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Le Prêtre et le Dragon [PV Aelinor Targaryen]

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Message Dim 22 Juil 2012 - 13:23


A de nombreux égards le Donjon Rouge se présentait comme un véritable îlot paisible au regard de l’agitation frénétique des bas-quartiers populeux de la capitale. Ici, à l’abri derrière les hautes murailles de grès carmin, témoins muet de l’Histoire des Sept Royaumes, Valgar goûtait à une certaine forme de sérénité qu’il ne pensait pas trouver en ces lieux. Les yeux clos, il appréciait la caresse tiède et rêche du vent qui balayait la cour intérieure de la forteresse royale. Le calme des lieux était malheureusement troublé par l’écho des clameurs guerrières et le choc des épées des duellistes qui avaient pris place au centre de la cour, s’offrant en spectacle aux nombreuses dames de bonne compagnie et convives de haute naissance présents sur les coursives externes. Confortablement assis sur son banc, le prêtre pouvait entendre leurs roucoulements émerveillés et leurs rires enchantés. Le Septon pour sa part ne goûtait guère à ce genre d’exhibition qu’il jugeait vulgaire. L’auguste assemblé louait le jeu, en oubliant que celui-ci prenait une tout autre saveur lorsque le véritable acier était tiré au clair sur le champ de bataille. Valgar avait suffisamment vu les ravages de la guerre pour ne pas apprécier ce pantomime de combat. Il y avait quelque chose de profondément dérangeant et malsain à rabaisser quelque chose d’aussi terrible que la guerre au rang de jeu. Malheureusement même en temps de paix il fallait continuer à satisfaire la soif de sang des mieux nés. Un vague soupir échappa au vieil homme, tandis qu’il rouvrait les yeux pour profiter d’un autre spectacle qui semblait échapper à toutes les personnes présentes.

De son point de vue, les hautes tours de la puissante forteresse emplissaient entièrement son champ de vision, l’écrasant de leurs majestés. Valgar ne pu qu’apprécier la vision de cette merveille architecturale qui lui était donné de voir d’aussi près pour la première fois, s’amusant au passage que l’on est jugé acceptable de laisser un « crasseux » de son espèce entrer en ces lieux. Visiblement le titre de prêtre ouvrait davantage de porte que celui de lord. Tout à sa plaisanterie, il ne manqua cependant pas de remarquer combien l’ajustement des lieux et la construction architecturale revêtait un aspect martial qui tranchait de façon radicale avec le reste de la capitale. Si les demeures hétéroclites de pierre, de bois ou même de torchis du commun de Port-Réal marquaient par leur côté précaires et désordonnés, le Donjon Rouge était l’incarnation de la stabilité. A travers les lourdes et épaisses roches l’on devinait l’intention de son architecte : construire une demeure convenable pour une dynastie de conquérants, et qui survivrait aux siècles à venir. Jusqu’à présent la bâtisse avait visiblement rempli sa mission. Le Septon se demanda furtivement combien de secrets cette dernière pouvait cacher. Le dicton disait « les murs ont des oreilles », et c’était sans doute vrai ici. Davantage qu’une demeure ces lieux étaient un symbole. De glaise et de bois, la forteresse avait revêtu son écrin de roc, gardienne des secrets de la famille régnante, et nid d’intrigues. Néanmoins derrière cette conception poétique et romanesque qu’il savait toute personnelle, Valgar appréciait la beauté cachée des lieux.

La forteresse en cela était liée avec la magnitude impressionnante de Fossedragon, maintenant transformé en charnier, dernière demeure de plusieurs de ses défunts camarades. Il était troublant de voir combien tous les ouvrages des Targaryen se teintait de rouge. Portant le regard sur le grès rosâtre qui tirait sur le pourpre à certains endroits, le prêtre ne pu s’empêcher de ressentir un certain dérangement. Etait-ce là le résultat du sang versé des ouvriers et architectes ayant participé à l’ouvrage et que Maegor le Cruel avait fait exécuter ? Tout ce rouge. Décidément non il n’aimait guère cette couleur, elle ne lui rappelait que trop de cruels souvenirs. Comme ces corps allongés sur leur lit carmin à Herberouges. Ou peut être que cette couleur n’était que le reflet de l’œil vigilant du Freuxsanglant. Où était-il d’ailleurs ? La Tour de la Main était visible de là où il se tenait mais il doutait que celui-ci ne s’y trouve. Les plus folles rumeurs courraient à l’encontre de cet étrange personnage. S’il ne l’avait jamais vu, Valgar avait pu constater de ses yeux le résultat de ces exploits sur un champ de bataille. Bien qu’on lui limitât l’accès à la bibliothèque des lieux et au Septuaire, il espérait néanmoins rencontrer cet homme. Il fut brusquement rappelé à la réalité lorsque des applaudissements retentirent. Visiblement un des duellistes venait de mettre un terme au combat.

Alors que montait les vivats, le prêtre regardait le visage souriant et exténué du jeune garçon victorieux. Il devinait les muscles solides derrière son tabard d’entraînement, et ses bras nus étaient dignes d’un de ces forgerons de campagne. La foule louait le vainqueur et Valgar se souvenait des mots de son ancien maître d’armes, souvenir lointain d’un passé éthéré : « tu ne seras jamais un combattant ». Peut être cela avait-il été sa plus grande bénédiction, peut être que son cadavre reposerait lui aussi dans une fosse anonyme s’il en avait été autrement. Combien de temps encore avant que ce garçon souriant n’en vienne à partager ce sort ? L’idéal de chevalerie avait périt depuis bien longtemps pour lui. Quelques errants naïfs et idéalistes sur les routes, gueux en armure de rouille montés sur des ânes et empoignant des épées émoussées, voilà tout ce qui restait de la « pure » chevalerie qui faisait tant rire son défunt maître. Sur ces pensées sinistres Valgar se réjouit de se trouver à la périphérie de toute cette rutilante compagnie. Une compagnie bruyante qui avait réussit à le distraire de l’arrivée d’un personnage non moins illustre en cette demeure royale.L’ombre d’une silhouette féminine projetée sur le sol de pierre lui fit tourner la tête pour faire face à cette nouvelle venue pour le moins inattendue. Le Septon n’était pas quelqu’un que l’on pouvait qualifier de facilement impressionnable, il s’était fait fort de s’être doté d’une armure de sang-froid qui l’isolait contre la plupart des situations atypiques du quotidien, lui permettant de conserver un jugement rationnel et raisonnable. C’était là le genre de comportement nonchalant qu’il avait emprunté à son défunt mentor, qui acceptait tout nouvel évènement comme un signe des dieux qui allait dans le sens naturel des choses.

Néanmoins confronté de façon aussi soudaine à celle qu’il reconnaissait sans mal comme étant la digne et reconnue maîtresse des lieux, pour avoir déjà pu poser les yeux sur ce visage lors de ses tendres années au Grand Septuaire de Baelor, et accessoirement la reine des Sept Royaumes, le vieux Septon ne pu s’empêcher de sourciller sous la surprise. Un certain moment s’écoula tandis que le prêtre se demandait quel comportement convenable à l’étiquette il devait adopter. Visiblement sa visite n’était pas des plus formelles, hormis la présence d’un chevalier en armure qui se tenait respectueusement en retrait, aucune demoiselle de compagnie n’était présente. Valgar préféra opter pour un comportement le moins outrancier possible en lui accordant une inclinaison qui valait bien un salut convenable. Il ne se sentait pas prêt à mettre un genoux à terre, pas plus que ses vieilles articulations à dire vrai.

-Bien le bonjour Votre Grâce, l’honneur est grand de vous voir ici présente. Venez- vous profiter de cette brillante journée pour venir profiter du spectacle de notre glorieuse jeunesse en action? Le regard du vieux prêtre s’attarda sur la lame que son chevalier servant portait à son côté. Celle-ci n’était pas moucheté, à n’en point douter. Peut être me feriez vous l’insigne honneur de vous tenir compagnie ? J’essaierai de ne pas trop abuser de votre précieux temps Votre Grâce

Valgar essaya de mesurer quelle chance il avait de profiter d'un entretient aussi direct avec rien moins qu'un membre du sang royal et si réputé des Targaryens.

-Je suis le Septon Valgar, un prêtre itinérant que les Sept ont bien voulu gratifier de cette place à l’ombre dans un si auguste endroit.

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Message Jeu 26 Juil 2012 - 0:07

Elle était de fort mauvais poil. Elle était irritée que l’on joue dans son territoire. Elle avait ignoré Aerys comme elle le faisait chaque jour de cette pitoyable vie. Assise devant sa coiffeuse, elle laissait Rosaline lui brosser ses soyeux cheveux. Elle avait le teint pale, mais elle était fatiguée. Elle avait peur de remettre tout à demain. Rhaegel restait le seul frère qui requérait sa présence auprès de lui. Elle s’ennuyait terriblement de ses nièces et de sa chère Alanna. Il lui faudrait demander le droit au freux de retrouver une place qui voulait d’elle. Peut-être consentirait-il de la laisser prendre quelques temps encore hors du château. Elle ne servait à rien, elle pouvait faire ce qu’elle voulait? Son égoïsme la portait souvent à s’occuper que d’elle, mais si Aerys n’avait pas pu la combler de la chaleur d’un enfant, Rhaegel ne lui retirait pas ce privilège. Sachant qu’elle trouverait peut-être Aerys seul dans sa bibliothèque, elle prit son courage à deux mains et pénétra dans la bibliothèque royale accompagné de son Ser. Elle avait besoin d'un livre pour Rhaegel. Elle le trouverait certainement dans les étages en haut. Elle attrapa une chaise et décidée à prendre ce livre, elle y monta malgré la désapprobation de son Ser. Quoiqu’en pense Aerys, elle n’en avait que faire. Elle avait quelqu’un qui voulait d’elle et qui avait besoin d’elle. La porte s’ouvrit et la reine n’accorda aucun regard à la porte. Elle était trop occupée à chercher ce dont elle avait besoin.

Te voilà !, lança-t-elle sans le regarder dans les yeux ou encore même se le regarder.

Tu ne croyais pas que l’on m’avait tué pendant mon sommeil.

La reine fit signe à son Ser de sortir. Elle sentait qu’ils allaient encore valser avec les insultes. Aelinor s’avérait une femme doué lorsqu'il fallait jouer avec les mots. Elle aimait bien les tourner à leurs avantages. Avec Aerys s’était une routine de se détester jusqu’au coucher du soleil pour se détester autant le lendemain et l’autre jour. C’était leur vie qu’ils avaient et si cela était un échec lamentable le seul fautif était son mari qui ne savait pas la définition du mot « roi » et « mari ». Elle aurait bien voulu y apprendre, mais elle était lasse désormais.

Tu t’es encore entiché des gamins. Tu n’es pas assez forte pour en mettre au monde alors tu entretiens ceux des autres.

A votre avis, le fait que vous ne me touchiez pratiquement jamais, ça a une influence sur la fécondité ? Je n’entretiens personne et que les sept m’en sont témoins. J’ai aimé Valarr et Matarys. S’ils n’avaient pas été emportés je souffrirais encore moins.

Que veux-tu de plus Aelinor!?

De cessez de me faire regarder comme si je ne sers a rien. Ne ment pas, tu sais ce qu'on dit sur moi. Pourtant la plupart des rumeurs sont fausses, mais personne n’est là pour les démentir. Je suis fatiguée de me battre chaque jour contre toi. .

Tu devrais essayer de dormir. Tu dois être encore fatiguée de ton voyage. , lança-t-il en jouant dans les cheveux de sa sœur et déposant un baiser au sommet de son crane.

Sauras-tu me pardonner un jour?

Ton cœur est un feu ardent dont personne ne veut se mettre la main. Repose-toi. Je ferais porter ces livres à notre frère.

Elle ne savait plus entre pleurer et rire de colère. Elle en avait assez eu pour le moment. Elle se contentait de faire ce qu’il disait et elle laissa les livres dans la bibliothèque. Elle était fatiguée de toujours devoir contre attaquer. Elle quitta la bibliothèque en versant quelques larmes. Elle aurait pu aimer Aerys, mais il n’avait jamais rien fait pour. Elle devait jouer les bonnes épouses et les gentilles femmes. Elle reprit le chemin de la cour, même si elle sentit un regard désapprobateur dans son dos. Si elle n’Avait pas été de mauvaise humeur elle aurait agi autrement. Continuant son parcours elle ne prêta pas attention aux rires qui s’élevaient et encore moins aux applaudissements. D’une main calme, elle fit détendre son Ser qui tenait sa main fermement sur son pommeau. Ne manquait plus que ca. Un chevalier qui avait peur d’un vieillard. Aliénor hocha de la tête en signe de salutation. Elle était heureuse de voir que l’on lui adressait encore la parole. Même si elle n’était pas attaché aux protocoles, elle n’allait pas obligé un pauvre homme à lui faire la révérence complète.

Les paroles du Septon lui amenèrent une certaine nostalgie, ou elle-même regardait ses deux frères combattaient pour les yeux brillant de leur jeune princesse. Une époque où elle ne se souciait même pas d’Aerys. Une époque bien lointaine qui n’était qu’une chimère désormais. Baelor était mort et s’il devait y avoir un combat entre ses derniers frères, autant dire que Maekar l’emporterait comme un chef. Fou serait celui qui parierait sur le roi.

Il y a bien longtemps que je n’assiste plus à ce genre de spectacle, Septon.

Elle détestait être une femme. Si elle avait été au moins un homme, elle aurait ou s’improviser chevalier et parcourir les terres de Westeros au lieu de rester enfermer vulgairement dans son château. C’était presque hilarant puisque la reine n’avait rien à faire. Elle n’aimait pas les combats quoiqu’elle préféra davantage les joutes. Du moins, elle les aimait quand elle pouvait y assister. Les dernières remontaient à bien longtemps. Elle n’allait pas non plus avouer qu’elle aimait bien regarder les gardes royaux s’entrainer.

J’aime parfois les observer. Il faut bien que jeunesse se passe. J’ai quelques temps libres.

Le donjon Rouge n’était pas auguste pour elle. C’était les ténèbres et les frustrations quotidiennes. Elle s’inclina devant un membre de la religion, même si avec les années, elle avait abandonné ses dieux. Elle n’avait plus foi en les sept. Elle se sentait trahi par ses dieux. Ils l’avaient abandonné et elle avait fait de même. Valgar s’en rendrait certainement compte en discutant avec elle.

Cet auguste endroit est parfois plus ténébreux que l’on puisse le croire. Pardonnez ma mauvaise curiosité, mais qu’est-ce qui peut amener un prêtre dans la noble demeure des dragons.

Il voulait certainement s’entretenir avec son oncle. Enfin, elle le pensait. La famille était si divisée que l’on ne savait pas ce que l’autre faisait.


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