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« La critique est la puissance des impuissants. » | Mycah

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Message Jeu 12 Juil 2012 - 23:41

Elle ne comptait plus les semaines qui passaient. Les minutes, les heures… tout cela n’avait presque plus aucun impact à ses yeux. Les invités venaient, restaient, parfois, une nuit, deux, et repartaient comme ils étaient venus. Elle croisait beaucoup de gens, chaque jour qui passait, des nobles, des roturiers travaillant au service de Lord Swann. Le Lord était gentil avec elle, bien plus qu’elle ne l’avait espéré. Du moins, il ne lui donnait aucun mauvais traitement, et aimait l’écouter jouer de la flûte, parfois pendant plusieurs heures sans se lasser. Elle appréciait bien être là, passer dans les couloirs de la forteresse, croiser des servantes, d’autres nobles –sur leur passage, elle s’inclinait avec toute la grâce dont elle pouvait faire preuve. Peu de nobles lui adressaient la parole, du moins sans que personne ne leur ait ordonné, Lord Swann par exemple, de lui parler. Peut-être n’en avaient-ils pas envie, simplement ? Elle n’était qu’une vague roturière pour eux, une ménestrelle dont la seule capacité était de jouer de la flûte, et qui n’était bonne qu’à ça. C’était normal si personne ne faisait guère attention à elle. Et parfois, cela lui était bénéfique et bien pratique. Elle pouvait ainsi errer dans les couloirs, telle une petite souris, sans que personne ne la remarque, tout en restant discrète. On ne sait jamais vraiment si l’on est suivit ou pas. Mais il y avait une chose qu’elle appréciait énormément, et dont elle n’aurait pu se passer. Dès lors que Lord Swann la « libérait », de telle façon qu’elle pouvait vaquer dans le château comme bon lui semblait, elle préférait de loin la fraîcheur ou la chaleur de la cour aux couloirs parfois sombres. Le bruit des armes qui s’entrechoquent, le bruit du travail des forgerons, d’autres bruits divers et inconnus, voilà de quoi était essentiellement composée la cour de Pierheaume. C’est dans ce brouhaha perpétuel qu’Elyanos appréciait de passer le plus clair de son temps. Assise sur une pierre, légèrement à l’écart des allers retours quotidiens, elle prenait d’abord quelques minutes à observer ce qu’elle avait sous les yeux, mais aussi le ciel. Elle aimait plonger ses yeux clairs dans cet océan bleu, où quelques corbeaux et autres oiseaux passaient de temps à autres. Puis, une fois que son esprit s’était suffisamment reposé, du moins l’espérait-elle, elle sortait sa flûte, dont elle ne séparait jamais. La posait doucement sur ses lèvres pour ne pas se brusquer, et restait ainsi, jouant de la flûte alors qu’à moins de quelques mètres à côté, un forgeron fabriquait une nouvelle épée, une armure, ou quoi que ce soit d’autre. Elle avait beau être légèrement à l’écart, elle entendait tous les bruits environnants. Mais lorsqu’elle jouait de la flûte, c’était comme si son propre monde s’ouvrait à elle, la plongeant dans un état dont elle ne sortait que lorsqu’elle posait enfin, après plusieurs heures parfois, la flûte sur ses genoux. Et ce n’était pas parce que personne ne semblait l’écouter, que personne ne se retournait pour la regarder quelques instants qu’elle comptait s’arrêter de jouer. Elle aimait ça, énormément, et aurait joué de la flûte sans même qu’on le lui demande. N’était-elle pas en train d’en jouer sans demande au préalable ? Un bruit soudain aurait pu l’arrêter, mais elle continua à jouer… avant de finir, finalement, par s’arrêter. Le bruit était constant, comme si quelqu’un approchait. Des pas, pas feutrés mais à demi-cachés. Elle n’aurait su dire si elle connaissait cette personne, mais ce dont elle était sûre c’est qu’elle venait vers la ménestrelle. Elle ne bougea pas, garda sa flûte posée contre ses lèvres. Passa doucement un doigt sur les trous que comportait l’instrument, attendant de, peut-être connaître l’identité de celui ou celle qui s’approchait.
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Message Dim 15 Juil 2012 - 15:06

Sortir des marches de Dorne avait été complexe, voire impossible, plus d'une fois Mycah avait succombé à la chaleur, à la soif et a la fatigue, son état moral au plus bas après avoir lâchement trahis Aarseth n'arrangeait rien à sa situation. Pourtant à chaque fois qu'il s'était allongé sur la terre rouge en fermant les yeux face aux lueurs monstrueuses du soleil, un souffle de vie, le même instinct de survie qui l'avait poussé à sacrifier son partenaire, le relevait et le faisait avancer. A chaque fois que la soif avait tiraillé sa gorge, la providence lui avait amené un point d'eau. La Riviere-Mère elle même voulait apparemment qu'il survive et on ne contrarie pas des forces que l'on ne mesure pas.
Dix jours … Dix jours lui avait été nécessaire pour sortir de cette enfer aride, à se nourrir de plantes à bulbes au goût amer et de petit gibier qui peinait eux même a survivre. Son eau s'était simplement composée de flaques boueuses masquées continuellement de la canicule par d'épaisse roche.
Il avait traversés les terres de Wyl, de Lonbec et de Grisgibet, foulant de ses pieds et de ses mains des pentes à la limite du verticale, des roches coupantes comme un lame ou encore des sols sans la moindre trace de vie, brûles par le temps et le soleil,

Au termes de son voyage, ou plutôt de sa fuite, le chasseur parvint à traverser la Garde Rouge, dernière escarpée rocheuse face à la liberté des forêts de l'Orage et déjà dans ces cols bien plus bas que ceux des Marches, il sentait la douce odeurs du Nord et des tempêtes qui approchait.
Il arriva finalement enfin au sommet de la dernière colline, laissant à ses yeux le plaisir de contempler Pierheaume déchirer son estuaire, pendant qu'au loin le Bois de la Pluie s'étendait de toute son âme sur les terres de l'Orage. D'un rire nerveux, il exprima son contentement laissant toute sa fatigue disparaître dans les battement du vent qui fouettait sa chemise débraillée et sale.

Dévalant rapidement la pente il atteint en quelques heures seulement, mus par l'idée de pouvoir enfin revivre pleinement sa vie de braconnier en ces terres, Dorne ne lui avait rien apporté si ce n'était Sarya et il était temps de rayer le passé. Loras devait être dans les parages et il n'aurait aucun mal à retrouver son amis, il se voyait déjà siroter sa bière pendant que le géant s'amuserait à lui raconter les dernières histoires de ces terres et les lui donnerait les derniers bon plan du parfait braconnier. Le seul problème était l'argent, il n'avait plus grand chose, assez pour se mettre en route et commencer ses petits trafics, mais qu'importait en quelques semaines il se serait sûrement déjà refait, les bouchers peu regardant foisonnaient et il était persuadé qu'il ne lui faudrait guère de temps pour obtenir une information grassement payé à Port-Real.

A peine arrivé dans le premier village de chaume et de bois, les regards se fixèrent sur lui, mal rasé, ébouriffé, aussi sale qu'un homme qui venait de traverser un désert, l'arc sur le dos, le carquois vide , l'épée en bandouliere et bien sur son teint halé de Dornien, flashait au centre de la foule et pour compléter ce portrait parfait de l'étranger fou, un sourire béat de plaisir illuminait son faciès.
Rapidement de retour dans la réalité, Mycah comprit rapidement sa situation actuelle et plutôt enclin à se faire discret, se mit à la recherche d'un abreuvoir ou d'un seau d'eau malencontreusement égaré et dans un coin discret. C'est au coin d'une chaumière en ruine que le salut l'aida une nouvelle fois lui offrant un magnifique tonneau remplis d'une eau froide et plutôt verdâtre, mais qui restait tout de même plus attrayante que ce mélange de terre qui faisait son quotidien depuis plusieurs semaines. Doucement et sans un bruit il s'accouda au bois, tout en prenant une large inspiration avant de plonger la tête dans le liquide froid. Il resta ainsi quelques dizaines de seconde profitant de ce manque maintenant en abondance. Sa tête ressortit dans un râle et un rire de joie, la suite fut longue tellement il prit de plaisir a prendre un peu soin de ce corps qui l'avait transporté d'un bout a l'autre de Westeros sans jamais fléchir, il lava tranquillement sa chemise et son pantalon a coup de grande eau, ils n'en étaient pas moins sales mais pour un roturier ils seraient présentable une fois essoré, la barbe qui dévorait son visage fut au trois quart rasée par la lame de son couteau de chasse. Laissant seulement une fine couche de poils rebelles coloniser sa mâchoire.

Ainsi paré et ses habits trempés remis en place, il se pouvait de continuer sa route, la prochaine étape n'étant autre que la cour de Pierheaume elle même. Ces espaces qui faisait face aux demeures des maîtres était ni plus ni moins que le meilleur endroit pour trouver argent et les naïfs qui lui donnerait.
Celle si ne faisait pas exception, grouillante de monde, de marchands et d'artisans hurlant leur produits, elle semblait être le nouveau départ de Mycah, et il s'empressa de commencer sa quête.
En quelques minutes voilà que notre bon chasseur discutait déjà avec un homme richement vêtu, un bourru, un homme à l'embonpoint démesuré qui le toisait de toute sa soi disante supériorité et qui pourtant sans qu'il le sache se laissait endormir par les contes du Dornien qui d'un geste répété mille fois depuis son enfance approchait sa main de la bourse de son pigeon.
Alors proche du but, un bruit strident qui semblait pourtant être de la musique trancha dans le bruit habituel et sortit de sa rêverie sa victime qui se retourna d'un coup laissant la main du jeune homme tapé sur son flanc. D'un réflexe le chasseur la retira discrètement mais rapidement, heureusement pour lui, il apparut qu'il ne s'était rendu compte de rien et finalement l'air bougon le riche homme préféra partir lassé par les inepties du Dornien.

Le coup fut plutot dur à encaisser et peu dans l'idée d'accepter de perdre une si belle prise, après avoir survécu au désert aux patrouilleurs, à Aarseth et aux autres dangers qui avait croisés sa route, le Dornien se décida, quitte a ne pas récupérer son poisson, à aller voire le pauvre hère qui avait osé l'interrompre. A pas de loup, ou plutôt de fennec, il suivit la trace laissé par la mélodie jusqu'à un coin reculer ou le pauvre hère se trouvait en fait être une pauvresse armée d'une flûte, voilà la cause de tout ce dérangement et il était peut être temps de remettre cette belle blonde à sa place.
Quittant sa cache, Mycah marcha rapidement vers la demoiselle et râlant d'un ton autoritaire.


Mais c'est pas fini, j'aimerais travailler dans le calme si ca ne dérange pas notre noble artiste ici présente. Certain on autre chose à faire que de souffler dans un bout de bois désolé de l'annoncer.
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Message Mer 1 Aoû 2012 - 10:12

A demi assise sur une pierre en bois, la mélodie qui sortait de la flûte de la roturière avait la qualité d’être fluette et douce. Elle n’était certes pas la meilleure, il y en avait d’autres, cachées dans les Sept Couronnes, qu’une simple note faisait s’arrêter les oiseaux de voler, faisait se retourner d’un coup la gente masculine noble ou roturière, mais surtout noble, faisait s’arrêter le temps, presque. Mais la mélodie que produisait Elyanos n’était pas ainsi. Elle aurait bien aimé en produire une de telle sorte, mais il fallait pour cela suivre un entraînement, une méthode bien précise que seule une catégorie de personnes était apte à apprendre et à transmettre ensuite. Or, dans sa vie, aussi courte fût-elle, à ses débuts, la personne qu’avait rencontrée la roturière faisant partie de cette catégorie avait péri quelques mois plus tard d’une maladie, que seul un mestre venant de la Citadelle aurait pu guérir. Or au fin fond des Terres de l’Orage, nulle trace d’une telle personne, malheureusement pour le musicien et sa jeune, très jeune élève. Il mourut paisiblement, comme si les rêves l’avaient emporté, et avec lui son art et ses connaissances.

Un bruit la fit se retourner, simplement. Une voix, qui semblait en colère. Levant les yeux, Elyanos fixa quelques instants son interlocuteur, sans croiser son regard. Elle n’aimait pas devoir plonger ses iris dans celles des autres, paniquait dès lors que son regard en croisait un autre. Il fut des moments où bien sûr elle ne paniqua pas, mais d’autres où sa panique la perdit, lui faisant faire une ou plusieurs erreurs fatales. Elle détailla la personne qui lui faisait face, personne dont la voix semblait provenir. Un visage carré, des yeux noirs et un menton pointu, nota-t-elle. Des cheveux noirs coupés court, une barbe naissante mais qui ne semblait pas avoir été négligée, au contraire. Elle ne l’avait jamais vu, sinon elle l’aurait reconnu, et la voix, assez rauque, ne lui était pas connue non plus. Elle écouta vaguement ses paroles, et la colère lui monta. De nature assez calme pourtant, la roturière était capable de rapidement monter sur ses grands chevaux lorsqu’on la critiquait, tout en, dans un sens, gardant un sang-froid que peu auraient contenu. Reculant un peu la flûte de sa bouche, elle haussa les épaules, fixant toujours le jeune – était-il vraiment jeune, finalement ? – homme qui l’avait apostrophée ainsi.

Finalement, même sans se connaître, ils étaient assez proches. Non pas que leur corps soient à deux centimètres l’un de l’autre, mais dans le fait qu’ils devaient chacun se débrouiller pour se nourrir, bien qu’Elyanos soit très bien traitée par la maison Swann. Mais avant, lorsqu’elle errait encore dans les Terres de l’Orage, terres de sa naissance, elle devait se débrouiller seule, malgré son très jeune âge et sa vision encore enfantine de la vie. Lui aussi, apparemment. Elle avait beau ne rien savoir de lui, elle se doutait que sa vie n’avait pas été des plus heureuses. De par son visage, sa barbe naissante et ses habits, elle devinait aisément qu’il n’était pas né dans une famille de haut sang, et elle le pensait plus roturier que noble. Il l’était sans doute, d’ailleurs. Elle se leva, le fixa encore quelques instants, et, finalement, d’une voix qu’elle espérait confiante et presque moqueuse, elle répliqua à la pique qu’il lui avait lancé quelques instants plus tôt, critiquant un art pour lequel la jeune femme se passionnait.
    - Par autre chose, tu sous-entends lécher les bottes de gens de plus noble sang que toi, ou bien tu es même trop pitoyable pour faire ne serais-ce que ça ?
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Message Lun 20 Aoû 2012 - 14:04

Rien de bien singulier, voilà ce que pensait le chasseur face a la joueuse de flûte qui pour lui se pavanait du regard simplement assise. Une roturière de plus persuadée de son caractère, fière d’être une fille du tiers peuple, alors qu'elle n'était qu'une roturière, embourgeoisée par les nobles, de plus.
Sa réplique, bien que peut être seulement moqueuse ne radoucit pas l'humeur du chasseur, si il aimait à plaire aux autres dans la mesure du possible et à éviter les conflits, des jours de marches l'avaient rabroué au plus bas niveau de son calme et ses nerfs a vif se réveillèrent une nouvelle fois lorsqu'elle insinua qu'il n'était qu'un beau parleur, un lèche pompe de plus dans une cour de Castel.

Enclin a extérioriser sa rage il s’empara d'une pomme fixée dans une cagette proche prés à la dégainer d'un coup d'épaule en direction de la petite insolente. Pourtant son geste s’arrêta net sans même avoir commencé, son bon fond aimait à lui rappeler qu'il s'était déjà bien mis assez de monde à dos ces derniers temps et que de plus éclater un fruit sur une dame du coin ne se trouvait pas forcément être la meilleure chose a faire là où son but premier était de rester discret. Rageur et les sourcil froncés il croqua simplement une bouchée dans la peau verte avant de la lancer nonchalamment derrière lui.
Prêt a se calmer, certes il l'était mais de là à se laisser faire il en était hors de question. Guidé par la frustration il croisa les bras et leva les yeux au ciel avant de répondre de son ton le plus ironique possible.


Rohhh mais c'est qu'elle est bien mignonne la joueuse de pipeau, me dire que je lèche les bottes des nobles alors qu'elle survie en soufflant dans un bout de bois pour leur bon plaisir. Je crois qu'au terme de pitoyable, la demoiselle n'a rien à me dire.


Sans se détacher de son regard colérique, il se décida tout de même a profiter de la situation, il dénoua ses bras et s'approcha tranquillement de la pierre où elle s'était assise et se plaça à coté d'elle, en s’affalant de tout son long. Pour le coup il put vraiment l'observer. Jeune voire très jeune, un visage légèrement ovale et une peau blanche, marquaient de leur présence sa compagne de discussion. Tel un lézard sur sa pierre, Mycah ferma les yeux sans dire un mot et écarta les bras se laissant aller à une chaleur si douce qu'elle en était agréable.

Je m’appelle Mycah, et je ne compte pas te servir. Au contraire quoi que tu puisses dire tu me dois un repas et je l'attend de pied ferme, débrouille toi comme tu veux. Tu es d'ici non ? Ça sera facile pour toi.

Et il était bien sur totalement sincère, quitte à lui avoir fais perdre un beau pécule la pauvresse se devait au moins de le nourrir. Curieux de voire sa réaction il entrouvrir un œil et le tourna vers ce nez aquilin qui étirait de tout son long une longue ombre sur ses joues, telle une balafre sur son visage. Bizarrement le chasseur se rendit compte d'un seul coup qu'il n'avait croisé son regard qu'un millième de seconde à peine, voila qui paraissait bien étrange pourtant, dans ce genre de situation l’orgueil et la fierté poussent même inconsciemment à planter son regard dans celui de son adversaire. Mais pas là. Peut etre que finalement cette petite blonde à la flute briseuse de larcins se trouvait être moins confiante qu'elle n'y paraissait. Depuis cette optique le chasseur se dit qu'il serait alors facile pour lui d'obtenir toit et nourriture venant d'elle, il en avait terrassé des plus résistant que çà. Cette idée lui plut largement, décontractant son visage et laissant apparaitre sur son visage un sourire enjoué.
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Message Ven 26 Oct 2012 - 17:48

Si la situation dans laquelle elle venait de se mettre aurait pu la gêner, l’intimider ou quelque autre sentiment que ce soit, elle ne correspondait pas aux critères d’une jeune femme normalement constituée. Et même, elle semblait beaucoup s’amuser. Il était plus vieux qu’elle. De beaucoup ? Peut-être, sûrement même. Mais elle s’en fichait, elle voulait juste s’amuser et il lui avait donné l’occasion parfaite, l’occasion rêvée qu’elle attendait depuis un moment. Seulement elle détestait qu’on la dérange lorsqu’elle jouait de la flûte. C’était son moment à elle, un des rares moments où elle pouvait s’évader et peut-être penser à la vie si elle avait été noble au lieu d’une pauvre roturière. Quel métier aurait-elle fait ? Elle se promettait alors d’être une noble loyale, douce et qui ne jugerait pas trop vite les autres. Elle avait remarqué que c’était ce que faisaient bon nombre de nobles, surtout ceux qu’elle croisait dans les couloirs de Pierheaume ou lorsqu’elle devait jouer de la flûte devant les invités de Lord Swann. Elle prenait du plaisir à les subjuguer, enfin elle faisait ce qu’elle pouvait évidemment. Elle avait certes peut-être dépassé le maître qui lui avait appris à jouer, mais elle savait qu’elle n’était de loin pas la meilleure. Et visiblement, le nouveau visiteur qui l’avait apostrophé était du même avis. Elle n’avait pas pour habitude de critiquer les autres, préférant baisser les yeux lorsqu’on l’accusait ou qu’on la critiquait, elle. Il faut dire que jamais elle n’avait vraiment eu l’occasion de critiquer quelqu’un, de s’amuser de ladite critique ou encore de s’amuser tout court. Elle ne connaissait pas vraiment le mot plaisir, ni même le mot amour, bien qu’elle soit relativement mature et assez cultivée –du moins pour une roturière comme elle-. N'ayant eu pour amis que des roturiers, qui, lorsqu'ils ne voulaient être amis avec elle que pour la mettre dans leur lit, ne restaient avec elle que par intérêt, elle ne connaissait pas vraiment la notion d'amitié non plus. Cependant, l'inimitié, c'était tout autre chose. Ce sentiment, elle le connaissait déjà, pour l'avoir vécu plusieurs fois. Surtout les moments gênants où elle devait affronter le regard de ceux et celles qui ne l'aimaient pas, voire qui la détestaient. « J’avais pourtant entendu dire que les hommes étaient galants. Mais soit, tu auras ton repas. » Elle tourna vers lui des yeux presque effrayés, mais sans l’être réellement. Il lui arrivait d’être ainsi, mais elle-même ne comprenait pas vraiment ce comportement qui lui était propre. La rencontre avec cet homme lui rappelait une autre, survenue dans les rues de Port-Réal, en l’an 208. Une noble –dont elle ne connaissait toujours pas le nom, à vrai dire- l’avait percutée, et le caractère assez fort d’Elyanos n’avait pas, voire pas du tout arrangé les choses. Elle espérait qu’un jour, si elle avait un tant soit peu de cœur, la noble lui pardonnerait. Peut-être seraient-elles amies, n jour ? Elle n’y croyait pas trop, il fallait bien l’avouer, mais elle avait appris au cours du temps que ne pas croire était pire que croire. Elle revint à la situation présente. Elle voulait questionner l’homme ; elle avait toujours aimé écouter les histoires. Et en tant qu’Agent, écouter les histoires de mensonges, trahisons, tromperies et j’en passe revenait souvent, aussi cela devint-il rapidement un de ses pastants favoris, outre la flûte et les autres activités qu’elle faisait au sein de Pierheaume. « Pourquoi es-tu à Pierheaume ? Tes habits sont abîmés, presque en lambeaux, et tu sembles avoir fait un très long chemin. Je doute donc que tu sois un lord, à moins que ce ne soit fait exprès, peut-être ? »
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Message Sam 10 Nov 2012 - 23:04

Au final ce qu'il attendait comme être une rude joute de paroles et une succession de négociations diverses et variées ponctuées de nom d'oiseau, se révéla être d'un facilité déconcertante. Sans attendre et sans même disputer la demande du Dornien la jeune femme avait accepté de répondre à sa demande et de lui remplir le ravin qui lui servait actuellement d'estomac. D'abord surpris le chasseur en devint ensuite rapidement méfiant devant une charité qui lui rappelait plus un traquenard des faubourgs de Lancehélion qu'un geste de charité. Finalement comprenant la stupidité de sa réaction il se détendit de tout son long et remercia dans une pensée sa bonne étoile qui continuait à lui offrir par ci par là de quoi subsister. Parfois la chance pouvait donc prendre la forme d'une blonde rencontrée sur une note de musique.
Plus qu'heureux d'apprendre que son estomac n'allait pas tarder à se remplir Mycah, s'étira de tout son long et la simple idée d'une viande grillée ou même de quelques légumes rôtis laissa son un gargouillement sonore s'échapper de son ventre. Déjà prêt à partir, la jeune femme l'interpella une nouvelle fois et c'est plein de déconvenues que Mycah apprit que vraiment rien n'était gratuit et que ce coup là ça ne serait qu'à coup de réponse qu'il devrait payer son repas.
Roulant les yeux au ciel, il entreprit tout de même de prendre la jeune fille par la main et commencer à l'attirer vers lui. Une main douce et frêle au contact, la main d'une artiste il devait l'avouer.


Allez ! Lève toi, je te raconte tout ce que tu désires en allant chercher le repas qui m'attend. Je l'entend déjà m’appeler à travers la cour. Et pour ta remarque les hommes galants, ça n'existe que dans les châteaux.

Sa nouvelle bienfaitrice à ses cotés, ils retournèrent au centre du château de Piereheaume la grande cour était toujours aussi agitée et dans tout les coins on pouvait encore voire les différents artisans, qu'ils soient de la forge, du cuir ou du tissus créer leurs dernières œuvres. Les cris et les appels des marchands se mêlaient aux discussions de la foule alors qu'à l'ombre protectrice des murailles se baladaient une foule compact de visiteurs venus régler leurs affaires dans le centre de ce fief de l'orage.
Repéré par quelques gardes qui le pointèrent du doigts lui et sa compagne qui semblait bien connue, Mycah s’arrêta au bord d'un palissade mal faite qui protégeait un tas de foin d'un danger absent. Enfin sûr de ne pas la perdre de vue il lâcha le bras de la blonde et d'un geste agile il s'assit rapidement sur les bouts de bois branlants avant de plonger son regard dans celui de la jeune femme.

Donc pour te répondre. Je suis à Pierheaume car c'est sur mon chemin, je viens de Dorne et viens de traverser les Montagnes Rouges. Je repars plus au nord dés demain vers les Bois du Roi. Et comme ton apparente déduction innée l'aura remarqué je n'ai rien d'un noble ou d'un lord. Je ne suis qu'un roturier qui cherche à manger en vivant la vie qu'il souhaite avoir du mieux qu'il peut.
Alors où va t-on aller pour déguster ce repas ?


Au passage il remarqua rapidement que les gardes qui le lorgnaient depuis son arrivaient n'avaient pas déposer leur regards sur une autre personne. En effet, toujours l’œil inquisiteur il le fixait bien lui et la jeune femme dans cette foule immense. Déduction rapidement faite, il semblait qu'elle ne faisait pas que passer par ce château mais avait le plaisir d'y séjourner.

Dis moi ne vivrais tu pas ici ? Si c'est le cas tu dois bien avoir accès au cuisine ? D'ailleurs si je ne me trompe vraiment pas je trouve que tu as bien du culot de me faire la morale sur la noblesse toi qui vivrait au milieu d'eux et dormirait dans leurs lits.
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Message Dim 25 Nov 2012 - 18:17

Elle avait très vite compris, depuis son arrivée, que si elle voulait se faire une place au sein des membres qui habitaient le château, elle devait être au-dessus des autres tout en sachant s’effacer au moment voulu. Et cette capacité n’était pas des plus compliquées pour une agente. Elle s’était très vite liée d’amitié avec tous ceux qui lui arrivait de croiser régulièrement dans les couloirs, essentiellement des roturiers, des servantes. Puis, peu à peu, en allant passer de plus en plus de temps dans la grande cour, elle avait élargi le cercle aux forgerons, allant même jusqu’à sympathiser avec les soldats. Lorsque ces derniers mangeaient, elle leur jouait un air de flûte, et en échange, lorsqu’elle se trouvait en danger, ils étaient là pour la défendre, bien qu’elle n’en ait pour le moment pas eu besoin. Elle gardait toujours avec elle ses deux dagues dont le bout était empoisonné, et s’imprégnait de méfiance envers tout inconnu. Bien que le jeune homme ne se fût sûrement pas attendu à autant de facilité, et alors que ce qu’elle pouvait communément appeler leur discussion avait commencé par des insultes, des remarques plus acerbes les unes que les autres, elle s’était, disons, terminée simplement. Elyanos n’était pas une soumise. Elle préférait faire une dispute plutôt que de se laisser faire, comme elle venait de le faire. Mais là, il lui semblait que c’était différent. Elle était sur son propre terrain de jeu, sur son territoire. Il n’avait qu’à faire un pas de trop, un geste de trop, et elle aurait soit le temps de sortir une de ses dagues, soit un ou deux soldats viendraient lui remettre les idées en place. Cette « alliance » lui plaisait assez. Elle se sentait en sécurité, et aimait plutôt ça. Tel un oiseau, elle volait dans les couloirs de Pierheaume, faisant vibrer ses ailes sous l’effet du vent qui s’engouffrait par les fenêtres. Elle abaissa sa flûte, fixant le jeune homme. Ledit jeune homme qui lui prit soudain la main, l’attirant vers lui avec un soupçon de malice, nota-t-elle. Sa main n’était pas des plus douces, elle était rugueuse et semblait sale, contrairement à ses propres mains, qu’elle gardait sans cesse douces pour pouvoir jouer le plus facilement et joliment possible. Un artiste ne se contentait pas de faire un art beau, il devait être beau. Son maître, alors décédé, lui avait appris ceci, et tant d’autres choses, avant de périr de maladie, et elle s’était juré de le retenir jusqu’à son dernier souffle. Elle se laissa faire, gardant toujours une petite part de méfiance qu’elle maintenait cachée. Il fallait savoir rester secrète. Elle était agente. Et jusqu’à ce qu’elle n’ait plus la force de passer inaperçue, elle le resterait. Hochant légèrement et vaguement la tête, elle entraîna le jeune homme dans la cour, lançant des regards de côté de temps à autres, vers les gardes présents. Elle les connaissait tous. Elle se retint de sourire, pensant à ce qui se passerait s’il faisait le geste de trop. Mais son esprit ne voulait pas. Il souhaitait le silence.

Une fois qu’ils eurent traversé la grande cour, il s’installa sur une palissade en bois derrière laquelle se trouvait du foin, et lâcha sa main, qu’elle porta aussitôt à sa flûte, la changeant de main. Puis il la fixa, et elle se retint encore une fois de sourire. Elle avait tellement envie de s’amuser qu’elle en oubliait les bonnes manières, ricana-t-elle intérieurement. Mais au fond elle voulait juste se montrer gentille. Sa réponse la satisfaisant, elle hocha la tête. Dans sa tête se dessinait rapidement un plan de Westeros. Son père lui avait parlé de Dorne, assez peu certes, étant donné qu’il n’était pas un réel expert en la matière, mais bien assez pour qu’elle puisse juger par elle-même de cette région qu’elle ne connaissait pas. Les Bois du Roi. Elle connaissait également cet endroit, même si elle n’avait jamais eu l’occasion d’y aller. Les roturiers de Pierheaume en parlaient beaucoup, et elle aimait les écouter. Elle répondit au jeune homme, que le repas semblait beaucoup intéresser. Et pour cause, il devait être affamé. « Je préfère garder la surprise fraîche. », lui susurra-t-elle avec sa voix la plus douce possible. Elle tourna la tête vers la droite, où les gardes les fixaient toujours. Son hôte semblait également l’avoir remarqué, et avoir une capacité de déduction comme elle, car il comprit bien vite qu’elle n’était pas un simple visiteur dans le château. Pour la première fois depuis leur rencontre, un sourire se posa sur ses lèvres. « Je dors dans leurs lits, je vis au milieu d’eux, mais cela ne fait pas de moi une noble pour autant. » Elle prit une pause. « J’hésite, tous comptes faits. Qu’aimes-tu manger ? » Elle avait choisi le tutoiement. Après tout, il était roturier, comme elle. Elle n’avait pas à se montrer inférieure en le vouvoyant. Pendant quelques secondes, elle se tut, explorant les possibilités où manger était d’une facilité simpliste.

Finalement, décidée, elle sourit de nouveau. « Ne me lâche pas, il serait dommage que tu te perdes. » Elle lui prit la main, comme pour accentuer ses paroles. Et ainsi, volant à travers la cour tel un oiseau, elle entraîna le jeune homme dans le dédale des murs de Pierheaume. Il n’y avait pas, en ce moment, de visiteur qui les aurait obligés à passer inaperçu. Mais Lord Swann était quelque peu malade, et le mestre passait du temps dans sa chambre. Il n’était pas prêt à accueillir des invités. Elle allait souvent dans sa chambre, jouer un air de flûte pour l’endormir, comme il le lui demandait souvent. Ils traversèrent les couloirs, montèrent dans les escaliers. Elle ne lâchait pas sa main, même si le perdre dans le château ne semblait pas être une si mauvaise idée. A cette pensée, elle sourit intérieurement. Elle l’avait déjà fait, elle en était capable mais là, n’en avait pas envie. N’étant qu’une roturière, elle ne possédait pas de réelle chambre. Mais celle que Lord Swann surnommait sa « protégée » avait tout de même accès à une pièce, la même dans laquelle elle s’était trouvée en se réveillant. Elle comportait un lit, simple, mais confortable, ainsi qu’une fenêtre par laquelle elle apercevait la cour et le paysage au loin. Et c’est dans cette même pièce qu’Elyanos conduisait le Dornien. Là-bas, il y avait nourriture presque en abondance, car elle allait souvent aux cuisines pour chiper tel ou tel plat, ou simplement demander à ce qu’on lui apporte un peu de nourriture. Parfois, elle mentait, en disant prendre de la nourriture pour le Lord qu’elle emmenait dans la chambre. Elle ouvrit la porte, fit entrer l’inconnu et la referma aussitôt en tournant une clé à l’intérieur. Ainsi, personne ne viendrait. Elle jeta un œil à la minuscule fenêtre où elle apercevait la cour. Puis, elle se tourna vers le jeune homme. « Ne touche à rien. Ce n’est pas des plus confortables je te l’accorde, mais j’espère que ça ira. C’est toujours mieux que la cour. » Elle le fixa pendant un moment. A la porte toqua quelqu’un. Silencieuse, elle se dirigea vers cette dernière, et l’ouvrit à demi, pour que son invité ne puisse pas être aperçu. Elle récupéra l’assiette qui lui était tendue, remercia avec un hochement de tête vague et referma la porte. Puis elle s’approcha du lit, et posa l’assiette dessus. « Tu peux manger. Comment tu t’appelles ? » Elle était de nature curieuse, et ne le cachait pas. Au château, tout le monde le savait. Elle s’assit sur le lit, posa sa flûte à côté d’elle et la regarda quelques instants. « Tu sais en jouer ou seulement sais-tu critiquer ceux qui font quelque chose dont tu ne connais rien, tel un enfant ignorant ? »
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Message Sam 1 Déc 2012 - 0:21

Offre moi ce que tu veux, je ne vais pas faire la fine bouche.

C'est ainsi que Mycah réagit à la question plutôt perturbante de la roturière. Pour le coup il se trouvait assez étonné de sa réaction. Leur rencontre qui pourtant avait bien mal débuté ne semblait pas l'avoir plus déranger que cela et déjà l'animosité du départ semblait oublier pour la blonde qui en plus de lui offrir le repas, lui demandait même ce qu'il voulait. Étrange générosité dont il n'allait pas se plaindre. Sans attendre et pris d'un engouement tout aussi inattendu, la jeune femme pris le roturier par la main et l'entraîna à sa suite. De plus en plus décontenancé, Mycah se laissa faire plus par effet de surprise que par volonté et alors qu'ils couraient tout deux à travers la foule de la cour il s'imaginait la situation actuelle vu de l’extérieur. Deux adultes courant main dans la main tel des enfants. Au final qu'en avait il à faire personne ici ne le connaissait et même si son premier but était d'être discret, au final ça valait bien un repas. D'ailleurs rien qu'à y repenser une nouvelle fois son ventre le démangea et grogna de mécontentement en rappelant à son propriétaire que ses repas des dernières semaines n'avaient été que lézards et petit mammifères. Non ce n'était pas le moment d'être délicat en ce qui concernait la nourriture et toute cette scène n'avait été dirigé que par son estomac.

Avec elle, franchir les portes de Pierheaume fut un jeu d'enfant. Les gardes ne sourcillèrent même pas à leur passage et décidément le doute comme quoi elle était bien de ce château se confirmait. Une joueuse de flûte pour le plus grand plaisir du seigneur, là où certains – dont lui – auraient tué pour un repas. Couloirs, salles et autres pièces de pierres et de bois rythmèrent leur course effrénée – toujours main dans la main et peut être pour le mieux vu le labyrinthe où ils s'étaient fourré - et ce n'est finalement qu'au bout d'une belle montée d'escalier qu'il arrivèrent face à une petite porte recluse dans un coin de la forteresse. La joueuse lâcha enfin le poignet du chasseur qui se sentit d'un coup libéré et pendant qu'elle s'amusait à décoincer la serrure il observa les alentours. Il n'y avait comme point de repère … Que des pierres. Ah si quelques tapisserie venait égayer les murs par ci par là. Mais une crainte lui monta d'un coup. Si il avait à sortir par lui même. Comment se retrouverait il dans ce dédale monstrueux. L'idée était d'ailleurs un peu plus gênante encore qu'un roturier dornien ne devait pas vraiment avoir la cote dans les dédales de Pierheaume. Un coup à se retrouver dans une cellule ombrageuse pour une raison minable. Il était donc une bonne fois pour toute et jusqu'à sa sortie coincé avec la blonde. Dont il ne connaissait toujours pas le nom se dit il au passage. Son hôtesse finit enfin par lui permettre l'accès à se qui semblait être sa chambre. Pressé de sortir de ce couloir froid et qui ne lui disait rien le chasseur s'engouffra directement. Petite pièce pas forcément bien lotie, il se dit qu'au moins pour une roturière elle avait bien de la chance. Ne serait ce que le lit semblait lui faire des appels à une sieste dans un confort qu'il n'avait pas connu depuis quelques temps. Ces observations furent alors brusquement coupé par un bruit de ferraille contre ferraille derrière lui. A son grand regret et comme il le pensait la blonde venait en effet de verrouiller derrière eux. Déclenchant chez Mycah son plus grand trouble. Il était bien coincé avec elle. Il était techniquement privé de sa liberté d'agir. Rien qu'à cette idée son ventre se rallia du coté de sa raison et il se dit que finalement, la nourriture aussi bonne soit elle ne valait peut être pas ce petit jeux où il perdait de plus en plus de marge de manœuvre. En fait il fallut attendre la petite voix de la jeune femme pour le calmer. Après tout ce n'était pas elle et sa qui serait un danger pour lui … enfin il espérait et comme elle disait si bien c'était toujours mieux que la cour.


Ça sera largement suffisant. Je dois bien te remercier.


Puis le silence tomba laissant Mycah sans savoir où se mettre, une ambiance tendue qui ne lui plaisait pas et qui fut finalement et heureusement rompue par un toque à la porte. Toujours silencieuse la jeune femme s'approcha, déverrouilla et en à peine quelques secondes plongea sa main dans l’entrebâillement en en sortant une assiette bien garnie qu'elle déposa sur son lit. Un poulet rôti et des légumes qui l'accompagnaient ! Mycah en aurait pleurer tellement la croûte dorée était belle et semblait l’appeler. A peine lui avait elle donné le top départ qu'il se jeta dessus comme un fauve en s'attaquant déjà à une cuisse alors qu'il s'avachissait sur son le lit plus moelleux qu'il n'en avait l'air. Et l’interrogatoire reprit.


Je m’appelle Mycah. Je croyais te l'avoir dis plus tôt ? Par contre toi blondinette tu ne m'as toujours pas donné ton nom. Qui dois je remercier pour ce repas ?


Repas qui s'avérait d'ailleurs vraiment délicieux. Les légumes pas trop bouillis, la chair tendre. Le chassait vivait ici et maintenant un véritable moment de plaisir humain et rien que pour cette raison il ne rechigna pas à continuer à répondre aux questions de sa protectrice improvisée qui venait de s'inviter à coté de lui alors qu'il continuait de mâchouiller son trésor.

Moi jouer d'un instrument ? Je peux faire un son bizarre avec la corde de mon arc au grand maximum. Mais si en plus maintenant il faut jouer pour critiquer, tu avoir un public ennuyeux à nourrir. La musique s'apprend, écouter par contre chacun en est capable et j'ai entendu des plus talentueux que toi dans des tavernes.
Dit il en rognant son os avant d'attaquer une nouvelle part de viande. Il releva alors les yeux sur la blonde et le fait que la comparaison à des artistes de boissons ait pu la vexée lui traversa l'esprit. Ne t'offusque pas de ce que je viens de dire. C'est juste une constatation et eux ont tout de même moins bien réussit. Et puis au final même si je n'ai pas vraiment apprécier d'être déranger par ta musique. C'est vrai que je suis mal qualifier pour critiquer aussi vivement.

Bon je finis mon repas. Et encore merci à toi ! Mais après ? Que comptes tu faire de moi ? Tu me jettes dehors ? Cela dit ça ne me dérangerait pas j'ai encore une longue route qui m'attend plus vite je partirais mieux ça sera. A toi de voir.
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Message Mar 1 Jan 2013 - 15:22

Il n’était pas sa première rencontre au sein même de Pierheaume. Loin de là, pour tout dire. Bien qu’elle ne soit pas une fervente adepte des rencontres qui commençaient plutôt mal, comme celle-ci, elle avait déjà offert un repas à des voyageurs égarés, ou qui cherchaient simplement à manger. Il faut dire qu’elle avait un accès rapide et facile aux cuisines, et qu’il lui était bien plus simple de le leur offrir que de les guider pour en trouver un. Son caractère n’était pourtant pas des plus faciles, et offrir un repas était un signe de générosité. Et de gentillesse. Elyanos était-elle si gentille ? Il lui arrivait de penser qu’elle l’était, mais elle se rappelait bien vite que l’amour était une faiblesse et qu’elle ne devait pas éprouver de sentiments. Elle devenait alors irascible, presque méchante, et nul trace de générosité ne se voyait alors. Depuis plusieurs semaines, plusieurs mois, Pierheaume était sa maison. Les visiteurs étaient venus, les uns après les autres, et elle avait découvert – du moins, de loin – le monde de la noblesse. Elle s’en méfiait toujours, restant sur ses gardes à chaque nouvelle rencontre, vérifiant d’abord qui était la personne, ce qu’elle était venue faire au château et quelques autres informations qu’elle piochait dans les chuchotements de la cour. Elle aurait pu être facilement comparée à une langue de vipère, une de ces personnes qui jouent avec les rumeurs comme bon leur semble. Elle se rappelait de sa première rencontre avec Maureen Bolton. Lord Swann l’avait faite mander alors qu’elle jouait de la flûte dans un couloir, et l’avait amenée dans ce qui lui servait de bureau. Là-bas, elle avait attendu, après avoir écouté le vieil homme lui parler de sa petite fille. « Elle est bientôt là », disait-il. « Elle arrive. Elle va beaucoup t’aimer, mon enfant. Attends ici. » Sans rechigner, elle avait attendu dans la pièce, que ladite Maureen arrive, suivie de son grand-père. Cependant gagner la confiance d’une personne peut se révéler être un jeu des plus compliqués, et Elyanos ne dira pas le contraire.

La pièce, assez petite, lui convenait pourtant très bien. Après tout, elle n’avait pas besoin de grand-chose, et n’allait pas cracher sur les cadeaux que l’on pouvait lui faire. Elle devait en profiter, justement. Elle comportait un lit, simple, mais relativement moelleux, ainsi que deux étagères posées contre le mur, où elle mettait ses objets, son argent. Même si en général elle gardait tout sur elle de peur qu’on ne le lui vole. Ses deux dagues étaient presque invisibles : accrochées sous sa ceinture, on ne les voyait que lorsqu’elle levait les bras. Heureusement, elle ne levait pas les bras souvent. Elle se retourna vers le chasseur : il mangeait, goulûment, comme si cette nourriture était la première depuis des lustres. Elle l’était sûrement, mais la jeune femme ne voulait pas le savoir. Son nom, lui demanda-t-il alors. Elle n’aimait pas le donner. Pour la plupart de ses visiteurs, elle restait une protectrice blonde, une joueuse de flûte devenue fantôme dès lors qu’ils n’avaient plus besoin d’elle. Mais après tout, c’était le premier à la remercier correctement. Un tant soit peu, du moins. Elle s’assit près de lui, pour se relever quelques secondes après. « Remercie qui te semblera bon de remercier. On m’appelle Elyanos. » Elle sourit, se rassit, l’écoutant. Faire du bruit avec un arc ? Elle n’avait jamais essayé, mais pourquoi pas ? Après tout, il fallait tester de nouvelles choses dans la vie. Elle hocha la tête. Pourquoi devaient-ils tous avoir raison ? « Je ne me revendique pas aussi talentueuse que d’autres. Celui qui fût mon maître n’était pas le plus grand des musiciens, mais son art me suffit déjà bien assez. Peu m’importe le meilleur ou la meilleur. Je joue pour le plaisir de jouer. » Elle se leva, se déplaça jusqu’à l’étagère. « Cela dépend. Si tu viens de loin, tu dois également être fatigué. Je peux me débrouiller pour te trouver une chambre, ou tu peux dormir ici, si cela te dit. Tu ne seras pas dérangé, au moins. » Personne ne venait la déranger, ou du moins ils prenaient le temps de toquer avant, car elle n’était pas souvent dans la pièce mais vagabondait plutôt dans tout le château, par plaisir. Elle posa sa flûte sur l’étagère et attendit la réponse de Mycah.

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