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l'optimisme n'est rien face à la peur. [PV : Heward Solverre]

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Message Mer 25 Juil 2012 - 12:05

Comme à son habitude Aaliyah s’était levée avant le soleil. Après avoir demandé à un domestique, elle put prendre un bain avec l’eau qu’il lui mena. Son premier geste fut d’y rajouter quelques gouttes d’essence de jasmin et de pêches blanches offertes par sa grande amie Shaïra. Ce mélange était son favori, pour elle c’était une connotation d’optimiste et de joie de vivre, une odeur à son image. Chaque jour était une nouvelle occasion de faire quelque chose de bien et de rendre hommage à ses parents. Elle pensait souvent à eux, mais la tristesse avait laissé place à la sérénité, ce n’était plus un poids ni un vide destructeur d’y penser, c’était plutôt apaisant et rassurant. La jeune femme était persuadée qu’elle n’était jamais seule, qu’ils étaient avec elle et qu’ils la protégeaient. Elle allait se rendre de bonne heure au cimetière pour y changer l’eau des fleurs ainsi que jeter celles qui auraient fanés. Ensuite elle irait au Donjon Rouge récupérer une potion faites chez Shaïra pour soigner une domestique ayant attrapé un vilain rhume. Evidemment elle ne disait pas à tout le monde que c’était pour quelqu’un qui travaillait pour elle, elle savait très bien que c’était mal vu qu’une noble s’occupe ainsi de ses domestiques. Elle en avait été une il y avait quelles années, et ça rien ne pouvait lui faire oublier.
En sortant du bain, elle enfila sa robe beige. Une domestique lui serra le corset et lui proposa de la coiffer. Pour une fois la demoiselle se laissa faire, et elle finit avec une queue haute ondulée et quelques fleurs blanches. Elle était prête !

Le soleil montrait ses premiers rayons de soleil. Aaliyah était sur la route du cimetière, non loin de Port Réal. Elle avait, sous les plis de sa robe, caché sa sacoche où il y avait ses essences ainsi que sa bourse. Elle n’était pas bien pleine mais il n’y avait rien dans son programme qui nécessité de l’argent. Aaliyah avait avec elle un panier avec son petit couteau pour couper les fleurs ainsi qu’un petit arrosoir. Elle n’aurait qu’à prendre l’eau dans le ruisseau voisin et le transporter jusqu’à la tombe. Elle arriva justement à ce coin d’eau et posa son panier. Relevant sa jupe, de sa main gauche elle tenait son arrosoir. Elle prit l’eau nécessaire et revint vers son panier. Il n’était plus là !
Soudain on la saisit par le cou en la menaçant avec son propre couteau. Son dos était plaqué contre le corps de cet inconnu, Aaliyah ne pouvait pas bouger sans risquer sa vie.
- Je n’ai rien sur moi, je n’ai rien ! Répéta-t-elle plusieurs fois. Et c’était vrai après tout, elle n’allait qu’au cimetière. La pression de l'arme se fit plus forte bloquant un peu plus le souffle de la jeune femme.
Les bruits de sabot se firent entendre, quelqu’un venait. Le bandit comprit aussitôt qu’il fallait s’enfuir. Il poussa violement la jeune femme qui tomba au sol. Elle ne chercha même pas à voir son visage, restant par terre. Elle pleurait en repliant les jambes sur sa taille. Elle n’avait jamais été agressée et la seule chose qu’elle ressentait été la peur. Cet évènement fut tellement violent pour la douce qu’elle fut prise de nausées croyant vomir entre chaque sanglot. Elle serra l’étoile à sept branches cousue dans sa manche et se mit à prier comme à chaque fois qu'elle avait peur et qu'elle doutait. Elle avait perdu quelques fleurs, sa coiffure était défaite et sa robe avait des taches de boue. Ainsi elle ne payait pas de mine.Elle serra l’étoile à sept branches cousue dans sa manche et se mit à prier.
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Message Sam 4 Aoû 2012 - 12:31

Les semonces administratives étaient enfin finies et, par pur politesse, ce n'est que lorsque la lourde porte de bois claqua derrière lui qu'Heward s'autorisa un soupir, aussi long que libérateur. Voilà qu'il en venait à réellement plaindre son père, le pauvre homme, le Pere veille t-il sur lui, avait passé la plus part de sa vie à réaliser ces allers et retours entre Dulceport et Port Real pour des broutilles sans le moindre intérêt. Être Lord se trouvait finalement, en plus d'être un poids à porter, d'une complexité et de restrictions sans borne. Ce manque de liberté, bien qu'il soit accablant, le jeune homme l'acceptait à reculons et alors que les choses ne faisaient que commencer, il était déjà découragé et abattu et à l'idée qu'il ne s'agissait que de la première de nombreuse entrevues au Donjon Rouge.

Enfin, voilà que son esprit pouvait enfin se libérer de toutes les contraintes que cette rencontre lui avait imposé et ça pendant quelques heures, déjà qu'il savait ne pas avoir donné la bonne image d'un lord, d'un lord Solverre d'autant plus, préférant secouer machinalement ses jambes, jouer avec le pommeau de son épée ou encore laisser son regard disparaître vers le ciel qui transcendait la pièce grise à travers une lucarne, plutôt que d'écouter son interlocuteur, il n'était pas temps de se rendre la vie plus difficile en y repensant. De plus il était enfin a Port Real et ce pour la première fois déjà depuis quelques mois et la ville, que dire la capitale était un endroit si différent de son îlot qu'il ne pouvait qu'aimer s'y rendre. Toujours pleine d'activité, bouillonnante de vie et de monde, l'esprit voyageur d'Heward s'y plaisait car, il pouvait ainsi se noyer dans la multitude d'actions diverses et toujours nouvelles qui s'y déroulaient ne laissant jamais la routine ou l'ennuie l'emprisonner ne serait ce qu'une minute.

Le nouveau Lord descendit rapidement les marches et traversa les cours sans un regard pour ce qui ce déroulaient autour de lui, rapidement il arriva au niveau de la Barbacane, D'un sourire amusé, Gregor capitaine du Sacre et surtout pour l'instant seul et unique conseiller du Solverre, l'observait, marcher pas à pas vers lui, adossé a une simple barrière de bois. Sans dire un mot et un rictus moqueur aux lèvres, il détacha tranquillement les deux chevaux proches de lui et les approcha de son seigneur en les tirant par la bride.

Gregor avait cette particularité qu'Heward avait découvert il y a longtemps de, non pas le comprendre, mais de ne pas lui faire de réflexion et de simplement prendre les attitudes passives du Lord comme une source d'amusement dans une vie de mer et de responsabilités. C'est pourquoi le jeune homme a peine eu t-il été proche de lui, qu'il répondit a ce sourire par un simple roulement d'yeux forcé avant de monter à cheval et d'enfin franchir la grand porte.

Les rues étaient agitées en cette journée et du haut de leurs canassons, les deux hommes dominaient la foule. Les marchands hélaient les passants, les passant eux, s’arrêtaient ou les ignoraient d'un air hautain, des manteaux dorés bousculaient le moindre obstacle se présentant face à eux, investissant la rue de leur autorité, légitimée par ce titre et cette couleur qui pourtant pouvait disparaître d'une seconde a l'autre et refaire d'eux la victime de leurs anciens compagnons d'armes. C'était un jeu de ville qui se répétait sans cesse, jours après jours et Heward jamais ne s'en lasserait car, si chaque situation se trouvait finalement banale et semblables, les réactions et les personnes, elles, semblaient unique à chaque tournant de rue. Pourtant cette fois un événement dénota du reste, alors que les deux cavaliers longeaient un cimetière des Sept masqué au regard du commun des mortel par un simple muret, le jeune Lord, du haut de sa monture, pouvait lui laisser ses yeux vagabonder, sur les défunts aujourd'hui emmenés et jugés, laissant au passage ses pensées se tourner vers la crypte de Sept-Tours et sur la dépouille maintenant emmurée de son père. Sautant de stèle en stèle sa réflexion se stoppa net lorsqu'il aperçut dans le fond une interaction qui semblait plus ou moins musclé entre une jeune femme et un homme plus grand et robuste qui la tenait par le cou, les bras et les gestes menaçants.
Heward hésita, y risquer lui même sa vie était chose dangereuse, d'autant plus que les combats n'étaient réellement pas son fort, mais que dirait on de lui. Un Solverre ne défendant pas une femme dans un antre des Sept, voilà qui était assez pour bafouer l'honneur de son père. Et puis a la réflexion, Grégor était là lui.
D'un coup de coude et d'un signe de tête il désigna l'action a son compagnon qui, lui ne connaissant apparemment pas le doute et la peur, précipita sa bête vers l'entrée du sanctuaire prenant en chasse le fourbe qui avait commencé à fuir.
Heward lui accepta sans grande difficulté le rôle de simple réconfort auprès de la victime, il fallait après tout, de tout pour faire un monde et qu'il ne soit pas le chevalier sauveur de l'histoire ne le rabaissait après tout pas dans son rôle. Enfin c'est ce qu'il se disait sans cesse, espérant sauvegarder un peu de fierté. Il n'était pas pleutre, loin de là, simplement réaliste et méfiant.
A son tour il fit accélérer le rythme des sabots sur la dalle et franchit le cadre du portail décoré en l'honneur de l'Etranger. L'ambiance pesante des cimetières ne lui avait jamais plu, elle le faisait étouffé même. La mort était à chaque coin de rue, il le savait et en ces lieux, elle était plus présente que jamais rappelant sa toute puissance sur les hommes quelque soit leur naissance.
Le Lord ravala sa gène, il DEVAIT aller faire son devoir, il était seigneur, il était noble, croyant aux paroles des Sept et son devoir était de s'en montrer digne, quelque soit les cris que poussaient les méandres de son esprit.

Il tira rapidement sur la bride à quelques mètres de la pauvresse, sale, décoiffée, des fleurs déchiquetées dans les mains et sur le sol, une femme dans un bien piètre état. Il démonta et se retrouva les pieds sur le sol et d'un geste instinctif il commença à s'avancer vers elle avant de s’arrêter d'un coup. Comment réagir en pareille situation ? Comment réaliser les bon geste, dire les bons mots ? Et si il allait l'offusquer, la couvrant de honte plus encore ?
Bloqué par ce matraquage de questions, mais pressé par la situation, il se contenta de retirer son manteau couleur d'or et de le déposer sur la jeune femme prostré au sol qui semblait ne pas l'avoir remarqué alors plongée dans des marmonnements. Heward s'accroupit a son niveau, laissant le fourreau de son épée racler la poussière et dans la recherche de la bonne action il posa une main hésitante sur son épaule, espérant au moins lui proposer une présence réconfortante.
Il dénota alors cette petite étoile à sept branches, cousu finement dans une manche de la jeune femme et sur le moment encerclée de ses mains. D'un coup les paroles lui vinrent et son hésitation disparue. De son autre main, il chercha la chaîne pendante à son cou et retira de sa chemise le médaillon d'étoile a Sept branches qui se baladait nuit et jour sur son torse avant de le présenter face aux yeux de la demoiselle.


Les Sept n'abandonne jamais leurs dévots et ils savent qui se doit de croiser leur route, n'ayez plus peur. Je me nomme Heward Solverre, que puis je pour vous ?
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