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Jour 2, soir : Grande Salle

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Maeve Arryn
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♦ Missives : 271
♦ Missives Aventure : 96
♦ Age : 26
♦ Date de Naissance : 16/03/1991
♦ Arrivée à Westeros : 28/05/2011
♦ Célébrité : Bailee Madison
♦ Copyright : aSoIaF
♦ Doublons : Aaricia Greyjoy, Aliénor Tyrell, Maureen Bolton, Rebecca Staedmon
♦ Age du Personnage : 12 ans
♦ Mariage : Avec mon petit prince des Eaux un jour
♦ Lieu : Eyrié, (tout pres de la porte de lune :D)
♦ Liens Utiles : Maeve Arryn
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Intrigue et Aptitudes
Succes de la Peste du Val

1/2 rp

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Message Lun 23 Juil 2012 - 2:41

La petite peste était vouée à toujours adorer son petit prince des EAUX. Elle le trouvait si adorable qu’aucun chevalier ne pouvait prendre sa place. Elle était heureuse. Même si les derniers jours avaient été tout sauf à quoi elle s’attendait. Elle était malheureusement partie de Hautjardin, même si elle ne regrettait pas sa venue dans le Conflans. Elle espérait tout de même avoir une chance de montrer qu’elle savait se tenir. En regardant le chevalier que son affronterait peut-être si les sept le voulaient, elle répondit avec franchise :

Je ne fais que rapporter ce que mes yeux ont vu et ce que mes oreilles ont entendu Ser John.

Elle regarda le Ser puis son frère. Elle lui offrit un sourire et pensa aux derniers participants. Il restait, Ser Pryam, un homme très gentil qu’elle avait rencontré avant de rencontrer Edwyn. Puis il y avait ce Ser, qui servait sa maison. Le cherchant du regard, elle le trouva et sourit. Le Val était en force. C'était amusant à constater que le val dominait pendant ses premières joutes. Elle espérait que le petit Lord ainsi que Lord Ambrose appréciaient le hasard des sept.

Une chose est certaine c’est qu’il y aura une joute Valois contre Valois. Et le hasard est bien amusant. Peut-être jouteras-tu contre Ser Corbray, ce qui serait assez cocasse tout de même. Ou sinon, Ser Pryam contre toi ou Ser Corbray. J’ai déjà rencontré Ser Pryam, un homme fort aimable.

Maeve se rendit compte qu’elle avait peut-être trop parlé. Habituellement elle ne sortait pas du château des Eyrié alors des rencontres inopinés étaient plutôt rare. Enfin elle préféra ne plus parler au cas qu’elle avait trop parlé. Question sécurité, elle n’était pas une très bonne élève. Il fallait bien une faille en quelques parts.

Alors qu’il se tournait vers elle, attendant certainement les pires réprimandes, elle s’étouffa en avalant sa gorgée. Elle s’y attendait mais bon, après les tristes événements qui s’étaient produits à Hautjardin, elle n’avait plus pensé à cela.

C’Est grâce à toi, si nous nous entendons à merveille. Je n’aurais pas connu Edwyn et nous ne serons pas devenus amis.

Même si la petite Maeve devenait rouge tomate à ce moment, elle tenta de le cacher du mieux qu’elle pouvait. Edwyn était un ami qui lui manquerait beaucoup lorsqu’elle retrouverait les Eyrié. Elle lui écrirait, elle n’oublierait pas. Cependant, elle devait le laisser grandir en si mignon petit Lord qu’il était.

Tu es certainement un frère et un des meilleurs qui veillent attentivement sur sa petite sœur. J’ose croire qu’Edwyn ne le sait pas que tu veux contracter une alliance entre le Val et le Conflans?

Que nenni, elle n’allait pas faire la gaffe de le crier sur tous les toits. Elle était assez heureuse de cette décision, qu’elle était heureuse. Ils s'entendraient certainement à merveille. Mais la petite peste se tournait déjà vers le chevalier qui aurait peut-être la chance d’affronter son frère demain. Elle était curieuse de la réponse.




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Message Lun 23 Juil 2012 - 7:03

Noreen avait tenu à se laver, se coiffer et mettre sa plus belle robe pour le repas du soir, sauf qu’avec les aventures de la journée et le vent, elle avait les cheveux tellement emmêlés qu’elle avait mit plus de temps que prévu pour ses les coiffer. Elle arriva donc en retard au repas, en retard et honteuse, car pour une fois, elle était à la table de Jasper et Maeve et ne voulais pas leur manquer de respect en arrivant comme un cheveu sur la soupe. Elle arriva donc avec un épais chignon de tresses et sa robe bleue et blanche en se retenant de courir pour rejoindre la table. Elle s’inclina avec élégance devant Jasper et Maeve :

« Pardonnez mon retard, Messire, Ma Dame... Ser. »

Il lui avait fallut quelques instants pour reconnaître le Chevalier qu’elle avait pu apercevoir la veille dans la grande salle. Séduisant, le jeune homme l’était, cela dit un peu vieux, mais ça n’ »tait pas pour cela que les joues de la rouquine rosirent. Elle arrivait au moment ou Jasper annonçait qu’il avait prévu que Maeve épouse Edwyn et un sourire éclaira son visage à elle aussi, heureuse pour sa petite maitresse dont elle n’ignorait pas le penchant pour le jeune Lord. Elle prit place à côté de la jeune enfant qui donc serait bientôt promise contrairement à elle qui n’avait toujours personne à son bras malgré son âge avancé, seize ans, rendez vous compte !

« Ce sera certainement un superbe mariage Ma Dame. Et je suis certaine que Lord Edwyn ne s’y opposera pas. Il vous apprécie beaucoup, et même peut-être d’avantage, j’en mettrais ma main au feu. La façon dont il vous parle et dont il vous regarde, n’est-il pas toujours galant ? Souvenez vous qu’il était près à risquer sa vie pour vous protéger dans les montagnes du Val. Je suis heureuse pour vous Lady Maeve. »

Gênée, elle grattouilla la table un instant, n’osant demander à Maeve et encore moins à Jasper ce qu’il en serait de son propre mariage. De plus, la présence d’un chevalier inconnu aux cotés du Lord l’empêchait de parler de cela librement. A ce moment là, une domestique lui proposa à manger et la servit copieusement, elle avait dit oui pour ne pas sembler impolie et pour avoir quelque chose dans son assiette, mais son retard lui avait coupé l’appétit, aussi ne mangea-t-elle presque rien, se contentant de boire à petites gorgées. Rouge comme une tomate, elle fixait le contenue de son assiette et y plongeait sa fourchette sans jamais la porter à ses lèvres. Elle se rendit alors compte qu’elle en avait oublié la première des politesses à savoir de complimenter son suzerain sur les joutes du jour, d’autant plus que vu l’enthousiasme avec lequel elle l’avait encouragé, elle n’avait pas à rougir d’un manque de loyauté.

« Lord Jasper, vous avez été extraordinaire aujourd’hui, enfin… je ne m’attendais pas à moins venant d’un chevalier du Val tel que vous, mais vous avez montré ce qu’est un vrai chevalier. »
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Message Lun 23 Juil 2012 - 9:22

Eleyna n'avait, semblait-il, pas contrarié l'homme d'âge mur qui s'était improvisé compagnon de table, de par ses remarques. Que du contraire, il était d'accord avec elle ce qui la conforta dans son idée d'avoir raison, encore plus que dans son optique concernant le chevalier errant: Beaucoup trop modeste. Elle doutait même que ce soit la simple modestie et optait plus vite pour un manque criant de confiance en soi. La chance.. N'avait-on idée! Si tout était affaire de chance, Eleyna aurait pu s'improviser chevalier masqué et remporter l'Oeuf de dragon, elle qui n'avait jamais manqué de ce petit coup de pouce des Anciens Dieux, qui hélas semblaient être absent au Sud de Westeros. Plongée dans ses pensées théologiques, elle cessa d'écouter la conversation entre les deux hommes, discussion, à son sens, d'échange de politesse d'usage. C'était souvent le cas entre deux hommes et même si les discussions d'armes l'intéressaient en générale, personne n'avait l'air de lui prêter attention tant qu'elle n'ouvrait pas la bouche pour se démarquer. Elle n'attirait, après tout, le regard que de pervers -elle songea à l'incident plus tôt dans la journée et se mit à chercher Deirdre du regard, dans la foule.

Ce ne fus que lorsque Pryam l'interpella qu'elle releva la tête, pour l'écouter, et interrompit ses investigations. C'est qu'il avait prononcé le mot magique...Herberouge. C'était comme parler à un enfant du plus merveilleux des desserts. Les yeux pleins d'étoiles, elle tourna son regard vers l'homme et se souvint alors de son nom, bien que Pryam vienne de le prononcer. Comment ai-je pu l'oublier?! Buford. Il était LE ser Buford...Elle connaissait beaucoup d'histoires au sujet de cette fameuse bataille ainsi que quelques chansons. La plus connue devait être La Geste de Lord Deremond, qu'elle connaissait par coeur. Mais au sujet de cet homme, elle en connaissait plus encore. Son oncle Brandon lui en avait énormément raconté, et elle avait déduis qu'ils se connaissaient. Hélas elle ne pouvait vérifier cette information sans trahir son identité, aussi s'orienta-t-elle vers l'homme en lui-même, laissant le reste de ses questions en suspension. « Par les Anciens...Vous êtes réellement ser Buford Bulwer? Le ser Buford Bulwer qui a affronté quarante hommes contre un à Herberouge et s'en est sorti indemne? » C'était du moins ce qu'Eleyna avait entendu raconter par son oncle et son esprit naturellement romanesque n'avait pas cherché à rendre l'histoire plus réaliste. A son sens, de tels guerriers existaient et elle avait la chance de se tenir à côté de l'un d'eux. Elle n'aurait pu être plus excitée que si elle s'était tenue en face de Brynden Rivers ou Maekar Targaryen. « Me feriez-vous le plaisir de me raconter vos aventures? Mon cher Pryam ici présent refuse toujours de m'entretenir des siennes, il est d'une telle modestie...Une grande qualité pour un chevalier mais tellement frustrante, pour une ménestrelle. » précisa-t-elle en souriant à Pryam, pour qu'il comprenne que ce n'était pas la une critique.

Nuls doutes ses aventures n'étaient peut-être pas aussi passionnantes que celles vécues par ser Buford, il n'empêche, Eleyna aurait aimé les entendre tous et en savoir plus sur l'intriguant chevalier errant. Jusqu'à ce qu'elle démêle l'épais mystère qui entourait le beau blond, elle pouvait s'offrir un divertissement de taille. Pour peu, elle aurait sorti son carnet relié, à l'abris dans son sac, à côté de son luth, pour prendre des notes.
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Alysanne Florent
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Réfléchissez avant de croire,
informez-vous avant de réfléchir,
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Message Mar 24 Juil 2012 - 6:42

Alysanne se réjouissait d'être aux côtés d'une Bieffoise et de la jeune Brax qui n'était autre que sa cousine, les présentations d'usage lui ayant permis de s'en assurer. La conversation restait pour l'heure anodine et elle avait mis en sourdine sa curiosité naturelle, guettant du coin de l’œil, entre deux mouvements d'éventail, l'entrée de son garde du corps.

Pour la jeune femme, les choses étaient loin d'être simples, et son ventre se crispait à la perspective d'affronter le réître. Sa philosophie allait dans le sens même de Kerigan : faire preuve d'audace pour s'affranchir des limites imposées par sa naissance. Ne l'avait-elle pas dit et répété à Ser Kyle, puis à Lady Rivanon ? Comment concilier ses vues personnelles avec l'autorité inhérente à son statut ? Elle ne le pouvait pas. C'était à croire que le destin avait délibérément placé cet homme sur son chemin, pour l'obliger à assumer ses choix et les mettre en pratique... Elle s'arma de courage, sirotant un peu de vin pour se détendre.

Finalement, elle le repéra au fond de la salle et s'excusa auprès de ses voisines. « Un instant je vous prie, chères amies. J'ai quelques instructions à donner à mon escorte pour notre voyage de retour et j'aimerais beaucoup expédier cette affaire avant la présentation de l’œuf de dragon ! » Elle se dirigea en flânant vers la place où se trouvait Kerigan. Hors de question pour elle de faire un esclandre ; elle s'était donc composée une expression détachée. Son regard balayant les convives lui permit de reconnaître nombre de connaissances auxquelles elle adressa des signes de tête. Il y avait le chevalier Pryam, sa sœur Serena qui l'avait donc finalement retrouvé, la ménestrelle Eleyna, mais aussi, hasard improbable... son tailleur préféré ! Que faisait donc Maël aussi loin de Villevieille ? C'était en tout cas une chance inespérée de le trouver là juste avant son départ à Dorne... elle glissa un mot à une servante afin que celle-ci le prévienne que Lady Alysanne Florent était ravie de le voir en ces lieux et qu'elle serait plus ravie encore de lui voler un peu de son temps, le lendemain, pour lui passer commande...

Enfin, elle rejoignit Kerigan. « J'ai à vous parler » dit-elle d'une voix plutôt fraîche. On pouvait se douter à sa mine qu'elle ne venait pas le féliciter de sa bonne tenue. Elle le laissa se lever - il était évident qu'une lady n'allait pas s'asseoir là. Elle fit quelques pas pour se trouver à mi-chemin des tablées nobles et roturières, comme si elle cherchait inconsciemment un terrain neutre, et se retira dans une large alcôve décorée, pour ne pas gêner le passage des serviteurs. Kerigan n'avait pas l'air blessé, juste de mauvais poil, pour changer. Elle soupira. D'une voix neutre, juste assez basse pour être entendue de lui mais couverte alentour par le bruit de la salle, elle ouvrit les hostilités : « Vous savez de quoi je souhaite vous entretenir, je suppose. »

Évidemment. Il savait bien que sa mascarade ne pouvait passer inaperçue avec Hugo dans les gradins. « Si vous tenez tant que ça à quitter mon service, il y a des moyens plus simples de le faire. » Elle agita fébrilement son éventail. Peut-être était-ce cela qui la mettait le plus en colère. Qu'il ait jeté aux orties sa confiance, après tous les efforts déployés pour s'entendre. « Vous avez fait fort, je dois dire. Arriver à mettre en péril tout à la fois votre vie, votre avenir, les possessions d'Hugo et l'honneur de ma Maison... » Elle haussa les épaules. « Et tout cela pour quoi ? » Avant de prendre une décision, elle voulait connaître le fond de sa pensée...





Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
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Message Mar 24 Juil 2012 - 9:01

Even était accaparé par des personnes qui venaient le féliciter pour les joutes qu'il avait remporté et il n'avait encore eu aucun mot pour la valoise dont le moral ternissait de minute en minute, teinté d'un ennui mortel autour de cette table où personne ne semblait pour le coup s'intéresser à elle. C'était du moins vrai jusqu'à ce qu'un grand homme barbu ne demanda à Pryam la permission de se joindre à eux et qu'elle l'entende demander si elle – qui lui tenait la main – était son amie. La jeune femme tourna la tête vers eux pour entendre, surprise, que non. Elle battit une fois des cils avant de jeter un coup d'oeil à son frère qui précisa qu'elle était en réalité sa sœur cadette et Serena se demanda pourquoi elle ne pouvait pas être les deux. Elle ne savait pas ce que le chevalier avait sous-entendu en la désignant par ce terme ambigu. Quoi qu'il en soit, elle sourit à ser Buford avec chaleur et inclina poliment la tête pour le saluer en silence.

Serena passa les secondes suivantes à essayer de retirer aussi discrètement que possible sa main sous celle de son frère. Lorsqu'elle récupéra la liberté de son membre, elle tourna la tête vers Even manifestement toujours occupé par ses admirateurs et se dégagea de sa chaise sans un bruit pour s'éclipser sans être remarquée. Elle avait le vague à l'âme et ne le supportait pas très bien. La brunette glissa entre les tables comme un fantôme pour rejoindre l'entrée de la salle et chercher de l'air. Elle ne s'aperçut pas que le Bracken était présent. Par contre, elle remarqua encore une fois cette lady du Bief qui l'avait aidée dans une alcôve. Soudain plus heureuse, elle se dirigea vers elle avant de se rendre compte qu'elle semblait en train de passer un savon à un homme qui faisait presque deux têtes de plus qu'elle. Sans doute un de ses serviteurs. N'osant pas les interrompre dans leur affaire qui semblait délicate, Serena se renfrogna et passa son chemin pour continuer son errance.

Depuis un angle de la pièce, elle s'arrêta pour regarder les tables. Les roturiers semblaient s'amuser bien plus que les nobles qui devaient rester calmes et mesurés entre eux alors que les premiers n'hésitaient pas à rire gorge déployée et à se donner de grandes tapes dans le dos. La belle songea avec mélancolie qu'elle avait vécu dans ses deux mondes et que même si elle commençait à oublier ce que c'était d'habiter un château, elle n'oubliait pas qu'elle devrait certainement y retourner un jour. En regardant ce mariage, elle eut l'impression d'être déjà vieille et de n'avoir rien accompli. Sa vie aurait-t-elle été meilleure si elle n'avait pas fui le convoi qui l'emmenait au septuaire il y a douze ans ?
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Ryman Frey
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~~ Seigneur des Jumeaux ~~

♦ Missives : 1490
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♦ Mariage : Lady Mera Vance
♦ Lieu : Les Jumeaux
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Message Mar 24 Juil 2012 - 10:11

Lord Ambrose apporta à son tour une réponse à Lord Tully, un peu plus avisée, probablement, que celle du seigneur des Jumeaux. Après tout, ils n’avaient pas la même expérience. Le maître des lieux aborda plusieurs points avant de désigner son favori : Ser John. D’après lui, il était le plus apte à l’emporter, car il était le plus expérimenté. Mais ça, bien sûr, c’était sans compter sur les éventuels incidents qui précéderaient les joutes. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Le jeune Edwyn regretta que le Conflans n’ait pas présenté plus de chevaliers, et se prit même à rêver d’avoir été plus âgé.

« Votre heure viendra. Avec les meilleurs enseignements, vous pourrez devenir un jouteur hors pair, à même de défier les chevaliers les plus hardis. »

Ce n’était pas des paroles en l’air. En tant que seigneur de Vivesaigues, il était normal que Lord Edwyn dispose des meilleurs professeurs dans toutes les disciplines, celles de la chevalerie comprises. Ryman lui-même aurait pu s’y intéresser, mais il était plus versé dans la diplomatie que le combat. Quand il s’agissait de manier une arme, il préférait que ce soit Maleck qui s’en charge. Bien sûr, il était capable de se battre s’il le fallait, mais ce n’était que dans le cadre d’occasions particulières. Un tournoi à un mariage, même celui de sa sœur, n’était pas l’une de ces occasions.

Lord Ambrose afficha un sourire entendu avant de répondre. Son beau-frère insistait peut-être sur l’œuf, mais après les rumeurs qu’il avait entendues la veille, Lord Ryman était vraiment curieux de découvrir si elles étaient fondées ou non. Il espérait bien sûr qu’elles ne l’étaient pas, quel scandale ça aurait été si le prix du tournoi, un objet d’une telle rareté, avait pu disparaître !

« Je demandais simplement quand, et j’ai eu ma réponse. Comprenez qu’admirer un tel trésor n’est pas donné à tout le monde, et en effet, je suis impatient ! Lady Ashlee Cendregué a comparé les Jumeaux à un œuf de dragon, il me tarde de découvrir la vérité ! »

Il émit un petit rire, avant de jeter un regard, justement vers Lady Ashlee. Cette dernière avait reçu un petit peigne de la part de la mariée. Au moins, Ryman était assuré que sa sœur avait reçu une excellente éducation, ce dont il n’avait jamais douté, mais surtout, qu’elle savait le montrer. Il chercha d’ailleurs leur mère des yeux. Cette dernière était en conversation avec Lady Mera, sa belle-fille. De quoi pouvaient-elles donc bien parler ? Oh, peu importe, des histoires de femmes, probablement…



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Message Mar 24 Juil 2012 - 21:32

De mieux en mieux ! Voila que ces tarés frappaient une femme maintenant ! Elle aurait vraiment tout vu dans cette ville de consanguins notoires ! Qu’ils brûlent dans les Sept Enfers ! Non seulement, elle n’avait pas rencontré ceux qu’elle voulait rencontrer pour leur présenter son nouveau commerce et les inviter à L’Aubade ou leur proposer ses services à domicile. Mais en plus de ne rien gagner, voila qu’elle perdait carrément sa beauté légendaire avec une lèvre coupée et enflée, un œil à moitié fermé, bouffi et déjà bien violacée, le nez en sang ainsi qu’une coupure sur la pommette et d’autres contusions sur le corps qui la faisaient souffrir. Dans la ruelle où les rustres qui l’avaient tabassée l’avaient jeté, elle fut remarquée par une femme à laquelle elle répondit, faute d’être en mesure de faire un scandale :

« Rien, ne vous souciez pas de moi… »

Mais la femme la trouva sacrément amochée pour quelqu’un qui n’avait rien aussi l’aida-elle à se lever et à trouver un endroit et un peu d’eau pour nettoyer un peu ses blessures sans pour autant effacer de son visage les marques du passage à tabac.

Beaucoup de larmes et la rencontre fortuite avec un miroir plus tard elle eut une soudaine envie de meurtre. Ils avaient abimé son gagne pain, enfin heureusement, elle en avait désormais un autre, mais en tant que taulière, il fallait qu’elle soit présentable. Après sa petite altercation avec les gardes pendant le Tournoi, Eva avait décidé qu’il valait mieux ne pas remettre les pieds près de la lice, et hésita longuement avant d’oser entrer dans le château pour la fête du soir. Depuis qu’elle était arrivée, elle n’avait eut que des ennuis, et ce malgré le fait qu’elle ait sauvé une bonne partie des roturiers présents le soir d’avant. On ne l’y reprendrait pas de sitôt, cette bande d’ingrats pouvait crever, elle ne bougerait pas le petit doigt ! A quoi bon rester au risque de perdre ce qu’elle avait de plus précieux, à savoir son visage et son corps. Mais surtout, elle avait peur, une peur bleu que les événements de la veille se répètent et que cette fois elle n’en sorte pas indemne ou encore de tomber à nouveau sur ses gardes qui s’étaient plut à lui refaire le portrait.

Effrayée plus qu’énervée, une fois n’est pas coutume, elle entra finalement dans l’espoir de retrouver ce prêtre à barbe et son ruban. Enfin ça n’était plus pour le ruban, simplement pour le fait que lui et Serena avaient été les deux seules personnes à la soutenir lorsqu’elle avait été huée. Que pouvait-elle faire d’autre à part chercher un peu de réconfort ? A moins que… A moins qu’elle ne demande justice pour le mal qui lui avait été fait, mais le fait est que d’une certaine manière, cela était justifié. En effet en cherchant à faire parler le garde sur les événements de la veille, elle avait un peu manqué de respect au seigneur des lieux, elle ne pouvait le nier. Ou pouvait donc bien être le vieux garde adorable rencontré la veille, celui qui avait fait basculer la situation après qu’elle l’ait prié d’agir ? Ce qu’elle aurait aimé le voir, lui ou Oteh, ou Serena, ou Owayn ! Mais dans cette foule et avec sa vision légèrement amoindrie et surtout cette angoisse latente qui l’empêchait de voir autre chose que des gardes levant des mains gantés de fer sur elle, elle n’arrivait pas à les trouver. Elle se contentait de reculer, de sursauter, de s’esquiver, de trembler de plus belle à chaque fois qu’on la frôlait. Résultat, elle se retrouva bientôt acculée contre une des tables de la grande salle, et en essayant de se dégager elle tomba à genoux devant un homme dont elle crut reconnaître les chausses. Elle leva la tête pour vérifier, était-ce bien le fameux prêtre qui avait ramassé son ruban lorsqu'elle avait chanté ?
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Even Corbray
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Courage et honneur.



Chevalier du Val.

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Message Mer 25 Juil 2012 - 13:08

Attablé avec Serena et son frère, Even avait encore l'esprit préoccupé par les évènements de la journée. Il n'avait pas manqué de constater que ses désormais ennemis attitrés étaient encore là, mais il osait espérer que cette fois, ils s'abstiendraient de faire quelque mauvais coup, en plein milieu de la salle de réception, avec les gardes qui veillaient. Ironiquement, il se disait néanmoins qu'il ne fallait pas trop compter sur ces derniers : ils n'étaient pas intervenus de façon probante lors des incidents de la veille, quant à leur surveillance du camp des jouteurs... il ne savait que penser de leur efficacité à ce moment-là.
Néanmoins, il se trouvait distrait fort heureusement par des discussions avec des gens qui l'avaient félicité pour ses joutes, notamment la dernière qui avait été selon eux impressionnante, avec trois lances brisées avant qu'un vainqueur ne se détache. Le Valois les avait modestement remercié pour ces compliments, plutôt heureux d'être arrivé là où il en était. Si jamais il devait perdre le lendemain, il le ferait sans rougir.
Son regard se posa un instant sur lord Jasper, placé à une autre table, et qui était plongé en grande conversation. Le chevalier aurait apprécié de pouvoir échanger quelques mots avec lui, mais c'était leur hôte qui avait choisi de les disposer ainsi, et il n'avait donc pas protesté. Il pourrait toujours trouver une occasion plus tard pour lui parler. Il se demanda un instant s'ils seraient amenés à s'affronter, mais il ne manquerait pas de respect au jeune lord en ne donnant pas le meilleur de lui-même si l'occasion se présentait.

Entendant quelqu'un se lever, il jeta un regard à côté de lui et constata que Serena s'était éclipsé. Il aurait aimé lui faire la conversation, mais il n'en avait pas eu l'occasion jusque là. Il observa un instant la jeune femme afin de voir où elle allait, mais il ne se leva pas pour la suivre. Peut-être avait-elle besoin d'un peu de solitude. Néanmoins, Even jeta un nouveau regard en direction de ser Otho Bracken, comme pour s'assurer qu'il n'allait pas encore s'en prendre à elle. Il se recula dans son siège avec un petit soupir, et se saisit de la coupe de vin devant lui qu'il but à petites gorgées, songeur.
De l'autre côté du siège vide de la belle se trouvait le frère de cette dernière. Le Valois avait été étonné de découvrir qu'il s'agissait de l'homme à qui il avait eu affaire dans la cour la veille, lorsqu'un homme leur avait confié une missive malheureusement perdue dans l'agitation qui avait eu lieu. Lui aussi était encore dans la course pour l'oeuf de dragon, et puisque la liste des jouteurs s'était à présent retrouvée réduite au nombre de quatre, il y avait de fortes chances qu'ils se retrouvent face à face. Une pensée furtive traversa l'esprit du chevalier, qui se demanda qui Serena soutiendrait dans un tel cas. Il secoua légèrement la tête pour effacer cette question de son esprit, la trouvant dénuée de sens. Qui était-il pour elle, sinon un inconnu avec qui elle avait passé une soirée et échangé quelques mots ? Alors que le blond était son frère, la question ne se posait donc pas. Il se demanda même pourquoi une telle pensée lui était venue à l'esprit...


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Message Mer 25 Juil 2012 - 19:34

Rien ! Décidément rien ! Le néant le plus total envahissait l’horizon du quadragénaire. Il n’avait point ne serait-ce que l’espérance de trouver une réponse à son énigme. L’oublier ? Faire la fête ? Célébrer ces noces d’hypocrite en oubliant les malheurs qui troublait l’image de ces noces ? Ce serait commettre l’erreur d’oublier que la conclusion de l’énigme divine pouvait permettre au prêtre de retrouver la splendeur éblouissante de sa lame, de son épouse. Ha si ces barbares pouvaient la voir dans toute sa splendeur et sa force ! Belle, brillante, étincelante… et meurtrière… Mais non, elle était cachée dans la besace toujours dans son dos. Qu’il était triste de cacher pareille beauté… Ha comme il voudrait pouvoir leur montrer l’étendue de ses capacités en leur offrant la tête d’Otho Bracken. Ils sauraient ainsi quel respect méritait un Prêtre à Barbe de Norvos. La décadence dont faisait finalement preuve la société de Norvos en permettant à des chevaliers aidés par des gardes de s’en prendre à plus faible donnait l’envie à Oteh de quitter le continent pour des contrés plus civilisés. Mais non ! Faute d’argent, d’arme, et d’honneur, le meilleur des hallebardiers ne pouvait rentrer chez lui. Il lui fallait donc répondre à cette énigme pour connaître la prochaine étape.

Las de devoir regarder partout en cherchant quelqu’un à qui s’adresser, Oteh s’approcha d’un garde qui était près de la zone ou dinaient les nobles, il entreprit de transférer deux dragons d’or dans sa poche en lui disant à l’oreille :

« Préviens le seigneur de ce lieu qu’Oteh Byris veut lui transmettre une énigme de la part du Guerrier. »

Le garde le regarda d’abord avec suspicion jusqu’à ce qu’Oteh tire sur le col de sa tunique pour révéler la pointe de son tatouage de chair, gravé par le rouge du fer voila bien longtemps. Puis le garde fila. Le temps qu’il fasse son œuvre, Oteh repéra un visage apeuré dans la foule. Se doutant que le seigneur de ces lieux ne voudrait sans doute pas entendre son histoire dans l’immédiat, il se rapprocha, traversant à nouveau la foule comme s’il s’agissait d’une mer houleuse. Il arriva alors près de la table au pied de laquelle avait chut la jeune femme et tendis la main.

« Permettez… » Dit il d’une voix douce. Lorsqu’elle leva la tête, lui offrant ainsi le spectacle désolant de ce qui avait dut être une journée abominable, le sang d’Oteh ne fit qu’un tour. Qu’un homme maltraite ainsi une femme était le summum du déshonneur pour lui. Jamais il n’avait porté la main sur une femme si elle n’était pas armée, et jamais il n’en avait tué. C’était selon lui un acte inqualifiable.

Maîtrisant la fureur qui parcourait ses muscles, Oteh ne pouvait cependant pas caché son regard sévère. Ce n’était pas la dame qu’il jugeait ainsi bien sur, mais ses blessures.

« Ces traits là ne sont pas digne de vous. J’aimerais vous demander qui a fait cela, mais un meurtre dans la salle de réception ce soir, si le coupable était là, ne serait pas de bon augure… »

Il la releva et la regarda dans les yeux. Détaillant les parties enflés et imaginant les coups qu’elle avait du prendre.

« Surtout ne les cachez pas. Que tous sachent comment on reçoit les invités sur ce domaine… Tenez… Je crois que c’est à vous. »

Il détacha finalement le ruban de son poignet, mais avant de le lui redonner, il le rapprocha de ses lèvres, murmurant quelque prières de bénédiction dans une langue étrangère puis le tendis à la jeune femme.

« Puisse-t-il vous porter plus de chances. Soyez ma cavalière pour ce soir. J’aimerais savoir quelles chansons vous connaissez, et comment vous les avez appris. »

Se montrant des plus courtoit, Oteh venait finalement de placer la dornienne (encore une) sous sa protection, et attention au prochain qui l’insulterait, il s’en sortirait lourd de remord et alléger de virilité !

MJ : Lord Beurpuit accepte-t-il de laisser parler Oteh face aux nobles ? Eva sera t-elle enfin tranquille ?
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Message Mer 25 Juil 2012 - 22:04

Le regard parfaitement fixé sur son godet, Kerigan semblait avoir retrouvé une certaine sérénité malgré son humeur maussade. Cependant, il se doutait, dans un coin de son esprit légèrement embrumé par l’alcool, que Lady Florent allait finir par se montrer pour discuter de certaines initiatives du garde du corps. Et bien évidemment, lui, n’éprouvait pas la même envie. Premièrement, il était encore trop tôt pour qu’il puisse s’expliquer avec assez de retenue. Et deuxièmement, Kerigan avait l’intime sensation qu’Alysanne ne comprendrait tout simplement pas ses motivations.

D’ailleurs, il n’eut pas vraiment le temps de méditer sur ses pensées. En relevant les yeux, il fut en mesure de reconnaître la Biefoise venir à sa rencontre. Ses sourcils se froncèrent sur le coup tandis qu’un soupir s’échappa silencieusement d’entre ses lèvres. Le natif de Torth se leva dans la foulée. Elle avait beau garder cette voix douce, Kerigan voyait clair dans son jeu et décelait de l’irritation chez elle, rien que par la manière avec laquelle Alysanne se montrait directive.

«Je pense que vous supposez bien… » se permit-il d’avancer un brin sarcastique sur un ton calme.

Une fois en retrait dans cette alcôve discrète, le garde du corps s’attendait à recevoir ses remontrances. Ce n’était pas le moment de se laisser aller à quelques petites piques mal placées qui la tournerait en dérision. Mais, il en avait aussi sur le cœur pour répliquer de cette manière.

«Vous pouvez aussi m’accuser de mettre en péril la paix relative dans les Sept Couronnes pendant que vous y êtes, je ne suis plus à ça près sur mon ardoise…Oh à ce compte là, le coup de gourdin que j’ai reçu dans le dos la nuit dernière était aussi de ma faute ? Et si votre éventail se fend soudainement, j’en serais responsable aussi j’imagine ?»


Et pourtant il continua de s’énoncer de la même manière. Même s’il s’exprimait avec une retenue surprenante, il utilisait l’ironie afin de montrer son désaccord de manière assez provocatrice. Par la suite, Kerigan se rapprocha davantage, son visage devenant un peu plus sérieux et sa voix rauque et à peine audible pour Alysanne.

« Pourquoi ? Pour quelque chose que vous ne comprendriez pas même si vous passez autant de temps à apprendre de nouvelles choses. Je n’ai rien contre vous, ni contre ma nouvelle fonction. J’exerce ce rôle du mieux que je peux. Mais, je ne peux pas laisser passer certaines occasions quand elles se présentent. Nous avons déjà discuté du fait d’amener un de ‘lumière’ quand on le peut. Vous vous souvenez ? Je n’ai pas oublié certains moments de ma vie. Et, en aucune façon, je me considérerais inférieur à ces personnes qui font tâche à leur rang…Ces mêmes personnes qui font des courbettes devant vous rien que pour votre nom et votre bourse…Et enfin je trouve assez ironique que celle qui m’accuse de tout et n’importe quoi, n’est pas capable de trouver un mari dans sa couche et de procréer à l’occasion tandis que sa stupide sœur fait des caprices pour ne pas avoir à remplir son rôle. Alors dîtes moi maintenant qui met en péril la réputation de votre Maison ? Celui qui a juste condamné une armure plus tôt que prévu ? »

Etrangement, il ressentait la sensation d’avoir été trop loin sans véritablement le regretter. Le but n’était pas de la blesser mais de lui montrer qu’elle ne pouvait être crédible en proférant de telles accusations. Et, étrangement, de nouveau, il éprouvait quelque chose de parfaitement contradictoire au contexte actuel. Quelque chose qu’il tentait de dissimuler comme s’il s’agissait d’une méprise ou l’effet d’un quelconque vice qui le poussait à apprécier ce rapport de force avec elle. Ses yeux se perdirent un bref instant sur ses lèvres avant qu’il ne parvienne à conclure ses explications un peu plus sereinement. Kerigan ne savait peut être pas lire mais il disposait d’un certain potentiel en terme d’expression orale.

«Je ne suis qu’un roturier qui risque tout en vous parlant de cette manière. Mais, c’est la preuve que vous êtes une des rares personnes nobles en qui j’ai confiance. Vous pouvez me priver de ma paye pour les effets que j’ai récupéré, vous pouvez me gifler parce que je ne me suis pas comporté comme le petit chien docile et égoïste des Ladies de votre table, mais vous ne pouvez pas m’en vouloir de vous dire la vérité et d’essayer de rendre ce monde…différent. »


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Rivanon Mallister
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Message Jeu 26 Juil 2012 - 7:31

Asafa Ferboys était un homme singulier, sachant manier l'humour avec brio avec une pointe de sérieux quand nécessaire. Mais l'échange qui s'établit entre les chevaliers et lui était loin d'être léger. Les paroles étaient lourdes de menaces cachées. J'eus également droit à ma mise en garde quant à mes fréquentations. Certes je ne connaissais le dornien que depuis quelques heures, mais jusque là je n'avais relevé aucun motif qui altérerait ma première opinion le concernant, bien que je n'avais pas tous les éléments à son sujet apparemment.

- Je saurai me défendre, messers... répliquai-je avec un sourire.

Je n'étais pas née de la dernière pluie et surtout j'avais des connaissances que ne laissait pas présager mon statut de noble dame. Alors que les deux compères repartaient, Asafa les rappela.
Je ne savais ce qu'il avait en tête, mais quand il me demanda d'entrer dans son jeu, je hochai discrètement de la tête. Muni d'un verre, il s'approcha des deux hommes et leur annonça ce qu'ils allaient subir. La manœuvre fut habilement menée. Asafa retourna la situation à son avantage, attirant l'attention de notre entourage avec gesticulation et cris offusqués. Je posai un regard réprobateur sur les protagonistes, ajoutant un peu au drame de la scène. Pourtant j'avais juste envie de rire, car ce retournement et la tête des chevaliers étaient fort amusants. Je pris une gorgée pour cacher mon sourire naissant tandis qu'Asafa rejoignait sa place. Je l'entendis demander à une servante de retrouver une dénommée Lyanna qui semblait être devenue la cible des chevaliers. Laissant mes interrogations de côté pour l'instant, je reportai mon attention sur mon interlocuteur.

- Ce fut divertissant je l'avoue. Gérez-vous tous vos problèmes de cette manière ? J'accepterai vos excuses si vous me racontez ce qui provoqua le courroux de ces chevaliers.

J'agrémentai ma demande d'un sourire chaleureux et amusé, je ne voulais forcer en rien mon voisin. Et même s'il refusait de me donner le fin mot de l'histoire je ne lui en tiendrai pas rigueur, mais autant que je sache dans quoi je m'engageai. Ensuite, il ajouta qu'il répondrait au mieux aux questions que j'aurai sur Dorne.

- Parlez moi de votre prince et des différences au sein de votre région. On dit qu'en fonction de votre lieu d'habitation vos us et vos caractères diffèrent. Est-ce que vous voyagez beaucoup hors de Dorne ?

Asafa semblait avoir du vécu en matière de voyage et avec son caractère ouvert et sympathique il devait facilement lier connaissance. Ou tout aussi facilement s'attirer des ennuis. En tout cas, c'était avec une nonchalance certaine qu'il oublia l'incident.



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Alysanne Florent
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Message Jeu 26 Juil 2012 - 13:24

A peine Kerigan avait-il entonné son plaidoyer, qui ressemblait en fait plutôt à un réquisitoire, qu'Alysanne se demanda si elle avait bien fait de lui laisser une chance de s'expliquer. Il niait en bloc la justesse de ses reproches, avec des mots qui lui auraient valu de se faire arracher la langue en d'autres temps. Elle brûlait d’envie de le gifler, mais parce qu’il était son serviteur elle s’y refusait. Elle ne pouvait frapper un homme dont le statut lui interdisait de se défendre contre elle sous peine de finir en geôle. Cela aurait été... lâche. Elle avait envie de l'envoyer paître, aussi, mais tout éclat de voix aurait attiré l'attention sur eux. Par ailleurs elle n'était qu'une cadette de petite noblesse, et sa position dans sa famille ne l'avait jamais amené à s'impliquer dans la gestion de la domesticité. Elle n'avait pas à appris à se faire obéir. Alors elle supporta d'un air froid son argumentaire inepte et outrageant.

Et puis, tout à coup, elle comprit ce qu’il essayait de lui dire. Toutes ces récriminations n'étaient qu'un écran de fumée derrière lequel se dessinaient des intentions difficiles à admettre devant elle. Il n'avait pas fait tout cela pour un œuf de dragon, pour la contrarier ou pour gagner une rançon, ni même par caprice ou par arrogance. Il l'avait fait... par principe. Un principe qu'elle avait fait sien. Une esquisse se sourire retroussa ses lèvres. Elle n'aurait pas été plus surprise si Hugo lui avait annoncé de but en blanc son intention d'entrer dans les ordres. Mais c'était une surprise... intéressante. Il n’avait pas seulement agi conformément à son mode de pensée : il le partageait. Qui aurait cru qu’un réître pouvait porter l’étendard d’un idéalisme rebelle ? Elle se revit, plus jeune, si désireuse de forger une chaîne de mestre… un rêve moqué par son oncle, condamné par sa septa, à peine toléré par son père, et réduit à néant par ce satané archimestre qui l’avait traitée comme une poule pondeuse se piquant de philosophie. Elle savait ce que c’était de vouloir bousculer les règles pour exister. Ce que c’était de lutter à son niveau pour un ordre qu’on estimait plus juste.

« Vous ne manquez pas de culot » dit-elle d'un ton qui n'avait rien d'une remontrance. « Et vous êtes un foutu cabochard. Pour ce qui est de vous gifler… ah, c’est tentant, mais à dire vrai je suis plus douée pour manier l’éventail, et je ne suis pas sûre qu’un coup de hache suffirait à vous faire rentrer quelque chose dans le crâne si vous avez décidé du contraire. Je vous avancerai l’or pour la rançon. La somme sera évidemment retenue sur votre paie. Quant à vous sanctionner… » Elle secoua la tête. « A quoi bon ? Vous n'avez pas l'âme d'un valet. Les coups de bâton ne feraient que vous endurcir, pas vous plier. Et d’ailleurs, ce n’est pas d’un laquais docile dont j’ai besoin.» Il était temps d’aller au bout de ses choix. De la même voix basse et modulée, elle s’expliqua : « Vous n'acceptez pas votre condition ? Très bien ! Je n'accepte pas non plus la mienne. Je ne serai jamais une châtelaine et vous ne serez jamais un « bon soldat ». Changeons les règles du jeu. Envisageons une collaboration différente. Soyons… mettons… associés. Si cet arrangement vous agrée. » Elle ne savait comment le dire autrement. « Si vous voulez participer à un tournoi... je ne vous y autoriserai pas. Mais je vous autoriserai à quitter provisoirement mon service. Pour régler quelque affaire personnelle. Ce que vous ferez pendant ce temps ne regarde pas la Maison Florent. » Elle pencha la tête de côté d'un air espiègle. « Ce n’est pas très conventionnel, évidemment, mais nous le sommes ni l’un ni l’autre, n’est-ce pas ? »

Elle marqua une pause, baissa les yeux et les reporta sur la décoration de l’alcôve. « Ce voyage à Dorne... va changer beaucoup de choses. Je n'aurai guère plus que l'apparence de ce que je suis censée être et j'aurai besoin de gens sur qui compter pour faire… ce que j’ai à faire là-bas. Associés est le bon mot pour cela. Il y aura peut-être des risques. Nombre de Dorniens sont encore hostiles aux Bieffois. Je ne peux pas m'aventurer en terrain piégé avec quelqu'un en qui je n'aurais pas toute confiance. » Elle releva les yeux et planta son regard dans le sien. « Est-ce que je peux vous faire confiance ? » Il l'avait dupée, mais les nouvelles règles qu'elle lui proposait modifiaient la donne. Accepterait-il cet étrange pacte ?







Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
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Message Lun 30 Juil 2012 - 3:06

Pendant qu’il la détaillait comme une toile lacérée, essayant probablement de comprendre ce qu’avait été l’œuvre avant que la violence n’en vienne à bout, elle se sentit un peu comme une bête de foire. Des larmes coulèrent sur ses joues le chagrin contractant son cou et ses épaules, son visage déformé et douloureux, elle ne pouvait pas le supporter, pas plus qu’elle ne savait supporter l’humiliation, la faiblesse ou le manque de considération. Au fond, il avait raison, elle n’avait pas à avoir honte et peut-être même devrait elle aller se plaindre à qui de droit du traitement qu’elle avait reçu. Mais sa beauté disparue, elle ne savait comment s’y prendre, et puis, elle avait tellement peur qu’une fois de plus on ne l’écoute pas ou qu’on la mette au cachot pour une raison ou une autre. Ils trouveraient bien, ils avaient trouvé une raison pour la battre et la défigurer, et elle ne s’en remettrait peut-être pas cette fois. Elle se prit à penser que la liste des vengeances à assouvir s’allongeait de plus en plus sans jamais trouver satisfaction et qu’elle avait beau faire tous les efforts possible, elle n’était toujours pas celle qu’elle voulait-être.

« C’est plus ou moins en essayant d’en apprendre plus sur les raisons du déferlement de violence d’hier soir qu’on m’a fait ça. Je doute fort qu’on veuille en parler ici comme sur la lice. »

La Dornienne reconnu le ruban qu’elle avait laissé s’envoler la veille pendant qu’elle chantait et essaya de sourire alors qu’il le détachait pour le lui rendre, mais cela la faisait souffrir, aussi se contenta-t-elle d’un rictus inesthétique. Elle fut étonnée d’entendre Oteh parler une langue qu’elle ne connaissait pas à son ruban avant de le lui tendre, elle le prit mais ne put détacher ses yeux ébahis du prêtre. Bouche bée, elle mit quelques minutes à répondre enfin.

« Merci… Merci beaucoup… »

Souriant une fois de plus sans grand succès elle accepta l’invitation qui serait certainement la seule de la soirée et qui serait de toute façon la plus courtoise de ces noces maudites.

« Les chansons ? Je les ai apprises au fil de mes voyages et de mes rencontres, j’en connais des dizaines, j’en connais tellement à vrai dire que parfois, certaines ne veulent pas me revenir en mémoire et d’autres me collent à la peau, puis les unes reviennent et les autres disparaissent. Ma préférée en ce moment c’est Nyméria Reine Guerrière, les paroles sont belles, mais la mélodie, difficile mais tellement forte, pleine d’émotions. mais… »

Elle baissa les yeux, elle n’avait plus envie de chanter, pas plus qu’elle n’avait envie de s’amuser et profiter de l’a soirée, elle n’avait d’ailleurs encore rien avalé ni bu,. Une servant qui passait à proximité avec de quoi se sustenter lui donna la nausée plus qu’envie de se mettre à la fête. Et dire que la veille, elle était de tellement bonne humeur qu’elle avait décidé de vivre cette fête comme une vraie roturière de faire la folle, de monter sur les tables et de chanter comme si elle n’avait rien à perdre ni à cacher. Elle était d’autant plus gênée par ce manque d’enthousiasme que le Prêtre à Barbe avait été d’une gentillesse infinie et qu’elle s’en voulait de ne pas arriver à le contenter. Elle arrivait d’habitude à bien jouer la comédie sur ce point, ce qu’un homme veut, un homme obtient, surtout pour une Etoile, mais là, pour une étoile ou le réconfort d’être bien traitée et même protégée, elle n’y arrivait pas. Alors qu’elle essayait de trouver une chanson à fredonner pour son ami, elle pensa à ‘Lamentations de la Sirène’ et se remit à pleurer.

« Je suis désolée, je n’ai pas le cœur à chanter, je ne serais pas de très bonne compagnie ce soir je le crains. Je comprendrais que vous n’ayez pas envie de vous embarrasser avec moi. »

Même elle ne croyait pas à ce qu’elle venait de dire, enfin si, elle comprendrait, mais elle n’avait aucune envie qu’il la laisse, il allait falloir qu’elle soit un peu plus avenante, et comme elle ne pouvait l’être par ses sourires et ses battements de cils ce soir, il fallait à tout prix qu’elle trouve autre chose.

« Mais par contre, j’adorerais savoir comment c’est passée votre journée, mieux que la mienne je l’espère, dites moi comment c’était de l’autre côté du miroir, car je sais que vous y étiez, si non, je vous aurais trouvé dans la foule, je vous y ai cherché. »
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Message Lun 30 Juil 2012 - 6:09

Avec toutes ces joutes, la journée avait été bien remplie… mais elle n’était pas encore terminée. Comme tous les soirs au cours du tournoi, un banquet avait lieu dans la Grande Salle – banquet auquel elle serait obligée d’assister jusqu’au bout malgré sa fatigue, tout en ayant appris une chose de la veille : s’enivrer était chose affreuse et probablement sacrilège pour une femme.
Ce fut donc vêtu d’une nouvelle toilette mais surtout bardée de tous ses beaux principes qu’Ashlee Cendregué s’installa aux côtés de sa mère, de Lady Jeyne Brax et de sa compatriote bieffoise le soir venu.
Tandis que les plats arrivaient et qu’une discussion courtoise s’installait entre les trois jeunes femmes, la jeune demoiselle vit s’avancer la fille de Lord Beurpuits, Lady Maelyn. Celle-ci avait les yeux brillants et un immense sourire, ce qui avait l’avantage d’illuminer un visage un peu ingrat de naissance. Tout d’abord vaguement étonnée, la cadette des enfants Cendregué se rappela soudainement le petit présent qu’elle lui avait offert pendant les joutes. Peut-être les Dieux avaient-ils été contents de son attitude, pour la récompenser ensuite du sacrifice qu’elle leur avait dédié ?
Se levant avec politesse devant la fille de son hôte, Ashlee inclina sa tête avec autant de grâce que possible, secouant ses cheveux blonds que l’on avait natté autour d’un simple cercle d’argent. Un peigne d’ivoire ! Le colifichet était précieux, et la jeune Ashlee, dont le cœur portait fréquemment sur les futilités (bien qu’elle s’en défende dans ses prières toujours pleines de bonne volonté), ne put empêcher à son tour de sourire de joie devant le petit présent. Elle aimait tant les bijoux ! Et ce dernier, particulièrement beau, la remplissait de fierté comme étant le vivant symbole que les Sept lui avait pardonné son manque de foi et de constance.

-« Lady Maelyn, c’est un superbe présent… Comment avez-vous su que j’aimais tant les bijoux ? Oh, en tout cas, soyez assurée que rien ne pouvait me faire plus plaisir. Père pense que ce sont là traits de femmes, bien que je pense qu’il aime, lui aussi, à se faire beau. Grand merci ! »

La naïve jeune fille en avait envie de sauter de joie ; et même si elle resta sagement sur ses deux pieds – elle n’était plus une enfant désormais, et représentait ici la maison de son père, ce qui exigeait de la dignité – la douce rêveuse avait bien du mal à se contenir.

- « Peut-être nous ferez-vous l’honneur de rester à mes côtés et de manger à ma table ? J’ai si hâte de faire votre connaissance, tout comme Lady Jeyne Brax, j’en suis sûr. »

Dans la salle, tout à côté d’elle, Lady Alysanne se leva de table pour aller s’acquitter d’une affaire urgente. Essayant de concentrer son attention sur les deux personnes à la fois, la demoiselle de Cendregué la regarda s’installer près d’un chevalier de sa maison. Rien de palpitant… mais quelques minutes plus tard, tandis qu’elle présentait sa nouvelle amie des Terres de l’Ouest à la fille de Lord Beurpuits, Ashlee croisa le regard de sa compatriote. Ses fréquentations étaient déjà douteuses ; et voilà que, même en parlant avec un chevalier, elle avait l’air d’ourdir quelques plans sournois ! Peut-être même – la prude demoiselle en frémit rien qu’à cette pensée – l’homme de sa maisonnée était-il son amant ! L’affaire était grave. Il fallait prendre une décision, se renseigner… on ne pouvait laisser une vieille fille salir la réputation de vertu sans tache du Bief !
S’excusant brièvement auprès des deux personnes près d’elle, Ashlee se leva, puis, essayant d’être discrète, elle fourragea un instant dans son aumônière, pour en retirer quelques piécettes qu’elle fourra dans la main d’une servante, avant de lui glisser à voix basse :

- « Voilà la même chose pour toi une deuxième fois si tu vas servir du vin et t’occuper de Lady Alysanne Florent. Tu vas écouter sa conversation avec le chevalier qui est avec elle et tu reviendras me voir. Nous nous éloignerons pour que tu me raconte tout ce que tu sauras. N’oublie pas que tu auras une jolie récompense. »

Un peu étourdie par ce qu’elle venait de faire, Ashlee Cendregué revint s’installer à table. Il était difficile de se concentrer après cela… mais si cela permettait de démasquer et de sauver l’honneur du Bief, alors ce ne serait pas vain…
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Message Lun 30 Juil 2012 - 16:03


Intervention globale !
Tous les joueurs ont été relancés (sauf les absents) !

         Les plats défilaient, les invités mangeaient et buvaient et tout semblait se dérouler du mieux possible. Pour le moment, il n’y avait pas eu à déplorer d’accrochage même si certains roturiers tentaient vainement de provoquer des échauffourées avec les gardes de Murs-Blancs ou les chevaliers du Conflans.

         Visiblement ravi des réponses obtenues de la part de ses aînés, le jeune lord Tully mentionna alors le fait que s’il avait été plus âgé, il aurait sans doute pris part à ce tournoi, augmentant ainsi les effectifs bien faibles des chevaliers du Conflans. Riant de bon cœur, lord Beurpuits lui répondit. « Il est vrai que les cousins de mon beau-frère n’ont guère brillé dans cette épreuve. Toutefois, votre père était un grand chevalier alors peut-être auriez-vous davantage fait vos preuves qu’eux !? » Il détourna ensuite son attention vers lord Frey alors que le jeune suzerain interpellait un domestique afin de l’envoyer faire une commission. « Bien, messire. Je m’en charge sur-le-champ. » Face à la comparaison faite par le seigneur des Jumeaux, lord Beurpuits laissa apparaitre un mince sourire sur ses lèvres. « Il s’agit d’une comparaison fort amusante. Cela ne ferait-il pas de vous le seigneur des dragons de l’œuf ? Peut-être y a-t-il là quelque sens caché à comprendre dans ces propos. Qu’en pensez-vous ? »

         C’est en souriant que ser Buford accueillit la présentation de la jeune Serena et qu’il la salua en retour d’un signe de tête. Puis, lorsque ser Pryam mentionna sa réussite face à Bennifer Nerbosc, le chevalier du Bief se mit à rire. « Le jeune Nerbosc est bien plus doué avec un arc que sur un cheval. Je crains que ma victoire face à lui n’ait rien d’exceptionnelle. » C’était un fait, si Bennifer était un bon combattant, il restait très loin d’être un jouteur de renom… Voir même un jouteur tout court. Ser Buford se tourna ensuite vers la jeune ménestrelle, un sourire marquant son visage. « Je pense en effet qu’il s’agit de moi, ne connaissant guère d’autre Bulwer de ce nom. Quant au fait d’avoir affronté quarante personnes, c’est ce que l’on a dit après la bataille, mais je n’ai guère pris le temps de les compter dans le feu de l’action. J’avais d’autres occupations. » Il sourit, se rappelant aussi qu’il n’en était pas sorti si indemne que ça. Néanmoins, devant le trop grand nombre de morts, il était vrai que le simple fait d’en sortir vivant était déjà un exploit en soi. « Vous savez, je crains qu’en dehors de cette bataille, je n’ai guère accompli d’exploits vantant mon mérite. Certains vous diront que je m’en sors à merveille dans les tournois mais je n’ai pourtant jamais gagné la victoire d’aucun d’entre eux. Votre ami ne m’a-t-il pas vaincu, d’ailleurs ? » Souriant encore, le vieux chevalier but une gorgée de son vin avant de reprendre la parole. « Ainsi donc, vous êtes barde ? Avez-vous déjà composé une chanson ? Peut-être aurons-nous un jour droit à la Geste de ser Pryam ! » Pendant ce temps, personne n’avait fait de remarque concernant la jeune Serena qui en avait profité pour s’éclipser, laissant seul et silencieux ser Even.

         Une chose était sûre, c’est que ser John ne s’était absolument pas attendu à ce genre de propos de la part du seigneur du Val. La question posée le prit un instant de cours, mais il rassembla ses esprits pour y apporter une réponse adéquate. « Je crains de ne rien avoir à y faire, messire. Les dames ont en tête bien des images de chevaliers de légende et même si je pense en être loin, peut-être me voient-elles ainsi ? N’avez-vous jamais entendu l’histoire de Florian le Fol ? » En effet, nombreux étaient les contes au sujet de chevaliers troubadours ou chanteurs qui tombaient éperdument amoureux d’une belle dame et cela les faisait sans doute rêver. On en trouvait même certains échos dans le Nord avec Baël le Barde. Souriant alors, ser John reprit la parole. « Il s’agit là de votre premier tournoi, il me semble ? Battez-moi demain et je suis certain que vous deviendrez le nouveau champion de ces dames. Vous n’êtes guère plus jeune que moi, messire, et au vu de vos victoires du jour, vos prochains tournois attireront sans nul doute bien des regards et des sourires. » Vint ensuite une discussion importante entre le jeune seigneur et sa sœur, discussion que ser John tenta de ne pas trop écouter, jusqu’à ce que lord Jasper l’interpelle directement. « Messire, je ne suis qu’un chevalier errant. Mais ce que les Sept décident, nous ne pouvons nous y opposer, c’est une certitude. » A quoi pensait-il en disant cela ? Mystère.

         Un peu plus loin, remerciant la fille peu gâtée par la nature de lord Beurpuits, lady Ashlee l’invita à se joindre à eux pour profiter du banquet. Regardant du côté de son père, la jeune dame décida d’accepter, s’installant aux côtés de la dame du Bief. « Merci à vous, lady Ashlee ! » C’est alors que lady Alysanne se leva et s’éloigna de la table, envoyant une servante porter un message au tailleur Dornien avant de se diriger vers le reitre qui faisait partie de son escorte. Ce dernier avait grandement ignoré l’invitation de la jeune Dornienne qui était venue à lui, aussi était-il toujours installé à la même table, affichant son air morose. L’entrainant à sa suite vers un lieu isolé, lady Alysanne entreprit alors de parler au reitre et il semblait évident que personne ne viendrait les ennuyer. Pendant ce temps, lady Ashlee abandonna sa nouvelle amie pour se diriger vers une servante à qui elle promit une récompense en échange d’informations sur l’échange entre la dame du Bief et le reitre de Torth. Regardant un instant les pièces dans sa main, la jeune servante se dirigea vers l’alcôve, faisant tomber une carafe non loin de là pour pouvoir écouter tout en essuyant le sol… Revenant à sa table, lady Ashlee put alors constater que finalement, lady Maelyn était repartie à la table de son père, sans doute déçue que la gentille dame l’abandonne ainsi après l’avoir invitée…

         Alors que les deux chevaliers au comportement pas nécessairement chevaleresque s’apprêtaient à partir, Asafa Ferboys tenta de se moquer d’eux, mais ce faisant, il prit de très grands risques et se plongea inconsciemment et involontairement dans les ennuis bien plus profondément qu’il n’aurait pu l’imaginer. D’une part, il créa du trouble dans la salle le lendemain du soir où sa cousine avait fait de même, ce qui était loin d’être une excellente chose pour sa réputation. D’autre part, il s’en prit à des chevaliers du Conflans au cœur même de leurs terres, encore une fois, quelque chose de guère malin. Pour finir, il fit appel au service du roi et ça, ce fut sa plus grande erreur. Alors que les deux chevaliers allaient réagir en interrompant les questions posées par lady Rivanon au sujet de Dorne, une ombre massive survint derrière eux. Il s’agissait de ser Tommard Heddle qui avait une fois de plus quitté sa place en raison du comportement des Dorniens. Saisissant la servante interpellée par Asafa, il la renvoya à sa tâche en lui interdisant de quitter la salle, justifiant cela par le fait qu’elle avait suffisamment de travail à remplir comme cela. Puis il posa un regard brutal et peu joyeux sur le noble Ferboys. « Cela ne vous a pas suffit de ruiner le banquet du mariage, voilà que vous devez jouer au malin une nouvelle fois. Peut-être que le fait de passer le reste de la nuit dans les geôles vous fera davantage réfléchir. Vous devriez prendre garde à votre comportement, je ne tolérerais pas un nouvel écart. » Grognant pour souligner ses propos, le Démon de Murs-Blancs fit ensuite volte-face sans autre forme de procès, faisant signe à la Brute de Bracken de surveiller ce fauteur de troubles du désert. Le fait d’être un Ferboys ne le protégerait plus, à l’avenir. N’ayant même pas eu le temps de se remettre de cette étrange situation, lady Rivanon vit alors un domestique arriver et s’adresser à elle. « Ma dame, lord Tully vous fait dire qu’il aimerait s’entretenir avec vous au cours de la soirée. C’est selon lui, très important. » Puis, l’homme disparu aussi vite qu’il était apparu.

         Intéressé par la proposition de ser Uthor, le reitre Owayn prit toutefois le temps de réfléchir avant d’y répondre. Il finit par se pencher sur la table, imité en ce sens par le chevalier. « Parfait, mon gars. » Attrapant sa coupe de vin, ser Uthor la descendit d’un trait avant de se remettre à parler. « J’vais pas t’mentir, c’est pas les tournois qui enrichissent. Par contre, ceux qui parient, eux, ils nous donnent tout l’or qu’il faut. » Et en effet, il suffisait de voir tous les jeunes écuyers et autres roturiers qui pariaient leur fortune en espérant la victoire de tel chevalier qui semblait plus grand, plus fort et mieux armé pour en avoir la certitude. Faisant attention à ce que personne n’entende la suite, il continua. « Mais t’sais, ces gens, ils parient toujours sur celui qui a l’air plus fort, jamais sur celui qui l’est vraiment. Suffit d’avoir l’air un peu faible pour qu’on parie sur ton adversaire et là, paf, tu l’éclates et tu empoches la mise. » Ser Uthor laissa alors sortir un rot retentissant. « Toi, physiquement, t’as l’air plus fort qu’moi. Suffit de t’mettre sur un ch’val et les gens vont parier sur toi. Seulement si tu perds face à moi, on empoche la mise et on s’partage le pactole. T’en penses quoi, gars ? Ca t’tente ? »

         Détournant finalement le regard du groupe des chevaliers de la maison Bracken, Oteh Byris eut la présence d’esprit de s’éloigner à la recherche de choses bien plus importantes que de vulgaires ennuis. Il transmit alors un message et deux pièces à un garde qui fila porter les propos à leur destinataire pendant que le prêtre à barbe tombait sur une femme qu’il avait déjà rencontrée un peu plus tôt. Lui demandant de le suivre, ils échangèrent alors quelques mots, discussion qui fut interrompue par le garde qui revint auprès du prêtre à barbe. « Lord Beurpuits n’a que faire d’une énigme pour le moment, il a bien d’autres préoccupations. Il vous enjoint de revenir à lui dans trois jours. » Puis, sans attendre de réponse, le garde retourna à son poste près de sportes, laissant les deux personnages seuls au milieu de la foule.

Spoiler:
 

         Aux tables réservées pour les roturiers, le jeune tailleur Dornien qui s’était installé à Villevieille finit enfin par répondre aux deux écuyers qui attendaient sur le banc face à la lui. Il accepta leur proposition, sortant deux cerfs d’argent et cinq liards de sa poche qu’il leur tendit en pariant sur le chevalier du Val, ser Pryam. L’un des écuyers attrapa l’argent, souriant de toutes ses dents, pratiquement certain de remporter la mise. « Si t’es sûr de toi, ça m’va ! » Maintenant, tout dépendrait du Valois… Ravis, les deux écuyers quittèrent alors la table pour aller un peu plus loin chercher un autre parieur potentiel. Pendant ce temps, sa compagne Lyra s’éloigna un instant pour inviter un homme solitaire à les rejoindre avant de finalement retourner s’asseoir. Là, elle questionna les nouveaux parents sur leurs projets d’avenir. Ce fut Pip qui répondit. « Oh, on va r’tourner à la ferme. Les derniers temps ont pas été bons, mais c’est pas plus pire qu’ailleurs à c’qu’on dit. P’t’être qu’on va ach’ter des vaches pour le fromage. Ca marche bien, on dirait. Tout le monde il l’aime, le fromage. » Son épouse enchaîna alors. « Pis les vaches, ça donne du lait. S’bien pour la ptite, ça. Z’avez des vaches vous ? » Une servante s’approcha alors de la table et chuchota quelques mots à l’oreille de Maël. « Lady Alysanne Florent est ravie de vous voir ici et elle souhaiterait vous rencontrer, demain. » N’attendant pas de réponse, elle retourna aussi rapidement que possible à sa tâche.

         Près de portes, se présentant comme une domestique, Deirdre Pyke fit rire le chevalier qui lui avait adressé la parole. « Ser Maynard Quetsch, ma dame. Et mon esprit va très bien. » Désignant la salle de son bras, il enchaîna. « Ces dames ont bien assez de gardes et de chevaliers pour les servir et je pense que leurs noms sont des boucliers plus que suffisants. Ce n’est pas le cas de tout le monde et si certains chevaliers oublient leurs vœux, ce n’est pas mon cas. » En effet, un chevalier restait un homme au bras armé défendant les préceptes de la Foi et ser Maynard n’avait pas honte de cela. Il remplissait bien des fonctions mais cela ne l’empêchait pas de continuer à aider ceux qui en avaient besoin. « N’avez-vous donc jamais rencontré de chevalier digne de ce nom ? C’est là une bien triste chose. »

    - Je vous rappelle que seul le MdJ est apte à contrôler les PNJ ! Si la Corneille dit qu’un PNJ part, vous ne pouvez pas lui faire faire marche arrière. Cela s’adresse en particulier à Asafa Wink Il faut prendre garde à ce que l’on fait et accepter les conséquences de ses actes.

    - Certains d'entre vous ont reçu des blessures au cours de la soirée de la veille, n'oubliez pas d'en tenir compte. Lady Coeurdepierre et la Corneille n'oublient jamais rien.
    - Rappelez vous que la lecture des règles est obligatoire.
    - Les interactions avec les PNJ seront nombreuses, merci de laisser au MJ le soin de les mener à bien !
    - Il fait nuit, l'air est frais. Suite aux événements de la veille, les gardes de Murs-Blancs circulent dans tout le château et dans la cour. Il est donc très difficile de circuler librement et absolument impossible de se déplacer discrètement. Vous ne pouvez actuellement pas quitter la Grande Salle.
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Pryam Templeton
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Message Lun 30 Juil 2012 - 18:09

     Pryam ne connaissait pas assez messire Bennifer pour savoir dans quels domaines il pouvait bien se démarquer et pour être franc, il l'aurait pris pour un chevalier s'il n'avait pas su que les Nerbosc ne croyaient pas en la religion des Sept. Seulement il était bien placé pour savoir qu'un chevalier n'était pas forcément doué à la joute, lui-même s'y adonnait pour la première fois et même si ce n'était pas sa tasse de thé, il fallait avouer que cela changeait beaucoup des combats qui rythmaient son quotidien. Ser Buford pouvait bien dire que le blond était modeste, mais selon ce dernier, le Bieffois l'était bien davantage ! Il minimisait grandement ses exploits, cela dit le respect que son maître lui avait inculqué l'empêchait d'en faire la remarque. Si messer Bulwer considérait que ses actions n'étaient pas plus démarquées du lot que les autres, ma foi, qui était-il pour le contredire ? Cela ne l'empêcherait pourtant pas de persister dans sa certitude que l'homme qui lui faisait face était bien davantage digne de remporter ce tournoi que lui-même. Voir même que les autres chevaliers encore en lice.

     Le sujet soulevé par Pryam avait semblé attirer l'attention d'Eleyna et comme le blond l'espérait, elle commença à questionner le Bieffois qui répondit une fois de plus d'une manière clairement modeste. Il était vrai que compter le nombre de ses victimes n'était pas chose aisée, dans la cohue il devenait déjà difficile de différencier les alliés des adversaires, alors recenser ses victimes... De plus il y avait quelque chose de glauque dans cette manière de compter les victimes qui ne convenait pas à l'esprit du Valois, il était donc plutôt ravi d'entendre ser Buford répliquer de la sorte. Au grand déplaisir du jeune homme, la discussion s'aiguilla une fois de plus sur sa personne et il se contenta de sourire très légèrement avant de secouer la tête en signe de dénégation.

     ▬ Je ne l'espère pas, je ne goûte malheureusement pas aux chansons et aux contes, ce serait du gâchis de perdre son temps à en composer une avec un tel sujet. »

     Pour être sincère, il n'avait jamais apprécié la musique ou tout ce qui en découlait, Eleyna le savait bien et il le disait avec respect. Loin de lui l'idée de vexer la jeune femme en parlant de la sorte, mais il préférait être sincère. Chacun son domaine, lui préférait le silence et la paix plutôt que de la musique et des paroles de chansons bien trop souvent enjolivées à son goût. Vanter les exploits d'une personne n'était pas forcément très utile selon le blond, excepté pour les véritables faits d'armes comme ser Buford.

     ▬ Vous parliez de modestie messer, mais il me semble que vous en possédiez bien plus que moi. Le fait de vivre en suivant ses préceptes comme vous le faites est déjà suffisamment rare pour être souligné. »

     Il était vrai que certains chevaliers ne suivaient pas véritablement les préceptes de la chevalerie et cela poussait donc d'autres à agir de la même manière. Autant dire que de l'avis du Valois, quelqu'un comme le chevalier qui lui faisait face méritait donc davantage les félicitations du public qu'une personne simplement vantée pour ses talents. Avec tout le respect et l'admiration qu'il possédait pour ser Oberyn Dayne par exemple, Pryam préférait largement entendre parler de ser Buford que de l'Épée du Matin.
     Laissant brièvement Eleyna s'entretenir avec leur interlocuteur, Pryam détourna les yeux des deux personnes pour balayer la salle du regard à la recherche de sa sœur. Il avait constaté qu'elle cherchait à s'éloigner et avait fini par disparaître. Quelque chose lui disait qu'elle avait vécu plus de dix ans sans lui pour la chaperonner, elle s'en sortirait donc parfaitement dans une salle ! Mais une légère pointe d'inquiétude restait pourtant assez présente. Tournant ses yeux vers celui qui se trouvait donc être ser Even, le jeune homme lâcha quelques mots à son attention, d'un ton neutre.

     ▬ Je crois savoir que Serena avait apprécié votre compagnie hier, elle sera certainement ravie de pouvoir reparler avec vous. »

     Un conseil comme un autre, après tout, si sa sœur appréciait ser Even, autant qu'elle passe un peu de temps en sa compagnie non ? Après l'avoir regardé quelques secondes, il reporta son attention sur la Nordienne et le Bieffois, essayant de se rentrer dans la tête une bonne fois pour toute que la demoiselle avait aussi le droit de s'éloigner de lui sans qu'il ne cherche perpétuellement à vérifier ce qu'elle faisait.


« La vraie noblesse s'acquiert en vivant, et non en naissant. »

 

Hello darkness my old friend, i've come to talk with you again, because a vision softly creeping, left its seeds while I was sleeping, and the vision that was planted in my brain, still remains, within the sound of silence. ♦️ ©️ The Sound of Silence
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Message Lun 30 Juil 2012 - 18:24

     Tournant la tête du côté de Maël, la jeune femme constata que les écuyers s'étaient envolés, ce qui signifiait très certainement que le jeune homme devait avoir parié sur l'un des chevaliers. Il ne restait qu'à espérer que ce soit le gagnant, cela lui ferait grandement plaisir que le tailleur puisse rapporter « un souvenir » de ce tournoi ! Son attention se reporta ensuite sur la petite famille installée non loin d'eux alors que Pip expliquait qu'ils comptaient rentrer dans leur ferme et qu'ils pourraient essayer de reprendre correctement leur vie. Il était vrai que la sécheresse devait avoir grandement compliqué la vie des paysans et de toutes les personnes qui dépendaient de la bonne volonté de la nature. Lorsque Meera se renseigna en demandant s'ils avaient des vaches, Lyra ne sut si elle parlait de sa région d'origine ou simplement de sa famille. Hésitant un bref instant, elle secoua finalement la tête.

     ▬ Non, à Dorne nous n'avons pas de vaches, j'imagine que le climat est beaucoup trop rude pour elles. Même si le teint de la jeune femme indiquait ses origines, Lyra n'était pas certaine que le couple s'en était rendu compte. Seraient-ils en colère de savoir qu'ils avaient donné le nom d'une Dornienne à leur fille ? Et ma famille n'est pas dans ce domaine, mes parents tiennent une auberge à Lancehélion et Maël est artisan, tailleur plus précisément. Je n'y connais pas grand-chose aux animaux domestiques je dois l'avouer. »

     Elle avait bien vu quelques fennecs et animaux du désert, mais jamais trop approché les animaux d'élevage, ou alors uniquement les coursiers Dorniens lors des courses hippiques. Le sourire de l'ancien suivante ne flétrissait pas alors qu'elle tourna ses yeux sombres vers Maël comme pour qu'il confirme ses dires. Elle aperçut juste une servante prononcer quelques mots à l'attention du tailleur et s'en-aller sans attendre de réponse. Étrange, avait-il attiré l'attention d'un noble ? Peut-être quelqu'un de sa clientèle ? Les yeux de la Dornienne se promenèrent rapidement sur l'assemblée sans réussir à voir quelqu'un qui regardait dans leur direction. Ma foi, peut-être qu'il s'agissait d'un simple hasard ? De son côté, Kerigan n'avait même pas semblé s'apercevoir de la présence de la roturière, mais elle ne s'en formalisa pas, ce n'était pas si nouveau pour elle de se faire ignorer. Arborant un sourire amusé, elle regarda à nouveau Maël.

     ▬ Il semblerait que notre cher Maël ait attiré l'attention de quelqu'un ! Peut-être une noble dame séduite par son charme exotique qui sait. Quel dommage que tu ne joutes pas, tu aurais fait chavirer plus de cœur que ce chevalier errant. »

     Elle faisait référence au chevalier qui semblait avoir remporté les suffrages auprès de la gente féminine. En prononçant ses paroles, Lyra empruntait un ton amusé et taquin, ne souhaitant pas mettre le tailleur mal à l'aise bien évidemment. Pourtant lui qui la connaissait bien pouvait constater qu'une légère intonation étrange avait fait son apparition dans son ton. Ce n'était pas de la jalousie non, plutôt une sorte de fierté, celle de voir que son ami – et plus à présent – ne laissait pas les demoiselles insensibles. Même si elle n'en avait pas eu confirmation, ce n'était qu'un détail !
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Message Lun 30 Juil 2012 - 21:02

Eleyna était réellement intéressée par les exploits de ser Bufford, désireuse de démêler le vrai du faux. Son imagination naturellement romanesque avait tendance à extrapoler les rumeurs ou les histoires, pour se les approprier et les arranger à son bon goût. Après tout, la nordienne n'était pas la seule à agir ainsi. Elle se demandait qui donc avait écris et chanté les exploits de ser Bufford, alors que lui-même ne semblait pas les connaître. Quel homme aurait assez de concentration pour mener un tel combat tout en comptant les adversaires qui lui faisait face? Pour elle, il était fort possible que le chevalier en ai affronté quarante voir même plus et elle appréciait la modestie dont il faisait preuve. Eleyna n'était pas friande des vantards, ayant bien eu assez avec son frère aîné. C'était l'une des raisons pour lesquelles elle appréciait Pryam, bien que sa modestie ai tendance à virer en manque de confiance en soi. Du moins c'est ainsi qu'elle voyait le comportement du Valois, ce qu'elle trouvait fort triste. A ses yeux, il n'y avait pas d'hommes plus valeureux que le chevalier, hormis peut-être son oncle Brandon. « La modestie semble être une caractéristique des grands chevaliers... » dit-elle, répondant du même coup à l'intervention de Pryam, au sous-entendu dans sa phrase.

Elle savait que son compagnon de route n'entendait pas grand chose à la musique mais il avait toujours respecté sa passion pour cet art, allant même jusqu'à la féliciter lors de sa représentation chez les Darry. Cela lui avait fais très plaisir, plus qu'il ne pouvait se l'imaginer...
Alors que Pryam se tournait vers leur voisin de table, un autre chevalier qu'elle avait vu jouter aujourd'hui mais dont le nom ne lui revenait pas -et pour cause elle était fort occupée à discuter avec le chevalier bieffois- elle répondit en toute honnêteté: « J'ai déjà composé quelques chansons...Mais elles n'ont pas été fort entendue aussi serais-je bien en peine de vous assurer qu'elles soient agréables à l'écoute! La plupart du temps je me sers de répertoires connus. La musique est une passion d'enfance, le chant s'y est naturellement ajouté. » expliqua-t-elle, passant sur le succès rencontré chez les Darry. Eleyna ne se rendait sans doute pas vraiment compte à quel point elle avait une jolie voix. Elle la savait agréable à entendre, rien d'autre. « Figurez vous que j'y travaille...Et j'ai même un titre: La Geste de Pryam, Juste Pryam! Une ode au véritable sens de la chevalerie, aux valeurs qu'elle est censée représenter...J'ai encore beaucoup à apprendre sur le sujet, mais j'y travaille. Heureusement j'ai un professeur des plus patient. » Elle adressa un sourire au chevalier, dont l'attention s'était à nouveau tournée vers eux. « Voici l'histoire de Pryam, Juste Pryam, chevalier d'honneur au grand coeur... » se mit-elle à chantonner doucement, fredonnant les esquisses d'une mélodie à venir. Son sourire s'élargit et elle se mordilla la lèvre. Elle ne se moquait pas, ses yeux pétillaient véritablement d'une espèce d'excitation. « Une grande saga, j'en suis sure... » Et elle était sincère.
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Message Mar 31 Juil 2012 - 19:11

Oteh resta immobile alors que le souvenir disparu aussi vite qu’il était apparu, le temps de fermer et de rouvrir les yeux, il se rappelait ainsi une dure leçon qu’il avait dut accepter il y a bien longtemps. Malgré toute la force et la vigueur qu’il possédait, rien ne pourrait changer la société, rien ne pourrait changer le monde. Qui en serait capable ? Pas lui. Quelque part à l’Est, des enfants esclaves meurent dans les mines, et il ne pouvait pas plus pour eux qu’il n’en pouvait pour la femme qui lui racontait son histoire.

Il gardait en mémoire la vision de son visage intacte et de sa voix plus assuré, telle il l’avait vu hier, et telle il aurait souhaité la voir aujourd’hui. Mais savoir que c’était des gardes qui l’avaient mouché ainsi le plongeait dans le désespoir, ils étaient quasiment intouchables. Elle le remercia ensuite pour le bracelet et il n’y répondit que par un sourire en coin, n’estimant pas devoir être remercier pour si peu. Elle lui parla ensuite de ses chansons et de leurs origines.

« Alors j’aimerais vous en chanter quelques une qui viennent de chez moi plus tard. Mais refaites moi le plaisir d’un ou deux couplet s’il vous plait. »

Elle refusa en s’excusant, n’ayant pas le cœur de chanter dans son état. Oteh la comprenait et ne lui en voulait pas le moins du monde. Dans un geste de réconfort, il posa une main compatissante sur son épaule et lui fit son sourire le plus réconfortant.

« Nul inquiétude dame, la soirée ne fait que commencer, et j’escompte qu’elle soit meilleur qu’hier. »

Il minait toujours de boiter, même devant elle alors qu’elle relançait :

« Mais par contre, j’adorerais savoir comment c’est passée votre journée, mieux que la mienne je l’espère, dites moi comment c’était de l’autre côté du miroir, car je sais que vous y étiez, si non, je vous aurais trouvé dans la foule, je vous y ai cherché. »

« Et bien ma foi… » Commença-t-il avant d’être interrompu par le garde qu’il avait soudoyé pour aller attirer l’attention du seigneur. La réponse négative assombri passablement la mine amicale du prêtre, mais le garde parti trop rapidement pour le noter.

« Asticot ! » Jura t-il entre ses dents en visant lord Beurpuit.


Il se retourna ensuite vers sa cavalière.

« Que je sois foudroyé par les Septs si j’osais dire que cette journée n’a pas eu son lot de surprise et de rencontre. Mais souhaitez vous vous assoir et manger quelque chose ? » Il avisa les tables et repéra à nouveau celle ou siégeait Lyra et son ami. Les deux écuyers s’étant éclipsés, ils pourraient s’y assoir. En plus la famille de Pip était présente et il fallait bien qu’il se montre plus aimable que ce qu’il n’avait été durant la journée, et puis quitte à parler de ses découvertes, autant qu’il le fasse une seule fois en présence de ses compagnons ….


Dernière édition par Oteh Byris le Jeu 9 Aoû 2012 - 20:23, édité 1 fois
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Maeve Arryn
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Message Mer 1 Aoû 2012 - 0:49

C’était drôle de voir la discussion que son frère pouvait avoir avec elle. Elle était contente de revoir Noreen. Celle-ci lui avait manqué pendant les joutes. Au moins, elle n’avouerait pas son secret en ce qui concernait les joutes de la journée. Elle avait pu regarder n’importe quelle joute sauf celle de son grand frère. Ce qu’elle savait elle le détenait de sa gentille suivante. En somme, elle Noreen était devenue comme une sœur pour elle. Lorsqu’elle la vit enfin elle s’exclama tout haut :

Noreen, vous voilà ! Demain je vous attendrais avant de me rendre aux joutes. J’étais déçue de ne pas vous y voir. La vue est beaucoup mieux que là ou vous devez être. Je me suis même inquiétée.

Qu’y pouvait-elle de plus ? Noreen se mettait dans ses situations qui étaient toujours bizarres. Cependant, elle appréciait cette jeune femme qui prenait soin d’elle chaque jour et qui la faisait grandir comme une future dame de la maison des Eyrié. Son travail serait récompensé.

La réponse de Ser John ne l’étonna pas non plus. Toutes les filles connaissaient les histoires de Florian le Fol. Enfin presque que toutes les jeunes filles. Maura n’avait pas tenu à ce qu’elle connaisse ce genre de sornette. Oui, elle s’était renseignée. Qui de mieux pour raconter des histoires que Mestre Wyman. Maeve savait l’essentiel, mais elle ne rappelait plus de l’Essentiel. Tentant vainement d’éviter la honte sur elle-même, elle préféra se taire aux dires du chevalier.

Même si elle avait été un peu chamboulée, la petite peste du Val, qui était en somme un peu plus tranquille que jamais, essayait encore d’assimiler le tout dans sa tête. Elle serait heureuse c’était certain. Elle aurait même la chance de vivre avec son petit Prince. Du peu qu’elle avait vu, elle savait qu’un jour ou l’autre, ils auraient eux toutes les chances de leur coté. Ils étaient bien ensemble et elle avait hâte de visiter le château de son petit seigneur du Conflans. Elle ne pouvait démentir ce que les adultes voyaient. Tous ceux qui étaient présent savaient que les enfants étaient unis d’une manière ou d’une autre. Qui pourrait en faire autrement. D’une manière spontanée, mais surtout innocente, elle regarda Jasper et puis se tourna vers Noreen.

Edwyn n’est pas un peu trop jeune pour se marier ? Il l’est Noreen. Le plus galant des jeunes seigneurs que j’ai rencontré. Il est si charmant que presque toute la maison Tyrell est tombée sous son charme lorsque nous étions à Hautjardin.

Noreen parlait de mariage et Maeve se rappelait de ses promesses qu’elle lui avait faites les premières heures de leur rencontre. Elle prit la main de son amie et la serra dans les siennes. Elle voyait dans ses yeux un petit chagrin, mais surtout de la peur d’être oubliée. La petite Arryn lui offrit un doux sourire avant de lui dire tout doucement :

Je ne vous oublie pas Noreen. J’ai fait une promesse et je la tiendrais.

La petite peste n’avait pas nécessairement faim, mais elle s’empressa de demander du lait au miel. Elle adorait cette boisson qu’on lui avait servie pendant les joutes.



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Message Mer 1 Aoû 2012 - 14:06

      Jasper connaissait l'histoire de Florian le Fol ou l'Idiot, il se souvenait avoir vu, à Port-Réal, des marionnettistes qui la donnaient à voir. Si sa mémoire ne le trompait guère, dans ce conte, Florian aperçoit la belle Jonquil qui se baigne dans un étang avec ses cinq sœurs, et l'homme, qui est un chevalier légendaire, en tombe aussitôt amoureux et décide de se faire passer pour un fou. Un jour d'une rencontre, la belle Jonquil lui déclare qu'il n'est pas chevalier, qu'elle le connaît comme Florian le Fol et lui se contente de lui répondre qu'il est le plus fou de tous les fous, et pareillement le plus brave de tous les chevaliers. Étonnée, la demoiselle tourne en dérision cette affirmation mais le beau Florian lui réplique que tous les hommes sont des fous et des chevaliers quand une femme est concernée. Charmante histoire en vérité ! La comparaison n'était pas mauvaise, même si au fond de lui Jasper espérait que ser John était assez vertueux pour ne pas se laisser aller à espionner les demoiselles nues dans les rivières. C'eût été si grossier et si pervers ! « J'imagine en effet que le cœur des femmes n'existe pas uniquement pour pomper le sang de leur corps. C'est une terre mystérieuse où sommeillent les bienfaits des Sept, comme le dit la chanson. » Il y avait peu à ajouter, car Jasper était bien mal à l'aise pour parler de ces choses avec toute la poésie qu'elles exigeaient. Il ne se voyait point chanter fleurettes à la figure d'une demoiselle, et encore moins le faire avec brio et talent. Il ne se sentait pas même capable de discerner le vrai du faux dans l'âpre jeu de séduction qui se jouerait quand il négocierait son propre mariage. Il ne se fierait pas à ses yeux car à se fier à l'exemple donné par sa sœur aînée et son beau-frère, il savait les hommes et les femmes experts dans l'art de la dissimulation. Seule sa foi le guiderait, en purifiant tout. Les Sept peut-être lui glisseraient le nom de la future dame des Eyrié ?

      Les paroles de ser John le confirmèrent dans ce qu'il pensait : seuls les plus braves méritent la bénédiction des Sept, et leur volonté s'impose à tous. Fol était celui qui espérait s'y soustraire ou la modeler à ses desseins. Les épousailles de lord Edwyn et de lady Maeve se feraient si les dieux le lui accordaient, et il verrait l'échec comme la sanction de son imprudence et de sa précipitation. Le suzerain du Conflans était encore jeune, comme le soulignait sa petite sœur, mais il ne tenait pas à entrer dans les détails de son explication trop tôt avec elle. Avant le mariage viendraient les fiançailles, c'était la règle. « Je ne me suis pas encore ouvert à sa mère et à lui de ce projet, mais je compte m'y atteler dès cet événement achevé. Ce sont les noces de lord Ambrose, je ne vais pas soustraire les deux époux à toute l'attention qu'ils méritent. Ce serait très discourtois. » Jasper se contenta de sourire aux paroles de lady Noreen. Comment s'appelait-elle, déjà ? Ruthermont. Cette rien du tout venue d'il ne savait où et que sa sœur Maura avait attachée à la compagnie de Maeve. Il lui faudrait s'en débarrasser. Il ne voulait plus rien dans l'entourage des Eyrié, de lui-même ou de sa dernière petite sœur qui lui rappelle peu ou prou l'influence de leur aînée. « Lady Noreen, voulez-vous être aimable et vous rappeler à moi demain, après les joutes ? Il y a quelque chose dont je dois vous parler. »
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Jeu 2 Aoû 2012 - 14:12

hj : mea culpa chef, j'recommencerais pu, je me suis laissé emportééé par la fouule qui m'entraiiiine et puis... Hum, pardon. 'Fin bref, quoi, sorry la compagnie, quel fieffé fripon ne fais-je pas ^^

Le Dornien sursauta lorsque la main du grand et ombrageux chevalier se posa sur son épaule. Bien que de stature très impressionnante lui aussi, il sembla écrasé et dominé par le charisme animal et brutal du géant des Murs-Blancs, et, presque instinctivement, il se recroquevilla légèrement avec un air de gamin vexé de s'être fait fâché alors qu'il venait de faire une bêtise. Finalement, alors que la tablée semblait retrouver un semblant de normalité, il se retourna vers Rivanon, observant un instant ce serviteur venant lui signifier qu'un noble souhaitait s'entretenir avec elle. Finalement, lorsque ce dernier se retira, il poursuivit la conversation qu'ils entretenaient auparavant avec un entrain retrouvé, comme en attestait sa mine réjouie.

- Dites moi, les gens sont-ils tous si peu courtois et dénué de sens de l'humour, dans cette contrée ? Je crains de souffrir de tristesse chronique, en de tel lieu...

Il agrémenta sa faconde de son sempiternel sourire retrouvé et de son œil rieur et taquin.

- Ma dame, je ne règle guère de problèmes, de cette manière. Mon côté fripon a plutôt tendance à me causer bien du soucis, comme vous pouvez le constater. Mais bref... Je vais tenté de me faire pardonner, dans ce cas, car mon cœur saignerait de vous laisser une si misérable image de moi.

Il prit une gorgée de vin et poursuivit son propos après avoir posé une nouvelle fois son regard sur l'assemblée, et plus particulièrement sur les deux hommes l'ayant pris à parti.

- N'ayez crainte, je n'ai fait nul mal à ces deux... Chevaliers. En réalité, je leur ai simplement fait croire que le maître des lieux souhaitait leur parlait, afin de prendre leur place dans les tribunes à vos côtés ainsi qu'à ceux d'Alysanne. Visiblement, ils n'ont guère gouté à ce trait d'esprit, comme quoi, il faut encore en avoir pour bien les saisir.

Il conclue sur un clin d’œil complice afin de se mettre à rire franchement avec la jolie jeune femme. Reprenant quelque peu son sérieux, Asafa prit quelques bouchées de son repas, ayant visiblement déjà oublié l'incident, comme si son insouciance naturelle le préservait de la rancœur ou de la colère.

- J'ai pas mal voyagé hors de Dorne, j'ai visité Port-Réal, Port-Lannis, Vieille-Ville, quelques villes dans le Bief... Je ne me suis jamais rendu dans le Nord ou sur les Îles de Fer, en revanche...

Il se penche, comme s'il s'apprêtait à faire une confidence à la belle noble, chuchotant ses prochains mots.

- Je crains de ne supporter le climat de ces contrées.

Il se redresse, souriant.

- Pour ce qui est de Dorne... En fait, mon pays est à la fois très différent du reste de Westeros mais très semblable. Le climat y est étouffant, le sable d'une beauté inégalable, les femmes y sont fières, courageuses et colériques et les hommes, orgueilleux et solidaires. Néanmoins, comme partout, les riches sont riches, les pauvres sont pauvres et les femmes sont belles !
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Message Sam 4 Aoû 2012 - 0:48

     Le petit garçon savait que beaucoup de choses étaient attendues de lui. Il savait notamment qu'il était à la tête d'une région qui, de par sa position, se trouvait au cœur des événements touchant le royaume. Quelle honte s'il n'y parvenait pas ! La première épreuve fut ce voyage de Vivesaigues jusqu'à Vivesaigues, étonnamment, en passant par les Eyrié, Port-Réal et Hautjardin. La deuxième serait cet événement si merveilleux. Que serait la troisième ? Probablement la question du mariage de ses deux sœurs, comme sa mère le lui avait dit juste avant leur départ pour Murs-Blancs... Edwyn répondit ceci aux paroles de lord Ambrose, un sourire non feint aux lèvres :

      – Je ne suis pas sûr... mais j'aurais fait de mon mieux pour l'honneur de nos couleurs et celui de votre mariage, vous pouvez en être certain !

     Edwyn espérait vraiment que quelqu'un aurait été prévenir lady Rivanon Mallister qu'il désirait s'entretenir avec elle d'un sujet très important. Peut-être anticipait-il trop déjà en cherchant du regard la demoiselle, mais... Il souhaitait d'une part prendre de ses nouvelles, prendre des nouvelles de son père, prendre des nouvelles de son chien, et surtout la questionner sur le reste de sa famille. À son retour à Vivesaigues, Edwyn avait surpris une conversation des plus troublantes entre sa mère et sa sœur Arianne qui parlaient toutes deux vivement de « l'aîné Mallister » comme d'un jeune homme honorable et tout à fait valable comme époux d'une jeune demoiselle de bonne famille. Lady Charissa avait d'ailleurs laissé entendre qu'il serait bon de songer aux épousailles d'Eleanor et d'Arianne et qu'ainsi ser Gareth était un bon parti pour l'une ou l'autre. Edwyn avait compris malgré son jeune âge qu'Eleanor était destinée à peut-être devenir l'épouse de Beron Stark si ce dernier consentait à cette union, alors peut-être que par l'intermédiaire de lady Rivanon le petit garçon pourrait glisser un mot en faveur de sa sœur ? Il n'était pas sûr de comment s'y prendre ni de quoi dire ou faire mais pour le bien futur de sa sœur, il lui fallait prendre ces questions en main et les héros de Salvemer étaient certainement les mieux placés dans le Conflans pour s'occuper d'elle comme d'une reine ! Cependant, il y avait d'autres prétendants potentiels dans le Conflans, comme il l'avait répliqué naïvement à sa chère mère, mais cette dernière s'était montrée très ferme dans ses explications : ils avaient déjà récompensé les Mallister pour leur exploit à Salvemer contre les Fer-nés menés par Dagon Greyjoy en personne, mais pour bien faire, proposer une épouse pour l'héritier de lord Robert était la meilleure chose à faire. Convaincu, Edwyn n'était pour autant pas rassuré. Il n'était même pas sûr de pouvoir trouver un moment pour en parler avec lady Rivanon, et puis était-ce bien le lieu et le moment ?

      – La nourriture est délicieuse ! Je suis sûr que les chevaliers qui jouteront demain seront contents de ce banquet, vous les gâtez, lord Ambrose !

     Car tout pertubé qu'il était par des projets qui le dépassaient de bien loin, le petit garçon n'en oubliait pour autant pas de manger de chacun des plats qui passaient !
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Message Sam 4 Aoû 2012 - 21:53

Ses poumons purent enfin refaire le plein d’oxygène après cette tirade qui l’avait vu vider son sac en toute intimité. Et, une fois le dernier mot ayant eu l’audace de s’échapper d’entre ses lèvres sorti, Kerigan se demandait de quelle manière la lady du Bief allait réagir. Immédiatement et à plus long terme. Il avait pris un autre risque après son initiative certes infructueuse aux lices. Et tout cela juste parce qu’il pensait qu’il s’agissait de la meilleure manière de défendre son attitude lors de cet événement. Le natif de Torth la connaissait on ne peut mieux maintenant. Il n’ignorait pas qu’elle avait tendance à penser différemment de la plupart de ses semblables. L’Orageux savait sur quoi miser avec elle : la défense de ses idéaux lui accorderaient à coup sur sa clémence. Seulement, lorsque la Biefoise répondit, Kerigan réalisa qu’il ne sortait pas vainqueur de cette joute sur tous les plans. Il avait brodé en prétextant qu’il était prêt à avoir des retenues sur sa paie, comme si cela n’allait en rien affecter ses prises de position. Toutefois, c’était aussi une tentative d’esbroufe pour qu’Alysanne n’en vienne pas à agir de la sorte. Comme tout bon reître, ou plutôt ancien reître, le contenu de sa bourse demeurait un sujet délicat. Mais, il fallait faire contre mauvaise fortune bon cœur. Malgré leurs différences, elle avait mis en évidence leurs similarités. La situation n’était pas déplaisante tant elle lui offrait une certaine liberté et un statut un peu plus imposant par rapport à ce qu’il représentait précédemment. Associés...Cela pouvait être intéressant vu de cette façon...

«Rien n’est immuable hormis la confiance que vous pouvez m’accorder soyez en sûre. Pour ma paie, et bien, je mentirais si je n’avouais pas qu’il s’agit d’une source de motivation. Mais, votre voyage à Dorne n’en sera que plus sûr si l’état de ma bourse me pousse à restreindre quelques peu mes détours aux tavernes du coin...»


Soudainement, un fracas strident retentit à proximité, réduisant à néant ce petit élan ironique à la fin de sa phrase. Dans un second temps, Kerigan aperçut la serveuse maladroite tout en ressentant une pointe d’agacement. Il n’avait pas oublié l’attaque sournoise dont il avait été victime et l’espace d’un instant, l’ancien reître s’était de nouveau senti attaqué. Et puis, il fallut subir ce bruit pénible perpétré par la serveuse épongeant le sol avec son chiffon. Irritable ? Oui, certainement, même si cela venait plus du fait qu’elle troublait l’intimité de la situation. Connaissant sa marge de manœuvre très limitée en ces lieux, il ne pouvait que faire volte face et scruter la serveuse pendant de longues secondes avant de chercher du regard le moindre garde oeuvrant dans ce château. Et cela tout en espérant que lady Florent ait compris la manœuvre. Un garde allait peut être finir par se montrer si tous les regards se braquaient dans la même direction pour contempler ce qui ne devait être contemplé, à savoir l’incompétence d’une serveuse au service de Lord Ambrose…Parfois, un serpent devait demeurer immobile.
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Alysanne Florent
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Message Dim 5 Aoû 2012 - 9:42

Son initiative présentait un risque. Impliquer davantage Kerigan dans ses affaires pouvait avoir des conséquences imprévisibles, bonnes ou mauvaises. Toute la question était de savoir si elle pouvait se fier à lui. Il était malin et il aurait pu chercher à biaiser. Mais son intuition lui disait qu'elle pouvait lui faire confiance, dès lors que les règles du jeu lui convenaient. Il voulait comme elle une indépendance de pensée et d'action qu'elle ne rechignait pas à lui à accorder, sachant que cela pouvait avoir pour elle un intérêt. Il avait de la ressource. Pour assurer la sécurité de Rhea face à un homme sans scrupule, ou la sienne lorsqu'elle se mêlerait à la population de Dorne, ou encore pour récolter des informations là où elle-même ne pourrait s'aventurer... elle n'aurait pu trouver une personne plus appropriée. Était-elle objective, ou bien aveuglée par le lien insolite qu'ils avaient tissé ? La curiosité qu'il lui inspirait, le fait qu'il lui ait sauvé la vie, et ce goût partagé pour l'ironie entachaient-ils son raisonnement ? Avec tout le recul d'une nature posée et réfléchie, elle estimait que non... elle ne s'en trouva pas moins étrangement touchée par la manière simple avec laquelle il l'assura d'une loyauté indéfectible. C'était inattendu, sans embellissement ni justification d'aucune sorte, comme une évidence. Elle hocha la tête, consciente toutefois que seul le temps donnerait vérité et substance à ces mots.

Puis elle sourit à sa pointe d'ironie concernant sa paie. Avait-il espéré s'en tirer sans conséquence ? Il n'avait visiblement aucune idée de la fureur d'Hugo qu'elle avait eu toutes les peines du monde à tempérer. Son cousin avait beau apprécier Kerigan, Ténèbres était depuis des années son compagnon de route et la perte de cet excellent cheval l'avait mis dans une rage folle. Cela même sans compter la notion de « vol » pour un chevalier du Bief épris d'honneur, et accessoirement près de ses sous... Quand bien même eut-il pris la chose à la légère, elle n'était pas elle-même une écervelée prête à oublier le tort qui avait été fait, au-delà du contexte. D'acier et de velours, plus que jamais la devise familiale devait inspirer sa conduite. Kerigan n'était pas une de ces servantes dociles auxquelles elle avait eu affaire à Rubriant, mais un homme, et un réître par-dessus le marché, habitué à défendre ses intérêts et à s'imposer dans le monde sans pitié qui était le sien. Si ils œuvraient de concert, il devait savoir qu'elle n'était pas une femme facile à circonvenir. Il semblait le comprendre, à en juger par la manière dont il acceptait sa décision. Il y a une satisfaction bien plus grande à gagner le respect d'un homme qu'à le commander... releva-t-elle en son for.

Ils en étaient là de leur échange quand Kerigan se retourna. Dans le brouhaha de la salle, elle n'avait pas vraiment noté la carafe tombée au sol, mais son garde avait les réflexes d'un réître, qui plus est échaudé par l'agression de la veille. Elle suivit son regard et vérifia que sa robe n'avait pas été éclaboussée. Les domestiques ici sont d'une telle maladresse, songea-t-elle pour elle-même. La servante fort occupée à réparer les dégâts ne semblait pas leur accorder la moindre attention mais Kerigan avait un certain don pour l'intimidation silencieuse, et si elle levait les yeux sur celui qu'elle avait failli couvrir de vin ou quoi que ce soit que contenait cette carafe, elle se dépêcherait sans doute de filer... Alysanne se plaça à la hauteur de son garde et commenta sans élever la voix, son regard glissant vers la servante avec une vague indifférence : « Cela me fait penser que ma pauvre tante Rhea ne doit plus avoir beaucoup de serviteurs capables... mon père lui en enverra peut-être quelques-uns de notre maisonnée. Il y aura bien des choses à organiser pour l'aider dans son veuvage. »

Elle avait adopté instinctivement ce ton distant si typique des dames du Bief dès lors qu'il s'agit de donner des instructions aux valets. Ce n'était pas réellement ce dont elle avait envie de parler, ni son style habituel, mais à portée d'oreilles étrangères, elle n'avait pas d'autre choix que de se concentrer sur des détails pratiques avec le ton seyant à son rang. Elle se lança donc dans une litanie soporifique sur les derniers préparatifs de leur voyage, sans pour autant citer Dorne. Il savait parfaitement que c'était le genre de sujet qui l'ennuyait au moins autant que lui, et il comprendrait la raison de ce manège - peut-être même se prêterait-il au jeu. C'était un bon comédien à sa manière, et peut-être était-ce là l'occasion de tester leur capacité à accorder leurs violons dans une situation délicate...

MJ : est-ce que la servante s'incruste ? Very Happy




Thème musical : Passacaglia / Bear Mc Creary


PS : certains de mes PNJ peuvent être incarnés, MP-moi si vous êtes tenté !
Spoiler:
 
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