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Jour 2, soir : Grande Salle

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Message Dim 5 Aoû 2012 - 15:25

N'ayant toujours pas l'opportunité de glisser quelques mots à Lady Alivianne trop occupée avec son sauvage garde du corps et voyant de loin que son absence n'avait l'air d'ennuyer ni son frère si le beau Corbray pour le moment, Serena se sentit un peu triste et désemparée. Où était Bray ?! D'habitude, il sentait toujours que quelque chose n'allait pas et en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire, il surgissait dans son dos pour lui remonter le moral. Après avoir fait glisser son regard sur tous les roturiers présents au banquet, elle repéra enfin son ami en train, le nez dans son assiette, en train de manger goulûment une cuisse d'une volaille quelconque. Il ne parlait à personne mais il avait l'air très concentré sur la nourriture qu'il pouvait attraper. Ils mangeaient mieux depuis qu'ils avaient retrouvé Pryam et faisaient route avec lui mais ils avaient toujours ce réflexe de profiter des denrées au moment où elles apparaissaient sur la table, de peur de ne rien avoir le jour suivant.
Serena se sentait déjà aller un peu mieux comme elle se dirigeait droit vers lui. Comme s'il avait pu la sentir approcher, le garçon de ferme releva la tête brusquement et il lui sourit, avant d'essuyer en hâte la graisse de l'animal qui coulait lamentablement sur son menton. Puis il glissa sur le banc pour lui faire une petite place à coté de lui. La jeune femme s'installa en hochant la tête pour le remercier.

_ Alors, ma lady, lassée des ronds de jambes de la noblesse ? Je pensais que tu ne lâcherai plus ton frère avant des siècles.

Il y avait une amertume involontaire dans ces derniers paroles. Le lady était quant à lui ouvertement ironique. Son interlocutrice avait beau en être une, cela faisait des années qu'il ne l'appelait plus par ce titre honorifique. Maintenant, c'était seulement « Serena » et cela n'ôtait rien au respect qu'il éprouvait pour elle et son rang. C'était simplement qu'appeler « ma lady » une compagne de vadrouille attirait trop d'ennuis sur les chemins auprès des collègues voleurs.

_ Jaloux, railla la cadette Templeton sans savoir à quel point c'était vrai. Pryam est occupé à parler avec un chevalier à sa table. Et puis, il y a Eleyna alors...

Elle préféra ne pas achever sa phrase. De toutes manières, Bray avait compris. Il lui tendit un pilon de poulet en guise de réconfort. Elle esquissa un sourire et le prit. En voulant le porter à sa bouche, elle mit accidentellement un coup de coude à sa voisine auprès de laquelle elle s'empressa de s'excuser. Voyant qu'il s'agissait de la très jolie jeune femme qu'elle avait croisé dans le campement plus tôt en compagnie du même homme qui se trouvait encore à ses cotés ce soir, elle se tourna vers eux.

_ Je suis vraiment désolée. J'espère que je ne vous ai pas fait mal. Je... Je m'appelle Serena.
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Rivanon Mallister
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Un pion entre les mains des dieux...

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Message Dim 5 Aoû 2012 - 21:14

La survenue d'une ombre imposante calma les deux chevaliers qui préférèrent partir. Je levai les yeux vers ser Tommard surnommé le Démon de Murs-Blancs. Ce surnom lui allait à merveille car il en imposait par sa simple présence et savait se faire obéir. Il réprimanda mon voisin pour sa conduite, lui intimant de faire profil bas au risque de découvrir les geôles de la forteresse. Une moue fugitive traversa mon visage, Asafa avait attiré l'attention tout comme sa cousine la veille, même si les circonstances étaient différentes. Je vis le signe qu'adressa le chevalier à la Brute de Bracken, j'espérai simplement que rien de fâcheux ne surviendrait pour Asafa. Je ne me faisais pas trop de souci pour mon propre compte.

- Tous ne sont pas impolis, mais il faut parfois voir au-delà des apparences... répliquai-je à mon interlocuteur.

Notre conversation se poursuivit et je souris quand il déclara vouloir rectifier l'image que je me faisais de lui. Pourtant elle n'était pas si mauvaise mon opinion à son sujet. Qu'il soit fripon ne m'étonnait guère au vu de ses prestations, cela devait attirer quelques dames mais également des soucis comme il le soulignait lui-même. Cela me fit sourire, je l'imaginais bien à devoir découdre suite à des amusements. Je profitai d'une pause pour prendre une bouchée dans un nouveau plat. Finalement j'eus le fin mot de l'histoire, ainsi il s'était joué des deux chevaliers. Je me joignis à son rire à la fin de ses explications. Ensuite j'en appris un peu plus sur Asafa, son goût pour les voyages me rappelait Edarra.

- Vous devez avoir beaucoup de chose à raconter avec tous ces voyages, et rencontrer également beaucoup de personnes. Vous avez retrouvé Edarra sur la route ?

Quant à Dorne, cela recoupait les rumeurs que j'avais entendues à leur sujet, nombre de différence sur un même continent. Pouvoir côtoyer ce peuple m'intéressait il y avait toujours des choses à apprendre de nos voisins. Ma réflexion fut interrompue par l'arrivée d'une servante qui me fit savoir qu'Edwyn Tully me demandait. Important ? Je portai mon regard vers mon suzerain avant de reporter mon attention sur le dornien.

- Je vous prie de m'excuser, mon suzerain lord Tully souhaite s'entretenir avec moi, déclarai-je avec un sourire contrit. Nous nous reverrons ensuite si le destin le veut.

Je pris congé et me dirigeai vers Edwyn. J'arrivai à sa hauteur, discrètement. Il se trouvait en compagnie de nos hôtes, je me tiens quelques instants en retrait le temps d'évaluer la situation et de permettre à la conversation en cours de se terminer, puis je m'avançai.

- Messire, vous m'avez fait demander ?

Ainsi, je lui laissai tout le loisir de mener la discussion, ne sachant la teneur de ma convocation. Peut-être était-ce simplement de la courtoisie, ou bien cela relevait plutôt d'affaires ? Je le saurai bien assez tôt.



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Message Dim 5 Aoû 2012 - 22:26

« Plus tard, je vous chanterais quelque chose. Si non, vous pourriez m’apprendre une chanson et je vous en apprendrais une en retour ? Comme cela, quoi qu’il arrive, je me souviendrais de vous. »

Eva ne compris pas grand-chose à ce qu’il venait de se passer, le garde, l’énervement soudain d’Oteh, pas plus que l’altercation qui prenait naissance au milieu de la foule. L’ambiance de la soirée la pénétrait sans vraiment la gagner tant les coups reçus quelques heures auparavant l’avaient secouée, la chaleur et les fumets du repas lui donnaient la nausée comme la fébrilité qui semblait s’emparer des gens en ces lieux. Elle essayait de se détendre et de se raisonner, de se dire qu’il n’allait rien se passer ce soir, que la veille était une exception bien étrange, mais rien de plus qu’un délire de fou. Mais malgré tous ses efforts pour se montrer sûr d’elle et de bonne compagnie, elle n’arrivait à oublier ni la bagarre de la veille, ni ses malheurs, ni cette sensation étrange de malaise qui la tenaillait.

Maudits, tous, Maudits ! Sauf Lyra, et Serena, elles ne méritent pas cela, pas plus que Pryam et Oteh bien sûr. Mais ces lieux, ce château, tout ici parait beau et avenant, mais tout est pourrit et ce tournoi tout comme ces noces sont maudites, il ne peut en être autrement. Sept ou pas Sept, on ne peut battre de pauvres bougres impunément lors d’un mariage sans trainer toute son existence le voile noir d’une hospitalité bafouée.

La brune croyait elle un seul mot de ce qu’elle venait de se dire comme pour se rassurer, se dire que les maitres des lieux paieraient leur ignominie, un réconfort infime, mais un réconfort tout de même. Elle savait pourtant parfaitement que al vie ne faisait pas de cadeaux, que Westeros n’était pas un lieu de justice et d’égalité, un lieu ou les bons survivent et gagnent et ou les mauvais n’arrivent pas à leurs fins. Elle ne le savait que trop bien, mais parfois il lui arrivait de vouloir croire le contraire, que les héros avaient une place, que la bonté était récompensée. Elle savait que non, elle avait d’ailleurs renoncé à ses aspects inutiles de la vie, ses aspects qui avaient plus tendance à raccourcir l’espérance de vie qu’autre chose, mais elle n’oubliait pas pour autant ceux qui l’avaient aidés. Eva ne croyait pas vraiment aux Sept, enfin si, mais généralement ils se rappelaient à son bon souvenir seulement lorsqu’elle avait besoin d’un peu d’apaisement et les visites au septuaire étaient plus que rares. Par contre, elle avait eut dans le désert l’occasion d’expérimenter la véritable hospitalité, sacrée et simple lorsqu’elle est question de vie ou de mort.

« Non merci, je n’ai pas faim. Mais évidement si vous désirez profiter du banquet, je ne saurais vous empêcher de vous restaurer. »

Elle le suivit donc, ne voulant pas rester seule dans cette foule qui lui paressait de plus en plus hostile et dangereuse.
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Message Lun 6 Aoû 2012 - 0:38

Elle n’avait pas tout suivit de la conversation de Lord Jasper et de Ser John, elle saisit par contre parfaitement la réplique de son suzerain et ne put s’empêcher de trouver cela joliment dit. Tellement bien dit d’ailleurs qu’elle se prit à sourire et à rêver que son futur époux lui parlerait ainsi, avant de se ressaisir, car ces devoirs en tant que jouvencelle et ensuite en tant qu’épouse n’étaient pas d’écouter de la poésie.

« Ce serait très gentil à vous de m’attendre Ma Dame. Je serais ravie de vous accompagner demain, comme cela nous pourrons supporter Lord Jasper à deux. Je suis contente de vous avoir rejointe dans les gradins, même pour si peu de temps. Mais n’ayez crainte, j’ai été très bien traitée et grâce à la gentillesse d’un homme, j’ai pu tout voir même si j’avoue que j’étais un peu écrasée sur la lice et que votre initiative de me faire appeler a été un véritable soulagement. »

Il allait falloir qu’elle se dépêche plus que ça si Maeve l’attendait, sans quoi la petite Arryn risquait de rater une grande partie du spectacle par sa faute, elle ne le souffrirait pas. Quoi qu’il en soit de ses retards à répétition, elle était honorée par l’attention que lui portait sa Dame et par l’amitié sincère qui était née entre elle. Elle avait tout fait pour que cela se passe bien avec celle que beaucoup considérait comme la peste du Val mais qui ne s’était jamais montrée désobligeante à son égard et qu’elle appréciait beaucoup. A son arrivée aux Eyrié près d’un an plus tôt, jamais elle ne se serait attendue à ce que Maeve l’accepte aussi bien et qu’elles deviennent aussi proches. Et quoi que Maura en pense, elle essayait de conseiller la cadette de la maison du Faucon au mieux, aussi bien qu’elle la servait. Elle voulait que sa conduite soit exemplaire pour que Maeve ait le sentiment d’avoir quelqu’un sur qui compter.

Elle sourit et adressa un clin d’œil complice à sa jeune maitresse aussi discrètement que possible. Evidement il aurait été malvenu de négocier un mariage lors d’une autre union, mais cette idée qui avait germée dans l’esprit du Lord était une excellente nouvelle pour la petite Arryn. Elle fut soulagée de voir que la demoiselle du Val n’avait pas oublié sa promesse, et lui adressa à son tour un sourire en serrant ses mains dans les siennes. Cela dit elle doutait que Maeve ait le moindre pouvoir en la matière, mais elle pourrait en parler à son frère. Mais la question n’était pas là, le fait qu’elle n’ait point oublié son serment prouvait que la rouquine n’était pas n’importe qui pour elle et Noreen en était très heureuse, presque gênée que la future Dame du Conflans lui accorde autant d’attention. Elle ignorait toujours comment s’y prendre pour trouver un mari qui lui conviendrait sur un maximum de points, mais elle s’entrainait à jouer de ses charmes comme le lui avait conseillé Gwayne Corbray. Parfois elle voulait simplement un chevalier courageux et parfois elle voulait un Lord pour offrir à ses enfants mieux que ce qu’elle n’avait eu. Parfois elle voulait se marier et parfois rester la suivante de Maeve, sans compter les fois où elle voulait partir à travers la campagne, vivre libre sur le dos de son cheval et chasser avec son arc. Deux des choses qu’elle possédait et qui lui paressait bien plus précieuses que toutes les robes qu’elle pourrait un jour obtenir.

« B… Bien Mon Lord. »

C’était la première fois que Jesper lui adressait directement la parole, elle était rouge comme une tomate, car malgré ce qu’elle avait dit à Maeve, elle le trouvait très séduisant et tellement chevaleresque. Enfin de toute façon, son rang ne lui offrait aucune chance, donc le fait qu’il lui parle enfin ne changeait rien, il voulait probablement parler de son service auprès de sa sœur, ou peut-être de la bataille dans les montagnes, ou encore de son mariage, peut-être y avait-il lui aussi pensé ? Elle était toute excitée à cette idée et gênée se plongea dans l’observation de son verre de lait au miel. Peut-être s’était il soudainement souvenu combien elle s’était montrée brave lorsque les têtes brulées avaient attaqués, ou combien Ronan Ruthermont, son père l’avait été à Herberouge ? Peut-être souhaitait-il récompenser leur humble maison, cela dit le simple fait qu’elle ait été acceptée aux Eryié après la requête de son père était suffisant ? Peut-être comptait-il la féliciter pour son service auprès de Maeve, ou lui rapporter la proposition d’un chevalier ou d’un Lord du Val ou d’ailleurs ?
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Ryman Frey
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~~ Seigneur des Jumeaux ~~

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Message Lun 6 Aoû 2012 - 18:54

Lord Ambrose s’adressa à Lord Edwyn, ce dernier jouant la modestie, probablement pas volontairement. A son âge, il s’en était jusqu’à présent extrêmement bien sorti. Ryman ne doutait pas qu’il aurait fait aussi bien, mais les circonstances avaient fait que le jeune suzerain s’était retrouvé très tôt dans cette position. Et alors que le jeune Tully appelait un serviteur, le marié se tourna vers son nouveau beau-frère. Lord Frey resta un instant songeur. Le seigneur des dragons de l’œuf ? Quelle étrange assertion. D’ailleurs, il ne répondit pas, se contentant de hausser les épaules. Que dire, de toute manière ? Pour conserver cependant un minimum de contenance, il but une longue gorgée de vin. Lord Edwyn, une fois sa commission passée, revint à ses interlocuteurs, en parlant du repas. A ça, en revanche, Ryman réagit :

« Il faut prendre garde à ce qu’ils n’abusent pas. Ce serait dommage qu’un de nos jouteurs soit trop lourd. Ce ne serait pas équilibré. »

Cela s’était déjà vu, mais rarement à un niveau si proche de la joute finale. Les tournois étaient des événements bien trop importants pour qu’on se permette de n’être pas au meilleur de sa forme. Les quatre derniers engagés avaient une réputation à faire valoir, notamment le Seigneur suzerain du Val qui, même s’il n’était pas un chevalier aussi aguerri que ses concurrents, se devait de tenir son rang noble. Lord Edwyn, lorsqu’il serait en âge de jouter, aurait exactement le même rôle. Et s’il tenait effectivement de son père, il n’aurait aucun mal à tenir son rang.

« Mais effectivement, vos gens se sont surpassés pour ce dîner. »

Ryman vit alors, du coin de l’œil, arriver une vieille connaissance. Depuis qu’il était arrivé à Murs-Blancs, il n’avait pas eu l’occasion de s’entretenir avec elle, ce qui était fort dommage. Hormis quelques salutations, ils n’avaient pu échanger plus de quelques mots. Visiblement, elle s’approchait avec l’intention de parler à l’un des Seigneurs. Celui des Jumeaux comprit alors quelle était la commission de Lord Tully.

« Lady Rivanon. » la salua-t-il, poliment, avec un petit sourire.

Il aurait voulu lui parler un peu plus, mais il fallait qu’elle s’entretienne avec leur suzerain. Cependant, ils pourraient sans souci discuter un peu plus tard, probablement. Ryman irait faire un tour du côté de sa tablée, où elle était installée près d’autres damoiselles. Et peu importe si son épouse, Lady Mera, était présente. De toute manière, elle avait l’habitude, et de son côté, se privait rarement de faire de même…



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Message Mar 7 Aoû 2012 - 12:31

Deirdre était là, toujours vers les portes, en très bonne compagnie. Sans manquer d'humour et de principe, ce chevalier était vraiment très charmant. Elle souriait comme une petite jouvencelle à marier.

Il se montrait poli et attentionné. Il s'était présenté. Un chevalier donc, officiellement. Son geste majestueux qui balayait la salle, et expliquant que toutes ces dames étaient bien assez accompagnées et en sécurité, Deirdre ne le quittait pas des yeux. Elle se moquait bien d'observer toutes ces nobles qu'elle avait passer son temps à lorgner avec jalousie et agacement depuis deux jours. Depuis toujours. Elle souriait d'un air pincé, un peu provocatrice, pour rester songeuse à ses paroles. Il était bien beau de bien parler, mais après, les faits, où étaient-ils ? Elle avait toujours un doute et elle ne cessait de tester ce genre de personne, surtout les chevaliers. Les nobles, elle n'avait plus aucune confiance en eux. Ils promettaient tant, mais poignardaient surtout vos fantasmes.

Elle jeta un rapide regard dans la salle pour jauger la petite tête blonde bouclée du Val. Elle souriait en coin, avant de reposer ses grands yeux verts sur le jeune chevalier qui était venu lui tenir compagnie.

- J'en ai rencontré, peut-être... Je ne sais pas. On ne connait que la bravoure et noblesse d'esprit d'une personne que quand on équivaut leur situation... Après quand on parle mal, qu's'habille com' ça, on s'fou d'nous ! n'est que d'gueux. Non plus sincèrement, Ser Quetsch, j'bien rencontrer un ch'valier comme vous, mais s'po bien passé.

Elle s'étira un peu, en baillant. Elle lui offrit un grand sourire.

- Tout cas, j'aurais bien aimé faire la causette avec vous plus longtemps. Vous m'parraissez être différent et gentil. Mais j'fatigue, je vais faussez compagnie à tant de beuverie. J'vous fais confiance pour trouver une autre demoiselle à protéger.

Elle lui fit un léger clin d'oeil et s'approcha de lui, chuchotant à son oreille.

- J'aurais été une petite noble, un joli gage serait tomber à vos pieds. C'dommage.

Elle s'éloigna doucement, dans la pénombre des couloirs, atteindre les portes et sortir, trouver un peu de repos, ennuyée par ce monde plein d'hypocrisie. Vivement le retour à l'Ouest, ou pourquoi pas les îles. Elle était peut-être mieux vu dans sur ses terres. Sargon lui manquait... Elle supportait de moins en moins ces terres en paix. Si elle restait, elle risquait de le leur faire regretter.
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Message Mar 7 Aoû 2012 - 12:49


      – Vous avez raison, lord Ryman, c'est la lance qui doit vaincre, pas la potée !

     L'approche de Rivanon fut si discrète qu'Edwyn ne la remarqua point tout d'abord, mais après quelques instants il la découvrit derrière lui, toujours aussi digne, toujours aussi belle. Un bref coup d’œil lui apprit, et il en fut déconcerté, que son animal très sympathique n'était pas dans ses parages, ce qui l'attrista un peu car il aurait bien voulu, du haut de ses neuf ans, abandonner tout ce beau monde pour s'en aller gambader dans les couloirs en compagnie du chien de la demoiselle... et pourquoi pas aller lui présenter un nouvel ami, le lynx-de-fumée de lord Arryn ? Mais à bien y réfléchir, cette idée était grotesque, car la créature des montagnes de la Lune n'avait rien d'amical pour quiconque à ses yeux... était-elle seulement apprivoisée ? Ce terme là ne semblait point convenir, mais chassant ces pensées parasites d'un franc sourire, Edwyn accueillit Rivanon avec un air enjoué et ces paroles joviales.

      – Oui, ma lady ! Nous n'avons pas eu l'occasion de discuter hier et c'est fort dommage... depuis que je suis revenu dans le Conflans, je n'ai qu'une hâte, avoir de vos nouvelles ! Ce qui était très vrai, puisqu'il avait même eu jusqu'à la grossièreté très puérile d'en vouloir à sa mère de ne pas avoir plus souvent pris des nouvelles de Salvemer et de lord Robert. Comment va votre père, et vos frères et sœurs ? Je suis sûr qu'ils ont été occupés... à panser les plaies laissées par les Fer-nés... D'ailleurs, lord Tyrell, qui se souvient de vous, m'a chargé de vous transmettre son bon souvenir et de féliciter votre père pour sa bravoure. Je crois qu'il aurait souhaité le faire lui-même par corbeau, mais il trouvait cela peu approprié... enfin... j'imagine qu'il s'est dit que vous aviez mieux à faire que de lire des corbeaux venus de si loin... et...

     Le petit garçon ne savait trop comment enchaîner sur la suite. Cracher le morceau et directement lui confier le dessein nourri en lui par sa prévoyante génitrice ? Lui dire d'ores et déjà qu'il n'imaginait pas sa sœur épouser une autre homme que ser Gareth ? Même s'il était jeune et naïf, il se doutait bien qu'une telle entrée en matière serait mal accueillie et surtout risquait d'être peu fructueuse, car après tout peut-être qu'en dépit de sa situation, ser Gareth n'était pas l'homme qu'il semblait être ? Mais il était le fils de lord Robert, héros de Salvemer, et digne fils du Conflans. « Au dessus du reste », il l'était certainement... mais patience et longueur de temps, disait-on...

      – Avez vous apprécié le tournoi ? Je regrette que votre frère n'ait pu participer... il serait certainement parmi les finalistes ce soir... Cela me fait penser que mère souhaiterait beaucoup le rencontrer à Vivesaigues, et revoir votre père... croyez-vous que ce soit possible ? En vérité... il baissa légèrement la voix.... elle aimerait rencontrer tous nos vassaux du Trident, mais je ne sais pas si je peux en faire l'annonce maintenant... surtout que ce jour est à lord Ambrose, vous comprenez?
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Even Corbray
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Message Mar 7 Aoû 2012 - 22:54

Even resta seul avec ses pensées, embrassant du regard la salle pleine de convives sans vraiment s'attarder sur ces derniers. Il ne put toutefois s'empêcher d'accorder une attention plus particulière aux éventuels éléments perturbateurs et potentiels dangers. Certains lui avaient dit que son séjour à Dorne avaient rendu sa nature méfiante. En réalité, il avait toujours été quelqu'un de très réfléchi et attentif, et avoir vécu une décennie dans une région sauvage et dangereuse comme celle des sables n'avait fait que renforcer sa prudence. Les évènements de la veille ne l'aidaient guère à se tranquilliser et à ne penser à rien, à endormir sa vigilance... Toutefois, il ne détecta pour le moment aucun trouble, et il se mit donc à chercher machinalement Serena du regard, tout en se morigénant. Il savait bien qu'il était ici en tant qu'invité, et qu'il y avait donc d'autres personnes chargées de la sécurité. Toutefois, il savait que si un problème survenait, il ne serait pas capable de rester les bras croisés à attendre que cela se termine. Il soupira discrètement en buvant une petite gorgée de vin, quand son regard tomba finalement sur la belle.

Sans la lâcher des yeux, il en vint à se demander pourquoi il éprouvait pour elle une telle fascination, une telle... attirance, si l'on pouvait dire. La dernière fois que ses pensées s'étaient tournées aussi fréquemment vers une femme, c'était lorsqu'il avait fait la connaissance de la Dornienne qui lui avait ravi son cœur, et qu'aucune autre n'était parvenue à remplacer depuis son décès. L'eau avait coulé sous les ponts depuis, les blessures avaient cicatrisé, mais le célibat lui avait collé à la peau depuis, comme une marque de deuil définitive. Se pouvait-il que le charme de la jeune femme aie ravivé quelque chose de perdu en lui ?
Il secoua légèrement la tête, incrédule. Ce n'était pas possible, il ne la connaissait même pas depuis deux jours, il ne pouvait donc pas avoir succombé à ce genre de sentiments. Pas déjà. D'ailleurs, tout ce qu'il souhaitait c'était le plaisir de sa compagnie, et s'assurer qu'elle ne craignait rien. Un peu comme c'était le cas pour un ami très proche, non ? Elle exerçait une sorte de fascination sur lui, peut-être parce qu'elle était entourée de mystère... Et sa gentillesse était extrêmement agréable dans ce monde où les horreurs devenaient de plus en plus fréquentes. C'était sûrement ça, après tout...

La salle avait beau résonner du brouhaha des conversations, le chevalier ne semblait plus rien entendre, comme s'il s'était trouvé dans le silence d'un septuaire. Il en allait souvent ainsi, lorsqu'il se laissait aller au plus profond de ses pensées. Ayant quelque part réussi à se convaincre lui-même, il écarta ces pensées de son esprit en se forçant à se reconcentrer sur ce qui l'entourait, sur les conversations... En cet instant, il aurait presque apprécié pouvoir simplement s'allonger dans un lit et dormir pour récupérer des joutes de la journée et se préparer à celles du lendemain. Avec un nouveau regard autour de lui, il but une nouvelle gorgée de vin. Il reprit vraiment contact avec la réalité en entendant ser Pryam lui adresser la parole. Un léger sourire vint étirer ses lèvres alors qu'il regardait ce probable futur adversaire.


" C'est moi qui ai eu grand plaisir à converser avec elle. C'est vraiment quelqu'un de gentil et agréable, et je suis heureux de voir qu'elle a un chevalier tel que vous pour frère. "


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Message Jeu 9 Aoû 2012 - 19:42

Il guida la belle dornienne d’une main rassurante dans le dos, placée sagement, là ou elle n’aurait l’impression qu’il avait de ces idées qui vous font glisser la main plus bas, et pas assez haute pour lui mettre une certaine pression :

« Et pourtant je ne saurais que trop vous conseiller d’en profiter. Les gardes vous ont volé votre beauté pour un temps, la moindre de choses serait que vous profitiez des richesses de leur seigneur en compassion. Mangez sans faim, buvez sans soif, ne vous arrêtez pas à ce que pense les autres, je me chargerais bien de les remettre à leur place. »

Sous les lueurs orangés que peignaient les braseros et les chandeliers, le teint d’Oteh se faisait plus halé, sa mine se faisait plus sombre, la dureté de ses trais et les rides qui commençait à parsemé son visage entre les sourcils et au coin de chaque œil lui donnait un air plus sombre. Il savait se montrer jovial, courtois, polis, il savait même flagorner auprès de ces petits seigneurs de rien, mais il savait aussi maîtriser se faire craindre.

Maintes choses passaient dans l’esprit du garde du corps. Ses vieilles habitudes ne l’ayant point quitter, ce qui le rassurait d’ailleurs, il sentait les regards furtifs qui se tournait vers sa compagne, ses yeux à lui scrutait à une vitesse folle la foule, passant tour à tour des yeux des invités à leurs mains, s’assurant qu’elles ne cachaient rien. Son visage se faisait impassible, n’eut il été ridé que l’on aurait cru être un masque.

Ils parvinrent finalement à la table de Maël et de Lyra, il les salua d’un hochement du chef et introduisit la courtisanne.

« J’ai invité la douce chanteuse d’hier à se joindre à nous si cela ne vous gène pas. » La politesse ne cachant pas le fait que peu importe que cela les gêne, Oteh allait s’occuper d’elle. « Allez vous installer ma chère. » Lui intima t-il d’une voix douce mais autoritaire. La laissant aller s’installer aux places vides à côté de Maël, le prêtre passa lui de l’autre côté. Posa ses mains sur les épaules des nouveaux parents, posant son bâton un instant contre la table.

« Milles excuses de m’être montré de moindre humeur. De sombres pensées me hantaient, j’ai perdu un ami que je considérais comme un frère il y a peu. Mais les dieux nous font comprendre que la vie continue, n’en témoigne cette petite que j’accueillis moi-même en ce monde. Que les septs lui offrent milles bénédictions durant sa vie ! »

Puis il reprit son témoin d’handicap et passa derrière Lyra qu’il dominait de toute sa hauteur, il se pencha vers elle et après avoir déposé un baiser dans sa chevelure qui sentait encore la chaleur du jour, lui dit à elle :

« Pardon petite demoiselle, j’espère ne t’avoir point causé de tracas. Mais sache que tout va mieux, le Guerrier m’a parlé… »

Il la laissa là sur ces révélations et s’enquit auprès de Maël.

« Vous êtes tailleurs si je me souviens ? Il faudra que vous me disiez où qu’un jour je puisse vous passer commande, ces frusques ne rendent hommage ni au rang qui devrait être le mien ni à ma caste. Mais parlons de cela plus tard. J’ai plus important à révéler… »

Indéniable était le regain d’assurance et d’énergie dont faisait preuve l’homme d’arme. S’asseyant enfin, persuadé d’avoir attiré l’attention de cette petite audience, il commença alors à raconter la rencontre avec la septa, puis parla de sa transe et de l’énigme qui s’ensuivit, répétant l’énigme encore et encore pour lui-même.

Le temps semblait se figer, il ne fit plus attention ni aux sons, ni aux odeurs, ni aux gens, il voyait devant lui claire la table des nobles, chaque table avec son représentant de maison. Il se rappela la manière dont il avait appris à les retenir. Les septs couronnes sont un échiquier. Roi et Reine sont Targaryens, Cavalier sont les Lannister, Stark et Barathéon se disputent la place du fou. Puis il y’avait … ces tours …


« Sombre est la mer pour qui s'y aventure dans la nuit des pensées, mais c'est à l'appel du phare que le chemin s'éclaire. Au pied de la tour, tu ne trouveras que des pierres, mais à son sommet tu verras le soleil. »

« Au pied de la tour, tu ne trouveras que des pierres, mais à son sommet tu verras le soleil. »

« Au pied de la tour… »


Alors dans le tintamarre de la salle, la houle des discussions, des bavardages, des pas, des claquements d’armures et autre … bruits ! Un simple nom sorti des lèvres suspendu à la révélation, le regard soudain éclairé, Oteh lâcha en un murmure :

« Hightower. »
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Corwin Rogers
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"Tel le vent, semer la graine aux quatre coins de Westeros"

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Message Ven 10 Aoû 2012 - 22:41

Boire, manger et broyer du noir. Voilà à quoi se résumait actuellement la soirée de Corwin. Idéalement, il aurait aimé plier bagage dès que sa joute était passée, mais ses fils étaient venus pour assister au tournoi, et il avait ravalé difficilement son humiliation pour leur laisser cette occasion d'apprendre. Actuellement, il bouillait toujours de vengeance inassouvie, mais hélas son imagination débordante concernant les sévices qu'ils pouvait faire subir au jeune Frey pour laver son honneur ne lui occupait pas suffisamment l'esprit. Vidant une nouvelle coupe de vin, il lança un regard éteint à une servante qui passait. Il aurait bien aimé en tirer une dans un couloir pour la trousser, cela l'aurait au moins occupé et détendu. Il lâcha un soupir en se saisissant d'un morceau de poulet qu'il décortiqua méthodiquement.

Tout en mangeant, il regarda une fois encore la salle. En temps normal, il aurait sans doute été en quête d'une belle dame à qui faire des avances, mais le cœur n'y était pas ce soir-là. Si encore quelques jeux avaient été au programme, qu'il puisse se défouler, mais non, c'était une de ces soirées de ripailles sans fin... Il n'avait même pas le plaisir d'une bonne compagnie, trop maussade pour parler avec ses voisins de table. Quand une servante vint lui resservir prudemment à boire, il l'observa avec une insistance qui sembla la mettre mal à l'aise. C'était toutefois tout ce qu'il pouvait se permettre pour ce soir-là.

Glissant un regard vers la table où se trouvaient deux des trois Valois encore dans la compétition, un blondinet et un plus noiraud, il remarqua que ce dernier lorgnait plus d'une fois une femme qu'il reconnut pour l'avoir prise pour une catin, un peu plus tôt dans la journée, quand il était revenu dans sa tente. Il devina sans peine l'intérêt que le chevalier pouvait porter à la jeune femme, et il avait finalement bon goût. Elle avait sans doute l'âge d'être sa fille, mais il l'aurait tout de même bien fourrée dans son lit. Après tout, lady Amber Mertyns, sa maîtresse depuis des années, ne devait pas être beaucoup plus âgée qu'elle... Il s'autorisa un bon moment de contemplation, ce qui lui permit d'oublier un instant ses noires pensées. Toutefois, cela le laisserait encore plus frustré à l'arrivée. Il grommela dans sa barbe en songeant qu'il aurait apprécié d'avoir sa maîtresse avec lui : cela lui aurait fait de la conversation et une nuit agréable... Pas tout à fait décidé à continuer de s'ennuyer, il se remit à balayer la salle du regard, dans l'attente d'une distraction salvatrice...


Nulles ténèbres pour le cœur valeureux.

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Maeve Arryn
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Message Sam 11 Aoû 2012 - 3:38

Elle était aux anges. Elle resterait certainement dans le Conflans, si Jasper partait. Elle pourrait peut-être négocier avec son grand frère en jouant les petites comédies. Déjà, il l’avait privé de sa grande sœur. Elle lui en avait amèrement voulu. Pendant une journée, elle l’avait détesté plus que quiconque sur Westeros. Sa Septa avait finit par faire taire cette rage qui l’avait rongé pendant plusieurs jours et elle s'était montrée autrement. Elle resterait près de Noreen qui était devenue avec le temps, une grande sœur, dont elle ne voudrait certainement pas se séparer de si tôt. La rouquine avait aussi un très bon effet sur la petite peste du Val. Elle arrivait à se tenir à coté de la Ruthermont. Il fallait bien qu’elle grandisse un jour.

Suite au parole de sa dame, la petite enfant du Val eu une réflexion totalement anodine, qu’elle ne put garder pour elle. Elle se tourna dès lors vers la jeune fille de Ronan et lança comme ca.

La prochaine fois n’hésitez pas à vous montrez où je suis. J’irais vous rejoindre demain. Comme cela, nous partirons ensemble et je serais certaine que vous soyez confortablement assise. Vous pourrez admirer la présence des Valois encore mieux.

Lorsque son frère lui fit part qu’il en parlerait avec Lady Charissa, Maeve eut un petit sourire discret. Même si elle lui en voulait, sa tête d’enfant ne comprendrait jamais pourquoi un tel froid entre lui et Maura, mais elle comprendrait qu’il voulait son bien. Quoi de mieux que de la proposer à un allié du Val que la petite peste adorait. Elle regrettait même qu’Edwyn soit si loin pour cette soirée, mais elle aurait bien du temps par la suite pour apprendre à le connaitre. Elle en savait beaucoup, mais ce serait à son tour de lui montrer son château fort. Il aimait dire qu’il n’était pas comparable au Eyrié ou à Hautjardin. Maeve en croyait autrement, ses yeux ne voyaient que des merveilles, depuis qu’elle voyageait. Se retournant de nouveau vers Noreen, elle l’interpella ainsi.

Vous m’accompagneriez dans le Conflans, plus tard?

Puis, elle se tourna vers Jasper :

Tu la laisserais venir avec moi?

Peut-être que l’homme que la petite Ruthermont attendait était dans le Conflans plutôt que dans le Val? Maeve ne savait pas encore jouer au jeu des alliances politiques, mais elle savait qu’elle voulait Noreen près d’elle, mais surtout, honorer sa promesse qu’elle lui avait faite à leur première rencontre.



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Message Sam 11 Aoû 2012 - 15:41

      Jasper gratifia sa sœur d'un sourire amical. « Bien sûr qu'elle t'accompagnera et que je la laisserai venir. Elle est ta suivante, c'est son devoir. » Le devoir. Jasper n'en savait que trop l'âpre signification. Par moment, dans les heures les plus sombres, une secrète part de lui-même haïssait ce vilain mot, ce mot odieux, pointu, aigre et froid comme un coup d'aiguille. Mais la bienveillance est sur le chemin du devoir et pour cette unique raison jamais le seigneur suzerain du Val ne chercherait à se soustraire au sien. Aussi haut que l'honneur ! Le devoir était plus important que tout le reste, et précisément il se devait de faire quelque chose à propos de cette Ruthermont qui était peut-être la mauvaise graine semée derrière elle par sa sœur aînée pour mieux pourrir son entourage de la vilaine gangrène qu'est la discorde. Tant qu'il ne pouvait être sûr de la bonne volonté et de la loyauté de cette demoiselle à la chevelure flamboyante... il ne baisserait point sa garde et veillerait à ce que Maeve en fasse de même. Elle était sa petite sœur, il l'aimait de tout son cœur mais elle était malheureusement trop peu sérieuse et trop sensible pour comprendre que des choix nécessaires et douloureux s'imposaient à eux en raison de leur position sociale. L'honneur est la poésie du devoir, n'avait cessé de lui répéter son père, du temps qu'il existait encore... Mais aujourd'hui, son père n'était plus là, et Jasper était lord. Ses responsabilités n'en étaient que plus lourdes et difficiles. Il n'avait pas cherché à expliquer à Maeve pourquoi il était désormais sûr et certain qu'elle n'entendrait plus jamais parler de lady Maura désormais. Ces explications viendraient plus tard avec la nécessité d'informer sa jeune sœur de choses importantes pour son avenir. Mais pour l'heure, Jasper avait en tête celui de lady Noreen. « Mais tu dois savoir, ma chère petite sœur, que lady Noreen ne sera pas toujours auprès de toi. Bientôt elle se mariera et elle devra sa loyauté à son époux et aux enfants de lui qu'elle portera. N'est-ce pas en ce sens que vous éduquent les septas ? Ne vous apprend-on pas à être de bonnes épouses afin de pouvoir prétendre à un beau et noble mariage ? »

      C'était la solution qui semblait s'imposer. S'il trouvait un époux pour lady Noreen, elle quitterait leur entourage pour se consacrer à sa nouvelle famille, et ainsi la créature de Maura serait éloignée du nid des Faucons pour de bon et pour toujours. Mais Jasper n'était pas sûr d'avoir du temps à consacrer à cette recherche, d'autant plus qu'étant donné la piteuse condition de la famille Ruthermont... le choix s'étrécissait. Un effort supplémentaire serait peut-être demandé, mais le jeu en valait sans doute la chandelle. Il ne pouvait résolument point abandonner la pauvre demoiselle sur le bord de la route. Mais il ne pouvait non plus la laisser ainsi croître comme de la mauvaise herbe dans l'entourage de sa petite sœur, car si lady Noreen était effectivement la créature de sa sœur aînée, les sept seuls savaient de quelles paroles injurieuses celle-ci avait chargé celle-là d'emplir les oreilles innocentes de la petite Maeve... Il s'entretiendrait directement avec lady Noreen sur ce point quand l'événement serait terminé et saurait certainement lui tirer les vers du nez. « Le devoir d'une fille est dans l'obéissance, mais je suis certain que vous aspirez à un beau mariage vous aussi, lady Noreen. Vous n'êtes pas de très haute naissance, mais notre compagnie vous aura sûrement donné quelque ambition. Je me trompe ? »
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 14:18


Intervention globale !
Veillez à lire tout le message, les événements généraux vous concernant tous !

         Le repas continuait à mesure que les discussions se terminaient pour laisser place à d’autres. Certains des convives s’amusaient là où d’autres s’ennuyaient fermement, mais c’était là des choses inévitables dans ce genre de fête. Quoi qu’il en soit, tous attendaient avec impatience que leur soit présenté l’œuf de dragon, encore que rares étaient ceux qui savaient que cela n’allait plus tarder.

         A la table d’honneur, occupé par ses propres pensées, le jeune lord Tully faisait son possible pour suivre ce qu’il se passait tout en restant digne de son rang de suzerain, attendant la venue de lady Rivanon. Un peu plus loin, à une autre table, la discussion entre ser Pryam, la ménestrelle Eleyna et ser Bufford continuait elle aussi, chacun présentant ses arguments aux autres mais peinant visiblement à les convaincre. Pourtant, quelque chose dans les propos d’Eleyna attira l’attention du chevalier Bieffois. « Vraiment ? Je serais ravi de pouvoir entendre quelque chanson de votre part. Mais que pouvez-vous avoir à apprendre sur les chevaliers que vous ne sachiez déjà ? N’y en avait-il pas, là où vous avez grandi ? Vous savez, les préceptes des Sept sont ceux que doivent respecter les chevaliers, même si certains l’oublient souvent. Je ne doute pas que vous puissiez les apprendre très rapidement à partir de là. » Souriant, il but une gorgée de son vin avant de reposer une nouvelle question. « Et quelles sont donc les aventures que vous conterez dans cette chanson ? Il y a bien des choses à dire avant Murs-Blancs, non ? »

         La discussion lancée par lord Jasper ne continua pas sur la même voie, mais l’arrivée de la dame de compagnie de Maeve, lady Noreen, amena cette dernière sur d’autres chemins. Cherchant à ne pas se mêler de ce qui ne le regardait pas, ser John détourna son attention vers la table des mariés, comme s’il cherchait quelque chose des yeux. Assis à l’une des tables voisines, tandis qu’il tentait de reprendre le cours du banquet comme s’il ne s’était rien passé, messire Asafa fut rapidement abandonné par lady Rivanon que ses devoirs et son suzerain appelaient. Pendant ce temps, lady Alysanne s’entretenait toujours avec le reitre à son service. Ne pouvant guère faire durer son manège, la servante maladroite qui cherchait à les espionner termina de nettoyer le sol avant de repartir déposer les débris aux cuisines, attendant ensuite un moment avant d’aller indiquer à lady Ashlee que l’autre dame du Bief avait parlé des préparatifs d’un futur voyage. Mais elle n’en savait guère plus… A la table d’honneur, le jeune lord Tully eut enfin le plaisir de voir arriver lady Rivanon et il entama avec elle la discussion qu’il semblait avoir tant attendue.

         Après avoir obtenu ses réponses, le prêtre Oteh chercha une table à laquelle s’installer et, repérant des places libres auprès des jeunes Dorniens, il pensa les rejoindre en entrainant derrière lui sa compagne du moment. Justement à cette table, Lyra expliquait à la petite famille du Conflans ce qu’il en était des vaches à Dorne, laissant aux passages ces derniers très perplexes. Dorne, ils connaissaient, c’était un nom qu’on avait déjà utilisé devant eux. C’était au sud, oui, mais quant au reste… « Pour sûr, vous m’étonnez. J’sais qu’c’est loin l’Dorne, mais comment qu’vous faites si vous avez pas d’vaches là-bas ? Les aubergistes y z’en ont souvent, des vaches, pour faire l’beurre ou l’fromage d’la maison. C’quoi comme bêtes qu’vous avez dans vos prés, du coup ? » Ah ça, ça n’allait pas être simple d’expliquer à une famille de pauvres paysans que la région de Dorne était très différente du reste du monde. Mais quand on n’avait jamais quitté le fief de sa naissance, le château voisin était déjà au-delà de toute compréhension. Alors une telle région… ! Les Dorniens purent alors constater que tout le monde semblait s’être donné le mot puisqu’une autre jeune femme vint elle aussi s’installer à leur table, bousculant quelque peu Lyra au passage tout en s’excusant. Il s’agissait de la sœur du chevalier sur lequel le tailleur venait justement de parier ! Signe des Sept ? Difficile à dire, d’autant plus que l’étrange attitude du prêtre à barbe devait tous les intriguer !

         Malheureusement, une fois n’est pas coutume, un événement imprévu vint bouleverser le banquet du soir. Les grandes portes de la salle s’ouvrirent à la volée alors qu’un homme escorté de gardes entra en trombe, criant et jurant. « Trahison ! » L’homme n’était autre que lord Gormon Peake, un seigneur du Bief. S’avançant d’un pas rapide vers la table d’honneur, il s’adressa alors à lord Beurpuits. « L’œuf a été volé, messire ! Vos gardes ont été sauvagement assassinés ! La relève a découvert leurs corps et les portes grandes ouvertes, mais nulle trace de l’œuf. Il ne peut toutefois pas encore avoir été sorti du château ! » Se tournant alors vers la salle, l’air furieux, lord Gormon scruta un à un les nobles présents puis son doigt se pointa vers l’une des tables des vainqueurs, désignant l’un des chevaliers. « C’est lui, le coupable ! Gardes, saisissez-vous de cet homme ! » Les gardes se déplacèrent alors rapidement pour encercler l’homme désigné tandis que ser Tommard Heddle et que ser Otho Bracken s’avançaient à leur tour. Le coupable désigné n’était autre que l’un des finalistes du tournoi. Ser Even Corbray.

         Le brouhaha se fit de plus en plus fort dans la salle alors que tout le monde comprenait seulement ce qui se passait. L’œuf avait-il réellement été volé ? Visiblement, on ne pouvait en doute, mais pourquoi accuser ce chevalier du Val ? Et surtout, qu’est-ce que ce dernier dirait pour sa défense ?

    - Voilà, la situation vient grandement de changer ! N’hésitez pas à en discuter, à prendre la parole, à vous expliquer, à prendre parti ou quoi que ce soit d’autre ! Toute l’attention est concentrée sur la situation, la musique a cessé et les serviteurs ne font plus rien. Il faut résoudre cet événement ! J’apporterais des précisions le moment venu mais en attendant, réagissez ! Wink

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre et la Corneille n'oublient jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait nuit, l'air est frais. Suite aux événements de la veille, les gardes de Murs-Blancs circulent dans tout le château et dans la cour. Il est donc très difficile de circuler librement et absolument impossible de se déplacer discrètement. Vous ne pouvez actuellement pas quitter la Grande Salle.
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 15:18

     Décidément jamais Jasper ne trouverait le temps de discuter avec sa petite sœur ou avec la rien du tout qui lui faisait office de dame de compagnie ! Lord Gormon Peake venait d'entrer et de révéler que l’œuf avait été volé... que les gardes avaient été assassinés... Ces deux informations suffirent à abreuver les esprits pour que s'élève alors un brouhaha d'inquiétudes et d'incompréhensions. Lui-même n'était pas sûr de tout comprendre. Avait-il seulement bien entendu ? Sans prendre la peine de s'excuser, Jasper se leva et abandonna la conversation qu'il tenait avec sa petite sœur et lady Noreen. D'une voix plus dure et ferme qu'il ne l'aurait voulue, il leur intima cet ordre : « Restez près de moi, toutes les deux. » Puis il se hissa sur ses pieds et tenta de regarder dans les environs pour voir ce qui se passait dans la salle. Lord Gormon pointait son doigt vers un homme qu'il désignait comme le coupable, et ce dernier n'était autre que ser Even Corbray. Le sang de Jasper se glaça alors que ser Otho Bracken, ser Tommard Heddle et d'autres gardes du château se dirigeait vers le chevalier du Val par ailleurs finaliste du tournoi. Par les Sept, à chaque fois qu'un tel événement se produisait, pourquoi diable les Corbray étaient-ils impliqués ? Qu'était-ce donc que cette famille maudite ? Une fois passé la surprise enragée, Jasper reprit ses esprits et tenta comme il put de s'avancer parmi les gens qui s'étaient à leur tour levés. Pourquoi accusait-on ser Even de la sorte ? Était-il bien sûr qu'il soit coupable ? L'avait-on vu ? Qui étaient ces témoins ? Trop de questions demeuraient sans réponse, et Jasper en avait conscience, il ne pouvait pas rester sur la touche et sans rien faire pendant que son vassal et membre de sa suite était l'objet d'une accusation aussi grave que terrible, d'autant plus si ce dernier était effectivement coupable. « Un instant ! » Jasper s'entendit crier mais il doutait que son interpellation eut quelque effet sur quiconque dans la salle.

     Sans prendre le temps de regarder si Maeve et Noreen le suivait bel et bien, il joua des coudes pour s'avancer jusqu'à la table d'honneur et quand il fut enfin en vue de celle-ci, il leva la main comme pour appeler lord Ambrose à lui donner la parole. À vrai dire il cherchait surtout à maintenir son cap jusqu'à arriver aux abords de la table où là comme ailleurs on s'agitait face à la triste affaire. Il s'adressait autant à lord Ambrose et à lord Ambrose qu'à tous ceux qui pourraient l'entendre prononcer ces fortes paroles : « Un instant ! Ser Even Corbray ici présent est à mon service et s'il est un voleur, il va de soi qu'il devra subir la punition pour son crime. Nul ici ne doute de votre parole lord Gormon, mais peut-on savoir ce qui vous permet d'affirmer que ser Even est le coupable ? Quelles sont vos preuves ? » Jasper ne souhaitait pas être de mauvaise foi : si ces preuves accablaient bien le chevalier du Val, alors ser Even méritait d'être puni pour le vol de l’œuf, et puni sévèrement. En revanche, s'il n'existait aucune preuve contre lui, Jasper exigerait qu'on retire les accusations portées contre lui. La précédente affaire Corbray ayant été ce qu'elle fut...
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Even Corbray
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 16:00

Even était bien parti pour retourner à sa rêverie et à ses pensées quand l'irruption de lord Peake écarta définitivement cette éventualité. Il se pencha légèrement en avant pour suivre l'homme des yeux alors qu'il criait à la trahison et expliquait que l'oeuf de dragon, prix du vainqueur du tournoi, avait été volé. Le chevalier haussa les sourcils, surpris, songeant toutefois que rien ne s'était déroulé comme prévu lors de ces festivités. Il ne broncha pas, attendant de voir la suite des évènements et prêt à aider aux recherches si nécessaire, quand le noble finit par le désigner et l'accuser d'être le coupable. Cette fois en revanche, c'était une vraie surprise, et pas une bonne. Il sentait tous les regards posés sur lui, et il avait la désagréable impression d'être mis à nu et sans armes en face d'un implacable adversaire. Ne sachant pas vraiment comment réagir, il resta de marbre, sachant pertinemment que tout ce qu'il dirait ou ferait pourrait être retenu contre lui, fausse accusation ou pas. Il n'était évidemment pour rien dans tout cela, mais les gardes ne semblaient pas s'en soucier outre mesure, car ils convergeaient déjà vers lui. Ils n'étaient d'ailleurs pas les seuls, car le Valois voyait également s'approcher ser Otho et ser Tommard, de toute évidence trop ravis par cette occasion de lui faire du tort.

Il ne voyait pas comment réfuter cette accusation de manière convaincante. Tout ce qu'il pourrait dire, c'est jurer qu'il n'était pas responsable, et l'unique preuve qu'il avait à sa disposition était le fait qu'il n'avait pas quitté la salle. Sa bonne foi serait peut-être un peu maigre face à des gens convaincus de sa culpabilité. Il se demanda un moment si les Sept avaient décidé de lui faire payer une faute pour lui mettre le mauvais sort en travers de la route depuis le début des festivités. Peut-être devait-il expier lui aussi les fautes de son cousin... Décidé à ne pas tenter quoi que ce soit, et surtout pas à prendre les armes, mais à toutefois nier son implication dans le vol, il se leva avec un calme apparent, même si son cerveau était en ébullition.


« Je ne suis pour rien dans le vol de cet œuf. Je n'ai d'ailleurs à aucun moment quitté cette salle. L'oeuf ne m'a jamais intéressé, je n'ai pris part au tournoi que pour défendre l'honneur du Val. Je le jure devant les Sept, par mon épée et sur mon honneur de chevalier. »

Sortant de sa bouche, ce n'étaient pas des paroles en l'air. Il avait juré de son innocence sur ce qu'il y avait de plus sacré, et il espérait que certains aient assez de droiture pour prendre cela en compte. Son regard se posa sur lord Arryn, qui s'était frayé un chemin jusqu'à lord Beurpuits pour s'interposer, de façon apparemment neutre. Even se demanda ce que son suzerain croirait. Pour l'heure, il ne pouvait vraiment pas faire mieux pour sa propre défense. Lord Jasper savait qu'il n'avait pas d'hommes à son service, et qu'il était entré seul dans son escorte. Il ne pouvait décemment pas avoir de contacts dans le Conflans capables de perpétrer ce forfait. Debout, immobile et droit, il se contenta d'attendre que la lumière se fasse sur la situation, ne désirant pas aggraver les choses par une attitude emportée. Ce n'était d'ailleurs absolument pas dans sa nature que de chercher le conflit.


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Message Dim 12 Aoû 2012 - 16:18

     Mais que se passait-il donc ? Pourquoi cet homme était-il entré de la sorte en criant à la trahison ? Qui avait trahi, et pourquoi ? L'homme à la barbe bien taillée et colorée de noir, de gris et de blanc avait dit à lord Ambrose que l’œuf avait été volé. Volé ! Edwyn s'était levé d'un bond. Voler une telle merveille ! Comment ? Pourquoi ? Qui ? Quand ? Des gardes assassinés ! Quelle horreur ! Le regard du petit garçon allait de lord Gormon Peake à lord Ambrose qui ne semblait pas réagir. Puis, sans crier gare, après avoir scruté les uns et les autres dans la pièce, lord Gormon pointa du doigt ser Even Corbray qu'Edwyn connaissait pour être membre de la suite de lord Arryn. Ce chevalier, qui participait au tournoi, les suivait depuis les Eyrié et le petit seigneur suzerain du Conflans se souvenait sans mal de lui. Il le regarda avec des yeux ronds quand lord Gormon le désigna comme le voleur et enjoignit les gardes du château de le saisir pour le neutraliser. Un voleur ! Un voleur ? Edwyn avait peine à le croire mais si lord Gormon l'affirmait... pourquoi mentirait-il ? Edwyn regarda lord Ambrose alors que les gardes et deux chevaliers du Conflans s'approchaient de ser Even pour l'attraper.

      – C'est incroyable ! Lord Ambrose … ?

     Toutefois, avant qu'il ait pu achever sa question, Edwyn remarqua lord Jasper Arryn qui s'était rapproché tant bien que mal de la table d'honneur et qui s'apprêtait à prendre la parole malgré le brouhaha des conversations et des chuchotements, car tous dans la salle semblaient y allaient de leur petit commentaire sur la question. Où était Maeve Arryn ? Edwyn ne pouvait la voir encore mais il espérait qu'elle était à l'abri et à vrai dire il ne voyait pas trop ce qui pouvait lui arriver de mal... mais tout ému et excité qu'il était, ses jambes commençaient à trembler sous lui. Lord Arryn prit la parole alors et questionna les preuves que détenaient lord Gormon pour ainsi accuser si sûrement le chevalier venu du Val. Cela semblait irréel... Edwyn peinait à croire que l’œuf avait été volé. Volé ! Il approuva de la tête les propos de lord Arryn et observa lord Ambrose. En tant que maître de la cérémonie, celui-ci aurait certainement quelque chose à dire... Ser Even serait sans doute placé en cellule le temps que s'éclaircisse l'affaire... mais Edwyn ressentit la cruauté de son jeune âge qui ne lui permettait pas d'aller bien loin dans son raisonnement. Si Gormon Peake accusait le chevalier, le faisait-il sans preuve ? C'était improbable, ce qui indiquait que ser Even était sûrement coupable... Edwyn décida donc d'attendre l'intervention de lord Ambrose, ou celle de lord Gormon peut-être, pour agir lui-même, car que pouvait-il dire ? Sans doute aurait-il à parler à un moment ou à un autre. Il résolut donc de se taire et d'adopter la mine la plus sérieuse possible.
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 17:23

Maël appuya les dires de la belle dornienne à ses côtés d’un appuyé signe de tête et s’égara même à vanter les mérites de La Lance d’Or en des termes élogieux. « Une chaleureuse auberge, il y fait toujours bon vivre. » Une risette orna ses lippes jusqu’à ce qu’il repère une servante qui approchait visiblement dans sa direction. Il esquissa un mouvement pour se redresser et l’inviter à leur table mais la jeune femme ne s’attarda pas une seule seconde. En effet, à peine les paroles délivrées elle tourna les talons et s’échappa sans qu’il n’ait eu le temps de répondre à la charmante invitation de lady Alysanne Florent, qu’il avait déjà eu la chance de rencontrer auparavant dans l’exercice de ses talents. Se rasseyant il eut un léger rire à la boutade de Lyra et glissa une main douce dans son échine, qui vint se lover contre sa taille.

    « J’aurais jouté armé d’une quenouille sur le dos de ce brave mulet de Pylos, il est sûr que ça aurait eu son charme. Voilà un tableau qui aurait alimenté nombre de quolibets dans les tribunes du Tournoi ! Il se pencha ensuite au creux de l’oreille de la jeune femme pour la tenir au courant des faits véritables. Une cliente, Lady Alysanne Florent, souhaite me voir demain. J’ai entendu murmurer qu’elle va faire un long voyage, elle doit avoir besoin de quelques tenues… »

La petite famille était toujours aussi charmante et visiblement intriguée par le mode de vie dornien. Depuis qu’il avait quitté sa région et s’était établi à Villevieille Maël avait également était la cible des questions voire de l’indiscrétion de quelques curieux, mais ce sentiment était mille fois préférable à la parfois franche animosité que témoignaient les Bieffois envers leurs anciens ennemis et voisins. Il n’y avait ici nulle défiance et méchanceté, Maël laissa donc Lyra apporter son éclairage avisé sur les auberges de Lancehélion. Il s’y serait lui-même hasardé si son attention n’avait pas été harponnée par une jeune femme qu’il avait déjà vu et qui venait de heurter la dornienne… Le temps qu’elle s’excuse, elle reprenait place dans ses souvenirs de la veille : il l’avait vu aux côtés du blond chevalier, celui pour qui il avait misé, nul autre que Pryam du Val. Un franc sourire s’établit sur son visage hâlé et il inclina légèrement la tête pour à son tour la saluer respectueusement.

    « Enchanté Serena. Je m’appelle Maël et voici Lyra. Sa main droite avait délicatement frôlé le bras de la belle, comme pour s’assurer que le malencontreux coup de coude ne l’avait pas injurié. Êtes-vous une amie de ser Pryam ? J’ai eu la chance de discuter un peu avec lui hier, avant même qu’il ne joute. J’ai cru voir qu’il allait bien… Il n’a pas été blessé j’espère ? »

Le prêtre à barbe et ami de Lyra, le dénommé Oteh, approcha alors en compagnie d’une chanteuse que Maël avait aperçu lors des évènements de la veille. Il se décala légèrement sur le banc pour qu’elle prenne place à son côté encore laissé vide et lui adressa un sourire sincère. Tandis qu’Oteh s’excusait auprès des parents il s’empressa de servir une chope à la jeune femme et la lui tendit : « Tenez, vous avez l’air un peu fébrile. » Etait-ce la foule qui la troublait ? Il n’en savait rien et espérait que leur paisible table lui apporterait un peu de sérénité. Après avoir soufflé quelques mots à Lyra, le prêtre se pencha vers lui et ses paroles le laissèrent perplexe un court instant. Des choses « importantes à révéler » ? Intrigué Maël hocha simplement la tête avec un fin sourire. « Très bien, nous en parlerons plus tard. » Le discours qui suivit fut en partie inaudible pour le tailleur qui suivit le fil de la conversation avec difficulté. Il y avait du bruit, de nombreuses sollicitations, et il n’entendait pas tout de la foi du prêtre à barbe. Si bien que lorsque le nom d’Hightower tomba, il fronça résolument les sourcils et glissa une œillade prudente vers Lyra. Il respectait énormément le seigneur de cette maison et ne tenait pas à être mêlé à d’obscures affaires concernant les siens. La Mère Rivière – ou bien les Sept vénérés en ces lieux – devait avoir entendu sa crainte car toute l’attention de l’assemblée fut bientôt détournée par une accusation plus que troublante ! L’œuf, trophée du Tournoi, avait été volé et l’un des finalistes, le valois ser Corbray, était accusé. Prudent, Maël entoura les épaules de la belle dornienne pour la protéger du possible tumulte qui pouvait poindre à tout moment. « Un vol, des morts… Ce mariage commence sous de tristes augures. » Susurra-t-il.



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Pryam Templeton
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 21:17

     La discussion entre Eleyna et ser Buford semblait les intéresser, mais rapidement la jeune femme retourna la situation en parlant d'une éventuelle balade dans laquelle son nom apparaîtrait. La gêne se manifesta aussitôt sur le visage du blond qui n'avait aucune envie d'entendre quoi que ce soit sur ses « exploits », autant parce qu'il estimait ne pas le mériter, que parce qu'il craignait que la rumeur d'un cheval du Val portant son prénom puisse éveiller les soupçons de son père. Secouant simplement la tête, il se contenta de lâcher quelques mots d'un ton qui montrait clairement qu'il préfèrerait largement que ce genre d'idées ne restent qu'au stade des idées.

     ▬ Je ne crois pas qu'une histoire parlant d'un chevalier qui se contente des basses besognes puisse intéresser grand monde. Je ne m'y connais pas, mais elle ne vous assurera que de perdre votre temps ma dame. »

     Il appréciait beaucoup la compagnie de la jeune femme et pour être sincère, était ravi que les Sept aient décidé de les mettre sur la même route une fois de plus pour qu'ils ne se séparent plus pour le moment. Ou tout le temps. L'avenir le leur dirait. Tout ça pour dire que malgré le plaisir qu'il prenait à la compagnie d'Eleyna, l'idée qu'elle puisse parler de lui l'inquiétait vraiment, mieux vaudrait parler de cela avec elle lorsqu'ils seraient tranquilles, mais cela signifiait aussi qu'il lui faudrait aborder un sujet qu'il tenait à garder secret. Bah ! Les choses étaient si compliquées, au final l'arrivée des hommes qui se mirent à crier au vol sauva presque le jeune homme, même si c'était malheureux de se réjouir d'un tel événement.
     Lorsque l'attention fut portée sur la table où ils étaient installés, le regard clair du chevalier se porta sur le visage de son voisin de table, ser Even. Lui un voleur ? C'était impensable ! Serena avait juré qu'il était bon et qu'il semblait se soucier des autres, il aurait été stupide d'agir de manière aussi en contradiction avec les vœux des chevaliers. Cela dit, Pryam ne le connaissait pas personnellement. Mais le fait que sa sœur lui fasse confiance lui suffisait. Lord Jasper se manifesta tout d'abord pour défendre son chevalier – puisque le Corbray était apparemment au service du seigneur des Eyrié – et le concerné argumenta à son tour pour montrer qu'il n'était coupable de rien. Cela dit, même si Pryam ne souhaitait guère être mêlé à des affaires le dépassant, il savait que Serena risquait de se faire remarquer si jamais le malheureux était en mauvaise position, mieux valait agir avant alors. Sa main se glissa un bref instant sur celle d'Eleyna qu'il serra légèrement comme pour la rassurer, puis il la retira vivement avant de parler d'une voix posée.

     ▬ Ser Even a pris la défense des personnes présentes dans la cour la veille au soir, il n'a pas la carrure d'un voleur. Les nobles étaient-ils seulement au courant de cet incident cela dit ? De plus il a participé à toutes les joutes puisqu'il n'a pas été éliminé, j'imagine qu'il a toutes les chances de remporter honorablement l'œuf de dragon. »

     Tout avait été dit d'un ton rapide, mais clair, cela dit il n'y avait certainement que les quelques gardes suffisamment proches d'eux qui pouvaient l'avoir entendu étant donné que le Valois ne tenait pas non plus à attirer toute l'attention sur lui. Non par peur d'être mêlé à tout cela, mais surtout parce qu'il n'était pas persuadé que son éloquence pouvait aider le Corbray vu comme il était peu qualifié dans ce domaine.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Dim 12 Aoû 2012 - 21:35

     Lyra était installée aux côtés de Maël et discutait tranquillement avec la petite famille lorsqu'un coup de coude la surprit et lui fit lâcher un léger cri de surprise. Tournant la tête pour voir qui était responsable de ce geste, la demoiselle se rendit alors compte qu'il s'agissait d'une jeune femme brune au visage aussi charmant qu'élégant. Elle portait une jolie robe qui, bien qu'elle n'avait pas l'air d'être celle du noble, lui seyait à ravir. Esquissant un sourire, la Dornienne s'empressa de rassurer la maladroite.

     ▬ Il n'y a pas de mal, ne vous inquiétez pas ma dame. »

     Ce fut à ce moment précis qu'Oteh décida de rejoindre le petit groupe, la demoiselle fut heureuse de constater qu'il semblait avoir retrouvé sa bonne humeur, bien qu'étonnée de le voir accompagné d'Eva. Les deux femmes se connaissaient et il était vrai que les évènements de la veille avaient fortement contrariés la roturière qui n'avait pas trop apprécié les paroles de la prostituée. Cela dit, Lyra n'était pas une femme mauvaise et elle avait toujours beaucoup de mal à en vouloir aux autres pendant plus de quelques heures. Ses yeux s'éclaircirent légèrement alors qu'elle secoua simplement la tête lorsque le prêtre à barbe leur demanda s'ils étaient gênés par le fait que la « chanteuse » l'accompagne.

     ▬ Aucunement. Nous nous connaissons de toute manière. Comment vas-tu depuis hier Eva ? Aurais-tu été touchée lors de la bagarre ? »

     La Dornienne avait bien remarqué les traces des coups qui figuraient sur son visage. Une chance qu'elle ne soit plus catin, mais tenancière de bordel, sans quoi elle aurait beaucoup de difficultés à appâter le client pendant quelques temps. Le ton de la jeune femme était légèrement inquiet, elle n'avait pas oublié qu'elle avait aidé Eva à l'époque où celle-ci avait été repoussée par son amant à Lancehélion, même si ce temps lui semblait bien éloigné. Ils se décalèrent pour permettre aux deux arrivants de prendre place et Lyra ne dissimula pas son plaisir lorsque le prêtre s'approcha d'elle pour lui faire savoir que tout allait mieux pour lui désormais.

     ▬ J'en suis heureuse, j'avais peur que la mélancolie ne vous ait trouvé ! »

     Après quoi, la demoiselle reporta son attention sur la dame à la belle robe qui s'était approchée d'eux juste avant, Maël avait apparemment déjà pris les devants en vérifiant qu'elle était en bonne forme et qu'elle avait de quoi boire. Ce n'était pas pour autant que la Dornienne allait se montrer avare d'attention, se décalant légèrement, elle offrit une place à la belle brune en même temps qu'un sourire joyeux. Ce n'était pas tous les jours que l'on avait l'occasion de pouvoir faire de nouvelles rencontres après tout ! Ce fut malheureusement à ce moment que les gardes arrivèrent pour accuser un chevalier qui semblait placé à la table des finalistes, d'avoir volé l'œuf, le fameux œuf de dragon ! Les yeux de la jeune femme s'entrouvrir de surprise alors que sa bouche formait un « O » de surprise, puis elle tourna la tête vers Maël.

     ▬ Un chevalier ? Est-ce qu'il ne doivent pas protéger les gens plutôt que les voler ? C'est étrange ! Il pouvait le gagner, pourquoi irait-il le dérober ? C'est idiot ! »

     Secouant la tête, elle repoussa une mèche de devant ses yeux, regardant avec un intérêt mêlé d'inquiétude la scène qui se passait à l'autre bout de la pièce. Pourvu que tout se règle rapidement, elle ne tenait pas à voir la même scène qu'hier se dérouler ce soir ! Après avoir observé l'accusé quelques instants, elle songea qu'elle n'avait croisé qu'un véritable chevalier, puis avec surprise constata que c'était le Valois qui avait séjourné dans l'auberge de ses parents il y a plusieurs années. Étonnée, elle en informa ses voisins.

     ▬ Oh ! Mais je le connais ! »
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 9:14

Un peu troublée de voir que la fille de son hôte soit partie si vite – Ashlee n’avait pas l’impression d’avoir passé tant de temps avec cette servante – la noble du Bief s’était rassise à table, son présent toujours à la main. Tout en piochant quelques mets dans son assiette avec sa fourchette, elle réfléchissait, silencieuse, légèrement morose. Mère devait être très fâchée contre elle qu’elle n’ait pas su faire montre de l’amabilité que l’on attendait d’elle ; et la jeune fille se demandait par quels moyens rattraper son erreur. Et surtout, si elle pouvait la rattraper.
Ecoutant vaguement la musique gaie qui se jouait joyeusement près de la table principale, elle jeta un œil à lady Alysanne Florent, qui continuait sa discussion avec son chevalier. Peut-être s’était-elle emballée trop vite ? Peut-être était-elle tout ce qu’il y avait de plus honnête en ce bas monde, et qu’elle se fourvoyait ? Qu’elle mettait en danger sa propre réputation pour rien ? Et quand bien même, qu’aurait-elle fait de l’information s’il s’était avéré qu’elle, Ashlee Cendregué, avait récolté la preuve que cette femme déshonorait le Bief ? Que valait la parole d’une servante ? Rien, sinon à la mettre dans l’embarras…

L’inconséquente demoiselle baissa à nouveau la tête vers son assiette. Oh non, même si les rires et les chants, et les fracas des services sur les assiettes, et le joyeux bruit des verres que l’on repose sur la table formaient un vacarme propre à ranimer l’excitation primaire qu’elle avait ressenti la veille, la jeune fille se sentait d’humeur triste et maussade.
Elle ne leva à nouveau ses yeux que pour voir réapparaitre la servante qui était allée faire ce qu’elle lui avait demandé. Un voyage ? Mais où ? Que cette femme était donc empotée ! Au bord de s’emporter, la jeune demoiselle se contint néanmoins, glissant la pièce promise (et si peu gagnée !) à la domestique, avant de lui tourner le dos, toute sorte d’idées tournant dans sa tête. Si elle pouvait seulement parler à la vieille fille qui était sa compatriote… il faudrait bien qu’elle vienne se rasseoir, de toute façon ? Elle ne pouvait rester décemment à la table des chevaliers, à parler seule avec un homme avec qui elle n’était pas mariée et qui n’était liée à elle que par des liens ténues, sinon sans liens de sang ! Non, elle allait bientôt revenir à table, et à ce moment-là, Ashlee pourrait lui parler… peut-être l’interroger sur ce mystérieux voyage ? Sa curiosité était piquée, il fallait bien l’avouer ! Mais pour rien au monde, il ne fallait laisser paraitre qu’elle était intriguée, et surtout pas à Jeyne, sa nouvelle amie. Elle allait héler une servante pour présenter ses excuses à la fille de son hôte pour son attitude inqualifiable – en arguant du prétexte qu’elle avait cru avoir un malaise, et qu’elle n’avait pas voulu l’importuner avec sa santé – lorsque les portes s’ouvrirent à la volée. Un homme accompagné de gardes fit irruption en criant et en jurant, tandis que toute musique s’interrompait aussitôt et que tous les regards bifurquaient vers le malotru.

La damoiselle du Bief allait faire une réflexion à sa mère lorsque les exclamations de l’inconnu lui ôtèrent la parole. L’œuf de dragon, volé ?! Les gardes, assassinés ? La jeune fille retint son souffle alors que le chevalier les dévisageait un par un avant de pointer du doigt un jouteur de la suite de Lord Jasper Arryn. Lui, le coupable ? Oh, il était vrai qu’il semblait redoutable et qu’il se battait comme un lion – de ce qu’elle avait pu en voir du moins.

Mais tout de même ! C’était insensé ! Comment avait-on pu voler la récompense ? Quel chevalier pouvait manquer d’honneur à ce point-là ?!
Etait-il possible d’être aussi peu en sécurité dans ce château, même dans un château d’anciens félons ? … Toute cette histoire était inimaginable et la demoiselle sentait l’angoisse monter au fond de sa gorge. Puissent les Sept les protéger ! Elle jeta un regard angoissé aux maitres des lieux, en se demandant comment ils allaient réagir. En tout cas, elle pouvait imaginer comment son père réagirait : mal ...

L’imagination fertile de l’adolescente fonctionnait à plein régime…
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Asafa Ferboys
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 12:43

- A la vérité, j'ai accompagné ma cousine en qualité de garde du corps. Elle est le joyau le plus précieux que nous ayons dans le désert, et c'est un honneur pour moi de la protéger.

L'homme sourit pour ponctué sa phrase, retournant son attention sur Edarra qui mangeait en discutant avec un autre noble. Cette dernière semblait épuiser par la journée, aussi n'était-elle que bien peu affable. La belle noble du Conflans se redressa et s'excusa ensuite, quittant la table pour se rendre auprès du jeune seigneur. Sans surprise, le jovial Dornien sourit et inclina la tête pour signifier à la jeune femme qu'il ne lui portait aucun griefs.

- Je vous en prie, ma dame. Vous m'avez offert un délicieux moment en partageant mon espiègle compagnie. C'est moi qui vous remercie pour votre patience et votre sympathie. Je vous retrouverais avec plaisir. Et si jamais nous ne devions plus nous croiser, veuillez transmettre mes respects à votre jeune sœur Walda, que j'ai eu l'occasion de rencontrer il y a peu.

Il observa alors la jeune femme s'éloigner un instant puis il se saisit d'une coupe de vin qu'il porta à ses lèvres. Il n'eut guère de temps à consacrer à sa pitance que déjà, un nouveau scandale éclatait, et cette fois-ci, nullement de son fait ou de celui de sa cousine, aussi incroyable que cela pouvait paraître. Non, un des seigneurs locaux désignait désormais le fameux jouteur ayant les faveurs des Ferboys (par pur opportunisme, ce dernier ayant disposé de Ser Tom le Noir lors du tournoi, fournissant donc un motif suffisant à gagner le soutien familial) comme étant le voleur de la récompense du tournoi, à savoir le fameux œuf de dragons. Asafa se mit à sourire et se leva, son verre à la main, pour se rapprocher de sa cousine et se tenir derrière sa chaise. Se penchant en avant, il lui glissa quelques mots.

- Chère cousine, je crains que la situation ne dégénère... Ces barbares sont tout à fait capable de nous prendre comme bouc émissaire, penses tu, des Dorniens ici, c'est une aubaine pour eux... Reste près de moi.

La jeune femme obtempéra pour se placer à son côté, et le duo au teint halé et aux cheveux couleurs de jais se dirigea alors vers les tables les plus proches de la sortie, à savoir celle des roturiers. Ainsi, Asafa espérait que si la situation dégénérait, ils sauraient s'enfuir plus aisément. Restant toujours dans une posture protectrice envers sa cousine, le géant des Osseux reconnut alors Lyra à la table des roturiers et, dans un sourire, s'avança vers elle. Invitant sa cousine à se joindre à lui, il se rapprocha de la table, sa coupe de vin toujours à la main, et salua tout sourire la jeune Dornienne.

- Lyra ! Par la Mère Rivière, que fais tu ici ? Je ne t'avais pas vu ! Quel plaisir de te revoir !

Sans même prendre le temps de la laisser répondre il saluait rapidement de la tête le petit groupe attablé avec elle.

- Dis moi, je vais avoir besoin de ton aide... Je redoute que les choses tournent mal ici, car je doute que le chevalier clairement favori pour le tournoi ai décidé de voler son prix... D'autant plus que Ser Tom le Noir semblait fort maussade d'avoir perdu... Pourrais tu me rendre un petit service, avec tes amis...

Il désigna les roturiers présent à la table.

- Veiller sur ma cousine, Lady Edarra Ferboys ? Il y aura une récompense bien entendu, mais si jamais un mouvement de panique se créé, je pourrais compter sur toi pour la mener en lieu sûr ? Et moi aussi, par la même occasion ?

Les yeux rieurs du Dornien et son air malicieux tranchaient littéralement avec la gravité de ses propos. Il se redressa, pour observer désormais la scène, dominant la tablée de toute sa stature, son verre à la main, et dit à voix haute, l'air amusé par la situation.

- Au moins, pour une fois, on n'a rien mis sur le dos des Dorniens, chère cousine. Pour le moment, en tout cas...
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 17:48

HO la mélancolie avait bien trouvé Oteh, mais pour l’heure, ses remords et sa peine étaient écartés par le vent nouveau de l’espoir. Hightower. Ce nom résonnait dans l’esprit d’Oteh, et il lui associait un parfum léger de rédemption et de liberté. A en croire les dieux, cette famille allait lui permettre d’avancer dans sa destinée, et donc sans aucun doute, elle lui permettrait de ressusciter sa bien aimé.

Le répis fut néanmoins de courte durée. La grande porte s’ouvrit dans un fracas retentissant qui força l’attention de tous. « Au Vol ! Au Vol ! » Conspuait il. Et voila, ce qu’Oteh redoutait était arrivé. Son attention s’était déjà porté sur quelques fait étrange dans la soirée, le sourire de la Brute de Bracken. Son regard entendu avec un de ses amis lorsque le cousin de Lady Edarra s’était fait remarqué, et les mauvais augures de la veille. Sans attendre, un coupable vu pointé du doigt, mais comme l’avait déjà remarqué ses amis, cette accusation était stupide et sans fondement. Tout portait donc à croire que c’était l’accusateur qui était coupable.

Deux silhouettes se rapprochèrent rapidement de la table. La maison Ferboys. A la vue de la dame qu’il connaissait bien, Oteh se releva derechef et s’inclina respectueusement, le poing porté au cœur. Il l’avait déjà servit, il l’avait déjà protégé, et c’était par sa bonté qu’il était ici ce soir. Finalement c’était grâce à elle que tout était arrivé. Alors lorsque son cousin leur demanda de prendre soin d’elle, confirmant au passage les soupçons d’Oteh en parlant de l’air maussade du perdant qui avait lui-même crié à l’aide . Le plus fameux des gardes du corps senti revivre en lui une ardeur qu’il n’avait pas connu depuis la disparition de son maitre.

« Comme jadis, mon bras est vôtre milady ! » Dit-il en plantant son regard dans celui de la Dame de Dorne.

Cependant, une chose était sur, vu le monde présent dans la salle, si une bagarre se déclenchait, il y avait beaucoup trop de risques. Ne mimant plus une faiblesse à la jambe, Oteh bondit sur la table et rabattit son capuchon en arrière, de son baton, il frappa plusieurs fois sur la table, tel un gong retentissant visant à attirer tous les yeux sur lui cette fois.

« Mes Seigneurs ! Chevaliers ! Reitres ! Moi je dis que puisque l’œuf est toujours dans le château, allons donc débusquer son voleur, et que celui-ci nous livre le nom de son maître ! Que ce chevalier reste ici en signe de bonne foi, et s’il est innocent, les dieux eux-mêmes nous mettront sur la voie du fautif ! »

Il resta debout face à l’assistance, s’étant époumoné pour que toute la salle l’entende. Espérant que celle-ci se vide. Il ne croyait pas le moins du monde à la culpabilité du chevalier, et il se moquait à présent de savoir qui avait volé l’œuf. Mais il avait des amis à protéger, et un devoir sacré à accomplir. Que l’on vienne à présent, que quelqu’un s’approche de cette table, et il serait reçu par la fine fleur des gardes du corps d’Essos.
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Message Lun 13 Aoû 2012 - 19:32

Eleyna était embarrassée de la question posée par le chevalier. Comment y répondre sans risquer de se trahir? Certes l'homme venait du Bief et il y avait peu de chance qu'il fasse le lien entre elle et la fugueuse Omble, si tant est qu'il en ai entendu parler -ce dont elle doutait- si elle lui avouait venir du Nord. Eleyna préférait rester vague car si elle avait avoué ses origines à Pryam, le chevalier blond était une exception à sa règle. Légère paranoïa? A n'en pas douter mais mieux valait pour tous. « Ce serait un honneur, messer... » dit-elle, cherchant comment occulter ses autres questions quand Pryam la sauva, à sa façon. Il se dépréciait encore et elle roula des yeux, mimant d'être excédée tout en souriant. « Si l'on vous écoute, rien de ce qui vous concerne n'est digne d'intérêt. Hors je ne suis pas du tout de cet avis... » La nordienne aurait pu développer d'avantage mais elle fut interrompue par une intrusion fracassante d'un homme entouré de gardes. Nouvelles péripéties en perspective, ce mariage ne manquait décidément pas de rebondissement...

Elle en fut toutefois détournée pendant un court instant, au moment où la main de Pryam effleura la sienne. Ses yeux se posèrent discrètement sur la scène, s'assurant qu'il s'agissait bien de la sienne et une légère chaleur s'empara d'elle, la même que celle qui l'avait prise le soir de leurs retrouvailles, lorsqu'il avait eu à peu près le même geste. Etait-il voulu ou inconscient? La question méritait débat et elle s'y serait bien attardée si les regards n'avaient pas convergés vers leur table. Pensant d'abord qu'on cherchait à l'accuser une fois de plus ou l'un de ses amis, Eleyna comprit ensuite que l'on s'adressait à leur voisin, le chevalier du Val arrivé en final du tournoi et qui semblait bien s'entendre avec Serena.

Eleyna ne connaissait pas le noble qui lançait les accusations de vol en hurlant à la trahison. Il était porteur de noires nouvelles car non seulement l'Oeuf avait été dérobé mais les gardes assassinés. Un seul homme aurait-il pu commettre ce crime? Eleyna en doutait et doutait aussi de l'identité du coupable désigné. Elle n'avait jamais discuté avec ser Even mais force lui était de constater qu'il n'avait pas quitté la salle depuis qu'ils y étaient arrivés. Et il n'avait manifestement pas de place sur lui pour dissimuler un oeil de cette taille -elle supposait que l'objet était assez encombrant. Tenant le raisonnement dans son esprit, il y serait sans doute resté si Pryam n'avait pas fais part de ses doutes tout haut. Il évoqua les évènements de la veille au soir. C'avait été suffisamment chaotique pour que la nordienne ne se souvienne pas de l'y avoir vu mais le chevalier n'était pas un menteur. Si bien qu'elle répondit sur le même ton que lui: « Puis comment un homme seul aurait-il pu tuer plusieurs gardes sans qu'au moins l'un d'eux ne puisse alerter des renforts? Sans compter qu'il n'est pas sorti ce me semble, depuis le début du dîner... » Elle secoua la tête. Le mariage de Lord Ambrose avait commencé sur de funestes augures et n'avait pas l'air de vouloir changer de direction. Poussant un petit soupir, elle lâcha: « Décidément il n'arrive que des malheurs dans ce château et l'on accuse toujours le premier venu. A croire qu'il suffit de choisir une tête au hasard! Figurez vous qu'hier on a essayé de faire passer Jorah pour un voleur de bourse! Et ce n'était pas un roturier, non non... Les gens d'ici ne cherchent-ils donc pas plus loin que le bout de leur nez? Ou s'amusent-ils à injurier tout qui leurs tombe sous les yeux? » Eleyna n'avait pas parlé très fort mais se disait que tout de même, elle n'aurait pas du laisser sa dernière phrase s'échapper d'entre ses lèvres. Sans doute Pryam était-il le seul à l'avoir entendue et elle l'espérait, vraiment. Le fait est qu'elle était assez excitée par tout cela et curieuse de connaître le dénouement de cette histoire.

En attendant les réponses à ses questions, elle attendit que l'accusateur apporte les preuves de ses allégations comme l'avait demandé lord Arryn. Eleyna s'était résignée à ne pas être tranquille un seul instant avec son chevalier tant qu'ils seraient à Murs-Blancs..
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Maeve Arryn
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Message Mar 14 Aoû 2012 - 2:30

Sa Septa? Elle ne faisait pas grand-chose, puisque Maeve ne lui laissait pas le temps de le faire. Elle pourrait dire ce qui lui chantait, elle n’était Elle se demandait si dire la vérité à son frère convenait. Noreen était sa suivante et elle pourrait toujours être mariée et la servir. Elle pourrait s’amuser et en plus, elle était gentille elle. Si jasper Voulait, il pouvait virer ses deux autres suivantes qui étaient toujours au Eyrié, mais elle tenait à Noreen. Même si elle allait certainement s’attirer les foudres de son frère, elle n’en ferait pas un plat. Elle était bien avec Noreen. Il n’allait pas la confiner à être seule. Il lui interdisait déjà tout contact avec Maura ce qui la peinait un peu. Elle qui s’était ennuyée de sa sœur, pour ne pas avoir le temps de la voir plus à Hautjardin.

Ma Septa veille davantage à ce que je ne fasse pas de bêtises et que je n’en dise pas. Et puis, elle pourra toujours rester avec moi. Tu pourras même renvoyer les deux suivantes, que Maura avait choisies, et qui me restent au Eyrié. Je ne les aime pas.

Elle faisait sa difficile. Elle était déçue des réponses de son frère, mais elle savait que Noreen ferait tout pour bien paraitre devant Jasper. Il avait quand même raison sur un point. Ils ne pouvaient pas gâcher l’événement, mais quand on parlait du malheur voilà qu’il semblait bien s’abattre sur la soirée. Tout se passa en un éclair. L’entrée les accusations. Bizarrement, elle ne croyait pas que le chevalier Valois soit coupable. Qui était-elle pour parler. Peut-être que la sœur du seigneur suzerain qui connaissait les gens de la maisonnée et de l’entourage de Jasper. Si Jasper se fraya un chemin près de la table d’honneur, Maeve tenta d’y rester en retrait bousculer de gauche à droite. Attrapant la main de Noreen, elle l’entraina avec elle pour être plus proche de son frère.

Viens avec moi

Grace à sa grandeur, elle eut le temps de se faufiler près de la table d’honneur, mais comme si la situation n’était pas à son comble, un drôle d’étranger prit la parole. Pour une fois, elle se l’Accordait, quelqu’un venait de réfléchir. Et encore l’esprit tordu de la petite Arryn imaginait bien des choses. Aucuns chevaliers de la suite de Jasper oserait manquer de respect à la fois à un hôte et à son seigneur.



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Message Mar 14 Aoû 2012 - 14:19


Intervention partielle !

         Le repas du soir avait finalement été interrompu par l’arrivée plus que remarquée de lord Gormon Peake qui criait à la trahison en dévoilant le fait que l’œuf de dragon avait été volé et que ses gardiens, des soldats dévoués de la maison Beurpuits, avaient été tués. Il désigna ensuite le chevalier du Val Even Corbray comme étant le responsable de ce crime encore que personne ne savait ce qui lui permettait de l’affirmer avec autant d’aplomb. Il était évident que tout n’avait pas encore été dévoilé.

         Prenant les devants, ser Even se leva pour jurer de son innocence sur ce qu’il avait de plus cher, mais qu’est-ce que cela voulait donc dire ? Après tout, n’importe quel accusé jurait toujours de son innocence devant son accusateur et les chevaliers ne faisaient pas défaut à cela. Lord Jasper Arryn se leva alors de table, quitta sa place et se dirigea vers la table d’honneur afin d’interpeller lord Ambrose et lord Gormon dans le but de demander à ce que l’on présente les preuves de ce crime, ce qui semblait le plus normal étant donné les circonstances. C’est alors que le chevalier errant du Val, ser Pryam, prit à son tour la parole, défendant l’accusé de quelques paroles qui attirèrent le regard noir de lord Gormon. « Bien des choses peuvent changer, au cours d’une nuit, messer. Il y a hors-les-murs bien des hommes qui souhaitent voir chuter la maison Beurpuits et chacun d’eux pourrait payer pour que l’on ruine ce mariage. Ser Otho pourra vous en dire beaucoup sur ces adorateurs d’arbres que sont les Nerbosc, par exemple… » Après tout, n’importe qui pouvait réussir à convaincre une autre personne de commettre un crime sous couverture d’agir bien alors que c’était tout le contraire. N’était-ce pas là les raisons de la tragédie d’Herberouge ? Combien de rebelles croyaient dur comme fer que Daemon Feunoyr était l’héritier le plus légitime au trône ? Etaient-ils réellement des criminels ? Les choses étaient bien plus complexes que la simple considération du blanc et du noir. Lord Gormon se tourna alors vers lord Ambrose. « Messire, selon le mestre, les soldats ont été tués au cours de la journée pendant que nous étions tous sur les lices. Le château était alors des plus déserts et en dehors des gardes et des domestiques, personne ne s’y trouvait. Il est impossible qu’un étranger ait pu y entrer et le coupable est forcément quelqu’un ici présent. Un jouteur aurait eu tout le loisir de s’absenter pendant les passes et il aurait eu les capacités nécessaire pour tuer des gardes. » Il fit alors à nouveau volte-face et reporta son regard sur ser Pryam. « De plus, comme nous le confirme ser Pryam, ser Even n’a pas été éliminé. Contrairement aux jouteurs vaincus, il n’a donc pas subi de blessures et nous avons tous pu assister à ses talents à l’épée face à ser Tommard. Nul doute que des gardes n’auraient rien pu faire pour lutter contre lui… » C’était un fait et il était difficile de le nier. Ser Even avait toutes les capacités et toutes les possibilités pour réaliser ce crime…

         Toutefois, alors que lord Gormon allait enfin dévoiler ses preuves, un brouhaha retentissant se fit entendre au fond de la salle alors qu’un homme vêtu de sortes de guenilles attira l’attention de tous en criant à plein poumon. Ulcéré, lord Ambrose se leva et prit la parole. « Qui donc ose ainsi manquer de respect à son hôte et au suzerain du Conflans !!! Silence, maraud ! Jette ton bâton sur le sol et rejoint ta place où ce ne sont pas les cachots qui t’attendront mais le gibet ! » S’avançant aux côtés de lord Gormon, lord Ambrose marqua une pause avant de reprendre la parole. « Personne ne quittera cette salle tant que la lumière n’aura pas été faite sur les événements. Seuls les gardes de Murs-Blancs mèneront les recherches. » Regardant tour à tour les nobles seigneurs et les dames présentes. « Messires et mes dames, ne vous inquiétez pas, tout se déroulera pour le mieux. Je ne doute pas que lord Gormon ait les preuves suffisantes de ce qu’il avance. » Ses yeux se portèrent ensuite vers le fond de la salle. « Je vous ai fait l’honneur de tous vous convier à un repas de lord et c’est ainsi que vous vous comportez ! Si vous ne souhaitez pas finir dans les geôles pour avoir manqué à votre rang, je vous conseille vivement de rester à vos places. A moins que vous n’ayez des choses à vous reprocher… » Puis enfin, son regard revint sur le prêtre à barbe. « Quant à vous, ce sera votre dernière chance. Donnez votre bâton aux gardes et reprenez votre place. Si vous persistez dans votre erreur, vous le paierez cher. » Terminant sa phrase, il porta son regard vers ser Tommard et ser Otho, ces deux derniers s’approchant quelque peu de la table d’Oteh, tout en prenant soin de rester à distance raisonnable. En même temps, le Démon de Murs-Blancs fit un signe à un garde qui quitta la salle juste avant que les portes ne soient toutes barrées et à peine quelques instants plus tard, des arbalétriers apparurent aux balcons qui se trouvaient au second niveau, prenant pour cible le prêtre debout sur la table. Il avait maintenant le choix : obéir aux injonctions de la noblesse et se comporter calmement ou subir la punition qui lui serait infligée, au risque que ses compagnons soient blessés ou tués dans l’affaire. Il ne devait cela qu’à lui seul. Après tout, en prenant ainsi la parole, il avait commis la plus grave des fautes. Il avait tenté d’usurper le pouvoir du seigneur des lieux en menant une rébellion à son encontre et cela, alors même que la situation requérait son intervention de lord. Mais peut-être avait-il ainsi avoué sa culpabilité dans le vol de l’œuf… Il semblait évident que si le prêtre ne décidait pas d’obéir, il serait considéré comme coupable lui-aussi et la mort serait le châtiment le plus doux qui l’attendrait.

         Cherchant à se calmer, lord Ambrose reporta son attention sur lord Gormon. « Quelles sont donc vos preuves, messire ? » Le seigneur du Bief héla alors un serviteur qui lui tendit un coffret qu’il ouvrit aux yeux de tous. On pouvait y voir un poignard ensanglanté. « Voici le poignard que le mestre a trouvé planté dans le dos de l’un de vos gardes. Il s’agit vraisemblablement d’une arme appartenant à leur assassin. » Tendant le coffret vers lord Jasper, il continua. « Il s’agit là de la preuve, messire. Regardez les armoiries de cette arme. » On pouvait en effet y voir de façon stylisée le blason de la maison Corbray et il était impossible que cette arme soit une fausse copie. Elle appartenait indéniablement à un membre de la maison Corbray, sortant visiblement des forges de Cordial. Mais comme si cela ne suffisait pas, lord Gormon continua. « Vous vantez tous les mérites honorables de ce chevalier ! Mais savez-vous que son honorable cousin a été accusé par lord Lannister de la mort de plusieurs artisans de Port-Lannis ? Oui ! La maison Corbray est loin d’être honorable quand son seigneur tue des innocents dans les rues même de la capitale de l’Ouest. Ne pensez-vous pas que l’œuf de dragon aurait été suffisant pour payer les amendes imposées ? La victoire au tournoi était loin d’être assurée pour lui mais le vol, lui, permettait l’entière possession de ce trésor… » L’argumentaire tenait la route, même s’il pouvait être inventé de toute pièce. En effet, ser Even était loin d’être un favori du tournoi et s’il remportait sa prochaine joute, il devrait affronter le redoutable lord Jasper, son suzerain, ou ser John, le véritable favori qui avait remporté chaque passe haut la main. Ainsi donc, le chevalier du Val aurait pu avoir toutes les raisons de voler cet œuf. Mais l’avait-il réellement fait ? Difficile à dire et ce serait encore plus difficile pour lui de le prouver aux yeux de tous. Cela dit, il n’avait pas le choix.

    - J’ai réagi à toutes les situations importantes et j’ai présenté de nouveaux points ! Réagissez en conséquence et n’hésitez pas à suivre votre instinct ! Cela dit, n’oubliez pas que nous sommes en intrigue et que toute action entraine des réactions parfois imprévisibles Wink Soyez prêt à les assumer, quoi qu’il vous en coûte Very Happy En cas de questions, n’hésitez pas à MP la Corneille !

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre et la Corneille n'oublient jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait nuit, l'air est frais. Suite aux événements de la veille, les gardes de Murs-Blancs circulent dans tout le château et dans la cour. Il est donc très difficile de circuler librement et absolument impossible de se déplacer discrètement. Vous ne pouvez actuellement pas quitter la Grande Salle.
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