, qu’il soit Lord ou héritier ne baisse pas la tête. Il n’a pas besoin de montrer que sa force est dans sa main. Tu as du talent avec ton arc bien plus que j’en ai. Je ne supporterais pas de te voir mourir devant moi. Un jour tu devras m’empêcher de faire ce que j’ai fait. Chaque chose en son temps, mais tu apprendras bien vite que tes hommes sont la pour te protéger. Ils te seront fidèles jusqu’à leur dernier souffle, mais saches qu’aucun de nos hommes ne voudra recevoir d’ordre d’un autre lord, même si celui-ci fut le seigneur suzerain des terres du Nord. Et ne fais pas comme moi. Même si l’envie te prend. Je suis même surprise que Beron Stark n’ait pas demandé quelconques excuses de ma part. Soit certain d’une chose si l’on a raconté comme tu t’es opposé à Beron, grand-père doit être de fort bonne humeur.

Même si elle sentait une vive douleur dans son bras, elle se mordit l’intérieure des joues pour ne pas. Elle connaissait facilement le reste de la phrase de son cousin. Elle était au sol sonnée par le coup du barbare. Il n’aurait pu rien faire. Heureusement Jack avait eu le temps de la sortir et ne pas la laisser comme future femme-sel, quoique avec son caractère, même un fer-né n’aurait pas supporté un minute la Bolton.

Je ne suis pas invincible. Je ne le serais jamais et encore moins face au fer-né. Mais une chose est certaine, je ne laisserais jamais quelqu’un te faire du mal ou tenter de te tuer.

Elle avait remercié le Mestre de la maison et avait déposé sa main sur son épaule.
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Message Ven 3 Aoû 2012 - 23:36

Au rire de Maureen, le sourire de l’adolescent s’étira. A y repenser, c’était bien la première fois depuis son retour qu’elle se permettait de sourire, de se dégriser un peu. Qu’il en soit l’auteur le comblait davantage. Adrian avait la certitude que ses plaies invisibles commençaient à se refermer, même s’il en resterait toujours des cicatrices même dans le mental de fer de sa cousine. Son regard se fit pourtant un rien circonspect, alors que ses propos se mélangeaient entre félicitations et rappels tenaces de la nécessité qu’il reste en vie. L’évocation des désirs de son grand-père parvint à le faire soupirer, venant de la bouche de Maureen.

« Je sais très bien que je suis surveillé, c’est une nécessité à laquelle je me suis habitué. Mais ça ne veut pas dire pour autant que je dois rester enfermé toute ma vie entre ces quatre murs, sans jamais avoir l’occasion de vivre mes propres expériences, de réaliser mes premiers faits d’armes. Maureen, vous me couvez tous, même les Stark qui m’attribuent leur chien de compagnie. Ca en deviendrait pesant. Je ne compte pas passer ma vie à rester en arrière, il faudra bien que grand-père et toi vous l’admettiez. »

Il était nécessaire de le dire. En unique héritier, il n’aurait normalement eu aucun mal à se faire sa place parmi Fort-Terreur. Mais avec la crainte qu’il ne soit le suivant à y passer, et l’avenir très incertain qui en résulterait alors pour la maison Bolton, la moindre initiative devenait difficile. Il songeait alors ne pas être du genre désobéissant, mais plutôt qu’on le forçait à l’être pour pouvoir s’affirmer. Ca n’était que par des bravades constamment renouvelées qu’il parvenait à se hisser à la surface et ne pas finir étouffer, tellement bien dans ses bottes qu’il en aurait perdu le respect des hommes de Fort-Terreur. Parfois, il n’était pas sûr que Maureen ait réellement conscience de cette problématique, mais c’était toujours délicat de se soustraire à son étreinte maternelle. Pas qu’elle ne l’aurait pas laissé partir en avant, au contraire, plutôt qu’il devait lutter contre sa propre envie de s’y abandonner et de se reposer sur elle.

Le geste amical du vieux Mortimer et l’arrivée du Mestre lui rappelèrent bien vite que, effectivement, ils n’étaient jamais vraiment seuls. Il préféra ne pas répondre aux paroles réconfortantes du protecteur. Lui espérait, quelque part, que ce jour n’arriverait pas trop vite, et que la victoire ne serait pas donnée. Qu’il la mériterait, parce que sa cousine serait alors encore en pleine possession de ses moyens et l’adversaire coriace qu’elle était depuis toujours.

Quand elle lui prit le menton, ses yeux verts d’eau s’ancrèrent dans les siens avec une rare intensité. Il ne s’était pas aperçu de son mouvement de tête, de cet air abattu qui l’avait soudainement pris. Si ça n’avait pas été elle, il ne se serait pas laissé aller de la sorte et il était persuadé qu’elle le savait. Il accepta les remontrances en silence, son regard restant fixe et bien trop significatif. Elle savait aussi ce qu’il avait cru alors, à ce moment-là. Une pensée assez sombre pour lui faire baisser la tête : Qu’elle était morte.

« Je n’aurais pas supporté non plus de te voir mourir sous mes yeux, Maureen. Durant l’espace de quelques secondes, c’est pourtant ce que j’ai cru vivre. C’aurait très certainement plu à certains, mais pas à moi. Tu m’aurais laissé seul ? »

Il se dégagea de sa prise avec lenteur, sans forcer, ne cillant toujours pas. S’il avait encore des leçons à apprendre, il avait des responsabilités à tenir. Mais même lui aurait été incapable de dire si, en cet instant, l’enfant parlait ou le futur Lord.

« Tu es partie devant. Tu aurais mieux fait de rester à mes côtés, là où devrait être ta place. Pas aux côtés des Stark. Laisse-moi aussi veiller sur toi. Si tu as si confiance en mes capacités, tu sais que j’assurerais tes arrières mieux que quiconque avec mon arc. Je ne redouterais plus rien, les hommes de Fort-Terreur à mes côtés, les ennemis qui te menacent à portée de tir. »

Une lueur indescriptible passa dans son regard. Il cessa enfin de la fixer, s’appuyant plus sûrement contre le banc et laissant le Mestre faire son travail. Il préférait s’arrêter maintenant d’en parler, avant de se montrer plus pressant qu’il ne l’aurait voulu. C’était bien la dernière personne qu’il avait envie de brusquer sans réelle raison, finalement, que son inquiétude. Pourtant, il espérait peut-être follement qu’elle saurait prendre ses paroles en compte et cesser de jouer les casse-cous dans chaque bataille qu’ils devraient mener. Elle avait raison, il lui faudrait un jour avoir la force de l’arrêter s’il ne voulait pas la perdre définitivement, dans un dernier coup d’éclat. Il ne se pardonnerait jamais si cela venait à arriver. Il secoua lentement la tête pour chasser ses idées lugubres de l’esprit.

« Quand il saura être de bonne humeur pour une bonne raison, je saurais peut-être m’en réjouir. En attendant, ce n’est pas tant pour lui que pour la fierté des Bolton. Laissés en arrière par les Stark, c’était totalement hors de question ! Beron Stark aurait du se douter de la réponse qui lui serait servi. »

Il se souvenait avec amusement de l’audace de sa cousine face au Lord Stark. Elle n’avait pas mâché ses mots, mais c’était pour cette raison qu’elle était une digne représentante de la maison Bolton. Pour tout dire, il n’aurait même pas voulu l’interrompre…

« Juste avant de livrer bataille, il avait sans doute bien mieux à penser. Mais je ne pense pas qu’il t’aura oublié de si tôt. »
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Maureen Bolton
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Message Dim 5 Aoû 2012 - 2:47

Comme elle regretterait si un jour, elle devait partir de la maison de Fort-Terreur. Enfin pour l’instant, elle n'était pas désirée et son grand-père ne semblait pas trouver le moyen de la marier sans fracas. Dommage et par chance. Elle aimait trop la présence de son jeune cousin et elle se sentirait certainement très mal de devoir le laisser avec Lord Réginald. Elle aimait bien se moquer, mais jamais dans le but de faire du mal. D’Accord, sauf quand elle n’était pas tendu. Le Stark l’avait cherché en tentant de la protéger. Elle n’était pas une femme du sud. Elle n’avait pas peur du danger. L’adrénaline finissait par tomber et elle soupirait de ne pas faire objet d’excuses. Du moins, pour le moment rien n’a été demandé.

Je suis d’accord, mais tu restes le seul héritier de la maison. Tu es presque … Tu es un homme désormais, mais je ne crois pas que tu veuilles finir embrocher par un fer-né. Il a un nom comme nous tous.

Une réprimande que Maureen faisait à l’évocation du chien des Stark. Elle aurait bien voulu faire bouffer un cheval à celui qui avait parlé de cela, Voila que Adrian utilisait la même expression. Cela n’amusait pas la cousine. Barth Snow aurait protégé Adrian comme il aurait protégé Beron. Il était rare qu’elle prenne la défense de membre de la famille Stark. Elle se sentait un peu comme le batard de Winterfell. Elle était bien seul dans sa condition et ne supportait certainement pas ces ingrats qui aimaient médire sur le sujet. Elle prit le temps de lui répondre, même si le Mestre lui causait une vive douleur dans le bras. Elle était épuisée, malgré tout.

Je te comprends très bien, Je sais ce que c’est d’être constamment surveillé. Je l’ai été et je le suis encore. On assure toujours mes arrières,

Même si elle était certaine d’une chose. Réginald Bolton ne pleurait pas sur elle. Elle était certaine aussi et certainement par une illumination qu’il attendait qu’elle quitte pour reprendre son avantage sur le futur Lord de la maison de Fort Terreur.


Même si Il lui avoua avoir eu peur pour elle, elle relâcha son étreinte. Un jour ou l’autre, elle le quitterait comme ils faisaient tous. Réginald Bolton n’était pas non plus éternel. Elle leva les yeux au ciel et prit le temps de réfléchir. Sa mort profiterait pour son grand –père, mais il y irait vite clamer que c’était de la faute des Stark, alors que Beron avait voulu laissé la gente dame aux soins de son cousins. Elle le surpassait, mais pas autant à l’Arc.

Même quand je serais morte, tu ne seras pas seul. Ne t’inquiète pas. Je suis téméraire, mais pas au point de me faire tuer pour un Stark. Même si cela a bien failli arriver. Et puis, aucun fer-né ne supporterait une femme-sel aussi insupportable.

Elle lui avait offert un sourire à la fin de sa boutade. Personne ne voulait d’elle, alors qu’un fer-né la voudrait encore beaucoup moins. Elle n’était pas assez docile pour devenir ce qu’il appelait « des femmes-sels ». Elle ne pouvait pas dire pourquoi elle avait porté assistance à son seigneur suzerain. Elle aurait pu le laisser se débrouiller seul et ne pas se mêler de tout ca, prenant bien soin, de ne pas terminer sur un boutre ou morte. Elle fut surprise des révélations du jeune Bolton. Habituellement, elle prenait toujours les devants, mais elle était surprise, pour ne pas dire sans voix, mais elle se tourna vers lui, un sourire aux lèvres.

Ce n’Est pas pour rien que je m’entoure de Jack et Mortimer quand je quitte la demeure des Écorcheurs. Mais à l’avenir je ferais attention et tu pourras veiller sur moi. Ma place était aussi près de nos hommes. Ils n’auraient jamais suivi les Stark. Pour eux nous voulions le premier prix, mais je suis beaucoup plus habile avec une épée qu’avec un arc. Tu devrais pourtant savoir comment je suis gauche avec cette arme.

Elle réprima un rictus de douleur lorsque le Mestre s’affaira à refermer la plaie qu’elle avait rouverte en se jetant comme cela sur l’homme d’arme de la maison Bolton. Encore, il n’avait pas fait preuve de force. Il n’en avait pas eu la chance. Lorsqu’il avait remarqué la faiblesse des mains de Maureen, il avait assené des coups encore plus violents pour la désarmer. Elle avait connu des entrainements plus longs que celui-ci, mais elle n’avait pas pensé que ses blessures s'ouvriraient encore plus.

Ne comptes pas voir cela. La dernière fois que je l’ai vu sourire, tu venais de naitre. S’il a sourit ou a été de bonne humeur, je ne suis pas au courant. Il s’attendait qu’en fidèle vassal de la Maison Stark, nous ne contredisions pas son ordre. Or, il est encore trop jeune pour comprendre qu’on ne laisse pas un Bolton derrière. Il a certainement cru que nous serions de bonne foi pour le laisser partir seul. Un jour, il devra remercier un Bolton pour lui avoir sauvé les fesses.

Elle n’aimait pas être mise à l’écart et surtout parce qu’elle était une femme. S’il faisait confiance à sa guerrière, il aurait pu lui faire autant. Elle avait rit à sa dernière phrase puisqu’elle avait fait un choix. Elle ne s’était pas sentie imposer, mais elle devait bien cela pour le seigneur suzerain du Nord. Elle eut même un autre rire lorsqu’il lui lança que Beron ne l’oublierait pas de si tôt.

Ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Je ne manquerais certainement pas de lui devoir des excuses pour tous les mots qui sont sortis de ma bouche. Heureusement j’assume entièrement ma décision et ce que j’ai pu dire à son encontre.

Lorsque le Mestre eu enfin fini, elle entraina Adrian vers la Pleureuse. Elle savait et connaissait les sentiments de son cousin. Elle les avait vécus aussi. Elle n'avait pas envie de parler devant ses hommes et ceux de Fort-Terreur. Elle se préservait même des secrets. Elle avait envie de parler loin des regards et loin des mauvaises oreilles. Elle ne voulait surtout pas croiser son grand-père. Elle venait de sortir de son mutisme, elle n’y retournerait pas. Elle aimait aussi écouter le son de la Pleureuse.

Si je t’ai amené ici, c’est pour que nous soyons que toi et moi. Je venais ici quand j'étais jeune et que je ne supportais plus mon père ou grand-père. J’ai eu très peur après avoir reçu le premier coup aux visages. C’était un premier combat et je pressens que ce ne sera pas le dernier. Tu auras tout le temps de prouver ce que tu vaux, crois-moi. Tu vaux beaucoup Adrian.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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Message Mar 7 Aoû 2012 - 19:32

Un sourire imperceptible naquit sur ses lèvres. Décidément, en l’espace de quelques minutes, sa cousine avait reconnu autant son statut d’homme que sa valeur. Elle ne se tarissait pas d’éloges. Mais certaines choses ne changeaient jamais, et lorsqu’il se fit reprendre sur le Stark, Adrian fronça les sourcils dans une moue agacée. Elle ne dura pourtant pas : Elle ne durait jamais plus de quelques secondes avec Maureen.

« Ne jamais être seul, c’est aussi être bien protégé. Tout peut arriver, mais il faut déjà que les armes des fer-nés arrivent à ma portée pour m’embrocher. »

Ce qui n’était pas encore arrivé. Ce n’était pas se vanter que de l’affirmer. Dans le feu de l’action, il avait sans conteste privilégié les cibles les plus proches de lui pour ne laisser personne ne le menacer dans son périmètre. L’homme d’armes des Stark s’était révélé peu utile, et d’autres archers plus exposés auraient eu davantage besoin de son concours que lui. Un seul était tombé, de leurs côtés, tellement leurs tirs avaient été nourris.
Son regard s’attarda sur le bras blessé de la Bolton avait une expression indescriptible. Ses blessures-là, il n’avait pas eu à les subir. Et il n’en voyait qu’une fine partie… Il inspira avec lenteur. Un soudain élan de colère venait de le traverser, l’inspirant pour les prochaines batailles. Ca ne sera ni la première, ni la dernière fois, mais il était résolu à leur faire comprendre toute la véracité de leur devise. Il n’avait pas peur d’y retourner, quelque part. Plutôt peur qu’elle y retourne, sans doute.

« Maureen… »

Il retint sa phrase au dernier instant, mais son regard restait très expressif. Ne pas être seul, si elle disparaissait ? Il suffisait qu’elle parte dans les terres de l’Orage pour qu’il se sente comme seul au monde. Alors s’il n’avait même plus la conviction de la revoir un jour, qu’est-ce que ce serait ? Unique héritier, cela voulait aussi dire avoir la charge avec peu d’appuis. Elle était son seul appui, ils n’avaient pas eu la chance d’avoir des frères ou des sœurs. Les Bolton, c’étaient trois personnes. Les autres ? Ca ne serait jamais aussi évident, puisqu’il incarnerait leur Lord à terme.

« Ne dis pas des choses pareilles. » Conclut-il simplement.

Il eut au moins la satisfaction de la faire réfléchir, sur sa place à ses côtés, sur sa place dans les prochaines batailles qui ne tarderaient pas à venir. Il n’en attendait pas davantage, sur l’instant. Ses mots étaient de vérité, comme souvent. Il pouvait bien la voiler, la révéler à demi, il préférait davantage la cracher. L’effet était souvent bien meilleur que de se mentir.

« Tu n’as pas besoin de prendre l’arc pour que j’assure tes arrières. Tu as raison, les hommes de Fort-Terreur avait besoin de toi pour les mener au cœur de la bataille, mais la prochaine fois, j’aimerais m’assurer de rester tout de même à portée. Tu étais peut-être davantage à ta place que moi, enfin si on occulte ton statut de Lady… »

Il lui rendit un sourire espiègle, rien de plus qu’une taquinerie pour détendre un peu. Il l’espérait.

« Et puis c’est faux, tu te débrouilles bien avec un arc aussi. Comment aurais-je pu en apprendre tant, sinon, sans tes premiers enseignements ? »

L’héritier avait levé la tête, vers les hauteurs où se trouvaient les appartements du Lord Bolton. Il se souvenait, lui, l’avoir vu de bonne humeur en dehors de sa naissance. Mais c’était certain que sa cousine n’en avait pas souvenir, puisque cela se produisait uniquement en son absence. Leur confrontation incessante le rendait encore amer. Il préféra ne pas commenter, c’était toujours aussi délicat d’aborder le thème avec l’un ou l’autre.

« Faisons en sorte que ça arrive. De leur faire comprendre que nous ne sommes pas un poids pour eux mais une aide dont ils ne pourront se passer. Qu’ils devront faire avec nous s’ils veulent l’emporter et qu’ils n’arriveront à rien en nous laissant en arrière. »

Ca, il comptait bien continuer de l’asséner. C’était sa victoire personnelle.
Il se laissa entraîner, quand le Mestre eut fini son travail et que sa cousine jugea un autre lieu plus adapté. Le bruit des armes et des éclats de voix furent vite remplacés par le clapotis de l’eau vive et les timides chants d’oiseau qui filtraient dans le Nord. Adrian avait gardé son arc en main, qu’il reposa aux abords de l’eau, s’asseyant à portée. Il faisait frais, mais l’hiver n’était pas encore installé et il pouvait donc se le permettre. Son regard alla en arrière, vers la Lady Bolton.

« Tu ne m’avais jamais emmené ici. C’est calme… »

Il marqua un silence, plutôt long, alors qu’elle lui comptait enfin quelques bribes de cet affrontement. De ce qu’elle avait vu, elle, au cœur de la bataille.
« Ce ne sera pas le dernier, Maureen. Tu le sais. Comme tu sais que nous n’aurons peut-être pas autant de temps que nous le désirons. Ce serait illusoire de croire l’inverse, n’est-ce pas ? Le Fléau nous a déjà tellement volés, alors que nous prendrais une guerre ? Bien plus que des visages inconnus. Mais cette fois-ci, nous avons le pouvoir de lutter contre. Pas de fatalités.
Nous avons déjà assez perdu pour ne pas vouloir en perdre davantage. Et grand-père n’aura plus la vigueur suffisante pour se présenter en plein cœur de la bataille. Ce sera à nous deux de porter les couleurs des Bolton. Nous pourrions certainement rester isolés longtemps entre ces murs sans que la guerre nous atteigne de par notre position, mais ce ne serait pas faire honneur à notre sang. Aux sangs de nos pères. Au sang de notre blason. »


Son regard s’était fait mélancolique. Il quitta la contemplation des reflets de l’eau pour guetter l’assentiment de sa cousine et presque mère. Maintenant qu’ils étaient seuls, il aurait peut-être pu exprimer davantage ses doutes, mais quelque chose lui disait que ce n’était pas ce qu’attendait Maureen. S’il hésitait maintenant, il ne saurait pas décocher une flèche au moment opportun.

« Alors ça t’arrive aussi d’avoir peur, Maureen. Tu ne m’as jamais dit ce qu’il s’était vraiment passé. Tu es prête à en parler, maintenant ? »
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Message Jeu 9 Aoû 2012 - 3:26

Les gens avaient le don de vous faire changer. Contrairement à son grand-père elle ne détestait pas Beron ou en entier les Stark. Elle pouvait avouer ne pas aimer se rendre a Winterfell, mais c’était parce qu’il y avait toujours cette paranoïa avec les Bolton. Elle ne pouvait faire autrement. Si elle était convoqué inutile de dire qu’elle irait seul. Adrian n’avait pas à se préoccuper de ce qu’il avait dit. Maureen avait seulement été un peu trop loin et elle était certaine que le Stark n’avait pas oublié. Un Stark n’oubliait que rarement surtout lorsqu’il en allait d’un Bolton.

Mieux que devoir compté que sur soi-même. Mais en attendant le jour où ils vont remettre les pieds sur nos terres, entraine toi. Je n’ai pas envie que les sept et les anciens me jouent le mauvais tour de te perdre.

Vivre que pour mourir. C’était difficile de croire qu’elle pouvait le faire. Elle avait bien cru y passer cette fois. Pourtant, elle était certaine qu’elle aurait pu y arriver si elle n’avait pas été distraite par la posture de son suzerain. Habituellement elle ne nourrissait pas de mauvaise intention aux Stark, mais sur ce coup ci, elle avait plusieurs bleus qui finiraient par guérir. Tout comme les cicatrices qui se formeraient, mais elle savait qu’elle avait tremblé lorsqu’elle avait affronté Jack. Elle avait senti sa main tremblé. Habituellement, elle était droite. Peut-être était –ce que le fait de la fatigue. Enfin, il n’avait rien exigé d’elle. Maureen savait qu’il ne voulait qu’une seule chose et elle ferait la part des choses. Elle ne lui donnerait jamais ce qu’il voulait. La suite ne lui plut pas, mais elle avait parlé. Vite. Des paroles en l'air rien de plus. Elle savait qu’autrement, elle ne pourrait se laisser faire tuer bêtement. Elle préféra donc s’excuser à Adrian de son tempérament. Surtout que la suite, elle aimait l’entendre. Il serait un homme bon. Surtout si elle arrivait à lui mettre en tête la férocité d’un Bolton. Ce n'était que cela qui lui manquait, mais elle préférait s’en charger que de laisser faire Lord Réginald. Le vieil homme en profiterait davantage pour le monter contre elle. Heureusement, Adrian était un garçon fort intelligent. Elle n’aurait pas besoin de lui dire.

Nous avons besoin l’un de l’autre, mais un jour, il faudra que je quitte Fort-Terreur. Et Grand –père ne sera plus la. J’aurais toujours confiance en toi. La prochaine fois, tu mèneras nos hommes. Tu seras un jour leur Lord. Tu sais combien leur égo est froissé lorsqu’ils doivent m’écouter. Je ne t’apprends rien sur cela. Tu sais que je déteste ce titre Adrian !

Elle avait ri puisqu’elle en avait besoin. Elle était loin d’être une Lady du sud. Surtout lorsqu’elle était dans le Nord. Elle manquait de manière quand elle était dans les terres de l'Orage. Elle le savait. Jack aimait lui rappeler comme elle pouvait être confortable dans ses robes. Ou qu’il la trouvait plus jolie et qu’elle l’envoyait balader pour la simple raison qu’il était un coureur de jupons.

Tu ne prends jamais les compliments que pour toi. Tu me surpasses dans l’Arc et j’espère qu’un jour tu me battras à l’épée. Tu as un bon maitre d’Arme aussi. Il t’en demande plus que je ne saurais le faire.

La suite sur le Lord de la maison l’amusa. Les Bolton trainaient dans la boue un cadavre Stark, dont jamais personne n’avait trouvé le corps. Les légendes pouvaient faire dire n’importe quoi aux hommes. Elle voyait l’homme qui serait plus tard. Elle était heureuse et triste à la fois. Elle ne pourrait pas rester éternellement, mais il saurait ou la retrouver.

Je ne t’apprends rien lorsque je te dis que les légendes nous donnent de bien mauvais rôle. Les Stark en ont toujours voulu au Bolton. Nous avons été les derniers à nous soumettre aux suzerains du Nord. Et si cela devait nous aider encore plus, le père de Lord Stark est mort près de Fort-Terreur. Je doute qu’ils veulent nous faire confiance après ce qui c’est passé à Motte-la foret. Enfin nous verrons. Je dois aller à Winterfell lorsque Beron sera remis de ses blessures. Mais ce n’est ni à moi, ni à nos hommes de lui faire comprendre ceci. C’est à toi. Nous sommes les deux seuls étendards de notre maison et même si cela puisse t'être étrange, je dois remettre mon sort et ceux de nos hommes entre tes mains. Tu as la force d’un homme Adrian. Il te suffit de trouver la confiance en tes hommes, comme je l’ai en les miens.

L’amener près de la Pleureuse signifiait beaucoup pour Maureen. Écorcheuse était dans un mauvais état, mais elle savait que Mortimer l’avait amené à u forgeron près de la maison des Bolton. Elle était encore fatiguée, elle avait ressenti le froid mordant lui ronger la peau. Elle détestait cela. Elle ne l’avait jamais amené ici parce qu’elle n’avait jamais tenu à réveiller les fantômes de sa mère et de son père.

Je ne suis plus jamais venue ici après la mort de mon père. Il venait me retrouver ici quand je venais d’avoir une dispute avec grand-père. Le premier hiver dont j’ai eu conscience, je me suis amusée à traverser la Pleureuse sur la glace. Ma mère était folle de rage quand elle a su ce que mon père m’avait laissé faire. C’est ce que j’aime de cet endroit. Il est calme.

Refermée sur elle-même elle n’avait jamais autant parlé et encore moins confiés à un si jeune garçon. Elle était fière de l’homme qu’il deviendrait. Fort-Terreur avait un héritier à la hauteur. Lui cacher ce qu’elle avait vu et ce qu’elle avait ressenti, elle n’était pas capable de le dire maintenant.

J’ai vu la mort sous bien des angles, mais jamais de cet angle la. Je ne suis pas sotte je savais qu’elle existait. Je ne l’Avais jamais côtoyé. Je ne pourrais pas toujours agir comme je l’ai toujours fait Adrian. Peu de femme arrive à prouver leur force. Nous n’avons pas la force des Hommes et je ne serais peut-être pas toujours là sur les champs de batailles. Un jour tu n’auras plus besoin que je te sermonne ou que je te guète comme un enfant dont on craint pour sa vie. Tant qu’il le faudra et tant que je le pourrais, je combattrais en notre nom.

Elle parlait trop pour ce qu’elle avait à lui dire. Pauvre garçon. Il n’avait pas à subir tout ses états d’âmes. Elle était certaine qu’il comprenait au fond d’elle était troublée. Elle apparaissait sans peur et prenait toujours les combat pour de la rigolade.

J’ai eu peur. Je n’ai jamais eu autant peur. Certains hommes s’étalaient au sol blessé pour ne pas dire mort. Il y avait des corps et ils étaient là prêts à repartir. Nous avons tous été divisés. Je me rappelle être tombée au tout début et voir mon étalon mourir. Je me suis retrouvée avec le Stark et je me souviens seulement d’entendre crier Mortimer et ensuite tout est flou. Chaque passage reste chaotique. Je n’ai aucun souvenir de ce qui s’est passé après. Chaque nuit je me réveille en sursaut et le lendemain, je rumine en tentant de tout remplacer dans l'ordre.

Elle avait essuyé une larme qui coulait sur sa joue. Elle avait eu très peur. Peur de ne jamais revoir Fort-Terreur. C’était idiot pour quelqu’un qui ne voulait plus être attachée à cette famille.



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Message Ven 10 Aoû 2012 - 23:01

Adrian hocha vigoureusement de la tête. S’entraîner… Il ne cessait jamais de le faire. Malheureusement, même le meilleur des guerriers n’était pas à l’abri d’une flèche tirée dans le dos, d’une mauvaise chute ou d’une frappe dans un angle mort. Mais l’entraînement, quel qu’il soit, permettait de limiter les failles. S’il n’était toujours pas à l’aise avec une épée en main, il espérait au moins s’éviter ce type de morts bêtes. Tout du moins, ce n’était pas toujours la guerre qui fauchait le plus de vie, le Fléau leur avait largement prouvé que personne n’était à l’abri.

« Je néglige jamais mon entraînement. »Se contenta t-il de préciser.

C’était inutile de reprendre l’éternel laïus sur la perte inestimable de l’unique héritier. Il n’existait pas une seule personne en Fort-Terreur qui ne lui avait pas déjà rappelé ce fait. Son regard s’était attardé sur sa cousine, alors qu’elle semblait entièrement à ses pensées. Il était resté silencieux, alors qu’elle assemblait les pièces du puzzle. Elle n’avait pas besoin de lui dire pour qu’Adrian se rende compte de la difficulté de la tâche. Il ne se souvenait pas l’avoir vu souvent aussi confuse, mais c’était d’autant plus important pour lui que de savoir.
Ce n’était pas non plus la première fois qu’elle parlait de son départ prochain, et peut-être définitif, de Fort-Terreur. Il ne cilla pas. Il n’était pas assez crédule pour croire que ce jour n’arriverait jamais. Rien n’est éternel. Il pouvait bien espérer, protester, ça ne changerait rien. Et en cet instant, sa cousine n’avait surtout pas besoin de ce poids en plus.

« Je sais. Peut-être, un jour, tu auras à partir loin de Fort-Terreur. Mais ce jour-là, je saurais assumer pleinement les responsabilités qui m’incomberont. Si tu me fais bien confiance, tu sauras que je dis vrai. Je pourrais compter sur d’autres en ton absence, mais te savoir loin ou morte est totalement différent. Il existe des liens qui ne souffrent pas de la distance, mais tous en souffrent de la mort. »

Ce fut un sourire doux mais mélancolique qui naquit sur ses lèvres. Il ne s’imaginait vraiment pas être seul en Fort-Terreur, sans les deux Bolton. Mais plus ils repoussaient ce moment, plus il avait à craindre que leurs différents ne finissent par tout trois les entraîner dans une spirale infernale. S’il avait eu à choisir, ce n’est pourtant pas Maureen qu’il aurait voulu voir partir.

« La prochaine fois, personne ne cherchera à retenir mon bras. J’espère avoir pu faire mes preuves, auprès de tous. Mais j’espère surtout qu’il n’y aura pas de prochaine fois, du moins, pas aussi rapidement. »

Ce n’était pas tant les hommes de Fort-Terreur, le problème. Il pensait bien que même s’il les avait envoyés à la mort, ils l’auraient suivi sans grande hésitation. Non, ceux qui hésitaient étaient avant tout les Bolton et les Stark. Les premiers pour ne pas perdre l’héritier, les seconds pour ne pas envenimer la situation. A les entendre, il avait l’impression d’être un casse-cou autant que sa cousine pouvait l’être. Ils auraient sans doute voulu qu’il prenne autant le temps de la réflexion qu’eux. Mais ils se posaient suffisamment eux-mêmes la question pour qu’il ne se donne pas aussi cette peine, après tout. Même une action légitime devait essuyer plusieurs boucliers levés avant d’être accepté. Au moins, Maureen semblait désormais bien convaincue.

« Si je ramenais tout à moi je risquerais de trépasser en glissant de mon piédestal d’orgueil, et ça me tente tout aussi peu que toi d’arborer ton titre de Lady ! »

La suite ne fut rien d’autres que des rappels plus sombres de leur histoire, ou de leur légende… Même eux n’en était pas vraiment sûr. Mais ne dit-on pas que chaque légende a sa part de vérité, après tout ? Peut-être n’avaient-ils pas joué la bonne carte pour se rappeler à eux d’une façon plus reluisante, mais ça n’était pas évident. Rien n’était évident, dans cette famille.

« J’irais, si le besoin s’en fait ressentir. Je ne suis pas sûr que nous ayons mieux fait de prendre les devants, après ce qu’il s’est passé. Tout est problème de confiance, n’est-ce pas ? »

Et cette fois, il parlait autant des Stark que des hommes de Fort-Terreur, mais il ne pensa pas utile de le préciser. Il s’était relevé avec lenteur alors qu’elle osait enfin s’ouvrir. Adrian savait écouter, même si c’était pourtant rare qu’il le fasse. Avec Maureen, c’était pourtant des instants à chérir. Même s’il n’était jamais bon de réveiller les spectres du passé.

« Tu étais déjà une casse-cou à cette époque, alors ? Ca ne m’étonne pas de toi. Mais je comprends mieux … Que ce lieu de détente soit devenu un lieu de deuil au fil du temps. »

Comme il comprenait ce qu’elle ressentait. Ils avaient tout deux eu maintes et maintes fois à côtoyer la mort, à la sentir les frôler, passer à portée pour en prendre un autre. Mais elle frappait sans raison, sans logique. La guerre, elle, et le rôle qu’on y jouait, parvenaient toujours à se justifier d’une quelconque manière que ce soit. N’était-ce pas défier la mort en duel ?
La vision qu’elle avait eue du champ de bataille se révélait bien différente de la sienne. Avec l’arc, on prenait du recul sur les évènements. Tout était chaotique, car ça l’était toujours. Mais il avait eu le temps d’ajuster des cibles, d’en choisir même parfois plutôt que d’autres. Il n’avait pas eu besoin de les regarder en face après avoir décoché et les bruits d’affrontement paraissaient plus lointains, plus irréels. Il s’était senti comme si un autre avait décoché ses traits à sa place. En retrait, c’était le mot, encore une fois. Mais ce sang-froid quelque peu artificiel se serait bien vite brisé en pleine mêlée, il en était certain.

« Tu n’auras pas toujours à agir ainsi, surtout, Maureen. Seulement si tu le choisis. Mener des champs de bataille, ce n’est pas un devoir que tu as envers les Bolton, c’est de la dévotion. Je prendrais la tête, la prochaine fois, tu n’auras plus à te sentir obligé. »

Il ne savait ni comment ni pourquoi, mais ce qui lui semblait être un devoir plus qu’un privilège lui apparut davantage comme une nécessité. C’était à lui seul de le faire, il ne pourrait pas toujours se reposer sur elle. Et il se rendait compte seulement maintenant, qu’on lui avait peut-être trop demandé, ou plutôt qu’elle avait trop exigé d’elle-même. Il n’avait pas eu envie de retenir sa fougue, car c’était ainsi qu’il avait appris à l’apprécier, dans toute la sincérité de son comportement. Il découvrait pourtant en ce moment-même une autre facette de cette sincérité, qui parvint à le décontenancer. Adrian ne sut quoi rajouter. Aurait-il dû la secouer comme elle le faisait parfois pour lui ? Ou chercher à la rassurer comme l’aurait fait un frère ? Il comprenait tout juste ce qu’elle avait cherché finalement à exprimer. La peur n’était rien d’autres qu’une brume de sensations. Cette larme unique ne lui avait pas plus échappée.

« Nous les avons vu mourir. Nous connaissions leurs visages, souvent leurs noms, parfois leurs femmes et leurs enfants. Je ne pense pas que nous pourrons oublier. Nous ne devons pas oublier. Je les vois encore, moi aussi. A chaque fois que je décoche une flèche. Beron Stark était une cible de choix. Si tu as su rester en vie à ses côtés, ce n’était pas qu’en forçant la chance. Maureen… Laisse-toi le temps. Laisse-toi le temps de guérir. »

Son pas avait crissé sur la fine couche de neige, alors qu’il s’était rapproché d’elle. Il faisait presque sa taille, maintenant, et il espérait encore grandir. Il ne serait jamais bien grand, mais ça n’avait que peu d’importance. Plus exactement, pas d’autres importances que de pouvoir s’estimer réellement en homme. Il n’avait jamais su vraiment faire, dans ce type de circonstances. Et c’était elle qui le rassurait toujours, autrefois. Parce qu’elle était l’aînée. Mais c’était autrefois.
Son geste parut crispé. Il resta silencieux, glissant sa main derrière sa nuque pour amener son visage dans le creux de son épaule. Là, elle pouvait pleurer si elle le désirait vraiment, sans qu’il ne puisse le voir. Ses mots glissèrent, comme des excuses voilées.

« La mort devra attendre son heure. »
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 2:33

Elle le savait. Pourtant, elle devait toujours lui rappeler ce détail. Pauvre garçon, il faisait tout comme un homme et elle le traitait encore parfois trop comme un enfant. Un enfant arrête d’être un enfant lorsqu’il a une épée ou une arme dans la main. C’est ce que disait son père. Levieux Mortimer, quant à lui, rajoutait qu’un homme devenait dangereux lorsqu’il savait se servir de son arme. Et pourtant, elle ne lui demandait pas d’être le meilleur. Devenait-elle une mère trop exigeante? Lui pardonnerait-il d’être ainsi de ne pas vouloir perdre l’enfant qui n’était pas le sien mais qui était tout à la fois. Elle le gratifia d’un sourire, comprenant son erreur.

Pardonne-moi, je ne devrais pas dire cela. Je sais que tu es très minutieux chaque fois.

Parler du futur l’amusait toujours. Elle ne quitterait certainement jamais la forteresse de fort-terreur. Elle ne pouvait pas le dire comme elle le voulait, mais il devait apprendre à faire tout sans sa présence. La meilleure chose était de s’en remettre à ses hommes. Elle n’était pas certaine de pouvoir influencer un mariage quelconque, avec le mauvais caractère qu’elle avait. Après une longue analyse, fou serait celui qui arriverait à lui tenir tête. Il fallait plutôt être suicidaire. Elle resterait certainement vieille fille. Une chose certaine, il pourrait toujours conter sur elle. De proche ou de loin. Un jour, elle n’aurait plus raison de se rendre dans les terres de l’Orage, mais le temps pouvait bien faire les choses comme il le voulait.

Il y aura toujours un moyen pour parler. De loin ou de proche, il me fera toujours plaisir de répondre à tes interrogations et si tu demandes conseils, je te les fournirais. Je n’ai jamais su si tu étais un fils ou un frère pour moi. J’ai toujours voulu te protéger, oubliant que je ne pourrais le faire éternellement. Et aujourd’hui tu es grand et je suis si fière

Elle s’était assise près de la Pleureuse et regardait son reflet dans la glace. Elle avait glissé une main et se mordit la lèvre. L’eau était glacé, comme toujours, mais la Bolton ne pouvait expliquer comment cela lui faisait un grand bien. Elle avait oublié ce que l’eau froid faisait comme effet. Ses doigts étaient endoloris, mais bon depuis son retour dans sa demeure, elle avait mal presque partout. Elle avait un sourire en coin. Elle ailait ce qu’il disait. Il avait raison la prochaine fois, elle lui obéirait. Cela inciterait les hommes de la maison à en faire autant. Elle était déjà fière de lui.

Je vous accompagnerais ou vous irez mon lord. Lord Adrian Bolton, Seigneur de Fort-Terreur. Je trouve que cela se dit très bien. Lord ce n’Est pas comme Lady. Une lady c’est une denrée rare dans le Nord et je dirais presque que j’en suis heureuse. Heureusement en matière de femme, tu auras connu une des pires. Elles t’apparaitront toutes gentilles et aimables, une chance que l’on n’a pas tous.

Sauf si elle ressemblait à l’amie du Stark. Maureen ne l’aimait pas. Enfin elle n’aimait pas grand monde, alors elle pouvait se permettre de détester quelqu’un de plus. Elle eut un léger fou rire qu’elle cacha bien vite. Elle était contente qu’il apprécie sa présence, mais un jour Maureen ou le vieux Bolton serait la cause du départ de l’un ou de l’autre. Une question de confiance? Elle n’était pas certaine. Elle avait toujours eu un problème avec l’autorité et l’autorité du Nord était Beron Stark. S’il n’était pas content de ce qu’elle avait fait, elle serait entièrement capable de lui remémorer qui lui avait sauvé la peau et qui s'était ramassé K-O au sol. Elle oserait lui remettre le tout sous le nez et lui dire qu’il serait certainement dans un pire état si elle n’avait pas mis les vieilles rancunes de cotés.

Je crois que c’est plutôt une question d’égo surdimensionné. Les Bolton et les Stark ne s'aiment pas. Ils se méfient de nous comme le fléau. C’est comme un peu les Dorniens et les Bieffois. Ils ne s’entendent pas beaucoup. Après les Stark nous sommes une famille très importante, il ne faut pas l’oublier. Il faut voir les choses d’un autre angle bien plus plaisant. Nous avons été efficaces, malgré tout.

Et comme le temps faisait toujours bien les choses, peut-être que les Bolton auraient un jour ce qui leur étaient dus. L’évocation de ce souvenir sur la Pleureuse l’Avait fait sourire. Elle revoyait encore Lord Bolton s’amuser de savoir ce qu’elle avait fait alors que sa mère faisait sortir le cygne noir de sa personnalité si douce habituellement. Adrian avait bien raison, elle avait été casse-cou très jeune. Peut-être que ce point avait influencé le petit Bolton qu’elle avait vu grandir.

Et bien pire te dirait grand-père. Mortimer pourrait que renchérir, et Jack, inutile de lui demander tout ce que je lui ai fais subir. Disons que j’avais un tempérament d’aventurière et que je me croyais invincible. La philosophie de mon père était de me laisser faire jusqu'à ce que j’ais assez mal pour continuer. Ma mère était loin d’opter pour cette raison, mais parfois, ses colères et sa tendresse me manquent, tout comme la complicité que j’avais avec lui.

Même si elle n’osait pas pleurer, elle ne parlait pas non plus. Chaque mots qui sortiraient de sa bouche seraient à la fois de la souffrance et du ménagement. Elle n’avait pas le choix. Elle s’était emmêlée dans des sentiments complexes avec lui et ou il irait, elle voudrait le suivre. Elle était ainsi, mais elle ne pouvait rien y faire. Lorsqu’elle avait étreint, elle s’était laissé faire. Elle ne pouvait pas toujours être celle qui devait tout endosser. Des larmes glissaient contre ses joues, mais les paroles de son cousin lui étaient réconfortantes. Elle avait besoin de temps et elle ne ferait certainement pas de bêtises comme elle avait fait en approchant son protecteur. Elle était certaine d’une chose, il ferait un Lord de Fort-Terreur exemplaire.

Je serais toujours à tes cotés, quoiqu’il arrive. J’en ai fait la promesse à un homme et je la tiendrais. Malgré tout, je suis heureuse que les Anciens m’aient donné la chance de t’avoir près de moi.



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Message Mer 15 Aoû 2012 - 16:23

Adrian esquissa un mince sourire, à ces nouvelles excuses. Il était toujours aussi déconcertant de voir à quel point elle pouvait le ménager parfois, sur des détails qu’il se contentait de reprendre, mais se montrer en parallèle une véritable tigresse auprès des autres hommes. Il aurait pu lui dire qu’elle n’avait pas besoin de s’excuser, mais c’aurait été saper le peu d’autorité qu’il s’efforçait d’acquérir, même auprès de Maureen. Et il était sûr d’une chose, il n’avait pas besoin de lui dire pour qu’elle comprenne le fond de sa pensée.
Ce fut à son tour de rester coi, alors qu’elle s’ouvrait totalement à lui. L’instant d’avant, elle cherchait pourtant à mettre la distance en parlant de son possible départ au loin. Maintenant, elle la réduisait drastiquement, au point qu’il en regrettait ses paroles. Il avait envie de la presser comme un enfant de rester à Fort-Terreur, à jamais. Qu’il aurait toujours besoin d’elle. Ce serait tellement égoïste de la condamner à cette même solitude, à ces mêmes murs. Mais il n’avait jamais su se montrer raisonnable.

« Ce n’est pas tant de conseils que j’ai besoin, que de ta présence. Tu m’as déjà appris énormément, et je continuerais d’apprendre seulement si on me laisse me faire mes propres expériences. Mais peu importe, tout ça. J’ai peut-être passé l’âge de réclamer ma mère, mais je pense en avoir perdu suffisamment pour exiger ce caprice. Tu sais que je ne veux pas que tu partes. Et je veux te rendre la pareille, maintenant que je le peux, que tu puisses autant te reposer sur moi que j’ai pu le faire sur toi. »

Son sourire se fit plus franc, un rien amusé, alors qu’elle l’appelait par le titre qu’il risquait bien d’arborer un jour. Accompagné du subit vouvoiement, la scène semblait irréelle et un rien surjoué. Sans doute tout autant que lorsqu’il s’amusait à l’appeler « ma lady ».

« Ce n’est pas encore pour tout de suite. Pour le moment, ça me paraît surtout étrange à entendre. Et c’est vrai que les Lady nées dans le Nord ne sont pas légions, mais tu en es incontestablement une ! La pire, peut-être, enfin cela dépend du point de vue. »

De son avis très partial, elle en était plutôt la meilleure. Mais il fallait dire qu’en dehors de Maureen, les occasions de rencontrer d’autres Lady s’étaient montrées très rares. Elle représentait donc son modèle principal de féminité, ce qui biaisait sans doute beaucoup ses opinions sur les femmes. Toutes les autres qu’il avait pu croiser jusqu’à maintenant lui avait paru faibles et banales au point d’en être insignifiantes à ses yeux, à quelques rares exceptions près.

« Je pense que, au contraire, je risque de me montrer un peu trop exigeant après t’avoir côtoyé. Gentilles et aimables ? J’aurais voulu rencontrer une femme aussi forte et affirmée que toi, mais je crains que ça ne soit difficile. Mais vois-tu, les autres manquent un peu de piquant, et donc d’intérêt. »

Ils n’en parlaient pas souvent. Sans chercher à éviter cette conversation, Adrian ne s’y attardait jamais longtemps, et bien moins que la plupart des autres hommes. Il avait déjà fait le tour de la question en même temps que le tour de Fort-Terreur, et tant qu’il ne sortirait pas de ces murs, il avait peu d’espoirs de trouver qui que ce soit qui retienne son attention. Peut-être avait-il subi la mauvaise influence de Maureen sur ce point, finalement.

« Nous avons peut-être un lourd passé, sanglant même, mais ces valeurs sont celles dont nous devons êtes fier. Fier de notre blason, fier de notre réputation d’Ecorcheurs, fier d’avoir été les derniers à se soumettre. On ne s’est jamais entendu, et on ne s’entendra sans doute jamais puisque l’histoire est écrite ainsi. Alors si les erreurs du passé ne peuvent être corrigées, autant en retirer la gloire arrachée dans le sang par nos ancêtres et porter haut nos couleurs. Question d’ego ou non. »

Et s’ils étaient une famille très importante, comme le soulignait Maureen, c’étaient bien par ces actes. Il avait su se battre pour conserver cette place, et pour le moment, ils ne faisaient pas tant honneur que cela à leur héritage. Mais il avait aussi la ferme attention de changer cet état de fait.
Il secoua lentement la tête, comme pour chasser le sérieux qui le gagnait souvent dès que l’on faisait référence à sa Maison ou à son statut. Les moments de tranquillité, loin des regards, étaient suffisamment rares pour qu’il ne les gâche pas inutilement.

« Je suis sûr qu’ils auraient tous beaucoup d’anecdotes à me confier sur tes péripéties. Je n’ai eu la chance de n’en connaître qu’une infime partie. Dire qu’ils se plaignaient souvent que je sois ingérable, je me demande s’ils ne craignaient pas surtout que je prenne le mauvais exemple ? Ils me manquent aussi, souvent. Les tiens comme les miens. Ou les miens comme les miens, peut-être. »

Il l’avait gardé un long moment contre elle, sans se permettre un mot de plus, la laissant toutes à ses pensées. Il savait pertinemment qu’elle avait besoin de temps pour les remettre en ordre et pour faire la part des choses. Il craignait aussi, que si elle désirait revenir sur un champ de bataille et qu’on ne lui avait pas laissé ce temps, elle ne saurait faire face au danger qui les attendrait. Parfois même, en observant les blessures de sa cousine, il se trouvait un peu honteux d’en être revenu aussi intact, aussi inchangé. A se demander s’il n’avait pas bénéficié d’une protection plus importante que même le Stark. Mais l’enjeu, ils le connaissaient tout deux : S’il tombait, Fort-Terreur ferait de même à terme. Si elle pensait que Réginald Bolton serait fier de ses prouesses, lui craignait plutôt qu’il ne le limite encore davantage par crainte qu’il succombe comme tous ces hommes, lors d’une bataille. Il n’était pas sûr qu’il voit d’un bon œil son envie ardente de mener les hommes au combat. Il comprendrait peut-être la nécessité, mais n’en accepteraient pas les risques. Malheureusement, Maureen lui était bien moins précieux qu’à lui. A s’en demander quelle expression se dépeignerait sur le visage du vieux Bolton, s’il lui ramenait son corps après une confrontation. Il ne préférait pas l’imaginer.

« Une promesse ? »

Il n’était pas certain de savoir à qui elle l’avait adressé, aussi préféra t-il relever sans davantage se prononcer. Sa main appuyée se relâcha doucement pour lui laisser le soin de quitter son étreinte quand bon lui semblerait. Il était plutôt soulagé qu’elle se soit laissée faire, pas parce qu’il aurait pris ombrage du contraire, mais il sentait autant qu’elle ce besoin impérieux de se confier et de se laisser aller pour se sentir mieux. N’était-il pas, après tout, tout ce qui importait pour l’autre ? Avec le temps, peut-être que les choses changeraient, mais il ne pourra pas, ou plus, s’inventer une autre sœur ou une autre mère.

« Je croyais que tu voulais partir ? Ca t’a convaincu de rester ? »

Il avait prononcé ses paroles sur un ton enjoué, comme pour la détendre, l’ôter d’un poids. Mais à la sincérité de sa déclaration, il ne pouvait bien qu’y répondre.

« J’en suis heureux, Maureen, moi aussi. Rien n’aurait été pareil, sinon… Et je n’aurais sans doute rien eu à voir avec l’Adrian que tu connais. Tu as aidée à forger cette lame, peut-être pas à la rendre acérée, mais à éviter qu’elle se brise, je peux te l’assurer. Et comment te sens-tu, maintenant ? »

Son regard s’était levé pour fixer le lointain, vers les murs en pierre de Fort-Terreur. Ils ne s’étaient pas absentés si longtemps, mais il ne doutait pas que Mortimer finirait par les retrouver et les rejoindre pour s’assurer que tout allait bien. Si Maureen désirait que son petit sanctuaire en reste un, ils ne devraient pas beaucoup plus s’attarder.

« Et je te propose de remplacer tes échanges de coups avec Jack contre des occupations moins violentes, pour le moment. Et je ne parle pas de lecture ou de danse, mais si tu veux chasser, à l’occasion, nous pourrions reprendre les bonnes vieilles méthodes et chercher pendant des heures une proie digne d’être traquée, à qui rapportera la plus belle prise. »
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Maureen Bolton
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Message Ven 17 Aoû 2012 - 2:34

Elle était heureuse. Elle ne se souvenait pas d’avoir vu son cousin ainsi. Elle était heureuse de voir qu’il était sur la bonne voie. Elle aurait fait les efforts possibles et elle voyait le résultat. Il y aurait certainement beaucoup de temps entre le temps de l’ascension du petit Bolton comme lord et son départ. Le futur pouvait être bien trompeur si l’on voulait. Elle le laisserait faire à l’avenir. Elle ne ferait qu’obéir à son Lord. Elle en était presque épanouie. Elle avait réussi quelques choses de bien. Elle pouvait avoir cette fierté. Adrian ferait et serait un homme bon, à la hauteur de la réputation des Lord de Fort-Terreur. Elle ne le ménagerait pas, elle serait dure avec lui, mais c’était pour son bien. Tout ce qu’elle faisait était dans l’intérêt de son cousin qu’elle adorait.

Tes paroles me rendent fière. T’inquiète, les occasions se présenteront un jour ou l’autre. Tu pourras toujours compter sur moi. Je ferais marche arrière désormais. Tu as le terrain tout à toi.

Elle lui avait offert un clin d'œil et sourit. Elle aimait l'appeler petit Lord. Petite vengeance parce qu’il lui donnait du Lady. Comment piquer l’orgueil de la Bolton, donnez lui du Lady. Elle savait qu’il le dirait. Enfin, il ne savait pas son changement de personnalité lorsqu’elle avait traversé le Nord. Elle devenait une autre personne qui n’était pas toujours la même que dans le Nord. Elle aurait bien voulu appliquer le conseil de ses protecteurs, mais elle n’y arrivait simplement jamais. Il subissait certainement trop son influence. Elle était amusée de la situation et lança :

Je vais prendre cela comme un compliment. Mais cela reste entre nous. Maureen Bolton la pire lady du Nord. Jack serait heureux de l’entendre de ta bouche. Il est presqu’un des seuls à me nommer ainsi. Il y a en a des pires, crois moi. Tout comme les hommes, nous avons un point faible. Ne t’inquiètes pas, tu trouveras plus tard, celle que tu veux. Un conseil, en matière de femme n’en parle pas avec Jack, il n’est pas impartiale sur ce sujet. Il y en a des plus que moi, mais tu as tout Westeros pour trouver celle que tu voudras La seule chose qui me différencie de ces femmes, c’est qu’elles sont certainement moins casse-cou que je ne le suis.

Pour Jack, les femmes étaient la seul préoccupation. Sa seule frustration était la Lady qu’il servait. Tout le monde le savait, et tout le monde lui avait dit d’oublier cette lubie. Maureen avait le sens de la répartie. Elle aimait aussi l’amener sur une pente glissante, elle jouait facilement avec les sentiments du soldat de fort-terreur. Elle le torturait par plaisir et souvent, c’était Mortimer qui l’incitait à arrêter ses folies. Elle n’avait jamais été bonne pour le mariage. Elle l’avait compris lorsqu’elle avait été fiancée. Adrian connaissait une parcelle de cette historie, mais elle avait conclu qu’il n’avait pas à savoir les événements qui s’étaient passée là-bas. Elle avait parfois des regrets de l’accident, mais elle n’en était pas responsable. Elle aurait certainement été heureuse. Enfin, elle le pensait, mais elle ne voulait pas lui dire. Il n’avait pas besoin de le savoir. Ils étaient bien ainsi.

Parlant d’Écorcheurs, sa tirade lui plut. Elle lui rappelait les sermons de Lord Bolton. Lorsqu’il était un peu moins sénile et qu’elle était très jeune. Elle avait toujours fait une fixation sur une porte qui se trouvait dans la maison. Lord Bolton lui en avait toujours interdit l’accès et ce même si lui-même ne savait les découvertes qu’il ferait. Très jeune, lorsqu’elle clamait qu’ils étaient les ennemis des Stark, il la reprenait avec un sermon qui ressemblait un peu à celui de son cousin. Elle hocha la tête, mais, elle ne sut quoi d’autre répondre. Ils étaient ainsi.

N’écoutent pas tout ce qu’ils disent. Je crois qu’ils avaient surtout peur que tu deviennes aussi pénible que je le suis. Par chance tu es beaucoup plus sage que moi. Heureusement pour eux.

Elle n’avait jamais autant parlé, mais cela lui faisait un grand bien de se confier enfin. Elle pouvait dire ce qu’elle devait dire, ne plus garder rien pour elle. Elle était certainement fatiguée, mais elle était bien et presque en paix. Elle était restée pour Adrian et resterait toujours pour lui. Il était beaucoup pour elle.

Nous n’avons jamais été vraiment cousin ou cousine. Il y a toujours eu plus entre nous. Quand ma mère est morte, tu n’Avais que deux ans. Mon oncle m’avait fait promettre de veiller sur toi, si un jour, il devait partir. Il y a eu des circonstances qui ont fait que je suis revenue à Fort-Terreur et je suis heureuse d’y être, même si des fois, je me passerais de l'adorable caractère de Lord Bolton. Le temps Adrian. Tu es Écorcheur, ta lame le sera. Tout s’acquiert avec le temps.

Elle avait retiré des poids qui lui avaient toujours pesé lourdement sur les épaules. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, il avait eu le droit à de l’attention et elle préférait lui en donner. Elle était ainsi. Elle n’Attendait pas de recevoir, même si un jour, elle savait qu’elle aurait un retour de sa part. Elle lui ébouriffa les cheveux et soupira.

Beaucoup mieux. À force de tout garder en dedans, je me sens toujours très mal. Cela pourrait être agréable certes. Pourquoi ne viendrais-tu pas avec moi ? Je vais bientôt retourner dans les terres de l’Orage. Je sais que tu ne connais que le Nord, mais il est peut-être temps de voir des gens. Cela me ferait tellement plaisir de t’avoir avec moi. Je suis certaine que Lord Swann serait enchanté de te rencontrer depuis le temps que je lui parle de toi. Je pourrais te montrer des choses que tu ne verras jamais dans le Nord.

Elle avait des étincelles dans les yeux. Elle ne se souvenait pas d’avoir entendu le petit lui parler de Westeros. Maureen connaissait plein d’endroit à découvrir. Il lui faudrait un ou deux hommes de plus. Mortimer et Jack assurant déjà facilement la protection de la jeune Fille de l’écorcheur.
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Message Mer 22 Aoû 2012 - 22:35

Adrian souriait, avec un brin de fierté. Cette confiance rendue était bien plus précieuse que toutes les paroles qu’elle aurait pu lui confier. C’était un premier pas, mais pas le plus évident. Avec son caractère fort et bien trempé, il était difficile de la convaincre de rester plus en retrait, ou au plus proche de lui. Elle qui chargeait sans ne jamais se retourner. Mais s’il en avait eu le pouvoir, il espérait aussi l’avoir pour diriger au mieux. Ce n’était pas encore si naturel pour lui, malgré tous les enseignements qu’on lui avait inculqué. Tout était arrivé trop vite, trop subitement. Et pourtant, doucement, les hommes de Fort-Terreur se tournaient vers lui pour en oublier les deux autres figures emblématiques des Bolton. Peut-être n’était-ce pas seulement son statut d’héritier et la vieillesse du Lord, ou le fait qu’il fasse la jonction entre les deux. Il l’espérait, un peu.

« Et moi je suis heureux de te l’entendre dire. »

Son sourire s’était tordu à la mention de Jack. Il connaissait plus ou moins le personnage et il semblait même ce souvenir vaguement d’une conversation sur le sujet, qu’il n’avait pas initié lui-même. La réputation que lui accordait Maureen n’était pas tellement usurpée. D’autant plus quand on le voyait agir avec elle…

« Je me demande si pire ne signifie pas pour lui plutôt indomptable. Donc oui, ce serait aussi une forme de compliment. A moins que cela reflète juste une éternelle insatisfaction… » Ca lui brûlait de demander, maintenant qu’elle avait abordé le sujet. « Et quel est le point faible des femmes, alors ? »

Il avait tenté de garder l’air le plus neutre possible mais c’était peine perdue. Voilà que sa cousine s’aventurait dans une toute autre sorte de terrains scabreux. Il n’était pas sûr de bien la suivre sur celui-là, car ce n’était sans doute pas à une femme que ça lui aurait pris d’en parler en premier, même si c’était Maureen.

« Tout Westeros ? Je n’ai jamais quitté le Nord. Je ne vois pas de raisons d’aller en chercher une à l’autre bout du continent. Et puis, ce n’est pas comme si on était vraiment libre de choisir, n’est-ce pas ? »

Il aurait beau trouver une merveille, si elle n’était pas noble ou un parti peu avantageux voir inaccessible, ça n’irait pas. Il n’avait pas envie de le dire aussi crument devant Maureen, mais le mariage ne représentait à ses yeux rien de plus que de futurs enjeux politiques, comme la majorité des nobles sans doute. Il pouvait bien trouver celle qu’il voulait, ça ne signifierait pas qu’elle lui appartiendrait. Et il n’avait pas envie de réfléchir plus loin à la question, pour le moment. Déjà que le mariage de Maureen lui avait apporté bien du tracas, s’il devait penser aux conséquences qu’auraient le sien sur sa liberté… Ce n’était pas pour tout de suite, dans tous les cas.

« C’est bien de ça dont je parlais. » Répliqua t-il sur un ton amusé, alors qu’elle parlait de s’il devenait aussi pénible qu’elle. Le mauvais exemple pour eux, c’était bien elle, évidemment. « Et ce n’est pas difficile d’être plus raisonnable que toi ! »

Car il ne l’était pas non plus, raisonnable. Mais avec Maureen, la concurrence était rude, pour sûr. Pourtant l’avait-elle été, au final, en restant encore à Fort-Terreur malgré tout ce qu’elle lui reprochait ? Il n’avait pas eu connaissance de cette promesse entre sa presque sœur et son père. Il plissa les yeux, préféra noyer son regard dans la Pleureuse face au pincement qui le prit. Et sans cette promesse, est-ce que tout aurait été différent ? Il ne préféra pas poser la question. Intérieurement, il remerciait son père de l’avoir si bien lié à elle. Si cela avait été le déclencheur, leur relation avait largement dépassé ce stade, maintenant. Qu’elle croit encore que cette promesse la retenait ne signifiait rien.
Il cilla quand elle lui ébouriffa les cheveux, revint à elle en remarquant qu’il avait maintenu le silence sans réellement le vouloir, tout à ses pensées. Il secoua vivement la tête pour les remettre en place, la gratifiant d’un regard plus espiègle. Il ne cacha pas son étonnement alors qu’elle l’invitait dans les terres de l’Orage, marquant un instant d’hésitation stupéfaite.

« Enfin… C’est loin mais… Avec grand plaisir. Je pourrais, vraiment, tu crois ? Ca vaut cent fois mieux qu’une chasse, c’est sûr. Et quand ? Quels genres de choses ? »

Il pensa subitement à se retenir d’en dire plus. Déjà, parce qu’il commençait à s’embrouiller dans l’euphorie du moment, ensuite parce qu’il allait très certainement l’harceler de milliers de questions alors qu’il se faisait peut-être simplement une fausse-joie. Mais quitter le Nord, quand les temps seront plus calmes, c’était tout bonnement fantastique. Quitter les murs de Fort-Terreur l’était déjà, alors le Nord ! Il essayait de se tenir calme et de ne pas s’agiter comme un enfant après tous ces beaux discours, mais c’était peine perdue. Il avait le besoin soudain de bouger.
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Message Ven 24 Aoû 2012 - 2:50

Elle serait toujours fière de lui. Elle était heureuse de cette prise de position. Habituellement, elle devait insister, mais il avait parlé comme un chef. Si bien que Réginald Bolton aurait été de fort bonne humeur à l’entendre. Les écorcheurs n’étaient pas morts. Enfin c’était difficile de s’en débarrasser aussi facilement. Heureusement, il était le seul héritier de la famille. Elle aurait certainement voulu s’arracher les cheveux si elle avait eu un frère plus jeune ou un deuxième cousin. Déjà que s’occuper de sa propre santé et sécurité semblaient difficile, elle n’aimerait chaperonner un autre enfant. Une chose qu’elle ne faisait plus.

Elle ne savait pas ce qu’elle voyait dans le mot pire. Le fait qu’elle était indomptable comme Adrian semblait le dire, ou la frustration qu’elle lui causait. Parce que s’il avait réussi à faire le charme de plusieurs femmes, il se heurtait souvent à elle. Elle était certaine que Mortimer la frapperait bien fort lorsqu’elle se laisserait prendre aux mots du soldat. Pour l’apprécier, elle l’appréciait beaucoup. Il était un ami avant tout. Une personne dont elle pourrait confier sa vie. Elle le savait et ne le niait pas. Enfin, elle ne se plaignait pas de se faire courtiser, pour les fois, ou elle se le faisait faire.

Cela signifie beaucoup de chose pour lui. Je te prierais de ne pas lui en glisser un mot. Il faut éviter de s’en prendre à notre égo. On est facilement froissable.

Mini Bolton s’en rendrait compte avec le temps. Elle était certaine qu’il comprenait qu’elle n’avait pas envie d’entrer dans le sujet. Elle-même ne supportait pas d’en parler. Elle espérait vivement, que ni le Lord de fort-Terreur, ni le lord de Pierheaume et encore moins Adrian la condamneraient à épouser un homme. Elle ne croyait pas y arriver et franchement, elle n’Avait aucune envie de devoir ranger les armes. Écorcheuse était sa seule amie depuis des années. Adrian était le seul qui avait eu le droit à de la gentillesse de sa part. Non, elle n’était pas une affreuse mégère, mais il était important à un tel point qu’elle pourrait se sacrifier pour lui. Il était intelligent, vif. Il apprenait à se comporter comme un digne Lord. Chaque lors de la maison des écorcheurs trainaient avec lui, le lourd manteau du passé. Maureen le trainait avec une certaine fierté et elle en espérait autant de son cousin.


Tout a un début. On n’est pas libre de choisir tu as raison. Personne ne peut t’obliger à aimer une fille, un jour tu auras le droit de la choisir avec ta position.


Elle avait l’intention de le sortir de la maison. Elle savait qu’elle l’avait oublié un peu dans ses voyages. Elle connaissait bien l’Ouest, le Sud, L’orage, le Conflans et le val. Elle était habituée de s’y promener. Elle avait réussi à négocier avec Lord Bolton de l’amener dans les terres de l’orage cette fois. Elle savait que Lord Swann serait de très bonne humeur à connaitre enfin le petit Adrian, mais pour une fois, elle pourrait le laisser voir le monde de son propre œil. Il pourrait enfin se faire une opinion.


Il y a des exemples bien pires que moi. Un jour l’âge aura raison de moi et peut-être serais-je enfin raisonnable,
sourit-elle, avant de marquer une pause et sourire encore de plus belle.
Ou pas !


Elle avait fini par se lever avec difficulté et elle avait insisté pour que son cousin l’imite. Elle reprenait pas à pas la direction de la forteresse. Le froid la mordait un peu, mais elle mettait cela sur le compte de la fatigue.


Il a dit oui. J’en ai parlé avec lui un soir. Pour une fois, il m’écoutait, mais surtout il était d’accord. Tu es assez grand pour te protéger toi-même et tu ne peux pas rester éternellement ici, sans rien voir. J’ai donc conclu de t’amener avec moi, lorsque je me rendrais chez les Swann à Pierheaume. Il a seulement insisté pour que tu ne trompes pas la surveillance de Mortimer. Je peux compter sur toi, n’est—ce pas ?


Elle était contente qu’il soit heureux. Pour une fois, il pourrait voir les vestiges de Westeros. Elle le sentait enthousiasme par ses questions.

Nous partons dans deux jours. Ce n’est pas des vacances que je t’offre, enfin si. Sache par contre, je vais beaucoup exiger de toi devant Lord Swann et j’accorde beaucoup d’Affection à mon grand-père. Nous ne dormons pas toujours au chaud dans les auberges. Je pourrais te montrer les montagnes rouges de Dornes. Les jardins du Bief, et ce que tu veux voir.


Elle guettait ses réactions. Elle voulait lui montrer comment le Nord était différent et comment chaque région l’était par ses caractéristiques. Des branches craquaient sous le poids de ses pieds. Elle avait réussi à obtenir l’autorisation de Réginald Bolton. Un exploit …
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Message Mar 28 Aoû 2012 - 19:59

Adrian pencha la tête face à la réponse évasive que lui livra sa cousine à propos de son protecteur. Si sa moue était interrogatrice, il ne prit pas la peine d’insister à ce sujet. Il sentait le terrain glissant et ne la forcerait pas davantage à livrer le fond de sa pensée. Elle en avait déjà beaucoup dit, par rapport à ses habitudes. L’adolescent se contenta donc d’hocher la tête en signe d’approbation et ne prit pas plus la peine de reposer la question qu’elle semblait avoir oublié. C’était sans importance, dans l’immédiat.
Il eut un sourire ambigu alors qu’elle occultait ses relations avec la gente masculine pour revenir sur les siennes. Elle n’était pas à proprement gênée, mais le sujet semblait être un tabou. S’il avait été joueur, il aurait pu pousser le vice pour en apprendre plus. Mais elle venait tout juste de retrouver un semblant de sérénité et il n’avait pas l’intention de le briser si bêtement.

« Si Grand-Père ne la choisit pas pour moi avant, je suppose que oui. J’aurais un semblant de choix. Mais Maureen, ne va pas me faire croire que le choix est si vaste. Nos ancêtres se retourneraient dans leur tombe si je prenais pour épouse une roturière qui m’aurait tapé dans l’œil. Quant aux nobles dames au Sud… Elles sont un peu molles et craintives, non ? »

Ca lui avait échappé, aussi naturellement que pouvait ce faire. Après quelques secondes, un bref rire lui échappa à sa propre remarque. Il n’était pas sûr que la remarque plaise à sa chère cousine, mais il peinait toujours autant à retenir sa franchise, d’autant plus avec elle. Il n’avait jamais dépassé la frontière et parlait donc sans savoir, mais il n’était pas difficile de l’imaginer avec tout ce qu’on lui rapportait à ce sujet. Quoique les rares étrangers qu’il avait surpris dans le Nord fussent généralement des personnes déjà endurcies.

« Il faudra que tu me parles en détail du Sud. On dit tellement de choses qu’il est difficile de démêler le vrai du faux, mais ils ont l’air d’avoir des mœurs bien particulières et d’être moins… Francs dans leurs façons d’agir. Je ne suis pas sûr de m’y faire, si c’est bien le cas. »

C’était un semblant d’excuses à ses propos décalés sur les femmes. En vérité, leurs mentalités lui importaient bien moins que toutes les découvertes qu’il pourrait faire. Il avait une folle envie de voir du paysage, de pousser jusqu’aux confins de Westeros et de gravir les montagnes rouges de Dorne pour contempler cette mer de sables. Il voulait tout voir, tout goûter, tout saisir, avec l’esprit d’un conquérant avide. La dernière chose qui l’inspirait était bien de se poser des limites une fois ces murs franchis.

Ce qui l’étonnait davantage, c’est que Réginald Bolton avait accepté qu’il quitte Fort-Terreur, et d’autant plus avec Maureen. Il craignait que, une fois le dos tourné, il retrouve Fort-Terreur dans un tout autre état à son retour. Mais au moins il avait la garantie que rien n’arriverait à sa presque-sœur, du moins pas quand il serait loin et incapable de le savoir. Il ne pouvait pourtant pas s’empêcher de voir une manœuvre derrière cette offre alléchante. Et il en comprit un peu le sens quand Maureen lui confia qu’ils partaient dans deux jours. Deux jours ! Il avait beau avoir hâte d’y être, c’était très précipité… Sauf si sa cousine avait attendu le dernier moment pour lui confier afin de ne pas avoir à gérer ses débordements. C’était possible, mais et la guerre ? Les fers-nés étaient toujours aux portes du Nord et ils pourraient partir ainsi en laissant le conflit en arrière ? Il craignait subitement que son grand-père n’est accepté que pour l’éloigner des dits conflits, en prétextant lui faire confiance pour assurer sa propre défense sur les routes. C’est sûr que c’était toujours plus sûr et moins dangereux que de lui refuser ouvertement de gagner le champ de bataille le moment venu.
Il commençait à beaucoup réfléchir, peut-être même trop, et cela se voyait sur son visage, sa mine enjouée et rêveuse remplacée par un air plus soucieux et concerné. Il s’était levé à sa suite avec bien moins d’entrain que prévu.

« Qu’est-ce qui lui a fait changer d’avis ? Ne me dis pas qu’il reconnaît simplement mes capacités. Enfin, oui, tu peux compter sur moi. Je ne chercherais pas à semer Mortimer. »

Et il préférait d’autant que ce soit Mortimer qu’un autre, sur ce point, ça le rassurait bien davantage. Mais sa phrase était une promesse qui se tenait strictement au point évoqué. Il ne fausserait pas compagnie à Mortimer, certes, mais n’avait pas promis de se tenir à carreau ou de ne partir qu’avec le protecteur pour seule escorte. Il savait que Maureen saisirait la nuance. Il songeait bien à sa sécurité, mais ne supporterait pas d’être materné sur tout le trajet.

« Je saurais me montrer digne, Maureen. Je ne te causerais aucuns ennuis chez les Swann, surtout pas maintenant que j’ai enfin l’occasion d’apprendre à connaître ceux qui partagent ta vie dans les terres de l’Orage. Et peu m’importe de dormir à la belle étoile tant que nous pourrons profiter du voyage ! Je compte bien voir tous les lieux marquants que tu pourras me faire visiter, sans exception. Et le désert aussi ? »


Son sourire s’était élargit, un air espiègle flottant sur ses traits. En l’espace d’une minute, il venait déjà d’oublier ses anciennes préoccupations. Du moins pour un temps.
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Maureen Bolton
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Message Dim 2 Sep 2012 - 0:43

Elle lui avait imposé un questionnement, mais elle ne pouvait pas l’éloigner à chaque fois qu’elle était avec lui. Il était en âge de comprendre, qu’il n’aurait pas le choix de ne pas faire comme elle. Il ne pourrait pas rester seul, il devait faire perdurer la lignée des Écorcheurs. Elle était certaine d’une chose, cela serait difficile. Elle n’avait pas envie d’un homme de plus dans sa vie. Elle avait assez de son cousin qui était là pour elle, chaque fois, qu’elle en avait besoin. Tant qu’elle serait à Fort-terreur, elle veillerait sur ses habitants. Pour que personne ne subisse le mauvais karma de Réginald Bolton.

Grand-père va essayer de me marier avant de te marier. Ne t’inquiète pas pour ca. Il y a assez de femme de bonne famille dans le nord, pour que tu trouves celle qui te va. Je ne te laisserais jamais faire cela, même si c’était la femme de ta vie. Tu ne peux pas épouser une roturière. Mais ne t’inquiète pas. Tu as encore du temps pour cela. Elles ne sont pas tous ainsi. Une de mes tantes dans les terres de l’orage mène son mari par le bout du nez. Tu étais peut-être encore trop jeune lorsque ma mère était encore vivante, mais elle venait de cette maison et elle savait confronter grand-père. Mon père l’aimait pour son fort caractère. Il t’en faudra une pour supporter ce vieillard.

Parce que Réginald, malgré qu’il ne le montrait pas et qu’il jouait un peu la comédie, était en fort bonne santé pour un homme de son âge. Un peu sénile, mais elle doutait que les Anciens veulent le prendre maintenant. Autant repousser un peu l'éternité. Maureen était heureuse du comportement qu’il adoptait. Il était si grand désormais. Et pourtant, elle voulait encore et toujours le couver comme une mère. Elle eut un sourire, sentant son malaise face à son premier grand voyage.

Fais-moi confiance. Jack, Mortimer et moi faisons ce voyage depuis longtemps. Nous aurons tout le temps pour discuter du sud. Il ne faut pas t’inquiéter

Elle était heureuse de le voir enthousiasme. Elle était certaine d’une chose, elle était ravie de voir qu’elle pourrait enfin voyager avec lui. Lui montrer ce que son père lui avait montré la première fois, qu’elle avait fait le voyage chez les Swann. Mortimer les avait toujours accompagnés et puisqu'il devait une dette envers son père, il protégeait Maureen, comme la prunelle de ses yeux. Plus tard s'était joint Jack. Habituellement elle ne le supportait pas et se demandait pourquoi, elle le gardait toujours attaché à sa protection. Enfin, prendre le grand air de Westeros lui ferait grand bien après ce qui s'était passé à Motte la Foret. Même elle en avait de besoin. Changer de paysage, voir autre chose.

J’ai seulement haussé le ton et je lui ai clairement dit que tu n’étais plus un enfant et que s’il voulait te voir grandir, il devait te laisser partir un peu et voir ce que le monde ailleurs que dans le Nord. Je sais ce à quoi tu penses. Et je suis en accord avec lui. Il veut te protéger. S’il doit t’éloigner du nord, pour te garder en vie, autant qu’il le fasse, si j’avais été ta mère j’en aurais fait autant. Ne t’inquiète. Mestre Corwen est là. La pire chose qu’il pourrait faire c’Est désobéir si le Stark levait le ban.

Réginald était assez fou pour ne pas le faire. Elle le connaissait trop bien, mais elle le laissait faire. Il savait ce qu’il faisait, même si parfois, il était un peu sénile. Fort-Terreur était sous son aile tant qu’il serait Lord.

Ne t’inquiète pas Mini Bolton, je te ferais visiter le plus de chose possible. Tu verras, tu aimeras ce voyage.

Elle était heureuse de voir qu’il appréciait cette idée. Autrement, elle aurait été déçue et certainement les trois accompagnateurs l’auraient été tout autant. Marchant près de la forteresse, elle laissa Mortimer déposer un manteau sur ses épaules et renvoya Adrian à son entrainement, qu’elle avait un peu coupé par sa présence.



Un homme nu
n'a  guère de secrets,
mais un homme écorché
n'en a plus un seul


-Roose Bolton-
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