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Qui a confiance en soi conduit les autres ▬ Sarya

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Prince de Dorne
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Maron Martell
Prince de Dorne

Général
Insoumis. Invaincus.
Intacts.

♦ Missives : 9101
♦ Missives Aventure : 100
♦ Age : 28
♦ Date de Naissance : 27/09/1988
♦ Arrivée à Westeros : 23/06/2009
♦ Célébrité : Antonio Banderas
♦ Copyright : © Moi
♦ Doublons : Pryam Templeton, Sargon Harloi, Bryce Vyrwel, Alysane Mormont
♦ Age du Personnage : 44 Ans
♦ Mariage : Daenerys Martell (Targaryen)
♦ Lieu : Dorne, Lancehélion
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Message Sam 23 Juin 2012 - 18:20

     La bâtarde Sarya était au service de la maison Martell depuis plusieurs années à présent et jusqu'à ce jour, le Prince de Dorne n'avait eu aucune raison de lui faire savoir qu'il n'était pas satisfait de son travail. Il lui arrivait fréquemment de parler de la jeune femme avec des gardes qui étaient là depuis leur jeunesse et qui avait donc la totale confiance de Maron. Le caractère de la Sand n'était pas sans rappeler celui des Dorniennes dignes de ce nom, elle ne se laissait pas marcher sur les pieds et avait un petit quelque chose de masculin. D'après ce que les hommes de la garde rapportaient, la demoiselle savait toutefois profiter du fait qu'elle était une femme, en fin de compte elle correspondait au stéréotype de la femme combattante, ce qui n'était pas pour déplaire au Prince. Ce dernier appréciait d'avoir des personnes compétentes à son service, mais plus important que tout, il aimait aussi s'entourer d'individus au caractère prononcé. En bon Dornien qu'il était, Maron lui-même se montrait très impulsif et il lui arrivait souvent de se laisser emporter par son sang chaud. Surtout lorsque l'on s'en prenait à sa famille. C'était donc une sorte d'assurance que de savoir que les personnes situées autour de lui feraient la même chose que lui si jamais il devait s'absenter pour une quelconque raison. Peut-être trop pessimiste dans l'âme, le Martell envisageait toujours les choses sous un angle sombre, ne serait-ce que pour prévoir le pire, même s'il ne s'était encore jamais réalisé jusqu'à ce jour et que toutes les précautions prises se révélaient inutiles.

     Depuis quelques semaines – pour ne pas dire mois – Sarya se voyait confier des missions plutôt particulières. Rester auprès de Daenerys et des enfants pendant plusieurs jours, sans laisser paraître la moindre trace de méfiance ou le moindre signe de lassitude. Effectuer une tâche sans queue ni tête simplement pour que Maron puisse tester la fidélité de la bâtarde à la maison Martell. Ce procédé n'était pas sans raison et bien que la belle au teint mat ignorait tout de ces raisons, le Prince lui, savait parfaitement ce qu'il souhaitait.
     Il y avait deux bons mois de cela, le capitaine de la garde de Lancehélion avait failli à sa tâche. Il était allé dans un bordel de la ville pour s'amuser un peu et avec sa langue trop pendue, avait révélé des informations importantes à sa partenaire. Maron n'avait rien contre le fait que ses hommes aillent se servir de leur langue avec des catins – Doran était le premier à le faire – mais lorsqu'il s'agissait de la sécurité de sa famille, il se montrait intransigeant. Heureusement – ou malheureusement – pour lui, la jeune femme était une adepte des Martell et elle avait donc rapporté cette discussion à un autre garde qui avait ses faveurs. Le bouche-à-oreille faisant son œuvre, la rumeur était arrivée jusqu'aux oreilles du Prince et celui-ci avait convoqué son capitaine pour faire la lumière sur cette question. Il s'était révélé que l'homme avait bel et bien vendu des informations importantes qui auraient pu se révéler catastrophiques si elles étaient tombées entre les mains d'ennemis des Martell, comme les Ferboys par exemple. Tout cela pour pouvoir épater une prostituée qui au final faisait tout ce que l'on voulait à condition de bien la payer. C'était tout simplement ridicule, mais surtout très dangereux. Maron ne pouvait se permettre d'avoir une telle personne dans sa garde et c'était pour cette raison qu'il avait tout simplement rétrogradé le capitaine jusqu'au rang de simple garde. Il passait désormais ses journées devant les portes du palais, en plein soleil et à monter la garde sans bouger. Maron se montrait inflexible avec ceux qui le trahissaient. Mais il se montrait aussi redevable envers les personnages qui lui étaient fidèles et Sarya l'apprendrait bientôt.

     Par le biais d'un supérieur de la jeune femme, Maron avait donc soumis diverses missions plus ou moins importantes de manière à la tester, souhaitant voir jusqu'à quel point il pouvait se fier à elle. Après que la demoiselle eut passé une bonne semaine en compagnie de l'épouse du Prince et de ses enfants, celui-ci demanda leurs avis aux concernés. Tous sans exception déclarèrent que la Sand était une femme agréable, bien que possédant un caractère bien trempé. Nymeria ajouta sans hésiter qu'elle avait envie de devenir comme elle, ce qui, aux yeux de Maron, était bel et bien la preuve que la jeune femme méritait qu'il s'attarde sur son cas.
     Après qu'elle eut mené à bien toutes les missions qui lui avaient été confiées, il lui avait fait transmettre un message lui demandant de se rendre dans la salle d'entraînement du palais. C'était ici même que Trystan subissait tous les jours les entraînements rigoureux que son géniteur lui imposant et il comptait vérifier un dernier point concernant Sarya : le fait qu'elle soit une bonne combattante. Il savait que la demoiselle ne se battait pas à la lance, chose qui l'avait sincère étonné puisqu'il devait avouer que selon lui, les lanciers Dorniens étaient les meilleurs combattants. Il avait un parti pris bien évidemment, mais ne condamnait pas pour autant le choix de la bâtarde. Si elle avait opté pour une autre arme que la lance, ce n'était certainement pas sans raison, surtout lorsque l'on constatait qu'elle possédait tous les atouts – ou défauts – d'une Dornienne.
     La demoiselle ignorait qui l'attendait dans la salle, tout comme elle n'avait pas connaissance de la nature des missions qui lui avaient été confiées. Ainsi donc, lorsqu'il entendit les bruits de pas qui approchaient de la salle, le Prince se tourna en direction de la porte pour voir la silhouette de la Sand se dessiner sur le pas de la porte. Sans prendre vraiment de gants comme il en avait l'habitude, Maron l'invita aussitôt à entrer, ils allaient directement trancher dans le vif du sujet.

     ▬ Entrez Sarya. »

     Juste quelques mots. Il n'était vraiment pas un grand bavard et préférait les gestes aux paroles. Maron avait revêtu une tenue de combattant comme lors de ses entraînements avec Trystan. Une armure de lancier légère et souple pour pouvoir se mouvoir sans difficulté puisque là était justement tout l'intérêt d'un tel style de combat. Ses yeux sombres se posèrent sur le visage à la peau tannée de la jeune femme et il resta muet jusqu'à ce qu'elle se soit approchée de lui.

     ▬ Je veux voir de quoi vous êtes capable avec vos armes. L'on m'a fait savoir que vous ne combattiez pas à la lance, alors montrez-moi que vous valez autant que les autres gardes. »

     Il pouvait avoir l'air de la prendre de haut, de considérer qu'elle ne valait peut-être pas assez pour garder sa famille. En réalité c'était tout le contraire, Maron ne perdrait jamais son temps avec une personne qu'il ne jugeait pas digne d'intérêt, mais c'était dans son caractère. Même avec ses enfants et son épouse il ne complimentait jamais, considérant que ce genre de paroles poussaient les autres à se reposer sur ses lauriers. Il avait été éduqué de la sorte et ne tolérait donc pas le moindre échec. Inflexible. Détournant son regard de la jeune femme, le Prince saisit la lance qu'il utilisait quotidiennement afin d'entraîner son fils, puis pivota pour faire face à la garde en lui faisant signe de se mettre en position de combat. Il le fit de son côté, avant de lui faire savoir qu'il lui laissait l'honneur du premier coup. Pour débuter, quelques tests de compétence, après la discussion pour savoir ce qu'elle avait en tête. Procédé destiné à la renvoyer aussitôt à sa garde si jamais elle se révélait incompétente au combat. Il n'avait pas de temps à perdre et ne laissait jamais de seconde chance. Mais la Mère Rivière savait que si la bâtarde parvenait à se montrer à la hauteur, elle obtiendrait le respect d'un Prince. Ce qui n'était pas rien lorsque l'on naissait bâtard, non ?



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Sam 23 Juin 2012 - 20:51

On pouvait prêter toutes sortes de qualités à Sarya Sand, mais la patience n’en faisait absolument pas partie. Aussi se sentait-elle de plus en plus agacée par les missions presque absurdes et vides de sens que lui refilait son supérieur depuis plusieurs semaine qui lui avait paru des siècles, sans lui épargner de plus le sourire goguenard dont il avait le secret et qui lui donnait la furieuse envie de commettre un meurtre.. Certes toutes n’étaient pas désagréables, surveiller la famille du prince par exemple, la dernière en date, était même un véritable honneur mais… Cela n’empêchait pas qu’elle se demande pourquoi sa routine quotidienne se trouvait si soudainement bouleversée depuis que le capitaine de la garde avait été démis de ses fonctions.

Elle ne l’avait jamais aimé d’ailleurs, s’il possédait une stature impressionnante, le cerveau lui ne semblait pas suivre, aussi n’avait-elle été qu’à demi surprise de la raison de sa disgrâce. En plus ce vieil arrogant concupiscent ne se privait pas de lui rappeler sa condition de femme et de bâtarde dès qu’il en avait l’occasion tout en cherchant à la mettre dans sa couche. Une autre raison pour laquelle apprendre qu’il avait papoté de ce qu’il ne devait pas avec une putain l’avait faite doucement ricaner. Le prince Martell était un homme juste envers ceux qui le servaient et terrible pour ceux qui le défiaient. Un homme qu’elle admirait pour son ouverture d’esprit. Ce n’était pas n’importe quel seigneur qui accepterait une femme dans sa garde, encore moins une bâtarde.

Aussi quand elle s’était vu obligée de côtoyer sa femme Targaryenne pendant plus d’une semaine, contrairement à la plupart des gardes Dorniens qui la considéraient avec méfiance pour ses origines et pensaient qu’il lui devait « l’avilissement » d’avoir été assujetti s aux restes des Sept-Couronnes. Sarya voyait surtout en elle une femme qui était la mère des enfants de son seigneur et maître ; elle lui devait donc allégeance et respect. Sans compter que Sarya ne pouvait s’empêcher d’avoir un faible pour les enfants Martell, particulièrement la petite Nymeria et son caractère de feu. En voilà une qui ne se laissera pas marcher sur les pieds une fois adulte, elle souhaitait bon courage à son père si un jour il se décidait à la marier à un homme qui ne plairait pas à la petite princesse…
En soi ce n’avait pas été une corvée que cette mission, loin de là, mais elle n’avait pas intégrer la garde et surtout passer autant d’années en son sein pour être baby-sitter ! Et le reste des dites mission n’était pas mieux : jouer les coursiers pour livrer des messages, faire le planton devant la chambre d’un noble quelconque ou même inspecter les bons dieux de remparts de la ville, de plusieurs kilomètres de long, comme s’ils étaient sur le point de subir une attaque imminente ! Heureusement que sa loyauté allait aux Martell sinon elle aurait donné sa démission depuis belle lurette !

Bref, la Dornienne était d’une sale humeur depuis quelques temps et plusieurs en avait déjà fait les frais ; alors que d’habitude elle laissait passer certaines remarques à titre de plaisanteries ces dernière semaine tout lui était devenu insupportable. Et pour couronner le tout (et c’était plutôt le cas de le dire !) le prince Maron la faisait demander pour un entretien privé. Aussi ce fut d’un pas nerveux et légèrement anxieux qu’elle se rendit dans la salle où son seigneur l’attendait. Maron Martell n’était pas du genre à faire mander ses gardes pour se tailler un petit bout de bavette amical avec eux, aussi se demandait-elle sérieusement ce qu’elle avait bien pu faire de mal.

Peut-être que la princesse s’était plainte de ses services ? Même si Sarya ne voyait pas en quoi elle avait pu lui faillir, qui sait. En tout cas ça ne risquait pas d’être Nymeria la délateuse, elle adorait cette petite et voyait bien l’admiration que cette dernière lui vouait et dont elle se sentait la plupart du temps assez gênée. Après tout même si elle était très jeune Nyméria restait une princesse et Sarya ne savait pas comment se comporter devant son affection. Enfin, secouant la tête elle chassa ses pensées parasites et se posta devant le rideau qui la séparait de la salle d’entraînement, non sans vérifier machinalement sa tenue, guettant le « entrez » laconique du prince. Elle fut surprise de le voir lui-même en tenue d’entraînement, habillé aussi simplement et lance en main il paraissait aussi normal que n’importe lequel des compagnons de garde de Sarya. Ce qui ne l’empêcha pas de s’incliner brièvement en signe de salut et de politesse, la main droite sur l’insigne lance et soleil qui ornait son plastron de cuir à l’emplacement du coeur
.
Elle-même était vêtue des plus simplement ; son armure de cuir estampillée aux armes Martell et dont elle avait retiré le heaume à l’intérieur du château et ses chères lames qui ne la quittaient jamais. Elle se rapprocha doucement du prince, attendant que celui-ci prenne la parole et lui explique la raison de sa présence en ces lieux. Et elle ne fut pas déçue.

Manquant s’étrangler face à sa déclaration, elle baissa les yeux, cherchant à cacher l’étincelle de colère et de désarroi qui les avait soudain enflammés tout en pinçant les lèvres face à la critique implicite sur ses capacités. Enfin, respirant profondément elle releva la tête rencontrant les yeux sombres de son suzerain, les fixant d’une manière presque effrontée :

-Je vous montrerai mon prince…
prononça-t-elle d’une voix faussement douce tout en reculant de quelques pas pour pouvoir dégainer.

Affronter son prince, jamais elle ne l’aurait imaginé, ni dans ses rêves les plus fous. Mais que lui, la seule personne au monde à lui avoir accordé une chance de montrer à la cité qui l’avait vu naître qu’elle était bien plus qu’une simple bâtarde, mette en doute ses capacités, la blessait profondément. Face à un autre seigneur elle aurait hésité à tout donner, de peur de le blesser et qu’une blessure lui vaille sa tête. Mais le seigneur de Dorne était forgé d’un tout autre acier, et elle savait que s’il voulait la voir combattre ce n’était pas dans une parodie de combat où sa supériorité serait écrasante qu’il espérait. Mais bel et bien un affrontement en bonne et due forme, où peut-être même le sang serait versé.

Reculant lui-même de quelques pas, il se mit en position lance brandie et immobile, lui faisant savoir qu’il lui laissait l’honneur du premier coup. Elle se décida donc à dégainer ses poignards, savourant les sifflements mélodieux qui accompagnaient chacun de leurs mouvements. Certes, elle n’utilisait pas de lance et aurait été bien marrie si le prince l’y avait obligé, mais avec les quarante centimètres d’acier courbe confortablement logés dans ses mains comme s’ils en faisaient partie intégrante, elle se sentait sûre d’elle. Elle lui montrerait qu’elle pouvait se mesurer à n’importe quelle lance !

D’un mouvement vif elle trancha l’air de sa main gauche juste sous le nez de son seigneur qui para facilement de sa lance. Elle comptait en profiter pour faufiler le deuxième poignard sous sa garde pour le mettre en danger, quand, voyant le coup venir, le prince l’envoya rouler au loin à l’aide de la hampe de l’arme dans un fracas d’acier. Poussant un juron tout sauf distinguée la petite Dornienne se releva avant que son suzerain ait eu le temps d’abattre sa lance et de mettre fin au combat. Vivement elle porta une série de coups presque désordonnés qui lui permettaient surtout d’occuper la lance tout en guettant une ouverture. Tellement prise à son jeu elle en oublia de surveiller le jeu de jambe de son suzerain et qui se rappela brutalement à elle quand sa botte vint la cueillir sous les côtes provoquant un craquement de mauvaise augure. Grimaçant sous la douleur, le souffle coupé, elle ne recula pourtant pas et profita de sa position précaire pour tenter de le déséquilibrer. La poussée fut insuffisante pour réussir à lui faire perdre l’équilibre mais servit suffisamment pour que le prince rompe sa garde. Vive comme l’éclair elle faufila ses poignards sous celle-ci et si le seigneur de ces lieux se rejeta rapidement en arrière ce fut néanmoins presque trop tard et l’un d’eux lui entailla légèrement la joue. A la vue du sang de son seigneur et maître la jeune Dornienne rougit et rompit brusquement le combat, la gorge nouée par son impudence elle se serait volontiers gifler. Comment avait-elle pu oser mettre en danger son suzerain ?

La tête baissée, rouge de honte elle s’agenouilla tout en laissant choir brutalement ses poignards qui rendirent un son métallique en touchant le sol.

-Mon prince, il n’y a pas de mots pour exprimer ma honte d’avoir blesser celui que j’avais juré de protéger
, articula-t-elle difficilement, d’une voix douloureuse. J’ai laissé ma fougue et la blessure causée par votre doute en mes capacités à vous servir m’emporter, vous m’en voyiez terriblement navrée. Ajouta-t-elle refusant de se chercher des excuses ou des mensonges pour expliquer son comportement.

Elle savait que le prince Martell aimait la sincérité et elle espérait que son comportement indigne ne lui vaudrait pas sa place. Aussi attendit-elle, à genoux, mais sans quitter de son regard clair et franc les pupilles d’ébène de son seigneur et maître.

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Message Dim 24 Juin 2012 - 11:29

     Il aurait été difficile de ne pas remarquer la contrariété éprouvée par la bâtarde et Maron se doutait pertinemment que c'était en raison de ses paroles. Il n'allait pas la convaincre de son erreur, mais au contraire la laisser mariner pour voir comment elle réagissait à la pression puisque la Mère Rivière savait que si elle héritait du poste de capitaine, la jeune femme au serait soumise. La manière dont Sarya se déplaçait et dont elle usait de ses armes montrait clairement qu'elle maîtrisait le sujet. Elle n'avait donc pas opté pour ces armes étranges par envie d'exotisme, mais certainement par besoin. Les femmes étaient peut-être moins taillées pour le combat à la lance ? Il n'avait eu que très peu de combattantes féminines à ses côtés depuis son accession au titre de Prince de Dorne, il lui aurait donc été difficile de confirmer ou non cette pensée. Le physique pouvait peser dans la balance et Sarya ne comptait pas parmi les plus grandes femmes du royaume.
     Le combat, ou plutôt le test, se déroula comme Maron l'espérait, pour ne pas dire clairement mieux. Elle faisait preuve de fougue et d'initiative, même si son emportement pouvait lui faire oublier certains points importants, comme de surveiller la personne en entier et non son arme. Cela dit, à chaque fois qu'elle se retrouvait au sol ou qu'elle fautait, la jeune femme parvenait à se remettre d'aplomb et à riposter. Sarya ne se montrait donc pas incompétente, bien au contraire et Maron aurait été bien stupide de dire qu'un manque d'attention lui coûterait sa place. Lui-même avait déjà commis ce genre d'erreurs et celui qui disait le contraire serait un stupide menteur. Il suffisait de ne pas se laisser emporter au mauvais moment, sans quoi cela pouvait réellement devenir dangereux. Après quelques échanges alors que la bâtarde s'était jetée en avant, le Prince s'apprêtait à reculer, mais trop tardivement pour éviter l'une des lames qui lui entailla la peau. Ce n'était rien en comparaison de ce qu'il récoltait lorsqu'il était encore enfant et que son père l'entraînait, sans compter qu'il avait bel et bien demandé un combat digne de ce nom et non un simulacre. Ainsi donc, lorsque la garde se laissa tomber au sol en s'excusant, le Dornien chasse ses paroles d'un geste de la main avant de rétorquer.

     ▬ Il me semble que je vous avais demandé de me montrer de quoi vous êtes capable et non de me ménager. Une coupure n'a jamais tué personne. Relevez-vous Sarya. »

     Ce qu'elle venait de faire avait prouvé à Maron qu'elle semblait avoir un profond respect pour la famille qu'elle servait, mais qu'elle ne se laissait pas pour autant arrêter par les règles lorsque sa fierté était mise à rude épreuve. Elle maîtrisait son art, possédait un caractère typiquement Dornien et surtout semblait appréciée des Martell. C'était les points qui importaient le plus au Prince et il considérait qu'il ne trouverait certainement pas meilleure personne pour occuper le poste qu'il avait en tête pour elle. Sarya serait bien évidemment libre de le refuser, certaines personnes n'aimaient pas les responsabilités et il ne lui en tiendrait pas rigueur, même s'il éprouverait une certaine déception de la voir gâcher ses capacités. Attendant qu'elle se soit redressée, le Dornien passa sa main sur sa joue pour y ôter le sang qui perlait de la coupure, puis reporta ses yeux sombres sur le visage de la bâtarde.

     ▬ En réalité, ne j'ai nullement mis en doute vos capacités de guerrière. Je voulais simplement vous voir à l'œuvre de mes propres yeux pour voir si vous étiez la bonne personne. »

     Elle pouvait bien s'imaginer qu'il était en train de la manipuler, mais si Sarya connaissait un minimum le caractère de son seigneur, elle saurait que c'était loin d'être le cas. Maron ne passai pas par quatre chemins, il disait les choses de la même manière qu'il les pensait et ce n'était pas sans raison que Daenerys lui reprochait souvent de manquer de diplomatie. Un léger vent chaud entra par les fenêtres ouvertes de la salle alors que Maron posait le bas de sa lance sur le sol en enchaînant de la même voix neutre. Lorsqu'il ne s'énervait pas – chose qui lui arrivait fréquemment en bon Dornien qu'il était – le Prince se montrait très distant avec ses interlocuteurs. Non en raison d'un caractère hautain, au contraire, mais simplement parce qu'il avait été élevé de la sorte.

     ▬ Pour commencer, j'aimerais que vous me disiez pour quelle raison est-ce que vous avez opté pour ces armes. Ce n'est pas très courant à Dorne, il m'apparaît que vous les maîtrisez bien, mais ce n'est pas le genre de choses que l'on sait avant d'essayer. »

     Il voulait dire qu'elle ne devait certainement pas se douter qu'elle n'était pas aussi douée en tant que lancière, que combattante aux lames tranchantes. Très conservateur, le Prince de Dorne avait toujours mis à l'honneur la lance. Trystan la maîtrisait presque parfaitement et ce serait le tour de Nymeria dès qu'elle serait en âge de soulever une lance. Pourtant cela ne l'avait pas empêché d'accepter Sarya dans la garde alors qu'il savait qu'elle ne combattait pas comme tous les lanciers qui faisaient la fierté de sa région. Elle était une femme, chose peu commune, ce n'était donc pas ce genre de détails qui allait le troubler. Les yeux sombres de Maron ne quittaient pas le visage de la garde comme s'il espérait ainsi qu'elle lui dirait davantage de choses qu'elle ne le souhaitait de prime abord. Il comptait sur sa sincérité et c'était pour cette raison qu'il ne lui avait pas encore dévoilé le fond de sa pensée. Sans quoi, cela ferait belle lurette qu'il le lui aurait avoué.

     ▬ Êtes-vous au courant de ce qui est arrivé à notre capitaine de la garde ? J'ai appris à mes dépends que tous les hommes n'étaient pas aussi dignes de confiance que je l'escomptais. En est-il pareil pour vous ? Et je ne parle pas du fait que vous soyez une femme. »

     Il avait toujours été extrêmement tolérant à l'égard des femmes combattantes, sa cadette avait d'ailleurs tâté de la lance lorsqu'elle était encore enfant, mais n'y avait pas trouvé son compte. Si cela avait été le cas pourtant, Maron n'aurait pas reculé devant le fait de l'aider à devenir plus guerrière qu'épouse parfaite. Il considérait que la Mère Rivière faisait naître chaque individu avec un but précis. Sarya était née pour combattre, le fait qu'elle soit une belle femme n'y changeait rien. Peut-être simplement que leur divinité croyait qu'il était bon de rappeler aux habitants de Dorne que la fouge qui faisait leur réputation habitait aussi l'esprit des femmes ? Le Prince était un fervent croyant et par conséquent, la présence de la bâtarde n'était pas sans raison. Peut-être que certains y verraient là le signe d'un esprit faible qui mettait ce qu'il ne pouvait définir sur le compte d'un dieu, mais à ses yeux c'était normal. Sa main toujours fermée autour de la lance qu'il utilisait fréquemment, le Dornien posa une dernière question qui avait de quoi surprendre. Même une femme aussi originale que Sarya sans aucun doute.

     ▬ Jusqu'à où êtes-vous prête à aller pour assumer le rôle qui vous a été confié ? »

     La mort ? La défaite ? Maron en attendait beaucoup. Il avait « sacrifié » sa vie pour son peuple, lui qui n'était pas né héritier avait dû prendre la place de sa sœur aînée et épouser cette femme qui s'était refusée à lui en le traitant comme le dernier des barbares. Il n'avait jamais protesté et encore à jour faisait tout son possible pour forger son fils et le pousser à devenir quelqu'un d'aussi désintéressé que ses prédécesseurs. Il était donc inutile de préciser qu'il en attendait au moins autant de la part des personnes qui travaillaient pour lui. Puis au fond, si la belle acceptait, ce serait l'occasion pour elle de montrer à tout le monde que naître bâtard ne signifiait pas pour autant qu'il n'y avait aucun avenir.



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Message Dim 24 Juin 2012 - 19:04

Si Sarya s’était d’abord sentie insultée par les remarques de son suzerain puis honteuse à cause de son emportement elle était désormais légèrement amusée par la réponse du prince. Voilà qui montrait bien à quel point ses inquiétudes étaient vaines. Elle aurait pu s’en douter pourtant, le seigneur de Dorne était réputé pour sa droiture et la sincérité de ses paroles, dont on reprocher d’ailleurs parfois le manque de diplomatie. Mais s’il était intransigeant envers tous, il l’était d’autant plus avec lui-même, ce qui expliquait qu’il ne tienne pas rigueur de son comportement à la jeune guerrière. Ce qui n’empêchait pas cette dernière d’être tout de même mortifiée de son comportement même si son seigneur ne lui en tenait visiblement pas rigueur.

Elle savait que sa fougue et son fichu caractère était la pire facette de sa personne ainsi que celle qui lui attirait le plus de problèmes. Et même si le prince appréciait les caractères forts, le jeune Dornienne se devait d’apprendre à se contrôler et à ne pas se laisser se porter par ses émotions, un jour cela lui pourrait être fatal et elle en avait bien conscience. Elle espérait que le temps aidant elle s’assagirait un minimum… Même si elle ne saurait décidemment jamais se comporter comme une mièvre petite dame. S’imaginer à minauder auprès de quelque grand seigneur ne put qu’amener un sourire amusé à ses lèvres alors qu’elle se relevait tout en rengainant ses poignards faisant de nouveau face au prince Maron.

Cependant la suite lui fit écarquiller les yeux. La bonne personne ? Qu’est-ce que son seigneur et maître pouvait-il bien entendre par là ? Au moins savait-elle désormais qu’il ne la tenait pas en moins haute estime que ses comparses uniquement à cause du choix de ses armes. Ce qui démontrait une nouvelle fois la grande ouverture d’esprit du prince ; Sarya savait pertinemment qu’élevé tout comme elle dans la Dorne traditionnelle et éduqué depuis son enfance à manier la lance, le prince ne pouvait que tenir l’arme la plus classique de Dorne en haute estime. Mais contrairement à nombre de grands seigneurs il n’en méprisait pas les autres pour autant.
Enfin rassurée sur ce que le prince pensait de ses capacités elle laissa un léger sourire soulagé flottait sur ses lèvres, se gardant de répondre quoi que ce soit sachant parfaitement que le jeune suzerain n’en avait pas terminé : il aurait été plus qu’étrange que le prince de Dorne fasse mander une jeune bâtarde anonyme de sa garde et la combatte uniquement pour en arriver là. Et elle ne fut en effet pas déçue du cheminement de ses pensées.

Mais sa question la laissa coite de surprise pendant quelques instants. En quoi cela pouvait-il bien intéresser le prince de Dorne ? Décidemment cet entretien devenait de plus en plus étrange à chaque minute qui passait. En effet, pourquoi avait-elle choisi de manier les lames courtes quand apprendre l’art de la lance était bien plus commun et honorable à Dorne ? En réalité ses raisons étaient assez simples et presque possibles à deviner mais entourait également un aspect assez personnel de la bâtarde, aussi hésitait-elle à comment répondre à la question de son suzerain. Et en toute sincérité elle avait peur de l’ennuyer plus qu’autre chose si elle devait parler de la vraie raison qui l’avait amenée à apprendre à manier une arme aussi vulgaire que les lames courtes.

-C’est en réalité assez simple messire,
commença-t-elle d’une voix hésitante, cherchant à rassembler ses souvenirs , Quand j’ai commencé à vouloir apprendre à me battre je n’avais que six ans, et vous n’êtes pas sans ignorer qu’à cet âge soulever une lance relève de l’exploit, sans compter que je n’ai jamais été d’une stature bien impressionnante. Mon père adoptif me mit donc dans la main un couteau et une fois que je m’habituais à son maniement je n’ai plus vu de raison pour vouloir apprendre à manier une hallebarde, je les trouve bien trop encombrantes, surtout pour une personne de ma taille.

Elle avait d’ailleurs été surprise d’avoir été engagée dans la garde avec le nombre faramineux de handicaps qui lui promettaient le contraire : femme, bâtarde et spadassin au lieu de lancière… Malgré tout elle ne pouvait s’empêcher de se demander pour quelle raison le prince l’interrogeait sur ce point aujourd’hui et alors qu’il n’en avait jamais fait mention à son entrée dans la garde, ni même quand il lui fit l’honneur de l’assigner à sa garde privée.

La suite du discours du prince se révélait tout aussi étrange et intrigante. Et si dans un premier temps la Dornienne à l’orgueil chatouilleux se renfrogna qu’il mette en doute sa loyauté, une autre partie de son esprit se questionnait franchement sur les motifs cachés du suzerain et de ses questions brutales et sans grande signification pour elle jusqu’à présent.

Le capitaine de la garde, pour savoir ce qui lui était arrivée elle le savait ! Et n’était pas mécontente finalement que la lubricité et l’arrogance insupportable de son supérieur ait fini par lui coûter ce poste duquel il tirait tant d’orgueil ! Et encore il pouvait s’estimer heureux de la mansuétude du prince, si ce dernier avait été plus cruel il aurait pu le décapiter pour trahison. Et ce n’était pas Sarya qui aurait pleuré sur sort ! Elle se rappelait encore d’une manière bien amère le bizutage qu’elle avait dû subir à son entrée dans la garde. Parce qu’elle était nouvelle, qu’elle était une femme et le comble pour ces vieux machistes bourrés d’orgueil une femme. C’avait été cruel et aurait pu méchamment dégénérer pour elle si elle n’avait hurlé comme une folle alors qu’après l’avoir frappée une dizaine de ses nouveaux compagnons s’étaient évertués à la dénuder, et elle se souvenait parfaitement l’ex capitaine de la garde avait fermé les yeux sur leur comportement. Ce qui n’avait par ailleurs pas empêché qu’il se rince l’œil comme le vieux porc qu’il était.

Sarya se doutait que le prince avait eu vent de sa mésaventure, non seulement parce que rien de ce qui se passait dans sa demeure n’était inconnu de lui mais aussi parce que jamais incident de ce genre ne s’était répété après que Maron ait convoqué son capitaine pour avoir une petite discussion. Sans compter qu’à force d’effort la jeune femme avait fini par s’attirer le respect du reste des gardes ; et s’il y avait encore certains d’entre eux pour ronchonner sur sa présence, du moins le faisait-il tout bas et en cachette.
Se décidant finalement à répondre à la question du prince elle prononça d’une voix dure :

-En effet, j’ai appris que sa lubricité et sa langue trop bien pendue ont fini par lui coûter sa place… Mon prince, je ne saurais dire que je suis infaillible, personne ne l’est, mais ma loyauté vous est acquise et jamais je ne saurais vous trahir.


A aucun moment lors de sa tirade son regard n’avait dévié des yeux du prince, espérant qu’il saurait lire sa sincérité au fond des prunelles vertes alors que sa voix inflexible raisonnait dans la fraîcheur de la pièce. Elle se doutait bien que le prince ne lui posait pas cette question à cause de sa condition de femme, il lui avait montré maintes fois que son sexe n’était pas pour lui sujet de méfiance, et si les femmes possédaient la mauvaise réputation de colporter les rumeurs, Sarya se targuait de ne pas faire partie de cette espèce de donzelle là.

Mais la dernière question de son seigneur et maître la prit de nouveau au dépourvu. Une foule de réponse se bousculait dans son esprit face à telle interrogation. En vérité elle aurait donnée jusqu’à sa vie et même souillée cet orgueil qui lui était si cher sans remords pour les Martell. Mais elle refusait de lui répondre par une phrase toute faite et qui n’exprimerait que bien mal le fond de sa pensée.

-Messire, pour que vous compreniez jusqu’au je serais capable de me rendre pour vous il me faut vous conter une petite histoire,
commença-t-elle sur un ton calme et vibrant, Cette histoire c’est la mienne, celle d’une bâtarde sans honneur, fille d’une femme de petite vertu et de père inconnu. Jamais on ne me fit place dans ce monde, toujours on me méprisait pour mes origines et pour la réputation d’infamie que se traînent les gens de mon espèce depuis la nuit des temps. Le seul endroit où l’on m’ait accueillie c’est la garde, la première personne à m’accorder sa confiance malgré mon statut, vous.

Tremblant presque de par cette mise à nue face à son seigneur et maître elle continua doucement, la gorge nouée par une émotion étrange :

-Ainsi ce n’est pas à la légère que je me déclare capable de vous donner tout ce que vous pourriez bien réclamer de moi ; ma vie, mon honneur, tout ce que je suis, vous appartient corps et âme, votre Grâce.


Droite et fière, elle soutint le regard de jais du prince qui avait l’air de la sonde. Tout ce qu’elle venait de dire était la plus pure vérité même si elle se sentait étrangement démunie après ce discours ; il était rare qu’elle se découvre autant face à qui que ce soit. Mais la personne qui lui faisait face était loin d’être n’importe qui : le prince Maron Martelle, seigneur incontesté de Dorne et maître de Lancehelion, qui l’avait sauvé d’une manière indirecte à une vie de misère qui ne lui apportait rien, tout en lui offrant un honneur à défendre et un orgueil à posséder.
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Maron Martell
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Message Lun 25 Juin 2012 - 12:17

     La surprise se succédait au soulagement sur le visage bronzé de la bâtarde, mais face à elle Maron restait obstinément neutre, se contentant de la regarder droit dans les yeux, démontrant une tranquillité d'esprit non feinte. La déception de voir que l'homme qui gérait sa garde n'avait pas hésité à trahir sa confiance rendant le Prince assez méfiant. Il ne se montrait pas facilement confiant et obtenir des faveurs de sa part n'arrivait pas souvent. Oh, il ne se considérait pas comme au-dessus du lot et aurait agi de la même manière s'il n'avait été qu'un simple homme d'armes et non le suzerain de Dorne. Sa position ne lui donnait pas le sentiment de dominer le peuple, bien au contraire, il se considérait davantage comme à leur service et devant leur rendre des comptes. C'était bien pour cette raison qu'il ne pouvait se permettre la moindre faute. Les nobles qui attendaient que les Martell s'enfoncent dans les ennuis étaient malheureusement trop nombreux et il était hors de question qu'il leur donne une quelconque raison de pouvoir critiquer sa famille. Ainsi donc, la tâche de Sarya n'allait pas être de tout repos. Elle aurait non seulement à assumer un poste important, mais aussi à prouver que tout le monde n'était pas indigne de confiance et qu'elle était apte à porter un tel poids sur les épaules sans faillir. Mais si Maron lui avait demandé de venir ici, c'était bel et bien parce qu'il considérait que la demoiselle pouvait être capable de se montrer à la hauteur, sans quoi le Prince ne se serait même pas donné la peine de la convoquer.

     Comme la jeune femme lui expliquait que son choix était principalement lié au fait que lorsqu'elle avait souhaité apprendre les armes, elle était encore trop jeune pour soulever une lance. C'était donc bien ce que le Prince avait imaginé quelques instants auparavant. Il était évident qu'une bâtarde qui avait été adoptée par un roturier n'allait pas pouvoir se payer une lance sur mesure. Maron avait déjà envisagé d'en faire forger une qui s'adapterait à la petite taille de Nymeria, mais en constatant le caractère dont elle faisait preuve, il avait finalement considéré qu'il était plus prudent de ne rien lui mettre de pointu entre les mains. Hochant la tête d'un air compréhensif, le Martell se contenta d'une brève réponse.

     ▬ C'est le plus logique en effet. »

     Même si Dorne était réputé pour ses lanciers, si la bâtarde avait appris à se battre avec des lames courtes il aurait été tout bonnement stupide de laisser tomber tout cet apprentissage pour recommencer à zéro avec une autre arme ! Maron était le premier à penser qu'un effort ne devait jamais être vain, il approuvait donc totalement la décision de la garde, ainsi que celle de son père.
     Comme le sujet du capitaine de la garde était abordé, la jeune femme avoua avoir parfaitement connaissance de ce qui était arrivé en raison de la langue trop pendue de cet homme. Tout Lancehélion devait être au courant d'ailleurs et peut-être même les familles dont le fief se situait non loin de celui de Martell. La Dornienne enchaîna, avançant qu'elle était loin d'être infaillible, mais qu'elle ne le trahirait pas pour autant. C'était le genre de discours que le Prince attendait, il ne demandait guère à ses hommes d'être parfaits et de ne posséder aucun défaut. Lui-même en avait un bon nombre et il savait parfaitement que personne ne pouvait être parfait. Il suffisait d'être exigeant, rigoureux et de ne pas se reposer sur ses lauriers. C'était tout ce que Maron demandait des personnes qui le servaient, il ne tolérait pas les incapables et les paresseux. Il resta toutefois muet en gardant ses yeux dirigés vers ceux de la bâtarde qui ne déviait pas son regard, certainement afin de lui prouver qu'elle était parfaitement sincère. Une fois de plus, c'était une chose qui plaisait au Martell, même s'il ne laissait rien paraître de ses pensées comme à l'accoutumée.

     Ne se décourageant pas, la garde poursuivit ses explications en expliquant ce qu'avait été sa vie jusqu'à ce qu'elle puisse intégrer la garde du palais des Martell. Il n'était pas stupide et se doutait parfaitement que la vie de la jeune femme n'avait pas été simple jusqu'à ce jour, sans compter qu'elle devait encore être plus rude que les gardes masculins. Elle déclara donc avec une sincérité non feinte qu'elle lui était totalement dévouée et sans aucune difficulté, le Prince la crut sur parole. Ils étaient un peu semblables sur certains points. Même s'il était né avec beaucoup de facilités en tant que noble important de Lancehélion, Maron avait toujours eu un certain poids sur les épaules. Être suzerain n'était pas rien, surtout dans une région aussi divisée que Dorne. Il savait ce que c'était que de vouloir prouver aux autres que l'on était à la hauteur de la tâche. Hochant légèrement la tête, le Dornien répondit donc d'un ton légèrement moins rude qu'à l'accoutumée.

     ▬ Je n'ignore pas que votre vie n'a pas dû être aisée jusqu'à présent, même à votre entrée dans la garde. Il la fixait avec attention. Je ne peux vous offrir de solution miracle, certaines personnes ne cesseront jamais de vous considérer comme une femme ou une bâtarde avant de vous voir comme la personne compétente que vous êtes. Daenerys aussi restait « la targaryenne » et non son épouse, même depuis les années qu'elle vivait ici. Mais sachez que je ne juge pas les gens sur leur passé ou sur des choses qu'ils n'ont pas choisies. Vous n'avez pas décidé de naître bâtarde ou femme, cela n'entrera donc pas en ligne de compte dans mes décisions vous concernant. »

     Il n'avait certainement pas besoin de se justifier et habituellement, Maron ne faisait jamais état des pensées qui pouvaient précéder ses décisions. Mais là, c'était différent, le Prince considérait qu'il lui devait quelques éclaircissements de manière à ce qu'elle sache bien qu'il ne se basait que sur son sexe ou son statut de bâtarde, mais bel et bien sur ses capacités en tant qu'homme d'armes. Détournant brièvement les yeux de manière à poser sa lance à l'écart, le Martell reporta son attention sur la Sand pour continuer.

     ▬ La rumeur populaire a beau dire que les bâtards portent le manque de fidélité de leurs parents dans leurs veines, jusqu'à ce jour rien ne m'a donné de raison d'estimer que vous étiez moins capable qu'un autre de mes gardes. Il n'y croyait pas de toute manière, son neveu n'était-il pas le bâtard de Doran et d'une femme de Lancehélion ? Il n'avait jamais remarqué que le petit avait des prédispositions à la trahison pour autant. Je sanctionne durement les personnes qui me déçoivent, mais je sais aussi être redevable à celles qui me servent avec dévotion. C'est pour cette raison que j'ai décidé de vous proposer de devenir le futur capitaine de la garde. Vous n'êtes pas obligé d'accepter et je ne vous cache pas que ce poste vous demandera encore plus de travail que celui que vous occupez à ce jour, mais je considère que vous êtes la personne la plus apte à occuper de poste. »

     Un cadeau empoisonné ? Peut-être, d'un certain côté elle aurait beaucoup plus de responsabilités et moins de temps pour elle. Mais c'était un poste très important et il prouverait surtout que le Prince avait totalement confiance en elle, au point de lui donner la vie des personnes qui lui étaient le plus cher dans tout Westeros. Contemplant toujours son interlocutrice, Maron termina son explication de manière à ce que Sarya possède toutes les cartes en main avant de prendre sa décision.

     ▬ Il vous incombera la gestion des gardes entre-autre, mais surtout la sécurité directe des membres de la maison Martell. Par là, je pense notamment à mon épouse et à mes enfants, ainsi qu'à mon neveu, mon frère est largement capable de se défendre seul. Doran était plus âgé que la bâtarde de toute manière. Maron avait inclus le bâtard de son frère dans la maison Martell ce qui prouvait une fois de plus que le nom de « Sand » n'avait que peu d'importance à ses yeux. Vous serez aussi amenée à voyager de temps en temps lorsque le devoir m'appellera loin de Dorne. Les personnes de confiance sont malheureusement très rares par les temps qui courent, ce qui rend votre décision encore plus importante. »

     La décision lui revenait, elle savait tout et pouvait aussi bien décider que c'était beaucoup trop dangereux ou trop prenant pour elle. Il ne lui en voudrait pas si la jeune femme refusait, Maron était rancunier, mais savait aussi être compréhensif certaines fois.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
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Message Mar 26 Juin 2012 - 16:50

Sarya ne pouvait que se sentir démunie après cette tirade qui n’était en soi pas du tout le genre de la jeune femme.Elle était bie plus à l’aise en conservant une certaine distance dans toutes ses relations, son frère étant l’exception qui confirme la règle. L’espace d’un bref instant de panique irraisonnée elle se demande comment elle pourrait bien réagir si le prince lui riait au nez alors qu’elle venait de lui faire serment d’allégeance. Idée saugrenue qui s’évanouit à peine son esprit en émit-il l’hypothèse. Non, premièrement elle n’avait jamais vu rire son prince ; et deuxièmement la cruauté gratuite n’était pas du tout son genre non plus. Oh certes, rude, dur, rigide et impitoyable dans ses jugements cela elle n’en doutait pas. Mais elle était certaine que de méchanceté elle ne trouverait point dans le cœur de son seigneur.

Laissant son esprit divaguait de par le léger silence qui s’installa dans la salle, elle se demanda quel homme serait devenu le prince Maron s’il n’avait pas dû hériter de Dorne et du poids que toute grande responsabilité comporte ; serait-il devenu aussi froid et intransigeant ? Ou aurait-il appris à rire malgré tout ? Voilà des interrogations des plus vaines mais qui ne manquèrent pas de l’absorber à nouveau. Non, décidemment le contrôle de toute une nation, surtout peuplée de membres aussi disparates et divisés que Dorne, devait être un fardeau capable de faire ployer le plus fort des hommes. Mais visiblement, jusqu’à ce jour tout au moins, le prince se révélait d’un acier bien difficile à plier.

Ses pensées saugrenues furent soudainement interrompues alors que la voix du prince raisonnait calmement dans la grande salle d’entraînement. Aussitôt tendue à l’idée de sa réaction, Sarya se redressa, le cœur battant. Mais si elle hocha la tête acquiesçant aux premiers propos de son suzerain, elle ne comprenait pas pour autant où celui-ci voulait en venir, même si les quelques phrases prononcées, ainsi que les compliments discrets qui les parsemaient, lui mettaient du baume au cœur et lui faisait penser que rien que pour cela, toutes les humiliations et les durs moments par lesquels la jeune Dornienne était passée valaient amplement la peine.
Malgré tout elle restait perplexe, se demandant bien ce que « les décisions la concernant » mentionnées par son suzerain recouvraient. Souhait-il l’assigner à un nouveau poste ? Au vu des dernières missions qu’on lui avait fait accomplir elle se demanda si cela avait un quelconque lien avec la famille du prince. Courait-elle un danger ? Réfrénant son impatience, elle se contenta d’hocher la tête même si sur son visage ouvert se lisait clairement le plaisir que ces éloges faisaient naître en elle.

Quant à la suite, eh bien, cela la fit sourire amèrement. Elle détestait cette rumeur populaire selon laquelle des enfants nés dans la trahison, l’infidélité et la luxure comme le sont les bâtards ne pouvait que portés cette tare dans le sang. Elle se rappelait de certaines remarques de son enfance « c’est comme les chiens c’t’affaire-là, suffit qu’une chienne de bonne race se fasse saillir par un corniaud des rues pour que toute la portée soit juste bonne à être noyée ! », des mots durs et qui pourtant en faisait rire plus d’uns tandis que d’autres se contenter de donner gravement leur accord. Si trahison il y avait dans son sang, Sarya n’en voyait pas la moindre trace, elle. Quant à sa loyauté et sa capacité à servir le maître de Dorne elle était prête à la prouver autant de fois que celui-ci l’exigerait. Même si au vu de son discours il n’y aurait point à en arriver à ces extrémités.

La fin du discours lui arracha un véritable hoquet de surprise, alors que les yeux ronds elle fixait son seigneur, complétement suffoquée par la nouvelle. Il était clair désormais que le prince ne mettait aucun doute en ses capacités, bien au contraire ! Avait-elle rêvé ou il venait bel et bien de lui proposer le poste de capitaine de la garde princière ? L’honneur lui en faisait perdre ses mots, un exploit s’il en est. Sarya tenait bien clair dans son esprit que cet improbable signe de confiance possédait également un revers de la médaille, mais la valeur que lui portait son seigneur en lui faisant une telle offre le lui faisait paraître bien insignifiant. En effet, depuis son entrée dans la garde Sarya brûlait de briller aux yeux de ce seigneur qui le premier lui avait donné une chance, et voir cette ambition se réaliser la laissait dans un état d’euphorie qui pouvait se révéler bien traître.

Heureusement le reste de la proposition et le rappel des responsabilités accablantes qui allaient de pair avec ce poste la firent redescendre sur terre.

Protéger le prince et sa famille, une tâche des plus honorables mais également des plus précautionneuses. Sarya n’osait même pas imaginer comment elle se sentirait si elle faillait à les protéger et que cette incurie coûte la vie au tranquille Trystan ou à la pétillante Nymeria, pas naïve au point de croire que certaines familles ambitieuses n’hésiteraient pas à attenter à la vie de ses enfants pour une meilleur position dans ce jeu de la politique qui à chaque instant se délie autour des nobles. Et si Sarya était en soit bien incapable d’en comprendre toutes les subtilités elle ne se rendait pas moins compte de sa létalité.

L’espace d’un bref instant elle n’arriva pas à se souvenir de qui pouvait bien parler le prince en mentionnant son neveu. Avant de se rappeler du petit bâtard engendré par ce coureur de jupons qu’était le frère du prince. Un Sand, pas un Martell, mais visiblement son seigneur ne faisait pas la distinction, fait qui, s’il en était possible, lui attribua une place encore plus prestigieuse dans l’estime que la jeune femme lui portait. Quant à la mention du père du jeune bâtard, au caractère connu et redouté, Sarya retint un gloussement en s’imaginant revendiquer la protection de cet homme plus vieux qu’elle et à l’orgueil extrêmement chatouilleux et à langue aussi acérée que sa lance. Enfin si l’imaginer la faisait intérieurement rire elle se doutait qu’en réalité elle n’en mènerait pas large si cela devait un jour se produire. Deux orgueils aussi démesurés que leurs associés à une obstination de mule, cela ne manquerait pas de produire des étincelles ; sauf que Sarya restant d’un rang bien moindre que celui du frère de son suzerain elle en sortirait forcément perdante, chose qui n’était pas pour lui plaire. Aussi ne cacha-t-elle pas son soulagement en apprenant que ce frère volage ne faisait aucunement partie de ses responsabilités.

Par contre la mention de possibles voyage fit briller les yeux de la Dorniene ; elle avait beau adoré sa ville elle n’était pas contre bouger un peu de la routine qui était sienne à Lancehelion et elle gardait un souvenir impérissable de Port-Real pour les bons comme les mauvais côtés, et ne voyait pas d’inconvénient à retenter l’expérience. Sans compter que la perspective de découvrir le reste de son pays natal l’enchantait également, sachant pertinemment que quand le prince rendrait visite à ses vassaux il serait de son devoir de l’accompagner.
Mais elle gardait tout de même à l’esprit que protéger le prince en terre étrangère se révèlerait bien plus ardu qu’au sein de la ville Ombreuse, et avec cette constatation ressurgit sa peur de faillir au prince. Elle ne se le pardonnerait jamais.

Cependant, ce poste recelait aussi de certains privilèges et dans un soudain accès égoïste elle imagina la tête de ses anciens détracteurs quand ils apprendraient qu’elle était devenue capitaine de la garde. Voilà qui vaudrait le coup d’œil ! Sarya n’était pas une femme vaine, mais elle ne pouvait s’empêcher de caresse cette idée des plus savoureuses. Et de plus le prince lui faisait clairement savoir que c’était en elle, et non en d’autres de ses compagnons, pourtant parfois plus expérimentés, que son premier choix s’était porté. Et si elle ne savait pas ce qu’il avait bien pu voir en elle qui lui avait tant plu, cela honorait néanmoins la bâtarde qui se sentit bien incapable de trahir la confiance de son seigneur, de quelque manière que ce soit.

-Mon prince, c’est un insigne honneur que vous me faites là, et je ne saurais savoir si je le mérite réellement,
commença-t-elle d’un ton humble après un long silence plein de réflexions, Néanmoins je ne me rends pas moins compte toutes les responsabilités que sous-entendent ce poste et je ne vous cacherai pas ma peur de ne pas pourvoir me montrer à la hauteur ; jamais je ne pourrais me le pardonner s’il vous arrivait quelque malheur, à vous ou votre famille, à cause de moi. fit-elle les yeux baissés, se mordillant nerveusement la lèvre.

Elle avait bien conscience que cette tirade pouvait être interprétée comme un refus, aussi continua-t-elle sans tarder :

-Cependant, même si ces responsabilités sont accablantes, vous servir et honorer cette confiance que vous placez en moi est tout ce que je souhaite. Je suis une femme sincère aussi ai-je préféré vous exposez mes doutes avant que vous ne preniez votre décision finale. Mais si cela est toujours de votre agrément j’accepte ce poste et jure de vous servir jusqu’à ma mort ou jusqu’à ce que vous ne vouliez plus de moi. Car si je serais bien incapable de me pardonner une erreur je serais encore moins apte au pardon pour celui qui prendrait ce rôle et ne saurait vous servir comme il se doit.


Voilà qui était dit. Constante dans son comportement elle préférait la sincérité, quitte à déplaire à son seigneur elle se faisait une obligation de ne rien cacher à son suzerain. Toujours calme et droite malgré la sueur qui lui coulait sur son front et la douleur lancinant de ses côtes comme conséquence de leur entrainement, elle attendit tranquillement la décision du prince, prête à se plier à sa décision quelle qu’elle soit.




[HRP: je ne sais pas ce que tu en dis, mais je pense que ta réponse peut être la dernière du topic, je ne pense pas qu'il y ait à ajouter beaucoup plus, si ?]
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Message Mer 27 Juin 2012 - 15:23

     La fin de leur entretien arrivait à grands pas, Maron n'avait malheureusement pas énormément de temps à dédier à la jeune garde, d'autres affaires l'attendaient et il les avait déjà repoussées pour pouvoir lui faire passer ce « test ». Comme un silence durable s'installait, le Prince en conclut qu'elle devait être en train de peser le pour et le contre. Il était évident que la jeune femme n'allait pas accepter directement sans prendre la peine d'y repenser un peu, de nombreuses données entraient en compte et le Dornien aurait été très déçu si elle avait accepté sur-le-champ pour regretter son choix quelques mois après. Il patienta donc, restant silencieux en attendant que le cheminement des pensées se fasse dans l'esprit de la bâtarde.
     Sarya prit finalement la parole afin de répondre, déclarant que c'était là un honneur qu'il lui faisait et qu'elle n'était pas certaine de le mériter. Il resta silencieux même s'il avait été tenté de lui répondre qu'il ne lui aurait jamais rien proposé de tel s'il ne l'avait pas jugée à la hauteur. Le Prince n'était pas du genre à perdre du temps et si la bâtarde n'avait pas été - ne serait-ce qu'un peu - capable de tenir pendant ce bref test, il l'aurait renvoyée sans aborder le sujet de son nouvel emploi. Mais le doute était une chose qui pouvait se montrer bénéfique, il permettait de ne pas se reposer sur ses lauriers, bien qu'à trop forte dose il devenait aussi handicapant que la peur.
     La suite de son discours laissa penser qu'elle allait refuser, il était vrai que les responsabilités étaient très lourdes et avaient de quoi voiler le prestige que l'on pouvait tirer d'une telle position. L'ancien capitaine de la garde avait vu sa vie grandement facilitée lorsqu'il avait été promu à ce poste, mais sa descente risquait de l'attirer bien plus bas qu'il ne l'avait jamais été. À trop vouloir monter, l'on finissait par se brûler les ailes sur le soleil Martell. Il était vrai que prendre le risque de porter sur ses épaules la mort d'un membre de la famille princière pouvait être une lourde sanction, mais d'un autre côté en refusant le poste elle pouvait aussi en être responsable. Maron devrait alors le proposer à quelqu'un de moins compétent qu'elle et cette personne serait peut-être moins prudente que la Sand ne pouvait l'être. Au fond, les risques étaient les mêmes, mais c'était à Sarya de voir si elle préférait prendre un tel risque ou s'en laver les mains.

     Ne tenant pas à la faire pencher d'un côté ou de l'autre alors que ça ne serait qu'à elle d'assumer sa décision, le Prince attendit patiemment de voir s'il y avait une suite à cette introduction. Ce fut bien le cas et Sarya sembla changer d'avis, à moins qu'elle n'ait eu cette pensée depuis le départ, mais qu'elle s'était simplement mal exprimée. C'était avec une certaine satisfaction qu'il entendit donc la jeune femme lui faire savoir qu'elle acceptait et que c'était une chose qu'elle espérait. Il était persuadé qu'elle en serait capable et ne se faisait aucun souci à son sujet. Comme elle terminait en déclarant qu'elle serait moins pardonnable qu'un autre si elle faillait à son devoir, le Prince se contenta de secouer légèrement la tête avant de répondre à ses déclarations.

     ▬ Je n'ai pas le moindre doute concernant vos capacités. Je n'aurais jamais proposé un tel rôle à quelqu'un que je n'estimerais pas capable d'en assumer la difficulté. Il marqua une légère pause avant de reprendre. Je préfère avoir à mes côtés quelqu'un qui doute, cela me fait penser que vous ne vous reposerez pas sur vos lauriers et que vous resterez toujours aussi alerte dans quelques années. Je n'ai nullement besoin de quelqu'un qui déborde d'assurance ou de vanité, mais bel et bien d'une personne qui connaisse ses limites et sache les admettre. »

     Savoir à quel moment l'on ne pourrait plus tenir était un bon moyen pour réussir à ne pas commettre de faute grave. C'était du moins ce que l'expérience avait appris au Prince et lui-même savait qu'il lui arrivait encore aujourd'hui d'avoir des doutes. Les doutes menaient à des certitudes et permettaient d'avancer. Quelqu'un qui était sûr de ses actes ne se remettrait jamais en question et ne pourrait donc pas avancer, sauf pour courir après sa propre perte. Seulement Maron ne souhaitait pas que son capitaine l'entraîne vers les risques et la perte des seules personnes qui comptaient réellement à ses yeux.
     La décision était donc prise ! La jeune femme avait accepté et Maron ne voyait pas quoi lui dire d'autre. Ils se croiseraient beaucoup plus fréquemment à présent et elle deviendrait très bientôt une personne familière dans l'environnement du suzerain de Dorne. Celui-ci se détourna pour attraper la lance qu'il avait posée sur une table à côté juste avant. Le vent plus frais qu'à l'accoutumée et chargé de sable se faisait toujours sentir, des bruits étouffés de voix parvenaient des ruelles de la ville située de l'autre côté du palais. La vie continuait et personne ne se doutait qu'une bâtarde venait de décrocher un poste envié et désiré par pratiquement tous les gardes de Lancehélion. Pourtant c'était Sarya, une femme et une bâtarde qui en avait hérité. Que l'on ne vienne pas dire que le Prince était ouvert à des changements. Il reporta son attention sur la demoiselle avant de prendre la parole une dernière fois pour lui donner quelques informations sur la suite des évènements. Elle prendrait rapidement le pli.

     ▬ Vous viendrez au palais demain matin, l'intendant vous attendra dans la grande salle et il s'occupera de vous faire connaître vos nouvelles attributions ainsi que l'endroit qui vous est alloué pour vous isoler. »

     Une sorte de « bureau » où elle pourrait recevoir les gardes problématiques ou encore gérer quelques autres détails. Un endroit juste pour elle en somme, c'était la seule chose à savoir et elle pourrait s'en servir où s'en passer selon sa préférence. L'intendant était un homme très compréhensif, il était plus âgé que le Prince lui-même et servait déjà le père de Maron, autant dire qu'il était plus apte que n'importe qui d'autre à donner les bonnes informations à la jeune femme. Le Dornien accorda un dernier regard à la bâtarde avant de la saluer d'un geste de la tête, accompagné de quelques paroles.

     ▬ Nous nous reverrons donc très bientôt. »

     Une manière de saluer comme une autre, Maron n'appréciait pas trop le fait de faire des adieux ou des au revoir, ils donnaient le sentiment que l'on ne pourrait plus se revoir avant longtemps alors que se contenter de telles paroles laissaient le champ ouvert à une future rencontre. Laissant la jeune femme à ses occupations, le Dornien se détourna donc pour de bon et quitta la pièce pour gagner celle où son mestre l'attendait pour l'entretenir des dernières doléances des seigneurs vassaux. C'était moins plaisant que le moment qui venait de passer, mais il fallait aussi le faire. Chaque devoir avait ses obligations et ses plaisirs.



« Il faut endosser ses erreurs comme on endosse ses vertus... avec fierté ! Et transformer, en avantages, les conséquences d'une faute. »
«
La vraie passion c'est une quête, pas une impulsion, un emportement, un instinct de chasseur. »
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