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L'armurerie du chat noir (PV Clarence Hightower)

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Message Mar 3 Juil 2012 - 23:26

Les eaux du port était d'un calme apaisant, une fine brise marine apportait un parfum salé et les cris des mouettes. C'était bien un des seuls endroits de Port-Réal qui ne sentait pas mauvais et en cela, c'était un des plus beaux endroit de la capitale. Sur les quais, de nombreux navires reposaient au grès des maigres vaguelettes. Des hommes s'affairaient déjà à en décharger les cargaisons. Des matelots à la peau noire, sans doute des hommes des îles d'été, s'échinaient à pousser une lourde caisse en bois tandis qu'un homme basané leur criait des ordres dans une langue inconnue de Garret.

Ce dernier se tenait au comptoir de son échoppe et observait la vie reprendre son cours après la nuit qui s'estompait déjà. Le soleil, faible disque d'or se levait à l'Est et bientôt, les rues de la ville deviendraient une véritable abondance de bruit, de gamins, de gardes et de putains. Le jeune armurier aimait à observer la ville lorsque tout était encore calme. Son vieux maître Grivesec avait coutume de dire que l'aube était un moment étrange et magique car c'était à ce moment là que le temps se suspendait. Et chaque jour, Garret constatait la véracité de ces propos durant quelques minutes. Bientôt le temps reprendrait son cours, les clients et les commandes viendraient. Et le travail commencerait.

Portant son tablier en cuir et ses gants, Garret se tourna vers son atelier, oui tous ses outils étaient en place. L'enclume, les pinces, les marteaux, un bac remplie d'eau, pour refroidir le métal, ainsi que le reste. Il sourit, il pratiquait son métier depuis de nombreuses années déjà et pourtant chaque jour était différent, chaque création était unique. Chaque commande était une aventure.

Deux hommes passèrent devant l'échoppe en parlant fortement. Garret les regarda passer, des manteaux d'or. Il ne les aimaient pas outre mesure mais certains d'entre eux étaient respectables. Il en fallait bien. Il continua de penser tout en déambulant dans le petit bâtiment. Très agréable, l'échoppe du chat noir était un bâtiment à un étage, conçu en bois. La pièce principale en était l'atelier, où Garret réalisait ses création, mais cette pièce se trouvait à l'arrière. A l'avant se tenait une seconde pièce où Garret recevait les clients, écoutait leurs demandes, négociait les prix, les délais. C'était aussi ici qu'il tenait sa comptabilité. Enfin, un comptoir s'ouvrait sur la rue et les quais, Garret pouvait donc observer l'extérieur sans avoir à sortir par la porte. Evidemment, le comptoir pouvait se refermer et un lourd rideau de fer, une invention du jeune homme, venait s'ajouter à la façade de bois, ce qui empêchait toute effraction. Enfin, à l'étage se trouvait la chambre du jeune homme, très spacieuse, elle permettait de vivre dans l'intimité de manière confortable. Un troisième garde passa, en courant cette fois, il y avait donc déjà du grabuge ? Garret soupira et s'accouda au comptoir pour jeter un oeil. Les bagarres sur les quais n'étaient pas bonnes pour les affaires. L'enseigne de l'échoppe se balançait doucement, un chat noir couché au pied d'un If, l'ancienne enseigne de la famille Gisel aujourd'hui éteinte ou presque. Dans tous les cas, oubliée.

La porte se poussa avec une certaine brutalité. Garret poussa un long soupir d'exaspération.


_Lilo, je te l'ai déjà dit cent fois, ne claque pas la porte en entrant. Si un client se trouvait avec moi, ou une gente dame hein ? Tu l'aurais effrayée sans raison.

L'homme qui venait d'entrer sourit de toutes ses dents, jaunes. Il était assez jeune, un air fougueux dans le regard. Ses cheveux bruns tombaient sur ses épaules mais n'étaient pas propre comme ceux du jeune artisan. Ancien voleur des bas fonds, Lilo z'yeux vifs (de son surnom) avait été recruté par Garret pour lui servir de coursier. Troquant son ancienne vie de coupe jarret contre celle d'honnête employé, l'homme n'avait pas jugé bon d'accoutumer son hygiène à son nouveau statut.

_Et par pitié, mon ami, lave toi. Tu sent plus fort que le poisson Dornien après trois jours à macérer dans la saumure. Une infection.

L'autre eut encore un sourire et désigna une caisse qu'il venait de poser au sol, dans l'atelier.

_Les peaux de renard blancs, importées du Nord. Elles sont arrivées ce matin par bateau. Il y avait un corbeau dans le navire.

_Un corbeau ?


_Un frère de la garde noire quoi. Un corbeau. Un noiraud.

Garret eut un geste agacé. La garde noire hein ? Plus le temps passait, plus ses membres étaient recrutés parmi la lie de la société. Si le roi ne faisait rien, bientôt les gardiens du mur ne seraient plus que des violeurs, des bandits, des sans foi ni lois. Enfin, ce n'était pas vraiment l'affaire de Garret après tout. Le mur pouvait bien abriter l'ensemble des Frey que ça lui aurait été bien égal, au contraire, qu'ils y restent et qu'ils y gèlent. Il désigna la sortie à son associé.

_Je te donne ta journée, tu l'as bien méritée et comme tu peux le voir, la journée s'annonce calme. Profites de ta paye, mais soit à l'heure demain compris ? Oh, et par les sept, prends un bain, avec du savon. Oh et Lilo... frotte bien.

Une fois l'autre homme parti, Garret se cala sur une chaise, posa ses coudes sur le comptoir et entreprit d'observer la foule, avec un peu de chance, il trouverait un Dornien avec qui parler, il commençait à maîtriser les bases de cette langue et souhaitait se perfectionner.
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Clarence Hightower
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Message Mer 4 Juil 2012 - 11:17

     Clarence n'en démordrait jamais : ni Port-Lannis, ni Port-Réal n'étaient comparables à Villevieille. Il s'attristait de devoir prolonger son séjour dans la capitale, ce cloaque puant bordant la colline d'Aegon où s'élevait le Donjon Rouge, mais ses fonctions de Grand Argentier allaient l'y retenir pour longtemps et la prochaine séance du Conseil restreint n'était jamais que le point de mire des raisons de sa présence ici. Toutefois, Clarence comptait bien profiter de son séjour dans la capitale pour essayer, peut-être en vain, de s'acclimater à cette fourmilière géante, afin de s'y sentir chez lui pour mieux comprendre le fonctionnement inhérent à sa situation de capitale. Au Donjon Rouge, il découvrirait les rouages de l'administration royale, mais dans la cité même, il apprendrait les modes de vie de la « lie » de la population de Westeros. Arrivé au petit matin, il avait pris avec son frère Calvin ses quartiers dans la forteresse des Targaryen, avant de rencontrer officiellement tous les fonctionnaires placés sous son autorité de Grand Argentier. Une fois achevée la ronde des gratte-papier, il avait pris soin de s'informer en long en large et en travers de toutes les dernières informations parvenues ici des quatre coins du royaume. Quelque peu déçu de constater que l'information circulait aussi mal que l'eau des rivières quand elles s'assèchent, il s'en alla dormir après le souper pour trouver dans le sommeil le repos qu'il méritait après un si long voyage depuis Castral Roc. Toutefois, en s'endormant, l'esprit de Clarence se figea sur un renseignement en particulier qu'il tenait de l'un des quatre garde-clefs : il se trouvait à Port-Réal un armurier dont la réputation commençait à essaimer, ce dernier s'illustrant par l'originalité de ses créations. Ainsi avait-il confectionné des boucliers en peau de baleine, des casques taillés dans le crâne de lions, des armures en peaux d'ours... De telles excentricités portaient naturellement cet armurier au rang des curiosités de la capitale les plus intéressantes pour Clarence, et en trouvant le sommeil il se disait qu'il lui faudrait rendre visite à cet artisan au plus vite, afin de constater par lui-même la qualité des ouvrages de ce jeune homme. À vrai dire, pour la réalisation de certains de ses projets, il avait justement besoin d'un armurier nullement effrayé par l'audace et l'originalité et ce Garret Gisel lui semblait tout indiqué s'il était effectivement digne de la réputation qui commençait à entourer son nom. Drôle de nom d'ailleurs, qu'il portait sans doute en souvenir de son noble héritage aujourd'hui disparu. Au petit matin, Clarence était bien décidé à rencontrer cet armurier mais avant de se lancer à corps perdu à sa recherche, il lui fallait savoir où le trouver et comment l'aborder. Il apprit ainsi du Trébuchet du Roi que l'armurerie du « Chat noir » se situait dans le quartier du port, ce qui enchanta le seigneur de Villevieille : il était ainsi assuré de ne pas avoir à creuser les bas-fonds de Port-Réal, de ne pas avoir à fouiller Culpucier pour débusquer l'artisan.

     Il fit route, accompagné de son frère, jusqu'à l'endroit indiqué et après quelques déambulations infructueuses sur les quais, Clarence repéra l'enseigne qu'on lui avait décrite : un chat noir couché au pied d'un if. « Original, pour un armurier. » Auparavant, il avait pris le temps d'observer les navires qui allaient et venaient non loin du port, et il s'était amusé à reconnaître les pavillons battus par chacun d'eux. Il avait reconnu un navire en provenance de la Treille, qui portait sans doute une importante cargaison de bon vin de l'île méridionale. Il avait reconnu un navire en provenance de Braavos, qui faisait halte là avant de reprendre sans doute la route de Villevieille pour y délivrer ses objets précieux, ses épices, ses fourrures rares. Un autre bâtiment venait de Blancport comme en témoignait le triton blanc qui tremblait sur sa lourde voile turquoise, mais que faisait-il ici ? Ces questions amusaient le jeune homme. Clarence arborait l'écusson de Grand Argentier sur le revers de sa tunique grise, et les manteaux d'or qui croisaient son chemin s'inclinaient sur son passage, car on salue toujours la main qui nourrit avec respect et courtoisie, même quand on n'a point reçu d'éducation en ce sens. C'est une sorte de réflexe primitif que de courber l'échine contre la pitance et la protection, et les chiens du Guet de Port-Réal n'y échappaient guère, trop fidèles et trop dociles qu'ils étaient envers leurs maîtres. Aux abords de l'échoppe de l'armurier, Clarence et son frère Calvin croisèrent la route d'un homme qui quittait l'établissement et exhalait une telle puanteur que les yeux des deux frères piquèrent quelques instants. C'était là un désagrément très courant à Port-Réal, mais c'était toujours une désagréable surprise de voir son nez pris d'assaut par les parfums les plus nauséabonds qui soient. L'haleine même d'un kraken aurait été plus agréable ! Non loin se trouvait l'entrée de l'échoppe, qui s'ouvrait sur un comptoir où l'on voyait assis un jeune homme à la chevelure châtain et qu'on devinait puissamment bâti, ce qui était probablement le fruit d'années et d'années de travail à l'armurerie. Était-ce Garret Gisel, ou son assistant ? Clarence n'en savait que trop peu à cet égard, mais il s'avança vers cet homme-là malgré tout, suivi de son frère Calvin qui demeurait cependant en retrait. Parvenu à la hauteur du comptoir, il salua et entra sans plus attendre dans le vif du sujet, en déclarant d'une voix neutre où chantait la patience : « Je cherche l'armurier Garret Gisel. J'aimerais m'entretenir avec lui et très certainement passer une commande. Est-il disponible ? » L'approche était simple, prudente, mais directe, car Clarence n'avait point de temps à perdre, et il savait très bien également que l'artisan non plus, car chaque seconde perdu de son temps représentait un manque à gagner pour son affaire et messire Hightower n'était pas là pour parader l'armurier, mais bien pour faire des affaires avec lui. Selon la tournure qu'elles prendraient, Garret Gisel se serait grandement enrichi avant la fin de la journée.
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Message Mer 4 Juil 2012 - 14:23

Garret vit arriver les deux hommes alors que son associé s'effaçait dans une ruelle, la plus directe pour aller aux bordels de Port Réal. L'armurier soupira, Lilo ne changerait jamais. Son amour pour les putains de bas étages était presque aussi fort que sa répulsion pour l'eau et il avait du faire preuve d'une extrême habileté pour convaincre l'ancien voleur de venir travailler sur les quais. En dehors de ça, l'homme était serviable, digne de confiance et doué dans son travail. De plus son réseau de voleur lui permettait d'être au courant de nombreuses choses sur les autres marchands de la ville, de ce fait, Garret avait pu éviter de se faire voler de la clientèle plusieurs fois et il s'en félicitait. Un vendeur d'armure originaire du Nord avait même tenté de faire courir une rumeur selon laquelle l'échoppe du Chat noir avait fermée ses portes. En entendant parler de ce coup bas, le jeune homme était entré dans une rage noire et il n'avait pas fallut plus de quelques minutes pour qu'il traverse les divers quartier et qu'il aille écraser son poing dans la face du menteur, sous les yeux de sa clientèle. Il avait alors déclaré que l'homme n'avait qu'à porter plainte contre un fantôme puisqu'il aimait à ce point créer de fausses histoires. L'homme n'avait pas porté plainte et la clientèle était revenue vers l'échoppe, consternée de l'attitude de certains marchands malhonnêtes.

L'un des deux hommes adressa la parole à Garret ce qui le sortit de sa rêverie.


_Je cherche l'armurier Garret Gisel. J'aimerais m'entretenir avec lui et très certainement passer une commande. Est-il disponible ?

Garret l'observa l'espace d'un instant, il portait des habits de factures nobles aux matériaux précieux. Une personne importante, riche en tout cas. L'homme à ses côtés était plus jeune sans doute, mais mieux bâti. Et il portait une armure ainsi qu'une arme. Un chevalier. Alors le regards de l'armurier se posa sur le blason de grand argentier qu'arborait celui qui avait parlé. Ses yeux marquèrent une courte surprise puis il sourit aux deux hommes, un air de ressemblance lui fit penser qu'ils partageaient le même sang.

_Ser, il se trouve que je suis l'homme que vous cherchez, que puis-je faire pour vous ? Peut être désirez vous entrer pour vous entretenir de cela en privé ?

Sans attendre la réponse, il alla ouvrir la porte de son échoppe, il n'aimait pas perdre de temps et les nobles n'aimaient pas marchander dans la rue comme le premier roturier venu. Dans l'optique de telles visites, une table était apprêtée avec 4 chaises en chêne. Dessus trônait plusieurs gobelets, toujours impeccables et plusieurs pichets emplis d'eau, de cidre, de vin et parfois même de thé car les Dorniens semblaient apprécier cette boisson âcre.

Il passa la tête par la porte et fit signe aux deux hommes d'entrer tout en leur souriant. Derrière lui, le feu de la forge était éteint, il n'avait pas eu de commande ces derniers jours et il se contentait donc d'en passer lui même pour avoir de nouveaux matériaux. Le chevalier lança un regard interrogateur au second homme. Derrière eux, deux manteaux d'or passèrent et les saluèrent respectueusement ce qui confirma le statut du visiteur aux yeux de l'armurier. L'homme était donc bien le grand argentier, la renommée de Garret arrivait donc enfin aux oreilles des puissants, il devrait être digne de cette première commande, si il réussissait à convaincre l'argentier de Port Réal, alors sa condition serait assurée, si il le décevait, les choses risquaient de se compliquer pour lui, les gens de grande naissance ne laisse pas la moindre chance à qui les désappointe, c'était du moins ce que disait maître Grivesec en pensant à ses jeunes années dans le Nord, d'où il avait dû s'exiler suite à une mésentente avec un jeune seigneur vis à vis d'une commande importante.
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Clarence Hightower
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Message Mer 4 Juil 2012 - 19:39

     Clarence grinça des dents quand l'artisan s'adressa à lui. « Ser » ? Il n'était pas chevalier. Il n'avait pas même été écuyer. Décidément, tout le monde semblait soucieux de le lui rappeler ! Le jeune armurier ne pouvait certes point le savoir d'avance, mais il avait certainement remarqué que son interlocuteur ne portait ni armure, ni épée, qu'il affichait l'insigne de Grand Argentier, et qu'ainsi il y avait plus de sûreté à le traiter comme un lord que comme un chevalier, ne serait-ce que pour s'épargner quelque humiliation sévère et préjudiciable à son affaire. Clarence, d'assez bonne humeur, cependant, n'était pas là pour perdre du temps avec ces considérations secondaires, il se contenta donc de répliquer, d'un ton neutre mais sec, pour rectifier le tir dès le départ : « Vous pouvez commencer par ne plus vous tromper à mon sujet. C'est sire, et non ser. Je ne suis pas chevalier. Je vous en prie, ouvrez la marche, c'est votre boutique après tout. » Charbonnier est maître chez soi et jamais Clarence n'aurait jamais prétendu user et abuser de sa haute naissance ou de ses fonctions particulières à Port-Réal pour subtiliser les prérogatives de l'armurier qui demeurait maître chez lui. Il le suivit jusqu'à l'intérieur, où il put découvrir la boutique en elle-même, quand ser Calvin, son frère cadet, demeura à la porte sur l'ordre de son aîné. Clarence prit le temps d'observer les environs et plus il y regardait, plus il haussait les sourcils de satisfaction : l'échoppe semblait tenue proprement et bien rangée, ce qui n'était pas le cas de toutes les boutiques à Port-Réal, surtout quand on visitait celles du quartier du port. Au contraire, la normalité semblait être le désordre et le chaos mais là, dans l'armurerie du chat noir, tout semblait à sa place, tout semblait accessible, tout semblait ordonné comme dans les rayonnages d'une bibliothèque scrupuleusement agencée par un vieux mestre. Mais ils n'étaient pas dans les appartements d'un vieux chevalier de l'esprit, mais bien dans l'échoppe de Garret Gisel et ce dernier lui avait posé une question. Clarence ne tarda guère à y répondre. « Votre réputation m'est parvenue et je dois dire que de ce que je vois ici, vous êtes l'homme qu'il me faut. Cependant, je n'ai pas comme d'autre le cœur à m'emballer facilement. Voici ce que j'attends : une armure complète pour mon frère que vous avez vu. Elle doit être puissante, originale et de belle allure. » Tout était dit ou presque, le reste concernait les détails et viendrait au moment opportun. Le détail de la commande, son prix, les délais, tout cela viendrait plus tard. Pour l'heure, Clarence jugea bon de se taire pour ménager quelques instants de silence afin que l'artisan prenne toute la mesure de ce que le Grand Argentier attendait de lui. La formulation de la commande serait certainement banale, mais Clarence n'en demeurait pas moins un client exigeant et très critique : il avait en tête quelque chose de précis et apprécierait donc d'autant plus la diligence et l'application de Garret Gisel, pour peu que ce dernier fût un artisan sérieux et soigneux dans son travail. De ce que Clarence pouvait observer dans la boutique, c'était le cas.

      « Je crois savoir que le travail sur des matériaux originaux voire insolites est votre spécialité et je ne vous cache pas que c'est ce qui nous a fait vous préférer à d'autres armuriers aux méthodes plus... conventionnelles. Pouvez-vous me montrer vos plus belles pièces ? Je suis sûr que cela achèverait de me convaincre que j'ai fait le bon choix. » Par là, il entendait d'avoir fait le choix de venir à lui plutôt que d'aller voir un autre. Avec patience, Clarence attendit donc que l'artisan lui présente les meilleures pièces de son atelier et intérieurement, il se questionnait : qu'allait-il voir ? Un casque en peau de loup ? Des gants en os de lion des montagnes ? Un plastron d'écailles de lézard-lion ? Un bouclier en peau d'araignée de glace ? Un casque taillé sur le crâne d'un Autre ? Imaginant toute sorte de fantaisie, des plus probables aux plus fantasques en passant par d'autres carrément farfelues, Clarence se prit à sourire alors qu'il reprenait une dernière fois la parole. « Et pour être complet, sachez que je suis lord Clarence Hightower, seigneur de Villevieille et Grand Argentier du royaume. Un client qu'il est préférable de ne pas négliger, mais je suis certain qu'il n'est pas dans vos habitudes de dédaigner les clients les plus intéressants, quand ceux-ci sont les plus fortunés, n'est-ce pas ? » Il n'y avait nulle menace dans sa voix, mais l'armurier n'était sans doute pas né de la dernière pluie et il saurait certainement à quoi s'en tenir s'agissant de la « vie » des affaires : décevoir un client n'est jamais une mince affaire, mais cela devient catastrophique quand le client en question est un personnage influent, et l'on a vu des artisans finir sur le carreau d'avoir négligé de plaire à leurs clients les plus importants. Clarence avait conscience d'y aller un peu fort, mais il n'agissait point ainsi sans raison, il voulait d'ores et déjà donner à son interlocuteur un aperçu de ce que serait leur relation d'affaire, d'autant plus qu'il n'était pas exclu que celle-ci se prolonge dans le temps si, pour la première commande, l'armurier se démenait assez pour « impressionner » le Grand Argentier. En effet, si pour cette première fois l'artisan accomplissait pour lui une petite merveille, Clarence n'hésiterait pas une seconde à revenir vers lui pour des commandes futures, voire même à glisser son nom dans les conversations qu'il aurait avec ses pairs ici et là, accroissant ainsi la réputation de Garret Gisel qui aurait sans doute à cœur de ne pas trop faire attendre Clarence, car ce dernier, homme occupé et pressé, n'avait point de temps à perdre et s'il comptait le prendre pour examiner les propositions de l'armurier, il ne comptait pas le gaspiller pour autant.
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Message Jeu 5 Juil 2012 - 15:19

Garret se maudit intérieurement pour son erreur, en effet, le "Ser" de courtoisie s'appliquait aux chevaliers, pas aux lords. Ce dernier avait par ailleurs formulé une demande fort intéressante tout en y ajoutant des défis assez intéressant. Le jeune armurier jeta un oeil au dit frère avant de répondre. L'homme était assez grand, musclé mais pas trop large. L'attention du jeune homme revint sur le grand argentier.

_Sire, si vous désirez voir une étendue de mes compétences, j'ai bien peur de n'avoir qu'une pièce à vous montrer, toutes mes commandes ont été livrées la semaine dernière. Toutefois, j'ai conservé ma première armure en guise de souvenir. Je vais vous l'apporter.

Joignant le geste à la parole, il monta à l'étage et en redescendis quelques instants plus tard avec une superbe armure. Il tenait le plastron dans une main, les jambières et les protèges bras dans l'autre. Le cuir était d'une couleur très étrange et ne ressemblait à aucun cuir existant dans Westeros. L'homme posa l'armure sous la table et désigna le plastron du bout du doigt.

_Ceci est ma toute première création. Elle est donc un peu rustique,je n'ai pas eu l'occasion de la décorer, toute fois elle protège son porteur sous tous les angles, si elle était en acier, aucune flèche ennemie n'y trouverait de failles. Pour la matière j'avais utilisé du cuir de baleine, j'ai trouvé que l'idée d'avoir sur soi le cuir de l'animal le plus grand qu'ai crée les sept était un défi intéressant.

L'armure bien que rustique était d'une magnifique facture et bien qu'elle commençât à être vieille, on pouvait voir que le cuir était entretenu à la perfection, Garret ne laissait jamais rien au hasard. Il reporta à nouveau son attention sur le frère de l'argentier.

_Si vous souhaitez une armure complète, il nous faudra prendre les mesures de Ser votre frère. J'ai un acier d'excellente qualité qui permettra de faire les différentes pièces. Pour les courroies et les attaches il me reste du cuir de baleine qui se révèle extrêmement souple mais résistant, ainsi l'armure permettra une plus grande liberté de mouvement. Pour ce qui est de la décoration, j'aurais besoin de précision sur les goûts de Ser. Veut il être craint ? Respecté ? Veut il que l'armure soit belle ou terrifiante ?

Se levant, l'artisan alla s'emparer des peaux de renard blanc qu'il avait fait venir du Nord le matin même.

_Je pourrais, par exemple, décorer les épaulières de fourrure de renard blanc, mais cela évoquerait le Nord. A votre accent, Sire, j'en déduit que vous venez du Bief, si je ne me trompe pas, peut être souhaiteriez vous une décoration qui rappelle cette origine ? Sinon je peux chercher des choses plus exotiques. Il y a en ce moment un navire venant des îles d'été, on m'a informé qu'ils cherchaient à vendre des plumes de perroquets. Ce sont de magnifiques oiseaux dont le plumage varie en fonction de la race. Je pourrais peut être même faire une décoration aux couleurs de votre maison.

Garret marqua un temps d'arrêt, il ne savait pas de quelle maison provenait l'argentier et son frère. Il aurait le temps de les questionner là-dessus si l'offre les intéressaient. Il laissa donc l'argentier réfléchir à ses propositions, peut être aurait il d'autres exigences concernant la décoration, dans un tel cas, il était inutile de proposer mille et une choses qui n'auraient pas été en accord avec ce qu'il voulait. Economie de salive et de temps.

_Sire, une dernière chose, je suppose que ça ne sera pas un inconvénient pour quelqu'un de votre... position, mais je préviens chacun de mes clients, je ne dérogerais donc pas à cette règle, mes coûts sont assez élevés. L'acier est de bonne qualité, mais au prix de l'armure s'ajoute celui des composants exotiques, en fonction du choix de ces matériaux les prix peuvent vite monter, j'ai beau négocier de bonnes réductions avec les Dorniens et les hommes des îles d'été, le transport reste toujours coûteux. J'espère que cela ne poseras pas trop de problèmes. De plus un quart de la somme doit être versée au passage de la commande, comprenez bien que je ne remet pas votre intégrité en doute, mais si il arrivait malheur à votre frère lors d'un tournoi ou d'une escarmouche, il me faudrait alors compenser la création d'une armure invendue.

Garret savait que les deux hommes comprendraient, il y avait de nombreux chevaliers valeureux, c'était certain, mais d'autre n'hésitaient pas à passer commande d'une même armure dans plusieurs armurerie et de payer ensuite le plus rapide, les autre se retrouvant avec une armure inutile sur les bras.
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Message Mer 18 Juil 2012 - 18:43

     Quel dommage qu'il n'y ait dans cette échoppe qu'un exemple du travail de l'armurier. Il ne pourrait donc se faire un avis que d'après une pièce unique, mais d'un certain côté, il venait d'apprendre que l'artisan ne traînait pas dans ses commandes et qu'il les faisait livrer en temps et en heure. C'était assurément un bon point pour lui et Clarence ne l'oublierai pas. Il était si rare de trouver un forgeron ou un armurier diligent ces derniers temps qu'en trouver un qui soit à la fois zélé et consciencieux relevait presque du miracle, comme si le Guerrier lui-même avait mené ses pas jusqu'à l'armurerie du Chat noir. De plus, il allait lui montrer sa première création, sa première armure en guise de souvenir, ce qui signifiait assurément plusieurs choses : d'abord, l'artisan était attaché à son travail, ce qui traduisait sans détour son application ; ensuite, s'il s'agissait bien de sa première œuvre, alors sans doute avait-il mûri son art depuis et peut-être cela se voyait-il dans les œuvres qu'il avait créées ultérieurement. Il fallait donc s'attendre à ce que l’œuvre qui allait lui être présentée, la première de la « carrière » du jeune artisan, soit en dessous du niveau des autres qu'il ne pouvait lui montrer pour les avoir déjà livré à leurs destinataires. Et cela était bien sûr le gage du talent de l'armurier si la pièce qu'il se proposait de lui présenter était de qualité.  « Très bien, je vous attends. » L'artisan disparut dans un escalier pour gagner l'étage, laissant Clarence au rez-de-chaussée. Ce dernier patienta quelques instants avant de le voir revenir chargé de toutes les pièces d'une armure d'une couleur étonnante et dont le cuir ne ressemblait à rien de ce qu'il avait déjà vu sur le continent. C'était donc là sa toute première création. Garret Gisel en fit une présentation honorable, honnête et rigoureuse. Mais que venait-il de dire ? Ce cuir avait été prélevé sur une baleine, l'animal le plus grand de la création ? C'était à peine croyable et pourtant, il devait se rendre à l'évidence : il s'agissait bien là d'une matière hors du commun, il pouvait le voir de ses propres yeux. Le plastron était simple, mais le cuir utilisé pour sa fabrication lui donnait tout son lustre, et c'était là une fantaisie de nature à séduire un client exigeant et sourcilleux comme le Grand Argentier. L'armurier s'intéressa alors à son frère, à ses mesures, à ses goûts, à ses désirs et Clarence, qui tenait les cordons de la bourse et connaissait son frère sur le bout des doigts, pris l'initiative de répondre aux questions de l'artisan :  « Vous connaissez votre métier, à ce qu'il semble, vous prendrez donc toutes les mesures nécessaires en temps voulu. Pour ce qui est des qualités de l'armure en elle-même, il faut qu'elle soit solide et flexible, pour faciliter le mouvement sans diminuer la résistance. Pour sa forme et ses ornements, le mieux serait encore que l'armure rappelle les couleurs de notre maison, à savoir le gris et le blanc. De plus, pour répondre à vos dernières questions, j'aimerais qu'elle inspire le respect, mais je ne veux pas de ces fioritures qui font ressembler les chevaliers à des pantins d'acier et de rubans. Cette armure sera sobre et digne, mais je ne veux pas qu'elle soit trop simple ou négligée, vous comprenez ? »

     Il était hors de question qu'un membre de sa famille revête une de ces armures à fleurs et à cocardes qui font la fierté et l'honneur de certains des bannerets de Hautjardin. Ce n'était pas le genre de son clan d'ainsi se reposer sur les fioritures et l'exhibition. Bien sûr, son frère Calvin pouvait avoir son avis propre et sa vision des choses, mais Clarence ne comptait pas une seconde faire appel à son avis. C'était lui qui payait, après tout, et il avait une idée bien précise du genre d'armure qu'il voulait pour son frère cadet, car ce dernier, en charge de sa protection, se devait de tenir l'image et la réputation du Grand Argentier. Il était hors de question qu'il parade dans le Donjon Rouge affublé comme une poupée couverte de fanfreluches métalliques. Mais avant même qu'il ait pu dire autre chose, l'artisan avait repris la parole pour lui préciser quelques unes des conditions qu'il posait à leur affaire, et Clarence prit le temps de l'écouter pour étudier ce qu'il voulait. Un sourire affable apparut dans l'instant sur ses lèvres closes. Il se frotta les mains tout en répondant d'une voix qui se voulait rassurante. Il était là pour acquérir une armure de premier choix et non pour rouler un malheureux artisan de Port-Réal.  « Je suis venu à vous en connaissance de cause : vous travaillez des matériaux d'une rareté et d'une qualité indéniable. Vos prix seront les miens et je propose d'en payer la moitié dès que nous aurons convenu de l’œuvre que vous allez créer. Cela devrait vous motiver, n'est-ce pas ? » L'offre était risquée, mais ce n'était pas comme si lord Hightower n'avait pas les moyens de mettre toutes les chances de son côté. De plus, il n'était pas exclu qu'il devienne un « fidèle » client de cette échoppe si Garret Gisel lui faisait bonne impression pour sa première commande. Et afin de lui donner cette opportunité, Clarence était prêt à ne point lésiner sur les finances. Clarence fit un signe à Calvin pour que celui-ci s'approche au cas où l'artisan souhaiterait prendre des mesures précises, comme le tailleur dornien l'avait fait avec lui-même à Villevieille. Enfin Clarence se retourna vers l'armurier.  « Comme je vous l'ai dit, j'attends de vous le meilleur s'il faut pour cela y mettre le prix, ce ne sera pas un problème. » En d'autres termes, c'était peut-être le jour de chance de Garret Gisel pourvu que ce dernier sache la saisir et la faire fructifier. S'il était aussi talentueux qu'il semblait l'être, il prenait peu de risque en acceptant l'offre généreuse de son client.
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Message Mer 25 Juil 2012 - 23:07

Garret fixait l'argentier de Port Réal d'un oeil pragmatique, l'homme semblait savoir ce qu'il voulait pour son frère. L'armurier réfléchissait à toute vitesse. Un plastron d'acier solide relié aux épaulières par des lanières de cuir de baleine recouvertes d'écailles d'acier, ainsi rien ne pourrait entamer les liens de l'armure. Des jambières et une tassette du même alliage plus une paire de bottes en cuir de baleine teint par les meilleurs artisans dorniens. Un gris semblait adapté, on pourrait ensuite y ajouter des écailles d'acier pour protéger les tibias. La fourrure de renard blanc pourrait servir à la confection d'une cape et à la décoration des épaules, sans que cela ne gêne la vue de l'utilisateur. Cela coûterait cher, très cher. Les plumes et autres fantaises voyantes n'étaient pas de mise ici, l'argentier voulait quelque chose de sobre mais d'imposant.

Le chevalier devrait revenir plusieurs fois, pour prendre les mesures, pour vérifier que les pièces d'armures étaient bien ajustées, enfin, si ce n'était pas le cas, il devrait revenir pour d'autres tes en tout genre. Mais Garret était confiant, une fois les mesures prises il ne faisait que rarement erreur. Il informa l'argentier de ses attentes.


_Votre frère devra venir ici dans els jours uqi viennent, peu importe lequel, mais qu'il vienne le matin, que nous ayons le temps de bien faire le travail. Une seconde visite sera nécessaire pour la vérification. Ensuite ça devrait aller. Je frogerais l'armure en premier, j'ajouterais ensuite les liens de cuir puis les écailles d'acier. L'armure sera assez lourde mais la protection quasi totale et la maniabilité à la hauteur des meilleures armures de Dorne. Enfin, si la commande vous convient, j'ajouterais les finitions. J'avais pensé à de la peau de renard blanc et à de l'ivoire. De ce fait, le porteur pourra retirer la cape et les décoration d'épaules si il doit se battre un jour de grande chaleur. Dois je également confectionner un heaume ? Dans ce cas là, je suggèrerais d'ajouter à l'acier une pièce de tissus que le guerrier poeut relever sur son visage. Ainsi si il en vient à se battre dans le désert, il ne craindra pas les tempêtes de sable. Encore que ces dernières entame parfois l'acier, mais contre cela, je ne peux rien faire. Une armure reste une armure, c'est l'homme qui est à l'intérieur qui fait la plus grande différence entre la vie et la mort.

L'armurier se tourna à nouveau vers l'argentier. Le moment crucial arrivait, l'annonce du prix. Il savait que cela ne devrait pas gêner l'homme, mais pour une telle commande, le prix était exhorbitant et le jeune homme lui même avait du mal à imaginer combien cela pouvait représenter. Bien sur il connaissait les prix standards d'une armure complète, mais il devait, ici, faire un travail bien au-delà du standard.

_Le prix sera de 4200 Cerfs d'argent. Sans compter la prise des mesures qui nécessite la participation d'un autre artisan. Une artisan pour être plus précis dans notre cas. Il vous faudrait donc payer un accompte de 2100 Cerfs d'argent pour valider la passation d'une telle commande. La confection de l'armure complète me prendra 2 mois, les finitions prendront trois jours. Je m'engage à ne pas prendre de délai, sauf conditions extrême mon seigneur. Est-ce que cela vous convient ?

L'air se fit plus dense à mesure que la journée s'avançait. Le port était maintenant agité à l'extrême et il ne désemplirait pas de toute la journée. Les marins allaient et venaient au grè de leur travail ou de leurs permissions. Quelques membres du guet arpentaient la ville. Il y avait même de nombreux chevaliers errants sur les quais. Un endroit parfait pour installer une armurerie en somme, Garret n'avais jamais compris pourquoi personne n'avait eu cette idée avant lui, il recevait les nouvelles avant les autres artisans, ainsi que les produits importés. Il accueillait les voyageurs avant même que ces derniers n'aient vraiment posés un pied en ville, non, vraiment, pour Garret, rien ne justifiait l'absence d'armurerie sur le port. Mais cela l'arrangeait. Que les autres restent donc cantonnés à faire des armures lambda pour des chevaliers sans imagination ou des seigneurs sans ambitions, ce n'était pas l'avenir de Garret, ça ne l'avait jamais été. Il soupira à cette pensée. Face à lui l'un des hommes les plus puissants de la cité et du royaume, bientôt il serait riche, ou il devrait quitter les lieux. Dans tous les cas il comprit qu'il n'avait pas peur, il faisait confiance à ses talents. Il se savait capable d'éblouir de ses créations. Ses armures préserveraient a vie mais la rendraient aussi bien plus belle, bien plus élégante. La guerre elle même serait une parade d'honneur en son nom.
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Clarence Hightower
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Message Mar 7 Aoû 2012 - 1:08

     Loin de le regretter, Clarence se félicitait d'avoir mis les pieds dans cette échoppe où le temps passait. Il aurait pu s'en remettre aux suggestions des membres de la cour du Donjon Rouge qui n'auraient pas manqué de lui recommander tel artisan ou tel forgeron de la capitale, mais il n'en avait rien fait, préférant aller à l'encontre du mouvement et se fier à sa seule intuition. Donner sa chance à un armurier sans réelle réputation aurait pu passer pour une excentricité de sa part, mais Clarence devinait déjà qu'il serait très heureux du résultat, une fois la commande achevée et reçue. Très satisfait de voir que le jeune homme prenait très au sérieux leur affaire, Clarence était confiant. Il savait désormais qu'il pouvait se reposer sur le savoir-faire et le professionnalisme de son interlocuteur qui ne faillirait pas. Il n'était pas sûr de saisir toutes les subtilités du discours du sieur Gisel, vu qu'il n'était pas lui-même versé dans la science particulière des armures, aussi se contenta-t-il d'approuver d'un hochement de tête les moult détails que lui servait l'artisan sur un plateau qui n'était pas d'argent puisque Clarence goûtait peu ces questions trop techniques à son goût. Mais Garret Gisel connaissait son métier et comme on disait, métier bien appris vaut mieux que gros héritage. Comme le disait feu son père, « laissons faire le métier à qui le sait : » Et où irait le monde si les seigneurs se piquaient de créer des armures et si les armuriers se piquaient de gérer des territoires ? Si les bouchers s'en allaient tisser des soieries et les pêcheurs cueilleurs des nèfles ? Clarence faisait confiance à l'artisan dont l’œil était plus sûr que lui pour savoir ce qui était le mieux. S'il faisait la fine bouche, ce serait pour le résultat, non pour le processus. Il n'était pas tout à fait sûr d'avoir compris l'allusion au désert... était-ce une plaisanterie du jeune homme, ou était-il bien sérieux ? Car de toutes évidences, jamais Calvin n'aurait à combattre en un tel lieu, surtout depuis que Dorne avait été intégrée pacifiquement aux Sept couronnes, aussi décida-t-il d'ignorer cette remarque et de répondre à la question qui lui était posée directement :  « Un heaume s'impose en effet. Et vous n’oublierez pas de faire figurer sur le plastron de l'armure la figure héraldique de notre maison. En tant que Hightower, il s'agit d'une tour blanche couronnée de flammes sur champ gris-fumé. Vous connaissez certainement, c'est la maison qui règne sans partage sur Villevieille, la cité portuaire au sud du Bief. Cela vous évoque-t-il quelque chose ? Peu importe. N'oubliez surtout pas le blason, mon frère m'en voudrait beaucoup s'il ne figurait pas sur son armure. C'est un homme très proche de sa famille et très attaché à son nom. »

     La condition n'était pas discutable : les armoiries de la maison Hightower devaient figurer sur le plastron de l'armure. Il n'avait pas abordé ce détail mais ce dernier lui semblait important aussi s'était-il empressé de le signaler avant de l'oublier. Il n'aurait pas toléré que le cadeau qu'il souhaitait faire à son frère cadet soit entaché d'un vice par sa faute, surtout qu'il s'apprêtait à payer une petite fortune ce bijou d'armurerie qu'allait composer l'artisan, comme en témoignaient les paroles de ce dernier qui annonçait le prix de la commande.  « Le prix tout comme vos délais sont convenables en effet. L'argent vous sera remis avant la fin de la journée, mais d'abord et par acquis de conscience, je dois vous demander ceci : pour le triple du prix, est-il possible de diminuer le temps d'attente ? Si la célérité ne nuit pas à la qualité de vos créations, bien entendu. Nous saurons patienter mais vous comprenez bien que plus tôt il pourra revêtir cette armure, mieux cela vaudra pour nous tous. » Clarence ne s'attendait pas à ce que le jeune armurier accomplisse des miracles, mais il n'était pas là pour négocier à la légère et puisque cette armure servirait autant ses desseins qu'à préserver son frère, il devait s'assurer de mettre toutes les chances de son côté et si pour cela il fallait encourager Garret Gisel à se consacrer pleinement à cette commande et ainsi en diminuer la durée dans le temps... que risquait-il à demander ? Il ajouta par ailleurs, afin de se mettre bien d'accord avec l'artisan sur la marche à suivre :  « Quand donc mon frère peut-il revenir pour la prise des mesures ? Le plus tôt possible, là encore, sera le mieux. Comprenez bien ceci, s'il n'est pas dans l'intérêt de votre travail d'agir avec rapidité, alors nous irons à votre rythme. Toutefois, si vous êtes capable de créer cette armure vite et bien... la récompense sera d'autant plus gratifiante qu'elle sera à la hauteur de votre diligence... en sus du prix déjà convenu de quatre mille deux cent cerfs. » Tout était dit, il ne restait plus qu'à recueillir l'accord ou le désaccord de l'armurier qui, seul, pouvait savoir s'il était capable d'accomplir l’œuvre qu'il avait en tête dans des délais raccourcis. Le Grand Argentier se demandait s'il n'était pas trop gourmand et s'il ne prenait pas ses désirs pour des réalités en imaginant pouvoir réduire les délais, mais après tout comme il l'avait très justement remarqué dans ses pensées de l'instant, il n'était pas armurier et ne pouvait connaître les délais normaux pour ces choses-là. Ainsi c'était innocemment qu'il demandait, sans être sûr de rien quant à la réponse. Deux mois, ce n'était pas excessif, au contraire, mais Clarence ne voulait pas en rester là sans avoir eu la possibilité de demander une échéance plus proche encore. Si cela se révélait impossible, il s'y ferait très facilement et prendrait son mal en patience, tout simplement.
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Message Mer 8 Aoû 2012 - 23:07

Garret resta un moment sans répondre, la chose était inespérée, l'argentier était prêt à tripler la somme versée pour raccourcir les délais. Bien sur cela obligerait le jeune homme à refuser toute autre commande, mais après tout quand l'argentier vous demandait un service il ne valait mieux pas le décevoir. Il hocha de la tête avant de répondre.

_Il me serait possible de raccourcir les délais sans porter atteinte à la qualité du travail. Si vous triplez la somme je peux m'engager à ne travailler que sur votre commande. Je pourrais ainsi réunir tout le matériel plus rapidement. Le problème n'est pas ma cadence de travail mais les délais de livraisons pour l'acier et les décorations.

En parlant de décorations, garret se pencha sur le problème du blason. Comment intégrer un tel blason sur une armure décorée de manière exotique ? La chose risquait de détonner. Il y réfléchit un moment puis il se souvint d'un artisan qui taillait l'ivoire et les pierres dans Port Réal. L'homme était un vieux grognon, il se plaignait de tous les autres artisans existants mais il aimait bien Garret et c'était réciproque. Oui, il s'y voyait déjà, une magnifique tour d'ivoire blanc rongée par de fabuleuses flammes de grenat. Cela serait beau, magnifique même. Il le placerait sur la poitrine, au centre du plastron là où l'acier était le plus solide. De cette manière, la décoration ne serait pas une faiblesse pour l'ensemble. Et le poids serait minime. L'idée lui plut vraiment, il en fit part à l'argentier en ajoutant :

_Si vous êtes pressés, je vous propose de m'envoyer votre frère demain, j'aurais fait venir une tailleuse qui prendra ses mesures. De là je pourrais commencer à travailler les différentes pièces d'acier. J'enverrais mon associé chercher les fournitures dès ce soir, de cette manière la confection des décorations n’empiétera pas sur mon temps de travail.

Le triple de la somme initiale. Garret dansait sur un petit nuage. Il allait passer de l'anonymat à l'un des artisans les mieux payés de la capitale. Bien sur, le fait de diminuer les délais de moitié allait lui donner un véritable défi et le travail serait éprouvant, harassant. Très peu d'armurier pouvaient se vanter de réaliser des armures complètes de qualité en seulement un mois. Mais Garret savait travailler vite et il connaissait ses limites. Sans autres travail il saurait le faire. Une idée lui vint soudainement. Il ne savait certes pas créer d'armes, mais il savait les modifier et y ajouter sa griffe personnelle.

_Seigneur, une idée me vient, peut être que votre frère pourrait me laisser son épée durant le mois qui vient ou m'en fournir une neuve, de cette façon, je pourrais lui faire confectionner une fourreau adapté à l'armure et je pourrais décorer la garde avec le même ivoire et les mêmes grenats que pour le blason. Imaginez, une armure digne des plus belles armures d'apparats mais étant aussi fonctionnelle que la plus parfaite des défenses.

L'armurier avait senti son coeur s'enflammer à cette idée, il ne le faisait pas pour l'argent et pour une somme triplée il était prêt à donner quelques heures gratuitement afin d'orner l'épée en même temps que l'armure. Il arrêta de parler, se rassit et se servit un verre de cidre qu'il avala d'un trait. Le goût de la pomme envahit son palais et les bulles vinrent piquer sa langue. Un véritable délice, bien plus goûteux que la bière. Il regretta un instant l'absence de petits gâteaux, ils allaient si bien avec le breuvage et avec l'hydromel. Surtout eux composés d'avoine, le boulanger vivant dans les bas quartiers en fabriquait et ils étaient particulièrement savoureux. Mais Garret avait dépensé ses derniers cerfs d'argent pour acheter le cidre et les peaux de renards. Il était "à sec" comme disait certains matelots une fois les cales du navire vide. C'était triste, mais il avait là une chance de modifier sa situation, de la retourner comme jamais il ne l'avait fait. Créer cette armure est mon destin, se dit il en attendant la réponse de son interlocuteur.
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Message Ven 10 Aoû 2012 - 21:49

     Le sourire de Clarence n'aurait pu s'élargir davantage. Il avait bien fait d'agiter sous le nez de l'artisan la promesse d'un meilleur gain, que le Grand Argentier ne manquerait pas de tenir, car il n'avait qu'une parole et qu'il n'avait aucun intérêt à la démentir après coup auprès de cet armurier dont il se voyait déjà le client régulier. Assurément, si la commande était un succès, Clarence parlerait de lui à ses pairs qui, dès lors, viendraient grossir sa clientèle. En d'autres termes, Garret Gisel venait peut-être de réaliser l'affaire de sa vie. Le savait-il ?En était-il conscience ? Comprenait-il ? Cela n'avait pas vraiment d'importance aux yeux du jeune lord Hightower. « Je suis sûr qu'en dépit de ces délais, vous mettrez tout votre cœur dans cet ouvrage, alors considérons vous et moi que la somme est triplée. » Il n'en dit pas davantage, la question des délais des livraisons ne l'intéressaient pas vraiment. Il s'imaginait bien les exigences d'un tel métier sans pour autant éprouver le besoin de les connaître. Garret Gisel proposa ensuite que ser Calvin revienne le lendemain à son atelier pour la nécessaire prise des mesures afin de mieux pouvoir confectionner les différentes pièces de l'armure. Clarence approuva du chef avant de tourner son visage lisse comme toujours vers son cadet qui n'attendit point pour approuver lui-même. Cependant, pour marquer le coup et s'assurer que son petit frère ne manquerait pas de revenir avec toute la diligence qui convenait à son rang et à sa fonction, il ajouta d'une voix qui se voulait faussement critique. « Mon frère ne manquera point ce rendez-vous, n'est-ce pas Calvin ? »[/b] En tout cas, lui n'oublierait pas le lendemain de rappeler son frère à ses obligations, et il le traînerait jusqu'à cette échoppe si le besoin se présentait. Le scénario cependant était improbable, car ser Calvin était un modèle de ponctualité et d'obéissance. Clarence l'imaginait déjà paré de la somptueuse et rutilante armure qui serait assemblée ici-même par l'artisan qui les observait de ses deux yeux. Quelle excellente impression son petit frère ferait-il sur le père de lady Ashlee Cendregué ! Ils formeraient tous deux le formidable tableau de la princesse et du chevalier servant. Mais bien sûr, ce qui déciderait sans doute lord Cendregué à accepter de marier sa chère et tendre fille à ser Calvin, ce serait les termes du mariage proposés par Clarence et ce dernier savait déjà les drapeaux qu'il agiterait sous le nez du père de celle qu'il voulait pour belle-sœur afin de motiver ce dernier à accepter cette hyménée. Le tirant de ces pensées au long cours, qui l'avaient emporté bien loin d'ici, l'artisan lui fit une proposition qui le surprit quelque peu. Clarence savait qu'un armurier ne s'occupait que des armures, alors il n'aurait jamais cru entendre Garret lui proposer de toucher à l'épée de son frère. L'artisan sut employer les mots adéquats pour convaincre Clarence... et le frère de celui-ci, à en croire les étincelles qui jaillissaient hors de ses yeux écarquillés. Nul doute que ce dernier approuvait la suggestion de l'artisan ! « Nous parlons donc la même langue. Calvin, approche toi et remets ton épée entre les mains du sieur Gisel. »

     Le chevalier s'exécuta et Clarence ne sut si ce fut de bonne ou mauvaise grâce, mais il imaginait fort bien quel déchirement ce pouvait être pour un chevalier de devoir se séparer de son arme tutélaire. C'était comme demander à une femme d'abandonner sa chevelure, à un boiteux d'abandonner sa canne, à un fer-né d'abandonner son boutre... Clarence et son frère échangèrent d'ailleurs un long regard qui en dit bien davantage qu'un long discours, et le Grand Argentier émit le souhait intérieurement que l'attente en vaille vraiment la peine. Une fois l'arme remise entre les mains de l'artisan, ser Calvin s'en alla vers la porte, et Clarence reprit la parole. « Il me semble que tout a été dit à présent. Y a-t-il d'autres détails dont nous devons discuter d'après vous ? Si vous n'avez rien de plus à ajouter, je vais me retirer à présent et veiller à ce que l’acompte vous soit livré avant ce soir. » En effet, Clarence ne voyait plus trop ce qu'ils pouvaient se dire et il ne souhaitait pas déranger l'artisan plus encore qu'il n'était nécessaire. Ce dernier avait certainement le désir de se mettre au plus tôt au travail et surtout sans doute de recevoir l'avance consentie sur le prix final de la commande. Clarence comprenait cela, les affaires étant plus ou moins sa spécialité : le temps, c'est de l'argent. Il s'apprêtait à faire un mouvement vers la sortie mais retint son geste, attendant une réponse positive ou négative de son interlocuteur. Si ce dernier avait encore besoin de parler avec lui, il resterait et répondrait aux questions qui lui seraient posées. Si au contraire ce dernier approuvait et les congédiait, il saluerait et partirait, pour rejoindre enfin le Donjon Rouge et ses quartiers dans la forteresse des Targaryen. S'il était chanceux, peut-être y ferait-il quelque intéressante rencontre avant de se remettre au travail... mais pour l'heure, il était toujours là dans l'armurerie du Chat noir, suspendu aux paroles de Garret Gisel qui, à ses yeux, disposaient de toutes les informations nécessaires pour la réalisation de sa commande. Il n'en avait jusque là pas l'intention, mais il décida malgré tout d'ajouter ces quelques mots :  « Je pense pouvoir vous faire confiance, et si vos résultats m'impressionnent, eh bien... votre affaire pourrait très bien connaître un bel essor en dépit des temps troublés qui font peser sur nous les lourds nuages de la tourmente. Port-Réal retrouve déjà les voies de la prospérité. » Clarence, sans aller trop vite en besogne, car il n'avait point encore vu les résultats de sa commande, se disait que la capitale n'était pas le lieu idéal pour l'épanouissement commercial d'un tel artiste comme Garret Gisel, qui semblait friand du travail des matériaux originaux. Villevieille semblait plus adaptée, plus neuve, plus dans le vent mais les Sept avaient placé là l'atelier du Chat noir. Quel dommage ! « Je vous laisse à présent, ne me décevez pas. »
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