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Retrouvailles dans la Tombe - Ismaelle

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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Ven 29 Juin 2012 - 13:03

Le retour du Conflans s'était fait plutôt calmement pour la délégation Dornienne, qui était rentrée sans heurts de La Laitière jusqu'à Dorne. Mais non loin de Ferboys, un événement notable avait contraint Lady Edarra à se séparer d'une partie de sa garde. Des marchands se rendant à La-Tombe-Du-Roy venait de souffrir de l'attaque de pillards cherchant à leur dérober leur précieuse cargaison, et le mercenaire engagé pour l'occasion était passé de vie à trépas. Il n'était qu'à une journée et demi de marche de Ferboys, et s'était fait attaqué par un groupe de brigand sévissant aux abords du fleuve. Lady Edarra, sachant que sa demeure n'était plus très loin, avait autorisé son cousin à se joindre à la caravane pour que celle-ci parvienne sans heurts jusqu'à la demeure des Forrest, préservant ainsi la réputation de la maison Ferboys quant à l'importance accordée à la sécurité des marchands itinérants sur leurs terres.

C'est ainsi que le cousin terrible de la maison Ferboys se rendait dans l'ancienne demeure de sa grand-mère Jennelyn Forrest, un château qu'il avait eu le loisir de visiter quelques fois au cours de ses dernières années et qui avait contribué à sa chute. Néanmoins, aujourd'hui sa bourse était nettement moins remplit que par le passé, et sa cousine avait été très claire quant à la durée de son voyage. Il ne devait pas s'agir de plus qu'un aller-retour, aussi il savait qu'il ne pourrait décemment pas mettre à l'épreuve la patience des siens, déjà passablement éprouvée à son égard.

Le voyage se déroula sans encombre cette fois, et en une journée et demi de marche, la caravane atteignait La-Tombe-Du-Roy, ce qui arracha un sourire au Ferboys. Les siens détestaient cordialement cette maison avec qui ils avaient été liés il n'y a pas si longtemps, et lui, comme dans bien des cas, ne semblait pas concerné par les querelles frappant les deux maisons. Sans doute était-ce le résultat de son insouciance naturelle, ou bien s'en moquait-il réellement, toujours était-il que Asafa semblait se réjouir d'avoir rejoint la maison Forrest pour quelques heures, tout du moins.

Les chariots et les roturiers pénétrèrent dans la cité sous le regard attentif de la foule. Les petites gens n'avaient guère l'habitude de voir de nouvelles têtes, aussi chaque caravane pénétrant dans leur cité prenait la tournure d'un véritable spectacle. On cherchait à deviner quelles précieuses épices cette carriole transportait, de quelle contrée exotique venait ces fruits, si les Seigneurs du Nord portaient de telles tenues, bref, un sentiment de liesse palpable toucha les roturiers de le défilé, somme toute modeste, des chariots et des marchands. En plein cœur du cortège, Asafa avançait sur son destrier, arborant les insignes de sa maison en évidence, même si la plupart des petites gens ne l'avaient pas reconnue, ou n'avaient cure des querelles politiques des puissants.

Le Dornien au teint halé et à la barbe finement taillé affichait un sourire presque enfantin, et ses yeux rieurs trahissaient le sentiment de gaieté qui touchait en ce moment le Ferboys. Alors que la foule se pressait autour de la caravane, il semblait se réjouir sincèrement de la scène. Par séquence néanmoins, son regard se posait sur la foule, comme s'il cherchait une quelconque personne d'importance à son cœur, profitant de sa taille plus importante que la plupart des Dorniens et surtout, d'être à cheval pour culminer par dessus la populace. Au bout de quelques minutes, il fit presser le pas à son cheval pour arriver en tête de cortège et s'adressa au chef de la caravane, un marchand nommé Razim.

- Mon ami, allons présenter les vôtres aux suzerains de ces lieux.

Sautant de cheval, tendant la bride à un des marchands, il se mit en route d'un pas leste en compagnie de Razim jusqu'à la demeure des Forrest. Razim était un homme d'une quarantaine d'année, légèrement ventripotent et de taille modeste, la barbe fournie étant poivre et sel, et il arborait un chèche de couleur pourpre. Sa peau tannée par le soleil et ses yeux noirs de jais trahissaient, comme pour Asafa, qu'il était un Dornien salé. Il était obligé de multiplier les foulées pour ne pas se faire distancer par le grand homme.

Ils arrivèrent enfin au devant des seigneurs des lieux et Asafa s'arma de son plus beau sourire. Après quelques pas, lorsqu'il fut à une distance protocolaire, il s'inclina dans une révérence, imité avec moins d'aisance par Razim, avant de se redresser, l'air jovial, face au seigneur des lieux. Un instant, son regard de jais se posa sur la belle Ismaelle, et il ne put réprimer un sourire alors qu'il l'observait, avant de revenir à la réalité.

- Mes Seigneurs, que la Mère Rivière vous bénisse de nous recevoir. Je suis Asafa Ferboys, neveu de Lady Shira, et suivant les directives de ma maison, j'ai accompagné la caravane de cet homme, Razim, ayant souffert d'une attaque de brigand alors qu'il se rendait sur vos terres pour y commercer.

Il s'inclina à nouveau, et conclut, en attendant l'autorisation de se redresser des maîtres des lieux.

- Je sollicite le droit de passer la nuit sur vos terres avant de regagner la demeure de ma famille, dès demain.

Le ton, quoique cordial pour ne pas dire enthousiaste à l'image du jeune noble, restait respectueux des convenances et de la bienséance de rigueur, alors qu'à l'inverse, Razim, qui était resté silencieux, semblait bien moins à l'aise...
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Message Ven 29 Juin 2012 - 23:49


Une journée des plus usuelles à La-Tombe-du-Roy, les prémisses de la chaleur avaient appesanti l'ensemble des activités que l'on préservait une fois la douceur nocturne venue, Ismaëlle elle-même n'avait guère le désir de s'exposer à un astre diurne trop ambitieux. Une humeur en berne, en proie même à une amertume qu'elle ne voulait dévoiler à nul autre qu'à son reflet dans ses nombreux miroirs. Un miroitement qui l'accablait, dans ces instants de prostration, absolument rien ne lui convenait quant à l'ébauche de ses traits. La nuit avait été une tribulation de plus, le théâtre d'une belligérance fraternelle qui ne l'avait épargné ni d'émoi ni de coups. Daärim s'était une fois de plus délassé en l'assiégeant de sa fourberie verbale et de cajoleries déplacées, des offensives auxquelles elle avait résisté avec complaisance et aversion. Des bravades défensives qui n'avaient pas été du goût de son cher frère qui, tels les rapaces sur lesquels il veillait, avait fini par fondre sur sa cible pour s'en délecter. Une violence aphone mais qui, fort heureusement, n'avait laissé aucun stigmate sur le derme hâlé de la jeune femme. Néanmoins, la lutte l'avait épuisée tant émotionnellement que physiquement, il lui semblait que ses pommettes brûlaient encore de douleur, que ses prunelles scintillaient encore de peur. Une situation devenue marotte, chamarrant le quotidien de l'héritière qui se camouflait sous un masque de verre, sous l'orgueil qu'on lui connaissait. Ainsi, réfugiée dans l'opulence de ses appartements, sa matinée n'avait été vouée qu'à la rédaction de sa correspondance, de quelques épîtres qui s'en iraient bientôt hors des frontières de la contrée pour servir ses desseins politiques. Il était essentiel qu'elle ne s'assoupisse pas sur ses lauriers, car malgré les affres qui la tenaillaient, elle n'était pas de ceux qui signaient la reddition sans avoir auparavant guerroyé. Néanmoins, même le plus illustre des guerriers s'adonnait au repos, et le sommeil pointait en ses paupières pour l'emporter en mère patrie des songes. Une sieste nichée dans la moelle de l'un des soyeux divans de ses appartements, au plus loin de l'austérité de ses obligations et de tout autre coercition sujette à la contrariété.

Soudain, une symphonie de heurts la priva de ses chimères, un domestique se présenta à elle pour lui délivrer une sommation de son père. Celui-ci requérait sa présence pour la venue d'une cohorte d'itinérants, dont l'arrivée tardive avait laissé le doute s'insinuer dans les esprits. Elle se souvenait de ces marchands dont ils avaient sollicité les denrées dans le but de soulager leurs caves de victuailles, parmi eux des accoutumés qui avaient pris l'habitude de passer par le domaine des Forrest. La donzelle n'avait d'autre choix que prendre connaissance de cette affaire, quand bien même ses muscles souffraient encore de leur alanguissement. Après un las soupir, elle entreprit de se vêtir d'une ample robe de voiles dorés, sertie de quelques discrets éclats de gemmes. Elle n'eut cependant pas le courage de dompter son ondoyante crinière qu'elle abandonna à sa plus simple présentation, néanmoins forte de caractère par ses indomptables boucles. A la suite de quoi, elle rejoignit le lord des lieux avec lequel elle se pressa jusqu'à l'entrée de leur demeure, où ils patientèrent en un point sensiblement surélevé que leurs convives daignent rallier leur position. Légèrement en retrait derrière le lord Dagnar, sa fille semblait peu encline à la conversation, camouflée sous une ombrelle de textile dornien porté par un valet. Son regard se hasarda sur les galbes des quidams qui approchèrent alors, et quelle surprise ! Ses yeux de bleu céleste s'ouvrirent de toute leur capacité, scrutant le faciès de l'homme dont elle ne put que reconnaître la risette. Asafa avait décidément, et même après ces années de non coudoiement, le don de l'ébaubir par ses apparitions. Quelle étonnante déclamation fût-ce que la sienne, laissant au régent le soin de juger de ses propos.


  ~ Asafa Ferboys, votre réputation n'est plus à faire, jeune homme. Gouailla le maître des lieux dont l'apparence dénotait cruellement avec le Salé. Son épaisse barbe blonde rehaussait l'autorité d'un faciès bigarré de coutures de guerre, ses iris azurés, quant à eux, semblaient naturellement rieurs, mais profonds d'un brasier que seuls les dorniens possédaient. Allons, debout ! Je sais faire preuve de gratitude envers ceux qui prêtent main forte aux membres de notre communauté. Il est entendu que je vous offre l'hospitalité pour la nuit, mangez à ma table, dormez en ma demeure, et reprenez la route lorsque le moment sera opportun. Ismaëlle. Héla t-il en se tournant vers l'intéressée. Conduis donc notre hôte à ses appartements, veux-tu. Qu'il y prenne ses aises. »

  ~ Oui, Père. »

  ~ Fort bien. Razim ! Le seigneur vint à lui, gratifiant son épaule d'une bonne tape amicale. Montrez-moi votre inventaire, et par la même occasion, vous me conterez votre mésaventure. Allons-y ! »

La demoiselle ne put réprimer un humble rire au comportement de son paternel, tant connu pour son irascibilité que par cette puissante jovialité qui était sienne. Déjà, il emportait avec lui le pauvre marchand visiblement intimidé par la voix portante et le tempérament du lord, délaissant le Ferboys aux bons soins de son héritière. Toute l'attention de cette dernière se portait désormais sur celui que l'on pouvait qualifier de martyr, tant elle avait réprimé les lutineries qu'il lui vouait autrefois. Singulière rencontre que celle-ci, qui ne manquerait pas d'apporter son lot d'agréments et de réminiscences. A son convive, elle adressa un sourire mutin, puis prit le chemin du bastion familial en veillant à ce qu'il la talonne, sans le gratifier d'une quelconque tirade. Murée dans un mutisme amusé, elle énumérait les plausibilités de flatteries dont le guerrier pourrait faire usage pour se rappeler à son bon souvenir. S'il était loin d'être un parangon d'autonomie et de bon sens, il était en revanche doué d'une indicible faconde. Sa prolixité aurait été apte à persuader le plus chauvin des bédouins et la Mère Rivière savait à quel point il abusait de cet acabit. Depuis leur dernier conciliabule, elle avait ouï-dire que le fier sieur avait perdu de sa superbe, sanctionné tel un bambin à ne plus rien entreprendre sans l'aval de parents aux aguets. Elle avait toujours subodoré que les moeurs frivoles de son prétendant auraient raison de lui, et pour ainsi dire, elle n'avait guère cherché à pallier à son travers. A contrario, n'avait-elle fait que le bousculer vers les abysses en profitant d'une gentillesse qu'elle savait pourtant authentique. La culpabilité ne fut pas une notion à l'étreindre, mais elle était curieuse de savoir si ce sujet serait abordé.

La traversée des corridors leur fit rencontrer nombre de personnalités qui s'inclinèrent au passage de la lady, saluant au passage celui qui l'accompagnait, le lorgnant une fois passé pour estimer cette taille inhabituelle pour un autochtone. Soudain, au détour d'un nouveau couloir, la sylphide s'immobilisa, contraignant Asafa à en faire de même sans qu'ils ne soient parvenus jusqu'aux appartements. Elle fit quelques pas félins, oscillant de ses rondes hanches avant de faire volteface en direction du jeune homme. Ses mirettes le toisèrent sans embarras, une fine risette à ses lippes.


  ~ L'on ne médisait pas, alors, lorsque l'on disait qu'Asafa Ferboys, le fils prodigue, avait agonisé de ses dépenses inconsidérées. Vous voilà réduit à la bonne escorte de quelques itinérants, quel dommage. Taquina t-elle, sans vocation de l'injurier pour autant. Elle ricana en l'observant. Cela fait fort longtemps que nos routes ne s'étaient pas croisées, messer. Vous avez toujours cette même propension à la surprise... Qu'en est-il de votre verbosité, demeure t-elle intacte ? »

Avait-il réellement changé depuis les fois où il lui promettait monts et merveilles ? Qu'avait-il appris au chevet de sa tendre cousine, lui avait-elle enseigné la pondération parmi d'autres vertus ? Ismaëlle était curieuse, le jeune homme devenait une attraction sur laquelle elle veillerait probablement jusqu'à son départ, et à sa manière. Il prendrait ainsi conscience qu'elle, n'avait guère changé.
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Asafa Ferboys
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Message Dim 1 Juil 2012 - 17:24

Le Dornien salé sourit franchement aux propos du seigneur des lieux, tout en se redressant. Ismaelle commençait à connaitre le jeune homme, et s'il était un homme dans lequel il était aisé de lire, il s'agissait bien du noble de Ferboys. Les yeux rieurs et le visage barré d'un sourire d'une honnêteté toute enfantine, Asafa semblait de toutes évidences réellement ravi de revoir le vieux maître de la-Tombe-Du-Roy, qu'il devait très certainement apprécier pour son caractère intègre. Inclinant à nouveau la tête en signe de respect, il répondit avec un enthousiasme non-feint au Lord.

- Mon Seigneur, vous m'honorez de faire preuve de tant d'égards à mon endroit ! Je suis votre obligé !

Puis, son regard de jais se plongea dans celui de la belle, lui adressant un sourire mutin et une attitude emplie d'une certaine noblesse et teinté de ce léger soupçon de dédain la rendant si désirable à ses yeux. Sans prendre la peine de l'inviter, elle se mit en marche vers ses appartements, avec cette grâce caractéristique des grandes dames de ce monde, et le Ferboys ne put s'empêcher de sourire de nouveau devant le comportement de la belle héritière. Selon toutes vraisemblances, Ismaëlle n'avait guère changée depuis leur dernière entrevue, et le cœur du Dornien s'emplit de liesse à cette idée.

Il ne fallut que peu de temps au jeune homme pour rejoindre la belle Forrest, sa foulée étant bien plus ample et surtout mue d'une volonté sensible de goûter avec plaisir à la compagnie de la dame. Elle n'était guère affable alors qu'il parcourait divers corridor et croisait moults personnalités, certaines suspicieuses, d'autres ébahies devant la stature et les particularités de l'homme au teint olivâtre. Asafa, quant à lui, semblait jovial et de bonne humeur, saluant chaleureusement les personnes qu'il aurait reconnu, et se montrant poli et cordial avec ceux dont il ne se souvenait pas ou qu'il ne connaissait pas. Une fois parvenus aux appartements, elle daigna enfin s'adresser à lui, avec cette froideur et ce petit air de défi qui arracha une nouvelle fois un large sourire au Ferboys.

- Ma Dame, vous savez que je serais prêt à m'ouvrir le torse et à m'en arracher le cœur pour ne serait-ce qu'avoir l'honneur de recevoir un sourire de votre part.

Il s'inclina, accompagnant sa prose d'un sourire sincère et d'un regard rieur.

- Et nulle dépense ne fut inconsidérée à votre encontre, sachez le bien ! Pour avoir la douceur de votre compagnie, sachez que je serais même prêt à me débarrasser d'un œuf de dragon !

Ses mots étaient prononcés avec une ferveur et une honnêteté désarmante. D'aucun dirait même avec une naïveté dangereuse, mais tel était le Ferboys. Il se redressa, dominant désormais de sa stature la jeune femme, qui ne sentit toutefois pas écraser ou même menacée. Au contraire, il semblait avenant et ne cherchait nul rapport de force. Ainsi, même s'il ne se laissait vraisemblablement pas écraser par le charisme de la belle héritière, il semblait au contraire apaisé et enthousiaste.

- J'ai, en effet, eu droit à un retour de bâton maternel, qui m'a fait prendre conscience du caractère irraisonné de mes actes par le passé. Et j'ai le plaisir d'accompagné à ce jour ma cousine Edarra. Je crois d'ailleurs que vous n'êtes pas en très bon termes, toutes les deux, n'est-ce pas ?

Les yeux malicieux du Dornien plongèrent dans ceux d'Ismaëlle alors que son sourire ne se faisait que plus grand. Visiblement, il était toujours aussi bavard et n'avait rien perdu de sa jovialité, et ne semblait pas prendre ombrage que sa réputation est franchie les murs de sa maison pour parvenir à de médisantes oreilles.

- Mais qu'importe. Comment vous portez vous, belle Princesse du Désert ? Et votre frère ? Cela fait fort longtemps que je ne vous ai vu, et mon cœur saignait de ne rien savoir à votre sujet...

La question était posée avec une certaine naïveté. Si des tensions existaient entre la belle et son fraternel, il ne devait certainement rien en savoir, car nulle trace de moquerie ou de méchanceté n'avait percée à travers sa voix...
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Message Mar 3 Juil 2012 - 22:20


Frétillante d'assurance, tous deux se querellaient la place de l'enjôleur bien que motivés par des fins différentes. Ce n'était que délassement pour Ismaëlle que de faire usage de ses charmes, de ses quelques redondantes cambrures dont la Mère Rivière l'avait gratifiée et de demeurer ainsi le centre de l'attention. Autolâtre dans l'âme il était vrai, ses mimiques et mouvances pleines d'emphase n'étaient vouées qu'à attirer l'oeil du quidam qui lui faisait face. Malgré cette attitude d'emprunt, elle savait son jeu inutile, car Asafa avait toujours préféré la jouvencelle qui se camouflait au revers de la grande dame. Accoutumé à ses bravades et railleries, il ne s'était jamais offusqué de la façon dont elle lui rendait sa courtoisie : bien égoïstement. Naguère, ses proses étaient faites de l'espoir qu'elle lui cède sa main et son être, mais était-ce toujours le cas aujourd'hui ? Les choses avaient évolué avec leurs situations respectives, il aurait été fou de poursuivre cette chimère qu'était une relation entre eux. Si tel était le cas, elle se prosternerait devant son immuable optimisme. Et elle faillit courber l'échine. Gentilhomme à souhait, il n'avait guère rien perdu de ce comportement qui le distinguait tant, de cette authenticité dont il était tout bonnement impossible de douter. Puis, finalement, ce fut lui qui s'appliqua à la courbette, révérence de circonstance qui ébaucha une large risette sur le minois de la Forrest. Il l'immergea d'une pléthore de flatteries finement élaborées, de celles dont il n'avait jamais perdu le fil, celles dont il était l'unique interprète. Si elle connaissait sa folle passion pour la gente féminine, courtisanes y comprit, depuis fort longtemps, elle s'étonnait désormais de ne pas le voir marié. Ce n'était pas faute de pouvoir soudoyer les femmes de ses mots, il n'y avait guère que sa notoriété sociale pouvant s'avérer dissuasive, peut-être était-ce là tout le problème. En attendant de l'interroger à ce sujet, elle trouva justifiée de lui corroborer sa qualité dans la sonorité de son rire cristallin.

  ~ Si fait, messer, vous n'avez effectivement rien perdu de votre faconde. »

Puis il y avait ces yeux, binôme d'onyx éternellement étincelants d'allégresse, de sincérité. Elle se demandait d'où il pouvait bien puiser cette ataraxie, qu'au fond, elle lui enviait. Rien, ou si peu de choses ne semblaient l'atteindre, et la seule explication qu'elle y avait trouvé était qu'ils ne devaient pas être issus du même univers. Si leurs vies avaient été autres, certainement la demoiselle aurait pu apprécier d'avantage de sa part, mais ici, la question ne se posait pas. Le menton sensiblement redressé dans le but de le distinguer, il lui semblait plus grand que dans ses réminiscences, ou peut-être était-ce juste une déformation de sa mémoire ? Qu'importait, le corps astral de ce géant des sables la prémunissait d'une quelconque crainte, elle le savait suave et bienveillant. Si bien qu'elle avait grand mal à l'illustrer aux côtés de sa chère et tendre cousine, dont le tempérament différait cruellement avec le Salé. Elle ne put d'ailleurs s'empêcher de ricaner à l'évocation de la querelle qui la séparait d'Edarra, sa rivale de toujours. Cependant, l'amusement qui pointait à ses lèvres fut bien vite supplanté par un certain malaise lorsqu'il évoqua Daärim, l'indigne - le mécréant. Elle eut l'impression que sa joue lui tira, s'engourdissant d'une douleur nocturne en même temps que l'image de son frère lui vint à l'esprit. Si elle s'efforça de paraître impassible, ses bleutées prunelles furetèrent les dalles du corridor, réprimant l'explosion d'une haine viscérale. Préférant pourtant se draper de noblesse, elle dilata ses poumons et répondit.

  ~ Maniez la grandiloquence avec parcimonie, très cher, il serait fâcheux que vous vous retrouviez à court de compliments avant le crépuscule. Une moue se peignit à ses lippes, elle confronta ses mirettes aux siennes. Votre coeur ne devait pas tant saigner d'ignorance, je doute que quelqu'un à Dorne ignore à quel point l'héritière de La-Tombe-du-Roy côtoie sa seigneurie le prince Maron. Vous vous doutez que je ne fais que travailler à ma stature sociale, il en a toujours été ainsi. Elle tritura ses bagues tout en parlant, consciente qu'elle n'avait que le mot "politique" à la bouche. Mais, je me porte à merveille comme vous le voyez, bien que prise par la gérance du domaine aux côtés de Père. Affaires de servage, élevage de nos coursiers, gestion des finances... Vous savez ce que c'est. Enfin... C'est une façon de parler... »

Nouveau point d'attaque, elle doutait effectivement que le jeune homme se soit jamais intéressé à ce genre de détails, et inexorablement pas à l'aspect financier de sa maison. Elle n'osait même imaginer l'état de sa pauvre mère après la perte de leur fortune, ou d'une conséquente partie tout du moins. Il était amusant de constater qu'ils profitaient tous deux de leur patrimoine de manière diamétralement opposée, restait à savoir si le dornien s'était assagi sous les invectives familiales. Voilà qu'elle était presque chagrinée de ne plus pouvoir profiter de sa délicieuse naïveté.

  ~ Quant à Daärim, il est affairé à sa fauconnerie, comme d'habitude. Vous aurez peut-être l'opportunité de le rencontrer dans la soirée, comme tous les autres membres de notre famille. Et la Mère Rivière savait qu'Harakan, le petit dernier, risquait de se faire particulièrement virulent envers le Ferboys. Qu'il tente de le faucher de son épée de bois ne l'étonnerait nullement. Pour ce qui est de votre cousine... Je dirais simplement que la diffamation n'a de valeur qu'en certaines occasions. Dénigrer Edarra – car l'inverse était impossible – lui apparaissait comme fort inopportun face à Asafa, il était donc mieux de clore là le sujet. Vous n'êtes pas du même atavisme, je serais bien curieuse de savoir si vous pensez être fort de cette expérience en sa compagnie ? Quel est votre rôle envers elle, et le sien envers vous ? Peut-être vous frappe t-elle le bout des doigts lorsque vous vous approchez de la trésorerie ? »

L'image la fit grandement sourire, de nouveau détendue de ne plus parler de son cas fraternel et mille fois plus intriguée par ce que fut l'existence du jeune homme depuis leur dernière rencontre.
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Asafa Ferboys
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Message Mer 4 Juil 2012 - 14:15

La discussion partait sur de bonnes bases pour le singulier duo. Si les sentiments d'Asafa étaient limpides et prévisibles, la réaction de la belle Ismaëlle soulevait d'avantage d'interrogation. Cette dernière pouvait faire preuve de froideur, de rudesse et d'une vanité cassante pour ses soupirants, et le Ferboys en avait fait maintes fois l'occasion. Mais pour l'heure, la jeune femme était loquace, souriante et semblait apprécier la compagnie du Dornien au teint halé, tant et si bien que ce dernier laissa son enthousiasme s'exprimer par un rire sincère.

- Ma dame, sachez que vous êtes un sujet inépuisable. Je pourrais chanter votre beauté et votre noblesse jusqu'à ma mort que je ne vous aurais pas rendu suffisamment gloire ! Et vous n'êtes pas sans connaître mon ignorance crasse en matière de gestion. Si je n'avais eu que le tiers de vos qualités en ce secteur ardu, pour sûr que les miens n'auraient nullement eu à me faire remontrance !

Il semblait si heureux de profiter d'un tel moment avec la belle héritière de Ferboys qu'il ne vit guère lorsque celle-ci se raidit à la mention de son frère Daärim. En effet, l'homme était jovial et de bonne compagnie, aussi il avait sympathisé avec le frère de la belle. (hj : vu en mp avec le joueur ^^) Si les deux hommes ne s'étaient plus entretenus depuis quelques temps, Asafa avait partagé une sincère amitié avec le jumeau de l'héritière, ne prenant toutefois guère en compte son avis lorsque ce dernier tenta de le dissuader de s'intéresser à la belle Ismaëlle. De plus, sa naïveté transparaissait ici une fois de plus, l'homme ne se doutant nullement que la fratrie était déchirée par cette intestine lutte de pouvoir.

Le sujet de la discussion porta également sur la politique, un terrain glissant où, à son grand dam et à celui des siens, Asafa était une proie facile : doux rêveur et homme de bon cœur n'était rarement autre chose que des gerbilles sous les crocs des serpents. Néanmoins, le Salé ne se départit pas de sa bonne humeur et de sa franchise, répondant avec aplomb à la belle noble.

- Je n'en avais connaissance, ma Dame, mais je ne doutes que vous fassiez de précieux conseils pour notre belle nation. Votre destinée est de celle des Reines, et il est normal que vous travailliez à promouvoir votre stature sociale. J'espère toujours secrètement qu'un jour, vous m'accepterez à vos côtés, lorsque cette course effrénée vous rendra lasse...

L'homme ponctua son propos sur un sourire malicieux et charmeur, laissant planer un instant sa phrase pour mieux saisir la réaction de la belle noble. Comme elle pouvait le constater, il nourrissait toujours de courageux espoir à son encontre, malgré son effective connaissance de leurs réalités respectives.

- Il est toutefois regrettable que vous ne puissiez vous entendre avec ma cousine. Elle est une femme telle que seul Dorne peut en produire. A la fois fière, forte et d'une grande noblesse. Mon expertise dans le maniement des armes m'a permis de lui servir de protection, et elle...

Il affiche une moue rieuse, tout en cherchant ses mots.

- S'assure de mon éducation parmi les grands de ce monde, si l'on peut dire... Et oui, il lui arrive de me taper sur les doigts. Bien que je progresse en ce secteur, la nouvelle modestie de mes moyens m'aidant certainement en ce sens.

L'homme était une fois de plus honnête et franc, ne prenant pas ombrage de ces tares pourtant avérés chez lui qu'il tournait en dérision dans le but d'extirper un sourire à la belle Ismaëlle. Il connaissait ses forces et ses failles et les livrer à la Dornienne, sans pudeur, avec naïveté et gentillesse. Il tendit par la suite sa main à la jeune femme, tout en accompagnant son geste d'une nouvelle légère révérence. Un sourire en coin, adressant un regard en léger biais à la noble, il s'adressa à elle avec entrain.

- Ma dame, me feriez vous l'honneur de marcher encore un peu à mes côtés ? Votre présence m'est agréable et les dernières heures d'équitation requiert un peu d’exercice. De plus, un peu d'air frais serait fort appréciable, ne croyez-vous pas ?
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Message Ven 6 Juil 2012 - 22:43


Voilà que les grands adjectifs étaient employés, comparée à une cléopatre dont la tiare aveuglait son dévoué à n'en plus pouvoir. Asafa avait le don de l'emporter vers les sommets, aux cimes de la majesté sans qu'elle n'ait réellement besoin de jouer de ses simagrées. Certes, elle ne s'en privait pas, mais d'avantage par marotte et doucement se railler du dornien qu'elle appréciait plus que les apparences ne le suggéraient. Il était le genre de quidams dont la jeune femme rêvait de plus s'entourer – orgueil oblige – à la condition que l'obligeance soit saupoudrée d'un peu plus de maturité et que s'exalte plus de force diplomatique. Lui qui savait tant manier les mots, se demandait comme il pouvait ne pas s'adonner à la dialectique. Un talent gaspillé s'il en était, il semblait enclin à dilapider tant ses biens financiers que ses acabits les plus éloquents. Il avait vécu dans l'oisiveté, une notion que la jeune femme abhorrait par dessus tout, alliant cela à une faiblesse, voire, à de la stupidité. S'il y avait mis un peu de piété et volonté, elle était pourtant persuadée qu'il se serait immiscé parmi les Grands de la contrée à l'instar de sa cousine. Car si elle nourrissait une ineffable aversion pour Edarra, elle lui reconnaissait néanmoins ses qualités de puissante dame – quitte à s'en écorcher les lippes, elle ne voulait pas vivre dans la cécité de ses ennemis. Toutes deux étaient faites du même bois, c'était là la raison pour laquelle elles ne pouvaient mutuellement se supporter plus que le temps d'un soupir dans la même pièce. Preuve en était, même si l'incident datait désormais, elles en étaient tout de même arrivées aux mains, ou plutôt, à leurs petits poings pour régler leur différend. La rixe avait été vive bien que succincte, mais elle s'en souvenait comme si ce fut la veille. Qu'importait, il n'était guère question de cette vipère des Osseux, mais d'un Ferboys tout autrement intéressant à qui elle adressa une risette lutine. S'il était à une année lumière de l'impressionner par ses « hauts faits », il demeurait une éternelle source de badinage, un puits d'eau fraîche en plein désert.

  ~ Vil encenseur, vous ne cessez donc jamais ? Son rire chantonna, avant qu'elle ne saisisse sa main. Fort bien messer, j'accède à votre charmante lubie, marchons un peu. »

La-Tombe-du-Roy ne manquait point de magnificence et d'endroits dans lesquels musarder, le plus illustre d'entre eux s'édifiant en une majestueuse crypte, sépultures des aïeux tombés durant l'occupation militaire de Dorne. Une nécropole entièrement ornementée de glyphes Rhoynar qui relataient ce pan d'histoire qu'était le leur, à l'époque des grandes guérillas, où les Forrest avait habilement participé aux efforts communs pour finalement occire nul autre qu'un suzerain bieffois, un lord Tyrell ayant fait halte en leur demeure. Nul n'ignorait ces faits car chaque année, étaient organisées des commémorations rassemblant de nombreux seigneurs dorniens, et parmi eux, le prince Maron Martell. Ismaëlle était fière, malgré ses entreprises politiques, le courage dont avaient fait preuve ses ancêtres qui jamais n'hésitèrent à offrir leur vie aux épées des oppresseurs. Peut-être le jeune homme n'en savait-il que peu à ce sujet, cependant, elle serait prête à s'improviser narratrice si tel était son désir. Pour l'heure, elle emprunta son bras et se laissa bercer par la lenteur de leurs pas, faisant suivre leur conversation.

  ~ Il était grand temps que vous appreniez à vous comporter en adulte, bien que je n'apprécie guère votre cousine, je corrobore qu'elle est parfaite pour le rôle que vous m'avez décrit. Veillez cependant à filtrer le poison de l'élixir. »

Il comprendrait ce qu'il voudrait bien comprendre par sa métaphore, il aurait été regrettable qu'Asafa se voile de l'âpreté de sa famille lui qui en était tant à l'antipode. Mais si la sylphide aurait certifié la malléabilité d'esprit du Salé, elle doutait que l'amertume ou la froidure immanente à Edarra ne puisse un jour l'atteindre. Au fond, avait-il seulement changé ? Comme il l'affirmait lui-même, c'était avant tout la nouvelle modestie de ses finances qui l'empêchait de poursuivre dans ses mauvaises marottes. Viendrait un jour où il serait livré à lui-même, sans plus de parentes pour le chaperonner. A moins, qu'il ne comptait effectivement sur une épouse pour l'escorter dans ses efforts, un anneau nuptial qu'il espérait encore lui glisser à l'annulaire.

  ~ Mon ami, je m'étonne que votre mère ne vous ait pas déjà lié à une lady, le mariage est propice à un certain équilibre, parait-il. Vous avez toujours su mettre à profit votre prolixité pour les charmer, mais vous avez une fâcheuse propension à désirer l'impossible. Le menton sensiblement redressé, un rictus altier et amusé pointa à sa commissure alors que ses prunelles observaient les tentures qu'ils rencontraient. Depuis tout ce temps, ma vision d'une union maritale me concernant est toujours la même... Du moins, vous n'avez plus suffisamment de moyens pour me faire dire le contraire. Son sourire s'élargit d'espièglerie. Je suis l'aînée de la fratrie, ne l'omettez pas, et rien ne pourrait me faire renoncer à mon patrimoine, pas même la tentation de pouvoir vous tourmenter chaque jour durant. »

Le quidam était audacieux, elle n'avait jamais cessé de lui louer cette hardiesse qui le caractérisait, sans être en mesure d'y céder. Convaincue qu'il serait bon époux, il n'en était pas moins un Ferboys avec une réputation fissurée parmi la noblesse. Puis, que ce soit lui, ou même un autre, si Ismaëlle suivait les plans qui étaient les siens, elle ne goûterait jamais à la jubilation d'un mariage. Perdre son patronyme lui était inconcevable, quitter son logis et les siens encore moins, en particulier alors que cela était synonyme de léguer son héritage à nul autre que son jumeau. Maudit soit-il, les rivières s'assécherait avant qu'il n'en soit ainsi. Une réflexion d'autant plus vivace à chaque fois que ses mirettes céruléennes se posaient sur les draperies qui ornementaient les corridors dans lesquels ils flânaient. Soudain, ce fut en apercevant une domestique portant une gamelle d'eau qu'un détail l'étreignit, elle resserra délicatement sa prise sur le bras sur son convive pour attirer son attention.

  ~ Quelle piètre hôte je fais... Votre voyage a dû être long pour rallier notre domaine, quand bien même il vous prend l'envie de vous dégourdir, n'êtes-vous pas déshydraté ? Si ce n'est par l'office du soleil, vos logorrhées doivent bien vous tarir le gosier, mh ? Immobile au centre du couloir, sa physionomie orientée vers celle du dornien, elle songea à la traversée dans laquelle il s'était lancé pour venir en aide aux itinérants. La route n'était pas négligeable depuis les Osseux, et les Montagnes Rouges couvaient nombre de dangers en leur sein. A moins que... Mais dites-moi, comment avez-vous rencontré ces marchands ? Je n'ai pas souvenir que leurs pas devaient les mener jusqu'à Ferboys... Reveniez-vous d'une pérégrination, peut-être ? »
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Asafa Ferboys
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Message Mar 10 Juil 2012 - 8:39

Le sourire de l'homme se fit plus grand alors que la belle demoiselle accédait à sa requête, glissant sa main dans la sienne pour déambuler dans les couloirs de la demeure des Forrest. Leur pas se fit lent, identique à celui d'une douce promenade dont le chemin est plus important que la destination, et Asafa semblait se réjouir de la compagnie de l'héritière, qui l'honorait de sourire et de petites piques que le Dornien acceptait avec tout autant d'amusement que de plaisir. Lorsqu'elle fit référence à son inaptitude à se comporter tel un homme noble d'une grande maison, il se contenta de hausser les épaules, son sempiternel sourire barrant son visage et ses yeux brillants de malice.

- Me comporter en adulte ? Vos paroles sont sages, à n'en pas douter, car il faudrait en effet que je gagne en maturité. Mais je vous confesse que j'ai peur que vous perdiez tout intérêt pour moi, ma dame. Si je n'ai ni l'influence, ni les ressources pour vous séduire, je ne voudrais surtout pas me défaire de mon seul atout, à savoir ma capacité à vous offrir un peu d'évasion par mon insouciance.

Le ton badin et l’œil rieur du Salé laissait à penser qu'il pouvait fort bien s'agir d'un trait d'esprit ayant pour unique but de faire sourire la jeune femme à ses dépens, mais Asafa pouvait fort bien être une nouvelle fois d'une honnêteté désarmante. La belle héritière choisirait alors la signification de ses mots, bien que les deux soient en rapport avec le caractère jovial et insouciant du jeune homme. Lorsque la question du mariage revint sur le tapis, un rictus amusé, destiné à feindre la gêne, naquit à la commissure de ses lèvres.

- Que voilà un sujet épineux... Mon cœur vous appartient, ma dame, aussi ne serais-je me détourner de vous.

Son sourire amusé revint sur son visage, avant qu'il ne poursuive, toujours aussi taquin.

- Il y a quelque chose d'incroyablement romantique dans ma situation, n'est-ce pas ? De grands dramaturges pourraient se pencher sur mon cas pour illuminer Westeros de chansons vantant mon hardiesse à tenter vainement de vous conquérir, ne croyez vous pas ? Et puis, il est plus facile pour moi d'éviter d'être lié à une lady, comme vous le dites, tout simplement parce que ma réputation comme mon attitude fait de moi un bien piètre parti, paraît-il ! Aussi, pour gagner votre cœur, je gage de tenter de me rendre plus... Désirable, à vos yeux, en essayant d'assembler les moyens nécessaires à vous faire changer d'avis.

Il se fendit d'une nouvelle révérence, bien que légère car étant plus destinée à faire sourire la jeune femme qu'à se voir être protocolaire. Tout en se relevant, elle put constater que la malice et l’espièglerie n'avaient pas quitter son regard. Selon toutes évidences, il ne portait nul intérêt aux tapisseries de Forrest, son attention étant toute entière à la belle Ismaëlle, connaissant de plus le château pour l'avoir déjà visité auparavant. L'histoire et les vieilles rancœurs familiales étaient choses dénuées d'intérêt pour le Ferboys, son esprit étant constamment tourné vers le moment présent et en retirer toute la saveur. C'est ce qui avait causé sa perte, à n'en pas douter, le rendant grandement vulnérable aux subtils manipulateurs mais ce qui lui donnait aussi cette authenticité rare dans les cours des châteaux. Lorsque la belle lui susurra l'idée de se désaltérer, il accepta l'invitation d'un hochement de tête.

- Fort bien. Il est vrai que la traversée des arides terres de Dorne m'a causé grand soif. Je vous remercie.

Après s'être saisit d'un verre et avoir remercié d'un geste de tête le servant, il porta la coupe à ses lèvres, se désaltérant.

- Ma cousine et moi-même rentrions de la demeure de Lord Ambrose, après avoir assisté à son mariage. Une fort sympathique distraction, soi-dit en passant, où j'ai pu apprécier la rancœur que le monde continue de nourrir à notre égard, notamment à cause de l'incompréhension du rôle accordé aux femmes en nos contrées. Ce fut... Réellement enrichissant, ma cousine et moi-même avons liés de nombreuses nouvelles amitiés malgré les réticences dû à notre origine géographique.

Il prit une nouvelle gorgée, terminant son verre et le reposant sur le plateau.

- Donc, nous avons partagé la route un certains temps avec un seigneur des terres de la Couronne, puis nous avons obliqué pour rentrer à Ferboys. Nos pas nous ont guidé non loin de vos terres, où nous sommes tombés sur les marchands, victimes de quelques rapines et brigandages. Je me suis donc proposé pour leur fournir escorte et protection jusqu'à votre demeure, et ainsi pouvoir jouir à nouveau de vos grâces...

Il ponctua sur son sempiternel sourire, se remettant en marche aux côtés de la belle.
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Message Sam 14 Juil 2012 - 13:43


Un bien piètre parti, au moins était-il lucide sur sa condition actuelle bien qu'elle doutait qu'il fasse preuve d'autant de sagacité pour ce qui était de l'avenir. Etre prévoyant n'était plus un choix de vie mais une inéluctable coercition si l'on désirait faire perdurer un patronyme ou une simple notoriété. Asafa manquait cruellement de quant-à-soi, une trop grosse tare pour être supporter par l'héritière Forrest qui ne voyait en lui qu'un poids de lourds tributs, chatoyant de la plus pure essence plausible certes, mais une pesanteur impossible à supporter pour une lady de son acabit. Sur une opinion plus subjective, Ismaëlle se régalait injustement de sa bonhomie et de ses flatteries, car elle ne les méritait pas tant il lui semblait qu'ils étaient deux âmes opposées. A l'antipode l'un de l'autre, elle s'en persuadait sans aide, sans réelle preuve, simplement pour se conforter dans l'idée qu'elle était impassible, impavide, le coeur destiné à demeurer vacant à jamais dû à sa hoirie. Si elle s'en amusait avec frivolité au côtoiement du jeune homme, la question ne serait jamais à soulever, il ne faisait que lui remémorer ce choix qu'elle avait sciemment pris et auquel elle ne désirait pas déroger. Alors, même s'il parvenait sans mal à flatter son égo, ses efforts pour lui plaire n'étaient qu'inapparents, inaptes à briser la cécité de la dornienne qui se drapait dans sa noblesse. Elle faisait risette à ses logorrhées et ses courbettes en tout genre, mais n'en pensait guère moins. Ses prunelles d'un turquoise diaphane se levèrent un instant vers les cieux, puis elle fit osciller son minois dans un élan négatif alors qu'il se relevait de sa prompte révérence. Cette faconde était immanente à la personnalité du Salé, quoi qu'elle puisse ourdir pour s'y dérober, elle savait pertinemment qu'il ne l'en épargnerait jamais. Un incorrigible flagorneur qui apportait au moins son lot de délassement, et qu'elle accompagna dans son hydratation. Se soulageant de quelques gorgées du précieux liquide, elle lui prêta l'oreille alors qu'il donnait suite à leur conversation., sur un sujet des plus intrigants.

Lord Ambrose ? Les Ferboys s'étaient donc rendus à Murs-Blancs dans le cadre de son mariage, une information pour le moins intéressante qui méritait qu'Ismaëlle y prête une oreille affûtée. Ce genre de convergence seigneuriale était de ces opportunités rêvées pour rencontrer de grands noms et nouer des alliances dignes de ce nom, à la condition que les moeurs dorniennes ne soient guère lynchées des poncifs usuels. Chose délicate s'il en était, la sylphide elle-même était au fait de l'aversion de nombre de leurs voisins concernant la plèbe du désert et ses princes, une réalité qu'elle ressentit d'avantage lorsqu'elle musardait sur les vertes terres du Bief. Asafa avait-il seulement conscience de la substantialité de ses propos ? Si Edarra s'était trouvée de nouveaux alliés, il lui fallait le savoir et en faire part à Maron Martell. Les jeux politiques ne sommeillaient jamais, preuve en était qu'une innocente flânerie dans l'enceinte de sa propre demeure pouvait être sujette aux croustillants renseignements.


  ~ Messer, je reconnais bien là votre bénignité naturelle, d'autres que vous n'auraient pas même prêté l'oreille à d'infortunés marchands. Elle reprit son bras. Quant à mes grâces, la providence vous fait risette, deux jours plus tard et je n'étais point ici. »

Il était vrai, la dryade préparait déjà sa prochaine pérégrination, non loin cette fois, simplement rejoindre La Grâcedieux et demeure d'origine de sa génitrice. Les temps n'étaient pas de tout repos, aussi ressentait-elle le besoin de séjourner auprès des Orphelins, pouvoir savourer les plain-chants de la Sang-Vert et l'ancestrale quiétude de ce peuple. Cependant, la conversation avait attisé les sens opportunistes de la demoiselle qui désirait ardemment aborder le sujet de ce mariage dans le Conflans. Néanmoins, il ne fallait pas que l'adonis se doute de trop de fourberie de sa part, aussi était-il judicieux de ne pas aborder ce sujet tout de go. Le binôme reprit donc leur marche, sereine, serties de francs rires et autres complicités, jusqu'à ce qu'ils ne s'aventurent dans un corridor somme toute sans excentricité. Non loin d'une huis close, ils purent entendre des hurlements de combat, des railleries et autres semonces tonitruants. Soudain, la porte s'ouvrit, filtrant le galbe d'un petit garçon aux cheveux d'or qui se mit à bondir en brandissant une estoc de bois. Mais, maladroit, il chuta au sol, exécutant une parfaite pirouette avant d'atterrir sur son séant dans un râle enfantin. Ismaëlle se détacha de son convive pour aller ramasser son pauvre frère, le tançant gentiment tout en essuyant la crasser présente sur son adorable faciès. Le petit bout de dornien rechigna à ces douceurs féminines en s'extirpant de l'étreinte fraternelle, vacillant jusqu'aux jambes du Ferboys contre lesquelles il se heurta. Il leva ses mirettes pour apercevoir l'obstacle, grand, trop grand, si bien qu'il manqua de choir en arrière en essayant de voir Asafa en entier. Pris d'une soudaine couardise face à ce titan, il retourna se cacher dans les voiles de sa soeur.

  ~ Salut donc notre hôte Harakan. »

  ~ Non ! »

  ~ Harakan... »

Le jeune garçon s'enroula dans la robe de la donzelle dans l'espoir d'y disparaître, opiniâtre qu'il était, vexé d'avoir été effrayé par le géant des Osseux qu'il ne voyait pourtant pas pour la première fois. Le sang abrasif de Dorne coulait dans les marbrures de la petite tête blonde au caractère aussi véhément que belliqueux, à tout le temps crier à la guerre et au génocide de tous leurs ennemis. Cependant, la réalité le rattrapait toujours lorsqu'il se trouvait face à plus âgé qu'il ne l'était, du haut de ses huit années, encore minuscule et frêle. Il hasarda d'ailleurs un oeil sur le Salé, l'intrus, qui se trouvait non loin avant de s'enrouler un peu plus dans le doux textile, sous les ricanements de l'héritière de la maison, qui vit là une occasion de soulever un précédent sujet.

  ~ Pardonnez le, il n'a guère changé depuis votre dernier passage à La-Tombe-du-Roy, si ce n'est pris un peu de poids. Il est fort de notre histoire et de la génétique de notre ethnie. Elle cajola les quelques mèches blondes que l'on distinguait encore, avant de poser ses prunelles sur son interlocuteur. A ce propos, vous disiez avoir été les cibles de la rancoeur populaire, à... Murs-Blancs, c'est cela ? Je serais curieuse que vous m'en contiez plus, je reste toujours pantoise face à tant d'acrimonie envers notre belle contrée. »
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Message Mar 17 Juil 2012 - 7:57

Alors que la belle reprenait son bras, il semblait réellement ravi de partager sa compagnie, étant comme à son habitude enjoué. La Mère Rivière avait doté cet homme d'un charmant caractère, sociable et d'une jovialité communicative, aussi il accordait sans pingrerie sa bonne humeur à la jeune femme pour qui il portait une affection dont il était difficile de renier la sincérité.

- Il faut croire que la Mère Rivière était de mon côté. Je reste persuadé que les bons sont récompensés, un moment ou à un autre, par des plaisirs simples. J'ai aidé ces gens, et je me retrouve récompensé. Partager ces quelques moments en vôtre compagnie est une douceur qui me réchauffe le cœur.

Il fit quelques pas, répondant aux risettes et aux facéties de la belle jeune femme par des regards rieurs et une bonhommie évidente.

- D'ailleurs, quelle est votre destination, ma dame ?

Quelques pas de plus et le "couple" fit la rencontre impromptu du petit frère de la jeune femme. Si cette dernière possédait les atours d'une Dornienne "classique", à savoir une peau légèrement olivâtre et des boucles brunes, son petit frère était quant à lui plus semblable aux Dorniens Rocheux, chez qui le sang des Andals semblait plus présent. La bouille de petit terrible tira un sourire à la fois amusé et attendri au géant des Osseux, qui toisa un instant le petit bout d'homme au caractère déjà bien trempé.

Le Dornien Salé se pencha alors, s'approchant quelque peu de la hauteur du petit frère d'Ismaëlle, et dans un air faussement grave, lui dit.

- Voyons, soldat. Ce n'est pas une façon de traiter un autre guerrier, ne crois tu pas ? Comment pourrions nous massacrer les envahisseurs du Bief si, entre grands guerriers de Dorne, nous ne pouvons même pas nous saluer ?

Il se redressa, tentant toujours vainement de dissimuler son air hilare derrière un masque de solennité, puis porta la main à sa ceinture. Il sortit alors de ses affaires une dague, dont le pommeau avait été finement ouvragé, à lame courbe typiquement dornienne. Tendant ensuite la garde au petit garçon, il glissa quelques mots au passage, tentant de paraître aussi cérémoniel que possible, tant le Salé avait une fâcheuse tendance à la légèreté.

- Tiens, camarade. Voici une dague des Osseux, de Ferboys. Elle a tuée moults malandrins et brigands. J'espère que nous combattrons côte à côte lorsque Dorne sera en péril. Prends en soin, jeune homme.

Asafa conclue sur un sourire qu'il ne pouvait décemment plus retenir longtemps, alors qu'il attendait de voir si le petit Rocheux à tête blonde s'enquiert ou non du présent. Il espérait toutefois que sa stature et son apparence martiale l'inviterait à considérer l'offre même s'il était évident qu'il ne prendrait pas ombrage d'un refus.. Reportant son attention sur Ismaëlle, il répondit dans un haussement d'épaule.

- Sachez qu'il est tout pardonné. Je serais mal placé de gronder un jeune polisson, ayant moi-même à son âge multiplié les bêtises. Je ne saurais lui tenir rigueur du tempérament de feu animant les résidents de cette belle demeure, il s'agit là d'une force que je ne peux qu'admirer. Et puis, il me plait de continuer à impressionner quelques nobles, que voulez vous ?

Il se mit à rire de sa propre situation, qu'il prenait vraisemblablement avec une certaine philosophie. Reprenant son sérieux, il rebondit sur le sujet de son voyage à Murs-Blancs, sa moue passant d'amusée à plus sérieuse.

- A vrai dire... On considère toujours que les hommes de Dorne sont des sauvages faiblards qui se laissent gouverner par des femmes, dont la place devrait être en cuisine et non sur la scène politique ou militaire... Principalement. Ensuite, on s'étonne du traitement que l'on réserve à nos amants et maîtresse, de notre insoumission chronique et de moult choses. Au rayon des quolibets, j'ai entendu également que la faiblesse de notre Prince avait permis à Port-Réal de le mettre au pas simplement en lui envoyant un jupons.

Il haussa par la suite les épaules, comme si tout cela l'ennuyait au pire, l'indifférait au mieux.

- D'un autre côté, je crois qu'ils sont jaloux que notre peuple ne fut jamais mis au pas, et que nous nous sommes soumis au trône de fer de notre plein gré, chose que eux ont été contraint par les armes.

Il reprit plus enthousiaste.

- Mais nous avons également fait la charmante rencontre de plusieurs personnes, et nous avons pu constater auprès de nombreux nobles que les mentalités changeaient à notre sujet, que nous étions observé avec curiosité et parfois même avec une certaine envie. Et je trouve cela plutôt encourageant, qu'en dites vous ?
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Message Mer 18 Juil 2012 - 17:14


Le mime d'un fier et belliqueux guerrier de la Rhoyne fit bien plus mouche chez la sylphide que le petit bout de Forrest qui se camouflait dans son tissu. Faussement pusillanime, l'enfant laissa choir un pan qui découvrit ses mirettes mordorées, alors orientées en direction du titan des sables après avoir entendu le mot Bief. Etait-il susceptible de trouver en ce Ferboys un potentiel allié pour aller décapiter des Tyrell ? Bien qu'amusée par la scène qui se jouait devant ses bleues prunelles, Ismaëlle espérait que ce goût pour le génocide de leurs voisins finirait par s'estomper avec le poids des années. Sans doute préserverait-il une aversion congénitale pour les autres communautés, tel était le cas de Daärim, et évidemment du lord Dagnar bien que celui-ci prenait garde au moindre de ses propos. Quand bien même, l'important était qu'il n'illustre pas ses macabres desseins de meurtres bieffois dans le simple but de réitérer la légende de leur écusson. Ce à quoi elle posait une incertitude alors que leur hôte se plut à arborer une beauté d'arme originelle de sa maison, un présent des plus honorifiques alors que toute lame était précieuse aux yeux des dorniens. Interpellé par l'oblique et les ornementations de la dague, Harakan se dévoila enfin, furetant tel un animal au plus haut point curieux le bien qui lui était présenté. Il redressa son minois sur sa soeur pour l'interroger de son oeillade, cherchant à savoir s'il était réellement autorisé à accepter le cadeau si gracieusement exhibé. Celle-ci lui répondit d'un léger hochement de tête, ce qui suffit au jeune garçon pour saisir le couteau – tout en ayant au préalable remercier le généreux - et l'observer sous toutes ses gravures pendant que les adultes conversaient de monotones sujets.

Des sujets qui, en revanche, faisaient scintiller la sylphide d'intérêt, elle prêta une oreille attentive à la narration du Salé. Elle y retrouva, naturellement, les plus illustres poncifs avec lesquels l'on lynchait Dorne et sa sauvage peuplade, des lieux communs qu'elle n'avait que trop entendus durant ses nombreuses pérégrinations et desquels les gens avaient grand mal à se défaire. Des propos forts inopportuns pour les citoyens méridionaux qui fournissaient l'effort de s'intéresser à autre chose qu'à leurs lances, ces derniers étaient déjà rares à agir de la sorte, mais les choses demeureraient au point mort s'ils n'étaient en plus pas les bienvenus. Du temps serait encore nécessaire avant qu'ils soient enclins à véritablement faire partie des Sept Couronnes, c'était vers cet avenir que la dryade se pencher par l'office de ses alliances extra-territoriales. Puis, un rictus s'ébaucha à la commissure de ses lèvres lorsque la notoriété de Maron fut mise à mal, elle qui lui était tout dévouée ne pouvait que déprécier les diffamations qui l'attaquaient directement. Fort heureusement, les ultimes paroles de son vis-à-vis fut telle une source d'eau en plein terrain aride, un espoir pour une meilleure intégration qui n'avait pas échapper à la politicienne qu'elle était, un point qu'elle exploitait au possible.


  ~ Que la Mère Rivière m'en soit témoin, je suis effectivement heureuse d'observer un tant soit peu de réflexion et de largesse de vues en ce bas monde. Les idées surannées sont vertement ancrées dans les esprits de nombre d'individus, seigneurs ou non, et le simple fait que nous n'exprimions pas notre foi d'un même choeur nous éloigne de leur idéal. Cependant, comme vous dites, certaines mentalités commencent à biaiser, je suis toujours ravie de le constater. Elle eut une sincère pensée pour sa tendre amie Hightower, mais poursuivit bien rapidement. Vous savez, j'aime justement à croire que là où nous parlerions de soumission pour quelques-uns, nous pouvons parler d'alliance pour Dorne. Il n'est pas d'usage que le désert obéisse à quiconque, mais il peut en revanche se montrer clément à l'égaré qui en respecte les dunes. Notre bon prince a fait preuve d'intelligence en intégrant notre contrée à la confédération de Westeros, il a fait cesser la guerre, il a protégé son peuple. Un avis très tranchée sur la question, si elle savait que leur suzerain avait ses tares comme tout un chacun, elle l'estimait trop pour douter de sa gérance. Une moue songeuse plus tard, elle reprit. Quinze années depuis que nous sommes rattachés aux Sept Couronnes, c'est bien trop peu pour que nous trouvions notre place. Moi qui voyage souvent en terres limitrophes, je me prive sciemment de mon écu, je serais une cible privilégiée dans le cas contraire. »

Parfaitement consciente de cela, la donzelle n'affichait aucune tenture de la tête de mort couronnée, un geste qui serait purement outrageant lorsqu'elle musardait dans le Bief et qui lui attirerait inéluctablement les foudres des autochtones. Les Forrest jouissaient de l'une des pires réputations imaginables dans les verdoyantes collines, eux qui avaient établi leur lignée sur la sépulture de leur monarque tombé, eux qui avaient activement participé à la guerre et étaient responsables du trépas de leur suzerain d'antan. Il était évident qu'elle prenait de considérables risques à s'aventurer au-delà de leurs lisières dorniennes, c'était la raison pour laquelle son pauvre père voyait ses cheveux blanchir depuis que son héritière s'était mise à excursionner. A dire vrai, là était un sujet duquel elle aurait pu bavarder des heures durant tant les relations nationales, les controverses et la diplomatie s'y associant faisaient partie de son quotidien. Même prête à poursuivre sur sa lancée, elle se souvint qu'elle n'était pas en présence d'un homonyme de politique et que cette notion importunait Asafa, à son plus grand dam. Certainement l'avait-elle ennuyé avec ses palabres, persuadée que c'était le cas, elle afficha une mine navrée en triturant l'une de ses boucles brunes.

  ~ Pardonnez-moi, je ne retiens guère mes logorrhées dans ces débats... L'habitude de la dialectique. Elle eut une risette entendue et revint sur un versant oublié. Je vais prendre la route pour rejoindre La Grâcedieux et visiter ma famille maternelle. Je projette de passer un peu de temps avec Les Orphelins, naviguer sur leurs roufs m'apaise considérablement. »

Une marotte à laquelle Ismaëlle s'adonnait aussi souvent que possible, bien souvent en compagnie de sa mère, parfois de ses frères et soeurs. Fratrie, justement, Harakan fit deux fois le tour de la jeune femme en hurlant à l'envahisseur, avant de se sauver un peu plus loin en dilacérant l'air de son nouveau jouet qu'était la dague offerte par le Salé.
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Asafa Ferboys
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Général "Comment ? Non, en réalité, j'aime toutes les femmes. Même si ce soir, c'est toi que je vais aimer..."
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Message Ven 27 Juil 2012 - 11:03

- Je crois que j'ai fait mouche auprès de mon camarade guerrier.

Asafa avait sourit en référence au présent offert au petit bout d'homme, qui semblait avoir fait mouche, comme on pouvait le voir fendant l'air de sa nouvelle lame. Poursuivant sa route aux côtés de la belle, il écouta ses propos, conservant cet inébranlable enthousiasme alors que leurs pas les guidaient désormais vers une ouverture vers l'extérieur. Semblant apprécier ce soudain air frais, son regard se détacha finalement de la ravissante jeune femme pour se porter sur l'extérieur quelques instants, prenant de grandes bouffées d'oxygènes.

- Je vous concède que la fierté de notre peuple est bien souvent, à mon grand regret, une tare lorsque nous quittons nos domaines. Nos voisins voient dans notre fierté une arrogance et du défi, à tort ou à raison, aussi je trouve que vous faites preuve de sagesse en vous séparant de vos couleurs hors de notre contrée.

Le sujet portant sur le Prince Martell, le Ferboys ne sembla pas s'en soucier réellement. Si sa famille entretenait certains griefs à l'encontre des Régents de Lancéhélion, lui semblait, sans surprise, n'y prêter qu'un vague intérêt, bien insuffisant pour se forger un avis tranché sur l'homme. Aussi haussât il les épaules à la mention des "merveilles" qu'il aurait réaliser, selon Ismaëlle.

- Certainement avez-vous raison. Toujours est-il qu'au dehors de nos frontières, comme à l'intérieure de celles-ci, le Prince fait polémique et déchaine les passions. Comme toute notre Nation, à vrai dire, je crois...

Il ponctue sur un sourire alors que la belle héritière se confondait en excuse d'avoir entrainer le Dornien salé sur le terrain de la politique. Un terrain où, s'il était toujours d'une naïveté profonde, il semblait avoir progressé, principalement sur la connaissance des enjeux et des moyens, choses qu'il semblait occulter ouvertement il y a quelques années de cela.

- Ne vous excusez point, ma dame. M'accorder votre présence est un présent de la Mère Rivière, pour moi. Je ne me permettrais pas d'instiller l'inconfort en votre cœur, de quelques manières que ce soit.

Un léger signe de tête pour appuyer son propos, illuminé de son sempiternel sourire de charmeur, alors qu'il fixait à nouveau la belle demoiselle.

- J'espère que vous y ferez un fort bon voyage. Si jamais vous souhaitez une quelconque escorte, sachez que, outre le plaisir non dissimulé que j'aurai à partager votre compagnie, je serais honoré de pouvoir vous rendre ce service.

La discussion fut interrompue par une servante qui vint annoncer à Ismaëlle que le repas du soir était fin prêt et que leur présence serait bientôt attendu.


Citation :
hj : j'ai fait un post court, surtout pour faire un peu avancé l'intrigue en te laissant cette porte ouverte. Comme cela, si tu veux continuer, on peut partir sur le repas, et si tu souhaites clore, on peut le faire assez aisément ! ^^
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Message Lun 30 Juil 2012 - 11:30


Les Orphelins étaient les seuls êtres susceptibles de lénifier la jeune femme lorsque celle-ci était ensevelie sous l'incertitude ou la pression. La politique était un art aussi délicat que difficile à manier, si l'anicroche n'était pas létifère, elle n'était néanmoins pas dénuée de conséquences. La Sang-Vert, et ses Roufs, un endroit et une plèbe mirifique, les derniers grands descendants de ce qu'eurent été leurs aïeux Rhoynar. Ismaëlle était toujours fière de savoir partager leur ichor et une dignité patriarcale, toutes les opportunités étaient bonnes à saisir pour s'en aller naviguer à leurs côtés et partager, échanger et apprendre d'eux. Leurs contes et légendes, leurs plain-chants représentaient des trésors d'héritage qu'il ne fallait sous-estimer sous aucun prétexte et les transmettre aux générations suivantes. Si beaucoup de dorniens considéraient les Orphelins à leur juste valeur, peu se hâtaient auprès d'eux et s'imprégnaient de leur sagesse et leur philosophie d'existence. Pourtant, la sylphide en repartait toujours plus forte qu'à son arrivée, ce qu'elle avait bien l'intention de faire une fois de plus.

Le sujet du prince ne sembla guère faire plus écho que cela chez le jeune homme qui, elle le savait pourtant, ne ressentait qu'une monotonie exacerbée lorsqu'ils s'aventuraient sur ce genre de sujet. Elle n'attendait pas grand chose ou même rien de la part des Ferboys, si elle leur reconnaissait leurs acabits, elle préférait à souligner leurs tares car celles-ci étaient parfois proéminentes. Tel était le cas pour Edarra, que l'héritière n'avait point croisée depuis fort longtemps sans qu'elle ne s'en plaigne. Pourtant, viendrait le temps où les deux dryades auraient à s'affronter derechef et ce jour-ci, peut-être Asafa serait-il contraint d'intervenir voire de se ranger d'un côté ou de l'autre. Quand bien même, il lui avait appris certains détails non négligeables sur les derniers agissements de sa cousine et les informations seraient précieusement préservées, utilisées au mieux. Pour l'heure, elle déplorait secrètement que peu de son attention aille envers Maron Martell, le plus admirable quidam aux yeux de la nymphette des Montagnes Rouges qui, bien qu'elle le voyait avec les mirettes de la contemplation, savait de quoi elle discourait. Peu lui chalait, au fond, les relations intra et extramuros n'étaient vraisemblablement pas du goût de son convive et grand bien lui fasse de préférer une opaline neutralité à tout ce qui se jouait dans leur contrée originelle. Malgré cela, le guerrier ne manquait pas d'obligeance, comme à l'accoutumé, et se proposa même en tant qu'escorte, ce qui fit naître une sincère risette aux lippes d'Ismaëlle.


  ~ Je vous remercie de l'attention que vous me portez, messer, j'y songerai. »

Soudain, une domestique vint les interrompre pour annoncer l'imminence du diner. Simultanément, la notoire et petite tête blonde désormais armée d'une dague de Ferboys revint à son tour, toujours forte de la même véhémence. Harakan fondit dans les bras de sa grande soeur en lui maugréant quelques mots sur un méchef qu'il avait rencontré en chemin, quémandant son aide pour se tirer de cette situation. La donzelle caressa sa flavescente crinière pour le rassurer, puis s'orienta vers son hôte auquel elle adressa un signe de la tête.

  ~ Neiya va vous conduire à vos appartements puis à la table où nous souperons. Elle désigna la servante d'une gracieuse mouvance. Je vous abandonne le temps d'user de ma diplomatie pour venir en aide à la terreur de La-Tombe-du-Roy. Nous nous retrouverons plus tard, d'ici là, vous aurez l'opportunité de converser avec Daärim. Ce fut un plaisir d'avoir musardé en votre compagnie. »

La donzelle s'exerça à une succincte courbette de circonstances pour saluer Asafa avant de le laisser aux bons soins de la domestique. De son côté, elle s'en alla aux côtés de son petit frère pour, certainement, réparer l'une de ses habituelles bêtises.
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Retrouvailles dans la Tombe - Ismaelle

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