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Chevalier d'honneur et demoiselle en détresse

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Rebecca Staedmon
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Message Jeu 12 Juil 2012 - 3:29

Conflans-Guède- 212

Il était encore saoul, ivre et fou. Elle ne savait plus quoi faire. Elle ne voulait pas se battre de nouveau, mais elle ne pouvait pas faire autrement. Elle était certaine d’une chose, elle devait mettre des choses au clair. Lorsqu’il entra au milieu de la nuit, elle sentit sa main sur son épaule. Elle frissonna à l’idée de lui faire fasse de nouveau. Il la retourna et s’approcha d’elle. Il empestait l’alcool. L’odeur l’importunait. Elle le poussa contre le mur et attrapa son sac, avant qu’il la retienne par le bras. Elle tenta de se dégager et il la poussa contre le mur. Maud le frappa et se réfugia dans la chambre qui était la leur. Elle s’était réfugiée dans un coin, mais il l’avait retrouvé et elle se sentait désemparée. Elle se débattit encore longtemps avant de le frapper à la tête durement. Elle pleurait Chaque fois, il la forçait. Elle devenait qu’un objet pour satisfaire ses désirs. Il la torturait. Il lui disait qu’elle était la meurtrière de son fils. Qu’elle était faible. Elle avait décidé de mettre fin à cette histoire. Lorsqu’il l’avait plaqué au mur, elle l’avait frappé si fort qu’il était tombé. Il ne remuait plus. Elle l’avait secoué le plus fort qu’elle pouvait, il ne se réveillait pas. Son père avait toujours cru qu’elle ne se laisserait jamais faire par ses assaillants. Il avait toujours ri qu’elle était une femme dangereuse. Elle le voyait. Aaron avait heurté la table accidentellement et elle s’en voulait amèrement. Chagrinée, elle laissa ses larmes prendre d’assaut son visage. Elle n’avait pas le droit de pleurer. Et si l’on découvrait ce qui était arrivé? Elle rejoindrait, Emeric, Rickard et Aaron bien plus vite qu’elle le croyait. Elle devait réfléchir, elle devait penser à une solution. Elle prit le tissu et l’imprégna du feu qui dansait dans l’âtre de la petite maison. Elle la laissa danser contre les parois et les murs. Elle sorti et scella la jument de son défunt père. Elle s’éloigna pensant qu’elle serait oubliée à jamais. Elle avait fui sa terre natale et avait pleuré pendant une nuit entière. Elle était seule désormais.

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Son vieux père était mort. Elle avait fui son passé et sa vie. Elle avait oublié à quoi ressemblait sa vie d’avant. Quand elle était petite. Quand elle n’avait besoin que de l’autorité de son vieux père. Il l’avait tant aimé. Il avait toujours voulu la protéger. Maud savait qu’il était qu’un simple mortel, mais elle aurait aimé le tenir en vie l’amener sur les routes avec elle. Pourquoi avait-il consacré le reste de sa vie pour une enfant abandonnée. Elle n’avait jamais compris les motifs de son abandon, mais elle remerciait les sept chaque jour pour avoir mis cet homme sur son chemin. Tous ce qu’elle savait, venait de lui. Les armes, les arts martiaux et tout le reste. Il lui avait donné de l'amour que son mari avait défait par la suite, il y avait eu son fils. Son garçon qu’elle avait toujours aimé. Conçu hors mariage, mais il avait toujours été son chéri. Elle comprenait alors les sentiments que le vieux Rick avait eus pour elle. Elle s’ennuyait de son fils. Il avait été trop jeune pour la quitter. Elle s’ennuyait de sa présence chaque fois. Même son mari avait mal tournée. Elle avait donc fui tout ce qu’elle avait. Elle était partie avec la jument de son père. Elle avait fait route dans une direction qu’elle ne connaissait pas. Elle voulait quitter Guède. Elle voulait fuir un destin trop dur. Le père la châtierait d’avoir mis à mort son mari. Lorsque viendrait son jugement, elle y ferait face, pour l'instant, elle voyagerait et errerait dans Westeros. Dans quel but? Elle ne savait pas, elle attendrait la réponse venant des Dieux. Elle était croyante, mais elle se demandait si le Père lui pardonnerait d’avoir fait ce qu’elle avait fait.

Jour et nuit, elle traversa les villes. Elle ne supportait plus les longues chevauchées. Son corps lui disait souvent d'arrêter. Elle prenait le temps de dormir quelques fois, mais elle était seule. Elle attachait Shella à un arbre et elle se perchait dans celui-ci pour dormir lorsqu’elle le pouvait. Il pleuvait un peu plus souvent. Enfin, elle ne savait pas si elle préférait un soleil ardent ou une pluie à glacer les os. Elle ne savait pas plus ou elle était. Parfois, elle arrivait à entendre quelques mots. Un nouveau monde s’offrait à elle. Par contre, elle savait qu’elle manquerait de vivre. Elle avait réussi quelques fois à prendre quelques fruits subtilement, mais il lui arrivait de fuir avant. La plupart du temps, elle se perchait dans les arbres. Elle était ainsi inatteignable. Elle avait toujours été casse-cou, ce qui ne la changeait pas dans les années. Un soir, elle s’arrêta dans une petite auberge, il pleuvait et à moins de faire quelques charmes, elle resterait trempée. . Le temps d’un quelconque badinage et elle se retrouva facilement à l’abri. Le lendemain, elle se réveillait au coté d’un homme qu’elle ne connaissait même pas le nom. Avec l’agilité d’un chat, elle avait réussi à subtiliser les quelques piécettes pour ensuite fuir bien loin de cette auberge. Encore quelques journées de chevauché et elle se rendit plus loin dans ce que les gens appelaient les Terres de l’Ouest. Enfin les terres des Lannister … Elle n’avait que faire de cette information. Un après-midi, elle fit halte dans une petite forêt laissant sa monture dans la forêt. Son ventre gargouillait de faim. Elle ne voulait pas tous dépenser les maigres piécettes qu’elle avait trouvées ou plutôt subtiliser. Elle s’arrêta devant un petit marchand et subtilisa une pomme. Elle sentit aussitôt une main sur son avant-bras. Elle regarda l’homme lourdement armé et le frappa au visage avant de prendre ses jambes à son coup. Elle traversa le chemin en tentant vainement de se sauver et regarda par-dessus son épaule. Elle était toujours suivit. Elle pénétra dans la forêt et tenta de refaire le chemin pour retrouver Shella. Elle pourrait ainsi fuir plus vite, mais elle fut pris au dépourvu et déboula une pente rocheuse. Elle manqua sa descente et descendit en dégringolant. Sa tête heurta les rochers et elle finit par atterrir sur le sol. Les deux soldats restèrent sur la petite côte, sans bouger. Maud ne s'était pas relevé et ne le ferait certainement pas. Un des hommes descendit de la cote et la secoua. Elle maugréa de douleur et se débattit du mieux qu’elle pouvait.
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Message Dim 15 Juil 2012 - 19:39

La confiance, est quelque chose de très précieux, d'inestimable, et de très important pour beaucoup de personnes. Elle est aussi une des rares choses que l'on ne peut acheter, ce qui la rend encore plus précieuse. Pour parler encore de ser Gawain, lui, était quelque peu simplet sur cela, et faisait confiance de bon nombre de gens, en retour, il avait acquis la confiance de bon nombre de ses confrères, notamment celle du bœuf écarlate, qui, pour une raison obscure, lui confiait de temps à autres des missions importantes, sachant pourtant qu'il était le roi de la boulette. Peut-être appréciait-il outre-mesure ce jeune chevalier souriant, infatigable, et impossible à arrêter lorsqu'il commence à parler. Malgré ses bourdes à répétitions, ce roturier s'était toujours montré digne de la confiance qu'on lui avait apporté, et remplissait toujours à bien ses missions.

Si je vous parle de mission et de confiance en ce jour, c'est que, vous l'aurez compris, je vais vous raconter une de ces fameuses missions, ou du moins une rencontre lors de l'une d'elles.

A la base, c'était une mission des plus simples, faire le tour des tavernes et auberges en quête de mercenaires, et autre hommes d'armes, dans le but de leur confier la surveillance des plages. Ser Gawain avait eu l'idée de partir vers le Nord-Est, où de nombreux châteaux étaient présents. Il y aurait sûrement de nombreuses personnes intéressées, et, Lord Fedric sera content. Voilà la seule chose à laquelle pensait le jeune chevalier. Son but était de faire retrouver le sourire à son seigneur, sourire qu'il avait perdu dans un horrible incident lui ôtant son frère et son épouse. Depuis, la vengeance le rongeait, et son regard était constamment tourné vers les eaux, l'espoir d'embarquer un jour pour attaquer les fer-nés, cela ne lui remmènera jamais ses morts, mais ... Peut-être, cette flamme ardente s'éteindra petit à petit après ça. Malheureusement, le seigneur suzerain, lord Tybolt, lui avait formellement interdit d'attaquer pour l'instant, alors, ser Gawain faisait tout en son pouvoir pour l'aider. Tout s'était malheureusement soldé par un échec jusque là, malgré quelques sourires esquissés. A part ses pitreries, le jeune homme n'avait rien trouvé d'autre que d'essayer de faire de son mieux dans son travail de chevalier, peut-être cela rendra un tant soit peu son ami heureux de cela, ou du moins, il l'espérait.

Les premières journées de voyages s'étaient très bien déroulées, ni brigands, ni attaque désespérée de gens du peuple encore plus pauvre que lui, ni une quelconque attaque animale, ce qui était plutôt une bonne chose.

La rencontre qui nous intéresse se déroula très peu de temps après être entré dans les terres des Reyne, sur un chemin rocailleux. Des cris au loin alertèrent notre chevalier roux qui pressa le pas pour aller voir ce qu'il se passait. Il y avait une pente près de la route, un homme armé sur un cheval sur le sentier, tandis qu'en contrebas, une jeune femme maintenue fermement par un second homme, qui semblait vêtu et armé de la même façon que le premier. L'inconnue tentait tant bien que mal de se débattre, et, la situation laissait présager le pire pour celle-ci. Suffisamment loin de n'importe quel village, ses deux soldats pouvaient très bien faire tout ce qu'ils voulaient à cette femme, personne n'en saurait jamais rien. Malheureusement pour les deux hommes, ser Gawain n'était pas du tout de cet avis. Voyant de loin la scène, il camoufla son bouclier dans son paquetage, afin qu'aucun problème ne vienne embêter la maison des Prestre, puis, il s'avança vers l'homme encore à cheval pour prendre la parole.

« Dites donc, mon ami, qu'a donc fait cette jeune femme pour mériter un tel traitement ? »


L'homme d'armes ne semblait pas bien coopératif, et répondit d'un ton sec et hargneux.

« Cela ne te concerne pas, continue ton chemin, et laisse nous faire notre travail, pouilleux. »


Pouilleux ? Il l'avait été autrefois, désormais, il représentait son seigneur, le seul homme qui avait eu la bonté d'âme de lui donner sa chance en tant que combattant, l'insulter lui, était manquer de respect envers lord Fedric Prestre, enfin, c'était son point de vue. Désormais, le chevalier avait deux bonnes raisons de fourrer son nez dans cette histoire. Le cheval s'avança à hauteur de l'autre, tandis que l'homme d'armes ne prêta pas la moindre attention au rouquin. Ce dernier dégaina son épée en frappant tel un éclair dans la lanière de la selle afin de le faire chavirer, et s'écraser lamentablement au sol. D'un bond, le chevalier bondit au sol, avant d’asséner un violent coup de pied dans le visage de l'impoli, avant de dévaler la pente pour sauter vers sa prochaine victime et lui décocher un violent crochet au visage, pour lui faire lâcher sa victime, et, cela marcha exactement comme prévu.
Car oui, autant ce jeune homme était quelqu'un de très maladroit dans la vie de tout les jours, à faire la moindre boulette quand cela se présentait, comme la fois où il rigolait avec Violain, une ancienne connaissance à Belcastel. Personne ne comprit le manège, et cela fut mal perçu par beaucoup. Cependant, lorsqu'il s'agissait de se battre, le jeune rouquin à l'air inoffensif se révélait être un combattant aguerri, et ceux qui ne jugeaient que par l'apparence étaient bien souvent … Surpris, ou du moins, vaincu avant de comprendre ce qu'il se passait.

Tandis que la jeune femme retombait lourdement au sol, le combattant mis un genoux au sol, se tenant la joue, jurant sur les Sept, tout en crachant du sang. Pendant ce temps, ser Gawain se mit entre l’agressée à l’agresseur, voulant laisser une dernière chance à l'homme face à lui, le chevalier tenta de calmer le jeu en parlant, sa spécialité.

« Peut-être seras-tu plus poli que ton ami là-bas en haut. Ou plus intelligent. Mais, que vous a fait cette jeune femme pour mériter un traitement ? Si tu ne me réponds pas, je me verrai dans l’obligation de la défendre, et, par déduction, te faire mordre la poussière. Alors, verdict ? »


Malheureusement pour lui, l'homme en question était tout autant idiot que l'autre, et, ne s'était pas posé la question du « comment un corps si fin peut frapper aussi fort ? » ou encore « Comment peut-il dégager une telle confiance ? » car oui, j'ai peut-être oublié ce détail, mais, lorsqu'il combattait pour une cause, ce jeune homme était rayonnant, et, rien ne pouvait l'arrêter. Donc, je disais que, l'inconnu, était tout aussi idiot, et, en simple réponse, il cracha une glaire teintée de rouge sur le sol, avant de dégainer sa lame. Le chevalier soupira avant de finir par quelques mots.

« Je vois, idiot donc. »

Le rouquin dégaina donc et attendit l'attaque de son adversaire, qui, enivré par la rage et l'esprit de vengeance, se rua tel un loup sur sa proie, pour asséner une violente frappe descendante, que le jeune roux dévia avec un léger rictus sur le visage, avant de le frapper violemment au ventre grâce à coup de pied avant de l’assommer avec le pommeau de son épée. Le second homme se releva enfin avant de le charger à son tour, sauf que, lui, enragé tout autant que l'autre, ne regarda pas où il mettait les pieds et s'embroncha dans des racines, pour finir la tête contre un tronc d'arbre après un rouler-bouler, assez amusant aux yeux du roturier. S'il s'amusait de cela, ce n'était pas pour se moquer, ou une quelconque autre chose méchante et dégradante, c'était tout simplement que, pour une fois, ce n'était pas à lui que cela arrivait, rien de plus.

Le pseudo-justicier, qui ne savait toujours rien de cette affaire rengaina son arme avant de se porter vers la demoiselle, c'est là qu'il remarqua quelque chose d'incroyable, de magnifique, d'inoubliable, et de captivant : son visage. Tout en elle l'attira comme un aimant, je ne parle pas là d'amour ou autre chose, mais, il ne pouvait détacher son regard du sien. De belles femmes, il en avait vu des tas, mais elle, était sans doutes l'une des plus belles que son chemin avait croisé, si ce n'était la plus belle. Ser Gawain resta silencieux une paire de seconde, ébahi devant le spectacle qui était donné devant lui, avant de retrouver ses esprits et tendre sa main vers elle, avant de lui tendre une main voulant aider, accompagnée d'un sourire chaleureux, et, quelques paroles.

« Hé bien, je pense que je suis arrivé à temps, j'espère qu'ils n'ont pas eu le temps de vous faire du mal. Je n'ose imaginer ce que de tels hommes pourraient vous faire. D'autant plus en de tels lieux ou personne ne pourrait vous voir, ni vous entendre, ni même vous retrouver ... »


Il s'arrêta de parler un instant, se rendant compte à quel point ce qu'il venait de dire pouvait être morbide et angoissant, il reprit donc.

« Enfin, vous êtes saine et sauve, c'est l'essentiel. Je pourrais savoir ce qu'ils vous voulaient ? Histoire de savoir si j'ai tappé sur la mauvaise personne ou non. »
Un rire s'échappa de ses lèvres, avant que des mots de fusent de nouveau de la bouche à laquelle elles appartenaient toute deux.

« En tout cas, vous devriez faire plus attention, il est dangereux pour une si belle femme de voyager seule, vous êtes la cible privilégiée de brigands, et, ils pourraient ne pas vous prendre que vos effets personnels. »

Il sourit de nouveau, comme à son habitude, avant de reprendre une dernière fois la parole.

« Au fait, je me nomme Gawain, chevalier de mon état, l'on me surnomme le chevalier bavard, apparemment que je parle trop, tout le temps, pour rien. Mais c'est faux, je dis juste ce qu'il y a à dire. »


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Rebecca Staedmon
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Message Lun 16 Juil 2012 - 23:49


Depuis plusieurs jours, elle vivait d'errance et de petits vols. Elle écartait bien les nuits où elle avait saoulé quelques hommes dans une Taverne, pour leur faire croire la nuit qu’elle se donnait entièrement. Son plan n'avait pas réussi la dernière fois donc elle allait certainement éviter de reproduire l'erreur d'être sure d'elle même. Elle apprenait de ses erreurs, mais elle n'aurait jamais pris de risque aussi fou. Elle était bien entraînée par son défunt père. Son fils était mort du fléau et elle avait presque tué son mari puisque le feu consuma certainement le reste. Elle était condamnée à vivre d'errance et à survivre par elle même. Elle était trop indépendante et n'aimait pas avoir des dettes en ers les gens. Elle s'ennuyait de son père. Aujourd'hui il lui aurait été utile.


Malgré le fait qu'elle n'attendait pas le prince charmant. Elle a avait décidé de se protéger par elle même. Mais la carcasse de l'homme faisait deux fois son poids. Elle avait réussi à l'éloigner d'elle une ou deux fois mais sans succès. Elle le frappa au visage mais il lui rendit son cou. Après un grognement, elle se débattit encore plus pour retrouver sa liberté. Elle avait vu cette flamme danser dans ses yeux. Celle qui lui disait de faire attention. Tout homme était dangereux lorsqu'une jeune femme se trouvait sous lui. Elle l’avait su relativement jeune. Elle n'était pas idiote non plus. Même si elle n'avait jamais été de ces petites paysannes aguicheuses, elle n'était pas démunie de charme. Le vieux Rickard lui avait toujours dit que cela serait son plus gros problème lorsqu'elle serait plus vielle. Maud n'avait jamais compris entièrement ses paroles, mais elle s'en rappelait suffisamment pour être sur ses gardes.


Le charme d'une femme était une arme à double tranchant. Il y avait autant chance d'échec que de réussite. Par contre, Maud était certaine d'une chose. Elle ne donnerait rien à ce soulard de premier ordre. Elle était bien décidée à se battre. Elle ne finirait pas dans une geôle seulement pour une pomme et son estomac. Quoique … non, on ne donnait certainement pas à manger aux voleurs.


Soit gentille et cesse de te débattre. Ton châtiment sera vite exécuter petit voleuse. Tu verras tu ne sentiras rien où presque.


Prenant son courage, elle le frappa au visage avant de se tortiller pour se sortir de la. Elle le frappa de nouveau au visage et elle se sentit projeter au sol encore plus fort. Elle sentait la main de son opposant sur sa gorge et l’autre sur son corset bien lacé. Ses ongles étaient entrés dans la chair de l'homme. Il la gifla et il avait baissé la tête pour lui murmurer à l'oreille:


Sale petite garce, tu vas me le payer cher.


Et comme si elle ne pût expliquer la suite, elle se sentit tomber. Sa tête heurta le sol, mais elle n'en fit pas une histoire. Elle ne sut pas non plus comment le rouquin mit au sol ses deux assaillants si vite. Une telle démonstration était digne de son père adoptif. Lui seul avait une telle vivacité au combat. Elle se rappelait de ses gestes au combat. Quand elle se sauvait de la maison pour s'introduire dans le château de lady et Ser guède. Elle trouvait toujours un coin sombre pour étudier la justesse de son père. Il remplissait la plupart du temps des obligations chez les Guède puisqu'il était un des hommes de main de ce dernier. Ce bref moment de nostalgie la fit souffrir un peu. Elle s'ennuyait de son père. Elle voulait se sentir protéger encore par cet homme. Elle voulait ne plus jamais avoir peur. Elle n'avait pas envie de se défiler maintenant. Elle avait besoin d'autre chose.


Lorsqu'il lui tendit sa main, Maud hésita comme si son sauveur l'intimidait. Elle avait connu de meilleure position. Son bras la faisait souffrir mais elle préférait ne pas se plaindre. Elle sentait du sang couler contre sa joue. Elle essuya sa main sur son pantalon et finit par la tendre à son chevalier servant. D'un regard elle le remercia et attrapa difficilement la dague qui traînait sur le sol. Elle la replaça dans sa botte et fit face au chevalier.


Par chance, ils ont réussi à me dépouiller que de mes armes. Habituellement je m'en serais occupée personnellement, mais je vous remercie encore. Il y a de bonne chance que sans vous je n'y serais plus.


Son teint avait pris une légère couleur rose. Elle n'était pas habituée à ce genre de regard. Elle n'avait jamais été regardée. On l'appelait souvent la petite guerrière lorsqu'elle était petite et jeune. Surtout quand elle s'en prenait au fils de l'aubergiste qui faisait deux fois sa grandeur. Elle avait toujours gardé en tête sa propre survie avant celle des autres. Du moins, elle l'avait fait jusqu'à ce que la maternité la gagne. Sachant que personne ne pouvaient la trahir, elle répondit au chevalier.


Les deux hommes que vous avez combattus m'avaient pris pour une voleuse. Alors qu'il ne m'est jamais venu à l'idée de subtiliser une pomme à un honnête marchand. Ils ont décidé de me prendre en chasse. J'ai trébuché et si vous n'étiez pas arrivé j'aurais certaine mal finis.


S'il y avait bien une chose que Maud n'avait pas envie s'était de finir dans un état lamentable. Le dénommé Gawain avait raison. Elle devait faire attention. Son Estomac criait famine et elle n’avait pu se résoudre à ne pas voler une petite pomme. Elle survivait du mieux qu’elle le pouvait.


Le voyage s'était bien déroulé jusqu'à maintenant. J'ai eu affaire à des malfrats, mais j'en suis indemne. Je m'appelle Maud. Je résidais dans le Conflans près d'Harrenhal. Je suis enchantée de vous connaître.

Elle avait remarqué la présence de son épée non loin de ce cher chevalier bavard. Elle tenait encore debout mais rien n'indiquait qu'elle avait mal ailleurs. Lorsqu’elle posa son pied devant l’autre, elle se mordit la lèvre et tomba dans les bras du chevalier qui se tenait non loin d’elle. La douleur était vive. Elle sentit le sol près d’elle et ne broncha pas. Comment allait-elle retrouver Shella maintenant?


Je m’en veux tant de vous causer autant de soucis. J’espère que vous ne m’en tiendrez pas rigueur.


Elle l’avait regardé dans les yeux pour la première depuis qu’il lui avait sauvé la vie. Elle émit un léger sourire. Elle se sentait bête, mais elle avait cette sensation étrange.
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Message Ven 20 Juil 2012 - 12:55

La chevalerie. Qu'est-ce que vraiment la chevalerie ? Certains, sans doutes, doivent utiliser ce mot, sans savoir réellement ce que c'est, pensant peut-être que les chevaliers ne sont qu'un corps armé d'élite, mais pas seulement. Les chevaliers doivent suivre un code d'honneur, on attend d'eux d'être juste, pieux et bon. En respectant ce fameux code, un tel homme doit avoir un certain degré d'altruisme, et doit faire tout ce qui lui est possible pour sauver les gens démunis. Un bien beau code n'est-ce pas ? Pourtant, bon nombre de ces fameux combattants, ne respectent pas vraiment cela, se mettant au service d'un riche seigneur afin de gagner un maximum d'argent. Un village se fait attaquer ? Certains font mine de ne rien voir, ou de ne rien entendre. Il y a aussi leurs opposés complet, qui deviennent chevalier errants, la plupart dans le but de respecter au mieux les fameux codes de la chevalerie, vivre pour sauver la veuve et l'orphelin, débarrasser les terres des fléaux qui les rongent de l'intérieur, et bon nombre d'autres choses dans ce registre. Gawain, ou plutôt devrais-je dire Ser Gawain, fut l'un d'eux. Il fut formé dans ce but, malheureusement, durant un long moment, personne ne voulut lui donner sa chance, il n'avait nul blason, ni nom, ni même faits d'armes reconnus. Il fallut attendre l'arrivée de lord Fedric Prestre pour que tout cela change. Malgré son attachement, et sa position fixe, rien ne lui a jamais empêché de vivre en tant que vrai chevalier. D'ailleurs, son action pour défendre cette inconnue n'en est-elle pas la preuve ? Ne pensez-vous pas que bon nombres d'autres auraient continués leur chemin sans chercher à savoir ce qu'il se passait ?
Ser Gawain, n'était pas comme ça, loin de là, risquer sa vie pour sauver autrui fut son quotidien durant toute sa formation, et, cette façon de vivre était restée ancrée en lui, et rien ne pouvait le faire changer. Si l'on devait citer ne serait-ce qu'une raison parmi tant d'autres, c'était la fierté que l'on pouvait lire sur les visages de ses deux sœurs lorsqu'il rentrait, et leur racontait ses aventures. Les yeux emplis d'étoiles, leur attention focalisée sur ses lèvres, le cœur palpitant. Le chevalier aimait sa famille plus que tout, sa séparation avec elle fut des plus douloureuse, mais désormais, il était présent, et gare à ceux qui oseront s'en prendre à elles.

Pour en revenir à notre histoire, une fois que le jeune homme avait vaincu un des deux hommes et que l'autre, en dégringolant la pente s'était assommé tout seul, il tendait une main secoureuse à la belle demoiselle, qui semblait blessé. Son bras droit tremblait, sans aucun doute à cause de la douleur, tandis que sa joue ruisselait de son sang, jaillissant d'une ouverture proche de l'arcade. Après avoir hésité un moment, l'inconnue s'essuya la main pour attraper celle de son sauveur, le regard chaleureux, remerciant cet homme. D'un geste souple, le chevalier remonta la belle, qui se baissa difficilement pour attraper une dague au sol avant de la remettre dans sa botte. Suite aux paroles du rouquin, la blessée lui répondit que, ses agresseurs n'avaient eu le temps que de lui ôter ses armes, rajoutant qu'habituellement, elle se serait occupée d'eux, mais qu'elle le remerciait, pensant que sans lui, elle ne serait plus ici. Étrangement, sur ses mots, la jeune femme rougit. Pourquoi ? Ser Gawain n'en avait aucune idée. Était-ce leur contact ? Le fait qu'il la regardait droit dans les yeux, profitant du spectacle qui s'offrait à lui ? Il l'ignorait, mais, trouvant cette attitude plaisante, il ne put s'empêcher de sourire avec douceur.

Quelques instants plus tard, la belle avoua enfin la raison de tout ce qu'il s'était passé. Apparemment, les deux hommes l'avaient pris pour une voleuse, rajoutant que, jamais l'idée de voler une pomme ne lui serait venue en tête, ils l'ont alors pris en chasse, avant qu'elle ne trébuche. C'est là qu'il intervint. Le rouquin semblait étonné, quelque chose dans sa phrase le fit gamberger, lorsqu’elle parla de voler une pomme à un honnête marchand. Pourquoi parler de pomme ? Cela l'intrigua. Peut-être avait-elle peur des représailles que son sauveur pourrait avoir ? Il est vrai que, logiquement, un chevalier devrait être contre ce genre d’action, mais, pour avoir lui-même vécu dans la misère la plus totale, il savait que la faim pouvait pousser à bien des folies. Alors, avec son habituel sourire, il prit la parole.
« Vous savez, même si vous avez vraiment volé une pomme, je ne vais pas vous châtier. Je suis un simple roturier, j'ai vécu dans une grande misère, je sais très bien ce à quoi la faim peut nous pousser, et, entre nous, dérober fruit n'est pas un grand crime. Cependant … Une telle punition semble bien trop exagérée. Ces hommes-là vivent dans l'aisance, ils ne connaissent pas les souffrances du peuple, ils ne méritent pas de porter les armes ... »

Très vite, la jeune femme enchaîna que, son voyage s'était pourtant bien déroulé jusqu'ici. Elle avait eu affaire à des brigands, mais elle en était sorti indemne. La demoiselle se présenta alors sous le nom de Maud, disant avoir habité dans le Conflans, près d'Harrenhal, rajoutant qu'elle était enchantée de le connaître. Sur ses mots, la belle voulut faire un pas, mais, la douleur la pris, et, son corps partit en avant, directement dans les bras de son sauveur. Elle le regarda alors pour la première fois fixement dans les yeux, un léger sourire aux lèvres, disant s'en vouloir de lui causer tant de soucis, espérant seulement qu'il ne lui en tiendrait pas rigueur. Ser Gawain, se mit à rigoler légèrement, avant de répondre avec douceur.

« Hé bien, Lady Maud, l'on se connaît à peine que vous me tombez dans les bras. Je ne me savais pas si … Attractif … Ahaha … Mais non, voyons, comment pourrais-je vous en tenir rigueur ? Vous êtes blessée, voilà tout, il n'est pas étrange, dans votre état, de ne pas tenir sur vos jambes.
Maintenant, je vais vous porter jusqu'en haut. J'espère que, l'idée que je pense à mal ne vous traversera pas l'esprit. »

Un léger sourire, doux, et chaleureux s'afficha sur ses lèvres, tandis qu'il se baissait pour venir attraper les jambes de la jeune femme, afin de la transporter, lui évitant ainsi de rechuter à nouveau. Arrivés au niveau de son épée, le chevalier se baissa pour que, la dame puisse récupérer son bien. Le rouquin se mit alors à arpenter la pente abrupte afin de rejoindre la route. Si quelqu'un avait vu cette scène, ce quelqu'un aurai sans doutes était surpris. Surpris de voir qu'un corps si fin, si frêle même pouvait sans mal monter une telle pente, quelqu'un aux bras, tandis qu'aucun signe de fatigue, ou d'effort ne s'affichait sur son visage. Arrivé sur le chemin, le chevalier posa la femme blessée sur le bord, près des chevaux, tandis que lui, se mit en quête d'une gourde dans les affaires des deux hommes armés. Une fois trouvé, il se nettoya les mains, et rejoignit son cheval, récupérer une petite besace, d'où il sortit un petit linge blanc. Enfin, le chevalier rejoignit Lady Maud pour s'asseoir à côté d'elle. Il mouilla le linge afin de lui nettoyer le visage, avant de sortir de la même besace, une petite boîte, qu'il s'empressa d'ouvrir. Une étrange crème, dans un ton verdâtre reposait en son sein. Toujours le sourire aux lèvres, ser Gawain, en appliqua sur la blessure de la jeune femme.
« Cela sent un peu mauvais, je m'en excuse, mais, cela va arrêter le saignement. J'ignore si l'on appelle cela un baume, une pommade ou autre chose, mais en tout cas, ça marche. Ma sœur m'en donne à chacun de mes départs, je ne sais pas à base de quoi c'est fait, ni comment elle sait faire ça, mais, cela m'a aidé de très nombreuses fois. Par contre ... »

Sur ses mots, l'application était terminé, et, il s'essuya les mains dans le linge, avant de remonter la manche de la jeune femme, un hématome était présent. Son sourire se rétrécit quelque peu.

« … Pour ça, je n'ai rien, désolé. »
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Rebecca Staedmon
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Message Dim 22 Juil 2012 - 10:43

Elle avait toujours été très bonne cavalière et son père avait tôt fait de la discipliner. Elle était une enfant rebelle à l’époque, mais le temps avait fait d’elle une autre femme. Elle oubliait presque les aventures qu’elle avait vécues avec lui. Il était un fou. Enfin, elle avait eu le cœur brisé quand il lui avoua qu’il n’était pas vraiment son père. Cela avait pris quelques temps avant qu’elle ose l’appelé « papa » ou encore « père ». Elle n’avait jamais compris le réel impact qu’elle avait eu sur cet homme. Il l’avait pris sous son toit alors qu’il devait nourrir une bouche de plus. Il lui manquait tellement les derniers temps. Elle se souvenait de ses conseils contre les hommes. Heureusement, ils n’étaient pas tous pareils. Le chevalier qui lui faisait face était de ceux qu’elle avait toujours appréciés. Il était du même genre que ceux qu’elle avait côtoyé lorsque son père faisait parti des chevaliers de la maison de Guède. Un simple d’arme. Elle ne savait pas ou elle était vraiment, mais elle savait une chose, son ventre gargouillait, mais pour l’instant, elle ferait attention à ses dires. Elle était partie si précipitamment qu’elle n’Avait pas amené cette pomme avec elle.

Celui que vous avez combattu en deuxième avait bien d’autre intention que de me punir, pour ce vol. Il avait d’autre envie. Mon père était un chevalier. Bien discret, mais il était à la solde de Ser Guède. Il y a des hommes qui ne comprennent pas les gens du peuple. Ceux-ci en font partis.

Elle se priva de rajouter « comme tous les hommes ». Elle ne mettait pas dans le même plat ceux qu’elle avait connus. Il y avait des hommes biens. Le chevalier en face d’elle qui la comprenait fort bien devait en faire parti. Elle n’avait pas utilisé l’adjectif adoptif. IL était devenu inutile avec le temps. Il était son père, puisque son géniteur et sa mère l’Avaient abandonné dans les bois d’Harrenhal alors qu’elle était à peine née. Jeune femme originaire du Conflans ne put s’empêcher de rire aussi. Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas eu une présence apaisante. Cela lui faisait oublier qu’elle n’était pas aussi morte dans son esprit. Elle s’en voulait toujours de causer des soucis aux autres. On s'habituait avec elle d’avoir des excuses.

Je ne pourrais pas que vous pensez mal. J’ai vécu une partie de mon enfance avec des hommes. J’ai toujours été capable de me relever seul. Une mauvaise habitude dont on prend l’habitude de compter que sur soi même. J’ai toujours été mal à l’aise de demander l’Assistance des autres, mais vous m’êtes d’un grand secours je dois l’avouer.

Elle s’accrocha au cou du chevalier et attrapa de surcroit son épée qui trainait au sol. Elle était enfin complète. Sa dague avait retrouvé sa botte et son épée, elle l’avait récupéré. À voir le chevalier, elle fut surprise de son habileté à la remonter. Malgré sa taille, elle devait quand même être assez lourde. Quel soulagement ce fut de ne pas être dans ce ravin, une minute de plus. Elle avait toujours un mauvais pressentiment quand il s’agissait des hommes. Les mauvaises expériences s’étaient multipliées avec le temps. Elle était habituée à se mettre les pieds dans les plats et avoir tous les dieux contre elle. Si le chevalier s’inquiétait le plus de son état, Maud s’inquiétait davantage de Sheila qu’elle avait laissé près du marché. Elle ne se sentait pas prête à reprendre le chemin. Elle craignait que d’autres hommes l’attendent avec l’opportunité de la châtier à leur manière. Elle ne savait pas pourquoi cette impression était là, mais elle avait connu beaucoup de situation loufoque dans sa vie.

Je vous fais entièrement confiance. Elle doit beaucoup vous aimer et doit certainement tenir beaucoup à vous. Je n’ai pas de sœur, enfin je ne sais pas si j’en ai ou pas. J’ai été abandonné à ma naissance dans les bois. C’est un chevalier qui m’a ramassé m’a offert un toit et une vie.

Peut-être que quelques parts près de Guède, elle avait des sœurs ou des frères. Ses parents étaient peut-être encore en vie. Maud ne le savait pas. Elle avait vécu sa vie auprès d’un homme qui l’avait aimé et qui avait vu cette chance de pouvoir élever une enfant. Peut-être fut-il même déçu de savoir qu’elle fut une fille et non un garçon, mais le Vieux Rick avait toujours pris soin d’elle. Tous ce qu’elle savait, il lui avait appris. Elle lui devait beaucoup plus, même si le défunt chevalier avait toujours dit qu’il le faisait parce qu’elle était sa fille et que c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Pour autant, elle savait se battre, avec force et témérité parfois. Elle prenait toujours ses adversaires pour une bouchée de pain. Cette fois-ci, elle avait failli être la bouchée de pain. Lorsqu’il se désola de ses hématomes, elle eut un sourire charmeur.

Si vous saviez, ils ne sont pas les premiers à apparaitre. Mon père m’en a fait assez subir lorsqu’il m’entrainait et je dois avouer que c’est la dernière chose qui me fait souffrir. J’ai cessé de m’en faire après deux trois coups de bâton lorsque je m’entrainais avec mon père. On s’habitue à la routine. Je suis loin d’être une fragile et frêle personne.

Elle était loin de l’idéal des poupées que l’on donnait aux enfants ou encore moins de ses paysannes qui avaient peur de tous y compris leur omble. Elle se rendait plus ou moins compte qu’elle racontait une partie de sa vie à un inconnu qu’elle ne connaissait que parce qu’il l’avait sauvé. Décidemment, elle avait été bien sonnée pour faire cela.

Pardonnez moi, je ne sais pas pourquoi de vieux souvenir me hante ainsi.

Elle avait rougi comme elle le faisait peu souvent. Elle ne savait pas pourquoi, elle se voyait obliger de répondre par ses réponses. Il était peut-être le chevalier bavard, mais il arrivait facilement à la faire parler.
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Message Dim 29 Juil 2012 - 22:19

Gawain ne pouvait pas supporter le genre d'hommes qui étaient au sol. Le genre d'hommes à abuser de leur force pour obtenir ce qu'ils veulent, le genre qui, s'ils en avaient, abuseraient tout autant de leur notoriété ou encore de leur argent. Violer une jeune femme en pleine forêt? Aucun problème, ils étaient deux. Et, si jamais accusation il y avait, celles-ci auraient malheureusement peu de chances d'aboutir. Et, quand le chevalier pensait que nombre de ses semblables étaient sans doutes comme eux, cela lui aurait presque donné la nausée. Tout ce que ce genre d'homme comprenait, était bien souvent la force, et, en cette journée, ils y avaient goûtés. La seule chose qu'il espérait, c'est que, peut-être à l'avenir, ils réfléchiraient à deux fois avant de s'attaquer à quelqu'un, même si, il faut l'avouer, il y avait peu de chances à cela.

D'ailleurs, la belle demoiselle avait bien conscience que, ces hommes-là ne voulaient pas seulement la châtier, qu'ils avaient bien d'autres idées en tête. Lady Maud enchaîna bien vite sur le fait que, elle était fille de chevalier, qui était au service des Guède, finissant sur le fait que des gens ne comprenaient pas le peuple, et que ces deux-là en faisaient parti. Le jeune chevalier ne put que lui sourire.
« Je ne sais que trop bien cela, mais … Peut-être ces hommes tenteront un jour de comprendre le peuple. Ou tout du moins, réfléchir un peu plus avant de s'attaquer à qui que se soit, de peur qu'une nouvelle punition ne leur soit infligée. »


Son sourire rayonnait, et semblait des plus sincères, tout comme ses mots. D'aucuns, à ce moment, auraient pu qualifier cet homme de hautain, parlant facilement de punition, cependant, tout cela n'était qu'une façade, il avait bel et bien conscience que la chance lui avait sourit, cependant, après une agression, rassurer la victime était, de son point de vue, primordial. Il était maladroit, et n'avait aucune idée de comment faire, ainsi, la seule chose qui lui passait par la tête, était de parler de ces hommes en de mauvais termes, il ne restait qu'à espérer que cela marche.

Lorsque le chevalier proposa de la prendre dans ses bras, lui disant espérer qu'elle ne prenne pas mal ses intentions, elle lui dit ne pas penser à mal, tout en dévoilant une partie de sa vie. La demoiselle racontait que, son enfance se déroula avec des hommes, ou du moins, une partie de son enfance. Qu'avec cela, elle avait appris à se relever seule, une mauvaise habitude de son point de vue, car, l'on apprend à ne compter que sur soi-même, ce qui fait que, demander de l'aide lui était devenu compliqué. Cependant, elle lui avoua que, son aide lui était bien précieuse.

La belle se laissa porter, et la remontée se fit sans le moindre problème, lorsqu'il l'adossa contre la pierre pour la soigner, il se mit à lui parler de ce remède, et de sa sœur, inconsciemment. Sa sœur, sa jeune sœur pour être plus précis, était en quelques sortes le soleil de sa vie. Bien entendu, il adorait aussi son autre sœur, mais, avec celle-ci c'était bien différent, tout deux s'entendaient à merveille, elle aimait que son grand-frère de chevalier lui raconte ses épopées, ses missions, ses rencontres, en bref, tout ce qu'il faisait. Elle était tellement fière de lui. En grandissant, elle comprit le sacrifice que Gawain avait fait pour sa famille, partir vers l'inconnu, où la mort le guettait à chaque instant, tout ça pour que son père, sa mère et ses sœurs puissent vivre plus confortablement, c'était sans doutes la seule de cette famille à comprendre ce geste. En effet, le garçon partit sans dire un mot, expliquant seulement que, chevalier était une aubaine, et qu'il ne fallait pas rater une telle chance.

Pendant que son sauveur tentait de la soigner, Maud lui expliqua qu'il avait toute sa confiance, et que, d'après ses dires, la sœur en question devait beaucoup l'aimer, continuant sur le fait qu'elle, n'avait pas de sœur, ou du moins, c'est ce qu'elle pensait, ayant été abandonné à la naissance, et recueillie par un chevalier, ses liens de sang lui était inconnue. Le jeune chevalier commençait à se poser des questions sur la jeune femme, s'était-elle prit un coup trop violent à la tête ? Elle ne faisait que parler de son passé, sans la moindre gêne, sans la moindre retenue. Malgré tout, il sourit de nouveau.
« Ce n'est pas une très bonne idée d'accorder si facilement votre confiance, voyez où cela peut vous mener. »

Avec un léger sourire malicieux, le rouquin désigna du pouce les deux hommes au sol, avant de reprendre.

« Et oui, ma sœur m'aime beaucoup, et est très fier de moi. Ses sourires sont ce qui me fait avancer de plus belle. Et … Même si quelque part, des gens partagent le même sang que vous, ils ne sont pas votre famille. Les gens qui vous ont recueillis, élevés, nourris et soignés, ce sont eux votre vraie famille »

Tandis que ses mots s'envolaient, son esprit lui, était dirigé vers la famille qui l'avait pris sous son aile, la maisonnée des Prestre. Sans eux, sans doutes serait-il mort, affamé, ou autre. Sans eux, ses sœurs n'auraient pu avoir de vie décente, sans eux … Ils ne serait rien.

Quand il eut été question de l'hématome, la demoiselle dit que ce n'était rien, et repris son histoire sur son père, et que, de part ses entraînements, elle avait prit bien souvent des coups, que de fait, elle n'était pas pas une petite fille fragile. Mais quelques instants plus tard, la jeune femme se rendit compte de ce qu'elle faisait, et s'excusa de ne parler que d'elle, que ses souvenirs la hantait. Ser Gawain ne put que lui sourire.

Le chevalier se releva pour se diriger vers le cheval dont la selle était encore présente, il la vida de ses affaires, avant de venir poser délicatement la jeune femme blessée sur celle-ci, indiquant de son doigt la direction dont il était arrivé.

« Ma dame, vous devriez partir par-là, moi je dois me rendre dans le fameux village où l'on vous a accusé de vol, et, il serait très dangereux d'y aller. Ses hommes ne sont sans doutes pas seuls, si l'on vous as vu poursuivie par ses soldats, et que l'on vous voit revenir en ma compagnie. »


Pour finir, le jeune homme se dirigea vers sa propre monture, et avança direction le village, pour s'arrêter à hauteur de la jeune femme.

« Cela fut un très grand plaisir de vous rencontrer, peut-être nos chemins se recroiseront à nouveau. Que les sept veillent sur vous ! »


Ses paroles prononcées, le chevalier continua son périple, dans l'espoir de recruter quelques hommes.
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Message Mer 1 Aoû 2012 - 2:05

[i] Même si son père avait toujours été le modèle de la chevalerie lorsqu’elle était enfant, peu avait cet effet à leur actif. Elle avait connu bien des hommes. Elle en avait côtoyé beaucoup, à cause de son père. Il lui manquait. Il n’aurait pas apprécié voir son geste, mais elle tentait de survivre. Oui, elle pourrait avaler encore un ou deux lapins qui trainaient dans la foret, mais lorsqu’elle avait vu la pomme, c’est son estomac qui lui avait crié famine. L’estomac avait pensé avant la tête. Elle ne s’y reprendrait plus. Elle n’était pas assez folle pour le faire. Elle comprenait qu’elle avait frôlé un épisode malheureux.

La réflexion du jeune chevalier la fit sourire. Elle était certaine d’une chose. Les deux hommes devaient vivre à l’abri du froid, chez leur maitre, manger des repas, assez pour être repu. Enfin dans son souvenir les chevaliers étaient bine habillés. Quoique, ils l’avaient bien voulu de ne pas parler et d’insulter à la place le chevalier roux. Ils ne connaissaient certainement pas l’errance et à voir leur habit, elle était prête à jurer qu’ils étaient tous sauf des chevaliers errants. La chevalerie n’était plus ce qu’elle était, disait son vieux père. Il avait raison parfois, et c’est lorsqu’elle en voyait des comme celui qui avait sauvé la vie qu’elle rendait grâce au Guerrier d’en avoir gardé comme le chevalier Gawain.

Pourquoi le feraient-ils ? Il y a de bonne chance qu’ils ne soient pas du peuple. Bon nombre de noble se prétendent chevaliers alors qu’ils n'ont point l’honneur de porter un titre comme celui-ci. Pas tous, mais certain … Enfin je crois que vous leur avez donné une leçon qu’ils n’oublieront pas d’ici tôt. Peut-être arriveront-ils a mieux réfléchir à leur réveil. Et moi je ne vous remercierais jamais assez pour ce que vous avez fait pour moi.

Il était apaisant de voir que quelqu’un partageait votre point de vue et qui était tout autant d’une agréable compagnie. Maud ne pouvait plus rentrer à Guède désormais. Son père était mort et son mari aussi. Elle n’avait plus rien. Enfin, elle se gardait de le dire. Elle savait que l’on pourrait lui en vouloir énormément. Chaque fois, qu’elle le pouvait, elle priait la mère pour lui accorder sa miséricorde et l’aider à se repentir de ses actes envers celui qui l’avait aimé. Elle savait que dans la région où elle avait été élevée on la croyait morte dans l’incendie de sa maisonnée. Elle était restée dans les environs les premiers temps et tout le monde disait que le pauvre mari l’avait brulé vive et qu’il avait pris la fuite après ses péchés. Et pourtant c'était bien le contraire qui était arrivée à ce jeune couple que l’on avait cru si prometteur. Aaron ne s’occupait même plus des chevaux tellement il entrait ivre à la maison. Maud avait fait du mieux qu’elle pouvait pour maintenir la maison et surtout vivre cet enfer d’un mari ivre et violent.

Je ferais attention à l’avenir. Vous ne serez pas toujours là pour m’éviter les ennuis.

Elle avait légèrement ri. Elle était un peu catastrophique quand elle s’y mettait. Elle était casse-cou, elle aimait le danger. Non elle n’était pas folle au point de jouer avec sa vie. Les sept la laissaient faire ce qui lui plaisir, mais elle avait un don pour jouer avec les ficelles de sa vie. Heureusement cette fois-ci elle avait eu un chevalier sur sa route. Quelques peu bavards, mais cela lui faisait un grand bien de pouvoir parler avec quelqu’un qui vous écoutait. Son voyage à travers Westeros était parsemé d’embûche, mais surtout de solitude. Le chevalier étant fort agréable, elle ne pourrait espérer mieux.

Oui, vous avez entièrement raison. Même après tant d’années personne n’avait jamais compris pourquoi il m’avait ramassé dans la forêt. Ce sont souvent eux les gens qui tiennent le plus souvent à vous. Le sentiment d’être abandonné est certainement le pire de tous.

Malheureusement elle se sentait déjà revenir à la case départ. Elle aurait bien voulu un peu de compagnie, mais elle devait reprendre la route aussi. Elle ne protesta donc pas lorsque le chevalier la déposa sur la scelle désormais vide. Elle devait rejoindre la route royale. Elle ne savait pas si cela prenait du temps, mais elle s’accorderait le temps d’un repos. Or, elle devait retrouver sa jument et ses effets personnels qui étaient resté de l’autre coté du village. Gawain ne semblait plus lui être utile. Elle le laissa donc prendre son chemin alors qu’elle hésitait sur le sien. Elle devait trouver un moyen de contourner cela. Sinon, elle ne se ferait qu’attirer des ennuis de plus. Elle prit la direction du chevalier qui partait déjà.

Attendez!!!

Elle avait reprit le rythme, mais surtout, elle l’Avait rattrapé. Elle aurait encore besoin de son aide. En espérant que celui-ci accepte volontiers de l’aider. Elle se croisait les doigts. Elle ne connaissait pas l’endroit, comme elle pouvait connaitre Harrenhal. Elle aurait besoin encore du chevalier. Elle lui promettrait de bien se tenir s’il le fallait, mais elle aurait besoin de repos et ensuite, elle quitterait. Gawain était-il prêt à se sacrifier encore quelques minutes auprès de la jolie demoiselle? Elle ne tarda pas à la vérifier.

J’aurais un dernier service à vous demander. Je sais que vous en avez fait beaucoup pour moi, mais ma jument se trouve dans une clairière l’autre coté du village. Je me sentirais plus en sécurité si vous voudriez m’y accompagnez. J’en profiterais même pour dormir à l’auberge cette nuit. Cela m’éviterait quelques ennuis. Vous avez beaucoup fait, je comprendrais si vous deviez refuser. Je n’ai pas envie de provoquer le courroux de personne et encore moins que l’on s’en prenne à vous par ma faute.

Elle avait baissé le regard quelques peu honteuse de devoir demander un autre service. Il était en droit de refuser. Il connaissait le coin alors qu’elle ne savait pas quel chemin emprunté pour se rendre dans la clairière près de la petite auberge. Ses joues étaient d’un rouge pourpre, tellement elle était gênée de demander un tel service alors qu’il lui avait sauvée la vie. [/i
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