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Divergence entre Chevaliers [ Corwin Rogers ]

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Message Jeu 19 Juil 2012 - 22:58

Rp Flashback se déroulant en l'an 200, dans les terres de l'Orage.


Les Terres de l'Orage, voilà l'endroit dans lequel Addison avait fait route, à la recherche de renommée.Quatre ans s'étaient déjà écoulés lorsqu'il fut adoubé chevalier et depuis lors, il ne cessait de repenser aux devoirs auxquels il devait faire face et chaque jour, il tentait d'acquérir les qualités du chevalier idéal : La sagesse, la prouesse,la générosité et la fidélité. Lors de ses multiples voyages, il avait observé qu'un grand nombre de chevaliers avaient tout simplement oublié ces qualités et qu'ils ne se préoccupaient plus de cette « éthique » pourtant si importante à ses yeux. Après avoir parcouru le Bief qui s'était révélé comme étant les terres de la chevalerie, il s'était retrouvé dans les terres de la Noblesse, avec pour but de mettre ses talents au service de celle-ci.
Il avait entendu parler de la famille Baratheon qui gouvernait ces terres comme étant la plus loyale à la couronne et plus particulièrement de Lord Lyonel Baratheon qui est à ce que l'on disait un combattant émérite, possédant des qualités martiales peu égalées dans les sept couronnes.
En admiration devant les Baratheon et partageant ce sentiment de loyauté envers la couronne,Addison voulait s'en plus attendre se diriger vers Accalmie, une des forteresse les plus célèbres dans tout Westeros et pour cause : elle aurait été bâtie pour défier les dieux qui d'ailleurs n'arrivèrent pas à détruire les murs de trente mètres de hauteur et de douze mètres d'épaisseur qui l'entoure.
Ne connaissant pas suffisamment ces lieux, il décida de ne pas s'éloigner des routes, ainsi il n'avait aucune crainte de se perdre et pouvait questionner à tout moment les habitants des villages qui se situer plus ou moins loin de la route pour savoir dans quelle direction se trouvait Accalmie.

Les journées s’enchaînaient et c'est donc en toute sérénité que le chevalier se diriger vers le cœur des terres de l'orage en cette matinée ensoleillée. Malgré le fait que son équipement était dans un piteux état, on pouvait admirer à la fois sa cuirasse, ses gantelets ainsi que son heaume qui resplendissaient au contact des lumineux rayons solaires. Sur son destrier, notre chevalier avait fière allure et les villageois, n'étant pas habitué à voir des chevaliers tous les jours étaient émerveillés devant chacune de ses arrivées.
Après une matinée de marche, il n'était plus vraiment dans le même état aussi bien sur le plan physique que moral, son destrier commençait à éprouver des signes de fatigue, sa bonne humeur avait disparu et le magnifique soleil de ce matin venait de disparaître devant un voile de sombres nuages.
Face à une telle situation, il décida de se rendre dans le premier village qu'il apercevrait à la recherche d'un endroit pour reprendre des forces et se revigorer lui et son destrier.
Cependant, au fil des heures qui suivirent, il n'aperçut aucun village, cela faisait déjà plusieurs jours qu'il se déplaçait en pleine forêt d'après les recommandations d'un villageois et il commençait sérieusement à douter des paroles de celui-ci.

« Était-il complètement ivre, lorsqu'il m’indiqua le chemin à prendre où voulait-il seulement se moquer de moi ? » pensa-t-il à haute voix.

Après de bonne minutes à se ressasser ce grand moment de solitude, il se jura de retrouver ce villageois sûrement très loin d'ici à l'heure qu'il est, livré à lui-même et peu habile dans l'art de l'orientation, Addison décida ensuite de prendre son mal en patience.
Il avait déjà eu affaire à de pareil situation et il savait qu'il ne fallait pas paniquer et ne pas perdre son sang-froid.
Cette forêt dense, remplie d'arbres mais assez aérée pour permettre à la fois aux visiteurs et au soleil de la pénétrer sans difficulté était propice à la vie aussi bien animale et végétale qui évoluait dans un climat bercé par les pluies et les vents, très présents dans la région et s’abattant sur la cime des arbres comme un marteau qui s'abat sur une enclume.
Cet endroit dans lequel se trouvait actuellement Addison n'était autre que le Bois-de-la-pluie, qui couvre avec le Bois-du-Roi la majorité des terres intérieurs de la région.
D'ailleurs il n'allait pas tarder à comprendre pourquoi l'on nomme cette immense forêt: « le Bois-de-la-pluie ».

Après avoir parcouru quelques dizaines de lieues, accompagné par les brames des cerfs, les hululements des hiboux et autres chouettes et les criaillements des faisans, Addison ne pouvait qu'admirer toute cette animation au sein de la forêt, synonyme de richesse animale.

« C'est pas possible que tout aille si bien, j'ai un mauvais pressentiment. »
se dit-il.

En effet,toutes les bonnes choses ont une fin et les quelques heures de répit que lui avait octroyé la météo touchèrent à leurs fin. Petit à petit, de fine gouttes de pluie commençaient à tomber sur cette route terreuse qui commençaient à perdre sa fière allure. Les gouttes telles des feuilles tombées de leurs branches se répandaient sur les mottes d'herbes verte et la terre qui entouraient son destrier. Plus il progressait, plus les précipitations s'intensifiaient, entraînant plus d'eau sur un sol qui devenait boueux et glissant. Désormais, c'était littéralement des flèches constituées d'eau qui étaient projetées sur sa cuirasse et le vent qui arrivé directement dans sa direction n’arrangeait vraiment pas la situation.
Son Destrier ne pouvant plus se déplacer correctement, Addison fut dans l’obligation de se mettre à l'abri, en cherchant un refuge dans la forêt dans bien que mal.
Une dizaine de minutes plus tard, le véritable déluge qui avait eu lieu s'était heureusement révélé temporaire et avait laissé place à un cadre à la fois sombre et humide malgré la faible présence de rayons lumineux qui flottait dans l'air. Le Chevalier après avoir repris ses esprits restait sans voix, il pouvait désormais distinguer un village non loin de la route à seulement quelques lieux d'ici. Cet endroit allait pouvoir lui apporter tout ce dont il avait besoin lui et son destrier.
Saisi par cette découverte et curieux de savoir où il avait mis les pieds, Addison se hâta vers cet endroit,toujours accompagné par sa fidèle monture qui s'était révélée très résistante aux aléas climatiques de la région.
Passant sa main dans sa crinière en guise de réconfort et de remerciement, il réalisa que c'est grâce à l'alliance entre chevalier et cheval qu'ils avaient réussi à surmonter toutes ces épreuves ensemble et il éprouvait désormais encore plus d'affection pour ce destrier qui lui avait été confié en récompense de ses services par un riche seigneur des terres de l'ouest.
Arrivant devant ledit village, Addison aperçut deux hommes,cherchant des explications sur le lieu dans lequel il se trouvait, il mis pied à terre, et c'est en tenant son destrier dans une main et son pommeau d'épée dans l'autre qu'il se dirigea vers leur direction, rempli d'espoir.
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Corwin Rogers
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Chevalier de la maison Rogers.



"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

♦ Missives : 506
♦ Missives Aventure : 95
♦ Age : 25
♦ Date de Naissance : 24/07/1991
♦ Arrivée à Westeros : 15/05/2012
♦ Célébrité : Richard Armitage
♦ Copyright : Lapy
♦ Doublons : Even Corbray, Morgan Kenning, Kealan du Rouvre
♦ Age du Personnage : 40 ans
♦ Mariage : Elen Rogers, née Horpe
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Message Ven 10 Aoû 2012 - 13:59

Comme de coutume, Corwin effectuait une patrouille de routine dans les villages du fief d'Amberly, escorté par des hommes de la forteresse. C'était une tâche ennuyeuse que son frère lui assignait, qui consistait à vérifier que tout se passait bien pour les habitants, que les récoltes se faisaient normalement, qu'il n'y avait pas de délit à signaler... Le chevalier avait cela en horreur, mais il obéissait malgré tout. Il n'y avait vraiment que le seigneur son frère qui pouvait obtenir de lui cette obéissance, car tout autre se serait vu opposer un refus catégorique. Il considérait en effet que c'était une tâche tout juste bonne pour un intendant de seconde zone, et qu'il était bien trop important pour s'abaisser à faire cela. Ce à quoi son frère répondait qu'il était au contraire le mieux placé car le plus proche de lui.
Toutefois, ce genre de sortie lui permettait de temps en temps une ou deux petites distractions. Il pouvait toujours aller culbuter la gueuse si l'envie le prenait, et nombre de femmes du peuple étaient prêtes à écarter les cuisses sans protester, qu'elles soient mariées ou non. Il avait déjà testé le confort d'une meule de foin, et si les brins de paille piquaient la peau de façon un peu désagréable, cela restait relativement confortable.

Ce jour-là toutefois, le jeune homme était d'une humeur assez noire. Le temps était détestable, les averses ayant la fâcheuse tendance à se changer en déluge. Le sol détrempé collait aux sabots des chevaux et produisait un écœurant bruit de succion à chaque pas. Corwin aurait largement préféré rester au chaud à Amberly, à dispenser des leçons de combat à ses fils. Sa femme Elen avait donné le jour un an auparavant à leur dernier-né, Darren, et il aurait été assez d'avis qu'il était temps de songer à concevoir un nouvel héritier. Le petit dernier était certes déjà son quatrième enfant légitime, et son troisième fils, on n'était jamais à l'abri d'une catastrophe et il préférait assurer sa descendance. Son frère, lord Allan, n'avait toujours pas de fils pour hériter d'Amberly, son épouse ayant trop souvent enchaîné les fausses couches. Le chevalier souhaitait à son frère d'avoir enfin un héritier dans les temps à venir, un qui vive plus longtemps que les deux seuls enfants à avoir vu le jour de son union, décédés très rapidement. Mais il savait également que si jamais le seigneur d'Amberly décédait sans fils, ce serait lui puis ses propres enfants qui hériteraient du fief. Il était réaliste...
Le déluge finit par se changer en averse, puis en crachin, et enfin par s'arrêter. Le soleil commença même à faire une timide apparition à travers les nuages. Il allait falloir de sacrés rayons pour réussir à sécher les tenues et les cheveux des cavaliers, ainsi que la robe détrempée de leurs montures. Corwin posa son regard sur la crinière dégoulinante de son destrier bai sombre. L'animal s'ébroua comme pour chasser l'eau qui alourdissait son poil. Devant eux sur la route boueuse se voyait enfin le village où ils devaient se rendre, entouré par des champs gorgés d'eau. Tout près se dressait la lisière du Bois-la-Pluie, qui portait décidément bien son nom. Décidé à en finir au plus vite avec cette corvée, le chevalier talonna son cheval qui accéléra légèrement l'allure, envoyant de la boue gicler un peu partout.

Leur arrivée dans le village se fit remarquer, naturellement. Une dizaine d'hommes armés et à cheval n'étaient pas chose courante dans ces minuscules hameaux. Corwin stoppa sa monture sur ce qui pouvait le plus s'apparenter à une place centrale, sentant s'appesantir sur lui le regard des gueux alentour. Il se retourna sur sa selle sans mettre pied à terre, afin de bien montrer à tous qui était supérieur, et il fit signe à la moitié des hommes d'armes qui l'accompagnaient d'aller faire le tour du village pour voir si tout se passait bien. Pour sa part, il attendit avec les autres que le doyen du village se présente à lui. Le vieil homme ne se fit pas trop attendre, avançant d'un pas lent en direction des cavaliers, voûté sur sa canne et usé par les ans. Ses cheveux filasses et blanc lui pendaient sur les épaules, il était pauvrement vêtu et assez maigre. Le chevalier se campa dans ses étriers sans montrer une once de compassion. S'il avait vécu aussi vieux, c'est que les conditions de vie ne devaient pas être si désastreuses que ça.


« Des troubles à signaler, l'ancien ?

- Non, m'ser... Tout est calme. Le mauvais temps, ça décourage les gens.

- Pas de bandits, pas de pillages... ? Pas de vols, ni de violences ?

- Non, m'ser... Ca fait un moment qu'on a rien vu par ici.

- Bien, bien...

Corwin lâcha un soupir ennuyé. Au moins, il pourrait rentrer sans attendre. Si tous les villages se montraient aussi tranquilles que celui-là, sa tâche s'en serait trouvée grandement simplifiée. Il ne perdit pas son temps, se contentant des questions de routine avant de laisser le doyen à ses occupations. Il retrouva le reste de ses hommes près de la sortie du village, et il s'apprêtait à le quitter quand un paysan surgit devant lui et se pendit à deux mains aux rênes de son cheval. Sous le coup de la surprise, le destrier manqua de désarçonner son cavalier. Ce dernier aboya immédiatement sur l'importun.

- Qu'est-ce que cela signifie ?

- Ma femme, fils de salaud. T'as baisé ma femme !

Le coup de pied que le chevalier lui asséna en plein visage avec sa botte l'envoya valser à terre en lui brisant le nez au passage. Il était vraiment furieux. Non pas que ces accusations soient fausses, mais le ton employé était injurieux et indigne de quelqu'un qui parlait à un supérieur. C'était une corde dangereuse de la personnalité de Corwin que l'homme venait de titiller. Il se releva en titubant et en se tenant le nez, du sang coulant à flots.

- Tu parles à un supérieur, espèce de sac à purin ! Fais bien attention à ce que tu dis ! Sache que je n'ai pas violé ta femme... Elle a même apprécié d'avoir un vrai homme entre les cuisses une fois.

- Tu t'crois intouchable parce que t'es noble, mais tu vas voir un peu...

Un nouveau coup le cueillit à la gorge, le jeune homme s'amusant de sa fureur tout en étant lui-même hors de lui. Il se tourna vers les hommes qui l'accompagnaient et leur fit signe tout en désignant le paysan à nouveau à terre.

- Montrez-lui comment on s'adresse à un seigneur. »

Trois hommes mirent pied à terre sans attendre pour donner une leçon musclée au pauvre hère. Deux le tenaient fermement pendant que le troisième le passait à tabac. Tout le village regardait sans bouger le petit doigt. Corwin en fut satisfait, considérant que ce serait une excellente leçon pour tous.


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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