AccueilS'enregistrerConnexion



 

Partagez| .

Le trop de confiance attire le danger ▬ Libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Lun 16 Juil 2012 - 13:30

Note : Sujet se déroulant environ 6 lunes avant le début de la guerre.

     Le vent était glacial, les mains de Sargon engourdies par le froid, il lâcha la rambarde de la Veuve Salée pour les plier et les déplier, tentant de faire affluer le sang dans ses doigts pour retrouver un semblant de poigne. Yoren se hissa aux côtés de son capitaine sans prononcer mot comme à l'accoutumée, il sentait bien que le Harloi était agacé par ce que son oncle lui avait demandé, mais s'il souhaitait entrer dans les bonnes grâces de lord Harloi, le jeune homme était obligé de s'exécuter. Voilà deux jours que Igon Harloi avait demandé à son neveu de pousser l'exploration jusqu'aux territoires du continent, l'on racontait qu'il y avait d'excellents combattants là-bas et la dernière lubie du lord était de découvrir une perle rare capable de pouvoir entraîner ses hommes de manière à ce qu'ils supplantent les autres familles. Si Sargon avait tout d'abord admiré et apprécié la hargne de son oncle, il avait rapidement désenchanté en apprenant qu'il espérait que cela pourrait aider à trouver un prétendant à sa fille, la cousine du capitaine. Cette garce célibataire et toujours pucelle alors que la trentaine était déjà passée, le Fer-né n'avait aucune peine à comprendre qu'aucun homme ne désire lui passer la bague au doigt, même si son minois était particulièrement séduisant, elle était aussi avenante qu'une murène. L'idée qu'un homme puisse convoiter la place de lord Harloi agaçait le jeune homme au plus haut point, mais il n'avait malheureusement pas la possibilité de s'offrir le luxe de refuser ce voyage, sans quoi Igon ne ferait qu'éprouver davantage d'aversion à son égard.

     C'était donc pour cette raison que le Harloi avait annoncé à ses hommes quelques jours plus tôt, qu'ils allaient prendre la mer pour se rendre dans le Conflans afin de trouver le combattant idéal qui saurait ravir son oncle. Même si la tâche s'annonçait ardue, personne n'avait protesté, bien que l'idée de se geler dans une région assez inhospitalière n'enchantait absolument pas le Fer-né. Il était trop habitué au vent tiède de la mer et l'on disait que le Nord abritait d'étranges créatures, hors cette région se situait non loin de celle où il se rendait. Sargon n'était pas homme à croire à de telles fadaises, mais il avait appris que lord Dagon Greyjoy en personne avait été attaqué par d'autres Fer-nés non loin d'une petite île du Nord, à croire que le froid faisait perdre la raison ! Sachant que certains nobles ne seraient déjà pas contre l'idée de laisser le Harloi rejoindre les fonds marins sur les îles de fer, inutile de préciser que dans un tel endroit ils ne se gêneraient pas. Quoi qu'il en soit, même si l'humeur n'y était pas, les marins de la Veuve Salée ramaient et à l'horizon se dessinait une terre étrangement couverte de vert. Il s'était toujours imaginé cette région pleine de neige, mais la sécheresse qui commençait tout doucement semblait avoir déjà commencé son œuvre, pourtant le froid était toujours plus vif que sur son île natale. Les yeux mordorés du jeune homme étaient plantés sur un point qui se dressait plus haut que les autres sur une sorte de presqu'île, puis un sourire se dessina sur ses lèvres pleines tandis qu'il détourna son visage pour poser son regard sur Yoren, toujours debout à ses côtés.

     ▬ Cap sur la plage Yoren, je crois qu'il doit y avoir du monde là-bas, nous verrons bien ce que l'on pourra tirer d'eux. »

     Un grognement pour toute réponse, visiblement le second n'était pas tout à fait d'accord avec son capitaine, mais il n'en faisait pas étalage. Il était vrai que d'accoster loin d'un village alors que l'on souhaitait recruter du monde, ce n'était pas tellement intéressant, sans compter qu'ils n'avaient pas de chevaux dans leurs bagages et que de trouver un village serait synonyme de marche. Cela dit, le second était de la vieille école et aurait obéit sans hésiter si son capitaine lui avait ordonné de sauter à l'eau alors qu'il était chargé d'une armure lourde. L'obéissance aveugle était si étrange. Yoren s'éloigna pour donner les ordres alors que l'attention du jeune Fer-né se reportait sur l'horizon coupé par la silhouette de cette plage, une forme bougea légèrement puis disparue comme si la personne s'était éloignée. Ce n'était pas grave, Sargon savait se montrer patient lorsqu'il désirait quelque chose et là il voulait obtenir les bonnes grâces de son oncle.

     Fendant le sable, la Veuve Salée s'immobilisa après avoir enfin atteint la plage, Sargon enjamba rapidement la rambarde pour sauter au sol alors que ses pieds s'enfonçaient dans un sable mêlé à de la rocaille. Droit comme un I alors que Crépuscule, son épée en acier Valyrien, pendant paresseusement à sa ceinture, il parcourut les environs du regard avant de repérer une espèce de chemin sinueux qui gravissait la petite butte qui dissimulait cette crique aux environs. Sargon tourna la tête vers son second avant de lui faire signe de le suivre puis il aboya quelques ordres de son habituel ton arrogant.

     ▬ Yoren, avec moi, les autres vous vérifiez que personne n'approche et vous ne bougez pas d'ici même si des sirènes viennent vous chercher, ou je m'occuperai de votre cas à mon retour. »

     Des menaces comme toujours, le Harloi était assez apprécié par son équipage, mais son arrogance le poussait toujours à vouloir dominer les autres. Le second de la Veuve Salée atterrit à ses côtés avant de se hisser à sa hauteur, puis le capitaine entama la rapidement promenade qui devait lui permettre de repérer la silhouette qu'il avait vu de loin. Après avoir gravit le chemin qui serpentait sur l'herbe verte, les deux hommes arrivèrent sur une espèce de butte qui permettait d'avoir une vue d'ensemble sur les environs. C'était désert, il n'y avait pas le moindre village où le moindre signe qu'un être vivant soit passé par là. Remarquant la mine contrariée du jeune homme, Yoren intervint avec aussi peu de paroles qu'à l'accoutumée.

     ▬ Un cerf peut-être ? » Sargon tourna la tête vers son second pour lui décrocher un regard agacé avant de rétorquer d'un ton franchement énervé.
     ▬ Le jour où les cerfs se tiendront sur deux pattes tu seras le roi des îles de fer Yoren. »

     Habitué à se faire insulter, le Fer-né ne répliqua rien et finalement le Harloi se décida à reprendre la marche pour suivre le chemin. Ce fut une bonne idée, car bien rapidement il tomba sur une poste indiquant que plusieurs chevaux étaient passés par ici. Un sourire se plaqua sur les lèvres bien dessinées du jeune homme qui, ragaillardit par cette découverte, décida de suivre la piste qui laissait croire que les cavaliers étaient passés par là. Une dizaine de minutes plus tard, un bruit familier se fit entendre, des voix qui semblaient discuter ensemble bien que les paroles soient incompréhensibles comme la personne était trop éloignée, mais après s'être laissés guider par le son, les deux marins débouchèrent dans une petite clairière où plusieurs silhouettes étaient visibles. C'était des hommes, il y en avait plusieurs d'assez jeunes, mais vu la manière dont ils étaient habillés et armés, ils devaient être des gardes ou des reîtres en mission. Contemplant les quelques personnes, Sargon se décida finalement à approcher légèrement, suivit de près par son second, puis stoppa son avancée pour s'adresser à la cantonade.

     ▬ Et bien, je n'ai pas aperçu de taverne dans le coin et pourtant nous tombons sur des reîtres. Auriez-vous décidé de perfectionner un peu vos piètres talents de combattants ? »

     C'était une manière comme une autre de lancer la discussion. L'arrogance était palpable et le jeune homme savait très bien que traiter ces hommes d'incapables était la meilleure manière pour les pousser à lui prouver le contraire. Mais c'était peut-être justement ce qu'il cherchait ?


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Mer 29 Aoû 2012 - 16:42

Alors qu'il était en patrouille en ville, Lomys fut interpellé par l'un des marchands de la ville. Son nom était Boros et il était connu comme une sacrée fripouille, mais aussi pour sa richesse. Cet homme habitait Port-Lannis, mais il aimait bien venir dans les autres villes pour y faire affaire lui-même. Il n'avait pas une grande confiance dans les autres, c'était peut-être là la raison de sa réussite. Le chevalier ne pouvait ignorer cet homme, il se dirigea donc vers lui avec ces quelques hommes d'armes. Quand il arriva à la hauteur de Boros, il fut toujours choqué par son apparence. Le marchand était assez petit, dans les 1m40 et son ventre ressembler à un oeuf. Il portait un chapeau assez moche qui lui recouvrait son crâne dégarni, il ne lui restait que quelques cheveux. Mais il disposait ces derniers avec beaucoup d'ingéniosité pour qu'on ne le remarque pas. Enfin que dire d'autre sur lui à part que son visage était à peu près normale pour une personne de sa corpulence, mais encore une fois il était habillé comme un noble pour faire bonne impression. L'héritier de Sarschamp attendu donc que le marchand lui donne la raison de cet appel. Boros leva la tête et avec son sourire de fouine le salua.

-Bonjour, Ser, content de vous revoir et en pleine forme. Je suis désolé pour votre mère...

Il ne put finir sa phrase quand son regard rencontra celui du jeune homme, qui n'appréciait guère qu'un tel être parle d'elle.
Le petit homme toussa et comprit son erreur avant de reprendre.

-Bon passons, je n'étais que de passage ici pour remonter dans le Conflans pour y faire affaire. Mais une chose me rappelle à Port-Lannis, j'ai eu vent d'une bonne affaire. Dit-il en tirant la langue.

-En quoi cela me concerne-t-il ? Répondu Lomys.

-Très facile Ser, je voudrais que vous et quelques hommes à vous apportiez ces marchandises au Conflans. Un de mes hommes de confiance vous accompagnera et j'ai engagé aussi quelques reîtres, mais je n'ai pas confiance. Bien sûr vous serez grassement payé pour vos services et vos hommes nourris pendant le voyage.

Le chevalier s'attendait à une demande étrange de sa part, mais pas à celle-ci. Le noble fut un peu dérouté et ne sut que répondre.

-Boros, je ne sais que te répondre. Je ne peux pas disposer comme ça des hommes de mon seigneur. Ayant le devoir de l'avertir avant, je vais lui en parler en rentrant au château et lui ferait part de ta proposition.

-Je serai en ville jusqu'à ce soir, j'attends votre réponse avec impatiente Ser.

Le marchand salua une dernière fois le chevalier avant de prendre congé. Quant à Lomys, il continua sa patrouille avant de rentrer chez lui et demander audience à Elbert Sarschamp son père et seigneur. En fin d'après-midi, le jeune homme entra dans une salle et parla un long moment à son père et lui raconta le marché que lui proposé Boros. Un peu d'argent n'étant pas mauvais pour la trésorerie de la maison, le seigneur de Sarschamp accepta donc de fournir 7 hommes d'armes et Lomys serait aussi du voyage pour les commander. Évidemment le jeune homme accepta cette mission et partis en direction de la ville pour donner la réponse à Boros. Quand il le trouva, le marchand était dans une taverne avec ses hommes. Il y avait au moins une bonne dizaine de mercenaires, au moins autant de porteurs et l'homme qui allait commander le convoi à la place de Boros. Quand il rentra, beaucoup de regards se posèrent sur lui, mais le chevalier n'y fit guère attention. Il se dirigea directement vers l'homme au ventre rond et lui donna la réponse qu'il attendait.

-L'affaire est conclue, mon seigneur accepte ton offre. Moi et 7 hommes d'armes seront du voyage. J'aimerais savoir quand nous partons, si c'est possible.

L'homme au crâne dégarni frappa dans ses mains et parla la bouche pleine.

-Formidable ! C'est une très bonne décision, votre père est un homme intelligent. Le convoi part demain à la première heure !
Mais ce soir c'est repos et ripaille. Venez nous rejoindre et buvez avec nous !


-Je suis désolé, mais je dois aller faire les préparatifs pour demain. Sur ce, passez une bonne soirée et à demain.

Il salua le marchand et sortie de la taverne. Il rentra chez lui et prit les mesures nécessaires pour le voyage. D'abord, choisir les hommes qui allaient l'accompagner, car il devait avoir une confiance suffisante pour leur confier sa vie. Le choix ne fut pas très long et il put prévenir assez tôt les soldats. Après une bonne nuit de sommeil, Lomys sortie dans la cour ou l'attendait ses hommes tous prêt pour le départ. Un servant arriva avec la jument du Sarschamp, ce dernier agrippa la selle et monta sur celle-ci. Le chevalier avança et fit signe à sa troupe pour la mettre en route. Lomys retrouva Boros et sa compagnie en dehors du village. Les Reîtres étaient encore bien ivres et si une attaque arrivait maintenant cela serait une véritable boucherie. Le jeune homme avança vers le marchand et lui adressa la parole.

-Bonjour, Boros. Nous sommes là comme prévu, quel sera donc notre destination ?


-Salutation Ser, votre destination est la ville de Salvemer dans le Conflans. Ne vous en faites pas mon homme s'occupera de tout là-bas. Dès qu'il aura fait affaire vous n'aurez plus qu'à revenir et vous séparez ici. Cela vous convient ?
Dit-il en sachant pertinemment qu'un chevalier n'avait qu'une parole et il aimait jouer dessus.

-Cela me va très bien. Donc nous pouvons partir s'il n'y a rien de plus à dire.

Lomys voulait partir au plus vite pour ne plus avoir à subir le visage horrible et la voix agaçante de cet homme. Il chevaucha jusqu'à la tête du convoi et attendu l'ordre de départ. Boros parla quelques minutes avec son homme de main et ce dernier ordonna la mise en route de la compagnie. Le voyage allait être long et l'homme de l'Ouest savait qu'il fallait connaître l'homme qui commandait la troupe. Après plusieurs discussions, il apprit qu'il se nommait Deziel et qu'il était originaire de Dorne. Mais il s'arrêta là et ne voulut pas en dire plus sur lui, ce que respecta le jeune homme, car chacun avait ses propres raisons d'avoir des secrets qu'on ne veux pas dires. L'homme de Sarschamp discuta aussi avec les reîtres et les porteurs. Certains étaient encore des enfants et dont c'étaient le premier voyage hors de Port-Lanis ou des Terres de l'Ouest. Alors que d'autres étaient de vrais vétérans qui avaient vécu dans ces métiers toutes leurs vies. Un groupe plutôt hétérogène, qui marcha pendant de longs jours et qui arriva après plusieurs semaines à quelques jours de Salvemer. La compagnie monta un camp pour prendre un peu de repos, car il faisait toujours froids et continuer à une allure trop soutenu allait tuer les animaux. Le groupe était proche de la plage et un des jeunes reîtres partit à l'aventure pour voir de plus près celle-ci. Bien sûr, Deziel s'aperçut de son absence et demanda à ceux qui étaient à cheval de partir à sa recherche, car il pouvait faire repérer le groupe par d'éventuel bandit. Donc Lomys et deux reîtres partirent à la recherche du gamin. Bien évidemment ce dernier n'était pas discret et sa piste fut plutôt facile à suivre. Ils arrivèrent alors non loin de la plage et crièrent le nom du jeune garçon, qui arriva en courant avec un grand sourire.

-J'ai vu la plage, la mer avec une forme au loin ! C'était génial !

Un des reîtres descendit de cheval et lui donna une bonne baffe. Avant de le prendre par le coup et le mettre sur le cheval. Le gamin n'osa pas rétorquer et se laissa faire. Lomys ne dit rien car ce n'était pas ses affaires et il savait que l'homme n'avait pas fait cela par méchanceté. Il se posa la question sur la forme que le garçon avait vu sur la mer, le chevalier se dit que cela était sûrement un simple navire de pêche du Conflans et ne s'inquiéta pas. Il suivit les autres jusqu'au campement et alla attaché sa jument avec les autres bêtes. Alors qu'il allait rejoindre ses hommes pour prendre un peu de repos, il vit apparaître deux personnes. Le plus jeune des deux lança une phrase des plus provocante.

▬ Et bien, je n'ai pas aperçu de taverne dans le coin et pourtant nous tombons sur des reîtres. Auriez-vous décidé de perfectionner un peu vos piètres talents de combattants ? »

La première réaction des reîtres furent de tirer leurs épées ou haches. Mais Lomys s'aperçut vite que s'il n'était venu qu'à deux et que l'homme se permettait de parler ainsi, c'était qu'il était sûr de lui. Il y avait peu de raisons pour qu'une personne parle avec autant d'assurance devant un groupe armé. Soit il était sûr de ses capacités ou que les deux hommes ne soient pas seuls. Comme ils avaient des armes sur eux, ce n'était sûrement pas pour faire joli. Donc l'héritier de Sarschamp s'avança et se plaça entre les mercenaires et les deux hommes. Il ne tira pas son épée et s'adressa au plus jeune des inconnus, car il sentait que ce dernier était le chef.

-Bonjour, Sire. Je trouve qu'il fait beau mais frais, mais beau.

D'un coup Deziel apparût et avança vers eux d'un pas énervé.

-Qui êtes-vous, des bandits, des voleurs ?
Si vous voulez nos marchandises, il faudra nous tuer d'abords !


Lomys se mit la main sur son visage complètement catastropher par le manque de tact du marchand. Il tenta une dernière fois de désamorcer un conflit armé. Il avança vers Deziel et lui chuchota quelques mots et reprit sa position devant les deux guerriers.

-Oui, nous sommes un convoi de marchand faisant route vers Salvemer, mais pour ma part je ne cherche pas le conflit. Que dites de venir prendre un verre et de discuter ?
Bien sûr cela dépend de vous, pour ma part je vais leurs demandés de ranger leurs armes.


L'homme de Sarschamp fit signe à Deziel qui demanda à ses hommes de ranger leurs armes.

-Voilà qui est fait, à toi maintenant de me donner ta réponse. Mais sachez que je défendrais ma vie et celle de ses hommes s'il le fallait.

Il regarda l'homme droit dans les yeux et attendit sa réponse les bras croisés. Lomys espérer quand même que l'homme n'allait pas choisir l'affrontement, car il n'avait pas vraiment la tête au combat depuis la mort de sa mère il y a peu de temps. Mais il savait que ses hommes étaient aussi derrière lui prêt à le couvrir en cas de problème. Il ne fit même pas le rapprochement entre eux et l'ombre que vu le garçon sur l'eau. En même temps, il était plus concentré sur les mouvements des deux hommes.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Jeu 30 Aoû 2012 - 12:48

     Lorsque les hommes dégainèrent leurs armes, loin d'inquiéter Sargon, ce geste le fit plutôt sourire. Le combat ne le dérangeait guère, bien au contraire, il était comme les autres habitants des Iles de Fer : né pour se battre et mourir par l'épée – ou la hache – autant dire que l'idée de devoir tuer quelques marchands ne l'inquiétait pas outre mesure. Bien au contraire, ce serait l'occasion de se divertir un peu et de dérouiller ses articulations endolories par le manque de combat. Le regard du jeune homme passa des personnes qu'il identifiait comme étant de simples marchands, sur les accompagnateurs qui devaient être des reîtres ou des chevaliers au rabais. Oui, le Harloi avait une piètre opinion des continentaux et ne s'en cachait pas, en faisait témoignage les paroles qu'il venait de prononcer à leur attention. Sa main toujours éloignée du pommeau de Crépuscule, Sargon ne démontrait aucun signe d'hostilité à l'égard de ces quelques personnes, ils n'étaient pas assez intéressants pour qu'il s'attarde sur eux. Laissant l'un des hommes se placer devant les marchands, le Fer-né resta silencieux alors que l'individu s'adressait à lui en lui collant un titre aussi pompeux qu'inutile. « Sire » ? C'était la première fois qu'on la lui sortait celle-ci ! Le sourire vaniteux du jeune homme se mua en une expression amusée alors qu'il écoutait d'un ton distrait ce que l'autre homme lui balançait. Est-ce qu'il croyait réellement que son ridicule barda pouvait l'intéresser ? Sargon pillait des navires des cités libres, chargés de bijoux et de tissus qui valaient au moins le triple de toute la cargaison de ce ridicule marchand. Il avait des goûts de luxe, surtout pour un Fer-né, autant dire que tout cela ne l'intéressait aucunement.

     Le jeune homme décida toutefois de ne pas répondre et laissa l'homme qui lui avait adressé la parole, chuchoter quelque chose à l'attention du marchand, peut-être pour le ramener à la raison ? Après tout, il n'avait pas l'air de vouloir s'en prendre à eux, peut-être qu'il était plus futé que les autres et qu'il avait compris que si Sargon se montrait aussi vaniteux, c'était parce qu'il savait ce qu'il pouvait faire en cas de riposte. Une chose était certaine : tuer n'était pas un problème, que ce soit pour le capitaine ou son second et les attaquer n'aurait donc pas été le plus inspiré à faire. Après des nouvelles paroles de la part du premier protagoniste, les hommes rangèrent leurs armes, sans que les Fer-nés n'eurent dégainé entre-temps, puis une nouvelle réplique fut envoyée à l'attention du Harloi qui se contenta de répondre par un sourire moqueur. Inutile d'être un génie pour comprendre que la situation l'amusait plus qu'elle ne l'inquiétait.

     ▬ Vos ridicules marchandises ne m'intéressent pas. Si je voulais de la qualité je n'irai certainement pas la chercher sur le continent. »

     Le ton était dédaigneux, signe évident que tout cela ne l'intéressait guère. Sargon était venu ici dans un autre but et même s'il avait effectivement une forte tendance à laisser ses envies lui dicter une conduite qui n'était pas vraiment adaptée à la situation, il restait concentré sur sa tâche. Peut-être que si ces personnes commençaient à trop l'irriter, pourrait-il décider de se débarrasser d'elles ? Dans le cas improbable où ils seraient plus forts que deux Fer-nés expérimentés, Sargon n'aurait qu'à siffler pour que des renforts arrivent et les aident à se débarrasser des irritants personnages. En finalité, il n'y avait véritablement aucune raison pour que le Harloi s'embête à chercher la voie de la diplomatie, plutôt le contraire d'ailleurs. S'il avait été en manque de combat, le jeune homme aurait aussi bien pu décider de provoquer le marchand pour le pousser à l'attaquer, il aurait eu une raison valable de se débarrasser d'eux au moins. Le Fer-né était d'ailleurs persuadé d'un arriver sans difficulté, il savait se montrer suffisamment irritant pour que l'on souhaite se débarrasser de lui. Glissant un regard amusé vers Yoren qui se tenait droit comme un I et muet comme une tombe, à ses côtés, Sargon enchaîna en reportant son attention sur les quelques hommes présents ici.

     ▬ Et ne m'insultez pas. Je ne suis ni un voleur, ni un brigand, alors tiens ta langue si tu ne veux pas que je te la fasse manger stupide marchand. Le ton était acide, Sargon n'aimait guère être comparé à un simple bandit de bas-étage. Et toi, garde donc ton titre de sire pour ceux qui en ont besoin pour prouver qu'ils valent quelque chose. Ce n'est pas mon cas. »

     Il aimait beaucoup imposer sa petite volonté, faire comprendre aux autres qu'il ne plaisantait pas et s'ils étaient trop irritables pour comprendre à qui ils avaient affaire, ma foi, cela ne ferait qu'un simple combat rapidement bouclé ! Le jeune homme s'en moquait pas mal, tout ceci n'était qu'un vaste jeu à ses yeux et Sargon aimait bien titiller les personnes qu'il ne connaissait pas. Sa main se glissa brièvement vers le pommeau de Crépuscule avant de retomber, puis il avança d'un pas dans leur direction, comme pour leur prouver qu'il n'avait aucunement peur d'eux. Est-ce qu'eux si ? Son sourire arrogant plaqué sur les lèvres, le Fer-né reprit la parole d'un ton toujours aussi vaniteux.

     ▬ Je ne bois pas avec n'importe qui, je ne bois qu'avec les personnes qui valent un minimum et cela ne semble pas être le cas de beaucoup de personnes présentes ici. Provoquer les autres était le meilleur moyen pour tester leur maîtrise. Mais que font donc des petits marchands qui rejoignent Salvemer, à s'égarer de la sorte sur une plage ? Vous devriez rester sur les routes, vous éloigner de la mer, on ne sait jamais sur qui l'on peut tomber sur les plages. Elles sont mal fréquentées à ce que l'on raconte ! »

     Les yeux mordorés du jeune homme pétillaient d'amusement, est-ce qu'il parlait de lui ou d'eux ? La question était rhétorique, le but du Fer-né était uniquement de provoquer ses interlocuteurs en les écrasant. Les hommes du continents aimaient les titres et la valeur qu'ils y associaient, sur les Iles de Fer, seules les capacités d'un homme réussissaient à le définir. C'était pour cette raison que Yoren, un simple roturier, était second d'un boutre aussi imposant que la Veuve Salée alors que des nobles se retrouvaient simples marins sur des coquilles de noix. Le titre de ses interlocuteurs n'entrait donc pas en ligne de compte, Sargon de fichait de savoir s'il avait affaire à des nobles ou de simples reîtres. En général ces derniers n'étaient que des paysans qui apprenaient seuls à se battre et ne valaient donc pas grand-chose, à moins d'avoisiner la cinquantaine. Mais choisir la voie des armes était une bonne chose et rien que pour ce point, le jeune homme les estimait plus que les marchands. Glissant sa main jusqu'à a ceinture dans un geste machinal, le Harloi continua ses moqueries.

     ▬ C'est une technique originale de s'amuser à questionner les gens que tu prends pour des brigands. À moins que tu saches parfaitement que tu ne tiens pas la route devant nous ? Est-ce que tu as prévenu ton marchand que tu étais un poltron doublé d'un incapable, ou c'est la surprise ? »

     De la provocation à l'état pur, Sargon ne connaissait pas la valeur à l'épée de l'homme et pour tout dire, il n'y portait pas grande importance dans le cas présent. L'homme avait l'air relativement posé et assez intelligent pour ne pas chercher le combat face à deux hommes armés et sûrs d'eux. Le Harloi voulait donc simplement vérifier que c'était bien le cas et que ce n'était pas un simple hasard qui le faisait passer pour plus futé qu'il ne l'était réellement. Cela aussi, c'était aussi la surprise !


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org
avatar

Invité
Invité

Général
Feuille de Personnage


Message Lun 3 Sep 2012 - 14:18

Un sourire apparût sur le visage du plus jeune, la situation avait l'air de l'amuser ou alors c'était un simple rictus sans importance. Il écouta attentivement sa réponse et Lomys commença à mettre en place les pièces du puzzle. Dans un premier temps, ils n'étaient sûrement pas des voleurs ou autres brigands des routes. Mais il parlait comme s'ils n'étaient pas du continent, cette partie le trouble un peu. Les deux hommes venaient donc d'une île, ce qui pouvait-être tout à fait logique. Le chevalier n'eut pas le temps de continuer sa réflexion, que le chef du duo reprit la parole. Il s'adressa d'abord à Deziel qui l'avait traité de bandits, ce dernier n'avait pas apprécié la comparaison et il lui faisait comprendre. Le marchand commençait à nouveau à s'exciter en gesticulant et en devenant un peu rouge. C'était vraiment une personne caractérielle, mais il avait l'air de comprendre qu'il ne fallait pas faire de bavure. Mais la suite de la phrase fut pour l'homme de l'Ouest, il ne fut pas content du titre donner par le chevalier. Pourtant, ce dernier ne pensait pas à mal quand il lui donna. Enfin, chaque personne à sa propre vision de la politesse, peut-être que chez lui c'était mal vu. Cette information remit le jeune homme sur la piste de l'origine des étrangers. Lomys avait déjà entendu parler d'un peuple sur des îles qui ne prêtait pas attention aux titres. Mais il était tellement concentré sur les mouvements de ses interlocuteurs, qu'il bloquait sur un simple nom, il l'avait sur le bout de la langue pourtant. Tout s'évapora lorsque le plus jeune amena l'une de ses mains vers le pommeau de son arme. Sans pour autant placer sa main vers sa propre lame, l'héritier de Sarschamp se préparer à l'attraper au cas ou. C'est alors que sans prendre son arme que l'homme des îles avança vers eux. Une goutte de sueur glissa sur la joue de Lomys, il ne connaissait pas ses intentions, mais il était dangereux.

Mais au lieu d'attaquer ou de menacer clairement la troupe, il continuait ses moqueries et ses provocations. On pourrait penser qu'il agit ainsi, car il est faible et donc cherche à cacher celle-ci par ses paroles blessantes. Sauf que Lomys n'était pas dupé et voyait petit à petit à travers le jeu du jeune homme. Mais n'étant pas aussi doué que lui en éloquence, il n'avait aucune chance de le contrer de ce côté. De même le chevalier ne pensait pas pouvoir rivaliser avec lui au combat, mais comme lui avait apprit son maître que rien n'était joué d'avance il allait tenter son coup. Même si c'était une personne honnête qui ne pouvait jouer comme le faisait l'autre homme, Lomys se battrait donc avec cette honnêteté. La suite de sa phrase sur la raison de l'arrêt de la troupe vers la plage, mit de nouveau l'homme de L'Ouest sur la voie de leurs identités et c'est la fin de celle-ci qui fut le déclic. Sa façon de parler et de ne pas aimait certaines courtoisies du continent, il venait sûrement de ses îles dont il avait entendu parler. Ceux qui pillaient les villes côtiers et qui donnait plus de valeur aux compétences qu'à la lignée. Les tristement célèbres îles de fer, c'était de toute évidence des fer-nés qu'il avait en face de lui. Cela confortait le chevalier sur son choix de ne pas les affrontés, mais il ne pouvait pas non plus se laissait faire.
C'est alors que le fer-né lança une nouvelle provocation vers Lomys et celle-ci vu plutôt virulente. Surtout qu'un chevalier ne pouvait ignorer qu'on se moquait ouvertement de lui, donc il était hors de question de reculer maintenant. Il avait son honneur en tant que chevalier et protecteur de cette troupe. L'homme de Sarschamp s'avança donc un peu vers le jeune homme, mais s'arrêta à quelques pas de lui. Assez tout de même pour que les lames puissent toucher leurs cibles s'il y avait combat. Lomys regarda l'homme des îles dans les yeux et lui répondit, sans pour autant tomber dans la provocation. Car il avait comprit la manoeuvre et il n'allait pas si facilement tombait dans un tel piège.

-Je vais d'abord répondre à votre question sur notre venu près de la plage. Celle-ci est assez simple, l'un de nos reîtres nous à dit que ce chemin était plus court pour arriver à destination. Cela te satisfait ?

Lomys n'était vraiment pas à l'aise, surtout que le froid venant de la mer lui fouettait le visage. Mais il continua, car il devait le faire.

-Et je ne tomberais pas dans ces provocations. Si tu n'en veux pas à nos marchandises ou boire avec nous, tu peux retourner à tes occupations. Dans cette situation te combattre toi et ton compagnon ne serait bénéfique pour personne.

Il lécha ses lèvres qui commençait à être sèches à cause du froid. Mais il finit quand même ce qu'il avait commencé.

-Je vais quand même t'avouer que je te crains, ne pas l'être serait une erreur qui pourrait me coûter chère. Mais sache que je ne reculerais pas devant toi, je crois en la force de mes bras. Et je suis un chevalier, mon honneur et mon sens du devoir me donne la force de me dresser entre vous et ceux derrière moi. Pour toi cela est peut-être ridicule, mais tu devrais savoir que c'est souvent cette conviction qui ont repousser toi et les tiens... Bon d'accord la force brute un peu aussi.

Un grand sourire se dessina sur le visage de Lomys et il se mit à rire. Il leva la main en demandant à l'homme d'attendre et il se calma un peu avant de reprendre.

-Hahaha... Désolé, mais je trouve franchement que ma phrase fait vraiment cliché, tu ne trouves pas ?

Il ne pouvait s'empêcher de pouffer de rire et ne faisait presque plus attention aux hommes en face de lui. Le chevalier se trouva un peu ridicule avec son petit discours digne d'une pièce de théâtre. Lomys ne savait pas comment les deux guerriers allaient réagir, mais il ne pensait presque plus à rien et était devenu sans défense alors qu'il était à porter de l'arme du plus jeune. Par contre, Deziel commençait à s'impatienter et on pouvait le voir s'énerver de plus en plus. De même les reîtres avaient toujours leurs mains sur leurs armes et les soldats de Sarschamp n'étaient pas très à l'aise en voyant l'héritier de la maison dans cet état.
Revenir en haut Aller en bas
Homme d'Armes
avatar

Sargon Harloi
Homme d'Armes

Général


« Capitaine de la Veuve Salée »

♦ Missives : 5378
♦ Missives Aventure : 401
♦ Age : 29
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 22/11/2011
♦ Célébrité : Jack Huston
♦ Copyright : © Aryana
♦ Doublons : Maron Martell, Pryam Templeton, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 28 ans
♦ Mariage : Femme-roc : Helya Harloi (née Botley) ; Femme-sel : Emeraude
♦ Lieu : Île de Harloi, Dix-Tours
♦ Liens Utiles :
Feuille de Personnage
Feuille de personnage
Inventaire:
Jauge de réputation Jauge de réputation:
1066/1500  (1066/1500)


Message Mar 11 Sep 2012 - 13:43

     Sargon n'avait pas eu l'impression que ses remarques restaient sans effet, bien au contraire même. S'il y avait bien une chose qu'il aimait, c'était de pouvoir apercevoir l'énervement ou la contrariété se dessiner sur le visage de ses interlocuteurs. Celui qu'il identifiait comme le chevalier responsable de la protection de la caravane lui, par contre, ne semblait pas désireux de faire plaisir au Fer-né. Il gardait un visage qui n'indiquait pas grand-chose sur ses pensées, tout comme il avait l'air de garder une certaine maîtrise de lui-même. Étrange et pourtant intéressant, Sargon aimait bien faire céder les gens, certainement plus que d'énerver ceux qui semblaient être des bombes prêtes à exploser. C'était plus difficile. C'était un défi et il adorait cela.
     L'homme s'avança vers le capitaine avant de s'arrêter à quelques pas, juste assez pour pouvoir dégainer si tout à coup le Harloi décidait de lui sauter dessus. Il n'avait aucune inquiétude à se faire, le Fer-né ne sautait que sur les jolies donzelles – et encore – mais blague à part, Sargon ne comptait pas l'attaquer. Pas pour le moment du moins. Les yeux mordorés du jeune homme restaient dardés sur le visage du chevalier alors qu'à ses côtés, Yoren, son second, était concentré sur les autres protagonistes de la scène comme pour s'assurer qu'ils ne comptaient pas s'en prendre à l'homme qu'il servait de son plein gré. Prenant la parole, le chevalier déclara qu'ils étaient ici parce que ce chemin était le plus rapide pour arriver à destination. Enfin le plus court du moins, maintenant qu'ils étaient tombés sur eux, la rapidité n'était plus vraiment de mise. Avec un nouveau sourire, le jeune homme hocha la tête pour signifier qu'il avait bien compris ce que son interlocuteur lui disait, tout en exprimant une sorte de moquerie par son arrogance perpétuelle. Cela dit, il y avait fort à parier que le continental n'allait pas répliquer à ce comportement. Un bon et gentil chevalier qui ne se laissait pas troubler par un simple barbare des Iles de Fer !

     Reprenant la parole, il continua en faisant savoir au Fer-né qu'il ne comptait pas répliquer à ses piques, comme s'il lisait dans ses pensées, puis lui conseilla de s'en-aller pour les laisser reprendre leurs occupations. Réellement ? Cette phrase, pourtant simple, donnait surtout envie à Sargon de faire l'opposé de ce qui lui était si gentiment « conseillé ». C'était dans sa nature, il possédait un côté agaçant et irritant qui le poussait à faire le contraire de ce qui pouvait lui être demandé. Bien lancé, le continental continua en avouant avec une certaine crainte vis-à-vis du capitaine – il était plus futé que ses amis apparemment – et déclara finalement qu'il ne reculerait pas. Un bon chevalier pétris de bonnes intentions, prêt à donner sa vie juste pour quelques babioles ? Avec assurance, Sargon était persuadé de le dominer sans soucis. Est-ce que c'était la vérité ? Il ne le savait pas, c'était son arrogance qui parlait et pas son intelligence. Après le sourire et le signe de la part du chevalier, le Harloi demeura silencieux tandis qu'un rire se faisait entendre, au moins pouvait-il se recycler en bouffon si jamais il se prenait une déculotté, il avait le mérite de savoir se faire rire et ce n'était pas donné à tout le monde ! Le capitaine de la Veuve Salée de contenta de dévisager l'homme quelques instants avant de hausser les épaules – sans se départir de son sourire moqueur – puis prit enfin la parole de son habituel ton arrogant.

     ▬ Si, tellement que j'en ai presque envie de vomir. Il répliquait à la question du continental au sujet de son côté cliché. Mais tu as de la chance, j'aime bien les gens qui réfléchissent et ça semble être ton cas. Enfin.... Plus que tes quelques amis ici présents, ce qui n'est pas vraiment difficile au fond. »

     Son regard mordoré se tourna vers les compagnons du chevalier. Est-ce qu'ils seraient vexés par les paroles du Fer-né ? Celui-ci ne comptait plus titiller l'homme face à lui, du moins pas aussi vivement qu'à l'accoutumée. Il avait l'air résistant à ce genre de petites attentions, mieux valait se concentrer sur l'homme irritable qui avait déjà menacé Sargon, il sauterait certainement plus rapidement à l'eau que les autres et la situation pourrait rapidement devenir amusante ! Après avoir détourné son attention des autres, le Harloi reposa ses yeux sur le visage du chevalier pour reprendre la parole.

     ▬ Vous ne nous avez jamais repoussés mon petit chevalier, nous nous sommes lassés de vos misérables territoires, nuance. Mais libre à toi de t'imaginer que tu es capable de rivaliser avec un Fer-né. Il déformait les faits pour les arranger à sa manière, c'était une chose qui arrivait fréquemment et ne le gênait aucunement. Je te trouvais intelligent parce que tu me crains, mais finalement tu n'es peut-être pas si futé que ça. J'imagine que même un animal doit prendre de temps en temps des décisions intelligentes. Le fruit du hasard. »

     Son sourire ne fit que s'accentuer, c'était plus fort que lui au final : insulter le chevalier et le provoquer devenait naturel, plus que s'il en venait à dégainer Crépuscule pour lui faire goûter le sang continental en réalité. Est-ce que cette fois-ci quelque chose allait le déranger ? Sargon en doutait, il faudrait l'acculer pour qu'il puisse craquer, comme un morceau de bois trop sec : un bon coup de pied dessus et il se brisait. Les êtres humains étaient pareils au final. Après avoir soupiré d'un ton léger qui, allié à son air nonchalant, prouvait qu'il n'avait apparemment pas plus peur que cela, le Harloi avança d'un nouveau pas pour réduire encore la distance qui le séparait du continental. Son regard était posé sur lui tandis qu'il continuait.

     ▬ C'est bien beau de vouloir prendre un chemin plus court, mais s'il n'est pas plus rapide, quel en est l'intérêt ? Sur la mer il n'y a qu'un seul et vaste chemin, c'est pour cette raison que vous, les continentaux, vous vous éparpillez et vous vous perdez toujours. Ses paroles montraient clairement son aversion pour les habitants de Westeros. Et je n'ai pas franchement envie de te fausser compagnie si vite, ce serait très malpoli de ma part, personne n'ira dire que les Fer-nés ne savent pas être polis, n'est-ce pas Yoren ? ! »

     L'intéressé se contenta d'émettre un simple grognement qui pouvait passer pour une approbation. Une chose était certaine, c'était que le jeune homme aimait imposer sa volonté... Et sa présence. Les mots du chevalier le poussaient à se comporter aussi stupidement, il n'allait pas lui lâcher les basques avant d'avoir ce qu'il voulait. Mais que voulait-il d'ailleurs ? Lui-même ne le savait pas, c'était simplement ces mots prononcés qui éveillaient en lui le désir de voir ce que ce continental pouvait lui offrir comme amusement. Gamin capricieux, il se lasserait rapidement si jamais le chevalier se révélait ne pas être à la hauteur de la tâche attendue. Glissant une fois de plus sa main jusqu'au pommeau de Crépuscule, le Fer-né continua.

     ▬ Et si nous décidions de votre sort par la voie la plus rapide ? Tu veux jouer les chevaliers honorables, moi je veux m'amuser. Je me fiche pas mal de vos minables marchandises, mais apparemment tu sembles penser que nous pouvons ployer devant vous, pourquoi ne pas le prouver ici et maintenant ? Son sourire s'agrandit alors qu'il glissa son regard vers les autres hommes sous tension. L'honneur, c'est juste bon pour les morts. »

     Son regard se reposa sur le jeune chevalier avant qu'il ne pousse la provocation jusqu'à dégainer légèrement Crépuscule, puis s'interrompit après un bref instant alors que la lame était presque entièrement hors du fourreau. D'un regard qui en disait long, il interrogea le continental du regard. Est-ce que les autres allaient avoir peur et attaquer ? Est-ce qu'il trouverait le moyen de rester toujours aussi zen ? Allez savoir, les continentaux semblaient être plein de surprises !


.
Revenir en haut Aller en bas
http://fallout-dog-city.forumactif.org

Contenu sponsorisé

Général
Feuille de Personnage


Message

Revenir en haut Aller en bas

Le trop de confiance attire le danger ▬ Libre

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1


Sujets similaires

-
» Deux hommes torses nus au soleil... trop beau pour être vrai ? (libre)
» La lumière fait place aux ténèbres, le danger nous guette. [PV Lee - Libre]
» Obama en chute libre ...
» Un sous-vêtement dans l'arbre [Libre]
» Le palais Sans-souci en Danger

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
A Song of Ice and Fire RPG :: Citadelle de Maegor :: ◄ Salle des Archives Oubliées (RP)-