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Deuil familial ne veut pas dire trève [Lothar & Valgar]

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Message Mar 2 Juil 2013 - 17:07

Lothar, contrairement à son habitude, resta silencieux après avoir pris la parole. Il observa les réactions de la fratrie Solverre, réactions qui ne se firent pas attendre. C’est non sans surprise que son neveu Renaud pris la parole, laissant éclater son sang-chaud et sa verve habituelle. Malgré la situation, l’errant chevalier ne put s’empêcher d’esquisser un léger sourire. Il n’était peut-être pas d’accord sur tous les points de vu avec le chevalier Solverre, mais il avait en lui ce côté fougueux, aventurier et franc qui lui rappelait, d’une certaine façon, sa propre personne. Renaud Solverre… Il revoyait encore le jeune garçon qu’il avait connu et qu’il avait bercé de ses aventures. Un jeune garçon si passionné, si enflammé, si exalté. Et aujourd’hui, il était devenu un chevalier accompli. Lothar n’avait jamais douté de lui.

Les paroles sèches et sévères du chevalier Solverre tombèrent lourdement sur l’aîné et désormais lord de Dulceport-le-Pas. Lothar fixa ces prunelles dans celles d’Heward, mais ce dernier gardait les yeux abaissés, fixant un point invisible. Tout en lui montrait la lassitude de la situation, mais aussi le chagrin entourant la disparition de feu lord Aaron. Pauvre Heward… Il avait confiance en son neveu, ça oui, mais l’aîné de la fratrie de Dulceport allait devoir faire montre d’une fermeté et d’une force qu’il ne se connaissait peut-être pas encore. Et ce passage, à l’instar de la transition vers l’âge adulte et les responsabilités, s’apprendra sur le tas, dans l’urgence de la situation. Car au vue des conversations, la tension montait grandement au sein des Solverre, au grand désarroi de sa tendre sœur Alys, et de sa nièce Annabelle.

Heward prit la parole, et permit un certain calme provisoire. Lothar fut aussi surpris que Renaud quand lord Heward déclara que les négociations de mariage entre les Solverre et les Estremont avaient étaient entamées par lord Aaron lui-même. Cela était un argument de poids, et si Aaron s’était tourné vers cet accord, c’était en effet qu’il avait bien réfléchi. Connaissant le bonhomme, il n’avait sûrement pas agit avec précipitation et maladresse. Lothar et Aaron étaient en de nombreux points opposés, mais ils avaient réussis à se respecter mutuellement au fil des années. Chacun d’eux avait ses propres convictions, mais cela ne les empêchaient pas de se rejoindre, notamment sur les sujets historiques, Aaron en étant féru, à l’instar du Chevalier-aux-Crabes. Toujours était-il que l’annonce d’Heward eut le mérite d’affirmer la légitimité des négociations avec la maison Estremont. Lothar n’était toujours pas convaincu, et il sentait que Geralt le rejoignait également là-dessus, mais il fallait avouer qu’ils n’avaient pas leurs mots à dire dans cette histoire. Ce qui n’empêcherait pourtant pas l’errant Chevalier-aux-Crabes d’intervenir.

C’est d’ailleurs à lui que s’adressa le jeune lord. Le sentant venir, il releva les dernières paroles de son neveu avec un léger signe de tête sérieux. Il savait qu’il avait, d’une certaine façon, jetait l’opprobre sur sa famille en accueillant le jeune Ethaniel Stone, son jeune bâtard, à Pince-Isle. Mais malgré les protestations de son père et de sa mère, il savait au fond de lui qu’il ne pouvait abandonner ce petit bout de chou. Ses vœux ? Un tissu de grandes paroles servant plus comme ligne directrice que des ordres à suivre à la lettre. Mais le Celtigar se garda bien de formuler ses pensées au sein de la maisonnée Solverre, notamment avec la présence de Renaud. Il respectait les chevaliers droits, suivant à la lettre leurs vœux, mais s’il avait appris une chose de ses pérégrinations à travers le monde, c’est que la Vie, avec un grand V, valait plus qu’une vie de restrictions. Et puis, qu’était-ce l’honneur s’il était entre de mauvaises mains ? Lothar pensa amèrement à ces soi-disant « chevaliers » qui méprisaient le petit peuple et se pavanaient sans cesse.


    Lothar allait répondre à Heward quand Martyn le prit de court, et coupa son aîné. Comme à son habitude, le Septon affichait une mine sinistre et une voix tranchante et froide. Et comme il s’y attendait également, Martyn prit pour cible le déshonneur qu’avait apporté Lothar sur sa famille en rompant ses vœux. Le visage de Lothar se ferma un peu plus, et il sentit l’envie de répondre abruptement au Septon. Geralt connaissait suffisamment son frère pour lui apposer une main sur l’épaule, en signe de retenu. Lothar le remercia d’un signe de tête, et se contenta de baisser la tête humblement. Oui, c’était la meilleure chose à faire. Il en avait déjà assez fait lors de la cérémonie, il ne voulait pas entraîner un débat avec le Septon buté et obstiné, notamment en ce moment. Mais, il ne put pourtant pas s’empêcher de déclarer ces quelques paroles. « Je suis conscient d’avoir failli à une partie de mes vœux Martyn, mais ce même honneur dont l’on nous targue, nous chevaliers, m’a commandé de ne pas abandonner ce jeune garçon à la misère dont il était issu. Je suppose que d’autres moins scrupuleux aurait peut-être purement et simplement mis de côté ce « problème » pour le cacher à leur famille et garder leur honneur sauf, mais je ne pouvais décidément pas  faire abstraction de ce jeune enfant. Peut-être suis-je coupable devant les Sept et les hommes, mais je ne pense pas que les Sept, miséricordieux et bons, acceptent que l’un de leurs enfants soit tout bonnement abandonné à son triste sort. » Bon, ce qui n’était censé être qu’une tirade inoffensive jetterait peut-être de l’huile sur le feu. Lothar, Lothar, Lothar… Tu ne peux donc pas t’empêcher ?


Le débat reprit, et Heward reprit la parole. Il prononça des paroles sages et censées, et Lothar sourit devant son neveu qui semblait prendre de l’assurance. Et le Chevalier-aux-Crabes sourit devant l’annonce du futur mariage du jeune lord. Décidément, il en avait raté des choses en quatre ans loin de Westeros. Lady Catelyn Reyne. Reyne, Reyne, Reyne… Si sa géographie des blasons des Sept Couronnes était toujours au point, les Reyne étaient une famille des terres de l’Ouest, située non loin de la famille Ouestrelin. Lothar eut une pensée pour son vieil ami Seamus qu’il n’avait pas revu depuis des années, et se promit de lui envoyer au plus vite une missive pour avoir de ces nouvelles. Depuis le temps, son vieux frère de bataille devait sûrement moult choses à lui raconter. Sortant de ses pensées, Lothar rebondit sur les propos de sa sœur Alys. Il était vrai que pour le lord de Dulceport-le-Pas, il était plutôt étonnant de choisir une femme dans une famille si éloignée. L’oncle observa le neveu d’un regard aiguisé, et observa un changement d’humeur et de traits quand Heward parlait de sa promise. Le chevalier esquissa un sourire. Tout s’expliquait par un seul mot : l’amour. Il pouvait bien-sûr se trompait, mais son sens de l’observation le trompait rarement. C’était donc l’amour qui commandait le choix de sa promise au frisé Heward ?


    « Malgré les paroles de ma tendre sœur, je suis tout de même ravi d’entendre cette nouvelle mon neveu. Et d’après les dires d’Annabelle, lady Catelyn semble charmante. Mais, puis-je être indiscret et te demander le pourquoi de ce choix ? »



Lothar faillit enchaîner sur la question de l’apport d’une famille de l’ouest pour Dulceport-le-Pas, mais le chevalier ne voulut pas embarrasser son neveu, d’autant plus qu’il restait persuadé que cette décision était motivée par l’amour. Malheureusement, si cela était bien vrai, Alys serait difficile à convaincre, d’autant qu’il la sentait légèrement agacée par l’annonce d’Heward sur son mariage. Et puis, Lothar ne savait pas comment réagiraient les deux frères d’Heward à cette annonce. Le savaient-ils ? Approuvaient-ils ? Lothar jeta un clin d’œil chaleureux et plein de compréhension à son neveu pour le rassurer et lui faire comprendre que la question n’était que de la curiosité, et qu’il approuvait déjà son choix qu’il n’avait sûrement pas pris à la légère – enfin tout du moins, espérait-il qu’il ne soit pas trop inconsidéré, car sinon, la suite de la discussion serait également houleuse…


[ HRP : Désolé du retard... ]
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Renaud Solverre
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"Humble sous Sept devoirs"

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♦ Mariage : Fiancé à Miranda Ouestrelin
♦ Lieu : Actuellement Port-Lannis
♦ Liens Utiles : Fiche de Renaud
Journal du chevalier à l'étoile

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Message Mer 3 Juil 2013 - 20:50

Renaud avait toujours eu du respect pour la hiérarchie, de l'humilité pour qui était plus haut gradé que lui. Cela valait bien sûr pour lord Aaron, qui n'était pas seulement son père, mais aussi le chef de sa famille. Renaud le respectait doublement pour cela. Malgré son caractère fougueux et parfois irréfléchi, malgré qu'il ne soit pas toujours d'accord avec lui, jamais Renaud ne se serait permis de faire preuve d'insolence devant Aaron Solverre. Le problème, c'est qu'Heward n'était pas Aaron Solverre. Heward était son frère, son aîné certes, mais il venait tout juste de prendre la place de chef de famille, laissée vacante par un homme qui avait été non seulement un père et un chef, mais aussi un modèle. Et surtout, surtout, Heward n'avait pas le caractère de lord Aaron. Renaud ne cessait de les comparer, bien malgré lui, car il savait pertinemment que son frère ne serait jamais leur père, cela ne changerait jamais. Il pouvait faire un bon lord avec ses idéaux, son caractère tranquille et calme, après tout rien n'empêchait qu'il impose sa propre façon de voir les choses... mais ce ne serait jamais pareil.

Les choses avaient changées, et Renaud avait bien du mal à l'accepter. Changer ses habitudes était quelque chose qui hérissait le chevalier, mais là c'était différent. Tous ces changements ne faisaient que creuser l'écart qu'il voyait entre Heward et leur père. Et ils ne faisaient que confirmer avec plus d'aplomb que, oui, Aaron Solverre était mort. Renaud regarda le nouveau chef de famille et se sentit comme un gamin. Son frère prenait la place de leur père, mais il n'était pas leur père. Il n'aurait plus de père. Plus de modèle. Personne vers qui se tourner quand il doutait. Bien sûr il y avait son maître, et ses oncles, mais ce n'était pas pareil. Personne n'avait la force d'Aaron Solverre, lorsqu'il affirmait son opinion et sa force de conviction.

Or, lorsqu'Heward lui répondit, Renaud fut surpris, notamment par son ton toujours aussi calme et... convaincu ? La déception se mêla à l'incompréhension de savoir que son père avait prévu le mariage d'Annabelle bien avant sa mort. Cette décision ne pouvait décemment pas être contestée, même si elle laissait encore planer quelques doutes. Pourtant, Heward comptait bien la mettre à exécution. Heward poursuivait l’œuvre de leur père. D'abord déçu de s'être quelque peu ridiculisé par son ignorance, Renaud finit par se sentir coupable d'avoir douté des décisions de son père. Une partie de cette culpabilité était aussi tournée vers Heward, bien sûr, mais il préférait ignorer le fait que son frère aîné se soit comporté comme son père l'aurait voulu, et comme lui-même l'aurait fait... Car il fallait se rendre à l'évidence : le chevalier Solverre aurait-il pris une meilleure décision à ce sujet ? Il en doutait. Il baissa les yeux quand Heward mentionna les Sept. Il avait raison sur ce point et Renaud était beaucoup trop chamboulé par la révélation et ses conséquences pour le contredire davantage. Cependant, la mention de son oncle et de son bâtard lui arrachèrent un léger froncement de sourcils. S'il n'ignorait plus cette histoire, il fut un temps où il vénérait encore Lothar Celtigar comme le parfait modèle de chevalerie, et apprendre qu'il avait rompu ses vœux avait été un sacré coup pour la représentation qu'il se faisait du héros son enfance. Encore aujourd'hui, il n'était pas bien sûr de ses sentiments à cet égard, et il faisait toujours tout pour éviter le sujet. Néanmoins, le fait qu'Heward en parle passait encore car il approuvait relativement sa vision des choses. Mais l'intervention de Martyn fut de trop. Renaud serra les dents et regarda ailleurs pendant que son aîné parlait blasphème. Blasphème ? Parlons-en, de blasphèmes ! Prendre la place d'Heward à la cérémonie, commencer sans prévenir, sans les attendre, voilà qui était un blasphème ! Peut-être pas aux yeux des Sept, puisque Martyn était, en tant que septon de la famille, dans son droit... mais il y avait d'autres forces à respecter, et la hiérarchie familiale en faisait partie.

L'intervention du principal intéressé fut plus que bienvenue. Si Renaud se sentait toujours aussi embarrassé par le sujet pour exprimer clairement son opinion, il sentait au fond de lui que son oncle Lothar avait raison. Faillir à ses vœux était certes une chose répréhensible, mais que dire de l'homme qui n'assumait pas ses fautes ? *Aurais-je fait pareil à sa place ?* se demanda un instant Renaud. Une partie de lui jugeait la question inutile et stupide, puisque jamais ô grand jamais il ne manquerait à ses vœux. Ce qui était prétentieux. Très loin de l'humilité Solverre. Renaud se força donc à réfléchir sérieusement à la question, et conclut qu'il aurait agit comme son oncle. On ne pouvait décemment pas cacher un enfant à sa propre famille. Même s'il n'aurait peut-être pas eu l'audace ou le courage de l'élever parmi les siens, il aurait au moins subvenu à ses besoins pour qu'il ne manque de rien.
Il se garda bien de le signaler à Martyn, le débat ayant déjà pris des proportions énormes. Dire que le sujet concernait avant tout Annabelle...! Et leur sœur était la plus calme de tous, comme toujours. Renaud lui lança un regard affectueux. Sa décision comme son attitude étaient honorables.

« Je ferai comme Heward dira » , dit-il en prenant la main qu'elle avait précédemment posée sur son bras.

Il y ajouta un petit sourire qui se voulait rassurant, pour bien montrer qu'il ne désirait aucunement empirer la situation. La discussion semblait se calmer, et l'opinion d'Heward sur ce mariage le surprenait autant qu'elle l'intriguait. *Décidément...* Rencontrer Gunthor Estremont était peut-être la meilleure décision qu'il ait prise ce soir. Renaud ne se serait pas risqué à évoquer la volonté des Sept avant cela, mais savoir que son père était à l'origine de ces fiançailles changeait la donne. Le jeune homme se détendit un peu, et se rappela l'assiette et le verre encore posés devant lui. Il buvait une gorgée de vin lorsqu'Heward reprit la parole pour annoncer ses propres fiançailles.

Dire que Renaud s'étouffa en buvant aurait été comique, mais le pauvre avait eu son lot de réactions démesurées pour la soirée. Il avala tout de même avec difficulté la dernière gorgée. Son frère ? Se marier ? Avec Catelyn... enfin, avec une dame de l'Ouest ? *Tu parles de faire des alliances avec l'Orage !* Là, c'était carrément à l'autre bout du pays... Renaud n'en croyait pas ses oreilles. Il hésitait entre rire à l'ironie de la situation, ou pointer la légère injustice qui plaçait Annabelle dans un mariage forcé, tandis qu'Heward choisissait clairement sa promise de son propre chef. Car il doutait franchement que son père ait eu son mot à dire dans cette alliance.
Mais avant de s'emballer et de risquer une nouvelle fois le ridicule, Renaud finit son verre et écouta les réactions de chacun. Le ton résolu d'Heward, la douceur d'Annabelle, la circonspection de leur mère, la joie sincère de leurs oncles... même après cela, Renaud ne savait toujours pas comment réagir. Il jeta un regard à Heward et vit son verre vide. Bon. Redemander du vin. Il fit signe à un page tandis que Lothar posait la question fatidique. Soyons francs, Renaud faisait un effort surhumain pour se taire, et il attendait la réponse avec impatience. Il était sûrement mieux de s'occuper les mains en attendant, mais le vin ne venait pas assez vite. Sauterait-il sur l'occasion pour accuser son frère si la réponse était positive ? Sûrement. Mais ça n'était pas une bonne idée.

Il devait franchement apprendre à écarter ses émotions quand la discussion exigeait clairement du sang-froid. D'accord, boire davantage de vin n'était peut-être pas une bonne idée, mais Renaud avait un léger sentiment de malaise quant à savoir que la Catelyn Reyne qu'il avait rencontrée ici à Dulceport allait épouser son cher frère, alors qu'il en pinçait un peu pour elle à l'époque. Raclement de gorge embarrassé.

« Qui reprendra du vin ? »
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Message Mer 17 Juil 2013 - 15:26

« Une bonne idée ... » Heward répétait dans cette petite phrase dans un coin de son esprit alors que sa propre sœur semblait d'un coup bien heureuse que Renaud soit de la partie. Lui au final, ne le voyait pas vraiment comme une bonne idée. Au contraire, il sentait venir le piège d'un frère à la parole peu lest et parfois trop agressive et rapide.
Certes un Solverre parlait toujours en ce qu'il croyait et en défense des Sept. Mais comme toute chose, ce trait de caractère possédait quelques nuances qu'Heward semblait plus apercevoir que son frère. Prendre position était un fait, le faire de manière discrète et calme par contre se prenait en opposition direct avec des paroles rapides, fermes et surtout posé en ultimatum.
Le nouveau Lord connaissait son frère, et il le connaissait bien assez pour savoir que peser ses mots n'était pas dans ses habitudes. Les Estremont, le découvriraient apparemment bien assez vite.
Heward se contenta de hocher la tête, le regard perdu dans le reflet pâle d'un vin mat.

Cette petite discussion faisait d'ailleurs la parallèle à une autre du même acabit. Les discussions de sourds fleurissaient apparemment en cette journée de deuil. A croire que seul Aaron avait le pouvoir de donner un quelconque sens commun aux divergences qui les rangs de son foyer. Le lord étoilé quitta la vision pauvre de sa coupe pour tourner un visage fatigué vers son oncle et son frère.
Il avait grand ouvert la porte à ce débat sans fin qu'était les vices de leur oncle. Sûrement un erreur idiote et ne serait ce qu'à voir l'expression du chevalier aux crabes, Heward se repentit d'avoir lancé ce sujet qui, connaissant les deux protagonistes dureraient encore pour quelques heures, si ce n'est années. Il tira une moue fataliste, toujours à ressasser la même pensée. C'est bien de feu son père dont aurait besoin à ce moment précis.

Coup de chance, il sembla que l'esprit si arbitraire et juge de l'ancien Lord ait encore habité les lieux. Et les esprits que l’aîné connaissaient d'habitude si échauffés ne s'emportèrent pas. Lothar resta calme, enfin calme ... Disons qu'il n'avait pas haussé le ton et dégainé l'épée. Disons qu'il n'avait fait que se défendre et ça peut être pour le pire.
Martyn n'était pas du genre colérique. Il n'était pas de ces hommes qui explosaient à tout va pour rien, lui possédait ses propres armes loin de la fureur et de grands actes. Lui vous regardait de son ton froid et neutre, calme et placide. Un air décontenançant porté par deux yeux bleus où l'on pouvait facilement ressentir une haine froide.
Ce regard … Ce regard il le portait bien maintenant sur son propre oncle. Les Sept n'était pas sujet à discussion  dans les terres Solverre et encore moins avec lui. Il était septon, septon de la famille Solverre, prêtre et serviteur du dieu aux sept faces. En ces termes, rien ne pouvaient contredire son jugement et encore moins un chevalier vicié. Famille ou non, Le jeune homme du Grand Septuaire, toussa pour s'éclaircir la voix avant de prendre une inspiration.
Heward l'avait vu venir, il sentait l'orage se répandre au dessus de leur tête, il ne pouvait pas en supporter plus et à l'instar de son oncle Geralt, posa une main sur l'épaule de son frère avec un regard appuyé.
Surpris, le regard de Martyn tourna du dur à l'affable. Son lord de frère s'opposait une fois encore à lui, aux anciennes traditions de leur famille qui d'ailleurs n'avaient été que trop délaissé. Et bien soit, soit que tout et chacun ici se répande dans la trahison et la honte. Car chacun subira de toute manière le regard du juge qu'était le Père.


    Renfrogné et à contre cœur, il s'enfonça dans son siège l'air lourd. Ses pensées maudissaient sa famille, son regard cherchait le soutien de Renaud ou d'Annabelle, ces mots n'étaient que murmures.


    « Il est de tout manière maudit et condamné depuis sa naissance. »



Au dehors, la tempête battait son plein. Le vent gonflait les bannière étoilées, seule la chaleur des deux grands foyers de flammes semblaient lutter avec les pluies battants les grandes meurtrières.

Puis vint l'histoire du mariage. Ah le mariage. Annabelle s'emporta dans sa joie habituelle. Arrachant même un sourire à son frère. La nouvelle semblait faire un bon effet, semblait adoucir les esprits. Peut être enfin un rayon d'espoir dans cette soirée désastreuse. Jusqu'aux paroles de lady Alys.




    Heward roula des yeux au plafond. Si elle aussi s'y mettait, ils n'en sortiraient jamais.
    « Mère … S'il vous plaît. » se contenta t-il  de lâcher encore et toujours d'un ton las alors que l'arrière de son crâne battait le dossier de son siège. Les questions commencèrent à pleuvoir, sa sœur, son oncle. Heward ne savait pas vraiment quoi en dire. Il faut dire qu'il avait lâché la nouvelle plus pour soutenir ses propos que pour vraiment l'annoncer. Il n'était donc et en toute logique Hewardienne absolument pas prêt à répondre.
    Reprenant chaque chose en son temps et arborant enfin pour la première fois de la journée un sourire sincère, il répondit à chacun.



    « Alors pour te répondre petite sœur. Oui le mariage à déjà été décidé mais nous n'avons pas encore de dates. Nous préférons attendre que tout ce qui remue le royaume ne se calme et ne se tasse. Mais je ne pense pas qu'il tarderait trop. »


    Puis il se tourna tranquillement vers son oncle, qui posait la lourde question du choix. Heward se crispa légèrement, sachant cette question assez inadéquate suite à la discussion du mariage d'Annabelle. « Il n'y a pas vraiment eu de choix mon oncle. Catelyn est venu ici il y a un an de ça. La Jouvencelle et la Mère l'ont mise, je le crois sur mon chemin. Car voilà qu'en peu de jours  nous avions un amour. Le Père et l'Aïeule ont dû y convenir tout autant, car le seigneur de Castamere à accepté cette union malgré qu'elle ne soit pas la plus intéressante pour lui et pour sa famille. C'est je l’espère et le crois un dessein des Sept. Et si je me trompe j'en assumerais les conséquences. »

    Son regard s'attira alors sur ses frères qui eux restaient bien silencieux. Martyn ruminait toujours les bras croisés et l'air sombre. Renaud lui … Descendait les coupes de vin à une allure qui ne lui ressemblait pas. Le regard curieux, Heward pencha la tête vers le benjamin des trois frères.
    « Quelque chose ne va pas Renaud ? »


Spoiler:
 
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Annabelle Solverre
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Message Dim 21 Juil 2013 - 9:31



    Qui aurait pu imaginer ce qui se passerait à cet enterrement ? Annabelle, en tout cas, avait été complètement démunie, face à ces situations inédites qui s'étaient jouées tour à tour. Tout d'abord, la demoiselle avait appris son mariage. Et pas avec n'importe qui. Avec Gunthor Estremont. C'était un homme qu'elle avait la chance de connaître – si on pensait que bien des jeunes femmes ne connaissaient pas leur époux avant la noce- mais qu'elle avait aussi le malheur de savoir très particuler. Un peu brusque, un peu brut de décoffrage, ce n'était pas le parfait Chevalier dont les demoiselles pouvaient rêver découvrir lors de la cérémonie de l'union maritale. Anna l'avait autrefois surnommé ser Gunthor le butor, c'était une petite anecdote qui lui avait permis d'oser l'affronter à nouveau. Avec le temps, Anna avait un peu oublié les émotions diverses qu'elle avait ressenti en présence de cet homme, mais elle savait en tout cas qui il était. Ou du moins, elle avait eu un aperçu de ses capacités lors de son séjour à Vertepierre. Toutefois, Annabelle avait quelques sujets de réjouissances, malgré la personnalité de Gunthor. En effet, elle avait fortement apprécié son séjour dans les Terres de l'Orage, deux années plus tôt, et ce n'était pas la présence de Jeyne qui pouvait être vu comme un malheur, bien au contraire. Jeyne Estremont et Annabelle Solverre étaient suffisamment proches pour pouvoir être dites amies. Et Anna voyait dans cette future alliance avec la famille Estremont la possibilité de se rapprocher encore de Jeyne, ce qui serait très intéressant. Annabelle ressentait une réelle admiration pour la soeur de Gunthor. C'était une jeune femme très intelligente et cultivée, loin des maladresses d'Annabelle. La jeune fille essayait d'ailleurs de s'en inspirer.

    Avoir Jeyne auprès d'elle serait une aide fantastique dans l'épreuve de ce mariage.
    Quant au mariage de Heward, c'était aussi une belle nouvelle car Catelyn était une demoiselle parfaite, qui inspirait elle aussi admiration et affection à Annabelle. Avec de telles belle-soeurs, Annabelle voyait l'avenir avec plus d'espoir. Elles sauraient, l'une comme l'autre, l'aider dans sa future vie de femme mariée. Du moins si les négociations se passaient bien, car il y avait fort à parier que ce ne serait pas si simple, surtout si Renaud s'en mêlait. Ses frères, à l'exception de l'aîné, n'avait pas l'air ravi de ces annonces matrimoniales. Annabelle se rendait compte qu'elle devrait agir avec beaucoup de doigté pour que tout se passe correctement et sans déclencher des conflits ridicules. Les hommes étaient parfois pis que des enfants !
    Lady Alys, quant à elle, semblait assez étonnée de ces nouvelles, à l'exception du mariage de sa fille. Sans doute, avant son décès, son époux lui en avait-il parlé et elle pensait surtout à la manière dont elle devrait préparer convenablement sa fille à cette charge du mariage. C'était une grande famille que les Solverre allaient rejoindre par l'alliance du mariage et Annabelle devrait être à la hauteur, dans tous les domaines. Déjà, Alys pensait aux tenues de sa fille, à l'organisation du mariage et à tant de choses encore, qui seraient indispensables pour que tout se passe au mieux. Quant à son fils, elle lui laissait le bénéfice du doute pour le moment, mais il faudrait qu'elle lui parle. Lady Solverre n'avait rien contre Catelyn Reyne, mais c'était son fils aîné qui allait se marier et elle voulait être certaine qu'il avait pris les bonnes décisions.

    Mère et filles sourirent de concert, en entendant que le mariage aurait lieu bientôt. Heward n'avait visiblement pas envie d'attendre et un mariage était une bonne nouvelle, même si cela semblait précipité à Lady Alys. Annabelle hocha la tête, sachant qu'elle aurait d'autres occasions de discuter avec son frère. Le sujet pouvait rester clos pour le moment. Cependant, quand Heward demanda à Renaud si tout allait bien, Anna serra dans sa main celle de son frère, inquiète qu'il ne prenne pas bien ces nouvelles. Désireuse de le taquiner, Anna lui dit. « -Je suis certaine que tu ne tarderas pas non plus, mon frère chéri, à trouver une épouse ! » Après tout, son frère était merveilleux, il n'y avait aucune raison qu'il n'ait pas une épouse à sa hauteur.

    Lady Alys, quant à elle, se moqua d'Annabelle. « -Du calme, ma fille, te voilà soudain l'âme d'une marieuse ! Tu ne crois pas que deux mariages aussi soudains sont suffisants pour mon cœur de mère ? » Annabelle eut un sourire contrit, mais qui ne dura qu'un instant. Sa mère ne pouvait lui demander de rester calme alors que tant de choses venaient de chambouler son existence en à peine quelques minutes. La jeune femme prit donc sur elle de terminer son repas, aussi calmement que possible. Le reste viendrait bientôt ...

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