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Désir interdit [Amber Mertyns]

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Corwin Rogers
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Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
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Message Dim 22 Juil 2012 - 14:14

Corwin avait quitté Amberly avec une petite dizaine d'hommes, dont son fidèle Cain, après avoir reçu une missive par corbeau en provenance de Bois-Brumeux, le fief des Mertyns. Lord Geralt, qui dirigeait la maison et qui était un ami de longue date du chevalier, le priait de le rejoindre sans délai dans son château. Il comptait en effet rendre une visite diplomatique ou deux à d'autres seigneurs, et serait donc absent pendant quelques jours. De fait, il espérait faire séjourner le Rogers pendant son absence dans son château, ce qui le tranquilliserait car il le saurait bien gardé, sa nature revêche et peu confiante ayant tendance à négliger les capacités de ceux qui dirigeaient en son absence. Il comptait bien sur Corwin pour « veiller sur sa femme et ses enfants durant son absence ». Cette partie de la lettre avait tout particulièrement amusé le chevalier, qui ne s'était pas privé de l'occasion en or qui lui était offerte pour voir sa maîtresse.
Cela faisait bien des années qu'il partageait la couche de lady Amber dès qu'un séjour à Bois-Brumeux le lui permettait. Une chasse, un conseil, une visite de courtoisie... Les occasions ne manquaient pas, et il sautait sur chacune d'elle. Par ailleurs, cocufier son ami lord était d'autant plus facilité par le fait que les époux Mertyns faisaient chambre à part. Lord Geralt ne semblait jamais avoir eu plus de goût que cela pour sa femme, s'arrêtant à ses stricts devoirs conjugaux. Le reste... le chevalier d'Amberly se chargeait de le procurer à sa maîtresse avec grand plaisir ! Rien qu'à penser à elle tandis qu'il chevauchait, il sentait un fourmillement lui parcourir les reins et l'aine. Il avait hâte de pouvoir étancher son désir en elle, et fort heureusement, les deux fiefs étaient voisins, ce qui lui évitait de faire un trop grand voyage pour cela. Il n'était pas homme à penser que le désir retenu et tempéré rendait les retrouvailles plus douces, mais plutôt que le désir trop retenu rendait les chausses plus étroites. Chacun son point de vue. Il n'avait jamais réussi à comprendre pourquoi une fleur aussi belle et charmante que lady Amber n'avait jamais capté l'attention et le désir de son ami lord, mais il ne s'en plaignait pas : lui-même ne s'était jamais montré aussi aveugle.

Chose rare, il chevauchait en compagnie de ses hommes dans la bonne humeur, en suivant une route qui passait dans les bois qui couvrait une bonne partie du territoire, s'étendant sur plusieurs fiefs. Les chevaux allaient à bonne allure, dans un trot soutenu mais peu fatiguant. Corwin prit même la peine de discuter avec Cain, qui chevauchait à côté de lui, et c'est dans une ambiance décontractée mais tout de même vigilante que la petite troupe parvint finalement devant le château de Bois-Brumeux. Sur ses tours flottaient les étendards au hibou grand-duc blanc sur champ gris, et le chevalier sentit un frisson d'impatience lui parcourir l'échine. Il poussa son étalon noir en avant, atteignant les portes au petit galop. Les hommes de la garnison étaient tellement habitués à recevoir de fréquentes visites en provenance d'Amberly qu'ils leur demandèrent à peine de s'identifier. Quand tous les cavaliers furent parvenus dans la cour, ils mirent pied à terre, et des garçons d'écurie se précipitèrent pour prendre leurs montures en charge. Un garde alla prévenir lord Mertyns de l'arrivée de ses invités, et Corwin se composa son habituel air neutre, alors qu'il bouillait d'impatience à l'idée de retrouver lady Amber.
Cette impatience était d'autant plus vive depuis qu'ils avaient eu la nouvelle, plus d'un mois auparavant, de la naissance d'un nouveau fils et héritier pour Bois-Brumeux. En effet, le précédent garçon que la jeune femme avait mis au monde et qui était resté en vie n'était pas issu des œuvres du maître des lieux, contrairement à ce que tout le monde croyait, en particulier le soi-disant père. La ressemblance entre Geralt et Corwin était suffisante pour que l'on s'y trompe, mais les cheveux de jais comme les yeux de glace ne mentaient pas quant à l'identité de celui qui avait semé la graine dans le ventre de la jeune lady. Ashton, car tel était son prénom, était un gamin fort, courageux et débrouillard, somme toute tenant assez de son père biologique. Il avait déjà six ans, et jamais sa paternité n'avait été mise en doute. Amber avait avoué la vérité à Corwin, bien entendu, et ce dernier se montrait extrêmement fier d'avoir une nouvelle descendance à son actif, tout autant que terriblement amusé par le fait de transmettre un jour le fief des Mertyns à des Rogers de sang.
Toutefois, après la naissance d'Ashton, aucun autre enfant à avoir vu le jour au cours des six années suivantes ne survécut. Certains étaient morts-nés, d'autres ne vécurent que très peu de temps. La venue au monde d'un fils en bonne santé était donc une bonne chose, et le chevalier était curieux de savoir s'il en était le père, même si son intuition lui disait clairement que oui.

Lord Geralt arriva finalement, en compagnie de son épouse et de ses enfants les plus âgés. Il y avait là Amy, une fillette de huit ans qui était la seule à être du sang du seigneur des lieux, car née un an avant que le Rogers ne fasse la connaissance de lady Mertyns. Ashton était là aussi, et quand Corwin posa le regard sur lui, il ressentit une grande fierté à le voir aussi gaillard. Puis, ses yeux s'arrêtèrent un moment sur Amber, et il se fit violence pour ne pas la dévorer littéralement du regard. Les retrouvailles promettaient d'être intéressantes, car cela faisait plusieurs mois qu'il ne l'avait pas vue, depuis ses tous derniers mois de grossesse à vrai dire. Après tout, il avait été très occupé... Il avait presque autant hâte de voir le nouveau-né que de l'allonger nue sur un lit, mais il allait falloir attendre encore un peu avant d'en arriver là. Son œil connaisseur remarqua sans peine qu'elle portait encore des formes légèrement arrondies, restes de sa grossesse récente, mais il la trouva plus belle que jamais. Il s'inclina respectueusement à son attention, pour donner le change, puis il accepta sans la moindre honte l'accolade qui lui fut donnée par son ami.

« J'avais tellement hâte d'arriver que le voyage m'a paru long. Pourtant, nous sommes vraiment à un jet de pierres l'un de l'autre... Je suis heureux de te revoir, Geralt. Toi et les tiens avez l'air de vous porter à merveille.

Il sourit à son ami, une main posée sur son épaule. Il se tourna ensuite très légèrement vers les hommes d'armes qui l'accompagnaient, et il les désigna d'un geste. Tous, avec leurs livrées aux couleurs d'Amberly, étaient impeccablement debout derrière lui, sans broncher. Ils attendaient simplement que l'on statue sur leur sort. Après tout, passer quelques jours en compagnie des hommes de Bois-Brumeux, à jouer, boire et profiter de quelques servantes n'était pas pour leur déplaire.

- J'ai emmené quelques hommes comme escorte... Peut-être que tu pourrais les loger quelque part ? »


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Message Lun 23 Juil 2012 - 11:24

Le vent bruissait doucement dans les branches du jardin du château de Bois Brumeux. Le ciel était dégagé, annonçant une nouvelle belle journée. Assise sur un banc des jardins, Amber, la maitresse des lieux, lisait tranquillement. Mais il fallait bien avouer que la jeune femme avait la tête sauf à lire. Tout ? C’était peut être exagérer… Il y avait surtout une chose qui retenait toute son attention. Il y a une huitaine de jours, son époux, Lord Geralt, était venu la voir. Un groupe de braconniers sévissait sur le domaine du seigneur de Tudbury mais il devait également aller voir différents seigneurs, pour raison tactique militaire qu’une femme ne pouvait absolument pas comprendre l’importance mais surtout les tenants et les aboutissants de ces manœuvres. Charmant, n’est il pas ? Amber n’avait pas relevé cette remarque désobligeante de la part de son mari. Elle préféra lui demander durant combien de temps elle serait libre, euh pardon non, durant combien de temps il allait être loin d’elle. Il pensait en avoir pour une bonne dizaine de jours, ou peut être, le temps du trajet, de négocier et de repartir. Amber acquiesça alors d’un signe de la tête et alors qu’elle allait repartir Lord Geralt annonça qu’il avait envoyé un corbeau à son vieil et fidèle ami, Corwin Rogers. Le seigneur de Bois Brumeux avait toute confiance en lui et il savait que le chevalier protégerait bien sa maison en son absence. Si seulement il savait, pensa alors Amber avec un léger sourire, il penserait certainement le contraire… Depuis cette fameuse nouvelle, la jeune femme attendait l’arriver de son amant avec impatience. Surtout que cette fois ci, son mari ne risquerait pas de les surprendre, ce qui était en soit une excellente chose. Bien que faire chambre à part arranger bien les affaires des deux amants. Toujours entrains de rêvasser, Amber sortit de ses pensées les plus intimes quand son fils arriva en courant. Ashton ne semblait pas être ravi de voir son père s’en allait sans lui. Lui aussi aurait bien aimé partir loin de Bois-Brumeux, aller rendre visite à d’autres seigneurs, à déjà être un petit Lord Mertyns. L’entrain de son fils pour devenir rapidement un homme faisait toujours sourire Amber. Tout le monde disait qu’il ressemblait beaucoup à son père et la jeune femme ne pouvait qu’approuver. Tout le monde pensait alors à Lord Geralt mais quant à Amber, elle pensait au vrai père du petit Ashton, Ser Corwin. Ses petites bouclettes aussi noires que les plumes d’un corbeau, des yeux sombres comme une nuit sans lune, tout comme l’était également son « père ». Heureusement qu’à ce niveau là, l’amant et l’époux se ressemblaient. Cela permettait au moins de n’avoir aucun doute sur la paternité de l’enfant, s’il était blond, cela aurait été embêtant avec deux parents bruns.

Le petit garçon, du haut de ses 6 ans, voulait déjà être un homme et été persuadé d’être capable de suivre son père. Il tira alors la manche de la robe de sa mère pour lui montrer ça. Amber ne put s’empêcher de rire, trouvant l’intention vraiment mignonne de la part de son fils. Ce dernier entraina sa mère sur le chemin de l’écurie. Les poneys des enfants se trouvaient à l’écart de l’écurie de la cour principale. Tout au fond des jardins, un terrain avait été aménagé pour que les enfants puissent monter à cheval quand bon leur semblerait, à l’abri des regards des gens de Bois-Brumeux. Ashton avoua à sa mère qu’il avait réussi à trotter sans selle et surtout sans tomber. Mais il avait encore peur pour le galop mais quand il y arriverait, il montrerait ça à son père. Dès qu’il faisait quelque chose, le petit garçon voulait le montrer tout de suite à ses parents, Amber avait vu ça comme un besoin d’être félicité, de montrer l’intérêt de la part de ses parents. Alors qu’ils arrivaient à l’enclos du poney d’Ashton, une servante courrait vers eux. Ser Corwin était arrivé, toute la famille devait être là pour l’accueillir. A ces paroles, le cœur d’Amber ne fit qu’un bond dans sa poitrine. L’instant qu’elle attendait depuis des jours était enfin arrivé. Elle n’avait pas vu son amant depuis plusieurs mois, elle ne lui avait même pas dit que le petit Dewey, le dernier de la famille, était de lui. Ashton était heureux de voir celui qu’il considérait comme un deuxième père, Ser Corwin était très souvent invité à Bois Brumeux et il en plus de passer du temps dans la couche d’Amber, il était évident qu’il voit ses enfants et qu’il passe du temps avec eux. La mère et le fils se dépêchèrent de rejoindre le reste de la famille à la cour principale. Amber posa doucement la main sur l’épaule d’Amy, sa fille aînée. A 8 ans, la jeune fille ressemblait déjà à une petite Lady. Ashton alla rejoindre celui qu’il croyait être son père. Ce dernier lui ébouriffa les cheveux avant d’aller voir son ami. Amber était de plus en plus troublée, les souvenirs n’étaient jamais à la hauteur de la réalité. Elle sentit un frisson la parcourir de sa nuque jusqu’à ses reins lorsque son regard croisa celui du chevalier. Elle ne pouvait s’empêcher de le regarder, le désirant du regard. Elle ne souhaitait qu’une chose, se blottir dans ses bras, le sentir à nouveau près d’elle… D’autres pensées l’assaillirent mais elle dût les mettre le plus vite possible de côté pour paraitre la plus neutre possible devant tout Bois-Brumeux. Elle inclina doucement la tête pour saluer Corwin. Amber et les enfants restaient les plus formels tandis que Lord Geralt s’approcha de son ami pour le prendre amicalement dans ses bras. Cela faisait plusieurs années que les deux maisons étaient amies, ce geste ne choquait personne, il était d’ailleurs préférable pour les deux maisons d’être alliée et non ennemie.


    Geralt : « Mon ami ! J’espère que ton voyage s’est tout de même bien passé ! Ah ! Mais il en manque un, tu as dû recevoir mon corbeau je pense. Ma femme a enfin réussi à en faire un qui vive. Après 6 ans sans enfant viable, je commençais à croire qu’elle n’était plus bonne à porter des enfants ! »


Très charmant… Amber apprécia énormément la remarque mais comme à son habitude, elle n’en fit rien. Une femme qui commençait à faire un scandale devant tout le château ce n’était pas une bonne chose. Surtout quand un invité venait à peine d’arriver. Et la violence que son mari portait à ses gens et aux animaux quand il partait à la chasse risquait de se retourner contre Amber si elle osait le rabaisser et lui répondre en public. La conversation entre les deux hommes reprit, le seigneur de Bois Brumeux était plus souriant que jamais.

    Geralt : « Penses-tu ! Tes hommes sont évidemment les bienvenus chez moi ! Je pars avec quelques un des miens, avec ceux que tu as amené il ne manquera pas trop d’hommes armés à Bois Brumeux. Mais je fais bien un piètre hôte moi, à te laisser dans la cour du château, viens plutôt à l’intérieur te rafraichir ! Tes hommes peuvent aller en cuisine faire de même. »


Lord Geralt entraina alors Ser Corwin à l’intérieur du château, suivi par ses deux enfants et par sa femme. Lorsque le chevalier arriva à son niveau, Amber ne put s’empêcher de plonger son regard dans celui de Corwin. Elle était tellement heureuse de le revoir, chacune de ses venues la libérer pendant quelques heures des barreaux de sa prison. Dans la salle à manger, une servante apporta un pichet de vin et les deux hommes purent alors étancher leur soif. Ils continuèrent à discuter jusqu’à ce que Geralt annonça.

    Geralt : « Je suis vraiment désolé de devoir te laisser mon bon ami mais le devoir m’appelle. Plus vite j’en aurai fini, plus vite je te rendrais à ta femme. Elen va finir par me détester à force de t’arracher à ses bras. », le seigneur ne put s’empêcher de rire, connaissant le côté volage de son ami, tromper sa femme était devenu un véritable sport pour le chevalier. « Je te fais confiance pour protéger ma maison, au revoir mon ami. »


Lord Geralt finit alors sa coupe de vin, donna une nouvelle accolade à son ami. Il salua cependant à peine sa femme et sa fille, toutefois il prit son temps à dire au revoir à son fils et repartit alors vers la cour intérieure. Par respect, le reste de la maison Mertyns retourna alors à l’extérieur afin de saluer une dernière fois le maitre des lieux. Lord Geralt se mit en selle et passa la porte au galop, suivit d’une dizaine d’hommes. Ashton courut vers les remparts, souhaitant suivre le plus longtemps son père du regard. Amy repartit avec une de ses septas, ce qui laissa alors Amber et Corwin seuls, ou presque. La cour du château étant toujours animée. La jeune femme s’hasarda à regarder à nouveau le chevalier dans les yeux. Elle l’invita alors à entrer à l’intérieur, à l’abri des regards extérieurs. Elle sentait son cœur raisonné contre ses tempes, n’ayant qu’une seule envie, se retrouver seule avec lui, contre lui. Amber trouva alors une raison pour qu’ils se retrouvent seuls, à l’étage. Il fallait de toute manière qu’elle lui parle, loin des oreilles indiscrètes. Face aux différents serviteurs de la maison Mertyns, la jeune Lady préférait opter pour le vouvoiement, comme une marque de respect envers le chevalier et ami de son époux.

    « Soyez le bienvenu Ser Corwin, je vous remercie de vous être déplacé pour défendre le domaine de mon époux. Vous souhaiteriez peut être voir l’enfant dont mon époux vous a parlé ? »
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Corwin Rogers
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Message Jeu 26 Juil 2012 - 15:58

Tandis que l'on conduisait les hommes d'Amberly quelque part où ils pourraient se restaurer, Corwin emboîta le pas à son ami sans hésiter. Il fit mine de rien vis à vis d'Amber, comme de coutume en public, ce qui leur avait peut-être permis à tous deux de ne jamais se faire découvrir en sept ans... Toujours ménager les apparences, c'était un point capital. Il s'évertua donc à se montrer parfaitement neutre et à ne pas la fixer, échangeant au plus un regard avec elle en passant. Il se laissa mener dans les couloirs jusqu'à la vaste salle à manger où ils s'installèrent pour discuter. Du moins, Geralt et son invité parlèrent tout en buvant du vin que les servantes leur versaient, pendant que les autres écoutaient en silence.
Le chevalier ne montra pas une fois son impatience, se contentant de parler de choses et d'autres, que ce soient des anecdotes amusantes ou plus sérieuses, ou encore des nouvelles d'Amberly et des siens, ou d'éventuelles chasses à venir... Il évita de trop regarder la dame des lieux, sachant qu'il aurait tout le loisir de le faire plus tard, et que sa hâte risquait de le trahir s'il se laissait aller à trop la contempler. Sa réputation d'homme à femmes n'était plus à faire...
Quand lord Mertyns annonça qu'il allait les laisser pour prendre la route, Corwin ne se sentit pas déçu le moins du monde. Il se contenta d'acquiescer cordialement quand son ami lui confia la garde des lieux et de sa famille, se retenant de sourire. Il allait effectivement veiller de très près à tout ça... Surtout en ce qui concernait Amber. De très, très près. Ils l'escortèrent tous jusque dans la cour pour lui faire leurs adieux et le regarder partir avec ses propres hommes, comme il se devait. Quand le dernier cavalier eut disparu, le chevalier d'Amberly se sentit enfin libre. S'ils avaient été à l'abri des regards, il n'aurait pas hésité à lui sauter dessus. Le petit Ashton leur avait faussé compagnie pour regarder depuis les remparts la colonne de cavaliers s'éloigner du château, et une septa vint prendre en charge la jeune Amy, ce qui laissa les deux amants seuls... au milieu de nombreuses gens du château. L'heure n'était pas encore aux retrouvailles... Alors qu'Amber avait risqué un regard vers lui, elle finit par lui demander avec formalité s'il désirait voir le dernier-né du château. Corwin ne laissa évidemment pas passer l'occasion.


« Avec plaisir. Je m'en voudrais de ne pas faire la connaissance du nouveau petit seigneur des lieux.

Si à la vérité, il avait bel et bien envie de voir le bébé pour faire sa connaissance et se reconnaître dans ses traits, il avait surtout envie d'allonger sa maîtresse sur un matelas de plumes et de lui retirer ces couches de vêtements qui masquaient son corps. Il se laissa conduire par la dame des lieux le long des couloirs et dans les escaliers, jusqu'à la tour où se trouvait sa chambre. Quand elle le précéda dans la pièce, qui n'avait pas changé depuis sa dernière visite, il put voir un berceau et une nourrice assez jeune qui s'occupait de l'enfant en l'absence de sa mère. Elle se leva en les voyant entrer, et s'inclina respectueusement avant de se faire congédier par sa maîtresse. Corwin la suivit du regard pendant qu'elle sortait, afin de bien s'assurer qu'elle s'en allait sans écouter aux portes. Une fois l'esprit tranquille, il s'approcha du berceau où se trouvait le nouveau-né. Il semblait bien portant, robuste et fort, avec ses cheveux de jais et ses yeux clairs. Le chevalier eut un sourire en levant les yeux sur la jeune mère.

- Il est de moi ?

Il se doutait bien de la réponse, mais c'était terriblement agréable à entendre. Il observa un moment le petit, songeant que cela faisait un moment qu'il n'avait pas eu devant lui un de ses descendants aussi jeunes. Les bâtards qu'il pouvait faire à des gueuses ou des prostituées, il s'en souciait comme d'une guigne, et il n'avait plus eu d'enfant légitime ou illégitime de haut parage depuis quelques années. Le bébé était paisible, un peu somnolent, mais il leur fit la grâce de les observer un instant avant de refermer les yeux. Corwin caressa légèrement sa petite menotte, un sourire aux lèvres.

- Il a l'air en forme et gaillard. Ca fait plaisir à voir. D'ailleurs, je trouve qu'Ashton grandit bien, je ne l'avais pas vu depuis un moment, mais il se porte comme un charme. Ce sera sans doute un très bon combattant. Tu te souviens de ce que je t'ai dit lors de notre première étreinte ? "Tu remercieras le ciel de te donner des enfants qui me ressemblent." Je crois que c'était prémonitoire...

Il était bien entendu condamné à ne pas se présenter comme le père des deux garçons, du moins tant que lord Geralt vivrait, mais c'était le prix pour que tout le monde conserve sa tête. Et puis, cette relation avec Amber avait un délicieux goût d'interdit. Il attendit patiemment qu'elle repose le nourrisson dans son berceau avant de se pencher vers elle pour lui dérober un baiser sur les lèvres, impatient et torride. Il descendit ensuite avec ses baisers jusque dans le cou délicat de la jeune femme, l'enlaçant de ses bras puissants en l'attirant contre son torse, la sentant frémir.

- Je t'ai manqué j'espère ?

Encore une fois, il ne doutait pas de la réponse, mais c'était quelque chose de doux à entendre. Il reprit ses baisers, un peu fiévreux et pressant, sentant la flamme de son désir se rallumer au creux de ses reins. Cela faisait des semaines qu'il ne pensait plus qu'à elle, y compris quand il se retrouvait au lit avec une autre femme, et il avait à son goût bien assez attendu. Ils pouvaient s'abandonner à une délicieuse étreinte sans être dérangés, étreinte qui serait sans doute la première d'une longue série, d'ici à ce que lord Mertyns revienne au bercail.
Mordillant le bout du nez d'Amber, il plongea son regard dans le sien, pour y lire la puissance des sentiments qu'elle avait pour lui. La séduire ne lui avait pas pris bien longtemps, à vrai dire, lorsqu'ils s'étaient rencontrés la première fois. Dès qu'il l'avait vue, il avait été conquis par sa beauté, et il avait décidé qu'il la voulait pour lui. Il lui avait fait la cour en secret, avec son savoir-faire habituel, mais surtout plus de sincérité qu'il n'en avait jamais mis pour personne. S'il y avait bien une femme qu'il aimait en ce monde, c'était elle.
Elle s'était montrée à l'époque très réceptive à ses avances, qui furent de plus en plus poussées jusqu'à la première fois où ils se trouvèrent ensemble au lit. Le chevalier l'avait alors comblée comme jamais son époux ne l'avait fait, selon les propres dires de la dame de Bois-Brumeux, et leurs unions étaient alors devenues fréquentes, répétées et secrètes dès qu'une occasion assez sûre se présentait. Corwin pensait savoir comment faire jouir sa maîtresse plus sûrement que sa propre épouse.

Sentant son désir devenir trop pressant, le chevalier allongea doucement Amber sur le lit, pour venir se placer à quatre pattes au-dessus d'elle, continuant à embrasser chaque parcelle de peau nue qu'il parvenait à dénicher. Se redressant sur les genoux, il entreprit de dénouer sa robe pour libérer sa poitrine gonflée par l'allaitement, qu'il embrassa sans la moindre gêne. Relevant les yeux sur elle, il revint se pencher au-dessus de son visage, se baissant jusqu'au creux de son oreille pour y murmurer doucement, avec sensualité. Ses mains entreprirent de libérer le corps de la jeune femme de la robe qui la recouvrait, avec des gestes lents, doux et experts. Il savait aussi bien déchirer un vêtement avec violence que se montrer patient, doux, voire tendre comme il l'était en cet instant. Elle pouvait se flatter d'être la seule personne au monde avec qui il se comportait comme le plus parfait chevalier qui soit.


- Je te veux maintenant. Je n'en peux plus d'attendre. »


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Message Sam 25 Aoû 2012 - 10:30

Il était enfin là. Depuis des mois qu’Amber attendait le retour du chevalier, sa patiente avait été mise à rude épreuve. A chaque fois, sans le savoir, son époux invitait l’amant de sa femme à venir passer du temps à Bois Brumeux, cet homme qu’elle aimait plus que tout. A être à côté de lui, elle sentait son cœur s’emballer, raisonnant dans sa tête, un désir incontrôlable d’être dans ses bras, sur sa couche l’enivrait au plus au point. Cependant Amber savait qu’elle devait faire attention, son mari, ni aucune personne vivant à Bois Brumeux, ne devait être au courant de cette liaison. Lord Geralt n’hésiterait pas à couper la tête de sa femme et de son amant, même si ce dernier était un ami de longue, très longue, date. La déception du seigneur n’en serait d’ailleurs que plus grande. Son honneur était également en jeu et pour lui, après la guerre, la chasse et le bon vin, l’honneur complétait sa liste des choses importantes dans la vie. Après quelques échanges de banalités entre le lord et le chevalier, le premier quitta alors la pièce pour se remettre en routant, laissant sa maison aux bons soins de Ser Corwin. Si seulement il savait se murmura Amber, son époux penserait autrement et serait moins prompt à laisser sa maison entre les mains de son ami d’Amberly. Ce départ précipité arrangeait grandement l’hôtesse et l’invité, les deux amants pourraient alors se retrouver. Et ce protocole pompeux, ce désir retenu, Amber n’en pouvait plus. Elle n’aspirait plus qu’à une seule chose, se retrouver seule avec son amant. Avec toute la courtoisie due à son rang de chevalier, la jeune femme proposa à Corwin de venir voir le nouveau né de la maison Mertyns. Dewey, le petit garçon, n’avait qu’à peine un mois mais avec les nombreuses fausses couches qu’Amber avait faites, avoir de nouveau un enfant en bonne santé et qui survivrait était une vraie bénédiction des Dieux. Une fête avait été organisée à Bois Brumeux, la ville accueillait avec joie l’arrivée du nouveau petit seigneur de la maison Mertyns. De nombreux alliés et amis de Lord Geralt étaient venus voir l’enfant, félicitant les parents, se réjouissant de cette naissance. Toutefois Ser Corwin n’avait pas pu être présent ce jour là. Ne pas le voir avec les autres seigneurs avait rendu la joie de cette naissance comme incomplète, imparfaite. Amber brûlait d’envie d’avoue au chevalier qu’il était à nouveau le père et que ce n’était pas une fois de plus son mari qui l’avait mise enceinte. Durant ce banquet, Amber s’était étrangement sentie alors qu’elle était entourée de tous les nobles, ou presque tous, des Terres de l’Orage. Elle avait eu l’impression d’être comme une fleur qui avait manqué d’eau et de lumière, ces éléments vitaux se matérialisant pour elle en Ser Corwin Rogers.

Mais finalement l’absence de Corwin au banquet organisé pour fêter la naissance de Dewey permettait à Amber de pouvoir lui dire la vérité, seul à seul, sans risquer que des oreilles indiscrètes et malintentionnées n’entendent cette révélation. De plus cela donnait l’occasion à la jeune femme d’être seule avec son amant, d’être loin des allées et venues des soldats et des domestiques. Corwin accepta la proposition alors Amber lui emboita le pas vers les étages, vers sa propre chambre. Pour le moment le petit garçon restait près de sa mère, afin qu’elle puisse être présente en cas de problème, plus tard Dewey aurait sa propre chambre comme son frère et sa sœur. Ce système avait un avantage certain, personne ne se demanderait pourquoi Ser Corwin entrait dans la chambre de Lady Amber, c’était pour voir l’enfant à n’en point douter. Personne n’oserait penser autrement… Dans la pièce se trouvait une servante, une nourrisse plus précisément, désignée pour s’occuper de Dewey quand Amber ne pouvait le faire. A la vue de sa maitresse et du chevalier, la jeune fille se leva pour les saluer et quitta la chambre quand Amber la congédia. En sortant, la servante permettait aux deux amants de se retrouver seuls, enfin. Depuis l’arrivée de Corwin au château, la jeune femme n’attendait que cela. Etre à l’abri des regards pour laisser sa passion s’échapper au grand jour, elle ne supportait plus de feindre ses sentiments, de les laisser cacher derrière un masque, le masque de la bienséance et du mensonge. Corwin s’approcha alors du berceau où dormait paisiblement le nouveau né. Amber ne put s’empêcher de sourire, heureuse de présenter son fils à son vrai père, et non à celui qui le croyait l’être. Amber prit doucement le bébé dans ses bras, encore tout endormi. Il peinait à ouvrir ses petits yeux, lourds de fatigue. La jeune femme se retourna vers Corwin et lui présenta.


    « Il s’appelle Dewey. »


Le petit garçon finir par réussir à ouvrir les yeux, observant alors ceux qui le regardaient avec intérêt. Amber regarda alors Corwin, il ne semblait plus pouvoir détacher les yeux de l’enfant, son enfant. Une infinie tendresse émanait du regard de l’homme qu’elle aimait plus que tout et Amber ne pouvait être indifférente. Corwin montrait un intérêt mille fois plus important pour ses enfants qu’il devait cacher, pour le bien de sa tête, que Lord Geralt, le présumé père légitime. La voix de Corwin coupa le silence qui s’était installé, le temps que le père prenne le temps d’admirer son fils. Il demanda si Dewey était bien son fils comme l’était Ashton et non comme Amy, la fille et seul enfant de Geralt. Amber ne put s’empêcher de sourire, au regard de Corwin, ce dernier connaissait visiblement la réponse. C’était comme s’il voulait se rassurer en l’entendant à haute voix. La jeune femme ne le laissa pas languir plus longtemps et répondit alors.

    « De qui d’autre pourrait il être ? »


Bien que pour réponse Corwin eut droit à une autre question, Amber se doutait bien que le chevalier trouverait la réponse, tellement que celle-ci était évidente. Depuis 7 ans que Corwin partageait la couche d’Amber, cette dernière s’était toujours arrangée pour ne plus tomber enceinte de son époux, surtout après la naissance d’Ashton. Savoir que cet enfant naissant par amour et non par devoir rendant le lien beaucoup plus fort. Non pas qu’Amber préférait Ashton à Amy. Elle les aimait tout autant tous les deux mais lorsqu’elle regardait à son fils, elle y voyait les traits de son père. D’ailleurs Corwin se mit alors à parler d’Ashton, dès qu’il venait à Bois Brumeux, le chevalier ne manquait de prendre des nouvelles de son fils.

    « Avec tous les enfants que les Dieux ne nous ont pas accordé, je désespérai de pouvoir un jour avoir de nouveau un enfant. La naissance de Dewey a été un vrai soulagement. Ashton veut toujours en faire plus, il veut montrer qu’il peut et sait tout faire. Il te ressemble de plus en plus je trouve. Je me souviens très bien de cette nuit là… Il faut croire qu’on se doutait déjà que ça n’allait pas s’arrêter à une simple nuit. »


Amber ne put s’empêcher de repenser à tout ce qu’elle avait traversé depuis cette nuit avec Corwin. Leur liaison secrète avait rendu Amber heureuse comme jamais. Elle s’été persuadée qu’elle passerait toute sa vie dans les ténèbres, seule sans personne pour l’en sortir. Puis Corwin était arrivé, la sortant de ses ténèbres, lui donnant une raison de vivre. Cette douce sensation, ce goût si particulier, un sucré-salé des plus agréables. Amber se doutait que tout cela, c’était parce que leur passion était secrète, interdite. S’ils avaient été mariés, que leurs familles s’étaient unies, leur relation serait bien différente aujourd’hui. Amber s’était déjà imaginée être à la place d’Elen Rogers, être Amber Rogers. Mais la complicité qu’ils ont, ils ne l’auraient pas si Amber était la femme du chevalier. Elle en était certaine. Doucement Amber reposa le nourrisson dans son berceau, sentant alors les mains de Corwin la caressaient délicatement avant qu’il ne lui vole un baiser. Enfin cet instant était arrivé. Amber se blottit contre son amant, sentant ses bras l’entourer. La jeune femme déversa sa passion dans ce baiser, le prolongeant jusqu’à en perdre haleine. Un frisson parcourut son échine quand elle sentit les lèvres de Corwin embrassant son cou. Amber approcha sa bouche de son oreille et lui murmura.

    « Tout comme moi j’espère t’avoir manqué. »


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Message Lun 10 Sep 2012 - 12:11



Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Désir interdit [Amber Mertyns]

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