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La rencontre entre la Foi et l'Epée [Melara - Alexander]

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Message Lun 9 Juil 2012 - 7:11



La journée avait parfaitement commencé sur Vivesaigues, la jeune Septa étant très satisfaite des progrès de lord Edwyn dans ses leçons d'étiquette. Il était important qu'il sache se comporter et surtout, agir en accord avec son rang en société. Les progrès qu'il faisait et la volonté qu'il affichait pour apprendre réchauffaient le coeur de Melara. Finalement, malgré son jeune âge et les lourdes responsabilités dont il avait hérité à la mort de son père, le jeune garçon y mettait vraiment du sien. Ce n'était pas toujours une partie de plaisir de devoir prendre en charge l'éducation d'un héritier mais bon, vu l'honneur que cela représentait, elle ne pouvait que ressentir de la fierté à chaque pas supplémentaire que faisait l'enfant vers son destin. La vie au château était palpitante et la jeune femme s'entendait bien avec tout le monde mais malgré tout, rien ne pouvait remplacer l'apport émotionnel et le soutien du Septon Desmond. Habillée de sa robe rouge en velours qu'elle portait lors de ses déplacements, la Septa décida d'aller rendre visite à son mentor. Elle devait lui parler de son périple au côté du jeune Suzerain et des personnes dont elle avait fait la connaissance, afin d'avoir son opinion sur certains points. C’était bien l’une des rares personnes en qui elle avait une totale confiance pour la guider, ses conseils étant toujours pertinents et judicieux. Elle espérait bien qu’un jour, une autre personne aurait les mêmes sentiments de respect et de confiance à son égard.

Calmement, le sourire aux lèvres et excitée à l'idée de revoir le Septon d'Harrenhal, elle descendit aux écuries afin de faire seller un cheval. Malheureusement, le palefrenier distrait par une nuit de beuverie, se trompa de cheval et prépara l'un des nouveaux arrivés encore un peu sauvage. Ignorante de la chose, la Septa se dirigea vers les portes du château, laissant le jeune Suzerain entre les mains du Mestre pour ses autres leçons. Lorsqu'elles s'ouvrirent pour la laisser partir, le palefrenier l'aida à monter en selle, prenant bien soin de ne pas outrepasser ses attributions envers une religieuse. Il aurait été du plus mauvais effet qu'un roturier s'avise de toucher négligemment la Septa de la Maison Tully, même si l'alcool ingurgité pouvait lui servir d'excuse. Assise en amazone sur le dos du cheval, Melara sortit du château en prenant la direction du septuaire d'Harrenhal. Elle avait hâte de pouvoir raconter tout ce qu'elle avait vu à son mentor, notamment les progrès considérables qu'avaient effectué lord Edwyn dans ses relations avec les autres, parvenant à se faire des amis et même à les inviter à Vivesaigues. Elle avait longtemps cru que la mort de son père avait provoqué un blocage chez l'enfant, une sorte de problème pour qu'il noue des relations saines avec d'autres personnes. En effet, la politique du Conflans ne l'encourageait pas à beaucoup d'ouverture, surtout lorsque les rumeurs de rébellion chez les vassaux du Suzerain arrivaient aux oreilles de ce dernier.

Quoiqu'il en soit, la jolie brune accéléra un peu l'allure, espérant arriver en un peu plus d'une heure à destination. Le ciel était ensoleillé et les dieux semblaient lui montrer le chemin tellement le sentier baignait dans la lumière. Il faut dire qu'un peu passé le zénith solaire, la lumière était à son firmament. Elle traversa le village en souriant, comptant bien encore un peu accélérer une fois dans les plaines. Ce n’était certes pas très prudent vu son habilité avec les chevaux mais bon, l’excitation de faire part de ses aventures au Septon Desmond était sans doute bien trop grande pour la religieuse. D’ailleurs, les dieux semblèrent punir cette euphorie d’une bien étrange façon. En effet, alors qu’elle parcourait le chemin qui devait la mener à Harrenhal, un sanglier sauvage fit irruption des bosquets et coupa la route du cheval. Melara eut juste le temps de se cramponner que l’animal s’arrêta net, se cabrant légèrement de surprise avant de partir au galop. Cette brusquerie eut pour effet de faire perdre l’équilibre de la Septa qui eut bien du mal à se redresser, le pied encore dans l’étrier mais les sangles pendant dans le vide. Criant pour qu’on lui vienne en aide, la jeune femme ne pouvait que se tenir à la crinière du cheval devenu incontrôlable, en espérant que quelqu’un intervienne avant qu’elle ne fasse une chute pouvant être très dangereuse vu l’allure de son destrier.

« Au secours !!!!!! Aidez-moi !!!!! »

Des mots sans doute inaudibles tant la religieuse essayait de ne pas tomber dans sa position précaire. Elle qui était si heureuse d’aller à Harrenhal, elle commençait à regretter grandement cette joie qui faisait place à une peur intense. Elle avait déjà vu des chutes de ce genre dans sa jeunesse et les victimes ne s’en sortaient que très rarement sans blessure. Le fils du palefrenier du Suzerain de sa famille était d’ailleurs mort d’une chute de cheval, ce qui lui laissait entrevoir le danger et la situation périlleuse dans laquelle elle se trouvait. Les mouvements de l’étalon ne lui permettaient pas de reprendre son assise sur la selle, son poids ne posant uniquement plus que l’étrier gauche. Melara essayait d’au moins poser son corps sur la selle, même si la position ne serait pas très orthodoxe mais bon, pour s’en sortir, elle était largement prête à ce sacrifice. Il fallait espérer que la selle ne cède pas sous cette utilisation et cette pression anormale. Ses cris continuèrent alors que le cheval s’enfonça dans la forêt, augmentant le risque de blessure mortelle vu les pierres et autres branches qui jalonnaient le sol. Au final, elle aurait peut-être dû se laisser tomber dans la plaine, cela aurait certainement fait mal mais bon, bien moins que si elle se fracassait le crâne sur un rocher. Une main agrippée à la crinière du cheval et l’autre à la selle, la brunette essaya de se stabiliser mais malheureusement, elle commença à sentir la selle se dérober sous son pied. Les sangles n’avaient sans doute pas été assez serrées pour ce genre d’exercices acrobatiques et cela commençait à sentir très mauvais pour sa santé.
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Message Lun 9 Juil 2012 - 20:41

Le courant remontait vers la source.
C’était vraiment étrange comme sensation. A peine quelques jours que nous étions arrivé a Vivesaigue après un voyage qui avait été calme jusqu’à la fin… puis tout avait basculé. Des brigands, le chant des épées, des arcs et des défunts, tout ça en l’espace de quelques minutes, puis c’était de nouveau fini et nous reprenions la route, un de moins dans notre troupe et des captifs avec nous, trainé derrière nos chevaux comme des bêtes de sommes.

Depuis notre arrivé à Vivesaigue, j’avais ressassé cette scène sans cesse. J’étais certain qu’on aurait réussi à éviter la mort de ce pauvre bougre de paludier si nous avions mieux préparé nos défenses. Mon oncle m’avait hurlé dessus le matin même, nous avions eu une dispute. Il me priait de tout son être de ne plus continuer à penser à ça, me disant que notre conduite avait été parfaite, que si nous avions agis différemment, il y aurait eu bien d’autres morts ce jour là, mais c’était plus fort que moi, je ne pouvais pas m’enlever ça de la tête. Alors j’avais attendu à notre chambre, penché à la fenêtre, regardant le soleil se lever sur le Conflans, les rayons du soleil se refléter sur le courant de l’eau… puis j’avais pris ma décision. J’avais même hésité à faire signe à Lyessa… mais finalement, je m’étais résigné. Elle avait besoin de calme pour se remettre de la perte de son compagnon. Pour moi, il n’avait été qu’une personne qui suivait la même route que moi… pour elle il avait été comme un père.

J’avais donc pris la route bien tôt, laissant mon oncle à ses préparatifs pour retourner dans l’Ouest. Aujourd’hui, ça serait Hivernale et moi. Nous portions tout deux nos armures d’ailleurs, la monture comme moi. Si ce n’était la harpe qui pendait sur le coté de mon cheval, je n’étais qu’un chevalier solitaire et comme on en croise souvent sur les routes.
J’ai atteins le tertre avant midi, laissant ma monture sur le bord de la rivière pour placer de nouvelles pierres sur la tombe, renforçant la structure. Le soleil tapait fort et haut et je n’avais pas réussi à garder mon armure, la posant au pied de mon cheval. J’ai passé une bonne heure ici, à regarder la tombe, cherchant un moyen d’honorer le pauvre bougre mieux qu’il ne l’avait été dans la précipitation… mais maintenant, nous avions fait de notre mieux.

J’étais là, au bord de l’eau en train de faire sonner les notes de ma harpe, adossé à une grosse pierre fraiche quand je notais le mouvement des oreilles de ma monture. En général, la bête était toute ouïe quand les notes de l’instrument sonnaient, mais là… quelque chose avait attiré son attention. Elle avait même fini par relever sa tête caparaçonnée pour regarder dans le lointain. Mes idées s’embrouillèrent, je pensais immédiatement à des bandits, j’enfilais donc mon armure et rangea ma harpe avant de monter en selle quand je la vis… cette jeune femme sur sa monture fougueuse.
Ce ne fut d’abord qu’une silhouette… puis le cheval bifurque pour foncer droit vers le couvert des arbres et j’entendis ses cris distinctement. Sans réfléchir, je rabattis mon heaume pour me protéger des branches basses qui m’attendraient inévitablement sous les arbres et fit foncer Hivernale dans la même direction que la jeune femme et sa bête.

Il me fallut de longues minutes avant de réussir à grappiller du terrain sur le cheval fou, l’entrainement de ma monture me rendis fier pendant un instant avant que je ne note la position précaire de la jeune femme, son inclinaison. Elle allait tomber et manquer de se fracasser le crane si je ne faisais pas quelque chose de très rapide pour lui venir en aide. Décidant de pousser Hivernale encore au delà de ses forces, je mis des coups dans les cotes de la bête qui secoua la tête, mais accéléra tout de même encore plus pour nous porter petit à petit au niveau de la jeune inconnue.
Je tentais de hurler quelque chose à son intention, mais me résignait. Elle me tournait le dos et je ne savais pas vraiment si elle avait noté mon arrivée de toute façon. Il n’était pas l’heure de la galanterie et des courbettes, j’aurais tout le temps de m’excuser plus tard pour ce que j’allais faire maintenant.

Laissant à Hivernale du mou pour continuer à suivre la monture de l’inconnue, je modifiais mon assise pour avoir les deux mains libres. Une fois je tentais en vain de saisir la bride de la monture, mais je manquais moi-même de basculer en avant. Décidant de changer d’angle d’attaque, je pris sur moi d’attendre une seconde, puis deux, puis trois et une fois nos deux montures assez proches, je plongeais les mains vers les hanches de la Demoiseille pour la saisir avec force et la faire décoller de sa monture pour la tirer contre moi. L’action manqua une nouvelle fois de me faire tomber de ma monture, mais Hivernale était bien entrainée et elle ralenti presque immédiatement après que j’eu pris la jeune femme dans mes bras pour la tirer sur son dos.

Pendant une seconde, je ne dis rien, laissant à la monture le temps de s’arrêter complètement, puis je pris enfin la parole.


- Est-ce que vous allez bien ma Dame ?

Je venais à peine de me rendre compte que je la tenais toujours ferrement contre moi et fini par relâcher mon étreinte pour lui laisser le temps de se remettre.

- Êtes vous blessée ?
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Message Jeu 12 Juil 2012 - 9:06

La mort lui semblait de plus en plus promise et à chaque mouvement supplémentaire du cheval, Melara glissait un petit peu plus, rendant sa position précaire. Mourir dans une forêt suite à une chute de cheval n'était pas vraiment une fin à laquelle elle s'attendait, lorsqu'elle quitta sa Maison pour donner un autre sens à sa vie. Peut-être était-ce un signe des Sept qui voulaient mettre sa foi à l'épreuve ou simplement désapprouvaient-ils la satisfaction qu'elle avait exprimé dans l'éducation du jeune lord Tully. En tout cas, quoiqu'il s'agisse, elle ne semblait pas pouvoir l'éviter, ses doigts commençant à lâcher prise au niveau de la crinière de l'étalon et la selle glissant doucement mais sûrement, pour lui faire perdre son dernier appui. Il n'y avait plus qu'à espérer que lors de sa chute, un miracle lui ferait éviter les pierres jonchant le sol, ainsi qu'une arrivée brutale contre un arbre pouvant faire de nombreux dégâts. Finalement, elle aurait vraiment du se laisser tomber dans la plaine, cela lui aurait certes fait très mal mais au moins, elle ne serait pas occupée à prier pour qu'aucun rocher ne soit sur sa trajectoire.

Trop occupée à se cramponner et à prier pour son salut, la Septa ne remarqua pas le cavalier venu lui prêter main forte pour la sortir de l'ennui. La peur avait fini par lui faire fermer les yeux, son corps se dérobant peu à peu à son cheval. Il n'y avait plus rien à faire à part prier et espérer que les Sept l'entendraient. Cependant, alors qu'elle s'attendait à une douleur importante, elle sembla voler l'espace d'un instant, ses pieds quittant l'étrier et sa main lâcha la prise sur la selle, comme si le destin venait de la happer brutalement. N'étant pas très forte, elle ne put résister à cette force qui venait de s'emparer d'elle, la tirant vers sa fin potentielle. La Septa s'attendait à la douleur des pierres, le fracas de son corps contre le sol mais étrangement, elle ressentit un sensation étrange, comme si elle était à nouveau sur son cheval. Ouvrant les yeux doucement, terrifiée à l'idée qu'elle était peut-être morte sur le cou et qu'elle devrait faire face à l'Etranger, qu'elle ne fut pas sa surprise en voyant qu'un homme venait de la secourir. La tenant fermement contre lui, de façon assez peu convenable pour une religieuse, il lui demanda si elle allez bien.

Sous le choc, Melara en perdit momentanément l'usage de la parole, essayant de reprendre ses idées. Erudite dans les Maisons Nobles et leurs emblèmes, la Septa reconnut les armoiries de la Maison Garner. C'était donc un noble des Terres de l'Ouest qui l'avait secouru et la façon qu'il avait de la tenir ne manqua pas de faire rougir un peu la jeune femme, peu habituée à une telle proximité avec un homme en dehors de lord Edwyn Tully. Comprenant sans doute son malaise, il la libéra de son étreinte, lui demandant à nouveau si elle se portait bien et si elle n'était point blessée. Reprenant un peu de consistance après une telle aventure, la religieuse le regarda un furtif instant avant de détourner le regard vu la distance réduite qu'il y avait entre eux sur ce cheval.

« Je vais bien Ser, grâce à vous. Je me voyais déjà sous le jugement de l'Etranger. Je vous remercie de m'avoir sauvée. »

Bien consciente qu'un chevalier venu d'une autre terre n'était pas toujours le plus digne de confiance, Melara préféra taire son lien avec la Maison Tully, ne voulant pas mettre dans l'embarras son jeune Seigneur. Il valait mieux que cet homme la voit comme une simple religieuse sans grande valeur. Elle avait souvent eu vent de l'utilisation d'otages lors de négociation dans des conflits et elle ne voulait pas que cela soit son cas. Elle attendit patiemment que le magnifique cheval du chevalier soit à l'arrêt et n'étant pas une femme du monde, elle en descendit d'un coup de rein. Elle se laissa glisser sur la selle et finit par toucher sol. Evidemment, la jeune Septa avait oublié qu'elle se trouvait dans une zone rocheuse et que de nombreuses pierres jalonnaient le sol. Aussi, sa réception fut nettement moins aisée qu'elle ne le pensait et c'est donc assez maladroitement qu'elle perdit l'équilibre et tomba au sol. Sur ce coup, elle s'était montrée un peu trop confiante en ses capacités physiques et cela venait de la rendre ridicule. Quoiqu'il en soit, elle se releva avec hâte, dépoussiérant sa robe tout en assurant au chevalier qu'elle allait bien et en profitant de la situation pour en apprendre un peu plus sur lui.

« Je vais bien, je vais bien. Au fait Ser, que fait un membre de la Maison Garner aussi loin de chez lui ? Vous venez porter un message ou peut-être êtes-vous là pour les noces ? Enfin, excusez-moi Ser, je suis sans doute trop indiscrète. »
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Message Ven 13 Juil 2012 - 19:39

La monture stoppée, je pris tout de même quelques secondes pour retrouver mes esprits. Cette course a travers bois n’avait rien d’anodin et avec la jeune femme aussi prêt de moi, j’étais certain qu’elle pouvait entendre mon cœur battre derrière mon armure à une vitesse qui frôlait l’alarmant. Mes yeux suivirent la course de son cheval a travers les arbres, il ne fut bientôt plus qu’un point sombre entre deux arbres avant de disparaître complètement, son image s’étant évaporer bien avant le bruit de ses sabots. Riant de bon cœur pour faire redescendre la tension, je fini par relever la visière de mon heaume en forme de grand duc pour révéler mes yeux à la jeune femme.

- Il semblerait que les Septs ne soient pas encore prêt à vous recevoir. L’Etranger devait regarder ailleurs pendant que votre cheval courait à travers champs et forêt, une bonne chose assurément…

J’avais dis ça sur un ton amical. J’avais dans l’idée que la jeune femme devait être aussi mal à l’aise que moi à cet instant précis.
Quand elle se laissa tomber au sol, je ne fis rien, il était normal qu’elle désire prendre de la distance par rapport à moi, l’étiquette l’exigeait. Mais quand ses chevilles se dérobèrent, je ne pus m’empêcher de tendre de nouveau une main vers elle pour l’aider à se relever.

C’est ce moment précis qu’elle choisi pour me surprendre pour la première fois. Alors comme ça, elle avait reconnue l’emblème de ma Maison. Voilà qui était agréable, surtout aussi loin de chez moi comme elle le releva également.
Je haussais les épaules, accompagnant mon mouvement d’un cliquetis d’armure.


- J’ai entendu dire qu’il y avait de forte chance pour que je trouve des jeunes femmes en détresse dans ces bois, je suis venu vérifier si ce que disent les rumeurs est vrai…

Laissant le dernier mot flotter dans l’air, je posais les yeux sur elle, cherchant à voir si ma boutade prenait ou pas. Mais ce fut plus fort que moi et j’éclatais de rire de nouveau. Je fini par secouer la tête et me reprit après un long soupir.

- Plus sérieusement, mon Oncle et moi somme de passage, nous revenons du Nord, je suis venu de Vivesaigue pour payer mes respects à un compagnon de route qui à perdu la vie non loin sur la Grand-route. Le hasard à voulu qu’Hivernale attire mon attention sur votre débandade. Heureux hasard comme je le disais, n’est-ce pas ?

Flattant l’encolure de ma monture là où elle n’était pas caparaçonnée, je me laissais tomber à mon tour sur le plancher des vaches, retirant mon heaume pour le placer sur le pommeau de la selle.
Il n’était pas descend pour moi de rester si haut perché tandis que je conversais avec une Dame.

- Alexander Garner, comme vous vous en doutez surement. A qui ai-je l’honneur ma Dame ?

Je m’inclinais légèrement pour accompagner ma question. Il fallait avouer que j’étais d’un naturel curieux, voir que ce défaut était même maladif parfois et le fait de trouver une jeune femme dans les bois n’était pas vraiment chose courant. Puis ses atours n’avaient rien de vêtement d’une femme de ferme… ses bijoux non plus d’ailleurs. Un léger doute m’envahi pendant un instant, mais je tenais à l’entendre se présenter tout de même.

Par geste lent, je fini par lui indiquer la selle d’Hivernale, m’écartant légèrement.


- Si vous avez besoin d’un transport pour retourner d’où vous venez… ce sera un plaisir pour ma compagne de vous servir jusqu’à destination ma Dame…

Pour illustrer mes propos, la monture joua du col en faisant cliqueter ses plaques d’armure. Il était vrai que vu sous cet angle, elle n’avait pas l’air des plus amicale, mais son attitude neutre avait tendance à apaiser les gens, même si après son aventure avec sa propre monture, je comprendrais qu’elle est des réticences.
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Message Sam 14 Juil 2012 - 9:15

A première vue, le chevalier ne semblait pas avoir d'intention hostile à son égard mais bon, il était nécessaire de se montrer prudente. Faisant allusion au fait que l'Etranger regardait ailleurs durant cette folle cavalcade, il parvint à arracher un petit rire à la religieuse qui s'était faite exactement la même réflexion. Sur ce coup, elle avait eu beaucoup de chance et comptait bien en remercier les Sept lorsqu'elle serait rentrée. Tel un galant homme, il aida la Septa à se relever après sa petite chute bien maladroite qui traduisait encore la frayeur qu'elle avait eu et qui parvenait encore à faire trembler ses jambes. Il ne semblait pas méchant et d'ailleurs, il parvint à nouveau à arracher un rire à Melara lorsqu'il ironisa sa présence près de Vivesaigues. Il est vrai que sa présence était un don des Sept car sans lui, la jeune femme n'aurait certainement pas pu les prier à nouveau. Amicale et souriante, elle écouta avec attention les explications un peu plus cohérente du chevalier, comprenant qu'il ne venait pas dans le but de nuire à Lord Edwyn. A l'écoute de son récit vantant l’ouïe de son cheval magnifique, la religieuse ne put s'empêcher de remercier ce dernier d'une tendre caresse sur la tête, même si l'harnachement de ce dernier laissait peu de place à un contact direct.

« Je ferais bien de le remercier tout comme vous dans ce cas, Ser. Hivernale, n'est-ce pas un nom curieux pour un cheval venant des Terres de l'Ouest ? A moins que vous ne l'ayez obtenu durant votre voyage dans le Nord ? Mais bon, je suis peut-être trop curieuse. Veuillez m'excuser. »

Comme un gentilhomme le ferait, le chevalier se découvrit et descendit de sa monture pour se présenter. C'était beaucoup d'honneur pour une simple religieuse. Quoiqu'il en soit, son nom signifiait qu'il n'était pas un simple chevalier au service de Lord Garner, mais bien son fils. Cette découverte rendit la situation encore plus gênante pour la Septa qui se voyait accorder des politesses bien au dessus de son rang par un noble chevalier. Afin de lui rendre toutes ces politesses, Melara s'inclina à son tour, un peu plus bas que son sauveur et se présenta d'une petite voix, espérant qu'il ne s'était pas fait de fausses idées sur elle. Le fait qu'un chevalier la prenne pour une dame pouvait rendre la situation bien plus explosive, comme elle l'avait déjà vu lors d'un banquet où un noble s'était mépris sur l'origine d'une servante un peu trop bien habillé à son goût. Cela s'était terminé par une humiliation de la jeune femme qui a du servir nue pour le reste des festivités. Même si de telles choses ne devaient pas être monnaie courante, il existait partout ce genre de personne qui abuse de leur statut pour écraser et humilier les autres.

« Je me nomme Melara, Ser Garner. Je suis Septa à Vivesaigues. Veuillez m'excuser, j'aurais du me présenter immédiatement. »

C'est vrai que ses vêtements n'étaient pas vraiment ceux d'une septa mais bon, elle était également la tutrice du jeune lord Edwyn, ce qui lui valait un certain devoir de présentation lorsqu'elle rencontrait d'autres nobles. Bien qu'habillée plus sobrement au sein du château de Vivesaigues, se vêtir un peu plus lors des déplacements étaient devenus une habitude, ce qui aujourd'hui, rendait cette situation un peu plus délicate. Maintenant, c'est peut-être cette méprise qui lui sauva la vie, vu que peu d'homme, même chevalier, ne perdrait son temps à sauver une septa. Enfin bon, la volonté des Sept n'était pas à remettre en doute. Toujours aussi prévenant, il lui indiqua la selle de son cheval, lui proposant de la ramener chez elle. Il est vrai que sans moyen de transport, cela allait lui prendre plusieurs heures pour rentrer à Vivesaigues. Un peu gênée, elle accepta son offre, le remerciant à nouveau.

« Je vous remercie encore, Ser Garner. Soyez assuré que vous pourrez vous reposer un peu et manger une fois arrivé à Vivesaigues. Hivernale aussi évidemment. »

Souriante en caressant à nouveau le cheval qui était à l'origine de son sauvetage, la Septa comptait bien remercier comme il se doit son sauveur et sa monture en leur offrant le couvert au château. C'était la moindre des choses au final. Il n'y avait plus qu'à espérer que la même chose n'arrive pas une seconde fois. Bien que son cheval ne semblait pas du genre à avoir peur d'une petite bête, quoiqu'un sanglier peut sans doute être considéré comme une grosse bête. En tout cas, vu la maîtrise dont il avait fait preuve durant cette course poursuite, elle se sentait un peu rassurée de l'avoir à ses côtés. Melara attendit qu'il monte sur sa selle, afin qu'il l'aide à s'installer à son tour. Au final, tout ce qu'elle avait à faire, c'était de se cramponner et de prier pour que rien de fâcheux n'arrive jusqu'à ce qu'ils arrivent à bon port. Malgré tout, vu l'armure du cheval, celle du chevalier et de son armure, la jeune femme se demandait si son poids en plus n'allait pas fatiguer la monture plus que de raison, ignorant un peu les standards dans ce domaine.

« Vous êtes sûr que cela ne pose pas de problème de m'emmener, Ser ? Je ne voudrais pas fatiguer inutilement Hivernale. »

En fin de compte, la religieuse était bien plus inquiète pour la santé du cheval que pour la sienne, ne réalisant sans doute pas la longue route qu'elle devrait faire à pied pour rentrer sans cette proposition. Bien sûr, elle n'était pas du genre à se plaindre mais bon, elle devrait sans doute apprendre à accepter les gentillesses qu'on lui propose sans essayer de préserver les autres, surtout les animaux.
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