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Quand fuir amène une récompense [PV la magnifique Shaïra ]

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Homme d'Armes
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Aslak
Homme d'Armes

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♦ Missives : 1035
♦ Missives Aventure : 116
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♦ Date de Naissance : 24/09/1986
♦ Arrivée à Westeros : 03/06/2012
♦ Célébrité : Nicolaj Coster-Waldau
♦ Copyright : moua
♦ Doublons : Arkha Kenning, Ethaniel Stone, Maëlle Beurpuits
♦ Age du Personnage : 40 ans
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♦ Lieu : les Terres de la Couronne
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Message Mar 10 Juil 2012 - 13:51

Il était bien beau de faire son joli coeur avec la Reine. Il s'était certes fort bien amusé mais maintenant, avoir paradé avec elle lui avait attiré l'attention, malheureusement, des gardes qui se trouvaient aux alentours. Apparemment une telle familiarité avec un membre de la famille royale n'était pas à instaurer. Ou du moins, pour quelqu'un dont on ne connaissait pas l'identité. Mais quoi ? Il pouvait très bien être une nouvelle recrue ou alors quelqu'un qu'on avait réellement convié dans l'enceinte du Donjon Rouge ! Non ? ... Bon ok c'est vrai qu'il n'avait pas le profil, qu'il n'était pas en armure, qu'il avait deux lances et non une épée comme tout le monde et qu'en plus il était entré simplement parce qu'il avait montré la chevalière de son cher frère. Mais il ne voulait du mal à personne et il n'était même pas là dans un but négatif. Il avait juste voulu voir ce fameux Donjon Rouge de l'intérieur et même rendre du coup cette chevalière qu'il avait retrouvé par inadvertance dans sa poche à son frère... Etait-ce un crime d'être bien attentionné ? Evidemment si deux trois babioles traînaient par là, qui semblaient délaissées et dont la disparition ne ferait de mal à personne... Pourquoi ne pas se faire un peu d'argent ? Mais tant qu'à présent ça n'avait pas été le but premier. Mais tomber sur la Reine, aussi belle soit-elle, n'avait pas été un but en soi en mettant un pied dans ce lieu. Tout était arrivé par hasard et il n'avait rien cherché. Il s'était juste laissé aller à une certaine familiarité et donc une perte de convenances mais que la Reine elle-même avait l'air d'apprécier ! Donc comment aurait-il pu lui refuser ? Enfin le tout l'un dans l'autre, il est vrai que ça ne lui avait pas vraiment attiré les courbettes des gardes. Ca les avait plus attisés à vouloir lui chercher des noises. Pour une fois qu'il n'avait rien fait... Et puis il reconnaissait que sa sortie "théâtrale" avait du passablement les énerver. BOn ok sur ce point, il l'avait un peu cherché.

Toujours est-il que maintenant il se retrouvait un peu coincé dans un labyrinthe dont il ne connaissait nullement la sortie. Pas que le Donjon était grand... mais quand même si ! Donc après s'être caché derrière des colonnes, avoir traversé des couloirs, être passé aussi discrètement que possible près d'autres personnes qu'il avait bien fini par croiser, il fit une petite pause derrière une espèce de statue sur pilier et se mit accroupi pour respirer deux secondes. Il ne put s'empêcher de sourire à l'idée qu'il était en train de se faire poursuivre par quelques gardes dans le Donjon Rouge. Ca c'était une fameuse anecdote mais il n'était pas sûre de la dévoiler à son frère... Finalement, il se rendait compte que le poste de Commandant de son frangin ne lui permettrait pas de lui révéler grand chose de sa vie. Du moins les détails pratiques car la trame générale il lui avait narré sans trop de difficultés; Mais il suffisait simplement de ne point s'attarder sur des choses peu utiles....comme comment il se procurait de l'argent. Il retint un peu sa respiration quand il entendit plusieurs pas pressés non loin de lui et des murmures comme quoi il ne devait sûrement pas être loin. Pour ça celui qui venait de parler n'avait pas tort... Il n'imaginait même d'ailleurs pas à quel point il était prêt. Mais il n'allait sûrement pas le révéler maintenant. Il attendit donc sagement et silencieusement que les méchants attaquants disparaissent de son périmètre sonore et quand ce fut fait, il se risqua à glisser sa tête pour jeter un oeil discrètement. La voie semblait libre... Il soupira soulagé avant de sourire de nouveau. Le seul hic... C'était qu'il n'avait pas la moindre idée d'où il se trouvait dans le Donjon. Certes il avait prêté attention au droite ou gauche mais à force de changer constamment de directions, il devait reconnaître qu'il avait perdu le compte. C'était en soi bien dommage car il fallait bien qu'il retrouve la sortie... ou une fenêtre donnant accès quelque part.... Bref, une échappatoire. Il décida de toute façon qu'il fallait qu'il bouge un peu et lentement il se redressa un peu et se mit en mouvement.

Il voyagea de "cachettes" en "cachettes", devant se faufiler rapidement quand plusieurs gardes débarquèrent. A force il reconnut un endroit familier qui lui intima une direction qui lui semblait juste. Il se faufila mais manque de pot un garde arriva et la seule solution qu'il trouva pour se cacher ce fut en réalité de feindre atteindre quelque chose, face au mur, dos au garde.... Ben quoi il pouvait très bien être stupide... D'ailleurs ce fut presque le cas, le garde le dépassa et il se remit discrètement en route mais celui-ci se retourna comme s'il venait de réaliser et le héla lui signalant qu'il avait intérêt à cavaler de nouveau ! Ce qu'il fit, suivit par le garde. Il fallait quand même qu'il évite de tomber nez à nez avec un autre groupe de gens armés car il sentait que ça allait prendre du temps de finalement s'en aller. Lui qui avait rêvé de venir ici maintenant il rêvait de pouvoir le quitter ! Comme quoi on était jamais content.... Néanmoins, il bifurqua dans un second couloir et ouvrit rapidement la première porte qui se trouva à sa droite en s'introduisait dans une pièce à l'ambiance feutrée qui lui sembla heureusement vide. Il s'y avança gentiment et s'appuya contre un meuble à un endroit plutôt sombre... Le regard fixé sur la porte, il entendait les pas derrières et le garde finalement entra dans la pièce... Mais pourquoi n'étaient-ils pas plus stupide ces limiers ! Il resta tapi et pendant que le garde avança prudemment, lui se faufila discrètement pour essayer de se rendre vers la porte... Manque de pot, il émit un bruit lorsque ses lances touchèrent quelque chose et le garde se tourna vivement.

"TOI !! "

"Oho.... Pas de chance..." Au vu de l'épée pointée vers lui il leva directement les mains. "C'est un grave malentendu vous s...."

"SILENCE !"

"Faut pas vous énerver voyons.... je suis sûr qu'on peut s'arranger..."

Du moins il l'espérait. Il se tut néanmoins par la suite, non pas parce que le garde l'intimidait - bon il avait quand même une épée braquée sur lui- mais plus car il lui sembla avoir entendu un bruit dans la pièce et cette fois, ça ne venait pas de lui et encore moins du garde... Il espérait vraiment qu'il ne s'était pas fourré dans une merde pire que l'actuelle. Pas que se dépatouiller des situations les plus rocambolesques n'étaient pas dans ses cordes mais sincèrement, il avait envie d'un peu de facilité parfois ce qu'on lui octroyait guère souvent. Mais ce qu'il vit, lui fit juste l'effet d'un coup de marteau...pire d'une illumination des dieux ! Pour peu qu'il était croyant... Mais en attendant, la vision de rêve qui s'insinua doucement dans sa rétine lui fit quasiment tout oublier, même le garde qui prêt à le taillader venait lui aussi d'être interpellé. Un instant il se demanda s'il n'était pas mort. Après tout, il n'était pas sûr qu'une telle beauté existait dans ce bas monde. Oui si ça se faisait c'était ça. Le garde finalement l'avait frappé, il n'avait pas réalisé, il lui avait enfoncé son épée dans le ventre, il était mort, et par la suite il était monté au paradis des hommes où seules les femmes somptueuses telles des statues sculptées par les fantasmes masculins prenaient formes. Il ne voyait que ça tellement l'aura qui émanait de la femme qui venait d'apparaître devant lui dépassait toute son imagination et même la beauté de toutes les femmes qu'il avait un jour croisé dans sa vie. Plus rien n'existait et ce ne fut qu'au moment où elle prit la parole qu'il se souvint de la situation actuelle.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Shaïra Seastar
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Message Mar 17 Juil 2012 - 16:22

A la suite de son tumultueux rendez-vous avec son ami de toujours, Shaïra s’était muée dans un exceptionnel mutisme et n’était que trop peu sortie de ses fastueux appartements. Vexée, blessée d’avoir été rejetée sans la moindre once de tendresse, elle s’était isolée dans la quiétude et la déréliction placides de sa thébaïde, là où nul ne pouvait l’atteindre. On lui connaissait de nombreuses facéties, ses proches pouvaient lui attribuer moult caprices dissimulés dans un cocon de taquinerie, ainsi elle se plaisait à recevoir en son antre artistes et musiciens qui n’auraient jamais eu l’occasion de fouler le Donjon Rouge sans son déraisonnable appui. De charmantes négligences qui entrainaient des reproches mais qui n’avaient jamais mis en danger sa vie ni celle de quiconque, jusqu’à ce fameux jour où son imprudence avait manqué de lui ravir le cœur. L’interruption salvatrice d’Alrik Mallery l’avait non seulement secouru, mais elle leur avait également permis de passer un moment d’intimité et de douceur ensemble, chose qui n’arrivait désormais que trop peu depuis qu’il avait pris le grade de Commandant des Dents de Freux. Les plaisantes retrouvailles autour de pleines coupes de vin et d’un panier garni de délicieuses victuailles auraient pu s’achever sur une note voluptueuse lorsque, avide et sybarite créature elle l’avait entrainé jusqu’au moelleux de sa couche pour une sensuelle embrassade. Le freux y avait cédé, il aurait été vain de prétendre que l’envie ne brûlait pas alors ses veines mais il s’était soustrait à leur étreinte puis avait disparu, envolé tel un voleur, comme un pleutre, l’abandonnant sèchement au cœur de ses draps défaits. Une situation qui avait laissé la sylphide pantoise et brûlante de fureur et de peine. Elle pouvait accepter d’être repoussée sans vergogne, de ne pas être aimée, mais pas ainsi, pas par lui. Femme qui se refusait à l’âpreté du mariage pour n’épouser que l’impétuosité d’une relation qui n’est jamais acquise, elle souffrait de voir celui pour qui elle nourrissait d’ambigus et profonds sentiments se refuser à leur idylle pour de fallacieux prétextes. Du moins les jugeait-elle comme tels. De la fidélité envers son lord et ami Brynden Rivers ? Son demi-frère et Main du Roi n’était pas son époux, et nul ne l’y enfermerait. Trophée qu’on conquiert puis qu’on abandonne à la poussière d’une majestueuse étagère, elle laissait ce destin à d’autres, nombreuses à se presser au portillon de l’oubli.

Les jours qui suivirent furent teintés de profondes réflexions et introspections durant lesquelles, après une longue phase de larmes dont elle taira à jamais l’existence, la lady prit soin de sa personne afin de recouvrir l’estime d’elle-même. Les ménestrels pouvaient chanter ses louanges à ses fenêtres autant qu’ils le souhaitaient, celle que l’on qualifiait de « plus belle femme de Westeros » avait besoin de se rassurer sans l’aide ni le soutien de personne. Les domestiques dévouées au service du Donjon avaient beau se presser aux portes de sa chambre elle les renvoyait poliment l’une après l’autre et continuait, rationnellement et inlassablement, de s’acquitter de ces gestes quotidiens et connus sur le bout des ongles tel le coiffage ou l’usage de multiples onguents et crèmes. Ainsi ce jour-là aurait pu être sensiblement le même que les autres, mais la Targaryenne décida d’en faire l’exorde de sa nouvelle chronique. A la surprise des quidams qui gardaient sa porte aux premières lueurs du jour, la Seastar sortit de sa retraite avec une fine risette dessinée sur ses roses lippes. On l’imaginait bouleversée et constamment secouée de sanglots depuis le mystérieux choc qu’elle avait subi, et la voilà qui apparaissait resplendissante de vénusté et de fraicheur. Vêtue d’une longue robe raffinée et dessinée avec un cache-cœur généreux, elle irradiait par sa seule présence. Son vêtement, d’une grâce inouïe, était constitué d’un tissu opalin aussi fluide que de l’eau et qui épousait chacune de ses formes, chaque cambrure, pour s’évaser à mi-cuisses en une délicate traine. Quant aux manches, longues, évasées et largement fendues, elles étaient brodées de fils d’argent et laissaient deviner le galbe de ses bras ivoirins. Des atours uniques et précieux mais que Shaïra ne maquillait pas d’extravagance, elle ne portait donc que son collier favori, la pièce héritée de sa mère Serenei de Lys sertie de saphirs et d’émeraudes qui rappelaient la teinte polychrome de son regard, ainsi qu’un diadème discret chargé de coiffer et maintenir harmonieusement la cascade d’argent et d’or qui dévalait son échine jusqu’à la chute de ses reins. Ainsi parée elle était largement capable d’affronter le monde et ses regards, ce qu’elle fit en arborant une mine sereine.

Sa démarche souple et légèrement chaloupée l’amena à arpenter un instant les dédales de sa prison dorée pour rejoindre un couloir relativement sombre et à l’écart de l’agitation du passage régulier des gardes qui effectuaient leur sempiternelle ronde. Après s’être assurée qu’elle n’était pas accompagnée, elle délivra une petite clef d’argent de la cachette de son décolleté et l’introduisait dans la serrure. Un cliquetis plus tard elle pénétra dans la sépulcrale pièce qui n’était éclairée que par une meurtrière quasiment accolée au plafond. La Seastar se chargea d’allumer quelques bougies qui révélèrent alors de leur clarté les secrets de l’alcôve qui n’était rien de moins qu’un atelier qui lui était dévolue et abritait un opaque mystère. Alambics et autres athanors côtoyaient de multiples récipients de cristal, emplis d’herbes et d’ingrédients plus ou moins étranges, venus des quatre coins de Westeros et d’ailleurs. Un appentis d’herboristerie que sa récente mélancolie avait injustement délaissé. Elle s’échina toute la matinée à faire pardonner son infâme négligence et nettoya son jardin secret avec amour et application, jusqu’à ce qu’il resplendisse de mille feux et que le doux tintement des distillations et vaporisations ne chante à ses tympans. La vie et les expériences reprirent leur cours et mirent du baume au cœur de la lady, qui serait sans doute restée des heures à veiller la vicissitude de la science si une intrusion inopinée ne l’avait pas extirpé de son pensum.

Assise dans un coin obscur de la pièce, son visage n’était éclairé que par une frêle lueur qui sembla échapper à celui qui s’insinua dans l’antre de la dragonne. Plongée dans une silencieuse contemplation, ses vaironnes prunelles embrassèrent la silhouette de cet homme qui lui apparut comme étrangement familier. Une réflexion bientôt chassée par la belliqueuse arrivée d’un garde prompt à brandir son épée vers la gorge du malheureux, qui appela vainement à une clémence de circonstance. Il ne fallut pas davantage pour que Shaïra ne décide de se manifester auprès de ces charmants importuns. Dans un bruissement de soie et de voilures elle se leva et progressa à pas feutrés vers eux, s’arrachant des ténèbres pour que la tamisée lumière la dévoile aux yeux du garde et de sa proie. C’est lentement que son minois s’éleva vers la figure désabusée du soldat auquel elle épargna l’inconfort d’un suave murmure.

    « Il est inutile de crier, je suis certaine que notre ami vous entend. Elle guigna l’interpellé puis poursuivit sur le même ton. Que se passe-t-il ? Sans pour autant abaisser son arme, le garde s’échina à adopter une posture plus protocolaire face à la Targaryenne. Ma dame, cet individu s’est introduit dans le Donjon et s’est permit d’importuner la Reine Aelinor. Est-ce elle qui vous a lancé à sa poursuite ? Non ma dame, ils ont échangé et… Si sa Grâce ne vous a pas alerté, c’est qu’il est permis qu’il soit ici. L’intonation demeurait douce, lascive, et pourtant c’est comme si la mâchoire d’une tarasque s’était refermée sur la nuque du factionnaire. Si les bons sentiments de votre souveraine ne suffisent pas à lénifier votre ardeur, vous pouvez l’embellir de ma bénédiction. »

A mesure que ses paroles vinrent cajoler l’oreille de ses vis-à-vis, la lady s’était approchée du poursuivi et elle passa finalement sa main avec délicatesse autour de son bras. Le soldat fut contraint par les circonstances de ranger son arme et malgré ses balbutiements qui prièrent la Seastar de demeurer prudente, celle-ci le congédia d’un aimable sourire. Il esquissa alors une raide et mécanique révérence puis s’enfuit sans demander son reste. Sans doute alerterait-il ses compagnons, peut-être même son Capitaine qui n’était autre qu’Alrik, mais elle présagea qu’il ne se presserait pas pour les rejoindre. C’est donc avec un déconcertant naturel que Shaïra exerça une légère pression sur sa prise pour l’inciter à se mouvoir et, peut-être, à attirer son attention.

    « Si vous me parliez de ce malentendu ? Une risette amusée orna ses lèvres tandis qu’elle penchait subtilement la tête sur le côté pour mieux le discerner. Sa chevelure lactescente dévala alors ses épaules et elle songea qu’il méritait tout de même une explication, aussi légère soit-elle. Je suis Shaïra de Lys. Elle lui épargna le sobriquet de Seastar qui lui avait été harponné à la naissance et préféra poursuivre sur ce qui devait l’intéressait davantage. J’ignore quel curieux concours de circonstances vous a conduit dans de tels draps mais il aurait été dommage que vous contiez cela aux rats du cachot. »

Elle tut également la curieuse impression qui lui saisissait le cœur lorsqu’elle plongeait son regard dans le sien, céruléen et audacieux. Une impression de déjà-vu, une curieuse et intrigante promiscuité qui faisait monter en elle l’envie d’en apprendre plus sur lui, ce dont elle ne se priverait pas de sitôt. Elle était à présent quasiment certaine qu’on ne viendrait pas les incommoder, l’existence de son atelier était connu mais peu savait où il se trouvait, encore moins souhaitait s’y risquer. Les rumeurs de sorcellerie pesaient toujours lourdement, tel un spectre penché au-dessus de son être… Elle ignorait si cet homme connaissait les infamies qui courraient sur les Grands Bâtards dont elle faisait parti, mais n’en avait cure et préféra le voir comme un attrayant inconnu qu’il s’agissait de découvrir et d’intéresser. Un sibyllin et voluptueux sourire orna ses lippes et elle susurra.

    « Toutefois, vous préféreriez peut-être vous enfuir tant qu’il en est encore temps ? »


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Aslak
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Message Mer 18 Juil 2012 - 11:26

Aslak n'était pas croyant. Oh non il ne l'était pas et il n'avait même jamais cherché en fait à se renseigner sur les croyances des personnes qui pouvaient l'entourer dans sa vie. On pouvait bien sûr lui parler des bienfaits que cela pouvait engendrer, on pouvait lui expliquer les différents courants religieux qui investiguaient telle ou telle contrée, on pouvait même le convier si on le souhaitait à participer à des cultes ou d'autres choses, il n'était jamais contre mais tout ça n'était pas ce qui l'intéressait le plus au moins. Il ne croyait pas aux miracles... Enfin il croyait à la chance mais de là à croire à des actes engendrés par des Dieux pour l'aider... non plus. En réalité, il ne réfléchissait pas assez pour se poser des questions sur des divinités existantes ou non dans ce monde. Les choses allaient et venaient tels des successions d'évènements qui amenaient une chaîne de péripéties que comptaient sa vie. Donc en gros, les apparitions, les revenants, les trucs et autres en rapport il n'y croyait guère. Mais... depuis à peine quelques minutes, il se questionnait sur l'existence des anges. Car sincèrement, si la femme qui était devant lui n'en était pas un, il ne savait pas ce qu'elle était. Malgré la sobriété de la pièce, elle rayonnait comme le plus beau des joyaux qu'il n'avait jamais vu. Une telle femme ? Ca ne pouvait pas exister ! Sa beauté était incomparable à tout ce qu'il avait pu voir dans sa vie et lui qui était hommes à femmes, des demoiselles il en avait vu un nombre incalculable et sous bien des coutures. Mais jamais n'avait-il vu une femme de ce charisme et cette prestance avec une beauté à vous rendre presque aveugle d'éblouissement. C'était bien simple, il était totalement incapable de parler et restait simplement subjuguer devant une telle femme. Le garde ? Oh oui il s'en souvenait... Mais au fond, il ne s'en souciait guère. Il pouvait désormais mourir après avoir vu une telle merveille. Bon après...s'il pouvait quand même vivre un peu plus longtemps histoire d'en profiter ce ne serait pas un mal... Mais s'il mourait, il pourrait se gratifier d'avoir vu l'ange le plus magnifique qui puisse exister dans ce monde.... Même son timbre de voix était envoûtant, bien que ponctué par une délicate domination qu'il sentait exercée sur le garde qui apparemment était tout autant subjugué, mais pas pour les mêmes raisons que lui.

Ah quel ravissement de sentir cette main si parfaite sur son bras. Lui avait-il la délicatesse de la quitter des yeux ? Non pas le moins du monde. Et même s'il avait voulu en réalité il n'aurait pas été capable de le faire. Il avait juste envie de l'observer encore et encore jusqu'à ce que ses yeux fatigués finissent par se dessécher et mourir... bon cette idée était passablement teintée de bizarrerie mais son esprit était totalement vidé de toute intelligence.Totalement envoûté et complètement soumis seraient plus exacte. Néanmoins, il dut cependant réagir lorsqu'elle lui suggéra d'avancer. Ce n'est seulement que là qu'il réalisa qu'en réalité le garde s'était évaporé et que mieux encore, elle s'adressait à lui. Quelle étrange sensation que cela était d'avoir ce magnifique regard si somptueux et pénétrant planté dans le sien. Pour peu, il aurait presque pu être intimidé et gêné. Sincèrement, il aurait pu. Mais sa grande maîtrise de la séduction verbale et surtout son habitude à côtoyer des femmes lui permettaient de dépasser totalement ce stade. Néanmoins, malgré tout, il n'arrivait pas à parler de suite et l'écouta simplement pour profiter de son discours si fluide, de son timbre doucereux et de ses lèvres étirées ainsi en un sourire à faire craquer n'importe quel homme. Lui qui se croyait totalement capable de charmer n'importe quelle femme avec son sourire, il devait reconnaître qu'il était largement en dessous des capacités de la magnifique femme qui se tenait à ses côtés. Shaïra... Il était à côté en réalité de Shaïra. Bien qu'il l'aurait trouvé même sans qu'elle lui ait avoué, l'entendre était incroyable. C'était une journée qu'il devrait marquer quelque part dans sa tête, l'encadrée et se la rappeler régulièrement pour être sûre de ne jamais l'oublier... non seulement il avait discuté avec la Reine - chose peu banale pour un mec comme lui - mais en plus, à la suite, dans la même journée, il avait rencontré la plus belle femme qui existait à Westeros. Et sincèrement, il était totalement d'accord avec cette description. Il finit cependant par se reprendre lorsqu'elle lui demanda s'il voulait continuer à fuir.

"Ma Dame... Comment voulez vous qu'un homme puisse fuir le paradis ?"

Et voilà... La machine à séduction était mise en route. C'était déjà étonnant qu'elle ne se soit pas actionnée dès la vision de rêve imprimée devant lui. Mais elle était impressionnante. Bien plus que n'importe quelle femme et ce n'était pas du qu'à sa beauté. Oh non... Bien sûr elle était magnifique, mais il y avait autre chose qui se dégageait d'elle. Une prestance, un imposant charisme... et surtout une constante envie de se rester à ses côtés. Ce n'était pas de la sorcellerie, c'était simplement le pouvoir de la plus belle femme qui existait à Westeros ! Toujours est-il qu'il ne s'en tint pas là pour son discours et qu'il reprit après une légère pause.

"Vous êtes un mirage que je ne veux guère lâcher sous peine de vous voir disparaître à tout jamais." Il lui fit un magnifique sourire charmeur dont il avait le secret mais qu'elle maîtrisait tout autant de lui avant de reprendre "Savez vous que vous n'aviez presque pas d'utilité à vous présenter ? D'un simple regard j'avais pu déterminer que vous étiez la plus belle femme que j'ai vu de toute mon existence, et sachez que malgré ma jeunesse apparente, j'ai quand même une certaine expérience de la vie derrière moi."

Et voilà. La touche séduction était engagée, mais la touche humour aussi. Car "jeunesse apparente" était évidemment une pointe d'humour... Il se savait ne plus avoir 18 ans mais de là à s'avouer être "vieux", jamais ! Il ne le regrettait pas de vieillir, la maturité apportait un certain charme qui plaisait aux dames. Et puis il ne sentait pas les effets de l'âge... Il se sentait encore vigoureux, capable d'affronter n'importe quelles situations et de se déjouer surtout de la majorité de celles-ci. Et c'était le principal. Ca ne servait à rien de s'encroûter dans l'âge et de ne plus profiter de la vie pour la cause. Oh non... Il avait encore plein de choses à avoir et plein de choses à découvrir et pour l'instant, c'était cette femme qui se tenait à son bras qu'il se devait de découvrir. Il ne savait pas s'il pourrait la revoir un jour alors il se devait de faire durer le plaisir aussi longtemps que possible. Cela aurait presque pu lui fendre le coeur de s'entendre penser de la sorte...se priver d'une telle beauté et d'une telle femme. Ne la voir qu'une fois et ne plus jamais pouvoir l'approcher. Oh non c'était trop difficile tant qu'à présent. Il préférait ne plus y penser. Il était comme dans un rêve et il ne s'en réveillerait que plus tard quand il n'aurait pas le choix. Toujours est-il que malgré son esprit engourdi par cette femme, il avait entendu ses premières questions et il ne pouvait guère les laisser dans le vent. Il se devait d'y répondre pour combler les attentes de Shaïra.

"Veuillez m'excuser je manque aux convenances obligatoires que je pratique guère mais que je me dois de réaliser avec une personne d'un tel prestige... Je me nomme Aslak et je ne suis malheureusement qu'un humble voyageur, mais pour vous servir!" Il lui sourit de nouveau avant de reprendre la parole "Je me dois de vous remercier... Vous m'avez effectivement épargné de devoir discuter aux rats, qui bien que sympathiques, peuvent parfois devenir un brin mordant...."

Il sourit amusé. Des rats...; Il en avait côtoyé des rats dans les geôles qui avait été pour un temps sa demeure. Et souvent, quand il ne faisait guère attention, il pouvait se faire mordre par un de ceux-ci qui affamés n'hésitaient pas à tester un corps même encore vivant. Ce à quoi il leur répondait qu'il était toujours en vie et d'avoir un peu de décence ! Oui oui... Ils parlaient aux rats. Aslak était homme qui gardait peu sa langue cachée et quand il était seul, ça ne l'empêchait pas de trouver de quoi discuter. Il avait même essayé une fois avec un garde qui était obligé de rester près des barreaux... il avait réalisé un monologue assez long, lui avait posé un nombre assez impressionnant de questions, l'avait supplié de lui répondre pour finalement se prendre un coup dans la tête qui l'avait fait taire quelques heures avant de recommencer. C'était toujours d'un ennui mortel de rester enfermé... Et puis à force... c'était quand même comme ça qu'il avait su choper un garde et lui fracasser la tête contre les barreaux jusqu'à ce qu'il s'évanouisse assez pour lui chopper la clé et se tirer. Il fallait bien trouver des astuces... Mais bon tout ça ne serait guère intéressant pour la dame raffinée qui se trouvait à ses côtés et qui d'ailleurs avait encore une dernière question sans réponse.

"Ah, ce malentendu... sachez tout d'abord que c'est réellement un malentendu. Voyez-vous, je me promenais gentiment dans le Donjon Rouge en quête de mon frère lorsque la Reine, somptueuse femme - même si je reconnais que vous êtes prompte à faire oublier toute autre femme que vous - se trouva rencontrer ma route. Ainsi, au vu de son ennui dévorant, je ne pus l'abandonner et je l'escortai jusqu'à son lieu souhaité. Et puis tout simplement je l'ai laissée à ses occupations pour reprendre les miennes. vous voyez, je n'ai commis aucune faute. Je suis simplement accusé de galanterie envers une Dame qui peut-être méritait mieux que la compagnie d'un simple voyageur." il sourit amusé avant de regarder Shaïra "Et vous prestigieuse Dame, je vois que vous êtes sans garde à vos côtés... Pourtant votre beauté vous met bien plus en danger que la Reine car quel homme pourrait se retenir de vous approcher ?"

Le jeu était peut-être le même qu'avec la Reine et pourtant, la Reine n'avait eu que séduction, Shaïra avait l'intérêt en plus. Il n'avait pas qu'envie de la séduire, il avait envie d'en apprendre davantage sur elle. Elle était connue dans tout le royaume. Tout le monde avait déjà entendu le nom Shaïra. Même lui qui avait quitté les Terres de la Couronne il y a de longues années; vingt deux ans pour être précis comme lui avait rappelé son frère mais détail qu'il avait déjà oublié; et pourtant il en avait entendu parler dans plusieurs contrées lorsque le sujets de femmes était annoncé. Mais par contre peu de personne pouvait se vanter de l'avoir un jour rencontrer. Et lui, simple voyageur qui avait simplement espéré de loin que son frère qui la connaissait arriverait à lui faire la rencontrer, il était tombé par inadvertance sur elle... Une coïncidence qu'il prenait pour une sorte de destin peut-être ? Etait-il destiné à la rencontrer ? En tout cas, si c'était le cas c'était un cadeau dont il ne pouvait se plaindre !





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
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Shaïra Seastar
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Message Mar 24 Juil 2012 - 21:59

Un rire cristallin échappa à la Seastar et résonna dans la tanière aux milles breuvages. Qui que soit cet homme aux yeux azur, il était doué d’une verve agréable, chatoyante et surtout, il soufflait un vent d’air frais et de naturel dans une demeure rompue au jeu du trône, aux intrigues sur fond de conspiration et de trahison. Il était plaisant de l’écouter et elle ne pouvait que se sentir flattée et cajolée face à tant de compliments. Fait de plus et non des moindres, s’il n’était pas de haute naissance vu le traitement que la garde lui avait infligé, il arborait une belle physionomie et un charisme séduisant, attractif, plus que nombre de nobles qui avaient côtoyé sa route. Cela faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi éclatante qu’en croisant son reflet dans les prunelles de cet homme-là, elle y trouvait un grand réconfort après la période de doute qui avait terni son humeur et ses pensées. S’il était courant que les dames finissent par rabrouer ceux qui la couvraient de termes élogieux, par orgueil ou pudibonderie, au contraire Shaïra s’en abreuvait et jouissait de l’impression salvatrice d’être la source et la fin de voluptueuses tentations. La sensation était plus que palpable au bras du mystérieux roublard et lui inspira une attitude toujours aussi lascive mais également joueuse.

    « Il est vrai que votre jeunesse me trouble, vous devez avoir connu encore moins d’été et d’hiver que votre humble servante. Un doux murmure qui se para d’une irrésistible risette tant la situation se drapait d’un charmant incongru. La dragonne ne manquait pas de malice ou du moins elle savait s’adapter à son public, et c’est avec un plaisir non feint qu’elle suivait le chemin tracé par cet homme qui ne manquait ni de charme ni d’humour. Ainsi elle n'avait pas d'anxiété à l'idée de s'affubler pour l'occasion d'une illusoire domesticité. Le paradis, un mirage… Seriez-vous prompt à me faire monter le rose aux joues, jeune homme ? »

Shaïra avait la chance d’être la cible de compliments, bien qu’elle les entendait le plus souvent de la bouche des ménestrels ou de hardis soupirants – car oui, il en demeurait encore quelques uns. Il était bien plus rare qu’un quidam sans nom, voyageur de surcroit – vagabond persifleraient certains – ose ne serait-ce que plonger ses mirettes dans les siennes, étincelantes d’hétérochromie. Son vis-à-vis lui se fendait d’avantage d’efforts et s’enhardissait non seulement de soutenir son regard et faisait également vibrer son timbre en son honneur. Si elle n’était plus une jouvencelle preste à papillonner des cils face à la première galanterie, elle n’en était pas moins flattée et souriait de bon cœur devant la charmante badinerie.

    « Vous me gratifiez de bien trop de salamalecs, je n’en mérite pas tant. »

Il n’était pas permis de se comporter ainsi, avec tant d’audace et un soupçon de promiscuité, de désinvolture et pourtant… Tout ceci la captivait et la ravissait, tout en suscitant un intérêt certain. Qui était-il ? D’où venait-il ? Que faisait-il ici, et qu’attendait-il ? Multiples interrogations qui n’avaient pas sa place entre ses lippes de lady, toutefois elle ne s’en priverait pas. Il existait des règles strictes, des protocoles immémoriaux mais il y avait longtemps qu’elle leur avait montré son échine, le jour même où elle avait choisit de se refuser au rôle d’épouse. Depuis, tout était intérieurement plus simple, et en même temps si complexe dans une société de cour.

    « C’est du moins ce que je suis censée dire. Elle n’avait pas ‘le droit’ d’accepter et d’embrasser les paroles d’un inconnu, d’un roturier qui plus est. Mais ce n’était pas la première fois, cela avait commencé avec le Commandant Mallery qui n’était alors qu’Alrik… Facétie du destin que ce soit son frère qui se trouvait à présent auprès d’elle. Cependant je pars du principe que les maigres prérogatives que je possède ne serviraient à rien si je ne dérogeais pas à mes obligations. A quoi bon avoir des pouvoirs, un nom, si on ne pouvait pas s’en servir ? Shaïra se gaussait intérieurement de la pauvre Aelinor, reine parmi toutes, et pourtant si esseulée et démunie. Il n’appartenait qu’à elle de briser ses chaînes, même s’il existait sans doute maints complications. Quant à la Seastar elle refusait d’être dominée par des fadaises et enfermée dans un carcan, c’est pourquoi elle poursuivit. Alors je vous remercie pour votre gentillesse et vos hommages, ils me touchent plus que de raison. Un délicat et enjôleur sourire plus tard elle ajoutait. Et laissez-moi vous dire que votre « expérience de la vie » vous va à ravir. »

Un compliment à peine masqué et susurré. Si Aslak était sans nul doute un séducteur averti qui connaissait son lot de succès en amour et en affaires de toutes sortes, Shaïra pouvait également se targuer d’un don affuté pour la blandice. Peut-être qu’un jeu espiègle allait se nouer entre ces deux âmes si différentes à l’origine et pourtant si proches dans leur téléologie. Le lancier – car elle avait remarqué les armes qui reposaient dans son dos – consentit ensuite à répondre aux questions qu’elle lui avait soumis plus tôt dans la conversation et se fendit d’une présentation pour le moins originale. A nouveau le rire de la sylphide, malgré sa rareté, retentit dans la pièce, cristallin et onctueux. Pour la servir ? Il ne savait pas encore ce qu’il risquait à souffler de tels mots sans les penser dans leur entièreté. S’il la trouvait belle, il apprendrait que son apparence n’avait d’égal que sa prodigieuse mémoire. D’une voix douce elle répéta son prénom, comme pour le graver dans sa mémoire. « Aslak… » Cela sonnait avec souplesse et tintait sur la syllabe finale, petit nom qui demeurerait dans ses souvenirs à n’en pas douter. Elle inclina respectueusement la tête lorsqu’il la remercia et rabattit de sa main libre les mèches volages qui se précipitaient sur sa poitrine et le bras masculin qu’elle étreignait toujours. Il en vint finalement à lui expliquer l’origine du malentendu et c’est avec beaucoup d’attention qu’elle prit soin de noter les informations qu’il lui offrait. Son discours, délié et bien orchestré, révélait la personnalité de son invité avec un certain doigté. Libre, taquin, agile dans l’usage des mots – et dans le combat, elle percevait sa fine musculature sous ses vêtements et le devinait, l’imaginait avec aisance fin reitre – et habile, il lui paraissait prompt à se sortir aisément des situations délicates. Sa capacité à bien présenter les évènements était également un atout, elle était persuadée que la version servie par le soldat de tout à l’heure aurait été bien différente.

    « Vous avez l’habitude de vous épandre dans de pléthoriques paroles n’est-ce pas, mon cher Aslak ? Une risette amusée orna les lèvres roses de la sylphide qui, pour montrer qu’elle ne s’ombrageait pas le moins du monde de cet état de fait, resserra délicatement sa prise autour de son bras. J’imagine que cela vous tire de nombreuses situations désagréables et que, peut-être, vous auriez pu vous dérober des griffes des gardes du Donjon Rouge avec cette ruse et sans mon aide. Sans compter le charisme que votre verve vous octroie. Ses cils papillonnèrent le temps d’un susurre. Avoir charmé nulle autre que la Reine pour que sa Grâce vous laisse librement arpenter ses murs, vous devez être particulièrement doué. Sans doute devrais-je me méfier… Elle secoua légèrement la tête, ses longues boucles d’or et d’argent chatouillèrent alors leurs épaules qui cheminaient quasiment côte à côte. Car comme vous l’avez remarqué, je trimarde ici sans m’enticher d’une protection que j’ai toujours jugée bien surfaite. Délicatement elle releva son visage opalin pour unir leurs regards dans une étreinte prohibée et ensorcelante. Si vous désirez m’enlever, c’est maintenant ou jamais, Aslak. »

Il aurait tout le loisir de méditer sur les quelques paroles aux multiples interprétations qu’elle venait de prononcer mais si cette quête l’intéressait, dans un premier temps elle ne l’aida pas à choisir une solution plus qu’une autre. Une moue cabalistique passa sur ses traits fins durant un court instant, insondable et envoûtante avant qu’elle ne reprenne naturellement le flot de sa verve.

    « Quoiqu’il en soit, je vous crois. Conclut-elle avec velouté, comme pour finir de rassurer son interlocuteur. Je n’ai pour ma part nul besoin d’escorte, mais je veux bien singer la détresse pour vous garder un peu à mes côtés. Toute prestigieuse qu’elle pouvait être, elle se languissait d’une compagnie simple et naturelle comme semblait l’être celle d’Aslak. Sa venue au Donjon Rouge alors qu’elle s’extirpait tout juste de sa retraite au cœur de sa thébaïde n’était-elle pas un signe, une opportunité à saisir ? Elle se souvint pourtant d’un détail qui pourrait lui voler sa compagnie. Toutefois vous disiez chercher votre frère ? »

Qui pouvait être ce frère recherché ? En avait-il parlé à Aelinor Targaryen ? Il était possible que la Reine fasse alors démarcher quelques patrouilleurs du Guet à sa suite, mais Shaïra en doutait. Sa demi-sœur ne l’avait jamais porté dans son cœur et ce pour de multiples raisons, toutefois elle la connaissait suffisamment pour l’imaginer se calfeutrer dans la rancœur sitôt le divertissement envolé, elle ne se soucierait pas davantage d’Aslak. La preuve, elle n’avait pas pris la peine de lui épargner quelques courses-poursuites. Certes elle n’était pas certaine de ce qu’elle avançait mais elle se dépeignait très bien le tableau et n’avait de toute manière aucune envie de s’attarder sur le sujet. Balayant cette pensée elle accrocha à nouveau le regard de l’homme à ses côtés.

    « Il est possible que je le connaisse, et je me ferais un plaisir de vous… Escorter, jusqu’à lui, en toute sécurité. Délicieuse plaisanterie que voilà où les rôles seraient inversés, la lady protégeant l’homme, et même si ce scénario était bien peu probable il avait le mérite de démontrer que Shaïra ne partageait rien d’autre que la moitié d’un nom avec Aelinor, une belle-sœur qui parmi d’autres caprices ne l’avait jamais accueillit en son sein. Mais pas maintenant, charmant voyageur. Votre frère ne risque pas de disparaître, et maintenant que vous vous êtes introduit entre ses murs il y a bien plus splendide à voir que les cachots, et mon antre d’herboristerie. Je serai votre guide. »

Cette déclaration faite et une fois qu’il eût accepté de musarder avec elle, elle l’entraina à sa suite dans les dédales de « sa » demeure. La clef d’argent quitta momentanément la chaleur de son décolleté pour s’insérer dans la serrure et réduire au secret son mystérieux jardin. L’huis close et désormais derrière eux, c’est délicatement et avec un fin sourire sur les traits qu’elle récupéra son bras et glissa sa main en son creux. Ils quittèrent le couloir qu’Aslak avait dévalé quelques minutes plus tôt et empruntèrent plusieurs portes successives, plus semblables les unes que les autres. Sur le chemin ils furent salués par des servantes qui échangèrent dans leur dos des regards pudibonds et espiègles, leur cédant le passage dans un long escalier en colimaçon. La pérégrination jusqu’à la cour intérieure fut jalonnée de quelques savantes explications sur les moulures et la construction tout à fait spécifique et unique de l’édifice qu’elle acheva d’une voix pleine de passions.

    « Il faudrait des siècles pour connaître tous les dédales du Donjon Rouge. Cette forteresse recèle tant de secrets ! On raconte que ses constructeurs et architectes ont été mis à mort par Maegor I Targaryen, le Cruel, pour que le mystère demeure à jamais. »

Un frisson parcourut l’échine de la sylphide puis ils traversèrent la cour sous le couvert de quelques regards curieux, mais terriblement discrets. Des espions pour la plupart, qu’ils soient au service d’un membre éminent du Conseil Restreint ou de la Main du Roi elle-même, mais Shaïra n’en avait cure. Il n’y avait rien à cacher. Cette partie du patio était relativement déserte puisque contrairement à la cour extérieure elle n’accueillait pas le public et son accès était contrôlé par un pont-levis. D’un geste tranquille elle lui désigna le septuaire royal mais le lieu l’intéressait peu, elle n’y allait pour ainsi dire jamais et n’y rentrerait que si Aslak en faisait l’express demande. C’est un long bâtiment qui se situait derrière qui l’attira plus particulièrement, reconnaissable entre mille grâce à son toit d’ardoise. A pas feutrés elle y pénétra avec lui, pianotant du bout des doigts sur son bras au rythme de leurs pas.

    « Nous sommes dans la Crypte-aux-Vierges, connaissez-vous cette malheureuse histoire ? Elle glissa une œillade vers le septuaire royal qui ne serait bientôt plus visible puis reporta son attention sur Aslak. On nomme cet endroit ainsi depuis que Baelor le Bienheureux y a enfermé ses trois sœurs, Daena, Rhaena et Elaena. Comme le veut la tradition chez les Targaryen Daena, la fille aînée, fut mariée à son frère. Mais elle ne fut jamais honorée par lui. Pour se préserver de la tentation charnelle que lui évoquaient ses sœurs, il les séquestra ici. Les trois vierges en la tour… Quel triste sort. Elle lui adressa une frêle risette puis poursuivit avec une pointe d’ironie. Mais si l’homme qui croit pouvoir tenir sa sœur est fou, celui qui songe imposer ce sort à son épousée est idiot. Daena ne parvint jamais à s’enfuir mais elle eut un amant, son cousin Aegon, qui deviendra le roi que l’on surnomme l’Indigne. Mon père. Conclut-elle dans un langoureux soupir. Elle lui donna un fils, un fils qui a fait frissonner. Le dragon noir, Daemon Feunoyr. »

Elle s’arrêta là, ne souhaitant pas l’assommer par un discours politique et une histoire somme toute sinistre. Que le temps avait dû être long pour les trois malheureuses emprisonnées ! Depuis que son regard avait croisé celui d’Aslak, elle avait ressentit au plus profond de son être que cet homme se décrivant comme un humble voyageur était une âme qui n’avait pour épouse que la liberté, et c’était quelque chose qu’elle lui enviait. Les voyages à travers tout Westeros qu’elle avait accompli autrefois lui manquaient de manière poignante, elle se hasarda à le lui faire comprendre.

    « Triste existence que celle passait entre quatre murs, aussi dorés soient-ils. Dîtes-moi Aslak, où vos pas vous ont-ils menés ? Avez-vous vu le Mur, cette énorme muraille de glace qui nous protège des sauvageons ? Ou les Jardins Aquatiques que le Prince Maron érige dans le marbre rose, en plein cœur du désert ? Peut-être avez-vous cheminé plus à l’Ouest et avez admiré la Grande-Tour de Villevieille ? Ou plus au nord, plus haut, les Eyriés perchés sur les flancs de la Lance du Géant ont pu vous couper le souffle… Elle ferma un court instant les yeux et inspira profondément. Et si vous avez de la chance, vous avez peut-être quitté nos Terres… Westeros possède mille richesses, mais il nous faut ployer modestement l’échine devant le Titan de Braavos ou la Porte du Cheval de Vaes Dothrak… Malheureusement pour ces derniers, je ne peux qu’imaginer leur beauté et leur grandeur grâce aux récits qui m’ont été contés, ou aux pages que j’ai lu. Elle avait eu la chance de contempler les autres lieux qu’elle avait énoncés, et espérait sincèrement qu’Aslak avait également foulé de telles contrées. Je suis la dernière à plaindre, mais je vous envie un peu, mon humble voyageur. »

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Aslak
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Message Sam 28 Juil 2012 - 20:50

Aslak fut amusé de remarquer que finalement, sa tendance séductrice n'était pas que son lot personnel, surtout en entendant la manière avec laquelle elle avait usé de son nom. Il prit plaisir à découvrir ce penchant chez cette somptueuse femme qui ornait toujours son bras avec douceur. Elle aussi se plaisait à le décorer de jolis compliments qui ne pouvaient que le faire sourire. Partager la séduction était tout aussi agréable que l'offrir seul. Aussi, ne se lassant de son doux timbre de voix, si féminin mais également sensuel sans pour autour exagérer celui-ci, il prêtait l'oreille avec convenance mais surtout envie à ses propos. Son vocabulaire était bien différent du sien, on sentait le rang de cette dernière qui était bien plus noble que le sien, mais pourtant aucun des deux ne semblaient déranger par sa condition de voyageur qui ne pratiquait le langage amélioré que pour se complaire dans ce genre de situations qui demandaient qu'il soit plus présentable. De toute façon, comment pouvait-on séduire si l'on ne savait pas user du langage pour plaire ? La séduction était rarement une prouesse physique. Oh bien sûr on pouvait impressionner ou tenter d'appâter pas des gestes calculés, mais c'était néanmoins et surtout une prouesse langagière qu'il avait développé rapidement tout comme son besoin d'approcher les femmes et de les tenter de sa personne comme il se plaisait toujours à le faire actuellement et surtout qu'il faisait maintenant systématiquement dès qu'il se trouvait en présence d'une femme ! Comment faire autrement face à des telles beautés. Mais aujourd'hui c'était différent. Il n'était pas face à une femme mais face à LA femme. La plus belle de Westeros. Ce n'était pas rien, aussi son langage se devait d'être au summum de ses capacités. Bien sûr, il resterait quand même restreint par son rang, mais il ne pouvait guère oublier d'où il venait et qui il était. D'ailleurs il ne tenait pas à le faire. CA ne servait à rien puisqu'il s'assumait entièrement et que de plus il avait explicité quel genre d'homme il était. Oh bien sûr pas tout... vraiment pas puisque beaucoup de choses ne seraient pas vraiment racontable pour se faire bien voir. De toute façon, il gardait très souvent le même discours : voyageur qui errait à travers les contrées pour découvrir Westeros. Ni plus ni moins. Cela résumait très bien la situation et à ceux qui voulaient l'entendre il ajoutait encore les endroits où il était passé. Mais ça s'arrêta là. Peut-être parfois lâchait-il quelques anecdotes pour appâter les donzelles mais c'était plus son côté humoristique. Il ne pouvait pas s'en empêcher.

Il ne peut que sourire de son sourire charmeur habituel quand elle flatta son langage et par la même occasion le fait qu'il aurait très bien pu s'en sortir seul. Oui sûrement... Quoi qu'au final, quand le soldat l'avait trouvé, il comptait bien user de son arme pour lui faire comprendre qu'il était dans de sales draps. Mais oui peut-être aurait-il su se débarrasser de lui par une manière roublarde. Il était clairement capable de faire ça. Mais il ne le saurait jamais car Shaïra l'avait sorti de ce mauvais pas et cette fois-ci l'entraînait avec elle comme l'avait fait la Reine mais de manière bien différente. Et il préférait cette façon là... Il y retirait encore plus de plaisir. Il servait sûrement ici aussi de divertissement mais pas du tout de la même façon que la Reine. Cette dernière respirait davantage la tragédie de sa vie tandis que la magnifique dame qui se trouvait à ses côtés respirait davantage le besoin d'amusement taquin et implicite qui découlait de leurs paroles respectives à l'un à l'autre. Il sourit d'ailleurs davantage quand elle parla de se méfier elle aussi de son cas et ne put que rendre un regard plus appuyé quand elle lui suggéra que l'enlever pourrait être une option à sa présence ici. Il la regarda longuement en observant son air et sa façon d'être. Elle semblait mélangée entre le sérieux de ses propos ainsi que l'amusement que cela serait s'il s'exécutait réellement... Il sourit en coin à cette idée. Il ne put résister à répondre à cette douce provocation.

"Ne me tenter guère ma dame, je pourrais me laisser aller à une envie que je ne peux réprimer..."susurra-t-il en confidence.

Néanmoins, celle-ci fut oblitérée pour laisser place à un peu plus de sérieux et surtout pour revenir davantage à la conversation de base. Ainsi elle le croyait et admettait donc par conséquent qu'il n'avait été poursuivi que dans un concours de malchance dont on l'avait entouré simplement par erreur et par incompréhension de sa personne. Oh bien sûr, au fond, il n'avait aucun droit d'être au Donjon. On ne l'aurait jamais laissé entré s'il n'avait pas montré la chevalière d'Alrik, Commandant des Dents de Freux. Donc il était quand même en tort...mais il était réel que ses intentions n'avaient jamais été malsaines ni même mauvaises. Il avait juste souhaité visité un lieu dont il entendait parler depuis son plus jeune âge et qu'il ne pourrait sûrement visiter qu'une fois. Il ne pourrait sûrement pas réitérer sa supercherie une deuxième fois et pour peu que ça marcherait par un heureux hasard, les gardes le reconnaîtraient très vite. Et autant il était roublard, autant les déguisements ce n'était pas forcément sa manière de procéder. Donc, il fallait qu'il profite à fond de sa première et seule visite dans les lieux. Mais pour ça il reconnaissait au destin de l'avoir comblé : il avait vu les lieux, vu la Reine et vu ensuite la plus belle femme du royaume. Il ne savait pas ce qui pourrait encore lui arriver de mieux.
Il rit quand elle parla de jouer la donzelle en détresse et sourit ensuite avec charme.

"Ne vous en faites pas, vous n'avez besoin de rien faire pour m'avoir à vos côtés. Je vous l'ai dit, on ne peut se priver du paradis."

La dame parla ensuite de son frère. Il fut amusé, décidément cette information n'entrait jamais dans des oreilles sourdes. A chaque fois, on lui en reparlait pour tenter d'obtenir l'identité de ce dernier. Arriverait-il à tenir devant une telle dame ? Il n'en savait encore rien mais concrètement il tenterait quand même de taire le nom de celui qu'il était venu voir. Après tout, il ne savait pas trop ce que ce nom pourrait provoquer. Auprès de la Reine, ce nom n'envisageait rien de bon puisqu'elle n'avait pas l'air d'apprécier les Dents de Freux. Quand était-il pour la somptueuse femme ? il n'en savait rien donc ne voulait pas tenter de ternir ce précieux moment. Mais la surprise le gagna quand il se rendit compte à la différence de la Reine qu'elle ne comptait clairement pas insister malgré la plaisanterie pour l'accompagner et devenir ainsi elle son garde du corps jusqu'à arriver à bon port. Plaisanterie qu'il apprécia fortement mais encore plus qu'elle ne tente pas de connaître l'identité de son frère et qu'elle souhaite continuer à partager ce moment avec lui simplement. Cette femme était vraiment magnifique sur bien des coutures et il se demandait si pour une telle femme il serait capable de s'investir dans une relation.... il ne put s'empêcher de rire intérieurement à cette bonne blague. Mais elle était tellement merveilleuse qu'elle arriverait peut-être à changer un homme ! Il fit un magnifique sourire.

"Vous avoir pour guide ? Je suis totalement comblé, ma Dame. Vous me surprenez d'offrir ainsi votre temps à un homme tel que moi, mais si vous me trouvez charmant je ne peux que céder à vos envies et me laisser totalement guider."

Il se laissa donc totalement faire se laissant conduire à travers la pièce d'abord où il l'avait rencontrée et la regarda faire quand, lâchant son bras, elle prit une clé sensuellement glissée en un creux sur lequel il ne s'attarda guère pour ne pas paraître déplacé qui s'infiltra dans la serrure pour fermer les lieux puis, aussi délicatement qu'elle ne l'avait lâché, elle revint à son bras et après un sourire charmeur de sa part envers la magnifique jeune femme, ils reprirent la route. C'était amusant de reprendre le couloir dans lequel il avait couru à toute allure. Maintenant qu'il y marchait calmement il pouvait davantage observer et découvrir des choses qu'il n'avait pas pris le temps de faire au vu des circonstances. Ils entrèrent dans des lieux qu'il ne pensait guère voir et se retrouva dans un dédale de couloir et de pièces qu'il découvrit en espérant qu'elle le réorienterait ensuite vers la sortie car sincèrement, il n'imaginait pas que ce lieu pourrait être tel qu'on s'y perde à ce point. Il ne put s'empêcher de sourire aux demoiselles qu'ils croisèrent avec charme certes mais surtout amusement de les voir le toiser ainsi et des murmures ensuite qui s'élevèrent de derrière tandis qu'ils continuaient leur route. Il aurait presque pu se sentir important de ce contexte mais ce n'était pas lui qu'on laissait passer mais plus sa magnifique guide. Il profita de nouveau de sa voix tandis qu'elle lui expliquait l'architecture des lieux. Il fut surpris des propos et ne put s'empêcher de sourire amusé.

"Et bien... J'espère pour lui qu'il avait appris par coeur l'architecture des lieux alors parce que sinon, il serait lui-même bien embêté !" Et oui il avait toujours une note d'humour. Ca faisait longtemps il fallait bien que sa personnalité s'exprime "Il n'empêche que je suis totalement d'accord sur le mot "dédale". Je ne saurais pas me retrouver dans un tel lieu à moins de m'y perdre et d'être obligé de m'en sortir. Instinct de survie !" Il rit.

Ils traversèrent ensuite une cour qui n'était que peu peuplée. Il sentait pourtant des regards sur lui et d'un rapide regard il ne remarqua cependant personnes. Ce n'était pas forcément rassurant pour lui. autant des gardes, avoir des regards qu'il pouvait voir, cela lui convenait... mais alors se sentir épier par des hommes qu'il ne pouvait voir, c'était plus difficile ensuite de faire un plan pour échapper à ces personnes. C'était son instinct habituel de fuite qui prenait le dessus mais au final pour le moment, il n'avait strictement pas besoin de s'en préoccuper. Il se laissait simplement guider en se demandant où ils allaient. Il était persuadé qu'elle l'emmenait là où très peu d'inconnus du Donjon aurait pu prétendre se rendre. Il était vraiment chanceux donc il comptait bien se laisser emmener sans soumettre aucune objection. Pour être sincère, il ne connaissait rien du Donjon Rouge, donc il ne formulait guère de demande. Il préférait de loin découvrir à la suite de Shaïra. Il apprécia sentir délicatement ses fins et subtiles doigts se mouvoir sur sa peau et s'amusa d'y découvrir le rythme de leurs pas. Ils se rendirent dans un grand bâtiment impressionnant. Sans même s'en rendre compte, il adopta le rythme plus silencieux que Shaïra pris ce sentant submerger par une sensation particulière. Il n'avait jamais été fervent partisan de visites ou autres, mais il savait reconnaître un endroit imposant. Il eut rapidement l'explication de ce que représentait ce lieux et fut surpris de l'histoire qu'il trouva effectivement horrible surtout pour lui qui valorisait davantage les femmes et qui était un fervent pratiquant de la liberté à haute dose. Alors là... enfermer trois femmes pour les préserver vierge... un sacrilège. Mais il regarda la femme qui se tenait à ses côtés car elle parla d'elle et de son père dans l'histoire qui lui fit narrer. Et pour une fois il se senti intéressé par ces propos. D'habitude c'était davantage par courtoisie qu'il écoutait et pour son habituelle drague mais ici il fut intéressé. D'ailleurs pour la peine, il ne brisa pas la narration par ses propos et attendit même à la fin de voir si elle désirait encore ajouter quelque chose. Mais finalement ce qui suivit fut davantage emmené vers sa vie à lui. Il écouta ses nombreuses questions et ne put que sourire en l'écoutant se laissant emporter par les lieux qu'elle énonçait à travers des points précis. Il la laissa terminer avant de parler.

"Je vous comprends ma Dame. Non pas que je souhaite me vanter mais bien que j'ai voulu voir le Donjon, je ne souhaiterais pour rien au monde y être enfermé. Je préfère de loin ne rien avoir et voyager avec aucun bagage de richesse que d'obtenir une vie luxueuse confiné en un lieu." il ajouta "Je ne sous-entends pas que vous restez confinée mais votre voix et même vos propos me poussent à croire que pourtant votre temps est davantage passé ici que dehors. Et cela m'attriste car vous aspirer il me semble à davantage d'aventures et de vie." Il sourit doucement mais toujours avec ce charme avant de poursuivre "Il s'avère que j'ai eu la chance de parcourir nombreux lieux effectivement. J'ai donc erré sur les Terres de l'Orage, le Bief, les Terres de l'Ouest, et le Conflans. Mais surtout et principalement, j'ai passé neuf ans à Dorne pour mon plus grand plaisir. N'étant qu'un simple voyageur je ne vois que ce vers quoi mes pas me portent. Je n'ai donc pas vu tout ce que vous m'avez énuméré mais le simple fait de me rendre dans ces contrées suffit à me plaire. Je n'ai pas encore été assez dans le nord car suite à une évènement j'ai souhaité revenir sur mes terres natales. Mais j'aspire à pouvoir continuer ma route et continuer de découvrir ce qui manque à mon palmarès." Il sourit alors plus charmeur encore et ajouta "Quand je partirai peut-être penserais-je alors à vous kidnapper pour vous emmener découvrir le monde à mes côtés... "

Il ne put s'empêcher de venir prendre doucement la main de Shaïra et d'y imposer lentement ses lèvres tel un gentleman qu'il avait l'habitude d'être. Mais il n'insistait jamais guère. C'était d'ailleurs pour ça qu'il avait beaucoup de succès. Il n'était pas de ces dragueurs qui ne pouvaient s'empêcher d'être lourd. Les dragueurs de taverne comme il les appelait. Oh bien sûr lui-même draguait beaucoup là bas mais c'était davantage le comportement qu'il nommait de la sorte. Le comportement des hommes désinhibés avec quelques verres. Mais lui non, il aimait jouer entre les sous-entendus évidents et les actes plus souples voire simplement des propos évidents. Aussi, il délaissa la main pour simplement reprendre la position au creux de son bras et il lui sourit de sa manière habituelle avant d'appliquer une nouvelle promenade pour sortir de ce lieux en expliquant la raison.

"Je reconnais que ce lieu est prestigieux et que j'apprécie fortement de l'avoir vu, néanmoins, je ne trouve pas qu'il sciait à une personne comme vous. Il vous faut davantage de gaieté et l'histoire qui se lie à cet endroit n'est clairement pas pour se réjouir."

Il l'entraîna alors vers la Cour intérieure qu'ils avaient quitté depuis peu. Il ne voulait pas qu'elle croit qu'il n'était pas intéressé par ce qu'elle voulait lui montrer ou qu'il n'y était pas sensible mais ces propos étaient sincères. Il estimait qu'il y avait mieux à découvrir que cet endroit au sombre passé. Un bruit le fit tourner la tête. Il entendit les hennissements d'un cheval et regarda vers le lieu. Il découvrit alors que ce lieu recelait également d'une écurie et cela le fit sourire. Il se tourna alors de nouveau vers la somptueuse femme à ses côtés et il reprit la parole.

"Pour tout vous avouer, j'ai une affection particulière pour les chevaux. J'en ai monté énormément, très souvent des différents et j'ai toujours une envie farouche de les observer, surtout que je serais curieux de voir à quel point ils doivent avoir de l'allure. Puis-je vous y entraîner et vous faire partager cette fois-ci mes connaissances propres? Oh bien sûr vous pouvez refuser, d'ailleurs montez vous vous-même ? " Bien qu'elle n'avait pas encore donné son accord, il s'y rendit naturellement, sans se presser et toujours cette douce main dans le creux de son bras. Il reprit la parole "Savez vous ma Dame que beaucoup ne voit en ces animaux que des montures ? Pourtant ils ont une psychologie propre et pour peu que vous vous intéressiez réellement à eux, ils peuvent vous êtes d'une fidélité sans comparaison mais aussi ils sont capable de vous comprendre jusqu'à un point qui est très impressionnant." Il ne put s'empêcher de sourire avant de dire "Veuillez m'excuser...me voilà en train de vous ennuyez avec des propos équestres. Moi qui ne m'épanche jamais... vous avez l'art de délier les langues, chère Dame." Il sourit de manière taquine et charmeuse à la fois.





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
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Shaïra Seastar
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Message Jeu 23 Aoû 2012 - 4:42

Ravie qu’il ait accepté de musarder à ses côtés et qu’en plus il fasse preuve d’un humour agréable et rafraichissant, elle écouta ses gouailleries et se prêta à rire sans efforts, rapidement à l’aise et détendue au bras de cet homme dont elle ignorait tout, mais qu’elle avait curieusement l’impression de connaître depuis fort longtemps. S’il s’avouait comblé de l’avoir pour guide en ces lieux elle n’était pas moins enchantée d’avoir un public aussi charmant et prompt à s’intéresser aux anecdotes qu’elle distillait au grès du vent, du lieu et de ses envies. Peu lui importait au final qu’il soit réellement passionné par l’architecture étonnante des lieux, par l’histoire de telle ou telle pièce ou même qu’il prête attention à ce qu’elle pouvait lui confier de plus personnel… Ils venaient à peine de se lier, il était clair dans son esprit que la présente rencontre aussi parfaite pouvait-elle être n’était vouée qu’à être unique. Peut-être se trompait-elle, mais les choses se dessinaient ainsi entre le voyageur et la lady. Dans ce cas, à quoi bon chercher à tout savoir sur l’autre ? Ce qu’ils laissaient tout deux entrevoir était suffisant pour satisfaire leur curiosité et laisser place à ce qu’il y avait de plus exaltant : le jeu. Jeu de séduction pour certains, d’esprit pour d’autres, chacun y accolait sa description mais l’essentiel était ailleurs… Il s’agissait de s’abandonner, jamais totalement, juste assez pour plaire à l’autre et l’attirer dans de secrets chantiers. Aslak tout comme Shaïra paraissaient rompus à l’exercice en question mais cette expérience n’amenuisait en rien le plaisir ressenti et contribuait à l’inverse à le rendre plus délicieux encore, plus subtil et lascif. Ainsi elle l’observa avec attention arpenter l’impressionnant et immense bâtiment mais plus que ses réactions confrontées à la tragédie du lieu, elle cherchait à décrypter ses attitudes, à deviner ses pensées et peut-être même à entendre quels desseins il nourrissait. Une douce et amusée surprise l’étreignit lorsqu’il reprit l’idée d’un potentiel kidnapping. A force d’alimenter cette attirante pensée, elle allait finir par devenir irrésistible et tout simplement insoutenable…

    « Vous avez malheureusement raison Aslak. Je voyageais autrefois, certes avec une escorte mais j’étais libre de mes mouvements. Une époque bénie de mon existence… Avec son lot de joies et de mésaventures. Une risette amusée orna ses roses lippes. Je suis partie en tant que Targaryenne, une Princesse pour certains, rien qu’une Bâtarde pour d’autres, mais je requérais un traitement spécifique pour tous. Cependant, une fois au milieu de la nature, dans une auberge perdue du Conflans ou des Terres de l’Orage… Je n’étais plus que Shaïra. Une jeune femme particulièrement godiche. Elle se mit à rire avec naturel à cette raillerie et haussa doucement les épaules. Couverte de boue jusqu’aux joues, les cheveux emmêlés comme jamais et le visage rougie par l’effort, j’étais dans un état pitoyable pour une lady… Néanmoins, je ne me suis jamais senti aussi vivante, et heureuse. Je crois. Elle pencha légèrement sa tête sur le côté pour plonger son regard scintillant dans celui du voyageur. C’était agréable de ne rien posséder de palpable entre ses doigts mais d’avoir le monde devant soi, le monde et ses richesses à découvrir, le monde et ses gens inconnus et mystérieux… Ainsi je comprends votre point de vue et le partage Aslak. Le Donjon Rouge est majestueux, riche et respecté, il n’en reste pas moins qu’au final ce n’est que quatre murs érigés bien hauts, à l’image d’une prison. Aussi dorée soit-elle… Un fin soupir s’extirpa de sa bouche à demi-close puis elle caressa évasivement le bras sous ses doigts. J’espère que vous trouverez ce que vous cherchez dans ces terres qui vous ont vu naître et que votre route sera jalonnée de découvertes et de plaisirs quand vous repartirez à la quête du vaste monde. La Seastar releva lentement son visage lumineux pour plonger dans l’azur profond de son vis-à-vis. Et si par hasard je me trouve sur votre route alors… J’ose espérer que vous n’oublierez pas et que vous vous laisserez aller à cette « envie que vous ne pouvez réprimer », susurra-t-elle avec une sensualité palpable.

Les lèvres du lancier trouvèrent alors le chemin de ses doigts pour y déposer un délicat et respectueux baiser. Si la galanterie n’était pas indispensable elle était toujours fortement appréciée par la Seastar qui répondait toujours favorablement à ce genre d’aimables manifestations. Aslak décréta ensuite qu’il ne fallait pas s’attarder au cœur de la Crypte-aux-Vierges et la lady ne s’y opposa pas une seule seconde. En effet si elle appréciait admirer la beauté et la majesté du lieu, et qu’elle trouvait important voire vital de rappeler les faits historiques qui s’y étaient déroulés, il n’en demeurait pas moins qu’elle était également dérangée ou du moins troublée si elle s’y tenait trop longtemps. L’endroit transpirait un désespoir quasiment palpable et il n’était bon pour personne d’y demeurer trop longtemps, au risque de se morfondre… Comme si les pleurs de Daena, Rhaena et Elaena y raisonnaient encore et suintaient le long des nobles murs de la bâtisse. Un son semblait avoir attiré son attention et c’est avec amusement qu’elle le suivit, pressant légèrement le pas. Il voulait lui faire partager ses connaissances disait-il, elle était impatiente d’en savoir davantage. Ils longèrent le septuaire royal, actuellement vide, et à la surprise de la dame ils rejoignirent les écuries. C’est un endroit auquel elle n’aurait pas songé guider un hôte mais qu’elle aimait bien pour autant, elle possédait d’ailleurs ses propres montures. Elle n’était pas une merveilleuse cavalière ainsi elle se montrerait incapable d’éduquer seule une bête sauvage ou semi-sauvage, en revanche elle chevauchait parfaitement ses juments et l’unique étalon qu’elle montait. C’est avec un intérêt non feint qu’elle écouta Aslak confier quelques informations équestres, qu’il interrompit toutefois par peur de l’ennuyer. La lady se fit alors mutine, amusée et flattée par le déploiement de charmes dont il faisait preuve en toutes circonstances. Les hommes de pouvoir et de responsabilités étaient le plus souvent aigris par leurs fonctions ou leurs richesses – tout dépendant et variait selon la personne – tandis que le voyageur tout près d’elle respirait la fraîcheur, une certaine insouciance, et tout ceci était exaltant, si ce n’est libérateur. Ils approchaient de la destination choisie mais avant qu’ils n’y parviennent, elle glissa dans une voluptueuse mouvance sur le côté et pour venir se nicher au creux de ses bras.

    « Vous ne m’avez pas ennuyé une seule seconde Aslak, soyez-en certain. Quant à savoir si elle savait chevaucher, elle souffla. Trois juments et un étalon sont miens dans cette écurie, je vais vous les présenter. Peut-être pourrez-vous percevoir quel lien j’ai noué avec eux… Ou, mieux, vous pourriez deviner parmi toutes les montures quelles sont les miennes. Ce serait amusant, qu’en dîtes-vous ? Elle profita de l’espace laissé à l’interrogation pour se rapprocher encore un peu plus, si bien qu’elle pouvait presque ressentir son souffle chaud sur son visage. Épanchez-vous tant que vous le voudrez mon sire, et vous apprendrez peut-être que dans l’art de délier les langues et de monter, je suis particulièrement douée et insatiable. »

Sans plus insister elle le laissa avec ce sous-entendu à peine voilé et fit volteface, rejoignant les massives portes des écuries du Donjon Rouge. Il y en avait d’autres du côté de la cour inférieure mais elles étaient réservées, à la connaissance de Shaïra, à des montures en cours de dressage ou pour les jeunes gens et ne les concernaient donc pas. Sa longue chevelure flavescente marqua le rythme de ses pas, ondulant gracieusement tandis qu’elle pénétrait dans le bâtiment à la lumière tamisée. Un garçon d’écurie, un jeune homme brun et aux yeux de jade, venait de terminer de nourrir les bêtes et s’approcha d’elle à pas feutrés. « Lady Shaïra, mes hommages. Puis-je vous être utile à quoi que ce soit ? Bonjour Ethan, mes montures se portent bien ? Comme des charmes ! Voulez-vous que je les prépare… ? La Seastar parut étudier la question durant un court instant, puis elle secoua la tête en douceur. Non merci, cela ira. Tu peux rentrer. » Il fit une courte révérence et elle lui adressa un sourire avant qu’il ne prenne congé. Elle se tourna ensuite vers l’homme qui était son invité et expliqua d’une voix légèrement désenchantée. « J’aurais préféré dire oui, nous serions partis quelque part dans les terres environnantes, durant plusieurs heures, le temps d’admirer les paysages… Malheureusement cela risquerait de vous attirer des ennuis inutiles. Quelques soldats vous ont pourchassé dans le Donjon mais si nous sortions, c’est le Guet et peut-être même les Dents de Freux qui se mettront à nos trousses ». C’était somme toute encourir trop de risques, même pour un pareil plaisir. Elle préférait autant le savoir sauf et ne pas être responsable de son enfermement en cellule. Désormais seuls dans les écuries elle glissa cette fois sa main fine dans celle beaucoup plus large d’Aslak et le conduisit vers les luxueux box réservés aux membres de la famille royale et à leur cercle le plus proche. S’y trouvaient les plus belles montures de Port-Réal, des Terres de la Couronne, si ce n’est de tout Westeros, agiles et véloces, les muscles finement dessinées et l’œil vif, c’était un spectacle splendide à admirer sans se lasser. Parmi la trentaine de bêtes, quatre juments élancées avaient une robe blanche d’une pureté splendide et appartenaient à Shaïra. D’un caractère doux semblait-il, l’une d’elle paraissait malgré tout plus tempétueuse et impatiente de sortir. Quant à l’étalon, il leur était diamétralement opposé : d’un noir de jais profond, c’était une monture énergique et vive, visiblement prompt à éjecter un imprudent trop téméraire. « Vous devinez ?, murmura la jeune femme en guignant Aslak avec un fin sourire emprunt de curiosité. Je vous laisse faire connaissance… » Elle relâcha délicatement sa main pour le laisser libre de ses mouvements et dédié à la découverte des créatures pour qui il lui avait dit vouer une affection toute particulière.

Elle ne demeura pourtant pas inactive de son côté et ne se retira qu’un court moment dans une salle adjacente, à quelques pas des box où ils se trouvaient. A l’intérieur on pouvait remarquer un large lit qui accueillait parfois le grand écuyer, chargé de la gestion du lieu et des montures, ou bien un membre du Donjon inquiet pour son cheval ainsi qu’une lourde commode, du linge soigneusement plié et entassé sur un guéridon, des accessoires équestres ou dévoués à la chasse et enfin, au fond de la pièce, invisible pour un œil non averti était dissimulée sur le sol une petite trappe… Du plat du pied, Shaïra balaya délicatement l’épaisse poussière accumulée pour finalement poser rotules au sol et soulever l’épaisse planche de bois. Elle la bloqua ouverte à l’aide d’une épée destinée à éventrer les sangliers et se pencha à l’intérieur pour recueillir quelques biens s’y cachant. C’était une planque uniquement connue des écuyers et des palefreniers au service du Donjon Rouge depuis longtemps, rares étaient les nobles au courant de son existence et Ethan, qui ne cachait pas son penchant pour la Targaryenne, était même allé jusqu’à assurer que la Seastar était la seule dame du château à la connaître. Shaïra ne nécessitait pas tant de secrets et de mystères puisqu’en l’occurrence, elle ne récupérait aucune commission interdite. En effet son butin consistait en une bouteille de vin de La Treille, deux verres et une fiole, qu’elle déposa dans son cache-cœur à défaut d’avoir des mains de libre. Une fois la trappe refermée et à l’abri des regards indiscrets c’est ainsi qu’elle refit son apparition à l’embrasure de la porte, avec un délicat et charmant sourire aux lippes.

    « Les avez-vous trouvé ? Une récompense digne de ce nom est à la clé… Murmura-t-elle avec une douce espièglerie, patientant le temps qu’Aslak livre son ‘expertise’ et lui indique quelles étaient ses montures parmi toutes celles présentes. Quatre juments et un étalon… La sylphide déposa délicatement l’ambroisie et les verres sur le lit puis rejoignit en quelques pas célestes les abords de l’adonis. Peut-être avez-vous besoin de ma présence pour éclaircir les derniers doutes ? »


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Aslak
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Message Lun 27 Aoû 2012 - 7:39

Entendre cette noble dame, aussi belle qu'un magnifique lever de soleil, avoir vécu telle une vagabonde, dans la boue et sans aucun bien matériel était assez surprenant mais particulièrement intéressant. Il avait toujours été convaincu quelque part, et sûrement parce qu'il avait vécu entre autre à Culpucier et que là bas les nobles ne payaient pas de mine, que ces derniers une fois l'or et la renommée acquise ne pouvaient se défaire de ses deux derniers pour goûter aux joies simples de la liberté. C'était en ça qu'il se trouvait riche personnellement : être libre. Bien sûr il avait déjà dormi à même le sol, bien sûr il avait déjà eu froid, il avait déjà eu faim, il volait, il pouvait tuer, et il n'avait pas vraiment de chez lui. Mais c'était ce manque d'attache qui rendait la composante de voyage particulièrement agréable. Enfin dire qu'il n'avait aucune attache était quand même faux, il fallait reconnaître qu'encore plus actuellement que son frère avait une demeure et un endroit où vivre à plein temps - quand il n'était pas au Donjon Rouge-, cela faisait un lieu où il pourrait revenir avec sûreté et où on l'accueillerait constamment. Enfin il l'espérait en tout cas. Mais ce ne serait pas forcément un lieu où il reviendrait souvent pour la cause. Le luxe n'était pas dans ses habitudes et il s'y plaisait un temps mais pas davantage. C'était d'ailleurs amusant à ses yeux d'être compris ainsi par la femme la plus belle du monde qu'il aurait vu comme tout sauf aventurière. Or elle avait le même fond que lui, ce même désir, cette même frustration qu'il avait vécue pendant des années mais alors que lui pouvait partir au gré du vent, elle devait rester cantonner dans ces "quatre murs érigés bien hauts". Quel sort peu enviable pour une âme qui ne quémande que libération et voyage. Un sourire charmeur avait orné ses lèvres quand il lui avait rappelé qu'il serait bon de tenir ses propos si jamais elle venait à être sur sa route. Sincèrement elle ne savait pas trop de quoi il était capable. Car si dans ses propos ou même dans son envie il entendait la sincérité de cette demande, il aurait été bien capable de braver à nouveau le Donjon Rouge dans le seul but de la kidnapper et l'emmener loin avec lui-même. Les femmes étaient capable de lui faire mettre le monde à dos si nécessaire... Un jour elle le tuerait il en était parfaitement convaincu. Mais ce moment n'était point encore arrivé et pour le moment il jouissait d'une totale liberté... Enfin si on enlevait le fait qu'il n'était toujours pas en mesure de sortir du Donjon mais tant qu'à présent il n'en avait pas envie non plus. Et puis, cette dame avait bon vouloir goûter à nouveau à la liberté, il ne savait pas si elle serait capable de le vivre pleinement et surtout quotidiennement constamment. S'il y avait bien quelque chose qu'il avait appris, c'est que beaucoup l'enviait sur sa possibilité d'errance continue mais qu'au fond, peu voudrait réellement de sa vie. C'était toujours la différence entre le fantasme et la réalité. Mais pour lui, cette vie était parfaite et à ses yeux c'était tout ce qui comptait.

Il ne put que rester surpris de la voir ainsi briser une barrière de distance pour s'insérer délicatement au creux de ses bras. Rester totalement de marbre à cette proximité entraîner par cette somptueuse femme n'était pas du tout dans ses capacités aussi ne put-il réprimer l'envie imparable de poser ses mains dans le dos de cette magnifique femme simplement pour marquer ce rapprochement par quelques gestes encore élégants. Il ne tenait pas à être déplacé mais à ses yeux, pouvait atteindre cette proximité avec cette femme tellement convoitée par les hommes étaient déjà un pêché dont il se délectait intensément et sans aucune retenue. La surprise était d'ailleurs déjà loin alors qu'un sourire des plus charmeurs trônait sur ses lèvres qui ne furent guère loin des jumelles après quelques propos puisque la Dame s'était rapprochée encore, l'obligeant à exercer une légère pression contre l'échine féminine afin de profiter un maximum du corps si près du sien. Elle lui avait révélé posséder quatre montures différentes, rien que ça aurait suffi à combler son intérêt mais sa présence aussi proche laissait place à toutes autres pensées et celles-ci n'avaient rien à voir avec les chevaux. Son sourire s'accentua d'ailleurs à la dernière phrase qui aurait fait s'évanouir de contentement tout homme qui l'entendrait. Se sentir ainsi avec une homologue en séduction était particulièrement excitant... Bien qu'il ne devait guère trop se laisser aller à l'expression de son excitation, surtout celle-ci. Il n'eut pas le temps de répondre qu'elle s'était déjà écartée... Un petit jeu de frustration qu'on lui avait maintes fois joué - lui étant totalement incapable de l'instaurer, il était bien mieux dans le rôle de l'homme qui se laissait avoir à courir après. Les femmes sont et seront toujours le plus grand de ses pêchés ! Mais ça lui allait parfaitement ! Néanmoins, se reprenant quand même, quelques mots s'échappèrent en murmure de ses lèvres alors qu'il l'observait avancer de ses pas souples et sensuels.

"J'ai hâte d'en apprendre davantage..."

Mais ne pressant pas la situation malgré qu'il lui avait déjà fallu moins que ça pour s'emparer de lèvres féminines , bien qu'il se sentait pour la deuxième fois dans sa vie bien plus le charmé que le charmeur - la première fois s'était déroulée avec une autre noble de Dorne qui lui ayant sauvé la vie obtint sa fidélité éternelle, par obligation, mais elle n'avait cesse de le charmer sans pour autant lui offrir quoi que ce soit d'encourageant, et sans parvenir à le faire céder pour autant... c'était une femme de toute manière, il ne pouvait guère arrêter d'être charmé. Toujours est-il que poursuivant leur route, restant toujours derrière la demoiselle histoire de profiter d'une vue splendide, ils pénétrèrent dans les écuries dont on pouvait clairement percevoir le caractère noble du lieu car même ici l'endroit lui paraissait bien plus beaux que les autres écuries qu'il avait pu voir dans sa vie - et il en avait vu pas mal même si c'était souvent aussi pour dérober discrètement une monture (ou pas discrètement d'ailleurs). Un garçon d'écurie se présenta à la jeune femme qui refusa avec hésitation les préparatifs nécessaires à une chevauchée. Il est vrai que monter sans selles ne devait sûrement pas être courant chez les nobles. Laissant le garçon d'écurie partir après avoir été congédié, il la laissa lui expliquer qu'elle ne tenait pas à le mettre dans l'embarras ni à être pourchassé par les Dents de Freux - remarque qui le fit ricaner intérieurement car être pourchassé par son frère pourrait être très amusant (ou pas).

"Ne vous en faites pas ma Dame, la liberté de quelques instants aurait été davantage salvatrice pour vous que pour moi, bien que j'aurais eu plaisir de chevaucher à vos côtés."

Un doux sourire étira ses lèvres à ces propos et s'éternisa encore lorsque la main fine et bien plus douce que tout ce qu'il avait pu sentir comme peau féminine - et ça aussi il en avait senti- s'inséra lentement dans la sienne, liant leurs paumes et leurs doigts pour un temps. Avançant, il se força à dévier son regard de la demoiselle pour pouvoir observer les bêtes qui se tenaient autour d'eux. Il y en avait beaucoup et il devait reconnaître qu'elles étaient toutes somptueuses. D'une propreté sans égal, d'une robe brillante, d'un entretien parfait, c'était des chevaux de qualité qui plus est. Aucun ne se montrait atteint de fatigue, de maladie, ou encore de blessures quelconque. Il pouvait presque sentir le caractère fier de ces animaux d'être ainsi bien plus présentable que les trois quarts de leur semblable sur les Terres de la Couronne. Observant les différentes montures il ne réfléchit pas tout de suite à celles qui appartenaient à la Dame. Il se laissait d'abord envahir par cette envie difficilement réprimée de monter ces magnifiques bêtes. Néanmoins elle le rappela à l'ordre de son doux timbre avant de l'abandonné un temps. Il la regarda disparaître avant d'observer de nouveau ces animaux. Parcourant du regard la totalité, trois montures d'une blancheur éclatante attirèrent son attention et d'un sourire amusé fut persuadé que celles-ci étaient bien trop belles pour ne pas être associées à une semblable humaine. Avançant lentement parmi les boxes, il s'approcha d'un et de quelques claquements de langue sur son palais signifia sa présence et son intérêt à l'animal qui s'avança. Il lui sourit, et on pourrait presque croire qu'il avait un certain charme dans celui-ci, avant de lentement passer la main par dessus la porte qui fermait le boxe laissant la bête s'approcher avant de flatter sa tête doucement.

"Là... oui... Tu es beau toi..."

Il ne pouvait nier son affection pour ces bêtes et même s'il le voulait, son attitude le tromperait. Un hennissement attira son attention vers un cheval d'une noirceur éclatante et brillant et délaissant le premier destrier il s'avança vers celui-ci qui se montrait plus fougueux encore rejetant plusieurs fois la tête en arrière après un nouvel hennissement. Son sourire légèrement en coin montrait un intérêt encore plus grand pour les animaux moins dociles. S'approchant comme il l'avait fait, il fit de nouveau claquer sa langue pour obtenir l'attention de la monture qui s'approcha un peu vivement comme pour lui faire peur, l'obligeant à légèrement réaliser un mouvement de recul sous la surprise. Amusé pourtant il reprit place correctement en regardant dans les yeux la bête qui en faisait de même réitérant un mouvement pour lui intimer l'écartement, ce qui cette fois-ci ne se produisit pas.

"Toi t'es un dominant... Je suis sûr qu'on pourrait bien s'entendre."

Expirant par ses narines, l'animal fit encore un mouvement regardant l'humain avant de se tourner presque volontairement pour ne monter que son postérieur. Ne pouvant s'empêcher de réprimer un petit rire, il observa la bête avec amusement. La jeune femme revint alors près de lui attirant son attention. Il lui sourit alors charmeur au fait qu'il aurait une récompense s'il trouvait les quatre montures. Il en avait trouvé trois mais l'étalon lui était encore inconnu il devait reconnaître. enfin il l'était jusqu'à ce que celui devant qui il se tenait émis un nouvel hennissement et un mouvement pour Aslak alors que la jeune femme était apparue. Un sourire alors amusé et étirant en coin presque provocateur se trouva sur ses lèvres alors qu'il s'accoudait à la porte du box.

"Regardez moi ça... Monsieur avait feint de m'ignorer mais voilà qu'il se remontre agressif envers moi depuis votre arrivée ... On croirait presque qu'il est jaloux..."

A se méprendre, il était pratiquement évident qu'Aslak parlait à l'animal tout autant qu'à la jeune femme alors que son regard était plongé dans celui dardé sur sa personne de la bête. Voulant du coup fortement l'enrager, il passa délicatement un bras autour de la taille de la jeune femme se rapprochant un peu d'elle avant de lui intimer une marche jusqu'au lit où elle avait posé de quoi s'abreuver et faisant signe à la monture qui hennit à nouveau de mécontentement. Il ne put réprimer un rire. Il proposa d'un geste de s'asseoir faisant délicatement glisser sa main de la taille et regarda à nouveau la jeune femme en souriant avec beaucoup de charme mais également un brin d'amusement juvénile d'avoir ainsi fait enrager la monture. Prenant place à ses côtés, il prit la parole pour répondre à la demande formulée quelques instants plus tôt.

"Votre présence a effectivement éclairci mes pensées - ce qui est amusant quand on sait que vous avez plus eu tendance à les embrouiller totalement depuis que je suis à vos côtés, votre beauté soufflant toutes pensées ne vous concernant guère. Voyez vous, j'avais bien évidemment trouver les trois juments qui vous sont apparentées. Il suffit de voir leur blancheur immaculée, leur charisme non dissimulé pour savoir qu'elles sont les vôtres. Mais concernant l'étalon, c'était bien plus difficile... Je n'avais aucune idée de comment le repérer. MAis voyez, instinctivement c'est le vôtre qui m'a attiré : il avait cette fougue et cette impulsivité qui doivent sûrement représenter ce côté de vous que vous réprimez. Il n'empêche que sans votre présence et donc sa jalousie envers moi, déjà qu'il ne m'appréciait guère parce que j'étais un étranger, je n'aurais pu trouver que c'était votre étalon." Il la regarda un instant avant de demander "Ais-je mérité ma récompense ? "

La regardant longuement dans les yeux, laissant sous-entendre une récompense bien différente de la boisson qui trônait non loin d'eux, il se tint quand même sage alors que les lèvres si joliment dessinées et pratiquement parfaites ornaient le faciès de la Dame présente à ses côtés. Néanmoins, avant qu'elle n'ait pu lui expliquer ni même prendre le temps de lui offrir ce dont elle envisageait comme récompense, il se pencha lentement comme s'il allait oser passer la barrière alors qu'il se voulait être justement correct, mais ses lèvres prirent une autre direction s'aventurant doucement sur la joue douce et délicate de la jeune femme avant qu'une de ses mains doucement ne glisse sur la jumelle du dos de ses doigts. Se reculant alors il lui sourit de ses si beaux sourires avant de reprendre la parole.

"Bien que vous ne m'avez guère encore dit qu'elle était ma récompense, je me suis permis de m'en octroyer une par moi-même. Votre présence me ferait presque tourner la tête ma Dame et peut-être en viendrais-je à perdre la raison au point de braver peut-être un interdit pour le simple voyageur que je suis..."

Lui aussi utilisait des sous-entendus évidents, un rien plus charmeur et gentleman simplement parce que c'était sa nature de se montrer sous ce jour auprès des femmes qui méritait une telle verve, mais les insinuations qui en découlaient étaient du même acabit que celles de la jeune femme car ils arrivaient à un stade où les réprimer devenaient plus difficile voire impossible. Il ne savait pas très bien jusqu'où il pouvait aller. Il savait parfaitement qu'ils étaient tous les deux du même côté et jouaient l'un avec l'autre avec le plus grand des plaisirs. Mais où mènerait tout ceci, il n'en savait encore rien. Ce n'était pas son style de se prendre la tête et il se laissait simplement aller à ses envies bien que maîtrisées partiellement pour ne pas paraître offensants avec une femme qui pouvait s'offrir tous les hommes qu'elle désirait et des plus convenables que lui-même. Mais elle n'avait pas l'air d'être dérangée par sa présence et sa nature, et lui-même ne pouvait feindre l'appréciation immense de se trouver à ses côtés. Toujours est-il qu'après l'avoir regardée sans se priver, il se recula encore un peu plus pour se reprendre et s'empara de la bouteille déposée non loin d'eux.

"J'imagine avec plaisir que ce breuvage est pour nous et pour maintenant." il sourit amusé avant d'ouvrir la bouteille jouant son rôle d'homme et une fois que cela fut fait, il servit le breuvage somptueux dans les deux coupes à disposition avant de tendre celle désignée pour la jeune femme reposant la bouteille. Levant son verre il sourit avant de reprendre "Je ne peux que vous remercier de nouveau de cet honneur que vous me faîtes de passer du temps à mes côtés. vous avez de magnifiques bêtes, dommage qu'elles ne puissent gambader à leur aise, tout comme vous." Il vint doucement tinter son verre sur celui de la jeune femme avant de boire une gorgée. "Mmm.. en plus de cela vous m'offrez de la qualité ! Même si je n'en doutais guère mais ça fait toujours plaisir de pouvoir goûter des breuvages luxueux."





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Shaïra Seastar
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Message Dim 14 Oct 2012 - 4:28

Insolite spectacle que celui qui était offert au regard hétérochrome de la lady de Lys, mais somme toute fort plaisant et intéressant quant à la personnalité du voyageur qui l’accompagnait. Bien qu’elle n’entendît que de manière lointaine la « discussion » entre Aslak et les équidés, elle perçut promptement qu’il n’avait pas menti à propos de son accointance avec les chevaux, même ceux aussi « nobles » et « prétentieux » que les bêtes du Donjon Rouge. Lorsqu’après plusieurs minutes de préparation elle apparût à l’encadrement de la porte elle le vit à l’aise parmi eux, se prêtant même aisément à quelques malices complices avec le capricieux étalon à la robe d’onyx. Le sien. L’avait-il d’ors et déjà découvert ? Il serait le premier à mettre à jours ce lien particulier aussi rapidement… L’impatience brûlait les lippes de la sylphide mais elle conserva un silence emprunt de curiosité, pour l’heure seulement. Altaïr – car tel était son nom – se mit à hennir lorsqu’il l’aperçut finalement, provoquant le sourire amusé de sa maîtresse. Une créature majestueuse, puissante, d’une ténébreuse beauté et qui se parait d’un caractère particulièrement affirmé, pour ne pas dire difficile. Il était différent, avec parfois des réactions qui s’apparentaient à celles des humains, et pour toutes ces raisons Shaïra l’appréciait énormément. Quelle cruauté de ne pouvoir le chevaucher plus souvent ! Cependant l’exercice était exigeant pour une dame de son genre, peu habituée aux longs et harassants voyages, et elle aurait tôt fait de voir ses cuisses blessées à force de galoper au dos d’une monture si effrénée. L’homme alors à quelques pas d’elle remarqua aisément qu’une relation particulière était tissée entre l’étalon et la Targaryenne et causa son rire cristallin lorsqu’il évoqua une possible jalousie. Malgré son apparente cocasserie son étude n’était pas dénuée de sens, au contraire, elle était même tout à fait crédible au vu des circonstances.

    « Quel fin psychologue vous faîtes Aslak ! Plaisanta-t-elle en essuyant délicatement de l’index le coin de ses prunelles lumineuses. Les étalons ont en effet souvent les penchants des hommes, leur fougue, leur attendrissante exclusivité parfois… Je les adore. »

Elle aurait bien songé à s’échapper de nouveau une fois cette conclusion évocatrice esquissée mais Aslak fut plus leste qu’elle ne l’était et la rattrapa avec souplesse. Non sans malice elle se prêta à son jeu et égara une main sur son torse, refermant la délicate étreinte qu’il avait instauré pour tourmenter le farouche et jaloux Altaïr qui ne se priva guère de signifier son vif mécontentement. « Vous avez désormais un ami pour l’éternité au sein des écuries du Donjon Rouge. » Sa gouaillerie murmurée elle suivit sa mouvance et retourna dans la chambre le plus souvent occupée par le grand-écuyer, prenant place dans la couche après qu’Aslak l’y ait incité. Curieux siège en y repensant, d’autant plus lorsqu’il la rejoignit, la scène ne manquait pas de sel ! Shaïra de Lys en compagnie d’un aventurier charmeur, « cachés » tout deux dans une écurie et qui plus est dans un lit. Il ne manquait à dire vrai que la botte de foin éparpillée au sol pour parfaire le tableau allusif. Pour autant la belle demeurait d’une décontraction exemplaire et ne paraissait nullement intimidée par cette intimité instaurée puis confortée de part et d’autre. Ainsi c’est joueuse qu’elle croisa ses longues jambes ciselées tout en le mirant avec intérêt durant son explication. Aslak démontra à nouveau à quel point il maîtrisait l’art du charme gracieux, du compliment savamment distillé et du mot juste tout en lui prodiguant la « bonne réponse », il avait en effet deviné sans grande peine que les juments opalines lui appartenaient, et avait déduit qu’il en était de même pour le possessif étalon. Il prouvait agilement qu’en plus d’être agréable à contempler et à écouter, il n’était pas dépourvu de jugeote. Elle l’avait vu en proie aux soldats de la forteresse, elle n’ignorait donc pas quelle était sa débrouillardise… Il ne faisait que le confirmer, sur un tout autre terrain toutefois.

    « C’est exact, ce sont mes quatre montures… Me voilà donc percée à jour. Je suis impressionnée mais non surprise… Vous venez de confirmer d’évidentes qualités, même si d’autres me sont encore secrètes. Peut-être pas éternellement… Oui, l’enjôleur avait beau se répandre en risettes et œillades, il conservait toujours autour de lui un opaque voile de mystères… Il était néanmoins impossible pour Shaïra de l’en blâmer : elle usait du même stratagème depuis des lunes. Votre récompense ? Mh, laissez-moi donc réfléchir… »

La tête légèrement inclinée elle fit semblant de s’interroger longuement sur la question, ignorant encore que les intentions d’Aslak allaient interrompre sa représentation. Plongée dans une profonde et fausse réflexion elle soutenait son regard, taquine, avant de percevoir qu’il approchait. Non effarouchée elle demeura immobile, il était difficile de savoir si ses lèvres roses attendaient leurs jumelles, elles ne réclamaient ni ne refusaient rien, pas encore, elle attendait, patiente, de constater jusqu’où il oserait poursuivre sa route… Le baiser échoua finalement sur sa joue et il confessa de lui-même qu’il en viendrait peut-être à braver un interdit… Prochainement… Peut-être. Avait-il peur ? Une crainte ne serait guère étonnante, il ne pouvait se permettre d’agir inconsidérément sans songer aux conséquences… Toutefois, ce petit grain de folie n’aurait pas déplu à la dryade qui avança ses doigts sur le bras masculin jusqu’à remonter sur sa large épaule. L’autre aventureuse se posa sur sa propre joue, là où s’étaient chastement égarées les lèvres de son invité. Un avant-goût timide mais qu’elle appréciait à sa juste-valeur : il n’était pas de cette vermine qui suspend brutalement le jeu pour dévorer sa victime avec appétit, dans un égoïsme et un contentement véhéments. Il n’était pas pressé et savait se délecter du périple autant que de la récompense qui pouvait se trouver au bout. Elle était parfaitement consciente de cet état de fait et son sourire attendri, et clairement complice, le divulguait pour elle. « Vous savez vous faire aussi irrésistible qu’un innocent éphèbe. » Elle effleura la marque tiède et laissa de nouveau son rire clair résonner dans l’alcôve intime qu’ils partageaient. Cela dit elle n’allait pas le laisser se draper de pudibonderie à si bon compte, elle était plus que certaine que le ‘simple voyageur’ était loin d’être ingénu, il le lui avait déjà prouvé une kyrielle de fois ! Tout ceci faisait partit du jeu et c’est donc avec une adorable risette accolée aux traits qu’elle se permit de le taquiner dans un léger soupir.

    « Les peut-être et les presque s’accumulent Aslak, seriez-vous en proie au Doute ? »

Aslak s’empara finalement de la vraie récompense et elle confirma sa supposition d’un signe de tête, l’invitant à déboucher le vin sans plus attendre. La bouteille fut déposée et les coupes généreusement remplies, pour le plaisir des deux âmes qui purent trinquer de concert dans un tintement cristallin. « A notre fascinante rencontre. » Murmura-t-elle au délicat entrechoquement. Shaïra répondit ensuite aux compliments qu’il lui adressait par un franc et doux sourire puis porta le verre à ses lèvres, laissant quelques secondes à ses papilles pour se délecter du somptueux breuvage de caractère qu’elle leur offrait, avant d’avaler dans une inspiration conquise. « Il n’est pas rare que je me plaigne de cette cage dorée mais le luxe comporte ses avantages. Vous m’apportez une fraîcheur libératrice, il est bien normal que je partage ce faste avec vous… Et puis, à force de vous enivrer, je parviendrais bien à mes fins. N’est-ce pas ? » On comptait nombre d’histoires aux jouvencelles pour les dissuader de goûter aux alcools, on leur faisait notamment croire que le premier mâle venu viendrait sournoisement leur écarter les jambes pour leur dérober leur virginité si elles abusaient du désinhibant breuvage. Il plaisait à Shaïra d’inverser la mystification et de laisser supposer qu’elle deviendrait la violeuse si l’occasion se présentait, importait alors à son interlocuteur de la croire ou non sur paroles. Un sourire envoûteur planait sur les lippes de la sylphide qui après avoir délicatement repoussé les longues mèches flavescentes qui encombraient son décolleté, déposa sa coupe et se pencha vers Aslak, se rapprochant progressivement. Sa mouvance était à peine perceptible, féline, carnassière, discrète comme la lionne progressant en silence vers sa proie… Ainsi elle fut si proche que ses mains purent s’apposer sur les cuisses du reitre et ses prunelles de saphir et d’émeraude capter son regard. « Au cœur de la cité libre de Lys il est de coutume de susurrer que le seul moyen de se délivrer d'une tentation, c'est d'y céder… Résistez-y et votre âme se rend malade à force de languir ce qu'elle s'interdit. » Les mots coulaient, effleuraient le palet de la Targaryenne dont les mains s’étaient nichées dans la nuque du charmeur ‘pris au piège’. Une voix pleine de volupté et de sensualité qui s’alliaient d’une sybarite mouvance : et voilà la dragonne juchée contre le bassin du voyageur venu s’égarer jusque dans sa tanière. Elle susurrait au creux de son oreille, dévoilant sans donner, goûtant sans prendre, curieuse et désireuse de savourer la réaction d’Aslak. N’était-ce qu’un jeu ? Indubitablement Shaïra avait eu l’intention d’éprouver sa blandice à la suite de son long isolement mais son intérêt pour celui qui n’était plus qu’un simple voyageur inconnu, était sincère et véritable. Elle ignorait quelles étaient les motivations de son vis-à-vis et ses objectifs mais elle soupçonnait que tout comme elle il vivait d’épicurisme et prenait les douceurs et plaisirs que la vie voulait bien mettre sur son chemin… A présent qu’il était au pied du mur et que la jouissance se trouvait à portée de mains, quel chemin allait-il emprunter ?


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Aslak
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Message Lun 15 Oct 2012 - 1:37

La situation prenait clairement un tournant que jamais dans sa vie il n'aurait cru voir dans sa vie. Imaginez vous. 2tape une, vous entrez par effraction dans le Donjon Rouge. Bon par effraction, pas tout à fait mais c'est du détail et ça revient presque au même à partir du moment où on se fait suivre par des gardes parce qu'on a pas le droit d'être là. Etape deux, vous rencontrez la reine. Non mais pas la reine des abeilles, ni la reine des araignées hein. La Reine. La vraie. Humaine, en chair et en os, noble, prestigieuse, tout ce que vous voulez. Déjà c'est deux points là ça aurait mérité d'être dans les annales de la vie d'Aslak. Les trucs insolites provoquant un effet boule de neige mais de choses plutôt positif ici. Donc après ça, il pouvait déjà mourir comblé - bon l'instinct de survie faisant ça n'était pas près d'arrivé cependant. Ensuite, la magnifique cerise sur le gâteau, vous tombez sur la plus belle femme qui existe au monde. Non ce n'est pas une blague, ce n'est pas réducteur, c'est reconnu par le monde. Donc vous tombez sur cette femme qui vous invite à passer du temps avec elle. Alors vous êtes un charmeur, homme de ses dames, et vous vous retrouvez à passer de très longues minutes en plus que charmante compagnie. Et ça c'est clairement un euphémisme. ET comme si en plus ce n'était pas assez, cette magnifique, somptueuse, sublime, envoûtante jeune femme semble quelque peu réceptive à votre courtoisie.... Dire que c'était un jour de chance aussi était un euphémisme. Il pouvait presque reconnaître que c'était le plus beau jour de sa vie. Dommage que ça allait rester son petit secret.... Mais ce genre d'informations ne pouvait pas vraiment faire le tour des chaumières. Et puis pour le petit peuple de toute manière, personne ne le croirait. Et comme il tenait à la vie, son frère devait être la dernière personne au monde à être au courant de cet....incident... rencontre... émerveillement ? Bref. Il ne pouvait juste rien savoir point barre. D'ailleurs il n'avait cesse de se sentir comble par cette présence. Le moindre de ses gestes, son timbre, sa séduisante attitude, tout n'était que ravissement dont il ne pouvait se lasser. Elle était bien plus reine que ce qu'il avait entraperçu lors d'une conversation de la vraie reine. Ce n'était pas de la méchanceté, il ne préférait aucune femme à une autre, mais il se fallait cependant ne pas être aveugle et savoir reconnaître la beauté incarnée quand elle se présentait à vous. Une déesse aurait pu être représentée par cette femme dont les traits étaient dessinés à la perfection. Il ne faisait que se répéter mentalement, il le savait, mais depuis qu'ils avaient pris place tout deux, l'un à côté de l'autre, et surtout depuis qu'elle se jouait largement de lui en exhibant ce charme auquel il ne pouvait être que réceptif, elle le captivait encore davantage. Bien sûr il avait de la retenue. Il n'y avait bien que pour les femmes d'ailleurs... Et encore, surtout les nobles dames, les autres n'avaient pas tellement la même attitude. Mais lui était courtois en toutes circonstances avec celles-ci. Il adorait ça. Mais ici ce n'était qu'une question d'envoûtement, et non pas par les rumeurs comme quoi elle aurait des dons cachés qui ne seraient point explicables. Non, ici tout était naturel mais terriblement ensorcelant. Sans compter qu'elle devenait de plus en plus directe bien que ça restait élégant.

Il ne put s'empêcher de rire lorsqu'elle évoqua le côté libérateur de sa présence. Il n'aimait pas forcément se lancer des fleurs, mais il pouvait comprendre que sa présence dans un contexte comme le donjon rouge devait être un brin divertissant par la cassure que cela engendrait dans la monotonie du lieu : Peu de reître pouvait se targuer d'être entré en douce dans cet illustre endroit. Mais elle ne s'arrêta pas là puisqu'elle laissa clairement entendre que cet alcool d'une saveur rarement égalée par ses papilles allait sûrement le désinhiber assez pour qu'elle arrive à des fins qu'elle ne donnait pas dans les détails mais que vu son comportement il pouvait aisément comprendre et qu'il ne pouvait se retenir de laisser son côté d'avantage dragueur l'emporter. Comment vouliez vous résister à une femme ? C'est impossible excepté si c'est la grand-mère qui passait par là. Mais maintenant, non seulement vous avez une femme, mais vous avez Shaïra ! Comme si juste passer du temps avec elle ne suffisait pas, il fallait qu'il ait la couronne en plus de la cerise ! Elle était de ses femmes entreprenantes et sûrement dominantes et sincèrement il devait reconnaître que ce n'était pas sans excitation. Alors que les lèvres de la jeune femme ne cessaient d'exhiber un sourire sensuellement attirant qui rendaient ces dernières exquises, il ne pouvait se défaire lui-même de son sourire terriblement charmeur qu'il n'avait cesse d'offrir aux femmes et même à degré réduit au quotidien. Mais elle avait réellement l'art et la manière d'attirer le regard là où elle voulait qu'on regarde. Ainsi il ne put s'empêcher de regarder les longues mèches s'écarter pour découvrir une perspective qu'il avait déjà vue mais que dans un contexte ainsi légèrement réchauffé offrait une tentation moins brimée. Si seulement elle s'était arrêtée à cela il aurait pu contrôler le peu d'hormones masculines qui étaient en lui pour ne point succomber mais la coupe fraîchement servie quitta la main pour permettre dans un mouvement pratiquement sensuel de se rapprocher de lui et même d'apposer ses délicates mains sur ses jambes, geste qui aurait pu paraître innocent mais qui en ce moment ne l'était clairement plus. Cette femme savait clairement ce qu'elle voulait et elle ne manqua pas de lui faire comprendre par des propos qui l'empêchèrent désormais de quitter les prunelles dans lesquelles il s'était désormais totalement perdu. Sa coupe vint négligemment se poser pour être totalement dépourvu d'entraves alors que les mains féminines avaient trouvé refuge dans sa nuque lui imposant une proximité qui n'était pas encore clôturée car la jeune femme rapprochée ne l'était pas assez et opta pour une position pour adaptée encore à ses propos. Son sourire encore plus charmeur mais d'un regard rempli d'un sincère plaisir, il ne put s'empêcher de parler de nouveau dans un murmure nécessaire pour ne point briser cette nouvelle ambiance qu'aucun homme au monde n'aurait osé s'extirper.

"La cité libre de Lys avait totalement compris ce qu'il en était d'une vie riche en satisfaction."

Ses mains lentement vinrent se glisser sur la taille fine dont le vêtement ajusté permettait de pouvoir succomber à la courbe si bien dessinée qu'offrait ce corps féminin. Lentement il laissa ses mains remonter les courbures pour s'aventurer ensuite sur l'échine. Bien que les plaisirs de la chair ne pouvaient s'appliquer que d'une manière précise et connu de tous, la fioriture qu'on pouvait adjoindre se pouvait d'être vulgaire et ce n'était pas quelque chose qu'il avait envie d'appliquer dans ce contexte. Et puis il devait reconnaître qu'il avait encore du mal à se rendre compte clairement de la situation. Mais n'était pas homme de réflexion, il ne tenait pas à se demander si oui ou non il avait le droit à ce que cette charmante femme lui offrait. Si problème il y avait, il le remarquerait et y ferait face au moment où il se révélerait. En ce instant, ses pensées étaient toutes rivées sur la parfaite qui se tenait sur lui. Une de ses mains vint glisser le long du visage sculpté avec perfection avant de glisser le long du coup puis de continuer un peu sa descente sur la peau offerte découverte par le somptueux décolleté qui désormais était plus prenant à ses yeux que ce qu'il l'avait été précédemment. Son regard ne put donc s'empêcher de quitter le sien pour suivre le tracé invisible qu'il réalisait de sa main tandis que celle posée sur le dos appliquait une pression obligeant un rapprochement encore plus clair de leurs deux corps aussi étroitement déjà réunis, explosant l'indécence d'une telle scène qui ne s'était jamais produite avec une noble dame. Remontant son regard vers les lippes puis les prunelles, il sourit et prit la parole.

"Vous savez que vous êtes comme ces rêves qu'on croit irréalisables et qui ne peuvent se produire qu'en imagination. Or vous me semblez tellement réelle devant moi et contre moi que je me demande si je suis bien éveillé. Comme vous l'avez dit, je ne peux que savourer car tout rêve est éphémère et je serais susceptible de me réveiller à tout moment en brisant tout ce que je suis en train d'imaginer...Ce serait quand même fortement dommage."

Il n'était pas homme à se montrer discret ou timide avec une femme. Il savait y faire, il avait l'habitude et l'expérience. Il pouvait nier son âge ou plutôt en faire clairement abstraction mais il avait quelques années derrière lui et elles n'étaient pas innocentes à la maturité qu'il avait acquise avec les femmes. Néanmoins, en commençant par la première étape, sa main libre glissa dans la chevelure dorée alors que ses lèvres lentement entraient en contact avec les jumelles dans un lent et doux frôlement qui se changea en approche plus intrusive pour pouvoir offrir un baiser dont il avait clairement envie depuis qu'il avait vu ces lippes se mouvoir pour offrir un timbre des plus agréables. En approche douce au début, l'échange grandit délicatement en passion pour exprimer plus explicitement l'envie qu'il ne pouvait négliger. Le baiser ainsi scellé le poussa à poursuivre bien que cela le comblait déjà énormément. Mais cela ne l'aidait pas à garder des idées très claires et la tentation devenait dépourvue de barrières. Ainsi, une de ses mains entreprit de dégager l'une des jambes de la somptueuse jeune femme en la caressant longuement jusqu'à la cuisse qu'il parcourut le plus entièrement possible, cette peau chaude et douce ne laissant l'imagination que davantage vagabonder dans les pêchés charnels. Il ne savait pas encore très bien jusqu'où il allait aller mais il savait pertinemment qu'il avait envie d'y aller en tout cas. Délaissez un instant les lèvres il murmura quelques mots dans un sourire charmeur qui laissait suggérer que bien que sincère, il n'était pas non plus le genre d'hommes à prendre au sérieux l'impossibilité du mélange de classe.

"Etes vous sûre de vouloir aller aussi loin avec le simple homme que je suis ? "





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Message Lun 5 Nov 2012 - 4:28

Lys… La Seastar n’avait guère susurré le nom de la cité libre inconsciemment et espérait que son évocation avait fait naître une kyrielle d’images savoureuses dans l’esprit de son présent compagnon. Protégée par la déesse de l’amour Lys était une ville de plaisirs qui ne connaissait comme maîtresses que la volupté et le luxe, les voyageurs de passage l’acclamaient pour nombre de domaines mais parmi les plus fameux on trouvait en tête de liste les populaires maisons de plaisirs ainsi que leurs surprenants et délicieux esclaves sexuels, concubins ou dit de-lit, positions sociales loin d’être fâcheuses pour ceux et celles qui l’embrassaient dans ces îles reines de concupiscence. Et elle… Elle était Shaïra de Lys. C’était un titre davantage rattachait aux origines de sa mère qu’une dénomination ayant trait à quelque chose de plus personnel et profond, puisqu’après tout elle n’avait jamais mis les pieds sur ces terres de luxure et était née à Port-Réal, au sein même de ce Donjon qui l’avait toujours étouffé de sa protection, mais cela n’empêchait guère le sang de la maîtresse royale Serenei de Lys de couler dans ses veines… Les paroles d’Aslak qui coulèrent au creux de son oreille en guise de réponse tirèrent un franc sourire à la sylphide, séduite et satisfaite qu’elle était de trouver en lui un pendant masculin, un dévoreur de vie, un esprit libre ne s’interdisant point les trop rares plaisirs de l’existence dans la mesure où ses désirs épousaient ceux de l’autre, un libertin qui avait toutefois la courtoisie de ne point encore arracher le fin tissu qui recouvrait encore sa peau opaline. Pour combien de temps la tentation ostentatoire allait-elle torturer ceux qui ne tarderaient guère à être amants ? Alors que le décolleté voluptueux du dragon était étudié par le curieux épicurien, Shaïra sentit une pression s’exerçait dans son échine et la forçait – avec son plein consentement, c’était là une pleine évidence – à se rapprocher de la bouche rivale et prometteuse. Cette dernière l’enveloppa à nouveau de compliments des plus flatteurs, le vil possédait un charme pour le moins dévastateur. Loin d’elle l’idée de résister à tout ce déploiement de séduction, elle préférait largement y ajouter sa part d’enchantement… A ce rythme délicieux, nul doute que les esprits s’échaufferaient promptement, si ce n’était pas déjà fait.

    « Me prenez-vous encore pour un rêve impalpable et inaccessible ? S’amusa-t-elle en pressant délicatement ses mains sur ses épaules, jusqu’à ce que ses doigts fins ne se rejoignent dans la nuque du prisonnier. L’illusion est trompeuse mais la réalité l’est plus encore mon bel ami. Elle frôla délicatement la peau sous ses doigts et glissa l’une de ses paumes sur la joue du voyageur. Le rêve n’est pas prêt de s’évaporer… »

Et comme pour silencieusement matérialiser cette pensée, leurs lippes furent scellées dans un baiser tout d’abord agréablement sirupeux mais qui bientôt se gorgea d’une plus intense privauté. Bien que portée par l’inspirée initiative d’Aslak la Seastar se refusa à rester passivement soumise à cette danse entamée et choisit de s’y mêler, y prêtant sensuellement un argument labial que son compagnon de stupre ne manquerait pas de savourer et de déguster à sa juste valeur, elle n’en doutait pas. Un fin et enchanté soupir s’échappa de sa gorge tandis qu’elle le sentait découvrir plus en avant le galbe de ses jambe, l’invitant même davantage en resserrant chaudement sa prise autour de son bassin, prisonnier de ses cuisses. Mouvance audacieuse, ses phalanges se glissèrent dans la chatoyante crinière de l’adonis dans l’intention d’accentuer plus encore ce jeu des lèvres qui se cherchent, se goûtent, s’étreignent voir se mordillent, jusqu’à ce que le souffle manque et qu’elle soit contrainte de se séparer de lui. Aslak en profita pour murmurer quelques mots, qu’elle devinait être galants plus que le signe d’une excessive prudence. Toutefois elle n’allait le laisser proférer impunément pareille vacillation lors d’un instant si crucial, il méritait de subir son gracile courroux… Penchant légèrement son visage sur le côté, ses longues mèches flavescentes vinrent chatouiller le cou de son vis-à-vis avant qu’elle ne susurre d’une voix mélodieuse.

    « Le simple homme que vous êtes ? Oh Aslak… Avec une tendresse non feinte ses phalanges vinrent caresser les lippes de cet homme qui soudainement se parait de prudence, amusée et enivrée qu’elle était par cet accès de pudibonderie impromptu après toutes les avances qu’ils avaient impudemment échangé. Ne suis-je pas moi-même qu’une femme après tout ? La réalité de leur monde exigeait une étiquette particulière mais l’art de la concupiscence ne réclamait-il pas de mettre à bas ce genre de barrières que trop superflues ? La délicatesse est appréciée… Mais sachez que je suis plus que consciente des conséquences de ce que je provoque, et que je ne suis point de celles qui attisent sans recueillir leur prix. Elle avait évidemment pu l’être dans sa jeunesse, testant ses limites et celles de son apparence en floraison, jouant de ses charmes pour se prouver quelque chose plus que pour aller à la rencontre de l’autre, cette créature mystérieuse. Mais depuis elle avait bien grandi… Quand elle poussait si loin la provocation – car elle était loin de s’interdire des jeux badins de séduction –, ce n’était pas pour frustrer ses envies. Aller si loin… Répéta-t-elle d’une délicate et évasive voix. Doux sourire sur les lèvres elle murmura contre les siennes, un chuchotement des plus sensuels. Je vous veux tout entier. »

Il n’y aurait point d’échappatoire et c’est avec un plaisir évident qu’elle allait enfermer Aslak dans son antre bacchanale, et ce pour aussi longtemps qu’ils pourraient s’adonner à cette chevauchée d’un tout autre genre. Le prouvant de manière plus concrète, c’est agilement qu’elle défit les entremêlements constituant la tenue de son amant… Amant d’un jour, condamnés qu’ils étaient à sans doute ne jamais se revoir… Triste fatalité ? Tout dépendait du point de vue adopté, s’il y avait un rien de tragédie dans cette perspective elle pouvait aussi apparaître comme la conjoncture parfaite pour aveuglément savourer l’instant présent. Ils tenaient probablement entre leurs griffes l’unique occasion de profiter l’un de l’autre, il était donc complètement exclu d’envisager de s’économiser. Et si un jour ils se revoyaient… ? Shaïra n’y songea qu’évasivement pour l’heure et demeura focalisée sur ce qu’il y avait de plus important et palpable à ses yeux : la possibilité d’être aimée par quelqu’un. Même si ce n’était que pour un instant, même si ce n’était qu’illusoire et volatil… Ce serait puissant, et c’était maintenant.

Libéré du tissu qui recouvrait encore son torse, la belle vint se blottir contre cette musculature qu’elle n’avait pu que tenter de deviner en la traçant de ses prunelles ou de la pulpe de ses doigts à travers ses vêtements. La sensation était désormais complètement différente et mille fois plus intense, elle s’en délecta sans retenue. Bien qu’attirée par la douce chaleur de son corps elle s’en détacha une kyrielle de secondes pour le contempler, une risette aux lèvres. « Vous êtes bien trop agréable à l’œil pour être seulement un ‘simple homme’ voyageant au grès du vent… Vous me faites des cachoteries Aslak, quel affriolant chafouin vous faîtes. » C’était une taquinerie qui n’attendait pas la vérité, pas même de réponse précise puisqu’elle s’était contentée de chuchoter l’évidence plus par ensorceleuse provocation que pour le déstabiliser. Il était vrai que pour un ‘vagabond’ il paraissait plutôt bien nourri et propre sur lui… Mais elle n’allait pas s’en plaindre, bien au contraire. « Je vais pouvoir m’imaginer une pléthore de scenarii à votre sujet… Tout en laissant courir ses doigts sur son torse nu jusqu’à son bas-ventre, elle croqua doucement sa lèvre inférieure. Vous pourriez être en vérité un chevalier errant venu quérir un royal soutien, ou bien un fer-né déguisé pour ravir une noble dame peu effarouchée. Évocations saugrenues mais qui se prêtaient fort bien à la situation… Un rire chantant se glissa entre eux, se mêlant harmonieusement au claquement de la boucle de ceinture défaite, que la sylphide fit choir à leurs pieds. Ou encore… Vous pourriez être un noble en quête d’aventures… Mh… Je vous imagine fort bien en Lannister, vous en avez l’allure avec votre crinière flavescente et vos yeux clairs, un vrai lion. Des vêtements plus luxueux transformeraient Aslak en lord elle en était persuadée, mais cela ne serait point suffisamment sur le long terme. Toutefois… Vous êtes bien trop libre de cœur et d’esprit pour cette existence seigneuriale. Il dépérirait à vu d’œil, cruelle évidence… Bien que certains étaient façonnés pour ce rôle. Ses pensées dérivèrent un instant sur Alrik devenu Mallery, plus noble que bien des lords en Westeros et qui pourtant, était né parmi la fange de Culpucier. Aslak ne paraissait pas fondé du même bois et elle croyait – à tord ou à raison ? – que le destin de l’anoblissement n’était pas celui qu’il désirait embrasser. Et son avenir, à elle ? Elle n’avait jamais pu elle-même réellement jouir d’un total affranchissement, ainsi même si ce manque de liberté l’opprimait incontestablement, elle ne pouvait regretter ce qu’elle n’avait jamais entièrement connu. Mais un jour, peut-être… ? Elle plongea avec intensité son regard hétérochrome dans celui de cet homme enjôleur, puis usant d’un capiteux déploiement de charme la sybarite créature ondula du bassin en se rapprochant, si cela demeurait encore possible. Puisque nous n’avons pu chevaucher ensemble… Peut-être saurez-vous me faire goûter à cette salvatrice liberté d’une autre manière ? » Elle se faisait l’écho des paroles qu’avait eu Aslak à son égard lorsqu’elle avait regretté ne pas pouvoir sauter au dos d’une monture pour s’échapper à ses côtés et espérait qu’à défaut de la délivrer du Donjon Rouge il saurait la faire voyager d’une toute autre façon…


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Aslak
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Message Mer 7 Nov 2012 - 17:30

De la galanterie était certes de mise malgré l'imminence de l'échange corporel qui allait s'annoncer dans les minutes à venir. Il ne pouvait s'empêcher de rester persuadé d'être en plein rêve. Shaïra Seastar, ainsi sur lui, à proximité, avec la possibilité de la toucher, de l'embrasser et même encore plus... Quel homme aurait cru ses propos s'il s'était vanté d'un tel rapprochement ? Encore maintenant il n'était pas sûr qu'on lui accorde vraiment du crédit si en sortant du Donjon Rouge il s'évertuait à étendre de tels propos. Ce n'était de toute manière pas son genre et il garderait tout ceci bien pour lui... Après tout, il ne fallait pas être très intelligent pour avouer tout ceci... Il risquait gros. Il n'était pas persuadé que c'était donné à tout reître de se rendre au Donjon Rouge en douce et d'approcher la plus belle femme de Westeros. Ce moment n'avait pas besoin d'être narré de toute façon, il le vivait, ça avait bien plus de poids. Un souvenir dont il ne se déferait sûrement jamais. Comment oublier une telle femme après tout ? C'était tout simplement impossible. Dans ses paroles, il n'avait pas voulu se sous-estimer, mais qu'était-il comparé à cette noble femme ? Rien du tout... Même s'il s'octroyait toutes les femmes qui se trouvaient sur sa route et acceptaient de se rapprocher de lui, il n'en était pas pour autant un goujat. Il savait donc reconnaître les moments où il devait davantage faire preuve d'un comportement d'homme attentionné. S'il ne le faisait pas avec cette jeune femme près de lui, avec qui pourrait-il le faire ? Elle méritait le summum de ses capacités. Son charme habituel était décuplé pour la satisfaire et la combler autant que possible. Il ne serait sûrement qu'une bagatelle dans la vie de la jeune femme, mais dans la sienne, elle resterait un rêve consommé sans pudeur. Peut-être un jour leur chemin se croiserait à nouveau, mais il n'en était pas sûr. Même si son frère semblait connaître cette jeune femme, il n'était pas persuadé qu'il souhaitait la lui présenter. Et au fond ce n'était pas grave puisqu'il l'avait fait par ses propres moyens. Espérons que son cadet ne l'apprenne jamais... Coincé comme il était c'était certain qu'il n'apprécierait guère d'entendre de tels événements. Mais peu importe, ce serait pour plus part. Actuellement, il avait une magnifique femme bien trop proche de lui pour qu'il puisse penser à autre chose.

Son sourire n'avait pas quitté ses lèvres alors que les doigts fins et voluptés de la jeune femme caressèrent ses lèvres se dotant d'une parure bien plus féminine que noble. Elle avait d'ailleurs tout à fait raison. L'étiquette était une chose mais il était plus important d'être intègre et de pouvoir répondre à ses désirs. Qu'elle se voit davantage comme femme voulant être comblée par un homme était tout à son honneur. Pourquoi la noblesse devait-elle empêcher les instincts les plus naturels de s'exprimer ? Aussi, prouva-t-elle par ses dires qu'elle se savait charmeuse et tentatrice et qu'elle comptait bien aller jusqu'au bout. Il ne lui en fallait pas plus pour ne plus chercher à empêcher un quelconque acte charnel. Elle semblait totalement consciente d'où ils allaient. LE consentement était donc plus qu'évident. Il faut dire que les derniers dires murmurés contre ses lèvres étaient particulièrement explicite : elle le voulait tout entier. Aucun malentendu ne pouvait désormais plus se faire... ces quelques mots suffisaient à faire chavirer n'importe quel homme. Il n'était pas une exception.

"alors je ne peux que répondre à votre souhait..." murmura-t-il également avant d'emprisonner délicatement la lèvre pour la mordiller sensuellement.

Shaïra aussi approuva ses dires d'actes évidents, défaisant ainsi les fioritures vestimentaires qui devenaient quelque peu inutiles pour ce qui allait suivre. Il la laissa totalement faire l'observant avec un sourire charmant qui trônait constamment sur ses lèvres. Il suivit le mouvement et l'imita pour défaire la parure de ce corps si peu dévoilé. Il avait parcouru la peau des jambes avec délicatesse et tentation, mais le reste aussi offrait curiosité pour l'homme qu'il était. Remontant ainsi délicatement ses mains le long du corps de la jeune femme, il s'en alla défaire les attaches susceptibles de lui dévoiler l'objet de sa convoitise. L'empressement était palpable et pourtant la douceur et la sensualité primaient tous deux dans leurs gestes. Lorsque son torse fut découvert, il avait également terminé, faisant glisser ce tissu somptueux qui permit alors, lors du rapprochement, de sentir lui aussi davantage la chaleur de cette peau si douce et si bien entretenue d'une femme qui prenait soin d'elle. Un frisson le parcourut réagissant à autant de volupté. Il put presque ressentir de la frustration à la sentir s'éloigner ne serait ce même qu'un peu alors que cette proximité était si récente. Mais son regard vairon se posa sur son corps qu'elle semblait détailler en le scrutant allègrement. Il est vrai que malgré ses habits habituels qui le mettaient peu en valeur, son corps n'était pas démuni d'une certaine musculature obtenue par les combats mais surtout par son agilité et ses prouesses de survie constamment mises à l'épreuve. La nourriture ne coulait pas forcément à flot non plus ce qui entraînait l'absence d’embonpoint du à de l'outrance. L'alcool par contre faisait plus souvent défaut dans sa vie... Mais comment combler des soirées autre qu'avec des femmes ou avec de l'alcool ? Il n'avait pas encore trouvé... Et en réalité il ne souhaitait guère trouver. Sa vie lui convenait parfaitement et actuellement il bénéficiait du luxe de la maison Mallery. De quoi s'amuser un temps avant de reprendre la route, bien qu'il n'avait pas la moindre idée de quand. Mais il ne réfléchissait pas à tout ça, ça viendrait quand la route ferait appel à lui, tout simplement.

"Vous faire des cachoteries ? Oh non, belle dame, mais vos somptueuses oreilles que je vois tout aussi belles que le reste ne peuvent pas être souillées par trop de bavardages inutiles."


Ses paroles s'étaient accompagnées d'un mouvement de sa main pour écarter quelques mèches qui dérobaient à sa vue les orifices dont il faisait allusion. Il n'avait pas ressenti le besoin obligatoire de se défendre, mais Aslak n'était pas homme à garder sa langue dans sa poche, aussi se devait-il de répondre à la plupart des paroles de son interlocutrice, qui méritait le meilleur des charmes. Il écouta la suite alors que les doigts mutins caressaient sa peau dévoilée tout comme lui prenait grand plaisir à en faire de même sans pour autant dévier son regard du sien. Son rire se joignit à la douceur de celui de son interlocutrice alors qu'il perdrait ce qui ajustait ses autours de son bassin. Elle avait beaucoup d'imagination et l'image du Fer-né l'amusa beaucoup au vu de la barbarie de ceux qu'il avait pu côtoyer. La dernière image fut flatteuse, lui un noble Lannister. Elle voyait en lui bien trop de noblesse qu'il ne pourrait jamais fournir. Et puis elle marquait un point, il n'était pas fait pour cette vie. Les règles, les responsabilités, les lords... Il ne les avait toujours vu que de loin et ceux qu'il avait approché faisait appel à lui pour des raisons sombres. Rien de valorisant en soi.

"Vous me flattez d'introduire autant de crédit à ma personne en me traitant de noble, mais vos lèvres ont émis la raison de ma vie de roturier : la liberté me sciait bien davantage. Néanmoins pour l'instant, je me vois particulièrement en preux chevalier venu pendant un instant combler votre solitude dans cette cage dorée."


Il rit de nouveau avant de la sentir se rapprocher pour mettre un terme à la moindre partielle d'espace encore possible entre eux. La manière dont elle s'y prit ne pouvait qu'engendrer une envie à son summum impossible à réprimer. Ses mains l'enserrèrent d'une prise sur son bassin pour la garder ainsi si proche de lui. Son sourire plus que charmeur se dessina sur ses lèvres alors qu'elle clôturait en réalité toutes ces prémices sensuelles qui n'avaient fait qu'attiser leur envie réciproque.

"Tout ce que vous voulez, ma Dame. Vous avez de toute manière attisé le feu en moi que je ne peux plus contrôler."

Ces paroles s'échappèrent en un murmure alors qu'il s'accaparait de nouveau les lèvres si fines et gourmandes dont il n'avait pas envie de se priver. Le baiser ne passa plus par un stade délicat, la passion qui l'animait se faisait sentir dans l'immédiat ne pouvant retenir toute cette envie. Ses lèvres descendirent alors le long de ce cou et puis plus encore pour découvrir les rondeurs enivrantes dont était pourvues Shaïra. Savoureuses rondeurs qu'il avait totalement dénudées quelques secondes plus tôt dans le seul but d'en découvrir le goût et la douceur.

Le temps s'était écoulé et ce fut essoufflé qu'il resta étendu à côté de la jeune femme dont le bout des doigts caressa lentement la peau parsemée d'une fine pellicule exprimant un effort à peine terminé. Il en était de même pour lui, alors que reprenant son souffle, il profitait longuement de son regard du corps encore nu à ses côtés. Il n'en revenait pas de ce moment inoubliable qu'il avait gravé avec insistance dans son esprit. Elle avait été somptueuse jusqu'au plus intime des moments. Cette jeune femme était de qualité, il ne pouvait le nier et bien qu'il avait été comblé par ce désir ardent, elle ne perdait pas de cette attirance qui l'avait subjugué. Il ne charmait pas les femmes pour répondre à un besoin animal qui une fois réalisé tentait à l'abandon de la personne convoitée. Si seulement cela lui était permit, il aurait apprécié rester à ses côtés encore longuement pour la contempler éternellement. Mais leur monde divergeait et leur relation n'était qu'éphémère. Tout deux en avait eu conscience d'un simple regard. Déposant un baiser sur le front de la jeune femme alors qu'il tira doucement la couverture à proximité pour la recouvrir et qu'elle ne se refroidisse, il prit la parole.

"Vous m'avez totalement comblée ma Dame. Oserais-je dire que je peux désormais mourir en paix après avoir vécu le plus beau moment de ma vie ? " Il rit doucement avant que d'autres mots suivent "Et vous ? Vous ais-je offert la liberté que vous souhaitiez ? Je l'espère en tout cas car je me sentirais navré que le plaisir n'ait été intense que d'un côté."

Il lui semblait avoir ressenti cette passion chez elle également, mais parfois il était possible de se tromper, il espérait néanmoins que ce n'était pas le cas. Tournant la tête pour observer à travers un orifice disponible le ciel lui indiquait que le soleil déclinait désormais installant lentement le début de soirée. LE temps écoulé était plus important que ce qu'il n'avait cru et bientôt devrait-il quitter ce lieu pour rejoindre le monde de la réalité. Le rêve allait prendre fin mais resterait néanmoins gravé. Qu'il était difficile de redescendre d'un nuage moelleux pour retrouver la rudesse du sol. Quel triste sort qui au fond l'amusait beaucoup. Il n'était pas de ceux qui déprimait facilement. il savait qu'il allait laisser son esprit profiter encore longtemps de cet échange avant de reprendre ses habitudes et de se perdre dans d'autres bras féminins qui lui paraîtront de prime abord fades comparés à ceux de Shaïra avant que sa nature d'homme ne profite finalement comme habituellement des joies que n'importe quelle femme pouvait apporter.

"Quelle cruelle réalité que de devoir bientôt vous quitter."





You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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Shaïra Seastar
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Message Jeu 22 Nov 2012 - 19:00

Peu d’hommes étaient capables de mener sans accrocs une femme au cœur même de la plénitude et du plaisir, c’est pourtant la performance qu’avait infailliblement accompli Aslak durant leur voluptueux corps-à-corps. Sa physionomie encore brûlante de convoitise et secouée de plaisants frissons, la sylphide s’étira de tout son long dans un profond soupir d’exultation et guigna son amant avec un sourire enjôleur, gorgé de tant de promesses sybarites qu’il faudrait toute une vie pour les réaliser pleinement chacune. Recouverte du voile d’absolution sévissant après l’amour, les phalanges de la concupiscente s’égarèrent sur le torse adverse et s’attardèrent sur les cambrures de son dessin avant de lui asséner le coup fatal, scellé par ses lippes venues croquer les siennes dans un chaud soupir. Les prunelles mi-closes elle se laissa envelopper par le drap et esquissa une risette au baiser égaré sur son front. Bien que leur relation ait été aussi charnelle que passionnée – et vouée à l’éphémère – il était plaisant de constater qu’il ne se départît ni de son charme, ni de sa douceur et son attention à son égard. Tout aussi séduite que comblée – après tout, pourquoi leur jeu s’arrêterait-il abruptement à la jouissance ? – elle se redressa légèrement sur ses avant-bras, féline et ignorant la chute du tissu sous sa poitrine encore avide de leur étreinte. Seul ornement sur son derme opalin, une parure d’argent au talisman étoilé [ici] dériva avec lenteur entre ses seins, étincelant d’une exquise impudeur. Aslak se fendit alors d’un commentaire des plus flatteurs et tira un rire cristallin des lèvres de la sylphide dont l’accoutumance aux cajoleries ne l’avait jamais privé du ravissement d’être, même pour quelques heures, la cible lascive d’un désir partagé. « Plus que vous ne pouvez l’imaginer Aslak. Mais ne soyez pas trop généreux en compliments… Elle laissa s’écouler quelques secondes de suspens, taquine, même si l’épéiste n’avait guère de mourrons à se faire quant à ses intentions. Vous pourriez vous retrouver prisonnier des geôles afin de satisfaire mon appétit. » Le tout fut ponctué d’un rire court et mélodieux s’achevant sur un sourire large et sincère, tout simplement épanoui. C’était indéniable, le moment avait été aussi désiré qu’il s’était révélé jouissif et Shaïra n’était guère femme à dissimuler ou bouder son plaisir par orgueil. Aslak s’était révélé un sigisbée doué et attentionné, il méritait donc à ce titre tous les honneurs de la radieuse.

C’est aisément qu’elle perçut son regard vers l’alcôve présentant un ciel de plus en plus sombre, le soleil s’échappant de leur vision. Leurs ébats s’étaient étendus plus longuement qu’elle ne l’avait cru… Ne dit-on pas qu’on ne voit pas le temps passé quand le plaisir l’occupe ? Cette pensée lui tira un sourire rêveur tandis que délicatement, elle extirpait ses longues jambes fuselées des draps pour poser ses pieds nus au sol. Le contact froid lui tira un frisson, qu’elle nia une kyrielle de secondes avant de venir se réchauffer contre la charpente athlétique d’Aslak, le visage nichée contre sa nuque. Une cruelle réalité, disait-il ? Ardu que de le nier, pourtant c’était une conclusion dont ils étaient tous deux fort conscients dès l’origine. Elle nicha ses doigts dans sa crinière dorée et frôla son nez du sien dans un vaporeux murmure. « Toutefois, comme rencontre et comme adieu conjugués… Je crois que nous n’aurions pu rêver plus mémorable. » C’était là l’humble vérité, et si l’homme des routes devait humblement se considérer comme une esquisse dans l’existence de la dragonne, il n’en demeurait pas moins qu’elle ne l’oublierait pas. « Qui sait ce que l’avenir nous réserve… Votre vie d’aventuriers pourrait être teintée de quelques élans de preux chevalier, vous reviendriez alors vers moi. » C’est avec malice qu’elle avait repris ses mots avant qu’ils ne mêlent délicieusement la chair, prenant cependant soin de ne s’avancer que légèrement en conjoncture. Même si ces hypothèses étaient peu probables elles n’étaient pour autant pas impossibles, et si l’instant se présentait à eux… Nul doute que les épicuriens lovés dans cette pièce saisiraient l’occasion sans hésiter. « Et même si cela ne survenait jamais, il ne fait aucun doute que vous hanterez mes songes… Elle eut une risette malicieuse tout en effleurant sa joue, sa main libre naviguant sensuellement jusqu’au bas-ventre de l’homme. Et je vous défends de votre côté de m’oublier, mh ? » La dryade lui vola un fugitif baiser et s’écarta d’une subtile mouvance pour porter ses mains dans sa propre nuque. Agilement elle défit l’attache du collier qui n’avait point quitté sa peau depuis de nombreux jours, façonné à son image de Seastar, et le déposa soigneusement dans la paume d’Aslak. Un bijou, un souvenir, un cadeau d’offert – qui vaudrait sa bourse de dragons d’or s’il voulait le revendre – et qui n’attendait strictement rien en retour. « Je vais vous accompagner. » Manière voilée de lui dire que par sa présence, elle le protégerait des gardes jusqu’à ce qu’il eut franchi l’enceinte du Donjon Rouge, à défaut de pouvoir le guider au-delà de la belle cage d’or.

Si le moment de se revêtir pouvait facilement être silencieux et inexpressif, annonce préliminaire du départ d’un amant abattu, il n’en fut rien entre Aslak et Shaïra. S’ils devaient se quitter, il fallait bien que cela soit à la hauteur de l’intensité ressentie plus tôt ! D’une humeur indubitablement joueuse la sylphide se plut à égarer quelques regards sur les cambrures du reitre si ce n’est des frôlements et des caresses faussement innocents, distillés au grès du laborieux et facétieux habillement. Œillades étincelantes se succédèrent tandis qu’Aslak eut tout le loisir de chercher durant quelques minutes ses braies, en vérité savamment dissimulées dans les jupons d’une lady peu disposée à les lui remettre. « Vos vêtements ? Jamais vus. » Nul doute que l’entourloupe serait promptement déjouée, même s’il allait falloir d’une embrassade pour que la Targaryenne consente à relâcher sa proie. Le ludisme qui les liait s’acheva une fois leurs tenues complètes – bien que défaites à plusieurs reprises entretemps – puis il fallut bien se résigner à adopter une attitude de circonstances, plus circonspecte que badine. Ils quittèrent de concert la salle témoin de leurs émois et traversèrent les écuries – auditeurs muets de la scène également – jusqu’à la grande porte, devant laquelle Shaïra s’arrêta pour dispenser quelques ultimes conseils à cœur ouvert.

    « Ce fut une journée très plaisante, et je me sens bien mieux grâce à vous. Ses doigts rejoignirent la poignée de fer les séparant encore de l’extérieur. Pour ce qui est de votre sortie… Je vais vous guider jusqu’à l’entrée principale menant à la cour extérieure, ce sera encore le moins suspect et compromettant. Ensuite il vous sera assurément aisé de vous fondre dans la foule, de traverser la cour extérieure jusqu’à retrouver les rues de Port-Réal… Pour ma part je m’arrêterai à l’huis de la cour intérieure, devant le pont-levis, à défaut de pouvoir vous emmener plus en avant. Elle s’assura que les indications données lui convenaient puis avec un sourire, poussa la porte. Allons-y. »

C’est naturellement que la dryade avait repris sa prestance distante, incontestablement noble et visiblement absolument pas tiraillée par un éventuel secret à cacher. Tout comme ils étaient entrés, elle déposa délicatement sa main sur le bras de son compagnon de route et l’entraîna avec tranquillité. Tout en logeant les jardins, ils eurent l’occasion d’admirer nonchalamment les étoiles et progressèrent paisiblement dans la cour intérieure où, à une centaine de mètres de distance, se dressait majestueusement le pont-levis. Shaïra profita alors des quelques instants qu’il leur restait encore pour tourner doucement son visage vers le voyage et lui demander : « Vers où partirez-vous ensuite, Aslak ? » Honnête curiosité en l’occurrence, elle n’avait guère de raisons de vouloir l’inquiéter en envoyant des troupes à sa poursuite. Ils parvinrent finalement jusqu’au pont, par chance d’ors et déjà abaissé pour l’entrée d’un quelconque lord invité. Une aubaine… S’il avait été levé, les gardes auraient certainement insisté pour que le Commandant des Dents de Freux soit mis au courant avant d’agir – or, elle n’avait absolument pas envie de subir l’inquisition de son cher Alrik. Ils n’avaient pas beaucoup de temps, aussi se tourna-t-elle vers Aslak dans un vif mouvement. Sourire aux lippes, elle inclina légèrement la tête pour le saluer et approcha, plus près que le voudrait la convenance, pour susurrer au creux de son oreille. « Adieu Aslak, prenez soin de vous. »

Le reitre eut à peine le temps de traverser que les gardes s’échinèrent déjà à remonter le lourd pont-levis, qui craqua bruyamment une parvenu à destination. C’était mieux ainsi peut-être, ne pas s’appesantir, elle n’eut qu’une fugitive image de sa silhouette s’évanouissant parmi les badauds amassés pour faire entendre leurs requêtes… Elle demeura immobile suffisamment longtemps pour qu’un factionnaire s’enquiert de son état, ce qui lui arracha une formule rassurante. « Vous allez bien ma Dame ? Fort bien. Comme un dragon privé d’ailes. » Le contraste laissa l’homme perplexe et interrogatif, mais il n’obtient pas un mot de plus de la jeune femme. Un doux soupir s’échappa de sa bouche ourlé d’un délicat sourire puis elle fit volte-face, ignorant les regards qui pouvaient s’attarder sur sa marche solitaire et pourtant légère, apaisée d’un poids, qu’elles étaient loin les sombres pensées ! Toujours pas d’ailes, mais elle avait pu goûter au ciel à nouveau. Elle espéra que cet état de grâce durerait le plus longtemps possible, mais elle ne se faisait guère d’illusions sur le sujet, il y avait toujours de quoi se soucier et être souffrant dans cette forteresse… Cela dit, elle aurait au moins l’image du fougueux Aslak, emprunt de liberté et au discours charmeur, pour se réchauffer le cœur.


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Aslak
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Message Ven 23 Nov 2012 - 13:33

L'idée même de finir dans les geôles pour le bon plaisir de la jeune femme était d'une plaisance non feinte. Déjà pouvoir observer ne serait-ce qu'une seule fois ces courbes envoutantes sans retenue - et même avoir pu en profiter longuement si on voulait être honnête - était quelque chose d'incroyable. Alors savoir qu'on était maintenu captif pour pouvoir combler les désirs d'une si somptueuse femme aussi régulièrement qu'elle le voulait... Il n'était pas même pas certain que cela représentait une punition. Il aurait été totalement capable d'accepter. Après tout qu'était un quotidien enfermé quand en songe on avait un ange - un brin machiavélique pour le coup il était certain - qui venait régulièrement vous voir jusqu'à ce que la réalité ne prenne le dessus de nouveau pour vous écraser et vous faire davantage encore apprécier le songe suivant. Une boucle sans fin où les moments avec la jeune femme seraient de plus en plus imposants. Bien sûr il lui manquerait sa liberté si chère à son coeur mais que ne ferait-il pas pour une femme. "Méfiez vous, je pourrais encore bien accepter..." il rit doucement avant de laisser ses doigts glisser avec aisance et douceur sur l'échine de la jeune femme. Il avait envie de profiter encore de cette peau entretenue et soignée au delà de ce qui était possible pour les trois quart des personnes féminines qui se retrouvaient dans ses bras. Il observa ses longues jambes lorsqu'elles se dévoilèrent pour annoncer un début de mouvement laissant ses prunelles retracer avec désir une telle anatomie. Néanmoins, la jeune femme ne s'écarta pas trop vite revenant à ses côtés et ce geste fut appréciateur pour pouvoir profiter encore un instant de ce contact chaleureux qui les avait unis longuement quelques minutes auparavant. Ses doigts remontèrent jusque la nuque de la jeune femme, s'amusant des quelques mèches naissantes à la lisière du cuir chevelu avec une délicatesse avouée.

Son sourire se fit charmeur et doux au propos qui répondaient à ceux qu'il avait émis en dernier et qui rappelait une cruelle réalité qu'il n'avait pas tellement envie de rejoindre dans l'immédiat.. Il est vrai qu'il n'aurait pu rêver d'un tel instant. Le côté écourté et éphémère de leur rencontre s'était gravé dès le premier regard dans leur relation. Ils avaient même été bien plus loin que la bienséance indiquait. Ils n'avaient pas réfléchi et autant pour lui cela paraissait normal, autant pour la noble dame qui se trouvait à ses côtés, il était persuadé que cela changeait de l'habituelle routine que lui imposait son rang. C'était toujours pareil. Les pauvres souhaitaient plus que tout trouver la confort et l'enfermement sécuritaire que leur offrait le luxe, et les nobles eux ne rêvaient que de la liberté qu'une vie sans responsabilités pouvaient apporter. BIen sûr ce n'était pas tout le monde, mais la majorité pensait de la sorte. Lui n'aspirait pas au luxe et se complaisait parfaitement dans sa vie, mais ce n'était pas toujours évident à assumer et il le comprenait bien. Et puis une femme comme Shaïra était d'une beauté telle qu'on ne la voyait pas autrement vêtue que d'autours somptueux inutiles bien sûr pour sa beauté dont la nudité suffisait mais qui lui étaient davantage dignes contrairement à des vêtements de bas de gamme que l'on pouvait trouver dans les quartiers moins riches. Cependant, certes elle était somptueuse et laisser son regard s'égarer éternellement sur sa peau serait un plaisir sans fin, mais il n'y avait pas que ça chez la jeune femme qui plaisait à Aslak. En réalité, son caractère était tout aussi intéressant que le personnage. Elle n'était pas de celles qui refusent de s'adapter simplement parce qu'elles ont un rang à tenir. Après tout, elle avait eu connaissance rapidement de l'absence de sang noble dans ses veines. Quand on passait un certain temps avec lui, il n'était pas difficile de s'en rendre compte. Et pourtant, elle s'était adaptée à lui et ne l'avait pas rejeté. Il ne niait pas que son attitude charmeuse et l'entretien qu'il s'octroyait depuis qu'il vivait chez son frère avait du peser dans la balance. Mais certaines l'auraient tout simplement ignoré parce qu'il n'était qu'un voyageur. CEtte jeune femme elle avait simplement répondu à son envie et c'était quelque chose qui lui avait beaucoup plu.

L'écoutant il ne put laisser échapper un rire doux alors qu'elle émettait l'hypothèse qu'il puisse l'oublier. Cela lui paraissait totalement impossible et il comptait bien lui faire part de cette pensée. Ses lèvres répondirent d'abord au furtif échange avant de laisser échapper des sonorités sous forme de mots.

"Vous oublier ? Cela me parait totalement impossible. Tant que ma vie m'insufflera la capacité de penser, mes songes me ramèneront éternellement vers vous. Et quand même bien je serais mort, je suis persuadé que vous me hanteriez encore..."

Pendant son discours, ses prunelles n'avaient quitté la physionomie féminine qui se mouvait à ses côtés, un sourire aux lèvres de pouvoir encore contempler la jeune femme. La suite le surprit cependant. Les mains de Shaïra avait défait un collier qu'il avait déjà observé lorsqu'il ornait la nudité imposée mais même un peu plus tôt face au décolleté qu'elle avait et qui permettait d'entrevoir ce joyau. Mais il ne s'attendait pas à ce que celui-ci termine son chemin dans sa paume. Pas un seul mot vraiment n'accompagna ce présent mais il ne put s'empêcher de comprendre que ça en était pourtant bien un. Observant le scintillement du bijou, il le regarda longuement alors que ses doigts délicatement retraçait les contours de cette "Seastar" qu'elle venait de faire sienne. C'était la première fois qu'on lui offrait un tel présent non pas pour qu'il l'apporte ou attendant quelque chose en retour. Il ne l'avait également pas volé. Cela changeait beaucoup de chose et un sourire discrètement touché se dessina sur ses lippes ne pouvant nier le plaisir d'obtenir quelque chose de la jeune femme. Il n'attendit pas plus longtemps pour attacher le magnifique présent autour de son propre cou. Il devrait cependant faire attention à dissimuler comme il se doit ce précieux autour pour qu'on ne vienne pas lui voler par la suite. Mais la chaine était assez longue pour permettre un camouflage derrière les hauts qui le vêtiraient. Après tout, il n'était qu'un homme, les décolletés ce n'était pas son domaine. La jeune dame s'était déjà levée et il en fit alors de même en exposant fièrement le joyau.

"Je dois être bien plus beau maintenant."

Un rire doux s'échappa de nouveau alors qu'il observa Shaïra en train de cacher à nouveau ses formes sous des habits. Autant en profiter rapidement alors pour laisser son regard retracer à nouveau les quelques courbes encore disponible. Bien qu'il n'était pas pudique, il se devait cependant de retrouver ses vêtements car il se doutait bien que c'était mieux pour sortir de la pièce et faire face au reste du monde dont il était coupé pour le moment, encore sur un nuage qui s'évaporerait cependant bien assez tôt. La belle Dame se révéla alors taquine et un sourire en coin orna ses lèvres alors qu'elle tentait de le converser dans une nudité apparente. Tout aussi joueur que la charmante demoiselle, il ne pouvait nier l'envie d'entrer dans ce jeu.

"Jamais vu ? Hm... C'est donc pour ça que vous vous êtes jetée sur moi sans retenue ? JE suis arrivé nu et vous n'avez pu résister à la vue alors vous m'avez entièrement dévoré... je comprends je comprends."

Ironie, amusement et mensonges joueurs qui venaient orner ses propos qui bien évidemment permettaient plus de profiter encore de l'instant. Son rire s'échappa à nouveau alors qu'il s'imaginait être entré dans le Donjon Rouge nu. Déjà il était persuadé qu'il n'y serait jamais entré même avec la chevalière de son frère. On l'aurait sûrement demandé de partir à coup de lames acérées ou mieux encore on l'aurait envoyé sûrement directement dans les geôles sans passer par la case visite de l'établissement. Et autant y être habillé n'était pas des plus confortables, mais alors nu... Il ne préférait même pas imaginer car rien que l'idée lui donnait des frissons. Mais son esprit s'occupa rapidement à autre chose pour participer à un enfantillage teinté de sensualité qu'imposait la récupération de ses vêtements auprès de la détentrice actuelle de ceux-ci. Il leur fallut par conséquent un temps certain pour pouvoir être de nouveau entièrement vêtu car pourquoi aurait-il du être le seul à rester nu ? Donc l'amusement avait poussé encore quelques déshabillages et rhabillages hauts en couleurs avant de finir quand même par achever ce moment alors qu'il ajustait les sangles nécessaire à la maintenance de ses lances sur son échine. Un sourire amusé s'adressa à la jeune femme alors qu'il la regardait en coin, les derniers ajustements réalisés permettant de paraître décent et ne dissimulant rien aux yeux des autres. Il la suivit alors pour sortir de cette merveilleuse pièce qui resterait gravée à tout jamais dans sa tête. Il s'amusa à imaginer l'ignorance des ébats qui avaient eu lieu ici par le prochain visiteur. Avant de franchir la porte qui détruirait la chaleur qui les avait unis, il écouta d'abord un propos qui apportait un sourire ravi sur son faciès puis ensuite d'autres qui indiquaient la marche à suivre pour arriver à sortir intact de l'établissement. Il l'arrêta néanmoins d'une étreinte délicate sur son poignet quand elle s'apprêta à pousser la porte.

"Moi aussi j'ai un présent." Son regard sembla alors chercher quelque chose sur ses propres vêtements qu'il finit par trouver. Ce n'était qu'un fil qu'il se mit à tirer avant de le couper pour obtenir une longueur acceptable. Prenant le poignet libre de la jeune femme, il noua délicatement le fil autour de son poignet."Ceci n'est qu'un cadeau qui ne vaut clairement le votre mais c'est davantage son histoire qui est intéressante. Là où je suis né, on dit que si on veut revoir quelqu'un il suffit de lui donner le fil qui le mènera à toi." Il sourit avant d'ajouter "Ce ne sont que des contes pour enfants mais si on y croit pas un peu ils n'ont aucune raison d'être, non ? " Il rit avant de dire "Nénamoins, il est à peine visible et facilement dissimulable pour ne pas avoir la honte de porter un bout de vêtement. Il peut aussi facilement être coupé."

Un clin d'oeil se joignit à ses propos pour indiquer qu'il n'y avait aucune obligation à garder un tel présent. Ses lèvres rejoignirent la paume qu'il tenait encore dans sa main avant de sourire avec son habituel charme permettant désormais à la jeune femme de reprendre la route vers la sortie. Leur route se déroula comme au début de leur rencontre bien qu'une douceur nouvellement obtenue agrémentait leur relation. Son bras acceptait de nouveau la main qui était posée et il prit grand plaisir à cette démarche nocturne teintée d'étoiles qui offraient un moment un peu magique à ces derniers moments en charmante compagnie. Une question vint discrètement feindre le silence. Regardant Shaïra, il ne prit la parole qu'après une observation un peu plus soutenue de son regard hétéroclite qui était difficilement objectivé au vu de l'absence de luminosité adéquate.

"Je reste encore un temps sur les Terres de la Couronne mais à un moment mes pas m'emmèneront sûrement vers le nord..."

Mais la fin arriva plus promptement qu'il n'aurait voulu et les adieux durent se faire avec empressement, la situation l'imposant. Son sourire resta gravé sur ses lèvres alors que délicatement il imposa sa main dans le bas de l'échine de la jeune femme pour la contenir un rien plus longtemps près de lui alors que son doux phonème atteignaient son ouïe.

"Vous aussi ma Dame." dit-il frôlant la peau du cou de ses lèvres avant de s'arracher à cette furtive étreinte.

Il disparut alors rapidement au delà du Pont-Levis qui n'attendit qu'une seconde à peine avant de déjà se relever l'empêchant en se retournant d'apercevoir la silhouette qu'il étreignait quelques secondes plus tôt. Il ne s'attarda pas cependant et retrouva rapidement les rues de Port-Réal avant de s'arrêter de nouveau et de se retourner pour apercevoir le Donjon Rouge. Bâtiment où il se trouvait quelques instants plus tôt. Son sourire était amusé mais particulièrement doux alors que sa main joua délicatement avec le pendentif qui trônait sous son haut, indice inévitable d'un moment qui n'avait pas été qu'un rêve éphémère. Il allait désormais retourner à sa vie de reître bien loin de la dame qui était la plus belle de Westeros et qui avait été sienne quelques instants inoubliables.






You're kidding ?? This smell is mine ? holly crap... i stink!
" Qui dit porte dit monstre, qui dit monstre dit dragon et qui dit dragon dit courez, moralité: qui dit porte dit courez ! "

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